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 Toute voie douloureuse se complique d'un fardeau...(pv Elena)

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MessageSujet: Re: Toute voie douloureuse se complique d'un fardeau...(pv Elena)   Jeu 1 Mai - 23:42

« C'est pas passé loin. »

Il a parlé d’un ton sec et froid. Je suis un peu déstabilisée. Comment je dois le prendre ? Je ne pense pas vraiment qu’il aurait préféré que je le laisse crever mais pourquoi ce ton ? Le choc ? J’espère ! Manquerait plus que je me fasse engueuler parce que je l’ai sauvé ! Ou alors je lui ai fait peur en m’énervant contre les trois gamins… Possible aussi !

Du coup je l’observe d’un air interrogateur. Il essaye de déplacer son fauteuil mais semble revenir sur son idée. S’il veut partir je le laisserais ! Mais bon, je suis pas sûre que ce soit une bonne idée. Surtout que je ne sais pas comment il est monté ici, il ne me semble pas qu’il y ait d’ascenseur. Il soupire et passe une main sur son visage.

« Mon dieu, plus jamais ça...! »

Tu m’étonnes ! Je m’attends à ce qu’il dise autre chose mais il reste comme ça. Je glisse mes mains dans les poches arrière de mon jean et croise les jambes. Mes yeux se posent sur la mer derrière Kurt. Elle scintille à la lumière du soleil. Le ciel bleu est ponctué de nuages cotonneux ici et là. Le toit est exposé au vent mais c’est un vent agréable, pas ce genre de vent glacé qui vous gèle jusqu’aux os. Il fait beau, comme les trois quarts du temps ici et on ne va pas s’en plaindre ! J’ai presque oublié sa présence quand la voix du jeune homme me tire de mes pensées.

« Sans toi j'étais...Si tu n'étais pas arrivée, s'en était fini de moi ! »

Je reporte mon attention sur lui. Il a enlevé sa main de son visage et fixe un point derrière moi puis fronce les sourcils. Je me retourne pour jeter un coup d’œil à ce qui attire son attention sans rien voir de particulier. Je m’apprête à lui demander ce qu’il regarde quand il se penche sur sa gauche pour gerber.

Je lève les yeux au ciel puis ferme mes paupières, incline légèrement la tête sur le côté et serre les dents en entrouvrant la bouche, histoire de montrer mes crocs, dans une moue mi exaspérée, mi gênée. Le gars vient de vider tout le contenu de son estomac à mes pieds… Je fais quoi moi maintenant ! Il se met à tousser, restant penché sur son accoudoir gauche. Je soupire et me reprends. Ce mec me brise le cœur, j’ai l’impression que tous les malheurs du monde tombent sur lui. Je m’accroupis à sa droite et pose doucement une main sur son bras.

« Tu… Tu veux peut-être que je t’accompagne à l’infirmerie ou quelque chose comme ça non ? »

Je plante mes yeux dans les siens. Je ne le regarde pas d’un regard plein de pitié comme il doit en avoir à longueur de journée, ni d’un regard agressif, mais plus d’un regard qui se veut compréhensif, même si je ne pense même pas pouvoir comprendre ne serait-ce qu’un quart de ce qu’il semble avoir vécu. J’aimerais le prendre dans mes bras et lui dire que ce n’est pas grave, que tout va bien se passer, que je suis là mais… je ne le fais pas. J’ai limite envie de pleurer alors qu’il n’y a aucune raison mais le voir souffrir comme ça, je sais pas, c’est comme si je pouvais ressentir sa détresse. Ma main est toujours posée sur son bras, le vent fait voler mes cheveux dans tous les sens et mes yeux commencent à se remplir de larmes. Je les chasse en clignant des paupières en espérant qu’il n’ait rien vu.

« Hey, tout va bien, je suis là. »
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MessageSujet: Re: Toute voie douloureuse se complique d'un fardeau...(pv Elena)   Mer 30 Avr - 19:43

« Mais c’est normal ! J’allais quand même pas te laisser là ! »

Et pourquoi pas ? Trois venaient de le faire. Une de plus ou de moins n'aurait rien changé. Seulement voilà, il suffisait d'un geste simple pour qu'une vie soit modifiée à jamais. Cette fille venait de me sauver la vie, le genre de chose que je n'étais pas près d'oublier. Des accidents sans cesse, c'était à croire si je devais vraiment vivre ou non. Il semblerait que la Faucheuse me désire auprès d'elle depuis longtemps. Un désir ardent pour que j'en subisse aussi souvent les conséquences. Je ne devais ma survie qu'à mon instinct de survie inébranlable et au courage de demoiselles qui sauvaient le mec en détresse que j'étais. J'en avais tristement honte. La jeune fille me sourit, j'essayais tant bien que mal de le lui rendre, ce beau sourire mais sans succès pour le moment, l'adrénaline était encore en moi, cette substance dangereuse me rendait malade.

« Comment tu t’es retrouvé agrippé sur le bord du toit ? C’était les trois gamins ? »

Ils étaient passés où ceux là au fait ? Les lâches avaient dû fuir. Fuir au lieu de réparer leur bêtises. Pourquoi l'humanité faisait pitié ? Pourquoi semblait-elle si cruelle ? Tout simplement parce qu'elle n'existait plus. Du moins, chez la majorité des terriens. Un chien aurait été plus secourable, vous vous rendez compte ? J'essayais de rassembler mes pensées pour lui répondre, mais le simple fait de revoir la scène dans me esprit m'arracha un frisson, me voyant de nouveau projeter dans le vide...Je n'avais pas pu contrôler ce mouvement de débat, devais-je quand même penser que c'était de ma faute ? Finalement, en simple réponse, je me contenta d'hocher la tête.

« Punaise mais qu’est-ce qu’ils ont dans la cervelle ! C’est pas possible autant de bêtise dans des têtes si vides ! Si je n’étais pas arrivée ils n’auraient pas bougé un petit doigt ces CENSURÉ !!! »

Oh wow...J'avais redresser mon regard vers elle alors qu'elle commençait à s'énerver sérieusement. Apparemment, elle était ce genre de fille. Elle semblait un peu dur mais à la fois amicale. Je ne me souvins pas l'avoir auparavant, de quelle confrérie était-elle donc ? Je me forçais à réfléchir sur elle, ce qui me permettait de ne plus penser à autre chose et ainsi de me détendre un peu. Elle s'était interrompit soudainement, elle devait être du genre impulsive mais sans vraiment oser montrer trop d'émotion en elle. Finalement, elle me dit :

« Enfin bref, l’important c’est qu’il ne te soit rien arrivé… »

- C'est pas passer loin.

Répliquais-je un peu froidement, encore sous le choc. Ce n'était pas contre elle bien évidemment. J'avais le ton sec, le corps crispé et l'esprit perturbé par ce qu'il venait de se passer mais j'étais grandement reconnaissant du secours de Elena, seulement, je n'arrivais pas clairement à le dire. A côté de ça, mon accident de voiture, c'était rien du tout ! J'essayais de pousser mon fauteuil, mes doigts glissaient sur les pneus, j'avais les mains affreusement moites. Non pas que j'avais envie de partir d'ici mais j'aimais de temps en temps déplacer à droite à gauche mon support, ça me donnait l'impression d'avoir autant de liberté que si j'avais des jambes valides. Je lâcha un soupire bruyant avant de poser une main sur mon visage en soufflant :

- Mon dieu, plus jamais ça...!

Je restais un moment comme ça. Je devrais être plutôt habitué à ce genre de chose. Chez moi la mort n'était pas le stade final de ma vie, mais un parasite qui me rongeait sans cesse. Je finis par retirer ma main avant de dire :

- Sans toi j'étais...Si tu n'étais pas arrivé, s'en était finit de moi !

Je jetais un oeil soupçonneux au rebord du toit un peu plus loin, comme si celui ci me narguait. Je fronçais les sourcils, répondant à la provocation. Tout à coup, ça arriva d'un coup ! Mais ayant le temps de le sentir venir, je me pencha rapidement sur ma gauche et expulsa soudainement le contenu de mon estomac qui avait brûlé ma gorge au passage, rendu douloureuse par l'acidité des sucs gastriques. Je me dégoûtais moi même, en plus Elena était en place VIP pour le spectacle, je n'avais encore jamais eu aussi honte de ma vie, vomir aux yeux de celle qui venait de me sauver. Restant pencher sur mon accoudoir gauche, je ferma les yeux, complètement abattu avant de tousser à cause de cette désagréable sensation dans la gorge.

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MessageSujet: Re: Toute voie douloureuse se complique d'un fardeau...(pv Elena)   Mer 30 Avr - 18:35

Il se redresse et lève les yeux vers moi.

« M-Merci beaucoup... »

Il est blanc comme un linge mais retrouve peu à peu des couleurs. Je détends mes bras : il pèse quand même son poids ! Elena alias Hulk… Tu parles ! J’aime beaucoup me faire des blagues pas drôles dans ma tête mais c’est pas vraiment le moment de plaisanter je pense, donc je garde mes petites blagues pour moi ! Je décide plutôt de répondre, en essayant de le mettre en confiance. C’est pas qu’il est l’air paniqué mais un peu quand même et ça se comprend !

« Mais c’est normal ! J’allais quand même pas te laisser là ! »

Je souris le plus gentiment possible.

« Je m'appelle Kurt. Kurt Booker. »

Kurt… Ça lui va plutôt bien ! Je peux maintenant l’observer un peu mieux. Il doit avoir un an de plus que moi, pas plus. Il est mince mais plutôt musclé. Ses cheveux bruns, bouclés et décoiffés forment une couronne autour de sa tête. Ses yeux marron sont assortis à sa chevelure. Le reste de son visage est… normal à peu près, quoique ses traits sont tirés par tout un mélange d’émotions. Je ne peux pas toutes les identifier mais on peut clairement voir de la peur, du stress sûrement aussi et puis peut être un peu de curiosité dans l’éclat de ses yeux.

Mon analyse ne m’a pris que quelques secondes, je suis assez douée pour cerner les gens ! Je replace une mèche de cheveux, qui me tombe dans les yeux, derrière mon oreille.

« Comment tu t’es retrouvé agrippé sur le bord du toit ? C’était les trois gamins ? »

Quelle question, bien sûr que c’était eux ! Qui d’autre ça aurait pu être !

« Punaise mais qu’est-ce qu’ils ont dans la cervelle ! C’est pas possible autant de bêtise dans des têtes si vides ! Si je n’étais pas arrivée ils n’auraient pas bougé un petit doigt ces CENSURÉ !!! »

Je m’arrête dans mon élan, la bouche encore entre-ouverte. Je me suis peut-être un peu emballée ! Je referme mon clapet et regarde le jeune homme, soudainement mal à l’aise. Il vient de passer à côté de la mort, je doute qu’il ait envie de m’entendre râler contre les trois petits c***. Mais ça me met hors de moi, j’y peux rien ! Je passe une main dans cheveux.

« Enfin bref, l’important c’est qu’il ne te soit rien arrivé… »
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MessageSujet: Re: Toute voie douloureuse se complique d'un fardeau...(pv Elena)   Mar 29 Avr - 23:59

Moi, le jeunot qui perdait mon regard dans le bleu du ciel, je subissais la pression indéfinissable des cieux silencieux. Ces silences de fourmilière paralysée dégageaient du vertige. Toutes ces léthargies mêlaient leurs cauchemars. C'était ce que l'on appelait avoir peur sans savoir pourquoi. Ce qu'un adulte éprouvait, le jeune l'éprouvait encore plus. Ce malaise de l'effroi, amplifié par le vent devenu spectre, s'ajoutait à tout cet ensemble sous lequel je luttais. Il n'y avait rien pour définir ce que je ressentais à ce moment précis. Je pensais m'évanouir, m'endormir, lâcher prise et ne plus jamais rien ressentir. Ce qui semblait plutôt avantageux dit comme cela.

La nature avait été prodigue de ses bienfaits envers moi. Elle m'avait donné une intelligence hors du commun en me donnant l'absence de chance physiquement. Mais était-ce vraiment des bienfaits ? Et était-ce vraiment la nature ? Ne l'avait-on pas aidé ? Deux yeux pareils à des jours de souffrance, des jambes incapables de faire ce pourquoi elles existaient. Il était certain que la nature ne produisait pas toute seule de tels chefs-d'oeuvre. J'étais à deux doigts de lâcher prise. J'allais probablement subir l'arrêt cardiaque avant de toucher le sol, j'espérais que cela m'épargne la souffrance !

Mais tout à coup, des mains secourables m'agrippèrent les bras. J'en étais tellement surpris que je manquais de lâcher réellement la corniche. Avec de la force, on me tira, avec un instinct de survie, je m'agitais comme un asticot suspendu dans le vide, désireux de me rattacher à cet espoir soudainement venu comme un miracle. Je suffoquais, pris sous l'excitation de la vie qui me donnait encore une chance. Mon torse, puis mon ventre, mon bassin, enfin mes jambes, tout revint sur un support dur et en sureté ! Me voilà de retour sur le toit, une nouvelle fois rescapé. Je ne fis même pas attention à celui ou celle qui venait de me sauver la vie. Pavanant dans le vide et à ses côtés, je m'agrippa sans discretion au corps de la dite personne comme si je craignais une nouvelle fois de tomber. Accrophobe de renom, je fermais même les yeux pour ne plus supporter la vue qui s'étendait si près de moi tout en respirant de façon désordonnée, la sueur perlant de mon front comme s'il pleuvait.


« Ça va ? »

Même pas entendu. En proie à une panique légendaire que je détestais tant. Dès lors, je ne pensais plus à rien, pas même à qui j'avais à faire, pas mal aux responsables de cette situation, pas même à rien de la journée d'aujourd'hui ou d'hier ou d'il y a une semaine !

« Je vais te porter jusqu’à ton fauteuil. »

Tout ce qu'elle voudra ! Du moment que je m'écartais de la mort qui se trouvait juste à mes côtés comme une vieille amie qui n'attendait que moi. Je restais ancré dans la folie meurtrière de mon âme mais je me sentis déplacé, porté, soutenu et éloigné. J'avais reconnu une voix féminine. Maintenant et seulement maintenant, mon cerveau se remit tout doucement en marche en me disant "Une fille et elle n'a pas trop de mal à te porter". Il fallait avouer que j'étais un garçon bien léger, ce qui n'abimait pas la musculature de mon avant main, nécessaire à ma vie désormais. J'avais assez peu d'appétit, sans doute cette raison. Et après ce qui venait de m'arriver, je ne risquais pas d'en avoir avant un bon moment. Je ne risquais pas non plus de retourner sur le toit de sitôt.

Une fois près de mon fauteuil si précieux, la jeune fille m'aida à m'y installer, me voilà soulagé. Je passais une main sur mon visage humidifié par la sueur de la panique et agrippais les accoudoirs comme pour être bien sûr de tenir dessus, craignant un malaise dans peu de temps. J'avais une santé des plus lamentable histoire de combler mon handicap déjà pitoyable. Si Dieu existait, je devais sans doute être une sorte de tête de turc pour lui.


« J’imagine que c’est mieux comme ça. »

J'approuvais d'un signe de tête en essayant de raisonner comme je savais si bien le faire et stopper les tremblements qui m'assaillaient. Je manquais de vomir soudainement, me sentant brutalement nauséeux mais rien n'arriva, fausse alerte.

« Je m’appelle Elena. »

Je redressa mon regard vers elle, c'était vrai qu'elle n'avait pas la silhouette d'une fleur fragile et délicate. Je déglutis, blafard comme un squelette qui n'aurait pas vu le soleil depuis trois siècles, puis lâcha un murmure :

- M-Merci beaucoup...

Petit à petit, mes fonctions vitales revinrent à la normale. Mon système d'alerte s'apaisa et je repris des couleurs. Je reprenais très vite en général quand les gros chocs m'arrivaient. Le dernier exemple en date étant l'accident de voiture que j'avais eu. D'ailleurs, c'était aussi une fille de l'école qui m'avait porté secours...J'avais plutôt récupéré rapidement malgré les dégâts. La paume de ma main portait encore la cicatrice de la blessure mais on ne la voyait pas derrière mon protège paume. Enfin, je me présenta à mon tour, quand même !

- Je m'appelle Kurt. Kurt Booker.
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MessageSujet: Re: Toute voie douloureuse se complique d'un fardeau...(pv Elena)   Mar 29 Avr - 23:11

J’ai passé une super bonne matinée ! Je pète la forme et je suis d’excellente humeur pour une fois ! Cette après-midi je n’ai rien à faire donc je décide de monter directement sur le toit pour attendre mon cousin, Kyle. Nous nous donnons rendez-vous là-haut quasiment tous les soirs de l’année, été comme hiver, quel que soit le temps. J’enfile mes Doc Martens et une veste en cuir puis sors de ma chambre.

Je vais arriver super en avance mais j’aime me retrouver sur le point le plus haut du campus, profiter du soleil et du vent. Quand j’arrive avant mon cousin, je m’assois sur le bord du toit, laissant mes jambes pendre dans le vide (le vertige est quelque chose qui ne m’atteint absolument pas !). Kyle ne supporte pas me voir faire ça ! Moins téméraire qu’il ne le fait croire ! Je pourrais regarder le ciel, la mer, les habitants de Miami, qui paraissent tout petits d’ici, pendant des heures sans m’en lasser ! J’aime être avec mon cousin mais j’aime aussi être un peu seule, pour réfléchir et oublier toute mes embrouilles, mes emmerdes, la Elena que les autres connaissent… Enfin bref, je crois que le toit est mon endroit préféré de tout Wynwood !

J’arrive devant la lourde porte où est écrit en gros ʺaccès interdit à toute personne étrangère au serviceʺ. « ʺInterditʺ, encore un mot que tu ne connais pas ! » C’est ce que Kyle me dit toujours et ce qui m’arrache toujours un sourire quand je vois cette porte. Je la pousse puis monte les escaliers étroits menant au toit. Je sais que ce n’est pas le seul accès mais c’est celui que j’ai l’habitude d’emprunter. J’ouvre la dernière porte qui me sépare du toit puis la referme derrière moi, laissant le vent faire danser mes cheveux.

Sauf que moi qui pensais être seule, c’est totalement raté ! Je m’en rends compte à la seconde où j’arrive sur le toit. Mon regard est attiré vers ma gauche où se trouve un fauteuil roulant. Je fronce les sourcils : pourquoi il n’y a personne d’assis ? Logiquement les personnes en fauteuil roulant ne sont pas vraiment capables de se lever et de partir se dégourdir les jambes… Je fais un tour sur moi-même et balaye du regard le point culminant du campus. Je repère un petit groupe de mecs, trois pour être précise sur le bord du toit qui fixent le vide en dessous d’eux. Aucun n’a l’air invalide… Curieuse, je m’approche sans bruit.

D’ici je peux mieux voir les trois jeunes. Un se mord les lèvres, le deuxième fixe le vide avec la bouche entrouverte et le dernier a les yeux écarquillés comme un poisson et regarde tour à tour ses potes. La scène est assez étrange… Qu’est-ce qu’ils ont encore pris comme merde ? Ils ont l’air entre paniqués et paralysés… J’avoue être assez déconcertée, pourquoi ils stagnent ici, à regarder leurs pieds ?

Les éléments commencent à s’additionner dans ma tête. En fait ils ne regardent peut être pas dans le vide, enfin… il y a plutôt, peut-être, quelque chose ou… quelqu’un ?! Je me concentre sur le bord de la corniche où, avec horreur, j’aperçois des doigts agrippés qui glissent lentement mais sûrement. Je reste glacée sur place quelques secondes puis me précipite vers les trois mecs.

Je les pousse en arrière et m’accroupis pour aider le pauvre gars que les autres ont probablement fait tomber. J’agrippe ses avant-bras et le hisse sur le toit (merci le sport !). Il est étonnement léger pourtant, alors qu'il doit faire ma taille. Je comprends très vite pourquoi il y a un fauteuil roulant derrière nous. Les jambes du gars que je viens de remonter sont telles les jambes d’un pantin désarticulé. Je lui demande, inquiète :

« Ça va ? »

Je reste auprès du mec mais tourne la tête, prête à engueuler les trois idiots immatures qui ont fait ça mais ils ont disparu. Même pas assez de couilles pour assumer ! J’aurais aimé leur déverser tout un flot d’insultes à la tronche. Ça me met hors de moi de voir qu’il y a des gens aussi cons de nos jours !

Mon regard se pose sur le fauteuil roulant. Je fais quoi ? Je porte le gars jusqu’à là-bas ou je le laisse et j’amène le fauteuil ? Je pense que la première solution est la meilleure, surtout qu’il n’est pas bien lourd, que le fauteuil n’est pas loin et que je ne voudrais pas le laisser là, le quitter du regard et qu’il arrive je ne sais quoi.

« Je vais te porter jusqu’à ton fauteuil. »

Je m’exécute et l’assois comme je peux.

« J’imagine que c’est mieux comme ça. » dis-je avec un demi sourire. Puis j’ajoute, « Je m’appelle Elena. »
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MessageSujet: Toute voie douloureuse se complique d'un fardeau...(pv Elena)   Mar 29 Avr - 20:01

Il y avait un peu plus d'une demi-heure que je traînais, ici sur le toit, comment ? Il y avait cet ascenseur qui menait jusqu'en haut, probablement un monte charge...Je n'ai pas pu m'en empêcher. Et puis j'ai traversé le petit couloir jusqu'à une porte métallique, jusqu'ici, un petit coin de paradis dans ce monde lugubre. Je voulais seulement me retirer un instant, être seul, c'était mon désir et j'en avais besoin. J'avançais vers le centre du toit plat qui s'étendait comme une cours, avec de la force de moins et un fardeau de plus, celui de la vie. Je ne savais pas quelle heure il était mais je m'en moquais un peu à vrai dire.

Je pensais que la vue de la merveille qu'était une plage de sable chaud au loin de Miami soulagerait mes blessures du coeur, celles qui étaient les plus difficile à oublier, mais il me fallait encore faire beaucoup d'effort pour cela. Quand je fermais les yeux, des images en moi resurgissait même si je les chassaient. Je devais me concentrer sur quelque chose qui saurait capter mon attention et chasser le noir de mon esprit. Je me positionna alors face à la mer et l'observais, observais longuement, comme si j'attendais quelque chose. Je sentais une douce brise sur mon visage, ce va et vient perpétuel, il soulageait, ce vent doux venu de terres lointaines me caressait le visage, glissait le long de mon échine, passait sur mes flancs, il soulageait.

Ces moments de solitudes, je les passais en repensant à tout ce qui me faisait du mal dans la vie et croyez-le ou non, les crétins du lycée n'en faisaient pas partie, il y avait des choses bien pire dans la vie que des énergumènes. Je me sentais enfin prêt à fermer les yeux et n'espérais plus revoir le mal qui m'abritait comme un diable qui me possédait. Mes paupières s'abaissèrent alors doucement pendant que je gardais mon ouïe sur le chant du vent, que je gardais mon âme au contact de la brise affectueuse. Mon esprit restait serein, il n'y avait pas d'images, pas de rouge apparaissant. Tout n'était que la mer, le soleil et le vent. J'esquissais un léger sourire. J'ouvris de nouveau les yeux, j'étais toujours là, toujours sur le toit, j'inspirais profondément, cette sensation de liberté, tout le monde aimait la sentir un jour l'autre. Et pourtant, j'avais peur du vide. Mais ici, au milieu du toit, je savais que je ne risquais rien, je ne voyais pas directement la vue d'en bas.

Des bruits indistinct me parvinrent alors que j'écoutais encore le vent. Ce n'étaient pas des bruits qui faisait partie de ce décor naturel, ils venaient d'arriver. Je ne bougeais pas, ne voulant pas déranger, mais quand des voix s’annoncèrent je savais alors qu'ils s'agissaient d'élèves. Des ricanements suivirent et mon regard ne pu s'empêcher de voir de quoi il s'agit. C'était un petit groupe de jeunes. Enfin, ils n'étaient que trois, mais pour moi, c'était déjà de trop. Je ne savais pas ce qu'ils voulaient mais j'avais l'horrible impression d'être leur principaux centre d’intérêt. Je décidais de quitter les lieux, qui sait, m'oublieront-ils sans doute. J'avais trop à perdre à croire en la bonté de certains, c'était bien moi qu'ils voulaient. Ils rigolaient dans mon dos parce que je savais ce qu'ils voyaient, quelque chose qui n'était plus mais qu'eux avaient toujours...Je pouvais les entendre, ils raillaient à mon intention et je m'entêtais à les fuir doucement :


- Hey mais c'est l'infirme de l'école !

- Encore un Khi qui se croit plus malin que les autres !

Ils ne perdirent pas de temps à me rattraper, mais en même temps, je n'essayais pas d'être très rapide, sans doute encore convaincu qu'ils allaient passer l'éponge. Deux des trois me bloquèrent le passage, forçant mon arrêt. Le troisième qui arriva derrière moi, me prit par surprise en me bousculant et me plaqua au sol, ventre à terre sur le bêton qui râpait mon t-shirt. Je ne protestait pas vocalement mais me débattait tout de même comme je pouvais, mais à trois contre un ? Que pouvais-je faire ? Je traînais mes jambes comme des lambeaux de chairs une fois lâcher de leur emprise, hors de mon fauteuil protecteur. Ils éclatèrent de rire, leur regard était à la fois moqueur et dégoûté, me voici devenu bête de foire.

- Alors qu'est ce que tu fais sur le toit ?

- T'admirais la vue pas vrai ? Tu veux pas la voir de plus près par hasard ??

- Fichez-moi la paix !

M'exclamais-je en vain. A deux, je fus relever par les épaules et entraîner vers le rebord du toit. Mon regard fut pris d'effroi alors que mes jambes servaient de serpillières. J'aurais aimé pouvoir les bouger et ainsi freiner la marche de la mort qui s'étendait devant moi. Ne m'approchez pas du rebord ! Ils rigolaient et prenaient plaisir à me tourmenter, jamais je n'aurais penser que mon fardeau pouvait attirer d'aussi lourdes conséquences. C'était trop près...Beaucoup trop près...Mon coeur battait la chamade et j'étais paralyser de frayeur alors que les trois jeunes me suspendaient presque dans le vide, je manquais de tourner de l'oeil à la première secondes. Je savais qu'ils n'oseraient pas me tuer, ils voulaient juste plaisanter mais moi, je pouvais mourir sans tomber, une crise cardiaque ferait très bien l'affaire. Me voyant en panique immobile, ils s'attardèrent.

Tout à coup, comme une poussée soudaine, violente, désespérée et incontrôlée, je me débattis sauvagement. Ils ne s'étaient pas attendu à cela et n'eurent qu'un seul réflexe : Lâcher prise. Cette fois ci, je crus bien que mon coeur s'arrêtait mais dans un élan d'esprit, d'un sang froid surnaturel, je parvins à m'agripper à la corniche de justesse, le reste de mon corps pendant lourdement dans le vide. Des trois jeunes, aucuns n'arrivaient à réagir. Ils étaient scotché sur place, choqué de leur propre bêtise qui pourrait conduire à la mort mais paralysé par les faits et moi qui n'osait pas même pousser un cri de détresse !
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