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 Alone doesn't have to mean Lonely. || Shosh & Nolan

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MessageSujet: Re: Alone doesn't have to mean Lonely. || Shosh & Nolan   Alone doesn't have to mean Lonely. || Shosh & Nolan Icon_minitimeVen 12 Juil - 17:02


 Shoshana ㄨ Nolan ㄨ  Bars


Je suis le regard de la brunette jusqu’à un verre abandonné pas loin de nous. Elle l’attrape et le vide d’une traite. Je me demande pendant quelques secondes si ce n’est pas l’alcool qui l’a rend si aventureuse. Je la vois là avec sa bière, plus ce verre de… De je ne sais quoi. Et je crois qu’elle buvait autre chose encore quand elle parlait à Lula. Elle ne semble pas être une habituée des bars. Une habituées des soirées arrosées ? Je n’en sais rien. Après tout, ce n’est pas ma vie mais la sienne ! Je n’ai pas non plus envie de l’inciter à faire des choses illicites. Dans notre pays, il faut être majeur pour boire de l’alcool. Il faut avoir plus de vingt et un ans. Les a-t-elle ? Je ne pense pas. Elle doit avoir dix-huit ans à tout casser… Je pourrais être accusé d’incitation au délit. Ou peut-être même qu’on m’accusera de lui avoir donné accès à des produits illicites. Génial ! Je ne sais pas dans quoi je suis tombé mais il est trop tard pour faire demi-tour. Déjà parce que je me suis promis de faire attention à cette fille. Et puis elle pourrait sans doute tomber sur moins bien attentionné que moi. Et finalement, je la trouve assez amusante. Son sourire et son accent me fait moi-même sourire.

Elle descend subitement de son fauteuil et glisse sa main dans la mienne. J’ai l’impression qu’elle est soulagée et contente que j’accepte de la suivre.
« Je jamais rien fait de fou. Toujours été le petite fille sage et un enfant modèle. Mais j’en ai marre. » C’est bien ce que je pensais. Elle et sa petite robe à fleur, ses cheveux bien coiffés et ses dents blanches n’ont jamais commis le moindre écart. Et elle explose. Je me demande s’il existe des personnes qui arrivent à rester sage toute leur vie. N’existe-t-il pas un point de rupture ? Il y a forcément un moment où ça doit péter. Qui peut être parfait ? Qu’est-ce que la perfection ? J’ai l’impression de ne l’avoir jamais été. Je me demande ce que c’est d’obéir toujours aux ordres qu’on nous donne. Croit-elle que la société dans laquelle elle vit et parfaite ? Parce que c’est ce qu’on nous fait croire. On nous donne un modèle de perfection. Cette fille c’est l’image que l’on veut voir. C’est la demoiselle propre, soignée, élégante, gentille, docile… Mais ne s’est-elle jamais demandée pourquoi elle était comme ça ? A-t-elle décidé de devenir ainsi ou bien s’est-elle laissée emporter dans ce flux d’informations qu’on lui a implanté dans le cerveau ?

La société veut faire de nous des robots. Elle veut qu’on se ressemble tous et surtout qu’on lui obéisse. On nous dit ce qui est bien et ce qui est mal. Et si tout cela n’était qu’une illusion ? N’avez-vous jamais remis en question vos idées reçues ? Savez-vous d’où elles viennent et pourquoi vous y croyez ? Nous sommes tous formatés pour obéir à certaines normes.
Je crois qu’en ayant été rejeté dès mon plus jeune âge par le système, j’ai développé un certain esprit critique. Je n’ai pas les mêmes valeurs que la plupart des personnes que je rencontre. Et je m’en fous totalement. Je sais que mes valeurs sont miennes. Je les ai acquises par mes propres moyens. Je ne me suis pas laissé influencer par les images diffusées par la société.

Shoshana m’entraine en dehors du bar. Elle attrape une cigarette d’un des mecs postés à l’entrée. Je fais un petit geste d’excuse. Genre « ne vous en fait pas, c’est ma copine, elle est à bout de nerfs. On ne frappe pas une femme, vous vous souvenez ? ». Elle porte la cigarette à ses lèvres mais avant de la déposer entre ses lèvres elle m’explique qu’elle veut se sentir vivante. J’aimerai lui répliquer qu’une cigarette ne procure pas vraiment de sensations exceptionnelles. Une bonne dose de nicotine…Voilà ce que c’est. Mais je la comprends. Ce qui lui faut, c’est une montée d’adrénaline. C’est une dose de liberté.
Shoshana fume donc sa première cigarette. Elle recrache immédiatement la fumée, ce qui a le don de me faire sourire. Elle toussote. Lorsqu’elle reprend ses esprits, un léger rire sort de sa gorge. « Ça, dégueulasse. » « J’te le fais pas dire ! Et puis c’est une vraie merde. » Je me souviens de l’époque où je fumais un paquet par jour. J’ai réussi à arrêter, tout comme j’ai arrêté pas mal de produits que je ne conseille à personne. La prison m’a fait réfléchir. Ça a été un peu comme une cure pour moi.

« T’es déjà montée sur une moto ? » C’est mon moyen de transport. C’est comme cela que je suis venu jusqu’à ce bar. C’est ce qui me permet d’aller voir mon contrôleur judiciaire tous les jeudis. J’entraîne la demoiselle vers ma bécane. Ma belle Royal Enfield… Je souris à la demoiselle et fait un geste de la tête pour lui montrer ma moto. Je sors les clés et rajoute : « J’ai pas de casque…» Elle veut se sentir vivante ? Une bonne accélération, le vent fouettant son visage et balayant ses cheveux, le vertige lorsqu’il faut se pencher vers le sol lorsque l’on tourne. J’espère que ça lui plaira. Je ne sais même pas si c’est ce qu’elle veut… J’attends de voir sa réaction. J’ai les clés dans la main. Je suis prêt à allumer le moteur et à foncer vers une destination inconnue.

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MessageSujet: Re: Alone doesn't have to mean Lonely. || Shosh & Nolan   Alone doesn't have to mean Lonely. || Shosh & Nolan Icon_minitimeVen 12 Juil - 13:12


Alone doesn't have to mean Lonely
Ft. Nolan & Shoshana



Dans les yeux de Nolan, je crois distinguer une lueur que je ne saurai expliquer. La même qui illuminait parfois le regard de mon père après la mort de ma mère, quand il se perdait dans ses pensées, les yeux fixés sur le mur blanc de la cuisine. Dans ces moments-là, plus personne ne bougeait ni ne parlait. Abel, Alma et moi ; nous n’osions pas déranger le silence de mon père. D’un seul coup, c’était comme si la maison entière avait perdu son âme et son envie de vivre. Et nous ne pouvions rien faire d’autre que d’observer cet homme devenu vieux trop tôt perdu dans son passé.
Aujourd’hui, plusieurs années plus tard, je revois le même regard dans les yeux de Nolan, et je ne peux m’empêcher de me demander ce qu’il a traversé. Je suis probablement trop curieuse, mais j’ai soudainement envie de connaître les évènements qui l’ont mené dans ce bar, ce soir. Ce n’est peut-être pas un hasard s’il se trouve ici, près de moi, s’il connaît Lula. Depuis l’enfance, j’ai cette fascination pour le destin, pour les choses qui sont écrites. C’était peut-être écrit quelque part que Nolan et moi devions nous rencontrer, pour une raison ou pour une autre. Nous sommes peut-être nés pour faire un bout de chemin ensemble ; que ce chemin dure une année ou une soirée. Perdue dans mes pensées, je sursaute légèrement quand, après avoir avalé une gorgée de Whisky, il m’adresse de nouveau la parole.   « Elle t’emmène où ta folie ? ».

Je souris. Je n’en ai pas la moindre idée, seule la suite de la soirée nous le dira. « Je espère loin ».  J’observe sa main tendue, comme un soutien dans cette nouvelle vie ; et son regard qui ne se détache pas de moi, attendant quelque chose. « Laisse tomber toutes tes barrières. N’aies plus aucune limite. Moi, je te suis ». Etonnement, je ne suis pas surprise qu’il suive une inconnue dans son pétage de câble.  Je suis même plutôt contente, ravie de ne pas me retrouver seule dans un moment comme ça. Dans un moment où j’ai envie de changer, de devenir une jeune femme totalement différente. Je n’ai plus envie d’être la Shoshana timide, fraîchement débarquée de Palestine, qui ne jure que par le Krav Maga et ne se retrouve pas dans la vie qu’on lui a offert. J’ai envie de devenir une Shoshana sûre d’elle, qui vit sa vie comme tous les jeunes d’Amérique. Parce que c’est ici que je vis maintenant, et je dois m’y faire. C’est pour me protéger que mon père m’a envoyée ici, parce qu’il n’a pas eu le choix ; et je dois lui faire honneur en croquant la vie à pleine dent. Quitte à la mordre jusqu’au sang.

J’avise un petit verre rempli d’alcool sur le comptoir, qui ne semble appartenir à personne. Je m’en empare, le vide d’une longue gorgée avant de le reposer plutôt violemment. Puis je me tourne de nouveau vers  Nolan avec un grand sourire. Je saute de mon fauteuil, lui attrape la main et y exerce une légère pression. Comme pour le remercier de m’accompagner dans ma folie. « Je jamais rien fait de fou. Toujours été le petite fille sage et un enfant modèle. Mais j’en ai marre ». Tirant Nolan par la main, je me fraie un chemin jusqu’à la sortie du bar où j’arrache une cigarette des mains d’un jeune homme surpris. Avant de la porter à mes lèvres, je souris à mon compagnon de soirée. « Je veux me sentir vivante, je veux vivre pour  vrai ». Puis je tire sur la cigarette, pour la première fois de ma vie, et m’étouffe immédiatement. Surprise, je tousse, les larmes me montent aux yeux et je me ridiculise devant une bonne dizaine de personnes. Mais peu m’importe. J’éclate de rire, jette la cigarette au sol et déclare, sérieuse : « Ca, dégueulasse ».

© Belzébuth
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MessageSujet: Re: Alone doesn't have to mean Lonely. || Shosh & Nolan   Alone doesn't have to mean Lonely. || Shosh & Nolan Icon_minitimeJeu 11 Juil - 16:33


 Shoshana ㄨ Nolan ㄨ  Bars


Shoshana… C’est un prénom que je n’ai pas entendu depuis longtemps. Je crois même que je n’ai jamais côtoyé de fille de ce prénom… Si ! Il y avait cette fille en primaire, quand j’habitais encore à Vancouver. Je devais avoir cinq ans à tout casser. Elle n’avait pas voulu être mon amoureuse. C’était une vraie petite peste de toute façon. Et je ne dis pas ça parce qu’elle m’a rejeté. Enfin, si un peu mais pas totalement. Ma mère est morte la même année. Je me souviens qu’avec Judy on avait passé un moment seul avant que les voisins viennent frapper à la porte. Judy n’arrêtait pas de pleurer, moi j’étais petit, je n’arrivais pas à la calmer. Les voisins ont débarqué, puis les flics, les services sociaux ont débarqué eux aussi. Vous savez à quoi ils ressemblent du point de vue d’un petit garçon de cinq ans ? Ce sont des monstres. Des diables déguisés en parfait humains. Ils font tout pour que vous leur offriez votre confiance. Ils vous donnent des crayons, des feuilles. Ils vous mettent dans une salle remplie de jeux. Puis du jour au lendemain ils vous séparent de votre petite sœur alors qu’ils ont promis de ne pas le faire. Les gens ne veulent pas d’un enfant turbulent de cinq ans et d’une petite d’un an. La gosse, oui. Le gamin, non. Déjà presque trop vieux pour être vraiment intéressant. Je suis allé trois ans dans une famille qui ne m’avait que pour les subventions. A huit ans, je suis retourné chez les services sociaux car ma famille d’accueil allait au tribunal pour maltraitance. Huit ans… Plus personne ne veut vraiment de vous à cet âge-là. J’ai enchainé les familles. Plus le temps passé, plus mon caractère s’affirmait. J’étais un enfant difficile. Ce que personne ne comprit c’est que je réclamais simplement un peu d’attention… J’étais un enfant sans famille, sans amour… Et Judy ? Qu’est-elle devenue ? Avec elle, tout aurait été différent. Je l’aurais protégée. Nous nous serions soutenus. Nous nous serions entraidés.
Je me demande souvent ce à quoi ma sœur ressemble, où elle vit. Peut-être a-t-elle connu le même sort que moi… Ou bien elle est tombée dans la bonne famille. Elle a reçu de l’amour et une éducation. Est-elle au Canada ? S’appelle-t-elle Judy ? Est-elle comme Shoshana ? Une jeune fille mignonne, souriante et légèrement timide. J’ai l’impression qu’elles ont à peu près le même âge. Je sais très bien qu’il n’y a aucune raison pour que Judy soit en Floride en ce moment même. Mais j’ose espérer… J’ose croire qu’un jour je la retrouverai. Je sais que lorsque je serais enfin libre de quitter cet État, je retournerai à Vancouver. J’irais voir les services sociaux, je mènerai ma propre enquête. Je retrouverai ma petite sœur et je rattraperai le temps perdu.

La famille… Voilà un élément essentiel dans une vie. On ne peut pas vivre sans famille. Je crois que si je suis encore ici, c’est grâce à mes souvenirs. Mais c’est aussi mon statut familial qui m’a plongé dans cette situation. Et Shoshana ? A-t-elle une famille ? Pourquoi est-elle seule, ici ? Je la sens hésitante. Sa poignée de main n’est pas ferme et encore moins féroce. Elle semble fragile et en retrait. Il y a quelque chose en elle qui m’intrigue et qui m’attire. Elle m’a fait penser à Judy. Elles ne se ressemblent absolument pas. Enfin, je n’imagine pas Judy devenir comme Shoshana. Cependant elle a réussi à faire ressortir certains sentiments en moi. Elle a, sans le vouloir, touché ma corde sensible. J’ai ce sentiment qu’il faut que je reste avec elle, que j’apprenne à la connaitre. Et presque que je la protège…

« Tu pas envie de faire un truc fou ? » J’attrape mon verre et avale une gorgée de Whisky. Mon regard pivote vers la brunette. Je capte un peu mieux son accent. Je devine qu’elle n’est pas d’ici mais je ne sais pas vraiment d’où. Un truc fou… La folie est différente d’une personne à une autre. Qu’entend-elle par faire un truc fou ? Pour moi, ce serait enfreindre les règles de ma liberté surveillée. Ou encore retourner voir Anabella. Chez moi, la folie rime avec danger. Je n’ai pas envie de faire la moindre de ces choses. Cependant, je suis curieux de voir où ce soudain brin de folie va emmener la demoiselle. Vous vous souvenez quand j’ai dit que je me sens obligé de la protéger ? Ben c’est un peu ça… Je pense qu’elle va avoir besoin de quelqu’un pour jeter un coup d’œil derrière elle.
Je finis mon verre d’une traite. L’alcool me fait légèrement grimacer. Je saute de mon fauteuil et lui sourit. « Elle t’emmène où ta folie ? » Je lui tends la main. Si elle l’attrape, nous quittons tous les deux nos sièges et allons là où son désir se posera. « Laisse tomber toutes tes barrières. N’aies plus aucune limite. Moi, je te suis. »
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MessageSujet: Re: Alone doesn't have to mean Lonely. || Shosh & Nolan   Alone doesn't have to mean Lonely. || Shosh & Nolan Icon_minitimeMar 9 Juil - 22:38


Alone doesn't have to mean Lonely
Ft. Nolan & Shoshana



Alors que je pensais vider ma bière et repartir me coucher plus seule que jamais, le jeune homme à côté de moi répond aux questions que je me posais à propos de Lula. « « Lula a dû partir en urgence… Un de ses amis, Joe, a eu un accident. Je ne sais pas si tu le connais… Si vous êtes proches avec Lula. Elle est partie à la vitesse de l’éclair, elle a même pas pensé à prendre ses dessins alors… Je m’excuse pour elle. Je suis sûr qu’elle ne voulait pas être malpolie. » . Son sourire me rassure, me fait chaud au cœur. Il ne m’a adressé que quelques phrases, mais déjà je me sens moins seule dans ce bar, dans cette ville inconnue. Il suffit de peu pour que votre journée, ou votre vie, change. Un sourire, un regard, un mot gentil, mais plus rien  n’a le même sens. Je lui rends son sourire, un peu gênée par son regard qui passe de moi à mon verre. Pourvu que cette petite soirée dans un bar ne me pose pas de problèmes, je ne suis pas censée pouvoir boire…

  « Oh, merci ! Je connais pas Lula, j’ai juste rencontré tout à l’heure. Mais elle a l’air gentil, je espère que son ami ira mieux ». Le sort de son ami ne me concerne en rien, mais après avoir perdu ma mère et ma grand-mère, je suis terrifiée par la mort de qui que ce soit. Même écraser une araignée m’est devenu impossible, j’imagine qu’elle a une petite famille quelque part qui attend qu’elle revienne. Et puis, c’est vrai que Lula a l’air gentil. Un peu perdue, mais gentille. J’avale goulument une gorgée de bière, comme pour me noyer dedans. Je suis perturbée par la prestance du jeune homme, et par sa beauté qui me frappe. S’il me surprend à le fixer trop longuement, il va penser que je suis folle. Puis il me tend la main, se présente ; et je n’ai plus d’autres choix que celui de le regarder dans les yeux en lui serrant la main.

« Moi c’est Shoshana ». Mes doigts se resserrent autour des siens, et je sens un frisson me parcourir. Je n’ai pas l’habitude de serrer la main aux hommes, ni de les regarder dans les yeux comme je le fais. Mais tant pis. J’ai pris la décision de changer un peu, de ne pas rester la petite fille sage que je suis depuis trop longtemps. M’obliger à déménager a été une bonne chose, au final. En plus de me protéger et de m’empêcher de me faire tuer, ça me permet de m’affirmer en tant qu’adolescente du 21ème siècle, et c’est une sensation absolument parfaite. Seule ombre au tableau, l’absence de mon frère me déprime un peu. Je me râcle la gorge, refusant de me gâcher la soirée en pensant à lui. Puis je me remémore son conseil, avant que je raccroche le téléphone tout à l’heure. « Fais quelque chose de fou », qu’il m’a dit. Et soudainement, c’est ce que j’ai envie de faire. J’ai envie, j’ai besoin, de me lâcher. De faire quelque chose que je n’ai jamais fait, quelque chose qu’on m’a toujours interdit d’essayer. J’ai besoin de faire tout ce dont je suis capable pour me sentir mieux, pour me sentir moi. Ce soir, devant une bière dans un bar, je réalise enfin que je n’ai jamais vraiment été moi. Je n’ai toujours été qu’une pâle copie de la vraie Shoshana, un être fade et sans relief. J’étais le reflet des espoirs, des attentes de mon père et de ma grand-mère, des idées qu’Abel se faisait de moi. Mais il est temps que tout ça cesse, il est temps que je m’affirme réellement, que je choisisse qui je veux être. Je me tourne soudainement vers Nolan, et, sans réfléchir, lui pose une question qui me brûlais les lèvres depuis des années. « Tu pas envie de faire un truc fou ? »

Et peu importe s’il me dit non, parce qu’il ne me connaît pas, parce qu’il a envie de rester tranquillement au bar. Je trouverai quelqu’un d’autres pour m’accompagner dans ma folie passagère.

 

© Belzébuth
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MessageSujet: Re: Alone doesn't have to mean Lonely. || Shosh & Nolan   Alone doesn't have to mean Lonely. || Shosh & Nolan Icon_minitimeJeu 27 Juin - 23:09


 Shoshana ㄨ Nolan ㄨ  Bars


J’ai juste besoin de décompresser un peu. Je ne sais pas où aller. J’ai passé ma journée à faire attention à mes résultats de fin d’année. Tout se passe plutôt bien. Les profs et l’administration sont fiers de mes résultats. Ils disent que l’essai de réadaptation d’un cas comme moi est concluant. Prendre un mec qui sort de prison était un pari risqué… Ils sont contents de voir que je ne suis pas un dangereux criminel braquant la cafétéria et harcelant les nanas du campus. Ils sont quand même bourrés de préjugés… Ça me fait rire !
J’ai fait mon jogging habituel, je suis allé faire un peu de boxe. Tout se passe bien. J’ai juste du mal à m’intégrer à Wynwood. J’ai l’impression de ne pas faire partie du même monde. C’est comme si j’y suis sans pour autant y être.  J’habite dans le bâtiment des Rho Kappa. Je rencontre des gens mais je n’arrive pas vraiment à m’attacher à quiconque. J’ai toujours ce sentiment qu’ils sont en train de me juger. Je ne suis pas comme la plupart d’entre eux. Je n’ai pas atterri ici grâce à l’argent de papa et maman. Je n’ai pas non plus une bourse d’étude grâce à mes capacités incroyables. Je suis ici comme cobaye. Je suis le test. Je suis l’objet que l’on observe sous toutes les coutures. Si l’expérience ne fonctionne pas, on m’oubliera très rapidement et on classera l’affaire le plus vite possible. Si l’expérience fonctionne… Je ne serais qu’un trophée de plus à exposer au monde entier.
Regardez ce que Wynwood a su faire de lui ! Regardez comme Wynwood a changé un enfant perdu sans avenir en un adulte responsable ! Je n’aurais pas mon mot à dire. Ce ne sera pas grâce à ma force mais grâce à l’école… Tout ce que je dis, tout ce que je fais… Tout est jugé et analysé. Que ce soit pour l’école ou par mon contrôleur judiciaire. Je suis en sursis. Je suis libre mais j’ai le dos au mur et tous les canons sont pointés sur moi.

J’ai vraiment besoin de décompresser. J’ai besoin d’aller ailleurs, de voir de nouvelles têtes mais aussi des vieilles têtes. J’ai besoin de parler comme quelqu’un de normal. Je n’ai pas envie d’être catalogué.
Je me dirige ainsi vers un bar. J’entre et aperçois une demoiselle que je connais. Je souris. Elle parle à quelqu’un. Je n’ose pas vraiment les déranger. Je lui envoie un texto. Elle se retourne et me fait un petit signe. Elle continue sa conversation et d’un seul coup l’autre nana se barre. J’en profite pour m’approcher. « Lula ! Alors ça va la belle ? » « Oui et toi ? Ça faisait longtemps que je ne t’avais pas vu ici ! » « Oui je sais, j’avais besoin de temps après ce qui s’est passé…» « Tu t’en es remis ? Tu ne valais pas tout ça ! Bon, on va boire un verre au nouveau Nolan tout frai et disponible, ok ? » Lula est l’une des rares personnes à connaître ce qui s’est passé. Elle me comprend. En fait, je l’ai un peu prise sous mon aile. Parfois je tente de la raisonner et de lui faire comprendre que les soirées, l’alcool et la drogue ne fait pas tout. Mais une adolescente un peu rebelle c’est difficile à gérer. Surtout quand elle sait que ses parents lui mentent depuis son plus jeune âge. Mais j’ai confiance en elle. Je sais qu’un jour elle fera de grandes choses. Il suffit de voir ses talents d’artiste pour le comprendre. Elle prend des photos extraordinaires, ses dessins vivent et ses tags sont vraiment incroyables. Je peux reconnaître son style parmi des millions. Elle a un truc cette fille-là. Il faut juste que l’on attende un peu et il finira par sauter aux yeux du monde entier.

Je lui colle une bise sur le front et commande un whisky. Nous trinquons alors que son téléphone sonne. Elle change d’attitude du tout au tout. Son sourire disparaît. Elle m’annonce qu’elle doit partir immédiatement. Apparemment Joe, un de ses amis, s’est fait attaquer dans une ruelle. Il est à l’hôpital. Je lui demande si tout va bien. Elle ne prend pas le temps de ranger ses affaires. Elle me laisse même son carnet à dessin sur les bras. Elle file en courant.
Sous le choc, je reste immobile un instant. Je finis alors par boire une nouvelle gorgée et m’asseoir à sa place.

C’est fou la vie. Un jour on vous appelle et votre monde bascule. Un simple coup de téléphone peut tout changer. Un sourire dans une rue peut transformer votre cœur. Un mot a la capacité de vous détruire. Une note peut ruiner votre scolarité…
La vie ne tient qu’à un fil. Les rêves, les espoirs, les envies, les craintes… On ne sait jamais ce qu’il se produira la seconde d’après. Faut-il imaginer ou simplement se laisser porter ?

La fille avec qui Lula parlait l’instant d’avant revient s’installer. Elle commande une bière mais avant cela elle demande au barman si Lula avait dit quelque chose avant de partir. Celui-ci, absent au moment du coup de téléphone, ne sait pas quoi répondre. Il se contente de secouer la tête. Quel abruti celui-là ! Je pivote un peu vers la jeune demoiselle et lui dit avec un sourire aimable. Au moins, si je souris, je ne lui ferais pas peur… « Lula a dû partir en urgence… Un de ses amis, Joe, a eu un accident. Je ne sais pas si tu le connais… Si vous êtes proches avec Lula. Elle est partie à la vitesse de l’éclair, elle a même pas penser à prendre ses dessins alors… Je m’excuse pour elle. Je suis sûr qu’elle ne voulait pas être malpolie. » Je souris à nouveau et bois une gorgée. Avec Lula on ne parle pas souvent de ses amies. Mais plus j’observe la jeune fille assise à mes côtés, plus je me dis que ce n’est pas du tout le genre de personne que fréquenterait la jeune artiste. Je ne sais même pas si elle est du genre à fréquenter qui que ce soit… Au moins avec cette brunette, elle s’est trouvée une fille plutôt respectable. Enfin… Ne jamais se fier aux apparences. Elle est bien en train de boire une bière ! Je suis même certain qu’elle n’a pas l’âge légal. Alors en fait non, ce n’est sans doute pas la meilleure fréquentation de Lula. « Moi c’est Nolan. » finis-je par lui dire en lui tendant la main.
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MessageSujet: Re: Alone doesn't have to mean Lonely. || Shosh & Nolan   Alone doesn't have to mean Lonely. || Shosh & Nolan Icon_minitimeVen 14 Juin - 11:01


Alone doesn't have to mean Lonely
Ft. Someone & Shoshana



J’observe la jeune femme, j’essaie de déceler des traits de caractères, de la cerner un minimum. Mais ses yeux ne laissent transparaître que de la lassitude. Seule sa toux, gênée, m’indique que j’ai probablement touché un point sensible sans le vouloir. « Je suis désolée, je sûrement dit le mauvais mot. Alcoolique, c’est pas bon ? Je voulais dire… tu as souvent de l’alcool ? Mais après ta réponse, je suppose que oui.. Ne prend pas mal ! Je fais que dire ». J’esquisse un petit sourire. Je sais que je suis maladroite, que je ne manie pas encore l’anglais comme je le voudrais. Mais je déteste blesser ou gêner les gens à cause d’un manque de vocabulaire. J’aurai peut-être dû réfléchir un peu plus avant de me lancer dans l’aventure américaine, j’aurai préféré prendre plus de cours, prendre mon temps et être sûre de moi. Mais mon père ne m’a pas laissé le choix, et je suis bien obligée de m’adapter.

Heureusement pour moi, la jeune fille n’a pas l’air traumatisée, et continue la conversation. « Et moi c’est Shoshana. Merci du conseil, je vais boire doucement. ». Mon sourire s’allonge légèrement, puis je prends une nouvelle gorgée de mon cocktail. C’est vraiment bon. Abel avait raison, aller boire dans un bar est le meilleur moyen de rencontrer des gens. Et de faire de nouvelles expériences. Sorti de nulle part, je décide de profiter de ma vie aux Etats-Unis pour faire des choses que je n’ai jamais fait. Boire, fumer des cigarettes, fumer de la marijuana, rencontrer des gens bizarres, faire des choses bizarres… Oui, ça me semble être un bon programme. « C’est vraiment la première fois que tu viens dans un bar ? Que tu bois ? Tu viens d’où ? D’un couvent ? ».

Je suis un peu surprise par sa question, mais je ne devrais pas. Après tout, la plupart des personnes que je rencontre sont surprises par mon comportement. Au final, dans ce monde qui n’est pas le mien, je suis une enfant dans un corps d’adolescente. Je ne connais pas les codes, les habitudes, le vocabulaire. Je suis une totale étrangère, pas seulement parce que je suis d’Israël, mais également parce que je suis une novice. Je suis vierge de toute expérience, de tout ce que les ados d’ici connaissent depuis toujours. Mais à partir de ce soir, ça ne sera plus le cas. Je fais me fondre dans la masse, je vais devenir l’une d’entre eux ; tant que ça ne me coûte ni ma foi, ni mon amour du sport. Les deux seules choses qui me permettent actuellement de tenir debout. « Un couvent ? Non, je suis d’Israël. Mon père très religieux, très sérieux sur l’éducation d’une fille. Une fois, j’ai bu une bière avec mon frère. C’est la seule jour de ma vie où j’ai bu quelque chose. ». J’aurai probablement dû écouter le conseil de Lula et ne pas vider mon verre en parlant. J’ai l’impression que la température a monté de quelques degrés. Je me sens rougir, mes joues me brûlent et j’ai la sensation qu’elles vont se séparer du reste de mon visage. Je me lève du tabouret, fais un signe à Lula et tente de sourire. « Je me sens bizarre. Je vais mettre de l’eau sur mon visage, je reviens ». Je ne suis pas ivre, seulement peu habituée aux effets de l’alcool. Une fois aux toilettes, je passe ma main sous un jet d’eau froide, puis me frictionne la nuque et le visage. La fraîcheur de l’eau fait légèrement chuter ma température corporelle, et je me sens déjà un peu mieux. Je m’appuie contre un mur, et y reste plusieurs minutes, le front posé contre les carreaux froids et sales. Puis, quand je me sens de nouveau d’attaque, je fais demi-tour et part rejoindre Lula.

Mais je ne la trouve nulle part. Elle a disparu. Elle a du se sentir piéger avec moi, cette pauvre fille qui ne connaît rien à la vie. Un peu déçue, j’hésite quelques instants à rentrer, mais je ne vais pas laisser cet échec me gâcher la soirée. Je me réinstalle au bar, et demande au barman si la jeune fille qui m’accompagnait avait dit quelque chose avant de partir. Il secoue la tête de droite à gauche, puis désigne mon verre vide. « Je vais avoir un bière, s’il vous plaît ». dis-je sans réfléchir. Une bière, pourquoi pas. Au moins, ça me fera penser à mon frère, et je me sentirai moins seule. A moins que je ne le reste pas longtemps…

 

© Belzébuth
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MessageSujet: Re: Alone doesn't have to mean Lonely. || Shosh & Nolan   Alone doesn't have to mean Lonely. || Shosh & Nolan Icon_minitimeSam 11 Mai - 15:10


Alone doesn't have to mean Lonely
Shoshana ㄨ Lula ㄨ Bar

On ne pourra pas me reprocher d’être trop méchante, trop renfermée ! Je fais une bonne action. J’aide une inconnue sans me moquer d’elle ou l’envoyer boulé. Si avec ça mon karma ne retourne pas du côté positif, je ne sais plus quoi faire ! Je suis même pratiquement sûre que mon père trouverait quelque chose à me reprocher. Ah oui ! J’ai trouvé ! Il me dirait que je suis en train d’inciter une demoiselle à boire, je la pousse dans le vice et l’entraîne avec moi dans les tourments de l’alcool ! C’est bon, elle jeune ! Elle doit avoir mon âge… Autant dire qu’il faut qu’elle profite. Et si elle ne teste pas aujourd’hui, elle le fera demain ou dans un mois. Qui sait avec qui elle se trouvera à ce moment-là ? Des tas de personnes aurait pu abuser de sa naïveté sur le sujet. Il suffit que je lui dise que quelques gouttes d’un produit magique évitent que l’alcool monte à la tête. J’acquiers sa confiance et verse du GHB dans son verre et sous son nez. Elle ne se rendrait même pas compte que ce qui lui arriverait. Elle se réveillerait le lendemain avec une mémoire floue, presque effacée. Alors dans le fond, je ne fais pas une mauvaise action… J’apprends les rudiments à une apprentie. On a tous eu quelqu’un pour nous apprendre certaines choses. Il y a celui qui nous apprend à rouler un joint, celui qui montre comment boire des shooter de tequila, celui qui vous dit que la queue des toilettes n’est pas immense parce que les gens ont beaucoup bu mais parce qu’ils sont intéressés par la petite poudre à disposition dans le lieu. Oui, ce sont ces personnes qui nous font faire le premier pas et qui nous poussent dans le vide. Mais sans ces personnes ont n’aurait jamais pu comprendre, voir les tares.

« Attends… Tu veux dire que, des personnes boivent l’alcool avec rien dedans ? Juste l’alcool ? Mais ça doit être… horrible ! » Je souris légèrement à sa réflexion. Oui, des personnes ont la folie de boire de l’alcool pure. Un bon verre de whisky par exemple… Juste sec. L’alcool se frayant un chemin dans votre corps, vous faisant frissonner, parfois grimacer… Cette sensation est terriblement plaisante. Puis lorsque l’alcool commence à vous monter à la tête, on se sent transporter ailleurs.
Le verre arrive et la brunette le porte à ses lèvres. J’observe avec attention sa réaction. Elle en boit une première gorgée. J’ai l’impression que ça lui plait. Pour commencer, les cocktails sont la meilleure solution. Ils ne sont ni trop forts, ni trop spéciaux. Les jus de fruits, le sucre, l’eau pétillante… Toutes ses petites choses que l’on peut mélanger avec l’alcool permettent d’adoucir le goût mais aussi de retrouver des saveurs auxquelles on est déjà habitués.
J’attrape mon verre de bière pour en boire une gorgée lorsque la demoiselle reprend encore de son cocktail. Elle en avale une longue rasade et toussote à la fin. Si elle commence comme ça, elle n’est pas prête de sortir de bar avec tous ses moyens ! « C’est bon. Je l’aime beaucoup, merci de me conseiller. Je m’appelle Shoshana. Et toi ? » Pendant un instant je suis captivée par son visage. Son nom chante à mes oreilles. Shoshana… D’où vient-elle ? « Tu viens beaucoup dans un bar ? Tu es alcoolique ? » Sa phrase vient rompre mes pensées. Et je toussote, gênée. Alcoolique… Suis-je alcoolique ? Je suis un peu jeune pour ça, mais c’est vrai que je consomme beaucoup. Mon père répondrait oui catégoriquement. Mais je ne suis pas alcoolique. Je n’ai pas d’addiction particulière à l’alcool. « Tu sais Shoshana, toutes les personnes allant dans des bars ne sont pas alcoolique. Ce serait grave ! Euhm… Disons que j’aime passer du temps dans ce genre de lieu de passage. Il y a toujours de nouveaux visages, de nouvelles histoires… Et puis une bière de temps en temps ça ne fait rien de mal ! » Une bière l’après-midi. Une bouteille de vodka un soir enchainé sur de la tequila et plusieurs autres verres offerts… Certes, il n’y a jamais qu’une bière de temps en temps. Mais depuis que je travaille pour Joe, depuis que je suis passée derrière le bar, je consomme beaucoup moins. Et puis, ce n’est plus trop conseillé pour moi de me pointer en cours avec une gueule de bois. « Et moi c’est Lula. Si je peux me permettre de te donner un autre conseil, ne bois pas tout d’un coup ! Vas-y doucement. Les cocktails c’est bon, c’est sucré mais ce n’est pas moins fort en alcool… Tu vas vite te retrouver sur les genoux à ce rythme-là !» dis-je en regardant son verre à moitié vide. Je souris légèrement à cette pensée. Je m’en voudrais si elle finissait bourrer dans ce bar. Je ne vais quand même pas devoir prendre les responsabilités de ça aussi ? Je me vois mal lui demander où elle habite, expliquer à ses parents qu’elle a été boire dans un bar et lui tenir les cheveux alors qu’elle vomit. Si je n’ai pas beaucoup d’amis, c’est un peu pour ça ! Je déteste devoir prendre soin des autres lorsqu’ils subissent leurs propres conneries. « C’est vraiment la première fois que tu viens dans un bar ? Que tu bois ? Tu viens d’où ? D’un couvent ? » Non mais vraiment… Cette question me brûlait les lèvres depuis un moment. Comment une jeune fille, comme elle, peut avoir été tenue en dehors de cette société de débauche ?




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MessageSujet: Re: Alone doesn't have to mean Lonely. || Shosh & Nolan   Alone doesn't have to mean Lonely. || Shosh & Nolan Icon_minitimeSam 4 Mai - 17:32


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A mon grand soulagement, la jeune fille que j’interpelle ne me jette pas un regard haineux avant de partir. Non, elle me dévisage, peut-être surprise de voir une jeune fille comme moi dans un bar. Coiffée, maquillée, habillée comme si elle allait à une vraie soirée. Je suis probablement ridicule, mais au moins j’aurai essayé. Je ne suis pas habituée à aller dans les bras, je n’en connais pas les codes. Tout ce que je sais, c’est que les gens viennent ici pour boire et s’amuser, rencontrer des gens. Et c’est bien ce que j’ai l’intention de faire. Avec le temps, peut-être que je deviendrai une habituée de ce genre de lieux et que je comprendrais comment ça fonctionne. Mais en attendant, je me renseigne. Et il semblerait que j’aie trouvé quelqu’un qui puisse m’aider. La brune pose les crayons qu’elle tenait dans la main, et prend le temps de me regarder avant de me répondre. Je suis touchée qu’elle ait arrêté son activité pour moi, même quelques instants. « Salut… Euhm… Vu ta petite robe à fleur et tes cheveux bien coiffés… Je te conseille un Cosmopolitan. C’est un cocktail, de fille, le jus de Cranberry apporte un côté sucré… Et l’avantage des cocktails, c’est que ça passe toujours mieux que l’alcool pur ».

Je baisse les yeux vers ma robe, qui me semble tout à coup appartenir à une petite fille. J’ai un peu honte. Cette fois, je me sens véritablement ridicule. Mais son air sympathique m’inspire un peu confiance, et j’essaie de me détendre. Mais quelque chose me perturbe dans sa phrase. « Attends… tu veux dire que, des personnes boivent l’alcool avec rien dedans ? Juste l’alcool ? Mais ça doit être…horrible ! ». Mon étonnement ne m’aide pas vraiment à m’exprimer dans un anglais correct. Moi qui n’ai jamais bu que quelques bières dans ma vie, je ne comprends pas qu’on puisse avaler un verre de vodka pure. Ca pue. Ca doit brûler le fond de la gorge et foutre le feu aux entrailles. Les gens sont bizarres. J’adresse un sourire gêné au serveur qui me tend mon Cosmopolitan, puis je porte le breuvage à mes narines et inspire un grand coup. Ca sent bon. Très bon, même. J’y trempe le bout des lèvres, apprécie le goût du fruit rouge, puis j’en avale une bonne gorgée. Je tousse un peu, pas habituée au goût de l’alcool. Mais ce n’est pas mauvais. Je souris à la brunette à mes côtés, et après avoir avalé une autre gorgée de ma boisson, j’articule quelques mots. « C’est bon. Je l’aime beaucoup, merci de me conseiller. Je m’appelle Shoshana. Et toi ? ». Je pose mon verre à moitié vide, ne sachant plus quoi dire. Je décide de m’intéresser à elle. « Tu viens beaucoup dans un bar ? Tu es alcoolique ? ». J’espère que ma phrase est correcte, et que je viens bien de lui demander si elle était habituée à boire. L’anglais est trop difficile, parfois, et on a vite fait de se tromper de mot.

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MessageSujet: Re: Alone doesn't have to mean Lonely. || Shosh & Nolan   Alone doesn't have to mean Lonely. || Shosh & Nolan Icon_minitimeVen 19 Avr - 19:58

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Si je ne parviens pas à aller à l’université grâce à mes notes. Si je n’atteins pas mon but, celui d’avoir de vrai cours d’art et de devenir une vraie artiste. Si mon père ne m’offre pas sa confiance, s’il ne commence pas à croire en mon talent… Alors je dois dès à présent voler de mes propres ailes. Je ne peux compter sur personne. De toute façon, nous sommes seuls sur cette planète. Il n’y a ni main tendue, ni entraide. Notre vie nous appartient, les autres ont la leur… Que voulez-vous de plus ? C’est ainsi que ça se passe et pas autrement. Chacun pour sa gueule. Si tu ne veux pas tomber, tu n’as qu’à éviter de trébucher. Fais bien tes lacets et regarde où tu marches… Voilà un bon crédo ! Je souris et continue d’avancer.
Aujourd’hui, malgré mes problèmes familiaux et mes notes pas si bonnes que ça, je suis d’une bonne humeur. Je sens que c’est un nouveau départ, une prise de conscience. J’ai envie de dessiner. J’ai envie de peindre, de photographier. Personne ne m’en empêchera. Pas même mon père, le proviseur, mon professeur d’histoire, mon diplôme ou l’université. J’ai certes envie d’apprendre des techniques, mais si cela a un coût à payer alors je n’en vois pas l’intérêt… Je ne me laisserai jamais instrumentaliser par la société et encore moins l’école. Je veux rester libre. Je veux garder mon âme telle qu’elle est.

Mes vieilles baskets trouées parcourent le bitume avec un certain entrain. Je tiens sur mon épaule mon sac en bandoulière qui ne me quitte pour ainsi dire jamais. Portable, crayon, bloc de feuille, appareil photo… C’est ma caverne d’Ali Baba. S’il ne me quitte pas, c’est parce qu’il est un peu comme ma maison. Si aujourd’hui les quatre murs entre lesquels j’ai été élevée me paraissent comme étrangers… Ce sac est mon retour aux sources… Le seul endroit qui ne me décevra jamais. Il me représente complètement. Le cuir est abimé, noir, clouté dans le coin. Il est rempli d’un bordel incroyable que je suis la seule à comprendre. Comme ce qu’il se passe dans ma tête… Tous les nœuds que forment mes neurones créent souvent des trucs incompréhensibles. Et pourtant, je m’y retrouve. Mon apparence abimée, négligée peut être mal jugée. Aujourd’hui, je suis restée assez sobre : un jean troué, un débardeur noir et une veste en cuir de la même couleur. Je sais que quand on habite à Miami, on préfère facilement les petites tenues légères. Ce n’est pas cas. Je me suis habituée aux températures. Et je n’ai pas vraiment la tête d’une fille qui met une jolie robe rose à paillette. D’ailleurs si un jour j’ose le faire, tuez-moi.

Je pousse la porte d’un bar. J’ai l’habitude de m’installer dans un coin pour me vider l’esprit, un verre à la main. J’aime plutôt les bars des mauvais quartiers. Ceux dont les petits bourges de mon école ne connaissent pas les adresses. Les endroits atypiques avec de la vraie musique et des vraies personnes. Les endroits où tu n’es pas considéré comme un client de plus mais un être avec qui parler et rire. Je souris et sors mon portable. Je compose le numéro de Joe, le propriétaire d’un bar où je travaille occasionnellement. « Allô Joe ? C’est ta petite protégée préférée ! Ça va ? » Joe et moi avons une relation presque fraternelle. Il est là pour moi quand j’en ai besoin. Je peux tout lui dire, il ne me juge jamais. Contrairement à mon père, il souhaite ce qu’il y a de meilleur pour moi. C’est-à-dire ce qui me rendra heureuse. Il me propose souvent de travailler pour lui quand il est débordé. Je ne lui demande jamais d’argent, c’est un peu comme du volontariat. Et pourtant, il insiste à chaque. Il me dit d’acheter des pinceaux, de la peinture… Il n’y a que ces cadeaux qui me fassent réellement plaisir. « Tu devineras jamais où je suis ! » Et pourtant, au bout du fil, il devina en trente secondes.

Un bar concurrent… Voilà où j’ai osé mettre les pieds. Mon regard circule rapidement dans la pièce. Je cherche une place, une table sur laquelle je pourrais m’installer. Je n’en trouve pas. Il y a pas mal de monde. Alors j’aperçois trois tabourets libres en face du zinc. Je grimpe sur celui du milieu, commande une bière et sors mon matériel.
Alors que je griffonne, quelqu’un s’assit à ma gauche. Je n’y prête pas la moindre attention. Je continue de dessiner et de temps à autre je relève la tête pour boire une gorgée de mon verre.

Puis, une autre personne s’installe à ma droite cette fois-ci. Je n’y fais pas attention jusqu’à ce que la personne me tapote sur l’épaule. « Excuse-moi ? Shalom. Tu pourrais m’aider ? Je ne sais pas quoi choisir. » Je lève les yeux vers la rayonnante demoiselle qui m’adressait la parole. Une brunette s’était assise à côté de moi. Son regard semble perdu. Elle est complètement perdue. J’ai face à moi un poisson hors de l’eau. Étrangement, je n’ai pas envie d’être méchante ou mesquine avec elle. J’ai presque un petit sourire que se dessine sur mon visage. Je pose mes crayons et lui réponds : « Salut… Euhm… Vu ta petite robe à fleur et tes cheveux bien coiffés… Je te conseille un Cosmopolitan. C’est un cocktail, de fille, le jus de Cranberry apporte un côté sucré… Et l’avantage des cocktails, c’est que ça passe toujours mieux que l’alcool pur. » J’attire alors l’attention du serveur de l’autre côté du bar. Je lui offre un sourire charmeur. Il a vu ma fausse carte d’identité, il croit que j’ai la majorité alors autant ne pas attirer d’ennui à ma nouvelle voisine. « Un Cosmopolitan, s’il vous plait. » Je pivote vers la brunette et lui fais un léger clin d’œil.



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MessageSujet: Alone doesn't have to mean Lonely. || Shosh & Nolan   Alone doesn't have to mean Lonely. || Shosh & Nolan Icon_minitimeMer 17 Avr - 0:50


Alone doesn't have to mean Lonely
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Ca faisait trop longtemps que je n’avais plus mis les pieds dans un établissement scolaire. Ici, au milieu des élèves, je me sens plus seule que jamais. Je n’ai ni mon père ni mon frère pour me protéger, pour me rassurer. Je suis entourée de personnes que je ne connais pas, mais aucune d’elles ne s’intéresse à moi, comme si une nouvelle élève n’en valait pas le coup. Je suis heureuse de pouvoir mettre les pieds dans un lycée sans me sentir jugée, menacée ou agressée. Mais je n’aurai jamais pensé que ça puisse être aussi pesant de se sentir ignorée. Ce matin, j’ai appelé mon frère, désespérée. Parce que je ne sais pas quoi faire pour rencontrer des gens, parce que j’ai besoin d’entendre sa voix pour me souvenir que tout va bien. Que je ne risque plus rien ici, et que c’était la seule solution qu’on avait. M’éloigner de ma famille pour me protéger. Quelle belle connerie, au fond. Je ne me suis jamais sentie aussi vulnérable. J’ai appelé Abel, et il m’a dit : « Va dans un bar, prend une bière et parle avec les gens autour de toi. C’est comme ça qu’ils font aux Etats-Unis ».

Au début, j’ai été choquée. Parce que je ne savais pas que mon frère buvait, et je pensais encore moins qu’il m’inciterait à le faire. Je n’ai jamais touché une goutte d’alcool, et je le vivais très bien. Je n’ai pas envie d’abîmer mon corps, il doit rester sain pour le Krav Maga. Je dois l’entretenir de la meilleure  des façons ; et l’alcool est à bannir. Enfin, il l’était. Parce qu’Abel ne m’inciterait jamais à boire si il pensait que je ne pourrais pas gérer. Et qu’est-ce que je peux perdre, avec un seul verre ? Je ne deviendrai pas une éponge alcoolisée qui se traîne difficilement dans les couloirs du lycée, comme j’ai vu certains élèves le faire. Non, un verre ne peut pas me faire de mal. Je suis assez forte pour ne pas me laisser entraîner dans un cercle dont ne je pourrai pas me sortir. Je n’irais pas aux réunions des alcooliques anonymes avec un seul verre dans le corps. Juste le temps de me faire de nouveaux amis. Désespérée ? Un peu. Je ne sais pas comment on fait. Je tâtonne, je cherche des solutions en espérant qu’elles seront efficaces.  Allez, un verre. Et si ça ne marche pas, je trouverai autre chose. Je trouve toujours autre chose.

Je me retrouve presque trop rapidement devant la porte du bar, que je pousse après une légère hésitation. A l’intérieur, il y a plus de monde que ce à quoi je m’attendais. Je ne sais pas si j’aurai le courage de parler à qui que ce soit. J’aurai au moins eu le mérite d’essayer. Je m’approche à pas de loups du bar, intimidée et gênée par la foule. La plupart me prêtent aucune attention, mais je sens certains regards qui s’arrêtent sur ma tenue. Apparemment, une robe fleurie n’est pas une bonne tenue pour aller s’enquiller des verres. Mais peu m’importe. Je me fraie un chemin jusqu’à un tabouret vide, puis observe le bar devant moi, et les gens autour. Je ne sais pas comment faire. Je dois lever la main et attendre que le barman me voie ? Ou bien crier pour attirer son attention ? Et une fois que je l’aurai, je commanderai quoi ? Je ne connais rien, à part la bière. J’ai déjà gouté dans un verre de mon père, mais c’était trop amer. En désespoir de cause, je me tourne vers la personne à côté de moi et l’interpelle maladroitement.

« Excuse-moi ? Shalom. Tu pourrais m’aider ? Je sais pas quoi choisir. ». Un peu désespéré comme manœuvre, mais aux grands maux les grands remèdes.

 

© Belzébuth
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