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 Sujet libre - La nuit à Miami, tous les taxis sont pris

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MessageSujet: Sujet libre - La nuit à Miami, tous les taxis sont pris   Lun 29 Aoû - 22:48

L'affaire avait tourné aux oreilles de tout le monde. Iollan écoutait d'une attention distraite alors qu'une musique punk folk crachait sa cornemuse par les enceintes du pub. Un chauffeur de taxi des quartiers commerciaux de Miami. Monsieur Anderson. Monsieur Anderson travaillait pour le père Mac an Ridire. Parfois. Mais, n'avait-il jamais vraiment fait partie de la communauté. Il avait balancé de sales infos aux gangs rivaux. Cela était vite arrivé à la connaissance des dirigeants.

On s'était tourné vers Iollan. Il terminait sa bière et fixait un point face à lui tandis qu'on lui expliquait la situation. Ce qu'on attendait de lui. Les deux gars, les bras tatoués et percés jusqu'à la gorge, firent glisser un bout de papier sur le comptoir, vers Iollan. Dessus, un numéro de téléphone. Celui du chauffeur. De monsieur Anderson. Iollan le prit. Les regarda une longue seconde, sans un mot. Il termina cul-sec sa pinte pour sortir du bar.

Venez me chercher dans les dock, entre le quai 14 et le grand hangar désaffecté. Vingt-trois heure. - Il raccrocha

Iollan avait son sac épaulé et un grand blouson de cuir. Les mains dans les poches, il attendait près de l'eau dormante. Le ciel était noir. Entièrement noir. Sans lune, ni étoile. En ce jeudi soir, les facultés de la ville relâchaient leurs troupeaux assoiffés d'étudiants dans les rues. Les soirées étudiantes bombardaient les ruelles de musique hardtech bruyante. Mais, dans les docks, il n'y avait personne. Aucun bruit. Seulement le clapotement de l'eau contre le rebord des quais. La nuit, les docks étaient d'un silence de mort et aucune lumière ne perçait les ténèbres. Un chat passait. Iollan leva les yeux au ciel. Toujours aussi noir. Toujours aussi vorace en clarté. De la pointe du pied, il poussa un caillou dans l'eau.

Blop !

Derrière lui, le bruit d'un moteur. Une voiture qui ronronne. Son dos est soudain éclairé d'une vive lumière aux hales chatoyants. Iollan se retourna et remonta son sac sur son épaule. La voiture était grise. Toutes les voitures sont grises, à minuit. Surtout à Miami. Le chauffeur était un homme. Jeune. Il approcha la bagnole du rebord de l'eau et ouvrit la fenêtre de sa portière. Iollan le rejoignit, serein. Il se pencha pour mieux voir le bestiaux. Très jeune. Dix-neuf ans ? Vingt ans, peut-être ? Les cheveux frisés et très noirs. De grands yeux globuleux et un sourire nerveux. Il y avait un badge sur le tableau de bord. "Clark Anderson" Iollan tourna la tête vers lui.

Monsieur Ó Cyllagh ? Anderson avait violé son nom sans décence. Iollan sourit pour opiner. Toujours dans le même silence, il fit le tour de la voiture. Posa son sac à dos entre les jambes, côté passager. Il ne referma pas tout de suite la portière. Où je vous dépose ? Iollan ne répondit pas. Il se pencha sur son sac. L'ouvrit. Et sortit un revolver.

Anderson ne tarda guère à le remarquer. Il leva d'instinct ses mains du volant et hurla qu'il n'y était pour rien, qu'il n'avait rien fait. Anderson savait que Iollan venait de la part des Irlandais. Il ne le lui confirma pas. D'un geste brusque et précis, Iollan lui éclata la tête et les os du nez sur le volant. Le klaxon hurla plusieurs fois dans le silence des docks. La voiture tangua violemment à chaque coup. Anderson saignait bientôt par tous les trous.

Quelques minutes plus tard, Anderson état ligoté dans le coffre de la voiture - il respirait encore et Iollan prévoyait qu'il ne tarderait guère à se réveiller. Il couvrit les tâches de sang - ce con avait giclé même sur le pare-brise - et nettoya le plus visible. Après un rapide coup de téléphone, il apprit qu'il devait se rendre au manoir. Avec Anderson. On avait des choses à lui dire. Ou alors devait-il leur dire des choses. Iollan ne demanda aucune explication.

Il devait passer par le centre. Iollan n'avait pas trouvé la commande pour éteindre la petite enseigne lumineuse qui indiquait "TAXI" sur le toit de la voiture jaune. Elle s'allumait d'un vert vif peu harmonieux. L'Irlandais décida de passer outre.

Il n'avait pas mangé depuis le matin. C'était étrange de se rappeler de ce genre de chose en de telles situations. Sans doute, la vue du petit snack en face du restaurant de luxe avait fait germer l'idée dans sa tête. Iollan n'eut pas à sortir de sa voiture. Il passa par le driver d'un Burger King et se commanda un petit menu. L'affaire fut rapide. Il gara sa voiture sur un trottoir qu'il jugea aisément déserté pour manger. Il avait encore du temps devant lui. Son otage ne semblait pas vouloir encore se réveiller. Iollan avait le bon sens de se dépêcher.

Ou peut-être pas assez. Il jeta ses déchets sur le sièges passagers et se secoua les mains. Entièrement gantées. Et alors qu'il redémarra, la portière arrière s'ouvrit. Un corps s'affala sur la banquette.

Un client. Et merde.

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MessageSujet: Re: Sujet libre - La nuit à Miami, tous les taxis sont pris   Mar 30 Aoû - 18:55

L'appareil photo autour du cou, Holly commençait à véritablement s'exaspérer. Ça faisait déjà deux heures qu'elle attendait, perchée sur ce banc que les rayons du soleil se pointent. Il était loin d'être tôt le matin. En fait, il se faisait déjà tard, dans la journée. Elle ne savait pas trop quelle heure il pouvait être précisément. Elle avait quelque peu perdue la notion du temps. Ce qu'elle savait, c'est que ce qu'elle attendait n'allait pas tarder à se manifester. Elle avait décidé de consacrer sa journée à la photographie. Ça faisait un petit moment qu'elle n'avait plus fait ce genre de choses. Il fallait dire qu'à Boston, elle avait mis un peu de côté cette pseudo-passion, alors .. Cela devait faire presque un an qu'elle n'avait pas touché sa caméra et pouvoir retrouver cette tension, alors qu'elle observait le monde à travers son objectif, était une sorte de soulagement. Elle n'irait pas jusqu'à dire qu'elle était heureuse, mais elle ressentait une sorte de satisfaction. Quand elle faisait de la photo, quelque chose en elle semblait se déclenchait, comme une ouverture d'esprit, où .. Elle ne saurait l'expliquer, mais elle savait que c'était là. C'était ce qu'elle ressentait à ce moment précis, alors qu'elle attendait, tendue, que le soleil transperce les branches et les feuilles et vienne éblouir sa lentille. Elle savait que ça ferait une magnifique photo. Elle la voyait déjà, avant même de l'avoir capturé. Ça arrivait souvent. Souvent, elle s'impatientait, s'imaginait ce qu'elle s'apprêtait à photographier et souvent, elle se ratait. Souvent, elle ratait le moment opportun, le moment propice et .. Souvent, elle s'agaçait et arrêtait net. Seulement, cette fois, elle était bien décidée à réussir. Parce que ça serait magnifique. Elle le savait.

Retenir son souffle. Zoomer. Ajuster délicatement, avec le bout des doigts. Prendre une dernière inspiration. Clic. La détente. Le bruit habituel. Le bruit qui fixe le début et la fin. Ce petit cliquetis qui marque le début de l'angoisse. Les rayons étaient là, convergent vers le centre de la lentille. Il n'y avait plus qu'à visualiser le résultat et c'était fait. Pourtant, elle préféra s'abstenir. Mieux valait regarder tout à la fin, plutôt que de s'exaspérer et mettre fin à la séance. Elle avait encore en tête un tas de projets pour cette soirée. Elle avait un tas d'idées de photographies à faire. Le sable de Miami Beach. Le ciel étoilé. Les touristes qui ne sauront jamais qu'ils lui ont servi de modèle. Il y avait encore tant à faire et pourtant .. La curiosité était bien son vilain défaut, au-delà du fait qu'elle était une fouineuse invétérée. Il fallait qu'elle voit. Il fallait qu'elle sache si c'était une réussite ou bien un échec. Il fallait qu'elle sache si c'était beau ou si c'était laid et bon à être supprimer. Oui, il fallait qu'elle voit. Adoptant une position plus confortable, elle s'assit en tailleur sur le même banc sur lequel elle était jusque là presque allongée. C'était le moment délicat, mais elle prit son courage à deux mains et appuya sur la petite flèche. La photo apparue. Elle retenait son souffle et tout l'air qu'elle avait bloqué, sortit d'un coup. C'était parfait. Et encore, parfait n'était surement pas assez fort pour décrire la qualité de cette photo. Elle sourit. "Yes !" Elle n'avait pas crié, mais ça n'avait pas été loin d'être le cas. Des passants s'étaient vaguement retournée pour examiner la provenance du bruit, mais elle n'en avait pas tenu compte. Elle était bien trop occupée à calibrer son appareil pour optimiser sa capacité. C'était du bon matériel et il fallait l'exploiter au maximum.

Une bonne centaine de photos avait rejoint ce fameux chef-d'oeuvre dont elle préparait l'idée depuis son réveil. Holly était ce genre de personnes qui, lorsqu'elle a quelque chose en tête, n'arrive pas à s'en défaire. Elle avait voulu cette photo, elle l'avait eu et il en était de même pour toutes celles qui avaient suivi. Finalement, elle avait quitté le parc dans lequel elle se trouvait aux alentours de vingt heures et avait longé le bord de mer dans l'optique d'y faire de jolies photos. C'était souvent là, qu'elle faisait les meilleures et il était hors de questions de passer à côté. Alors, elle avait erré quelques temps, jusqu'à rejoindre le port. Elle avait acheté de quoi manger en chemin. Ces fameux sandwich triangulaires. Ils n'avaient pas fait long feu et elle n'avait eu qu'à croquer trois fois dans chaque pour les finir. Ça n'était pas ce qu'il y avait de très consistant, mais c'était suffisant pour elle, qui n'avait pas un très gros appétit. Elle aurait même pu rester sans manger, mais ça n'était pas vraiment conseillé. Alors, elle avait fait cet effort et avait fini par se poser, dos à la mer et face à la ville éclairée. La nuit était tombée, les rues se vidaient considérablement. Les enfants avaient disparu de même que les personnes âgées et les familles entières. Il ne restait plus dehors que des couples, des âmes en peines, des esprits égarés. Dans quelles catégories se trouvait-elle ? Les esprits égarés surement. En tout cas, c'était ce qui s'apparentait le plus à sa situation. Elle avait l'air d'une touriste. Une touriste perdue, mais une touriste quand même. D'ailleurs, elle connaissait suffisamment Miami pour savoir que, lorsque la nuit tombée, une jeune fille de sa corpulence et de son âge était loin d'être en sécurité. Et plus l'heure tournait, plus ça devenait dangereux. Elle le savait pertinemment mais elle s'était laissé emportée, perdue dans ses pensées, en quête de photo unique. Bien joué.

Il lui avait fallu attendre les 23 heures passées pour se rendre compte qu'elle était quand même à une bonne trotte du campus, où se trouvait donc .. Sa chambre. Il lui avait fallu attendre tout ce temps pour se rendre compte que faire le chemin à pied, c'était risqué et puis .. Fatiguant. Il fallait bien admettre qu'elle avait la flemme. Et dans cette optique, cela faisait une petite dizaine de minutes que, portable en main, et appareil photo bien rangé, et caché, elle cherchait une solution. Pouvait-elle appeler quelqu'un ? Non. Depuis son retour, elle n'avait pas encore eu le temps de renouer avec ses anciennes connaissances, pour peu qu'elles soient encore là. Elle n'avait personne. Et puis, peut-être que tout le monde était parti .. Qui pouvait le savoir ? Elle soupira. Longuement. Elle était bonne pour faire le trajet à pied. Elle était résignée. Presque motivée même. Et puis, tout s'éteignit quand le jaune vint lui taper dans l'oeil. "T'aurais pu y penser avant, pauvre idiote." Elle n'avait pas pu s'empêcher de se dire ça, à voix haute. Un taxi. Bien sûr. Ça paraissait tellement évident qu'elle ne comprenait pas comment elle avait pu passer à côté de ça. Elle était vraiment perdue, en fait. Un sourire stupide étira ses lèvres. Par chance, celui stationnant, était libre, et ni une ni deux, elle se dirigea vers lui. Il était tant de rentrer et il ne pouvait pas tomber mieux ! Finalement, près du véhicule, elle ouvrit la porte et s'installa sans même demander sur la banquette arrière. Il ne voulait pas être dérangé ? Fallait penser à changer la lumière sur le toit. C'était pas de sa faute. Attachant sa ceinture automatiquement, elle lança finalement un coup d'oeil dans le rétroviseur pour croiser son regard. Elle déglutit légèrement. Le type semblait être plus froid qu'une porte de prison. Plus froid qu'elle. Et visiblement, elle ne semblait pas être la bienvenue. Hors de question de sortir de ce taxi. Hors de question de montrer cette gêne qu'il faisait naitre en elle par un simple regard.

"Le campus universitaire, s'il vous plait."

Le regard toujours ancré dans celui du conducteur, il était impensable qu'elle détourne les yeux la première. Ça pouvait durer quelques secondes, comme une éternité, mais elle n'en avait rien à foutre. S'il voulait jouer les conducteurs agacés, elle pouvait facilement endosser le rôle de la cliente imbuvable. À lui de voir.


Iollaaaaaan :pl::
 

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MessageSujet: Re: Sujet libre - La nuit à Miami, tous les taxis sont pris   Mar 30 Aoû - 20:16

Ses doigts se serrèrent autour du volant. Il sentit le cuir grincer entre ses paumes. Elle était juvénile. Gracile Le regard de biche, les lèvres en rose. Avec toute la volonté du monde de vivre encore quelques belles et glorieuses année. Oui, elle ne devait pas être trop stupide. Son regard croisa le sien. Toujours impassible. Il pensa. Il pensa longtemps, les yeux fixés dans les siens, à travers le rétroviseur. Lui dire qu'il ne pouvait pas la prendre ? Elle ne semblait pas assez cordiale pour accepter un autre taxi. Surtout un jeudi soir, à une heure pareille où trouver une voiture lire était une bataille de tous les diables. Iollan avait déjà vu des filles s'arracher littéralement les cheveux pour se faire sortir mutuellement d'un taxi. Iollan ne voulait pas qu'on le remarque. Ni qu'on lui pète un scandale. Pas maintenant. Il resta dix longues secondes à réfléchir. Le visage lisse et inexpressif. Finalement, sans un mot, il alluma le clignotant. Il décida de ne pas dire "non" à ce qui lui semblait être miss caprice. Iollan avait prit cette habitude. Accepter. Supporter. Il avait cette patience infinie qui lui accédait les portes de l'impossible.

Il tourna le volant avec difficulté. Les roues crissèrent un peu et d'un coup de pédale maîtrisé, la voiture démarra brutalement. L'université, ce n'était pas loin. Pas trop loin. Il se demanda s'il ne pouvait pas se débarrasser d'elle dans un coin tranquille. Sans faire d'avantage attention à elle, il se pencha légèrement en avant et nota les panneaux sur le chemin. Ses yeux cherchaient quelque chose comme "Déchetterie" ou "Zone désaffectée". Il ne trouva rien. Seulement "Campus Universitaire de Wynwood". Il suivit le chemin.

Iollan était d'un silence de mort. Sa tête tournait à droite et à gauche. Sa conduite était douce. Fluide et agile. Mais, parfois, sans qu'il ne soupire ni ne grogne, il dépassait violemment un autre conducteur et accélérait sur quelques mètres. Ses épaules n'étaient pas plus crispées. Ses rides n'étaient pas plus marquées. Entre temps, son regard accrocha de nouveau celui de sa cliente. Il n'avait pas mis le compteur en route. Si Iollan n'avait jamais été taxi, il savait que ce genre de petit dispositif existait. Aussi, il préférait lui faire la course gratuitement plutôt que de faire montre de son inaptitude à l'utiliser. Il ferait passer ça pour de la drague "Vous êtes charmante, mademoiselle, course gratuite contre numéro ?". Elle le giflerait ou lui donnerait son numéro. Il le jetterait quelque part dans le caniveau et l'affaire aura été réglée.

Iollan se souvint que Abaigh était également à l'université. Il espérait que l'étudiante ne l'ai jamais vu. Et ne le voit jamais à l'avenir. Comme d'un instinct naturel, il baissa un peu la tête. Par méfiance. Les lumières rougeoyantes des lampadaires éclairaient vaguement son menton et son nez. Ses doigts glissèrent sur le volant, il tourna. Toujours en direction de l'université. Il connaissait le chemin par cœur. Dieu ou le Diable lui avait au moins accordé cette chance-là.

Il se pencha et alluma la radio. C'était une chaîne de rap. Celle d'Anderson. Anderson qui dormait toujours au fond de son coffre. Iollan priait qu'il ne se réveille pas. Il changea plusieurs fois et s'arrêta sur une fréquence qui passait du punk rock "jusqu'à cinq heure non-stop". Gloire. Cela comblerait sans doute le silence ; Il n'était pas prêt à faire la causette.
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MessageSujet: Re: Sujet libre - La nuit à Miami, tous les taxis sont pris   Mar 30 Aoû - 21:42

Elle avait eu de la chance. C'était tombé vraiment pile poil. Elle n'avait bizarrement pas automatiquement pensé à ça, mais les véhicules jaunes, c'était toujours la solution de secours. Le dépannage quoi. Pourquoi n'y avait-elle pas pensé plus tôt ? Pourquoi avait-elle envisagé de rentrer à pieds, à cette heure-ci ? C'était complètement fou et dangereux. Il était vrai qu'elle n'avait pas spécialement froid aux yeux, mais parfois, il fallait faire des efforts et choisir la sécurité. Arrêter de jouer les têtes brûlées, tout ça. Rétrograder. Se rabaisser un peu. Comprendre qu'on est pas invincible. C'était ce qu'elle avait fait. S'admettre qu'elle n'était pas surhumaine, qu'elle ne pouvait pas gagner et qu'au même titre que n'importe quelle autre fille, elle pouvait se faire enlever ou elle ne savait trop quoi. Et puis, ça n'était pas comme si ça n'était jamais arrivé. Elle savait ce que ça pouvait faire d'être enfermer, de ne pas savoir si elle allait s'en sortir vivante. Elle ne savait que trop bien. Et elle ne voulait pas prendre le risque de revivre ça une nouvelle fois. En s'installant sur la banquette arrière, elle chassa ce mauvais souvenir de son esprit. Mieux ne valait pas penser à ça, surtout pas dans cette situation, avec un conducteur .. Aux airs peu sympathique, il fallait bien l'admettre. Il n'était pas le genre de taxi qui donne envie qu'on y monte. Honnêtement, elle aurait peut-être fait demi-tour en le voyant au travers du pare-brise. Ou peut-être pas. Enfin. Elle avait vraiment besoin de ce taxi. Comme il fallait faire des efforts, il fallait faire des concessions et c'était fait. Maintenant qu'elle y était, autant en profiter.

L'échange de regards avait été .. Tendu. Stressant ? Oppressant plutôt. Leurs yeux n'entraient en contact qu'indirectement. Par le biais du rétroviseur. Elle n'osait même pas imaginer qu'est-ce que cela pourrait être en face à face. Il avait l'air déterminé, froid, distant. Il avait l'air d'être le genre de type a qui on ne fait pas de blagues. Tant mieux. Ça n'était pas vraiment le style d'Holly. Elle était plutôt dans le sarcasme. Elle se plaisait en étant désagréable. La bataille sembla durer une éternité. Puis, le bruit du moteur, le démarrage de la voiture rompu l'échange. Enfin. Holly se retint d'expirer de soulagement. Ça avait été étrange et sans fin. Elle avait l'impression de ne pas voir le bout de ce combat visuel. C'était particulier. Elle leva les yeux au ciel et s'installa plus confortablement, posant son sac sur sa gauche et continuant toujours de regarder le reflet concentré de l'homme dans le rétroviseur. Il regardait la route, lisait les panneaux. Ça se voyait. Savait-il où se trouvait l'université ? Elle se posait la question. Il avait l'air suspect. Mais elle n'en tint pas compte. Mieux ne valait pas psychoter. Ça pouvait devenir problématique. Elle n'était pas du genre à se faire des films mais tout de même. Elle se méfiait. Voilà tout. Il fallait reconnaître qu'il avait l'air relativement bizarre. Elle ne savait pas pourquoi mais elle n'arrivait pas à décrocher. Comme si, en le fixant, elle allait en apprendre plus sur cet étrange spécimen. Le silence était pesant. Les chauffeurs de taxi étaient-ils vraiment devenus si .. cons ? Pas une formule de politesse, ni rien. C'était du propre.

Puis, de nouveau, ça recommençait. Comme prise sur le fait, elle se sentit légèrement mal à l'aise mais elle s'était mis en tête de ne rien laisser paraitre. Il était hors de question qu'il sente que le malaise qu'il installait avait un quelconque effet sur elle. Non. Jamais. Elle se montrait insensible autant que possible, ne clignez pas des yeux trop souvent, ne cillait pas. Il fallait se mettre à son niveau. Que cherchait-il en se comportant de la sorte ? Abruti. Cette fois, il semblait y avoir quelque chose de différent dans son regard.. Comme s'il .. Réfléchissait. C'était fin, minuscule, presque imperceptible, mais elle savait que c'était là. Il pensait. Il était définitivement perturbant. Ce genre de choses étaient extrêmement rares. Tant d'électricité,  de gêne. Sans même s'en apercevoir, elle avait commencé à mordiller sa lèvre inférieur, de nervosité. Parce que oui, elle était nerveuse à cause de ce fou.. Parce que plus ça allait, moins elle se sentait bien dans ce taxi. Instinctivement, elle jeta un coup d'oeil au fermeture des portières. C'était complètement stupide. Il n'y avait pas de raisons. Pas de stress. Il allait l'amèner à l'université puis il disparaîtrait. Ni vu, ni...

Qu'est-ce que c'était que ça ? Distraite et surprise, elle passa une main dans son dos. Qu'est-ce que ça pouvait bien être ? De doigts hésitants, elle toucha le dossier à la recherche de formes, de reliefs. Elle avait senti quelque chose ou plutôt..  Elle croyait avoir senti quelque chose. Elle avait sûrement rêvé. La fatigue. Du moins, elle tentait de se convaincre que ça n'était pas réel. Elle avait juste du avoir une petite douleur, un sursaut, rien de particulier. Un sursaut comme celui qu'elle n'avait pu retenir en étant surprise par la radio. Était-il sérieux? Venait-il d'allumer la radio? Était-il en train de jouer la carte de la normalité ? Du rap? Non. Ça ne lui correspondait pas. Il semblait être du même avis, puisqu'il balança une radio punk.. Super.. Elle soupira d'agacement cette fois. C'était hors de question. Combien restait-il encore avant d'arriver à l'université..  ? Longtemps. Trop longtemps. Elle ne pouvait pas tenir. Pas avec cette musique. Pas à ce volume. Quel con. C'est bien ce qu'elle se disait. C'était le pire sur lequel elle pouvait tomber. Une porte de prison. "Hum hum.." Qu'est-ce qu'elle essayait là ? Pensait-elle vraiment qu'il allait l'entendre? Une idiote aussi. Il fallait être plus remarquable et.. Prendre des initiatives. Tirant sur sa ceinture, elle se pencha et prit appui sur les deux dossiers devant elle. Elle place sa tête entre les deux appuis tête  et retenta le coup, avec des mots plus parlant.

"T'as l'air tout droit sorti d'un film. On t'as jamais appris pendant ton apprentissage que le client est roi? J'aime pas cette merde..  Coupe ça.. "

Il n'y avait plus de vouvoiement. Cette fois, elle allait être autant désagréable qu'il était silencieux. Une nouvelle fois, elle ancra son regard dans le rétroviseur en l'attente du sien. Prête à l'affronter.

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MessageSujet: Re: Sujet libre - La nuit à Miami, tous les taxis sont pris   Mar 30 Aoû - 22:28

La radio crachait son contenu tandis qu'il s'était pris la roue dans un nid de poule. Il avait senti les amortisseurs assumer le choc. Ca l'avait inquiété. D'abord, il fit semblant de rien. Fixer la route. Regarder les panneaux, parfois. Mais le corps avait fait tanguer la voiture. Si la jeune femme aurait du mal à s'en apercevoir, l'expertise de Iollan lui permettait de le sentir. Quand il changea de rue, il leva les yeux sur le rétroviseur. Voir son visage. Aucune réaction. Cependant, son regard de chien faïence. Petite rebelle, va. Iollan en aurait sans doute rit. L'aurait un peu moqué. Mais, dans ce contexte, il n'en avait pas l'envie. Ses coups d’œils étaient toujours rapides. Il détournait le regard en premier. Toujours. Les petits jeux du "Celui-qui-flanchera-en-premier", ça ne le concernait pas. Il avait une route à tenir. Iollan lui trouvait quelque chose d'attachant. Celui de la grenouille qui veut tenir tête au lion. C'était innocent. C'était naïf. Il tourna à droite : Université de Wynwood.

Tout allait bien. Le corps ballotait sans doute un peu. Mais, il lui suffisait de ralentir. Simplement. La radio couvrirait très certainement le réveil immnent d'Anderson. Son regard tomba en biais sur le petit badge du tableau de bord. "Clark Anderson". Il se demanda si la petite l'avait remarqué. Sans doute pas. Il faisait nuit. De là où elle était, sur sa petite banquette, l'étiquette devait être bien trop sombre. Iollan tournait parfois la tête vers le paysage. Quand ils sortirent des centres de pubs et d'usines à touristes, les routes se désertaient. Les voitures se firent rare. En vérité, il aurait pu en profiter maintenant pour se garer. Il regarda à droite à gauche. Il ralentit, cherchant un stationnement assez éloigné de sous les balcons trop indiscrets.

Elle se pencha sur lui. Il tourna la tête et arqua un sourcil, la toisant d'un œil bref.

"J'aime pas cette merde. Coupe ça."

Sans plus de réponse, il se tourna vers la route. Une seconde plus tard, la voiture avala vingt bons mètres en moins de quelques instants. Iollan avait violemment accéléré pour la propulser en arrière. Il reprit un rythme normal. Puis, le chemin de l'université. Tant pis.

Cette fois, l'Irlandais l'avait senti : Un boum boum bruyant et sourd dans le coffre. Merde. Il allait se réveiller. Iollan se maudit d'avoir réagit à chaud. Ce n'était rien d'autre qu'une pisseuse de vingt ans. Rien d'autre que des mots. Crétin. Heureusement, OffSpting avait été bien aimable de couvrir le chahut du pauvre chauffeur de taxi. Pour éviter qu'elle ne se mette à envenimer la situation, il éteignit tout de même. Dommage. C'était son morceau préféré.

Quelque part, il craignait que l'autre ne se mette à gémir ou à geindre. Sans doute, Anderson avait dû s'être cogné la tête. Sans doute, son coma ne durerait pas. Aussi, fallait-il que Miss Client-Est-Roi se concentre sur lui. Sur Iollan. Sur personne d'autre. Il faudrait bien lui faire la causette. Il redressa le nez sur le rétroviseur. Le visage toujours de marbre.

Pour votre sécurité, restez contre la banquette, s'il vous plait. Le ton monotone. Ni menaçant. Ni agressif. Ni moqueur.
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MessageSujet: Re: Sujet libre - La nuit à Miami, tous les taxis sont pris   Mer 31 Aoû - 10:40

Le trajet n'allait pas en s'arrangeant. Entre l'échange visuel oppressant, la douleur dorsale, le silence de mort et finalement la musique à chier, Holly commençait à s'agacer. C'était inévitable. Elle commençait à en avoir marre mais en plus de ça, elle sentait bien qu'elle devenait.. Nerveuse. C'était la raison pour laquelle, elle mordillait sa lèvre, inférieure sans cesse. Il était hors de questions que le reste de la route se passe comme ça. Il voulait jouer aux cons? Elle allait jouer. Dans un élan de courage et d'insolence, elle s'avança, de sorte à positionner sa tête entre l'espace des deux dossiers avant. Elle voulait une certaine proximité, quelque chose de plus direct. Pourtant, elle continuait de fixer au travers du miroir. Elle n'était pas prête à affronter un tel regard directement. Bingo. Il semblait être surpris. Son visage exprimait pour une fois une infime émotion, presque imperceptible, mais elle l'avait vu. Il ne s'attendait sûrement pas à ce qu'elle prenne ce ton supérieur et qu'elle lui... Ordonne d'éteindre la radio. Elle pensait avoir fait un pas sur le terrain et que lui, avait reculé. Autant dire qu'elle se méprenait. Mais elle ne comprit cela que trop tard. Il n'avait pas eu de grande réaction. Il s'était contenté de se reconcentrer sur la route. Et surtout d'accélérer.

Elle ne se serait jamais attendu à une telle réaction. Il était imprévisible et suspect. Plus ça allait, plus elle le trouvait étrange. En tous les cas, il lui avait fait faire un bond violent, qui l'avait obligé à retourner au fond de la voiture, bien collée à la banquette. C'était limite si elle ne passait pas à travers et ne finissait pas dans le coffre. Il était malade. La voiture retrouva une vitesse raisonnable, la musique continuait d'envahir l'espace, et lui, continuait de se taire. Holly, frustrée, soupira. Pour qui se prenait-il? Est-ce que c'était parce que monsieur semblait ancestral qu'il fallait qu'il se comporte de la sorte? Connard. La jeune femme fronça les sourcils, le regard toujours rivé  sur le rétroviseur. Décidément c'était le seul lien. S'il y avait eu une vitre entre l'avant et l'arrière de la bagnole, elle était persuadée qu'il aurait fermé sans la moindre hésitation. Il n'était pas très sociable. Et elle non plus. Mais elle était professionnelle dans l'art de faire chier son monde et, en vu de son comportement, il méritait qu'elle joue la pire des garces, ou du moins, autant qu'elle le pouvait. .

Puis, silence. Encore. C'était la, une bataille qu'elle venait de remporter. Sale faible. Il voulait jouer aux durs mais finalement, il n'en menait pas large. Quel con, pensait-il. Un léger rictus étira ses lèvres face à cette "victoire", mais il disparu aussitôt quand son regard croisa le sien pour la énième fois. Ne rien montrer. Pas même la satisfaction. Pourtant, elle ne pouvait pas la dissimuler entièrement et ça devait se lire un minimum dans ses yeux. Elle avait manqué de croiser ses bras sur sa poitrine mais ça aurait été provocateur et le but n'était pas du tout celui-ci. Lui, fidèle à lui même était encore plus impassible qu'impassible. Il aurait pu.. Porter un masque qu'elle n'aurait sûrement pas vu la différence. C'était perturbant. Surtout que, lorsqu'il ouvrit la bouche pour la première fois, elle ne put s'empêcher de ciller. Elle ne s'y attendait pas. Une voix grave, sèche. Un ton neutre, impassible à l'image de son visage. Décidément, ce type semblait sans saveur. Était-il toujours comme ça, ou bien était-ce simplement avec elle? La question se posait. Autant dire que le deuxième cas serait plus rassurant. Dans le cas contraire, elle plaignait son entourage. Elle était froide et peu sociable mais sûrement pas à ce point.

"Pour ma..  Sécurité ? Vraiment? J'étais parfaitement en sécurité jusqu'à ce que tu.. Me propulse.  T'as eu ton permis dans un paquet de lessive ou quoi?  "

C'était à se demander, vraiment.

"Dis moi.. Clark. T'as pas franchement la même tête sur ton badge que dans le rétroviseur."

Le regard fixe, elle attendait sa réaction. Il était même totalement différent. Deux options étaient probables.

"Alors.. Soit tu as beaucoup changé..  Soit tu n'es pas.. Clark."

Bordel Holly, mais qu'est-ce que ça peut te foutre ? C'était une excellente question. Avait-elle vraiment envie de savoir? Elle n'en était pas certaine..  Arrivera-t-elle en vie à l'université ? Le doute subsistait. Aurait-elle du là fermer ? Probablement. En tous cas, c'était toujours aussi calme, aussi silencieux. Il n'y avait pas un bruit. Sauf.. Un. Un bruit sourd, régulier. Le moteur peut être ? Non. Ça n'était pas ça.

Boum. Boum. Boum.

Encore.

Boum. Boum. Boum.  

Elle n'était pas sûre de rêver. Mais cette fois, son regard devint interrogateur. Elle leva un sourcil.

"La voiture s'apprête à tomber en morceaux ou.. Wow. C'était quoi ça ?"

La voiture était arrêtée à un feu. Parce que oui, malgré sa façon de conduire et de propulser ses clients, il respectait encore les signalisation routière.  C'était sûrement le calme qui lui avait permis de l'entendre. Un cri. Sourd.

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MessageSujet: Re: Sujet libre - La nuit à Miami, tous les taxis sont pris   Mer 31 Aoû - 17:18

Ses remarques semblaient lui passer par-dessus. Iollan ne la regardait plus. Il ne la regardait pas. Pour éviter qu'elle ne tente une approche trop audacieuse ou qu'il ne doive lui répondre. L'ignorer semblait une option acceptable dans une telle situation. Sans doute s’essoufflera-t-elle à parler toute seule. A s'énerver contre un mur. Plus on faisait attention aux enfants et plus ils se montraient turbulents. Pas avec lui. Il n'avait pas envie de jouer. Le feu rouge bavait sa lumière sur tout l'avant de la ruelle déserte. Au carrefour, personne. Le ciel était toujours noir. La Lune tentait de percer son manteau cotonneux. Dans ce silence, Iollan repensa à ces vieux polars que sa mère regardait avec beaucoup de cynisme. Non, vivre ces choses-là était différente de les voir à la télé. Il n'y avait pas de happy end. Il n'y avait pas résolution d'intrigue. Juste d'autres morts. D'autres magouilleurs. D'autre témoins gênants. Cela faisait cinq minutes qu'il n'avait pas croisé ses yeux. Il le fuit lorsqu'elle assura qu'il n'était pas Anderson.

Non, il n'était pas Clark. Iollan n'eut guère plus de réaction. Juste un bref et court échange de regard. Il la fusilla. Ses pupilles étaient remontés lentement vers le rétroviseur. Puis, il cligna des yeux, paresseux et se re-concentra sur la route. Il y avait un autre feu rouge à l'autre intersection. Il se le prit.

Iollan réfléchissait. Il bougea légèrement le rétroviseur pour qu'elle ne puisse plus le voir. Elle le détaillait depuis le début de la course et il ne comprenait que maintenant à quel genre de fouille-merde il avait affaire. Car les gens normaux ne posent pas ce genre de question. Les gens normaux se taisent et regardent par terre. Cette fille était jolie, jeune et pleine d'envie de vivre. Longtemps. Sans doute très longtemps. Mais, elle devait peut-être être stupide. Iollan songea à un mensonge. Il détestait mentir. Iollan était toujours sincère. Parfois trop. Il préférait se taire - bien plus encore - que de vomir des mensonges ou des hypocrisies. Iollan détestait les jolies conventions sociales où fallait-il toujours être tout beau tout propre tout le temps. Iollan réfléchissait.

Je le remplace, se contenta-t-il de dire le plus simplement du monde après un long silence.

Puis entendit encore. Anderson. Putain d'Anderson. Ferme ta gueule...

Le feu passa au vert. Il fit mine de regarder en arrière. Aucune surprise sur son visage ; Il n'était pas acteur. Cependant, il décida de tourner à gauche - déviant de la route de la faculté - où il savait qu'un parking de supermarché attendait de le recevoir. Ce serait parfait. Peu de lumière. Jamais personne. La voiture tangua. Il conduisait doucement et avec une extrême précaution. Eviter que le pauvre Anderson ne roule encore dans le coffre comme le vieux cadavre d'une canette. Iollan coupa le contact et ouvrit la portière.

Je vais voir. Ne bougez pas.

Quelque part, il espérait qu'elle décide de partir maintenant. Qu'elle assure qu'elle rentrerait à pied. Ce serait sans doute une très bonne manière pour elle d'éviter les ennuis. Car les ennuis, elle y était entrée de plein pied. Et elle le savait. Il y avait eu ce moment où, après avoir posé son indiscrète et bien dangereuse question, son visage de poupée s'était crispé. Imperceptiblement. Elle avait regretté sa question, Iollan n'avait vu. Et avec un peu de chance n'insistera-t-elle pas. Iollan claqua la portière derrière lui pour aller examiner l’intérieur du coffre. Ou presque. Un rapide coup d’œil vers la jeune femme, s'assurer qu'elle soit bien sage. S'assurer qu'il n'ouvre pas le coffre lorsqu'elle déciderait de partir.

Discrètement, il porta sa main à sa ceinture. Profitant que le capot le cache, il sortit son revolver. Lentement. Puis, ouvrit grand le coffre. Le capot le cachait entièrement. Anderson s'apprêta à hurler, à bondir, même les mains attachées. Il saignait du nez et de l'arcade. Sa paupière avait tant gonflée qu'elle couvrait tout son œil. Quand Iollan lui braqua le canon contre la tempe, il s'enfonça encore dans contre la fine moquette de son propre coffre. L'irlandais se contenta d'un seul geste. Doucement et précautionneusement. Un doigt sur les lèvres pour lui signifier de la fermer. Anderson, avec son regard vitreux et ses dents de devant qui flottaient, tenta une ultime supplication à laquelle Iollan ne répondit qu'en desserrant le cran de sécurité. Anderson se tut immédiatement et ferma fort son œil. Il se calma. Iollan remit le cran de sécurité. Et referma le coffre d'un geste sec. Son autre main rangeait son arme en même temps. Dernier coup d’œil, discrètement, sur sa jeune "cliente".
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MessageSujet: Re: Sujet libre - La nuit à Miami, tous les taxis sont pris   Mer 31 Aoû - 22:07

On pouvait dire que niveau sécurité, elle avait vite basculé dans l'hypocrisie. Si elle était montée dans ce taxi, c'était pour s'éviter un deuxième enlèvement, ou un viol. On ne savait jamais ce qui courait dans les rues à ces heures-ci. Pourtant, le danger semblait être plus fourbe, plus discret, plus proche. C'était ce qu'elle s'était dit au moment même où elle avait remarqué la différence entre le conducteur actuel et celui supposé la conduire. Elle avait tilté en s'approchant de lui, pour qu'il éteigne la radio. Elle avait vu le badge. Clark Anderson. Jeune. Plus jeune que celui qu'elle s'acharnait à fixer dans le rétroviseur. Brun, aussi. Beaucoup plus brun que l'homme qui la conduisait actuellement. En résumé, il n'avait absolument rien en commun. Ni le physique. Ni rien. Et puis, l'un avait l'air beaucoup plus sympathique que l'autre. Fallait croire que la malchance lui collait au basque. Et la curiosité aussi. Beaucoup de gens se seraient contentés de noter la différence et n'aurait rien ajouté, n'aurait pas posé de questions, n'aurait rien dit. Pas elle. Beaucoup de clients se seraient faits très petits face à la mauvaise humeur évidente de l'abruti de devant. Pas elle. Elle avait ce petit côté rebelle, ce truc qu'elle n'arrivait pas à contenir. Il fallait toujours qu'elle mette son nez où il ne fallait pas. La faute au journalisme sûrement. En tout cas, elle n'avait pas pu s'abstenir et lui, n'avait pas bronché. Il l'avait seulement regardé, furtivement avant de l'ignorer, encore. Fait chier.

Le pire, c'était sûrement sa réaction. Cette négation de sa personne. Ce dénie. Il avait attrapé le rétroviseur et l'avait légèrement bougé. C'était fini. Plus de visuel sur son visage. Plus de contact, même indirect. Elle fit la moue. Ça, c'était mauvais. Croisant les bras sur sa poitrine, elle tenta d'apercevoir ne serait-ce qu'une parcelle de son visage dans le rétroviseur extérieur. Rien. Impossible. Il faisait bien trop sombre, trop nuit. Son reflet n'était pas discernable et ça la gênait. Beaucoup. Elle ne se sentait pas tranquille. Pour le fixer, c'était comme pouvoir le surveiller, s'assurer qu'il n'était pas un psychopathe et qu'elle finirait par voir le bout de ce trajet. Mais maintenant, il n'y avait plus rien. Juste .. Une chevelure blonde, un crâne de dos. Super. Elle croisa les bras sur sa poitrine, s'exaspérant quand, pour la seconde fois, sa voix retentit dans l'habitacle. Pourquoi fallait-il qu'elle soit sceptique ? N'aurait-elle pas pu simplement assimiler l'information ? N'aurait-elle pas pu se dire qu'il pouvait être normal que le dénommé Clark se fasse remplacer ? N'aurait-elle pas pu passer à autre chose ? Évidemment que non. Mais elle préféra ne pas renchérir. De toute évidence, elle était persuadée que cela sonnait faux. Et ça devait surement être le cas. Pourtant, pour la première fois, elle garda le silence, se contentant de patienter. De toute façon, son esprit divagua rapidement et se concentra sur les bruits qui semblaient faire raisonner toute la structure métallique. Qu'est-ce que c'était ? Inquiète et toujours plus curieuse, elle se risqua à poser la question. Elle voulait s'informer. Elle ironisa d'abord, mais fut interrompu. Cette fois, c'était bien ce qu'elle pensait. Un cri. Et il ne venait pas de très loin. Un rapide coup d'oeil au travers de chaque fenêtre et elle comprit. Il ne venait pas de l'extérieur. Il était bien trop proche. Bien trop .. près d'elle. Pourtant, rien. Pas de réponse. Ignorance. Encore. Il se contenta de redémarrer lorsque le feu devint vert et .. Changea de direction.

"Eh. Qu'est-ce que vous faites?"  

De l'inquiétude. Cette fois, c'était sûr. Elle était inquiète. Anxieuse. Encore sa lèvre. Un parking. Il y entra, arrêta le moteur, ouvrit la portière et l'informa qu'il allait voir. Il aurait pu s'arrêter là et elle, était déjà partie pour le suivre à l'extérieur pourtant, son envie disparut presque aussitôt. Il semblait avoir anticipé sa réaction et lui ordonna, encore sans un regard, de ne pas bouger. Elle aurait pu désobéir, jouer les têtes brulées, mais un elle-ne-savait-quoi la cloua à la banquette alors qu'il disparut en refermant derrière lui. "Merde." Ça ne sentait pas bon. Par précaution, elle détacha sa ceinture et se déplaça sur la banquette pour suivre le type des yeux. Elle le voyait presque dans son intégralité pour la première fois. Pas mal. Franchement, pas mal. Elle aurait pu apprécier dans d'autres circonstances, mais là, dans celles actuelles, elle ne remarqua même pas. Elle était bien trop occupée à se demander d'où pouvait bien provenir le cri. Oh .. En était-ce vraiment un ? Et si elle avait simplement .. Rêvé ? S'il s'agissait simplement d'un truc qui se baladait dans le coffre ? Devenait-elle paranoïaque ? La réponse était oui, inévitablement. C'était prouvé par sa réaction lorsqu'il disparu derrière le capot arrière, maintenant relevé. Elle ne faisait plus face qu'à un mur jaune. C'était le moment. Portable en main, configuré sur l'appareil photo, elle se pencha sur les sièges avant. De la bouffe, des déchets. Les clefs toujours sur le contact. Le badge. Le badge. Il fallait qu'elle prenne des preuves, mais de quoi ? Que cherchait-elle ? Absolument rien. Elle n'en avait pas la moindre idée. Tout était bon à prendre. Clark Anderson. C'était enregistré. La boite à gant. Rien. Vide. Seulement les papiers du véhicule. Rien d'intéressant. Il fallait qu'elle aille plus vite. Qu'elle se grouille. Un portable. Celui du conducteur ? Sûrement. Il fallait qu'elle le touche. Il fallait qu'elle l'active, ne serait que pour essayer de trouver quoi que ce soit, une infime information.

Un grincement.

Le capot qui se referme.

Merde.

D'un bond, d'un sursaut, elle repartit en arrière, retrouvant sa place initiale et se tournant vers le pare-brise arrière. Sa respiration avait légèrement accéléré, mais tout semblait être à l'identique. Discrètement, elle verrouilla son téléphone. Il fallait qu'elle sorte. Qu'elle bouge. Qu'elle fasse quelque chose, mais son regard était rivé sur elle et elle ne se sentait pas la force de bouger. Pourtant, il le fallait. D'un signe de main, elle lui fit comprendre de l'attendre et quitta à son tour le véhicule. Avoir l'air normal, détendue, tranquille. Elle inspira un bon coup l'air frais de ce jeudi soir. Il faisait plutôt bon et c'était bien normal vu l'heure. Pourtant, il y avait une atmosphère pesante. Avoir l'air normal, détendue, tranquille. Elle se répétait cette phrase en boucle dans sa tête. Il fallait qu'elle arrive à tenir le cap, avoir l'air sereine et innocente. Il ne fallait rien laisser transparaitre, il fallait faire comme lui. Alors, elle lui tourna le dos, dans un premier temps et s'éloigna à quelques pas de la voiture, étira ses bras et son dos. Elle poussa une grande expiration, avant de se retourner et de revenir sur ses pas.

"Tu sais ce qu'il te manque ? "  

Elle le contourna et vint s'appuyer sur l'arrière de la voiture, la main sur le métal froid du coffre. Elle laissa un silence s'installait comme si elle attendait véritablement une réponse. Elle savait qu'elle ne viendrait jamais, mais c'était toujours bien d'essayer.

"L'amabilité."

Combien de fois pourrait-elle lui faire cette remarque ? Une bonne dizaine, à son humble avis.

"Bon, alors ? T'as résolu le problème ? C'était quoi, faux Clark ? "

Faux Clark, oui. Il fallait bien qu'elle trouve de quoi l'appeler étant donné qu'elle n'avait pas son prénom en bouche.

"Ça venait du coffre, non ? Maintenant qu'on en parle .. J'ai cru recevoir un .. coup, tout à l'heure. Je pensais que c'était une douleur interne mais .. Doit y avoir là, quelque chose d'assez solide qui se balade au moindre mouvement de la caisse, j'me trompe ?"

Se tromper ? Ça l'étonnait.

"Tu veux que j'te dise ? T'as la tête d'un coupable, mon gars. Le genre de gars à cacher des cadavres dans son placard. C'est sûrement à cause de .. Ton silence. De ton regard de psychopathe .. Enfin, t'as compris quoi .."

Son ventre se nouait. Elle savait qu'elle se mettait en danger. Elle savait qu'elle jouait avec le feu si ce qu'elle pensait s'avérer probable. Pourtant, il ne semblait plus y avoir de filtre.

"Tu permets que je regarde ? Histoire de pas .. Me faire de film hein ! Juste à titre .. Informatif, dirons nous !"

Et sur ces mots, elle se retourna, posant ses mains aux deux extrémités du capot arrière. Les choses étaient simples: soit elle devenait folle, soit elle mourrait ce soir. L'asile psychiatrique, c'était toujours mieux que la guillotine. Quoi que ..


Iollaaaaan :mimi:
 


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MessageSujet: Re: Sujet libre - La nuit à Miami, tous les taxis sont pris   Dim 4 Sep - 19:02

Clanck !

Le verrou du coffre de referma. Iollan redressa la tête. Qu'est-ce qu'elle voulait ? Qu'est-ce qu'elle faisait. Iollan l'observa sortir sans un mot. Instinctivement, il posa une main sur le capot du coffre. Elle avait flairé quelque chose. Elle se doutait de quelque chose. La priorité, à présent, était de savoir si elle jouerait le jeu ou se mettrait en danger. Il se demanda si elle n'allait pas en profiter pour continuer à pied. Pour retirer ses talons et s'enfuir à petites foulées. Sans doute cela allait-il l'arranger. Si Anderson n'était pas trop con, il survivrait à sa rencontre avec le patron. Sans doute, si Anderson n'était pas trop con, il n'y aurait aucun soucis avec les flics. Elle pourrait bien parler d'un chauffeur de taxi nommé Clark Anderson qui avait sans doute disparu. On le retrouverait, il sourirait que tout va bien, non non, j'ai juste prêté mon taxi à un ami. Plait-il ? Iollan la fixait, cette fois. Ni par les mots, ni par le regard, il ne pouvait la forcer à retourner dans la voiture. Cependant, l'instinct de survie de la jeune femme pouvait peut-être jouer en sa faveur. Lorsqu'elle lui adressa sa question, il releva le menton. Le visage, toujours aussi défroissé et glacial. Il n'avait pas besoin de lui demander un "Quoi ?" de bienséance, cette fille semblait avoir assez d'ego pour deux. Iollan aurait pu lui répondre tant de choses. Tant de méchancetés et jouer à ce petit jeu de provocation. Mais, le moment n'était pas le plus approprié. Sa tête suivait ses petites déambulations de diva. Il ne la quittait pas des yeux.

"Doit y avoir là, quelque chose d'assez solide qui se balade au moindre mouvement de la caisse, j'me trompe ?"

Toujours du ton le plus grave et le plus sérieux du monde, il répondit à sa question poliment. Gardant la main sur le rebord du coffre et s'adressant à elle d'une voix assez forte pour qu'Anderson l'entende. Lui signifier qu'il serait à son avantage de jouer le jeu. De fermer sa gueule.

Un sac un peu lourd. Ça ne vous gênera plus.

Iollan était très mauvais menteur. Il mentait comme on récite un poème sans en croire un seul mot. Comme ces enfants qui apprennent leur texte sur le bout des doigts et le répètent comme s'ils y avaient perdu leur âme.

Iollan se tût. La fixait. Tu ne veux pas continuer. Tu ne veux pas savoir. Crois-moi, personne ne veut savoir. Iollan écoutait d'une oreille attentive. Une tête de psychopathe ? Son silence ? Ça aurait put lui faire beaucoup rire. C'était quoi ce jugement de valeur tiré sur des clichés de vieux films de gangster ? Iollan était peut-être l'un de ces clichés sur pattes, après tout. Elle devait avoir l'habitude d'attirer l'attention. Des grandes grimaces qui ne veulent rien dire. L'Irlandais redressa un peu la tête à ses insinuations, sans retirer la main du coffre. Comme elle approchait dangereusement, il recula de quelques pas. Tout près d'elle, il pouvait presque sentir son parfum. Il pouvait mieux voir ses yeux. Il songea deux secondes que ça devait être le genre de regard à attirer les mouches. Un regard en miel, qui papillonne. Elle faisait une tête de moins que lui. Au moins. Elle était très près. Trop près. Iollan se permit durant cette fatidique seconde de déshabiller les coutures de son visage.

Iollan aurait pu lui éclater la tête sur cette bagnole pour ne jamais en reparler.

Il retira sa main doucement. Et recula de quelques pas. Il jugea qu'il n'était pas nécessaire de lui forcer la main. Pas le genre de morveuse à entendre raison de la part d'un type comme lui. Pas le genre de morveuse à entendre raison, de toute les manières. Iollan la considéra d'un éphémère regard et désigna de la main le coffre, reculant derrière elle de quelques pas encore. L'invitant à ouvrir. L'invitant à découvrir la chose. Comme s'il n'avait rien à se reprocher. Comme si, lorsqu'elle ouvrirait grand le capot, elle ne découvrirait que quelques bagages sans importance. Si elle était assez intelligente, elle n'ouvrirait pas ce coffre. Car, si elle était intelligente, elle comprendrait qu'elle n'avait rien à y gagner à l'ouvrir.

Passant une main lente et précautionneuse à sa ceinture, Iollan était ainsi près à sortir son revolver. Si elle ouvrait, elle ne se retournerait pas sans avoir son canon posé juste sur son crâne. Ce n'est sans doute qu'à ce moment-là qu'elle comprendrait qu'il n'y a que dans les séries policières que les journaleux et les fouilles-merdes finissent par être sauvés.
(Désolé du retard, chou ! Promis, je serais moins long à l'avenir ♥ J'espère que ma réponse te conviendra tout de même. Je suis désolé de ne pas avoir pu avancer plus le RP puisque je ne savais pas si elle allait vraiment ouvrir ou pas ! Si tu veux, tu peu me dire si elle ouvre ou pas par MP et j'édite en fonction de sa réaction pour allonger un peu ma réponse. Dans tous les cas, des bisous !)
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MessageSujet: Re: Sujet libre - La nuit à Miami, tous les taxis sont pris   Mer 7 Sep - 16:39

Elle n'était plus maître d'elle même. I'm the captain of my soul, qu'il disait l'autre. Pour le coup, elle ne l'était pas du tout. Elle était loin de l'être. Elle se sentait comme si quelque chose contrôler son corps, malgré elle. Elle se sentait comme si quelque chose avait prit possession de son être et de son esprit pour la pousser à faire des erreurs, pour la pousser à se mettre en danger. Elle cherchait à réfréner cette force supérieur, ce truc maléfique. Elle cherchait à réfréner .. sa curiosité. Ni plus, ni moins. C'était ça, le mal qui la rongeait. La curiosité. Le vilain défaut. L'un des péchés capitaux. Son péché à elle. Le plus gros de ses défauts. En plus d'être chiante. En plus d'être froide et distante. C'était ce qui allait faire son succès, si succès il y avait. Dans le journalisme, de la curiosité mêlée à de la persévérance ça faisait la réputation. Mais parfois, ce mélange pouvait également mener à la perte et c'était exactement ce qu'il semblait lui arriver dans ce cas précis. Pourquoi avait-elle joué les flics à photographier l'intérieur de la voiture ? Pourquoi était-elle sortie de la voiture ? Pourquoi jouait-elle les petites effrontées, en le titillant, en le provocant? Elle savait très bien que c'était une mauvaise idée, mais elle se retrouvait dans une drôle de situation. Elle avait l'impression d'avoir de part et d'autre sur ses épaules un ange, et un démon. À son image. Avec la même tête mais tellement plus petits. Tellement minuscule qu'elle n'avait qu'à hausser un peu brusquement les épaules pour s'en débarrasser. Le combat verbal faisait surement rage mais .. Le démon prenait le dessus. Évidemment.

Elle avait envie d'aller au fond des choses, de .. rentrer dans le lard. Enfin. C'était plutôt ce que le démon voulait. Holly, elle, aurait voulu perdre sa langue et se faire clouer sur la banquette arrière plutôt que de mettre son pied dehors. Il était tellement .. Bizarre. Tellement .. Anormal. C'était le bon mot. Le remplaçant du fameux Clark était anormal. Il était tout sauf sympathique. Il était tout sauf bon vivant. Il était tout sauf commerçant. Bref. Il était froid, antipathique, et .. Désagréable. Et trop calme aussi. C'était surement ce qui le rendait glauque. Il était d'un silence perturbant et frustrant. Elle avait beau lui dire n'importe quoi, il gardait cet air supérieur et détaché. Comme un automate. Comme un robot. Il n'avait rien d'humain. Il avait l'air tout droit sorti d'un autre monde et honnêtement, elle aurait préféré ne jamais tomber sur ce type. Le parfait abruti. Et pourtant, elle semblait exprimer tout le contraire. De l'intérêt ? Peut-être pas. De la curiosité ? Forcément. Une envie de l'emmerder ? Assurément. Et celle de se mettre en danger ? Un peu moins, mais maintenant qu'elle y était, il n'étais plus question de faire demi-tour. Et elle n'avait plus envie de tourner autour du pot. Il était clair qu'il y avait quelque chose dans ce coffre. Quelque chose qui l'avait heurté. Elle ne savait pas pourquoi, ni combien de série de ce genre elle avait déjà vu, mais elle était intimement persuadée que ce "quelque chose" était vivant. Et si c'était vraiment le cas, c'était mauvais. Pour elle. Pour lui. Pour le truc dans le coffre. Bref, pour tout le monde. Elle sentait l'excitation bouillir en elle, nouant son estomac, se mêlant à l'angoisse d'y trouver un corps dépecés, disséqués, découpés en morceaux. C'était un risque. C'était le risque qu'elle prenait en se disant que son excuse de "gros sac" mélangé à son attitude n'était qu'un mensonge. Combien de fois fallait-il qu'on lui répète de se mêler de ses affaires ?

Au fond, voulait-elle vraiment voir ? Demander la permission de jeter un oeil, c'était complètement stupide. C'était .. Enfantin. Inapproprié. C'était suicidaire. À tout moment, ça se passait comme dans un vieux film. À tout moment, elle se faisait jeter dans le coffre, elle aussi. À tout moment, elle se retrouvait prise au piège, poignets et chevilles liés, dans un sac poubelle, prêt à être jeter dans le port. Les deux mains sur le capot du coffre, elle le regarda s'éloigner légèrement. Quoi ? C'était tout ? Non, évidemment que non. La surprise était clairement lisible sur son visage. Elle était sur le cul. Et ce fut encore plus le cas quand, d'une main, il l'invita presque à exécuter sa demande. Un léger rire nerveux s'échappa. Pas un rire mais un soupire qui s'apparentait à un rire. C'était minime. C'était par ses narines. Est-ce qu'il était si peu .. préoccupé ? Elle essayait de lire sur son visage. Elle le scrutait. Mais rien. Absolument rien. Aucune surprise, aucune gêne, aucune peur. Le néant. Juste peut-être de l'agacement. Elle le faisait trainer et peut-être n'attendait-il qu'une chose: finir sa journée. Hésitante, elle crispa légèrement ses mains sur le métal jaune.

"Bien.. Je vais .. Regarder alors. Une simple vérification. Comme on .. Vérifie qu'on a fermé la porte de chez soi à clef, tu vois ? Rien de catastrophique. J'ouvre, je referme. Et on en parle plus.

Pourquoi tant d'hésitations ? Pourquoi tant de justifications ? Pourquoi tant de .. Peur ? Avait-elle peur ? Un peu. Finalement, plus que ce qu'elle voulait bien admettre. Où était passée toute son assurance du début ? Où était passée Holly ? Elle se le demandait. Elle entendait le petit ange lui faire un tas de reproches tandis qu'elle se retournait calmement, tournant le dos à faux clark. Une nouvelle fois, elle mordit sa lèvre inférieur. Tu ne devrais peut-être pas faire ça, Holly. Ça se répétait dans sa tête, ça tournait en boucle. N'ouvre pas. N'ouvre pas. N'ouvre pas. Comme si ça suffisait, elle passa ses mains sur le capot, peut-être en se disant qu'elle aurait sa réponse, qu'elle sentirait ce qu'il cachait la dedans mais rien. Seulement de la froideur. Du métal froid. Sans vie. Comme le sac qu'il devait y avoir. Elle avait juste vu trop grand. Trop prometteur. Elle inspira et expira un grand coup. La plaque. Juste ça. Aussi discrètement que possible, elle le déverrouilla et tenta vainement d'obtenir une photo clair de la plaque d'immatriculation et sans le flash. Dans la nuit, rien de moins compliqué que ça. C'était moche. C'était raté. C'était presque illisible mais .. Avec un peu de chance, une ou deux retouches, elle pourrait peut-être tiré quelque chose. Après tout, c'était son job, non ? Ou du moins, son futur travail. D'un coup, sans prévenir, elle se retourna.

"Ok. Bon, tu sais quoi ? Laisse tomber. On s'en fout, non ? C'est bon. C'est un sac. Simplement. Après tout. Qu'est-ce que ça peut me faire, hein ? Non, franchement. Je m'en fiche. On va pas rester planté là trois heures, hein. Je suis fatiguée. Tu dois .. être fatigué aussi, si seulement c'est possible et si .. T'es .. Humain, ce dont je doute fortement.. Mais .. En voiture ?"

Instinctivement, elle serrait son portable fortement entre ses mains. Mieux valait éviter les ennuis. Elle priait pour qu'il n'ait rien remarqué.

"On s'active, merci. On a beau être en plein été, il fait frisquet."

Et sur ses mots, elle retourna dans le taxi, bien sagement.

"Merde, merde, merde. Tu refais plus jamais ça, bordel."

Nerveusement, elle balaya ses cheveux d'un main moite. D'accord, elle avait été légèrement angoissé. Elle avait été stressée. Et pas à l'aise du tout. Et .. C'était du passé. L'important, c'était qu'elle était entière, prêt pour se rendre à Wynwood. S'ils y arrivaient un jour.

* * * * * * * * * * * * * * * * * * * *

i just feel sort of empty these days + My hands are cold, my lips are turning blue, i'm shaking. This fragile heart, so heavy in my chest, is breaking. I live through scars this time. I live through scars this time..
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