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 Et c'est comme ça que tout a commencé (MAIIIRAAAA <3)

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MessageSujet: Et c'est comme ça que tout a commencé (MAIIIRAAAA <3)   Sam 7 Fév - 0:34


MaShin <3


« La jalousie seule m'a fait sentir que j'étais amoureux. »
Madame de La Fayette

La Voice… Quel fourbe ! Et pour être fourbe… C’était à un degré inimaginable. Jusqu’à présent, je n’avais jamais porté attention à ce qu’elle pouvait raconter, là-haut derrière son micro, de je ne sais quel endroit de Wynwood. En vérité, je m’en fichais. Je considérais le fait de colporter des rumeurs totalement puéril. Enfoncer les autres pour le plaisir, faire véhiculer des faits non prouvés, et les humilier publiquement. Parce que oui, quand elle parlait, Ô Voice toute-puissante, tout le monde pouvait et devait l’écouter. Il suffisait qu’elle choisisse le créneau horaire entre midi pour que vous soyez fichu le restant de votre scolarité. Cette fois-ci, par chance, j’avais été seul dans les couloirs. C’était au beau milieu de l’après-midi et j’étais en route vers la salle de musique. Comme d’habitude, elle avait commencé à nous affubler de surnoms ridicules, et avait commencé fort. Au début, je ne l’écoutais que d’une oreille, ne prenant même pas la peine de me poser pour y prêter une réelle attention. Du moins, jusqu’à ce que mon nom soit prononcé. C’était la première fois qu’elle parlait de moi, et elle avait tapé en plein dedans. Elle n’avait malheureusement pas déblatéré des salades, mais une vérité que je me cachais depuis bien trop longtemps. Non pas que je ne l’assume pas, je n’ai pas honte de ce que je ressens, mais je n’avais jamais eu le courage suffisant pour faire le premier pas. Et pourtant, ce n’est pas de courage dont je manque habituellement, sauf sur ce point. Et elle venait de tout simplement me passer devant, sournoisement. Je ne savais pas combien de temps elle avait tourné autour de moi, ou de Maira pour finir par percer la vérité, mais je la détestais pour ça. Et surtout je la détestais pour avoir pu évoquer le nom de Shane, qui à mon sens n’avait rien à voir dans cette histoire, ou alors étais-je trop borné pour me faire à l’idée qu’il y avait plus sa place que moi. Jalousie ? Sans doute. Mais ça me tracassait dès lors, et j’avais du mal à remettre ça sur le tapis, et quand je croisais Maira, je me sentais fondre, mon cœur s’emportant comme un taureau fou. Heureusement pour moi, elle avait assez de respect pour ne pas me dévisager et m’embêter avec ça. Au contraire, elle faisait comme si jamais rien n’avait été dit, et ça me soulageait, bien qu’il m’était impossible d’oublier, et d’arrêter d’y penser. Je ne me sentais pas honnête avec elle, et de jour en jour je culpabilisais. Oui, je culpabilisais de rester silencieux, et de ne rien dire. Il allait bien falloir qu’un jour je me lance. Mais quand ?

Aujourd’hui, je me levais tôt, en même temps que mon réveil. Je ne pouvais pas chômer, j’avais cours et répète l’après-midi, pas de quoi trainer, mais depuis plusieurs jours, toute ma concentration s’était envolée comme par magie. Non pas que d’habitude, je sois particulièrement concentré, j’étais plus du genre à m’ennuyer et à décrocher bien trop vite, mais là c’était pire. Je me ressassais sans cesse cette voix, et ça me travaillait. Beaucoup trop.

Maira ne tarda pas à se lever à son tour, et je courais presque à la salle de bains, pour m’éviter la question récurrente du moment « tu penses à quoi ? ». Je m’y enfermais et resta deux minutes face au miroir. Cheveux en bataille, sale tronche du réveil, et incapacité à maintenir le contact visuel avec Maira. Bravo Shin, ce n’est pas toi que tu vois dans la glace. Il serait temps que tu redeviennes comme avant, et si tu lui disais tout ? Hésitation. C’est ce qui m’empêche de le faire. L’hésitation, et la peur. Shane. Je rentre dans la douche, ouvre le robinet, l’eau est d’abord froide et je tire la grimace, puis devient chaude, et je me mets à penser, encore et toujours, à croire que je ne fais que ça, cherchant à trouver la solution qui me paraîtra être la meilleure. Je la connaissais évidemment, mais c’était toute la complexité du processus : je voulais trouver autre chose.

Trente minutes après, je sors enfin de la douche, et enroule une serviette autour de ma taille. Il fait chaud là-dedans, un vrai sauna, et le miroir est entièrement couvert de buée, je m’efforce de l’effacer, mais tout semble toujours aussi flou. Je soupire. Il faut que je sorte, je n’ai pas préparé mes fringues, et je ne peux pas rester nu comme un ver toute la journée dans cette salle de bains. Du coup, j’ouvre la porte, et m’annonce pour vérifier qu’elle ne tombe pas nez à nez avec moi, dans cette tenue. Face à mon placard j’y sors quelques affaires et retourne fissa dans la pièce d’où je viens pour m’habiller, et coiffer mes cheveux, dorénavant blond. Avec un peu de gel, je surélevais la mèche qui habituellement me tombait sur le front. J’étais fin prêt et annonçais mon départ à Maira. Nous n’étions pas dans la même classe, et par conséquent nous n’avions pas les mêmes horaires, ce qui dans un sens m’arrangeait, ça me laissait la journée pour me calmer et tenter de réfléchir dans mon coin sans avoir à l’importuner.

La matinée semblait s’éterniser chaque minute un peu plus, et je n’écoutais que la moitié de ce qui était dis en cours. Je ne prenais pas de notes, rien, je griffonnais juste des tornades dans les marges de ma feuille, tout en regardant le temps qu’il faisait dehors. Ennuyant, chiant, barbant, je voulais sortir de là. Je voulais en finir, et je voulais balancer mon rouleau de scotch dans la tronche du prof de philo. Pour qu’il se taise, en premier lieu, et que j’ai une raison valable d’être jeté dehors. Dormir n’en était pas une, puisque c’était ce que faisaient les trois quart de ma classe.

Finalement, midi arriva, et c’est d’un pas pressé que je me rendis à la cantine. Une demie heure de pause, pas le temps de trainer, et surtout pas le temps de m’apitoyer sur mon sort en voyant la bouillie dans mon assiette. Puisque comme toujours, c’était infect. Je ne savais pas si c’était un savant mélange entre des restes de la veille, ou du vomi, tout simplement. Parfois j’hésitais à me lancer, mais la faim qui me tortille l’estomac tout l’après-midi après pouvait me rendre légèrement désagréable. Et je n’avais pas le temps de courir me prendre un MacDo ou je ne sais quelle bouffe bien grasse dans les environs du lycée. Du coup, je me contentais de bêtement ingurgiter, en alternant au possible avec l’eau seule chose comestible. Ca passait mieux, et surtout ça m’aidait à oublier ô combien c’était dégueulasse. Enfin, je ne vais pas m’éterniser sur la qualité, je suis déjà en retard, il me reste une heure, mais en louper une suffirait à déclencher la guerre et un rapport de trois kilomètres de long sur mon dossier scolaire. « A séché une heure de cours. » Youhou, le drame.

Presque à courir dans les couloirs, j’arrivais à ma salle de cours, et me retrouvais à chercher comment m’occuper, encore une fois.

Globalement, la journée s’était déroulée comme ça. De façon tout à fait banale, et surtout d’un chiant indéfinissable. Les cours, quand on en avait pas grand chose à faire, c’était pire qu’un supplice. Rester le cul sur une chaise à regarder dans le vide, en espérant que le temps passe, et rien n’y fait. C’était donc toujours un grand soulagement que j’éprouvais quand je voyais que je venais d’achever mon dernier cours de la journée. J’étirais mes bras, et un large sourire apparut sur mon visage. L’espace d’un instant j’oubliais, et me rendais tout simplement à la salle de musique, où je me mis à jouer du piano pendant une bonne heure, jusqu’à me rappeler et être dans l’incapacité de jouer un morceau sans me gourer. Concentration perdue, je me retrouve à déambuler dans les couloirs, trainant des pieds. Plus que quelques mètres avant la confrérie, plus que quelques mètres avant notre chambre, plus que quelques mètres avant de retrouver Maira, plus que quelques mètres avant d’oser. Ou du moins, essayer d’oser.

« - Salut. »

C’est bref, concis, mais je fais acte de politesse, je ne peux pas l’ignorer.

« - Tu as passé une bonne journée ? »

Puis je balance mon sac à l’autre bout de la pièce avant de m’affaler sur mon lit, bras écartés, telle une étoile. Je soupire. Je lui dis, je ne lui dis pas, je lui dis, je ne lui dis pas. Et si je me prenais le râteau du siècle ? Et si elle préférait vraiment Shane ? Et si je ruinais notre amitié ? Et si elle ne me voyait que comme un ami ? Voilà que ça recommence. Maux de tête, je pose mes mains sur mon front, et ferme les yeux. Zen. Calme toi.

Je finis par me redresser, et attrape une pile de partitions qui traine à mes pieds, et commence à les trier. Anormal. Le rangement ce n’est pas mon fort, mais ça me détend dans le cas présent, mais ça laisse perplexe Maira, qui me regarde de façon insistante.

« - Bah, depuis quand tu ranges tes partitions toi ? »

Je la regarde, et je me retrouve incapable de lui répondre. Depuis quand ? Maintenant. Pourquoi ? Je suis nerveux. Non, je ne vais pas lui dire ça, elle me demandera forcément la raison. Quoique ce serait le moment où jamais. Et merde, je ne sais pas quoi faire. Si vous me prenez pour une girouette, c’est à votre guise, mais sachez une chose, c’est la première fois qu’une chose pareille m’arrive. La première fois que je ressens quelque chose pour une fille au point de devenir dingue quand un mec la suit de trop près. La première fois que je suis heureux, au point d’en oublier tout ce qui me tracassait en sa présence, et la première fois qu’on me mettait au pied du mur. Avouer mes sentiments, j’avais jamais fais. Et je n’avais qu’une peur : être confronté à un échec. Parce que je ne savais pas ce qu’il se passait après un échec, et ça, ça me faisait peur.

Je suis perdu dans mes pensées, et j’oublie de lui répondre, ce qui l’intrigue. Elle pose son crayon, abandonne son carnet à dessins et vient s’asseoir à côté de moi. Shin, respire.

« - Bon Shin s'il te plaît soyons honnêtes, y'a quelque chose qui va pas... Déjà tu range tes partoches et ça déjà c'est pas normal et je sais pas... tu as l'air tendu ces derniers temps... Surtout quand j'évoque Shane alors dis moi ce qui va pas avec lui au lieu de tourner autour du pot... »

Shane. Voilà que ça revient sur lui. Je n’aime pas beaucoup en parler c’est vrai. Je ne l’aime pas, ça aussi c’est vrai. Et surtout elle a raison sur toute la ligne, et continuer à me voiler la face, c’est comme lui mentir, et lui mentir m’est impossible. Je relève la tête et me tourne vers elle, comme décidé, mais toujours plus hésitant.

« - Il est quoi pour toi Shane ? »

La question sort, comme ça, d’un coup, sans que je puisse l’en empêcher. Et je me sens déjà affreusement con de lui demander ça. Et pourtant je l’ai fais, je ne peux plus revenir en arrière, et il faut que j’en ai le cœur net.

* Tenue de Shin
(c) Sashette
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