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 ▲ Celui qui remplaça son CDD de serveur par l'esclavage. [Sieg']

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MessageSujet: Re: ▲ Celui qui remplaça son CDD de serveur par l'esclavage. [Sieg']   Ven 13 Fév - 12:13

« Bon, ça suffit, à mon tour maintenant. »
La petite rousse fait une moue boudeuse et cède la place à son amie, une métisse d’origine africaine. Ses mains se posèrent instantanément sur la taille et l’épaule de leur cavalier qui ne broncha pas, bien au contraire. Bien qu’il préférait les petites rousses, la métisse était loin d’être moche. Sa peau couleur café ne rivalisait pas avec celle d’Héra, blanche et pure au possible, mais elle respirait tout de même une odeur sauvage. Elle ne souriait pas et posa sur son cavalier un regard sévère qui devait sans nul doute faire baisser les yeux du plus brave. Mais Siegfried se contenta de lui sourire sans baisser les yeux.
« Alors, comme ça, tu es français. Tu viens de Paris ?
- Il n’y a pas que Paris en France.
- Qu’y a-t-il de plus beau que cette ville ?
- Le languedoc-roussillon. Le sud. La mer. Nice. Il faut beau et chaud. Paris n’est que le centième de la France. »
Un serveur passa par là, un plateau de verre à la main. Le français en attrapa un au passage et but une gorgée, non sans soupirer de plaisir. Derrière lui, la rouquine l’enlaça par derrière et glissa ses doigts fins sous sa chemise. Siegfried sentit immédiatement une chaleur l’envahir. Le vin ? La frénésie ? La musique n’était plus aussi lente et rythmique qu’en début de soirée. Les riches jeunes personnes commençaient à oublier toute retenue et à se déhancher sur la piste. Les filles qui accompagnaient Siegfried faisaient de même et lui-même réalisa qu’il avait laisser la valse pour une danse plus endiablée… moins sage. Le vin ne cessait de remplir son verre. Etait-ce lui qui le remplissait ou les serveurs s’en chargeaient eux-même ? Aucune importance puisque pour cette fois, il était « riche » et se réservait le droit de s’amuser. Pour sûr que le lendemain allait être difficile au réveil, avec une belle gueule de bois. Mais quand il racontera ce qu’il a fait à Mike et Soraya, sur qu’ils allaient se payer une belle tranche de rigolade. De plus, il ne vivait complètement que depuis quelques mois, neuf au total. Le temps d’une gestation… une renaissance. Pourquoi se contenter d’un lit dans un internat lorsqu’on avait l’occasion de passer la nuit sur le yacht d’un riche milliardaire casse-couille au possible ? Et puis, les deux jeunes femmes qui se déhanchaient à ses côtés n’avaient rien des filles de bonnes familles. L’une d’elles lui glissaient parfois à l’oreille qu’elle avait bien besoin d’un petit remontant. Dans un cabine du yacht pourquoi pas. Siegfried se contentait de lui sourire, la main sur sa hanche.
« Tu ne veux pas… ?
- Hé bien, hé bien…
- Tu souhaites rester avec moi ? Dit l’autre jeune femme.
- Je vous apprécie toutes les deux. Pourquoi choisir ?
- Ho tu sais, tu peux nous avoir toutes les deux. Et pas l’une après l’autre, hm ? »
Il ne répondit pas. Il voulut dire non, décliner l’offre mais son regard n’hurlerait qu’une chose : oui, oui, oui ! Deux filles en même temps. Merde alors, qui pouvait se vanter d’avoir fait une telle chose ? Qui pouvait dire à sa bande de pote que oui, cette nuit avait été chaude dans ce yacht au grand large de Miami ? Une expérience à ne pas louper.
Pourtant, là où résidait le plaisir, viendrait se pointait l’effet nauséabond de la trahison. Il serait celui qui aurait L’aurait trahit une nouvelle fois. Ho bien sur qu’il pourrrait lui cacher mais…
«  Hey, une petite photo tous les trois ! s’enthousiasma une jeune photographe engagée pour la soirée, tous les trois là ! Levez vos verres ! Faites un sourire ! Et plus vite que ça ! Allez allez ! »
Siegfried fut alors immortalisé entre ces deux jeunes femmes qui levaient leur verre. Bien, c’était loupé pour la description. La photo irait sans doute sur la toile. Alors autant lever le verre et enlacer la rousse d’un bras. La noire avait posé la tête sur son épaule. Le jeune homme n’en montra en rien son inquiétude… il fallait se la jouer fine. Soit il cédait à ses caprices et il partagerait la nuit avec ces deux « salopes d’une nuit » (comme Héra les appellerait) soit il se dégonflerait. Et les deux issues ne lui plaisaient pas… difficile d’appartenir à une seule fille lorsqu’il avait fréquenté plusieurs specimens aussi entreprenantes que variées. Voilà quatre mois qu’il n’en avait touché aucune autre qu’Elle.
La photographe partit et les trois jeunes gens continuèrent leur show au milieu de la foule dansante. Plus les heures passaient, plus le danger devenait consistant. Il n’y eut aucun baiser, juste des caresses. La main de la rousse s’était frayée un chemin sur sa peau, sous la chemise tandis qu’une blonde glissait une main sur ses cheveux. La noire ? Elle glissait des propositions à l’oreille. Plus les heures passaient, plus les barrières s’effondraient. Il n’y avait qu’un pas à franchir avant qu’Héra ne le plaque définitivement. Mais pour le moment, il ne faisait rien d’autre que regarder. L’avait-elle défendu de regarder les autres femmes qui passaient devant son nez ? Non… il en avait le droit ! Et ce qu’il voyait lui faisait du bien… beaucoup de bien.
 

« Ca par exemple, Judas ! »
 
Une voix qu’il reconnut. Tout prêt, il est tout prêt l’ignoble prédateur ! Siegfried se tourne vers ce type et se dit que voilà, c’est la fin des haricots. Les trois filles collées à lui, jettent un œil à leur hôte, puis à Siegfried.
 
« Mon ami. » dit-il avec emphase, les dents blanches et le sourire colgate aux lèvres. Sa main se posa sur l’épaule du jeune Rho Kappa qui leva la tête vers lui… il lui parut que les doigts du millionnaire s’enfoncèrent dans la peau du jeune homme. Outch ! « Je ne pensais pas que tu te joindrais finalement à nous, ce soir. 
- Et pourquoi je raterais une telle fête, Goliath ? » Répondit-il en soutenant son regard. « Mon père vous a fourni du bon cru bien français, il est donc normal que je surveille la consommation, hm ? »
Leurs regards s’affrontent. Mais non, il ne marche pas, il a tout compris le vieux. Derrière ce sourire colgate au possible, l’homme lui jette un regard assassin qui aurait suffit à clouer à lui seul le Christ sur la croix. Et sans cloux s’il vous plait ! Mais malgré cette menace dans ses yeux, ce jeune fifrelin ne baissa pas les siens.
« Permettez que je vous l’emprunte, messieurs dames. Nous avons beaucoup de choses à nous dire.
- Haaaa, ouai, désolé les filles. Je vous retrouve plus tard. 
- Reviens nous vite… ! »
La rousse lui colle un baiser dans le cou, mais c’était pour mieux glisser sa main dans le caleçon. Du moins presque. Hum, elle avait un peu bu la fillette hein. Mcdonald l’entraina loin des filles. Ces dernières se tournèrent à regret sur la piste de danse et s’enfilèrent quelques verres en plus. Pas de sexe, mais beaucoup d’alcool.
 
Sur le pont, la fête était finie. Loin des invités, le prince et le pauvre se faisaient face. Tandis que l’un adressait un horrible regard à son « invité », ce dernier le fixait, les bras croisés et l’air insolent sur le visage.
 

« Il me semblait vous avoir demandé de rester présentable, jeune homme ?
- Mais je suis présentable ! » Répondit-il, en écartant les bras pour mieux se montrer, « Je suis pas élégant comme ça ? »
Mais l’autre le coupa court.
« Je me répète, mais je ne vous ai pas engagé pour faire le clown sur mon bateau.
- Pas de chance. Parce que c’est je sais faire le mieux. Et ils aiment ça vos crétins d’invités. »
Il se tourna vers la piste de danse. La rouquine les regardait, impatiente de retrouver son compagnon de « jeu ». Un verre à la main, elle capta enfin le regard de Siegfried. Elle sourit et –sans doute possédée par les effluves de l’alcool et de l’audace, elle commença à déboutonner sa robe sur le devant. Mais avant que ses seins ne prirent l’air, sa grande copine métisse vint à son secours et lui murmura que non, non, non pas de ça en public. Siegfried quant à lui, n’avait pas quitté une mienne de ce spectacle. Cela ne dura qu’une seconde.
« Vous avez vu ? Elle a aimé !
- Je suis bien tenté de vous faire jeter par-dessus bord ! 
- Un bain de minuit ? Chouette, la soirée ne fait que commencer… »
 
Les yeux du Rho Kappa ne quittèrent pas ce type des yeux. Les sermons et autres leçons de morales, non merci ! Il y en a un à Wynwood qui s’en occupait très bien et encore, ce n’était pas comme s’il l’écoutait la plupart du temps, hey !
Mcdonald devait sans doute être un de ces types riches qui pensait tout acheter avec l’argent. Certes, il l’avait engagé mais plutôt que servir le vin aux invités, il a préféré le boire. A cette pensée, il lui adressa un sourire amical. Mais cela ne lui sauverait pas la mise, alors là non.
Il savait qu’il risquerait gros s’il allait trop loin. L’alcool n’aidait pas car il exacerbait son audace. L’audace… un médicament sur contre l’ennui.
Silence ! Il parle. Et demande des explications.
 
« Je peux savoir ce qu’il vous a pris ? »
 
Le jeune haussa les épaules dans un premier temps avant d’ouvrir la bouche pour répondre. Mais il resta suspendu. Que dire, que dire ! Comprendrait-il seulement qu’un jeune homme comme lui ne désirait qu’une chose, s’amuser ? Prendre du bon temps ? Faire des choses que jamais il n’aurait osé faire sur le vieux continent. Il émit un soupire et haussa les épaules.
 

« Sérieusement, Mcdonald, sers toi de ta cervelle cinq minutes. Tous tes serveurs mattent les meufs sur la piste de danse. D’ailleurs, il y en a même qui sont à Wynwood et qui sont passées dans mon lit. De belles Eta Iotas, toute fraiches, prête à être cueillies sur place… pas étonnant que les serveurs pètent un boulon. Il y en a même un qui en a chopé une. Ils doivent se cacher quelque part par là… » Vérité ou bluff ? « He bah alors ? Tu vas me faire quoi Mcdonald ? Tu vas m’envoyer nager avec les poissons ? Ca serait pas drôle… Tu as peur que je te pique toutes tes copines ? Avoue que tu choisis la gueule des filles qui grimpent sur ton yacht. Tu aimes les proies fraiches ? »
 
Il avait TOUT du prédateur celui là. Mais quand on avait une tête comme la sienne, difficile d’ignorer les regards tentés des jeunes femmes. Il devait aimer ça : regarder et se faire voir. Beaucoup de femmes s’étaient retournées sur son passage, et vu la taille du… du porte-feuille (et d’autre chose !) , nul doute qu’il faisait des ravages lors des soirées arrosées. Ses manières, tout son être hurlaient qu’il était LE prédateur de la soirée. Il devait sans doute en avoir capturer une. Bah, quelle importance : Siegfried en avait trois prêtes à sauter dans ses draps, ce soir même.
Le jeune homme le jaugea de haut en bas, l’œil toujours aussi présemptueux. Il fallait être honnête, Mcdonald avait de l’assurance, un charisme fou et bien sur les moyens de l’entretenir. Puis les cheveux longs, c’était le « plus » qui charmait les filles en mal de romantisme. Les romans stupides à l’eau de rose avaient assez véhiculés l’image de l’homme mystérieux et solitaire dont la crinière allait au gré du vent.
Tout un programme.
Néanmoins, Siegfried n’en fut pas du  tout impressionné. Il continua même dans sa lancée tout en le regardant sous tous les angles, comme s’il examinait un étalon avant l’achat.
 
« Je dois avouer qu’il y a de beau reste là-dedans. Vous avez fait une chirurgie-esthétique ? Oui parce que pour paraitre jeune quand on est vieux,… » Il laissa sa phrase en suspend. « Ha, vous n’en avez pas fait… bon, pardon, quelle méprise ! Mais comprenez moi, pour séduire les belles et jeunes femmes comme ce tas de groupie assoiffées, il en faut des moyens… profitez s’en… ça se perd ces choses là, Dorian Gray. »
 
Il releva la tête vers lui, sans perdre la face.
 

« Bah alors, qu’est ce que tu vas me faire ? Tiens, et si tu me montrais comment on fais pour attirer la poiscaille dans le filet à 50 piges ! »  
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MessageSujet: Re: ▲ Celui qui remplaça son CDD de serveur par l'esclavage. [Sieg']   Jeu 5 Fév - 20:09




         
   
   

     
Celui qui remplaça son Cdd de serveur par l'esclavage.
Siegfried & Urban
Mes espoirs de trouver la remplaçante de la frivole Kira s'amenuisaient au fur et à mesure que la soirée avançait. Le repas avait été fantastique, évidemment... tous les convives se régalaient, et les boissons qui coulaient à flot étaient les meilleures dans leur catégorie. Tenez, le vin par exemple : je n'avais pas sélectionné – enfin, mon caviste – une piquette espagnole. Non, j'avais demandé les plus  grands crus français. Tout était parfait. Tout... excepté ce visage que je croisais de temps en temps, au milieu de la foule, et qui s'arrangeait toujours pour disparaître au moment où je me demandais de qui il s'agissait. Un jeune homme, mais il parvenait toujours à se dérober à mon regard. Il ne me semblait pas l'avoir invité, mais il m'était tout de même familier. Néanmoins, mon attention était toujours détournée par l'une ou l'autre donzelle qui venait semer ses effluves sensuelles tout près de moi, ce qui fait que je ne faisais pas plus attention que cela à mon invité mystère. Je commençais à désespérer de trouver une cavalière digne de ce nom pour mes prochaines sorties en société lorsqu'elle apparut devant moi. Brune, visage angélique, petit nez retroussé parsemé de quelques tâches de rousseur, robe fluide tout ce qu'il y a de plus correct, talons hauts qui mettaient ses chevilles fines et élégantes en valeur,... et surtout – surtout ! –, le regard qui crie au loup. « Mademoiselle... ? ». Elle se retourna vers moi et m'envoya un sourire timide, sans même découvrir une rangée de dents que j'espérais blanches et bien alignées. « Claire. Vous devez être Monsieur McDonald ? ». « En effet, mais appelez-moi Urban. Votre verre est vide, je vous ressers ? » répondis-je en claquant des doigts vers un serveur, qui se précipita vers nous comme si sa vie en dépendait. « Oui, merci. Champagne, s'il vous plaît ». « Tout de suite, Madame ». J'attendis que le serveur lui remplisse son verre, puis j'entraînai la jolie blonde à l'écart de la foule pour pouvoir discuter avec elle plus calmement. Elle était charmante, âgée de 24 ans et sans enfants. Divorcée – fait étonnant à son âge, mais peu m'importait –, elle ne cherchait pas l'amour mais un homme qui regagnerait la confiance qu'elle avait perdue dans les hommes, à cause de son ex-mari, sportif de haut niveau, qui l'avait quittée. Pour une autre, pensait-elle. Je n'émis pas d'opinion à ce sujet, mais je n'en pensais pas moins. Ce n'était pas parce qu'elle avait été mannequin qu'elle était la perfection incarnée. Tant mieux pour moi, ce n'était pas ce que je cherchais. Je m'appliquai donc à lui faire la cours. Cette expression vous semble peut-être vieux jeu, mais je suis un gentleman quand il s'agit de séduire une femme, si jeune soit-elle. Elle déchanterait peut-être lorsque nous passerions à l'étape supérieure, mais les regards qu'elle me lançait me laissaient espérer qu'elle avait tout d'une petite cochonne... ce qui me donnerait bien entendu envie de la traiter correctement. Libre à elle de comprendre que je ne lui ferais pas de cadeaux par amour, mais uniquement pour ne pas être gêné de l'afficher à mon bras. Sa désillusion dépendrait de sa capacité à voir les choses en face, voilà tout. « Tu es vraiment charmante, Claire, j'ai envie d'apprendre à te connaître plus en... profondeur » murmurai-je à son oreille tandis que le DJ lançait une musique un peu plus mouvementée. Le repas était terminé, les serveurs passaient avec des verrines dessert et les premiers danseurs se lançaient sur la piste. Cela faisait près d'une heure que je lui faisais du charme, elle était prête à se laisser cueillir. Le regard qu'elle me décocha étant clairement une invitation, je lui pris la main, embrassai le bout de ses doigts et l'entraînai avec moi dans mes appartements privés, aux étages inférieurs. On entendait la clameur des invités, la musique en sourdine... j'allumai une ou deux bougies et l'affaire était dans le sac. Si je dois vous faire un résumé de ce qu'il se passa entre la charmante Claire et moi... je dirais platement ceci : je la pris contre le mur de la cabine, encore habillée, puis sur le lit sans sa robe que j'enlevai sur le court trajet qui nous en séparait, et elle agita ensuite ses jolies petites fesses de haut en bas sur ma verge tendue, sur le canapé Louis XVI face au lit, tout juste vêtue de ses talons, sa pudeur envolée, ce qui m'arracha un orgasme pas désagréable. Il y avait du potentiel. Nous prîmes ensuite une douche, et je remontai assurer mon rôle d'hôte de la soirée auprès de mes 299 autres invités. Une fois de retour sur le pont principal, je retournai dans la salle de réception... et constatai qu'en mon absence, le fameux jeune homme qui m'avait à plusieurs reprises échappé au cours de la soirée, s'était chargé de faire l'animation. Il ondulait sur la piste de danse, collé serré avec une de mes invitées à la chevelure rousse. A travers la foule, je lui lançai un regard assassin. Je le reconnaissais : il s'agissait du serveur à qui j'avais remis le nœud papillon en place, avant de faire monter mes convives sur le Lennon VI. Il avait envoyé balader son nœud pap', remonté ses manches et décoiffé ses cheveux... pensant sans doute se donner un air cool, de la sorte. Ce n'était pas le cas. Il était ridicule, et n'avait certainement rien à faire au milieu de mes invités, à se faire passer pour l'un d'eux dans son costume bon marché. Il devait même sans doute puer l'eau de Cologne qu'on achète quelques sous sur le marché du dimanche matin ! Auprès de qui espérait-il faire illusion ?! Pas de moi, c'était un fait avéré... mais mon absence avait dû lui laisser croire qu'il n'était pas en danger. Grave erreur. Je ne le payais pas à faire le mariole sur la piste de danse, il allait voir de quel bois je me chauffais. En toute discrétion, bien entendu. Je plaquai un sourire sur mes lèvres, pris ma respiration une bonne fois pour calmer le coup de chaud que je venais d'avoir en le voyant là, et m'avançai vers lui à grands pas. « Ça par exemple, Judas ! » m'exclamai-je sans quitter mon sourire Colgate, le plus fake de ma panoplie. Petite référence à la Sainte Bible, je ne savais pas comment se prénommait cet individu, mais ce soir il porterait le prénom de celui qui avait trahi le Christ. J'exagérais peut-être un peu la métaphore, mais mon personnel – même si c'était la première fois que nous l'engagions – n'avait pas à retourner sa veste, ou les manches de celle-ci, lorsqu'il travaillait pour moi. Et encore moins lors d'une de mes représentations publiques. « Mon ami » poursuivis-je, en lui posant une main sur l'épaule, « je ne pensais pas que tu te joindrais finalement à nous, ce soir ». Je souris à la jeune femme rousse et aux quelques personnes qui gravitaient près de nous. « Permettez que je vous l'emprunte, messieurs dames. Nous avons beaucoup de choses à nous dire ». Je forçai plus ou moins le brun à me suivre loin de la piste de danse, et nous nous retrouvâmes finalement sur le pont du Yacht. Près des rambardes... à quelques mètres à peine de l'eau noire et profonde. « Il me semblait vous avoir demandé de rester présentable, jeune homme » assénai-je en lui décochant un regard assassin. « Je me répète, mais je ne vous ai pas engagé pour faire le clown sur mon bateau. Je suis bien tenté de vous faire jeter par-dessus bord ! ». Le sort que j'avais envie de lui réserver était encore trop aimable à mon goût, pourtant. « Je peux savoir ce qu'il vous a pris ? » demandai-je ensuite, curieux. Il ne resterait pas impuni, mais si largage en mer il devait y avoir, je n'allais certainement pas m'en charger moi-même. Je ne m'abaissais pas à de si basses tâches. J'observais son visage aux traits épais, grossiers... ce jeune homme était la caricature parfaite du pauvre, avec ses cheveux mal coiffés et son regard plein de défi. Il voulait jouer au rebelle ? Qu'il en soit ainsi, mais il me le paierait cher. Jusqu'à ce que ses pieds touchent la terre ferme, il était sur une propriété privée... et je pouvais très bien le dénoncer à la police et le faire coffrer pour avoir osé s'introduire de la sorte sur mon Yacht. J'avais un argument de poids, que je n'hésiterais bien entendu pas à utiliser contre lui. Après tout... j'avais trouvé ce que je cherchais en la personne de Claire – qui devait se demander où je me trouvais actuellement –, j'étais à présent libre de m'amuser un peu, moi aussi.  


         
(c) WILD BIRD
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MessageSujet: Re: ▲ Celui qui remplaça son CDD de serveur par l'esclavage. [Sieg']   Lun 2 Fév - 23:01


    
Celui qui remplaça son Cdd de serveur par l'esclavage.
    
citation ici ou pseudo des personnages du topic

    
« Jeune homme, venez par ici, voulez-vous ? »
 Plongé dans ses pensées, Siegfried n’entendit pas immédiatement le proprio du yacht l’appeler. Affalé sur une chaise, menton dans la paume de la main, les yeux perdus dans le lointain, Siegfried attendait que la fête commence. Non qu’il fasse parti des invités, non bien sur que non, mais il avait hâte de se bouger les fesses. L’inaction n’est pas bonne pour l’être humain. L’appel du milliardaire le tira de ses pensées profondes. Il se redressa et se tourna vers  l’homme qui l’attendait. Hum, ce doit être à cause du costume de seconde main qu’il portait sur le dos. Hey désolé mon grand, mais je ne suis pas un gros richard comme toi, tu sais. Et puis je n’aime pas ça !
Ho, bien sur qu’il aurait pu faire un petit effort de présentation, mais allez demander à un jeune fifrelin habitué à la liberté, d’enfiler un costume/nœud pap’… non, ces nippes n’étaient qu’une prison, celle de l’être et du paraitre. Si encore, il ne s’agissait que de la tenue, cette soirée aurait pu bien se passer.... ! Mais Macdonald n’était pas du genre bien tendre avec le « bas-peuple ». Avant que les invités ne grimpent sur le yacht, ce grand seigneur des temps modernes vérifia que chaque élément était à sa place. Le son de la musique était-il assez fort ? Y’avait-il assez de champagne ? Le parquet brillait-il autant que le vernis de ses mocassins ? L’alcool coulera-t-il à flot ?
… les serveurs feraient-ils leur travail correctement ? Seraient-ils capable de résister à cette tentation d’arracher le nœud papillon et de le jeter à la mer pour se mêler à cette foule dansante et apparemment heureuse ?
 
« Jeune homme, venez par ici, voulez-vous ? »
 
Siegfried tourne la tête vers lui… voyant que c’était bien lui-même qu’il regardait, il daignait se lever pour le rejoindre. Mais déjà, l’homme s’impatiente. Il claque des doigts, comme on le ferait à un animal. Siegfried haussa les sourcils… puis adresse un sourire en coin au milliardaire. On aurait pu le prendre pour un simple d’esprit, là comme ça. Mais si vous regardez de plus près, on devinera que ses yeux brillent déjà d’une pure insolence, cette insolence là qui a tout d’un feu qui débute… mais qui consumera toute une forêt en l’espace d’une courte minute. Mais il sourit… parce que sa petite cervelle fourbe de chef de confrérie prépare déjà un mauvais coup.
Ho ça oui, mon vieux. Là, tel que tu me vois, tu penses peut-être que je courbe l’échine devant la sainte personne que tu crois être. Mais n’aie crainte… parce que je cache bien mon jeu.
 
« Oui monsieur ? » dit-il poliment, le regard franc « Que puis-je faire pour vous ? »
 
La réponse ne se fit pas attendre lorsqu’il redressa son nœud papillon. Ha, ce n’est que ça ducon ? Haaaa les balais dans le cul, ça fait un peu trop mal, hm ? Le sourire de Siegfried se fit bien moins accommodant. Parce que tout dans ce geste lui donnait envie d’arracher sa chemise et lui faire bouffer les boutons par derrière. Tout dans ce geste  lui rappelait combien le monde adulte tournait autour des règles et des absurdités. Ici, il n’y aurait pas de plaisir. Même si la musique battait son plein et que les verres se remplissaient, rien ici ne lui plaisait. Et ce depuis le début de ce travail. Les chiffres du salaire l’avaient alléché mais maintenant qu’il se retrouvait face au patron, il comprenait que sa place n’était pas ici, sur le pont d’un yacht sans saveur.
 
« Là , c’est beaucoup mieux.
- Si vous le dites.
- … Tâchez de de rester présentable. Je ne vous paye pas pour faire tâche.
- Bien sûr, bien sûr. »
 
Il lui adresse un sourire à l’emporte-pièce puis fait volte-face, laissant un Siegfried légèrement désappointé. Souriant presque, mais véritablement désappointé. Mais lorsque l’argent manque, on fait tout pour en trouver. Les bras croisés, il s’avance vers la barrière pour mieux voir la foule qui se presse devant ce château flottant. Une grande masse  est là,  acclamant le riche propriétaire. Bien entendu, les invitations se limitaient à une ou deux centaines d’individus. Parmi eux, Siegfried espérait – en vain sans doute – que se trouverait sa belle nordique… mais elle préférait travailler ses cours plutôt que se présenter dans un endroit où l’apparence avait plus de valeur que l’essence même de l’être. 
Il ne fit pas attention au discours creux de Macdonald et regarda les premières jeunes femmes s’avancer vers le pont. Tous ces gens, riches, beaux et vides de substances, devaient sans doute s’attendre à passer une soirée des plus exquises.
… et lui devrait les servir, comme un bon clébard à son maitre. Cette idée le révoltait. Ho bien sur il travaillait dasn un bar avec Mike mais ce n’était pas la même chose. Dans cet endroit, il n’y avait que le bas-peuple, les drogués et les cas sociaux de premier ordre qui venaient en rendez-vous. Bien entendu, ici il y en avait mais tous se dissimulaient derrière un masque de maquillage et de sourires hypocrites. C’en était écœurant…
 
… aussi, il décida de ne pas faire le clébard obéissant. Tant pis pour le reste. Le Rho Kappa ne voyait pas pourquoi il s’obligerait à servir les verres et non en boire.
Pendant que Macdonald accueillait la fine bouche de Miami, Siegfried disparut dans les sanitaires et se planta devant la glace. Et déjà, c’était risible parce que pour cette fois, il s’était tartiné les cheveux d’une fine couche de gel en vue de faire bonne impression. Mais cela ne lui ressemblait pas… merde, et que dirait Trey s’il le voyait comme ça ? Bon, il n’était plus à Miami – et dieu sait combien sa présence lui manquait – mais tout de même. Bon, bien entendu, les nouvelles recrues des Rho Kappa devaient commencer par obéir à un grand connard imbu de sa personne mais dans ce cas là, l’autre revers de la médaille de la confrérie miroitait : le souk, le souk et le souk encore. Alors non, monsieur Donald Duck, as de ça avec moi. Le français adressa un sourire à son reflet avant de murmurer pour lui-même :
 
« Réagis. Tu  n’as plus obéis à un adulte depuis des années… ce n’est pas maintenant que ça va recommencer. » Il passa ses mains sous l’eau et les glissa dans ses cheveux qui perdirent la rigidité qu’il leur avait imposé. Les mèches finirent par retomber sur ses tempes. Par chance, il s’était rasé, ce qui lui donnait un air moins baroudeur que d’habitude. Ses doigts retirèrent le nœud pap’ qu’il jeta dans la poubelle. Le devant de la chemise s’ouvrit sur le début de son torse. La veste ouverte lui donna un air de total décontract. Mais il ne trouva pas encore l’effet qu’il voulait avoir. Humm… son regard examina le tout : visage frais, regard brulant,… les vêtements aussi… mais enfin il trouva ce qu’il pouvait faire. Alors très vite il retroussa ses manches jusqu’au coude. De un, il faisait chaud et de deux, jamais il ne se rabaisserait à ressembler à un de ces sales enfants de riches.
Jamais de la vie.
Avant de sortir, il se saisit de son portable et tapota un message à l’adresse de son mentor, Trey. Il se faisait un devoir de lui tenir au courant de tous les trucs de dingue qui se passait dans le coin… et cette fois, il  sentait que Trey allait être fier de son charmant petit poulain qu’il était toujours à ses yeux.
 
« Mec, je donnerais n’importe quoi pour que tu sois avec moi. Je m’apprête à faire un truc de dingue : m’incruster dans une soirée de gosses de gros richards bien gras et dodus. Y’a que des riches partout. Et que ça boit de l’alcool, et que ça compare les comptes bancaires. Et que ça se tripote sous les tables ! 
Let’s go ! »
 
 
Et hop il envoya le message. Un dernier coup d’œil dans le miroir…
Il n’avait qu’à faire quelques modifications sur son paraitre pour adopter le même type d’allure que tous ces idiots. Se fondre dans la masse ? Pourquoi pas. Il n’était pas le meilleur, mais il savait accrocher le regard de quelques dames. Riches ou pauvres, chaque fille de ce yacht parlait le même langage. Ho bien entendu, qu’il le connaissait ce langage. C’est en Arizona, au milieu des chevaux, des grandes plaines et des bottes de foin, il avait appris à capter le regard d’une jeune fille venue là par dépit ou par hasard. Dans le ranch où il travaillait durant deux ans, il n’y avait rien autour de lui. Pas de boites de nuit. Pas de restaurants. Pas de centres commerciaux. Juste les arbres. Les sentiers déserts des forêts. Le parfum brut de l’animal qui galope. La nature, celle qui accueille, qui est vraie. Il n’y avait rien de tel sur ce Yacht. Enfin si : les filles. Et depuis cette émancipation, il a appris à regarder les filles… et leur parler. D’ailleurs, l’une d’elle le regarde. Non deux. Tandis qu’il sort sur le pont et qu’il se dirige tout naturellement vers le buffet, il adresse plusieurs sourires aux jeunes femmes qui fleurissent ce jardin luxueux mais il n’y en a qu’une qui l’intéresse présentement. C’est la charmante petite brune à la poitrine généreuse qui discute avec Macdonald. Ses cheveux tressés en une couronne dégageait un visage souriant. Ce n’était pas tant sa robe bustier courte qui l’aguichait mais ces cuissardes qui dessinaient des jambes fines et longues. Le Macdonald lorgnait sur ce bout de femme et semblait apprécier la discussion.
Siegfried voulut l’aborder et chiper la gamine sous le nez de Macdonald mais ce dernier le reconnaitrait à coup sur. Aussi, il veilla à bien contourner le « couple » et se mêla à la foule. La musique n’était pas encore assez entrainante pour se risquer à faire quelques pas au milieu de la piste. Non, pas encore. Pourtant, il en frémissait d’envie. Mais avant de bouger, c’est l’estomac qu’il fallait remplir. Et l’alcool qu’il fallait gouter. Ho mais c’est qu’il a une collection de cocktail ce grand bourgeois hm ? Siegfried attrapa un verre mais lorsqu’il vit quelques bouteilles de vin d’origine française, il reposa immédiatement le verre sur la table et gouta ce nectar écarlate. Du vin… français. Et pas n’importe lequel ! Un vrai, Un grand,  un bon, un beau… une gorgée à peine et c’était partie. Délicieux. Juste délicieux. Il n’y a vraiment que dans les fêtes de riche qu’on trouve du vin français ! Pour le plaisir, il s’en enfila encore deux ou trois, non sans attraper des trucs à manger au passage. Le plus difficile fut sans doute d’éviter Mcdonald. Ce type devait surement avoir des rayons lasers à la place des yeux car plusieurs fois son regard se posa sur lui mais Siegfried réussis à disparaitre à travers les invités.
Le temps passa. La soirée prenait un tour plus festif et moins coincé. D’ailleurs, la musique entraina quelques gens à danser sur la piste. Siegfried ressentit l’envie d’y aller mais s’il attirait trop l’attention, sur que proprio allait lui tomber dessus. Alors, le français décida de siroter quelques verres, manger et faire profil bas… mais voilà. L’appel de l’audace fut le plus fort lorsque son téléphone vibra. Trey.
 
« Clair ke jkifferais être là, suis envoyer en Pologne la smaine pro alors la en camp dentrainement avant lgrand depart. Tas dja baiser une riche sur un yacht ma petite poule ? Non ? Bah s’est lmoment la, fonce :D ! »
 
Il sourit. Haaaaa Trey. Un des premiers ami qu’il s’était fait en entrant chez les Rho Kappa. Oui ce mec écrivait en langage sms mais bordel qu’importe ! C’était un dieu lui, le dieu de la discorde et du foutoir. Franchement, n’était-ce pas un appel à l’indécence ? Un sourire apparut sur le visage du nouveau chef des sportifs, un sourire qui approuva totalement l’ordre du mentor. Ho que oui Trey, oui je vais foncer.
Siegfried leva son portable et filma la scène qui s’offrait à lui. Les jeunes commençaient à danser. Les filles riaient dans leur coin. De quoi parlaient-elles ? Qu’importe. La nourriture avait l’air bonnes. Le cadre idyllique ferait envie à n’importe qui. Son doigt interrompit la vidéo et hop, envoie à Trey.
 
« T’as raison. T’as vu comment les riches sont mous ? Je pense qu’il faudrait mettre un brin de Rho Kappa là-dedans.
T’es pas d’accord ? Bien sur que si t’es d’accord. Pourquoi tu ne serais pas d’accord ?
J’espère que tout se passera bien là où tu vas. Tout se passe bien ? Visio cam demain soir d’accord ? Obligé. Faut qu’on reparle tous les deux. Je te montrerais les photos. Allez, mentor, donne moi tes ordres et j’obéirais.
CHEF, OUI, CHEF ! »
 
 
Il sourit en envoyant ce message. Qui l’aurait cru que le petit Sieguy français, sage comme une image, s’acoquine avec un grand type comme lui, audacieux et agité comme pas deux ? Personne. Dans tous les cas, il ne le regrettait pas. C’est sans doute grâce à ce genre de personne que son mal disparaissait jour après jour.
Il envoya  le message. Lorsqu’il leva la tête, il vit quelques filles qui lui jetèrent un coup d’œil… ce à quoi il répondit en souriant. Elles semblaient hésiter à l’aborder, mais vu que ses vêtements n’étaient pas aussi beaux que la normal, il en déduit qu’elle avait deviné qu’il n’avait rien du cercle très fermé des millionnaires. Mais qu’importe… il en avait mis plus d’une dans son lit. C’est donc un jeune homme très assuré qui s’approcha d’elles.
 
« Salut les filles. »
Deux d’entre elles rirent, mais la troisième lui répondit par la même. Mais il ne se démonta pas pour autant. Il n’avait jamais assister aux fêtes privées sur des yacht. Qui l’aurait invité ? Cette opportunité serait la seule et unique. Tant pis pour le reste. D’ailleurs, un serveur passa et Siegfried attrapa quatre verres et les tendis aux filles qui les prirent. Humm, ce sont des cocktails alcoolisés, ça, hm ? Trêve, la discussion avec les filles commence et cinq minutes plus tard, elles étaient toutes à son bras. Que voulez vous… les américaines aiment l’inconnu ainsi que la France : les deux en même temps, pourquoi pas ? Totalement décontracté, il leur posa quelques questions auxquelles elles répondirent avant d’exprimer leur curiosité.
… mais sincèrement, leur existence n’intéressait en rien le jeune homme. Ho bien sur qu’il aimait regarder les filles mais il les voyait de loin. Seule une femme dans cette ville l’avait captivé.
Il attrapa la main de la jeune rousse aux cheveux courts et commença une danse. La fille lui sourit et obéit à son rythme qui devint toujours plus sensuel et rapide. D’autres couples s’étaient joints à eux. La main du jeune homme s’attarda dans le bas du dos de la rouquine dont le bassin se colla au sien. Tout sourire, les deux danseurs ne cessèrent pas.
 
« Où as-tu appris à danser ?
- Dans les petites fêtes estivales de ma ville d’origine.
- Hummm… t’es doué pour un pauvre. »
 
Ce à quoi il sourit. La musique devenait plus audacieuse et à mesure que les filles défilaient à son bras, il perdait la notion du temps et devenait plus audacieux.
Dans la foule, le regard colérique d’un milliardaire l’étripait vif.
Cette soirée ne se passera pas sans heurts.
    
crackle bones
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MessageSujet: ▲ Celui qui remplaça son CDD de serveur par l'esclavage. [Sieg']   Dim 1 Fév - 19:18




         
   
   

     
Celui qui remplaça son Cdd de serveur par l'esclavage.
Siegfried & Urban
C'est l'effervescence sur le pont du Lennon VI. Les danseuses se repoudrent le nez et resserrent leurs corsets, les majordomes courent dans tous les sens pour s'assurer que tout est à sa place, les barmans vérifient les stocks de champagne, le Capitaine termine son verre de rouge pour ensuite se diriger vers la cabine depuis laquelle il conduira le yacht dans la baie de Miami ce soir, et les serveurs s'apprêtent à parcourir la salle de réception du yacht en long, en large et en travers pendant plus de 6 heures. Quant à moi... je jette un dernier coup d’œil à mon reflet dans le miroir pour m'assurer qu'il n'y ait aucune fausse note. J'ai vu mon coiffeur cet après-midi, mes cheveux tombent sur mes épaules, brillants de santé et blonds des racines jusqu'aux pointes. Ma paire de solaire est coincée dans le col de ma chemise blanche immaculée, légèrement ouverte sur mon torse bronzé. Par-dessus, je porte un costume Armani beige taillé sur mesure avec, aux pieds, des chaussures vernies brunes assorties. Petit détail pour parfaire la tenue : les boutons de manchette en or, frappés de mes initiales. Satisfait de l'ensemble, je remonte ma manche droite et vérifie l'heure : 18 heures. Les invités doivent déjà se presser sur les quais, attendant que je fasse mon apparition sur le pont pour monter à bord. Ce n'est pas la première soirée que j'organise sur mon yacht, et ma réputation à ce sujet n'est plus à faire : toute la fine fleur de Miami est là... et parmi elle, la jeune femme qui remplacera Kira dans ma vie. Du moins, je l'espère. Alors que je m'apprête à quitter la salle de réception pour aller accueillir mes invités, mon regard se pose sur un des serveurs. « Jeune homme, venez par ici, voulez-vous ? » l'apostrophe-je en claquant des doigts. Je vais à sa rencontre et plante mon mètre 80 devant lui. Il doit s'attendre à ce que je lui demande quelque chose, mais je me contente d'avancer les mains vers son nœud papillon... que je redresse. « Là, c'est beaucoup mieux. Tâchez de rester présentable, je ne vous paye pas pour faire tâche ». Je lui souris, sans émotion, et fais volte face en imprimant son visage dans ma mémoire. Il faudra que je précise à Charlotte de ne plus l'engager, celui-là. J'aime que mon personnel soit à la hauteur de ma réputation et des sommes colossales que j'investis dans ce genre de soirée. Sans le savoir, je viens de mémoriser le visage d'un jeune homme ambitieux... un jeune homme qui croit sans doute passer inaperçu au-milieu de mes invités de marque alors qu'il porte un costume de prêt à porter de mauvaise qualité. Tout me semble à présent impeccable : je donne le coup d'envoi à l'organisatrice et me dirige vers le pont. Comme prévu, tout Miami a fait le déplacement, même si la soirée est sur invitation. 300 cartons, distribués à des gens triés sur le volet. Parmi eux, pas moins de 70 jeunes femmes célibataires. Juchées sur leurs Jimmy Choo, je suis sûr qu'elles font déjà des plans sur la comète et s'imaginent toutes à mon bras. Il est de notoriété publique que j'en ai fini avec la jolie Kira et que ma prochaine conquête sera peut-être une de ces jeunes femmes. Elles doivent toutes avoir lu dans les tabloïds que mon ex-compagne roule à présent en BMW M6 Cabrio, ce qui est un très bon argument en ma faveur. Je n'ai qu'à faire mon choix, elles sont mûres et prêtes à être cueillies. « Chers amis... bienvenue ! » dis-je en écartant les bras, une fois sur le pont. Les hommes de la sécurité ouvrent la barrière et commencent à laisser entrer mes invités, qui défilent sur le tapis rouge que j'ai fait poser sur l’embarcadère. A l'arrivée sur le yacht, des photographes se chargent des photos rituelles qui finiront pour certaines dans les magazines dès le lendemain matin, en gage de la réussite de cette soirée extrêmement bien fréquentée, contribuant ainsi à la réputation du milliardaire Urban McDonald. J'accueille mes premiers convives, tout sourire, échangeant des banalités avec eux sous les flashs des photographes que j'ai engagés pour donner l'impression à mes invités d'être tous des stars. La salle de réception est prête à recevoir tout ce beau monde, et les serveurs arrivent déjà avec des plateaux remplis de coupes de champagne, sur le pont d'où nous allons pouvoir admirer le coucher du soleil. Si le timing est respecté, nous serons déjà en pleine mer lorsque le bel astre commencera à décliner vers l'horizon, ce qui nous offrira une vue magnifique juste avant le repas. J'attrape une coupe et, une fois tous les invités embarqués, met en route mon radar. Certaines demoiselles me tournent déjà autour, mais elles s'éliminent sans le savoir : j'aime avoir l'impression de séduire ma future conquête qui doit, idéalement, jouer les vierge effarouchée pour que je m'intéresse un minimum à elle. Même si je sais que c'est du tout cuit avec presque l'entièreté des célibataires que j'ai invitées, je n'en reste pas moins un homme. J'aime jouer, j'aime séduire. La soirée ne fait que commencer.


         
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▲ Celui qui remplaça son CDD de serveur par l'esclavage. [Sieg']
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