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 EVENT Tempête : Groupe 2

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MessageSujet: Re: EVENT Tempête : Groupe 2   Lun 16 Fév - 23:16

Interactions: Arwen, Jack, Shane.
Mention: Matt, Sasha, Jack, Lucy, Arizona, Soraya, Mike, Kaira, Shane.


Grace avait mal au ventre depuis quelques jours maintenant. La jeune femme qui suivait l'actualité de près avait rapidement eu vent de ce temps médiocre annoncée, et ayant déjà survécu à un ouragan à Miami, elle appréhendait toujours la météo lorsqu'elle n'était pas bonne. Elle avait un mauvais pressentiment cette fois. Il fallait qu'elle aille rejoindre son copain Matt le plus vite possible, elle ne voulait pas être séparée de lui dans de telles conditions. Si ca n'avait tenu qu'à elle, elle aurait quitté le pays quelques temps avec lui, mais il y avait ses cours de médecines qui lui prenaient trop de temps pour pouvoir se le permettre. Le niveau était tel qu'elle ne pouvait pas manquer un seul cours, malgré ses facilités intellectuelles.

Grace n'observait même pas les gens qui entraient et sortaient du métro, elle attendait impatiemment son arrêt, pensant à Matt. Lorsque le metro s'arrêta.

Bonjour à tous les passagers du métro, les lignes sont momentanément interrompues à cause de conditions météorologiques instables. Prière de rester assis, nous faisons de notre mieux. 

Et merde. Cette annonce ne laissait rien présager de bon. Si Grace était déjà stressée, cette fois c'était le cauchemarde qui recommençait.

« Ho non, pas ca... »

Laissa t-elle entendre à demi-mots, les yeux emplies d'inquiétude. Elle chercha parmi les personnes présentes des visages familiers afin de se rassurer. Quand la lumière se coupa. Sa respiration s'accéléra à vive allure. Ce n'était pas le moment de faire une crise d'angoisse. Elle se leva et décida de marcher pour trouver de l'air, une sortie, ou quelqu'un qu'elle connaissait. Elle aperçu Sasha, un mec de son âge qu'elle savait être le frère du directeur, ainsi que le chef des pi sigmas, mais avec lequel elle n'avait jamais vraiment sympathisé. Comme il était le seul qu'elle connaissait, elle voulut l'aborder mais il se fit pousser en arrière par un autre élève qu'elle ne connaissait que de vue (Jack). Elle devina alors Lucy à côté de lui, cette fille que sa cousine Arizona ne pouvait pas blairer, et qu'elle avait du coup pris en grippe. Comme Grace avait un côté garce, elle l'avait même plusieurs fois snobé et s'était moquée d'elle méchamment, mais maintenant qu'elles se trouvaient toutes deux dans cette même situation, ces querelles paraissaient bien ridicule.  

C'est alors que la londonienne entendit une voix familière, celle de son amie Arwen, qui s'efforçait de rassurer tout le monde. Grace lui sauta presque dans les bras.

« Arwen !! Tu n'as rien? »

Une fois rassurée, Grace rajouta:

« Je vais essayer de trouver un moyen de sortir d'ici... On ne peut pas rester comme ca, coincés comme des rats ! »

La jeune femme, de nature très maligne, essayait d'analyser la situation avec le plus de sang froid possible, et en essayant de ne pas imaginer ce que Matt vivait en cet instant. Elle espérait que lui au moins soit en sécurité. Grace savait que le metro, contrairement aux apparence de sécurité sous la terre pendant une tempête, ca craignait. Il pouvait par exemple y avoir... BANG !! Un grand bruit d'eau qui se déverse se fit entendre. Une inondation ! L'instinct de survie de la jeune femme prit le dessus. Elle ne sentait même pas cette répugnante odeur de joint qui se dégageait dans tout le wagon, ni les braillements de ce gosse qui s'étranglait presque. C'était l'anarchie la dedans ! Les gens bougeaient de toute part dans un mouvement de panique générale, malgré l'annonce et les consignes de sécurité.

Des flash de l'ouragan qu'elle avait vécu lui revenaient en tête. Sa blessure qu'elle avait eu à la jambe ce jour là sembla se réveiller de nouveau. Les gens commençait à se disputer, se piétiner, c'était une vraie fourmilière. Grace se sentait étouffer. Elle était à la recherche d'un extincteur pour casser une vitre, mais dans le noir, c'était beaucoup trop long à trouver, et elle savait que chaque minute qui passaient augmentait la quantité d'eau glacée qui finirait peu à peu par les recouvrir complètement, noyant toutes les personnes qui se trouvaient là. Mon dieu. C'était horrible. Grace tenait à sa vie. Ce n'était pas le moment de flancher. Là, elle repérer un extincteur, en même temps que... Soraya ! Cette fille qui sortait avec son cousin Mike, avec qui elle avait d'abord sympathisé pour coincer Kaira, puis s'était finalement liée d'affection -tout en gardant une certaine vigilance tout de même. Deux jeunes mecs, de wynwood également (Jack et Shane) se trouvaient là.

« Il faut faire vite si on veut arriver à faire sortir tout le monde d'ici ! »

N'était-ce pas aux hommes, bien plus musclés qu'elle, de faire le travail? Vu le nombre de personnes présentes, il faudrait un sacré bout de temps pour évacuer ce fichu métro. Grace cherchait désespérément la réponse à une question: comment éviter que tout le monde se rue sur la sortie, ce qui ferait sans doute perdre encore plus de temps? Et comment limiter l'arrivée d'eau si cela était trop long? La jeune femme avait un tempérament de battante, elle décida de prendre les opérations en mains. D'essayer du moins. Elle ferait sortir le plus de monde possible. Et elle décida de commencer par...

« Est-ce qu'il y a des enfants ici? Rapprochez-vous !! »

Elle avait cru en entendre, mais elle n'était pas très sure dans tout ce vacarme. Et on n'y voyait rien avec ce noir !

Résumé:
Grace est paniquée lorsque le metro s'arrête car elle a déjà connu un ouragan à Miami.
Elle essaie de trouver des gens qu'elle connait pour se rassurer et croise Sasha qui se fait attraper par Jack.
Elle saute dans les bras d'Arwen, heureuse de la voir là.
Son instinct de survie prend le dessus, elle cherche un extincteur et trouve le même que Soraya.
Elle essaie de prendre les choses en mains pour une possible évacuation, en commençant par les enfants.
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MessageSujet: Re: EVENT Tempête : Groupe 2   Mer 11 Fév - 2:06

Interactions: Sasha, Jack, Lucy, Eva, les enfants d'Eva
Mentions: Ritchy (Zébulon), Shane, Eileen, Arwen

En attendant le métro, j’entends la voix de Cobbalacon qui se fraie son petit bout de chemin jusqu’à mes oreilles, mais pour cette fois-ci, je m’en fiche parce que j’ai décidé d’être de bonne humeur. Je lui adresse ce sourire qui veut gentiment dire « J’en ai rien à foutre de ce que t’es en train de déballer ducon » et porte mon attention sur le transport en commun qui se stoppe juste devant nous. Dans la rame, un gars remonté sur ressort attire mon attention et lorsque le métro s’arrête brusquement, je me sens poussée au fond de mon siège alors que Lucy se rattrape à moi. A côté, White se prend une femme âgée sur lui et Zébulon s’étale par terre. Un peu trop intriguée par l’énergumène, je le montre d’un signe de tête à Jack « Il est bizarre un peu, lui, non ? ».  Ma curiosité m’empêchait de détacher mon regard de ce garçon quand je vois que Lucy commence à paniquer. Jack me regarde et je lui mime une grimace exprimant mon incompréhension. A ma demande, la réponse de Sasha m’exaspère. Il était sérieux lui ? « Ahhhh bah peut-être que toi et ta grognasse devraient dégager le plancher. Elle + ta connerie en moins, on n’aura plus l’impression d’avoir des boulets dans les parages. Et pense à te jeter sur les rails par la même occasion, tu feras ta bonne action pour cette nouvelle année qui s’annonce pleine de rebondissements ! ». Lucy regarde Jack, puis elle me regarde moi et elle a l’air totalement frustrée par cet arrêt si soudain. L’annonce de la dame n’arrange absolument rien « Je peux pas rester ici »  Je fronce les sourcils en regardant le rho kappa et ensuite mon amie « On peut pas aller bien loin pourtant »  Rassurante ? Absolument pas, mais j’étais pas aussi paniquée qu’elle. Pour moi, ce métro allait redémarrer, d’ici une quinzaine de minutes. On ne voit rien, on n’entend rien et moi je ne réalise pas sans voir. Lorsque mon portable vibre, je ne réalise même pas ce que Mike me raconte. Dans le zoo avec des lions lâchés ? Non, j’arrive vraiment pas à comprendre, parce qu’on est dans un métro et qu’il fait sombre. Pas de vue sur le ciel, sur la ville, juste un tunnel et une femme qui nous annonce que dehors il pleut, ou dehors, il y a de l’orage, ou du vent, mais elle ne nous dit pas que dehors il y a une tempête qui se prépare. « Bon y en a pas un qui veut se magner le cul pour m’aider à ouvrir cette putain de porte ? » Lui aussi il commence vraiment à me taper sur les nerfs. En temps normal je n’y ferais même pas attention, mais Sasha est loin d’être le genre de personne que j’arrive à supporter. C’est même pas son genre qui m’énerve, c’est lui tout entier. La seule envie que j’ai, c’est de lui balancer mon portable dans la tête et lui dire que non, on n’est pas à son service et que ça couterait pas plus cher de le demander gentiment. Lucy se lève pour l’aider, sauf qu’elle panique plus qu’autre chose. Sur une banquette à côté, un gamin qui pleure. Je le regarde lui, je regarde aussi la gamine qui l’accompagne, mais surtout leur mère. Cette femme avec son physique excentrique, je la reconnais pour l’avoir déjà vue là où Mike travaille. Je ne lui ai jamais parlé, parce que je passe toujours en coup de vent ou peut-être parce que à ce moment-là, il y a d’autres personnes qui ont le maximum de mon intérêt comme Mike ou Sieg, maintenant qu’il y travaille aussi. Il y a aussi ces vieux pervers qui jouent au poker. Ce jeu qui fait tant partie de ma vie. Le goût du jeux, le goût du vice valent beaucoup plus qu’une femme que je ne connais pas et pourtant, là, elle attise ma curiosité. Néanmoins, je rejoins Jack qui s’est empressé près de Lucy pour l’aider à se calmer alors qu’elle file le parfait amour avec sa crise d’angoisse. Alors que Cobb pète son câble, une fille que je ne connais pas du tout lui demande de se calmer, tout comme elle demande aussi à Zébulon comment il s’en sort et puis Shane s’amène alors que Jack peste contre moi. En repensant au jet ski en panne et à la banque, je rigole « Pourquoi c’est de MA faute ? C’est peut-être TA faute, c’est toi qui s’appelles Jack, après tout, tu l’as dit toi-même l’autre fois, tu ne te rappelles pas ? ». Un bruit bizarre me force à tourner ma tête vers sa source. Il manquait plus que ça, une inondation. « Tu vois ! » ajoutai-je à l’intention du gars que je considérais comme mon meilleur ami.

Naïvement, je m’écarte non sans un dernier regard vers Lucy et je me dirige vers la jeune femme et ses deux enfants. « Salut ! C’est possible que je vous aie déjà vue là où Mike travaille ? » Peut-être qu’elle ne le connaît pas, mais si c’est bien elle, elle le connaît surement. « Mmmh Iguana Pine bar ! C’est vous la musicos, non ? Je suis Soraya, sa copine ». Je ne fais pas vraiment attention à la dite inondation, parce que j’ai l’habitude de positiver et de là à ce que la rame soit remplie totalement, on avait encore de la marge. J’adresse un sourire un peu moins franc aux enfants de la jeune femme alors que l’eau monte de plus en plus vite et bien plus que je ne l’imaginais. Là, il est temps de paniquer, Soraya. Je m’efforce de trouver une solution en baladant mon regard dans les recoins du métro jusqu’à le stopper sur un extincteur. « Hey Jack, Mira ! (Mira=regarde)» en lui montrant l’objet qui pourrait nous permettre de sortir, à condition de ne pas être obèse. Les enfants de la musicienne paniquaient toujours autant, eux aussi et finalement, je tentai de les faire penser à autre chose. « Salut ! Moi c’est Soraya, vous vous appelez comment ? » Rapidement, je détourne mon regard vers Lucy. Jack allait être occupé, il était temps de se bouger. Je lui fais signe de venir me rejoindre, au moins le temps qu’il s’occupe avec Shane et puis, commence la discussion dont tout le monde se fiche, mais qui parfois aidait à penser à autre chose. « Eva travaille là où Mike bosse ! »
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MessageSujet: Re: EVENT Tempête : Groupe 2   Dim 8 Fév - 21:23

Mentions : Henri, Victoria, Jack, Sasha, Ritchy, Soraya, Arwen, Lucy, le gosse d'Eva, (Eric).
Interactions : Sasha, Ritchy, Jack.

Le voyage en Laponie n’avait pas duré assez longtemps à mon goût. Quant au retour à Miami, et donc à la vie normal, il était arrivé bien trop brutalement. Et dire que je m’étais inscris à ce voyage sur un coup de tête … quand j’y pense, j’aurais volontiers signé pour une semaine de plus. La neige, les vacances, le snow … tant de choses me manquaient déjà, jusqu’à nos igloos inconfortables, auxquels je m’étais finalement habitué. Des pistes de skis aux grands palmiers floridiens, j’étais passé d’une parenthèse enchantée à l’habituelle et morose routine ; cette même routine qu’il me fallait éradiquer en ce début de nouvelle année. Parce que oui, pour la première fois de ma vie, j’avais fais de nouvelles résolutions. Comme par exemple celle de changer certaines mauvaises habitudes qui me collaient aux basques depuis des années …  Je sentais que les choses changeaient, et je comptais bien profiter de cette dynamique pour apporter des améliorations à ma vie de lycéen … qui demeurait très confortable, malgré mon désamour pour les études. Entre-temps, j’étais devenu le nouveau chef-adjoint des Sigma Mu, suppléant mon pote Eric après que Leah lui ai délégué son poste, et ma petite affaire avec Barry et Matt marchait à merveille. Ma vie, finalement, devenait chargée. D’autant plus depuis que j’avais rencontré Victoria, des premiers regards qu’on s’était échangé au flash-mob sur la plage, jusqu’à notre séjour lapon, avec laquelle j’avais passé une bonne partie de mon temps. Ca aussi, ça me manquait. Beaucoup plus que je ne l’aurais pensé.

Pas de cours aujourd’hui, je m’étais levé vers dix heures, et j’avais passé la majeure partie de ma matinée à glander en caleçon dans la salle commune des Sigma Mu. Après être sortit déjeuner avec quelques camarades rebelles, je les quittai pour la bouche de métro la plus proche, alerté quelques secondes auparavant par le texto d’un client. Je n’étais pas super fan de ce moyen de transport, mais il demeurait moins cher que les taxis, plus fréquent que les bus, et j’empruntais déjà assez la caisse de mon frangin pour bouger en ville.

~

C’était tout de même avec une certaine bonne humeur  que je m’étais assis dans un wagon, songeur,  mon casque audio sur les oreilles. Quelques heures plus tard, après un certain nombre de ventes et de discussions houleuses avec des clients pointilleux, autant dire que ma bonne humeur m’a totalement quitté. Plus le moindre sourire, juste une petite ride de crispation au coin du visage que je ne peux réprimer. J’ai hâte de rentrer, j’ai assez goûté à la foule pour aujourd’hui, mais j’ai toujours un client à aller voir avant de rentrer la conscience tranquille. Contre mon gré, je décide de faire ce dernier détour avant de rentrer et me dirige vers Coconut Grove … autrement dit à l’opposé de Wynwood. Je ne fais quasiment pas attention à la météo qui se dégrade de minute en minute, mais je me prends en pleine gueule le flot de citadins pressés et paniqués se hâtant dans le métro. Detestant ça, je pénètre tant bien que mal dans une voiture et m’installe sur un siège, les yeux baissés et les mains dans les poches. La musique dans l’oreille, perdu dans mes pensées, je manque de peu de finir dans le décors quand le métro freine brutalement puis s’arrête. Manque de chance, c’est la petite vieille assise face à moi qui me tombe dessus.

Dans les allées, certains perdent l’équilibre, et d’autres, plus chanceux, ont eu le temps de se tenir à une barre, ou à leurs sièges. Je lève les yeux, curieux de savoir ce qui se passe, mais je vois dans le regard des gens qui m’entourent qu’ils sont tout autant surpris que moi. Quelques secondes plus tard, les lumières s’éteignent, plongeant tout le monde l’obscurité, et provocant des cris de panique un peu partout dans la rame.  Je daigne enfin retirer mon casque, pour entendre un message sortir des haut-parleurs : métro arrêté pour cause de météo instable.

« Putain de merde. »

Je jette un regard autour de moi, m’habituant l’obscurité, et reconnais de nombreux visages. Il y a Soraya, un peu plus loin, en compagnie de Jack. Tiens, j’irais bien lui parler, mais mon attention se porte d’abord sur quelqu’un d’autre, un élève de Wynwood, que je connais comme étant le petit frère du dirlo. Celui-ci commence à s’agacer visiblement, puisqu’il se dirige vers la porte la plus proche et tente de l’ouvrir, bientôt aidé par une fille et un autre gars, apparemment tout aussi cons.

« Je veux sortir d’ici, je veux sortir d’ici !! » crie ce dernier, comme un enfant crierait parce qu’il a été privé de dessert. La situation est de plus en plus critique, mais je ne peux réprimer un rire moqueur devant tant de panique. Une voix que je connais retentit alors dans tout la rame, une voix que je connais. Celle de Jack.

« Tu vas arrêter de jouer au con ! C’est juste une panne, vous avez jamais pris le métro ou quoi ?  Arrêtez ça ! » tonne-t-il enfin en poussant les abrutis qui essaient d’ouvrir la porte. À deux doigts d’intervenir, je reste cependant en retrait, fixant la jeune fille paniquée que Jack tente de rassurer, accroupis sur le sol. Dans le même temps, un nombre incalculable de téléphones se met à sonner, à vibrer, et tous se jetent dessus, affolés, avide de nouvelles concernant l’extérieur, et de potentiels proches. Soudain, je pense à mes proches. À Henri, à mes amis Sigma Mu, à Victoria. Inquiet pour elle, j’attrape mon propre téléphone et tente de lui envoyer un message mais je n’ai aucun réseau. C’est vrai, depuis quand il y a du réseau téléphonique dans le métro ?

Je commence -enfin- à paniquer. Et si il lui arrive quelque chose ? Après tout, peut-être qu’elle n’a pas fais attention à la météo, elle non plus, et qu’en ce moment-même elle se retrouve piégée je-ne-sais-où à l’extérieur. Ca m’angoisse, il faut que je sorte, il faut que je sache. Je tente à nouveau de la textoter, toujours sans résultat. Des bouffées de chaleur me montent à la tête, et j’ai subitement envie de défoncer tous ceux présents dans la rame qui se comportent comme des gamins, à commencer par Cobb, qui panique carrément – ou alors qui cherche à se rendre intéressant, ce qui ne serait pas pour me surprendre. Arwen, que je viens tout juste de remarquer et que j’ai rencontré en Laponie par le biais de Victoria, semble s’adresser aux paniqués, probablement pour les calmer. Je me dis spontanément que c’est une bonne chose … du moins meilleure que leurs casser la gueule à tous. Ce qui ne devrait pas tarder à y arriver si elle ne parvient pas à les rassurer.

Et voilà qu’un gosse se met à brailler. Il ne manquait plus que ça ! L’obscurité, des gamins paniqués, un gosse au milieu de tout ça, et … du shit ? Je renifle plusieurs fois afin de savoir si je ne me fais pas de films, mais non, c’est bien une odeur de weed qui commence à embaumer tout le wagon. Il me faut peu de temps pour retrouver le coupable : le mec paniqué de tout à l’heure, désormais accroupis, tranquillement en train de fumer son joint, comme si de rien n’était.

Ca m’agace, de voir qu’un type prenne cette liberté d’enfumer tout le wagon, alors que des mômes sont présents. Mais ce qui m’agace encore plus, c’est que je ne suis pas en train de le fumer, ce joint. Mais qu’à cela ne tienne, je me dirige vers le jeune homme livide et, contre toutes attentes, je lui arrache son joint des mains pour le porter à ma bouche.

« On est tous coincés ici mec, tu permets qu’on partage ? »

Je tire une taffe, puis une deuxième. Je ferme les yeux, sentant la fumée s’engouffrer dans mes poumons puis ressortir. J’arriverais presque à me calmer, si Cobb n’en remettait pas une couche :

« Je n’irais pas m’asseoir, d’accord ? MERDE ! »

C’en est trop pour moi, je ferme les yeux d’énervement puis me retourne vers lui, distinguant sa silhouette à quelques mètres de moi « Tu vas la fermer une bonne fois pour toute ?! On est tous dans la même merde, ça sert à rien de … » mais un bruit retentissant me coupe, moi ainsi que la plupart des personnes présentes. Tout le monde regarde par la fenêtre, et constate avec frayeur qu’un important débit d’eau commence à se déverser dans les souterrains, probablement à cause des pluies torrentielles … ou bien des canalisations qui ont sautés. Intérieurement, j’espère qu’il s’agit de la première option – ça craint moins – mais le débit d’eau ne semble pas diminuer, et la panique augmente de manière exponentielle dans la rame.

Les mains qui commencent à se faire tremblantes, je me tourne vers Jack, et faisant un pas vers lui, je lui dis à voix basse - ou du moins j'essaie de lui dire : « Jack ! on est vraiment mal là. Et même si j’ai bien envie de les défoncer, ils ont raison : on peut pas rester ici. »

On ne peut pas rester ici. Il nous faut sortir mais comment ? Et quand même bien on parviendrait à sortir, comment être sûr que nous ne courrions pas à notre perte ? Commençant enfin à prendre la mesure de ce qui se passe, je fixe Jack, soucieux, à la recherche de réponse. Pour la première fois depuis longtemps, je flippe vraiment à l’idée de crever. Surtout ici. Surtout maintenant.

« Doit bien y avoir des brises-glaces quelque part. Faut qu'on se tire. »


Résumé :

Shane rentre dans le métro sans calculer personne, casque sur les oreilles. Une petite vieille lui tombe dessus quand le métro pile, il attend, ça le saoule, il prend "gentiment" le joint de Ritchy, il fume, il s’énerve sur Sasha puis parle avec Jack, et réfléchis à comment péter une vitre.
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MessageSujet: Re: EVENT Tempête : Groupe 2   Dim 8 Fév - 19:10

Event Tempête

Interactions: Jack, Arwen.
Mentions: Ritchy, James, Eden, Jewel, Lucy.

Et oui, c’est moche comme situation. Ne pas supporter l’enfermement, avoir qu’une envie : boire un schlouk d’alcool, et surtout vouloir dégager de toute cette pression. Tout ce bruit, tous ces gens qui s’agitent autour, ça ne donne qu’une envie, péter un gros plomb, et s’exciter sur une porte qui ne cèdera sans doute jamais. Et c’est ce que j’ai fais, à ce moment où je ne m’imaginais pas que bien pire me retomberait dans la tronche ensuite. Cette annonce ne valait rien de bon, et ça me rappelait bien trop Halloween pour raisonner normalement. Une voix aussi nous avait fait comprendre qu’on ne sortirait pas de nos salles, et là c’était la même en moins effrayant, et à mesure que je tambourinais sur la porte, je sentais la douleur. Bah oui c’est dur cette connerie, et surtout j’ai vu deux personnes se lever et m’imiter. Une jeune fille, Lucy, et un bouclé pas net, qui a fini par courir dans tous les sens en hurlant tel un dindon en chaleur. Tout s’est bousculé très vite dans ma tête, et je ne comprenais plus rien. Entre Lucy qui se mettait à pleurer, lui qui hurlait à en cracher ses poumons… Un vrai carnage pour mes oreilles. C’en était plus que je pouvais supporter.

Je m’arrêtais momentanément, regard dans le vide, ne voyant que du noir autour de nous. Je ne pouvais pas rester comme ça sans rien faire, et j’étais prêt à m’y remettre, quand un couillon de première commença à me demander de me calmer, ce qui mon cher était impossible en ce moment précis. Pour lui ça n’était qu’une panne, et à y repenser maintenant je rigole encore. « Si tu savais, connard. » Mais à cet instant, ni moi, ni lui, ne savait vraiment ce qui allait se passer. Mais ça, je m’en fichais bien, et je me tournais vers lui, agacé.

« - Qu’une panne ? Qu’une panne ? Peut-être que pour toi oui, mais d’après ceux qui sont à la surface non, une tempête fait rage dehors, et des gens à qui je tiens sont piégés comme nous, et je ne sais pas ce qu’il risque de leur arriver. Tu trouves toujours ça con de vouloir sortir pour aller les aider ? Tu trouves toujours ça con de tenir à des gens ? Si oui, va te faire foutre, si non, ne fais pas attention à moi, et laisse moi m’épuiser tout seul. »

Je venais de clairement m’énerver, mais c’était surtout de l’inquiétude. James qui était coincé à l’école, Jewel et Nathan également, Eden à la banque… Tant de gens dont je peinais à avoir des nouvelles, et quand j’en avais c’était du genre assez dramatique. Et le SMS que je m’apprêtais à lire renforça mon anxiété : James et Jewel venaient d’être blessés, un arbre avait crashé, explosant une fenêtre. Bilan : verre dans la jambe pour Jewel, verre dans le bras pour James. Comment rester calme alors qu’ils étaient blessés. Comment ? Complètement paniqué, je continuais à marteler la porte, les larmes coulant presque toutes seules sur mes joues. JE VEUX SORTIR DE LA !

Rien ne s’arrête pourtant, et le gars de toute à l’heure ne trouve rien d’autre à faire que venir me pousser violemment pour que j’arrête mon cinéma. Si je n’avais pas la retenue actuelle, je lui aurais collé mon poing dans la gueule, mais j’étais trop préoccupé à l’idée de sortir que je balbutiais quelques insultes. « Non mais ça va pas ! » C’est là qu’une jeune fille arriva pour tenter de nous calmer. MAIS JE NE PEUX PAS ME CALMER, MERDE. Je la regarde, d’un œil assez mauvais.

« - Je n’irais pas m’asseoir d’accord ? »

Puis je tournais le dos, toujours les yeux rivés sur les fenêtres du métro. Je ne remarquais même pas Ritchy qui fumait ses joints dans un coin. J’étais trop concentré, je pensais à bien d’autres choses, du moins jusqu’à ce qu’un bruit étrange se fasse entendre et qu’un bruit de pluie se fasse entendre. Gros débit d’eau apparemment. Ca me fit sursauter, et je me collais à la vitre. Les canalisations devaient avoir péter, je voyais l’eau couler, couler et couler.

« - MERDE ! »

Je m’exclamais, et envoyais de suite un message à mes proches. L’eau allait nous prendre très vite au piège, et sortir était notre seule chance. Du moins fallait-il encore réussir à ouvrir la porte. De suite, je regardais autour de moi. Marteau, bombe d’incendie, j’essayais de voir un truc assez dur pour péter une fenêtre, mais rien. Du coup, je tentais le tout pour le tout, et commençais à donner des coups de pieds, plein d’espoir, même si je savais au fond de moi que ça ne servirait à rien, rien du tout, et que nous étions coincés, destinés à tous crever noyés.

* Tenue de Sasha


© Sashette

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MessageSujet: Re: EVENT Tempête : Groupe 2   Ven 6 Fév - 23:27

Interaction : Arwen

Ritchy avait déjà la pupille dilatée a l'extrême, les sens détraqués, il n'arrivait même plus a réfléchir. Rien de tel pour fuir une situation de panique. Il tira à nouveau sur son joint, formant un petit halo incandescent à son extrémité. Il ne faisait plus attention à rien de ce qui se passait autour de lui. Il tentait d'oublier sa condition et pour cela, il faudra plus d'un joint. En effet, une fois le premier achevé, le jeune homme ne perdit pas une seconde pour en faire un suivant, le tout en restant affalé dans son coin pendant que les autres paniquaient. Ils devraient essayé les joints aussi...Ca les calmerait. Juste avant, lorsqu'il essayait d'aider Sasha à ouvrir la porte, une jeune fille était intervenue.

- Les gars, on se calme. Soit on va repartir, alors défoncez pas tout, soit ya une bonne raison qu'on reste là et faut sans doute mieux qu'on sorte pas et qu'on reste à l'abri ici. Vous avez vu le temps ? Tentez pas le diable.

Avait-elle dit. On pouvait dire que Ritchy l'écoutait cette fois pour ce qui était de se calmer. Il ne le faisait pas tout seul mais c'était tout comme non ? L'odeur de ses joints embaumait le wagon. Il avait reçu plusieurs SMS sur son portable. Plusieurs fois il avait sentit le vibreur s'activer mais il n'y toucha pas. Ces vibrations n'étaient peut-être qu'hallucinations après tout. De toute façon, s'il devait répondre, il risquerait d'écrire n'importe quoi. Le mioche qui hurlait depuis tout à l'heure était vraiment frustrant. Heureusement que Ritchy avait le cerveau trop brouillé pour y prêter vraiment attention. Le joint calé entre deux doigts, il tira une nouvelle bouffée et en recracha la fumée dans un soupire d'extase. La jeune fille qui lui avait parlé à lui et Sasha revint finalement vers lui et lui demanda :

- Ça va aller ? T'avais l'air paniqué tout à l'heure.

- Je me demande simplement si on va s'en sortir indemne, répondit le lambda.

Mais à peine avait-il prononcé ces mots que des bruits inquiétants se firent entendre autour du métro. Les canalisations avaient sauté et de l'eau se déversait dangereusement dans le tunnel. Ce qui eut le don d'affecter encore plus l'angoisse des passagers. Ritchy tira une nouvelle fois sur son joint avant de se mettre à rire. Un rire plus nerveux qu'autre chose.

- Et toi qui disait de ne pas sortir et de rester là bien à l'abri, lança-t-il dans son rire désespéré, aaaah...on est dans une merde pas possible...

Finalement, Ritchy prit cette fois le temps de regarder son SMS, encore un message de Paytah...Il lui répondit vite fait avant de se faire un nouveau joint. De toute manière, la situation paraissait sans espoir étant donné que les portes refusaient de s'ouvrir. Sous l'effet de la marijuana, il en prenait peu conscience. Mais la moindre once d'espoir, il n'hésiterait pas à la saisir, seulement, elle était nulle part.
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MessageSujet: Re: EVENT Tempête : Groupe 2   Ven 6 Fév - 9:33

La tempête du siècle !

Vous aimez le métro ? Vous savez ce lieu de vie que vous devez sans doute emprunter tous les jours, pour rejoindre le travail, l'école ou les autres quartiers de Miami. Vous connaissez tous bien cet endroit, cet air rejet par des conduits d'aération, nauséabond, ces rames bondées dans lesquelles vous vous pressez les uns contre les autres sans regarder près de qui vous êtes vraiment. Aujourd'hui, vous êtes bloqués dans une rame. Vous paniquez, ou au contraire vous gardez un calme froid malgré le danger que représente la tempête au dehors. Seulement, savez vous que vous n'êtes pas au bout de vos surprises ? Vous imaginez vous en sécurité, ici dans les entrailles de la ville, pensez vous que vous pourrez aisément vous sortir de là ? Croyez vous que vous aurez la possibilité de vous en sortir, pensez vous que vous aurez une marge de manoeuvre différente de celle que les autres ont ?
Parce que ce que vous ne voyez pas ce sont toutes les canalisations avoisinantes qui explosent sous le poid de la pluie battante, grondante. Ce que vous n'avez pas vu c'est ces tuyaux qui ont explosé sous la terre, trop vieux et mal entretenus, en laissant l'eau goutter d'abord le long du mur de la station, jusqu'à finalement élargir le trou sous la pression. Mais quand l'eau finit par prendre une place toute entière dans le facteur de risque en s'engouffrant dans le tunnel ou vous vous trouvez, vous n'aurez pas d'autre solution que celle de sortir. Les tunnels s'inondent, progressivement, et vous, vous risquez très gros en restant prisonniers de cette boite métallique qui vous empêche de retourner à l'air libre...


   
(c) Sashette
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MessageSujet: Re: EVENT Tempête : Groupe 2   Ven 6 Fév - 9:09

C'est suffisamment rare que je prenne le métro pour que cela reste ancré dans ma mémoire.

Il ne faut pas croire que j'aie peur des espaces clos ou des tunnels souterrains : prendre le métro, pour moi ce n'est pas véritablement un souci, mais l'air vicié de ces grands couloirs et de cette cage de tôle n'est pas vraiment une partie de plaisir pour moi. En fait, je préfère de très loin marcher, même si c'est pour un long moment. Seulement voilà, aujourd'hui je n'ai pas le temps et je n'ai pas d'autre choix que celui de monter dans une rame bondée, en tenant mes deux gosses par la main, en direction de Coconut Groove. Parce que j'ai fait au mieux pour préserver la santé de Sonata et Mateo mais pas de chance : mon fils est tombé malade, dans la nuit, et j'ai peur d'une mauvaise grippe. Le petit, tenu à l'épaule par sa grande soeur, tousse et crachotte, et tremble de fièvre. J'aurais préféré qu'il reste couché, mais là où nous vivons à présent, j'aurais trop peur de risquer sa vie. Dans l'appartement désaffecté dans lequel nous passons la nuit, il n'y a rien pour réchauffer le gamin au soir venu, rien pour le couvrir à part quelques couvertures et un matelas posé à même le sol. Je n'ose pas baisser le regard vers mon fils, j'ai honte, terriblement honte. Parce que c'est de ma faute si aujourd'hui je ne suis pas capable de prendre soin de mes enfants comme je le voudrais.

Le petit tangue un peu dans la rame alors que j'ai les yeux rivés sur les gens autour de moi. Il y a tout un groupe de jeunes dans la même rame que moi, qui discutent. Et j'avoue que je ne les écoute pas vraiment, trop concentrée à regarder les petites mains tremblantes de Mateo s'accrocher à la barre de fer. La rame part et je suis rapidement emportée par une sorte de lassitude, un peu comme tous ces gens qui prennent quotidiennement les transports, en regardant leurs voisins sans véritablement les voir. Dans mon cas, c'est pareil. Parce que rien ne compte plus que le bien être de mon fils, malade par ma faute. Alors lorsque la rame s'arrête, je lève le nez, surprise. Parce que ça pue ça. ça pue carrément. J'ai bien vu que le temps tournait à l'orage en rentrant dans la rame, mais je n'ai pas la radio chez moi, encore moins la télévision ni internet. Je n'aurais jamais pu deviner la tempête qui se préparait.

Et puis ça va très vite. Cela commence par la lumière qui se coupe, par ma fille qui me demande "Mama, pourquoi on s'arrête ?" en même temps qu'une jeune fille, un peu plus loin que moi. Le temps de comprendre que nous sommes enfermés grâce à l'appel général et voilà, ça part en live. Déjà, il y a ce jeune homme qui cherche à tout prix à ouvrir la porte, suivi de près par une jeune femme. Sauf que ça ne sert à rien. Elles sont tout de même relativement solides, ces portes. Le jeune qui se met à crier qu'il veut sortir, j'ai bien envie de lui mettre un taquet, faut l'avouer. Parce que son cri fait automatiquement pleurer mon fils, déjà très fatigué et malade, effrayé par les cris en disant qu'il ne pourra plus sortir et qu'on va tous mourir. Sonata, elle, observe ce qu'il se passe autour d'elle et moi... Moi je ne sais pas quoi faire. Je ne sais pas non plus comment réagir parce que les jeunes se regroupent et les pleurs de mon fils sont de pire en pire. Alors je le prends dans mes bras, je parsème son petit visage de baisers en caressant ses cheveux, en lui disant que ça va aller, qu'on va sortir et que tout va bien se passer. Sauf que je ne me doute absolument pas de la suite quand je songe sérieusement à péter la vitre pour sortir. Nous sommes au milieu d'un couloir. Et dans le noir. Et je me dis que les emmerdes commencent. ENCORE.
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MessageSujet: Re: EVENT Tempête : Groupe 2   Lun 2 Fév - 20:04

La jeune fille pressa le pas. Elle n'aimait pas vraiment le temps qu'il faisait dehors et l'eau qui lui rentrait par petites gouttes dans les oreilles. Pourtant, elle devait être habituée, elle qui venait d'Angleterre. Mais non, parce qu'en Angleterre, c'était juste du mauvais temps habituel, pas une tempête horrible comme vivait Miami à ce moment. En ayant marre de ses cheveux bruns qui lui gâchaient la vue, elle les attacha en un chignon rapide avant de descendre pour aller prendre le métro. Si d'ordinaire, ça ne la dérangeait pas de marcher un peu pour se rendre où elle voulait, aujourd'hui, elle voulait éviter de croiser la crève en chemin, donc elle allait se mettre à l'abri et se déplacer en même temps. Il y avait du monde, comme toujours dans ces endroits, et une certain tension. Elle n'y prêta pas plus d'importance, se demandant si Carter était bien rentré de son rendez-vous et à l'abri dans leur appartement. Elle monta dans le métro et alla s'installer à une des rares places assises encore disponible. Seulement, après quelques stations de passées, le métro s'arrêta pour de bon. Les personnes présentes attendirent quelques minutes, histoire de voir si ce n'était pas juste un ralentissement comme il y en avait souvent, pour pleins de raisons. Mais non, une annonce fut passée, pour qu'ils sachent que leur arrêt était causé par le mauvais temps. Comment de l'eau pouvait arrêter le métro ? Arwen n'osa imaginer, mais au fond, elle savait déjà que c'était parce que ce n'était pas une simple question d'eau.

Elle tenta de garder son calme, alors qu'elle reçut un message sur son portable. C'était Victoria, qui voulait savoir si tout allait bien. Elle lui répondit rapidement avant d'envoyer un sms à son mari. Elle ne reçut d'ailleurs pas d'accusé de réception pour lui, le réseau devait merder à fond. Alors qu'elle attendait sagement, deux types pétèrent un câble pour ouvrir la porte. Elle se leva pour les calmer, même si elle n'était pas sûre qu'ils l'écoutent.

- Les gars, on se calme. Soit on va repartir, alors défoncez pas tout, soit ya une bonne raison qu'on reste là et faut sans doute mieux qu'on sorte pas et qu'on reste à l'abri ici. Vous avez vu le temps ? Tentez pas le diable.

Elle reconnut l'un des deux d'ailleurs, qui n'était autre que le jeune Cobb. Elle le connaissait de vue, puisqu'il avait été dans la même confrérie que Carter, et parce qu'il était le frère de James et Eden.

- Sasha je présume ? Vas t'asseoir, ça sera mieux, parce que le type là-bas (Jack) il a pas l'air d'apprécier que tu veuilles ouvrir, et t'as pas envie d'avoir le nez cassé.

Ce n'était pas vraiment un ordre, mais plus un conseil en fait.

- Après, t'es pas obligé d'obéir, vous avez fort caractère dans la famille, mais je dis pas ça pour t'embêter.

Arwen regarda autour d'elle. Tout était fermé, aucun moyen de sortir, rien. Plus de lumière non plus.  Non loin, une jeune fille (Eileen) n'avait pas l'air d'aller très très bien. La jeune femme alla doucement s'asseoir à côté d'elle et posa sa main sur son épaule.

- Hey, ça va ? T'as l'air toute pâle. T'en fais pas, c'est que temporaire. Tu veux un peu de chocolat ?

Non, ce n'était pas sœur Marie Thérèse, mais elle ne pouvais décidément pas laisser quelqu'un se sentir mal alors qu'elle pouvait peut-être faire quelque chose. Et pour le chocolat, elle en avait quasiment toujours sur elle, des barres céréales/chocolat, parce que Léa adorait ça et que Carter oubliait souvent de lui en donner pour le goûter à l'école. C'était un bon père, mais il n'était pas totalement habitué à avoir sa fille et à devoir s'occuper de tout, alors Arwen veillait à ce que tout se passe au mieux au quotidien.

- Attends, je reviens.

La jeune fille alla cette fois-ci voir un jeune homme (Ritchy) et s'accroupit pour lui parler. Il semblait encore plus mal. Ces situations apportaient toujours des tensions et là, on les sentait vraiment.

- Ça va aller ? T'avais l'air paniqué tout à l'heure.


HRP : Arwen essaie de calmer Sasha et Ri, puis parle à Sasha. Elle va voir Eileen puis re Ritchy (en mode Térésa un peu)
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MessageSujet: Re: EVENT Tempête : Groupe 2   Dim 1 Fév - 17:39

Mains dans les poches de son cuir, Jack longeait le long du trottoir pour rejoindre la bouche de métro. Il préférait conduire, mais Soraya l'avait eu sur un point. En plein centre ville, on allait plus vite à pied qu'en véhicule. Il avait invité Lucy à les rejoindre, non sans arrière pensées. Après tout, il aimait bien sa compagnie et il avait appris à la découvrir en Laponie. Son caractère était … Tout juste ce qu'il fallait pour un mec comme Jack. Entre le jeu et la séduction. Elle n'était pas aussi acide que Soraya, pas aussi douce que Hayley. Et les zones d'ombres chez une nana, fallait l'admettre, ça l'attirait comme une abeille autour d'une fleur. Puis il y a cette curiosité masculine, depuis que Soraya lui a parler de l'Eta Iota.

Pas loin de la station de métro, il l'attendait, en pianotant sur son téléphone comme un attarder à jouer à Angry Bird. Elle est là, elle arrive. Un sourire illumine son visage. Celui de Jack lui fait échos. Ils se saluèrent, et commencent à prendre la direction de métro ensemble.  « On est obligé de prendre le métro ? C’est si loin que ça le zoo ? On pourrait aller à pied, non ? » Jack n'est pas vraiment apte à comprendre sa question. Alors pensait-il qu'il s'agissait là d'une phobie du à la propreté. C'est vrai. Ethan n'ose même pas se tenir aux rampes dans les escaliers de l'école, car selon lui, personne ne sait qui à tenu la rampe en premier. Il hausse les épaules. « Je pense pas qu'on marche tous à la même allure de toute manière ! Je risquerai de vous semer. » Il agrémente sa phrase d'un léger clin d'oeil à son égard et l'invite à entrer dans la bouche de métro en première. Fermant la marche. Son téléphone vibre dans sa poche et c'est Soraya qui les cherche. « Elle sait jamais être à l’heure, Soraya, c’est fou ça » Il poussa un rire bref, pour une fois, c'était eux qui ne l'était pas. Il répond en vitesse à la Sigma Mu. « Parle pas trop vite trésor, elle serait capable de l'entendre ! »

« Alooooors comment allez-vouuuus ? Je parie que je ne vous ai pas manqué »  Jack capte très vite l'allusion et le regard suspect. Ce qui amuse le rho kappa. « Pas vraiment non. » Il pouffe brièvement, avant de se retourner vers Lucy. Elle était de son côté et ça lui fit très plaisir. Devant l'allée, ils attendaient le métro tout en discutant. Jack remarque le fameux Godzilla, il arque un sourcil et se demande ce qu'il a bien pu faire pour agacer Soraya. Mais il ignore la joute verbale entre eux. Soraya était assez grande et inventive pour se défendre à ce niveau là. Ils rentrent dans le métro, non sans se faire bousculer au passage par un petit mec. Jack laisse entrer les filles, laissant les places assise, préférant rester debout à côté d'elle. « Vous avez déjà pris le métro pour le zoo ? Ça prend combien de temps ? » Il poussa un soupire et haussa les épaules. « Absolument aucune idée. C'est la chica la piétonne ! »

Les discussions se font légères, jusqu'au moment ou la rame ralentit pour enfin s'arrêter. De manière brusque. Jack bouscula plusieurs personne dans son sillage, avant d'attraper une rampe et de s'y accrocher fermement. Il revient vers les filles. Aide Lucy à se redresser. L'envie de sortir une blague le prend, mais change d'avis quand il remarque l'air affolé de Lucy. Jusqu'ici, ce visage là, lui était inconnu. Ou presque. Jack ne s'inquiéta pas tout de suite. Ça pouvait arriver, il suffisait d'attendre quelques minutes. De toute manière, il tendait déjà l'oreille qui allait les prévenir du problème. « - Bonjour à tous les passagers du métro, les lignes sont momentanément interrompues à cause de conditions météorologiques instables. Prière de rester assis, nous faisons de notre mieux. »   Ses yeux se posèrent naturellement sur Lucy qui se décomposait à vue d’œil. Il interrogea Soraya du regard, mais elle ne sut répondre. « hey ça va ? » « Je peux pas rester ici. » Derrière lui, ça s'agiter. L'autre gars des Pi Sigma de tout à l'heure notamment. C'est une un arrêt de rame, qu'est-ce qu'ils ont a s'agiter comme ça. « - Bon y en a pas un qui veut se magner le cul pour m’aider à ouvrir cette putain de porte ? »   Jack se retourne agacé sur Sasha qui n'arrangeait en rien la peur croissante de Lucy. « Tu vas arrêter de jouer au con ! C'est juste une panne, vous avez jamais pris le métro ou quoi ? »

Quand il voit l'autre lapin blanc (Ritchy) de tout à l'heure complètement prostré dans son coin, il a qu'une envie, se prendre la tête entre les mains et la baisser d'un air blasé. Mais quel bande de guignole. Lucy le frole et passe devant lui pour aider super abruti à ouvrir la porte. Et à son grand soulagement ils n'y arrivent pas. Il se tourne vers Soraya. « Aide moi, s'il te plait ! »

Il se dirige vers la porte. « Arrêtez ça !» Jack pousse Sasha vers l'arrière, d'un air sévère. Il se tourne vers Lucy et l'écarte plus doucement de la porte. Elle était en panique. Faisant monter sa propre angoisse. Accroupi en face d'elle, il passe ses mains sur son visage et la pousse à le regarder dans les yeux. « Hey, hey Lucy, regarde moi. Tout va bien ! On va bien ! Le métro va bientôt repartir, et on va en rire en sortant d'accord. »

Il tire Lucy contre lui, pour qu'elle se laisse aller et l'entoure de ses bras. Il aurait aimé dire que c'était idiot, mais après l'épisode avec le Jetski, tout le monde à ses failles. Le seul truc qui l'emmerdait c'était, qu'ils étaient beaucoup plus à péter un plomb cette fois-ci. Soraya debout près d'eux, il relève la tête vers elle, sans lâcher Lucy d'un iota. « Toi, plus jamais je prévois quoi que ce soit avec toi ! C'est fini ! Tu portes malheurs c'est pas possible ! »
Résumé :

Attend Lucy à l'extérieur, va au métro avec elle pour retrouver Soraya.
Se fait bousculer par Ritchy
Manque de s'éclater la tronche au sol quand le métro se stoppe.
Engueule Sasha de paniquer pour un rien.
Rassure Lucy.
Accuse Soraya de porter la poisse.
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MessageSujet: Re: EVENT Tempête : Groupe 2   Dim 1 Fév - 1:58

Mentions: Ritchy, Sasha, Jack, Vicky
Interactions: Soraya, Jack

Aujourd’hui, c’était une journée presque comme les autres pour Lucy. Elle s’était réveillée relativement de bonne humeur, était partie en cours et comme l’après-midi rimait avec congé, elle s’était organisée une sortie avec Jack, mais aussi avec Soraya. Le plan de la journée était qu’elle rejoignait le rho Kappa en ville pour y faire un tour et passer du temps rien qu’à deux. Ils avaient déjà eu le crédit d’apprendre à se connaître en Laponie et sans vraiment s’en rendre compte, Lucy se prenait d’affection pour le jeune homme. Soraya avait tout prévu, ou tout organiser et pourtant, l’Eta Iota ne cessait de répéter à son amie qu’il n’y avait rien entre eux et qu’il n’y aurait probablement jamais rien. Evidemment, pour la portoricaine, c’était un peu comme si on parlait aux murs, parce qu’elle avait du flair et qu’elle connaissait aussi bien Lucy que Jack. A cette pensée, la jeune fille continua de s’apprêter. Un pantalon cuivré, une blouse claire et une veste assortie à son pantalon. Elle se regarda dans la glace et en profita pour retoucher son maquillage, non sans passer une main dans ses cheveux pour les remettre en place. Sur son lit, son sac dans lequel elle enfuie son porte-monnaie, mais aussi son paquet de clope, son portable et ses clés. Elle a tout ce qu’il lui faut, du moins, ça c’est ce qu’elle croit. L’Eta Iota sort de chez elle et rythme sa marche jusqu’au lieu de rendez-vous par un texto qu’elle envoie à Jack, le prévenant qu’elle s’était – enfin – mise en route.

A la rencontre de celui-ci, elle arbore un sourire que peu de personnes connaissaient. Soraya, parce qu’elle faisait partie des gens qui l’aidaient à s’épanouir à Miami et puis maintenant Jack, mais ça, fallait encore qu’elle s’en rende compte, ou qu’elle l’accepte. L’idée de passer la journée d’abord avec lui l’enchantait et la mettait de bonne humeur et puis le Zoo, même si elle n’était pas la plus grande amatrice de ce genre de parc, la tentait bien. Elle aimait taquiner Mike et Soraya sur leur pseudo-couple et si Vicky la voyait, là, maintenant, tout de suite elle lui dirait très certainement « Ma pauvre fille, t’es en train de devenir folle » quoi que non, parce que Vicky était bien trop gentille pour ça et à cette pensée, le sourire de Lucy s’effaça, au moins un dixième de seconde. Pourtant, l’Eta Iota était bien loin de s’imaginer que d’ici une bonne heure, elle prierait tous les dieux pour avoir la présence de l’alpha psi, comme avant, dans ce bunker. Lucy prit la direction de la station de métro et devant les escaliers qui les menaient sur les quais, elle esquissa une grimace, pas vraiment enchantée de prendre ce transport en commun. « On est obligé de prendre le métro ? C’est si loin que ça le zoo ? On pourrait aller à pied, non ? » Demanda-t-elle à l’attention du Rho Kappa qui finit par lui expliquer la véritable raison pour laquelle ils allaient belle et bien prendre le métro. A cette pensée, elle se sent déjà moins rassurée, mais le cache parfaitement bien. Du moins, elle essaie.  Lucy regarde sa montre, et Soraya est en retard. Ordinairement, elle s’en fiche, parce qu’elle n’est pas à ça près, mais le fait de prendre le métro l’angoisse et l’énerve. « Elle sait jamais être à l’heure, Soraya, c’est fou ça »

- « Alooooors comment allez-vouuuus ? Je parie que je ne vous ai pas manqué »


Enfin, la Sigma mu pointe le bout de son nez, le visage radieux et souriant. « Si tu me dis que c’est de voir ton sigma mu qui te met d’aussi bonne humeur, je ne te croirai pas ». Lucy respira un grand coup avant de suivre les deux autres jusqu’au quai où ils devaient attendre le métro. Jusqu’à présent, tout allait bien, parce que des accidents dans le métro, ça n’arrivait presque jamais et puis c’était pas comme l’avion, c’était rapide. Il fallait quoi, 5 minutes pour passer d’une station à l’autre ? T’as raison, ma grande, rassure-toi comme tu peux. « Aujourd’hui je suis d’excellente humeur et rien ne pourra me bousiller cette bonne nouvelle, même pas Godzilla » Lucy lance un regard à Jack, ne comprenant pas tout de suite qui elle gratifiait si gentiment de Godzilla. Finalement, elle se retourna vers la direction que prenait le regard de la Portoricaine et remarqua Sasha. C’est vrai, c’était le grand amour entre eux. Lucy n’avait rien contre le chef des Pi Sigma et ce, même si Soraya le détestait. Elle était Eta Iota et le côtoyer était presque quelque chose de quotidien, pour une pink lady. Enfin, quand le métro se stoppa juste devant l’attroupement de voyageur, elle s’empressa d’entrer et s’installa près de la fenêtre, en face de son amie. « Vous avez déjà pris le métro pour le zoo ? Ca prend combien de temps ? » Au moment où les portes se refermèrent, un énergumène aussi bien physiquement que mentalement fit son apparition. Lucy le regarda et finit par poser son regard sur Jack avant de lui adresser un sourire sincère. Le métro se mit en route et Lucy se concentre sur les personnes présentes. Ce rouquin n’avait pas l’air très à l’aise, mais elle était incapable de savoir si c’était son état normal ou pas. Soudain, l’engin freina tellement fort que l’eta iota dû se rattraper aux genoux de Soraya, alors que l’autre venait littéralement de se peter la figure par terre. Lucy sourit jusqu’à l’annonce expliquant l’immobilisation du métro pour météo instable. La jeune fille se fige. Elle fixe Soraya et puis la porte du métro. C’est une blague ? Ca va s’ouvrir, c’est obligé. Ils ne vont pas les laisser là, en plein milieu d’un tunnel. Elle continue à regarder la porte de métro, mais celle-ci ne s’ouvre pas. Pas d’un centimètre. C’est au tour de Jack, elle le fixe, comme s’il allait lui dire quelque chose qui pourrait la rassurer, mais rien parce qu’à partir de maintenant, elle est ailleurs, elle est retournée 10 ans en arrière et à Fresno, ni Jack ni Soraya ne sont présents. Elle est dans sa bulle et son passé défile dans sa tête. Ses yeux, maintenant remplis de peur regardent Soraya « Je peux pas rester ici » finit-elle par dire. Elle est incapable d’expliquer comment, ni même pourquoi elle dit ça, elle sait juste qu’elle ne peut pas rester là. Alors qu’elle s’accroche à la voix de Sasha qui demande de l’aide pour ouvrir la porte, des flashback lui reviennent en tête. Ce bunker, le goût de la terre, l’humidité, le noir absolu et la peur. Pendant un an, elle a dû survivre dans un bunker et là, tout recommence. Cette histoire l’a détruite totalement et cette situation dans ce métro réouvre une cicatrice qui peinait à se refermer. Lucy fixe Sasha et finit par se lever. Elle veut sortir, et donc elle veut l’aider. Alors que ses larmes emplissent ses yeux bleus et ruissellent sur ses joues roses, elle essaie tant bien que mal d’ouvrir la porte, mais elle n’y parvient pas. Ils n’y parviennent pas. Et finalement, elle n’a même pas la force de continuer d’essayer. A 18 ans, elle a toujours la même force que cette enfant de 8 ans qui essaie par tous les moyens avec ses deux amies d’ouvrir cette porte de bunker, mais jamais elle n’y sont parvenues. Lucy se laisse glisser contre la paroi du métro et passe sa main dans ses cheveux afin de dégager son visage, mais même ses cheveux reprennent leur position initiale et rien que ça, ça ne l’aide pas à relativiser, parce qu’elle est littéralement en train de perdre le contrôle. Alors que son passé défile, c’est le visage de Vicky qui lui vient en tête. Ordinairement, elle donnerait n’importe quoi pour lui fracasser la tête contre un mur et lui faire payer tout ce qu’elle a fait, mais aujourd’hui elle a besoin d’elle. Aujourd’hui, elle la supplierait de revenir, parce qu’elles savent au moins se comprendre sur une chose : ce que ca fait d’être enfermée pendant un an dans le noir avec presque rien à manger. Ce que ça fait de survivre à l’âge de 8 ans. Aujourd’hui, Lucy donnerait n’importe quoi pour que Vicky viennent l’aider, parce qu’elle est au moins persuadée que c’est ce qu’elle ferait. Lucy sort son portable et écrit deux mots de ses mains manucurées, mais tremblantes, comme le reste de son corps.

Destinataire : Vicky Mc Fenry
Message : Help me.


Et fond en larmes.


RESUME

Lucy rejoint Jack près du truc de métro et râle parce que Soraya est en retard
Elle commence à angoisser légèrement parce qu'elle doit prendre le métro
Quand le métro arrive elle va s'asseoir en face de Soraya et regarde Ritchy
Lorsque le métro s'arrête, elle angoisse et ne veut pas rester là
Elle finit par pleurer mais va aider Sasha à ouvrir la porte et finit par se laisser glisser contre la paroi parce que tous son passé et ses démons lui reviennent en tête
Elle envoie un message à Vicky et fond en larme, tremblante de peur.


Lulu: Voila juste parce que Vicky elle me manque parfois donc c'était une petite surprise pour toi, et puis parce que ça reste cohérent <3
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MessageSujet: Re: EVENT Tempête : Groupe 2   Dim 1 Fév - 1:12

Mentions : Sasha

- LAISSEZ PASSEEEEEEEEER !!!

Les portes du métro étaient en train de se refermer. Ritchy traversa le quai à la vitesse éclair comme si sa vie en dépendait. En vérité, il n'avait pas de rendez-vous, il n'était pas en retard quelque part et n'avait pas d'horaire à respecter. Mais c'était Ritchy et il était toujours pressé. Il n'était pas question un seul instant qu'il loupe ce métro. Alors que les portes automatiques étaient presque fermer, Ritchy se jeta dans le tas à l'intérieur de la rame, percutant un passager au passage qui rouspéta des vulgarités sur le jeune adolescent, qui au final n'en avait strictement rien à faire. En effet, Ritchy se releva comme si de rien n'était, le sourire aux lèvres, fier comme un paon d'avoir réussit sans laisser une jambe derrière lui.

Heureusement, il n'y avait pas trop de monde dans ce métro. D'ordinaire, Ritchy n'aimait pas prendre les transports en commun. C'était entre autre la raison pour laquelle il avait piquer une crise dans l'avion lors du voyage en Laponie. C'était encore pire quand il y avait foule. Sa claustrophobie l'empêchait d'être à l'aise dans ces cas là. Il était assez rare qu'il fasse des exceptions comme aujourd'hui mais bon, il s'était dit que c'était un petit trajet de toute façon, qu'il allait bientôt descendre car il n'allait pas loin. Il avait bien tort...

Le métro avait reprit son petit bonhomme de chemin. Ritchy n'avait naturellement pas prit le temps de s'asseoir. Il restait debout non loin d'une porte, patientant au mieux d'arriver à destination. Mais tout à coup, l'engin freina soudainement. Ritchy fut projeté maladroitement en avant mais se raccrocha à une barre avant de se casser la figure. Le métro s'était arrêté. Quoi ? Un incident technique ? Tous les passagers se regardèrent, se demandèrent ce qui se passaient alors que dehors, c'était le noir complet étant donné que c'était un tunnel. Soudain, la voix du conducteur interrompit toute conversation :

« - Bonjour à tous les passagers du métro, les lignes sont momentanément interrompues à cause de conditions météorologiques instables. Prière de rester assis, nous faisons de notre mieux. »

- Quoi ?! fit le jeune homme, oh nan...nan pas ça.

Ritchy regarda autour de lui, se tortillant les doigts en espérant que les choses s'arrangent rapidement mais quelques secondes après l'arrêt étaient déjà trop à attendre pour lui. Il respirait comme s'il venait de faire le tour du monde à la course. Raide comme un piquet, il essayait de rester impassible. Il s'avança lentement vers la porte, appuyant désespérément sur le bouton pour l'ouvrir mais en vain. Il avait chaud, il avait mal à la tête, et se laissa glisser le long de la porte, épuisé. Il refusait de parler, lui qui était si courageux avant, car tout serait trahit dans une voix tremblante. Ses poings étaient serrés et collés au sol et son regard ne fixait rien ou ne voulait rien fixer. Ritchy sentait l'angoisse grimper de plus en plus et ses sueurs froides combinées à des bouffées de chaleurs créaient des frissons qui foudroyaient son échine. Son coeur battait si fort à présent qu'il avait l'impression qu'il allait perforer sa poitrine et avait également la sensation d'avoir le coeur à la place du cerveau car sa tête aussi était soumise à d'impossible palpitation. Il tremblait de ses membres et suffoquait comme si un sac de plastique lui entourait la tête. Soudain, il entendit une voix :

« - Bon y en a pas un qui veut se magner le cul pour m’aider à ouvrir cette putain de porte ? »

C'était un jeune homme un peu plus loin dans la rame qui essayait d'ouvrir une porte. Ritchy ne savait pas qui s'était et se moquait un peu de le savoir à vrai dire. Il n'avait plus l'esprit à réfléchir mais il se leva d'un bond maladroit et se précipita à la rencontre du garçon avant de lui prêter désespérément assistance mais rien à faire, la porte refusait catégoriquement de céder.

- C-C'est pas vrai...Faut péter une fenêtre !!

Oui, c'était une idée mais...avec quoi ? Le sac à main de la vieille dame à côté ? Anéantit, Ritchy sentit son portable vibrer. C'était un message de Paytah. Rapidement, le jeune homme expliqua sa situation à son ami qui était prisonnier au lycée. Mais il avait bien du mal à taper sur le clavier de son téléphone, l'esprit dérouté était plus fort, le corps ne lui obéissait plus et la tête lui tournait. Il avait l'impression d’étouffer, de ne plus avoir d'air, comme si cette cage en était dépourvu, comme s'il était perdu dans l'espace et que son costume de cosmonaute n'avait plus une bulle d'oxygène à lui offrir. C'était la panique, sans air, pas de respiration, il suffoquait, il avalait l'air goulûment, il y en avait pourtant mais cette boîte l'oppressait malgré lui, il voulait sortir !

Quand on avait peur, on était pessimiste sur tout, pour Ritchy, la situation ne s'améliora pas, il restera coincé à jamais dans cette boîte de conserve. Ce n'était pas la meilleure des pensées pour se calmer mais il n'arrivait pas à imaginer une fin heureuse. On ne voyait ça que dans les films. Les minutes étaient interminables, il avait l'impression d'être là depuis des jours. Son estomac noué lui faisait mal et sa gorge serré lui donnait la sensation qu'un fil de fer l'enserrait pour l'étrangler.

Lorsqu'il cru pour de bon que sa respiration allait s'arrêter en sentant l'étau autour de son coeur et la chaleur envahissante de l'angoisse, Ritchy se leva soudainement, il ne tenait plus. Tout d'abord, machinalement, il alla aux portes qu'il tenta d'ouvrir en vain bien évidemment. Il fit le tour de la rame comme si un trou miraculeux allait apparaître quelque part. Evidemment, rien ne changea. Le garçon se passa plusieurs fois la main dans ses cheveux avant de tourner en rond comme un lion en cage. Il fit plusieurs fois le tour en allant à chaque fois un plus vite puis au bout d'un moment, commença à donner de violent coup dans les murs, comme s'ils allaient dégager soudainement un passage miracle. Aucuns murs n'étaient épargnés, ni les porte, ni même le sol ou le plafond.

- Je veux sortir d'ici ! Je dois sortir d'ici !!! hurla t-il.

Désemparé, Ritchy se laissa tomber à terre. Il se terra dans un coin du wagon et farfouilla dans ses poches. Il en sortit de quoi se faire un joint et de ses mains tremblantes, il n'hésita pas à le faire. Le front en sueur, il s'empressa de l'allumer et de s'en gaver à coup de profondes inspirations. Au bout d'une troisième inspiration, il sentit enfin son pouls ralentir. Très vite, il en oublia même sa situation actuelle et sa crise de tout à l'heure. Le voilà partit pour planer un coup et laisser ainsi passer le temps. Que cela faisait du bien...

Résumé : Riri pique une crise de panique lorsque le métro tombe en panne, il essaye d'aider Sasha en vain puis s'allume un joint pour se calmer.
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MessageSujet: Re: EVENT Tempête : Groupe 2   Mar 27 Jan - 0:57

Event Tempête

Interactions: Eileen, Soraya & tout le monde.

INDICES :a:

George Santayana a dit, ceux qui ne se souviennent pas du passé sont condamnés à le répéter. Si j’avais su qu’un jour une citation colle autant avec ma vie, peut-être aurais-je plus fait attention. Si j’avais regardé un peu plus en arrière, peut-être me serais-je rendu compte de certaines erreurs. Et pourtant, j’ai foncé droit dans le mur, et ce n’était que le début des emmerdes.

Ce jour-là, je m’étais levé, comme à peu près tous les jours depuis une semaine, avec une gueule de bois atroce.  Il ne se passait pas un soir sans que j’aille en boite, et que je boive à ne plus en pouvoir. Enormément de choses s’étaient passées, j’étais totalement dépassé par les évènements, et la seule issue de sortie que j’avais pu y voir était de replonger dans mes vieux démons. Sortir, boire, boire, et ramener une fille différente chaque soir à la confrérie. M’amuser, m’éclater, ne plus me souvenir. Oublier. C’était exactement le même schéma désastreux qu’à Oxford. Et jusqu’à présent, j’avais choisi de totalement oublier, je l’avais promis. A Eden. A James. A mes parents, même, même si eux techniquement on s’en fout. C’était quelque chose pour laquelle je m’étais juré de tirer un trait définitivement dessus, et j’avais craqué. Et c’est seulement à ce moment précis que je me suis rendu compte à quel point j’étais faible. Trop faible. J’avais gardé la tête haute trop longtemps, et j’en payais le prix.

« - Bonjour… euh…
- Sara, je m’appelle Sara.
- Ouais, bonjour Sara. »

Sara. C’était la conquête du soir. Maintenant que j’y repense, elle était sacrément jolie, belle paire de seins, beau p’tit cul bien moulé. Je comprends pourquoi j’avais craqué sur elle ce soir là, mais comme les autres fois, je ne me souvenais pas de la soirée, ni même que j’avais bien pu l’amener avec moi. Ca devait être la troisième de la semaine. En tout cas, comme les deux autres greluches elle avait du croire que c’était du sérieux, et avait tenté de m’embrasser, et comme les autres je l’avais envoyé paître. Résultat, elle avait rassemblé ses affaires, et était partie en rogne.

« - C’est ça, casses-toi. »

Routine quotidienne merdique, qui me rendait affreusement irascible, du moins jusqu’à ce que j’aie ingurgité mon café, et une petite goutte de vodka –pour bien commencer la journée-. Sauf que ce jour-là, midi passé, il ne restait plus une seule goutte de vodka nulle part. Aïe. Fête à la confrérie la veille, les stocks avaient souffert, et me voilà vêtu pauvrement d’un simple fut à courir dans tous les sens. J’avais l’air bien pitoyable quand j’y pense.

« - Y a plus de vodka ?
- Non, les gars ont fait la teuf hier, t’aurais vu ça…
- Ouais, ouais j’m’en branle ok ? »

Et le laissais à son triste sort. Depuis plusieurs jours, et mêmes semaines, j’étais méconnaissable, irritable, et il était impossible de me rappeler sans se faire rembarrer. Rares étaient les personnes avec qui je savais rester et aimable, et encore mes nerfs étaient vraiment à fleur de peau. D’un pas précipité, je m’étais rendu à la douche, avant d’aller m’habiller. N’ayant pas vraiment le temps de me la jouer starlette, surtout juste pour une virée au supermarché, je n’enfilais qu’un t-shirt, mon jean noir, des Ben Simons avant de prendre la direction de la station de métro de l’université. Cette dernière avait été installée récemment, et permettait de relier à bien des endroits, et j’avoue que j’avais été content. Rouler bourré a toujours été la seule chose que j’avais eu la décence de ne jamais faire, et le métro me sauvait en quelque sorte.

En rogne, lunettes sur le nez, je me rendis vite compte qu’elles n’allaient pas me servir ce jour-là. Ce qui était d’ailleurs étonnant, mais le soleil n’était pas au rendez-vous, à la place il y avait un ciel gris et menaçant. Je n’avais jamais vu ça à Miami, mais ça ne m’avait pas posé tant de problème que ça, ma préoccupation première étant toute autre à cet instant présent.

J’avais pris les escaliers et était monté dans le premier wagon qui se présentait face à moi, direction la gare de Brownsville. C’était une station intermédiaire, et j’étais bien obligé d’y descendre pour attraper la bonne rame. Je n’aimais pas beaucoup ces histoires de changement, mais de toute évidence, j’étais tellement déterminé que ça ne m’avait pas posé tant de problèmes que ça, ou du moins, jusqu’à ce que sur le quai à mon arrivée, dans l’attente du prochain métro, se trouve Soraya, et sa grande gueule. Mal de crane, mauvaise nuit, gueule de bois, plus Soraya, égal cocktail Molotov, et vraiment pas bon pour commencer cette journée. Je me souviens avoir tout d’abord ignoré totalement ce qu’elle avait bien pu baragouiner. Mais je n’avais pas pu empêcher mon sarcasme de reprendre le dessus au moment même où elle avait commencé à geindre –sa plus grande spécialité.

« - Une douche bien froide ne te feras pas de mal, tu sais. »

Puis j’étais parti plus loin dans le wagon, et remarqua au loin Eileen, alias la jeune fille qui m’avait pris pour un vendeur il y a de ça quelques temps déjà. Elle et moi, c’était comment dire, indéfinissable comme relation. Dire qu’on était en couple était surtout un prétexte pour moi de prétendre que tout allait bien, même si au fond tout le monde savait que j’en avais plus rien à faire des filles. C’était fini pour moi ces histoires de relations durables et conneries dans le genre, et à ce moment là pour moi Eileen n’était qu’une couverture, rien de plus.

« - Salut toi, j’peux m’asseoir ? »

Lui avais-je demandé par la suite, avant d’enfoncer un écouteur dans une oreille et mettre la musique à fond. Je fermais les yeux pour tenter de m’apaiser un peu, jusqu’à ce que le métro freine brusquement, me propulsant en avant.

« - Putain de merde.
- Pourquoi on s’arrête ?
- Peut-être parce qu’il supporte pas des charges trop lourdes ? »

Sourire hypocrite, je me renfonçais dans mon siège, en attendant qu’on redémarre, mais rien ne fit. Soudain, la lumière s’était éteinte totalement, nous plongeant tous dans le noir, déclenchant un moment de panique, et surtout la mort subite de mes oreilles. Cette cacophonie avait été insupportable avec mon mal de crane ce jour-là. Et j’avais été prêt à hurler de toutes mes forces quand je commençais à recevoir une nuée de textos. James, Eden, Jewel… Tous me demandaient si j’étais bien à l’abri, et de ne surtout pas sortir. La bonne blague, étant coincé comment pouvais-je sortir ? Mais au moins grâce à eux j’avais compris. Une tempête s’était levée, et ça n’avait pas l’air de rigoler. Mais moi, rester enfermé, en plus sous terre, je n’aimais vraiment pas ça, et je commençais à ne vraiment pas aller bien. Il paraît que ça s’appelle le manque.  

« - Bonjour à tous les passagers du métro, les lignes sont momentanément interrompues à cause de conditions météorologiques instables. Prière de rester assis, nous faisons de notre mieux. »

Qu’elle était marrante elle, si ça se trouvait c’était l’espèce de greluche coincée dans un box dans un grand bureau qui parlait. Vous savez celle qui compatit à un malheur qu’elle n’a même pas à vivre. C’était pas elle qui était coincée, mais bien nous. Et comme en plus je n’étais pas disposé à vouloir rester ici, je n’avais pas trouvé meilleure solution que pousser tous ceux que je trouvais sur ma route, éclairé par mon téléphone, pour tenter d’ouvrir la porte. Doux souvenir d’Halloween quand tu nous hantes, ça ne fait mal pas vrai ? En plus dans ton état Sasha, ça n’aide pas hein ?

« - Bon y en a pas un qui veut se magner le cul pour m’aider à ouvrir cette putain de porte ? »

Je vous jure si je ne sors pas d’ici dans cinq minutes, je pète une pile. C’était à peu près mot pour mot ce que j’avais failli sortir ensuite. Mais fallait pas que je me trahisse. Il fallait que je garde mon calme, et ça ça allait être la première épreuve de ma descente aux enfers.

* Tenue de Sasha


© Sashette

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MessageSujet: Re: EVENT Tempête : Groupe 2   Dim 25 Jan - 19:18


Interaction: Lucy & Jack

Le retour à  Miami n’était pas des plus déplaisant. Un peu plus de degrés au thermomètre et moins de temps à lutter contre le froid, c’était bien aussi. C’était une expérience à faire et j’étais contente de l’avoir faite, mais pas plus de deux semaines. C’était ma limite avant de finir en petit glaçon portoricain.. Ce matin, j’avais eu la bonne idée de flâner dans les rues afin de trouver des trucs à acheter. Parfois des simples babioles, mais toujours des choses qui pouvaient me mettre de bonne humeur, dans l’idée de trouver LA perle rare qui rendra cette journée encore meilleure et ce, même si le beau temps n’avait pas l’air au rendez-vous. Près d’Atlantic Shores, je déambulai, m’arrêtant de temps en temps devant des vitrines et puis repartais. Finalement, j’avais fini ma tournée raisonnablement en achetant un simple scarf, qui pourrait s’ajouter à mes nombreux autres foulards garnissant ma garde-robe. Certaines filles aimaient les chaussures ou encore les sacs, mais mon plaisir à moi, c’était ça, les scarves. Je pris la direction du métro afin de rejoindre Jack et Lucy à Brownsville Station et une fois à l’intérieur, je me branchais sur ma musique, ne faisant pas plus attention que ça aux personnes m’entourant. Une dame plus âgée vint ensuite s’installer en face de moi. Elle m’adressa un sourire alors que je continue de la regarder. Pas plus de 10 minutes dans le métro, j’en voulais pas plus. Je préférais la voiture au métro et de loin, mais observer sans vraiment faire attention ce que se déroulait autour de moi faisait passer le temps. Mes yeux se posent sur l’espèce d’écran annonçant la station où je devais me rendre pour rejoindre les autres. Une fois dehors, je suis la foule qui se dirige vers la sortie, le regard sur l’écran de mon portable. Mes doigts se baladaient sur cet écran le plus rapidement possible, demandant à Jack où ils se trouvaient. Ce con était encore capable de me répondre un simple « Brownsville Station » que je prendrais pour un « si tu nous trouves en 5 minutes t’as un chocolat ». Je tentai néanmoins le coup, puis me dirigeai vers le quai dont la direction était la notre : celle du zoo.

L’idée d’aller au zoo me rendait particulièrement heureuse. Chose que je n’avais encore jamais faite, à part peut-être le soir où j’avais dû accompagner Alyssia pour qu’elle aille faire trempette avec des bestioles pour un défi toujours aussi ridicule les un que les autres. C’était la seule fois où j’avais mis les pieds là-dedans et encore, par effraction. Sur le quai, je trouvai enfin Lucy et Jack et un grand sourire s’afficha sur mon visage. Sautillant presque pour les rejoindre, je les saluai chacun à leur tour, non sans un sourire espiègle à Jack. Je savais que Lucy allait forcément m’expliquer son moment passé avec lui et je voulais en savoir plus. Narguer Jack était donc presque normal. « Alooooors comment allez-vouuuus ? Je parie que je ne vous ai pas manqué » Voyant d’autres personnes faire leur apparition sur le quai, dont Sasha je déclarai « Aujourd’hui je suis d’excellente humeur et rien ne pourra me bousiller cette bonne nouvelle, même pas Godzilla » Un petit sourire bien forcé et bourré de sarcasme au Pi Sigma et puis, je détournai l’attention vers le métro qui s’arrêtait devant nous. J’avançai vers une place à quatre. « Vous pensez qu’il va pleuvoir ? Parce que j’ai pas pris de veste ni rien et j’ai trouvé qu’il faisait un peu gris mais j’avais la flemme de faire demi-tour… » Le métro se mis en route alors que je dégainai mon portable pour prévenir Mike que nous étions seulement à l’intérieur de ce dernier et donc que nous devrions arriver dans les 10 ou 15 minutes. Le message à peine envoyé, le métro ralentit jusqu’à s’arrêter complètement. Soucieuse, je relevai la tête vers Jack et Lucy « Pourquoi on s’arrête ? »

HRP: c'est un peu court mais je savais pas où je devais m'arrêter pour ne pas empêcher d'autres membres de rajouter d'autres informations (et c'est mal écrit parce que je dois me remettre dedans /pan)
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MessageSujet: EVENT Tempête : Groupe 2   Sam 24 Jan - 18:31

La tempête du siècle !


Membres du groupe 2 :

Jack H. Kent
Lucy M. Baulia
Grace De Slewer
Sasha B. Cobb
Soraya Muños
Eileen Wright
Shane White
Ritchy Taylor
Carry Chainsaw
Arwen Evans
Alexander Clifford
Eva Esperanza

   Regardez. Regardez bien. Miami, la belle Miami, égale à elle même. Un soleil à son zénith, le bleu du ciel en roi, et la chaleur au rendez-vous. D'ailleurs, ce n'est pas la seule à l'être, vous aussi. Vous n'êtes pas chez vous, non, pas enfermés, pas occupés avec les choses banales de la maison. Vous êtes dehors. En train de vous promener, seul ou à plusieurs. En train de rigoler. En train de manger. En train d'acheter. En train d'apprendre. En train de vous dépenser. En train de vivre tout simplement. Vous pouvez imaginer la scène comme dans les films américains oui, parce que pour le moment, tout va bien. Regardez ce couple qui s'aime. Cette petite fille qui joue avec son chien. Regardez cette fleuriste qui conseille une future mariée, et cette classe de lycée qui joue au basket. Regardez bien ce temps, parce que bientôt, il sera suspendu.
   Une goutte tombe. Elle est froide, transparente. Toute petite. Mais les ailes du plus petit papillon du monde ne déclenche-t-il pas un cyclone à l'autre bout du globe ? Elle est rapidement suivie d'une sœur. Elles sont mêmes issues d'une famille nombreuse. Très nombreuse. Bien plus que vous ne pouvez l'imaginer. Des centaines de gouttes viennent s'écraser sur le sol, sur les visages, sur les toits, sur les plantes. Elles ne sont pas vraiment dangereuses, en elles-mêmes. Personnes ne les aime, et pourtant, elles se font rares à Miami. Elles mouillent, refroidissent. Sentez la tension qui les accompagne. Sentez le calme qui se fait peut à peut, à mesure que vous rentrez chez vous, pauvres mortels impuissants devant de l'eau. Nous vous rassurons, ça, ce n'est rien. Tremblez, parce que vous ne pouvez plus rien contrôler.

   Remarquez. Vous avec vu ? Le ciel est gris. Sombre. Pourtant, il n'est pas tard, vous devriez encore y voir très clair. Pourtant, vous devez vous rapprocher pour lire le menu, et enlever vos lunettes de soleil inutiles. Vous qui êtes du coin, vous ne devinez pas ? Non, bien sûr. L'être humain oublie. Il vit dans sa bulle, sans se soucier que mère Nature puisse vouloir se faire entendre, elle aussi. Eh bien voilà. Voyez donc ce qui vient heurter et détruire votre ignorance.
   Certains ont peut-être déjà vécu. D'autres non. Mais aujourd'hui, vous êtes tous dans le même bateau. Le temps est lourd, même à l'intérieur vous le sentez. Il pleut, ça commence à beaucoup tomber, au dehors. La température a baissé. Oh, c'est Miami, alors vous n'avez pas encore trop froid. Mais le soleil a déserté, ça ne vous plaît pas. Vous, vous ne pouvez pas, déserter.
   L'eau se sent seule, alors elle appelle l'un de ses amis. Le vent, qui aime bien hurler pour prouver qu'il est bien là. Il se lève, commence à souffler, faire perdre l'équilibre aux téméraires qui ne se sont pas mis à l'abri. On dirait des roseaux qui se plient, incapable de faire autrement. Eux aussi, tout comme vous, comprennent qu'il faut rentrer. Peut-être que là, vous savez enfin ce qui se passe. Ce n'est pas juste une averse. Pas non plus un petit coup de vent.
   Ce qui est là est bien plus terrifiant.

   Vous vous cachez. On vous explique que vous devez vous barricader. Certains n'hésitent pas, ils savent, ils ont déjà vécu. D'autres se sentent inutiles, essaient d'aider sans parvenir à faire quoi que ce soit. Les enfants pleurent, déçus de ne plus pouvoir jouer au ballon, tandis que les doyens de la ville savaient que ça allait revenir, un de ces jours. Mais qu'importe ce que vous fassiez, ça ne change rien. Elle vous encercle. Elle vous menace. Elle vous attend. Elle vous chasse. La tempête de votre vie vous a trouvés, et c'est en regardant les palmiers sur le point d'être déracinés, le mobilier de jardin voler, tout se déchaîner, que vous vous dites que franchement, vous aimeriez quand même bien y survivre.

   Explications :
   - Eh oui, voilà notre petit événement, spécialement pour la réouverture du forum, on espère que vous allez aimer
   - C'est une tempête, pas juste un coup de vent, ni nous plus une énorme tornade qui détruit tout, on voulait pas trop vous traumatiser
   - Comme dans tout event, privilégiez les réponses courtes pour que ça se fasse rapidement, mais évitez de répondre 3 fois par jour aussi, parce que d'autres n'arriveront pas à suivre
   - Vous pouvez envoyer des sms, mais par contre, si vous voulez passer des appels, n'oubliez pas qu'avec le temps, ça va sans doute très mal passer. Et c'est marrant si certains sms restent sans réponse aussi (a)
   - On vous joint la liste des membres dans le lieu concerné à la fin
   - Et hum, c'est tout je crois
   - Ah si ! Amusez-vous bien <3
   
(c) Sashette
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