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 Sorry dude, I thought you were a student || Pv Kenneth

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MessageSujet: Re: Sorry dude, I thought you were a student || Pv Kenneth   Jeu 1 Jan - 20:46


S’étant perdue, Jude était ravie d’être tombée sur quelqu’un. Ainsi, elle n’aurait pas à attendre que les universitaires quittent leur salle de classe pour qu’elle puisse demander son chemin. Cela aurait été excessivement long et miss Wilson n’avait jamais été connu pour sa patience. C’était une véritable petite tornade en général… Sans oublier le fait que la solitude n’était surement pas ce qu’elle préférait. Une ou deux heures à attendre seule dans les couloirs aurait eu raison d’elle. Oui, elle exagérait certainement les choses mais Jude était ainsi, à prendre ou à laisser !

Le jeune homme aux cheveux longs lui paraissait comme un libérateur. C’était lui qui la délivrerait de cette malheureuse aventure. Jude lui serait éternellement reconnaissance mais elle ne le mentionna pas ; ses excessifs émois avaient tendance à effrayer les autres et généralement, on finissait par l’étiqueter comme une personne à qui manquait une case. Jude avait toujours été une personne exubérante. Ses parents avaient tenté de la corriger. Dans ce monde, montrer autant ses sentiments était une grande faiblesse. Leurs efforts furent vains et ils avaient fini par se faire à l’idée que leur fille aînée serait à jamais une authentique émotion sur pieds. Elle n’était pas juste ‘vivante’, c’était bien plus que ça… En attendant le jour où elle se corrigerait (jour qui n’arriverait pas, sans doute), Jude était fidèle à ses habitudes. Elle avait viré sa détresse pour exhiber une mine épanouie, ravie d’être secourue.

« Euh … tu ne tiendrais pas ton plan à l'envers par hasard ? »

Jude ne vérifia même pas la véracité des paroles de son compagnon. Ses yeux bleus s’arrondirent et son sourire disparut pour laisser place à un air étonné. L’accent américain auquel elle avait commencé à s’habituer n’avait nulle place sur les lèvres de son interlocuteur. C’était un pur accent anglais. A part Adrian avec qui elle avait échangé des piques brûlantes, Jude n’avait pas eu l’occasion d’entendre des accents semblables au sien.

« Et dans cette situation, un « vous » est de mise, jeune fille. »

Ses paroles sonnèrent comme une note musicale. Elle ne fit même pas attention à ce qu’il dit, trop agitée pour remarquer son étourderie. Elle le bombarda de questions, impatiente d’en savoir plus sur ses origines et les circonstances de son arrivée sur le campus.

« Tu es anglais ?! Tu viens d’où exactement ? Es-tu depuis longtemps à Miami ? Comment ça se fait que ton accent n’en soit pas affecté ? »

Comprenez-la, cela ne faisait que quelques jours qu’elle avait quitté son cher pays. Tout ce qui lui rappelait l’Angleterre était pour elle une bénédiction. Elle en oubliait même sur quelle note négative avait commencé sa première journée à l’université. Le doigt du jeune homme se montra insistant sur son badge ; Jude daigna enfin lui jeter un coup d’œil. Employé « Surveillant » déchiffra-t-elle avec horreur. Un de ses pires cauchemars venait de se confirmer. Elle venait juste de s’adresser à lui comme à un simple camarade. C’était plutôt vexant pour une personne qui travaillait et qui gagnait sa vie déjà. Mais il avait vraiment l’air d’avoir une petite vingtaine. Jude se confondit quand même en excuses :

« Oh mon dieu, je suis désolée ! Je vous ai pris pour un étudiant en master. Mais… Vous êtes bien jeune pour… Je veux dire… Nous pouvons être plutôt désagréables, nous les étudiants. Vous n’avez pas de problème pour… ? » Etait-elle en train de douter de son autorité ? Jude fit un pas en arrière, mal à l’aise. Elle enchaîna pour se rattraper, ne voulant pas le blesser intentionnellement : « Désolée, monsieur ! Je ne dis pas que vous êtes incompétent, je suis sûre que vous faites votre travail comme il le faut. »
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MessageSujet: Re: Sorry dude, I thought you were a student || Pv Kenneth   Mar 30 Déc - 22:42

Bip. Bip. Bip. Le téléphone se mit à sonner à huit heures pile.

C'était l'une de ses journées où pourtant Kenneth ne travaillait pas, et le réveil de son téléphone s'était mis à sonner comme chaque jour. Mauvaise idée ; très mauvaise – Kenneth ne supportait pas qu'une de ses journées de repos soient gâchées par un bête appareil de plastique noir se manifestant au mauvais endroit, au mauvais moment. Encore à moitié endormi, le jeune homme chercha à l'aveugle son portable sur la table de chevet lourde en chêne massif – et le fit tomber. Bien évidemment. Une journée qui commençait mal ne pouvait que se dérouler mal tout le long ; Kenneth poussa un long soupir en frappant de colère son matelas (qui pourtant n'y était pour rien dans cette histoire) et envisagea l'idée de se relever. Il n'avait guère le choix – il n'y avait quasiment aucune chance qu'il puisse se rendormir avant au moins neuf heures ; mieux valait laisser tomber l'idée d'un sommeil prolonger ce jour-là – même si rares étaient les jours où Kenneth souhaitait de lui-même dormir plus que nécessaire. D'habitude, il se levait avec le soleil – mais ce jour devait être différent.

Légèrement agacé, il ramassa son smartphone tombé sur le faux parquet de sa chambre et regarda l'heure – huit heures et deux minutes. Très bien, parfait – deux minutes pour se lever, c'était l'augure d'une merveilleuse journée qui s'annonçait … le jeune homme poussa un nouveau soupir en repoussant la couverture blanche de ses jambes et en s'asseyant sur le bord du lit pour se remettre lentement de sa nuit de sommeil et décider de ce qu'il allait faire aujourd'hui. Aller courir un peu au bord de la plage ? Trop fatiguant, et il l'avait déjà fait hier. Rester à la maison avec Jane pour regarder Esprits Criminels en DVD jusqu'à écœurement ? Il connaissais les neuf saisons par cœur. Avaler un petit café avant d'improviser comme à l'accoutumée sa journée ? Excellent choix ! Kenneth décida de commencer sa journée en regardant ses messages en premier lieu. Quatre SMS reçus cette nuit-là ; c'était un homme très demandé, décidément !

Il parcourut rapidement les messages reçus – l'un était de Steven, son meilleur ami, qui disait qu'il avait rendez-vous le soir-même avec « une meuf trop bonne avec des seins comme des flotteurs » et qu'on devait lui souhaiter bonne chance. Bonne chance Steven, se dit Kenneth en souriant. Les deux autres étaient envoyés par deux amis éloignés dont le jeune homme avait oublié jusqu'à leur existence, et le dernier, un message de Jane qui lui souhaitait bonne nuit – c'est vrai que c'était plus pratique, se dit Kenneth tout en se levant, leurs chambres étaient assez loin une de l'autre, et c'était plus pratique et moins contraignant de s'épargner du chemin. Le jeune homme reposa son téléphone sur le meuble et alla s'asseoir à son bureau en se demandant ce qu'il allait faire de sa journée, tout en tenant sa tête entre ses mains et en baillant.

En tout cas, il ne pouvait rien faire sans son café du matin. Ni son thé de dix-sept heures, d'ailleurs. Kenneth avait tellement aimé habiter Londres qu'il avait pris les parfaites habitudes anglaises – le thé à heure fixe, la conduite dans l'autre sens de la route, et même quelques injures et expressions typiquement britanniques. Parfois, quelques réminiscences d'accent anglais fleurissaient son langage, alors qu'il essayait le plus possible de se contrôler afin de ne pas passer pour un étranger – même s'il n'en était nullement un. Il était né ici, à Miami, en Floride, aux Etats-Unis, et il se comportait à présent comme le pur américain qu'il avait été pendant dix-huit ans avant son exil volontaire : il buvait de la bière à la bouteille, mangeait des choses grasses et salées devant des programmes télévisés stupides, se vantait sans en avoir l'air de la supériorité de son pays sur tout les autres. Oui, vraiment, cela avait quelque chose de très agréable de se sentir américain.

Kenneth posa sa tasse de café sur le bar devant lui et s'asseya sur le haut tabouret en se grattant les fesses. Il était tôt, certes … mais il comptait bien agir comme s'il s'agissait d'un jour de repos ordinaire pour lui, grasse matinée ou non. Il n'allait certainement pas changer ses habitudes parce qu'il avait oublié d'éteindre l'alerte de son téléphone. Le jeune homme put lentement son café en regardant par la fenêtre le chien du voisin s'ébattre joyeusement en rattrapant avec entrain la balle que lui lançait un garçon de douze ou treize ans. Kenneth haussa les sourcils – John, le fils des voisins avait bien changé en quatre ans. Il avait huit ans lorsque le jeune Xander était parti pour Londres – aujourd'hui, il faisait bien deux têtes de plus et était largement moins le petit enfant rondouillard et aux tâches de rousseur sur les joues qu'il avait côtoyé. Kenneth poussa un soupir en détournant son regard sur la pendule en forme de tête de chat qui ornait le pavement gris de la grande cuisine ouverte – c'était ainsi, les gens changeaient. Et même s'il avait du mal à l'admettre, lui aussi avait changé depuis qu'il avait quitté cette maison quatre années auparavant. Et en bien, sûrement.

Le téléphone du jeune homme, posé sur le plan de travail carrelé de la grande cuisine, se mit à vibrer. Kenneth l'attrapa sans conviction et décrocha ; évidemment, il fallait que ce soit pour le travail …
- Monsieur Xander ? Je ne vous dérange pas j'espère ? demanda la voix du CPE.

Kenneth jeta autour de lui un regard ensommeillé tout en se retenant de bailler, et, sa tasse à la main, commença à se diriger vers la salle de bain pour se préparer et s'habiller. D'une voix atone, il répondit :

- Non, ça va, j'étais déjà réveillé de toute façon. Qu'est-ce je peux faire pour vous ?

Le jeune homme écouta d'une oreille distraite l'homme lui parler alors qu'il choisissait avec soin les vêtements qu'il allait mettre. Un jean gris à la coupe droite, un tee-shirt ample noir, une veste de costume sombre et des chaussures classiques en cuir … son style de prédilection, et celui qui, à Londres en tout cas, faisait qu'on le reconnaissait sans difficulté dans la rue, ou en bas de son immeuble … car dans la ville toute entière, il était loin d'être le seul à s'habiller ainsi chic-décontracté.

- … vous m'écoutez Monsieur Xander ? s'impatientait la voix au téléphone.
- Oh, oui, bien sûr ! Vous … disiez ?
- Je disais qu'un des surveillants de l'université est malade aujourd'hui et que nous avons besoin de quelqu'un pour le remplacer. Vous faites très bien votre travail … j'ai pensé à vous.


Kenneth, le portable coincé entre son menton et son épaule, s'affairait à se faire couler un bon bain tout en verrouillant derrière lui la porte de salle de bain qu'il venait de franchir. A un moment, un peu surpris, il demanda à son interlocuteur :

- Vous voulez que je surveille les étudiants de le fac ? Mais si je peux me permettre Monsieur … j'ai leur âge, qui dit qu'ils ne vont pas me confondre avec l'un des leurs ?


Le CPE s'esclaffa – la question avait quelque chose de naïf, tout en étant fort justifiée. Mais, car cet homme pensait toujours à tout, avait prévu quelque chose, dont il ne manqua pas de faire part à Kenneth :

- Ne vous inquiétez pas. Je vous ai fait faire un badge à votre nom. Mettez-le bien en évidence sur vous et tout devrait bien se passer. Allez le chercher dans le bureau du coordinateur à l'université.

Kenneth eut un léger rire alors qu'il s'assurait que l'eau de son bain n'était pas trop chaude :

- Un badge ? Eh bien on fait les choses en grand à ce que je vois! Merci à vous, Monsieur. Bonne journée.
- Je compte sur vous Monsieur Xander. Vous aurez une prime, bien entendu.
- Bien entendu …, répondit Kenneth en imitant le ton maniéré du CPE, mais je ne fais pas ça que pour l'argent, vous savez ?
- Ah oui ? Pourquoi faites-vous cela alors ? questionna l'homme, intéressé.

Le jeune Xander posa un pied dans la baignoire alors qu'il concluait la conversation en disant que c'était trop compliqué pour l'expliquer, puis raccrocha avant de jeter son mobile dans la vasque vide du lavabo. Ce moment là était rien qu'à lui – et il ne voulait plus être dérangé. Chaque fois qu'il s'accordait une grasse matinée (même si elle tournait mal comme celle-ci), Kenneth s'accordait aussi un long bain ; cela l'aidait largement à se détendre et à appréhender avec le sourire toutes les difficultés de cette nouvelle journée.

Vingt minutes plus tard, il sortait enfin de chez lui et finissait de mettre ses lunettes de soleil alors qu'il parcourait d'un œil les grandes lignes du journal qu'on venait de lui jeter près de la boîte aux lettres. Se promettant à le lire plus tard, il le plia en quatre et le posa sur le rebord en brique de la fenêtre. Puis il démarra sa voiture garée dans l'allée qui longeait la maison puis s'en alla. C'était un début de journée très ordinaire …

Une fois arrivé devant l'université, il fit un dérapage parfaitement contrôlé pour se garer sur l'une des places de parking restantes et éteignit l'auto-radio – Miami Hard Rock Radio, toujours – puis sortit de la voiture. A présent, il lui fallait trouver le bureau de ce fameux « coordinateur » … il demanda à un groupe d'étudiants qui venait d'arriver sur le parking où il se trouvait, puis entra dans le bâtiment en les remerciant d'un geste de la main. Kenneth enleva ses lunettes de soleil de son nez et regarda autour de lui alors qu'il marchait d'un pas rapide dans les couloirs de la fac de Wynwood – tout était différent du lycée, qui pourtant n'était qu'à une rue d'ici. Tout était plus grand, plus large aussi pour laisser passer le flot incessant d'élèves passant d'une salle de classe à l'autre, mais aussi plus propre. Le sol était lustré et légèrement glissant comme si personne n'avait jamais marché dessus – ou qu'on venait de le nettoyer, c'était selon les convictions que l'on avait à propos de l'enseignement supérieur. D'un pas sûr, Kenneth tourna à l'angle d'un couloir et se dirigea vers ce qu'il pensait être le bureau qu'il cherchait. Par chance, il n'y avait pas beaucoup de gens dans les couloirs à cette heure-ci – les cours avaient déjà commencé, et ceux qui se trouvaient dans les couloirs étaient soit les femmes de ménages qui finissaient leur service du matin, soient quelques élèves en retard qui couraient, sac sur l'épaule, rejoindre leurs salles de cours respectives.

Kenneth trouva finalement la porte du bureau du coordinateur et donna deux petits coups secs dans le montant de la porte. Une voix lui cria d'entrer, il entra. L'homme, le coordinateur, occupé à remplir de la paperasse sur son bureau, lui jeta un regard furtif tout en essuyant les verres de ses grosses lunettes embués par la fumée de sa cigarette et lui demanda ce qu'il voulait, et de se dépêcher de lui dire car c'était un homme occupé.

- Je suis Kenneth Xander, le surveillant. Il paraît que vous avez quelque chose pour moi.

L'homme acquiesça d'un ton bourru en ouvrant l'un des tiroirs de son bureau, puis lui tendit un carré de plastique que Kenneth accrocha aussitôt au revers de sa veste avant de lui tendre la main pour lui dire au revoir. L'autre ne réagit pas. Tant pis. Un peu honteux, Kenneth se contenta de lui faire un signe de tête et sortit du bureau sans même dire au revoir. Non mais … il l'avait superbement ignoré, alors il ne méritait pas que Kenneth lui accorde plus d'attention que lui. Le jeune homme commença sa surveillance en se disant que cet homme aurait bien besoin de sortir un peu de son bureau de temps en temps … Il ricana légèrement.

A un moment, il entendit des pas légers derrière lui – il jeta un regard par-dessus son épaule par réflexe. Une jeune fille brune qui errait dans les couloirs d'un pas peu assuré, jetant de temps à autre des regards sur ce qui semblait être le plan de la faculté. Alors qu'il se retournait pour continuer à marcher jusqu'au bout du couloir, il entendit des pas pressés derrière lui, et une voix un peu angoissée qui lui demanda :

- Hey ! Je peux te poser une question ?


Kenneth se retourna un peu surpris. Alors qu'il était sur le point de montrer du doigt son badge qui indiquait très clairement « Employé (Surveillant) », la jeune fille reprit de plus belle :

- Où on est exactement ? J’ai suivi ce plan à la lettre mais j’ai tout de même réussi à me perdre. Ils devraient prévoir des plans spéciaux pour les personnes comme moi.

Avec, en plus, cet accent charmant de Londres … ce qui ne manquait pas de lui rappeler la ville où il avait vécu quatre ans, et qui demeurerait toujours, au fond de son cœur, sa ville préférée. Car c'était là, sur ce petit bout de terre à cheval sur la Tamise, qu'il avait vécu les meilleurs moments de sa vie … et sans aucun doute, les prochains meilleurs moments de sa vie – car il comptait bien y revenir, à Londres, ne serait-ce que pour accomplir l'un des objectifs principaux de sa vie … dont il n'avait pas encore le droit de penser.

Kenneth prit son plus bel accent anglais, ce qui n'était pas trop difficile pour lui, et répondit à la jeune femme :

- Euh … tu ne tiendrais pas ton plan à l'envers par hasard ?


Puis, tout en montrant du doigt son badge mis bien en évidence sur sa poitrine, il poursuivit :

- Et dans cette situation, un « vous » est de mise, jeune fille.

Kenneth ne put s'empêcher de sourire. Décidément, il adorait son travail.
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MessageSujet: Sorry dude, I thought you were a student || Pv Kenneth   Lun 29 Déc - 15:31


Premier jour de classe. Jude avait insisté pour commencer les cours même si le semestre était presque achevé. Elle était bien trop impatiente pour attendre le début du second semestre. Heureusement, les coordinateurs s’étaient montrés compréhensifs. Ils l’auraient été beaucoup moins si elle était dans une section qui demandait plus de boulot comme les cursus scientifiques ou commerciaux. S’étant inscrite dans la section arts, elle était plutôt tranquille et n’avait pas à s’inquiéter du fait de rattraper le niveau de ses nouveaux camarades de classe. Bien sûr, elle avait choisie chant comme spécialité et s’était même inscrite en danse par curiosité. Comme option libre, elle avait hésité entre la physique, qu’elle aimait bien, et le sport pour finalement se tourner vers ce choix. Bien sûr, elle avait fui tout ce qui était droit comme la peste. Cela aurait bien contenté ses parents mais Jude avait comme objectif de se faire plaisir avant tout.

Ce matin-là, elle s’était donc rendue dans le bureau du coordinateur. Elle avait validé ses choix et était ressortie avec les bras chargés de plans et de brochures d’informations. Sympathique, le coordinateur lui avait accordé une journée libre, le temps qu’elle visite un peu le campus et qu’elle s’habitue un peu à l’université. Il lui avait même proposé un chaperon pour la guider mais la jeune fille avait poliment refusé. Elle préférait nettement découvrir toutes ces choses elle-même, cela serait beaucoup excitant ! De toute manière, elle savait qu’elle pouvait s’adresser à Adrian en cas de besoin, même si elle préférait ne pas avoir à le déranger. Il lui semblait que le jeune Hope faisait un peu partie de l’élite de l’université. Ils ne jouaient évidemment pas dans la même cour puisque la popularité n’était pas un but, encore moins un moyen pour Jude. Elle n’était pas sûre qu’il veuille fréquenter la petite nouvelle. Déjà qu’il lui offrait gracieusement d’habiter chez lui, mieux valait ne pas user de sa patience.

Comptant sur son piètre sens de l’orientation et son plan (qu’elle tenait à l’envers sans le savoir), l’aînée des Wilson s’engagea dans un escalier. Les couloirs étaient larges, parés à accueillir la vague d’étudiants à chaque pause ou changements de salle. Pour le moment, ils étaient vides puisque chacun vaguait à ses occupations : commerce, biologie, médecine… Tant de disciplines, c’était fou ! Jude n’entendait aucune note musicale, pour le moment. Les classes réservées au chant devaient être un peu plus loin et surement insonorisées pour ne pas gêner les autres. Elle irait voir plus tard, pour avoir une idée. En attendant, sceptique, elle s’arrêta devant une fontaine d’eau.

« Il ne devait pas y avoir une bibliothèque, ici ? »

Pensive, elle regardait son plan qui lui clamait clairement qu’elle était devant la bibliothèque. Elle fronça les sourcils en se rendant compte qu’elle n’avait pas assuré du tout, encore une fois. Se perdre le premier jour était son destin. Il lui restait soit de continuer d’errer en espérant retrouver son point de départ, soit d’attendre que les étudiants quittent leurs salles de classe. La jeune artiste sortit son téléphone portable. Le numéro d’Adrian s’affichait. Non, l’appeler à la rescousse dès les premiers moments, ce serait sincèrement pathétique.

La jeune fille continua de flâner puis prit un tournant à gauche. Tous ces couloirs se ressemblaient, ça ne lui facilitait pas la tâche. Une exclamation mourut sur ses lèvres lorsqu’elle aperçut un jeune homme au bout du couloir. Sans hésiter, elle pressa le pas pour le rattraper, le contourna pour se retrouver face à lui.

Jude l’apostropha avec un grand sourire, de son charmant accent anglais :

« Hey ! Je peux te poser une question ? » C’était surement un étudiant en master, vu qu’il semblait un peu plus âgé. « Où on est exactement ? J’ai suivi ce plan à la lettre mais j’ai tout de même réussi à me perdre. Ils devraient prévoir des plans spéciaux pour les personnes comme moi. »

Elle avait même réussi à prendre un surveillant pour un camarade son premier jour de classe. Franchement, Jude, tu multiplies les gaffes, à croire que tu le fais exprès…
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MessageSujet: Re: Sorry dude, I thought you were a student || Pv Kenneth   

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Sorry dude, I thought you were a student || Pv Kenneth
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