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 L'art sur les murs, oui mais de l'art quand même || ft. Paytah Yellow

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MessageSujet: Re: L'art sur les murs, oui mais de l'art quand même || ft. Paytah Yellow   Dim 1 Fév - 15:54

J'avais osé dessiner Meika grandeur nature sur le mur dans les couloirs du lycée, avec un feutre indélébile et des feutres de couleurs eux aussi indélébiles.
J'étais très fier du résultat. J'aurais bien voulu que ma petite-amie soit là pour voir ça. Elle serait étonnée de mon œuvre et je suis sûr que cela lui plairait !
J'avais un réel talent pour les portraits et j'avais reproduis Meika à la perfection !
J'avais fais des ombres, des détails et ajouté plein de trucs pour rendre le dessin plus beau et réaliste.
C'était très réussi.
Mon dessin fût remarqué par un jeune surveillant qui passait par là. Au début, il était parti pour me sermonner, mais étrangement, il fini par me parler avec douceur, admiration et franchise.
Ça se voyait qu'il aimait mon dessin !
Il me complimenta deux fois, ce qui me fit sourire et pouffer de rire, avant de dire : « Merci. ».
Je fis quand même mon fanfaron en parlant de mes talents et en disant qu'on devrait s'exprimer n'importe où, bien que j'étais dans le fond modeste.
J'expliquais au brun pourquoi j'avais dessiné Meika en XXL sur le mur. Il m'écouta avec sérieux, mais je voyais qu'il me comprenait. Son regard me le disait.
Après tout, il avait été jeune lui aussi et j'étais certain qu'il avait déjà eu une amoureuse à qui il faisait de superbes cadeaux ou œuvres d'arts.

Le mec sembla aussi rêveur que moi, et fini par dire qu'il verrait ce qu'il pouvait faire pour garder ça comme ça. J'arquais un sourcil avant de m'exclamer : « C'est vrai ? Oh merci ! Merci !! ». Je sautais à son cou, étant super content. Je me détachais de lui rapidement cependant et raclais ma gorge.
Mes yeux brillaient comme dans les mangas et j'étais ravi. Mon sourire laissait apparaître ma dent avec le petit défaut et ma dent pointue.
Le jeune-homme qui devait avoir quelques années de plus que moi seulement, me confia qu'il avait été lui aussi amoureux et qu'il faisait comme moi : des chansons, écrire partout son nom, ect.
Je pouffais de rire. Je me rappelais surtout que j'avais redécoré une table de salle de cours en entier avec des mots, des poèmes, des dessins et des cœurs partout et que j'avais été sévèrement puni par le prof et le directeur. C'était à l'époque ou Meika ne m'avait pas encore donné son cœur.
Le surveillant me précisa cependant qu'il n'avait jamais pensé dessiner son amoureuse sur les murs.
Il me fit un clin d'oeil et je lui souris.
Il me comprenait et allait certainement tout faire pour empêcher qu'on repeigne ce mur ce qui effacerait mon œuvre à l'amour.
Je lui demandais cependant, curieux : « Vous êtes toujours avec cette fille ? ». Ce serait dommage qu'une histoire d'amour si belle se termine tristement. Je n'aimais pas quand les histoires d'amour finissaient mal.
Le brun sortit ensuite un appareil photo de sa poche. J'observais un instant l'appareil, puis, le propriétaire me demanda en souriant : «  Tu permets que je prennes une photo de toi avec ton œuvre ? Pour la postérité, si jamais elle doit disparaître. ».
Je souris, puis reculais pour me plaquer contre le mur. « Mais oui bien sûr !  Vous pouvez en faire plusieurs si vous voulez ! »., lançais-je joyeusement.
J'adorais prendre des photos. En plus, j'étais quelqu'un d'extrêmement photogénique et mon sourire était éblouissant et renversant ! J'étais pour couronner le tout un beau gosse, alors forcément, le fait qu'on me prenne en photo, ne me dérangeait pour rien au monde !

J'attendis que le photographe soit prêt, et quand il me fit signe que tout était ok, je fis un énorme sourire charmant. Un flash se fit dans les couloirs.
Je demandais une deuxième photo, et je fis le signe de la victoire et un sourire de chinois.
Je demandais une dernière, et je souris de toutes mes dents en faisant un shaka * (*le signe des surfeurs).
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MessageSujet: Re: L'art sur les murs, oui mais de l'art quand même || ft. Paytah Yellow   Mar 30 Déc - 18:16

Kenneth se sentit un peu mal à l'aise après avoir fait légèrement peur au jeune homme qui, s'il faisait effectivement quelque chose de répréhensible vis-à-vis du règlement, ne faisait, au fond, rien de mal du point de vue de la loi. Le jeune homme ne faisait, finalement, qu'exprimer ses désirs par son art, et par son art il exprimait quelque chose que tout le monde, et surtout Kenneth, pouvait comprendre : l'amour, l'affection, l'envie d'être avec quelqu'un, le désir de faire son bonheur tout en satisfaisant et en faisant un pas de plus vers le sien. Kenneth pouvait tout à fait comprendre cela ; il était persuadé que l'art était le meilleur moyen d'exprimer ses émotions, ses sentiments, de faire comprendre aux autres ce que l'on ressentait – après tout, la première vraie forme d'expression de l'humanité, au-delà des mots, ce fut bien quelques dessins sur les parois d'une grotte, non ? A cette époque lointaine, il ne s'agissait évidemment pas d'exprimer son amour ou son amitié pour quelqu'un, mais c'était déjà une forme d'art que de représenter les hommes à la chasse ou en train de s'atteler aux tâches quotidiennes de la tribu … après tout, quoiqu'on puisse en dire, la peinture, le dessin, était restés des arts très primitifs … même s'ils n'avaient pas cessé d'évoluer. On pouvait dire que c'était … "priginal". A la fois primitif, et original, en perpétuelle évolution … comme les mœurs de l'humanité.

Après tout, fondamentalement, le jeune garçon ne faisait rien de répréhensible. Il ne tuait personne, il ne blessait personne, il ne cassait rien … il ne faisait que dessiner, avec talent d'ailleurs, sur un mur qui n'avait rien demandé à personne, mais qui n'avait pas non plus de conscience. Alors il ne faisait rien de mal … parce qu'il ne portait atteinte, normalement à personne. Si par contre il avait eu l'idée de tondre un mouton pour dessiner sur son dos ou de peindre une vache en rouge couleur de l'amour, là, il aurait pu avoir des soucis … bien que ni les ovins, ni les bovins, ne soient très loquaces ; ils n'auraient de toute façon pas oser porter plainte.

- Mais c'est vraiment excellent ! Tu as un talent pour le dessin, c'est indéniable, se sentit obligé de rajouter Kenneth.

Et il le pensait vraiment. En plus d'avoir des connaissances suffisantes en art pour pouvoir juger sans se tromper – grâce à Chloé, la sœur cadette de Sarah, et la peintre de la famille. Kenneth trouvait d'ailleurs assez drôle que chez lui, tout tourne autour de l'art – lui, c'était la photographie, un peu de musique aussi ; Sarah c'était la comédie, et ses « futures petites belles-sœurs », comme il aimait à les appeler, c'était la peinture, la musique ou l'écriture. Il ne manquait que la danse pour compléter le tableau, songea le jeune Xander en souriant. Et encore, il était de ceux qui considéraient la danse comme un sport plus que comme un art – mais puisqu'il était aussi du genre à comparer l'art ou sport, quelle était sa réelle position ?

Kenneth s'en moquait bien, et ce n'était pas ce qui importait le plus à ce moment-là. Il fronça les sourcils pour observer plus attentivement l’œuvre – rien à dire, c'était du joli travail. Le trait épais pour représenter la silhouette de la demoiselle se faisait plus fin pour le fond de la fresque, qui représentait un joli paysage plat, avec de grandes plaines baignées de soleil, un peu arides – sûrement quelque part dans le sud ou dans le Midwest, songea Kenneth en comprenant avec dépit qu'il n'arrivait pas à reconnaître par cœur les territoires des Etats-Unis. Mais c'était compréhensible – ce pays était tellement grand, tellement vaste, avec de si différents paysages et univers, qu'on pouvait parfois avoir du mal à croire que cette hétérogénéité était un seul espace, une unité solide et sûre, première puissance mondiale. Mais Kenneth relativisait en disant que Londres, et le Royaume-Uni, ce n'était pas mal non plus – une grande puissance aussi, à l'échelle de l'Europe.

A sa grande surprise, le garçon pouffa de rire et s'exclama :

- Merci m'sieur. Mais mon réel talent, c'est la musique.


Kenneth répondit par un sourire. Cela ne l'étonnait pas vraiment ; à vrai dire, il pensait que ceux qui étaient doués pour un art l'étaient forcément pour au moins un autre – car tous les arts avaient des choses en commun. L'esprit créatif, la sensibilité ; voire l'hypersensibilité pour certains. Car c'était cela l'art – prendre pour soi-même et avec créativité toutes les choses qui pouvaient bien se passer dans la vie. Une feuille d'arbre qui tombe, roussie par l'automne et trouée par les assauts incessants de la pluie ? De quoi écrire un court poème triste sur la vie qui passe en parallèle avec les saisons. Une phrase qu'on entend dans la rue, et qui sonne bien à nos oreilles ? De quoi composer un futur hit. Une fille qui nous quitte en pleurant, alors que c'est elle qui nous brise le cœur ? Suffisant pour peindre une toile en hommage à cet ancien amour.

Shakespeare l'avait dit – le monde était une scène, et nous étions tous des acteurs. Ce qu'il n'avait pas dit, c'est qu'on avait chacun le choix de nos costumes. Kenneth répondit au jeune homme :

- Je n'en doute pas. Je suis convaincu que quand on a un talent pour quelque chose, on a au moins un autre.


Tout était dit. Pour l'instant tout au moins. Il regarda l'amérindien s'éloigner avec un grand sourire vers son œuvre, pas encore tout à fait finalisée, et l'observa avec concentration achever son dessin avec quelques derniers coups de crayon. En fronçant les sourcils, il regarda avec un œil nouveau l’œuvre finalisée – oui, avec ce dernier détail, cette ultime ombre, c'était beaucoup mieux. L'ombre, la lumière, les silhouettes, les textures, se superposaient, se chevauchaient avec merveille sans jamais ne paraître superflu, ni maladroit. Il y avait quelques petits défauts néanmoins, des traits un peu trop épais parfois, des mouvements de crayons un peu trop secs, mais rien qu'un œil profane ne saurait voit – et encore, Kenneth cherchait vraiment le moindre détail ; la plupart des gens, surtout ceux qui n'y connaissaient rien, ne verraient aucune erreur.

Le jeune homme se tourna vers Kenneth et lui demanda plutôt fier de lui :

- C'est beau n'est-ce pas ?

Kenneth allait répondre lorsque le garçon reprit, avec un peu de tristesse dans la voix :

- M'sieur si vous pouvez me permettre, je suis un alpha. Et en tant qu'artiste, j'ai le droit de m'exprimer n'importe où. Dessiner sur un mur, c'est un véritable privilège. Je peux montrer à tous, que ce soit les profs, le personnel ou les élèves, et à toutes les confréries, mon talent. Par la même occasion, je peux montrer à ma chérie, à mon amour, à mon ange, à ma Mei que je l'aime et que je sais faire autre chose que chanter.

Les yeux du garçon s'étaient adoucis lorsqu'il avait évoqué sa bien aimée. Kenneth ne put s'empêcher de trouver ça attendrissant – visiblement, la relation de ces deux-là n'en était qu'à ses débuts, aux moments où on ne peut pas regarder l'autre sans rougir et qu'on se sent blessé chaque fois que l'autre a mal. Ce moment délicat et doux dans les débuts d'une relation, où l'on bafouille chaque fois qu'on essaye de parler de son âme sœur, où l'on s'agace chaque fois qu'un mot de travers est dit à son égard … Kenneth avait connu ça avec Sarah, et le connaissait parfois encore lorsque leurs pensées se connectaient à chacun d'entre eux au même moment, et qu'ils arrivaient à comprendre ce que chacun pensait, même en étant si loin de l'autre. Une sorte de télépathie de couple – un pouvoir que bien de ceux qui avaient été un jour amoureux connaissaient.

Et ce sentiment de manque, de vide, chaque fois que l'élue de votre cœur se dérobait à vos yeux, ou que vous aviez la sensation de ne plus pouvoir vivre quand vous ne la serriez pas dans vos bras … et quand effectivement vous la serriez dans vos bras, cette douce sensation d'enivrement, d'euphorie qui vous donnait l'impression de connaître le vrai bonheur, d'être les seuls au monde à cet instant présent … ? L'amour, le désir, ce n'était rien de plus que cela ; une douce liqueur qui donne mal à la tête et l'impression que vous êtes les seuls au monde. Kenneth sentit son cœur se serrer ; penser à l'amour le faisait penser à Sarah, et penser à Sarah le faisait perdre tous ses moyens – parce qu'elle lui manquait, parce qu'il rêvait d'elle, parce qu'il l'aimait tellement, la première grande histoire d'amour de sa vie – et il voulait qu'elle soit la dernière.

Kenneth reprit son sérieux et afficha l'air à la fois grave et désolé de celui qui devait faire son travail à contrecœur. Légèrement adouci par ce que lui avait dit le jeune homme, Kenneth répondit :

- Bien sûr, bien sûr … je verrais ce que je peux faire pour garder ça comme ça.

Sur un ton un peu plus de confidence, il rajouta :

- En plus, je suis passé par là moi aussi. J'aimais tellement une fille que je ne pouvais pas m'empêcher de l'écrire partout, de lui chanter … mais je n'avais jamais pensé la dessiner ainsi sur les murs … faut dire qu'à cette époque, mon talent de dessinateur ne m'aurait guère desservi !

Kenneth conclut sa dernière phrase en faisant un clin d’œil qui voulait tout dire. Qui signifiait qu'il arrivait à s'identifier à lui, à comprendre ce qu'il ressentait, à saisir toutes les nuances de la passion qu'il portait à cette jeune fille. Et il espérait qu'il l'ait compris, sinon … mais oui, il était évident qu'il avait compris ce qu'il lui disait en filigrane. Ce garçon était visiblement intelligent, et de toute façon il n'y avait pas besoin du sortir de la Massachusetts Institute of Technology pour comprendre que Kenneth lui disait : « Je sais ce que tu vis. Et grâce à ça, on se ressemble un peu. » Mais non, leur ressemblance n'était pas physique – lui, le petit amérindien aux airs de chinois maigre, à la peau bronzée des gens de son peuple, et Kenneth, le grand blanc presque deux fois plus large que lui. Mais ils avaient apparemment, vécu au moins la même expérience.

Comme tant d'autres, finalement – un amour sans bornes et passionné pour un être cher qui leur avait fait tout faire.

Kenneth sortit de sa poche son appareil photo – le petit qu'il avait toujours sur lui ; le reflex était resté à la maison, et était de toute manière bien trop encombrant pour qu'il le range ainsi dans une de ses poches. Il aurait fallu un sac, ou le porter en bandoulière, ce qui lui aurait donné l'air d'un touriste bien plus que d'un surveillant censé représenter un minimum d'autorité en ces lieux. Avec un grand sourire aux lèvres, il demanda au garçon, cet artiste :

- Tu permets que je prennes une photo de toi avec ton œuvre ? Pour la postérité, si jamais elle doit disparaître.


Il espérait que cela ne serait jamais le cas - il trouvait ça trop beau pour ça.
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MessageSujet: Re: L'art sur les murs, oui mais de l'art quand même || ft. Paytah Yellow   Lun 29 Déc - 11:24


Meika. Mon amour. Ma vie.
Ma muse.
Mon inspiration.
Oh for the life of me !
Il fallait que je le fasse.
Tout de suite.
Même si je me faisais prendre.

Je me ruais dans les couloirs, ouvris mon casier, prit du bon matériel et disparu parmi les élèves.
Lorsque la sonnerie retentit, mon ombre se glissa sur les murs et s'arrêta.
Je levais la tête vers le beau mur blanc. Un sourire étira mes lèvres. Ce mur serait ma toile, mon papier à dessin. Mes yeux brillaient. Meika était mon œuvre d'art !!
Je l'avais tant de fois dessiné, tant de fois peint, sculpté et regardé, que je connaissais par cœur la forme de visage de ma chérie, la forme de son corps, la longueur de ses cheveux et la couleur de ses yeux. J'étais vêtu d'un style d'artiste un peu bohème trop la classe, qui faisait partie de mon look depuis que j'avais changé de confrérie. Je portais un t-chirt noir, un collier marron avec une boule rouge en guise de pendentif, une chemise jaune et noire à carreaux, un pantalon creme, des bracelets dont le multicolore, celui que Meika m'avait offert, des chaussures marrons. Un bonnet jaune et noir était posé sur ma chevelure qui tombait en cascade sur mon dos.

Face au mur, je restais un instant immobile, me demandant quel feutre utiliser. Je pris un feutre noir, puis commençais à dessiner ma petite-amie. Je prenais tout mon temps, m'appliquant avec soin, me mordant la lèvre inférieure, étant super concentré et n'osant à peine respirer, de peur de trembler et de gâcher le dessin.
J'avais commencé par le visage. Un rond ovale pour la forme de la tête. Meika avait le visage ovale. Un ovale parfait.
Puis je fis le corps. Un corps de reine. Je m'appliquais sur les courbes et sur les détails pour les vêtements. J'avais dessiné une jupe avec des franges et un bustier avec également des franges.
Je fis les bijoux, son fameux collier avec un aigle et ses bracelets. Je fis ensuite sa longue chevelure. Elle était si soyeuse au toucher et brillante à la vue.
Je dessinais ensuite les bras et les doigts fins de la Sioux de mon cœur. Puis ses jambes et ses pieds.
Je prenais tout mon temps, je ne me précipitais pas. Je faisais ce dessin avec amour, patience et calme. Je faisais comme si Meika allait le voir.
Au bout d'un certain temps, je m'arrêtais et regardais. Il manquais des détails, les yeux, le nez, la bouche et le fond. Je voulais faire un beau paysage du Dakota. Un beau paysage de Pine Ridge.
Je repris mon travail d'artiste, ne faisant pas attention si quelqu'un me voyait. Je m'en moquais pas mal ! J'étais un Alpha, non ? Un AP devait s'exprimer par l'art. C'est ce que je faisais. J'exprimais mon amour pour Meika sur un mur bien lisse.
Je fis les détails des cheveux, avec précision, puis ceux des vêtements. Je dessinais les ongles avec un feutre plus fin. Puis, derrière ''Meika'', je fis une nature Pine Ridgienne superbe, avec un aigle au loin qui volait, un loup aux côtés de Meika. C'était Hakan. Son loup.
Il ne manquait plus que le visage.
Le plus dur.
Je fermais mes paupières et me remémorais le visage fin, délicat et angélique de mon amoureuse.
Je rouvris doucement mes paupières, m'avançait auprès du mur puis dessinais avec lenteur les beaux yeux bridés de ma belle. Je fis les cils, un à un. Je laissais les iris blancs pour pouvoir les colorier en rougeâtre après. Mon feutre se déposa ensuite un peu plus bas, au milieu de l'ovale. Un trait fut tracé, puis un autre. Et voilà que le joli nez un peu  épaté de Meika était reproduit.
Je fis ensuite les sourcils de la Lakota, en utilisant un feutre un peu plus gros.
Je reculais pour admirer mon œuvre. Parfait.
Plus que la bouche. Mais le problème, c'est que je ne savais pas si je voulais faire son beau sourire avec toutes ses dents, un sourire normal ou bien une expression neutre.
Je réfléchis un moment.
Puis j'avançais mon bras sur le mur et traçais les lèvres pulpeuses de ma bien-aimée, très légèrement entre-ouverte, ce qui lui donnait un air sexy. Des lèvres si douces, si envoûtantes.
Je reculais et sautais à pieds joints avant de pousser un cri de joie et de faire la danse de l'aigle.
Elle était super jolie ma Meika dessinée.
Mes yeux brillaient.
Il manquait un peu de couleurs. Un monde sans couleurs, ce serait triste, n'est-ce pas ?
Je me mis donc à colorier Meika. Les cheveux noirs, les bijoux bleus turquoise, la jupe marron, le haut blanc, les yeux rougeâtre, les lèvres rosées, et la peau mate. Je remplis le background de vert, bleu, rouge-pour la terre du Dakota- puis de blanc, noir et jaune pour l'aigle. Je coloriais le loup en gris. Puis, je pris un feutre noir et de ma plus belle écriture inscrivit en bas du dessin : « Meika Cloud, by P.». Puis, j'écrivis en haut : «Tu es belle Meika, je t'aime. P. ». J'écrivis sur les côtés, de travers : « JTM Meika.P. », puis « Thečhíȟila !!! ♥♥♥ », « Toi et moi c'est pour la vie ♥ » et encore : « Mon amour je te kiffe. » et aussi : « Mitawa skuyela Nimitawa ktelo Ohinyan. », ce qui signifiait en Lakota : « Ma douce, tu es mienne Pour toujours. ».
Je m'extasiais devant mon œuvre d'art et me mis à tourner sur moi même en criant de joie, mains sur mon museau.
Je fis une danse Amérindienne, puis je remarquais qu'il manquait un seul petit détail, sur le loup. Je le rajoutais et alors que je m'apprêtais à faire une ombre légère sur la jupe de Meika,
j'entendis derrière moi : «C'est joli ce que tu dessines, jeune homme. Joli, mais malheureusement interdit. Dégradation de locaux, fait attention. ».
Je me figeais. Mon sourire disparu et je me retournais en faisant mon visage d'angelot innocent.
Je fis un sourire niais.
Un homme plus grand que moi, brun me faisait face. Il posa ses yeux sur mon dessin, puis s'exclama : «  Mais c'est vraiment excellent ! Tu as un talent pour le dessin, c'est indéniable. ».
Je pouffais de rire, et dis : « Merci m'sieur. Mais mon rééel talent, c'est la musique. ». Je fis un sourire de chinois, puis coinçais des mèches de mes longs cheveux derrière mon oreille droite.
Je rajoutais la touche finale : l'ombre sur la jupe de Meika, puis je m'écriais : « TADAAAAAM ! ».
Je me tournais vers le monsieur et lui dis : « C'est beau n'est-ce pas ? ».
Je raclais ma gorge, puis déclarais : « M'sieur si vous pouvez me permettre, je suis un alpha. Et en tant qu'artiste, j'ai le droit de m'exprimer n'importe où. Dessiner sur un mur, c'est un véritable privilège. Je peux montrer à tous, que ce soit les profs, le personnel ou les élèves, et à toutes les confréries, mon talent. Par la même occasion, je peux montrer à ma chérie, à mon amour, à mon ange, à ma Mei que je l'aime et que je sais faire autre chose que chanter. ».
Lorsque je m'étais mis à parler de Meika, mes yeux étaient devenus rêveurs et s'étaient adoucis.
Ah ma Meika ! Qu'est-ce que je l'aimais !
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MessageSujet: L'art sur les murs, oui mais de l'art quand même || ft. Paytah Yellow   Dim 28 Déc - 19:33

Une journée de plus dans la vie d'un surveillant banal, condamné pour un contrat d'un an renouvelable à errer indéfiniment dans les couloirs et les extérieurs en attendant qu'il se passe quelque chose pour intervenir. N'importe qui pourrait trouver cette activité barbante, voire ingrate, mais Kenneth n'était pas n'importe qui – pouvoir jouer le rôle d'une autorité, même des plus minimes, avait quelque chose de motivant pour lui. Il n'était pas un prof, il était encore moins bien payé qu'eux, mais il partageait avec eux une partie de leur aura et de leur autorité, tout en étant certain qu'il resterait néanmoins proche des élèves et des étudiants de Wynwood, grâce notamment à son âge – ils ne voyaient pas tous Kenneth comme une figure d'autorité, mais plus comme un intermédiaire à la fois proches d'eux et animé d'une certaine distance … protocolaire.

Mais Kenneth aimait bien cela, ce statut un peu ambigu, entre l'élève qu'il avait été un jour et le professeur qu'il aurait pu vouloir devenir, s'il n'avait pas montré un certain désintérêt pour ses études à une période clé de sa vie. De toute façon … qu'aurait-il pu bien enseigner ? La photographie ? C'était l'art qu'il appréciait le plus, et à propos duquel il regrettait ne plus pouvoir pratiquer à cause de ses nouvelles responsabilités – mais il ne s'estimait pas encore assez bon pour l'enseigner. Certes, il avait sa petite célébrité à Londres pour ses photos, mais cette célébrité ne l'avait pas suivi jusqu'ici, à Miami, et il était persuadé que, de toutes manières, il y avait mille photographes meilleurs que lui, au maximum. Que pourrait-il enseigner d'autre ? La guitare, la musique ? - mais il n'y connaissait rien au solfège, et la théorie musicale le rebutait ; ou peut-être n'était-il tout simplement pas assez pédagogue ? Kenneth s'en moquait bien, à présent.

Il n'avait que vingt-deux ans ; c'était encore assez jeune pour se lancer dans l'éducation si vraiment il le désirait. Et pour l'instant, il ne le désirait pas – il était très bien, ici, comme surveillant. Et de toute façon, il ne savait rien faire d'autre – ou bien il n'en éprouvait pas l'envie. Ce qui comptait surtout pour lui, c'était son salaire, qu'il puisse gagner suffisamment pour offrir à Jane et à lui-même une vie satisfaisante.

Même s'il ne faisait pas cela que pour l'argent – il aimait sa nouvelle profession, plutôt, et c'était bien plus agréable pour lui de lier l'utile à l'agréable en faisant quelque chose qui lui plaisait. Comme tout à chacun.

En revanche, ce qui le déplaisait un peu, c'était qu'il était obligé de revenir au lycée pendant les vacances presque chaque jour, afin de surveiller les éventuels internes qui resteraient à Wynwood pendant les congés ou s'occuper des possibles problèmes qui pourraient subvenir, à la place du concierge, qui, s'il n'était pas en vacances ou occupé à boire un café en salle des professeurs, n'était de toute façon pas là les trois quarts du temps. Voire de l'année scolaire, comme lui avaient fait remarquer, non sans humour, différents élèves et professeurs à qui Kenneth avait pu déjà parler. Mais cela ne le gênait pas de passer plus de temps que nécessaire sur son lieu de travail – Wynwood était un lycée formidable, du genre où il aurait voulu être pendant ses douloureuses années de scolarité où il avait appris à se défendre et à donner des coups après être longtemps demeuré une victime au collège – suite à la mort de son père, il avait renversé la situation et était devenu comme ceux, qui autrefois, lui avaient fait tant de mal. Et le lycée dans lequel il avait été n'avait en rien arrangé la situation. Kenneth avait depuis longtemps, et heureusement, oublié le nom de l'établissement – preuve irréfutable de la réelle existence de la mémoire sélective. Triste ironie du sort, quand on y pensait.

Aujourd'hui, il était devenu quelqu'un de tout autre, et errait à présent dans les couloirs de Wynwood non sans un certain plaisir, ne pouvant pas s'empêcher d'envier tous les élèves qui y vivaient presque constamment. Il y avait tout pour plaire ; les bâtiments, autant que les personnes, étaient impeccables. Les parcs et jardins étaient bien entretenus, tondus parfois au centimètre près, tout en gardant par endroits un aspect sauvage bienvenue dans la jungle urbaine qu'était la ville de Miami. La mer n'était pas loin, et, même en cette saison, le souffle chaud et revigorant du vent salé sur les visages avaient de quoi rendre heureux tous ceux qui s'intéressaient un tant soit peu à la nature – ou ceux pour qui la nature ne les dérangeaient pas.

Oui, vraiment, Wynwood était un endroit exceptionnel pour étudier autant que pour travailler.

Kenneth fit craquer ses doigts alors qu'il s'engageait dans le grand hall éclairé de l'établissement, pour y « commencer sa ronde », comme il aimait à le dire afin de donner un ton épique à ce qui n'était rien de plus qu'une visite de routine des lieux, afin de vérifier que tout était en place et fonctionnait bien ; même pendant les vacances, car l'établissement n'en demeurait pas moins grouillant d'activité – certains professeurs, éternels célibataires, vivaient littéralement à Wynwood. Pourquoi iraient-ils ailleurs, puisqu'il y avait tout ce dont ils pouvaient avoir besoin ici ? Kenneth ne comprenait que trop et regrettait même parfois de ne pas y vivre aussi à plein temps ; mais il savait que c'était stupide de penser de cette manière. Quelqu'un l'attendait à la maison, quelqu'un qui comptait sur lui, il ne voulait en aucune manière s'en séparer. Parce qu'il estimait ne pas avoir le droit, et parce que sinon sa vie n'aurait aucun sens. Il n'aurait plus qu'à retourner à Londres en espérant que sa sœur et lui se recroisent un jour ; ce qui ne serait jamais certain dans ce monde injuste.

Kenneth gardé sous l'épaule son carnet et son stylo alors qu'il surveillait chaque recoin du lycée. C'était une de ses prérogatives – veiller à ce que le matériel et l'établissement scolaire restent en bon état, tout autant, par ailleurs, que les élèves. Cette partie du travail était des plus ennuyeuses, mais au moins Kenneth était certain de ne pas être embêté par personne en l'effectuant – il n'y avait guère beaucoup de gens dans le bâtiment, la plupart préférant se balader dehors dans les parcs ou flâner (Kenneth y songea en souriant) sur le toit, bien que c'était interdit – mais il n'y avait personne d'autre que lui pour leur interdire, et Kenneth ne voulait pas interdire quoi que ce soit en cette période, surtout quelque chose d'aussi innocent et fondamentalement peu grave – à l'âge des élèves, lui aussi ne ce serait pas gêné pour le faire, surtout que, s'il y avait une escalier menant au toit, c'était bien pour qu'on puisse y aller, n'est-ce pas ?

Au détour d'un couloir, le jeune homme tomba sur une chaise solitaire, sans doute oubliée là par mégarde, et qui était dangereusement bancale. Il poussa un soupir, et nota non sans une certaine lassitude sur son carnet : « Chaise de salle de cours, probablement du deuxième étage (Freshman/Sophomore). Bancale. Pouvant être réparée. » C'était au moins la cinquième ou sixième chaise bancale qu'il trouvait, et à chaque fois, il devait l'emmener dans la loge du concierge en espérant, avec une certaine lassitude, qu'il daigne un jour revenir travailler et s'occuper de tout le matériel défectueux qui s'entassait dans cette petite salle qui ressemblait à la fois un atelier et à un garage, une sorte de caverne d'Ali Baba en beaucoup moins précieuse et remplie, à défaut d'or et de pierres précieuses, de vieux meubles bancales, de chaises amputées d'un pied, de carreaux fendus salis par le temps, d'antiques néons poussiéreux ; et encore d'un tas d'autres choses qui ne trouveraient jamais leur place ailleurs qu'ici, même pas dans une vieille brocante ou entassées au fond d'une cave.

Kenneth frappa à la porte de la loge pour s'assurer que personne n'était là – on ne répondit pas. Bien évidemment. Le concierge était toujours absent, ces temps-ci ; ce qui aurait été moins dérangeant s'il avait été présent les autres fois. Mais non ; Kenneth ne l'avait vu, en tout et pour tout, qu'une seule fois. Il sortit donc son trousseau de clé de la poche intérieure de sa veste et ouvrit la porte du local pour y poser le meuble, tout en jetant un œil dans la pièce, afin de voir si rien ne manquait ; mais qui pourrait bien vouloir voler quelque chose ici de toute façon ? Le surveillant referma la porte derrière lui et reprit sa surveillance dans les couloirs. Rien de spécial, comme à l'accoutumée – seulement un détail qui retient son attention.

Au détour des couloirs, il remarqua la silhouette menue d'un homme plutôt grand penché sur un des murs du couloir, occupé à … dessiner sur le mur ?! Kenneth voulut intervenir pour l'empêcher de continuer, mais il se ravisa – c'est qu'en fait, plus qu'un simple tag, c'était véritablement quelque chose de beau qu'il était en train de dessiner, aux dépens d'un mur, qui, de toute manière, méritait bien qu'on le rafraîchisse un peu – Kenneth n'avait jamais trop aimé ces murs blanchâtres, d'une couleur « blanc hôpital » qui le mettait mal à l'aise ; et sans aucun doute d'autres étaient du même avis que lui. Le jeune homme resta un petit moment à regarder le jeune homme s'exprimer sur le mur, qui, même s'il ne lui avait rien fait, avait eu le défaut d'être beaucoup trop vide.

Il dessinait une femme … bien évidemment. Une très jolie femme d'ailleurs, avec de longs cheveux sombres qui tombaient bien au-delà de ses épaules ; avec un type légèrement indien. Ou asiatique – Kenneth avait du mal à faire la différence. L'ethnologie n'avait jamais été son fort, et s'il était tout à fait capable, comme tout le monde, de distinguer un afro-américain d'un africain de souche, il avait toujours eu du mal à distinguer les peuplades amérindiennes des peuplades asiatiques – honte à lui ; mais au moins on ne pouvait pas le traiter de raciste … Kenneth ne tarda pas à faire une autre découverte qui lui arracha un sourire. Sur le mur derrière lequel il se cachait à moitié, il y avait de multiples inscriptions au feutre, toutes signées de la même main, sans doute, et qui disaient des choses comme : « JTM Meika. P. », «Tu es belle Meika, je t'aime. P. ».

Kenneth ne put s'empêcher de repenser à sa propre expérience, lorsqu'il était au lycée à Miami. Il était tombé amoureux d'une très belle fille, en Junior Year, alors qu'il n'était alors qu'en Freshman, qui avait tout pour lui plaire – le physique autant que l'esprit, gentille, pas prise de tête. En plus, elle était blonde ; ce qui était l'un des plus importants critères au monde pour lui. Il était tout de suite tombé sous son charme. Mais encore timide et mal à l'aise avec les filles, Kenneth avait préféré lui déclamer son amour en l'écrivant sur tous les murs, sur toutes les tables, en le confiant à tous ses amis en espérant que, par hasard, une de ses amis l'entendent et viennent lui répéter. Sa stratégie n’ait qu'à moitié fonctionné ; il avait fallu que Kenneth, un peu déprimé, attende la fin de l'année pour qu'elle vienne lui annoncer, très touchée, qu'elle était émue par ce qu'il éprouvait pour elle mais qu'ils ne seraient jamais rien de plus que des amis, puisqu'elle préférait les filles. Cette révélation avait étrangement soulagé Kenneth ; car au moins, il était libéré d'un poids.

Mais il n'avait jamais pensé à dessiner sur les murs l'objet de ses désirs, comme le faisait en ce moment le jeune homme sur ce mur. Peut-être parce qu'il ne savait pas dessiner, ou bien peut-être parce qu'il n'y avait jamais pensé … mais ce n'était pas bien grave ; son truc à lui, c'était la photo. Et c'était quelque chose de très pratique, pour draguer, quand on y pensait : la plupart des filles aiment se faire photographier, se prendre pour des mannequins … à défaut d'en être vraiment. Mais à présent, Kenneth n'avait plus besoin de draguer qui que ce soit. Il avait Sarah. Et il était persuadé que c'était pour la vie, ou au moins aussi longtemps.

Kenneth s'approcha calmement du jeune homme et lui dit, d'une voix pas trop forte pour ne pas lui faire peur :

- C'est joli ce que tu dessines, jeune homme. Joli, mais malheureusement interdit. Dégradation de locaux, fait attention.


Puis, pour ne pas paraître méchant ou impitoyable, il rajouta avec un grand sourire :

- Mais c'est vraiment excellent ! Tu as un talent pour le dessin, c'est indéniable.

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L'art sur les murs, oui mais de l'art quand même || ft. Paytah Yellow
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