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 Une nouvelle vie commence [Pay]

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MessageSujet: Re: Une nouvelle vie commence [Pay]   Mer 28 Jan - 19:09

HRP : Essayons la première personne avec Tokalah :)




Le jeune Sioux qui était devant moi admit une nouvelle chose qui faisait de lui, ce que je qualifiais "quelqu'un de bien". Il reconnu que, malgré le fait qu'être riche était sans conteste un avantage volé chez les Blancs, il le regrettait un peu. Sans doute parce qu'il se sentait un peu injuste envers ses semblables qui vivaient dans la misère au fin fond des terres arides du Dakota. J'essayais un temps de me mettre à sa place, et je ne pouvais que faire la même conclusion que lui. Si j'étais riche, je ne parviendrais même pas à me regarder dans un miroir et je pleurerais sûrement toutes les âmes laisser derrière moi. Si j'étais riche, je partagerais cette richesse de façon à ce que tous les amérindiens se retrouvent au même pied d'égalité. A point c'est tout. Il n'y avait pas de raison que certains aient plus de chance, d'argent, de confort et de nourriture que d'autres. Cette façon de vivre n'existait que chez les Blancs où il y avait un côté les riches et puissants et d'un autre les malheureux dormant sur les pavés. Chez les lakota, on était tous semblables. Il n'y avait pas de riche, pas de puissants, pas de pauvre, pas de malheureux. Je pourrais débattre longtemps que le sujet mais...Il valait mieux m'en tenir là.

Je parlais sport avec celui qui semblait être mon premier ami entre ces murs. Il était tout aussi sportif que moi. Ou peut-être à un cran moins tout de même, sinon il serait dans la même confrérie que celle que je visais. Le sport était important chez les amérindiens. Nous étions une race d’athlètes. Nos ancêtres ne pouvaient survivre si leur corps n'étaient pas aussi sain que leur esprit. Ils pouvaient tenir des jours sans se nourrir, luttant dans les forêts et les plaines à la recherche de gibier. Ils pouvaient grimper à mains nues la plus hautes des montagnes et chevaucher pendant des jours les vastes plaines. Les ancêtres Sioux étaient des nomades. Ils se déplaçaient sans arrêt. Ils vivaient vieux et en santé et ce n'était pas grâce à des remèdes miracles importés de chez les Blancs. Non, les Blancs à l'époque avaient importés des maladies dont nos ancêtres n'avaient pas été habitué, ce qui les avait décimé. En disant cela, tout le monde penserait :"bah, ce n'était pas volontaire !" Erreur. Si au départ ça ne l'était pas, les Blancs s'en étaient très bien rendu compte. C'était la raison pour laquelle ils avaient distribués des couvertures contaminés à nos ancêtres pour les anéantir. Je pouvais même vous citer : "You will do well to try to innoculate the Indians by means of blankets, as well as every method that can serve to extirpate this execrable race." En d'autres termes : "Vous feriez bien d'essayer d'infecter les Indiens avec des couvertures, ou par toute autre méthode visant à exterminer cette race exécrable."

Bref, tout ça pour dire que nous les indiens, étions fait pour être des sportifs dans l'âme. Pour ultime preuve, il suffisait de voir les Sioux d'aujourd'hui dans les réserves qui ne faisaient plus rien de leur vie. De vrais obèses. C'était effrayant. Paytah me parla d'une certaine Soraya Mynos, typée hispanique qui lui apprenait l'escalade. Mais j'affichais un sourire à sa proposition avant de répondre :

- C'est gentil à toi de m'en informer mais sans vouloir me vanter, je suis déjà un excellant grimpeur.

Et ce depuis de longues années. Quand j'étais petit, je grimpais à tous les arbres que je voyais ! Ma mère avait même manquer de faire un arrêt cardiaque en me retrouvant sur le toit de la maison. Je reconnaissais que j'avais été un gosse plutôt casse-cou. Paytah m'informa qu'il avait déjà fait du basket mais qu'il avait arrêté. C'était dommage, j'aurais bien aimé le défier à la balle. Mais d'un autre côté, on avait une sacrée différence de taille. Ca n'aurait pas été très égale et moi j'avais l'habitude de toujours prôner l'égalité. Il parla également de tir à l'arc, ce qui m'étira un sourire.

- Eh bien à l'occasion, on pourrait se faire un petit duel de tir à l'arc, lançais-je.

J'avais mon propre arc et mes propres flèches. Mais le tout était resté à la réserve. Nous passions ensuite au cheval. Il me parla de sa jument et de ce qu'il faisait avec. Si je devais la comparer avec mon cheval, je dirais qu'elle avait l'air d'être plus énergique que lui. Plume d'Argent était un étalon obéissant et calme mais quand il donnait le meilleur de lui même, c'était du tonnerre ! Quand il galopait à pleine vitesse dans la plaine, il n'était plus qu'un filament argenté qui pourfendait l'air tel un rayon lunaire dans la nuit. A en découvrir un peu plus sur le jeune Sioux, je lui fis savoir que je le voyais comme quelqu'un de bien, mais il n'avait pas l'air d'être de mon avis.

« De bien...Oui si l'on veut. Ma rebellion n'est pas ''bien''. Et puis...il ne faut pas se fier aux apparences. Mais c'est vrai que dans l'ensemble, je suis quelqu'un de bien. »

J'haussais une épaule.

- Il est bien d'être un peu rebelle dans l'âme non ? Surtout nous. Sinon, nous finirions tous comme des chiens à la botte des Blancs. La rébellion est une chose appréciable tant qu'elle existe pour une juste cause.

Personne n'était blanc ou noir. Moi même j'avais mes démons, mes zones d'ombres et de mystère que je ne pouvais dévoiler au grand jour. Mais c'était une façon pour moi de me rebeller, même si ça restait secret. J'expliquais ensuite les raisons qui m'avaient poussé à donner le meilleur de moi même pour réussir dans cette école. Paytah posa une main sur mon épaule avant de me répondre :

« Je te souhaite bon courage et bonne chance pour y parvenir. Je sais que tu y arriveras ! Je sens que tu en ai capable ! Je comprend ce que tu vis. Ce n'est pas facile et c'est même injuste...mais tu y arrivera ! ».

J'hochais la tête.

- Ca sera plus facile maintenant que j'ai le soutien d'un des miens ici, répondis-je.

Soudain, la sonnerie retentit dans les entrailles du bâtiment. Il était temps que je rejoigne mon cours et il en était de même pour mon camarade Sioux.

« Ravi d'avoir fait ta connaissance ! Bon courage dans la jungle des visages pâles ! Bonne chance pour tes études ! On pourrait se faire un contre un en Basket un de ces jours ou bien une ballade à cheval ! N'oublie pas pour le concert : tu es grandement invité, je serais honoré de ta présence ! »

Basket ? J'avais entendu basket ?

- Avec joie ! Ne t'en fais pas, je n'oublierais pas.

Nous nous levions et échangions une poignée de main avant de se saluer mutuellement. Le jeune Sioux me fit un signe de la main avant de s'esquiver. Je lui rendis son signe avant de le suivre un temps du regard. Je ne pouvais pas rêver mieux qu'un autre amérindien pour me tenir compagnie dans ce déluge de Blancs. Déjà depuis la sonnerie, il en sortait de toute part, c'était vraiment intimidant. Je rabattis mes cheveux en arrière avant de marcher vers la salle de mon cours. J'avais été assez étonné de la façon dont j'ai pu lier conversation avec ce gars là. Est-ce parce qu'il a tiré la première carte ? Parce qu'il était Sioux ? Parce qu'il me faisait penser à moi étant plus jeune physiquement ? Le tout à mon avis. C'était un cadet de mon peuple. Je m'en sentais presque responsable. Malheur à celui qui oserait le tourmenter.





FIN


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MessageSujet: Re: Une nouvelle vie commence [Pay]   Mer 28 Jan - 0:28

Tokalah s'exclama que c'était de la chance que je sois riche.
« Oui c'est vrai que c'est un avantage, reconnus-je avant de dire cependant en critiquant , mais quand je vois que la majorité des Lakotas sont pauvres, je regrette un peu d'être riche. »
Je rajoutai que l'argent ne faisait pas le bonheur mais était un avantage.
Je demandais ensuite au jeune nouveau Wynwoodien quel sport il pratiquait. Comme moi il courrait, faisait de l'équitation et nageait. Mais il escaladait, faisait du basket et du tir à l'arc.
« Ooooh comme moi ! Soraya Munos m'apprend l'escalade au lycée. Tu devrais aller la voir. Elle est très sympa. C'était une RK avant mais elle est devenue une Sigma Mu. Elle a la peau mate, de grands yeux bruns, et des cheveux blonds ondulés mi-longs. Elle est typée hispanique. Tu peux pas la rater ! Elle pourra t'aider à devenir un meilleur escaladeur en un rien de temps.
Et je sais faire du basket aussi, mais j'ai arrêté. Le tir à l'arc, j'en fais quand j'en ai l'occasion. J'adore le tir à l'arc et les flèches. J'adore les armes.
 », lui dis-je.
Soraya pourrait le perfectionner !

Je parlais ensuite de portable. Je voulais acheter des portables à Mei et Toka. Mais le jeune grand Sioux m'expliqua que les portables n'étaient pas la meilleure chose pour envoyer des mots d'amour. Je rétorquais que tout le monde le faisait. Mais mon ainé me répondit : « Les jeunes ? Les Blancs surtout ! Parce que je peux te dire que les jeunes que je connais moi doivent déjà avoir un portable avant de pouvoir s'en servir. ». Je baissais les yeux. Copiais-je les Blancs ? Je m'ouvrais seulement à la modernité. J'adorais les portables, les réseaux sociaux, ect.
Je parlais ensuite de ma jument, une fois que Toka fut assis à mes côtés. Il complimenta le nom. Je le remerciais et lui sourit. Il  déduisit qu'elle était fougeuse. « Oui, un peu comme moi. Ma mère a bien choisit mon prénom à la naissance. Je suis fougeux, ardent et je m'enflamme rapidement. Flèche-Ardente est rapide comme une flèche, fougeuse et un peu têtue. Elle n'écoute cependant que moi. Elle est très puissante pour les sauts et la course. J'adore sauter les obstacles et galoper dans de grands espaces comme les plaines avec elle. Elle est vraiment super ! Je l'ai reçu à mon 10 ième anniversaire. »
Je lui racontais ensuite ma vie pas très rose que j'ai eu de ma naissance jusqu'à mes 16 ans. Tokalah m'écoutait avec respect et quand j'eus terminé mon récit, il me déclara : « Et malgré tout ce que tu as vécu, tu as su resté quelqu'un... de bien. ».
« De bien...Oui si l'on veut. Ma rebellion n'est pas ''bien''. Et puis...il ne faut pas se fier aux apparences. (Je jettai un regard à Tokalah, un regard de Bad boy.)
Mais c'est vrai que dans l'ensemble, je suis quelqu'un de bien. »
Je faisais référence à mon secret. Je n'étais pas aussi innocent que je le prétendais. Mais c'était mon secret. J'avais fait une promesse à Meika, et pourtant...les ennuis commençaient et continuaient.
J'étais ce que j'étais et des fois, j'allais malgré ma promesse à Little Haiti faire un petit tour.
Combien de fois avais-je échappé de justesse à des règlements de comptes et la mort ?
Je me mordis la lèvre inférieure. Si Meika savait que je continuais, elle serait déçue.
Mais je lui cachais la vérité. Comment ne pas continuer ? C'était si dur ! J'étais tellement habitué.
L'autre soir encore, j'ai falli me faire tuer. C'est Carter, un ami policier Black, qui m'a sauvé en faisant diversion. Qui l'eut cru...Un policier aiderait un mec comme moi. Et pourtant, cet été, je lui ai fait voir de la misère ! (Voir Run, run away I coming for you. Don't be affraid, I come for you rescue PV Silver De Lawyer).
En plus de ça, il y a toujours des jeunes délinquants à Little Haiti qui me réclament de l'argent. Je me fais toujours raquetter. Si je ne leur ramène pas une importante somme, je me fais tabasser, et Meika se fera tuer. Ils m'ont menacés. Ty m'avait prévenu : il fallait faire attention au monde de la rue. Mais comme j'étais têtu et que je trainais dans n'importe quelle rue, les ennuis arrivaient.
Mais j'avais de la chance : je m'en sortais toujours.
Pourtant, j'ai l'impression qu'un jour je me ferais prendre au tournant.

Je ne voulais pas me faire prendre. Alors fallait que j'arrête et trouver une solution pour mettre un terme à tout ça. Carter voulait m'aider. Il savait que j'avais un bond fond. Il savait que j'étais « quelqu'un de bien ». Mais j'étais en même temps un rebelle bad boy.

Tokalah me raconta à son tour son enfance. En entendant ses paroles, je me dis qu'on avait pas beaucoup de chance lui et moi ! En effet, son père avait abandonné la maison très tôt. Il n'avait pas été paternel. Il avait brisé le foyer et la pauvre mère de Tokalah était tombée en dépression. C'est le fils bienveillant qui s'en était occupé. Plusieurs années étaient passées ainsi. Le pauvre ! Les pauvres !
Comment les pères pouvaient être comme ça ? Ils étaient égoïstes et machos, rien de plus.
Moi, si je deviens père un jour, je ne serais pas comme ça ! Je serais proche de mes enfants. Je serais aimant, conseiller et je les réprimanderais quand il faudrait bien sûr pour qu'ils ne deviennent pas des mini Ty.
Heureusement, Migina Blackblood s'en ai remit et a même proposé à son fils d'intégrer Wynwood.
Wynwood est sa chance de réussir.
« Tu comprends maintenant, je n'ai pas le droit d'échouer dans mes études. Je dois y parvenir ! Et trouver un métier stable qui nous permettra de vivre à nouveau heureux ma mère et moi. »
Je regardais d''un regard compatissant mon demi frère de tribu. Je comprenais ce qu'il vivait : ce n'était pas facile.
Je posais une main sur son épaule, et lui dis en plongeant mon regard noisette rougeâtre dans ses yeux bruns : « Je te souhaite bon courage et bonne chance pour y parvenir. Je sais que tu y arriveras ! Je sens que tu en ai capable !  Je comprend ce que tu vis. Ce n'est pas facile et c'est même injuste...mais tu y arrivera ! ».
Je lui offris un énorme sourire amical.
Puis je me mis à arracher mon ongle de mon pouce en repensant à mon secret et ma promesse à Meika. Je lui avais promis. Et j'avais promis à son frère de ne pas la faire souffrir de nouveau.
J'avais juré. Si Mei apprend que je suis toujours sur la mauvaise voie, elle souffrira. Je le sais.
Je ne veux pas la faire souffrir.
« Si tu nous donne pas 800 0000 balles, on te tue, toi et ta copine, c'est clair ? »
« Mais ou est ce que je trouve cet argent ? »
« Débrouille toi ! Tu as un mois ! »
Je serrais mes paupières.
Qu'est-ce que j'allais bien pouvoir faire ? Comment sortir de cette spirale de galères sans fin ?
Entre ces jeunes, la...Oh for the life of me !
Et en plus, si on rajoute mon désir ardent pour Meika....
Meika...la pauvre...Je ne veux pas que ces délinquants la tuent. Je ne leur permettrai pas.
Plan A : On file à Hawai Meika et moi.
Plan B : On file en Chine en se faisant passer pour Jana Mashonee et Booboo Stewart .
Plan C : On va à L.A en se faisant passer pour Jana Mashonee et Booboo Stewart. Et si on nous dit que Jana habite NYC et que Booboo est déjà à L.A, on s'en fiche, on dira que c'est comme ça.
Plan D : Je change de nom et je me fais une chirurgie.
Plan E : Je me défigure du coup, personne ne me reconnaît.
Plan F : Je m'enfuis dans les montagnes.
Plan G : Je me coupe les cheveux et me fais passer pour mon petit frère.
Plan H : Je demande à Chayton Cloud de m'adopter.
Plan I : Je pars en Afrique.
Plan J : Je change de sexe. Heu...Non.
Plan K : Je démménage à Sydney.
Plan L : Je m'arrange pour mettre les délinquants en prison.
Plan M : Je fais Meika partir au Japon et je reviendrais la chercher dans deux ans.
Plan N : Je quitte la mauvaise voie pour de bon et je me  fais aider par Carter.
Plan O : Je me suicide du haut d'un pont.
Plan P : J'arrête tout et je m'arrange pour que Shadow meurre.
Plan Q : Je me rends.
Plan R : J'arrête tout, je dénonce les délinquants, je reprend ma vie de lycéen normal, je me trouve un avocat et des témoins pour démentir les accusations portés contre moi qui disent que j'ai tué Ty et voilà, je reprend ma vie tranquille.

Le plan R semble être la meilleure solution.
Je vais tenir ma promesse faite à Meika.
Et pour le sujet tabou alors ?
Que faire ?
Je me mors la lèvre.
Plan  A : Je me déguise soit en pompier, warpath, policier, tarzan, homme galant, agent secret ou bad boy comme me l'a conseillé mes amis et je frappe à la porte de Meika pour tout lui balancer.
Plan B : J'écris une chanson et je la lui chante.
Plan C : je demande à Nina de le dire à Meika.
Plan D : Je demande à Yepa de le dire à Meika.
Plan E : Je demande à Li Na de le dire à Meika.
Plan F : J'écris un mot à Meika, le glisse sous sa porte et je m'enfuis pour toujours.
Plan G : Je le lui dis mais m'enuit en courrant loin d'elle.
Plan H : Je l'invite au resto, un resto super classe et au retour, je le lui dis.
Plan I : Je le lui dis en tournant la situation en blague -pas terrible.
Plan J : Je l'invite quelque part, n'importe où et je me rapproche d'elle et je l'embrasse de façon suggestive.
Plan K : Je l'invite chez moi et je le lui dis.
Plan L : Je demande à mes parents de le lui dire.
Pan  N : Je demande à Enapay de le lui dire
Plan M : Je m'incruste dans sa chambre et quand elle ouvre la porte je lui balance tout.
Plan O : J'écris un mot, le glisse dans le collier d'Oreo et lui envoie le chien.
Plan P : Je mets partout des pétales de roses autour de sa chambre et je lui lance une flèche enflammée sur lequel il y aura un mot qui lui dira que je veux lui parler et je lui dis ensuite tout.
Plan Q : Je lui balance tout direct.
Plan R : Je lui en parle à la récré.
Plan S : Je demande conseil à l'émission Love Fun & Party, l'émission de Ty qui existe encore sans Ty, et je demande des conseils en direct.
Plan T : Je pose des questions embarrassantes à Meika.
Plan  U : Je pose des questions ambigus à Meika.
Plan V :Je fais une annonce dans le haut parleur du lycée qui donne rdv à Mei devant les casiers. Quand elle arrive devant les casiers, je lui dit tout de manière cachée.
Plan W : Je vais la voir che z les NZ en pleine nuit et je lui balance tout.
Plan X : Je l'emmène à l'hôtel et je lui balance tout.
Plan Y : On va à Hawai et là je lui dis tout. (Ou en Chine ou au Japon)
Plan Z : J'y vais au feeeling sans me poser de question. Je parlerais avec naturel.

Le plan H, J, K, O, Q, T, W, Y et Z sont cools, mais je pense que le meilleur plan est le plan Z.
Du coup, je vais tout régler !
Quand je me sentirais prêt, je dirais tout à Meika et ça viendra naturellement. A quoi bon se poser 10 000 questions du quand, du où et du quoi ? Ça viendra tout seul ! Il faut juste que je n'ai pas peur des mots et que je dise tout à Meika sans avoir honte.
Pour le mauvais chemin, je vais le quitter et mon secret ne sera plus qu'un simple souvenir.
J'abandonnerai mon secret et je parlerais à Meika.

La sonnerie retentit. Je sursaute. Je ne savais pas que le cours que j'avais séché avec Takolah pour faire connaissance et lui faire visiter le lycée se terminerais aussi vite.
Je me tourne vers Tokalah en souriant : « Ravi d'avoir fait ta connaissance ! Bon courage dans la jungle des visages pâles ! Bonne chance pour tes études ! On pourrait se faire un contre un en Basket un de ces jours ou bien une ballade à cheval ! N'oublie pas pour le concert : tu es grandement invité, je serais honoré de ta présence ! »
Je lui fis un sourire de chinois, puis lui serrais la main énergiquement.
Je me levais, puis lui dis : « A bientôt j'espère ! Hau ! ».
Je lui fis signe de la main avec mon sourire craquant, mis mes mains dans mes poches et lui tournais le dos.
Je partis en direction de la salle de mon prochain cours.
Il fallait que je revoie ce jeune Sioux. Il était super sympa et super cool.
Il me ressemblait aussi phyiquement, ce qui était marrant.
Son père était vraiment nul. On aurait dit le mien !
Mais bon...C'était la vie.
En tout cas, j'étais sûr que Tokalah Blackblood allait réussir sa nouvelle vie ! Il allait s'en sortir !
Il avait tout pour ça !

2145 mots
Fin pour Pay
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MessageSujet: Re: Une nouvelle vie commence [Pay]   Dim 25 Jan - 21:22

Paytah parla de son cousin à Tokalah, un cousin métis. C'était apparemment grâce à lui que le Sioux de Cheyenne River était parvenu à acquérir la fortune même si dans un premier temps, il avait tout gaspillé en bière et autre. Il parla également de sa mère adoptive, une femme riche, de même que son mari. Les relations jouaient beaucoup dans le destin d'une personne.

- C'est vraiment de la chance, fit Tokalah.

Quand le sujet tabou sans vraiment avoir de nom arriva dans la conversation, Paytah semblait tout à fait paniqué. Tokalah n'en voyait pas les raisons et se contenait de regarder le petit Sioux qui sombrait dans une angoisse inconnue. Il se demandait bien ce qui lui arrivait. Il y eut un long silence. Silence durant lequel Paytah se battait en son fort intérieur sous le regard déconcerté de Tokalah. Quand Paytah lui adressa un regard furtif, Tokalah leva un sourcils à son attention. Mais le Sioux de Cheyenne River restait déboussolé dans ses propres pensées. Tout cela avait l'air bien compliqué. Tokalah ne pouvait que faire le lien avec les questions intimes que le jeune lakota lui avait posé juste avant et se dire que c'était ça qui le perturbait en fin de compte. Cela prouvait l'inexpérience amoureuse du jeune Sioux. Quand il pensait à cette hypothèse, Tokalah trouva cette situation plutôt amusante finalement. Bref, il était temps de changer de sujet ! Cela aida Paytah à retrouver la parole d'ailleurs car il prit un grand plaisir à exprimer sa passion de la musique. Tokalah n'était pas aussi fan que lui dans ce domaine mais c'était toujours intéressant et agréable de voir quelqu'un parler d'un domaine avec autant de conviction. De plus, l'idée d'avoir un lakota célèbre pour ses talents artistiques ne pouvait avoir que du bon.

« C'est vrai ? J'aime bien le sport aussi. J'adore courir, nager, faire des arts martiaux surtout le Karaté et l'équitation. Tu fais quoi comme sport ? »

- Comme toi, j'aime courir, nager et faire du cheval. J'adore le basket et l'escalade aussi ainsi que le tir à l'arc.

En parlant du téléphone, Tokalah affirma qu'il ne trouvait pas ça terrible d'envoyer des mots doux par SMS, ce qui étonna un peu Paytah.

« Ah bon ? Pourquoi ? Tous les jeunes le font pourtant ! »

- Les jeunes ? Les Blancs surtout ! Parce que je peux te dire que les jeunes que je connais moi doivent déjà avoir un portable avant de pouvoir s'en servir.

Tokalah rejoignit Paytah sur le sol du couloir. Il ne cherchait même pas à savoir si c'était interdit ou non de s'asseoir par terre et il s'en fichait un peu à vrai dire. Si Paytah le faisait, c'était qu'il n'y avait pas de problème. Il partait de là pour se faire une idée. De toute manière il ne dérangeait personne assit par terre mais par moment les Blanc pouvaient vraiment avoir des interdits stupides et infondés juste pour montrer qui commande. Paytah parla de son cheval qui s'appelait Fleche Ardente.

- C'est joli aussi comme nom, son caractère doit être fougueux.

Enfin, Tokalah raconta un peu de sa vie sans pour autant rentrer dans les détails. Il n'avait pas une existence des plus passionnantes et ça il le savait bien. Au moins être ici lui permettrait d'avoir un tout autre tournant dans sa vie et de briser la monotonie de son destin. Enfin, Paytah entama un discours retraçant sa vie. Il raconta les malheurs qu'il avait eut, notamment à cause de son père qui était un parfait salaud. Il n'y avait pas d'autres mots pour le décrire, d'après ce que Tokalah entendait de la bouche du Sioux. Le monde des Blancs avait vraiment corrompu les indiens. Tokalah écoutait Paytah parler de ses frères et soeurs, de sa naissance, de sa vraie mère chinoise, de sa mère adoptive aussi, de son père violent, de son cousin décédé, de sa vie miséreuse jusqu'à sa vie de fortune, de la peur, la souffrance, l'amour...Il semblait déjà avoir vécu toute une vie. Tokalah l'observait avec sérieux et attention, hochant la tête à ses paroles. Quand on entendait ça, on se demandait ensuite qui était vraiment l'aîné des deux. Car celui qui avait vécu le plus d'expérience dans la vie, c'était bien Paytah et non Tokalah qui était toujours resté à la réserve en rongeant son frein à s'occuper d'une mère en dépression tout en travaillant à fond pour ses études et sa croûte quotidienne. Après tout ça, Tokalah garda le silence. Paytah finit par se taire aussi après avoir raconter tout ce qu'il avait sur le coeur et dans l'âme. Tokalah regardait devant sans vraiment regarder à vrai dire parce qu'il était pensif. Durant les paroles de son cadet, il avait essayé de s'imaginer tout ces évènements. Au final, c'était plutôt extraordinaire. Et pourquoi ? Il tourna un regard sur Paytah et lui dit :

- Et malgré tout ce que tu as vécu, tu as su resté quelqu'un... de bien.

Les gens n'avaient pas tous autant de bon sens et de force de caractère pour ne pas rester traumatisé à vie avec tout ça. Tokalah savait que sa mère ne se remettrait jamais de ce qu'elle avait vécu avec son père et lui même savait qu'il ne pourrait jamais l'oublier et pourtant il n'avait jamais été battu de sa vie et sa seule et unique haine se dressait envers une silhouette chapeauté quittant la maison. C'était à la fois frustrant et désolant de voir jusqu'où il était capable de tomber pour si peu alors qu'un jeune Sioux à ses côtés avait su faire preuve de bien plus de courage que n'importe qui d'autre.

- Moi...Je ne sais pas pourquoi j'ai été appelé ainsi et je ne sais pas non plus vraiment qui est mon père. Je ne l'ai pas beaucoup connu. Il n'a jamais vraiment prit le temps de s'occuper de moi. Il restait le plus souvent distant et peu paternel. Nous n'avons pas partager énormément de chose. Il semblait plus occuper à son travail ou je ne sais quoi. J'ai très peu de souvenir de lui. Mais je n'oublierais jamais ce jour...le soleil ne s'était pas encore levé mais moi si parce que j'avais entendu du bruit au rez-de-chaussée. Je devais avoir...quatre ou cinq ans. Ma mère était en larme à l'entrée de la maison mais elle avait l'air furieuse également. Quand elle m'a vu, elle a demandé à ce que je retourne me coucher mais à ce moment je l'ai vu lui. Il tourna le dos à tout le monde et passa la porte dans la nuit noire.

Tokalah lâcha un soupire avant d'ajouter :

- Je ne l'ai plus jamais revu...Mais plus jamais ma mère n'a été la même depuis. Elle passait ses journées à pleurer et quand je lui demandais pourquoi mon père était partit, elle s'est efforcé à sourire malgré ses larmes pour me répondre..."C'est la vie." Elle a passé des années comme ça. Et un jour son corps ne semblait plus pouvoir le supporter. Je suis rentré de l'école et je l'ai retrouvé effondré au sol...Un médecin de la réserve a affirmé qu'elle faisait une dépression. Ca l'a rongeait de l'intérieur, ça dévorait son coeur, son âme et son esprit...On a tenté de me mettre en pension le temps qu'elle se rétablisse mais j'ai refusé et je suis resté près d'elle et je m'en suis occupé. Elle est resté plusieurs années cloué au lit, elle a perdu son emploi et j'ai du travailler dur en plus de mes études pour la faire vivre.

Tokalah s'accouda à son genoux avant d'ajouter :

- Et puis tout doucement, au fur et à mesure, elle a commencé à s'en remettre. Jusqu'à ce qu'elle me propose cette école là. Tout le monde à cautionner pour me permettre d'y aller...Tu comprends maintenant, je n'ai pas le droit d'échouer dans mes études. Je dois y parvenir ! Et trouver un métier stable qui nous permettra de vivre à nouveau heureux ma mère et moi.





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MessageSujet: Re: Une nouvelle vie commence [Pay]   Dim 25 Jan - 20:03

Tokalah Blackblood me lança que mon hypothèse sur les Sigancus était ridicule. Je le regardais du coin de l'oeil, avec sérieux, le fixant intensément, l'air de dire : « Répète un peu si tu l'ose ! ». Un silence s'installa entre nous. On n'entendait pas même une mouche voler.
La confrontation du regard était terrible.
Tokalah semblait vexé, et moi, défiant. Aucun sourire n'illuminait mon visage. Je n'affichais cependant pas un air boudeur.
Puis soudain, nous exclatâmes tous deux de rire, moi me tenant les côtes, mon rire cristallin retentissant dans les couloirs, lui, restant droit mais ayant un rire bien sonore.
Il avait un énorme sourire, un peu comme moi. Notre ressemblance était étrange et mystérieuse. Le jeune nouveau m'écouta avec attention lorsque je parlais de mon père.
Il ne le connaissait malheureusement pas. Du moins...heureusement.
Car mon père n'était pas une personne extraordinaire.
Je fis la remarque que Meika, Tokalah et moi étions voisins. Je trouvais cela amusant. Le Sioux de Roseburd me dit que c'était logique. Oui, forcément.
Nous parlâmes ensuite des Sioux qui étudiaient à Miami. Je racontais à Tokalah que j'étais pauvre avant de devenir riche.
Le Sioux me fit remarquer que ce n'était pas commun.
« En effet., fis-je, mais mon cousin un demi Sioux demi Blanc m'a donné une partie de sa fortune que j'ai dépensé l'été même de sa mort pour acheter des bières, mais que j'ai vite remplacé en travaillant et en m'enrichissant. Puis, tout a basculé pour le meilleur : ma mère biologique est apparue et il s'avère qu'elle est très riche et que son amoureux Eric, aussi. ».

Je dis ensuite à mon jeune confrère que Meika était déjà prise pour éviter toute tentative d'approche. Je ne voulais pas qu'on se querelle déjà. Il fallait mettre dès le départ les points sur les i. Car quand je suis jaloux, on ne me reconnaît plus. Je me rappelle encore de la scène que j'ai faite avec Noah, le nouveau petit-ami d'Olathe. Face de pizza...Je me rappelle encore de nos piques.
Je fini par demander à Tokalah si on pouvait parler de tout avec sa copine, et, comme ensuite, si on pouvait parler du sujet tabou.
Je n'avais pas encore le cran de « mettre les mots sur les choses » comme Nina me l'avait demandé.
Il mit du temps à comprendre ce que je lui demandais, mais avec mon air embarrassé, il ne tarda pas à comprendre de ''quel sujet tabou'' il s'agissait.
«  Hum...Euh...Oui, ça aussi je suppose. », dit-il.
« Oh for the life of me ! », murmurais-je. Je baissais les yeux.
Tout le monde me le disait. Tout le monde me disait qu'on pouvait en parler et qu'il fallait en parler.
Les jours passaient et passaient. Mais je ne parlais pas à Meika.
Et pourtant, ce sujet devenait une véritable obsession. Et pour couronner le tout, mes amis et ma famille en rajoutait.
Je me mis à ronger mes ongles. Finalement, j'en parlerais peut être plus tôt. Mais où ? Et puis surtout comment ? Frapper à la porte de Meika et lui dire tout d'un coup ? La jouer rusé en l'invitant au resto et en lui parlant en chemin ? Ne rien lui dire, mais me rapprocher d'elle, l'embrasser de manière provocatrice et après tout balancer ? Lui écrire une lettre ? Lui chanter une chanson ? Peut être que j'y arriverais mieux...Non ce serait ridicule quand même. Faire tout un cinéma en faisant une pièce de théâtre ?
Je poussais un énorme soupir.
Le mieux, serait de tout lui balancer d'un coup quelque part où on serait tranquille.
Mais où, telle était la question ? Dans sa chambre de Nu Zeta ? Chez moi ? Dans un parc ? Dans  ma  voiture ? Oh ce serait une bonne idée de lui en parler pendant que je l'emmène quelque part...
Non ...j'y arriverais pas.
J'ai peur.
Je flippe.
Je n'en ai pas le courage.
J'ai juste peur de sa réaction. Soit elle va me prendre pour un obssédé, un pervers ou alors un idiot. Peut être qu'elle ne voudra pas. Non, je suis sûr qu'elle ne voudra pas. Alors à quoi bon ?
A moins de tout lui balancer et de partir loin d'elle pour ne pas entendre ce qu'elle a à me dire ?
Et si Lance avait raison ? Et si je devais me  prendre une sexfriend ?
Non  je peux pas.
Je reste fidèle à ma Meika. Et si elle ne veut pas de moi....Menfin...pourquoi ne voudrait-elle pas de moi ? Je suis un mec sexy et super bien foutu. Yepa a grave raison. Je me suis quand même tapé une fille super moche lors de ma première fois. Elle était super jolie à cause du maquillage et sa perruque. Mais sans ça, elle est horrible !!!
En même temps, personne ne m'a dit que...le désir reviendrait frapper à ma porte. Personne ne m'a prévenu. Ni Ty, ni Nina, ni Lance. Sympa QUAND MEME ! Oh for the life of me, je me rappelle encore de ce que Nina m'a dit.
Que c'est nous, les obsédés, nous les mecs.
En plus...Elle a dit qu'elle le répèterait à tout le monde ! Oh lalalalalallalalalalalala, faut que j'en parle à Mei.

Je suis là, entrain de réfléchir à ce sujet tabou, en me rongeant les ongles, agitant mes yeux. La peur se lit sur mon visage, le stress se ressent. Mon cœur bat dans ma poitrine. Chaque matin qui arrive, je me dis : « Encore un jour de passé, et tu n'as encore rien dit ! ». Même mes parents m'ont encouragés à lui parler. Je m'en souviens, j'étais dans ma salle de bain, assis sur le rebors de la baignoire, en pyjama. Mes parents sont passés dans le couloir et m'ont vu complètement malheureux et inquiet.
Alors ils sont venus me parler, et c'est là qu'ils m'ont posés plein de questions embarrassantes.
Eric m'a même donné des...des...bref. Mais WT*, qu'est ce que je fais avec ça ? J'ai mis la boite de bref dans ma petite armoire de ma salle de bain, bien au fond. Je ne veux pas  voir cette boite.
Je suis bloqué. Quand même, pour un ex PS, la honte.
J'en rêve même la nuit. Je rêve que Nina et Yepa le crient dans le monde entier. Du coup, ça me bloque encore plus. Je ne vais pas y arriver. Je ne vais pas y arriver.
Je dois résister encore et toujours ! NON AU SUJET TABOU !
Si je résiste, peut être que...que le désir disparaitra.
Oh si je savais...je ne me serais jamais jamais au grand jamais fait dépuceler !
Jour après jour, plus je résiste, le désir ne fait qu'augmenter.

Je jette un coup d'oeil à Toka. Il est toujours là. Il doit me prendre pour un idiot ou un peureux.
Je crois bien que je suis la seule personne sur Terre à avoir peur de parler de...de...à sa copine.
JE NE VEUX PAS EN PARLEEEEEEEEEEEEEER.
Ty mon cousin, m'aurait questionné. Il serait même capable d'organiser un truc pour qu'au final je puisse en parler avec Meika. Je suis sur que Tokalah, si il était à ma place, l'aurait parlé. Et je suis sûr que Takoda en a parlé des milliers de fois à Meika. J'en suis sûr.
Peut être qu'il faut que...je vois un psy de couple pour en parler...HEU....NON !
Pour un ex Pi Sigma, la honte quand même !
Mais pourtant, c'est pas comme si je n'avais pas essayé. J'essaye tout les jours d'en parler avec Meika. La preuve, tout à l'heure, à la récré, je lui ai dis : « Meika il faut que je te parle. Je dois absolument te parler de...de... » et là j'ai pris une énorme inspiration et j'ai dis : « ...de mes cheveux. ».
C'est tous les jours pareils, soit je dis : « Meika... », mais je n'arrive pas à finir ma phrase, soit je dis : « Il faut qu'on parle... » et là, au lieu de parler de ce que je dois parler, je dis d'autres choses, comme par exemple : Yepa, un resto, de bowling, de chips, des devoirs, des Nu Zeta, de mon père, de son sourire. Sérieux, Meika doit trop me trouver bizzare. Imagine, tu as un mec qui te dis : « Meika, il faut qu'on parle de ton sourire. ». Moi si j'avais une meuf qui me disait ça, ça me ferait flipper. Et pourtant, je le fais.  Soit je fais ça, ou bien je dis : « Meika il faut que je te parle de...Non rien. » ou encore : « Meika faut qu'on parle de...non rien, c'est pas important. ». En plus, je suis de plus en plus distant avec elle.
En tout cas, à la récré, je lui ai dis que mes cheveux ont poussés super vite et que maintenant, mes vrais cheveux sont mi longs et m'arrivent jusqu'au cou et retombent sur mes joues. Passionnant, hein ?
Je me suis lancé le défi, mais je ne suis même pas capable de relever. Mes parents s'inquiètent, mes amis se moquent de moi et de jour en jour, j'ai l'impression d'être un looser.
Je sens que je dois en parler, je veux en parler mais...les mots restent coincés dans ma gorge.


Nous changeâmes de sujet : il était temps ! Je parlais de ma passion pour la musique. La musique, je pourrais en parler des heures !!!
Mon interlocuteur m'écoutait, absorbé. J'étais en train de parler avec entrain. La musique, mes projets...J'adorais la musique ! Je proposais au Sioux de venir assister à mes concerts et mes répétitions. Il accepta et me dit que ce serait avec plaisir. Je lui fis un énorme sourire, et je lui dis : « Super ! » en faisant un shaka.
Je demandais ensuite si il avait un talent artistique. Il me répondit qu'il n'était pas très créatif, mais que son truc à lui, c'était le sport .
« C'est vrai ? J'aime bien le sport aussi. J'adore courir, nager, faire des arts martiaux surtout le Karaté et l'équitation. Tu fais quoi comme sport ? », lui demandais-je.
Je ne lui parlais même pas du skate, du basket, de la danse  et du tir à l'arc que j'aimais bien et que je pratiquais quand j'en avais l'occasion.
Je me demandais bien quel sport un Amérindien pouvait faire à part de l'équitation.
Puis, je parlais de portable. Ce dernier m'étais très vital. Sans Iphone 5, ma vie était finie.
Cepandant, l'indien ne partagea pas ma joie du portable. Il me dit même qu'envoyer des mots doux par SMS n'était pas si romantique que ça.
« Ah bon ? », fis-je « Pourquoi ? Tous les jeunes le font pourtant ! ».
Par la suite, le jeune brun refusa ma proposition, ce qui me fit avoir un air déçu. Je fis même un : « Ooooooooh » tout triste. Il préférait acheter un portable par ses propres moyens, mais si seulement il prenait la décision d'en acheter. Il ne voulait pas de phone pour l'instant.
Comme il était décidé, je n'insistais pas plus longtemps à ce sujet. De toute façon, ce n'était pas mon genre. Ty aurait insisté, lui.

Nous nous asseyons sur le sol carrelé. Ce n'était pas de refus après cette marche dans toute l'école. J'avais les pieds en compote.
Le jeune-homme me répondit qu'il n' avait pas grand chose à dire sur lui. Il était fils unique et vivait avec sa mère. Il avait un cheval du nom de Plume d'Argent dans sa réserve. « Plume d'Argent ? Quel joli nom ! Moi ma jument s'appelle Flèche Ardente. » , fis-je avant de me concentrer sur ce qu'il s'apprêtait à me dire. Je l'écoutais, tête posée sur mes genoux, bras enroulés autour de mes jambes, le visage tourné vers lui, les yeux d'un brun noisette avec des éclats jaune d'or comme les flammes plongés dans ses yeux.
Il vivait seul avec sa mère qui portait le même nom que mon amie, ce qui me fit sourire un sourire de chinois. Tokalah était un crack à l'école et un sportif. Wynwood était pour lui la chance de se dévoiler et de réussir.
J'hochais la tête à ses paroles, faisant apparaître ma dent avec le défaut.
Je refermais mes lèvres qui s'entrouvraient quand il me dit : « Auparavant, j'ai du faire quelques petits boulots afin d'assurer le pain quotidien à la maison, c'était plutôt lamentable et j'espère que ma mère s'en sort bien en mon absence... ».
Je comprenais ce qu'il avait du endurer ! Moi, c'était pareil. A 12 ans, je m'étais mis à travailler près de la rivière  pour gagner du fric et assurer notre survie quotidienne. Chaque jour, il y avait un billet de plus sur la table.
« Enfin, je dis ça mais je suppose que c'est pareil dans ta réserve aussi, bien que toi tu ai pu t'en sortir car tu es riche. »
J'hochais la tête et lui racontais : « Moi aussi j'ai fais comme toi. Quand j'avais 12 ans, j'ai pris la décision d'aller travailler. Je gagnais de l'argent et je déposais chaque jour les billets sur la table. Chaque jour, il y avait un billet de plus. Ma famille était contente, forcément. J'ai enquêté sur les Yellow et le puzzle est complet. Je peux donc tout te raconter.
Mon père, Sam, jouait des jeux d'argent depuis ses 16 ans. Il en était accro. Tous les jours au casino de Cheyenne River. Mais il était également un courreur de jupons et changeait de filles comme de chemise. Il est devenu père très tôt.  Il s'est marié avec Donoma, une femme de notre tribu. Il continuait toujours d'être casanova . Du coup, il en a mis plusieurs enceintes, les unes après les autres, ce qui a donné mes sœurs et frères enfin mes demis sœurs et mes demis sœurs. Les femmes partaient toutes, se rendant compte de quel homme il était. Les jeux d'argent se multipliaient aussi. Il en oubliait sa famille, et à même râté la naissance d'un de mes demi frère, Lootah.
Il trompait sa femme Donoma et faisait adopter ses enfants nés hors mariage et adultères par Donoma. Le budget s'épuisait, mais il continuait ses jeux. Comme il perdait, il noyait son chagrin et sa déception par l'alcool. Buvant de l'alcool, il devenait violent. Il frappait femme et enfants.
Puis, un bel été, une superbe Asiat' est venue dans la réserve car elle adorait les Amérindiens et passait dans plusieurs réserves pour faire des photos. Elle était une pro.
Elle craqua sur mon père et lui sur elle. Ils sortirent un an ensemble, en catimini, sous les yeux des habitants de la ville qui gardaient le secret. ET BAM ! Elle tomba enceinte.
Le 02 Juillet  1998 naquit alors un bébé qui avait le visage d'une patate, des yeux en amandes  et un autre bébé qui avait la bouille d'une souris, lorsque le soleil se couchait. Les yeux  de celui qui avait la tête d'une patate reflétaient des flammes à cause du soleil couchant. C'était des jumeaux.
L'asiat' appela le cadet « Paytah », ce qui signifiait le feu, après avoir hésité à l'appeler Potatoes (Patate) .
Mon père enleva les bébés des bras de la femme qui n'eut pas le temps de nommer le bébé qui ressemblait à une souris. Il s'empressa de poser le bébé qui avait la  face d'une patate dans les bras de Donoma et le força à faire comme si c'était son propre enfant. Quand à la jumelle du bébé, il l'abandonna dans un orphelinat, disant qu'il y avait trop de bouches à nourrir dans la maison.
En effet, nous étions 5 enfants.
Ma mère s'en alla mais revint quand j'avais 1 ans pour me voir. Puis elle s'en alla durant quelques années.
Pendant ce temps, on m'éleva comme étant le fils biologique de Donoma. Personne à part Donoma et Sam savaient que je n'était pas le vrai fils de Donoma.
Mon père me battait. J'étais le plus vulnérable et le plus inofensif. Du coup, il en profitait, s'acharnant sur moi.
Ma vraie mère revint, croyant que mon père l'épouserais. Mais il refusa. Cependant, il lui donna un autre enfant, ma sœur Yepa. Mon père la plaça chez son frère et la fit passer pour ma cousine .
Comme je me faisais frapper, je me renfermais dans  la timidité, la solitude et la musique. Ma musique était violente et exprimais ma colère. Mes chansons aussi.
Mon père m'interdisais de faire de la musique, mais je le faisais quand même en cachette, encouragée par ma fausse mère et une de mes sœurs, Matoskah, qui venait toujours me consoler et me panser après une série de coups. Je passais mon temps dans la nature, près de la rivière ou avec mon ponney puis ma jument.
Je grandis ainsi. J'avais quelques amis quand même, dont une fille qui avait flashé sur moi. Olathe. Nous sommes sortis ensemble par la suite. Elle a l'âge de Meika. 18 ans.
Avec mes frères et sœurs, on se battait tout le temps. La jalousie étant le moteur de nos querelles.
Mon père m'a élevé à la dure, comme chez les militaires. Je devais lui obéir au doigt et à l'oeil.
Je masquais ma peine avec mon sourire. Olathe m'a un peu consolé. Je suis devenu rebelle et désireux d'être libre. Mon cœur était brisé en milles morceaux. Mais malgré cela, j'allais quand même travailler pour nourrir ma famille.
Ty, mon cousin qui est mort cet été en me sauvant la vie...Bon ça c'est une autre histoire, je te raconterais si tu veux...Bref Ty, est venu plusieurs fois à la réserve. Je me suis confié à lui, alors il m'a apprit le Karaté. Cet art m'a permi de me défendre contre mon père, mais je ne l'utilisais pas tout le temps, car mon père avait une forte emprise et autorité sur moi, je n'arrivais pas à me défendre, paralysé par la peur. Je m'endormais en y repensant, en serrant ma peluche contre moi, en pleurant, la nuit. J'ai beaucoup souffert.

Et puis un beau jour, la délivrance est venue. Ty a parlé à mon père de Wynwood. Mon père m'a proposé d'y entrer. J'ai accepté. Et je suis parti à Miami, loin de lui. J'étais délivré de mon père sauf quand il venait chez moi.
Comme tu le sais, j'aime Meika. Je l'aime depuis cet été, quand Ty est mort. Un jour, mon père est venu avec mes deux demis frères tout casser chez moi parce que je l'aimais et...mon père m'a tabassé. Je suis ressorti ensanglanté. Comme souvent. Et...j'ai pleuré. J'aimais Meika, alors je souffrais encore plus, parce qu'elle ne répondait pas à mon amour et je me faisais du mal en sois me privant de nourriture ou mangeant tout ce que je trouvais.
Et puis Meika m'a donné son cœur quand je lui ai chanté une chanson. Et après, je suis parti après être revenu à Miami, à Cheyenne River enquêter sur mon père avec un visage pâle de l'école, Lance Booker. Nous avons découvert cette vérité. Mon père était aussi un cancre à l'école et ça explique pourquoi il n'a pas eu son diplôme, bien qu'il a toujours prétendu l'avoir eu. Il nous a menti et a gâché notre vie. Plus personne ne veut de lui : Donoma a divorcé, mes demi-frères et demi-soeurs se sont barrés et moi aussi. Au final il est seul, SDF, fauché...Plus d'argent, plus de maison, plus de famille...Rien...
Et quand j'ai fais cette enquête, j'ai découvers les femmes de mon père qui sont les mères de mes frères et sœurs et...j'ai découvers la photo de ma vraie mère. Lin Yoshida. Une Chinoise et Japonaise à la fois. Elle est riche et a vécu à Los Angeles. He bien...figure toi que Lance et moi, nous l'avons rencontré. Ça a été un moment très émouvant et...jamais je n'oublierais ce jour.
Et...Elle m'a demandé si je voulais vivre avec elle. J'ai accepté. Du coup, je vis avec elle dans une énorme villa. Elle est super riche ma mère. Elle aime un mec métis Demi Amérindien, demi Blanc, Eric Sweetheart. Il a un cœur vraiment doux, parce que malgré sa carrure et son allure de garde du corps, il est super sympa. Il est mieux que mon père. Eric, c'est lui mon père en fait.
Du coup je vis dans cette villa avec ma sœur, ma mère, mon beau père et mes amis. Ma mère m'a offert ce matin un chiot et je l'ai appelé Oréo. Il est TROOOOP mignon !
Sinon mes amis, t'sais, ceux dont je t'ai parlé, he bien, ils viennent squatter. Mais c'est cool.
Je suis heureux. Après la pluie, vient le beau temps.
Et tu sais qui a su réparer vraiment mon cœur ?
 »

Je fis une pause.
« Meika. », fis-je comme si c'était un mot magique.
« C'est elle seule qui a su réparer mon cœur. J'ai réparé le sien aussi. Ça c'est encore une autre histoire. »
J'éclatais de rire.
« Mais tu vois, fis-je , sérieux, j'ai toujours essayé d'aider ma famille malgré la misère et les histoires comme ça. Je ne sais pas ce que Donoma est devenue ni mon père. Je ne veux plus revoir Sam Yellow pour l'instant. Je repense à ton père qui t'a abandonné et je trouve ça REVOLTANT ! C'est quoi ces pères sérieux ?
Mes deux demis frères sont aussi courreurs de jupons. Le seul qui ne l'est pas dans la famille....C'est moi, sans me vanter. Je suis très fidèle et jamais au grand jamais je ne pourrais tromper une femme. Surtout pas Meika. Et jamais je ne frapperais des femmes ou des gosses. C'est pas possible, c'est pas dans ma nature. Moi je suis... 
»
Je fis une pause pour chercher le bon therme. « ...un bisounours. Ou alors un énome nounours. Moi je peux pas être comme mon père ou mes frères. Je pense que je tiens ça de maman. Je ressemble plus physiquement et niveau caractère à maman de toute façon. Voilà. »
Puis je racontais ma relation avec mon cousin Ty et comment il m'avait sauvé la vie. Je ne lui dis pas mon secret. Je l'avais dis seulement à Meika. Seulement à elle. Parce que je l'aimais et qu'on ne savait jamais. Mais jamais je ne dirais mon secret à quelqu'un d'autre. Pas même à un frère de tribu.


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MessageSujet: Re: Une nouvelle vie commence [Pay]   Jeu 22 Jan - 21:01

« Peut-être qu'ils s'appellent ainsi parce qu'ils brulaient leur cuisses ou alors qu'ils étaient tellement touchés par le soleil qu'ils avaient les cuisses encore plus bronzées que le reste du corps. »

- Humpf...Cette hypothèse est parfaitement ridicule.

Tokalah et Paytah échangèrent un regard sérieux, Tokalah semblait même vexé. Mais après un court silence qui suivit ce dialogue, tout deux éclatèrent de rire. Paytah se tenait même les côtes. Tokalah avait un rire sonore sans pour autant être trop bruyant et savait rester droit lorsqu'il s’esclaffait. Les fous rires ne lui arrivaient jamais. Il récupéra néanmoins rapidement son sérieux lorsque Paytah évoqua son père. Tokalah tenta de se souvenir d'où il avait bien pu entendre le nom de Yellow mais rien ne vint lui apporter de répondre claire et précise. Il commença alors à faire une liste de tout ceux capable de porter ce nom comme un éventuel ami à sa mère, un gars de la réserve, un homme de passage, un chauffeur de taxi même qui sait ! Maintenant, Tokalah aimerait bien avoir une réponse, et pourtant, il ne voyait pas cela comme nécessaire. Mais quand quelque chose hantait son esprit, il faisait tout pour y mettre un terme. Il cherchera ce nom de Yellow qui le hantait tant.

« Moi aussi la mienne est voisine de Pine Ridge, ce qui signifie que tous les trois nous sommes voisins. C'est drôle ça ! Ah ! Ah ! »

Tokalah afficha un sourire.

- Drôle mais parfaitement logique.

Des réserves amérindiennes, il y en avait pas mal. Surtout dans le Dakota du Sud. Elles n'étaient pas toutes Sioux, mais le lakota se moquait un peu de savoir à quel peuple appartenait les autres de sa race. Dans cette époque où les Blancs dominaient le monde, cela avait bien peu d'importance. En tout cas, Tokalah était assez étonné de savoir autant de Sioux dans une école de Blancs.

« Oui, c 'est assez surprenant. Les bourses nous aident, et nos parents veulent qu'on s'en sorte. Avant j'étais boursier, mais je suis devenu riche. »

Oui, il y avait les bourses...Mais sans l'aide des habitants de sa réserve, Tokalah n'aurait sans doute pas pu faire ces études. On lui avait offert une chance d'avoir une belle vie, l'espoir de sa réserve pesait sur ses épaules. Il ne voulait décevoir personne. Il avait la confiance de tout le monde en lui. C'était ce qui lui avait donné le courage de venir à Miami, parmi les Blancs.

- Tu as de la chance, répondit le Sioux, un indien riche, c'est peu commun.

Paytah annonça à son camarade que la dénommée et belle Meika était sa petite amie. C'était...assez frustrant non ? Mais normal dans un sens. Tokalah préférait voir l'un des siens avec une indienne qu'avec une Blanche ! Mais si Meika n'était pas prise, il aurait probablement tenté sa chance.

« Oui elle est belle ma Meika. »

Tokalah observait Paytah qui se perdait dans des nuages invisibles. Il était totalement éprit d'elle et il ne fallait pas être un chaman pour s'en rendre compte. Le Sioux de Rosebud rendit le sourire à celui de Cheyenne River. Après tout, lui aussi avait déjà été amoureux une fois. Même plus d'une fois. Mais bon, sa première copine avait quitté la réserve et la deuxième n'en était pas une parce qu'il la convoitait mais elle avait été prise par un autre. Par la suite, Paytah demanda à Tokalah si on pouvait parler de tout à sa copine. Pour le Sioux, cela lui semblait être une évidence, mais Paytah précisa :

« Même de...même du...du...sujet tabou ? »

- Le sujet tabou ?

Tokalah fixa un instant Paytah dans le but de deviner de quoi il parlait. Il se passa un temps de silence pour qu'il puisse cogiter un moment avant de se rendre compte de quoi il parlait.

- Hum...Euh...Oui, ça aussi je suppose, répondit le Sioux.

Enfin, il demanda à Paytah de quel instrument il jouait. Ce dernier lui répondit qu'il faisait de la guitare en tout genre ainsi qu'un peu de batterie. Il l'informa également qu'il était un chanteur et qu'il était dans un groupe. Un groupe d'amis dont il était le chef. Il expliqua quel genre de musique il faisait, annonçant qu'il chantait aussi des musique en hommage à son peuple, ce qui fit sourire Tokalah. Il y aura même un album rien que pour sa copine. Il proposa également à Tokalah d'assister à ces concerts qui étaient gratuits. Le Sioux hocha la tête en buvant ses paroles. Pas étonnant que celui là était chez les artistes.

Si tu veux, un jour, tu pourra venir chez moi pour assister à nos répétitions. »

- Ca serait avec plaisir.

« Et toi...As-tu un talent ? Un talent quelconque ou artistique?

- Oh non, moi je n'ai rien d'un artiste crois-moi ! Je ne suis pas quelqu'un de très créatif en fin de compte...Tu sais, si je tente d'intégrer la confrérie des sportifs, ce n'est pas pour rien. C'est ce que je préfère.

Après avoir appris que Tokalah ne possédait pas de portable, Paytah s'exclama :

« Quel dommage ! On aurait pu discuter ! Ma Meika c'est pareil, elle n'a pas de portable. Ce n'est pas vraiment rassurant. Quelques fois, je me dis que si il lui arrive quelque chose de super dangereux, je pourrais pas la joindre. Et puis des fois...j'aurais aimé lui envoyer des mots doux par SMS. ».

- Hum...Je ne vois aucune romance à parler d'amour à travers un écran.

« Je crois que je serais obligé de vous acheter tous les deux des portables ! »

- Certainement pas ! Il n'y a aucune raison pour que tu uses de ton argent pour m'acheter un téléphone. Et puis, je m'en suis très bien sortit sans, je continuerais à en faire de même. Et si je dois en avoir un, alors je l'aurais par mes propres moyens.

Tokalah n'appréciait pas l'idée que quelqu'un dépense pour lui. Même si l'intention était bonne, même si la personne était riche. C'était une question de fierté. Il ne voulait ni dépendre de quelqu'un, ni avoir une dette quelconque. Car même si Paytah refuserait un remboursement, Tokalah y penserait tout de même. C'était une question d'honneur. Il s'en voulait déjà beaucoup que les habitants de sa réserve aient payé ses études, il s'était promis de tout leur rembourser dès qu'il le pourrait tout en réussissant ses études ! Quand Paytah invita le lakota à s'asseoir sur le sol du couloir, ce dernier le fit. Il replia les genoux contre lui et y accouda ses bras en regardant le jeune Sioux.

« Alors, dis moi...Tu as des frères...des sœurs...des animaux ? Parle moi un peu de toi. »

- Au risque de te décevoir, je n'ai pas grand chose à dire sur moi. Je n'ai ni frère ni soeur, je suis fils unique. Plume d'Argent est mon cheval que j'ai à Rosebud. Ca ne va pas plus loin. Tu sais, c'est amusant mais la fille dont tu parlais avant, Migina, porte le même prénom que ma mère. Je vis seul avec elle, mon père est partit quand j'étais petit. J'ai toujours aimé le sport mais j'ai aussi toujours été doué à l'école, c'est pour ça qu'on m'a laissé une chance de faire mes preuves à Miami. Auparavant, j'ai du faire quelques petits boulots afin d'assurer le pain quotidien à la maison, c'était plutôt lamentable et j'espère que ma mère s'en sort bien en mon absence...Enfin, je dis ça mais je suppose que c'est pareil dans ta réserve aussi, bien que toi tu ai pu t'en sortir car tu es riche.
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MessageSujet: Re: Une nouvelle vie commence [Pay]   Jeu 22 Jan - 16:19

Tokalah m'apprit que la tribu des Sigancus étaient les « cuisses brûlées ». Il ajouta qu'il ne savait pas pourquoi elle s'appelait ainsi. Je suggerais : « Peut-être qu'ils s'appellent ainsi parce qu'ils brulaient leur cuisses ou alors qu'ils étaient tellement touchés par le soleil qu'ils avaient les cuisses encore plus bronzées que le reste du corps. ».
J'étais sérieux, mais je fini par éclater de rire en me tenant les côtes. J'imaginais bien cette tribu griller sous le soleil. Enfin...C'était mieux que de s'appeler ''les bras cassés'' comme la tribu dans Les Dalton, une nouvelle série en dessin animé qui raconte seulement les aventures des 4 prisonniers célèbres dans Lucky Luke. Dedans, Lucky Luke est à la retraite. Joe, Jack, William et Averell vivent donc des aventures époustouflantes, avec de l'humour, bien sûr. Il y a souvent la tribu des Bras Cassés qui viennent au pénitencier ou qui retrouvent les Daltons sur leur territoire.
C'est trop bien cette série ! Je la regarde avec Ninjago. J'aime bien voir comment Joe essaie de faire des tentatives d'invasions qui échouent. Parfois, ils réussissent, mais il y a toujours une chose qui les font revenir dans le pénitencier. Dans un épisode, ils étaient allergiques à l'air sois disant, alors ils ne pouvaient pas sortir du pénitencier sans avoir de gros boutons. L'allergie devenait de plus en plus importante à chaque fois qu'ils ressortaient, car l'air, leur avait dit l'homme medecine, ne les convenaient plus. Mais c'était l'homme medecine de la tribu qui avait fait une préparation de cactus qui n'était pas bon. Du coup, il avait attrapé les boutons et l'avaient transmis en allant dans le pénitencier.
Cette série est remplie de gags et a été créé par un français je crois, Marc Du Pontavice.
C'est mieux que les épisodes de Lucky-Luke en dessin animé ou de Rantanplan.

Puis, je parlais de mon père, voulant savoir si il le connaissait. Le Sioux me répondit que le nom de famille lui était familier, mais qu'il ne connaissait pas mon père. Je fis une sorte de grimace désolée puis j'hochais la tête. Je fis visiter l'établissement à Tokalah. Pendant la visite, le sigancu en profita pour me demander qui était Meika. Je lui répondis par l'affirmative que Meika était une Amérindienne. Je citais le nom de sa réserve. Le grand adolescent qui me dépassait, m'apprit que Pine Ridge était voisine de sa réserve. « Moi aussi la mienne est voisine de Pine Ridge, ce qui signifie que tous les trois nous sommes voisins. C'est drôle ça ! Ah ! Ah ! », riais-je.
Ce n'était peut être pas un hasard qu'il y ai trois Lakota dans une école de Blancs.
« Je ne pensais pas qu'une réserve aussi pauvre que la mienne se permettait d'avoir des membres à Miami. », me dit le jeune-homme, qui semblait étonné de cette situation.
« Oui, c 'est assez surprenant. Les bourses nous aident, et nos parents veulent qu'on s'en sorte. Avant j'étais boursier, mais je suis devenu riche. ».
J'en profitais pour annoncer à ma nouvelle connaissance que Meika était ma petite-amie. On ne dirait pas comme ça, mais je suis un mec jaloux : rien que pour le nouveau mec d'Olathe, j'ai été jaloux, alors qu'Olathe c'est quand même mon ex !
Mes frères avaient soudainement remarqués que Meika était jolie-bien qu'Ehwakan se moque de Meika sur twitter en disant qu'elle a un nez trop moche et en disant que son nez c'est celui de Cléopatre. Des fois je me dis « Heureusement que Meika n'a pas de portable ni de Twitter »!-  et se mettent à commanter sur les réseaux sociaux qu'ils aimeraient bien l'avoir, ect. Moi je me mets en colère, mais des fois, je me demande si ils ne le font pas exprès pour m'embêter.

Tokalah me demanda si c'était ma copine, j'acquiessais en pouffant. Puis, il s'exclama qu'elle était belle, puis je dis d'un ton rêveur et amoureux : « Oui elle est belle ma Meika. ». Je fis un énorme sourire. Je faisais sourire le jeune avec ma façon de parler de Meika. J'étais grave en love d'elle.
Par la suite, je demandais au Lakota dans quelle classe il serait. Il m'apprit qu'il irait en Junior.
Je dis une phrase tout haut, parlant à moi même, en prise à la panique. Tokalah me demanda de quoi je parlais, car bien sûr, il ne comprenait rien.
« Rien, rien. », mentis-je avant d'agiter mes yeux. Ce serait trop compliqué pour lui!
Je fini par lui demander si on pouvait parler de tout à sa girlfriend. Il réfléchit un moment, puis me dit qu'il supposait que oui. Je me mordis la lèvre inférieure, en proie au stress.
Je ne me vois pas dire à Meika...Oh for the life of me !
Je jetai un regard peureux à Tokalah et me risquais à demander en hésitant : « Même de...même du...du...sujet tabou ? ». Je me mis à ronger mes ongles.

Je demandais ensuite avec une énorme curiosité, dans quel club le jeune se rendrait. Il m'avoua qu'il n'avait pas trop regardé les clubs et qu'il ne savait pas encore. Il me demanda de quel instrument je jouais.
« Oh !, fis-je, je joue de la guitare électrique et sèche ainsi que de la batterie, mais je délaissse plus la batterie maintenant. Je chante aussi. J'ai un groupe, les Siouxx, mais on va changer le nom pour Patchwork, car beaucoup de non Sioux nous a rejoint. Ce sont des amis que j'ai rencontré, passionnés de musique. Il y a des danseurs aussi et ma petite sœur Yepa chante et joue de la guitare...du moins...elle essaie. Je suis le chef du groupe. On joue plutôt pop-rock, mais ça peut être aussi du rap, du country ou que de la pop. Je chante plutot des chansons d'amour, mais je ne chante pas que ça. Je fais passer des messages en faveur d'autrui, surtout de notre peuple les Sioux. Des messages d'appel à la tolérance, au respect, à la sauvegarde de la nature, d'amitié, d'amour et d'espoir. K'écris moi mêmemes chansons. Des fois on fait des reprises et on les remixe à notre façon.
On fait des choré, des fois je chante, danse et joue de la guitare. J'ai laissé Migina, une amie à moi, devenir batteuse et moi, je suis devenu le guitariste. Tous les jours, on se réunis chez moi et on répète; On travaille dur.
Je compte faire des concerts à Miami et pourquoi pas faire des albums. J'aimerais faire un album qui s'appellera « Meika », et qui regroupera toutes les chansons que j'ai fais pour elle. Ce sera un album consacré à elle, en son honneur. Mais bon, pour ça, faut trouver un producteur. Tu peux venir à un de nos concerts si tu veux. C'est gratuit. ...Pour l'instant. Je dois encore réfléchir au prix si je fais devenir mes prestations payantes, mais pour l'instant c'est gratos!
Si tu veux, un jour, tu pourra venir chez moi pour assister à nos répétitions.
 »
Je fis un sourireet un clin d'oeil, puis je demandais : « Et toi...As-tu un talent ? Un talent quelconque ou artistique?  ».
Je demandais ensuite à Renard si il avait un portable, mais il m'apprit que non. Je soupirais de tristesse. « Quel dommage ! On aurait pu discuter ! Ma Meika c'est pareil, elle n'a pas de portable. Ce n'est pas vraiment rassurant. Quelques fois, je me dis que si il lui arrive quelque chose de super dangereux, je pourrais pas la joindre. Et puis des fois...j'aurais aimé lui envoyer des mots doux par SMS. ».
J'émis un petit rire, puis, je lançais : « Je crois que je serais obligé de vous acheter tous les deux des portables ! ».
J'invitais le Sioux à s'assoeir avec moi sur le sol du couloir, contre les casiers, puis, je demandais :
« Alors, dis moi...Tu as des frères...des sœurs...des animaux ? Parle moi un peu de toi. ».
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MessageSujet: Re: Une nouvelle vie commence [Pay]   Mar 13 Jan - 0:20

« Je voulais plutôt dire de quelle réserve Etatsunnienne tu venais ! »

Bien que le dénommé Paytah trouva drôle sa blague, si s'en était une, ce n'était pas vraiment le cas de Tokalah qui n'était pas pourvu d'un très grand sens de l'humour à vrai dire. Surtout quand cela concernait les réserves indiennes qui méritaient, à son bon sens, un minimum de respect. Hors, pour le jeune Sioux qu'il était, considérer ces réserves comme américaines n'était pas une très grande marque de respect lorsqu'on n'appréciait pas tant que ça les américains. Hélas, Tokalah n'appréciait pas tant que ça les américains. Il se faisait bien à l'idée de devoir vivre avec, il se disait qu'ils n'étaient pas tous aussi salaud que leurs propres ancêtres. Cela dit, il restait méfiant sur cette façon de voir les choses. Ce qui était sûr, c'était malheureusement que Paytah disait ainsi la vérité. Car il était vrai que les réserves indiennes n'étaient que prêtées par l'Etat. Elles n'appartenaient même pas aux indiens. Enfin, Tokalah ne voulait pas prendre part aux détails.

« Sicangus ? Je ne connais pas. »

- Ah bon ? s'étonna Tokalah.

Quel genre de Sioux ne connaissait pas les tribu de son peuple ? Enfin, d'un autre côté, les Sioux d'aujourd'hui...Certains avaient tout oublier de ce qu'ils étaient vraiment. Ce n'était pas le cas de Tokalah heureusement. Il voulait absolument préservé sa culture et quand il aurait des enfants, si un jour il en a, il n'hésitera pas à leur transmettre, même s'ils étaient métis ou blanc. Quoi que...Avoir des enfants avec une Blanche...? Non, ça ne le motivait pas vraiment ! M'enfin, pourquoi pensait-il à cela maintenant ? Lui il voulait une belle indienne et puis c'est tout !

« C'est quoi exactement comme tribu ? »

- Oh euh...

Le Sioux fut un peu prit au dépourvu. Sur ce coup là, il ne savait pas vraiment quoi répondre. Après tout, les diverses tribus Sioux n'étaient pas très différentes les unes des autres non ? Ou bien cela avait été le cas dans d'anciennes époques. A vrai dire, il n'en savait rien du tout. Tout ce qu'il pouvait répondre à Paytah c'était la signification du nom de sa tribu.

- C'est la tribu des Cuisses Brûlés. Mais je t'avoue...je ne sais pas du tout pourquoi nous portons ce nom là !

« Tu connais un mec qui s'appelle Sam Yellow ? C'est malheureusement mon père. Il voyage souvent dans plusieurs réserves du Dakota pour s'occuper des cheveaux. ».

Encore ce nom de Yellow qui revint. Tokalah fixa un instant Paytah avant de lui répondre :

- Je dois t'avouer que lorsque tu t'es présenté, ton nom de famille me paraissait familier. Pourtant nous avons quelqu'un qui se rend de temps en temps dans notre réserve pour s'occuper des chevaux et ce n'est pas un Yellow.

Mais Yellow...D'où pouvait bien venir ce nom qui trottait dans la tête du jeune Sioux ? Il avait vraiment une mémoire a revoir ! Il ne se souvenait même pas du nom de son propre père. Il savait simplement qu'il le haissait, avec de bonnes raisons. Sa mère prétendait également avoir oublié son identité. Sa dépression avait dû lui faire perdre la mémoire, elle aurait au moins une bonne raison. Il ne fallait pas se méprendre, Tokalah s'en moquait royalement d'avoir oublié le nom de son père, même son visage qui était flou dans son esprit tant il ne l'avait pas énormément connu. Il revoyait cette silhouette. Ce Sioux chapeauté de dos, il ouvrit la porte de la maison et disparu à l'extérieur. Sa mère à côté de lui était à la fois en pleurs et en colère tout en se couvrant de tristesse. Plus jamais cette homme n'était revenu à la réserve. C'était tant mieux pour Tokalah, tant mieux pour sa mère.

- Non, ajouta finalement Tokalah sans certitude, ça ne me dis rien.

Il jeta un regard désolé à Paytah avant de lui demander dans qu'elle confrérie il se trouvait. Le jeune Sioux eut un mouvement de sursaut.

« Heu...oui...heu... Alpha Psi. Et toi ? Tu compte aller dans laquelle ? »

- Eh bien...De toutes celles que j'ai vu, je crois que les Rho euh...Kappa c'est ça ? Me correspondrait le mieux. Enfin, je pense que je m'y plairais bien. Ce sont les sportifs et on peut dire que j'en suis un.

Il sourit. Evidemment, en tant qu'amérindienne, les Nu Zeta étaient également attirants. Il avait été tenté de passer chez les Sigma Mu, les rebelles, car il n'était pas certain de pouvoir bien se conformer à la réglementation des Blancs. De toute façon cette histoire de confrérie, il n'était pas certain de l'avoir bien cernée. Il demanda ensuite à Paytah qui était la fille de tout à l'heure. Le Sioux se mit à rougir.

« Qui Meika ? Oui, oui. Elle est de Pine Ridge. ».

Tokalah sourit également.

- Pine Ridge, c'est une réserve voisine de la mienne. Je ne pensais pas qu'une réserve aussi pauvre que la mienne se permettait d'avoir des membres à Miami.

« Mais désolé de te décevoir...Elle est déjà prise. Elle est déjà prise par MOI. »

- Oh c'est ta copine ? Dis donc, elle est belle.

« Bref Meika est une Sioux. Elle est Nu Zeta. C'est ma petite-amie.
Elle est trop mignone, trop cool, trop sympa...trop...trop sexy trop... »


Nu Zeta. A la façon dont elle s'habillait, et de toute façon si elle était fidèle à son ethnie, ce n'était pas vraiment étonnant en fin de compte. Tokalah aussi avait été tenté de rejoindre les Nu Zeta. Le jeune Sioux observait Paytah en hochant un sourcils.

« Enfin bref voilà quoi. C'est Meika. »

Tokalah sourit, amusé.

- D'accord.

« Sinon, je suis en Somophore Year A. J'ai 16 ans. Et toi, tu iras dans quelle classe ? Senior ? »

Le lakota hocha négativement la tête avant de corriger Paytah :

- Junior.

« Mais je stresse. Je ne crois pas que je vais y arriver. Elle va me tuer ! C'est mission impossiiiiiible pour lui en parler et lui dire que... »

Tokalah fronça les sourcils. Il ne comprenait pas un mot de ce que venait de dire le Sioux.

- Quoi ? De quoi tu parles ?

C'était étrange. Paytah semblait soudain en proie à une panique inconnue. Tokalah le regardait sans comprendre, se demandant ce qui lui arrivait si soudainement.

« Tu cr...crois qu'on peut parler de tout à sa petite-amie ? »

A nouveau, Tokalah haussa un sourcils, réfléchissant un court instant à la question tout en mettant de côté le pourquoi du comment de ce changement de sujet intriguant.

- Je suppose, finit-il par dire, un peu au hasard.

Paytah avait le don de paraître bizarre aux yeux de Tokalah, qui pourtant aurait juré n'avoir ce genre d'impression que devant l'attitude des Blancs.

« Sinon...tu comptes rentrer dans un quelconque club ? Moi je fais partie du Club de Musique. Je suis musicien. ».

Ah, le sujet du lycée revenait ! Tokalah reprit un peu plus d'assurance pour répondre à Paytah :

- Je ne sais pas à vrai dire, je n'ai pas encore vraiment regardé les clubs. Dis-moi, tu joues quoi comme instruments ?

Par la suite, Paytah utilisa son portable sous le regard de Tokalah qui le regardait faire comme un apprenti qui découvrait les ficelles du métiers de son maître. Soudain, Paytah le regarda et lui demanda :

« Dis moi Tokalah, tu as un portable ? »

- Euh non, répondit-il, assez mal à l'aise.

Chez les Blancs, si on avait pas de portable, c'était la honte assurée. Mais les seuls portables qu'on pouvait trouvé dans le quartier de sa réserve étaient de vieilles carcasses rouillés qui tenaient compagnie aux dépouilles de pick-up abandonnés au détour des pâtés de maison. A un moment, Tokalah avait presque envie de demander à Paytah si c'était grave ou pas mais il se ravisa en se disant que ça ferait encore plus pitié.

- Hum...Merci pour la visite en tout cas, c'était vraiment sympa.
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MessageSujet: Re: Une nouvelle vie commence [Pay]   Lun 12 Jan - 15:47

Le Sioux était un nouveau. Il débarquait à Miami.
Il y avait une invasion de Lakota dans la ville depuis l'an dernier. Ty, Meika, moi, Enapay, Li Na, Yepa, Eric et enfin Tokalah.
Je lui demandais de quelle réserve il venait. Il me répondit qu'il venait de Rosebud. C'était une réserve non loin de Pine Ridge. Il me rectifia quand je demandais de quelle réserve ''américaine'' il venait, en me demandant si je ne voulais pas plutôt dire ''amérindienne''. Je lui dis : « Je voulais plutôt dire de quelle réserve Etatsunnienne tu venais ! ». J'émis un petit rire, puis je lui proposais de lui faire visiter Wynwood. L'école était grand et visiter nous prit beaucoup de temps. J'aimais bien faire visiter aux nouveaux, leur expliquer, les guider. J'avais voulu faire visiter Ozvan, mais je n'avais pas pu lorsque j'étais Skeleton Man.
Mais depuis que je sortais avec Meika Cloud, la Nu Zeta de Pine Ridge, j'étais comblé, donc heureux, donc souriant, donc de bonne humeur, donc serviable, donc super sympa, donc cool.
Mes yeux brillaient de joie et d'amour. Je souriais tout le temps. Chaque jour était du pur bonheur. C'était l'amour.
J'étais heureux avec Meika.

Le nouvel élève me demanda  quelles étaient mes origines et de quelle tribu j'étais. Je lui répondis, en expliquant bien que j'étais demi Lakota demi Chino-Japonais, lui disant que je venais à peine de l'apprendre.
Il en fut étonné. J'hochais la tête pour confirmer mes dires. De toute façons, ça se voyait que j'avais de l'Asiatique et de l'Amérindien en moi. Je ressemblais à un asiatique surtout avec les cheveux courts et à un Amérindien avec les cheveux longs, mais quand je faisais la tronche, je ressemblais dix fois plus à un Amérindien -ne me demandez pas pourquoi-. Quand je souriais, quelques fois je ressemblais à un Chinois, surtout quand je fais mon sourire super fin et large, celui qui fait presque disparaître mes yeux bridés. Le pire, c'est que quand je fais cet énorme sourire, je ressemble à maman (Lin Yoshida). Quand je fais la gueule, je ressemble bizzarement plus à papa. M'enfin bref. J'ai aussi son front me direz vous. Je n'ai pas hérité grand chose de lui physiquement, heureusement pour moi ! J'ai juste son front. Par contre, y a des traits de caractère que je possède malheureusement de lui, comme par exemple le côté rebelle. Maman (Lin), je lui ressemble beaucoup. Même cheveux, même type de rire -Oui, car figurez vous qu'elle a aussi un rire cristallin, sauf qu'il est plus fort et plus grave que le mien. Je dirais même qu'il est beaucoup plus exagéré que le mien. Il est très drôle son rire d'ailleurs.-, le même nez, les mêmes yeux. Vive la génétique ! Et surtout vive l'hérédité !

Tokalah m'apprit qu'il était un Sicangus. Ça ressemblait un peu à un mot Chinois. D'ailleurs, en parlant de Chinois, maman  m'a promis de m'emmener un jour en Chine et au Japon, pour que je découvre mes deux autres pays d'origines. Elle m'apprend déjà quelques mots chinois et japonais. C'est super compliqué ! Mais c'est pas mal.
Maman fait du Karaté-tu m'étonne que j'adore en faire aussi-, alors elle est devenu mon prof particulier.
Elle est plus petite que moi, mais elle est plus forte que moi ! Surprenant !
Par contre...maman est quelques fois gamine...Des fois je suis plus mature qu'elle. Ça aussi c'est surprenant !
« Sicangus ? Je ne connais pas. », fis-je. Curieux, je demandais au Sioux : « C'est quoi exactement comme tribu ? ». Si ça se trouvait, mon père Sam Yellow-qui passe sa vie à voyager ça et là dans plusieurs réserves pour s'occuper des chevaux- connaît la réserve de Tokalah et sa tribu.
Ce fût pourquoi je demandais ensuite au jeune-homme : « Tu connais un mec qui s'appelle Sam Yellow ? C'est malheureusement mon père. Il voyage souvent dans plusieurs réserves du Dakota pour s'occuper des cheveaux. ».
''Malheureusement mon père''. J'avais dis cela avec sincérité. Je ne pouvais pas changer mon père, ni le fait qu'il le soit, mais la blessure faite par ce dernier ne cicatrisait pas et la pilule ''Vérité de Famille'' était encore dure à avaler. Elle était toujours coincée dans ma gorge.
Il n'y avait pas que cela de coincé. En effet la pilule ''Tu ferais mieux d'en parler à Pocahontas '' était aussi coincée. Je ne savais pas laquelle des deux pillules étaient la plus dure à avaler. Ni laquelle j'avalerais en premier. Il me semble que la pilule ''Parle à Meika'' serait la moins dure à avaler. Ce serait même la plus rapide  à avaler, bien que je sais, qu'elle sera sans doute amère.

Chaque matin, quand je me lève, les paroles de Nina Palmer me reviennent en mémoire. En plus Yepa, qui a promis POURTANT DE CHANGER- aime en rajouter. D'ailleurs, cette pipelette l'a dit à ma bande d'amis -Enapay, Li Na, Migina, Sean, Josh, Sky, Djam, Carlos et Lea (Carlos et Lea sont aussi de nouveaux amis, amis des amis de Sky BREF)- qui se sont bien foutu de moi et qui n'arrêtent pas de se moquer ouvertement -surtout ENAPAY-, même devant maman et beau papa. Tellement que maman et Eric ont voulu avoir ''une petite discussion'' avec moi, où ils m'ont posés plein de questions super embarrassantes comme par exemple je cite ''Si jamais Meika tombe enceinte, que compte tu faire ?'' ou encore ''Vous allez vous protéger j'espère''..
Yepa a donc ouvert sa radio et toute la population de Miami est au courant que de l'histoire super gênante tabou. Yepa d'ailleurs, aime m'embêter en hurlant le mot ''Taboo'' tout le temps.
Du coup...ça m'a encore plus renfermé. Hier en plus..., j'ai vécu l'enfer, parce que Yepa la fouineuse, a eu l'idée de me faire une journée essayage d'habits, pour que je trouve LE vêtement à mettre le jour où je parlerais à Meika. Sauf qu'elle m'a déguisé en pompier, puis en policier, en Warpath-bon là j'étais content, mais Enapay a dit que ça ne m'allait pas parce que je ne ressemblais pas à une patate.-, en Tarzan -s'teu plait en TARZAN-, en prisonnier -he bien  de policier je suis passé en bandit. Trop génial, hein!-, en loup-garou, en pirate, en militaire, en agent secret, en footballeur, en capitaine crochet, en basketteur, en vétérinaire, en chat, en tigre, en winnie l'ourson, en Jim Hawkins, en SHANG -et là tout le monde à applaudit parce que ça m'allait trop bien-, en ange, en Na'vi, en Jack Sparrow, en  Mickey Mouse, en Bob Marley, en Ninja, en Alladin et pour couronner le tout en prince.
J'ai déclaré : « CA SUFFIT J'EN AI MARRE ! SI JE DOIS PARLER A MEIKA, JE LE FERAIS EN ETANT NATUREL !! ». Li Na a dit que si ils faisaient ça, c'était pour m'aider à ne pas avoir peur. Je me suis enflammé de colère et tout le monde a crié, on s'est même battu, poussés, tirés les cheveux puis mes amis sont tous partis. J'ai boudé. Yepa m'a crié dessus et m'a encore dis d'aller en parler à Meika.
Comme je criais et qu'on m'entendais dans toute la maison-faut pas me chercher, faut pas m'énerver!-, Eric est venu et il m'a parlé. Il m'a dit de ne pas m'inquiéter, il m'a donné des conseils, il m'a dit d'aller voir Meika et de lui en parler. Puis Yepa m'a fait regarder Twillight pour me consoler, sauf que je déteste ce truc. PUIS MALHEUR ! Elle a décidé de me déguiser en Seth Clearwater, et là, LA, la CATASTROPHE INTERNATIONALE s'est PRODUITE : Elle m'a COUPE LES CHEVEUX. Elle m'a aussi maquillé l'épaule pour cacher mes deux tatouages pour pouvoir faire celui des Quilleutes. Je lui ai crié dessus, on s'est disputés, elle a pleuré, j'ai hurlé, maman est venu nous calmer et au final j'ai passé la nuit chez le coiffeur, parce qu'il a du me remettre des extensions.
Et tout ça n'a servi à rien car...je ne veux toujours pas en parler.

Les jours passent. Je n'en parle pas. Meika non plus. Nina m'avait menacé mais personne n'est au courrant de cette affaire apparemment. J'ai quand même peur que la Wynwood Voice le publie. Imaginez un peu : « Paytah le cousin de Ty a peur de coucher avec sa copine. ». Là, ce sera l'arrêt cardiaque. Quand je pense à ça, je me dis qu'il faut que je lui en parle quand même, mais j'ai peur. J'ai peur de sa réaction. De ce qu'elle dira. For the life of me !
« Dans quelle confrérie tu te trouve ? »
Je sursaute. J'avais OUBLIE TOKALAH !!!
« Heu...oui...heu... » Je fais un sourire forcé. Il m'a dit quoi déjà ? Ah oui...Quelle confrérie.
« Alpha Psi. Et toi ? Tu compte aller dans laquelle ? ».
Je dirais qu'il avait le profil en voyant son physique d'un PS, d'un RK et d'un NZ. SM aussi pourrait le faire.
Je soupire en repensant à...au...sujet tabou. Je continue la visite.
Le Sioux observe l'école avec attention et écoute ce que je lui dis. Je suis fier d'être le guide des  nouveaux élèves.
Je me remet à penser à Meika et le sujet Taboo. Et là, j'ai une mega-super idée !!! Je sais comment faire pour encore plus résister à la tentation-car plus les jours passent, plus je suis tenté-. Il suffit que je ne vois plus Meika. Donc, il faut que je ferme mes yeux quand je la vois, donc, que je mette des lunettes noires et faire semblant d'être devenu aveugle ! En plus de ça, il faut que je ne l'embrasse plus, que je ne la touche plus, bref que j'évite TOUT CONTACT AVEC ELLE. Ça va être dur, mais je pense y arriver. A moins, de disparaître et de faire comme si je ne la connais pas. Mais oui, c'est CA la solution !
Je saisis mon iphone5 et SMS l'idée à mes amis.
On fini par rentrer au lycée dans le hall.

Mon iphone vibre 9 fois. 9 petits SMS.
@Enapay : C'est l'idée la plus stupide que j'ai jamais lue. PARLE-LUI MINCE A LA FIN !
@Li Na : NUL.
@Migina : T'es devenu idiot ou... ? Dis moi pas que t'es redevenu PS.
@Sean : T'es vraiment débile mec.
@Josh : Oo
@Sky : T'a déjà perdu ta copine.
@Djam : C'est une blague mon frère ?!! Tu m'a tué là !!!
@Carlos : Heu... ? J'ai 15 ans et j'ai pas aussi honte que toi. DECOINCE TOI MEC. KEEP COOL C'MON !
@ Lea : Le choc !
@Matoskah : oO Pay. Arrête ça de suite ! Si tu n'en parle pas à Meika, je le ferais pour toi !
@Lootah : Ouh! Le naze !
@Ehawakan : J'arrive pas à croire que t'es mon demi frère. Regarde...Même papa y arrive.
@Ehawee ::o Pay...il faut que tu fonce! ARRETE DE FLIPPER. C'est ta copine, nan ?
@Eric : Tu as déjà oublié ce que je t'ai dis hier?
@maman : Paytah...tu peux arrêter deux secondes avec Meika là ? Je suis au boulot. On en reparle après si tu veux. Mais pas maintenant. J'ai shooting avec une dame très importante.
@Sam : C'est quoi ce charabia ? $
@Zonta : Heu...tu peux m'expliquer ?
@Jess : Tu m'a enfin envoyé un message depuis Décembre !!! Tu flippe avec Meika ? J'hallucine ! Pourtant, c'est pas comme si t'avais pas eu d'entrainement !
@Eric : Un jour, on te laissera la maison. Tu n'aura juste qu'à inviter Meika.
@Sky : Idée : Invite là au restaurant et après tu l'emmène à l'hotel et voilà quoi.
@Sabrina : Salut Pay. J'ai pas compris ton message.
@Stephane : Je n'ai pas compris. Tu peux m'expliquer ?
@Yepa : TU TE FICHE DE MOI ?????  SI TU N'EN PARLE PAS A MEIKA AVANT LA FIN DU MOIS , JE TE JURE QUE JE LUI DIRAIS MON PAUVRE ET LA, CA VA FAIRE MAL ET CA VA BARDER !!!!! (Je range mon portable, sinon la maitresse va me gronder. En plus y a Thomas qui me tire les cheveux! Je vais lui en coller une!).
@Sky : Pay, tu pourrais repondre quand même. Bon idée 2 : Tu l'emmène à la plage, tu l'embrasse et tu enchaine.
@Sky : Idée 3 : Tu va la voir à la fin  des cours et tu lui EN PARLE.
@Sky : Ou alors, tu l'emmène dans sa chambre de confrérie et tu fonce. Comme un superhero. Tintinlinlinnnn.
@Sky : Ou alors...TU TE DEBROUILLE !!!
@Sky ; OU BIEN tu te déguise et tu fais un scenario d'enfer pour la faire craquer et là, tu enchaine !;)
@Lance : Message non reçu
@Ozvan : ?
@Nina : Tu es con !
@Sasha : Message non reçu
@Ty : Désolé mais ce numéro n'est plus attribué
@Jeremy Otto : Message non reçu.
@Shinjo Isao : ?

Oups. Je crois que j'ai envoyé le message à tous mes destinataires !
« Tu es en quelle classe ? C'était bien une des notre que j'ai vu tout à l'heure avant que tu ne me fasse la visite ? »
Je lève la tête de mon écran. Je rougis. « Qui Meika ? ». Je souris bêtement. « Oui, oui. Elle est de Pine Ridge. ».
J'ajoutais en chuchotant : « Mais désolé de te décevoir...Elle est déjà prise. ». Je fis une pause, puis je repris en chuchotant : « Elle est déjà prise par MOI. », en disant ''moi,'' je me pointais de l'index en hochant la tête et en levant mes sourcils, souriant bêtement. Mon sourire disparu.
 Excuse moi, mais quand on est con c'est pour la vie.
Et là j'ai l'air d'un con.
« Bref Meika est une Sioux. Elle est Nu Zeta.  C'est ma petite-amie.
Elle est trop mignone, trop cool, trop sympa...trop...trop sexy trop... 
»
REWIND
« Enfin bref voilà quoi. C'est Meika. »
J'hochais la tête.
« Sinon, je suis en Somophore Year A. J'ai 16 ans. Et toi, tu iras dans quelle classe ? Senior ? »
Je stresse. Yepa m'a dit de lui en parler AVANT LA FIN DU MOIS DE JANVIER. MAIS ELLE EST MARRANTE ELLE !!!
« Mais je stresse. Je ne crois pas que je vais y arriver. Elle va me tuer ! C'est mission impossiiiiiible pour lui en parler et lui dire que... »
DEUX SECONDES....Je viens de parler à voix haute. Oh non misère ! Maintenant, Tokalah LE SAIT SANS LE SAVOIR REELEMENT ET VA ME POSER PLEIN DE QUESTIONS !!!
Mais peut être qu'il peut me donner des conseils. Voyons voir...vu son physique, son âge, je dirais qu'il a déjà eu des relations amoureuses, donc, il sait des trucs ! Donc...il pourra m'aider !
Non. J'oublie cette option. JE NE VEUX PAS EN PARLER. A PERSONNE.
Il faut que je me calme.
Mais je streeeeeeeesssssse.
Je me ronge les ongles. Mes narines sont en mouvement.
« Tu cr...crois qu'on peut parler de tout à sa petite-amie ? », finis-je par demander en arrachant un ongle. Faut que je perde cette habitude de ronger mes ongles.
Bon...Je me lance un défi ! Je dois en parler à Mei. Sérieusement. Avant la fin du mois.
Je PEUX y arriver !
Mais je ne sais pas quand. En tout cas : PAS AUJOURD'HUI !!!
Je me tourne vers le nouveau en souriant : « Sinon...tu comptes rentrer dans un quelconque club ? Moi je fais partie du Club de Musique. Je suis musicien. ».
Je n'ai qu'à lui chanter une chanson.
Genre: "Meikaaaaaa I want you I want You. But I'm affraaaaiiiiid."
NON.
Pour une fois, parler sera la meilleure chose à faire.
Les idées de Sky sont pas mal...mais pas pour...cette discussion. Il faut que j'invite Meika au resto un de ces quatres. Mais pour cela, il faut que je demande à maman mon argent de poche du mois prochain.

@Pay : Maman tu pourra m'avancer mon argent de poche  STP ?
@Maman : Je l'ai déjà fais.
@Pay : Ah oui ? Comment je vais inviter Mei au resto alors ?
@Maman : Demande à Eric.
@Pay : Eric, tu pourrais me passer 750 balles ?
@Eric : 750 ???
@Pay : C'est pour un diner romantique avec ma Meika.
@Eric : D'accord^^
@Pay : Merci.

Je lève mon nez du portable. Je suis un ultra-connecté.
« Dis moi Tokalah, tu as un portable ? »
Il faut que j'ai son numéro !
Déjà que j'ai pas celui de Meika...
Je crois que je devrais lui acheter un portable dernier cri bleu turquoise (comme ça, elle sera OBLIGE de l'accepter) avant de lui acheter une bague de fiançailles.  D'ailleurs, faut que je réserve nos billets pour Hawaii...
Oooooh et si je l'emmenais à Hawaii et que je lui en parlais là bas ???
Non. Ça pourra pas attendre.
Il faut que je lui en parle.
Dans une semaine ou deux.
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MessageSujet: Re: Une nouvelle vie commence [Pay]   Mar 30 Déc - 1:26

Tokalah remarqua l'air ravi de celui qui était venu le saluer. Ce dernier afficha un large sourire quand le grand Sioux le salua à son tour comme s'il n'avait pas l'habitude qu'on lui rende son salut aussi gentiment. En pensant à cela, Tokalah se disait que peut-être ce jeune frère de tribu n'était pas grandement apprécier en ces lieux bourrés de Blancs. Tokalah se présenta puis accepta que le dénommé Paytah lui serve de guide dans cette école. Il n'était pas certain de tout retenir d'un coup mais ça ne pouvait que l'aider de voir déjà une première fois la totalité de l'établissement. C'était l'heure de la pause alors il avait le temps de le faire. Le Lakota expliqua ensuite qu'il n'était ici que depuis peu de temps. Depuis hier pour être précis. Et encore, on ne pouvait pas vraiment dire qu'hier, il avait eut le temps de se familiariser avec les lieux. Il n'avait vu que le hall, le secrétariat et sa chambre.

« Wow !, fit l'autre jeune sioux, tu es fraichement arrivé alors ! Bienvenue!

Tokalah hocha à nouveau la tête pour lui répondre.

Tu viens de quel réserve américaine ? ».

- Rosebud, répondit Tokalah, Dakota du Sud. Mais je crois que tu voulais dire amérindienne ?

Ce n'était pas la réserve la plus glorieuse des Etats-Unis, ni la plus riche. C'était parfois honteux de dire que l'on venait d'un endroit aussi pauvre dans une école où il n'y avait apparemment que des gosses de riches. Ce qui n'était pas le cas puisqu'il y avait d'autres amérindiens. A moins que ceux là étaient riches. Rien n'était impossible après tout. Tokalah savait qu'il y avait des réserves plus riches que d'autres, qu'ils y avaient des amérindiens qui vivaient relativement bien, généralement ceux qui vivaient dans le centre des réserves. Ils avaient des maisons plus ou moins correctes, ils avaient un emploi, un salaire, ce qui pouvaient leur permettre un McDo tous les jours, de quoi redorer le blason de l'obésité dans leur belle tribu. Mais à part ça, partout dans la réserve, c'était pareil. L'alcoolisme y était souvent le seul moyen de résistance à la dépression, le taux de mortalité infantile était le plus élevés de la zone occidentale, l'espérance de vie était bien plus limité que pour les Blancs, le chômage approchait le taux des 80 %, l'eau courante et le tout à l'égout y était un luxe, le confort y était une chose inconnue. Tokalah repensait à ce qu'il avait laissé derrière lui à la réserve. Franchement, les Blancs passaient leur temps à se plaindre mais de quoi ? De ne pas avoir eut le téléphone portable dernier cri ? D'avoir une mauvaise connexion internet ? De ne pas avoir assez d'argent pour aller au cinéma ? Mais de quoi se plaignaient-ils alors qu'ils avaient tout pour vivre heureux ?

Le Sioux tenta ensuite de deviner l'identité de son interlocuteur. Il proposa Sioux. Le jeune Paytah hocha la tête. Tokalah proposa Lakota. Le jeune Paytah confirma à nouveau. Tokalah était ravi de rencontrer un frère de tribu dès son premier jour parmi les Blancs. Il se passa un coup de langue sur la lèvre supérieur avant de demander finalement de quelle tribu Lakota faisait partie le jeune homme. Ce dernier rabattit ses cheveux noirs derrière ses oreilles avant de répondre :

« Je suis demi-Sioux pour être plus précis. Je viens d'apprendre il n'y a pas longtemps que j'étais demi-asiatique, ce qui m'a fait un choc puisque je croyais être un pur Lakota. Mon père m'a menti. Enfin bref. Je suis métis Sioux Lakota, Chinois et Japonais.

- Oh, fit Tokalah en hochant la tête.

Ma mère est Chinoise et Japonaise, mon père Lakota. Ma tribu est celle des Hunkpapas. Mon père est l'un des descendants de Sitting Bull. Je le suis donc aussi...d'une certaine manière. Je viens de la réserve de Cheyenne River. C'est là où je suis né. Et toi, tu es de quelle tribu ? ».

Hunkpapa..."Ils campent à l'entrée" était la signification de ce nom. Cheyenne River ? Etonnant. Tokalah était persuadé que les Hunkpapa vivaient dans la réserve de Standing Rock. Cheyenne River, c'était où déjà ? Dans Dakota du Sud également, s'il ne se trompait pas. Par la suite, Tokalah répondit au jeune Sioux :

- Je suis des Sicangus.

Paytah entama ensuite la visite. Il emmena Tokalah faire le tour de l'établissement. L'administration pour commencer, ce que le Sioux connaissait déjà. Tokalah prit note que la cafétéria se trouvait au rez-de-chaussée. L'infirmerie, il comptait ne jamais y aller. Il était un Sioux, un guerrier ! Et quand bien même, loin de lui l'idée de se faire tripoter par une Blanche au moindre bobo. Si ça pouvait plaire à certains, ça ne le serait pas à lui. La salle de bal. Tokalah avait déjà assisté à un bal une fois. Dans sa réserve. Ca avait été une fête très sympa mais danser n'était pas le point fort du garçon. Enfin, il était toujours utile de savoir où se trouvait le panneau d'affichage et les toilettes.

Paytah et Tokalah montèrent ensuite à l'étage. Tokalah découvrit la bibliothèque. Il y avait plein d'étagère remplies de bouquin en tous genre. Il y en avait une aussi à la réserve mais toute petite. Tokalah aimait bien lire à ses heures perdues et aussi pour l'aider dans ses devoirs. Il vit ensuite la salle informatique, avec pleins d'ordinateurs, de quoi faire rêver tous les jeunes de la réserve ! Tokalah avait touché deux ou trois fois à un ordinateur. Il avait même fait un jeu dessus, un jeu de course de voiture. Il s'était bien amusé mais c'était un vieux machin, rien à voir avec ceux qui se trouvaient ici.

Ils se rendirent au deuxième étage, encore un ? Le jeune Sioux montra à son aîné le laboratoire. Un drôle d'endroit qui sentait pas bon, comme dans les hôpitaux, puis la salle de musique, remplie d'instruments de musique. Ca avait l'air fragile comme salle. Tokalah ne jouait d'aucun instrument. Il avait déjà frappé sur un tambour et soufflé dans une flûte, mais pas au point de dire qu'il était musicien. Il lui montra aussi une grande salle. L'audi...auditoram, auditorum, auditorium que ça s'appelait. Quel nom bizarre.

Paytah présenta ensuite chaque bâtiment de confrérie. Le domaine de Wynwood était vraiment gigantesque ! C'était une sorte de mini-cité en fin de compte. Il y avait le bâtiment des Pi Sigma, les élèves populaires du lycée et leur alter-ego femelles avec les Eta Iota. Il y avait la confrérie des artistes, celle des rebelles, des sportifs, des neutres, des écologistes, même les appartements pour les membres du personnels. Au passage, Tokalah en profita pour demander à Paytah dans quelle confrérie il se trouvait. Il découvrit ensuite le foyer, la laverie, un autre endroit bon à savoir où il se trouvait. Puis l'internat. Au loin se trouvait l'université où Tokalah ira peut-être à la fin de ses études au lycée. Paytah lui montra également comment accéder au toit. La vue était superbe ! C'était une vue urbaine...Mais bon, on voyait la mer au loin au moins.

Tokalah vit ensuite le gymnase et le terrain de sport, où auront lieu ses cours après la pause et l'anglais. Il avait hâte. Il adorait le sport. Mais sera t-il accepté des Blancs ? Ca l'inquiétait déjà un peu plus. Lui, il voulait bien faire l'effort mais si personne ne voulait de lui dans son équipe ? Il verra ça le moment venu. Vint ensuite le garage et le parking où les élèves mettaient leur voiture. Des voitures de toute beauté. Elles étaient belles, avec une carrosserie qui scintillait sous le soleil. Rien à voir avec les vieux pick-up délabrés et rouillés qui roulaient à peine dans la réserve. Paytah et Tokalah traversèrent la cour, que le jeune homme avait déjà traverser en pleine nuit hier pour venir ici. Ils se rendirent dans un endroit avec un peu plus de verdure, le parc. C'était déjà plus calme et reposant comme lieu. Puis vint la plage. D'après les dires de Paytah, c'était une plage privé pour le lycée. C'était à cela qu'on reconnaissait une école de riche. Il y avait carrément la plage avec ! C'était une école ou un camp de vacance ? Les Blancs étaient vraiment comme des coq en pâtes. A la réserve, il y avait des plaines désertiques à perte de vue. Les enfants jouaient dans des balançoires construit avec un pneu suspendu à un arbre, les jeunes faisaient des fêtes sur les canapés et les carcasses de voiture qui traînaient à côté des maisons et seule la pluie remplissait des piscines gonflables qui duraient pas plus de deux jours en été sous les canicules.

Une fois tout ça fait, les deux jeunes indiens retournèrent au lycée. Paytah demanda à Tokalah s'il avait des questions. Le Sioux réfléchit un instant puis lui demanda :

- Tu es en quelle classe ? C'était bien une des notre que j'ai vu tout à l'heure avant que tu ne me fasse la visite ?

Il parlait de Meika. Après tout, il pourrait très bien se tromper. Vu de loin, il aurait pu mal voir à quelle race la jeune fille appartenait. Comme il était curieux et surtout avide de savoir s'il y avait tant d'indiens que ça dans cette école, il se risqua à poser la question.
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MessageSujet: Re: Une nouvelle vie commence [Pay]   Lun 29 Déc - 22:48

Le nouveau me salua aussi, ce qui me fit faire un énorme sourire. Je le dévisageais un peu, en mordant l'ongle de mon pouce qui me génait. Ma manche engloutissait ma main.
Il était grand, avait une belle figure, la peau mate, les yeux un peu bridés, le menton carré-un peu comme moi d'ailleurs-, un nez qui ressemblait un peu au mien enfin...presque, un front de la même forme que Lootah, Sam Yellow et moi. Il portait un look assez simple : une chemise bordeaux et un jean noir.
Je me retournais pour saluer Meika et lui dire au revoir par la même occasion, car je n'étais pas sûr de pouvoir la rejoindre puisque je parlais à un inconnu qui avait l'air sympa. Meika me faisait son sourire super craquant, celui qui me mettait KO. Elle me saluait aussi de la main. Je lui fis un sourire, puis me retournais pour parler à l'Amérindien. C'était le troisième qui venait à Wynwood, si on ne comptait pas mon cousin décédé.
Je lui demandais si il était nouveau et quel était son nom, sans oublier de me présenter. Je parlais avec joie, chaleureusement. A mon nom, le jeune fronça les sourcils. Je ne compris pas pourquoi. Peut-être qu'il avait entendu parler de mes talents de musiciens.
Il me répondit en disant qu'il s'appelait Tokalah Blackblood. Wow. J'adorais son nom de famille.
Tokalah...le renard. Etait-il aussi rusé que cet animal roux ? Fort possible. Tous les Sioux étaient rusés de toute façon ! On dit bien ''rusé comme un sioux'', non ?
Je proposais à Tokalah de lui faire visiter le lycée. Je savais combien il était difficile pour un nouveau de se repérer dans un établissement aussi grand et complexe comme Wynwood High School. Je me rappelais avoir du visiter le lycée tout seul, car j'avais refusé l'aide de mon cousin par haine et par orgueil. Une chose que j'avais regretté par la suite.
Le brun accepta avec plaisir mon aide. Il me confia qu'il n'arrivait pas à se repérer et qu'il était là depuis hier soir.
« Wow !, m'exclamais-je, tu es fraichement arrivé alors ! Bienvenue! Tu viens de quel réserve américaine ? ».
Je savais qu'il y avait plusieurs réserves Amérindienne aux USA, pas seulement dans le Dakota du Sud. Le Dakota était néanmoins plus proche de Miami.
Les Amérindiens envahissaient Miami ! Avec Enapay, Li Na, Yepa, Migina, Meika et maintenant Tokalah...Miami subissait une véritable invasion.

Le jeune Amérindien me demanda si j'étais Sioux, puis Lakota. J'hochais la tête.
Il me demanda ensuite de quelle tribu j'étais. Je rabattis des mèches de mes cheveux derrières mes oreilles-un tic chez moi-, puis dis : « Je suis demi-Sioux pour être plus précis. Je viens d'apprendre il n'y a pas longtemps que j'étais demi-asiatique, ce qui m'a fait un choc puisque je croyais être un pur Lakota. Mon père m'a menti. Enfin bref. Je suis métis Sioux Lakota, Chinois et Japonais.
Ma mère est Chinoise et Japonaise, mon père Lakota.
Ma tribu est celle des Hunkpapas. Mon père est l'un des descendants de Sitting Bull. Je le suis donc aussi...d'une certaine manière.
 » Je pouffais de rire, puis repris : « Je viens de la réserve de Cheyenne River. C'est là où je suis né. Et toi, tu es de quelle tribu ? ».
Je lui fis un sourire.
J'attendis sa réponse, puis, je lui expliquais où on était. Je l'emmenais près de l'administration, puis, l'emmenais visiter le rez de chaussée où se trouvaient la cafétariat, l'infirmerie, la salle de bal, le panneau d'affichage, et les toilettes. Puis nous montâmes au premier étage et je lui montrais la Bibliothèque, le Salle Informatique,  ainsi que l' Auditoire Junior-Senior. Au deuxième étage, je lui indiquais le Laboratoire, la Salle de Musique,  sans oublier l'Auditorium Freshman et Sophomore. Je poursuivis la visite avec le bâtiment de chaque confrérie, le foyer, la laverie, l'internat. Je l'emmenais près de l'université pour voir à quoi ça ressemblait, au cas où. Nous finimes en beauté avec l'extérieur du bâtiment. Je lui montrais où se trouvait le toit et comment on y montait, le gymnase, les terrains de sport, le garage, le parking. Nous traversâmes la cour pour aller au parc, puis je l'emmenais sur la plage privée du lycée.
Nous retournâmes au lycée, et je lui demandais si il avait d'éventuelles questions.
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MessageSujet: Re: Une nouvelle vie commence [Pay]   Dim 28 Déc - 18:57

C'était quoi la suite après la pause ? Tokalah réfléchit un temps mais il n'avait pas encore mémoriser son emploi du temps. Ce n'était pas vraiment possible étant donné qu'il était arrivé hier. Bon, il fouilla dans son sac pour retrouver le planning et y jeta un bref coup d'oeil. Anglais. Encore ? Bah, pourquoi pas après tout. Et ensuite ? Sport. Ah ! Une matière qui allait sans doute lui plaire ! C'était même certain. Il adorait les cours de sport de la réserve, il était curieux de voir ce que les Blancs apprenaient dans leur grande et belle école de Miami. Voilà un programme de matinée qui allait lui alléger le sac puisqu'il n'avait que ses affaires anglais à prendre. Il n'y avait nul besoin de cahier et livre pour le sport. Ca serait surprenant et inutile. Le jeune homme rangea donc ses affaires d'histoire et de physique dans son casier. Après le sport, il y aura la pause de midi. Il faudrait tout de même qu'il trouve cette cafétéria avant. Il ne se voyait pas la chercher en vain durant toute la pause de midi. Il avait bien le plan de l'école mais il l'avait oublié dans sa chambre et cet établissement était immense. On y perdrait un troupeau bison.

Tant qu'il avait son emploi du temps en main, le jeune homme en profita pour regarder un peu plus attentivement la suite de la journée. Après le repas du midi, il aurait son cours d'option sport. Super ! Au moins aujourd'hui, il se sera bien dépensé. La suite ne lui était pas réservé. Il n'avait pas d'option sur la mécanique, ni le chant, ni la photographie. En revanche, à 15 h 30 se déroulait son option de mathématique. Il avait intérêt à s'en souvenir, il allait devoir rentrer ça dans sa tête, le mettre de côté quelque part dans son cervelet. En tout cas, à 16 h 00, il était libre de la journée étant donné que le cours de dessin n'était à nouveau pas pour lui. Et voilà pour aujourd'hui !

Tokalah marmonna silencieusement le programme pour s'en rappeler, la feuille en main. Il n'avait pas enfin de la sortir toute les demi-heures pour savoir ce qui se passait ensuite. C'était facile finalement : anglais, sport, midi, sport, maths. Bon, autant se faire un petit défit pour être sûr. Il allait laisser son emploi du temps dans le casier. Rien de tel qu'une motivation pour le forcer à faire travailler ses méninges. Pour une première journée, c'était plutôt pas mal. On enlevait un peu les regards de travers qui pouvait survenir de temps en temps et ça serait sympa. Evidemment, être entouré de Blancs n'avaient rien de joyeux, mais tant qu'ils n'avaient pas l'idée de le lyncher, ça devrait passer.

« Hey, salut. » lança soudainement une voix.

Tokalah redressa la tête puis ferma la porte de son casier car la dite personne se trouvait derrière. Il fut assez étonné de voir devant lui un amérindien. Difficile de se tromper devant le teint bazané du garçon, les yeux légèrement bridés, les cheveux noirs à la texture si unique à leur ethnie. Tokalah le détailla du regard. Il était plus jeune que lui. Ou du moins, en avait l'air si ce n'était pas le cas. Le jeune Sioux ne s'attendait pas à voir l'un des siens dans une école de Blanc. Il était persuadé qu'il serait le seul. C'était plutôt rassurant au fond. L'indien devant lui avait l'air un peu timide. Tokalah lui répondit calmement :

- Salut.

« Tu es nouveau ? Moi c'est Paytah Yellow. Et toi, c'est comment ? »

Yellow...Ce nom lui disait grandement quelque chose. Tokalah fronça légèrement les sourcils en essayant de se rappeler mais cela avait l'air de provenir de souvenir lointains et troubles. Ce n'était pas le moment de se casser la tête pour ça. Il hocha la tête lorsque l'autre garçon lui demanda s'il était nouveau. Paytah qu'il se nommait. Ce qui signifiait le Feu. Un nom lakota...C'était un frère. Yellow. Le Feu Jaune. Le jeune garçon se détourna du grand Sioux pour saluer quelqu'un dans la foule. Curieux, Tokalah essayait de voir de qui il s'agissait. Au loin, il aperçu une jeune fille, elle était amérindienne elle aussi ! Incroyable ! Deux amérindiens en une journée ! Jamais il n'aurait pensé voir tant des siens dans cette école. Elle était si connu que ça ? Elle était facilement accessible pour que des indiens s'y rendent ? On dirait bien que oui. Ca faisait chaud au coeur. En voilà deux de plus qui, s'ils s'en sortent, ne finiront peut-être pas miséreux. La fille était très belle. Elle faisait un salut de la main, accompagné d'un sourire merveilleux, au jeune Sioux qui se trouvait devant Tokalah. Lorsque le dénommé Paytah se tourna à nouveau vers lui, Tokalah eut presque l'impression de se regarder dans un miroir à l'époque de ses quinze. Presque. Cela le surprit un peu. Enfin, les amérindiens avaient chacun un trait de physique propre à leur ethnie également.

- Je m'appelle Tokalah Blackblood, répondit enfin le jeune lakota maintenant que l'attention de son interlocuteur était revenu à lui.

« Je peux te faire visiter, si tu veux. » proposa Paytah avec le sourire.

Tokalah remit le cadenas à son casier puis passa une bretelle de son sac sur son épaule avant de répondre :

- Ce n'est pas de refus. J'ai encore un peu de mal à trouver mes repères. Je suis arrivé hier soir.

Tokalah était en confiance. Mais c'était uniquement parce que c'était l'un des siens qui se trouvait devant lui. Si ça avait été un Blanc, le jeune lakota aurait réfléchit à deux fois avant de répondre. Il était même probable qu'il n'ai pas accepté d'ailleurs. Tout aurait dépendu de son interlocuteur et de si oui ou non, il inspirait la confiance.

- Sioux ? demanda t-il ensuite avant d'interroger plus hésitant sur l'identité de Paytah, Lakota...?

Au fur et à mesure que ça se resserrait, c'était moins évident de deviner. Deviner un Sioux, c'était le plus facile. Deviner son clan sur les trois existants, c'était plus difficile. Deviner sa tribu relevait généralement du miracle. Ce fut pourquoi, après avoir trouver les deux autres par pure chance, il demanda :

- Quelle tribu ?
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MessageSujet: Re: Une nouvelle vie commence [Pay]   Dim 28 Déc - 3:53

« Paytah... »
Mes paupières sont closes.
« Pay...C'est l'heure de te réveiller. »
« Mmh ? », fis-je
« Bon...très bien...je vais te laisser dormir. »
Un silence régna.
Soudain je sentis quelque chose monter sur le lit, puis sur mon dos. Puis je sentis quelque chose me lécher sur la joue puis sur le nez. J'ouvris mes yeux et repoussais la chose.
Je refermais mes yeux.
Un truc chaud et humide passa sur ma joue. J'ouvris les yeux puis me redressais.
Un petit chien blanc (ICI), avec un ruban rouge autour du cou.
« Ooooooh comme tu es mignon toiiii ! », m'exclamais-je avant de le prendre dans mes bras et de le caresser. J'enlevais le ruban du cou du chien. Il y avait un petit mot accroché au ruban : « Merry Christmas in late my son. Lin. ». Je fis un énorme sourire. Je posais le chiot sur mon lit blanc puis m'étirais. Je baillais, puis m'adressais au chiot : « Il faut que je te trouve un nom. ». J'attrapais mon ordinateur portable, puis cherchais un nom sur des sites spécials. Je cliquais sur ''nourriture''. J'hésitais entre Oreo, Marshmallow, Snickers, Kit Kat et Sashimi. Je choisis Oreo. Comme deuxième prénom, je pris Sweet Oreo. Le chiot paru ravis. Elle me lécha et je pouffais de rire.
J'étais buste nu, avec un short noir. Je dors tout le temps buste nu, depuis tout petit, sauf quand il fait vraiment tres froid ou que j'ai envie de dormir avec un t-shirt. Mes cheveux descendaient sur mon dos en cascade et à mon épaule droit, il y avait un énorme tatouage d'un visage ICI-celui de mon beau père en fait-, avec en dessous de mon aisselle droit un tatouage de patte de chien.
Je cherchais des noms. Ce chiot était une femelle. Je regardais un instant le soleil se lever et colorer ma superbe chambre ICI. J'avais une nouvelle vie. Et elle était cool.

J'appelais Oréo, la petite  caniche blanc frisée trop mignonne, pour qu'il me suivre et je dévalais les escaliers en colimaçon pour attérir dans la cuisine. Je saluais maman, puis mon beau-père, et Yepa. Je remerciais maman pour le chien. Ça me faisait tout drôle que Yepa soit ma sœur et d'avoir une mère, une vraie avec un beau-père. Ce dernier ressemblait à un garde du corps. Il était videur. VIDEUR. Il n'avait pas de mieux comme boulot....Il adorait ce métier. Il m'a promis d'être mon garde du corps. Je ne pouvais pas refuser.  Il est demi Amérindien, demi Blanc. Ma mère aime vraiment les Amérindiens (no comment). Il était super sympa, mieux que mon père.
Je remontais en haut, saluais mes amis qui dormaient dans les chambres d'amis. Il y avait Enapay, Li Na, Sky la rouquine qui avait flashé sur moi et qui ressemblait à Rebelle dans Disney, Sean, Josh, Djam un black et Migina. Sean, Josh et Djam étaient les amis de Sky et ils étaient tous devenus mes amis. Depuis que j'habitais chez ma vraie mère, j'avais la liberté. Alors on faisait de grosses soirées tous ensembles autour d'une bonne pizza. On répétait des morceaux, on jouait aux cartes ou on nageais dans l'énorme piscine de la villa Yellow-Sweetheart. Mes amis squattaient le plus que possible la maison, pour la plus grande joie de ma mère et Eric.
Maman et Eric vont bientôt se marier. Je serais leur garçon d'honneur.
Il y a 4 salles de bains : la salle de bain des parents, celle de Li Na et Yepa, celle des amis et la mienne. Ma salle de bain à moi ICI, c'est celle où il y a écrit : « KEEP OUT ». Sur la porte de ma chambre, y a écrit DO NOT PARENTS ENTER. Avec un panneau interdit.
Bref. Je me douche, je me lave aussi les cheveux. Ce qui est chiant avec les cheveux longs, c'est qu'il faut prendre plus de temps pour les laver. Maman m'a donné le meilleur coiffeur, un expert. Je me suis refais les extensions avant hier. Ils sont super longs et avec des cheveux naturels, de ma couleur de cheveux avec des reflets bruns-caramel au soleil.
Une fois que je fus enveloppé de mon peignoir blanc, je balance mes cheveux en arrière et je les démêle, puis je les sèches au sèche cheveux, puis je les brosse, puis je les démêle de nouveau. Je mets de la brillantine. Pour plus de brillance, bien sûr. Tout cela me prend du temps.
Je me brosse les dents. Puis je m'habille d'un t-chirt blanc et noir, d'un jean noir avec une chainette et d'un sweat trop grand pour moi (COMME CA mais pas de la meme couleur, en bleu). Je me chausse de baskets blanches, puis je mes sur mes cheveux un bonnet que je me suis acheté en laponie. Il est bleu foncé avec un rond vert (COMME CA). Je glisse à mon cou un crucifix, puis un collier avec comme pendentif une plume et une clé avec un cœur en or, un collier avec une guitare et un autre collier avec un Karateka. Ensuite, je mets des bagues noires en plastique à mes doigts, des bracelets en perle, celui de Meika (celui qu'elle m'a refait), des bracelets noirs et un bracelet amérindien.
J'hésite à mettre des boucles d'oreilles. Je n'en mets pas.

Je redescends, puis mange des céréales Crunch au chocolat avec Yepa. Elle a les cheveux lisses et un jean avec un bustier. Je file me brosser les dents. Je prend mon sac à dos, le jete sur une de mes épaules et pose un casque sur mes oreilles. Je mets de la musique à fond. Je caresse le chiot, salue beau-papa descend les escaliers et cours jusqu'à la voiture japonaise avec Yepa.
Maman nous attend dans la voiture.
Je monte devant.
Maman dépose Yepa avant. Puis elle me demande quelque chose. Je baisse le volume de ma musique.
« Mmh ? »
« Alors...tu as réfléchis à notre proposition ? »
« Hum... »
« Tu voudrais qu'on t'adopte et porter notre nom ou tu préfère garder le nom de ton père ? »
« Je ne sais pas...Je suis attaché à mon nom. Mais je suis d'accord pour changer mes deux noms Ohitekah et Odakotah en Lee. Paytah Lee Yellow. »
« Comme tu veux mon enfant. Oh, nous voilà arrivés dans ton école. Sois sage et amuse toi bien. »
Je fis un sourire à maman. « A ce soir. ». Je descendis. Maman me lança : « Et n'oublie pas d'emmener un jour Meika à la maison ! J'aimerais faire sa connaissance. N'oublie pas. ». Je pouffais de rire en disant : « D'accord. ». Je serrais maman dans mes bras. Elle me sourit et je partis pour l'école. Elle, elle alla à son travail. Elle me faisait faire des shootings et Yepa adorait maquiller les filles quand elle venait aider maman.

En classe, je suivais vaguement, car j'avais une nouvelle idée de chanson pour Meika : K-O !
J'écrivais donc sur mon cahier les paroles :
«You gave me the punch of love, kick tenderness.
And I fell
fell
fell
fell in love with you.
I can't get over this battle of love
Mei you put me K-O!
Mei I'm KO on you.
Oh-oh-oh-oh
Mei you put me K-O
Oh-oh-oh-oh
».
C'était le refrain. En fait, il y avait plusieurs refrains différents. C'était beau cette chanson.
Absorbé par ma chanson, je ne vis pas le temps passer et la sonnerie de la récré retentit. Je rangeais mes affaires à la vitesse de l'éclair, car je voulais voir ma petite-amie. C'était le seul moment ou je la voyais, sauf quand on mangeait au self. La maison de maman était trop loin de l'école pour que je sois externe. Je mangeais donc à la cafétériat.
Je sortis le premier de la salle et fonçais voir ma Meika adorée que j'aimais énormément.
Je parlais un peu avec elle, l'embrassais puis allais à mon casier pour échanger des cahiers, quand soudain, je vis un nouveau. C'était un Amérindien. Il avait de longs cheveux. Je souris, puis le rejoignis. « Hey, salut. », lui lançais-je un peu timidement. Je le saluais de la main. Ma manche était super grande, ce qui me donnait un air mignon et un peu enfantin. Je coinçais des mèches derrière mes oreilles et lui dis : « Tu es nouveau ? Moi c'est Paytah Yellow. Et toi, c'est comment ? ». Je détournais le regard de l'Amérindien pour regarder Meika. Je la saluais de la main, la contemplais en serrant mes pendentifs dans les mains, lui soufflais un baiser, lui fis un clin d'oeil, un cœur avec les mains, puis me retournais.
Le jeune-homme avait la peau mate, des yeux un peu bridés, et de longs cheveux noirs. Il me ressemblait vaguement, ce qui me faisait un peu peur. Mais il avait l'air sympa.
Je lui fis un sourire et je lui dis : « Je peux te faire visiter, si tu veux. ».
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MessageSujet: Une nouvelle vie commence [Pay]   Dim 28 Déc - 1:28

"- Tu verras, je suis sûr que tu te plaira là-bas.

- Je m'en persuade. Tu seras fière de moi maman.

- Je le suis déjà."




Par les vitres du bus, puis du train, il avait déjà vu défiler une grande partie des Etats-Unis. Valise en main, il descendit à la gare de Miami où il dû reprendre un bus pour rejoindre sa nouvelle destinée : Wynwood. Durant tout ce nouveau trajet, ses yeux se posaient sur les immeubles de la ville de l'été éternel, les palmiers qui longeaient les trottoirs, les quartiers luxueux rempli de villas et de piscines privées. Il se sentait tellement étranger à tout ça. Pourra-t-il s'y adapter facilement ? Le chauffeur du bus lui avait déjà adressé un regard étrange en le voyant entrer. Est-ce qu'il en sera de même pour tout les Blancs qu'il allait rencontré ? En particulier à l'école ? Que cela soit le cas ou pas, ça ne devra pas le freiner de son chemin. Il était venu à Miami pour faire ses études et il s'y tiendra, que les Visages-Pâles le veuillent ou non. Le soleil avait déjà entamée sa course vers l'horizon, dans moins d'une demi-heure, il aura disparu derrière les buildings. Wynwood était-il encore loin ? Tokalah cherchait à travers la vitre le moindre bâtiment qui pourrait faire office d'une école. Il espérait y arriver avant la tombée de la nuit. Les ombres de la ville sous les derniers rayons de l'astre l'empêchait de bien voir. En ville, il faisait noir plus facilement, enfermé entre les imposants bâtiments qui touchaient le ciel. L'amérindien soupira et s'adossa au siège du bus. Il n'y avait pas beaucoup de passagers. Qui se rendrait dans un lycée à cette heure tardive ?

"Wynwood High School ♫ " chanta la petite voix du véhicule pour annoncer l'arrivée du prochain arrêt.

Ceci attira immédiatement l'attention du jeune Sioux qui empoigna sa valise et quitta son siège pour se placer devant les portes arrière du bus. Soudain, au tournant après un immeuble. Elle apparu. Cette prestigieuse école sous le ciel nocturne. Elle était grande et dominait la place. C'était donc là qu'il allait passer son année ? Pousser ses études ? C'était assez impressionnant tout de même. Tokalah se sentait bien loin de chez lui. Il déglutit. Le bus s'arrêta devant des grilles qui limitaient l'accès à une cour précédant le grand établissement. Les portes s'ouvrirent, Tokalah descendit les trois marches, valise en main. Le bus repartit, le laissant seul sur le trottoir, face à l'inconnu. Le Lakota serra les doigts sur le manche de sa valise et s'avança. Il entrouvrit le battant d'une grille, quelle chance que ça ne soit pas fermer à clef ! Il voyait déjà des lumières allumées aux fenêtres, c'était rassurant, au moins c'était encore ouvert. Tokalah pénétra le bâtiment. Avec un peu de jugeote, il trouva le secrétariat, s'expliqua, se présenta, dû remplir un peu de paperasse. Mais il était surtout fatigué. Mort de fatigue même. Il jeta un bref coup d'oeil aux confréries existantes, en choisit trois sur sa fiche, reçu un numéro de chambre provisoire, son emploi du temps à partir de demain, un plan de l'école, le règlement intérieur et encore un peu de paperasse à emporter au final. Une bonne chose de faite. L'amérindien s'éloigna dans les couloirs à la recherche de l'aile des chambres des nouveaux venus. Il trouva rapidement sa chambre et s'enferma à l'intérieur. Enfin ! C'était une chambre toute simple, petite, mais suffisante. C'était propre, c'était beau. Tokalah profita de ce moment de répit pour ranger ses feuilles dans son sac mais il était trop fatigué pour prendre le temps de ranger ce qui se trouvait dans sa valise. Surtout qu'il ne savait pas combien de temps il allait rester dans cette chambre à part. Finalement, il s'endormit sans même s'en rendre compte.


***

Un réveil de tambours le tira de son sommeil. Heureusement qu'il avait pensé à le mettre en place celui-là. Ca serait idiot d'arriver en retard à ses premiers cours. Rapide comme l'éclair, le Sioux se prépara en deux en trois mouvements. Ce fut très embarrassant de se balader parmi tout une foule de...Blancs. Il dû chercher pendant un bon moment la cafétéria pour le petit déjeuner mais ne la trouva pas. Il n'avait pas envie de perdre son temps à la chercher et grignota quelque chose qu'il avait emmené de la réserve de son sac pour apaiser la faim du matin. Ce n'était pas bien grave. Trouver les salles de cours se révéla d'autant plus difficile. Les élèves qu'il croisait dans les couloirs lui lancèrent des regards. Sûr qu'ils ne devaient pas souvent voir un jeune avec une chevelure pareille dans leur école. Ce matin, Tokalah s'état vêtu d'une chemise rouge bordeaux et d'un pantalon noir, très simple. (ICI) Son premier cours fut un cours d'histoire. Il dû demander son chemin à un surveillant. L'heure se passa sans encombre, même s'il était un peu embarrassé au moment de se présenter vaguement à la classe. Par la suite, il y eut un cours de physique. Cette fois-ci, personne ne lui demanda de se lever. Il fut juste interroger sur sa condition de nouvel élève. Enfin, ce fut un cours d'anglais qui s'imposa à lui. Pour des premiers cours, ça ne s'était pas trop mal passé. Tokalah avait prit un certain plaisir à découvrir l'école des Blancs, mais c'était juste la curiosité du début. Bientôt, ça deviendra quelque chose de monotone dont il devait néanmoins faire des efforts pour assurer son avenir. La sonnerie suivante annonça un moment de pause. Le Lakota n'en était pas mécontent. Il était arrivé si tard hier et aujourd'hui, tout se bousculait un peu trop vite à son goût. Finalement, le jeune homme se dirigea aux casiers pour alléger son sac, changer les affaires de cours qu'il avait. C'était le même principe qu'à l'école de la réserve, ce genre de chose ne changeaient pas au moins.
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