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 If all we are is just a moment, Don't forget me cause I won't and I can't help myself. I think about you. Ooh, ooh. I think about you.♥ Meika & Pay

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MessageSujet: Re: If all we are is just a moment, Don't forget me cause I won't and I can't help myself. I think about you. Ooh, ooh. I think about you.♥ Meika & Pay   Mer 17 Déc - 23:33

« J'ai soufferts quand j'ai fais de la peine à Meika, crois moi ! Je lui ai demandé pardon aussi. Tu ne sais pas à quel point je me suis senti coupable ! Je l'aimais Isha, mais je voulais devenir un Pi Sigma, grimper en haut de l'échelle pour espérer être enfin accepté par les Blancs. ».

- C'est bien ce que je dis. Tu as préféré lui faire mal. Quand on aime quelqu'un, on ne lui fait pas ça.

« Je sais que j'ai été très égoiste...que j'ai été cruel mais...je...je n'avais pas encore aussi mûris que maintenant. »

Isha hocha la tête :

- Tu as été cruel.

Le jeune homme refusait de retourner à la maison, mais Paytah avait si froid qu'il éternua avant de mettre fin à la conversation et de repartir dans l'obscurité sous le regard d'Isha qui l'observa jusqu'à ne plus le voir.



***



La porte de la maison finit par s'ouvrir. Meika, comme tous les autres, redressèrent leur regard sur le jeune malheureux :

« Isha n'a rien compris. Il ne veut pas pardonner. Il croit que...que je suis un monstre, que je n'ai pas changé. ».

Chayton rangea son journal avant de se lever de son fauteuil :

- Ca lui passera.

Tout à coup, Paytah se mit à éternuer, avant de trembloter comme une feuille. Meika s'approcha de lui et posa sa main chaude sur son front en disant :

- Tu as attrapé froid j'ai l'impression.

« Mme Cloud...vous n'avez pas un Doliprane par hasard ? » demanda le garçon à la mère de famille.

- Nous n'avons pas de ça ici, répondit la femme en rejoignant Paytah et Meika, mais il y a de la bonne soupe de courge bien chaude pour tout le monde. Hum. Quelle idée aussi de s'habiller de cette façon par un temps pareil ! N'as-tu rien d'autre à mettre ? Allez, va te changer et tu verras que ça ira vite mieux.

Winona avait beau être médecin, elle n'aimait pas la gamme de médicament chimiques que tout le monde connaissait. Elle pratiquait par soins maisons, ancestraux, les vieilles remèdes de grand mère comme on avait l'habitude de les appeler. Elle envoya, de force si nécessaire, Paytah se changer dans la chambre qu'il allait occuper durant son séjour ici. La même que celle de la dernière fois. Ensuite, tout le monde se mit à table. Meika avait tout naturellement participé au repas.

- Chéri, tu ne veux pas chercher Isha ? demanda Winona.

- Et que veux-tu que je fasse ? répliqua Chayton, il est assez grand tout de même ! Je ne vais quand même pas le ramener de force avec un lasso !

Tandis que Winona servait la famille, Meika s'occupa de servir les invités, entre autre Yepa et Paytah. C'était à charge de revanche, pour la fois où c'était elle l'invitée. Elle s'était assise entre Paytah et Yepa. Les repas ici allaient bien les changer à ces deux là. Ce n'était pas l'abondance qui prônait, par ailleurs, il fallait se serrer un peu plus pour tous tenir à la table. Au bout d'un moment, Meika regarda Paytah et lui demanda :

- Ca va mieux ?

Mais elle le sentait anxieux.

- Ne t'en fais pas pour Isha, tu n'y es pour rien.

Puis elle se tourna vers Yepa, de l'autre côté :

- Au fait Yepa, tu partageras ma chambre.

Elle lui sourit. Une fois de plus, il n'y avait pas de place pour tout le monde. Il n'y avait qu'une chambre supplémentaire et c'était Paytah qui la prendrait. Chayton avait tourné la petite télévision du salon vers l'ouverture de la cuisine pour pouvoir voir les informations.

- Oh chéri, pas quand il y a des invités, on s'était mis d'accord, fit Winona.

- Je suis sûr que ça ne dérange pas, répliqua l'homme, puis ils doivent avoir une télévision au moins quatre fois plus grande que celle-ci allumée vingt quatre heures sur vingt quatre !
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MessageSujet: Re: If all we are is just a moment, Don't forget me cause I won't and I can't help myself. I think about you. Ooh, ooh. I think about you.♥ Meika & Pay   Mer 17 Déc - 23:06



Pay & Meika
If all we are is just a moment, Don't forget me cause I won't and I can't help myself.  I think about you. Ooh, ooh. I think about you.♥

I
sha était devant moi, dos retourné. Je lui parlais. Mais aucune réponse.
Il finit par réagir quand je parlais de la religion. Il était visiblement en colère contre le Dieu des Chrétiens. Il était très ironique dans ses propos. Il me demanda si je voulais une médaille.
Je fronçais les sourcils, plissant des yeux. Je soupirais, mais ne répondis pas.
Ne pas attiser la haine.
Il y eut un énorme silence.
Je fini par reprendre la parole, pour expliquer le principe pour Takoda et rassurer le frère qui n'était pas trop content que j'aime Meika. Il soupira. Je continuais de parler.
Soudain, il fit volte face et me cria que je n'étais qu'un traitre à mon sang.
Ne pas répondre. Garder son calme.
Puis il fit allusion à ce que j'avais fais à Meika à Halloween.
Cette fois, je n'allais pas rester silencieux !
Je lui répondis donc : « J'ai soufferts quand j'ai fais de la peine à Meika, crois moi ! Je lui ai demandé pardon aussi. Tu ne sais pas à quel point je me suis senti coupable ! Je l'aimais Isha, mais je voulais devenir un Pi Sigma, grimper en haut de l'échelle pour espérer être enfin accepté par les Blancs. ». Je ramenais mes cheveux en arrière, un peu désespéré qu'Isha ne me croit pas.
J'aimais Meika...Mais j'ai été égoiste.
« Je sais que j'ai été très égoiste...que j'ai été cruel mais...je...je n'avais pas encore aussi mûris que maintenant. »
Tout ce que je disais à Isha, ça rentrait par une de ses oreilles et ressortais de l'autre côté. Il était comme mes frères.
Il ne me croyait pas.
Je ne savais plus quoi lui dire.
Je le suppliais de rentrer, mais il refusa. Qu'il était têtu comme un âne ! Peut-être même qu'un âne serait plus docile que lui !
Je baissais les yeux, soupirais de tristesse et lui dis : « Comme tu veux ! ».
Je reculais d'un pas. Il me fixait de ses yeux effrayants comme si...comme si...j'étais son pire ennemi.
Je lui demandais qu'on fasse la paix. Il me demanda si c'était pour ça que j'étais venu le chercher.
Je frissonnais. Je voulu répondre, mais je fis : « AAAAAATCHOUM ! ».
Il faisait froid.
« Non et oui. »
Je baissais les yeux.
« Au moins j'aurais essayé. », murmurais-je avant de reculer et de disparaître dans la nuit noire.

***
Je marchais dans la nuit noire, comptant les Dollards. 5000 $ ! J'avais 5000 $ ! J'embrassais les billets avant de les ranger dans ma poche. J'éternuais encore une fois.
J'avais des frissons, mal à la gorge et mal à la tête. J'avais attrapé un coup de froid.
Isha était dur à convaincre. Je lui avais laissé une mauvaise image, du coup, il m'avait mit dans un sac ''HAINE'' ''SE MEFIER'' ''TRAITRE''. Ça me faisait mal au cœur.
Je repensais à Sea. Je devrais lui dire que j'avais choisis Meika, mais je ne voulais pas lui faire de la peine non plus. Je n'avais presque jamais mis de râteau aux filles. Sea m'aimait. Pas moi.
Mais je l'avais quand même embrassé. Heureusement que Meika ne savait PAS ça.
J'avais tellement été triste après que mon père m'avait frappé, que j'ai appelé Sea. Elle est venue chez moi, m'a demandé ce qu'il y avait. J'ai tout balancé, puis je l'ai embrassé. Puis je lui ai dis que je l'aimais. C'est vrai que je l'aimais...En amitié ! Elle était jolie, c'était vrai mais...c'était Meika la plus belle. Je m'étais mis dans un super pétrin et il fallait que je répare ça.
Je me mis à courir dans les plaines en direction de la maison bleue.
J'allais à ma voiture, ouvrit le coffre, prit mon sac et celui de Yepa puis rentrais dans la maison.
Yepa s'était endormie. Tous les regards se levèrent sur moi.
Je baissais la tête puis dis avec tristesse, les yeux éteints : « Isha n'a rien compris. Il ne veut pas pardonner. Il croit que...que je suis un monstre, que je n'ai pas changé. ».
Je soupirais.
Soudain, j'éternuais deux fois.
« Mme Cloud...vous n'avez pas un Doliprane par hasard ? », finis-je par demander en frissonant.
J'avais froid. J'étais toujours buste nu. Je passais mes mains sur mes bras pour les réchauffer.
La coupable me regardait avec ses yeux innocents.


WILDBIRD

 
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MessageSujet: Re: If all we are is just a moment, Don't forget me cause I won't and I can't help myself. I think about you. Ooh, ooh. I think about you.♥ Meika & Pay   Mer 17 Déc - 19:26

- Est-ce que j'ai tort ?

Chayton, qui était en train de raccorder sa guitare, releva la tête vers sa fille qui était resté à la fenêtre du salon, à contempler l'extérieur plongé dans le noir et le froid.

- Hm ?

Meika fit volte-face.

- Est-ce que j'ai eut tort ? répéta-t-elle.

L'homme resta un moment silencieux, puis haussa les sourcils :

- A toi de le savoir.

- Tu n'as pas eut tort, intervint Winona qui préparait le repas en coupant une courge sur la table de la cuisine, l'amour n'est jamais un tort.

- Ce n'est pas à ça que je pensais, répondit Meika.

- Je ne pense pas que Takoda voudrais que tu vives malheureuse toute ta vie.

La femme leva un temps son regard de son travail pour regarder sa fille et lui fit un sourire :

- Au contraire. Il doit être heureux lui aussi, parce que tu as enfin trouver le bonheur. Il sait qu'il y a maintenant quelqu'un pour toi, que tu n'es plus seule dans ce monde si hostile. Il doit remercier Paytah de là où il est.

Meika baissa le regard, pensive. Elle regarda à nouveau par la fenêtre. Pas de Paytah. Pas de Isha. Seul un chien errant traversa la route. Il faisait noir et les arbres étaient secoués d'un vent glacial. La jeune fille leva ses iris rougit par la lumière de la maison vers les étoiles qui scintillaient dans l'océan du ciel infini. Au bout d'un moment, elle regarda à nouveau sa mère et sourit :
Spoiler:
 
- Tu as raison. Mais Isha ne l'apprécie pas...

- Takoda était un grand ami à lui, fit Chayton, je suppose qu'il a besoin d'un certain temps d'adaptation. Il a besoin de comprendre des choses lui aussi.





***



« Tu es en colère, pas vrai ? »

Isha avait entendu les bruits de pas. Il avait sentit une main sur son épaule. Il savait parfaitement de qui il s'agissait, mais il restait immobile, tournant le dos au jeune Paytah. Il resta silencieux à sa question, la jument à ses côtés souffla de ses naseaux tandis qu'il fixait devant lui un point invisible, les sourcils froncés.

« J'aimerais juste...comprendre pourquoi tu me hais à ce point. Je ne t'ai rien fais ! Tu me déteste pourquoi ? Parce que j'ai les oreilles percées ? Parce que je suis plus proche des visages pâles que des miens ? Est-ce que tu sais au moins pourquoi je m'éloigne de ma réserve ? Tu juges sans chercher à comprendre ! Tu me déteste parce que je suis Catholique ? Tu ne sais pas pourquoi je suis devenu Chrétien. Je suis devenu Chrétien pour supporter la mort de Ty et aussi...pour pouvoir porter des crucifix.

Isha inspira profondément. C'était sa seule manière pour ne pas s'énerver. Il lança cependant sur un ton aussi froid que la nuit et empli d'ironie :

- Ouais, je me demande comment j'ai pu supporter la mort de mes proches sans croire à ce Dieu ignoble. C'est tellement beau les crucifix, porter le symbole de vos pierres tombales, le monument sur lequel votre soit-disant fils de Dieu est mort atrocement, c'est tellement agréable.

Je ne vais même plus à l'église. Je ne lis plus la Bible depuis des mois et je ne prie que lorsqu'il m'arrive un malheur ou que j'ai besoin que quelque chose se réalise. Et encore !»

- Et alors ? Tu veux une médaille ?

Isha ne pouvait pas supporter cette religion du christianisme, que son peuple a été obligé de pratiquer au risque de mourir. Les anciennes croyances manquaient de disparaître, on ne croyait plus en Waka Tanka, la Toute Vie Sacrée, on ne se rendait plus compte que l'herbe faisait partit de lui, comme les Hommes ou les animaux, le souffle du vent et la douceur de la nuit, la chaleur du soleil. Non, tout le monde était obligé de croire en un Dieu surpuissant qui vous envoie en Enfer si vous lui désobéissez, qui dicte ses lois comme un tyran. Le Dieu Chrétien est un tyran et il doit adorer la violence vu le nombre de guerre qui s'établissent en son nom. Il avait fait des Hommes, des créatures cruelles, violences, dépourvue d'humanité.

- Comment vénérer un tel monstre...ajouta l'amérindien dans un murmure pour lui-même.

Il s'était déjà énervé auprès de Meika à ce sujet lors du mariage de la soeur de Paytah. Le moment dans l'église avait été pour lui une nouvelle preuve de la stupidité des Visages-Pâles et leur beau Dieu. C'était pourtant tellement plus logique et réaliste de vénérer la terre qui donne la vie, la nourriture qui nourrit, l'eau qui désaltère, l'air qu'on respirait. Isha ne trouvait rien de pire que la soit-disant sainte parole divine qui ouvrait les yeux de l'ignorance, qui devait montrer qui était le seigneur, qui devait être craint, vénéré, acclamé et prié. Il fallait lui être soumis, docile pour obtenir sa clémence. C'était un "Dieu" qui enseignait aux Hommes à tuer l'infidèle, à voir la Femme comme une créature impure, vicieuse, hérétique.

« Isha...Je sais que...que ce n'est pas facile pour toi de laisser ta sœur parce que tu la protège. J'ai une sœur protectrice aussi. Je sais aussi que...que tu es attaché aux coutumes et que Takoda compte beaucoup pour vous. Mais il faut voir la vérité en face. Takoda est mort. Il est mort mais Meika ne l'oubliera pas ! Elle...ne l'a pas trahit. Il est toujours dans son cœur. »

Isha maintenait le silence.

« J'ai vécut la même chose que Meika. Mon cousin est mort en me sauvant la vie. Il s'est pris deux balles à ma place. Il n'est plus là. Il me manque. Rien ni personne ne pourra le remplacer mais...il est toujours dans mon cœur. Je ne l'oublie pas. He bien c'est pareil pour Takoda, ce valeureux guerrier. »

Isha poussa un soupire.

« J'aime ta sœur. Il faut...que tu t'y fasse. Je ne suis pas un monstre. Je ne suis pas un criminel ! Pourquoi tu as peur ? Je ne vais pas lui faire de mal. Si c'était Ty, je suis sur que tu l'aurais accepté, alors que c'était un briseur de cœur et un coureurs de jupons. Je ne suis pas comme ça. Alors pourquoi tu ne m'accepte pas ? Nous sommes frères de sang ! »

Isha fit volte-face.

- Non, tu n'es qu'un traître à ton sang ! lança-t-il, tu lui as déjà fait du mal et tu le sais ! Non, je ne parle pas de ce jour au mariage, bien que ça, c'est déjà lourd. Mais ce que tu lui as fait à Wynwood. Ouais, je suis au courant. Meika ne me cache rien. Je sais que tu as fait. Ca t'as amusé de la ridiculiser ? De la renier, de jouer les Visages-Pâles ?! L'aimais-tu vraiment à ce moment là pour avoir oser faire ça ? J'en doute. Sinon tu ne l'aurais pas fait. Takoda ne l'aurait jamais fait. Face à un train, il a choisit la mort. Toi, face à...cette vermine infâme, tu as choisit leur rang. On voit bien tes priorités vis-à-vis de ton soit-disant amour pour ma soeur à ce moment là. Quelle indécence.

« Je sais ce que tu va me dire. Tu va dire comme mes frères que je suis un Sioux Blanc à l'intérieur et Rouge à l'extérieur...Mais c'est fini. J'ai changé depuis l'été.
Je ne suis pas le p'tit gamin naïf à qui on raconte des salades et qui gobe tout! »


- Humpf ! C'est bien facile de dire ça. Ma soeur à souffert une fois. Je n'ai pas envie de prendre le risque d'une seconde blessure. Tu devrais savoir toi même à quel point c'est difficile à guérir.

Lorsque Paytah posa sa main sur l'épaule d'Isha, ce dernier baissa son regard sur celle-ci avant de regarder à nouveau Paytah.

« Isha, s'il te plaît retourne chez toi ! Ne deviens pas plus têtu et orgueilleux que tu l'es ! »

- Je n'ai pas envie de rentrer.

Il fixait Paytah de ses yeux noirs tandis que ce dernier retira sa main.

« Je ne veux pas qu'on soit ennemis toi et moi. Je veux être ton ami. Je veux qu'on fasse la paix. Je ne suis pas ton ennemi. »

Isha détourna son regard du jeune Sioux. Le vent d'hiver agitait sa crinière d'ébène autant qu'il ébouriffait celle de Paytah. Le frère avait les yeux plissés face à la brise gelée pour s'épargner le froid dans ses prunelles sombres. Il demeura silencieux, et pensif, mais toujours les sourcils froncés. Au bout d'un moment, il lança :

- C'est pour ça que t'es venu me chercher ?
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MessageSujet: Re: If all we are is just a moment, Don't forget me cause I won't and I can't help myself. I think about you. Ooh, ooh. I think about you.♥ Meika & Pay   Mar 16 Déc - 23:48



Pay & Meika
If all we are is just a moment, Don't forget me cause I won't and I can't help myself.  I think about you. Ooh, ooh. I think about you.♥

L
Il faisait nuit noire. Je ne voyais rien. J'allumais l'application « lampe de torche » sur mon portable, puis je me mis à crier le nom d'Isha en cherchant ce dernier partout.

Bien avant, lorsque Mr Cloud et moi parlions, la discussion devenait de plus en plus triste. Mais Chayton me dit que je n'avais pas à m'inquiéter de ce que disaient mes frères puisque c'était de la pure jalousie. Il fallait être fort, me dit-il lorsque je lui dis que ce n'était pas de ma faute si des phénomènes sur la faim me touchaient. Je baissais le regard. Je n'avais pas été très fort. C'est Yepa, Matoskah, Ehawee et Li Na qui m'avaient aidé pour que je retrouve ma faim comme il le fallait. Je me rappelle encore du plateau ''mange-moi immédiatement'' et des clous sur les placards de nourriture avec le panneau ''N'y pense même pas !''.
J'expliquais ensuite que mon père me frappait parce qu'il avait une mauvaise colère. Mr Cloud me répondit que ce n'était pas une raison. Je baissais les yeux. Il avait raison, Mr Cloud !
Je dis que mon père n'écouterais pas. Puis, je demandais comment ne pas hair mes parents.
Chayton me dit qu'il fallait pas que je change. Il fallait que je montre à mon père surtout que ce qu'il faisait n'était pas bon. Peut-être que je devais lui chanter Suffocating ? Les enfants pouvaient apprendre à leur parents. Le Sioux me dit pour finir : « Tu es un individu à part après tout. ».
Je lui fis un sourire, dévoilant mes dents blanches, même celle qui a un petit défaut -juste avant mes gencives-et aussi celle qui est pointue sur les côtés-et c'est la seule de pointue-.
Les mots de Chayton me donnaient du courage et me consolaient.
Je lui demandais ensuite de parler à mon père. L'Amérindien hocha la tête, en signe de compréhension.
Nous rentrâmes dans la maison.

Après les deux chansons, Meika s'approcha de moi et me fis une déclaration. Une très belle déclaration.
Je ne m'y attendais pas du tout. Ce fût pourquoi mes yeux bridés devinrent ronds comme des soucoupes et que mes lèvres s'entrouvrirent. Je ne lâchais pas ma guitare à ce moment là parce que je la tenais fermement. Je la serrais comme si ma vie en dépendait. Meika me fit me pencher.
A ce moment, je me laissais faire, ne me posant aucune question. Je fermais les yeux.
Meika m'embrassa doucement. Je l'embrassais aussi. J'avais de l'électricité dans tout le corps, mon cœur explosait. Je fis tomber ma guitare sous l'effet de la surprise mais aussi parce qu'il fallait bien que je libère mes mains. (HRP : :roll:) Meika pouffa de rire. C'est vrai que ce n'était pas très romantique, surtout que la guitare est tombée par terre côté cordes et que ça a fait un bruit horrible de métal.
J'enlaçais Mei et l'embrassai de tout mon cœur. J'avais toujours eu envie de l'embrasser.
Et maintenant, cela se réalisait.
Ses lèvres étaient un délice. J'étais comme sur un nuage.
Nous nous serrions dans les bras l'un de l'autre. Meika m'embrassais avec amour. Je me sentais fondre. Je la contemplais un instant puis me penchais pour l'embrasser. Cette fois-ci, je ne l'embrassais pas simplement comme j'en avais la grande habitude. J'happais ses lèvres avec fougue, envoûté. C'était tellement agréable. Je lui caressais les cheveux doucement. Mon cœur était à elle et le sien était à moi. J'étais tellement heureux !
Je l'embrassais longtemps, puis je terminais mon baiser par un baiser simple et doux.
Je la ramenais contre moi et je la serrais dans mes bras, lui faisant un câlin.
J'étais si heureux, que des larmes coulèrent sur mes joues alors que je souriais de toutes mes dents.
Meika le remarqua, alors elle essuya mes larmes avec un sourire malicieux. Je fis un petit rire, puis je la pris de nouveau dans mes bras.
Je remarquais alors l'absence d'Isha.

Je me détachais délicatement de Mei, lui dis ce que j'allais faire, lui promis de revenir et quittais la maison bleue.
C'est ainsi que je me retrouvais dans un endroit inconnu à chercher Isha. J'allais partout, criant son nom. Je descendis dans le centre ville et restais un moment à parler aux voyous du quartiers. Je leur demandais si ils n'avaient pas vu Isha. Ils me répondirent négativement. Je finis par rester un peu auprès d'eux.

***
« 5000$ ? Tu te moque de moi ? Ça vaut plus que 5000 $ ! »
«Ah bon ? »
« Ouep ! »
« 5000 balles mec, tu veux que je te donne 5000 balles ?!! »
« Et alors...C'est un cadeau exceptionnel... »
Un groupe de jeunes alcoolisés débarqua près de nous.
« Bon les gars, j'y vais. Je dois faire un truc. Mais je reviendrais !! »
Je me mis à courir, direction...l'inconnu.

***
J'avais fini par visiter Pine Ridge dans le noir, de fond en comble. Je ne trouvais pas Isha.
J'arrivais près d'une voie ferrée et j'apperçus un petit lapin détaler.
Je m'assis sur les rails. J'espérais seulement qu'il n'y avait aucun trains en circulation, sinon, ce serait ballot !
En parlant de ça...
Je me demandais comment Meika avait-elle fait son choix aussi vite. Elle aimait Takoda. Je le savais.
Mais maintenant...elle m'aimait moi. Son cœur brisé m'avait choisit. Mais peut-être qu'elle regrettais...Peut-être qu'elle avait trahi son bien-aimé. Je me mis de nouveau à douter.
J'avais peur. Peur de la perdre.
Je me mis à jouer avec mes mains. Le vent se leva et mes cheveux volèrent sur mon visage.
J'aimais Meika.
Je me mis à mordre mon ongle de mon index.
Je ne voulais pas la perdre. Peut-être qu'elle avait compris qu'elle n'allait pas oublier Takoda en le ''remplaçant'' et qu'il serait toujours dans son cœur. J'espérais. Il lui avait sauvé la vie par amour...sur des rails...
Je regardais les rails. Et si j'étais sur les lieux du crime ? Enfin...de l'accident ?
Je me levais d'un bond, frissonnant d'effroi.
Je me mis à marcher le long des rails. J'avais froid, mais, je ne le ressentais pas vraiment. Je sentais les pierres sous mes mocassins.
Meika devait m'aimer. Mais quelqu'un n'était pas content de ce choix. Ce quelqu'un avait fugué. Je ne le trouvais pas et j'en avais assez de le chercher !
J'espérais que rien ne lui était arrivé !

Je remontais sur la petite côte herbeuse puis repris mes recherches. Je retournais auprès de la maison bleue et remarquais que je n'avais pas emprunté un chemin. Je le suivis et cherchais des yeux Isha.
Je traversais un pré et repérais un abris en bois. Je l'observais. Il semblait abandonné, alors je poursuivis ma route. Mes pieds me faisaient mal. Vivre à la ville m'avait fait perdre mon endurance.
Je grimpais sur une colline et observais les environs.
Je touchais mon collier ras le cou en regardant autour de moi si Isha était là. Soudain j'apperçus un cheval et un homme. J'allais lui demander où était Isha.
Je dévalais la colline, traversais le pré puis m'approchait de la personne qui était avec un cheval.
Plus je m'approchais, plus je me disais qu'elle ne m'était pas inconnue.
Je marchais sur la pointe des pieds. J'étais derrière la personne.
Je m'avançais doucement derrière lui, baissais la tête, la relevais puis posais ma main sur son épaule.
« Tu es en colère, pas vrai ? »
Je baissais le regard. Je savais qu'il l'était.
« J'aimerais juste... » Je fis un geste de la main. « ...comprendre pourquoi tu me hais à ce point. Je ne t'ai rien fais ! Tu me déteste pourquoi ? Parce que j'ai les oreilles percées ? Parce que je suis plus proche des visages pâles que des miens ? Est-ce que tu sais au moins pourquoi je m'éloigne de ma réserve ? Tu juges sans chercher à comprendre ! Tu me déteste parce que je suis Catholique ? Tu ne sais pas pourquoi je suis devenu Chrétien. Je suis devenu Chrétien pour supporter la mort de Ty et aussi...pour pouvoir porter des crucifix. Je ne vais même plus à l'église. Je ne lis plus la Bible depuis des mois et je ne prie que lorsqu'il m'arrive un malheur ou que j'ai besoin que quelque chose se réalise. Et encore !»
C'était vrai. J'étais Catholique à même pas la moitié. J'étais presque devenu non catholique.
Je n'avais plus trop besoin de la religion des Blancs. Je n'avais jamais cessé de croire à Waka Tanka.
Comme j'aimais beaucoup les crucifix, j'en profitais. Mais depuis quelques temps, je n'en m'étais plus vraiment. J'en avais mis pour la Laponie. Mais je préférais ces temps-ci rester sans aucun bijou, ou alors porter des bijoux de mon peuple.
Je fis une pause puis repris : « Isha...Je sais que...que ce n'est pas facile pour toi de laisser ta sœur parce que tu la protège. J'ai une sœur protectrice aussi. Je sais aussi que...que tu es attaché aux coutumes et que Takoda compte beaucoup pour vous. Mais il faut voir la vérité en face. Takoda est mort. Il est mort mais Meika ne l'oubliera pas ! Elle...ne l'a pas trahit. Il est toujours dans son cœur. »
Je posais ma main sur ma poitrine. Je poussais un énorme soupir.
« J'ai vécut la même chose que Meika. Mon cousin est mort en me sauvant la vie. Il s'est pris deux balles à ma place. Il n'est plus là. Il me manque. Rien ni personne ne pourra le remplacer mais...il est toujours dans mon cœur. Je ne l'oublie pas. He bien c'est pareil pour Takoda, ce valeureux guerrier. »
J'espérais qu'Isha comprenais ce que je lui disais.
Je repensais aux paroles de Mr Cloud. Isha était comme mes frères : ils ne voulaient pas que j'aime Meika. Ils feraient bien la paire tous les trois ! En plus, Isha est rebelle comme Ehwakahn et Lootah.
« J'aime ta sœur. Il faut...que tu t'y fasse. Je ne suis pas un monstre. Je ne suis pas un criminel ! Pourquoi tu as peur ? Je ne vais pas lui faire de mal. Si c'était Ty, je suis sur que tu l'aurais accepté, alors que c'était un briseur de cœur et un coureurs de jupons. Je ne suis pas comme ça. Alors pourquoi tu ne m'accepte pas ? Nous sommes frères de sang ! »
Je baissais la tête : « Je sais ce que tu va me dire. Tu va dire comme mes frères que je suis un Sioux Blanc à l'intérieur et Rouge à l'extérieur...Mais c'est fini. J'ai changé depuis l'été.
Je ne suis pas le p'tit gamin naïf à qui on raconte des salades et qui gobe tout! 
»
Je parlais à Isha Cloud d'une voix douce mais sérieuse. Je ne souriais pas.
De nouveau, je posais ma main sur l'épaule d'Isha.
« Isha, s'il te plaît retourne chez toi ! Ne deviens pas plus têtu et orgueilleux que tu l'es ! »
Je retirais ma main et regardais Isha avec une énorme tristesse. Je l'aimais bien Isha. Mais lui...non.
« Je ne veux pas qu'on soit ennemis toi et moi. Je veux être ton ami. Je veux qu'on fasse la paix. » Je serrais mes mains, signe de paix en Amérindien. «  Je ne suis pas ton ennemi. »
Je lui fis un sourire puis lui fis le signe de l'amitié en Sioux, levant mon index et mon majeur serrés l'un contre l'autre, mes cheveux volants dans le vent glacé.



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MessageSujet: Re: If all we are is just a moment, Don't forget me cause I won't and I can't help myself. I think about you. Ooh, ooh. I think about you.♥ Meika & Pay   Mar 16 Déc - 2:13

Chayton tira une nouvelle fois sur sa pipe. C'était une vieille pipe mais il l'aimait beaucoup. Même avec la nouvelle de Paytah, il continuera d'utiliser celle-là. Le Sioux écoutait d'une oreille attentive les confessions de l'adolescents.

« C'est vrai. Je sais mais...J'aurais aimé qu'ils m'aiment comme je suis. Je n'ai rien contre eux. Ils sont jaloux. Ehawee a reconnu l'avoir été. Lootah et Ehwakahn doivent être si orgueilleux qu'ils ne le reconnaissent pas. »

- Dans ce cas, tu n'as pas à t'en faire de leur propos. Tu ne peux tout de même pas fondé ton existence à partir de personnes qui t'envie.

« Je ne le fais pas expres, ça viens tout seul. »

- Justement, c'est pour cela qu'il faut être fort.

Paytah avouait à l'homme qu'il se faisait battre par son père pour un oui ou pour un non. Chayton ne comprenait pas ce comportement. Même quand Paytah disait que c'était seulement parce qu'il n'arrivait pas à maîtriser sa colère, Chayton répliqua avec une certaine froideur :

- Ce n'est pas une excuse.

Il proposa ensuite au jeune homme de s'entretenir avec son paternel. A quoi cela pouvait-il bien servir ? Chayton lui même ne le savait pas. Il avait pour habitude de laisser les jeunes se débrouiller avec leurs problèmes mais il savait repérer un problème difficile à résoudre par eux-même et ce n'était que dans ces cas là qu'il se permettait d'intervenir. Seulement, Paytah réagit comme s'il avait peur :

« Non, non, non. Il n'écoutera pas de toutes façons... »

Paytah versa des larmes auxquelles le lakota demeurait impassible et continuait de répondre à ses paroles.

« Mais si les parents sont nuls ou méchants ? Que peut-on faire ? »

- Continuer à être soi-même, c'est ce qui compte. Et également, le faire comprendre. On dit souvent que les parents doivent apprendre des choses à leurs enfants, mais l'inverse est très important aussi. Tu es un individu à part après tout.

Chayton entreprit par la suite de raconter comment les choses s'étaient passé avec ses propres parents. Un désastre pour ainsi dire. Mais cela ne les avait pas empêcher de s'unir et de donner la vie à l'homme que Paytah avait en face de lui.


« Merci, merci beaucoup. » finit par murmurer le Sioux, Je vous en prie...Parlez à mon père. Faites le pour moi. ».

Chayton hocha la tête, un sourire aux lèvres, comme disposant d'une certaine satisfaction à cet élan de confiance. Il proposa ensuite de rentrer à l'intérieur. Yepa était en train de raconter des choses que les vieilles personnes ne comprenaient pas du tout, mais qui se contentaient de lui sourire et d'approuver ses paroles avec gentillesse. Il y eut deux chansons d'affiler pour Meika. La deuxième l'avait maintenu dans l'élan. Elle se dévoila au lakota sous le regard de tout le monde. Mais la jeune fille n'était pas timide, ni craintive. Cela ne la dérangeait pas plus que ça. Quand Paytah fit tomber sa guitare, elle eut même un petit rire devant la réaction du jeune homme. Elle savait qu'il attendait ce moment avec impatience et était heureuse de pouvoir enfin le satisfaire. Dans un élan d'amour, elle échangea un baiser tendre avec lui. Meika et Paytah s'entourèrent de leur bras. Une étreinte, puis un nouveau baiser. Il y eut des commentaires inaudibles à l'attention des jeunes gens. Meika leva son regard vers Paytah qui avait verser des larmes. Quel gros sensible ! Elle sourit d'amusement. Meika n'avait pas un coeur de pierre, mais elle n'était pas aussi sensible que le jeune homme. Elle essuya ses larmes, le regard malicieux. Il y eut une nouvelle étreinte, Meika croisa le regard de son père satisfait et sa mère, qui se trouvait en cuisine, lui lança une lueur taquine et ravie, heureuse comme si elle était à sa place. Quoi qu'elle avait déjà été à sa place un jour ! Paytah se détacha doucement de la jeune fille. Son regard était posé ailleurs. Aussitôt, Meika pivota la tête et se rendit compte que son frère n'était plus là. Elle ne l'avait même pas remarquer quitter les lieux.

« Je reviens...Je vais..Chercher ton frère. »

Paytah s'éloigna et disparu derrière la porte après un dernier regard sur Meika qui avait perdu le sourire. Elle se tourna vers son père. Ce dernier resta silencieux, mais à nouveau, tout deux communiquaient par le regard. Meika sentit une once de culpabilité en elle, soudainement. Avait-elle trahi Takoda ? Un homme qui était mort pour lui sauver la vie ? Qu'elle avait toujours aimé. D'un coup, il n'avait plus la même place dans son coeur. Un sentiment de tristesse envahi le coeur de la jeune fille. Elle tourna ses iris rougit par les lumières de la maison vers le ciel étoilé qui se voyait depuis la fenêtre. "Qu'il me pardonne..." songea-t-elle.



***



Il faisait nuit. La nuit tombait très vite en hiver. Il faisait froid, mais le jeune lakota n'avait pas froid. Il pensait à bien d'autre chose pour se soucier de la température nocturne. Il longeait d'un pas rapide et furieux, la vieille route aux abords herbeux. Il n'y avait pas de lampadaire dans cette zone du quartier, bien trop éloigné des routes plus importantes de la réserve. Dehors, il y avait quelques personnes qui traînaient, discutant, vêtu de chaudes doudounes pour contrer le froid. Des silhouettes de chiens errants se baladaient entre elles. Le ciel était dégagé. Il était magnifique. On y voyait les étoiles et au loin, loin des lumières de la réserve et de la pollution, les reflets de la voie lactée. Il y avait un silence qui régnait, mais qui n'était pas angoissant comme ceux qu'on pouvait rencontrer quand on se perdait dans des ruelles des grandes villes à minuit. Ici, on sentait encore le vent dans les hautes herbes des plaines qui entouraient la réserve. Isha s'éloignait des habitations vers l'océan d'ombre qu'était la plaine. Au loin, des vagues noires repéraient les collines à l'horizon. Il arriva à la clôture des chevaux où il siffla avant de passer sous les poutres de bois. Une jument pie bai arriva à sa rencontre. Elle agita la tête avec fougue. Isha passa sa main sur son encolure puis reprit la marche vers les profondeurs du pré, parmi les autres chevaux de la réserve. Il y avait le cheval de Meika qui le salua également en allant à sa rencontre. La jument d'Isha le suivait docilement, quoi que faisant de temps en temps des petits trots, comme si elle ne pouvait se retenir de se défouler. Au centre du pré se trouvait un abri en bois qui recueillait des montagnes de foin. Devant cet abri, une silhouette allongée dans l'herbe, se redressa soudain.

>Traduit du lakota<


- Isha ? C'est toi ? Tu as l'air contrarié mon frère.

- Je le suis, répliqua le Sioux en rejoignant son camarade.

Il s'assit dans l'herbe froide de la nuit, à côté d'Akacheta, "celui qui vivait parmi les chevaux". Le meilleur ami d'enfance de Meika. Il dévisagea le jeune Sioux.

- C'est Meika ? demanda t-il.

Isha hocha la tête.

- Elle s'est remise avec quelqu'un d'autre.

- Là, ce soir ? Serait-ce celui dont tu m'as parlé ?

- J'arrive pas à croire qu'elle ai fait ça.

- C'est son choix à elle.

- C'est sa faute à lui ! S'il n'arrêtait pas de lui tourner autour. Que pense-t-elle de Takoda à présent ? Rien, plus rien ! Il ne compte plus pour elle. Elle se fait influencer par les Blancs au point de délaisser son bien aimé.

- Ta soeur est bien plus forte que ça. Elle n'abandonnera jamais ce qu'elle est. Si elle peut trouver le bonheur, tu devrais en être ravi.

- Je ne suis pas ravi du tout ! Ce mec est un chrétien ! Il vénère les Blancs ! C'est un Blanc ! A l'intérieur !

Isha poussa un soupire.

- Elle a souffert une fois, ça suffit. ca a failli la perdre. Je sais que toi non plus, tu n'as pas envie que ça recommence.

Il y eut un silence.

- Tu es sûr que ce n'est que pour ça ? demanda Akacheta.

- Qu'est-ce que tu insinues ?

- N'as-tu pas peur plutôt qu'il découvre le secret de Meika ? Le tien ? Le mien ? Celui que Takoda défendait ?

- Meika n'est pas stupide ! Elle ne lui dévoilerait jamais un truc pareil ! Il manquerait plus que ça, qu'elle se retrouve derrière les barreaux. Même les parents ne sont pas au courant.

- Il ne vaut mieux pas.

Il y eut un nouveau silence, accompagné d'une brise gelée. La garçon aux chevaux frissonna :

- Il fait vraiment pas chaud ce soir ! Tu devrais rentrer.

Isha se leva.

- Je n'ai pas envie de rentrer. Si j'y retourne, je sens qu'il va y avoir un meurtre. A croire qu'il le fait exprès, je l'avais pourtant prévenu de garder ses distances !

L'autre garçon s'allongea dans le foin, une main derrière la tête :

- Crois-moi, s'il s'avise de faire du mal à Meika, je te devancerais pour l'égorger.

- Et tu te crois malin en plus.

Isha s'éloigna de l'abri de bois, retournant vers les clôtures. Soudain, il sentit un souffle chaud dans sa nuque. C'était sa monture qui venait de le rejoindre. Le jeune homme l'observa puis s'adossa à la barrière. L'animal abaissa ses naseaux vers lui qui posa une main sur son chanfrein.


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MessageSujet: Re: If all we are is just a moment, Don't forget me cause I won't and I can't help myself. I think about you. Ooh, ooh. I think about you.♥ Meika & Pay   Mar 16 Déc - 0:45



Pay & Meika
If all we are is just a moment, Don't forget me cause I won't and I can't help myself.  I think about you. Ooh, ooh. I think about you.♥

L
aponie, Décembre 2014 ...
« Yepa ! Oh regarde une étoile filante ! »
« Oh oui ! »
« Vite fais un vœu. »
« Je souhaite avoir toutes les barbies du monde et devenir relookeuse plus tard. »
« C'est UN vœu, pas deux ! »
« ... »
« Je souhaite que Meika trouve le bonneur. »
« Quoi ? C'est ça ton vœu ? »
« Je n'avais pas fini ma phrase ! Je souhaite que Meika trouve le bonheur en me donnant son cœur. »
« On verra bien si ça marchera. »
« Je t'en prie étoile filante, exauce mon souhait ! »
« Et voilà où tu en es arrivé ! Parler à des étoiles filantes ! »
« Je pense qu'au lieu de vouloir devenir relookeuse, tu pourrais penser à faire une carrière dans la radio ou la presse people. »

DES JOURS ET DES JOURS, DES SEMAINES ET DES SEMAINES PLUS TARD...

Nous étions Yepa et moi chez les Cloud. Yepa m'avait tant imploré d'aller chez Meika, que j'avais fini par accepter. Nous parlions avec les Cloud. Comme je disais que je détestais ma famille, Mr Cloud me demanda si je ne voulais pas en parler. En parler me ferais du bien. Alors j'acceptais.
Il faisait super froid dehors. Je frissonais un peu. Yepa allait recevoir un sermon sur le chemin du retour. En plus elle m'a mit du fond de teint. Beurk. Elle m'a prit pour une fille ou quoi ?
Chayton avait prit sa pipe. Il profitait de l'occasion pour fûmer tranquille. Il me signala qu'il était toute ouie. Je commençais mon récit. Le père de Meika me dit que les relations entre frères et sœurs étaient difficiles, surtout pour une famille nombreuse. Nous étions cinq frères et soeurs, qui sait six si Maya se révèle être ma jumelle. Elle me ressemble tellement, que je me pose la question.
Je dis : « C'est vrai. Je sais mais...J'aurais aimé qu'ils m'aiment comme je suis. Je n'ai rien contre eux. Ils sont jaloux. Ehawee a reconnu l'avoir été. Lootah et Ehwakahn doivent être si orgueilleux qu'ils ne le reconnaissent pas. »
Je narrais ensuite ma santé changeante. Le grand homme aux longs cheveux d'ébènes me dit que ce n'était pas en me faisant mal que je me ferais aimer des autres. Je lui répondis : « Je ne le fais pas expres, ça viens tout seul. ». Je poussais un énorme soupir. Personne ne pouvait comprendre combien j'aimais Meika, ni l'énorme tristesse que je ressentais parce qu'elle ne m'avait pas encore donné son cœur.
Avant la Laponie, j'ai eu diverses rencontres et discussions avec des personnes qui ont parlés de leur amour perdu. J'ai compris encore mieux ce que ressentais ma pauvre Meika.
Je confiais ensuite la vraie nature de mon père. On le voyait souriant ou racontant des histoires autour du feu, mais ce n'était qu'une façade. Qu'une façade pour cacher ce qu'il était vraiment : un homme violent.
« Tu es battu ? »
J'hochais la tête, yeux tristes, avant de réussir à dire faiblement : « Oui. ».
Je racontais ce que je subissais. Un poids s'en allait. La deuxième partie du poids. La première avait été enlevée par ma chanson et ma cérémonie d'AP.
« C'est inadmissible », s'exclama Mr Cloud. Je gardais le silence, yeux de chien abattu, une expression que je faisais après m'être fait frapper. L'Amérindien me confia qu'il avait voulu aussi que ses enfants aillent étudier à Wynwood. Mais Isha avait fugué pendant un mois, refusant de se soumettre à la décision paternelle. J'écarquillais mes yeux bridés. Isha, ce rebelle ! Meika aussi n'était pas d'accord pour aller dans cette école. Je la comprenais, elle était tant attachée à ses coutumes, à sa tribu, à ses terres. Mais qu'est-ce que je serais devenu sans elle ?
Chayton et moi nous nous demandâmes pourquoi papa me frappait. Je répondis au bout d'un moment, comme si c'était normal : « Il n'arrive pas à maîtriser sa colère ! ».
Je conclus le récit. L'homme sage qui était devant moi me dit : « En effet, je peux le comprendre. Peut-être faudrait-il que je lui parle, à ton père. ».
« Non, non, non., m'empressais-je de dire, ayant peur que cette situation se retourne contre moi, Il n'écoutera pas de toutes façons... »
Je baissais la tête, attristé. Yepa m'avait dit de ne pas pleurer. Mais j'avais pleuré, alors une partie de la poudre du fond de teint s'était enlevé. Elle ne m'avait pas mis beaucoup, juste un petit peu.
«  Je doute qu'être orphelin soit la meilleure solution. C'est mal de souhaiter la mort de ses parents. Et ce n'est pas bien non plus d'être seul. »
Je méditais sur ces quelques mots. Il avait raison. Je demandais : « Mais si les parents sont nuls ou méchants ? Que peut-on faire ? ». Peut-être qu'il devait aller parler à mon père finalement.
Je levais les yeux vers Mr Cloud et l'observais fumer. Je me rappelais de ma première cigarette avec Lance. L'homme super cool s'assit à mes côtés. Cela me rappelait cet été.
Il prit la parole et me raconta une histoire de famille. Ses grands-parents n'arrivaient pas à accepter l'union d'un Blanc et d'une Amérindienne. Cela pouvait se comprendre, étant donné le passé histoique injuste et sanglant qui liait les Blancs avec les Autochtones. Les grands-parents ont du faire avec.
Je regardais Chayton, yeux dans les yeux, buvant ses paroles.
Pay boit les paroles de Chayton:
 
Je me mis à jouer avec mes mains, pensant à ma famille. Si mon père et mes frères ne voulaient pas que j'aime Meika, et si un jour, cela avait le bonheur d'arriver, ils devraient faire avec.
J'hochais la tête en regardant Mr Cloud, avant de lui murmurer : « Merci, merci beaucoup. ».
Je gardais le silence et lançais ensuite : « Je vous en prie...Parlez à mon père. Faites le pour moi. ».
Un vent extrêmement frais voire glacé fit virevolter mes cheveux longs.
Mr Cloud me dit qu'il vallait mieux rentrer à cause de la fraîcheur. J’acquiesçais. Il faisait beaucoup trop froid !

Nous entrâmes à l'intérieur et je fus heureux de trouver de la chaleur.
Yepa racontais aux personnes âgées : « Plus tard, quand j'serais grande, je veux être relookeuse de mode professionnelle. Je ferais le maquillage, la coiffure et le relooking ! ».
Je roulais des yeux en souriant.
Je fis ensuite un concert rien que pour Meika. La deuxième chanson était sur elle.
Je stressais parce que je savais pas si ma chanson était bien. A la fin de ma prestation, il y eut un énorme silence pesant. Je déglutis.
Puis un mouvement se fit : Meika se leva, main posée sur sa poitrine, visiblement émue.
« Paytah...Je sais pas quoi dire...C'était...Magnifique ! »
Je pouffais de rire, puis rougit.
« C'est vrai ? » , demandais-je. Meika avait adoré !!!
Je souris en retour à la Lakota qui m'offrais un beau sourire.
La jeune-fille s'était approchée de moi. Je la regardais, guitare à la main.
Puis ce fût une avalanche de compliments : « Je dois dire que...Venant de toi, j'aurais dû m'y attendre. La musique n'a aucun secret pour toi. » Je souris, un peu embarrassé. Je n'avais jamais montré mon talent aux Cloud, ni autant à Meika. La musique était ma vie. Je pouvais m'exprimer par elle.
« Te rends-tu seulement compte dans quel embarras tu me mets ? »
Quel embarras ? Je ne comprenais pas. Peut-être que les paroles l'avaient touchée ?
Meika pouffa de rire. J'éclatais de rire de mon rire cristallin.
« C'est avec grand plaisir que j'ai fais cette chanson pour toi Mei. ».
Mei. Je l'avais appelé pour la première fois par son nouveau surnom.
La Sioux aux yeux rougeâtres plaça des mèches de cheveux derrière ses oreilles. Elle semblait nerveuse et super joyeuse en même temps.
Nos regards se croisèrent rapidement. Puis, la Sioux baissa le regard.
Je la regardais avec attention, ne la lâchant pas des yeux. Qu'est-ce qui lui prenait ?

Elle releva la tête vers moi, puis posa sa main sur ma joue. Mes yeux bruns étaient plongés dans les siens. La Sioux de mon cœur me dit alors : «  En fait, je crois que la seule chose qui puisse guérir mon coeur...se trouve en toi... ».
J'écarquillais légèrement mes yeux bridés et mes lèvres s'entrouvrirent légèrement, surpris. Une déclaration ! Je serrais le manche de ma guitare. C'était les plus beaux mots d'amour que j'avais entendu de toute ma vie. Mes yeux éteints s'éclairèrent de leurs de vie. Mes yeux se colorèrent de couleurs flamboyants et d'étincelles. Mes yeux étaient remplis d'étoiles. Mon cœur se mit à battre la chamade.
Je voulus dire quelque chose, mais je n'eus pas le temps, car belle Meika glissa sa main derrière ma nuque. Elle me fit pencher en avant vers elle. Mon cœur s'accéléra.
Je fermais mes paupières doucement et je sentis les lèvres de Meika sur les miennes. Le temps s'était arrêté. Je fis tomber ma guitare et j'enlaçais la Nu Zeta. Je partageais son baiser. J'y mettais tout mon cœur. C'était plus beau que dans mes rêves. Je sentais une énorme chaleur m'envahir et si j'allais dehors, je n'aurais pas eu froid. Les lèvres de Meika étaient plus douces que dans mon souvenir.
Ce n'était pas un baiser forcé comme la première fois. Ce n'était pas juste 3 secondes. C'était des milliards de milliers de secondes. C'était magique ! J'étais tellement heureux !
Meika et moi enfin réunis ! Rien ni personne ne pourra nous séparer !
« Aaah, la belle jeunesse ! » lança une des grands-mères.
Je ne vis pas Yepa ouvrir grand ses yeux et sa bouche et poser ses mains sur ses joues. Je l'entendis vaguement crier : « Oooooooooh ! Ça alors ! », puis de dire : « Les amoureux ! ». Elle murmura même : « He ben dis donc ! Meika cachait bien son jeu !». Mais ça, je ne l'entendis pas.
Je pris les mains de Meika et je l'embrassais à mon tour, une seconde fois. Je l'aimais. Énormément.
J'eus du mal à arrêter le baiser, mais je le fis quand même, doucement et tendrement.
Je plongeais mon regard dans celui de Meika, puis lui caressais la joue. Je lui fis un sourire énormément craquant. J'étouffais un petit rire puis je la pris dans mes bras. Je la serrais contre moi en souriant et des larmes de bonheur coulais sur mes joues. C'était l'émotion. J'étais très émotif.
Je levais le regard sur le salon et je ne vis plus Isha.
Je savais qu'il ne voulait pas que sa sœur souffre. Il ne me portait pas non plus dans son cœur.
Mais moi, je ne le haissais pas. Il était mieux que mes frères.
Je serrais doucement les mains de Meika, puis les lachaient doucement.
« Je reviens...Je vais..Chercher ton frère. »
Je ne voulais pas qu'il soit en colère ou triste. Il fallait que je lui parle.
J'embrassais Meika sur la joue puis reculais jusqu'à la porte. Je lui dis de mon regard amoureux que je reviendrais et j'ouvris la porte. Je sortis et me lançais à la recherche d'Isha.

WILDBIRD

 
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MessageSujet: Re: If all we are is just a moment, Don't forget me cause I won't and I can't help myself. I think about you. Ooh, ooh. I think about you.♥ Meika & Pay   Lun 15 Déc - 19:42

« Non je l'avais d »jà. C'est sur celle là que Paytah a trébuché le jour où... »

« Tu peux pas te taire oui ?! ».

Meika eut un petit rire. Pourtant, elle ne chercha pas plus à connaître la fin de l'histoire. Ce genre de scène, elle l'avait mille fois vu le jour où Paytah l'avait invité chez lui. Maintenant, c'était au tour de la jeune fille d'inviter le garçon dans sa famille. Et puis, elle l'avait promis également à Yepa. Devant le look de Paytah, que Meika trouvait à la fois beau mais pas très pratique en hiver, même dans le Dakota, la jeune fille demanda à l'amérindien s'il n'avait pas froid. Evidemment, ce dernier répondit en frissonnant comme s'il était gelé. Ce n'était pas étonnant, surtout quand on approchait des six heures du soir. Enfin, Paytah ne donna pas d'explication à Meika alors celle-ci ne chercha pas à comprendre pourquoi il s'était vêtu comme si la canicule frappait la région. Alors que tout le monde saluait tout le monde, Chayton fut curieux de savoir ce qui n'allait pas chez Paytah. Ce dernier répondit :

« Je veux bien...mais qu'avec vous...et dehors. »

L'homme était intrigué. Pourquoi vouloir le cacher aux autres ? Mais il respectait le choix du Sioux et approuva d'un signe de tête.

« Venez, suivez moi. Je vais vous expliquer. »

L'homme en profita pour prendre sa fidèle pipe, qu'il n'avait droit de fumer qu'à l'extérieur. Pendant ce temps là, la grand-mère paternelle de Meika racontait à Yepa comment quand elle était jeune, ses parents et ceux de son défunt mari ne cessaient de se faire la guerre car leur fille et leur fils voulaient se marier, une lakota et un américain. Chayton mit sa veste et quitta la maison avec Paytah sous le regard intrigué de Meika. Paytah alla s'asseoir sur le banc qui se trouvait sous la devanture mais Chayton resta debout et alluma sa pipe. Au bout d'un moment, l'homme lui dit :

- Je t'écoute.

« Ma famille me déteste. Depuis que je suis petit. Ma mère encore c'est pas la pire. Mes sœurs ça va, elles sont sympas, surtout Matoskah. Ehawee était une fille pas commode mais elle a changé envers moi depuis le mariage de Matoskah. Mais mon frère Lootah qui était sympa est devenu méchant depuis qu'il sait que j'aime Meika. Ehwakahn mon autre frère m'insulte et bien sûr Lootah se joint à lui !
Ils me disent des bêtises et...ils disent aussi des méchancetés sur ma pauvre Meika. Ils disent qu'elle ne sert à rien, qu'elle est moche, qu'elle me brise le cœur. Je leur ai déjà demandé 100 fois d'arrêter, mais ils ne comprennent pas. J'aime Meika. Et elle n'est pas moche. Elle est merveilleuse, magnifique à l'intérieur comme à l'extérieur.


- Tu sais, les relations entre frères ne sont pas toujours positives. Je suppose que c'est encore pire dans une famille nombreuse.

Vous savez...depuis le mariage de ma sœur...J'aime votre fille de plus en plus. Et...il ya quelques semaines, j'ai arrêté de manger,ne ressentant plus la faim. Mais au lieu de me soutenir, mes frères m'ont encore plus rabaissé en me donnant en plus des surnoms ridicules, comme par exemple Skeleton-Man. Mes sœurs me soutenaient, et même si elles m'incitaient à manger, elles n'étaient pas aussi cruelles. Elles étaient super sympas.
Et puis juste après ma perte de poids ...Je suis devenu boulimique. Je me suis mis à manger, manger, manger, manger et manger.Pareil. Mes frères se moquaient de moi.


- Ce n'est pas en te faisant du mal que tu te feras aimé des autres.

Mais le pire...C'est mon père. Papa est super sévère avec nous. Il est très strict e veut qu'on lui obéisse au doigt et à l'oeil. J'ai du le supplier pour que je puisse percer mes oreilles à l'âge de 10 ans. Depuis que j'ai 5 ans, quand je ne lui obéis pas ou que je ne fais pas ce qu'il veut, il me frappe. Au fil du temps, les coups ont augmentés et je ressors souvent ensanglanté. Papa a une énorme colère.

- Tu es battu ?

Quand on ne lui obéit pas, même pour une petite chose, il se met en colère, il explose et voit rouge. Du coup, il frappe. Mes frères et sœurs n'ont pas trop subi. Moi oui. Je suis quelqu'un qui aime être libre. Mon père n'aime pas que je joue de la guitare. Alors quand j'étais gosse, j'étais tout le temps tout seul dans la nature ou près de la rivière de Cheyenne River. C'était là mon endroit secret.J'y passais quelques fois des jours.Je me sentais bien. J'étais pratiquement tout seul tout le temps. Matoskah savait que je me faisais frapper, alors elle se montrait particulièrement proche et protectrice pour moi. Quand Ty a vu que je me faisais tabasser, il a décidé de m'apprendre le Karaté.
Grâce à ça, j'ai pu esquiver des coups, me défendre. Mais quelque fois...Je n'en ai pas la force ! »


- C'est inadmissible, commenta Chayton en tirant sur sa pipe, gardant néanmoins son calme.

Jamais il ne s'était montré violent avec ses enfants. Sévère, certes, dur, parfois, injuste, ça peut arriver, mais jamais violent.

« J'ai créé une chanson l'année dernière qui s'appelle « Suffocating ». Je l'ai faite pour m'en faire une arme. La chanson raconte mon envie de liberté. Si vous voulez...je pourrais la chanter tout à l'heure. Quand papa m'a dit que j'allais étudier à Miami, j'étais content parce que je savais que je serais libre, qu'il ne serait plus là. J'étais aussi fâché parce que Ty était là et à l'époque, je le haissais. Mais je lui ai pardonné.

- Hum...Moi aussi, c'est moi qui ai voulu que Meika aille faire ses études à Wynwood. Elle n'a jamais été d'accord sur cette décision de ma part. En premier lieu, c'était Isha qui aurait dû y aller. Mais quand il l'a apprit, il a refusé et a fugué pendant un mois.

Mon père ne veut pas que je sois DJ. Il veut que je fasse un métier comme Banquier. Il veut que j'ai un métier ''respectable'' qui me rapporte de l'argent. Il ne sait pas ce que je veux. Tous mes frères et sœurs sont partis de la maison à cause de lui. Je le déteste !
En plus...vous savez quoi ? Il y a quelques jours, il est venu avec mes deux frères dans ma villa, propriété privée, et à profité de mon absence pour entrer en infraction chez moi et casser les belles choses que j'ai fabriqués pour Meika et déchirer mes dessins de Meika que j'ai fais pour elle. Ils m'ont demandé de l'oublier. Lootah a coupé le bracelet que m'avait fait Meika. J'ai crié sur mon père, et là, les coups sont tombés. J'ai subi. Je n'ai pas eu la force de me défendre. Je ne sais pas quoi faire avec papa. Pourquoi il me frappe comme ça... ? Moi je ne frappe personne !


- Pourquoi, c'est une bonne question...

On est si différent lui et moi ! Je suis doux...et lui...violent. Il a frappé Ty aussi quand il lui a dit son secret. J’extériorise ma colère par la musique violente. C'est comme ça que je peux m'exprimer.
J'aimerais tellement avoir un autre père ! Il m'empêche de vivre, il m'étouffe. Il ne veux pas que j'aime Meika, il ne veut pas que je fasse de la musique, ni que je devienne DJ. Je le hais ! »


- En effet, je peux le comprendre. Peut-être faudrait-il que je lui parle, à ton père.

« Alors vous comprenez pourquoi je demande à être adopté ? Parfois il vaudrait mieux être orphelin comme Ty ! ».

- Je doute qu'être orphelin soit la meilleure solution. C'est mal de souhaiter la mort de ses parents. Et ce n'est pas bien non plus d'être seul.

Chayton termina sa pipe et alla s'asseoir sur le banc à côté de Paytah.

- Je vais te raconter quelque chose. Mon père était un américain pur souche et ma mère était une lakota. Ils ont dû se battre longtemps pour leur liberté et leur droit de vivre ensemble. Mes grands-parents n'ont jamais pu accepté l'union d'un Blanc et d'une indienne. Ils ont été haït, rejeté, critiqué. Mais ils ont tenu bon. Parce qu'au fond, ils savaient ce qu'ils voulaient vraiment. Et quand tous le monde a enfin comprit que rien ne pourrait changer le cours des choses, ils ont fini par accepter le destin.

Un vent froid fouetta le visage de Paytah et de l'homme, venant des tréfonds de la nuit qui était tombée.

- Il fait frais ce soir, lança l'homme, peut-être devrions-nous rentrer.

Sur ce, il se leva du banc et retourna dans la maison, accompagner de Paytah. Une fois de retour, Paytah raconta un peu comment s'était en Laponie. Les aurores boréales faisaient rêver tout le monde. Ensuite, ce fut le tour des cadeaux. Tout le monde avait droit à quelque chose, voir même beaucoup de chose ! Meika en était embarrassée :

« Ce n'est rien Meika. Je n'ai pas tout dépensé . C'était avec grand plaisir ! J'ai ramené des cadeaux à mes amis du groupe les Siouxx et quelques uns à ma famille aussi. Et puis je ne demande rien en retour! » rassura Paytah.

Par la suite, Paytah chercha une prise pour brancher sa guitare élétrique, mais avant il avait besoin d'une normale d'abord. Malheureusement, il avait oublié la sienne. Lorsqu'il aperçu celle de Chayton, il demanda à l'emprunter. L'homme alla se rasseoir dans son fauteuil en acceptant d'un signe de tête.

« La chanson que je vais interpréter maintenant n'est pas de moi. Elle est de Ross Lynch. Je l'ai entendue le jour ou... je préparais le repas pour Meika quand je l'ai invité à manger chez moi avec Yepa. »

Meika sourit. C'était pour ça qu'il avait la tête ailleurs ce jour là et que Yepa et Meika avaient attendu des heures avant de pouvoir passer à table.

« Je l'ai trouvé vraiment belle et j'ai cherché les paroles, les accords sur internet. Je trouve qu'elle va bien pour...pour moi....et pour Meika aussi . Elle exprime bien ce...ce que je ressens. Cette chanson est pour toi Meika. »

Paytah commença à jouer tandis que Meika l'observait avec un grand sourire. Winona et Chayton échangèrent un regard et un sourire, les grands parents écoutaient la chanson, immobiles dans leur canapé. Isha était le seul que cela ne semblait pas enchanter. Meika sentait une chaleur en elle en écoutant les paroles de Paytah, même si ce n'était pas de lui, elle repérait les points communs. Jouant avec une mèche de ses cheveux qu'elle faisait glisser entre ses doigts, elle détourna un temps le regard. A la fin de la chanson, il y eu des applaudissement, notamment des parents qui trouvaient le Sioux très doué, et bien évidemment de Meika, qui trouvait la chanson superbe.

- Paytah, fit la jeune fille, c'était vraiment magnifique.

Le garçon changea de guitare, prenant celle qui était électrique et la brancha.

« La deuxième chanson s'intitule : « You are the Only One ». Je l'ai écrite pour toi Meika lorsque j'étais en Laponie. J'espère qu'elle te plaira. J'ai par contre...au préalable enregistré la musique avec la batterie. C'est moi qui joue bien sûr. Il y a un violon, mais là ce n'est pas moi. J'ai fais des arrangements musicaux.»

La chanson démarra. Les paroles s'enchaînèrent d'une façon que Meika n'aurait jamais cru. Elle était là, thème d'un chant qui lui était destiné. C'était rare chez elle, mais elle se mit à rougir. Jamais encore elle n'avait été plongé en avant. Les autres chansons étaient différentes, car soit elles étaient d'un autre, soit elle ne la concernait pas particulièrement. Mais ici, c'était autre chose. Meika était la base même de la chanson. L'amérindienne n'en revenait pas. Elle était tellement surprise, elle en avait perdu son sourire. Quelque fois il revenait mais il repartait aussitôt, sous l'emprise de la chanson.

« I love you Meika. Tehichila. ».

Ce fut un silence plutôt stressant qui s'empara des entrailles de la maison. En vérité, derrière Paytah, Chayton et Winona avaient échangé un nouveau sourire. Meika, quand à elle, demeurait sans voix. Elle finit par se lever, la main au coeur, elle sourit au jeune homme.

- Paytah...Je sais pas quoi dire...C'était...Magnifique !

Meika marqua une pause avant de reprendre :

- Je dois dire que...Venant de toi, j'aurais dû m'y attendre. La musique n'a aucun secret pour toi. Te rends-tu seulement compte dans quel embarras tu me mets ?

Elle étouffa un pouffement de rire, ses doigts fins sur sa bouche en croisant le regard malicieux de ses parents derrière l'adolescent, puis tournant son regard vers ses grands-parents. La jeune fille passa une mèche de ses cheveux derrière l'oreille avant de croiser le regard de Paytah. Nouveau silence. On avait l'impression que les deux parties attendaient quelque chose, sans savoir quoi au final. Meika finit par abaisser le regard, pensive, puis releva la tête vers le Sioux et posa sa main sur sa joue :

- En fait, je crois que la seule chose qui puisse guérir mon coeur...se trouve en toi...

Meika glissa sa main derrière la nuque de Paytah pour exercer une douce pression afin de le faire pencher en avant. Elle ferma les yeux et joignit ses lèvres à celle du jeune lakota en silence. Winona afficha un large sourire tandis que Chayton avait des yeux ronds comme des soucoupes. Il ne réagit que lorsque sa femme posa sa main sur son épaule pour lui murmurer à l'oreille :

- Je vais préparer le souper...

Elle s'éloigna dans la cuisine. Isha était resté sous le choc. Il avait un regard assassin en direction de Paytah, il semblait bouillir de colère. Ne l'avait-il pas pourtant prévenu ?? Le lakota s'approcha dangereusement du couple enlacé mais tout à coup, Chayton lui saisit fermement le bras et le fusilla d'un regard noir. Isha défia les prunelles de son père. Au bout d'un moment, il se libéra violemment de sa prise, jeta un dernier regard à Paytah et Meika avant de quitter la maison en trombe. Les grands parents étaient tous attendri devant la scène.

- Aaah, la belle jeunesse ! lança la grand-mère maternelle de Meika qui avait toujours Yepa sur les genoux.
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MessageSujet: Re: If all we are is just a moment, Don't forget me cause I won't and I can't help myself. I think about you. Ooh, ooh. I think about you.♥ Meika & Pay   Lun 15 Déc - 9:16



Pay & Meika
If all we are is just a moment, Don't forget me cause I won't and I can't help myself.  I think about you. Ooh, ooh. I think about you.♥

M
eika demanda si la Barbie était une nouvelle. A cela Yepa secoua la tête. « Non je l'avais d »jà. C'est sur celle là que Paytah a trébuché le jour où... » Je plaquais ma main sur la bouche de ma cousine. Je souris de toute mes dents. Quand Meika nous fit rentrer, je lançais à Yepa en serrant les dents : « Tu peux pas te taire oui ?! ». Meika n'avait pas besoin de connaître toute ma vie !
J'hésitais à rentrer, mais Mei me rassura, me disant que si j'ignorais Hakan, il m'ignorerait aussi. Yepa demanda si elle pouvait caresser l'animal sauvage. Meika lui conseilla le contraire. Yepa fût un peu déçue. Moi je secouais la tête en levant les yeux au ciel.
La Lakota nous fit rentrer .

Elle remarqua mon look et me demanda si je n'avais pas froid. Je lui dis : « Oh que si ! ». Je voulu ajouter que c'était la faute de Yepa, mais cette dernière m'en dissuada du regard. Yepa était une deuxième maman. Elle me faisait la morale, me relookais, me conseillais, m'encourageais, me privait comme un enfant. Les rôles étaient inversés.
A l'intérieur de la maison bleue, après les salutations, j'avouais à Mr Cloud que rien n'allait en ce moment afin de répondre à son ''comment ça va depuis la dernière fois''. Les Coud ne semblaient pas comprendre ce que je voulais dire. Mr Cloud me demanda si je voulais en parler. Je baissais les yeux. Je ne voulais pas que Meika entende ce que j'allais dire, car elle serait extrêmement peinée de savoir les bêtises que disait ma famille sur elle. Je levais timidement les yeux vers Mr Cloud et je lui demandais : « Je veux bien...mais qu'avec vous...et dehors. ». Après avoir dit cela, je demandais si ils voudraient bien m'adopter. Des regards perdus et étonnés me fixèrent. Chayton me dit qu'avant de demander une telle chose il fallait que je comprenne ce qui se passe. Comprendre quoi ? Que mes frères étaient jaloux ? Que mon père ne voulait pas que j'aime Meika ?
Le père de Meika essaya de me faire voir le bon côté des choses, disant que tout le monde avait des problèmes avec sa famille et que les choses iraient mieux. J'arquais un sourcil. J'avais envie de lui dire : « Ah oui ? Comment les choses iraient mieux si on me frappe tout le temps ? Si mon père veut que je fasse ce qu'il veut ? Comment ? ». Mais je restais silencieux. Je finis par baisser mon regard puis je demandais à Mr Cloud : « Venez, suivez moi. Je vais vous expliquer. ».Je lui fis un signe de la main puis me dirigeais dehors dans le froid.

Un vent glacial me saisit, mais je restais impassible. Je cherchais le banc des yeux, puis m'y assis. Je levais mes yeux vers Mr Cloud, puis jouait avec mes mains avant de dire : « Ma famille me déteste. Depuis que je suis petit. Ma mère encore c'est pas la pire. Mes sœurs ça va, elles sont sympas, surtout Matoskah. Ehawee était une fille pas commode mais elle a changé envers moi depuis le mariage de Matoskah. Mais mon frère Lootah qui était sympa est devenu méchant depuis qu'il sait que j'aime Meika. Ehwakahn mon autre frère m'insulte et bien sûr Lootah se joint à lui !
Ils me disent des bêtises et...ils disent aussi des méchancetés sur ma pauvre Meika.  Ils disent qu'elle ne sert à rien, qu'elle est moche, qu'elle me brise le cœur.
(Une larme coula sur ma joue) Je leur ai déjà demandé 100 fois d'arrêter, mais ils ne comprennent pas. J'aime Meika. Et elle n'est pas moche. Elle est merveilleuse, magnifique à l'intérieur comme à l'extérieur.
Vous savez...depuis le mariage de ma sœur...J'aime votre fille de plus en plus. Et...il ya quelques semaines, j'ai arrêté de manger,ne ressentant plus la faim. Mais au lieu de me soutenir, mes frères m'ont encore plus rabaissé en me donnant en plus des surnoms ridicules, comme par exemple Skeleton-Man. Mes sœurs me soutenaient, et même si elles m'incitaient à manger, elles n'étaient pas aussi cruelles. Elles étaient super sympas.
Et puis juste après ma perte de poids ...Je suis devenu boulimique. Je me suis mis à manger, manger, manger, manger et manger.Pareil. Mes frères se moquaient de moi.
(Je soupirais).
Mais le pire...C'est mon père. Papa est super sévère avec nous. Il est très strict e veut qu'on lui obéisse au doigt et à l'oeil. J'ai du le supplier pour que je puisse percer mes oreilles à l'âge de 10 ans. Depuis que j'ai 5 ans, quand je ne lui obéis pas ou que je ne fais pas ce qu'il veut, il me frappe. Au fil du temps, les coups ont augmentés et je ressors souvent ensanglanté. Papa a une énorme colère. Quand on ne lui obéit pas, même pour une petite chose, il se met en colère, il explose et voit rouge. Du coup, il frappe. Mes frères et sœurs n'ont pas trop subi. Moi oui. Je suis quelqu'un qui aime être libre. Mon père n'aime pas que je joue de la guitare. Alors quand j'étais gosse, j'étais tout le temps tout seul dans la nature ou près de la rivière de Cheyenne River. C'était là mon endroit secret.J'y passais quelques fois des jours.Je me sentais bien. J'étais pratiquement tout seul tout le temps. Matoskah savait que je me faisais frapper, alors elle se montrait particulièrement  proche et protectrice pour moi. Quand Ty a vu que je me faisais tabasser, il a décidé de m'apprendre le Karaté.
Grâce à ça, j'ai pu esquiver des coups, me défendre. Mais quelque fois...Je n'en ai pas la force !
 »

Je marquais une pause, les larmes aux yeux. Je soupirais. De mauvais souvenirs ressurgissaient.
« J'ai créé une chanson l'année dernière qui s'appelle « Suffocating ». Je l'ai faite pour m'en faire une arme. La chanson raconte mon envie de liberté. Si vous voulez...je pourrais la chanter tout à l'heure. Quand papa m'a dit que j'allais étudier à Miami, j'étais content parce que je savais que je serais libre, qu'il ne serait plus là.  J'étais aussi fâché parce que Ty était là et à l'époque, je le haissais. Mais je lui ai pardonné.
Mon père ne veut pas que je sois DJ. Il veut que je fasse un métier comme Banquier. Il veut que j'ai un métier ''respectable'' qui me rapporte de l'argent. Il ne sait pas ce que je veux. Tous mes frères et sœurs sont partis de la maison à cause de lui. Je le déteste !
En plus...vous savez quoi ? Il y a quelques jours, il est venu avec mes deux frères dans ma villa, propriété privée, et à profité de mon absence pour entrer en infraction chez moi et casser les belles choses que j'ai fabriqués pour Meika et déchirer mes dessins de Meika que j'ai fais pour elle. Ils m'ont demandé de l'oublier. Lootah a coupé le bracelet que m'avait fait Meika. J'ai crié sur mon père, et là, les coups sont tombés. J'ai subi. Je n'ai pas eu la force de me défendre. Je ne sais pas quoi faire avec papa. Pourquoi il me frappe comme ça... ? Moi je ne frappe personne !
On est si différent lui et moi ! Je suis doux...et lui...violent. Il a frappé Ty aussi quand il lui a dit son secret. J’extériorise ma colère par la musique violente. C'est comme ça que je peux m'exprimer.
J'aimerais tellement avoir un autre père ! Il m'empêche de vivre, il m'étouffe. Il ne veux pas que j'aime Meika, il ne veut pas que je fasse de la musique, ni que je devienne DJ. Je le hais ! 
»
J'essuyais les larmes de mes joues.
Je relevais mon visage vers Mr Cloud et lui demandais : « Alors vous comprenez pourquoi je demande à être adopté ? Parfois il vaudrait mieux être orphelin comme Ty ! ».

Après cette discussion peu réjouissante, nous rentrâmes dans la maison . Je résumais mon voyage en Laponie. Meika s'enthousiasma, contente que je me sois amusée. Je surenchéris, disant : « C'était très beau là bas. On a vu des aurores boréales, des étoiles filantes...Mais le plus beau c'était les aurores boréales. C'était un spectacle magnifique ! ».
J'offris des cadeaux à chaque Cloud qui furent tous ravis, même Isha ! Mr Cloud aima la pipe que je lui avais offerte et fis même une plaisanterie. Je pouffais de rire. Il était trop drôle. J'avais vu cette pipe dans la vitrine d'un magasin alors je m'étais précipité pour l'acheter. Elle était solide, vernie, bien belle.
Je demandais à Chayton la marque de sa guitare. L'Amérindien me dit qu'elle était unique en son genre. Un modèle unique, fabriqué par un ami. Je fis un sourire et je dis que la guitare était belle.
J'offris les cadeaux à Meika. Elle avait bien sûr, le plus de cadeaux. Isha se moqua d'elle lorsqu'elle avait le bonnet de Noël qui clignotait. Je souris, puis lui offris la boule à neige. Je lui expliquais que mes frères avaient cassés la boule à neige. Meika me dit avec tristesse qu'elle ne comprenait pas mes frères. « Moi non plus, fis-je avant de dire, Ils sont jaloux, c'est tout ! ».
« C'est vraiment beau tout ça Paytah, me dit la belle Lakota,  ça me dérange tellement que tu ai tout dépensé pour nous...Nous, on a rien à t'offrir en retour. »
Je pouffais un rire mignon, puis je dis : « Ce n'est rien Meika. Je n'ai pas tout dépensé . C'était avec grand plaisir ! J'ai ramené des cadeaux à mes amis du groupe les Siouxx et quelques uns à ma famille aussi. Et puis je ne demande rien en retour! »
Chayton lança : « Mais si, mais si, on trouvera bien ! Il ne s'en tirera pas comme ça. ». Je souris, puisje demandais si il y avait une prise. Meika m'en indiqua une. Je la remerciais, puis je posais ma guitare életrique. Je me mis à ronger mes ongles. OUPS. J'avais oublié ma guitare sèche.
« Yepa...j'ai pris ma guitare sèche ? »
« Non...Que l'électrique. »
« Mince alors...comment je peux faire... ? », fis-je en regardant autour de moi. On regard rencntra la guitare de Chayton.
« Je peux vous l'emprunter juste pendant trois minutes et vingt-quatre secondes ? », demandais-je en passant ma main dans mes cheveux.
Chayton m'accorda la permission. Je coinçais des mèches de cheveux derrière mes oreilles, puis, je pris l'instrument. Cette guitare était de bonne qualité.
J'accordais la guitare un instant, puis relevais la tête en faisant bouger mes cheveux. Je pris une énorme inspiration et me plaçais au centre du salon. Je me tournais vers les Cloud et je pris la parole pour expliquer le chant : « La chanson que je vais interpréter maintenant n'est pas de moi. Elle est de Ross Lynch. Je l'ai entendue le jour ou...(je baissais la tête, rougit) je préparais le repas pour Meika quand je l'ai invité à manger chez moi avec Yepa. »
Yepa se redressa en entendant son nom.
« Je l'ai trouvé vraiment belle et j'ai cherché les paroles, les accords sur internet. Je trouve qu'elle va bien pour...pour moi....et pour Meika aussi . Elle exprime bien ce...ce que je ressens.»
Je me tournais vers Meika, puis lui dit : « Cette chanson est pour toi Meika. »

Je fis l'intro à la guitare. La mélodie était douce. Je m'appliquais, regardant les cordes et le mouvement de mes doigts. Je relevais la tête et je commençais à chanter de ma voix douce :
« Last summer we met
We started as friends
I can't tell you how it all happened
 »
Je fis un sourire, car c'était vrai. Meika et moi nous nous sommes rencontrés pendant l'été et nous avons commencés par être amis.
« Then autumn it came
We were never the same
(je baissais la tête sur mes doigts)
Those nights everything felt like magic
And I wonder if you miss me too
If you don't here's the one thing
That I wish you knew 
»
Je fermais mes yeux en l'espace d'une seconde puis je relevais la tête et chantais : « I think about you
Every morning when I open my eyes
(J'ouvris mes yeux et regardais Meika)
I think about you every evening when I turn out the lights.
I think about you every moment, every day of my life.
(Je souris)
You're on my mind all the time. It's true.
I think about you, you you, you you
I think about you, you you, you you
 »
Je pris un visage sérieux, me concentrant sur les accords. Fallait pas que je me râte quand même, ce serait ballot !
« Would you know what to say
If I saw you today?
Would you let it all crumble to pieces?
'Cause I know that I should
Forget you if I could. 
»
Je secouais la tête en disant : « I can't yet for so many reasons. ».
Je repris avec entrain : « I think about you every morning when I open my eyes
I think about you every evening when I turn out the lights
I think about you every moment, every day of my life
You're on my mind all the time. It's true

I think about you, you you, you you.
I think about you, you you, you you. 
»
Je souris, puis grattais ma guitare en souriant, chantant : « How long 'til I stop pretending
What we have is never ending.
Oh, oh, oh.
 »
Je m'avançais d'un pas en continuant : « 
If all we are is just a moment,
Don't forget me cause I won't and
I can't help myself. 
»
J'arrêtais de jouer de la guitare, puis je m'avançais vers Meika et je chantais doucement :
« I think about you. Ooh, ooh.
I think about you.
(Je la regardais, yeux plongés dans ses yeux rougeatres, la désignant de la main) Ooh. »
Puis je me mis à jouer de la guitare -la mélodie avait plus de rythme- en chantant tout en secouant la tête, en souriant et en reculant : « I think about you every morning when I open my eyes.
I think about you every evening when I turn out the lights.
I think about you every moment, every day of my life.
You're on my mind all the time. It's true.
 »
J'hochais la tête puis je chantais les dernières paroles :
« I think about you, you, you, you, you.
I think about you, you, you, you, you.
 »

Je fis les derniers accords doucement, regardant mes doigts courir sur les cordes , visage sérieux, puis je relevais la tête et je fis un sourire super fin et large.
Je rangeais la guitare à sa place.
J'attrapais ma guitare électrique, puis je la branchais.
Je stressais encore plus, d'autant plus que c'était la chanson que j'avais composé pour Meika en Laponie.
« La deuxième chanson s'intitule : « You are the Only One ». Je l'ai écrite pour toi Meika lorsque j'étais en Laponie. J'espère qu'elle te plaira. J'ai par contre...au préalable enregistré la musique avec la batterie. C'est moi qui joue bien sûr. Il y a un violon, mais là ce n'est pas moi. J'ai fais des arrangements musicaux.», dis-je avant de prendre mon Iphone 5 et de lancer la musique à la batterie.
Au début, la batterie ne jouait pas.
Je ne jouais pas non plus de la guitare.
Je chantais donc en acapella :
« Black hair in the wind,
Her eyes are red like blood
She walks in the woods
She's a Lakota
Her name is Meika
She is a Nu Zeta
And I am an Alpha.

She is a treasure
Yes, I'm sure
She is the most beautiful girl on earth,
the sweetest, most caring
And I would say
 »
Je me mis à jouer de la guitare et chantais avec puissance :
« You're the only one, one,  one,  
one of my life
You're the only one, one,  one,  
one of my life
I love you
It is true
I think about you all the time
I want you to be mine
Makes my dreams come true
And I would be ...
The happiest of kings.
 »

La batterie entra dans la musique et je continuais :
« She told me to wait
Being patient
I promised her
The time is long
But I don't care
I would wait
All my life
I want to be
 
(La musique devint plus rythmée) The one who console her,
The One who protects her,
The one who makes her smile
I have no need to despair,
I know one day
I will have her. 

(Bruit de cymbale)
You're the only one, one,  one,  
one of my life
You're the only one, one,  one,  
one of my life
I love you
It is true
I think about you all the time
I want you to be mine
Makes my dreams come true
And I would be ...
The happiest of kings.
 
(Bruit de cymbale et de batterie)»
Il y eut un silence et une musique de fond bien basse avec du violon. J'avais fais ce fondu moi même. Je chantais sans jouer d'aucun instrument : « Meika, you have my heart,
I will never leave you
You're the only one that matters to me
The one who makes me happy
I can not explain
What I feel
I think about you all the time
At every moment
(la batterie revînt , imitant le bruit d'un battement d'un cœur)
Nothing could express my love for you
When I'm with you, I feel melt
My eyes catch fire

(Je me remis à jouer de la guitare électrique)
And my heart explodes
I dream that one day
You're my darling
And I never cease to say
 »
Il y eut un silence.
Puis je me mis à chanter en criant (c'était dans le style) avec comme thème la guitare, la batterie et le fond du violon :
« You're the only oooone,
(one,  one,  one of my life)*
You're the only oooone (Je levais mon bras en l'air)
( one,  one,  one of my life)  (Je baissais mon bras et repris la guitare)
You're the only oooone, one,  one,  one of my life
You're the only oooone
(one-one,  of my life)
You are the only oooone
Yeah, yeah, yeah
You're the only oooone, one,  one,  one of my life
You're the only oooone
YOU ARE THE ONLY, YOU ARE THE ONLY**
ooooooooooooooooooooooooooooooooooh
THE ONLY ONE
The one, you're the one of my life. 
»
Je stoppais la guitare. Puis par dessus les « You're the only one, the one, the only one of my life » qui étaient répétés en boucle, je chantais en serrant mes paupières : «YOU ARE THE ONLY, YOU ARE THE ONLY
oooooooooh
THE ONLY ONE
THE ONLY ONE
I looooooooove You
It is true
I think about you all the time yeaaaah
I want you to be mine
. »
Je rouvris mes yeux de Chinois.
Puis je m'avançais vers Meika en rejouant de la guitare en disant d'une voix douce et calme : « Makes my dreams come true
And I'll be your king 
»
Il y eut ma voix qui disait par dessus : « You are the only Oooone ! ».
J'hochais ma tête au rythme de la musique, puis je repris :
« YOU AAAAAARE
the one, the only one
(You are the only oooone!)
one (You are the only oooone!)
one (You are the only oooone!)
one
one
one
ooooone
(You are the only oooone!)
The only
The only
(You are the only oooone!)
The only
(You are the only oooone!)
The only ooooone
(You are the only oooone!)
The only one, the one of my life.
(You are the only oooone!
You are the only oooone!
You are the only oooone!) 
You are the only one.
»
La batterie se tût. Je fis une interlude à la guitare électrique, puis je soufflais :
« The  only one. »
Il y eut un petit bruit de violon qui se termina en fondu.
Je dis ensuite : « I love you Meika. Tehichila. ».
Puis je reculais et fis un salut au public.
Je relevais la tête vers Meika, puis fis un petit sourire cripsé.
Je savais pas ce que ça avait donné. En tout cas, les Cloud devaient êtres étonnés, voire choqués, surtout Isha ! Yepa me regardait avec les yeux ronds, bouche-bée.
J'attendis le verdict de tout le monde, surtout celui de Meika, en serrant le manche de ma guitare, stressé. Je plongeais mon regard brun dans celui de la Sioux Lakota, attendant patiemment son avis.

Indications :
(*Les paroles entres parenthèses ici sont chantés par Pay avec un effet qui fait comme si c'est crié dans un endroit lointain et sont pré-enregistrés par dessus la batterie.)
** Les paroles en Majuscules sont celles ou Pay crie vraiment très fort.

Les paroles de la chanson de Pay en Français :
Intro :
Cheveux noir dans le vent,
Ses yeux sont rouges comme le sang
Elle marche dans les bois
Elle est Lakota
Son nom est Meika
Elle est Nu Zeta
Et moi un Alpha.


Elle est un trésor
Oui, j'en suis sûr
Elle est la plus belle fille sur terre,
la plus douce, la plus attentionnée
Et j'aimerais lui dire

Refrain 1 : Qu'elle est la seule, la seule, la seule, la seule
La seule de ma vie (x2)
Je t'aime
C'est vrai
Je pense à toi tout le temps
Je veux que tu sois à moi
Fais en sorte que mes rêves se réalisent
Et je serais...
le plus heureux des  rois.

Elle m'a dit d'attendre
Je le lui ai promis
Le temps est long
Mais je m'en fiche
Je l'attendrais
Toute ma vie
Je veux être
Celui qui la console,
Celui qui la protège,
Celui qui la fait sourire
Je n'ai pas besoin de désespérer,
Je sais qu'un jour je l'aurais.

Refrain : Tu es la seule la seule, la seule, la seule, la seule
La seule de ma vie (x2)
Je t'aime
C'est vrai
Je pense à toi tout le temps
Je veux que tu sois à moi
Fais en sorte que mes rêves se réalisent
Et je serais
le plus heureux des rois

Meika, tu as mon cœur,
je ne te laisserais jamais
Tu es la seule qui compte à mes yeux
La seule qui me rend heureux
Je ne peux pas expliquer
Ce que je ressens
Je pense à toi tout le temps
A chaque moment
Rien ne pourrais exprimer mon amour pour toi
Quand je suis avec toi, je me sens fondre
Mes yeux s'enflamment
Et mon cœur explose
Je rêve qu'un jour
Tu sois ma chérie
Jamais je ne cesserais de dire

Refrain 3 :
Tu es la seule la seule, la seule, la seule, la seule
La seule de ma vie (x2)
TU ES LA SEULE, TU ES LA SEULE
Oooooooooh
LA SEULE
Je t'aaaaaiiiiime
C'est vrai
Je pense à toi tout le temps yeaaaah
Je veux que tu sois à moi
Fais en sorte que mes rêves se réalisent
Et je serais ton roi
TU EEEEES
la seule, la seule
la seule
la seule
The one. (doucement)

I love you Meika. Tehichila.  (dis à la fin en parlant)

HRP : J'ai amélioré la chanson en écriavant le rp donc les paroles en français ne concordent plus pour le refrain final, mais c'est les mêmes paroles. Dommaaaaaaage qu'il n'y a pas la chanson en musique ni rien.
J'espère que tu as aimé Cissy.



WILDBIRD

 
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MessageSujet: Re: If all we are is just a moment, Don't forget me cause I won't and I can't help myself. I think about you. Ooh, ooh. I think about you.♥ Meika & Pay   Lun 15 Déc - 0:15

Meika fit un grand sourire en voyant Paytah et Yepa qui la salua avec enthousiasme :

« Bonjour Meikaaaa ! T'a vu ma poupée Barbie ? Elle est belle, hein ? ».

La jeune fille répondit au câlin de l'enfant avant de lui dire :

- Encore une nouvelle n'est-ce pas ?

Meika fit entrer tout le monde dans le confort de la maison. Mais elle remarqua le visage de Paytah quand celui ci aperçu Hakan qui lui grondait après. Elle posa une main sur son épaule :

- Ne t'en fais pas, si tu l'ignore, il t'ignorera.

« Oh chouette un loup ! Un loup ! Je peux le caresser ? ». lança Yepa.

- Je ne pense pas que ce soit une bonne idée, il risquerait de te mordre, répondit calmement Meika.

De toute façon, l'animal se mit dans un coin et scruta les deux inconnu du regard. Une fois tout le monde à l'intérieur, Meika jeta un oeil à Paytah et finit par lui dire :

- Tu n'as pas froid habillé comme ça ? Enfin, ça te va très bien par contre.

Paytah salua les parents, les grands parent, idem pour Yepa, toujours aussi joyeuse. Lorsque Chayton demanda à Paytah comment ça allait, celui ci répondit avec tristesse :

« Beaucoup plus pire que la dernière fois. ».

Le père restait dans l'incompréhension.

- Veux-tu en parler ? demanda t-il au jeune homme.

« Ma famille...me déteste. Je hais mon père et mes frères. »

Meika se tourna vers Paytah en entendant ces mots. Il paraît qu'il en avait été de même pour Ty a une certaine époque. Il y eut un silence à cette révélation et Meika fut la seule à oser l'interrompre :

- Comment ça se fait ?

Elle savait que Paytah ne s'entendait pas toujours avec ses frères. Elle avait pu le voir lors du mariage. Mais de là à ce que toute la famille soit sur son dos, c'était inconcevable. Winona regardait le jeune homme d'un regard peiné, Isha croisa les bras sur sa poitrine.

« Vous voulez pas m'adopter ? »

Meika écarquilla les yeux. C'était quoi cette demande ? Isha fronça légèrement les sourcils. Il manquerait plus que ça arrive ! Chayton et Winona échangèrent un regard, puis l'homme se tourna à nouveau vers Paytah :

- Tu sais mon garçon, avant de dire des choses pareilles, tu devrais d'abord essayer de comprendre ce qui se passe. Tu sais, on a tous connu une passe ou un moment ou l'autre on a des soucis avec sa famille. Ce sont des choses qui arrivent, on passe tous par là. Les choses iront mieux d'elles-même, tu verras.

Paytah et Yepa eurent ensuite droit à un câlin de vieille personne. La grand mère maternelle de Meika agissait comme si c'était de la famille qui était venu leur rendre visite. Elle ne broncha pas quand Yepa alla sur ses genoux, ça lui rappelait sa jeunesse. Bien qu'elle n'y connaissait encore moins que Meika en barbie, elle restait souriante et joviale avec l'enfant. Il y avait juste le grand-père de Meika qui était toujours un peu moins ouvert avec tout ce qui concernait le monde des Blancs. Paytah s'approcha d'Isha pour le saluer :

« Bonjour Isha ! Comment ça va ? ».

L'amérindien le toisa du regard, mais lui répondit :

- Ca va.

Il ne voyait pas l'intérêt de lui retourner la question puisque Chayton l'avait déjà fait auparavant. Winona s'engagea à accueillir tout le monde comme il convenait. Elle demanda ce qu'ils voulaient pour se restaurer, en profitant pour demander comment s'était passé le voyage. Après quoi, elle alla dans la cuisine et ramena un plateau de gâteau et deux verres d'eau pour les invités. Chayton reprit place dans son fauteuil fétiche en disant :

- Je vous en prie, installez-vous.

Aussitôt, Meika proposa une place sur le canapé à Paytah. Yepa, quand à elle, était toujours avec les grand parent qui lui racontait leur époque, quand ils étaient jeunes. Le grand père n'arrêtait pas d'insulter les "Visages-Pâles" pour leur affront envers son peuple. Pendant ce temps, Paytah remarqua la guitare du père de famille.

« Wow ! Vous avez aussi une guitare ? C'est quel modèle ? Quelle marque ? Moi j'ai des Gipson et des collectors. Vous savez jouer ? ».

Chayton jeta un regard à l'instrument à ses côtés puis se mit à rire :

- Aucune marque jeune homme, cet objet à été fabriqué par un vieil ami à moi qui est artisan. Bien sur que je sais en jouer.

Les Cloud n'avaient de toute façon par l'argent disponible pour se permettre d'acheter des instrument de luxe. Mais celle que possédait l'homme lui suffisait amplement pour ce qu'il aimait faire. A quoi bon avoir une marque, un modèle, même une couleur, l'important, c'était la musique. Meika s'était assise près de Paytah, Winona se mit dans un autre fauteuil, Isha resta debout près de tout le monde. Hakan s'était couché au milieu de l'entrée pour avoir une vue d'ensemble.

«Je suis allé avec Yepa ces vacances en Laponie avec quelques élèves de Wynwood. C'est en Europe. Nous avons pris 3 avions aller-retour. On s'est bien amusés ! On a visité la maison du père noel, fais du ski, du snowboard, des batailles de boules de neiges et bien d'autres choses encore. Je vous ai rapportés à tous des souvenirs de la Laponie. J'ai fais ce que j'ai pu. »

Ce fut une petite cacophonie qui s'ensuivit, surtout de la part des parents et de Meika qui disaient, en gros, que ce n'était vraiment pas nécessaire de s'être donner cette peine et tout le protocole de politesse qui mettait la famille un peu mal à l'aise de recevoir des cadeaux. C'était trop gentil de la part de Paytah, même si ce n'était pas à en douter.

- Je suis ravi que tu es pu t'amuser là-bas, lui dit Meika, ça devait être magnifique.

Mais Meika n'aurait pas apprécier le froid des lieux et puis, elle préférait toujours passer le temps qu'elle avait avec les siens qu'encore plus loin d'eux. Sur ce, Paytah offrit une grosse boîte à la mère de famille. Celle-ci le remercia et lui fit une embrassade sur la joue avant de l'ouvrir avec émerveillement, ça faisait beaucoup tout ça ! Elle montra le tout à son mari. Les grands parents aussi eurent des cadeaux, ils s'empressèrent de faire des bisous sur la joue du garçon ainsi que des câlins de leur membres tremblant de vieillesse et de joie. Même le grand père au caractère grincheux remercia chaleureusement Paytah pour sa bonne intention. Même Isha eut droit à sa part. Paytah lui donna une boîte qu'il ouvrit en lâchant un "Merci" néanmoins sincère au jeune homme. Paytah tendit ensuite les présents à Chayton. Ce dernier l'ouvrit et découvrit la pipe en premier.

- On dirait que ce garçon m'a bien cerné ! lança t-il sur le ton de l'humour.

Winona et Meika pouffèrent de rire tendit que l'homme remercia Paytah. Ce dernier se tourna vers Meika.

« Mes cadeaux...ne sont pas comme je le voudrais. Mes frères ont cassé une surprise que j'avais faite pour toi. J'ai essayé de la réparer mais...C'est pas comme au départ. ».

- Je ne comprends pas tes frères, répondit la jeune fille avec peine.

Elle découvrit les présents de Paytah, tous aussi magnifiques les uns que les autres. Quand Paytah lui mit ce drôle de bonnet bizarre qui brille, Isha observa sa soeur en levant un sourire avant de cacher un pouffement de rire moqueur et discret derrière une main. Meika retira le bonnet pour pouvoir mieux le voir. C'était très original en tout cas. Bien qu'elle était recluse de la civilisation, elle reconnaissait néanmoins le fameux bonnet du père Noël.

- C'est vraiment beau tout ça Paytah, fit Meika, ça me dérange tellement que tu ai tout dépenser pour nous...Nous, on a rien à t'offrir en retour.

- Mais si, mais si, lança Chayton, on trouvera bien ! Il ne s'en tirera pas comme ça.

Il fit un clin d'oeil à Paytah et Meika sourit d'amusement. L'étudiant cacha quelque chose dans son dos avant de se mettre face à Meika.

« J'ai fais ce cadeau de mes propres mains. Sauf le verre bien sur. Mais c'est moi qui ai taillé les figurines, écrit ton nom et peins. Comme je te l'ai dis, mes frères l'ont cassé. J'ai essayé de le réparer avec de la colle spéciale. Mais j'ai du demander un autre verre et une autre neige. Fais attention, c'est très fragile. C'est pour toi Meika. Je l'ai fais en Laponie. J'espère qu'il te plait. ».

Paytah lui tendit alors une boule à neige. Chayton, et donc Meika et tout le reste, connaissait bien le principe car le père vendait ce genre d'objet souvenir dans les réserves et les villes. Meika prit la boule avec délicatesse. Elle observa les figurines, tout ce qui avait été fait par Paytah, et bien fait. Les autres l'observaient également, intrigués.

- C'est vraiment...Bien fait Paytah, tu es très doué !

Meika enlaça Paytah pour le remercier :

- C'est vraiment beau, ajouta-t-elle en souriant.

« J'ai...deux autres cadeaux pour toi. Des cadeaux qu'on ne peux prendre. Mais qu'on peut juste écouter. Mais...j'ai besoin de savoir si...il y a une prise quelque part pour brancher ma guitare pour la deuxième dernière surprise. »

Meika regarda Paytah. Elle devinait déjà de quoi il s'agissait. Puis elle regarda autour d'elle et désigna une prise incrustée dans le mur du salon.

- Ici.
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MessageSujet: Re: If all we are is just a moment, Don't forget me cause I won't and I can't help myself. I think about you. Ooh, ooh. I think about you.♥ Meika & Pay   Dim 14 Déc - 23:02



Pay & Meika
If all we are is just a moment, Don't forget me cause I won't and I can't help myself.  I think about you. Ooh, ooh. I think about you.♥

Y
epa et moi, on souriait de toutes nos dents, comme si on prenait une photo. Mais moi, mon sourire était figé parce que j'avais FROID. On était en hiver, dans le Dakota et j'avais froid parce que je suis quelqu'un de frileux.
Du coup, je dis entre mes dents, souriant toujours : « Vite, vite j'ai froid ouvrez la porte je gèle. ».
La porte s'ouvrit c'était Meika. Elle nous salua. Yepa la salua avec entrain : « Bonjour Meikaaaa ! » avant de lui faire un câlin et de lui montrer sa poupée Barbie : « T'a vu ma poupée Barbie ? Elle est belle, hein ? ». Je saluais Meika, sourire figé : « Salut ! » en faisant un signe de la main. La fille de Chayton Cloud était magnifique -comme toujours-. Son loup était là. A la vue de l'animal, je pris peur. Je n'aimais pas les loups, j'en avais très peur !
Mais Yepa s'écria : « Oh chouette un loup ! Un loup ! Je peux le caresser ? ».
Le loup gronda. J'hésitais à rentrer. Yepa m'entraina. Meika referma la porte. Une chaleur m'envahit. Le froid n'était plus là. A cause de Yepa et de ses idées stupides, j'allais attraper un coup de froid. Quelle idée de conseiller à quelqu'un de se mettre buste-nu EN HIVER !!! Elle s'est cru dans quoi ?
Tarzan ? Pocahontas ? Même dans Pocahontas, les Amérindiens sont habillés !
« Toi je te retiens avec tes idées stupides ! », marmonnais-je à Yepa en frissonnant. Cette dernière regardait la maison, émerveillée. Puis elle regarda chaque Cloud en souriant.

Winona s'avança vers nous, souriante : « Ravi de te revoir Paytah et bienvenue à toi euh...Yepa si je me souviens bien. ».
« Bonjour madame Cloud. », fis-je en faisant une moue. Yepa observa Winona, puis lui dit : « Bonjour madame. Comment vous connaissez mon nom ? ». Puis elle lui montra sa poupée Barbie XXL.
« Bonjour jeune homme, bonjour jeune fille. », fit une voix que je reconnu. Chayton se leva et posa sa guitare. Yepa lui dit joyeusement : « Bonjour monsieur !! ça va ? Moi, c'est Yepa. ».
Chayton me serra la main et je lui dis, en faisant un signe de la tête, visage sérieux « Bonjour M'sieur. ».
Le père de Meika me demanda comment ça allait depuis la dernière fois. Je fis glisser des mèches derrière mon oreille droite. Je n'avais mis aucun piercing. Je baissais le regard puis poussais un énorme soupir. « Beaucoup plus pire que la dernière fois. ».
Mon regard devint encore plus triste. Mes frères et mon père étaient venus saccager la maison. Papa m'avait tabassé. Ils insultaient Meika. Ils m'insultaient aussi. Je portais ma main sur mes lèvres, regardant le sol.
J'aimais Meika. Pour couronner le tout, je m'étais en plus mis dans de beaux draps, car j'aimais aussi Sea. Mes notes en cours avaient baissés. Mon cœur était brisé. Je me sentais...rejetté.
« Beaucoup plus pire. », murmurais-je en relevant mon visage. Je pinçais mes lèvres puis je pris une grande inspiration pour ne pas pleurer. « Ma famille...me déteste. Je hais mon père et mes frères. ». Je marquais une pause puis je demandais : « Vous voulez pas m'adopter ? ». Je soupirais, sachant que ce serais impossible.
L'accueil était très chaleureux. Les Cloud...C'était une famille. C'était EUX ma famille !!!

La grand-mère de Meika nous fis signe de venir. Yepa se précipita et salua la grand-mère chaleureusement, yeux brillants. Elle salua aussi le grand-père. Je m'approchais doucement et timidement. Yepa eu droit à un câlin. Moi aussi. Yepa se fit caresser la joue. L'enfant monta sur les genoux de grand-mère Cloud et lui montra sa Barbie puis lui demanda si elle l'aimait bien.
Je roulais des yeux, puis je me tournais vers Isha. Il s'était levé mais été resté en retrait. Il me fit un salut avec un hochement de tête. Je m'avançais vers lui et arrivé en face de lui, je lui dis : « Bonjour Isha ! Comment ça va ? ».
Mme Cloud nous demanda comment c'était passé le voyage si nous désirions quelque chose. Yepa s'écria : « Il a été très silencieux !» puis demanda de l'eau et des biscuits.
Je demandais de l'eau mais sans nourriture. « Le voyage s'est très bien passé, merci. », répondis-je simplement.
Je déposais ma guitare puis mon sac délicatement. Il y avait des objets fragiles à l'intérieur.
Yepa se mit à bavarder avec les grand-parents de Meika, leur demandant comment était leur enfance.
J'observais la guitare de Chayton puis m'exclamais : « Wow ! Vous avez aussi une guitare ? C'est quel modèle ? Quelle marque ? Moi j'ai des Gipson et des collectors. Vous savez jouer ? ».
J'attendis que Mr Cloud me réponde. Puis, je raclais ma gorge et dis : «Je suis allé avec Yepa ces vacances en Laponie avec quelques élèves de Wynwood. C'est en Europe. Nous avons pris 3 avions aller-retour. On s'est bien amusés ! On a visité la maison du père noel, fais du ski, du snowboard, des batailles de boules de neiges et bien d'autres choses encore. Je vous ai rapportés à tous des souvenirs de la Laponie. J'ai fais ce que j'ai pu. »
Je me baissais, ouvrit le sac et en sortit un cadeau. C'était une énorme boite. Je l'apportais à Mme Cloud. Il y avait à l'intérieur des ustensiles de cuisine, un livre de recette, une crème de Laponie, un collier en or représentant un renne ICI, des boucles d'oreilles en argent et en or ICI.
Tous mes cadeaux étaient recouverts de papier Cadeau qui venait de Laponie avec le nom des destinataires et un petit mot : ''Joyeux Noël ! Pay''.
Je pris deux cadeaux et les donnaient aux grand-parents de Meika. La grand-mère avait un châle, un collier représentant un ours ICI et le grand-père un livre avec un chapeau.
Je m'avançais ensuite vers Isha. Je ne savais pas trop ce qu'il aimait, alors je lui avais acheté plusieurs cadeaux, le tout étant dans une boite. Il y avait à l'intérieur une un lecteur CD, un tapis de selle pour les chevaux, un chapeau, un veston noir, des mitaines, un sujet en porcelaine qui représentait un chien de traineau.
Puis ce fût le tour de Chayton. Je lui tendis le paquet en souriant. Il y avait dedans une pipe, un collier d'un ours version homme, un album sur la Laponie, des rennes avec un mors et une écharpe.
Je reculais, puis je me tournais à Meika.
« Mes cadeaux...ne sont pas comme je le voudrais. Mes frères ont cassé une surprise que j'avais faite pour toi. J'ai essayé de la réparer mais...C'est pas comme au départ. ».
Je soupirais, puis je tendis à Meika un coffret ou il y avait des bijoux de valeurs  de Laponie: une bague en or avec une patte d'ours dessus ICI, des boucles d'oreilles en argent avec des loups ICI, un collier pur or avec comme pendentif un loup ICI, un collier avec un chien de traineau en argent ICI. Puis, je posais sur la tête de Meika un bonnet de Noeil qui clignotait.

Je pris le cadeau le plus fragile, le cachait derrière mon dos, puis m'avançais vers Meika.
« J'ai fais ce cadeau de mes propres mains. Sauf le verre bien sur. Mais c'est moi qui ai taillé les figurines, écrit ton nom et peins. Comme je te l'ai dis, mes frères l'ont cassé. J'ai essayé de le réparer avec de la colle spéciale. Mais j'ai du demander un autre verre et une autre neige. Fais attention, c'est très fragile. C'est pour toi Meika. Je l'ai fais en Laponie. J'espère qu'il te plait. ».
Je lui tendis la boule à neige, posée au creux de mes mains.
Sur le socle peint en rouge, il y avait inscrit le prénom de Meika en blanc. Derrière, il y avait écris : « Joyeux noeil Meika ! ». A l'intérieur de la boule, il y avait une maison bleue, et devant les figurines de Meika, Isha, Winona, Chayton, les grands-parents, Hakan et Ohanzee debout devant la maison. De la neige était sur le sol.
Je secouais la boule à neige. Sur les figurines, il y avait de la neige qui tombaient.
Je fis un sourire et je laissais Meika prendre la boule à neige.
« J'ai...deux autres cadeaux pour toi. Des cadeaux qu'on ne peux prendre. Mais qu'on peut juste écouter. Mais...j'ai besoin de savoir si...il y a une prise quelque part pour brancher ma guitare pour la deuxième dernière surprise. »
Je stressais un peu. Beaucoup.
J'avais appris les deux chansons par cœur.
Je connaissais par cœur les paroles.
Ehwakahn avait déchiré les paroles de MA chanson, mais je les connaissais.
Mon cœur battait la chamade. Je stressais. Quand même...Chanter deux chants d'amour pour Meika devant tous les Cloud ! C'était horrible !
Mais je voulais le faire. C'était mon cadeau pour Meika. Mon cadeau pour celle que j'aimais.



WILDBIRD

 
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MessageSujet: Re: If all we are is just a moment, Don't forget me cause I won't and I can't help myself. I think about you. Ooh, ooh. I think about you.♥ Meika & Pay   Dim 14 Déc - 21:22



Cette musique retentissait dans le salon. Les grands-parents, les trois qui restaient, écoutaient, les yeux fermés. Isha se trouvait assis au côté de la jeune fille qui jouait de la flûte, observateur. Chayton lisait son journal dans le canapé en face, mais prêtait une oreille tout aussi attentive. Winona passait le chiffon sur les étagère, mais elle maintenait son regard sur sa fille bien aimée qui était en pleine concentration pour jouer. Une atmosphère sereine envahissait la maison entière. Aujourd'hui, Meika était vêtu d'un pantalon blanc, d'un débardeur blanc cassé avec des motifs fleuri dessus. Elle portait de bracelets et un collier amérindien, des boucles d'oreilles en forme de plumes. Deux mèches de ses cheveux avaient été rattaché derrière la tête par une attache décorée de plumes rouges (ICI). Isha était vêtu d'un pantalon noir et d'une chemise à carreau rouge et blanc, mais ne possédait pas de chaussure et avait deux plumes dans ses longs cheveux d'ébènes (ICI). Winona avait laissé ses cheveux détachés. Ils étaient moins longs que ceux de ses enfants mais tout aussi soyeux. Elle avait des boucles d'oreilles amérindienne et portait un haut et un pantalon marrons. (ICI). Hakan, le loup, se tenait couché au pied d'Isha (ICI). Il somnolait. La musique, il s'en moquait un peu à vrai dire, c'était un loup !

Quand Meika termina sa prestation, tout le monde l'applaudit. C'était la flûte que son père lui avait un jour envoyé en cadeau à Wynwood, elle avait tenu à montrer ce qu'elle savait en faire. C'étaient les vacances en ce moment. Voilà quelques jours maintenant que la jeune fille était revenu parmi les siens pour son plus grand bonheur. Elle savait également que Paytah et sa cousine n'allaient pas tarder à venir mais le trajet jusqu'ici était long et il était difficile de prévoir exactement quand ils allaient débarquer. Ce n'était pas trop grave. Tout le monde avait été prévenu et tout le monde avait été d'accord pour les accueillir ici. Même Isha s'y était contraint. Il avait beau avoir fait la paix avec Paytah, il savait néanmoins que ce dernier continuait de tourner autour de sa soeur. Chayton félicita sa fille puis, pour le plaisir de tout le monde, attrapa sa guitare et commença à jouer. Au bout d'un moment, il se mit même à chanter :

Il était vêtu d'une chemise grise, d'une veste marron et d'un pantalon de même couleur (ICI) Après un moment, Meika se mit à chanter avec lui (à partir de 1:40 dans la vidéo). Bref, tout le monde prenait du bon temps. En effet, il y a peu de temps, le 29 décembre exactement, ils avaient tous fêter la commémoration du massacre de Wounded Knee, en 1890, le jour où presque 400 lakota furent tué par les Blancs. Il y avait même une plaque plantée dans la réserve afin de ne jamais oublié ce jour. Tout le monde avait revêtu des habits traditionnels pour la célébration.

A la fin de la chanson, Hakan redressa soudainement la tête. Il se mit à gronder et se leva pour s'approcher de la porte, attirant l'attention de tout le monde. Très vite, quelqu'un toqua à la porte.

- Ce doit être eux, lança Meika avant de se lever du fauteuil et d'aller ouvrir la porte en calmant l'animal.

De l'autre côté se trouvait Paytah et Yepa. Meika leur sourit :

- Bonjour vous deux ! Allez-y, entrez.

Elle s'écarta de l'ouverture pour permettre aux deux jeunes gens de franchir le seuil de la porte. Hakan gronda furieusement, l'échine courbé et hérissé et se posta à l'écart. Winona alla à la rencontre des invités, un grand sourire aux lèvres :

- Ravi de te revoir Paytah et bienvenue à toi euh...Yepa si je me souviens bien.

- C'est ça maman, affirma la jeune fille.

- Bonjour jeune homme, bonjour jeune fille, déclara Chayton d'une voix forte en se levant du canapé, posant délicatement sa guitare contre le mur pour aller serrer la main de Paytah, comment vas-tu depuis la dernière fois ?

Isha aussi s'était levé à l'arrivée des deux autres mais n'exprimait pas autant de joie que tout le monde. Il était resté en retrait en observant les embrassades de tout ce petit monde. Il ne lançait pas de regard noir mais restait tout de même silencieux et en retrait. Les grands parents, qui restaient par contre sur les fauteuils, saluèrent les deux nouveaux de sourires et de belles paroles. La grand-mère maternelle de Meika fit même signe à Paytah et Yepa de venir lui faire une grosse bise et un câlin. De ses mains ridées, elle caressa la joue de Yepa qu'elle trouvait trop mignonne. Quand Isha croisa le regard de Paytah, il se contenta d'hocher la tête en signe de bienvenue. Les grands-parents appréciaient grandement la venue des deux jeunes gens. Ils aimaient les nouvelles têtes et enviaient la jeunesse.

- Comment s'est passé le voyage ? demanda Winona, vous avez faim ou soif ? Je peux vous servir quelque chose si vous voulez, n'hésitez pas.
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MessageSujet: If all we are is just a moment, Don't forget me cause I won't and I can't help myself. I think about you. Ooh, ooh. I think about you.♥ Meika & Pay   Dim 14 Déc - 20:28



Pay & Meika
If all we are is just a moment, Don't forget me cause I won't and I can't help myself.  I think about you. Ooh, ooh. I think about you.♥

U
n silence régnait dans la voiture. Enfin non. Il y avait quand même Jana Mahonee qui criait : « More than liiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiife. ».
Mais Yepa arrêta le lecteur de cds et je lui jetais un regard noir. Elle me lança : « ça aussi, il faut que t'arrête. ». Je soupirais pour toute réponse. J'écoutais beaucoup de chansons d'amour ces derniers temps.
Aujourd'hui, je me rendais dans le Dakota. Pas pour voir mes parents qui me dégoutaient. Mato m'a dit que mes frères étaient repartis dans leurs villes : Lootah à NYC et Ehwakahn le polygame à Honolulu. J'allais voir Meika et sa famille. Yepa ne tenait pas en place. Elle avait emmenée sa Barbie XXL avec elle et nous avions été arrêté par la police sur la route parce que la Barbie génait ma vision sur la route. J'ai donc, demandé à Yepa de prendre sa Barbie devant.
On a fait une halte dans une ville pour se reposer et acheter quelques trucs.
Spoiler:
 
Yepa avait une belle robe blanche avec un legging bleu ciel, une queue de cheval. Moi, j'avais mes longs cheveux -plus long qu'auparavant-une chemise grise, un jean gris. J'étais un peu endimanché mais en mode triste. Je ne souriais plus.
Puis nous sommes repartis.

Après quelques heures sans rire et sans parler, nous arrivâmes enfin dans le Dakota. Nous dépassâmes le panneau de Pine Ridge et je pris le chemin de la maison de Meika. La maison bleue.
Mais Yepa me cria : « STOOOOOOOOOOOOOOP ! ». Je freinais et la regardais étonné. Elle me demanda de rebrousser chemin et me demanda d'aller dans un endroit désert à Pine Ridge.
Ma cousine était vraiment saoulante !!!
J’exauçais ses désirs. Et me garais dans un coin paumé.
« Et ? »
« Descend de la voiture. Je vais te relooker. »
« Quoi ? »
« Tu peux pas aller voir Meika comme ça ! C'est la-men-table ! C'est vraiment Hipe et pas du tout magnifike ! », me fis Yepa en faisant des airs de grande femme. « Allez, allez ! », reprit-elle en me chassant de ma place.
Une fois à terre, Yepa ouvrit le coffre et sortis un jean noir neuf d'un sachet qui avait le logo et le nom d'un magasin où nous étions allé pendant la halte. « Mets ça. », m'ordonna la petite fille de 8 ans.
« Allez, allez ! Je regarde pas ! », fis Yepa en se retournant.
Mais qu'est-ce qui lui prend ? Je poussais un énorme soupir en roulant des yeux, puis j'échangeais de jean. Je me retournais, puis dis : « C'est tout ? ». Ma cousine se retourna puis lança : « Non ! Ça ne fais que commencer ! ».
« Quoi ? », m'exclamais-je. « Enlève ton haut. ».
« Quoi ? »
« Enlève le ! Fais pas ton timide ! ».
Je m’exécutais. J'avais retrouvé ma grosseur normale. Je n'étais ni trop maigre, ni trop gros.
Yepa transforma le pick-up en dressing et en coiffeur. Elle me fit assoeir sur le siège arrière. Elle  prit une boîte, l'ouvrit et en sortit un collier ras le cou. ( ICI) Elle me le mit, puis me mis des bracelets. Comme je n'avais plus le bracelet coloré, vu que Lootah l'avait cassé. La gosse enleva son propre bracelet puis me le mis au poignet ainsi qu'un bracelet Lakota. Elle prit un parfum qui était à moi et m'en aspergea. Ensuite, elle détacha mes cheveux, les démêla, les brossa, mis de la brillantine, puis les arrangea sur mes épaules. Elle s’empara de sa trousse de maquillage, me demanda de fermer les yeux puis me mis du fond de teint de ma couleur de peau. Elle me demanda de sourire, de ne pas être triste et de ne pas pleurer.
Je le lui promis. Elle me demanda de mettre des mocassins noirs à la place de mes chaussures. La maligne avait pris une tonne de vêtements et de chaussures m'appartenant. Elle me dit en souriant : « Tu es superbe ! ». Elle me dit qu'on pouvait aller chez Meika. Je refermais le coffre et la porte arrière. Nous remontâmes en voiture, puis nous repartimes direction la maison bleue.
Cela faisait longtemps que je n'étais pas revenu à Pine Ridge. Depuis cet été. Les habitants étaient pauvres. Cela me rendait triste. Cheyenne River n'était pas aussi pauvre.

Je me garais non loin de la maison bleue. J’exerçais une pression sur le volant, un peu stressé à l'idée de voir Meika. Yepa posa sa main sur mon épaule et m'encouragea du regard. Je lui fis un regard de reconnaissance, puis, je descendis. Yepa se précipita hors de la voiture, sa Barbie XXL en main. Je pris un sac contenant les cadeaux que j'avais ramenés de la Laponie puis ma guitare.
Je m'avançais lentement, le visage triste et sombre, regard éteins. Je frappais à la porte.
Yepa me prit la main et frappa à la porte à son tour. Elle me souffla : « Souris ! ». Je soupirais puis relevais la tête.
Lorsque la porte s'ouvrit, Yepa et moi nous sourions de toutes nos dents.



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