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 If all we are is just a moment, Don't forget me cause I won't and I can't help myself. I think about you. Ooh, ooh. I think about you.♥ Meika & Pay

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MessageSujet: Re: If all we are is just a moment, Don't forget me cause I won't and I can't help myself. I think about you. Ooh, ooh. I think about you.♥ Meika & Pay   Dim 15 Fév - 1:11



Pay & Meika
If all we are is just a moment, Don't forget me cause I won't and I can't help myself.  I think about you. Ooh, ooh. I think about you.♥

M

eika écouta attentivement ce que je lui disais à propos du sandwich. Elle haussa quand même les sourcils au fur et à mesure que je parlais. Elle devait trouver cela très étrange ce speetch sur le sandwich, mais c'était la vérité.
Elle trouva mes paroles trop mignonnes, bien qu'elle précisa qu'elles étaient particulier mais adorables. Je lui fis un sourire.

Nous partîmes ensuite à la découverte des statues des quatre présidents que Yepa voulait absolument voir. Je pris ensuite tout le monde par surprise en photo. Isha ne pouvait pas y échapper.
Bien des minutes plus tard, nous étions en ballade à la découverte de la nature. Mais des loups hurlèrent et je pris peur. Je détestais les loups et les entendre hurler ne faisait qu'empirer les choses. Je demandais à la Sioux de mon cœur pourquoi les loups avaient hurlés et elle me répondit qu'ils étaient sûrement entrain de chasser.
« Ah bon, ils chassent mais hurlent ? Pourquoi ils hurlent alors ? C'est pour signaler aux autres qu'ils ont trouvé de quoi manger ? », demandais-je.
Je n'y connaissais rien, mais vraiment rien aux loups. Mieux j'en savais sur eux, mieux c'était.
Je sais que pour quelqu'un qui ressemble comme deux gouttes d'eau à Booboo Stewart, c'est pas vraiment crédible, surtout si Booboo Stewart à été l'acteur de Seth Clearwater dans Twillight, mais...j'ai quand même peur des loups. Le fait d'en avoir caressé un mi sauvage mi domestique, j'ai nommé Hakan, il y a un jour n'y change rien. J'aurais toujours peur des loups et une méfiance sera toujours présente pour eux.
Peut être qu'un jour cette peur disparaitra, mais pas aujourd'hui en tout cas. Meika m'aidera peut être à surmonter cette peur. Caresser Hakan était vraiment un effort surhumain, un exploit pour moi.

Après s'être abreuvés et avoir observé une chèvre des montagnes, nous reprîmes tous les quatre, Meika, Isha, Yepa et moi la route avec nos montures. Il faisait froid et je ne regrettais pas d'avoir pris le poncho que m'avait offert une des grands-mères de Meika.
Yepa avait mis mon sweat orange sous son manteau bleu mais frissonnait quand même. Elle n'avait pas de gants, alors je lui conseillais de mettre ses mains dans les poches de son manteau.
Elle m'obéit. Elle n'avait pas trop le choix : c'était ça ou avoir des doigts gelés.
Je demandais à un des Sioux de Pine Ridge si ils avaient l'habitude de venir dans les Black Hills.
Mei me répondit positivement mais en précisant que ce n'était pas souvent. Elle ajouta que c'était ici que son frère était allé se réfugier lorsqu'il avait fugué pour ne pas aller à Miami.
Je regardais Isha en souriant tout en écoutant Meika me raconter la fugue de l'ainé des petits Cloud.
Alors que nous étions sur les chevaux, Hakan devint agressif et je pris peur. Je pensais qu'il nous attaquerais. Je saisi par réflexe la main de ma petite-amie. Ce geste me calma un peu mais je regardais toujours Hakan avec les yeux écarquillés, les lèvres entre-ouvertes, observant le moindre de ses mouvements.
Nos regards se dirigèrent tous vers la source du changement du loup gris : un troupeau d'animaux qui ressemblaient à des biches. N'étant pas sûr de la race des animaux, je demandais à Meika qu'elle était leur race exacte. La Lakota me répondit que c'étaient des Wapitis. Elle m'appris qu'ils allaient dans les forêts pour se protéger des vents de l'hiver et se nourrir d'écorces.
J'observais les animaux en silence.
Yepa regardait les animaux avec émerveillement. C'était la première fois qu'elle voyait des animaux sauvages.
Moi, je regardais avec encore plus d'émerveillement, car j'adorais les animaux, tous les animaux...enfin sauf les loups, les requins et les serpents.
Je n'avais jamais vu d'animaux sauvages aussi près. Je n'en n'avais jamais vu...sauf un aigle un jour dans ma réserve et puis les chevaux. Je n'avais jamais vu un Wapiti de mes propres yeux. C'était magnifique. Quel dommage qu'on ne pouvait pas s'en approcher pour les voir de plus près !!!
Je n'osais pas prendre de photos pour ne pas les effrayer. A vrai dire, j'osais à peine respirer.
Soudain Yepa brisa le silence et la beauté du moment en demandant quand on rentrerais. Je lui ordonnais de se taire. Elle m'obéit mais 15 secondes plus tard, renouvella sa demande en criant plus fort. Les animaux effrayés, s'enfuirent.
« Ah BRAVO !!! BRAVO ! Tu as vu ce que tu as fais ? Tu es vraiment insupportable Yepa !!! »,  lui criais-je.
« Mais c'est vrai. Je veux rentrer ! Il faut qu'on rentre ! », protesta la petite fille.
Isha soupira et lança qu'il allait coudre la bouche de ma petite sœur avec des épines de porc épic.
Je pouffais de rire et un gloussement se fit entendre suivit d'un « Ah ah ah ah§ » un peu saccadé.
Je fini par dire à Isha : « Je te donne carte blanche ! ». Je riais, me moquant de Yepa.
Cette dernière me jeta un regard tellement noir, que si il pouvait tuer l'aurait fait.

Nous rebroussèrent chemin et fîmes demi-tour sous le soleil couchant. Yepa et moi restèrent silencieux pendant tout le trajet, profitant de la ballade. On passa de nouveau près de la cascade et je bu de nouveau un peu d'eau. On traversa les forêts, longea les routes et arrivâmes dans les plaines.
Isha proposa un galop et tout le monde s'élança au galop avec sa monture avec joie.
Yepa était heureuse de galoper sur le dos de Yepa, la jument blanche.
Elle savait que c'était la dernière fois qu'elle la verrait et voulait profiter un maximum de son temps avec elle.
Moi, je galopais aux côtés de Meika et d'Isha, tout heureux. Cette galopade me rappelait mes chevauchée avec Flèche-Ardente.
Le soleil se couchait et mes yeux étaient bien de flammes, mes cheveux avaient une teinte orangée et noisette. Yepa était un peu blonde à cause du soleil et Meika avait de beaux reflets dans ses yeux et cheveux. Je regardais un instant Meika. Elle était trop belle. Sérieux.
Je n'arrivais pas à détacher mes regards de la belle Sioux.
Ça me rappelait les fois où j'avais trop beuggé devant elle : au mariage de ma sœur, à Halloween, ou quand je l'avais invité chez moi après avoir ramené des cupcakes pour m'excuser de mon odieux comportement de PS.
Un sourire se dessina sur mon visage et je soupirais, heureux.
J'accélérais plus mon allure. Je faisais corps avec mon cheval. Enfin...celui qu'Isha m'avait prêté. C'était une bonne monture. Je sentais ses muscles en action. Il était heureux lui aussi, heureux de galoper en toute liberté.
Je souriais à Isha, Meika et Yepa.
J'avais adoré cette journée.
C'était dommage qu'elle se terminait déjà. Demain, je rentrerais à Miami...et les 3 merveilleux jours passés avec Meika et les siens ne sera plus qu'un lointain souvenir.


***
Le soleil s'était déjà couché il y avait bien longtemps. Nous étions encore en chemin.
Yepa baillait sur sa  monture et se plaignait de la fatigue. Les chevaux étaient au pas.
Je parlais de Meika en langage codé de l'anniversaire de la petite, en lui demandant quand on allait lui offrir son gâteau et ses cadeaux.
Le ciel noir était magnifique : des étoiles par milliers y étaient parsemés.
Je levais mes yeux vers le ciel et m'exclamais : « Waaaaaaouw c'est magnifique ! ».
J'arrêtais ma monture pour prendre une photo du ciel habillé d'étoiles. Yepa leva les yeux aussi et s'écria que c'était ''magnifike ''.
On voyait la voie lactée. J'étais émerveillé. Je regardais longuement le ciel. C'était superbe ! Une des nuits que je n'oublierais pas. J'aurais bien voulu camper ici même. Dommage que Yepa demandait à rentrer. Je serais bien resté dans la nature, dormir à la belle étoile.
« Meika...C'est...trop beau tu ne trouve pas ? », demandais-je à ma dulcinée, mes yeux de Chinois toujours levés vers le ciel.
Nous continuâmes notre chemin et bientôt, les lumières de la ville de Pine Ridge apparurent dans notre champ de vision.
Nous allâmes dans le pré et y laissèrent là nos montures. Yepa calina longuement la pouliche blanche, à qui elle s'était attachée. Elle ne défit pas les tresses qu'elle avait faits dans la crinières de Princesse de l'Hiver. Elle posa un doux baiser sur les naseaux de la jument, lui caressa le front puis l'entoura de ses bras. La jument lui souffla un air chaud sur la joue et lui donna un gentil coup de tête.
La petite fille recula puis dit au revoir pour de bon à Yepa.
Moi, je caressais l'encolure de ma monture noire, puis lui dis : «  Au revoir mon brave. Tu es une bonne monture ! A la prochaine peut être. Je l'espère. ».
Je fis un sourire, puis caressais le museau de l'étalon avant de prendre Meika par la main.
Nous laissâmes donc les chevaux avec les autres chevaux. Ils étaient ravis de revoir leurs congénères.

Nous prirent le chemin de la maison des Cloud. Il était 20h30 passées.
Mme Winona Cloud nous accueillit dehors, chaleureusement et en souriant :
«Ah ! Vous voilà enfin de retour, tout s'est bien passé ? »
Meika répondit la première :
« Je pense que cette sortie restera gravée dans les mémoires de certains. ».
Je fis un petit rire, me sentant concerné. Yepa s'exclama : « Oh oui, c'était trop bien ! On a vu des animaux trop cools et puis surtout on a vu le Mont Rushmore ! Quand je vais le raconter aux copains, ils vont pas en revenir ! ».
Elle raconta la journée dans les détails, à la vitesse grand V, tel un TGV et manqua même d'air à force de parler comme une radio, une véritable pipelette.
Dès qu'elle eût fini de raconter nos aventures à Mme Cloud, je fis un sourire à cette dernière et enchainait : « Madame Cloud, cette journée était magnifique. J'ai vu et appris tellement de choses ! Votre fille est merveilleuse. Elle me fait redécouvrir la nature. Isha est un bon guide, il connaît tous les recoins par cœur ! Je veux et je tiens à vous féliciter pour l’éducation que vous leur avez donné à Isha et Meika. Ce sont des personnes rares mais précieuses. Merci. »
Je fis un sourire craquant, puis entraînait Meika à l'intérieur.  Yepa entra aussi mais fila à l'étage revêtir son pyjama.
J'emmenais Meika à la cuisine, la tenant toujours par la main, et une fois seuls, je lui demandais : « Alors, comment on s'organise pour la petite peste ? ».
Je fis un sourire et ouvrit le frigo pour voir le gâteau qu'on avait fait Meika, sa maman et moi.
Je refermais le frigidaire, puis me tournais vers Meika.
« Merci pour ces trois merveilleux jours. Je ne les aurais jamais passés sans toi. »
Je caressais la joue de l'Amérindienne, yeux plongés dans les siens.
« Je t'aime Meika et je suis vraiment content de t'avoir. Tu es le cadeau le plus précieux que j'ai jamais reçu de toute ma vie. Je tacherais d'être pour toi un homme digne de ce nom. Le chemin sera dur mais j'y arriverais...grâce à toi. ».
J'étouffais un rire mignon, puis je repris : « Je tenais à te remercier. Tu es la femme la plus exceptionnelle que je connaisse. Tu es une véritable belle-âme. Je t'apprécie chaque jour qui passe. »
Je pris les mains de Meika dans les miennes.
« J'ai vu de la joie et des étoiles dans les yeux de Yepa aujourd'hui et je ne l'avais jamais vu comme ça...aussi heureuse...C'est vrai qu'elle a son caractère mais...merci. J'espère qu'elle n'oubliera jamais aujourd'hui...ni ces trois jours passés ici...dans la réserve de Pine Ridge...dans ta réserve...dans ton chez toi. Je l'espère de tout mon cœur. ».
Je souris puis poussais un énorme soupir.
« Demain...je pars déjà.... »
Je baissais les yeux.
« Tu va me manquer...Tu sais... J'adore ta famille. Elle est super cool. Je suis heureux qu'elle m'a accepté. Même...même Isha. Tu avais raison : les choses se sont arrangées. Pour lui...pour moi...
J'adore ta famille, sérieux...ils sont super génial. Je vous aime tous chacun d'entre vous...vous avez tous une place chère dans mon cœur. Et toi tu as la première. 
»
Je fis un énorme sourire craquant à Meika.
« Merci de m'avoir donné ton cœur. Merci de m'avoir accepté dans ta vie. Merci de me donner cette chance et...cette place. Tehichila Meika. Je t'aime tellement mon amour. »
Je me penchais sur Meika et posais mes lèvres sur les siennes. Un doux baiser plein d'amour.
Je ramenais Meika contre moi et la serrais dans mes bras en souriant.
« Ma chérie...Ne m'abandonne jamais. J'ai tellement besoin de toi. Je t'aime Meika, je t'aime. ».
Je me détachais doucement de Meika puis l'embrassais de nouveau avec fougue et passion.
Je l'aimais. Tellement !
Rien ne pouvait exprimer mon amour pour elle.
Je fis un sourire à Meika puis me blottit dans ses bras.
Elle était la seule femme de ma vie.
La seule que je chérissais.
The one.
The only one.


WILDBIRD

 
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MessageSujet: Re: If all we are is just a moment, Don't forget me cause I won't and I can't help myself. I think about you. Ooh, ooh. I think about you.♥ Meika & Pay   Ven 13 Fév - 17:26

Ce n'était pas un banal sandwich. Le discours de Paytah sur le repas de midi fait par Meika était assez particulier. Alors qu'il parlait, en toute sincérité, Meika l'observait en haussant les sourcils, plutôt étonné. Où allait-il chercher tout ça ? Enfin, même si c'était bizarre et un peu exagéré, Meika trouvait néanmoins tout cela...

- Paytah...C'était tellement mignon ce que tu viens de dire ! Particulier. Mais adorable.

Lorsque Paytah et compagnie découvrir les chutes que Isha leur montra, le jeune Sioux prit tout le monde en photo par surprise. Meika lui avait dit qu'il lui suffisait de demander mais malin qu'il était, Paytah voulait avoir tout le monde et s'était douté que Isha aurait agit comme avec la photo de Yepa. Isha ne chercha pas les embrouilles, c'était toujours mieux que d'avoir les grosses têtes de pierre en fond ! La balade se poursuivit dans les montagnes alors que des loups se mirent à hurler au loin. Paytah, peu rassuré, demanda à Meika :

« Pourquoi les loups ont-ils hurlés ? Il y a t-il un danger ? »

- Ils sont sûrement en train de chasser, répondit la jeune fille qui connaissait les animaux sur le bout des doigts.

Plus tard, elle envisageait tout naturellement un métier qui serait tourné vers la faune. Elle ne savait pas encore lequel. Elle avait déjà mentionné le fait qu'elle voulait être vétérinaire mais les études exigées étaient difficiles. Elle n'était pas sûr d'y parvenir. Elle pourrait être soigneur animalier dans des parcs naturelles, ou garde forestier, ou alors devenir une chercheuse qui se spécialiserait dans l'étude des animaux sauvages dans leur environnement naturel. Bref, en fait, elle ne savait rien encore de son avenir mais cela ne la préoccupait pas plus que ça. Contrairement à Isha qui semblait voué à se salir les mains dans un garage toute sa vie à la réserve ! Ca, c'était parce qu'il n'avait pas voulu aller à Wynwood. Meika ne pouvait pas lui en vouloir, elle même voulait rester à la réserve. Mais le taux de chômage atteignait des pourcentage catastrophique.

En découvrant une rivière, tout le monde prit le temps de boire un coup. Meika fit alors remarqué la présence d'une chèvre des montagnes qui passait par là. Paytah la prit en photo discrètement en murmurant quelque chose. Durant la suite de la balade, Paytah en profita pour demander si les deux lakota de Pine Ridge s'ils avaient l'habitude de venir ici. Meika se tourna vers Paytah :

- Pas si souvent que ça, c'est quand même loin mais ça nous arrive de temps en temps en effet. C'est ici que Isha s'est réfugié pendant un mois pour éviter que papa l'expédie à Miami !

Ca avait été radical au moins. Mais Winona avait passé le mois entier à se faire un sang d'encre. Et ce fut finalement Meika qui avait été désigné par la suite pour se rendre à l'école de Wynwood. Isha  n'avait pas été d'accord non plus sur cette idée mais sur le coup, rien n'avait fait changer l'avis de Chayton. Au bout d'un moment, alors que tous cheminaient sur les chevaux, Hakan changea de comportement, ce qui effraya Paytah qui prit la main de la jeune fille. Mais Meika n'était pas inquiète le moins du monde. Le langage des loups n'avait aucun secret pour elle. D'un regard noir, Isha devança Yepa qui risquait de l'ouvrir. Au loin, le petit groupe arriva caché par des taillis pour observer un troupeau d'animaux difficile à voir lorsqu'il n'y avait pas de neige dans les alentours.

« C'est quoi au juste comme animal ? » demanda silencieusement le jeune Sioux.

- Des wapitis, répondit la jeune fille dans le même murmure, ils s'installent dans les forêts en hiver pour se protéger des vents et se nourrir d'écorce.

L'animal en lui même était important pour les lakota, enfin, leurs ancêtres surtout. Il était dit que le wapiti était l'incarnation de la force, du courage et de la puissance sexuelle ! En effet, dans les anciennes croyances, les jeunes hommes qui rêvaient de wapiti recevaient un symbole de la représentation mythique de l'animal sur leur habit de cérémonie comme un signe de prouesse sexuelle !

« C'est quand qu'on rentre ? J'ai faim moi et puis je suis fatiguée ! La nuit va pas tarder à tomber, j'ai froid et puis faut qu'on aille se coucher tôt parce qu'on part demain matin Paytah et moi ! » lança soudain Yepa.

Paytah la fit taire mais après un silence, elle reprit :

« Aloooors ? Vous voulez qu'on rentre à minuit, c'est ça ? J'ai FAIM MOI ! »

Et ce qui devait arriver, arriva. Le troupeau de wapiti entendit la gamine et s'en alla au grand galop. Isha lâcha un soupire d'agacement.

- Je vais lui coudre la bouche avec des épines de porc-épic !

Bon, pour éviter qu'une chose aussi malheureuse n'arrive, le petit groupe se décida à faire demi-tour ! Isha siffla Hakan pour éviter qu'il n'aille se faire un repas sur un wapiti et tous reprirent le sens inverse. Ils durent à nouveau descendre de cheval pour passer les recoins les plus escarpés avant de remonter, de passer à côté de la cascade et de traverser les forêts. Après un long moment, ils sortirent enfin des montagnes. Isha proposa un galop dans la plaine et tous pourfendirent les herbes dorés, poussé par le vent, tandis que le soleil terminait sa course dans le ciel.




***



Il y avait un imposant silence. Les chevaux étaient au pas et la nuit froide d'hiver s'était abattu sur la plaine. Ici, au beau milieu de nulle part, il n'y avait ni pollution de fumée, ni pollution de lumière. Rien, absolument rien n'entravait la beauté du ciel, la lumière des étoiles. C'était un ciel parfait. Il était tellement pur qu'on y voyait la voie lactée.
Spoiler:
 

Le groupe de cavalier aperçu enfin les lumières de la réserve. Ils y arrivèrent au alentour de 20h30 et se rendirent dans le pré pour descendre de leur monture. Les chevaux étaient ravi de retrouver leurs congénères. Après quoi, toute la petite troupe se rendit chez les Cloud. A leur retour, dans une chaleur très agréable, Winona alla à leur rencontre :

- Ah ! Vous voilà enfin de retour, tout s'est bien passé ?

- Je pense que cette sortie restera gravée dans les mémoires de certains, répondit Meika en souriant.
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MessageSujet: Re: If all we are is just a moment, Don't forget me cause I won't and I can't help myself. I think about you. Ooh, ooh. I think about you.♥ Meika & Pay   Jeu 12 Fév - 1:39



Pay & Meika
If all we are is just a moment, Don't forget me cause I won't and I can't help myself.  I think about you. Ooh, ooh. I think about you.♥

M

eika m'offrit son beau sourire quand je lui répondis que j'irais vivre à Pine Ridge plus tard.
Je fondis devant sa déclaration. Meika avait les mots pour dire des mots d'amour , de belles paroles et de belles phrases. Elle savait draguer.
Je la complimentais pour son sandwich, mais elle me répondit que ce n'était qu'un ''banal sandwich''. Un ''banal sandwich'' pour elle peut être, mais pour moi il était merveilleux, d'autant plus que j'étais amoureux de celle qui avait fait ce sandwich.
« Ce n'était pas qu'un banal sandwich. Ce ''banal sandwich'' l'était peut être pour toi, mais pour moi il était merveilleux. Parce que tous les petits trucs « banals » que tu me donne, montre ou fais, je les trouve magnifiques parce que je t'aime mon amour. Je suis amoureux alors je vois la vie en rose. Mais c'est vrai...Ce sandwich n'était pas un simple sandwich. Il était bien plus que ça. C'était un sandwich fait avec amour, tendresse, patience. Ce sandwich était le plus beau des sandwich ! En plus c'était trèèèès bon, non sérieux...Et y avait tout ce que j'aime dedans ! », répondis-je à Meika.
Je fis un grand sourire puis émis un petit rire.

Nous reprîmes la route et en chemin, je demandais à Meika si elle m'aimerait dans le futur. Elle me répondit par l'affirmative. Cela me rassura, car je pensais que son amour pour moi allait s'éteindre comme une banale histoire d'amour, un peu comme Ty et Kendall ou comme Olathe et moi.
J'expliquais à la Lakota pourquoi je lui avais dit cela. Elle me répondit que les Blancs voyaient comme ça, mais elle laissa sous entendre qu'elle ne pensait pas ainsi.
Je fis un sourire fin et large.
Puis je demandais à la jeune-fille aux longs cheveux d'ébènes et aux yeux rougêatres si elle m'aimait malgré mes défauts physiques.
Elle pouffa de rire et me répondit qu'elle m'avait bien dit que les raisons de son amour ne se reflétaient pas dans un miroir.
Je pouffais de rire aussi -et je ressemblais trop à un chinois-. J'en étais rassuré.
Enfin....y avait des trucs dans les défauts physiques que j'avais cité...qui n'en était pas vraiment.
Mes pieds ne sont pas chelous. La majorité des mecs sur terre ont des pieds comme ça.
Les tâches sur mon nez sortaient et venaient comme bon leur semblaient. Mes dents, je pouvais rien n'y faire, mais ça me donnait un côté mignon. La face de patate...bon je pouvais pas changer...Le front non plus -il y a des personnes qui sont pire, vous savez?!!, les oreilles de dumbo...en fait, mes oreilles paraissent énorme si et seulement si j'ai les cheveux longs, parce que quand j'ai les cheveux courts, ça se voit pas. Mes oreilles sont moyennes. Mais elles deviennent énorme à cause des cheveux longs. On voit d'énorme oreilles super grosses.
Et mes mains...je sais pas...je les vois grandes. Mais peut être qu'elles ne le sont pas...enfin...SI elles sont grandes.
Meika me disait ça, mais en même temps, elle me trouvait mignon. La beauté intérieure étant plus importante que celle d'extérieure et qu'elle avait dit qu'elle m'aimait pour moi en entier et pas seulement pour une part de moi, j'en étais très rassuré.
Meika, je la trouvais belle à l'intérieur comme à l'extérieur et je n'avais vu aucun mais vraiment aucun défaut chez elle.
C'est vrai qu'elle est un peu timide...Mais c'est tout. Tout ce que j'ai trouvé.
Je pense qu'elle a quand même des défauts, mais qu'elle les cache cette petite maligne !
Meika et moi nous nous embrassâmes pour la....je ne sais combientième fois de notre vie et Yepa fit des commentaires. En réponse à ses dires, je m'enflammais de colère et dis à Meika que j'allais pousser ma sœur dans un ravin. La Nu Zeta me réprimanda en disant que ce n'était pas des choses qui se disaient. Je baissais mes yeux et hochais la tête en disant : « Oui. ».
Vous avez remarqué combien je suis soumis aux filles ? Enfin...bref. Surtout à Meika. Tout ce qu'elle me dit, je dis oui. Je ne sais jamais dire ''non''. Enfin si Meika me dit un jour de me tuer, je dirais non bien sûr.
J'ai jamais réussi à m'imposer aux autres. C'est comme ça. Mais pourtant, j'aimerais bien.

Après avoir visité le Mont Rushmoore, ma copine, mon beau frère, ma sœur et moi allâmes visiter la nature sauvage. C'était une bonne idée. J'étais conquis. La nature était superbe ! Quoi de mieux de la (re) découvrir avec ceux qu'on aimait ?
J'étais heureux de me conscientiser avec la nature. Yepa...pas vraiment. Elle aimait vraiment la ville.
Je dis que le coin avec la chute devait être plus beau en été et la Sioux Lakota me répondit que « toute saison avait son charme. ». C'était vrai. Mes saisons préférées étaient le printemps, l'été et l'hiver. Yepa aimait l'hiver.
Ensuite je fis une photo surprise et j'en fus très fier. Meika me répliqua qu'il suffisait que je demande pour la photo. Je répliquais : « J'étais pas sûr d'avoir tout le monde ! », je désignais Isha puis repris : « Au moins, là j'ai tout le monde ! ». Je tirais la langue et fit un clin d’œil.
Soudain un vent froid se leva et je demandais à Yepa le poncho que m'avait tricoté Grand mère Cloud. J'étais ravi de l'avoir pris (et aussi que la femme âgée me l'avait fait), on ne savait jamais !
Il valait mieux être prévoyant et je l'avait été, fort heureusement.
Un loup se mit à hurler, puis plusieurs. Je me tournais vers Meika. Il se passait quelque chose. Oui mais quoi ?
Isha et sa sœur écoutaient, aux aguêts. Ils étaient attentifs.
Finalement, on reprit la route. Je demandais à Meika : « Pourquoi les loups ont-ils hurlés ? Il y a t-il un danger ? ».
On mena les chevaux aux pas par les rênes, marchant à pied, car le chemin était trop escarpé.
On marchait dans la neige, pour la plus grande joie de Yepa.
Isha menait la marche et moi je la fermais, les deux filles les plus précieuses à mes yeux devant moi.
Un bruit d'une cascade ou d'une rivière se fit entendre. Cela m'étonna. De l'eau ici ?
Isha se dirigea vers la source du bruit.
Les chevaux et Hakan s'abreuvèrent à la cascade, suivit de Meika et son frère. Yepa ne voulu pas boire dans l'eau, craignant une quelconque infection. Je la rassurais, mais elle hésita longuement avant de plonger sa petite main dans l'eau glacée.
Je m'accroupis au bord de la rivière, les franges de mes leggings trainant sur le sol et bu.
Meika buvait accroupie aussi. Soudain elle s'arrêta net et leva les yeux.
Je suivis son regard.
« Regardez ! », nous interpella t-elle de sa voix douce.
Elle nous montra une chèvre des montagne blanche. C'était un animal si beau !J'ignorais qu'il y en avais ici. Je ne le lâchais pas des yeux, le contemplant de mon regard doux, émerveillé et innocent, sans moindre reflet de lumière. Le soleil n'étant pas présent, j'avais les yeux bien noirs.
Je sortis mon Iphone et le prit en photo tel un agent secret en disant tout bas: « ça c'est pour les longues soirées d'hiver ou pour Yepa, quand elle s'ennuyera ou dira quelque chose en défaveur de la Nature. » . Yepa me fit une grimace en répétant ce que j'avais dit tout en faisant de mauvaises manières. Je lui lançais un regard interrogateur avant de lui tirer la langue. Elle se mit à bouder et j'haussais les épaules.
Je levais de nouveau les yeux. L'animal s'en alla. Yepa avait regardé aussi la chèvre, yeux brillants, bouche ouverte et dents de Bob l'éponge apparents. Mais je savais qu'elle oublierait cette journée riche en découverte dans un mois, lorsqu'elle sera dans la ville, dans la belle villa et le luxe.
Yepa était faite pour vivre à la ville.

Nous reprîmes notre chemin. Je ne savais pas où on allait, mais j'étais heureux de cette excursion en pleine nature. Je demandais à Isha et Meika si ils avaient l'habitude de venir là souvent, car je voyais qu'ils connaissaient les chemins très bien.
Nous traversâmes les forêts puis arrivâmes à des chemins larges et plus accessibles.
Nous remontâmes tous en selle. Je dû aider Yepa à grimper sur Yepa bien sûr.
Ma sœur aimait cette pouliche. Elle était ravie de la monter, le jour de son anniversaire en plus.
On marchait tranquille, au pas, quand soudain Hakan changea d'attitude. Il devint menaçant.
Dans ma peur, je saisis la main de Meika qui était à mes côtés.
Ça y est, on allait se faire manger !
J'avais VRAIMENT peur des loups.
Yepa voulu dire quelque chose, surement : « Mais qu'est-ce qu'il à Hakan, pourquoi il est comme ça ? », mais le grand frère de ma dulcinée l'en empêcha d'un simple regard.
TROP FORT !
J'aimerais être comme Isha... M'imposer, avoir de l'autorité. Je suis trop calme et trop doux.
J'espère que je vais changer en grandissant, sinon...oh lala...si jamais j'ai des enfants plus tard...ou même -imaginons- des employés, je me ferais marcher sur les pieds et mener à la baguette !!!
En tout cas, à présent, j'avais une seule envie : descendre du cheval et courir loin pour échapper au loup.
On s'arrêta tous. Je tremblais en serrant les rênes, fixant Hakan. Yepa regardait dans la même direction qu'Isha et Meika. Je les imitais et vis au premier abord de la terre marron.
Mais si on regardait bien, on pouvait voir des animaux fondus dans le décors, une vraie tenue de camouflage !
Ça ressemblait à des biches ou un truc du genre.
Je les observais en me hissant sur ma monture pour mieux voir.
Je fini par demander en chuchotant: « C'est quoi au juste comme animal ? ».
J'attendis qu'Isha ou Meika me réponde.

Puis, tout à coup, Yepa lança : « C'est quand qu'on rentre ? J'ai faim moi et puis je suis fatiguée ! La nuit va pas tarder à tomber, j'ai froid et puis faut qu'on aille se coucher tôt parce qu'on part demain matin Paytah et moi ! ».
Je fis un « ssssshut ! » autoritaire qui fit taire la petite.
Un long silence eût lieu.
Puis Yepa reprit : « Aloooors ? Vous voulez qu'on rentre à minuit, c'est ça ? J'ai FAIM MOI ! ».

WILDBIRD

 
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MessageSujet: Re: If all we are is just a moment, Don't forget me cause I won't and I can't help myself. I think about you. Ooh, ooh. I think about you.♥ Meika & Pay   Dim 8 Fév - 18:27

«Je ne m'oblige pas. Je le fais parce que j'en ai envie. J'ai vraiment envie de rester avec toi et ...de vivre à Pine Ridge. Je sais que Miami finira par...m'exaspérer.
Pine Ridge est pauvre mais elle est riche aussi. Riche avec ceux qui la compose. J'ai rencontré des gens super cool ici : toi, Isha, ta mère, ton père, tes grands-parents, Yahto, les jeunes du centre ville...
Alors tu vois ! ».


Meika lui répondit d'un sourire. Au final, c'était un peu ce genre de réponse qu'elle attendait de la part de Paytah. Elle s'était toujours demandé ce qu'il préférait au final, le monde des Blancs, ou le sien. Il semblerait que pour l'instant, le jeune Sioux soit pris par celui des Blancs mais qu'un jour, il retournera de lui même à ses origines. Pourrait-il alors vivre dans la pauvreté ? Si son coeur était celui d'un vrai Sioux alors la réponse sera oui. Les indiens ne connaissent ni la richesse ni la pauvreté car l'argent n'a pas de place dans leur monde. Enfin, pour certains en tout cas car évidemment, l'argent avait corrompu leur peuple depuis longtemps. La famille de Meika avait eu la chance d'avoir été épargné de ce fléau par un héritage qui se transmettait de génération en génération. Meika ne pouvait que remercier sa première ancêtre à avoir eut l'idée de perpétrer les anciennes croyances malgré l'évolution du monde et la conquête de l'Ouest. Cette personne avait du sentir que la fin de son peuple était proche et a transmis son savoir en demandant à ses enfants de le transmettre à leur tour et de ne jamais laissé un jour l'influence des Blanc jouer sur eux et leur futur. Meika annonça ensuite son amour à Paytah.

« Owwwwwwwwwwwww Meika c'est la troisième chose la plus romantique que j'ai entendu de ma vie. »

Après, Isha raconta une légende qui parlait de loup avant que Paytah ne complimente Meika pour le sandwich.

- Ce n'est qu'un banal sandwich Paytah, répondit la jeune fille en souriant.

Alors qu'ils avaient reprit la route, il y eut une nouvelle querelle. Mais Isha se mit à hurler à son tour, fermant le clapet de tout le monde. Le groupe se retrouva plongé dans un calme particulier mais qui faisait du bien. Au bout d'un moment, Paytah demanda à Meika si ils resteraient ensemble toute leur vie.

« Je ne sais pas...peut être que...tu ne voudrais pas de moi...peut être que...je ne suis que pour toi un amour d'adolescence qui ne pourra jamais durer. Il y a des gens comme ça tu sais ! »

- Chez les Blancs peut-être bien en effet.

« Mais...tu m'aime même si...j'ai une dent de travers enfin avec un défaut, des grains de beauté sur le nez, une dent énormément pointue, une...face de...de patate, des oreilles de dumbo et...un front...carré....des mains trop grande et des pieds trop chelous... ? »

Meika pouffa de rire.

- Je te l'avais pourtant dit non ? Les raisons pour moi de t'aimer ne se reflètent pas dans un miroir.

Après ça, la jeune fille échangea un baiser avec Paytah sous les raillerie de Yepa, ce qui eut le don d'énerver le jeune Sioux :

« Je vais la tuer ! Si on te demande qui a tué une fillette de 9 ans dans un ravin le jour de son anniversaire, dis pas que c'est moi, ok? »

- Paytah, ce ne sont pas des choses qui se disent voyons.

Devant le Mont Rushmore, Yepa voulu prendre une photo. Elle expliqua à tout le monde ce que c'était qu'un selfie. Ni Isha, ni Paytah ne voulaient faire la photo mais Yepa en avait très envie et Meika était d'accord. Finalement, comme Isha restait de marbre, ce sera à lui de faire la photo. Paytah dû cependant lui expliquer parce qu'il n'était pas un as en technologie et il avait sûrement plus envie de jeter l'appareil dans la neige que de s'en servir. Le grand Sioux prit ainsi la photo de Yepa, Meika et Paytah devant cette chose immonde qu'était le Mont Rushmore. C'était la première fois qu'il prenait une photo. Les seules photos qu'il y avait de lui ou de Meika étaient des photos qui se trouvaient dans leur maison. Des photos de famille. Il était temps de reprendre la route. Les Sioux avaient rejoint leur monture pour poursuivre la balade. Ils montèrent beaucoup plus, jusqu'à un grand ravin sur une vue superbe. Paytah en était ébloui mais Yepa s'en moquait un peu à vrai dire.

« ça doit être encore plus beau en été. » commenta Paytah.

- Chaque saison à son propre charme, répondit Meika.

« Hey les amis, dites CHEESE ! »

Mais lorsque tout le monde se retourna, c'était trop tard, Paytah avait prit une photo à l'insu de tout le monde.

« Là au moins, c'est un beau souvenir. » lança-t-il fièrement.

- Il suffisait de demander petit malin ! répliqua Meika, amusée.

Un vent froid vint secouer les jeunes gens. Soudain, un hurlement de loup se fit entendre mais il avait très lointain. Il y en eut un, puis plusieurs, sûrement une meute en train de chasser quelque part. Meika et Isha prirent quelques secondes à écouter le chant des loups. Hakan se mit à hurler à son tour, comme pour saluer au passage ses congénères sauvages. Après quoi, Isha proposa de poursuivre la route mais comme les passages devenaient de plus en plus escarpés, il fallait mieux marcher à pied et tenir les chevaux par les rênes. Le grand Sioux mena à nouveau la marche. Le petit groupe serpentait entre les arbres, marchant dans la neige. Soudain, un bruit de cascade se fit entendre non loin. Isha se dirigea vers le bruit de l'eau agité et très vite, le petit groupe se retrouva au abord d'une petit cascade sortant d'une paroi rocheuse.

Une fois à proximité, les chevaux et le loup en profitèrent pour s'abreuver. C'était l'occasion aussi pour les humains. Meika et Isha ne furent pas déranger par le fait qu'il fallait boire de l'eau très froide. Meika s'accroupit au bord de l'eau pour amasser de l'eau dans la paume de sa main lorsqu'elle fit un peu de neige tomber depuis la paroi de roche d'où sortait la cascade qui formait le petit lac. Intriguée, elle leva les yeux vers les hauteurs du mur de pierre.

- Regardez, fit-elle sans hausser la voix et montrant du doigt à tout le monde ce qui se trouvait sur une corniche enneigé et qui observait les Sioux.
Spoiler:
 

Après s'être rendu compte qu'il était à son tour observé, l'animal décampa sur le champ et disparu de la vue de tout le monde en rejoignant le sommet de la paroi rocheuse. Il était temps de reprendre la marche. Le groupe de Sioux poursuivit sa randonnée dans la forêt et finit par arriver dans des espaces un peu plus facile d'accès. Il était désormais possible de reprendre place sur le dos des chevaux. Ils marchèrent encore un bon moment lorsque Hakan flaira une présence. Son attitude tilta Meika et son frère. Le loup avait une attitude de prédateur, déduisant qu'il avait sans doute flairer une proie. Isha demanda un silence certain et pour être sûr que la gamine se couse les lèvres, il lui jeta un regard menaçant. Le bruit de pas des chevaux trompera la proie qui pourrait croire à un congénère. C'était une raison de plus pour rester en selle. Au bout d'un moment, Isha s'arrêta, ainsi que Meika. On ne voyait pas grand chose de là où ils étaient mais ils ne pouvaient pas avancer plus au risque d'effrayer le troupeau de wapiti qui se trouvaient un peu plus loin devant eux, en contre bas.

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MessageSujet: Re: If all we are is just a moment, Don't forget me cause I won't and I can't help myself. I think about you. Ooh, ooh. I think about you.♥ Meika & Pay   Jeu 5 Fév - 21:16



Pay & Meika
If all we are is just a moment, Don't forget me cause I won't and I can't help myself.  I think about you. Ooh, ooh. I think about you.♥

M

ei me rassura en disant que j'étais le bienvenu à Pine Ridge parce que j'étais un frère de tribu et que je n'étais pas un inconnu.
Je fis un sourire que Meika me rendit.
J'adore son sourire...Il est vraiment...magnifique.
Puis alors que nous mangions tous, Yepa se mit à me charrier.
Je la trouvais vraiment saoulante. Je ne peux jamais rien cacher à Yepa car elle me connait trop par cœur. Elle ne peut pas tenir sa langue, alors, elle raconte tout à tout le monde.
Comme elle avait dit que j'allais habiter Pine Ridge à cause de Meika, je fini par l'avouer après avoir pensé au mois où j'étais devenu aussi maigre qu'une allumette.
La jeune-fille que j'aimais me dit : « Je ne veux pas que tu t'oblige à faire quoi que ce soit.  ».
Quoi ?! Elle pensait que je ferais ça par obligation ?
Je me rapprochais plus d'elle et posais ma main de libre sur sa joue. Je passais mon pouce contre sa peau doucement et je lui répondis : «Je ne m'oblige pas. Je le fais parce que j'en ai envie. J'ai vraiment envie de rester avec toi et ...de vivre à Pine Ridge. Je sais que Miami finira par...m'exaspérer.
Pine Ridge est pauvre mais elle est riche aussi. Riche avec ceux qui la compose. J'ai rencontré des gens super cool ici : toi, Isha, ta mère, ton père, tes grands-parents, Yahto, les jeunes du centre ville...
Alors tu vois !
 ».
Je fis un sourire puis prit la main de Meika dans la mienne (Meika me la serra et je sentis mon cœur  fondre) avant de la poser contre mon cœur. On posa nos front l'un contre l'autre et je sentis mon corps s'envahir d'une douce chaleur. Mon cœur battait la chamade comme des tambours. Les yeux de ma bien-aimée brillaient d'amour. Nous nous embrassâmes sous  les regards de Yepa et d'Isha.
Une sœur et un frère qui ne devaient pas comprendre pourquoi Meika et moi étions si proches.
Je lui avouais que je l'aimais et que c'était du sérieux. L'Amérindienne me demanda si je croyais qu'elle plaisantait aussi. Son regard était brillant et malicieux. Je pouffais de rire avant de dire : « Je ne sais pas. ».
« Je voue l'amour d'une biche à son cerf. », me répondit ma douce avant d'entourer mes joues de ses mains.
« Owwwwwwwwwwwww », fis-je, la trouvant trop mignonne « Meika c'est la troisième chose la plus romantique que j'ai entendu de ma vie. ».
Dans ses yeux, je lisais de l'amour.
Je sentis en moi une énorme boule de feu. Je pris la tête de Meika entre mes mains et l'embrassais avec passion.

Pendant ce temps Yepa s'ennuyait. Elle soupirait en tournant en rond, attendant que quelqu'un donne le signal du départ. Meika me laissa me blottir dans ses bras et m'entoura de ses bras. Je me lovais contre elle et caressais son épaule avec tendresse. Yepa demanda à Isha si elle pouvait caresser Hakan.
Ma petite sœur adorait les animaux. Petite, elle les martyrisait en les serrant dans ses bras.
Le grand frère d'Isha bloqua le loup afin qu'elle puisse le caresser. La brunette s'en donna à cœur joie et couvrit Hakan de caresse, d'amour et de câlin. Puis, elle demanda une histoire. Isha accepta et la petite fille se dépêcha de s'asseoir sur l'herbe glacée pour écouter le jeune conteur.
Isha raconta l'histoire du Loup Blanc et de la louve Calypsonne. J'écoutais l'histoire, contre Meika, aussi captivé que Yepa. Nous regardions Isha tous les deux, les yeux brillants et les lèvres entre-ouvertes, captivés.
C'était une très belle légende. J'étais heureux que les deux humains ne se soient pas retournés contre les loups. En même temps, après ce que ces derniers avaient fait pour eux, c'était normal.
Yepa applaudit à la fin de l'histoire. Je doute qu'elle mettra en pratique cette histoire.
J'eus soudainement une idée : mettre les histoires qu'avaient contés Isha en chanson. Comme ça, je pourrais les chanter aux Blancs et je ferais passer le message et aussi notre culture. Un sourire étira mes lèvres.
Je racontais mon idée à Meika Cloud et lui demandais si c'était une bonne idée. Puis, je lui dis : « Au fait...ton sandwich était...merveilleux. Il était vraiment trop trop bon. Tu es vraiment douée pour la cuisine. ».

Nous reprîmes le chemin mais Yepa  était INSUPPORTABLE. Alors, je lui criais dessus. Ma patience avait des limites. Le volcan avait explosé. J'étais à deux doigts de lui donner une gifle.
Mais Isha nous cria deux fois plus dessus, ce qui me fit taire net et baisser les paupières de la pipelette.
Je n'avais jamais vu Isha en colère comme ça. Je voulus ajouter quelque chose, mais je me gardais de le faire. A la place je raclais ma gorge et me mit à jouer avec mes lèvres en les fronçant puis les étirant, répétant plusieurs fois l'opération.  
Le calme revint. Je restais un long moment silencieux, appréciant la tranquillité.
Mais, soudain, je me posais une question, alors je demandais à Meika si elle croyait qu'on resterait ensemble toute notre vie et si elle voudrait bien encore de moi dans le futur comme compagnon.
« Pourquoi imaginer le contraire ? », me répondit Meika en me faisant un énorme sourire.
« Je ne sais pas...peut être que...tu ne voudrais pas de moi...peut être que...je ne suis que pour toi un amour d'adolescence qui ne pourra jamais durer. Il y a des gens comme ça tu sais ! »
Comme Ty par exemple. Il avait fait tout un cinéma pour Kendall, mais c'était que du mensonge ! Il n'était pas sérieux avec Kendy. Ty n'était jamais sérieux en amour. Peut être que Mikah oui, mais pas Kendall. Lui, il jouait avec le cœur des filles.
MOI au contraire, j'étais très sérieux, tellement sérieux, que je l'étais TROP. Ty et moi, nous sommes deux extrêmes.
Je fis une énorme pause. Je me mis à réfléchir, puis je lançais à Meika, toujours en chuchotant : « Mais...tu m'aime même si...j'ai une dent de travers enfin avec un défaut, des grains de beauté sur le nez, une dent énormément pointue, une...face de...de patate, des oreilles de dumbo et...un front...carré....des mains trop grande et des pieds trop chelous... ? ».
J'étais obligé de poser cette question. Car bien que j'étais craquant, j'avais des défauts. Surtout cette dent avec le défaut. Le pire c'était quand j'avais une face de patate. Et là je ne pouvais rien n'y faire.
J'étais quand même  rassuré que Meika m'aime et qu'elle veuille de moi pour toujours.
En y repensant, je souris, serrant la main de Meika un peu plus. Puis, je lui demandais de s'arrêter.
Je pris la tête de Meika entre mes mains et effleurait les lèvres de ma Sioux que j'aimais.
Je fis un sourire trop mignon, puis embrassais Meika langoureusement de façon fougueuse.  Yepa qui avait quand même ralenti la cadence nous rattrapa et resta à nous regarder avant de rouler des yeux.
Elle lâcha en passant : « Mon frère adore embrasser, il ne fait que ça!  Alors Meika, prend courage ! Je sais pas comment tu fais ! MAIS BONNE CHANCE ! ».
Je mordis doucement les lèvres de ma bien aimée avant de faire un regard et un sourire malicieux à Meika.
Je me tournais ensuite vers Yepa et de froncais mes sourcils. Mais elle le fait exprès ou quoi ?
« Je vais la tuer ! Si on te demande qui a tué une fillette de 9 ans dans un ravin le jour de son anniversaire, dis pas que c'est moi, ok? », dis-je à Meika.  

Nous arrivâmes devant le monument très célèbre du Dakota. Yepa explosa de joie et serra même Isha et Meika. Cette dernière lui sourit et lui caressa la tête en disant qu'il n'y avait pas de quoi et que c'était l'essentiel si elle était contente. Yepa fit un sourire de Japonaise et moi un sourire de Chinois.
La princesse réclama un selfie. Comme les deux Pine Ridgiens ne comprenaient pas, Yepa fit sa grande femme : « Selfie c'est se prendre en photo soit même. C'est très swag et à la mode ces temps-ci. Très tendance. ».
Je prétextais ne pas être mignon pour faire la photo, bien que j'étais extrêmement photogénique.
Ma sœur supplia. Meika accepta, Isha refusa et je m'écriais : « Yeah ! Deux contre, une pour. Yepa, pas de photo ! ». Je fis mon sourire angélique.
Yepa voulu pleurer. Mei insista pour qu'Isha vienne. Ce dernier refusa alors Meika proposa qu'il prenne la photo. Yepa dit qu'elle voulait aussi qu'Isha soit sur la photo, et moi je dis à Yepa d'arrêter ses capirces, alors, elle accepta la proposition de Meika.
J'expliquais à Isha comment prendre la photo (d'un simple toucher sur l'écran), puis je me plaçais à côté de Meika. Yepa se planta devant nous deux et fit son sourire de Bob l'éponge.
Je fis le sourire d'un chinois et Meika...he bien je ne su pas quel sourire elle avait fait.
C'était la première fois que je prenais une photo avec Meika....et c'était devant ces statues qui coûtèrent des milliers de Dollars à l’État.

Après cette halte aux statues sans intérêt, Isha nous proposa de continuer la marche. Nous marchâmes donc un peu plus joyeusement. Les statues étaient derrière nous. Yepa était aux anges.
Moi aussi j'étais aux anges, mais pas pour la même chose : parce que j'aimais Meika.
Isha s'arrêta. Nous étions montés plus haut que le mont Rushmore. Il faisait froid, mais ça en valait le coup.
Arrivé en haut, je m'écriais : « Aaaaaah là au moins, c'est un truc qui vaut le coup. ».
Yepa m'interrogea du regard. « Regarde ma puce, regarde cette beautée ! », fis-je en pointant dU doigt la cascade. Yepa fit un petit ''bof''.
« ça doit être encore plus beau en été. ». , commentais-je.
Je reculais et portable e main, cadrait Yepa, Meika et Isha. Je fis un sourire, puis dis : « Hey les amis, dites CHEESE ! ». Mais lorsque tout le monde se retourna, je pris la photo et personne ne pu s'échapper.
« Là au moins, c'est un beau souvenir. », fis-je en m'approchant plus près du précipice et de prendre en photo plusieurs fois la cascade et ce qui l'entourait.
Je pris une énorme inspiration, capturant avec mon nez l'air pur.
Mais Yepa tira ma manche et me dit qu'elle avait froid.
Je lui mis mon sweat orange par dessus son manteau bleu.
Je me retrouvais en look d'Amérindien traditionnel.
J'avais pas froid, moi.



Photo souvenir :P
WILDBIRD

 
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MessageSujet: Re: If all we are is just a moment, Don't forget me cause I won't and I can't help myself. I think about you. Ooh, ooh. I think about you.♥ Meika & Pay   Mer 4 Fév - 22:50

Alors que tout le monde savourait son sandwich, assit dans l'herbe gelée, juste à l'entrée des montagnes avec vu sur la plaine, Yepa s'amusait à charrier Paytah en lui disant qu'il voulait vivre à Pine Ridge juste pour Meika. Au fond, c'était aussi ce que la jeune fille pensait de toute façon. Yepa annonça ensuite qu'elle resterait à Miami pour faire un boulot que ni Meika ni Isha ne pouvaient connaître. Rien que le nom donnait la nausée. C'était même pas sur que ça existait en plus. Devant le regard rougeâtre de Meika, Paytah lui expliqua qu'il était sérieux, qu'il habiterait à la réserve après être devenu célèbre à Miami grâce à ses talents artistiques, ce qui sera chose aisée, se disait la jeune fille. Celle-ci repoussa ses cheveux en arrière avant de répondre :

- Bien évidemment, tu n'es pas un inconnu, tu es un frère de tribu !

Elle afficha un grand sourire lumineux au jeune homme avant de poursuivre son repas pendant que Yepa reprit sa tourmente sur le jeune Sioux. Au bout d'un moment, Paytah ne l'entendait même plus. Il semblait perdu dans ses pensées. C'était peut-être ce qu'il y avait de mieux à faire quand on était harcelé par une gamine telle que Yepa !

« Je viendrais habiter à Pine Ridge... »

Meika récupéra son regard sur Paytah lorsqu'il reprit la parole, sortit de sa rêverie.

« ...pour toi aussi Meika. Jamais je ne t'abandonnerais. »

La jeune fille sourit mais répondit :

- Je ne veux pas que tu t'oblige à faire quoi que ce soit.

Lorsque Paytah lui prit la main, elle la serra. Front contre front, l'incandescence de leur regard embrassait leur coeur. Un feu ardent s'alluma avec vivacité comme à chaque fois qu'ils échangeaient ainsi leur âme. Meika sentait la chaleur dans la poitrine du jeune Sioux, celle d'un feu de joie. En elle brûlait les mêmes flammes dansantes. Yepa fit une remarque, mais les deux jeunes gens étaient enfermé dans propre cerceau amoureux. Ils finirent par échanger un baiser. Isha fixait la scène comme s'il voyait Meika partir loin pour toujours. Il savait pourtant qu'elle ne quitterait jamais la réserve mais il n'y pouvait rien, c'était plus fort que lui. La relation qu'il entretenait avec sa soeur était très forte. Il pouvait mourir pour elle sur le champ. Il portait son nom à merveille. Ils avaient toujours été aussi fortement lié, depuis de nombreuses années mais comme tout bon frères et soeurs, il y avait eut une période qui était tout le contraire d'aujourd'hui avec le stéréotype du vilain frère qui tyrannisait la pauvre petite soeur. Eh oui ! Mais bon, ils étaient vraiment très jeunes à l'époque et cela n'avait pas duré longtemps !


***

Des pleurs se faisaient entendre dans la maison. Aussitôt, Winona accouru dans le salon pour voir Isha qui venait de taper Meika.

- Oh Isha ! s'exclama la mère à l'enfant de quatre ans, tu persécute encore cette pauvre Meika ? Viens ici ma puce...

La petite fille qui tenait à peine debout sur ses frêles jambes alla se blottir contre sa mère.

- Pourquoi la taquine-tu ainsi tout le temps ? réprimanda la femme Sioux.

- C'est elle qui a commencé ! répliqua Isha, elle m'embête tout le temps !

- Ca suffit Isha ! Tu es l'aîné, tu dois protéger ta petite soeur. C'est ton rôle de grand frère.

Mais l'enfant gonfla les joues, boudeur, et s'en alla rapidement sans demander son reste. Isha sortit de la maison et la contourna pour se réfugier derrière. Il se laissa glisser contre le mur et s'assit par terre, repliant les genoux contre lui et ronchonnant :

- Pourquoi c'est Meika qui a toujours raison ? Maman fait du favoritisme ! Pour elle, Meika est plus important que moi...Maman est toujours du côté de Meika. Elle dit que je suis l'aîné, que je dois être tolérant mais en fait, je suis sûr que maman me déteste...

Ce que n'avait pas remarqué le petit Sioux, c'était qu'à l'angle de la maison, Chayton, le père de famille, avait écouter en toute discrétion. L'homme récupéra un seau qu'il rempli d'eau avant de se montrer à l'enfant.

- Isha, fit-il en lui tendant le seau, voici ta punition pour avoir embêté Meika. Porte ce seau et reste debout et ne bouge pas avant que je ne te le dise !

Boudeur, Isha se leva et prit le seau qui fut si lourd qu'il était contraint de le porter à bout de bras. L'enfant fit comme son père lui disait et resta debout, seau en main. Mais très vite, ce seau fut décidément trop lourd pour lui qu'il ne tenu pas même vingt seconde à le porter et le reposa à terre avant de se rasseoir, encore plus boudeur. Le père, qui avait assisté à la scène lui dit :

- Quoi ? Tu abandonnes déjà ?

- Maieuh c'est lourd ! râla le petit Sioux, c'est impossible de le porter comme ça !

- Je vois, tu as donc laisser tomber tout de suite c'est ça ? Ce seau pèse le même poids qu'un nouveau-né. Donc quand tu es né, toi aussi tu pesais autant. Mais maman, elle t'as porté dans son ventre pendant des mois. Tu as abandonné immédiatement mais ta mère t'as gardé et t'as protégé jusqu'à ta naissance. Tu penses qu'elle aurait supporté une telle difficulté si elle ne t'aimait pas ? Donc ne dis pas que ta mère te déteste.

Depuis ce jour, les choses avaient grandement changé et plus jamais Isha n'avait martyrisé sa soeur ni penser du moindre mal de sa mère. La véritable famille pouvait enfin commencé et le jeune frère jouait son rôle d'aîné à la perfection ainsi que celui d'un bon fils.




***



« Je suis vraiment amoureux de toi Meika. Je ne plaisante pas. Je t'aime. Pour la vie. »

Isha sortit de ses pensées avant de reposer son regard sur Meika et Paytah, et accessoirement Yepa qui rouspétait à côté.

- Et moi ? fit Meika d'un air malicieux, tu pense que je plaisante ? Je voue l'amour d'une biche à son cerf.

La jeune fille entoura les joues de son aimé de ses mains aux doigts fins et délicats, comme la grâce d'une biche. Ces yeux étaient empli d'amour. Elle ignorait Yepa tout comme Paytah bien que les caprices de l'enfant l'amusait plus qu'autre chose. Meika accueillit Paytah contre elle comme le cygne étreignant son compagnon. Les cygnes étaient des animaux très amoureux. Le couple était ensemble jusqu'à la fin de sa vie, au même titre que les colombes ou les tourterelles. Pendant ce temps, Yepa demanda à Isha si elle pouvait caresser Hakan mais comme elle le savait sûrement, ce n'était pas un animal que l'on pouvait toucher facilement. Comme Meika jadis, Isha coinça l'animal contre lui pour permettre à Yepa de le caresser. Elle demanda également une histoire de loup. Après tout, autant profiter de la pause pour conter une nouvelle histoire. Isha hocha la tête puis réfléchit quoi raconter.

- A cette époque, la terre était recouverte de vastes forêts sans fin, certaines étaient inextricables et les voyageurs égarés retrouvaient rarement leur chemin. En ces temps là, les loups vivaient nombreux, ils formaient des clans très hiérarchisés, intelligents, forts et courageux, ils n'avaient d'autres ennemis que les hommes. Les hommes quant à eux nourrissaient une haine profonde envers les loups et lorsqu’ils se trouvaient face à face, il était rare que tous deux survivent à cette rencontre. A peine l'enfant des hommes marchait, qu'il avait appris à haïr le loup. Chaque décennie écoulée, les loups, uniquement les chefs de clan et quelques élus entreprenaient le grand voyage. De toutes les régions du Nord, ils convergeaient en un même lieu, une vaste clairière au centre d'une forêt profonde et noire. Certains venaient de très loin, c'était le grand rassemblement au cours duquel les loups mâles et femelles encore solitaires allaient sceller une nouvelle alliance, ils venaient là trouver le compagnon d'une vie. Les chefs partageaient leur savoir et les jeunes bâtissaient leur descendance.

Isha marqua une pause et relâcha Hakan de son emprise avant de poursuivre :

- Cette année là, Loup Blanc, chef de clan encore solitaire venait pour y trouver une compagne, chemin faisant il pensait au lourd secret qui était le sien. Quelques mois plus tôt, au cours d'une chasse, il avait découvert une jeune femme évanouie dans la neige fraîche. Il s'était approché d'elle doucement, quand soudainement la jeune femme bougea, elle entrouvrit les yeux et loin d'être terrifiée par la vue du loup, elle lui sourit. Elle tendit une main et caressa la fourrure de l'animal, celui-ci accueillit cette marque d'affection d'abord avec surprise puis bientôt avec plaisir. Sans savoir qu'il pouvait la comprendre, elle lui expliqua sa peur lorsqu'elle s'était vue égarée dans la forêt, en entendant du bruit, elle s'était mise à courir sans voir une grosse branche qui barrait le chemin, elle avait trébuché lourdement et s'était évanouie. Elle le regarda droit dans les yeux et lui demanda de l'emmener jusqu'au village. Loup Blanc s'exécuta, il la reconduisit jusqu'à l'entrée du village et longtemps il resta là, à la regarder partir, même lorsqu'il ne pouvait plus la voir. De retour dans la tanière du clan, il comprit qu'il ne serait plus jamais le même, jamais plus il ne verrait les hommes de la même manière. A de nombreux kilomètres de là, une louve et son frère cheminaient au côté d'un chef de clan.

Meika gardait Paytah contre elle tout en écoutant l'histoire de Isha même si elle la connaissait aussi, elle aimait bien l'entendre sans cesse.

- La louve Calypsone venait y faire alliance, elle l'espérait depuis longtemps mais depuis l'été dernier, elle était habitée par la peur, son chemin avait croisé celui d'un gentilhomme blessé, au lieu de le dénoncer à la meute comme il se doit, elle l'avait caché, recouvert de feuilles et de branchages et l'avait nourri jusqu'à ce qu'il puisse se débrouiller seul. L'homme n'avait jamais manifesté la moindre crainte face à la louve. Il rêvait d'un monde où les hommes et les loups feraient la paix, un monde où la haine de l'autre n'existerai plus. Un soir alors que Calypsone venait le retrouver, il était parti en laissant sur le sol son écharpe. La clairière sacrée était prête, tous les participants s'étaient rassemblés en plusieurs cercles. Ce soir sacré, lorsque Calypsone aperçu Loup Blanc, elle reconnut immédiatement le compagnon qui habitait ses rêves, celui qu'elle avait toujours attendu. Aussi, bousculant toutes les règles, elle s'avança vers lui, le regardant au fond de ses prunelles dorées. Loup Blanc comme s'il avait toujours su ce qui allait arriver, accepta Calypsone comme compagne. La louve fit ses adieux au clan qui l'avait vu grandir et se prépara au voyage de retour. Inconsciemment ou pas, Loup Blanc construisit leur gîte non loin de l'endroit où il avait découvert la jeune femme l'hiver dernier. Au printemps de l'année qui suivit, Calypsone donna naissance à deux louveteaux, un mâle et une femelle. Avant de mettre bas, elle avait avoué à Loup Blanc le parjure qu'elle avait fait à sa race en cachant et en nourrissant un humain. Loup Blanc lui avait à son tour confié son secret et depuis lors ils ne formaient plus qu'un.

Isha marqua à nouveau une pause avant de reprendre :

- Une nuit, ils furent réveillés par des cris qui les fit sortir de leur tanière, ils aperçurent au loin une fumée épaisse, un incendie embrasait le ciel. La magie des loups en ces temps là était grande et leur haine des humains encore plus grande, plusieurs clans s'étaient unis pour détruire un village qui avait tué plusieurs des leurs. Ceux qui n'avaient pas péris dans l'incendie, furent dévorés pas les loups. Loup Blanc rassembla sa compagne et ses petits et décida de s'éloigner à tout jamais de ces contrées barbares, il voulait un monde différent pour sa descendance. Au même moment, un homme et une femme, seuls survivants du massacre fuyaient eux aussi l'horreur de la nuit. La légende dit que la route des loups croisa celle des humains. Que Loup Blanc reconnu la jeune femme qu'il avait secouru de même que Calypsone reconnue l'homme comme étant celui qu'elle avait caché dans les bois. On dit aussi qu'ils firent chemin ensemble jusqu'à une grande clairière. Uniquement avec leur courage, ils bâtirent un monde nouveau où tous ceux qui vivaient sans haine furent les bienvenus...Les humains comme les loups...

C'était la fin de l'histoire et également la fin de la pause de midi. Il était temps de reprendre la route. Ils partirent voir le monument de plus près. Le voyage aurait pu ne pas être si contraignant que ça si toutefois Yepa se serait tut. Meika n'était pas dérangé mais pendant tout le trajet, Isha accumulait une certaine irritation. Yepa chantait à tu-tête et ça en devenait pire que lassant. Mais pire encore, Paytah qui laissa sauter la vis en se mettant à hurler comme un dératé après la gamine. Il balança un discours interminable, c'était plus possible !

- CHUUUUUUUUUT ! SHUT. UP. SHUT UP !!! OK ? SHUT UP ! »

La patience de Isha avait des limites.

- CE N'EST PAS BIENTOT FINI CE BOUCAN ?!! VOUS FAITES DÉSERTER LES ANIMAUX DE LA MONTAGNE ! VOUS DEVENEZ INSUPPORTABLES ! PAS UN JOUR DE PAIX ! SILENCE !!!

Meika dévia son regard, tout en gardant un silence de tombe. Il ne valait mieux pas s'en mêler ou faire quoi que ce soit qui risquerait d'aggraver les choses. Elle était assez étonné de voir Isha hurler de la sorte. Ca ne lui arrivait jamais. Une bonne preuve que les limites étaient atteintes et qu'il ne valait mieux pas tenter de les dépasser d'avantage. Après sa crise, le jeune Sioux reprit la marche, ainsi que les deux autres de Cheyenne River qui furent silencieux après la tempête. Il y avait de quoi ! Ce silence faisait du bien mine de rien, Meika de ce fait, avait été un peu d'accord avec son frère. Au bout d'un moment de pur calme, Meika entendit murmurer à son oreille. Paytah n'osait-il plus parler normalement ?

« Meika...est-ce que tu pense que...on sera toujours ensembles dans dix ans ? Enfin...toute... ...notre vie ? »

Il rougit, c'était mignon !

« Est-ce que...tu voudra bien de moi toute ta vie ? »

- Pourquoi imaginer le contraire ? répondit la jeune fille en souriant.

Après tout, elle n'avait aucune raison de délaisser Paytah, sauf s'il lui en donnait vraiment une bonne ! Mais s'il l'aimait vraiment, ce risque n'était pas à craindre. Yepa se plaignit de la marche longue. Mais au bout d'un moment, Isha annonça l'arrivée. Arrivé devant ces horreurs de l'humanité. Yepa en était tout ébloui. Elle hurla à nouveau, c'était une véritable torture auditive. Isha soupira, las. Meika observait les têtes sans vraiment en être ravie. Heureuse, Yepa se jeta à eux.

« Merci ! Merci de m'avoir emmené ici ! C'est le plus beau cadeau d'anniversaire ! ».

Meika sourit et lui caressa la tête :

- Mais de rien, si tu es contente, c'est l'essentiel.

Parce que toute cette vue de décadence était là uniquement pour faire plaisir à Yepa et rien d'autre. Tout le monde s'en serait passé. Comment aimer cette aberration des Blancs qui en plus attirait une tonne de touriste en été qui polluaient et déshonoraient la montagne sacrée de leur présence ? Meika échangea un regard malicieux avec Paytah avant que ce dernier ne propose une photo. Mais Yepa voulait en faire avec tout le monde. Au mot de "selfie", Isha et Meika se regardèrent, sans comprendre.

« Alllleeeeeeeeez ! C'est mon anniversaire quand même ! J'ai 9 ans. Vous êtes les personnes que je préfère le plus au monde. S'il vous plaiiiitttt !!!!! ».

Meika regarda Paytah puis soupira avec un sourire.

- D'accord, fit-elle.

- Sans moi, répliqua Isha.

- Allez Isha, juste une fois !

- Sans façon, je refuse de poser devant cette horreur qui ne mérite même pas mon regard !

- Hum...Tu n'auras qu'à prendre la photo alors !

Meika tourna un regard vers Yepa pour avoir son accord.
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MessageSujet: Re: If all we are is just a moment, Don't forget me cause I won't and I can't help myself. I think about you. Ooh, ooh. I think about you.♥ Meika & Pay   Mer 4 Fév - 20:57



Pay & Meika
If all we are is just a moment, Don't forget me cause I won't and I can't help myself.  I think about you. Ooh, ooh. I think about you.♥

M
eika me rattrapa avec son cheval Ohanzee. Je lui répondis que je faisais la course pour répondre à sa question.
Elle me répondit qu'elle voyait ça. Elle montra ensuite son frère et ma sœur, qui étaient dans l'autre direction.
Je voulu faire la course et boudait, mais la Sioux me répondit : « Peut-être bien, mais pour cela, il faudrait peut-être avancer dans la bonne direction. ». Je fis un sourire et admis : « Oui c'est vrai. ». Je ne connaissais pas le chemin, mais je voulais quand même faire la course.
Je décidais de remettre à plus tard la course et en parlait à Meika.
En chemin nous fîmes quelques arrêts et nous vîmes même un troupeau de bisons en liberté.
Puis nous arrivâmes enfin à destination. Mais aucun visage de présidents à l'horizon.
Yepa nous le fit remarquer en criant.
Elle voulait vraiment voir les sculptures célèbre.

Le mont rushmore était un mont très célèbre pour ses quatre sculptures. Elle retrace l'histoire de 150 ans du pays et est faite en granit. Cette montagne s'appelait auparavant «Six Grands-pères » par les Lakotas, mais a été renommé plus tard à cause de Mr Rushmore. Ce lieu sacré pour les Amérindiens a été conquis par les Blancs en 1868 et a été plusieurs fois renommé par des noms ridicules comme Cougar Moutain.
Un président Américain a eu l'idée de tailler dans les roches les visages de deux républicains et un démocrate et insista pour que cela soit fait. Ce président, c'est Calvin Coolidge, le 30 ième président des Etats-Unis. Le découpage des roches a duré 14 ans. QUATORZE ANS.
Les quatre visages des présidents ont été taillés par le sculpteur Gutzon Borglum.
Notre pays dépensa 989 992,32 dollars pour tailler dans la roche  George Washington , Thomas Jefferson, de Theodore Roosevelt  et Abraham Lincoln.
989 992,32 dollars !!!
989 992,32 dollars dépensés alors que mon peuple mourrait dans la misère. Pourquoi n'a t'on pas donné ces  989 992,32 dollars aux Lakotas en leur honneur et pour les aider ?
Ils ont préférés tailler des présidents dans la roche.
Je ne vois personnellement pas le BUT de cette œuvre d'art, bien qu'elle soit impressionnante.
J'ai appris à l'école ce que c'était le Mont Rushmore et j'ai cherché par la suite sur internet des informations supplémentaires.
Je n'ai jamais voulu spécialement vouloir la voir en vrai, mais Yepa, si.

Je déballais mon sandwich car j'avais très faim. Le voyage m'avait ouvert l'appétit. Yepa regarda longuement le mont. Je m'assis sur l'herbe aux côtés de Meika. Je me tournais vers ma petite sœur pour lui demander si elle préférait la campagne ou la ville. La fillette s'assit non loin de moi et me répondit qu'elle préférait la ville. Meika en fut attristé, Isha soupira -son soupir en disait long- et moi aussi je fus très déçu.
Je dis ensuite que j'irais vivre à Pine Ridge plus tard, quand j'aurais fini d'étudier à Miami. Yepa fit un sourire moqueur.
« Tu va aller habiter à Pine Ridge rien que pour Meika ! », me lança t-elle.
Je levais la tête vers elle et haussais les épaules.
« Moi, j'habiterais à Miami et je serais relookeuse de mode professionnelle. »
Je roulais des yeux. J'en avais assez. Toujours le même refrain : ''je veux être  relookeuse de mode professionnelle. ''.
Meika dit qu'elle comptait rester à Pine Ridge.  Je lui fis un sourire et Yepa roula des yeux.
Je me doutais que Meika et Isha pensaient que jamais je ne quitterais Miami et que je n'arriverais pas à me détacher de cette ville, vu combien j'étais proche des Blancs.
Je n'étais pas proche que des Blancs mais aussi beaucoup des Asiatiques, des Noirs et des Blancs.
Je n'étais pas raciste, bien que quelques fois j'insultais les visages pâles quand je trouvais qu'ils exagéraient.
J'étais tout à fait capable de laisser Miami et revenir à la vie pauvre. J'avais vécu 16 ans dans la pauvreté, alors bon, la richesse ne me manquerait pas.
Comme Meika m'avait regardé avec un certain scepticisme, je lui dis en hochant la tête : « Je suis capable de laisser Miami. » Je repris :
« Je ne connaissais pas Pine Ridge mais cette réserve est mieux que Cheyenne River. J'adore ici. Sincèrement. C'est vraiment  cool ! J'ai découvert cette réserve célèbre grâce à vous.
Je commencerais ma carrière de musicien à Miami...Je compte me lancer dans la chanson et sortir des albums. Miami est une ville pleine de promesses pour ça.
Quand je serais majeur, je partirais m'installer ici à Pine Ridge. Enfin...si ...on veut bien de moi ici. Je suis un peu un étranger, un intrus. 
»
Je regardais tour à tour Isha, Meika et Yepa en parlant.
« Tu veux surtout aller à Pine Ridge pour rester avec Meika, avoue le ! Tu l'aime trop pour la laisser alors tu va la suivre tout le temps comme un petit chien. Tu la kiffe, avoue, avoue que tu veux habiter à Pine Ridge rien que pour elle, avoue le ! AVOUE LEEEEEEE ! », me lança Yepa la bavarde.
Je baissais les yeux et restais silencieux, légèrement embarrassé.
« Avouuuuue leeeeeeee !  :music: », chanta la petite peste.
Je soupirais et levais les yeux au ciel.
« Laisse moi tranquille. »
« Mais tu as le droit de le dire, tu l'aime Meika, fait pas comme si tout à coup tu ne l'aimais pas et que tu ne rêvais pas de l'épouser. »
« Quoi ? Mais...mais...mais n'importe quoi ! »
Si je pouvais coudre la bouche de Yepa Yellow, je serais le mec le plus heureux de la terre. Cette fille est insupportable ! Elle ne peut pas se taire, c'est plus fort qu'elle !
« Mais avoue ! Tu aime Meika ou pas ? »
Mais qu'elle se taise !
« Si tu aime Meika, c'est normal, alors admets le. Mais si tu l'admets pas, c'est que tu ne l'aime pas. »
Je jetai un regard noir à la brunette.
TAIS TOI, j'avais envie de lui dire. Mais mon regard le lui disait déjà.
« Tu n'aime pas vraiment Meika alors ! »
Elle me saoule !
Je soupirais, baissais les yeux au maximum. Gêné, j'étais gêné.  
« Alleeeeez, avoue le ! »
Je me contentais de manger mon sandwich en silence. Ce sandwich était vraiment très bon.
Meika avait un don pour la cuisine.
Je raclais ma gorge quand j'eus fini de macher ma bouchée et baissais encore plus les yeux.
Que j'aurais aimé être enterré six pieds sous terre ! Ma sœur me connaissait tellement bien ! Je ne pouvais pas la tromper.

FLASHBACK

QUELQUES MOIS PLUS TOT
EN NOVEMBRE- DECEMBRE
QUAND UN CERTAIN PAYTAH YELLOW REFUSAIT DE MANGER....

« Avoue le ! »
« Laisse moi ! »
« AVOUE LE ! ALLEZ JE VEUX T'ENTENDRE ! »
« Je n'ai pas la force de te parler, laisse moi, s'il te plait... »
Je soufflais entre mes dents et posais ma tête sur l'oreiller. Maigre j'étais devenu maigre. J'étais affreux, mais vraiment affreux. Et Yepa ne me lâchait pas. Elle m'ordonnait de manger, mais je refusais, alors elle était venue dans ma chambre pour me forcer à manger. Elle m'avait voulu me nourrir à la petite cuillère, mais j'avais recraché la nourriture automatiquement. Je ne voulais pas manger, je n'avais pas faim. La faim, je ne la ressentais plus et puis je ne voulais pas manger.
Ce que Yepa voulu savoir, c'était si je ne me nourrissais plus parce que j'aimais Meika. Mais en quoi cela la regardait-il ?
J'étais moche, je le savais. Mes frères m'appelaient « Squeleton Man ». Mes joues étaient creuses, j'étais pâle, j'avais maigri, on voyait mes côtes. Quand je souriais, ça faisait peur et on voyait encore plus ma dent avec le défaut. On aurait dit un squelette vivant ou un zombie.
J'esquivais Meika dans les couloirs parce que je ne voulais pas qu'elle me voit dans cet état. Et elle ne me vit JAMAIS dans cet état. De moi, elle n'a vu que mon dos et mes cheveux. Mais pas mon visage. Pas ma maigreur. Cette dernière, je la cachais dans des vêtements multiples pour faire comme si j'avais un poids normal. Mais je n'avais pas un poids normal. J'avais un poids moindre.
Je ne parlais pas. Je soufflais ou parlais avec souffrance, comme si dire un mot c'était me priver encore plus de nourriture. J'étais fatigué, ça se voyait. Je ne dormais plus non plus. Mes yeux voulaient se fermer, mais n'arrivaient pas. J'étais vraiment devenu un zombie.
HORRIBLE.
J'étais tellement faible que je n'arrivais pas à marcher. Je marchais doucement, avec peine et très souvent, je faisais des malaises à répétitions.
« MANGE ! »
La voix de Yepa me fit sursauter.
Je baissais les yeux vers la cuillère de purée qu'elle me tendait.
On aurait dit une mère qui nourrissait un bébé.
« Non. »
Sauf que le bébé parlait.
« Mange. »
J'envoyais la cuillère d'un coup de main de l'autre côté de ma chambre.
Je fermais mes paupières.
« Tu te fais du mal pour rien. C'est pas parce que tu t'arrête de manger que tu la fera t'aimer. »
Je fis comme si je ne l'avais pas entendu. Une larme coula sur ma joue.
J'en avais assez.
Mon cœur souffrait. Je l'aimais ma Meika. Mais elle s'en fichait ! Elle s'en fichait !
Je rouvris mes yeux. Aucune lueur de feu les éclairait, malgré le soleil éclatant. Mes yeux étaient sombres, éteints, vides, sans vie, sans joie.
« Paytah, ton corps a besoin de nourriture. Même si tu n'as pas faim, tu as quand même besoin de manger, alors mange. »
Je secouais la tête.
Yepa posa ses petites mains sur mes joues. Elle était si triste. Je ne l'avais jamais vu comme ça, ni aussi inquiète que cela.
« Mange, je t'en supplie ! »
Elle me présenta l'assiette. De la purée et du poulet.
« Non...je veux pas. », soufflais-je.
A quoi bon ?
Yepa baissa la tête et joignis ses mains.
Je fermais mes yeux.
Un silence régna.

Soudain, ma voix faible retentit dans ma chambre : « Oui...oui je l'aime et c'est pour ça que je ne veux plus manger. »
Meika je ne dors plus, je ne mange plus, je pense tout le temps à toi, mon cœur est brisé. Je voudrais que tu sorte avec moi, alors pourquoi tu ne veux pas ? Pourquoi tu ne veux pas de moi ?
Pourquoi ? J'ai besoin de toi Meika.

Je sentis la main de Yepa se poser sur mon bras.
« Tu l'aime vraiment, hein ? Tu veux que j'aille le lui dire à ta place ? »
«Oui...et ... Non... »
« Tu ne mange plus comme ça depuis combien de temps ? »
J'avais commencé à arrêter de me nourrir progressivement, de jour en jour, depuis ma rencontre avec Meika. Ce jour là, j'avais craqué sur elle. Puis, c'est devenu l'amour. Le vrai amour.
Je me rappelle encore de la première fois où je lui ai déclaré ma flamme. Je l'avais embrassé avant. Elle a été suprise.
J'étais encore bien joufflu à l'époque. Une vraie face de patate. Mais je ressemblais à un gamin.
Mais là...
Meika ne voudra jamais de moi dans cet état.
J'avais commencé à enlever quelques grammes de nourriture dans mon assiette le lendemain. Mais c'était inconscient bien sûr. Puis, les jours passèrent et au final, il ne resta plus rien dans mon assiette en Septembre, et, Yepa remarqua que je ne mangeais que très rarement.
Puis, j'arrêtais totalement de manger. Au début, je tenais.
Mais plus maintenant.
Je ne faisais pas exprès. Mais c'était comme ça. En plus, quand je tiens à quelque chose, je stresse tellement que je ne mange plus. Un jour, j'avais des contrôles dans toutes les matières pendant une semaine et je n'ai pas mangé du tout de toute la semaine. C'est comme ça que je suis.
Je suis un Survivor.


«Je ne mange plus depuis 6  mois. Je l'aime. C'est pour ça que je ne peux plus manger. »
« Paytah, tu dois manger ! Fais-le pour elle. »
Je fronçais mes sourcils et levais les yeux vers Yepa.
« Comment ça ? »
« Meika ne voudra jamais que tu arrête de te nourrir pour elle. Elle trouverait ça ridicule ! »
Je baissais les yeux et réfléchis un instant.
« C'est vrai. », murmurais-je.
« Alors mange. Fais le pour elle. Et dors aussi. »
« Je ne trouve pas le sommeil. Je n'y peux rien.  Alors je pense à elle. Et je me sent bien. Je l'aime Yepa. Tu peux pas comprendre... »
« Si je comprend. »
« C'est vrai ? »
« Oui ! »
Yepa me fit un câlin. Je lui fis un sourire. On aurait dit que j'avais deux fois plus de dents qu'avant. Mon sourire était tellement grand. Deux fois plus visible quand j'étais maigre.
Et on voyait tellement ma dent avec le défaut. Je serrais la brunette dans mes bras et je lui caressais les cheveux.
Elle se leva d'un bond et partit en courrant en me lançant : « JE REVIENS !!! ».
Je la regardais s'en aller en souriant.
Je réfléchis à ce qu'elle m'avait dit encore, puis, elle revînt, une fourchette à la main.
Elle remplit la fourchette de purée, puis me dit : « Ouvre la bouche bien grand. ».
Je lui obéis.
Et elle me donna ma première cuillerée du jour. Je n'avais pas mangé depuis tellement longtemps.
A la cinquième cuillerée, je m'emparais de l'assiette et de la fourchette et me mit à manger à la va vite, comme si je mourrais de faim. Comme dessert, Yepa me donna un énorme gâteau au chocolat et me coupa une grande part.
Elle me prit même en photo.

La photo :p:
 

Et c'est ainsi que je me remis à manger.
Jour après jour, Yepa me forçait. Elle m'encourageait, patiente comme tout.
Et je repris tellement goût à la nourriture, que je me mis à manger comme un ogre, et la tendance s'inversa : je devins boulimique.
Et Yepa m'aida une deuxième fois.
Et c'est ainsi que je devins mince et que retrouvais mon corps de rêve. En fait....mon corps devins encore plus beau qu'avant. Mes muscles bien développés, je le dois à Yepa et elle seule.
C'était elle mon coach de sport. J'ai soufferts, c'est vrai, mais...je ne le regrette pour rien au monde.

FIN DU FLASHBACK



J'étais resté silencieux, mais je mangeais, tout en repensant à tout cela. Je fis un grand sourire, puis dit : « Je viendrais habiter à Pine Ridge... ». Je maintins ma phrase en suspens, avant de faire un regard malicieux et de faire un énorme sourire à Meika.
« ...pour toi aussi Meika. Jamais je ne t'abandonnerais. »
Je pris la main de Meika dans la mienne et la serrais tendrement. Je me penchais sur Meika et posais mes lèvres sur son petit nez. Je posais ma main sur sa joue et plongeais mes yeux dans les yeux de l'Amérindienne aux yeux rougeâtres et mis mon front contre le sien. Je restais un long moment ainsi, sauf qu'à un moment, je pris avec mes deux mains la main droite de Meika et je la posais contre ma poitrine. Mon cœur cognait contre ma poitrine très fort. Elle devait le sentir.
Yepa ne comprenait rien, mais alors là rien du tout, car elle cria : « Mais, qu'est-ce que tu fais ?  C'est normal que tu es bloqué comme si t'étais sur pause là ?». Mais je ne lui répondis pas.
Je fis un petit sourire, puis j'embrassais Meika sur les lèvres.
Meika, je l'aimais pour la vie. Je ne savais pas si elle m'aimait de la même façon, mais moi, je l'aimais pour toujours et je voulais l'épouser plus tard. Je l'aimais pour de vrai, c'était sérieux.
« Moi j'aimerais bien savoir pourquoi tu embrasse Meika tout le temps comme ça ! Je ne vois pas vraiment à quoi ça sert ! », commenta Yepa.
OH FOR THE LIFE OF ME MAIS ELLE NE PEUT PAS SE TAIRE DEUX SECONDES ??????
J'accolais mes mains au cou de Meika, l'embrassant fougueusement, yeux fermés. Je terminais mon baiser avec douceur et je caressais sa joue, mon doux regard flamboyant plongé dans le sien.
« Je suis vraiment amoureux de toi Meika. Je ne plaisante pas. Je t'aime. Pour la vie. »
« C'EST BON ON A COMPRIS ! Mais pourquoi tu lui dis ça tout le temps ? Poooooouuuuuh j'aimerais pas être à ta place Meika, ça doit être saouuuuuulant ! BON ON VA LES VOIR CES PRESIDENTS ???? »
J'embrassais la main droite de ma petite-amie. Je m'en moquais pas mal des caprices de Yepa. Elle comprendra, quand elle grandira. Je m'approchais de nouveau de Meika et la couvrit de baisers sur la joue, sur le nez et dans le cou avant de la prendre dans mes bras et de m'y blottir. Je me sentais tellement bien avec elle.
Je restais dans les bras de Meika un bon moment, je ne voulais plus la lâcher.
J'étais quelqu'un de très tactile et expressif.
La pauvre princesse du jour trépignait d'impatience. Comme je ne voulais pas lâcher mon amoureuse, Yepa chercha Hakan.
Elle aimait bien cet animal. Elle demanda à Isha si elle pouvait  caresser le grand loup gris et si il pouvait lui raconter une histoire sur les loups.
Yepa adorait les histoires Amérindiennes. Mais hélas, elle ne les mettait pas en pratiques. Pour elle, c'était un peu comme des contes de Disney .

Nous reprîmes la route quand Isha nous proposa de continuer. Nous marchâmes à pied, dans le froid.
Yepa marchait joyeusement, toute excitée d'aller voir le mont rushmore. Moi, je marchais devant, aux côtés de Meika, ma main dans la sienne. Ça nous réchauffait mine de rien.
On faisait une énorme ascension. J'arrivais pas à croire qu'on faisait ça pour aller voir juste quatre figures de présidents déjà morts, quatre malheureuses statues qui avaient coûtés 989 992,32 dollars.
989 992,32 dollars !!!
Cette histoire de 989 992,32 dollars me donnaient mal à la tête. J'étais vraiment dégoûté que 989 992,32 dollars aient été utilisés pour juste déformer une montagne, qui devait être très beau et mieux avant la transformation. Déjà, ce qui m'énervait en premier dans cette histoire, c'était que cette montagne s'appelait « Les Six pères » mais que les Blancs l'avaient appelé Mont Rushmore. Mont Rushmore. Qu'est ce que c'était moche !
Pourquoi ils avaient changés le nom de ce mont ? Appartenait-il à Mr Rushmore ? Etait-ce sa propriété privée ? L'avait-il créé pour porter son nom ? Mont Rushmore ! Pfff ! Comme si c'était son mont à lui !
Nan mais il faut arrêter !!! C'est du n'importe quoi ! Ces visages pâles se prennent pour QUI ?
POUR QUI ????
Tandis que je marchais, mes sourcils se fronçaient au fur et à mesure que je repensais à cette histoire de mont Rushmore. Je trouvait ça tellement injuste et ridicule !
Pas Yepa en tout cas...car elle gambadait en chantant joyeusement : « Trois kilomètres à pied, ça use, ça use, trois kilomètres à pied et j'vais voir le mont rushmooooore. On va voir ces présidents taillés dans la rocheuuuuh. Ce sera chouette, ce sera beau, j'le verrais en vrai ! Trois kilomètres à pied, ça use, ça use, trois kilomètres à pied c'est loin, mais tant pis car je verrais aujourd'hui le mont rushmore, rushmore, car je verrais aujourd'hui le mont avec les présidents des Etats-Unis ! Trois kilomètres à pied, ça use, ça use ! Trois kilomètres à pied, ça use les souliiiiieeeeeeers ! ».
Un énorme souffle sortit de mes lèvres. Si elle rechante son trois kilomètres à pied, je jure que je la pousse dans le ravin.
« Quatre kilomètres à pied, ça use, ça use ! Quatre kilomètres à pied, ça use les souliers ! Quatre kilomètres à pied, ça use, ça use, quatre kilomètres à pied et j'vais voir le mont rushmooooore.
On va voir ces présidents taillés dans la rocheeeeeeuuuuuh. Ce s'ra chouette, ce s'ra beau, j'les verrais oui tout là haut ! Quatre kilomètres à pied, ça use, ça use, quatre kilomètres à pied, c'est loin mais ça en vaut le coup ! Mais j'en fiche j'verrais en vrai, le mont rushmore dans le frais, j'épaterais tout les copains quand en classe, j'l'raconterais ! Je verrais aujourd'hui les présidents des Etats-Unis, oui je verrais aujourd'hui, les présidents taillés, oh oui ! Quatre kilomètres à pied, ça use, ça uuuuuseeeee, quatre kilomètres à pied, ça use les souliiiiiiers. 
»
Le massacre sonore est terminé.
« Cinq kilomètres à pied, ça use, ça use ! Cinq kilomètres à pieds, ça use les souliers. Cinq kilomètres à pied, ça use, ça use, cinq kilomètres à pied, ça fait surtout mal aux pieds ! J'en ai trop marre de marcher, j'en ai marre, j'en ai marre ! Ça fait surtout mal au pied, oui j'ai trop marre de marcher ! »
Je soufflais.

« Six kilomètres à pied, ça use, ça use, six kilomètres à pied...
« MAIS TAIS TOI PUREE !!!! », lui hurlais-je dessus en me retournant. Je lâchais la main de Meika, m'avançais vers la brunette qui me regardait avec des yeux innocents, puis la prit par les épaules et lui dis d'une voix autoritaire : « TU VA TE TAIRE OUI ????? ON SAIT QUE TU ES SUPER HEUREUSE D'ALLER VOIR CES PRESIDENTS TAILLES DANS CETTE ROCHE MAIS FERME LA OK ? FERME LAAAAAAAAAAA !!!!! » J'avais crié si fort ''Ferme là '', que ma voix avait résonné et que des échos se faisaient entendre, ce qui donna : « FERME LAAAAAAAAAA !!!!!!!!!  LA LA LA LA LA LA LA LA LA La la la la la. »
Mais je repris tout de même, mes yeux flamboyants de colère : « APPRECIE LE CALME ETLE SILENCE DELA NATURE ! ECOUTE LE SILENCE DES MONTS , REGARDE LA VEGETATION, ECOUTE LES ANIMAUX, APPRECIE CHAQUE PAS QUE TU FAIS. Le silence parle crois moi, et la Nature aussi. Cet endroit est sacré et est cher aux Lakotas, alors je t'en prie, laisse nous au moins apprécier cet endroit et tais toi ! TAIS TOI ! TAIS TOI ! En quelle langue faut-il que je te le dise ? En chinois ? En Français ? En Italien ? En espagnol peut être ou bien en arabe ???? Oh peut être en russe, en Japonais ou encore en Hawaien, en Allemand, en Hébreu, en Suédois ou en Norvégien ???? C'est POURTANT PAS COMPLIQUE A COMPRENDRE! ON TE DEMANDE JUUUUSTE DE TE TAIRE ! Tu vois ta bouche ? He bien tu la FEEEEEERME ! Parce qu'une bouche, ça se ferme, je ne sais pas si tu le sais. Mais apparemment tu ne le sais pas. Alors tu te TAIS. TU TE TAIS !!! MOI J'EN AI VRAIMENT MARRE DE T'ENTENDRE 24h sur 24, 7 jour sur 7 entrain de parler ! Le plus souvent, pour rien en plus. Pour dire des conneries.... Une bouche ça s'ouvre quand c'est utile. Alors tu te TAIS. OK ? Tes chansons et tes remarques à deux balles, tu peux te les garder. C'est pas parce que c'est ton anniversaire que tu as le droit de parler comme une radio non stop. Je t'assure que Meika, Isha et moi, on en a mais VRAIMENT MARRE de t'entendre, alors tu la FERME compris ????
CHUUUUUUUUUT ! SHUT. UP. SHUT UP !!! OK ? SHUT UP ! 
»
Je me retournais après l'avoir fusillé du regard et je repris la main de Meika dans la mienne.
Yepa fredonna la chanson, puis se tût un instant.
Il y eut un énorme silence.
Mais un silence énorme.
Un silence génial.
Un silence mérité.
Un silence surprenant.
Super cool.
Quel calme extraordinaire. Un calme serein. Un calme magique.
J'étais heureux.
Mais je vins moi même briser ce calme en me penchant sur les oreilles de Meika pour lui demander dans un murmure : « Meika...est-ce que tu pense que...on sera toujours ensembles dans dix ans ? Enfin...toute... » Je baissais le regard. « ...notre vie ? ». Je rougis.
J'aimais Meika si fort, que je voulais vivre avec elle éternellement, enfin du moins, jusqu'à ce que la mort nous sépare.
« Est-ce que...tu voudra bien de moi toute ta vie ? », repris-je doucement. Je regardais Meika avec amour. Mais je dû arrêter de la regarder pour me tourner vers Yepa qui chantais :
« Sept kilomètre à pied....ça use, ça use...nanananananana ça use les souliers. » Elle dit sans chanter : « Quand est-ce qu'on arrive.... ? »
Yepa avait mal aux pieds. Elle n'avait pas l'habitude de marcher autant. Elle commença à se plaindre et me demanda de la porter.
« Tu n'es plus un bébé, tu as 9 ans. », lui dis-je avant de demander à Isha si on était bientôt arrivé.
Il nous rassura tous en disant qu'on y était presque.
Yepa fut prise d'un élan de courage et nous dépassa Meika et moi en courrant.
Je frappais mon front avec la main. Mais cette fille était incroyable !

« Nous y voilà. »
Je levais mes yeux de Chinois vers le fameux mont qui avait couté 989 992,32 dollars.
Qu'est-ce que...c'était...moche. C'était encore plus moche de près.
Mais Yepa, n'était pas de cet avis, car quand elle arriva, elle hurla : « ON EST ARRIVEEEEEEEES !!! ». Elle s'avança comme si elle était dans une église devant le mont et resta comme paralysée d'admiration.
« WOOOOAAAAAH C'EST TROP BIIIIIIIIEN !!! C'EST TROP BEAU!!! C'EST SUPPPPEEEEEEEER !!! »
Je fis un sourire super large et fin.
Yepa sauta sur place, puis se précipita sur Meika et Isha pour les serrer dans les bras en disant : « Merci ! Merci de m'avoir emmené ici ! C'est le plus beau cadeau d'anniversaire ! ».
J'échangeais un regard avec Meika, un regard complice et malicieux qui disait : « Et si elle savait ce que nous lui avions préparé pour son anniversaire, je ne sais pas ce qu'elle dirait ! ».
Mon sourire s'étira encore plus en repensant au retour. On réservait une fête à Yepa. Je connaissais la chanson Barbie ! Barbie ! par cœur !!!!

Je pris mon Iphone 5 et dis à Yepa : « Allez Princesse, mets toi devant ce splendide...heu...décors. Cette splendide œuvre d'aaaart ! ». J'avais employé le ton ironique, car je trouvais le mont tellement moche que je ne le considérais pas comme une oeuvre, mais comme du gâchis d'art !
Yepa se plaça en dessous des présidents , fit un beau sourire de Bob l'éponge carré et fit deux V de la victoire.
J'appuyais sur le bouton et je pris la photo.
« JE VEUX FAIRE UNE PHOTO AVEC VOUS TOUS ENSEMBLES !!! »
« Oh non... », murmurais-je.
« UN SELFIIIIIIIIIIIEEEEEEE !!! »
Meika et Isha ne savaient même pas c'était quoi un Selfie.
« Moi je peux pas faire de photos : J'ai trop de boutons et puis j'ai des tâches sur le nez. »
C'était pas vrai, enfin j'avais des tâches sur le nez, mais c'étaient des grains de beauté, et puis je n'avais pas de boutons, mais bon, je disais ça pour ne pas faire de photos.
« Alllleeeeeeeeez ! C'est mon anniversaire quand même ! J'ai  9 ans. Vous êtes les personnes que je préfère le plus au monde. S'il vous plaiiiitttt !!!!! ».
Elle était tellement mignonne quand elle suppliait, que j'allais céder. Je jetais un regard à Meika et Isha.
Un regard qui disait : « On le fait ou le fait pas ? Moi j'ai pas vraiment envie mais bon....c'est son anniversaire alors on peut lui faire une fleur quand même ! ».


WILDBIRD

 
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MessageSujet: Re: If all we are is just a moment, Don't forget me cause I won't and I can't help myself. I think about you. Ooh, ooh. I think about you.♥ Meika & Pay   Dim 1 Fév - 21:10

L'étalon de Meika rattrapa la monture au sombre pelage de Paytah assez aisément. Meika parla au jeune Sioux d'une voix forte en espérant qu'il l'entende malgré le souffle du vent dans les oreilles. Heureusement, le jeune homme perçu la voix de sa bien aimée et freina l'animal en tirant sur les rênes avant de le stopper pour de bon et de se tourner vers la jeune fille qui s'arrêta également et s'approcha de lui au pas.

« Je fais la course... » répondit le garçon.

Meika eut un petit rire.

- Oui, c'est ce que je vois.

Elle lui montra ensuite les deux autres qui partaient dans une autre direction.

« Pourquoi personne ne veut faire la course ? C'est une bonne idée, non ? »

- Peut-être bien, mais pour cela, il faudrait peut-être avancer dans la bonne direction, répondit Meika avec un sourire amusé.

Elle et le Sioux de Cheyenne River retournèrent auprès des autres pour enfin commencer le voyage à travers les plaines. Perdu au milieu des herbes, le paysage n'en finissait pas. Yepa et Hakan couraient un peu partout autour des autres cavaliers, Paytah immortalisait ces moments en photos. Pour Meika et Isha, ce genre de balade était quotidien, ou presque. Ils connaissaient ces vastes contrées par coeur. De temps en temps, une buse survolait le petit groupe et un lièvre se voyait détalé dans son terrier, poursuivit par le loup. Au bout d'un moment, Isha demanda à descendre pour montrer quelque chose à tout le monde. Lorsque Yepa et Paytah entamèrent une querelle, le frère Sioux leur jeta un regard sévère pour les faire taire. La fois suivante, où Yepa demanda où ils allaient, Isha lança un "silence !" pas trop fort mais à l'intonation autoritaire. Au dessus de la colline, Isha montra un troupeau de bisons en liberté qui broutaient dans le plateau en contre bas. Meika regarda Yepa et Paytah qui avaient tous deux des étoiles dans les yeux. Le petit groupe ne resta pas très longtemps pour ne pas déranger les bêtes et Isha fit repartir tout le monde à cheval.


***

En descendant de cheval, la jeune Yepa hurla pour savoir où était les présidents taillés dans la montagne. Paytah la fit taire. Meika était quelque peu déçu de voir que Yepa ne s'intéressait qu'à cette souillure dans la roche. Tout le monde s'installa ensuite pour manger son repas de midi tandis que les chevaux en profitèrent pour brouter un peu l'herbe froide de l'hiver. Ici, le paysage avait grandement changé et pas seulement parce qu'ils étaient au pied d'une montagne. Il avait l'air de faire beaucoup plus froid. Meika mordit dans son sandwich pendant que Paytah demanda à Yepa si elle préférait la ville ou la campagne mais une fois de plus, la jeune fille fut déçu d'entendre la réponse de l'enfant.

« Quoi ? Après tout ces paysages tu choisis ville ?!!! Tu me déçois ! Moi je vote campagne. »

Isha lâcha un soupire. Meika savait très bien ce qu'il pensait. Qu'il y a tant d'amérindiens corrompu par le monde des Blancs.

« Je crois que je vais venir habiter à Pine Ridge quand j'aurais fini mes études à Miami ! »

Meika afficha un sourire. Elle ne savait pas trop si c'était une plaisanterie ou non. Paytah vivait plus parmi les Blancs, il n'aurait pas vraiment idée à habiter une réserve miséreuse. Surtout que sa mère vivait à Miami avec la richesse et tout.

- Moi je compte bien rester à Pine Ridge, commenta Meika.

Elle n'avait aucune envie de vivre dans l'enfer des Blancs, elle ne voulait pas être loin de sa famille, loin des siens et ce, que son père le veuille ou non. La jeune fille ignorait ce que son père pensait de son avenir après ses études. Isha aussi allait passé sa vie dans cette réserve, il était désireux de rester le plus loin possible des Blancs. Meika donna quelques morceaux de viande à Hakan. Lorsque tout le monde termina de manger, Isha proposa de reprendre la route. Ce fut donc à nouveau à cheval qu'ils pénétrèrent dans la montagne.


***

Il faisait froid. Les nombreux arbres qui entouraient le petit groupe de cavaliers ne les protégeaient pas de la brise de l'hiver. Les sabots des chevaux laissaient des traces dans la neige. Voilà une bonne heure qu'ils montaient sans cesse en altitude, contournant des versants parfois escarpés.

- Venez, fit Isha qui menait la marche, on y est presque.

Meika marchait au côté de Paytah et regardait de temps en temps derrière elle pour voir si tout allait bien avec Yepa. Hakan disparaissait de temps en temps dans la forêt et revenait voir si ces maîtres étaient toujours dans le coin. Au bout d'un moment, Isha stoppa la marche.

- Nous y voilà, fit-il sans joie avant de montrer le monument qui s'étendait devant leur yeux.


Ni Meika ni Isha n'aimait ce qu'ils voyaient. Ces constructions qui avait souillé la beauté de la montagne, la montagne sacrée des Sioux. Ces têtes, moches qui plus est, étaient comme une blessure saignante au coeur de la nature. Mais bon, c'était l'anniversaire de Yepa aujourd'hui et elle avait envie de les voir de près alors autant passer par là si déjà ils étaient dans le coin. Lorsque Isha demanda à poursuivre la balade, ce fut pour monter encore plus haut dans les monts parsemés de neige. Il se passa encore un bon moment de grimpette avec les chevaux. Le groupe arriva bientôt près d'une corniche de pierre. En l'escaladant, les cavaliers arrivèrent au rebord d'un impressionnant précipice et surtout, d'un unique paysage.
Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: If all we are is just a moment, Don't forget me cause I won't and I can't help myself. I think about you. Ooh, ooh. I think about you.♥ Meika & Pay   Dim 1 Fév - 1:34

J'observais ma bien aimée préparer le repas. Je regardais tous ses faits et gestes. Je peux même vous dire qu'elle a emballé chaque sandwich dans plusieurs torchons de couleurs différentes : un orange, un bleu, un vert, un rouge.
Je ne sais pas à qui sera destiné telle ou telle couleur, mais je trouve ça cool et amusant.
Je demandais à ma bien aimée si elle voulait de l'aide, mais elle me dit que non.
Je me moquais de Yepa, mais celle ci, susceptible (je crois qu'on l'est tous dans cette famille) me frappa.
Une bataille s'engagea entre nous deux mais Meika me fit quand même me calmer lorsqu'elle nous cria dessus.
Meika, c'est extraordinaire ! Parce que à chaque fois qu'elle me reprend, c'est automatique, je sais pas elle a un truc, c'est magique : j'arrête net.
Bon, là, j'ai du quand même canaliser Yepa parce que j'aurais fini défiguré.
Je fis donc une prise de karaté que Yepa ne pu contrôler et lui demandais d'arrêter son cinéma avec autorité.
Pour la première fois de ma vie...Yepa baissa les yeux et murmura un «Bien clair».
EXTRAORDINAIRE !!!
C'EST LA PREMIERE FOIS QUE YEPA M'OBEIT !!!!
Il faut fêter ça !
Non sérieusement...
Meika fait des miracles...J'aurais du emmener Yepa plus tôt chez les Cloud !
J'ajoutais donc : « Et tu arrêtera de regarder Game of Thrones, c'est clair ?»
« Oui..oui très clair...m...mais tu...tu peux arrêter de crier s'il te plait ? »
Je fis un sourire diabolique. Je pouvais tout sur Yepa maintenant ! C'était fini la petite peste qui me commandait !
Yepa avait même pleuré. Je la regardait avec un regard indescriptible, un regard mi vengeur mi moqueur.
Je fis retomber mon sourire et Meika nous donna nos sandwich. J'avais le orange comme la couleur de ma confrérie et Yepa le bleu comme le bleu de l'hiver.
On hocha la tête en meme temps avec la même expression de visage en plus, quand Meika nous expliqua qu'il fallut accrocher les sandwichs ou nous pouvions.

Nous sortimes de la maison et Isha nous emmena les chevaux. Yepa fit encore sa fanfaronne et sa reine, et nous finimes par encore nous crier dessus. Tant pis pour elle : elle aura un mal de gorge pas possible mais qu'elle ne vienne pas se plaindre après.
Je lançais une course et partit au grand galop. J'étais heureux de galoper comme au bon vieux temps. Je me revoyais, gosse, avec les cheveux coiffés à la Japonaise, chevaucher Cheese ou Flèche Ardente dans les plaines. Je me revoyais franchir les obstacles naturels comme des branches ou des rochers. Je me revoyais heureux sur mon poney ou ma jument, fuyant le  paternel en colère.

Comme je profitais de ce moment de liberté, Isha demanda à Meika et ma cousine qui étaient restés auprès de lui où j'allais. Yepa haussa ses sourcils ce qui lui fit de grandes paupières-oui moi aussi je fais ça- et dit un timide « je ne sais pas ». Meika demanda alors à son frère et ma sœur de partir devant tandis qu'elle me rattraperais.
Moi, je galopais, je filais, je volais.
Je poussais des grands cris de joie. Cette monture était vraiment géniale !
Elle était parfaite et me rappelait ma jument Flèche Ardente. Jument que j'avais abandonné lâchement depuis que j'étais PS. Je ne m'étais plus occupé d'elle. Un sentiment de culpabilité m'envahit. Il fallait que je reprenne ma jument en main et que je fasse de l'équitation au club où je l'avais laissé.
Ashlyn K. Spencer, une Rho Kappa, m'a déjà engueulé à ce sujet. Je dois m'occuper de ma jument. Depuis que je suis arrivé en ville, j'ai laissé tout ce qui me rattachais à mes origines.

« Paytah ! Je peux savoir où tu cours comme ça ? »
Cette voix douce que j'aimais tant me fit arrêter ma course. Je tirais sur les reines et ma monture s'arrêta. Je tournais et je vis Mei sur son cheval crème qui me regardait amusée.
« Je fais la course... », fis-je avant d'émettre un petit rire cristallin.
Meika rit aussi puis me montra Isha et Yepa qui nous attendaient dans la direction opposée.
« Pourquoi personne ne veut faire la course ? C'est une bonne idée, non ? », demandais-je un peu déçu avant de finalement suivre Meika a contre cœur.
Nous rejoignirent Isha et Yepa et nous partimes pour de bon. J'observais le paysage magnifique, m'arrêtant quelque fois pour prendre des photos des lieux ou pour filmer.
C'était comme si je découvrais la nature pour la première fois. Je regardais la nature avec les yeux brillants. Yepa lançait sa monture au grand galop. Elle était très liée avec la pouliche. Elle volait avec elle. Je souriais en la regardant s'amuser.
Mais mon sourire s'évanouit en pensant à demain.
Demain, nous retournerions en ville et Yepa retrouvera ses airs de princesse. Elle retrouvera sa télé et toute cette journée ne sera plus qu'un lointain souvenir pour elle.
Pas pour moi.
Ces trois jours merveilleux resterons pour toujours gravé dans mon cœur.
On suivait Isha. Je restais incroyablement silencieux, observant la nature avec joie.
Yepa non plus ne parlait pas. Quand on quitta les routes, le spectacle fut encore plus magnifique.
Je n'en croyais pas mes yeux. Je comprenais pourquoi les Blancs voulaient prendre nos terres !
Nous avions des paysages superbes !

Isha, Meika, Yepa et moi baissèrent notre allure et nos montures furent mises au pas. Isha nous demanda d'attendre et de le suivre à pied. Il avait quelque chose à nous montrer. Je le regardais avec étonnement, les plumes plaqués sur mon visage avec un rideau de cheveux à cause du vent.
Yepa la pipelette réussit à ouvrir sa bouche pour demander pourquoi et je soupirais d'exaspération.
« Suis nous et tu verra banane ! », lançais-je en descendant de ma monture.
« M'appelle pas comme ça patate ! »
« La ferme ! »
« Non c'est toi qui te la ferme ! »
« YEPA ! »
Je fixais ma sœur avec un regard si autoritaire et si noir, qu'elle se tut, baissa les yeux et descendit en silence.
J'avais un nouveau pouvoir.
On suivit, curieux, les pine ridgiens en silence.
« Mais on va où ? », lança une petite voix.
Je me tournais vers Yepa et Isha demanda le silence. BIEN FAIT !
Je murmurais entre mes dents : « Yepa tais toi ! ».
Nous suivimes Isha jusqu'à une colline. Il regardait autour de lui. Je me demandais ce qu'il cherchait comme ça du regard. Je ne voyais rien.
Mais soudain, il pointa du doigt quelque chose. Je m'avançais doucement avec Yepa et nous restâmes tous les deux sans voix devant les bisons qui broutaient tranquillement.
Enfin...sans voix, c'est beaucoup dire car....
« Ooooh for the life of meeee ! Waaaaouw ! »
« C'est trop magnifiiiiiiiiiiike ! »
Je demandais à Yepa de se taire et elle poussa un petit cri de joie. Je me mis à prendre plein de photos comme un paparazzi.
Des bisons en vrai...je n'en avais jamais vu.
Entre mon père qui me frappait, les cours, la musique et les amis...j'avais pas vraiment l'occasion de voir des bisons sauvages. Les bisons, c'était plutôt dans mon assiette quand on avait assez d'argent pour en acheter au supermarché !
Je restais figé devant les animaux et les contemplait jusqu'à ce qu'Isha donna le signal du départ.

**

« Nous y sommes. »
Isha avait arrêté son cheval. Je fis de même avant de descendre. Je regardais le paysage en plissant des yeux à cause du soleil de midi.
Yepa cria : « MAIS ILS SONT OU LES PRESIDENTS DANS LA ROCHE ???? »
« Patience princesse de l'hiver, patience ! », soupirais-je en faisant une expression de visage qui me fit ressembler à un Chinois. Je roulais des yeux. Elle était infernale cette petite !
Je lui tapotais ensuite la tête comme à un chien, puis je détachais mon sandwich que j'avais noué à la crinière du cheval.
J'avais une faim de loup et je ne voulais qu'une chose : manger. Je regardais quand même les forêts et les montagnes autour de nous . C'était quand même impressionnant !
« Alors Yepa. Campagne ou ville ? », demandais-je à la princesse du jour.
« Ville. »
« Quoi ? Après tout ces paysages tu choisis ville ?!!! Tu me déçois ! Moi je vote campagne. »
Je marquais une pause en déballant mon sandwich.
« Je crois que je vais venir habiter à Pine Ridge quand j'aurais fini mes études à Miami ! »
Je pouffais de rire avant de rire sans pouvoir m'arrêter.
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MessageSujet: Re: If all we are is just a moment, Don't forget me cause I won't and I can't help myself. I think about you. Ooh, ooh. I think about you.♥ Meika & Pay   Jeu 29 Jan - 17:56



Meika sourit à Paytah et hocha la tête avant de se tourner vers ses morceaux de pain qu'elle avait découpé pour préparer les repas de midi de tous le monde. Paytah avait demandé du poulet et mayonnaise. Il avait de la chance qu'il y en ai. Soudain, la voix de Yepa se fit entendre. Meika lui fit un sandwich à la salade, poulet et maïs. Le maïs était sans aucun doute la chose qui ne manquera jamais dans cette maison. Et puis tant qu'elle était dans le poulet, et en mit dans le sien également et dans celui de Isha avec un peu de salade et de tomate. Une fois cela fait, elle emballa chacun des sandwich dans un torchon carrelé. Chacun avait une couleur différente pour distinguer plus facilement. Paytah avait son repas dans un tissu carrelé de blanc et de orange, celui de Yepa était blanc et bleu, celui de Meika était blanc et vert, celui de Isha était blanc et rouge. Chacun n'aura plus qu'à l'attacher à son cheval. Après quoi, Meika offrit à chacun ce qu'il désirait manger pour le matin. C'est à dire des céréales au miel ainsi que des tartines pour Paytah avec du miel et de la confiture.

Yepa demanda ce que c'était que les BlackHills. C'était dommage qu'une fille amérindienne ne connaisse même pas ça. Elle était trop ancré dans le monde des Blancs. Paytah expliqua ensuite que Yepa avait tout le temps des soucis à l'école à cause de son mauvais caractère, ce qui faisait sourire Meika d'amusement. Quand le jeune Sioux demanda à Meika si elle avait besoin d'aide, cette dernière lui adressa un sourire :

- Non merci, ça ira.

Paytah continua alors à se moquer de Yepa. Si bien que celle ci finit par lui donner un coup de poing. Paytah la réprimanda mais elle continuait et au bout du compte, ils finirent par se battre. Meika se tourna vivement.

- Eh ! Mais arrêtez enfin ! On ne se bat pas dans une maison !

Heureusement que les parents n'étaient déjà plus là ! Paytah calma Yepa d'une prise de karaté. Meika lâcha un soupire. De vrais gosses. Et encore, des gosses qui se battaient. A la fin du repas, Meika demanda à tout le monde d'aller se changer pour sortir, elle avait l'impression d'être une mère avec ses enfants. De même que lorsque Paytah et Yepa revinrent avec de nouveaux habits, elle leur donna à chacun leur repas de midi.

- Vous attacherez ça où vous pourrez. A votre ceinture ou sur la crinière de votre cheval, parce que je ne sais pas s'il y aura des selles.

Meika accompagna tout le monde dehors où un vent froid les accueillit. Hakan était là aussi, il semblait avoir sentit le fait qu'ils partaient pour de nouvelle aventure. Dehors, Isha était présent avec quatre monture, dont la sienne et celle de Meika qui rejoignit la jeune fille. Yepa se rua sur la petite pouliche blanche qui portait le même nom qu'elle et lui fit un calin. Isha tendit les rênes à l'enfant. La jument de Isha restait sagement près de lui et n'avait nulle besoin d'être tenue. Meika caressait l'encolure de son étalon tandis que son frère tendit les rênes du cheval noir à crinière blanche à Paytah. Ces deux là allaient être les seuls à devoir faire connaissance car Yepa connaissait déjà sa monture. Quand Isha demanda si tout le monde savait monter à cru, Yepa répliqua :

« Bien sûr ! Tu nous prend pour qui ? J'ai appris hier moi ! »

- Justement, fit le Sioux, c'est un peu tôt.

Paytah aida Yepa à monter sur la pouliche de neige avant de sauter en selle sur le dos du cheval qui lui était destiné et de prendre les rênes et de répondre à Isha.

« Mais oui bien sûr ! Je sais que j'ai beaucoup copié les blancs, mais je suis né Sioux, j'ai été élevé comme un Sioux et j'ai monté un bon nombre de fois sur des chevaux ! Toujours sans selle ! ».

Isha approuva d'un signe de la main avant de rejoindre sa jument "Elle Joue Tout Le Temps" et de se mettre en selle. Meika imita tout le monde en se hissant sur le dos d'"Ombre" pendant que Paytah jouait encore les parent avec Yepa. Celle ci était d'ailleurs pressée de partir mais tout à coup, Paytah se lança au galop en hurlant à tout le monde :

« LE DERNIER ARRIVE AUX BLACKHILLS EST UNE POULE MOUILLEE !!! ET DEVRA FAIRE LA VAISELLE CE SOIR ! »

- Où va-t-il...? demanda Isha en l'observant s'éloigner au triple galop.

Meika pouffa de rire puis se tourna vers Yepa et Isha :

- Vous n'avez qu'à partir devant, on vous rattrapera.

Le Sioux hocha la tête puis fit signe à Yepa de le suivre et fit tourner sa jument avant de partir au pas, suivit d'Hakan qui dépassa les chevaux et menait la marche en trottinant. Meika se tourna ensuite vers la direction que Paytah avait prise et lança son cheval au grand galop en espérant le rattraper. Au bout d'un moment, elle fut assez proche de lui pour l'appeler. Lorsqu'elle parvint enfin à le rattraper, elle lui lança :

- Paytah ! Je peux savoir où tu cours comme ça ?

Elle se mit à rire puis pointa du doigt les deux petites silhouettes au loin qui représentaient Isha et Yepa, se dirigeant dans la direction opposée. La jeune fille remit ensuite son cheval au galop pour rattraper les deux autres. Une fois réunit, le petit groupe de cavalier s'élança à travers les vastes plaines du Dakota.


Les tapis doré de la plaine s'étendait jusqu'à l'horizon et plus loin encore derrière les collines. Les BlackHills n'étaient pas à côté. Il faudrait au moins toute la matinée au petit groupe avant d'espérer en voir le bout. Mais pour l'instant, ce n'était que de la plaine et des collines. Lancé au galop, les chevaux prenaient plaisir à se dépenser. Isha menait le chemin de tout le monde, accompagné d'Hakan qui courait aux côtés des équidés. De temps en temps, ils rencontraient une route mais si peu de voitures circulaient au fin fond des terres arides du Dakota.



Plus tard, les cavaliers furent assez éloignés des routes pour ne plus les voir. Ils étaient à présent en route sur les champs tapissés d'or d'une contrée sauvage. Cela restait rare mais il était toujours possible de croiser quelques maisons et des prés où des vaches ou des chevaux regardaient passé avec curiosité le petit groupe de cavaliers.

Plus d'une bonne heure s'était déjà écoulée. Pour faire souffler les montures, tout le monde était revenu au pas. Hakan suivait toujours, la langue pendante. Le vent froid de l'hiver fouettait les visages et faisait virevolter les longues chevelures sombres. Soudain, Isha s'arrêta. Meika dû en faire de même et l'interrogea du regard.

- Attendez, fit le grand Sioux, j'ai quelque chose à vous montrer. Descendez.

Isha sauta à terre, imiter par Meika. Il fit signe à tout le monde de le suivre en silence et s'éloigna dans la plaine. Ils marchèrent assez longtemps jusqu'à une chaîne de colline qui bloquait la vue de l'horizon. Avant la montée de ces collines, Isha imposa à nouveau le silence au cas où, prônant la discrétion jusque dans les pas. Le petit groupe se mit ensuite à monter le versant aux herbes gelées de la colline. Isha ne s'arrêta qu'une fois son regard avait dépassé le sommet et pointa du doigt aux autres ce qui s'étendait de l'autre côté.

Spoiler:
 


***





- Nous y sommes, fit Isha.

Il avait arrêté sa monture devant les premières collines qui au loin se transformaient en véritables monts et forêts. Le soleil d'hiver était à son zénith, indiquant l'heure de manger, aussi bien pour les lakota que pour les chevaux. Isha et Meika mirent pied à terre. Perdu dans les vastes contrées, entre les plaines et la montagnes, on avait l'impression d'être seul au monde.

- Bienvenue sur la terre sacrée de nos ancêtres, lança le grand Sioux.

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MessageSujet: Re: If all we are is just a moment, Don't forget me cause I won't and I can't help myself. I think about you. Ooh, ooh. I think about you.♥ Meika & Pay   Lun 26 Jan - 0:53



Pay & Meika
If all we are is just a moment, Don't forget me cause I won't and I can't help myself.  I think about you. Ooh, ooh. I think about you.♥

«N
e te fais pas trop d'illusion,  me répondit Isha, je t'ai déjà dit que tout ça c'était rare de nos jours et en plus, ça n'a plus rien à voir avec ce que faisaient nos ancêtres. Nous ne pouvons plus survivre dans la nature comme avant parce que maintenant, la nature vraiment sauvage n'existe presque plus et avec les permission de chasse, les permissions de camper et autres stupidité des Blancs, nous n'avons plus notre place nulle part. »
Je baissais la tête, tout triste. Les Blancs avaient tout gâchés ! J'aurais  tant voulu partir comme dans les temps anciens accomplir des gestes de bravoure. Mais hélas, ce n'était plus possible à présent.
Mon ventre avait une énorme boule. Plus de cérémonies, c'était fini !
Je soupirais profondément en fermant les yeux, puis j'hochais la tête en disant : « Oui...D'accord. Merci..Merci quand même. ».

J'avais à présent la charge de veiller sur Meika Cloud et de la protéger. Je prenais cette mission au sérieux. J'étais pour Meika un ami, un meilleur ami, un frère, un protecteur, un petit-ami.
Jamais je ne l'abandonnerai ni lui ferai du mal. Je la protégerais nuit et jour.
J'étais son superhero.
J'étais un mec sérieux avec une fille. Pas comme Ty. Je prend souvent son exemple, c'est vrai, mais il est l'exemple même de ce qu'il ne faut PAS faire avec les filles et en à peu près tout.
Ty était quelqu'un de volage, de cruel, de macho, briseur de cœur, je-m'en-foutiste et manipulateur.
Il jouait avec les sentiments des filles, et souvent, il se prenait des baffes.
Moi, je ne me suis jamais pris de baffes.
Pour Meika, je ferais tout ! Je suis prêt à mourir pour elle. Je l'aime.
Tout ce que j'avais dis à Isha, je le tiendrais. Je tiendrais mes promesses.

J'allais ranger la guitare du père de ma bien aimée ou plutôt de mon beau-père -C'était un peu ça qu'il était.- puis m'endormis dans la cuisine. Meika me réveilla avec douceur et quand j'ouvris les yeux, je m'excusais comme si j'avais fais une bêtise. Je saluais Meika en Lakota et elle me répondit dans sa langue natale. Je lui répondis : « Hau ! ». Elle aussi allait bien, elle avait l'air d'avoir bien dormi.
Je la complimentais, ce qui lui fis plaisir. Elle me complimentai aussi, me disant que j'étais « tout le temps magnifique », ce qui me fit rougir.
Je baissais des yeux, un peu embarrassé par ses compliments, bien que je trouvais cela trop mignon et so sweet.
Elle avait remarqué que j'avais mis une tenue traditionnelle Sioux de la tête aux pieds.
J'émis un rire mignon puis me blottis plus contre la Sioux que j'aimais. Je lui murmurais des mots d'amour. Je la kiffais trop vegra.
Soudain mon estomac me signala qu'il voulait bien être rempli. Je dis alors à l'Amérindienne de ma vie que j'avais faim. Elle le répondit que je pouvais manger et faire comme chez moi.
Je lui souris. Ce n'était pas encore dans mes habitudes. Je n'étais pas un parasite comme Ty. Mon cousin aimait squatter et se servir, pas moi. J'avais pas été élevé ainsi. Ty avait été élevé par la rue.
Pas étonnant qu'il soit un gars vulgaire  et mal élevé!
Mei me demanda quel genre de sandwich je désirais pour le midi. Je réfléchis un moment.
« Au poulet avec....de la mayonaise ou quelque chose du genre. »
« Et moi je voudrais à la laitue, au saumon ou au poulet avec du maïs dedans et une sauce dessus. », cria Yepa.
Je ne sais pas quelle éducation a reçu Yepa chez le frère de mon père, mais ça devait pas être une éducation stricte comme j'ai eu ! Yepa était si...mal élevée ! Je l'avais pourtant enseigné les bonnes manières, puisque je m'occupais d'elle, étant un enfant anticipé.
Elle déclara avoir froid ensuite. Meika lui affirma que c'était normal, et lui conseilla de changer de vêtements pour notre ballade.
Je réprimandais Yepa, mais Meika pouffa de rire. Elle devait bien se moquer de nous tous les deux.
Je me rappelle encore du jour où elle avait dit qu'on ''faisait la paire'' Yepa et moi. C'était vrai.
On s'entendait comme chiens et chats !
Mei signala qu'elle aussi avait faim et nous demanda ce qu'on voulait manger. Tandis que je réfléchissais, Yepa s'écria : « DES CEREAAAAALES !!! », en laissant apparaître ses dents carrées qui me faisait penser aux dents des lapins crétins en plus collés -Bon ok, c'est pas gentil et c'est méchant, c'est même train vilain cette comparaison, mais ça me fait vraiment penser aux lapins crétins (IRP : IRL aussi!!!!)-. Yepa et moi avons l'habitude de manger des céréales CRUNCH le matin. Soit CRUNCH ou CHOCAPIC. Je n'aimais pas LION et elle non plus. On petit déjeunait en se chamaillant pour savoir qui regarderait la télé, soit Barbie ou Ninjago, soit Austin et Ally ou Winx Club.
« Des tartines avec du miel, ou du nutella ou de la confiture de framboise. », finis-je par dire.

Yepa voulait qu'il neige pour son anniversaire. Elle en demandait un peu trop.
Elle nous demanda si il allait neiger. Je lui dis que non. Neiger aujourd'hui à Pine Ridge ? Jamais. Impossible !
Meika souhaita un joyeux anniversaire à ma sœur, qui se jeta à son cou en lui disant : « Merci ! ».
Ma petite-amie lui souhaita d'apprécier cette journée. Comme elle se demandait si il y aurait quelque chose de spécial, je demandais à Meika de dire le programme. La jeune-fille le fit. Bien sûr, elle ne mentionna pas la fête. C'était entre nous. J'avais ce matin, fait comprendre à Yepa qu'on ne fêterait pas vraiment son anniversaire puisqu'on était à Pine Ridge, mais la petite fille avait déclaré qu'elle souhaitait juste passer un bon moment avec nous trois : Isha, Meika et moi.
« C'est quoi Blackhills ? », demanda Yepa
« C'est la montagne avec les visages des présidents taillés dedans. », répondis-je.
« Ah oui, Mme Burnhills nous l'a montré une fois dans son cours. D'ailleurs Josias m'a tiré les cheveux et je lui ai donné une baffe ! », raconta Yepa en s'asseyant à mes côtés.
Je racontais en riant : « Yepa a tous les jours des problèmes avec des garçons qui lui tirent les cheveux. Elle les gifle tout le temps. Yepa c'est une monstre ! Elle se bat à l'école, crie, mors, gifle, donne des coups de pieds et des coups de poings...C'est godzilla. »
Je pouffais de rire. « C'est une monstre ! Une vraie tornade ! », fis-je en regardant Meika préparer le petit déjeuner. Je levais mon menton, regardant ce qu'elle faisait et lui demandais : « Tu veux de l'aide chérie ? ».
Puis, je repris de plus belle :
 « Sérieux, elle est terrible !!! Elle aime un mec de sa classe, ben elle lui fait voir de la misère. Yepa est cœur d'artichaut. Elle change d'amoureux toutes les semaines. Elle n'arrive pas à chopper les mecs, enfin si elle arrive, c'est pas pour longtemps !!! En même temps, vu  son sale caractère, je doute que les garçons lui courent après ! AH AH AH AH AHAH AHAHAH AHAHA AH AH !!! »
Je riais aux éclats. Ma sœur me fusilla du regard, leva sa main et me donna un énorme coup de poing dans le bras avant de me frapper.
« Yepa, tu ne frappe pas ! », lui criais-je. Mais elle me frappa.  Pourquoi me frappait-elle alors que ce que je disais était vrai ?
Je saisis ses poignets. Elle me donna un coup de pied dans le tibia.
Nous finimes par nous battre en nous frappant et en nous tirant les cheveux. Le combat vira au niveau supérieur. Yepa savait faire du karaté , elle était ceinture jaune, moi ceinture noire. Nous nous affrontâmes en bon karatekas. Il ne fallait pas sous-estimer Yepa : elle avait de la force cette petite et de la poigne !
En plus, elle faisait la même expression de visage que moi quand j'étais en colère. C'était moi au féminin mais en plus rondelet.
Je fronçais les sourcils au maximum, mon visage sombre et fermés. Quand je suis en colère, j'étais plus aussi mignon. Je faisais peur à voir. Je me mettais rarement en colère. Mais quand ça arrivait, sauve qui peut !
Je fis une énorme prise de Karaté à Yepa qui tomba sur le sol. Avant qu'elle ne puisse se relever, je la soulevais, la tenant fermement et je lui dis avec fermeté : « YEPA ! Ça suffit ! Arrête tes mauvaises manières ! Si tu continue, tu n'iras nulle part, c'est clair ? ».
Elle se calma à la minute et murmura : « Bien clair. ». Elle fila s'assoeir et remua le bol de lait chaud que venait de lui servir Meika.

Je remerçiais Meika du repas du matin et me servit en pain que je tartinais, prenant soin de ne pas prendre beaucoup de tartine. Je tranchais le pain en plusieurs morceaux pour pouvoir avoir plusieurs tartines à tartiner. Je bu ensuite un grand verre de jus d'orange puis du lait.
Je mangeais avec Meika et Yepa en parlant d'un peu de tout, mais surtout de la météo, de la faune et de la flore et de Wynwood.
A la fin du repas, Meika nous rappela de bien nous vêtir. Comme je ne voulais pas tomber malade de nouveau, je montais à l'étage pour mettre par dessus ma tunique un énorme sweat au couleur de ma confrérie, un   sweat orange et je pris au cas où le pancho que grand mère Cloud avait fait pour moi. Je le posais sur mon épaule pour pouvoir le mettre quand il ferais plus frais. Je pris aussi une écharpe, que je chargeais Yepa d'emmener avec elle dans son sac à bandoulière bleue.
Yepa portait un legging rose, des baskets roses et blanches, une robe à manches longues rose, un pull rose et un manteau bleu comme la neige ou comme la mer turquoise.
Je pris des guants et un bonnet au cas où, que je glissais dans le sac de Yepa. Je pris une bouteille d'eau, un morceau de pain au cas où que Yepa rangea dans son sac.
Une fois prêt, nous sortîmes tous dehors, Meika avec nous. Isha arriva vers nous avec quatre superbe chevaux. Yepa apperçut la jument blanche de la veille et se précipita à elle en criant : « YEPAAAAAA ! ». Elle fit un calin à la jument. J'observais la jument. C'est vrai qu'elle était belle. Elle allait bien avec Yepa.
Isha me donna une monture noire à la crinière blanche. Le cheval me faisait penser à ma jument Flèche Ardente, qui était, elle aussi noire.

Ohanzee s'avança vers Meika. C'était surprenant. Je m'avançais vers le cheval qui m'étais destiné pour qu'il me sente. Je le caressais doucement pour qu'il n'aie pas peur. Yepa relookais la jument blanche en lui tressant sa crinière a des endroits qu'elle voulait et couvrait la pouliche d'amour et de câlins.
« J'espère que vous savez monter sans selle. », lança Isha.
« Bien sûr ! Tu nous prend pour qui ? J'ai appris hier moi ! », répondis Yepa, en tentant de monter sur Yepa. Elle n'y arrivait pas, étant trop petite de taille. Elle sautait, desespérant.
Je m'avançais vers elle, la soulevait et  la plaçais sur la jument blanche. Elle me sauta au coup, me remercia, me sourit, puis me demanda de monter.
Je reculais très loin, pris de l'élan et me mit à courir. On pourrait mettre cette séquence au ralenti.


Comme un superhero.  Les plumes dans mes cheveux glissaient dans le le vent de l'élan. Les franges de mon pantalon suivaient le mouvement, ondulant à cause de la vitesse.
Mes cheveux flottaient dans le vent, le soleil se mêlant au brun de mes cheveux, ce qui faisait un effet de feu, comme si mes cheveux étaient de flammes.
Mes yeux reflétaient le soleil aussi, et étaient d'un jaune orangé de feu, le soleil s'étant à peine levé.
Je m'élançais dans les airs, exécutant un bon prodigieux, puis passais par dessus la croupe du cheval, prenant appui au passage sur la croupe de l'animal pour attérir sur le dos du cheval noir.
Je pris les rênes entre mes doigts et lançais à Isha : « Mais oui bien sûr ! Je sais que j'ai beaucoup copié les blancs, mais je suis né Sioux, j'ai été élevé comme un Sioux et j'ai monté un bon nombre de fois sur des chevaux ! Toujours sans selle ! ».
Je fis un sourire et m'avançais à la hauteur de Meika et Isha. Yepa nous rejoignit avec un peu de difficulté au départ. Elle avait eu du mal à se souvenir des conseils d'Akecheta. Mais, s'en étant rappelé, elle avait avancé.
« Yepa ! Ferme ton manteau ! Tu va prendre froid ! », lui ordonnais-je.
« Non, non ! Fermé c'est hipe alors qu'ouvert c'est le swag et magnifiiike.  C'est super tendance tu sais ! »
« Moui mais je doute que tousser et moucher soit super tendance ! », marmonnais-je avant de soupirer, d'hausser les épaules, de me tourner vers la princesse du jour et de dire : « Enfin, tu fais ce que tu veux ! Tu as 9 ans ! Tu es une grande fille maintenant ! ».
Yepa acquiessa. Puis, elle lança : « Bon on y va ? Je veux voir en vrai la montagne avec les présidents dessus ! ».
Je jetai un regard à Isha et Meika, un regard interrogateur. J'étais curieux de découvrir ces montagnes célèbres et très excité de visiter la Nature, à cheval en plus. C'était si rare que je parte hors de la ville.
Des sorties comme ça étaient comme les voyages scolaires : une joie immense !
Je fis un énorme sourire, lançais ma monture au grand galop et lançais aux trois Sioux restés derrière moi : « LE DERNIER ARRIVE AUX BLACKHILLS EST UNE POULE MOUILLEE !!! », je rajoutais : « ET DEVRA FAIRE LA VAISELLE CE SOIR ! » .
Je savais que Yepa n'aimait pas faire la vaiselle. Je fonçais dans les plaines, heureux. Je sentais le vent dans mes cheveux, les muscles du cheval en action, l'adrénaline dans tout mon corps.
Un galop comme ça m'avait manqué !
Je me sentais comme Little Creek dans Spirit L'étalon des plaines.


Je me sentais libre, heureux.
Alors je poussais un énorme cri de Sioux.

Photo souvenir :P
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MessageSujet: Re: If all we are is just a moment, Don't forget me cause I won't and I can't help myself. I think about you. Ooh, ooh. I think about you.♥ Meika & Pay   Dim 25 Jan - 17:19

Paytah ressemblait à un gosse lorsqu'il parlait de vouloir faire des test de bravoure et autres trucs du temps des ancêtres des amérindiens. Isha l'observait alors qu'il était d'énumérer diverses activités coriaces que faisaient les jeunes Sioux désireux d'entrer dans le monde des adultes à l'époque.

- Ne te fais pas trop d'illusion,
répondit Isha, je t'ai déjà dit que tout ça c'était rare de nos jours et en plus, ça n'a plus rien à voir avec ce que faisaient nos ancêtres. Nous ne pouvons plus survivre dans la nature comme avant parce que maintenant, la nature vraiment sauvage n'existe presque plus et avec les permission de chasse, les permissions de camper et autres stupidité des Blancs, nous n'avons plus notre place nulle part.

Par la suite, Isha avoua à Paytah qu'il comptait sur lui pour protéger Meika et tenir ses promesses. Le jeune Sioux se rendit alors dans la maison pour ranger la guitare du père Cloud avant de s'endormir sur la table de la cuisine. Plus tard, au lever du jour, Meika aperçu Paytah en rejoignit la cuisine et tenta de le réveiller en douceur. Elle avait hésité, se demandant s'il ne valait pas mieux le laisser et attendre son réveil mais d'un autre côté, elle était curieuse de savoir ce qu'il faisait ici. Après tout, il s'était peut-être passé quelque chose. Ce Sioux de Cheyenne River finit par se réveiller en lâchant un cri de surprise. Il s'excusa ensuite avant d'expliquer qu'il s'était levé trop tôt. Paytah se leva ensuite pour prendre Meika par la taille qui se laissa faire tandis que le Sioux lui parla en lakota.

- Hau Paytah, répondit la jeune fille en souriant, tanyan waun we, nis ? (Salut Paytah, ça va et toi ?)

Elle répondit tendrement au baiser matinal de Paytah en souriant à ses compliments.

- Toi aussi tu es tout le temps magnifique, même si aujourd'hui tu as choisis une tenue un peu plus...différente que d'habitude.

Les deux jeunes lakota restèrent blotti l'un contre l'autre en profitant au maximum de ce moment d'intimité en ce dernier jour qu'ils allaient passé ensemble avant que Paytah ne reparte vers sa propre réserve. En tout cas, Paytah avait l'air de bonne humeur, de plus qu'il semblait partant à parler lakota pour ce dernier jour. Meika se demandait si cela avait un rapport avec le fait que c'était son dernier jour ici. En tout cas, elle n'allait pas s'en plaindre. Lorsque Paytah réclama à manger parce que son ventre avait fait le bruit d'un marteau piqueur en activité, Meika pouffa de rire avant de répondre :

- Tu sais, ici tu fais comme chez toi Paytah, si tu n'as pas prit de petit déj, n'hésite pas à te servir. Moi je vais préparer des sandwich pour notre sortie d'aujourd'hui. Tu en voudrais à quoi ?

Tout à coup, Yepa arriva à son tour, vêtu d'une robe de princesse. Meika écarquilla un peu plus les yeux à cette vue. Elle ne pouvait s'empêcher de trouver ce genre de tenue ridicule.

- Evidemment que tu as froid Yepa ! Tu ne pourras jamais aller dehors habillé comme ça voyons, il faudra te changer avant de sortir. Il fait un froid de canard !

Quand Yepa se fit réprimander par Paytah à cause de son impolitesse, Meika pouffa de rire avant de répondre :

Mis eya lowacin. Taku yatapi yacinpi he ? (Moi aussi j'ai faim. Que voulez-vous manger ?)

Puis, elle alla chercher dans les placards de quoi faire le petit déjeuner, sortant comme d'habitude des tartines et de quoi tartiner ainsi que du lait comme l'avait demandé Yepa. L'enfant se demandait s'il allait neiger aujourd'hui. Certainement pas en plaine. Il pouvait faire très froid mais tout comme la pluie, la neige était rare. En revanche, dans les montagnes où ils avaient l'intention d'aller, il y aura probablement de la neige.

- Joyeux anniversaire Yepa, fit Meika en souriant, j'espère que tu apprécieras cette journée.

Quand les parents Cloud arrivèrent, Paytah les salua également en lakota. Winona lui rendit son salut avec un sourire, il en était de même pour Chayton sauf qu'il préféra conserver le bon vieux langage américain. Il n'était pas le plus à l'aise avec la langue de sa femme. Il savait parler lakota mais ne s'en donnait pas toujours l'effort.

« Qu'allons-nous faire de beau aujourd'hui, en ce dernier jour de notre visite ? » demanda Paytah.

Meika était étonné, elle pensait qu'il le savait. Surtout que c'était lui qui avait proposé l'idée. M'enfin, comme ça tout le monde allait être au courant. Enfin surtout Yepa puisque les autres le savaient déjà. Pendant que Meika préparait le repas de midi pour tout le monde et que les parents se préparaient à partir travailler, elle répondit :

- Aujourd'hui nous allons partir à cheval voir les BlackHills. Elles sont assez loin alors je pense que ça nous prendra la journée. Ne vous inquiétez pas, nous allons vous trouver des chevaux évidemment.

Par la suite, les parents finirent par quitter la maison. Meika et les deux Sioux de Cheyenne River prirent leur temps pour manger. Meika avait emballé de quoi se restaurer à midi. Il y avait, comme la veille, un sandwich pour tout le monde.

- Je vous conseille de bien vous vêtir, lança t-elle, il fait encore plus froid dans les hauteurs.

Une fois que tout le monde fut prêt à partir, Meika et les deux autres quittèrent la maison. Dehors, Hakan les attendait sur la devanture. Il fixait toujours les deux Sioux de Cheyenne River avec méfiance mais ne s'en éloigna pas. Soudain, Meika aperçu Isha qui revenait vers la maison. Il tenait auprès de lui quatre chevaux par leur rênes, deux à sa droite, deux à sa gauche. A sa droite se trouvait Ohanzee, la monture au pelage crème de Meika et à ses côtés la jument d'Isha Aleshanee, une monture pie blanche et baie. De l'autre côté du jeune homme se trouvait une petite pouliche blanche comme la neige, à l'épaisse fourrure que Yepa connaissait bien ICI ainsi qu'un étalon à la robe toute noire mais aux crins lavés ICI. Tous étaient munies d'une bride en corde mais ne possédaient pas de selle. Il n'y avait qu'un tapis amérindien pour seul siège. Le tapis de la pouliche blanche nommée Yepa était bleu avec des motifs orangé ICI Celui du cheval destiné à Paytah avait des motif bleu sur un fond allant du beige au brun ICI Celui de la jument de Isha était ainsi et celui de l'étalon de Meika, eh bah, ça se voyait sur la photo de son cheval. Seul le cheval de Isha n'était pas tenu en bride, car il suivait son maître comme un chien. Lorsque le cheval de Meika aperçu sa maîtresse, Isha lâcha ses liens tandis que l'animal alla rejoindre la jeune fille.

- J'espère que vous savez monté sans selle, fit Isha.
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MessageSujet: Re: If all we are is just a moment, Don't forget me cause I won't and I can't help myself. I think about you. Ooh, ooh. I think about you.♥ Meika & Pay   Jeu 22 Jan - 22:01



Pay & Meika
If all we are is just a moment, Don't forget me cause I won't and I can't help myself.  I think about you. Ooh, ooh. I think about you.♥

J
e demandais à Isha si il y avait des cérémonies Amérindiennes d'animal totem et de bravoure. Il me répondit positivement, mais me demanda quand même pourquoi je lui avais demandé cela.
J'étais heureux que de telles cérémonies existent encore. Je désirais depuis tout petit faire des cérémonies mais je ne savais pas si cela existait encore.
« J'aimerais faire des cérémonies comme mes ancêtres. C'est mon rêve depuis tout petit. J'ignorais qu'on en faisait encore. », avouais-je au grand frère de Meika Cloud. « Marcher dans la Nature, dormir dans le froid, ne pas manger, rester assis dans la plaine dans l'attente d'une vision, survivre dans la nature... », énumérais-je en rêvant. Je me voyais bien, vêtu de vêtements traditionnels Sioux comme un peu aujourd'hui, faire des épreuves de bravoures.

Le regard que me jetai Isha me faisait encore plus baisser les yeux de honte, tant j'étais mal à l'aise et honteux d'avoir été comme l'homme Blanc et d'avoir méprisé Meika.
« Tu verras par toi même si je mérite ton pardon et ton amitié. »
Isha me fit un mouais qui voulait tout dire. Je fis un visage triste, mais quand Isha me dit que je n'avais pas le choix parce qu'il comptait sur moi, mon sourire revint. Je tiendrais ma promesse.
Je plongeais mon regard de feu dans les yeux noirs du garçon, un regard sérieux qui lui disait que je tiendrais ma promesse.
Je n'étais heureusement pas comme Ty, qui s'amusait à promettre des choses sans les tenir.
Moi, je promettais et tenais ma promesse. Et jamais je ne disais comme Ty : « J'ai essayé mais je n'y arrive pas, c'est trop dur. ».
Je serais un meilleur gars. Je ne mentirais plus jamais, je ne blesserais plus. Le mauvais chemin ? Je croyais que ma place était là, pour toujours. Le secret que je cachais avait survécu. Mais Meika était apparu sur mon chemin. J'étais libéré , délivré.  La tristesse, l'angoisse et la peur m'ont quittés depuis longtemps.
Miami est pour moi le prix de la liberté, mais je n'allais jamais abandonner les miens, les Lakota.
C'est décidé, je m'en vais du mauvais chemin !
Je suis parti pour reconstruire ma vie. Ici, je vis la vie que j'ai choisis.
J'offris à Isha mon énorme sourire amical irrésistible.
Puis j'allais ranger la guitare.

De retour dans la maison chaude, j'allais dans la cuisine. Mais une fatigue extrême tomba sur moi et je m'endormis.
« Paytah...? »
J'entendais la douce voix de Meika m'appeler au loin.
Je sentis une main qui se frottait sur mon épaule.
« Hm ? », fis-je.
Comme à ma grande accoutumée. Je faisais toujours ça quand on tentait de me réveiller ou quand on le faisait.
«  Paytah ! »
J'ouvris mes yeux  bridés. Mes yeux bruns virent la table. « Mais qu'est ce que tu fais là ? »
Je levais les yeux vers Meika.
« Hoh ! Wahn ! », poussais-je comme cris d'étonnement et de surprise.
« Tout va bien ? »
« Hm-hm. »
Je me redressais, baillais en mettant ma main devant ma bouche puis m'étirais.
« Émičiktuŋža yo  (Excuse moi) Désolé, fis-je en souriant, je je me suis endormi. Je me suis levé avant le lever du jour, avant 4h00 du matin. Un alanguissement est tombé sur moi et je me suis endormi. Mais tout va bien, je te rassure. »
Je me levais, pris Meika par la taille et lui dis d'une voix suave : « Híŋhaŋni wašté  Chuntay skoo ya . Ah kay wan chee keyn ktay low ! Tókheškhe yaúŋ he? » (« Bonjour ma chérie.  C'est bon de te revoir de nouveau. Comment ça va ? »).
Je la regardais avec mon regard amoureux, et je mis des mèches de ses cheveux derrière son dos d'un geste de la main. Je me penchais sur elle et l'embrassais puis lui dis : « Atanikili !  Lee la you pea ya nee glue zay mitawin .  »(Tu es magnifique  aujourd'hui ! Tu es bien habillée aujourd'hui ma femme. (HRP : J'ai pas trouvé d'autre mot que '' ma femme ''x))).
Je lui fis un grand sourire. J'ajoutais : « Tu es tout le temps magnifique. ».
Je me blottis dans les bras de Meika, posais ma tête contre son épaule et lui murmurais doucement ces mots en Lakota : « Lila waste chi lake. » (Je t'aime vraiment, vraiment beaucoup!)
C'était mon dernier jour en compagnie de Meika et de sa famille. Je regrettais de ne pas pouvoir rester plus longtemps, mais cette affaire de famille devait être éclairci au plus haut point rapidement.
C'était l'anniversaire de Yepa également.
« Lay he hun nee key lee la washtay. Leela ampaytu keen washtay ! », m’enthousiasmais-je, les yeux brillants et le regard heureux. (« Ce matin est si bon ! Aujourd'hui, c'est une bonne journée ! Je suis content ! »)
Soudain, mon ventre fit un drôle de bruit alors, je dis en riant : «  Ee yo monk pee. Dacoo oun ktay hey? Lol wah cheen ! »
(« Qu'allons-nous manger ? J'ai faim ! »)
Le bout de pain que j'avais mangé avant le lever du jour n'était pas suffisant.

Soudain, Yepa débarqua et lança : « Hau ! Doka hwo? Maza sh kxan sh kxan doenakja hey? Ma chew ta. (Salut ! Quoi de neuf ? Quelle heure est-il ? J'ai froid!) ». Elle frissonait dans sa robe de princesse. Elle n'avait aucun vêtement pour couvrir ses bras nus. Elle s'approcha de Meika, remonta son diadème de princesse et se planta en face d'elle.
« Ah sum pee ay dun ma kou way !! Lol wah cheen !!!», exigea Yepa, ce qui signifie : « Donne moi du lait !! J'ai faim !!!»
Je fronçais les sourcils, et réprimandais ma petite sœur : « YEPA ! Qu'est-ce que c'est que ces manières ? Ne t'ais-je pas appris la politesse ? »
«Ah sum pee  ay dun ma kou way  Oh ma key ya nah Meika. », rectifia Yepa. (« Donne moi du lait s'il te plait Meika).
« Pilamaye ! », criais-je en lançant un regard noir à la petite fille.
« Lay he huh nee keyn oh snee. Wah oun hey? », fit Yepa en frottant ses mains sur ses bras et en regardant la vitre. («  Il fait froid aujourd'hui ! Va t-il neiger ? ».
J'éclatais de rire, puis lui tapotais la tête. « Ogu. » (Peut-être), fis-je d'un air mystérieux.
De la neige aujourd'hui ? Elle rêvait où quoi ? Jamais il ne neigerait aujourd'hui !
Puis, je fis un sourire et m'écriais joyeusement à Yepa : « Nitȟá-aƞpétu Wašté ! Waníyetu nitóna hwó? » (Joyeux anniversaire Yepa ! Quel âge as-tu?)
Yepa se mit bouger sur place, dansant, et dit avec fierté avec un énorme sourire éclatant : « Waníyetu  manapciyunka ! » (J'ai 9 hiver/J'ai 9 ans).
Je pris Yepa dans mes bras et lui fis un énorme calin.
Les parents de Meika arrivèrent à leur tour en cuisine. Je me détachais de Yepa et saluais chaleureusement les parents de ma bien-aimée : « Híŋhaŋni wašté Winona ! Híŋhaŋni wašté Chayton ! », en leur faisant un signe de la main à tout les deux, l'agitant énergiquement, énorme sourire aux lèvres.
Je m'assis à table, m'y accoudais puis tournais vers ma petite-amie, et lui demandais :  en tapant sur mes bras avec mes doigts « Qu'allons-nous faire de beau aujourd'hui, en ce dernier jour de notre visite ? ».
Je savais bien ce qu'on ferait, mais je posais la question pour que Yepa puisse entendre ce que nous allions faire aujourd'hui.

WILDBIRD

 
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MessageSujet: Re: If all we are is just a moment, Don't forget me cause I won't and I can't help myself. I think about you. Ooh, ooh. I think about you.♥ Meika & Pay   Jeu 22 Jan - 14:41

Pour Isha, Wynwood était tout juste bonne pour les Blancs. Il n'y avait aucune raison pour que Meika ou même Paytah y soient. Mais bon, il était parfois difficile de lutter contre la volonté des pères, même si le grand Sioux avait réussit. Mais à quel prix ? Il avait fugué de la maison pendant un mois ! Meika n'avait apparemment pas eu le courage d'en faire autant. Mais elle avait une chose en plus que son frère n'avait pas. La tolérance envers les Blancs et l'envie d'intégration. Soudain, Paytah demanda :

« Dis moi Isha, il existe toujours des cérémonies d'animal totem, et de bravoure ? »

- Hum...Oui ça existe toujours, même si ça reste rare. Pourquoi cette question ?

Par la suite, le Sioux rappela à Paytah Ô combien Meika avait toujours été là pour Paytah qui malgré tout n'avait pas hésité à la dénigrer juste pour être bien vu. C'était pitoyable. L'amour n'était-il pas censé être plus fort que tout ? Il fallait croire que la cupidité de certain était capable de tout. Paytah se sentait bien honteux mais c'était ce que Isha voulait après tout. Faire prendre conscience.

« Crois moi, je regrette. »

Isha ne répondit rien, et se contentait de fusiller Paytah du regard. Il annonça finalement le fait qu'il était désormais impuissant pour protéger sa soeur. Il demanda simplement qu'elle ne souffre plus.

« Elle ne souffrira plus. Ton souhait est exaucé. ».

Isha soupira. Paytah alla ensuite chercher la guitare de Chayton pour chanter sa chanson au grand Sioux. Mais à la fin, ce dernier se contenta de dire qu'il voulait des actes et non des paroles d'une chanson. Le sourire de Paytah disparu, il baissa la main qu'il avait jadis tendu au frère.

« Tu verras par toi même si je mérite ton pardon et ton amitié. »

- Mouais...

Il y eu un silence pesant.

- Tu n'as pas le choix, ajouta-t-il, parce que je compte sur toi.

Il annonça ensuite qu'il était temps de remettre la guitare à sa place. Elle restait le petit joujou de Chayton. Ca serait malheureux qui lui arrive malheur. L'indien de Cheyenne River retourna alors dans la maison pour ranger l'instrument. Isha resta dehors un bon moment. A vrai dire, il alla se poster debout devant la maison Cloud a contempler le déclin des étoiles à l'approche de l'aube. Après un certain temps d'attente, le Sioux assista au lever du soleil sur la réserve.

- Sagesse du Lever du jour…Que le vent apporte mes paroles sur les ailes de l’Aigle. Pour que les coeurs comprennent de ne jamais prendre la beauté de la création. Prendre ce qu’elle ne peut donner est détruire la vision et devenir aveugle…Ne plus entendre son chant à travers les oiseaux, les arbres, l’eau, le vent est d’étouffer la mélodie des esprits de la nature qui vibre en son rythme. Que de polluer les parfums qui embaument ses habits de saisons est de sentir l’odeur de souffrance et de mort des veines de notre Mère… Grand-Mystère que notre mémoire nous soit rendu, pour se rappeler que nous sommes Unité avec le Tout. Que l’Énergie des mains du soleil guérisse ces plaies ouvertes, que l’Amour des coeurs unis s’assemblent en l’humanité. Grand Père Ciel étanche la soif de notre Mère, purifie par les eaux ces blessures déjà profondes. Que l’arc-en-ciel annonce le Renouveau…


***


Meika termina sa prière du matin. Une fois de plus, elle évita de réveiller Yepa lorsqu'elle se décida à quitter sa chambre. Aujourd'hui, c'était l'anniversaire de Yepa. Mais c'était aussi le dernier jour qu'elle allait passé avec Paytah car demain, ce dernier rentrera chez lui. La jeune fille alla se préparer dans la salle de bain. Elle s'habilla et coiffa longuement ses cheveux soyeux d'ébènes. Ses yeux scintillaient d'une lueur incandescente avec la venue de cette nouvelle journée. Au moins, aujourd'hui promettait d'être une journée bien chargée. De quoi en profiter un maximum avant le départ des deux Sioux de Cheyenne River. Par la suite, elle espérait que les choses se passent bien lorsque Paytah ira chercher des réponses dans sa propre réserve. Une fois prête, la jeune fille se rendit au rez-de-chaussée. Les parents n'allaient pas tarder à se lever également pour se rendre à leur travail. Soudain, en débarquant dans la cuisine, elle aperçu Paytah endormi. Cette apparition l'avait surprise. Elle ne s'attendait pas à voir quelqu'un affalé sur la table de la cuisine au lever du jour ! Intriguée, elle l'observa un moment avant de s'approcher. Elle posa une main sur son épaule avant de pencher son visage vers le sien pour se rendre compte qu'il dormait. Mais que faisait-il là ? Elle frotta doucement sa main à son épaule.

- Paytah...? Paytah !

Elle se redressa puis cala une mèche de ses cheveux derrière son oreille avant de se mettre face au jeune Sioux.

- Mais qu'est ce que tu fais là ? Tout va bien ?

Plus tard, Chayton et Winona gagna les enfants dans le monde de la réalité. Comme à son habitude, la femme s'occupa de la cuisine tandis que le père découvrit près de sa guitare le petit mot de Paytah. Cependant, il n'en toucha pas un mot lorsqu'il rejoignit tout le monde.
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MessageSujet: Re: If all we are is just a moment, Don't forget me cause I won't and I can't help myself. I think about you. Ooh, ooh. I think about you.♥ Meika & Pay   Mar 20 Jan - 0:12



Pay & Meika
If all we are is just a moment, Don't forget me cause I won't and I can't help myself.  I think about you. Ooh, ooh. I think about you.♥

I
sha s'exclama qu'il était temps que je me rende compte que les mots pouvaient blesser. Il en rajouta même une couche en disant qu'il en a fallut des sacrifices pour me rendre compte de cela. Je baissais les yeux de honte avant de murmurer un faible : « Oui ».
Je promis de ne plus faire de mal à Meika. Le frère de cette dernière approuva en me disant que c'est tout ce qu'il voulait. J'espérais qu'Isha me croyait, car pour une fois, je ne mentais pas.
Auparavant, je ne mentais pas, mais Miami m'a corrompu. Ma vie secrète m'a rendu menteur, manipulateur et encore plus cupide. Mais grâce à Meika qui me remettait dans la bonne voie, je deviendrais sans doute franc, altruiste et généreux.
La discussion vira sur les Blancs et Wynwood. Cette école était pas facile à intégrer. Le système de confréries n'aidait en rien, car les personnes comme Ozvan ou Meika étaient méprisés et écrasés. Seuls les personnes comme Sasha, Nina et Soraya arrivaient à s'en sortir et à être aimé de tous. J'avais voulu être aussi dans les rangs de populaire. Quand j'étais PS, je sentais que pour la première fois de ma vie j'étais populaire. Je me prenais pour un prince. D'ailleurs, je me surnommais « Le prince de Cheyenne River ». J'étais super orgueilleux à l'époque. Je me sentais à ma place. Enfin je croyais l'être. Mais l’étais-je vraiment ? Je ne crois pas.
J'étais quand même un Sioux. J'avais beau copier les Blancs et essayer d'être l'un des leurs, mais le fait était là : pour eux, j'étais un peau-rouge. On me surnommais tout le temps ''Yakari'', alors que je n'avais quand même rien avoir avec ce dessin animé. Je me faisais aussi surnommer Patate. C'était encore une autre histoire.
On me surnomme ainsi parce que je ressemble souvent à une patate. Enfin...mon visage.  Mais Depuis que je suis bébé en fait. Je suis né au coucher du soleil. Ma mère raconte qu'elle a failli m’appeler Potatoes, en voyant mon visage, mais que comme la lumière reflétait dans mes yeux et que ces derniers étaient devenus semblables aux flammes, elle m'avait apellé ''Paytah''. Le Feu. J'ai échappé à la catastrophe nationale. Si je m'appelais Potatoes Yellow, je vivrais un enfer à Wynwood, subissant moqueries et méchancetés, et je ne crois pas que Meika serait sorti avec moi !
Mon visage quelque fois, alors que je suis mince, devient rond comme une patate et j'ai alors une face de patate. Horrible. Ça m'arrive souvent. Quelques fois je peux avoir un visage normal, bien fin et puis par exemple baisser la tête et hop j'ai une face de patate. Des fois ça arrive par période-un peu comme les grains de beauté en dessus de ma lèvre inférieure et sur mon nez(oui parce que j'ai des grains de beauté sur mon nez)-. Par exemple, quand j'avais 15 ans, j'avais le visage rond comme une balle de baseball -ou comme une patate- et des joues bien rondes -oh lala quelle horreur-. J'ai horreur de ça en fait.
Du coup, quand je suis arrivé à Wynwood, on m'a surnommé Patate. Et depuis tout le monde m'appelle comme ça ! Ma famille, mes amis, les camarades.
Je n'ai pas de chance.
C'est un des trucs dont j'ai horreur chez moi. Je déteste ça plus mon front, quand j'ai un bouton-alors là, c'est la catastrophe- et puis mes ongles sans oublier...mes oreilles. Mes oreilles ont doublées de volume depuis que j'ai les cheveux longs alors du coup, je ressemble à Dumbo.
Il fût un temps où je détestais mon rire et ma voix, mais Olathe m'a décomplexé. Mon rire...c'est horrible. Et en plus je ris tout le temps. Mais maintenant j'adore mon rire. Mon rire est particulier.

Isha me dit que Meika n'avait pas sa place à Wynwood. Personne n'y avait sa place, j'en avais l'impression. Ty l'avait trouvé, en se battant. Il avait fait pas mal de conneries pour se faire remarquer afin de se faire aimer. Moi, je ne voulais pas faire tout ça de trucs. Ça ne servait à rien.
Puis, je parlais de l'héritage Sioux. J'eus soudain une idée, et je demandais à Isha : « Dis moi Isha, il existe toujours des cérémonies d'animal totem, et de bravoure ? ». Si oui, je voudrais bien en faire un ! Like the old time.
Bien des siècles avant nous, les jeunes Amérindiens faisaient une cérémonie pour devenir un homme en quelque sorte. Ça devait être super ! Je suis sûr que Sitting Bull, mon ancêtre en a fait une !
Le frère protecteur me rappela que j'avais agis comme l'homme Blanc que je critiquais à présent. Il me confia que sa petite sœur avait toujours été là pour moi, qu'elle m'avait toujours fait confiance et qu'elle m'avait toujours soutenu. Je ne savais pas que Meika croyait en moi. Je devais l'avoir bien déçu ! Je me rappelle des jours où je la méprisais et l'ignorais. Elle était abandonnée par son seul ami, son seul véritable ami de Wynwood. Je la voyais dans les couloirs. Elle était si triste. Si perdue. Et moi, je faisais mon fanfaron.
J'enfouis mon visage entre mes mains tandis qu'Isha me disait que Meika était toujours là  pour m'ouvrir les yeux et me conduire dans la voix de la sagesse, qu'elle s'était toujours plié en quatre pour moi. C'était vrai. Toujours là pour m'aider, me réconforter, m'offrir des paroles d'encouragement...Elle avait même accepté de venir à l'Event des PS. Mais j'en avais profité pour me moquer d'elle. Je l'avais rabaissée, trainé dans la boue. Je l'avais encore plus humilié. Je l'avais manipulé pour me moquer d'elle.
«  Je ne savais pas qu'on pouvait à ce point s'en prendre à une âme ! Surtout pour un natif. Et ce quelque soit tes excuses ! Il n'y a pas d'excuse pour faire mal aux autres... »
Un jour, Davy Marcus Bolovitch, mon meilleur ami d'enfance à Cheyenne River, m'a dit que j'avais abandonné mes valeurs Sioux du passé. Il m'avait dit ça parce que j'avais manipulé Joy Evans, une jolie blondinette aux boucles d'ors et aux yeux bleus qui vient de Dallas, pour rendre jalouse Meika. Sauf que je m'étais pris un beau râteau et une correction de Davy. Le clash du siècle ! Je me rappelle de ses coups et de son majordome qui me serrait comme un étau de fer. Je me rappelle de ses mots si frappants et tranchants comme une épée : « Je me souviens d'un garçon qui vivait d'amour et d'eau fraîche. Il pensait au grand amour avec un grand A. Il avait des principes aussi, que je trouvais très bien. Je pensais que ce mec était intègre et qu'il se tiendrait à ses convictions comme si elles étaient sacrées. A la place, j'ai appris que cette même personne avait tenté de manipuler quelqu'un qui m'était cher. Tu vois de quoi j'parle Yellow ? ».
Davy et Isha avaient raisons. J'avais été bien élevé par mon père et ma mère. J'avais toujours  été un garçon adorable, mais, depuis que j'avais mis le pied à Miami, j'avais changé en mauvais garçon.
Mes principes, mon intégrité, ma politesse...je les avaient abandonnés, laissés derrière mon dos pour être populaire et pour mon secret.
Je regrettais mes actes, mes choix, mais j'assumais. Je ne les niais pas. Cependant, je voulais revenir en arrière. Isha Cloud me rappela que ce n'était pas possible et que ce serait bien trop facile si cela avait été le cas. Je soupirais de tristesse. « Crois moi, je regrette. ».
Isha me confia que puisque Meika avait accepté de sortir avec moi, il ne pourrait plus protéger sa sœur. Je me sentis alors rempli d'une énorme responsabilité. C'était à moi que revenait la charge de protéger Meika. C' était ma petite amie et je devais tout être pour elle : son ami, son frère, son confident, son protecteur, son amoureux. Je devais prendre le flambeau, prendre le relais. Isha devait me passer la main.
Je déclarais avec sérieux que je protégerais Meika. Je m'occuperais d'elle.
Je sentais qu'Isha était incrédule et ne me croyais pas à 100%. Je le lisais dans ses yeux.
Il me dit : « Tout ce que je veux.....C'est qu'elle ne souffre plus... ». Je fis un énorme sourire et lançais avec joie pour donner de l'espoir au pauvre frère désespéré : « Elle ne souffrira plus. Ton souhait est exaucé. ».

Je partis ensuite emprunter la guitare du père de famille et revins auprès d'Isha. Il me demanda  ce que je faisais avec l'instrument de musique. Ce qu'il était curieux et impatient quand même ! Pour toute réponse, j'accordais l'instrument à cordes. Puis je lui interprétais ma chanson que j'avais écrite il y a deux jours pour lui. Je lui tendis la main en lui demandant si on pouvait faire la paix.
« Ce ne sont pas de belles paroles que je veux. »
Mon sourire s'évanouit. Je baissais ma main.
Il voulait des actes. Pas des paroles mais des actes.
« Tu verras par toi même si je mérite ton pardon et ton amitié. », fis-je. Il y eut ensuite un énorme silence. Je méditais sur les paroles d'Isha. Puis soudain, le grand Sioux me rappela qu'l fallait ranger la guitare. J'acquiessais puis entrais dans la maison, laissant le frère de Meika dehors. Je déposais la guitare délicatement au même endroit que je l'avais trouvé, puis me précipitais joyeusement à la table où j'avais laissé le mot. Je pris un stylo puis barrais ce que j'avais écris et inscrivit en dessous : « Finalement j'ai rangé votre guitare. Elle est vraiment géniale ! Elle marche du tonnerre ! Elle est mieux que celle que j'ai Elvis Presley et que mes Gipson !  Le temps fera son travail et Isha aceptera peut être les paroles de ma chanson. Pay. ».
Je fis un sourire et déposais le stylo. Comme je n'avais rien à faire, je retournais à la cuisine et je m'assis sur une chaise. J'attendis longtemps le lever du jour. Mais au final, je m'endormis, visage posé sur la table, mains en dessous, tel un oreiller.
Je n'aurais jamais du me lever aussi tôt !







WILDBIRD

 
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MessageSujet: Re: If all we are is just a moment, Don't forget me cause I won't and I can't help myself. I think about you. Ooh, ooh. I think about you.♥ Meika & Pay   Dim 18 Jan - 22:18

Isha gardait un regard froid et dur comme la glace envers Paytah. C'était le Sioux qui avait prit le coeur de sa soeur. En tant normal, ça aurait fait plaisir à n'importe quel frère. Mais depuis la mort de Takoda, Isha avait tracé un périmètre autour de Meika et bien que tous les jeunes lakota de la réserve aient tenté de la conquérir, pas un seul n'avait osé faire face au grand frère qui se dressait là comme une muraille impénétrable. Mais avec Paytah, c'était différent. Meika l'avait rencontré à Miami, là où Isha n'était pas présent pour imposer sa barrière de sécurité. Le jeune Sioux avait eut tout le champ libre pour elle. C'était une chance pour Paytah, une malchance pour Isha. A vrai dire, il ne pensait pas qu'il y aurait des Sioux dans une école de Blanc. Un jour, Paytah avait dit à Isha que Ty aurait eut plus de chance avec Meika vis à vis de lui mais en réalité, il aurait eut exactement le même traitement que son cousin. Isha ne l'aurait pas plus accepté que Paytah.

« Et si je te disais que je ferais attention à chacun de mes actes et de mes mots, que je réfléchirais avant d'agir pour ne pas blesser autrui ? Je sais maintenant que les mots sont une arme pour faire le bien ou le mal. Les mots peuvent anéantir une vie et bien souvent, nous l'oublions, nous êtres humains. Mais avec des mots on peut aussi réparer le mal causé et améliorer la vie. »

- Il serait tant que tu t'en rende compte. Il en a fallu des sacrifices pour ça.

« Je ne referais plus jamais de mal à Meika. »

Isha lâcha un long soupire.

- C'est tout ce que je demande.

Il annonça ensuite qu'il savait très bien quelle genre de vie Meika menait à Wynwood. C'était bien pour ça que lorsque son père lui avait proposé à lui d'y aller, il avait refusé catégoriquement. Meika n'avait pas eut autant de volonté et Isha s'était rebellé à sa place. Il s'était disputé avec Chayton pour que ce dernier n'envoie pas sa soeur à l'autre bout des Etats Unis, surtout après ce qu'elle avait vécu avec Takoda. Ce fut peine perdue.

« Elle n'est plus seule désormais. Je suis là et je lui tiens compagnie. J'ai remarqué qu'elle avait du mal à s'intégrer, alors le jour où je l'ai invité dans mon appartement pour manger, je lui ai proposé de rester avec elle aux récrés. ».

C'était lamentable d'en venir là pour que Meika se sente un peu mieux à Wynwood. Même si elle était avec Paytah de temps en temps là bas, ça n'empêchait pas que le reste du temps elle était à la merci des Blancs qui la prenaient pour une échappée de l'asile. Paytah murmura le fait que c'était injuste que les Blancs ne s'ouvrent pas aux autres. Ils n'avaient jamais su faire preuve d'humanité envers des humains qui étaient un peu différents d'eux. Pire encore les indiens qu'ils avaient assouvi sous leur règne avant de les plonger dans les misères après leur avoir pris leur terre.

- Meika n'a pas non plus sa place à Wynwood, maugréa le Sioux.

Si ça ne tenait qu'à lui, il se rendrait sur place pour faire la tête au carré de tous les Blancs qu'il pouvait croiser. Ca serait une bonne source de distraction. Cependant, il n'oubliait pas son héritage. Un bon Sioux n'était pas un barbare. C'était nottamment grâce à ça qu'il n'avait pas réussit à continuer le combat contre Paytah lors de mariage de sa soeur. Il savait que ce n'était pas digne d'un lakota. Un amérindien devait prôner la tolérance que les Blancs n'avaient pas. Isha avait du mal. Il détestait les Blancs, il prenait sur lui pour ne pas écraser ceux qu'ils voyaient. Takoda était plus doué dans ce domaine. Ce gars là voulait se lier à tout le monde. Il avait su reconnaître le mal des Blancs et pourtant, il disait que tous n'étaient pas comme ça, que des Blancs avaient eux même honte de leur ancêtres. Il avait toujours été là pour aider les Blancs autant que les siens. Il disait qu'il ne fallait pas prendre exemple sur eux et montrer au contraire que les amérindiens avaient le coeur pur, même envers ceux qui les détestait. Pas étonnant que Meika et lui avaient été si intimement lié dès leur première rencontre.

« Mais malheureusement, de nos jours, la nouvelle génération se détache des coutumes anciennes et la tradition, l'héritage précieux se pert pour toujours. C'est vraiment horrible. Bientôt, plus personne ne saura les légendes ou les autres coutumes ! Bientôt, plus personne ne sera Lakota ! »

Isha ne répondit rien. Même s'il craignait également cette vérité. C'était bien pour ça que lui et Meika avait été élevé d'une certaine manière. C'était un espoir de plus, et Meika en plus s'efforçait à le transmettre et à raisonner les Blancs. Ce que le grand Sioux jugeait comme une cause perdue. Par la suite, Isha expliqua ce que sa famille avait fait de l'argent que Ty leur avait donné à sa mort. Paytah commenta le fait que Ty en aurait été heureux. Isha ne pouvait pas le confirmer, il n'avait pas vraiment connu ce gars là. Il ne l'avait vu qu'une fois.

« Oui. Pour eux, être heureux c'est être riche, beau et populaire. Mais ce n'est pas ça le vrai bonheur. ».

C'était pourtant ce que le Sioux avait grandement besoin d'apprendre. Isha couvrit à nouveau Paytah de honte en lui rappelant à quel point il avait été le seul à se comporter ainsi avec Meika.

« Je sais que...je n'ai pas été sympa cet été. »

- Meika a toujours été là pour toi. Elle t'as toujours soutenu et a toujours cru en toi. Elle t'as offert des perles de sagesse et s'est toujours plié en quatre pour toi, mais tu n'en faisais qu'à ta tête de Sioux Blancs hypocrite et misérable ! Je ne savais pas qu'on pouvait à ce point s'en prendre à une âme ! Surtout pour un natif. Et ce quelque soit tes excuses ! Il n'y a pas d'excuse pour faire mal aux autres...

« Oh si seulement je pouvais revenir en arrière. ».

- Oui. Mais on ne peut pas ! Ca aurait été bien facile.

Meika et Takoda n'auraient pas fait les fous sur les rails d'un train et la tragédie n'aurait jamais eut lieu. Mais on ne pouvait pas revenir en arrière. Les morts étaient bien mort et les coeurs brisés étaient bien blessés. Le frère annonça ensuite que maintenant que Meika s'était décidé à être avec Paytah, il n'aurait plus aucun moyen de la protéger. Le jeune Sioux posa la main sur l'épaule de son aîné avant de lui dire :

«Je la protégerai. Ne t'inquiète pas Isha. Rien ne tournera mal, je le jure. Et si jamais je fais de nouveau du mal à Meika ou que je manquerais à mes promesses, Wakan Tanka me tuera. Je promets aujourd'hui...heu...on est le combien ? Je promets aujourd'hui de toujours faire attention à mes paroles, mes actes et mon regard. Je ne veux plus blesser quiconque et surtout pas Meika. Si je manque à ma promesse, Wakan Tanka me punira. »

Isha resta à nouveau silencieux. Ses iris noirs comme une nuit sans étoile contrastaient avec les flammes écarlates qui dansaient dans le regard de l'indien de Cheyenne River. Il aimerait tant le croire, sans pouvoir y parvenir.

- Tout ce que je veux...


***

"- Meika...? fit le Sioux dans la chambre de la jeune fille, si tu ne mange pas...Tu vas t'affaiblir.

- Je n'ai pas faim.

Isha referma la porte de la chambre derrière lui et s'avança vers la jeune fille assise contre le mur de sa chambre. Elle avait les jambes repliées contre elle, les bras croisés dessus, la tête enfouie dedans. Le jeune lakota s'accroupit à ses côtés.

- Ca va faire trois jours Meika. Tout le monde s'inquiète et...moi le premier.

- Si...Si je n'étais pas allé sur ces rails...Ca ne serait pas arrivé...

- Quoi ? Je t'interdis de te croire coupable pour ce qui est arrivé ! Tu m'entends ?!

Il n'y eut aucune réponse mais les épaules de la jeune fille tremblait légèrement. Isha soupira et poursuivit :

- Il était mon meilleur ami...Et je sais qu'il aurait agit ainsi pour n'importe qui, même des étrangers. J'aurais souhaité plus que tout au monde que les choses se passent autrement mais...

Il n'eut pas le temps de finir sa phrase que l'amérindienne se jeta en sanglot dans ses bras. Isha la serra dans ses bras.

- Il...n'a pas fait ça pour que tu te laisse dépérir par la suite...Meika...Il y en a qui comptent encore sur toi...Mais s'il y a une chose que je peux te jurer sur ma vie, c'est que plus jamais...tu ne souffriras...Je ne me le permettrais pas, plus jamais..."




***


Isha se passa une main dans ses longs cheveux noirs en lâchant un soupire.

-...C'est qu'elle ne souffre plus...

Paytah demanda ensuite à Isha de patienter avant de retourner dans la maison. Sans comprendre, le lakota attendit cependant jusqu'à voir Paytah revenir avec une guitare. Il fronça légèrement les sourcils :

- Qu'est ce que tu fais avec la guitare de mon père ?

Mais Paytah ne répondit pas. Il testa l'instrument puis se mit à chanter, malgré le fait que le Sioux ne l'avait jamais accepté. Cependant, Isha restait immobile et n'eut pas d'autres choix que j'écoutais Paytah. Il en restait totalement impassible. A la fin de la chanson, Paytah demanda en tendant la main à Isha :

« Alors, tu veux bien faire la paix ? »

Le Sioux regarda la main du lycéen.

- Ce ne sont pas de belles paroles que je veux, lança-t-il.




***


"- Papa ! appela Isha, pourquoi crois-tu en la religion des Blancs ?

- Voyons Isha...commença l'homme devant le jeune garçon d'à peine quatorze ans.

- Tu ne devrais pas ! C'est à cause de leur croyance qu'on a tous été décimé ! C'est parce que grand-père est un Blanc, c'est ça ??

- Calme toi Isha enfin, tu déteste ton grand-père ?

- Hm...Non...

- Pourquoi ?

- Parce que...euh...il est du côté des nôtres. Puis s'il croit en Dieu c'est parce que ses parents à lui l'ont forcé ! Il m'a tout raconté et je sais qu'ils étaient méchants avec lui parce qu'il aimait une des nôtres. Pourquoi c'est mal d'aimer notre peuple ??

- Ecoute Isha, fit Chayton, il n'y a strictement aucun mal à aimer notre peuple mais le racisme existe aussi bien pour les indiens que les noirs ou les gitans. Isha...Si je suis resté chrétien, ce n'est pas qu'une question de religion. Je suis à moitié Blanc bien que j'ai décidé de vivre plus comme l'indien qui est en moi mais je n'oublies pas mes origines américaines. Mon fils, qu'importe tes origines, saches qu'il ne faut jamais oublier qui tu es."



***


"- Hey Isha ! lança Takoda en tirant une flèche sur une cible accroché sur un arbre.

Isha se trouvait juste à côté, un arc en main, il attendait son tour.

- Quoi ? demanda t-il.

- Tu sais ta soeur, tu crois que je lui plaît ?

Takoda laissa la place au grand Sioux qui pointa sa flèche en direction de la cible.

- C'est vrai qu'elle se comporte un peu différemment avec toi mais...

- Un peu ? Elle me fusille du regard tu veux dire.

- Je te signale, juste au passage, que tu en fais de même ! Impossible d'avoir une conversation quand vous êtes dans la même pièce, j'ai toujours l'impression que le mur porte plus attention à ce que je dis.

Le lakota décocha sa flèche qui se planta juste à côté du centre de la cible. Takoda se mit à rire.

- Excuse ! lança-t-il, l'amour, ça rend idiot et je n'échappe pas à la règle. C'est juste que...je me suis toujours très bien entendu avec Meika. Cette fille est impressionnante. Nous échouons à aucun de nos coups avec elle.

- Mais ce n'est pas ça qui t'attire chez elle n'est-ce pas ?

- En effet, mais il me faudrait au moins trois vies pour t'énoncer les vraies raisons. Je crois que je l'aime.

- Tu crois ou t'en es sûr ?

- Humm, ben...

Isha éclata de rire.

- T'es qu'un dégonflé Takoda !

- Mais...mais pas du tout ! J'attends juste le bon moment !"



***


Isha reposa son regard sur Paytah qu'il avait oublié en l'instant d'un court instant. Il resta silencieux un moment. Au final, il soupira.

- Tu ferais mieux de remettre cette guitare à sa place...L'aube arrive.

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MessageSujet: Re: If all we are is just a moment, Don't forget me cause I won't and I can't help myself. I think about you. Ooh, ooh. I think about you.♥ Meika & Pay   Dim 18 Jan - 20:20



Pay & Meika
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J
e demandais à Meika si elle était frileuse comme moi, car j'étais super frileux.
Mais Mei me répondit qu'elle n'était pas une super frileuse. Elle arrivait à supporter le froid, mais pas le froid extrême de la Laponie. « Aaaaah ! », fis-je avant de sourire.
Je mentionnais ensuite mon père. Sam Yellow. J'affirmais à Meika que je ne voulais pas la présenter à lui. Surtout pas ! Non pas que je craigne qu'il dise quelque chose-bien qu'il a écrit sur twitter que Meika était jolie et que si il était jeune il l'aurait bien dragué-, mais plutôt parce que j'avais honte de lui. Je n'avais pas aussi honte de Yepa que pour mon père. Mais la Sioux de Pine Ridge me dit : «  Ne t'en fais pas, je suis prête à tous les rencontrer, même ton père. » Je fus étonné. Mais la belle jeune-fille continua : « Cela n'a peut-être pas de sens pour toi mais...j'aimerais regarder dans les yeux de l'homme qui bat son fils. ».
Quand Meika vous regarde, elle vous regarde d'un regard pénétrant, un regard qui lit votre âme. En plus, comme ses yeux rougeoient, ça fait un effet et ça vous fait peur. Bref. Ce regard là vous dit de ne pas en rajouter. Si mon père vois un jour les yeux de Meika, je pense qu'il sera vite rempli de culpabilité et de honte.
Je souris à cette pensée.
« Ouais...pourquoi pas...après tout.... », murmurais-je. Je n'avais jamais invité Meika à ma réserve, sauf au mariage de Matoskah. Mais elle ne connaissait aucun membre de ma famille comme je connaissais les siens, et ne connaissait pas non plus mes amis, ni mon ex. Cette dernière sera vite jalouse si elle rencontre Meika.
Dans la maison de Yahto, ma Sioux préférée ne trouva pas de réponse à ma question.
Sur le chemin pour rentrer, je demandais à Meika si elle m'aimait vraiment. J'avais raison de le demander, car j'ai eu cet été deux déceptions amoureuses : l'une par Joy Crawford , l'autre par Miss Pretty. Joy m'avait abandonné comme une vielle chausette et Miss Pretty avait joué avec mon cœur. Elle m'avait manipulé. Lâchement manipulé. Elle était sortie avec moi juste pour mon physique et parce que j'étais...rebelle. Elle m'avait dit lorsqu'elle avait été convoquée au commissariat de police qu'elle voulait se servir de moi pour entrer dans son gang. Mais heureusement, je n'avais pas eu le temps d'y entrer. Voilà pourquoi j'avais peur que Meika ne m'aime pas.
Pour Olathe, nous nous étions vraiment aimé, mais c'est moi qui avait rompu. Je me rappelle de ce jour comme si c'était hier. L'an dernier. J'avais les cheveux longs-mais vrais cheveuuuuuux-. Elle avait une tresse qui retombait dans son dos. J'avais un t-chirt blanc et un jean gris. Elle avait une robe bleue turquoise légère.  Je ressemblais à un gosse, à quelqu'un de 12 ans, alors que j'en avais 15. Elle, elle ressemblait à quelqu'un de 20, alors qu'elle n'avait que 17. C'était l'été.
Il y avait un petit vent chaud qui faisait virevolter mes cheveux noirs. Je l'ai longuement regardé. Nous nous sommes longuement regardé. Et j'ai rompu. Je lui ai expliqué pourquoi : à cause de mon départ à Miami. Il vallait mieux pour nous de nous séparer, avais-je précisé. Je lui ai brisé le cœur ce jour là. Elle s'est mise à pleurer. Moi aussi. On s'aimait depuis tout petit. Enfin, c'est elle qui avait craqué sur moi quand j'avais 5 ans, elle 7. Elle ne faisait que me suivre, me parler. Elle m'a dit qu'elle adorait mon rire quand j'avais 6 ans, puis elle m'a demandé de sortir avec elle quand j'avais 8 ans. J'avais l'habitude de jouer de la guitare à l'école ou près de la rivière.


Je charmais les filles sans le vouloir et Olathe adorait quand je chantais des chansons.
Je l'ai fais languir 4  pendant ans. Et quand j'ai eu 12 ans, je lui ai donné mon cœur. J'avais attendu parce que je ne savais pas si elle était une bonne fille. Je ne voulais pas sortir avec n'importe qui. J'avais peur aussi...C'était nouveau pour moi. Je me rappelle encore de mon premier baiser. C'était avec Olathe.
Mon cœur cognait contre ma poitrine. J'avais peur. J'avais 12 ans à cette époque. Je me suis penché sur elle. J'ai hésité. Longtemps hésité.  J'ai agité mes yeux. J'ai regardé Olathe. J'ai reculé. Je me suis de nouveau penché. J'ai hésité.
Longtemps. Longtemps. Longtemps.
Puis je me suis penché et je l'ai embrassé rapidement avant de reculer. Elle a pouffé, m'a demandé pourquoi j'ai reculé. Je lui ai dis : « Je sais pas ! », puis j'ai pris sa tête entre mes mains et j'ai posé mes lèvres sur les siennes et là...J'ai eu du mal à décoller.
Olathe m'aimait vraiment. Elle m'aime encore aujourd'hui. Mais pas moi. Mon cœur est à Meika. Je l'aime Meika et c'est le vrai amour, je le sens en moi. Alexandra Wayland, Joy Crawford, Miss Pretty et même Olathe Littlewood, c'étaient tous juste des béguins. Mais Meika, c'est autre chose...
C'est le véritable amour.
Meika me rassura en me disant qu'elle m'aimait. Je ne doutais plus à présent. Je croyais en son amour, dur comme fer.



***

Isha était devant moi. Il était venu parce que j'avais chanté. Où était le problème ? On ne pouvait pas interdire les gens de chanter, surtout un chanteur !
Si Isha n'aimait pas la musique, il était mal barré : sa sœur aimait un musicien. Manque de pot !
Le frère de Meika me réprimanda, et la discussion vira une fois de plus autour de mon copiage de Blancs et de Meika. Je demandais au frère vailant si il n'avait pas commis d'erreurs. Il me répondit que ses erreurs n'avaient pas de lien avec les visages pâles. Je continuais de lui  poser des questions. Il me répondit que je ne serais plus là si le bonheur de sa soeur n'était pas en jeu. Isha ne me fait alors là franchement pas peur. Si il savait mon secret et de quoi j'étais capable, il arrêterait vite d'essayer de me faire peur. J'ai un jour failli tuer l'assassin de Ty en personne. Je devrais peut être lui raconter un jour cette histoire.
« Je ne peux pas lutter contre les sentiments qu'elle éprouve pour toi...Mais je saurais le faire si tu as le malheur de lui faire la moindre once de mal. »
J'ouvris ma bouche pour dire que je ne lui ferais jamais de mal à ma Meika, mais Isha me coupa pour dire : «  Je sais ce que tu vas dire ! Que jamais tu ne lui feras de mal. L'ennui avec toi c'est que lorsque tu en fais, ce n'est même pas volontaire. ».
Je baissais les yeux. Je gardais le silence un moment avant de relever la tête et de dire : « Et si je te disais que je ferais attention à chacun de mes actes et de mes mots, que je réfléchirais avant d'agir pour ne pas blesser autrui ? Je sais maintenant que les mots sont une arme pour faire le bien ou le mal. Les mots peuvent anéantir une vie et bien souvent, nous l'oublions, nous êtres humains. Mais avec des mots on peut aussi réparer le mal causé et améliorer la vie. ». Je repris : « Je ne referais plus jamais de mal à Meika. ». Mes paroles étaient sincères. Mes yeux aussi.
Je repris néanmoins la parole, car je n'avais pas encore fini de parler. Isha me répondit au sujet de ma remarque au sujet de la difficulté pour des Amérindiens de s'intégrer à Wynwood : « Mais ça je le sais déjà. Tu crois que je ne sais pas ce que ma soeur endure là bas ?? Je le sais très bien ! Personne ne lui parle, les gens la prenne pour une arriérée, elle est toujours seule !! Elle ne me cache rien...Seules les lettres qu'on lui envoie la réconforte. Ainsi que...toi. »
Je fis un timide sourire quand Isha parla de moi. Je ne savais pas que Meika écrivait des lettres à sa famille. Elle avait sans doutes déjà parlé de moi aux Cloud, et moi, je ne le savais même pas !
Elle avait peut-être raconté combien j'avais été horrible avec elle.
« Elle n'est plus seule désormais. Je suis là et je lui tiens compagnie. J'ai remarqué qu'elle avait du mal à s'intégrer, alors le jour où je l'ai invité dans mon appartement pour manger, je lui ai proposé de rester avec elle aux récrés. ».
Je murmurais : « C'est tellement injuste de voir que les Blancs ne savent pas s'ouvrir à autrui et accepter les autres tels qu'ils sont. Il faut être exactement comme eux pour être acceptés. Ils se moquent de Meika parce qu'elle est juste différente et qu'elle veut protéger la Nature et ses coutumes. Je sais après mes récentes expériences que l'héritage Amérindien doit être préservé. » Je faisais bien sûr références aux derniers jours passés avec Meika et Isha.
« Je ferais tout pour la préserver et si jamais un jour j'ai des enfants, je leur transmettrais cet héritage. »
Je poussais un soupir de tristesse : « Mais malheureusement, de nos jours, la nouvelle génération se détache des coutumes anciennes et la tradition, l'héritage précieux se pert pour toujours. C'est vraiment horrible. Bientôt, plus personne ne saura les légendes ou les autres coutumes ! Bientôt, plus personne ne sera Lakota ! » J'avais dis les deux dernières phrases avec effroi. J'imaginais le monde à venir, sans plus aucun Lakota pour parler des anciens temps.

Isha ignorait ma vie dans ma famille. Je ne l'avais raconté qu'à Mr Cloud et Meika. Alors, je lui racontais ce que je vivais, puis lui expliquais pourquoi je voulais copier les Blancs. Isha me dit que je m'étais planté en croyant que le bonheur était la popularité et le respect. J'écoutais mon ainé avec attention, car je ne savais pas cela. Je suis jeune, je n'ai que 16 ans. Il  prit en exemple ses parents. Puis, il me raconta qu'avec l'argent de Ty, ils avaient fait un don à la réserve. Ty en serait content, bien qu'il aurait préféré que les Cloud le garde pour eux.  « Ty en serait très heureux. », glissais-je dans la conversation,a avant qu'Isha ne me dise qu'ils avaient préféré donner l'argent à ceux qui étaient encore plus dans le besoin qu'eux. Quelle générosité. Je devrais peut être faire des dons, moi qui suis riche. Je suis tellement cupide que je suis aussi radin, sauf pour mes amis (et encore!). Je ne suis pas Ty, le mec qui distribuait de l'argent à tout va à tout le monde. Isha me confia la recette du bonheur : être avec les gens que l'on aimait. Malgrè la misère, ils restaient toujours soudés. Ce n'était pas le cas des Yellow. Ma famille était divisée. Sans doute à cause de secrets de famille, que je voulais faire éclater au grand jour. Je saurais la vérité bientôt, je le sais ! Le fils ainé de Mr Cloud termina sur le sujet en disant que les Blancs ne connaissaient pas ça. J'acquiessais en hochant la tête et en confirmant ses dires : « Oui. Pour eux, être heureux c'est être riche, beau et populaire. Mais ce n'est pas ça le vrai bonheur. ».
Puis je dis ce que Meika faisait pour moi malgré le fait que je ne la méritais pas.
« Et je suis supposé croire qu'elle a raison de te faire confiance. Jusque là, elle ne s'était jamais trompé. Mais jamais encore on avait osé lui faire ce que tu lui avais fait. »
Je baissais les yeux de honte. J'avais été tellement méchant. Serait-ce de famille ? Ty était si briseur de cœur, mon père se dispute beaucoup avec maman et mes frères sont machos (sans oublier qu'ils changent de filles comme de chemise-enfin là, ça a l'air de s'être stabilisé, quoi que...ils sont infidèles ! Ce sont des « Ty » en pire.).
Après un soupir, Isha lâcha : «  Tout avait été...Tellement plus simple avec Takoda ! Si seulement...Humpf ! » Si seulement il avait été encore en vie... Je baissais les yeux. Takoda était un Warrior, un courageux, un mec bien. Il avait sauvé Meika par amour. N'étais-ce pas une belle preuve d'amour ça ? «  Je devrais te remercier de la combler c'est vrai mais...La culpabilité de Meika a peut-être terni son jugement vis à vis de toi ! ». Je battis des cils deux fois. Je soupirais. « Je sais que...je n'ai pas été sympa cet été. », réussis-je à dire avant de murmurer bien bas : « Oh si seulement je pouvais revenir en arrière. ».
Je me rappelais de la chanson que j'avais écrite pour le grand Sioux aux cheveux longs. Je lui proposais de la lui chanter en utilisant une phrase négative. Le Sioux s'exclama : «  Quoi ? Tu veux me séduire aussi ?? Pff... ».
« Non. Je veux juste... »
Je ne terminais pas ma phrase.
Je voulais juste récupérer un...ami. Je voulais juste faire la paix. Mais il verra dans la chanson.
Il m'expliqua que Meika était naîve et je m'écriais les yeux brillants : « Oh moi aussi ! ». Sauf que Meika ne le montrais pas. Je l'avais montré par le passé ce côté, mais j'évitais à présent. Le frère protecteur me confia que Meika aimait mes chansons et qu'il avait pensé que  si je ne lui avais pas chanté la chanson « You're the Only One », elle ne serait jamais sortie avec moi.
« C'est vrai ? », demandais-je en faisant ma bouille d'innocent. Isha reconnu qu'il s'était trompé à ce sujet. Il fini par me dire :
« Maintenant je ne peux plus rien pour la protéger et je ne pourrais que ramasser les pots cassés si les choses tournent mal ! Ce que je n'espère pas malgré tout. »
Je regardais le Sioux avec mes grands yeux bruns bridés. Je posais ma main sur son épaule et lui dit avec sincérité et responsabilité : «Je la protégerai. Ne t'inquiète pas Isha. Rien ne tournera mal, je le jure. Et si jamais je fais de nouveau du mal à Meika ou que je manquerais à mes promesses, Wakan Tanka me tuera. » Je parlais avec sérieux, yeux plongés dans ceux d'Isha. J'ôtais ma main de son épaule, mais continuais, yeux dans ceux d'Isha : « Je promets aujourd'hui...heu...on est le combien ? ». J'essayais de me rappeler de la date, mais comme je ne m'en rappelais pas, je repris, sérieusement :
« Je promets aujourd'hui de toujours faire attention à mes paroles, mes actes et mon regard. Je ne veux plus blesser quiconque et surtout pas Meika. Si je manque à ma promesse, Wakan Tanka me punira. ».
J'étais sincère dans mes paroles. Mes yeux disaient que j'étais franc.
Je demandais à Isha de m'attendre et je rentrais à la maison, chercher la guitare de Mr Cloud. Comme il dormait encore, j'écrivis un mot pour lui et le posais sur la table : « Mr Cloud, j'emprunte votre guitare pendant quelques minutes pour chanter un chant à Isha en espérant qu'il comprenne ce que je veux lui dire. Ne vous en faite pas, je le remettrai à sa place. PS : Il se peut que j'ai déjà fini de l'utiliser quand vous lirez ce mot. Paytah Yellow. ».
Je sortis dehors, guitare à la main. Je l'accordais, testais le son, puis, levais mes yeux vers Isha. Mes prunelles lui disaient que j'allais commencer et d'être toute ouie.
Je commençais l'introduction musicale, puis, je chantais de ma voix douce -et pas du tout rock- : « Your eyes flash
it shows you're angry
Your heart is hard
You angry me
But if I may speak
That tells you something
So I beg you
Open your ears
At my voice
 »
Traduction en français de l'introduction:
 
J'accélérais le rythme de la guitare sèche :
« 
I know our relationship is difficult
I know you want
That things go as you wish
For your sister.
But I would like things to change
I would like to be friends,
That you make peace and I
So I beg you ...
 »
Traduction du couplet 1 en français:
 

Je chantais le refrain :                                                            

« Forgive me
For the past
Forgive me
For the eyes
Forgive me
For words
That could hurt you
Forgive me
For the battle
Forgive me
For the insolence
just forgive
And turns the page
So that we can
beings friends
I'm not your enemy. 
»
Traduction du refrain en français:
 
Je jetai un coup d'oeil bref à Isha puis chantais le deuxième couplet : « 
I would like to get along you and me
I would like to see you smile
For one time
I want you to trust me
I'm not a bad guy
Your Meika,
She did not suffer
Believe me!
Yeah
You're someone I greatly appreciate
You're the brother I never had
You're just a model
I must confess to you.
So do not close your heart
But accepts me as I am!
I beg you …
 Forgive me
For the past
Forgive me
For the eyes
Forgive me
For words
That could hurt you
Forgive me
For the battle
Forgive me
For the insolence
just forgive
And turns the page
So that we can
beings friends
I'm not your enemy.
 »
Traduction du couplet 2+ refrain:
 
Je stoppais la guitare et chantais en tapant sur le bois : « 
Forgive me Isha and forget the past.
I'm sure we can get along
I have nothing against you then
Forgive me, forgive me! 
»
Traduction du bridge en français:
 
Puis je grattais la guitare avec entrain avant de chanter deux fois le refrain.
Je terminais en faisant une douce mélodie à la guitare. Je relevais les yeux vers Isha. Je lui demandais en faisant un timide sourire : « Alors, tu veux bien faire la paix ? ». Je lui tendis ma main. Ça passe ou ça casse.

WILDBIRD

 
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MessageSujet: Re: If all we are is just a moment, Don't forget me cause I won't and I can't help myself. I think about you. Ooh, ooh. I think about you.♥ Meika & Pay   Dim 18 Jan - 17:54

« Tu es frileuse comme moi ? » demanda le Sioux.

Meika haussa les épaules.

- Je n'irais pas jusqu'à dire ça parce que...passer l'hiver ici ne me dérange pas plus que ça. Mais il y a des endroits comme la Laponie où il fait vraiment très froid et j'ai une certaine limite de tolérance.

La jeune fille sourit amusé mais il était vrai qu'elle préférait tout de même l'été à l'hiver. L'ennui étant que dans un endroit où le chauffage était un luxe, on ne pouvait que préférer l'été. Par la suite, Paytah avoua que le voyage en Laponie durait deux semaines mais qu'il l'avait achevé plus tôt pour pouvoir la retrouver, ce qui arracha un nouveau sourire à l'amérindienne. Ensemble, les deux Sioux parlèrent des étoiles puis Meika annonça que son grand père était conteur et que c'était la raison pour laquelle la famille connaissait tant d'histoire. Paytah, quant à lui, l'informa que c'était son père qui contait, mais qu'il contait toujours la même chose, cinq légendes à chaque fois pour être exact.

« Je ne veux pas te présenter mon père. Je ne vais jamais te le présenter. Il me fait vraiment honte ! Par contre, je veux bien te présenter mes frères et ma mère Donoma. ».

- Ne t'en fais pas, je suis prête à tous les rencontrer, même ton père. Cela n'a peut-être pas de sens pour toi mais...j'aimerais regarder dans les yeux de l'homme qui bat son fils.

Elle avait ajouté cette dernière parole sur un ton un peu plus sombre que d'ordinaire. Meika n'était pas naïve et savait qu'elle avait en elle une sorte de don qui aidait les personnes qu'elle côtoyait à voir le monde sous un autre angle. Etait-ce un coup du destin ou bien une aura particulière ? Seul le Grand-Mystère le savait. Si sa mère avait un sixième sens pour déceler les intuitions, il était possible que cela ne soit pas dû au hasard. Isha lui même avait probablement un sens caché en lui. C'était là l'héritage que pouvait acquérir ceux qui suivaient la route indienne. Lorsque l'on obéissait à la loi des sages, lorsque l'on écoutait la voix du Grand-Mystère, lorsqu'on était élevé comme au temps des anciennes croyances et traditions, comme l'avait été Winona, Meika et Isha, il était certain que l'on ne voyait pas le monde comme tous les autres, que l'on ne ressentait pas les choses comme tous les autres. Le père de Meika qui était chrétien n'avait ainsi pas cette particularité. Il était chrétien et pourtant ne reniait pas le Grand-Mystère. Il avait toujours été déchiré entre les deux religions. Une certaine lâcheté l'avait toujours empêcher de faire un réel choix. Mais pour lui, ça traçait hélas un cercle autour de lui que les membres païens de sa famille ne pouvaient franchir.

En allant chez Yahto, Meika annonça que l'on était toujours mieux entouré de ceux que l'on aimait. Mais Paytah parlait d'être entouré de gens qu'on aimait mais que eux ne l'aimaient pas. Meika, pour une fois, ne trouvait pas de réponse à sa question. Elle n'avait jamais envisagé cette option de vie. Au pire, quand une personne ne nous aimait pas, on était supposé ne pas l'aimait non plus. Mais Meika aimait tout le monde et tout le monde l'aimait. Elle ne prenait pas en compte Wynwood car elle ne connaissait personne la bas et rien ne prouvait qu'elle était réellement haït. Elle était juste incomprise et étrangère à leur yeux. Meika désirait toujours laisser une chance aux gens à mieux la connaître avant de porter un jugement. Finalement, Meika et Paytah quittèrent la maison délabrée après avoir enfin résolu le problème de l'arme. La Sioux était très rassuré à ce sujet et Yahto devait l'être tout autant. Elle savait qu'au fond de lui, il n'aurait jamais voulu en arriver à ce point. Mais quand on était désespéré, on avait trop tendance à croire que la fin justifiait les moyens.

Sur le chemin du retour, Paytah demanda à Meika si elle l'aimait vraiment, affirmant le fait qu'il avait des doutes. Pour Meika, c'était une évidence que si elle restait avec lui, ce n'était pas pour jouer la comédie. Elle était sincère dans ses sentiments et jamais ne jouerait avec, surtout quand cela concernait l'amour. Il était vrai qu'elle pensait toujours à Takoda et elle y penserait jusqu'à la fin de sa vie mais il avait rejoint le Grand-Mystère et comme disait sa mère, il devait certainement être très heureux que quelqu'un d'autre ai prit le relai pour prendre soin de celle qu'il avait sauvé en échange de sa propre vie. Meika expliqua ainsi à Paytah ce qu'elle en pensait et espérait ainsi l'avoir convaincu. Personne n'était parfait, n'importe qui avait des défauts alors si on cherchait quelqu'un qui n'en avait pas, on finirait seul à coup sûr. Paytah était heureux avec elle et c'était réciproque. Il n'y avait rien à ajouter à cela. La jeune fille échangea un baiser passionné avec le Sioux qu'elle aimait, fusionnant pour de bon leurs âmes et leur amour. Il n'y avait plus de doute à avoir là dessus.

Paytah accompagna Meika à sa chambre puis rejoignit la sienne. Meika alla se coucher mais était toujours un peu triste que le Sioux s'en aille bientôt de la réserve pour retourner dans la sienne. Heureusement qu'elle avait la sagesse et la patience qui lui disait que ce n'était pas comme si c'était la dernière fois qu'elle le voyait. Elle repensait aux paroles de Paytah juste avant de retourner à sa chambre. Celles qui la remerciait d'être à ses côtés et de lui permettre de ne plus être seul. Au final, chacun des deux avaient réparer le coeur de l'autre. Elle repensa alors à la première fois où elle avait rencontré le jeune Sioux sur le banc de la cour de Wynwood. Une fois encore, c'était son instinct qui l'avait guidé à s'accrocher malgré la façon dont il lui avait parlé. Mais jamais à cette époque elle n'aurait pu deviner que leur vie était liée.



***

« Non on ne m'a pas encore entendu. Je crois que la Chine ne m'a pas entendu. Tu trouve que je chante fort ? Alors que dis tu de ça ? ».

Paytah se mit à chanter encore plus fort. Isha fronça davantage les sourcils, se demandant comment sa soeur pouvait aimait un mec aussi insolent que lui. En plus il n'aimait pas le rock. Cette chanson était affreuse. Il l'a criait presque. S'il continuait, il allait réveiller tout le quartier avec ces stupidités. Pour finir, Isha lança à Paytah qu'il ne méritait pas sa soeur. Le jeune Sioux riposta :

« Je sais que je ne suis pas parfait et je n'ai jamais prétendu l'être. Tout le monde fait des erreurs ! Même toi ! N'as-tu pas fais des erreurs dans ta vie ? Ne t'a t-on pas déjà pardonné pour cela ?

Isha croisa les bras :

- Mes erreurs n'ont jamais eut de liens avec les Blancs.

Tu ne sais pas les circonstances, tu ne connais pas ma vie, tu ne sais pas pourquoi je suis devenu comme ça. Je sais...je sais que je ne mérite pas ta sœur. Mais elle ne te mérite pas non plus et tu sais pourquoi ? Parce qu'un frère doit vouloir le bonheur pour sa sœur. Or tu me rejette et...je fais le bonheur de Meika. Je sais que je ne suis pas parfait comme Takoda Alors excuse moi de ne pas l'être mais chaque chose en son temps, Ok ? !

- Humpf ! Sache que si le bonheur de ma soeur n'était pas en jeu, il y a longtemps que tu ne serais plus là ! Je ne peux pas lutter contre les sentiments qu'elle éprouve pour toi...Mais je saurais le faire si tu as le malheur de lui faire la moindre once de mal. Je sais ce que tu vas dire ! Que jamais tu ne lui feras de mal. L'ennui avec toi c'est que lorsque tu en fais, ce n'est même pas volontaire.

Tu dis que je ne fais qu'acquérir le mal des Blancs ? Explique moi comment ne pas le faire quand on vit dans une ville avec que des Blancs et quand on est dans une école où tout le monde vous méprise parce que vous êtes Amérindiens ! Tu sais ce que ta sœur vit à Wynwood toi qui dit si bien la connaître ? Viens faire un tour à Miami et tu verras comment les Visages pâles sont sans pitiés ! »

- Mais ça je le sais déjà. Tu crois que je ne sais pas ce que ma soeur endure là bas ?? Je le sais très bien ! Personne ne lui parle, les gens la prenne pour une arriérée, elle est toujours seule !! Elle ne me cache rien...Seules les lettres qu'on lui envoie la réconforte. Ainsi que...toi.

Par la suite, Paytah expliqua à Isha pourquoi il s'était jeté dans le monde des Blancs. Il lui parla de son père bourreau et du reste de sa famille, de la vie qu'il avait mené. Pour la première fois de sa vie, Isha semblait quelque peu gêner, mais le seul signe qu'il laissait apparaître pour le montrer était de baisser les yeux de temps à autre. Il gardait toujours ses bras musclés croisés sur son poitrail en écoutant le jeune Sioux mais ne se laissait pas attendrir car la misère existait partout, quelque soit la réserve que l'on habitait. Paytah n'avait pas eut une belle vie, certes, mais pour Isha, ce n'était pas une excuse.

Oui le monde des Blancs m'a corrompu je le reconnais. Oui j'ai voulu les copier, mais c'était la seule solution pour réussir à devenir un populaire et se faire respecter.

- C'est là où tu t'es planté. La popularité et le respect ne sont pas des signes de joie et de bonheur. Ma père gagne son pain dans une boutique attrape touriste et ma mère joue les guérisseuses dans la réserve tandis que je m'encrasse les mains dans des pick-up rouillé, et malgré tout ça nous sommes loin de la richesse et de l'abondance. Nous vivons à sept dans une piaule et mes parents font les comptes chaque fin de semaine pour savoir où nous en sommes ! Ton cousin là...Il nous avait versé une importante somme d'argent. Tu crois peut-être qu'on la gardé ? On a tout donné. Car il y a bien pire que nous dans cette réserve. Nous aurions pu être riche, vivre dans le luxe et l'abondance avec cette argent. Mais nous ne l'avons pas fait et nous avons une bonne raison. Nous sommes heureux comme nous sommes et même si notre toit s'effondre un jour, nous le seront encore parce que nous sommes ensemble ! Les Blancs ne connaissent pas ça.

« Alors oui. Je ne mérite pas ta sœur, mais j'ai de la chance de t'avoir parce que c'est elle qui m'a compris, qui m'a pansé et qui m'aide chaque jour. »

Isha resta un moment silencieux, avant de répondre :

- Et je suis supposé croire qu'elle a raison de te faire confiance. Jusque là, elle ne s'était jamais trompé. Mais jamais encore on avait osé lui faire ce que tu lui avais fait.

Il soupira.

- Tout avait été...Tellement plus simple avec Takoda ! Si seulement...Humpf ! Je devrais te remercier de la combler c'est vrai mais...La culpabilité de Meika a peut-être terni son jugement vis à vis de toi !

« J'ai une chanson pour toi. Mais je doute que tu veuilles l'entendre. ».

- Quoi ? Tu veux me séduire aussi ?? Pff...Ma soeur a un côté naïf qu'elle ne montre pas. Mais elle aime tes chansons. Je me disais que si tu ne lui avais jamais chanté celle que tu as faite pour elle, elle ne se serait jamais mise avec toi. Mais une fois de plus, je me trompais. Maintenant je ne peux plus rien pour la protéger et je ne pourrais que ramasser les pots cassés si les choses tournent mal ! Ce que je n'espère pas malgré tout.
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MessageSujet: Re: If all we are is just a moment, Don't forget me cause I won't and I can't help myself. I think about you. Ooh, ooh. I think about you.♥ Meika & Pay   Dim 18 Jan - 16:41



Pay & Meika
If all we are is just a moment, Don't forget me cause I won't and I can't help myself.  I think about you. Ooh, ooh. I think about you.♥

J'
étais pensif. Je repensais encore une fois au passé. Je repensais au mal que j'avais fais à Meika. Je l'entendis à peine m'appeler d'ailleurs. Je me mis à pleurer carrément et je pris même la Sioux dans mes bras pour lui demander pardon. Mais l'adolescente m'assura que ''c'était du passé''. Pas pour moi. Je voyais que le fait était là. Je l'avais blessé, meurtrit au plus profond de son âme.
Je fini cependant par me calmer, mais restais triste, malgré le beau sourire que m'offrit Meika lorsque je lui dis que je serais à l'avenir plus sympa avec Yepa.
Ma tristesse ne s'envola pas totalement malgré la ballade pour se rendre chez Yahto. Mais j'étais quand même un peu plus calme. Je souriais même et plaisantais. Je serrais la main de Meika dans la mienne, comme si je ne voulais pas qu'elle s'en aille. Mais en même temps, je la réchauffais et lui tenais la main parce que je l'aimais.
Comme je lui parlais de la Laponie, Meika me dit en pouffant de rire : « Je ne pense pas que j'aurais survécu au froid ! Et puis, c'est déjà difficile de vivre à Miami, loin d'ici alors sur un autre continent ! ». Je la regardais avec mes grands yeux innocents qui étaient bien noisettes.
Mes yeux changeaient de couleur en permanence avec la lumière ou en l'absence de lumière. Du noir au rougêatre en passant par du noisette au brun chocolat. Mes cheveux, c'étaient la même chose ! Noir, noisette chocolat ou orange comme les flammes. Tout dépendait de la lumière.  
Je demandais à Meika : « Tu es frileuse  comme moi ? ». J'étais quelqu'un de frileux. De super frileux.  C'est peux être pour a que j'aime rester près du feu quand on en allume un à la réserve. Je suis un grand frileux. Pas comme Ty mon cousin qui est mort cet été. Lui, il avait tout le temps chaud.  J'ai tout le temps froid. C'est peut-être pour ça que je suis allé à Miami...
Je demandais à Meika si elle était frileuse pour savoir aussi les endroits où éviter de l'emmener. Par exemple, si jamais je veux partir en vacances avec elle...Je sais qu'il ne faudra JAMAIS l'emmener au Canada, en Europe ou en Russie et qu'il ne faudra pas partir en plein Hiver aussi. Il faudra plutôt privilégier les destinations comme Hawaii, l'Australie, la Polynésie, Madagascar, la Chine et le Japon et l'Amérique du Sud.
Loin de sa réserve, Meika était bien malheureuse. Il faudrait que je l'emmène visiter Miami un de ces quatres car au final, elle ne connait pas la ville. Moi je la connais par cœur enfin presque, surtout les endroits où il y a des restaurants, des boites de nuit et le port sans oublier la plage.
«Le voyage était juste 2 semaines, mais je suis parti un peu avant... », commentais-je avant me taire, de faire des yeux de suspens puis de murmurer d'une voix doucereuse : « ...pour te retrouver. ». Je fis un mouvement de sourcils avant de rire.


Nous parlâmes ensuite étoiles, comme des astronautes. Je donnais mon avis sur la Grande Ourse et surtout Orion. Meika, sur les Pléiades. Les Pléiades étaient en effet magnifiques. Comme je ne connaissais pas l'histoire des frères qui voulaient devenir des étoiles, je m'exclamais que les Cloud connaissaient beaucoup de légendes. Isha et Meika étaient de vrais pros ! Mais la sœur de celui que je détestais et qui me détestais m'appris que si ils connaissaient autant de légendes, c'était grâce au grand père qui était conteur. « Wow ! La chance ! », m'exclamais-je. « Mon père...se dit conteur. Mais franchement répéter toujours les mêmes histoires...c'est pas ça être conteur. Il ne connait que 5 légendes et ces 5 légendes, il les répète en boucle à chaque réunions, chaque fêtes, ect...chaque mois et chaque année. » Je roulais des yeux. « C'est lamentable ! ». Je repris : « Je ne veux pas te présenter mon père. Je ne vais jamais te le présenter. Il me fait vraiment honte ! ». Je fis une pause et dis : « Par contre, je veux bien te présenter mes frères et ma mère Donoma. ».
Je demandais ensuite, après avoir proposé de piéger Yepa pour son anniversaire, à ma dulcinée si elle pensait que Yepa était ma vraie sœur, car j'en doutais. Meika me lança qu'elle ignorait mais que rien n'était impossible et qu'après tout nous étions tous frères et sœurs. « C'est vrai. », fis-je en marchant lentement dans le chemin.
Je confiais à la Nu Zeta , de ma voix douce,  que j'aurais voulu passer plus de temps avec elle, mais cette dernière me dit qu'on se rattraperais. Je souris à ses deux phrases et lui fit ensuite un énorme sourire éclatant.
Nous arrivâmes chez Yahto. Là bas la discussion devint plus étrange et mystérieuse , surtout quand Mei affirma que la misère était meilleure entourée de ceux que l'on aimait. Je lançais : « Et si on est entourés de ceux qu'on aime mais qui ne nous aime pas , on fait comment ? La misère n'est pas meilleure ! ». Je faisais référence à ma famille. Mon père me battait, ma mère ne me parlait pas beaucoup, mes frères me rejetaient et me jalousaient et au final, j'ai toujours été seul auprès de la rivière de ma réserve. La misère plus le malheur. Mais j'ai toujours caché ma peine en souriant et en jouant de la musique. La musique est la chose qui m'a vraiment aidé pour supporter les épreuves.
Je demandais à Meika de quoi elle voulait parler au sujet des Visages Pâles, mais, mystérieuse, elle me lança que ce sera à moi de le découvrir. J'en fus stupéfais. Tant de mystère s'offrait à moi ces temps-ci.
L'heure du départ sonna. Yahto m'appela « mon frère », ce qui m'étonna, mais ce ne fut pas le cas pour la belle Sioux. En effet, dans le regard noir de Meika Cloud, je pouvais lire qu'elle me disait que c'était une des réponses au sujet de ce que les visages pâles n'avaient pas.
Nous partimes ensuite.

Mais sur le chemin du retour, alors que nous n'étions plus très loin de la maison bleue, je m’arrêtais. Je demandais à l'Amérindienne si elle m'aimait malgré ce que je lui avais fait subir, car je voyais à quel point j'avais été un monstre. Meika soupira, puis me demanda : « Pay...Tu doutes ? ».
Je levais mon regard vers elle, jouais avec mes mains, en faisant encore un humectage de lèvres tout en faisant apparaître ma fameuse dent -pas la dent pointue, non, non ! Celle qui est carrée avec le léger défaut que personne ne peut voir sauf si tu passe ton temps à la regarder ou si je la fais apparaître trop longtemps-. Je la laissais apparaître trop longtemps -d'ailleurs- et mes lèvres ne se refermèrent pas dessus mais restèrent coincées dessus, du coup, j'avais une drole de tronche.
Je baissais mes yeux, tirais sur les manches de mon sweat, dent toujours visible puis relevais mes yeux bruns vers Meika avant de dire tout en bas dans un souffle, après avoir agité mes yeux de gauche à droite et de droite à gauche comme un cerf ou un lapin effaré : « Oui. Oui je doute. ». Je plaçais des mèches derrières mes oreilles de Dumbo-mes oreilles qui ont doublées de volume depuis que j'ai les cheveux longs-car oui avec les cheveux courts tu vois PAS que j'ai d'énormes oreilles--. J'avalais ma salive en fixant la Sioux, attendant son verdict. Je savais que je l'avais énormément déçu. Les mots, les insultes, les railleries, et...mon secret. Elle ne voulais peut être plus de moi comme petit-ami.
Mon cœur battait dans ma poitrine.
Je lui avouais que j'avais repensé à mon comportement avec elle chez les PS. Elle me répéta que c'était du passé. Je secouais la tête, lèvres entrouvertes, et repris de plus belle mes excuses.
Meika me repoussa doucement et je la regardais avec étonnement, yeux toujours remplis de larmes.
« Pay...Tu as encore beaucoup à apprendre de ton propre peuple. Comme les Blancs, tu pense qu'on peut aimer quelqu'un parce qu'il est intelligent, fort ou beau ? »
« Non...Non. », fis-je en reniflant.
Je ne pensais pas comme ça -bien que j'aimais les jolies filles-. Je pensais que l'amour était d'aimer la personne pour ce qu'elle était vraiment.
« L'amour ne se base pas sur des critères que l'on désire. » Je fronçais des sourcils. « Comment ça ? Mais si ! »
« Tu n'as pas toujours été tendre et je sais pourquoi, nous en avons déjà parlé Pay. Et je sais que le jugement d'une personne ne se limite pas à un moment précis de sa vie, mais à tous ces moments que l'on passe avec elle. » Je baissais les yeux.
« Ce que j'essaye de te dire, c'est que les raisons pour lesquelles je t'aime...Ne se reflètent pas dans un miroir, ne se gagne pas dans une compétition, ne s'écrivent pas dans un livre. » Je levais mes yeux vers Meika. C'était tellement beau ce qu'elle venait de dire.  
« Je t'aime pour ce que tu es. Pas juste pour une seule part de toi, pour toi tout entier, avec tes qualités et des tes défauts. »
Même mes défauts...Oh for the life of me ! Narcissique, Egoiste, Rebelle, Menteur, Peureux-ça dépend de quoi-, Emotif, Curieux, Bavard, Cupide, Radin, Manipulateur, Maniaque, Timide (quoi que je ne le suis plus),  Gamin, Prétentieux...Elle aimait mes défauts ? Oh lala !
Une larme coula sur ma joue. Je soufflais sur une mèche qui était sur mes lèvres et éclatais de nouveau en sanglots. Comme je me rendais compte combien Meika était une fille adorable, je la complimentais et je lui dis que je l'aimais. La jeune-fille aima mes paroles, car celles-ci lui firent faire un sourire. Son magnifique sourire.
Meika m'aimait pour de vrai !
Je pleurais toujours quand je ressentis le besoin de l'embrasser. Alors je me penchais doucement sur elle et frôlait mes lèvres aux siennes, pleurant toujours. Même si au début il paraissait timide, le baiser devint vite fougueux. J'embrassais ma copine, larmes coulant sur mes joues, de la façon la plus romantique qu'il soit. Une scène digne d'un film d'Hollywood.
Elle posa ses mains sur mes épaules et moi, je lui caressais le dos. Nos baisers devenaient de plus en plus  magiques de jour en jour. Jamais je n'avais embrassé une fille comme ça avant.
Même pas  Jess  (et encore moins Olathe) ! Je cache mes talents quand j'embrasse une fille qui n'est rien pour moi.
Meika est tout pour moi, alors je me révèle. C'est grâce à elle que je suis devenu ce que je suis maintenant. C'est grâce à elle que je ne suis plus timide, c'est elle qui a permis que je m'affirme un peu plus. C'est grâce à elle que je suis un peu moins gamin, c'est grâce à elle que je suis beaucoup plus un Sioux. C'est grâce à elle que j'ai grandi. C'est grâce à elle que chaque jour je deviens un gars meilleur. C'est elle qui m'a aidé à ne pas sombrer plus dans le deuil cet été. C'est elle qui m'a aidé à trouver une solution pour mon secret. C'est elle la voie de la sagesse. C'est elle qui me conseille. C'est elle qui me comble de joie. C'est elle que j'aime.

Comme je m'étais étonné moi même à cause du baiser, j'en fus un peu gêné et étonné, ce qui fit rire Meika. Cela m'arracha un petit rire à moi aussi. Je lui dis que je l'aimais et ma Belle-Âme me répondit qu'elle m'aimait aussi tout en serrant ma main dans la sienne. Les paroles de Meika me mettaient du baume au cœur.
Nous rentrâmes dans la maison des Cloud. Home sweet home. Il y faisait chaud et c'était mieux que dehors.
Je raccompagnais ma Nu Zeta devant sa chambre et la remercia. Meika m'assura qu'elle sera toujours là pour m'aider à retrouver le droit chemin. Le droit chemin était le seul chemin que nous pouvions cheminer ensemble ajouta t-elle. J'acquiessais. Mes yeux étaient plongés dans celles de la Sioux. Un regard plein d'amour, de compréhension et de reconnaissance.
Je sentais les doigts fins de l'Amérindienne caresser ma joue avec tendresse.
« Et toi, n'oublie jamais que tu n'es jamais seul », me dit Meika.
J'avais toujours été seul, depuis l'enfance : mon père me battait, ma mère ne faisait pas grand chose sauf pleurer, mes frères me rejettais, mes amis me jalousaient. J'avais toujours été seul. J'étais un ultra-timide renfermé qui passait son temps à la rivière. J'avais quelques amis, et puis Olathe. Mais Olathe ne savait pas que j'étais malheureux. Je faisais semblant d'être heureux. Je souriais pour masquer ma peine.  Elle ne voyait rien. Mais à la rivière, je pleurais. Je mêlais mes larmes à l'eau, je passais ma colère dans ma musique. Et personne ne faisait quelque chose. Bien sûr, Matoskah essayait de me protéger.Jusqu'à ce que Ty arrive. Lui, il m'a apprit le Karaté, un outil précieux pour me défendre contre mon père . Quelques fois je réussissais, d'autres fois non.
J'étais entouré de famille, d'amis mais j'étais en réalité seul. Matoskah était la seule qui m'aidait vraiment.  C'était elle qui me rassurait, qui me consolait et qui pansait mes blessures. Mais personne ne pouvait panser mon cœur.
Personne.
Sauf une seule.
Meika.
Meika Cloud.
C'était elle qui m'avait pansé. C'était elle qui s'est approché de moi et qui m'a parlé. Je me rappelle encore du jour où on s'est rencontrés. Je lui ai crié dessus violemment. Mais elle m'a parlé avec douceur...et elle a volé mon cœur.  Ce jour là, j'ai craqué. J'ai craqué pour elle. Et je ne l'ai plus jamais lâché.
Elle me dit aujourd'hui de ne pas oublier que je ne suis pas seul. Elle a raison. Je l'ai, elle. Alors je ne suis plus seul.
« Tu as raison. Avec toi je ne suis plus seul. Merci d'être celle qui m'accompagne sur la dure route de la vie. Avec toi, mon chemin est plus doux.Merci d'avoir cherché les morceaux de mon cœur brisé. Merci de n'avoir jamais abandonné. Merci d'avoir cherché à m'aider dans mes problèmes.
Merci d'avoir pansé mes blessures. Merci d'avoir réparé mon cœur. Meika tu es mon trésor. Je t'aime. 
».
Si on pouvait compter le nombre de fois que je dis à Meika que je l'aime...le chiffre sera énorme. Mais je dis ce que je ressens. Je préfère me répéter milles fois, plutôt que de ne rien dire.
Migina, une amie à moi, sort avec un mec émo qui fait de la batterie. Un visage pâle. Bref. He bien ils ne se disent jamais qu'ils s'aiment, pourtant ils sortent ensembles. Ils se querellent tout le temps.
Leur relation est un peu bizarre, mais bon, c'est comme ça.
Mais moi, je  ne cesserais jamais de dire à Meika que je l'aime. Parce que c'est vrai.
Quand je serai grand, je me marierais un jour avec Meika Cloud.
Ouep.
Je l'aime trop. Je l'aime pour la vie. Pour toujours.

Je fais un énorme sourire à Meika, puis je m'éloigne en reculant. Meika me fait un signe de la main. Je fis de même puis nous nous séparèrent.
Yepa dormait à poings fermés lorsque Meika rentra doucement dans la chambre. Elle rêvait qu'elle volait sur Yepa, la jument qu'elle avait montée, mais Yepa avait des ailes. Elle était dans un royaume enchanté avec des pierres roses et brillantes. Barbie fit même une course avec elle.
Moi, je rêvais que je marchais sur une longue route rocailleuse. C'était dur et pénible. Il y avait plein de gens en plus sur cette route. Des fois je m'arrêtais pour parler à quelques-un.
Le chemin était si dur, que je fini par m'arrêter, épuisé. J'étais sali par la terre et mes pieds étaient ensanglantés. Mes yeux étaient baissés au sol. Je regardais les pierres coupantes. Soudain une ombre se fit. Je levais les yeux et je vis une silhouette féminine qui avait de longs cheveux. Je ne voyais rien à cause du soleil qui était en face. Une main se tendis vers moi. Une main fine avec de longs doigts manucurés. Le soleil éclairait la main. Elle était bronzée. Je regardais la silhouette puis la main.
Je tournais la tête vers le reste du chemin. Il semblait interminable et encore plus dangereux.
Je fis une grimace puis levais mon regard vers la main. Cette main ne voulait pas s'en aller. Elle insistait pour me relever.
Alors je saisis la main. On me tira. Je fus debout. On m'emmena sur le chemin pénible. Comme j'avais été aveuglé par le soleil, je ne voyais rien.
Il me fallut du temps pour voir de nouveau. Je me tournais vers la femme. C'était Meika.
« Meika... C'est toi ? », fis-je en m'arrêtant.
« Bien sur, qui veux-tu que ce soit ? Pourquoi tu t'arrêtes ? On a pas fini ! On a encore un long chemin à faire ensembles ! »
« Mais...je ne suis pas sur que ce soit une bonne idée...tu as vu comme il est long et rocailleux ? Regarde mes pieds ! »
Je lui montrais mes pieds blessés. Meika s'accroupit puis m'enroula des bandages blancs sur les pieds.
Puis, elle me tira vers le chemin rocailleux. Nous marchâmes tous les deux. Nous arrivâmes près d'un carrefour. Il n'y avait plus de chemin rocailleux, mais deux longues routes. Quelle route prendre ?
Meika voulu aller à droite. Moi, à gauche. Alors je lâchais la main de Meika.
Meika m'appela, désespérée. Mais je continuais le chemin. Sur cette route, il y avait que des Blancs. Il y avait aussi des magasins, des boites de nuits, des restaurants et bien d'autres distractions. Je décidais de rester là quelques temps. Je m'amusais bien.
Mais petit à petit, je devins triste. Je n'étais pas heureux. Toutes ces distractions étaient veines.
Alors je couru pour chercher Meika sur la route. Je criais son nom, mais en vain. Je me perdis dans la route.

Désespéré, je me laissais glisser le long d'un mur. Je me mis à pleurer. Une main se posa sur mon épaule. Je levais les yeux. Meika. Elle me sourit. Elle me tendis la main et me dit : « Viens avec moi. ». Je pris sa main dans la mienne et elle me releva. Elle m'emmena dans le carrefour. Puis, elle m’entraîna dans l'autre route. Autout de nous, il y avait des animaux, la Nature et des arbres majestueux. Il y avait même des tipis plantés dans une plaine.
Meika et moi courûmes dans l'herbe. Nous dévâllames collines et vallées au ralenti comme dans les films, plongeâmes dans les lacs et les torrents, montèrent sur des chevaux et galopâmes dans les plaines. Puis, nous descendîmes des chevaux et nous remirent à marcher. Un aigle vola avec nous, nous accompagnant dans notre route. C'était toujours la même route, sauf qu'elle était belle, douce et bonne. C'était la meilleure route pour moi. Je m'arrêtais dans l'herbe et m'y allongeais. Meika fit de même. Je regardais le ciel d'azur. Il était superbe. Le soleil brillait de milles feux.
Je tournais ma tete vers Meika. Elle fit de même et m'offrit son sourire. Je lui offris le mien et je pris sa main délicate dans la mienne.
« Je t'aime Meika. »
« Moi aussi Paytah. Je serais toujours là pour toi. »
Je souris encore plus, me redressais sur un coude puis ceuillit une fleur. Je la lui donna, puis je m'allongeais de nouveau à ses côtés. Je tournais ma tête vers elle et l'embrassais sur les lèvres.

J'ouvris mes yeux brusquement et me levais d'un bond. Je filais me préparer et tombais dans les escaliers  cause des franges de mon pantalon qui s'étaient coincés dans mes pieds. Il était 4 heures du matin, le soleil ne s'était pas encore levé. Yepa apparu, me fit toute une scène et au final, j'allais dehors et chantais une chanson.
«  Tu ne peux pas chanter plus fort ? Je crois qu'on ne t'as pas entendu à l'autre bout du monde ! », me cria la voix d'Isha. Je me tournais vers lui, levais un sourcil et lui dit de ma façon bien insolente : « Non on ne m'a pas encore entendu. Je crois que la Chine ne m'a pas entendu. Tu trouve que je chante fort ? ».
Je me levais, puis dis : « Alors que dis tu de ça ? ».
Je me mis à chanter une chanson de ma composition en faisant ma voix rock. C'était encore plus fort que la précédente chanson avec Yepa. Lorsque j'eus fini ma démonstration, je fis : « Oups ! Je crois que chanter des chansons d'amour, c'est mieux pour moi en fait ! ».
Isha avait les sourcils froncés. Il me lança : «  Pff, et après on se demande encore pourquoi je t'aime pas ! ». Je fis une grimace avant d'hausser les épaules.
«  L'évidence frappe pourtant aux yeux, tu ne fais qu'acquérir le mal des Blancs. »
Je poussais un énorme soupir. « Je sais, je sais ! »
« Le pire c'est que tu t'en ai rendu compte seulement maintenant n'est-ce pas ? Tu ne mérite pas ma soeur. »
Je fronçais les sourcils et lui dis mes quatre vérités : « Je sais que je ne suis pas parfait et je n'ai jamais prétendu l'être. Tout le monde fait des erreurs ! Même toi ! N'as-tu pas fais des erreurs dans ta vie ? Ne t'a t-on pas déjà pardonné pour cela ? Tu ne sais pas les circonstances, tu ne connais pas ma vie, tu ne sais pas pourquoi je suis devenu comme ça. Je sais...je sais que je ne mérite pas ta sœur. Mais elle ne te mérite pas non plus et tu sais pourquoi ? Parce qu'un frère doit vouloir le bonheur pour sa sœur. Or tu me rejette et...je fais le bonheur de Meika. Je sais que je ne suis pas parfait comme Takoda Alors excuse moi de ne pas l'être mais chaque chose en son temps, Ok ? !  Tu dis que je  ne fais qu'acquérir le mal des Blancs ? Explique moi comment ne pas le faire quand on vit dans une ville avec que des Blancs et quand on est dans une école où tout le monde vous méprise parce que vous êtes Amérindiens ! Tu sais ce que ta sœur vit à Wynwood toi qui dit si bien la connaître ? Viens faire un tour à Miami et tu verras comment les Visages pâles sont sans pitiés ! »
J'étais en colère. Je bouillais. Je repensais à ma vie et je m'écriais alors : « Tu ne sais pas ce que j'ai vécu ! Mon père est un sale type et bien qu'il fasse son hypocrite devant autrui en prétendant être un bon père, tu sais ce qu'il me fait ? Il me tabasse chaque jour, chaque semaine, chaque année.  Depuis 14 ans il me frappe. J'ai 16 ans. Depuis tout petit je suis toujours rejeté, humilié...et je passais mon temps dans la nature de ma réserve en compagnie de ma jument Flèche Ardente ou près de la rivière. Tellement qu'on me surnommait Le garçon de la rivière.  Tu trouve ça normal, toi ? Hein ?
Ma mère n'a jamais vraiment été là pour moi. Tout ce qu'elle savait faire c'était pleurer. Mes frères et sœurs et moi, on faisait que se disputer. Mes frères me jalousent parce que je suis un artiste. Mon père m'a toujours interdit de faire ce que je voulais. Il m'interdidait de jouer de la musique alors qu'il savait que c'était une passion pour moi. Mais je lui ai toujours désobéi et j'ai toujours joué en cachette quand il n'était pas là ou bien à la rivière. Matoskah, ma sœur, je sais pas si tu te rappelle d'elle, m'apprenait la guitare. 14 ans. 14 ans tu te rend compte ? Toi t'a toujours eu une famille merveilleuse avec un père formidable et une mère aimante, une sœur chaleureuse. Mais moi, qu'est-ce que j'ai eu ? Que de la merde. Un père qui te frappe alors que tu n'a rien fait, malgré tes supplications il continue, même si tu a le visage en sang, il s'acharne sur toi. Un père qui te couvre de bleus et qui t'élève comme à l'école militaire, une mère qui t'ignore, des frères et sœurs qui te crient dessus, un cousin gay qui t'embrasse... Voilà ce que j'ai eu.  Et en plus de ça, la misère, la pauvreté. On n'avait que 25 centimes pour vivre chaque mois, l'argent s'envolait. C'est moi qui ramenait de l'argent pour vivre. Moi, le p'tit dernier méprisé. Moi et moi seul. C'est moi qui ai toujours essayé de nous tirer de la misère. Nuits et jours, qu'il pleuve, qu'il grèle, qu'il gêle, qu'il neige, qu'il fasse soleil, je travaillais dur, je risquais ma vie pour ramener de l'argent, assez pour payer le loyer et finir le mois. He bien l'an dernier, j'en ai eu ma claque. J'ai décidé d'aller à Miami. Mon père me l'a proposé, alors j'ai sauté sur l'occasion. Si j'ai accepté d'aller à Wynwood, c'était en partie pour ça. Je me suis dis qu'à Miami j'aurais une chance d'échapper à ma famille et de réussir. Je me suis dit que je pourrais prouver aux Blancs que je peux monter en haut de l'échelle et c'est pour ça aussi que je voulais devenir PS.
Oui le monde des Blancs m'a corrompu je le reconnais. Oui j'ai voulu les copier, mais c'était la seule solution pour réussir à devenir un populaire et se faire respecter.
Mais j'ai échoué et...je suis devenu un humble artiste.
Il ne faut jamais juger quelqu'un par ses actes ou son apparence ! Il faut savoir la vie passée et présente de quelqu'un avant de la juger ! 
»

J'avais parlé avec colère, et, quelques larmes avaient coulés sur mes joues quand j'avais évoqué ma misère et mon père.
« Alors oui. Je ne mérite pas ta sœur, mais j'ai de la chance de t'avoir parce que c'est elle qui m'a compris, qui m'a pansé et qui m'aide chaque jour. », concluais-je avec une pointe d'émotion dans la voix, avant de me retourner et de sécher mes larmes.
Je me tournais vers Isha et lui dis : « J'ai une chanson pour toi. Mais je doute que tu veuilles l'entendre. ».

WILDBIRD

 
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MessageSujet: Re: If all we are is just a moment, Don't forget me cause I won't and I can't help myself. I think about you. Ooh, ooh. I think about you.♥ Meika & Pay   Jeu 15 Jan - 17:07

Paytah se tut aux paroles de Meika. La jeune fille savait parfaitement l'effet que lui avait fait ce qu'elle venait de dire mais il fallait tout de même que Paytah se rende un peu compte des choses. Elle ne lui en voulait pas pour tout ce qu'il avait fait, c'était évident. Mais cela ne signifiait pas qu'il fallait l'oublier pour autant. C'était une des erreurs du jeune Sioux qui devait l'aider à revenir à ses origines et à acquérir plus d'éthique et de compassion envers ses semblables, la race humaine et animale. Isha s'était également intéressé à la conversation. Pour lui, c'était la première fois qu'il entendait Meika faire une sorte de reproche à Paytah. Il en était satisfait car au final, il désirait aussi que Paytah se rende compte à quel point il avait été salaud avec sa soeur. Peut-être que si le coup venait d'elle, bien qu'elle était trop gentille pour utiliser un ton de voix correct, ça s'imprimerait peut-être un peu mieux dans sa cervelle. Meika avait supplié Isha de ne rien faire à ce sujet, lorsqu'elle lui avait raconté tout ça, c'était la seule raison pour laquelle il ne s'était pas jeté à la gorge du Sioux dès qu'il l'avait vu. Les parents ne réagissaient pas. Les jeunes devaient pouvoir régler leur soucis par eux-même. Ils considéraient que cela ne les regardaient pas. Lorsque Paytah plaqua sa main sur son visage, Isha eut un petit sourire au coin de la lèvre et s'occupa à nouveau de son assiette. Meika fixait Paytah, impassible.

« Oh Meika ! pardonne moi !

- Pay ?

Le jeune Sioux se mit soudainement à pleurer avant de prendre Meika dans ses bras.

« Pardon ! Pardon d'avoir été si méchant avec toi quand j'étais...quand j'étais Pi Sigma. ».

Meika soupira.

- Pay, c'est fini tout ça.

Le jeune Sioux se détacha de la jeune fille puis parla à nouveau de Yepa, annonçant qu'elle lui manquait trop de respect mais une fois de plus, Meika le fit réfléchir en partant de son propre comportement à lui.

« Non. Je ferais mieux la prochaine fois. ».

Meika hocha la tête et sourit à Paytah. Tous deux sortirent ensuite dans la nuit noire pour une petite virée nocturne. Derrière la fenêtre, Isha les guettait s'éloigner main dans la main. Sur le chemin, Paytah raconta un peu la Laponie à Meika. Celle ci fit des yeux ronds quand il parla de lit de glace. Elle en avait froid rien que d'y penser.

« C'est dommage que t'étais pas là. On se serait bien amusés ! Je t'aurais dragué, c'est sûr, mais on aurait pu faire plein de choses tous les deux : du ski, du snowboard, des batailles de boules de neige, de la luge, du patin à glace, des bonhommes de neiges, des promenades... »

- Je ne pense pas que j'aurais survécu au froid ! lança la jeune fille en pouffant de rire, et puis, c'est déjà difficile de vivre à Miami, loin d'ici alors sur un autre continent !

Les deux jeunes gens regardèrent les étoiles. Paytah expliqua pourquoi il aimait tant la constellation d'Orion. C'était une bonne raison. Meika approuva d'un hochement de tête. Elle aimait bien cette constellation aussi mais celle qu'elle aimait le plus restait les pléiades. Lorsque Paytah lui demanda pourquoi, Meika lui conta une légende qui expliqua comment cette constellation avait été faite.

« C'est une belle légende. Je la raconterais à Yepa à Miami quand elle voudra dormir. Vous connaissez beaucoup d'histoires ! C'est impressionnant ! Mon père en raconte mais...c'est un peu toujours les mêmes...Je ne connaissais même pas celle Iktome l'araignée ! »

- Ah ça, répondit Meika en calant une mèche de ses cheveux derrière son oreille, c'est parce que mon grand-père maternel est conteur. Des légendes, on en a vu passer des tonnes.

Paytah proposa ensuite une idée pour faire une surprise à Yepa pour son anniversaire mais Meika lui fit comprendre que cela n'était pas trop possible.

« Oui c'est vrai. Elle est tellement intelligente ! Tu crois qu'elle est vraiment ma sœur ? J'ai des doutes. Je me demande si elle l'est vraiment. Je ne suis pas encore sûr à 100%. »

- Ca, je ne sais pas du tout mais rien n'est impossible après tout. Et puis, même sans lien du sang, nous sommes tous frères et soeurs.

Elle sourit. C'était toujours plus simple de voir les choses ainsi, en attendant le moment où Paytah découvrira la vérité à propos de cette histoire.

« J'aurais bien aimé rester avec toi encore pendant beaucoup de jours. Je suis désolé. Mais on se rattrapera ! »

- Ne t'en fais pas pour ça, je comprends. Et le monde n'a pas fini de tourner, nous avons encore beaucoup de temps à passer ensemble.

Leurs yeux luisaient comme des pierres précieuses. Le coeur de Meika même scintillait dans sa poitrine tel un rubis attiré par son compère juste à côté. Meika débordait d'un sentiment qu'aucun mot n'existait pour le définir. Ce qu'elle ressentait quand elle était avec Paytah, c'était une explosion de merveille. Le voyant attaché ses cheveux, elle lui fit une remarque qui le fit rire. Elle n'avait pas tort après tout alors le jeune Sioux laissa ses cheveux humides libres. Main dans la main, Meika et Paytah arrivèrent à la maison de Yahto qui les accueillit et donna de ses nouvelles à la jeune fille, annonçant la misère commune à la plupart des indiens. Meika hocha doucement la tête à ces paroles puis répondit :

- Elle aurait toujours été meilleure entourée de ceux que l'on aime.

Meika parla de choses que les Blancs n'avaient pas par rapport aux indiens, ce qui intriguait Paytah qui lui demanda de quoi il s'agissait. Meika se tourna vers lui et afficha un sourire taquin avant de lui répondre :

- Ca, ce sera à toi de le découvrir !

Paytah prit congé. Il fut surpris d'être appelé "mon frère" par Yahto. Meika tourna un regard et sourire à Paytah, lui faisant comprendre qu'il venait d'obtenir une partie de la réponse sur ce que les Blancs n'avaient pas. Meika salua son ami également et sortit de la maison avec Paytah. Ils marchèrent lentement sur le chemin du retour, profitant de leur instant seul à seul. Soudain, Paytah s'arrêta. Meika en fit de même et tourna un regard interrogateur vers lui.

« Mei... Est-ce que... »

Meika restait immobile, face à Paytah, l'interrogeant toujours de ses prunelles amoureuses.

« Est-ce que tu m'aime malgré tout ce que je t'ai fais subir dans le passé ? »

Meika soupira.

- Pay...Tu doutes ?

« Tout à l'heure, quand tu m'a...quand tu m'a posé la question au sujet de l'homme Blanc...j'ai...j'ai repensé à tout le mal que je t'avais fais et...j'ai réalisé combien j'ai été horrible avec toi. »

- Je te l'ai déjà dit, c'est du passé.

« J'ai réalisé vraiment combien j'ai été méchant et...je... Je comprend pourquoi Isha me déteste. Je n'avais jamais réalisé comment j'ai été méchant avec toi. J'ai été horrible. Je m'en veux Meika. Si seulement je pouvais revenir en arrière ! Je suis désolé je... ».

Paytah s'était remis à pleurer sous le regard de Meika.

« Je te demande sincèrement pardon Mei. Comment...comment as...as-tu fais pour...pour me pardonner ? Comment...Meika... »

Elle fut surprise de le voir se jeter dans ses bras avant de poursuivre :

« Mei...pardonne moi. Je ne recommencerais plus jamais. Dis moi...Dis moi pourquoi tu m'aime. Dis moi pourquoi tu sors avec moi. Pourquoi tu m'a donné ton cœur. Dis-le moi...Je ne le mérite pas après...après tout ce que je t'ai fais ! Oh pardon pardon ma Meika ! Je suis horrible ! »

- Pay...

« Qu'est-ce que tu fais avec moi Meika ? Qu'est-ce que tu fais avec moi ? »

Meika restait immobile et silencieuse. Au bout d'un moment, elle posa ses mains sur les épaules du Sioux et le poussa doucement pour l'écarter d'elle. Son coeur était aussi lumineux que l'éclat d'une étoile et son regard cristallin ne parvenait pas à se défaire de ceux du garçon.

- Pay...Tu as encore beaucoup à apprendre de ton propre peuple. Comme les Blancs, tu pense qu'on peut aimer quelqu'un parce qu'il est intelligent, fort ou beau ? L'amour ne se base pas sur des critères que l'on désire. Tu n'as pas toujours été tendre et je sais pourquoi, nous en avons déjà parlé Pay. Et je sais que le jugement d'une personne ne se limite pas à un moment précis de sa vie, mais à tous ces moments que l'on passe avec elle. Ce que j'essaye de te dire, c'est que les raisons pour lesquelles je t'aime...Ne se reflètent pas dans un miroir, ne se gagne pas dans une compétition, ne s'écrivent pas dans un livre. Je t'aime pour ce que tu es. Pas juste pour une seule part de toi, pour toi tout entier, avec tes qualités et des tes défauts.

« Mon amour tu es la fille la plus gentille sur terre. La fille la plus adorable. Tu es si pacifique, si altruiste, si généreuse et humble. J'ai de la chance de t'avoir. Je t'aime Meika. Je t'aime tellement ! Si tu savais ! »

Meika étira un sourire qui dévoilait sa dentition aussi blanche que la lueur de la lune. Elle répondit au baiser de Paytah, posant ses mains sur ses épaules. Un moment incomparable qui avait arrêté la course du temps. A la fin du baiser, Paytah parut étonné. Meika restait stoïque et pouffa de rire à sa réaction.

« Je...Je t'aime Mei. »

- Moi aussi, répondit la jeune fille avant de serrer la main de Paytah dans la sienne et de retourner au bercail. Ils n'étaient pas content de retourner au chaud mais tout le monde était déjà couché. Sous les lumières de la maison, les yeux de la jeune fille avaient reprit leur éclat enflammé. Devant la porte de sa chambre, Paytah la remercia pour ce qu'elle faisait pour lui. Mais Meika lui annonça qu'elle sera toujours là pour le maintenir sur le droit chemin car c'était la seule voie qu'ils pouvaient cheminer ensemble. La jeune fille lui caressa la joue du jeune homme avant de lui dire :

- Et toi, n'oublie jamais que tu n'es jamais seul.

Elle regarda le Sioux s'éloigner puis lui fit un signe de la main avant de rentrer dans sa chambre et de se coucher sans réveiller Yepa.



***

« Shut up! Shut up ! Close your Mouth and shuuuut UP ! Don't speak a lot, just shu-shu-shut up ! Listen, lookin' but shut up. Stop tells everybody things or secrets about your familly. Just close your mouth and shuuuut-up ! »

Isha se retourna sous sa couverture amérindienne. Il finit par ouvrir les yeux, agacé à force d'entendre cette chanson stupide qui était parvenu à traverser la fenêtre de sa chambre. Son plus grand rêve en ce moment même serait de faire installer un double vitrage, ou d'égorger la source du problème, au choix. Le grand Sioux rabattit la couverture et s'habilla. Il descendit en silence dans la maison et en sortit. Le soleil n'était même pas encore levé. Le ciel palissait cependant doucement. Un vent froid agita ses longs cheveux d'ébènes. Il n'y avait personne devant la maison. Pourtant Isha savait déjà qui était responsable de tout ce raffut. Il regarda à gauche puis à droite, ne voyant personne.

« SSSSSSSSHUUUUUUT UP ! SHU-SHU-SHU-SHUT UP SHUT UP DON'T TALK ! SHUUUUUUT UP AND EVERYBODY BECAME HAPPY CAUSE YOU CLOS YOUR MOUTH ! CUT YOUR TONGUE DON'T BE A NODAWE JUST SHUUUUT UP YEPA SHUUUUUUUT UP PLEAAAAAASE THANK YOU SO MUUUUUCH ! »

Isha se boucha les oreilles. Un boeuf se faisant égorger faisait moins de bruit que ça !

- Mais qu'est-ce qui lui prend encore à ce crétin ?! maugréa-t-il avant de faire le tour des murs de la maison bleue.

Il devinait que Paytah devait être derrière. Les paroles de la chanson étaient de plus en plus fortes. Lorsqu'il aperçu finalement Paytah, il lança d'une voix forte :

- Tu ne peux pas chanter plus fort ? Je crois qu'on ne t'as pas entendu à l'autre bout du monde !

Les sourcils froncés, il fixa Paytah de son regard sombre, le craignant pas la brise gelée qui s'était levé sur la réserve.

- Pff, et après on se demande encore pourquoi je t'aime pas !

Isha tourna le dos à Paytah :

- L'évidence frappe pourtant aux yeux, tu ne fais qu'acquérir le mal des Blancs.

Isha jeta un oeil par dessus son épaule :

- Le pire c'est que tu t'en ai rendu compte seulement maintenant n'est-ce pas ? Tu ne mérite pas ma soeur.
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MessageSujet: Re: If all we are is just a moment, Don't forget me cause I won't and I can't help myself. I think about you. Ooh, ooh. I think about you.♥ Meika & Pay   Mer 14 Jan - 17:50



Pay & Meika
If all we are is just a moment, Don't forget me cause I won't and I can't help myself.  I think about you. Ooh, ooh. I think about you.♥

« E
t toi qu'as-tu été de semblable à l'homme Blanc ? Réfléchis-bien ! C'est aussi une victime ! »
Les paroles que me lancèrent l’Amérindienne me fit baisser les yeux. Ces derniers se remplirent de honte. Je me mis à faire monter et descendre ma pomme d'Adam, yeux fixant le rebord de la table.
La question avait été comme une gifle. C'était comme si Meika m'avait demandé de me taire.
Devant cette question, je ne pouvais rien répondre. J'avais tellement agi en Blanc !
La manière de me comporter, même avec Meika ; mon secret ; mes mensonges aussi. Je disais que Yepa était une menteuse, mais moi aussi je l'étais. Car bien des fois je mentais. J'avais renoncé à mes racines pour faire comme l'homme Blanc, croyant que je serais plus facilement accepté par eux-erreur totale-. J'étais le plus occidentalisé des Yellow. Mes frères et sœurs avaient aussi abandonnés leurs racines, vivant chacun de leur côté. Mato à Las Vegas, Lootah qui s'était chinoisé à NYC, Ehwakan Hawainisé, Ehawee menant la belle vie à L.A. On avait tous abandonnés nos racines et nos parents.
Parmi mes amis, les seuls qui restaient accrochés à leur origines étaient Enapay et Li Na. Quoi que Li Na, était très occidentale. Le seul était Enapay, sa sœur étant très influencée par le monde des Blancs niveau look bien qu'à l'intérieur c'était un peu différent.
La Cupidité, était quelque chose que j'avais malheureusement acquis au cours de ma vie. Rien n'était pire que d'aimer l'argent comme un Blanc.
Mon insolence était quelques fois à l'oeuvre.
Malgré mon amour pour Meika, je n'avais pas hésité à être hypocrite et manipulateur à Halloween et même bien avant. Je l'avais humilié. Je l'avais rabaissée parce qu'elle était NZ. J'en avais trop fais. J'avais abusé de sa gentillesse. Je m'en rappelais bien. Je plaquais mes mains sur mon visage, me rappelant du mal que j'avais fais.
Je me rappelais des phrases odieuses que je lui avais craché au visage, avec ma façon hautaine de faire.
Je sentais mes yeux me piquer. J'allais pleurer. Mais je me repris, et aucune larme ne coula. Mais je restais mains plaquées sur mon visage un moment, avant de les glisser sur mes lèvres. Mains plaqués sur le museau, je regardais Meika. Mes yeux lui parlaient. Ils lui disaient : « Tu as raison. Je suis désolé. ». Surtout des mots que j'avais écris sur les murs, envoyés dans son casier et avec lesquels j'avais décoré son casier. Des mots d'insultes anonymes. Anonymes, mais c'était avec mon écriture que c'était écrit. Je m'en rappelle encore de quelques uns. «Alors Pocahontas, tu n'a que ça a faire à sauver les arbres. Abandonne ça ne sert à rien. Tous les NZ de ton espèce ne sont que des idiots. Au fait...C'est quand que tu te décidera à arrêter d'être une paumée ? Tu fais vraiment pitié ! »
« Sauver la planète c'est bien, mais sauver sa réputation, c'est mieux ! CHANGE DE LOOK ! T'en a pas marre de t'habiller n'importe comment ? J'espère pour toi que tu ne fais pas comme ces idiots d'écolos qui refusent de prendre un bain pour ''sauver la nature''. »
« La planète, ça sert à rien de la sauver, elle est déjà foutue. »
« Honte à toi Pocahontas, retourne dans ta stupide forêt ! Grand mère feuillage, Meeko, Percy et le colibri débile t'y attendent ! N'oublie pas de t'occuper de Jonh Smith cet abruti. »
« T'es vraiment trop conne ! »
« La fille la moins populaire du lycée, c'est qui ? C'est Pocahontas ! Réveille toi ma pauvre fille ! Qu'est-ce que tu fiche encore à Wynwood ? Tu vois pas QUE C'EST PAS UN LYCEE POUR TOI ???? TU SERA JAMAIS UNE WYNWOODIENNE OUVRE LES YEUX ! Tu sais même pas t'adapter à la société ! SORS DE TA BULLE OU RESTES-Y ET NE VIENS PAS EMBETER LE MONDE. »
« Dégage de Wynwood espèce de Peau Rouge. Personne ne veut de toi ici ! »
« Tu sais pas lire ou quoi ? Tu comprend pas de dégager ? Tu va te faire bouffer toute crue ici ! »
« Retourne dans ta réserve minable ! »
« TU ES TROP MOCHE »
« TU ES TROP BETE »
«TU ES UNE VRAIE PETITE SAUVAGEONNE. LES SAUVAGES ON N'EN VEUX PAS ICI ! »

OH FOR THE LIFE OF ME QUAND J'Y REPENSE !!! Mais qu'est-ce que Meika fait avec moi ? Pourquoi elle sort avec moi, pourquoi m'a t-elle donné son cœur APRES TOUTES LES MECHANCETES QUE JE LUI AI FAITES ???  J'avais heureusement repeins son casier, mais les écrits restent. Je comprenais enfin Isha Cloud. Je comprenais pourquoi il me haissait.
« Oh Meika !, lâchais-je alors qu'une larme coulait sur ma joue, pardonne moi ! ». Elle ne comprenait sans doute rien, mais moi je savais de quoi je parlais. Je réalisais à présent le véritable mal que je lui avais fais. Je comprend pourquoi elle m'avait demandé si c'était de la vengeance, quand je m'étais ramené avec des cupcakes. Je l'avais brisé. Pourquoi avais-je été si cruel que ça ? Oh for the life of me ! En plus, j'en avais bien profité !
Mon cœur se serra. J'éclatais en sanglots. Je savais que les Cloud ne comprenaient pas pourquoi je pleurais. Mais moi je savais.
Je pris Meika dans mes bras et je lui demandais en pleurant : « Pardon ! Pardon d'avoir été si méchant avec toi quand j'étais...quand j'étais Pi Sigma. ». Mes sanglots redoublèrent. Mes doigts serrèrent les cheveux de la Sioux.
Pourquoi tu m'aime Meika ? Dis moi pourquoi tu m'aime. Après tout ce que je t 'ai fais !
Ce n'était que réellement MAINTENANT que je comprenais ce que j'avais fais. La pauvre. Elle avait perdu un ami, mais moi, je n'avais rien vu.  Je ne l'avais pas réalisé quand j'avais ramené les cupcakes. Enfin si...mais pas autant. Mais ce soir, je me rendais compte de ce que j'avais fais.J'avais été cruel.
Je me détachais de Meika, reniflais puis essuyais mes yeux. Je restais silencieux, fixant mon plat encore rempli. La fourchette était dans la purée.
Je rappelais à Meika comment Yepa me dé-respectais. Elle acquiessa, mais ajouta que : « Si tu es son grand-frère, penses-tu vraiment que c'est là la meilleure manière de se comporter envers elle ? ».
Je dis doucement : « Non. ». Je gardais le silence, le cœur attristé. « Je ferais mieux la prochaine fois. ».
Le repas se fini assez silencieusement.

Si le froid avait été installé durant le repas, une chaleur nous entouraient Meika et moi lorsque nous étions dehors, alors qu'il faisait très froid. Meika se blottissait contre moi, ce qui ne me dérangeait pour rien au monde. Je lui parlais un peu de la Laponie. La jeune-fille s'exclama que ça devait être beau. J'acquiessais, en disant que j'adorais être là bas. Elle me dit qu'il devait faire encore plus froid qu'ici. J'acquiessais en hochant la tête. J'ajoutais : « En plus, tu ne sais pas le pire ! On dormait dans des igloos et sur des lits de glace. C'était la déco. Les lits étaient taillés dans des glaçons. Il y faisait super froid, mais j'avais une technique infaillible pour traverser le igloo pour aller dehors : courir rapidement. On sent moins le froid. Je me couvrais super chaudement, je ne faisais surtout pas comme hier. Ah ah ah ah ! »
Je pensais un instant que si Meika avait été là, le voyage aurait été meilleur. « C'est dommage que t'étais pas là. On se serait bien amusés ! Je t'aurais dragué, c'est sûr, mais on aurait pu faire plein de choses tous les deux : du ski, du snowboard, des batailles de boules de neige, de la luge, du patin à glace, des bonhommes de neiges, des promenades... ». Je serrais un peu plus la main de Meika dans la mienne.
Soudain, comme je levais la tête vers le ciel étoilé, je vis la grande ourse et la petite ourse pas loin. Je montrais la constellation à Meika. Nous l' admirons un moment.
« C'est vrai qu'elle est impressionnante. »
Je souris. L'univers est vraiment quelque chose de merveilleux.
Je dis ensuite à la jeune-fille de 18 ans que j'adorais Orion. Elle me demanda pourquoi. Je lui répondis que ses 7 étoiles formaient un sablier ou un guerrier et que c'était une des constellations la plus reconnaissable, qui brillait très fort. J'ajoutais que j'adorais les nébuleuses aussi, surtout les  rouges.
Je parlais comme un mec qui travaillait à la NASA ou comme un Khi amoureux de l'Astronomie. Je fis un énorme sourire, puis demandais à la Lakota quelle constellation elle aimait le plus. Elle me déclara qu'elle aimait beaucoup les Pléiades. « Pourquoi ? », lui demandais-je gentiment.
Elle m'expliqua pourquoi en me racontant une légende que je ne connaissais pas. Je me demandais pourquoi mon père ne nous avais pas raconté cette légende. J'écoutais Meika en la regardant avec de grands yeux innocents, buvant ses paroles, attentif.
« "C'est une bonne idée", avoua l'un des frères, "mais en quoi ?", "Pourquoi pas en rochers ?" proposa un autre, "ne sois pas stupide", disait un autre, "les rochers se brisent". "Les arbres ne se brisent pas" fit un autre "mais ils plient avec le vent. Même les grands arbres sont emportés par le vent et les tempêtes". »
Je pouffais de rire. Puis, j'écoutais la suite de l'histoire. A la fin, je murmurais : « C'est une belle légende. Je la raconterais à Yepa à Miami quand elle voudra dormir. Vous connaissez beaucoup d'histoires ! C'est impressionnant ! ». Je souris. « Mon père en raconte mais...c'est un peu toujours les mêmes...Je ne connaissais même pas celle Iktome l'araignée ! ». Ayant écouté les légendes, je pouvais les raconter à mon tour. Pourquoi ne pas en raconter aux enfants Blancs ? Il y en a beaucoup au parc de skate, là où je fais du skate, et puis aussi dans mon quartier, autour de ma villa, celle que je vais vendre bientôt. Par sécurité, il vaut mieux que je déménage après avoir effacé les traces des objets voleurs de vie.
J'en parlais à Meika, lui demandant conseil pour m'en débarrasser. Elle n'aimait pas trop en parler, de ces objets. Mais elle me répondit quand même, me disant de plutôt m'en débarrasser chez les visages pâles. Bonne idée. Retour à l'envoyeur !
Mei se serra plus contre moi. Je la regardais avec amour et comme elle avait froid, j'ôtais mon manteau et le posais sur les épaules de la Sioux. Je n'avais plus froid. J'avais mis un sweat gris par dessus mon t-shirt bordeaux. Nous continuâmes notre chemin. Soudain, ayant une idée, je m'arrêtais et l'exposais à ma girlfriend. Cette dernière, me rappela que ça ne collerait pas vraiment : « Euh...Elle se doute déjà de rien mais connaissant Yepa, pour le peu que je la connais en tout cas, penses-tu vraiment qu'elle va tomber dans ce genre de piège ? Qui plus est, le surlendemain et bien c'est...C'est le jour où tu pars...Et comme on avait prévu quelque chose pour demain, ça ne correspond pas très bien, tu vois ? ».
La jeune majeure me fit un sourire désolé.
Je réfléchis un instant, puis admis : « Oui c'est vrai. Elle est tellement intelligente ! ». Je demandais ensuite : « Tu crois qu'elle est vraiment ma sœur ? J'ai des doutes. Je me demande si elle l'est vraiment. Je ne suis pas encore sûr à 100%. ». Je repris la main de Meika dans la mienne et je lui dis : « J'aurais bien aimé rester avec toi encore pendant beaucoup de jours. Je suis désolé. ». Mais des lueurs vives enflammèrent mon regard. « Mais on se rattrapera ! », assurais-je, le sourire aux lèvres.
Je défis mon chignon pour voir si mes cheveux avaient séchés. Comme ils ne l'étaient pas encore, je les rattachaient en chignon, sous l'oeil de ma dulcinée, qui fini par me faire remarquer : « Pay, tu penses que tes cheveux vont sécher si tu les attache ? Tu penses qu'on fait sécher le linge en le roulant en boule ? ». J'éclatais de rire. Mon rire cristallin retentit dans la nuit noire.
« Non bien sûr... », finis-je par dire, vaincu. Elle avait raison. J'attachais toujours mes cheveux ou presque après les avoir lavés. C'est vrai que ça ne servait strictement à rien.
Je fis glisser l'élastique qui retenait mes cheveux avant de le mettre autour de mon bras. Mes extensions étant fait par des professionnels, étaient de vrais cheveux Amérindien, qui étaient de la même couleur des miens. Mes vrais cheveux avaient poussés, mais pas assez. Ils étaient encore courts pour ma plus grande déception. Mes extensions étaient si bien faits, qu'on ne voyait pas la différence entre des vrais et des faux cheveux.
Je demandais à Meika, appréhendant la rencontre avec Yahto, si il allait accepter l'échange. Meika me dit qu'il le fallait. Je croisais mes doigts. Il le fallait, c'était certain !

On arriva à la maison de Yahto. On dirait un taudis. C'était vraiment malheureux à voir. Yahto nous accueillit cependant avec le sourire et demanda des nouvelles à Meika des Cloud, tandis que j'observais la maison. Mei lui répondit positivement, ce qui le rassura, et lui retourna la question.
Le jeune lui répondit : « Oh...nous c'est la misère. On a encore eu des problèmes parce qu'on ne peux pas payer la maison. On sera bientôt expulsé. Mais on tiens bon. J'aimerais bien que papa ne soit jamais mort. Notre vie aurait été meilleure. ». Je soupirais en entendant ses paroles. On étaient tous issus de familles en difficultés.
Ma petite-amie s'annonça même à la mère de Yahto qui demandait  qui était en compagnie de son fils, dans une pièce voisine. Je ne m'annonçais pas, c'était pas la peine. La femme ne me connaissais pas. Inutile donc de crier : « Et moi c'est Paytah Yellow ! ».
L'échange eu lieu. Je n'avais jamais demandé cela à quelqu'un auparavant. ''Rend moi une arme''.
Le Pine Ridgien voulu nous dire ce qu'il comptait faire avec cet objet super dangereux mais pourtant autorisé dans notre cher pays de la liberté, mais il se tut un instant. Je l'encourageais à en parler. Il fini par avouer qu'il espérait faire peur aux Blancs pour leur demander un peu d'argent. Un bracage.
Je poussais un soupir de soulagement avant de rire, parce que je trouvais l'idée de Yahto bien ridicule. Espérer faire peur aux Blancs pour avoir de l'argent ! Quoi que...je pouvais me taire, vu...ce que je cachais.
Meika donna des paroles encourageantes et réconfortantes au Lakota, qui approuva ses dires. Mais je demandais à Meika en fronçant des sourcils : « Qu'est-ce que les Sioux ont de plus que les Blancs n'ont pas ? ».
« Bon he bien...nous allons nous aller car nos lits nous attendent pour dormir ! », fis-je sur un ton humoristique. Yahto nous accompagna à la porte.
« Merci mon frère. », me dit-il en posant sa main sur son épaule.
« ...mon frère... ? », murmurais-je, étonné qu'il me considère comme un frère.
Je souris, puis fis un double Shaka en disant : « Bon courage mon frère ! ». Le Shaka, c'est le signe des surfeurs. Je fais ça depuis tout petit. Je le fais très souvent, même sur des photos.
Je saluais de la main le sioux sympa, puis partis de la maison, Meika à mes côtés. J'étais rassuré. Il n'avait pas commis l'irréparable. Ouf.

Sur le chemin du retour, nous marchions lentement. Pourtant, le froid nous entourait. Je ne parlais pas. Soudain, je m'arrêtais net. Mes yeux étaient bien sombres et n'avaient plus de lueur de joie de vivre. Je me plaçais devant ma copine. Je plongeais mon regard dans celui de Meika.
« Mei... », soufflais-je. Je baissais mes yeux. J'avais honte de lui poser cette question, mais il le fallait bien ! C'était si important pour moi et je voulais en avoir le cœur net. « Est-ce que... » Mon souffle était court. J'avalais ma salive. Je relevais mes yeux vers la Lakota. « Est-ce que tu m'aime malgré tout ce que je t'ai fais subir dans le passé ? ». Je baissais de nouveau les yeux. J'avais tellement honte.
« Tout à l'heure, quand tu m'a...quand tu m'a posé la question au sujet de l'homme Blanc...j'ai...j'ai repensé à tout le mal que je t'avais fais et...j'ai réalisé combien j'ai été horrible avec toi. »
Mes yeux se remplirent de larmes. Une larme s'échappa de mes paupières. « J'ai réalisé vraiment combien j'ai été méchant et...je... ». Une deuxième larme tomba pour s'écraser sur le sol. « Je comprend pourquoi Isha me déteste. Je n'avais jamais réalisé comment j'ai été méchant avec toi. J'ai été horrible. Je m'en veux Meika. Si seulement je pouvais revenir en arrière ! Je suis désolé je... ».
J'essuyais mes yeux. Des larmes coulèrent de nouveau.
« Je te demande sincèrement pardon Mei. Comment...comment as...as-tu fais pour...pour me pardonner ? Comment...Meika... ». Je me jetai au cou de la NZ. « Mei...pardonne moi. Je ne recommencerais plus jamais. Dis moi...Dis moi pourquoi tu m'aime. Dis moi pourquoi tu sors avec moi. Pourquoi tu m'a donné ton cœur. Dis-le moi...Je ne le mérite pas après...après tout ce que je t'ai fais ! Oh pardon pardon ma Meika ! Je suis horrible ! ». J'éclatais en sanglots.
De la culpabilité ? J'en avais. Quand je faisais le mal, je me sentais coupable. « Qu'est-ce que tu fais avec moi Meika ? Qu'est-ce que tu fais avec moi ? ». Je me rappelais du père noel de la Laponie. Je lui avais dis que je n'avais pas été  sage en 2014. Mais il m'a dit quand même que j'aurais eu le premier cadeau inscrit sur ma liste. Le cadeau que j'avais écris 3 fois de suite. Meika. Meika. Meika.
Une fille en or. Un trésor.
« Mon amour tu es la fille la plus gentille sur terre. La fille la plus adorable. Tu es si pacifique, si altruiste, si généreuse et humble. J'ai de la chance de t'avoir. Je t'aime Meika. Je t'aime tellement ! Si tu savais ! », lui dis-je en la serrant toujours contre moi.
Je me détachais d'elle, me penchais sur elle et frôlait mes lèvres aux siennes. Des larmes coulèrent sur mes joues. Je pris ses lèvres pulpeuses délicatement entres les miennes peu pulpeuses, puis joignis mes lèvres aux siennes. J'accolais mes mains à son cou, pleurant toujours. Je happais ses lèvres dans un baiser enflammé.
Je fis glisser ma langue dans sa bouche à la recherche de la sienne pour l'embrasser avec plus passion.
Le froid nous figeait, mais je l'embrassais toujours avec amour. Je l'aimais ma Meika ! Elle était si gentille avec moi. Je resserais mon étreinte autour d'elle.
Je l'embrassais toujours, en la caressant doucement.
Je ne pouvais  plus m'arrêter. Mes yeux étaient fermés, mais quelques fois, ils se serraient légèrement plus de plaisir.
Je n'avais pas  froid, parce qu'il y avait une énorme boule de feu en moi.
REWIND
REWIND
REWIND
Mais qu'est-ce que je suis entrain de faire exactement ? Ou plutot...qu'est-ce qui m'arrive ?
For the life of me !
STOP !

Je pense stop, mais je ne m'arrête quand même pas. Je termine doucement mon baiser avant de reculer très loin de Meika en la regardant, étonné avant de dire : « Ouh wow ! » en ouvrant grand mes yeux. Je passe ma main dans mes cheveux, géné. « Heu... ». Je cherche à justifier le baiser. Je ne trouve rien à rajouter. « Je...Je t'aime Mei. », finis-je par murmurer en rougissant avant de lui prendre la main, de lui faire un sourire et de marcher jusqu'à la maison. Le froid est revenu. Je gèle, je claque des dents.
Nous rentrâmes dans la maisonnée. Je raccompagnais Meika à sa chambre et avant de lui dire bonne nuit, je la regardais un instant, avant de lisser une mèche de ses cheveux entre mes doigts. Mes yeux sont plongés dans les siens. Je lui murmure : « Merci Meika de m'avoir ramméné dans le droit chemin. ». Je lui fais un sourire renversant, puis je prend son visage entre mes mains et l'embrasse sur les lèvres. « Hanhepi waste Mitawa skuyela. » (Bonne nuit ma douce.). Je posais mes lèvres sur son front, pris ses mains entre les miennes puis lui murmurais : « N'oublie jamais que je t'aime Belle-Âme. ». Un sourire se dessina sur mon visage. Je serrais ses mains dans les miennes, lui caressais la joue, puis marchais à reculons en la regardant jusqu'à la porte de la chambre. Je la regardais entrer dans la sienne, puis ouvris la mienne en souriant. Je troquais mes habits contre un pyjama à carreaux, puis m'enfouis sous les draps.
Je repensais à la  journée que j'avais passée.
J'avais appris de belles leçons.
Je fermais mes paupières et m'endormis.


***

Le soleil ne s'était pas encore levé à Pine Ridge. J'ouvris mes paupières et bondis hors du lit. Je filais me doucher, me brossais les dents, m'habillais puis me parfumais avant de me coiffer  et de courir dans les escaliers. Sauf que je fis une chute monumentale en me prenant les pieds dans mon pantalon. Mince. J'avais oublié mes chaussures. Je filais à l'étage pour enfiler des bottes après avoir perdu 30 minutes à me demander si je mettais des bottes ou des mocassins. Je filais dehors, fit une prière Sioux, puis courru à la cuisine. J'ouvris le frigo et fut soulagé de constater qu'il était intact et qu'il était bien formé. Je voulu ygouter, mais soudain j'entendis hurler dans la maison : « C'EST MON ANNIVERSAIRE AUJOURD'HUI YOUPIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII !!! ». Je refermais le frigo, fit volte-face et soufflais sur une mèche de cheveux qui était tombé sur mes lèvres. Yepa déjà debout à cette heure-ci ? Il n'était même pas 5 heures du matin !!!
Je passais ma main dans mes cheveux, m'ennuyant. Yepa descendit de l'étage, se précipita à la cuisine et poussa un énorme cri en me voyant. Puis, elle éclata de rire.
« Quoi ? », fis-je.
« AHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHHAHAHAHAHAHAHAAAAAAAAAAAAAA !!! Il s'est habillé en Sioux !!! Alors comme ça Môssieur est devenu Sioux tout à coup ? Je croyais que tu n'aimais pas les habits traditionnels ? », repris la fillette encore en pyjama.
« J'ai le droit de changer d'avis, nan ? », lançais-je, vexé, en croisant mes bras sur ma poitrine.
« Mais ça te va trop bien. »
« Oui je sais. C'est parce que j'ai les cheveux longs. Au mariage, ça ne m'allait pas parce que j'avais les cheveux courts. »
« Tourne toi pour voir. Inspection de look. Police de la mode. »
Je roulais des yeux avant de tourner sur moi même. Yepa applaudis : « Sensas ! Moi, je m'habillerais en princesse ! ». Je roulais des yeux en souriant.
Ce matin, quand j'étais allé dans la salle de bain, que j'avais pris une douche et brossé mes belles dents blanches, j'avais ensuite mis un pantalon à frange traditionnel avec des motifs Amérindien jaunes, rouges et bleus HERE, une tunique à manches longues avec des franges HERE, un collier ras le cou jaune, bleu, rouge et blanc et un autre collier Amérindien. J'avais ensuite envoyé mes cheveux en arrière avant de les déméler et de les brosser. Ils étaient secs. J'avais mis quelques mèches en arrière et les avais attachés, laissant libre le reste de ma chevelure brune ainsi que quelques mèches rebelles sur mes tempes, cachant un peu mes cheveux sur mes tempes HERE,
puis, avec glissé deux plumes blanches et noires HERE au milieu, là où il y avait l'élastique avant d'attacher trois longues plumes marrons rayées de blancs derrière HERE.
Je m'étais parfumé beaucoup avec un parfum que j'avais reçu à mon anniversaire, puis avais chaussé des bottes marrons, après avoir hésité à prendre les mocassins blancs à motifs jaunes, rouges, blanches et bleues.
A mes poignets, étaient des bracelets Amérindiens aux couleurs de mes vêtements, mais je n'avais aucun piercing aux oreilles, pas même une simple plume.
Yepa fila à l'étage. Elle alla se préparer et revint quelques minutes plus tard me retrouver, habillée en princesse, avec une couronne, une robe avec plein de tulles comme les tutus , rose, un legging rosé et des ballerines roses. Ses cheveux étaient lisses pour une fois.
« WOW ! », fis-je surpris.
« On est trop beaux tous les deux ! »
« Oui c'est vrai. »
« On est trop magniiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiifiiiiiiiiiiiiiiiiiiike ! Attend, on va se faire une photo ! ».
Yepa prit son portable rose parsemé de brillants et de pierres roses, puis se mit à mes côtés avant de lever bien haut le portable.
« SELFIIIIIIIIE !!! », cria t-elle.
On fit un énorme sourire et le flash nous aveugla.
« Selfie ! Selfie ! »
On fit carrément un photoshoot selfie, avec plein d'expressions. Je pensais alors que je n'avais même pas une seule photo de moi et Meika ensemble, et qu'il fallait bien que j'en fasse une avec elle.
« Yepa, pour ton anniversaire...tu sais...ça ne se passera pas comme à Miami. Malheureusement, nous ne pouvons fêter ton anniversaire comme tu le voudrais. Nous sommes à Pine Ridge. », lui expliquais-je comme si je parlais à un bébé de 2 ans.
« Mais je sais ! Je veux juste passé une super bonne journée avec vous trois ! »
« Vous trois ? »
« Oui. Meika, Isha et toi ! »
« Oh non, pas Isha ! »
« Tu l'aime pas ? Moi je le trouve génial ! »
« Il ne m'aime pas, alors...moi non plus. Enfin si mais...je me méfie de lui quand même. Bon, la misstinguette ! Nous avons du pain de hier à finir ! On va attendre Meika et Cie avant de manger, ok ? »
Mais Yepa s'empara de son morceau de la veille en criant : « Je crève la dalle moi ! ». Je soupirais, mis des mèches derrière mon oreille, puis m'assis à la table. Je ne savais pas quoi faire. Soudain, Yepa me posa une question super embarrassante au sujet de Meika : « Tu va coucher avec Meika quand ? ». Mes yeux faillirent sortir de mes orbites. Mon visage changea : « Non mais DIS DONC ! ». Je lui lançais un énorme regard noir, mais lui répondis quand même par un non catégorique.
«  QUOI ?!!! TU NE VEUX PAS TE DONNER A MEIKA ? ». 
« MAIS LA FERME ! », lui ordonnais-je, de peur qu'on l'entende. Je fis non de la tête. Je regardais de temps en temps si quelqu'un descendait.Il n'y avait aucun bruit. Comme Yepa avait  posé son bout de pain sur la table, j'en pris un bout.
« Tu ne la désire pas ?  MAIS C'EST SUPER GRAVE CA ! »
Mais elle peut PAS SE TAIRE ???
« Tu as déjà couché avec une visage pâle super moche quand même. Meika a côté c'est une déesse. T'es pas normal ! Faut que tu te donne à elle, obligé. Regarde Enapay et Li Na par exemple ! Migina et son emo là. »
« MAIS CA NE TE REGARDE PAS !!! », m'écriais-je, en colère. Je vais scotcher sa bouche ou couper sa langue. Cet enfant ne changera pas : bavarde comme une pie et indiscrète avec ça !
Je déglutis, baissais mes yeux puis murmurais quand même tout bas : «  B...Bien sur que...je désire Meika voyons mais...mais... ». Et là...Yepa m'a hurlé encore plus dessus, elle m'a crié : « MAIS QU'EST CE QUE T'ATTEND ? LE DELUGE ? C'EST TA COPINE VOYONS ! ».
Je me laissais glisser sur ma chaise en faisant mes yeux de cocker.
« VA VOIR MEIKA DE SUITE ! »
« Non mais, ça va pas non ??? », fis-je en ouvrant grand mes yeux de Chinois. Yepa me poussa de ma chaise, m'ordonna d'aller voir la sioux qui faisait battre mon cœur, mais je refusais et lui ordonnais d'aller se coucher, vu l'heure et je lui dis qu'elle était encore fatiguée.
« T'a raison ! Bonne nuit frérot ! N'oublie pas de lui en parler. »
« LUI EN PARLER ? LUI EN PARLER ???? MAIS TU VEUX QUE JE ME SUICIDE C'EST CA ??? »
Je me tus net.
Yepa se lança alors dans une discussion philosophique sur la vie de couple. Blablabla. Barbant. Elle s'en alla quand même pour se rendormir. Je priais pour que personne n'est entendu. Je pris mon bout de pain, honteux et filais hors de la maison. J'allais m'adossais au mur, derrière la maison bleue, pour manger mon pain. Je me laisser glisser et murmurais : « Oh for the life of me ! Et dire qu'elle n'a que 9 ans ! ».
Je soupirais puis admirais la Nature autour de moi. Il faisait un temps superbe. J'avais hâte que les Cloud se réveillent pour qu'on puisse aller dans les montagnes avec les chevaux. Je n'avais pas monté depuis longtemps, ça me manquait. J'étais curieux de découvrir les fameuses montagnes.
En attendant, je fredonnais la chanson ''Barbie ! Barbie !'' que je devrais chanter à Yepa dans la soirée. Je me demandais si je devais pas lui chanter plutôt une chanson comme : « SHUT UP ! ». Ce serait cool une telle chanson !
Le refrain serait le suivant : « Shut up! Shut up ! Close your Mouth and shuuuut UP ! Don't speak a lot, just shu-shu-shut up ! Listen, lookin' but shut up. Stop tells everybody things or secrets about your familly. Just close your mouth and shuuuut-up ! ».
Traduction : « Tais-toi ! Tais toi ! Ferme ta bouche et taaaaais TOI ! Ne parle pas trop, juste tais-toi ! Ecoute, regarde mais tais oi ! Arrête de dire à tout le monde des choses ou des secrets sur ta famille. Juste ferme ta bouche et tais toiiiiiii ! ».
Ce refrain est pas mal en plus ! J'écrirais cette chanson ! Ça va faire un tabac ! Oh for the life of me ! Trop cool !
« Shut up! Shut up ! Close your Mouth and shuuuut UP ! Don't speak a lot, just shu-shu-shut up ! Listen, lookin' but shut up. Stop tells everybody things or secrets about your familly. Just close your mouth and shuuuut-up ! », chantais-je à tue tête. Je fis un rythme avec mes mains, puis recommençais à chanter : « SSSSSSSSHUUUUUUT UP ! SHU-SHU-SHU-SHUT UP SHUT UP DON'T TALK ! SHUUUUUUT UP AND EVERYBODY BECAME HAPPY CAUSE YOU  CLOS YOUR MOUTH ! CUT YOUR TONGUE DON'T BE A NODAWE JUST SHUUUUT UP YEPA SHUUUUUUUT UP PLEAAAAAASE THANK YOU SO MUUUUUCH ! ». Je repris le refrain en souriant. Ça faisait du bien. Mais en même temps, ça avait la classe  cette chanson !
Trop cool !


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MessageSujet: Re: If all we are is just a moment, Don't forget me cause I won't and I can't help myself. I think about you. Ooh, ooh. I think about you.♥ Meika & Pay   Lun 12 Jan - 20:54

A la deuxième remarque, plus sévère, du père de Meika, Paytah se décida tout de même à se calmer en s'excusant dans un murmure. Mais Yepa poursuivait alors il répliqua à nouveau, la faisant pleurer par la même occasion. Elle dévoila toute la vérité à Paytah avant de s'enfuir à l'étage. Meika se tourna vers le Sioux, le regard plein de reproche, et la gorge aussi parce qu'elle n'hésita pas à faire part de ses pensées à l'amérindien. Ce dernier lui lança un regard noir mais la jeune fille parvenait à le soutenir.

« Pas sa faute ? Elle m'a menti ! Elle avait le choix entre mentir et dire la vérité ! Sa langue est aussi fourchue que l'homme Blanc ! »

- Et toi qu'as-tu été de semblable à l'homme Blanc ? répliqua la jeune fille avec une certaine autorité sans pour autant être en colère, réfléchis-bien ! C'est aussi une victime !

Elle ne parlait pas seulement du secret de Paytah, mais de toute le reste, son goût pour l'argent, son côté matérialiste, le moment où il avait décidé d'abandonner ses origines Sioux pour devenir un Blanc, le jour où il s'était moqué de Meika parmi les Blancs...Et on en passait. Puis, le jeune Sioux finit par murmurer :

« Elle avait le choix entre mentir et ...se faire frapper comme moi. ».

Meika maintenait le silence alors Paytah reprit :

« C'est vrai que je n'ai pas été très gentil mais...elle m'a quand même blessé et déçu ! Je suis plus grand qu'elle et elle ne me respecte pas ! ».

- Peut-être, mais si tu es son grand-frère, penses-tu vraiment que c'est là la meilleure manière de se comporter envers elle ?

Isha jeta un bref coup d'oeil à Meika sur ses paroles. Le repas s'acheva finalement et il était tard mais Paytah et Meika avaient encore quelque chose à faire. Il expliqua également qu'il n'allait pas rester très longtemps finalement, ce qui avait eut le don de décevoir légèrement la jeune fille.

« Je suis navré. Mais promis, je passerais du temps avec toi quand j'aurais réglé cette histoire de famille. Je reviendrais tous vous voir. ».

- Ne t'en fais pas Pay, fit Meika, je comprends parfaitement, et j'aime autant que cette histoire se règle le plus rapidement possible.

Meika prit la main de Paytah et quitta la maison. Le vent glacial la força à se blottir contre lui. Elle croisa les bras pour gagner plus de chaleur tout en marchant au côté de Paytah. Tout était calme dans la réserve, il était tard et il y avait peu de monde dans les rues, ce qui n'était pas étonnant vu les températures.

« J'ai regardé la météo avant de partir pour Pine Ridge et ils ont annoncés un ciel dégagé avec des étoiles. En Laponie, il y avait des étoiles la nuit avec des aurores boréales. Ça éclairait toute la ville, et comme nos igloos étaient en vitre, on dormait à la belle étoile, alors c'était magnifique. Superbe ! ».

- Ca devait être vraiment beau, répondit Meika en souriant, il m'arrive parfois de dormir à la belle étoile en été, je sais ce que sais. Mais en Laponie, il doit faire encore plus froid qu'ici !

« Regarde Meika ! »

La jeune fille s'arrêta en même temps que Paytah et leva son regard qui avait perdu ses flammes suite aux reflets de la nuit vers le ciel.

« Regarde la grande ourse ! Wouah c'est vraiment ma...gni...fique ! ».

- C'est vrai qu'elle est impressionnante.

« Quelle est ta constellation préférée ? La constellation que je préfère le plus c'est celle d'Orion. »

- Vraiment ? Pourquoi ?

Meika leva à nouveau son regard vers les étoiles avant de répondre finalement :

- J'aime beaucoup les pléiades...Il y a une légende qui raconte qu'il y a longtemps, vivaient sept frères seuls dans les plaines du nord. Ils passaient leur existence à la recherche de leurs parents. Ils devaient continuellement trouver de la nourriture et un abri pour dormir. Fatigué d'une telle vie, le plus jeune d'entre eux, qui jouaient avec une toile d'araignée, leur dit "pourquoi ne pas nous transformer en quelque chose d'autre ? Nous pourrions être plus heureux ainsi."

La jeune fille tourna un sourire vers Paytah avant de reprendre :

- "C'est une bonne idée", avoua l'un des frères, "mais en quoi ?", "Pourquoi pas en rochers ?" proposa un autre, "ne sois pas stupide", disait un autre, "les rochers se brisent". "Les arbres ne se brisent pas" fit un autre "mais ils plient avec le vent. Même les grands arbres sont emportés par le vent et les tempêtes". Ils passèrent la journée à réfléchir à leur problème, jusqu'à la nuit tombée. "Pourquoi ne pas prendre la forme de la nuit ?" proposa l'un d'eux, "la nuit n'est jamais détruite !", "mais la nuit a peur de la lumière et fuit le jour" répondit un autre. "Alors pourquoi ne pas se transformer en étoile ?" proposa le plus sage des frères, "elles habitent le ciel pour toujours". Tout le monde trouvèrent que c'était la meilleure idée alors le plus jeune des frères disposa chacun de ses frères dans le ciel à l'aide de sa toile d'araignée. Il en plaça trois à sa droite, trois à sa gauche, puis se plaça au milieu. Ils y sont tous encore aujourd'hui.

Meika restait bien contre Paytah à cause du froid de l'hiver et poursuivit finalement sa marche avec lui parmi les rues de la réserve. Sur le chemin, Paytah lui avoua qu'il ne savait pas quoi faire de l'arme de Ty, puisque c'était un cadeau. Il aimerait se débarrasser de toutes ses armes, mais ne savait pas comment. Meika sentit une boule se former dans son estomac à l'évocation de tous ces objets voleurs de vie. Paytah proposa de les brûler.

- Tu ne peux pas t'en débarrasser chez les Blancs ? demanda Meika, faire un feu de camp avec des armes dans la réserve, n'est pas une idée très appropriée je trouve...

Meika restait toujours près de Paytah. Le contact avec lui lui procurait de la chaleur. Même quand il lui serrait la main. Par ailleurs, Meika déposa son autre main au contact de celle de Paytah, se blotissant d'avantage contre lui. Soudain, le jeune homme s'arrêta à nouveau.

« Ooooh je sais ce qu'il faut faire demain pour piéger Yepa ! Il faut lui faire croire que demain, c'est le surlendemain ! Il faut changer les calendriers, même sur mon iphone pour lui faire croire que son annif est passé et qu'elle l'a râté ! Du coup, elle n'y verra que du feu pour la surprise ! Je n'aurais qu'à lui dire qu'elle a dormi toute la journée ! C'est pas une trop bonne idée ça ? »

- Euh...Elle se doute déjà de rien mais connaissant Yepa, pour le peu que je la connais en tout cas, penses-tu vraiment qu'elle va tomber dans ce genre de piège ? Qui plus est, le surlendemain et bien c'est...C'est le jour où tu pars...Et comme on avait prévu quelque chose pour demain, ça ne correspond pas très bien, tu vois ?

Meika eut un petit sourire désolé avant d'hausser une épaule. Fallait pas croire, elle faisait attention au détail. Elle continua à avancer avec son bien aimé qui s'attacha les cheveux en chignon. Elle l'observa, puis lui dit :

- Pay, tu penses que tes cheveux vont sécher si tu les attache ? Tu penses qu'on fait sécher le linge en le roulant en boule ?

Elle sourit amusé.

« Tu crois que Yahto va accepter de me rendre l'arme et de reprendre l'argent ? »

- Il le faut en tout cas Pay.

Les deux Sioux arrivèrent bientôt à la maison concernée. Le jeune homme leur ouvrit la porte et reconnu Paytah qui demanda s'ils pouvaient rentrer. Le garçon accepta.

« Maman dort alors ne faisons pas trop de bruit. Meika ! Ça fait longtemps ! Comment ça va ? Et Isha ? Tes parents ? »

- Je vais très bien, répondit la jeune fille, et toute la famille aussi. J'espère qu'il en est de même pour toi.

Yahto demanda ensuite l'objet de leur visite. Meika laissa Paytah s'occuper de cette histoire. Mais son petit jeu commençait à intimider le jeune qui pourtant faisait deux fois sa taille. Au bout d'un moment, la jeune fille jeta même un regard à Paytah, comme pour lui demander d'arrêter un peu de lui faire peur de la sorte. Un moment, Paytah se mit même à hurler, réveillant la mère de Yahto qui s'empressa de s'expliquer. Meika en profita pour s'annoncer afin de la rassurer d'avantage puisqu'elle connaissait bien la mère également.

- C'est Meika ! Je passais simplement dire bonsoir !

Paytah reprit ensuite, indiquant au jeune Sioux qu'il devait rendre l'arme.

« Pourquoi ? J'en ai besoin. Nous sommes si pauvres ! Il nous reste plus d'argent pour vivre. »

Meika restait silencieuse tandis que Paytah rendit l'argent au garçon avant de lui dire :

« Prend-les. Tu auras assez pour finir le mois avec ta mère. Meika m'a ouvert les yeux et j'ai décidé de n'être plus le garçon de Cheyenne river qui vend des armes. J'arrête le business. Je ne veux plus avoir affaire avec les armes. Je vais m'en débarrasser. Alors donne la moi Yahto. Je te promets que je t'enverrais de l'argent de ma paie de job de lycéen tous les mois. Je suis riche, moi. Alors je peux t'aider. »

A l'évocation de son nom, Yahto tourna un regard vers Meika qui hocha légèrement la tête. Le Sioux remarqua ensuite que Paytah avait rajouté de l'argent, ce qui le vira au bord de l'émotion. Meika souriait mais restait silencieuse. Au final, tout s'arrangeait ! Le Sioux ramena l'arme rapidement, bien qu'il semblait avoir du mal à s'en séparer.

« J'ai acheté cette arme pour...pour... ».

« Pour ? »

« Pour...Ecoute, on va vraiment besoin d'argent et...et j'espérais faire peur à quelques Blancs dans les villes pour leur soutirer un peu de fric quoi. Eux ils en ont pleins alors !

- Ca ne sera jamais la bonne solution Yahto, finit par dire Meika, en prison tu aurais tout perdu et ta mère aussi. Je sais que ce n'est pas facile mais...même si nous n'avons pas d'argent, nous autres Lakota possédons des choses que les Blancs ne connaîtrons jamais.

Yahto hocha la tête. Meika parut soulagée. Au moins, il n'avait pas eut des intentions de tuer et c'était déjà ça. Il n'aurait jamais osé faire une chose pareille de toute manière. Par la suite, Meika prit congé avec Paytah et tous deux quittèrent la maison. Au moins cette affaire était réglée, il n'y avait plus cette satanée arme en liberté dans la réserve !
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MessageSujet: Re: If all we are is just a moment, Don't forget me cause I won't and I can't help myself. I think about you. Ooh, ooh. I think about you.♥ Meika & Pay   Lun 12 Jan - 0:58



Pay & Meika
If all we are is just a moment, Don't forget me cause I won't and I can't help myself.  I think about you. Ooh, ooh. I think about you.♥

J'
avais dis que Yepa était une peste. Mais Mei me rappela le fameux dicton ''qui aime bien châtie bien''.
J'avais raison. Yepa raconta un de mes secrets : que je dormais avec un doudou. Bon, c'est vrai. Je dors avec une peluche. Il est tout doux. C'est un tigre. Attention, c'est pas tigrou ! Je dors des fois avec un panda ou un koala. Je m'endormais avec une veilleuse avant, mais j'ai arrêté. Alors je mets du temps à m'endormir. Mei souriait amusé, Isha avait un sourire moqueur. Chayton demanda le calme, mais rien ni personne ne pouvait nous calmer. Les disputes des Yellow sont durables !
Celles de Yepa et moi durent longtemps et on cherche la petite bête dans nos propos. Ça a toujours été comme ça et je crois que ça ne changera jamais.
« Je vous demande de vous calmer ! », demanda Mr Cloud.
Je m'adossais au siège, levais le regard vers le père de Meika et murmurais : « Je vous demande de bien vouloir m'excuser. ». Yepa voulu continuer, alors je lui clouais le bec en lui rappelant son anniversaire et ce qui se passait dans son école. Elle se calma net et se mit même à pleurer. Il y eut un énorme silence.
Puis, la vérité éclata. Surprise générale. Je ne croyais pas à 100% Yepa. J'avais encore des doutes, mais ils s'envoleront bien vite quand je chercherais auprès de mon père Sam Yellow la vérité.
Je me mis à bouder, elle s'en alla. Je faisais vraiment la tronche et je ressemblais dix fois plus à un Amérindien en boudant. Mes bras étaient croisés, mon museau allongé, mon regard noir et mes yeux baissés.
La Sioux qui faisait battre mon cœur me réprimanda (gentiment bien sûr) : « Franchement Pay, ce n'est pas gentil ce que tu lui as dit ! Je sais bien qu'elle est bavarde et qu'elle n'hésite pas à des dire des choses...embarrassantes pour toi mais si elle a du mentir à cause de son père, ce n'est pas de sa faute ! »
Je lançais à Meika un regard noir. Pas sa faute ! Pas sa faute ! Elle m'a menti !
« Pas sa faute ? Elle m'a menti ! Elle avait le choix entre mentir et dire la vérité ! Sa langue est aussi fourchue que l'homme Blanc ! », lançais-je, en colère contre ma sœur.
« C'est aussi une victime ! ».
Soudain, je murmurais : «  Elle avait le choix entre mentir et ...se faire frapper comme moi. ». C'était sûrement ça le deal entre papa et ma pauvre cousi...soeur !
Je dis ensuite : « C'est vrai que je n'ai pas été très gentil mais...elle m'a quand même blessé et déçu ! Je suis plus grand qu'elle et elle ne me respecte pas ! ».
Je continuais de manger. Le repas était délicieux. Je complimentais une nouvelle fois Mme Cloud, puis aidais à ranger. Winona nous demanda ce qu'on ferait le lendemain. Meika fit deux propositions, mais Isha fit une remarque. Je contre-attaquais, mais, il me demanda de laisser son père en dehors de ça après m'avoir dit que je croyais ne l'avoir rien fait. Je lui lançais mon regard de Badboy, celui qui fait peur et qui te fais me respecter. Il fallait que je lui chante ma chanson pour lui !
Peut être demain.
Mr Cloud nous calma avant qu'une nouvelle dispute éclate. Je baissais les yeux et mon regard s'adoucit.
Yepa débarqua, yeux mouillés. On se réconscillia et elle alla dormir. J'en profitais pour monter à l'étage prendre les 5000 $ et me revêtir d'un manteau noir.
Je descendis les escaliers et proposais de faire une ballade à cheval dans les montagnes. Meika accepta.

J'annonçais ensuite mon départ, ce qui attrista ma petite-amie. Je baissais les yeux, un peu déçu de la laisser précipitamment comme ça. « Je suis navré. Mais promis, je passerais du temps avec toi quand j'aurais réglé cette histoire de famille. Je reviendrais tous vous voir. ».
J'informais également que je m'absentais pour régler une ''affaire''.. Je me tournais vers Meika et lui demandais si elle voulait bien m'accompagner avant de poser ma main sur sa joue. Elle posa sa main sur la mienne et je lui souris. Je l'embrassais mais Yepa la fouineuse arriva de nouveau pour faire d'autres commentaires. Elle devrait faire journaliste plus tard ! Mei et moi nous plongeâmes notre regard dans l'un dans l'autre.
Meika pouffa de rire quand Yepa remonta en chantant.
La belle jeune-fille prit ma main et accepta de m'accompagner chez Yahto. Je saluais les Cloud de la main et nous sortîmes de la maison. Le froid nous saisit et je ne regrettais pas d'avoir mit mon manteau !
Il faisait nuit noire, mais le ciel était parsemé d'étoiles. Tout en marchant, je racontais à la Nu Zeta en souriant, avec mon plus beau sourire : « J'ai regardé la météo avant de partir pour Pine Ridge et ils ont annoncés un ciel dégagé avec des étoiles. En Laponie, il y avait des étoiles la nuit avec des aurores boréales. Ça éclairait toute la ville, et comme nos igloos étaient en vitre, on dormait à la belle étoile, alors c'était magnifique. Superbe ! ».
Je levais mes yeux vers le ciel et m'arrêtais en disant : « Regarde Meika ! ». Je lui montrais les étoiles qui formaient les constellations. Mains dans les poches de mon manteau, yeux fixant les étoiles, je lui dis : « Regarde la grande ourse ! Wouah c'est vraiment ma...gni...fique ! ».
Je regardais le ciel avec des étoiles dans les yeux. Mes yeux brillaient.
Puis je me tournais vers Mei et lui demandais : « Quelle est ta constellation préférée ? ». Je lui avouais ensuite : « La constellation que je préfère le plus c'est celle d'Orion. ». Je pouffais un petit rire.
Puis je restais un moment à regarder les étoiles et repris la route avec ma bien-aimée.

La suite! La suite! :P:
 


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MessageSujet: Re: If all we are is just a moment, Don't forget me cause I won't and I can't help myself. I think about you. Ooh, ooh. I think about you.♥ Meika & Pay   Dim 11 Jan - 14:04

Meika se laissa faire quand Paytah la saisit par la taille pour l'attirer vers lui. Il lui murmura dans l'oreille qu'il était moins gamin au fur et à mesure qu'il était avec elle. Meika afficha un sourire. Il avait raison, elle l'avait remarqué, mais quelque fois, il faisait des rechutes, comme aujourd'hui dans la forêt. Le jeune homme partit se laver et revint tout beau tout propre, au moment où Yepa réapparut dans la maison. Elle raconta ses exploits équestres avant de passer à table. A table, Paytah était dans les nuages. Quand Meika l'interrogea sur le fond de ses pensées, il répondit :

« Oh hum...à Yepa. Je repensais à tous ces moments de souffrance que j'ai vécu avec elle. Ne la regarde pas là...Elle a l'air d'un ange, mais c'est une vraie monstre ! Une vraie peste ! »

- Tu ne devrais pas dire ça Paytah. Qui aime bien châtie bien comme on dit, répondit Meika.

Mais Yepa se mit à dire à son tour :

« He bien Patate, c'est un vrai peureux en vrai. On aurait pas dit, mais il a peur de presque tout, même des choses basiques. Par exemple, il a peur de dormir dans le noir, alors il met énormément de temps avant de s'endormir et quand il s'endort, il faut qu'il est quelque chose dans les bras. Soit un doudou ou alors... »

Meika regarda Yepa et Paytah à tour de rôle, ne pouvant retenir un sourire amusé, Isha avait plutôt le sourire moqueur mais ne regardait personne et se concentrait sur son assiette, faisant mine de rien. Les deux Sioux de Cheyenne River entamèrent alors une joute verbale redoutable

« J'ai pas fini ! Pay dort avec des peluches la nuit ou alors, ou alors avec une fille.

« C'est même pas vrai ! »

« Si c'est vrai ! »

- Allons les enfants, fit Chayton d'un air agacé, on se calme !

Mais cela n'y changea rien. Paytah et Yepa poursuivirent leur guerre vocale que tous les autres avaient du mal à suivre au fur et à mesure qu'elle avançait. Meika ne disait rien mais regardait la scène avec des yeux ronds. Pourtant, ce n'était pas tant ce qu'ils disaient qui était perturbant, plutôt la querelle en elle même. Paytah essayait de se justifier tant bien que mal mais Yepa avait la langue bien pendue. Il n'y avait plus que ces deux là qui parlaient.

- Je vous demande de vous calmer ! insista le père de famille.

« Demain c'est ton anniversaire. 9 ans. 9 ans, presque 10. C'est comme ça que tu veux être ? Une fille insupportable, désobéissante, désagréable, menteuse ? Ça ne m'étonne pas que tous les garçons que tu aime dans ta classe te délaissent après. Ce sera qui le prochain ? Nicolas ? Tu m'étonne que t'a jamais d'amies ! Que la prof te punisse tous les jours ! Tu me déçois. »

C'était apparemment le mot de trop. Yepa était rouge de colère et versait des larmes. Le silence retomba un temps dans la maison jusqu'à ce qu'elle avoue à Paytah qu'elle était réellement sa soeur et que c'était son père qui lui avait demandé de garder le secret. Paytah se plaignit avant de faire la tête tandis que Yepa se leva et s'en alla à l'étage.

« J'hallucine ! »

Meika se tourna vers Paytah :

- Franchement Pay, ce n'est pas gentil ce que tu lui as dit ! Je sais bien qu'elle est bavarde et qu'elle n'hésite pas à des dire des choses...embarrassantes pour toi mais si elle a du mentir à cause de son père, ce n'est pas de sa faute ! C'est aussi une victime !

A la fin du repas, tout le monde se mit à ranger la cuisine, Paytah y comprit. Winona demanda ce que Meika avait prévu pour demain. La jeune fille proposa des idées mais Isha imposa son commentaire sur la situation.

« Sympa Isha. Sympa ! » fit Paytah.

Le frère de Meika lança un sombre regard au jeune Sioux mais n'ajouta rien de plus. De toute façon, Meika ne tarda pas, comme à son habitude à lui faire la morale. Paytah répliqua cependant :

« Ton père n'est-il pas croyant il me semble, lui aussi ? Pourquoi tu...t'acharne sur moi comme ça ? Je ne t'ai rien fais ! »

- Ca c'est ce que tu crois ! lança Isha en colère, et laisse mon père hors de cette conversation !

Le père en question saisit fortement le bras d'Isha en lançant :

- Eh oh ! C'est finit les disputes pour ce soir ! C'est vu ??

Il finit par lâcher le bras de son fils lorsque Yepa revint dans la cuisine. Elle alla près de Paytah et s'excusa. Le frère et la soeur s'enlacèrent en réconciliation et en pleurs. Meika était rassurée. Les choses avaient l'air de grandement s'améliorer, Yepa promis à l'avenir d'être plus obéissante et respectueuse. Elle annonça ensuite qu'elle allait dormir et salua tout le monde. Tout le monde lui rendit son salut en lui souhaitant la bonne nuit.

« Demain...pourquoi ne pas faire les deux ! Une ballade et une promenade dans Blackhills. Ce serait cool. »

Meika approuva :

- Très bien ! Nous irons alors dans les Black Hills à cheval demain.

« Demain soir ou après-midi...on pourrait...fêter l'anniversaire de Yepa. Et...le lendemain matin je...partirais avec elle à Miami. Puis je retournerais dans le Dakota. J'irais à Cheyenne River par contre, pour savoir la vérité sur mon père. »

- Quoi ? Tu pars après-demain...? fit Meika avec un petit air déçu.

Elle aurait pensé passé plus de temps avec Paytah durant ces vacances, bien qu'elle comprenait qu'il avait besoin de connaître la vérité. Meika n'était pas égoïste, elle ne tentera pas de le retenir ou de lui sortir le grand jeu pour l'inciter à rester.

« Je pars ce soir. Je dois...régler un truc avec quelqu'un. Mais je reviendrais vite !».

Au début, Meika ne savait pas de quoi Paytah parlait mais finit par comprendre quand il lui demanda :

«Tu voudrais venir avec moi ? Comme ça, on pourrait se ballader tranquille rien que tous les deux dans la nuit étoilée de Pine Ridge. Il y a les constellations ce soir d'ailleurs, je crois. ».

Elle afficha un sourire et hocha la tête. Quand Paytah posa sa main sur sa joue, elle posa sa sienne par dessus. Elle répondit au baiser de Paytah et ce, malgré la voix de Yepa qui était de nouveau parmi les autres. A la fin du baiser, Meika prit un temps pour plonger ses iris ardents et brillantes dans le regard enflammé de Paytah. Yepa était dans son pyjama, les cheveux attachés. Elle était encore un peu jeune pour comprendre l'étendu de l'amour. Quand elle sera adolescente, ça sera folklorique. Meika pouffa de rire quand Yepa retourna à l'étage, tout comme Paytah qui finit par lui demander :

« Alors Belle-Âme, tu viens ? Mon amour, j'ai besoin de toi. Sinon je pourrais jamais rendre ce que je dois rendre ! Alors ma chérie, tu veux bien m'accompagner ? Parce que je sais que je ne vais pas y arriver sans toi mon cœur ! Et je sais que je suis capable de revenir ici avec ce que je dois donner ! Alors, on va chez Yahto ? »

- Bien sûr, fit la jeune fille en prenant la main de son bien aimé.

Elle annonça à ses parents qu'elle reviendrait dans peu de temps et quitta la maison en compagnie de Paytah. Il faisait nuit noire dehors avec un souffle glacial. Meika connaissait par coeur sa réserve et les gens qui y habitait, elle savait où aller pour trouver celui que cherche Paytah. Serrant la main de Paytah dans la sienne, elle le conduisit jusqu'à une vieille maison délabrée. Elle mena Paytah à l'entrée et toqua. Peu de temps après, un jeune homme, celui que Paytah avait vu, fit son apparition. Il reconnu Paytah, ne sachant pas ce qu'il venait faire là, puis se tourna vers Meika, qu'il connaissait encore plus. Il fronça légèrement les sourcils, ne s'attendant pas à cette visite.

- Meika...?
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MessageSujet: Re: If all we are is just a moment, Don't forget me cause I won't and I can't help myself. I think about you. Ooh, ooh. I think about you.♥ Meika & Pay   Ven 9 Jan - 16:20



Pay & Meika
If all we are is just a moment, Don't forget me cause I won't and I can't help myself.  I think about you. Ooh, ooh. I think about you.♥

M
eika me traita de gamin. Oui, je l'étais un peu.
Je la pris par la taille et la ramenais contre moi pour la serrer tendrement.
« Mais je le suis de moins en moins chaque jour que je passe avec toi. », murmurais-je dans une de ses oreilles.
Elle me demanda si Riri était de WHS. Je lui dis que oui.
Elle me déclara que pour le glaçage, fallait avoir le coup de main. Je lui promis d'essayer comme elle faisait un jour, pour voir si je réussissais.
Puis je quittais ma chérie pour aller me débarbouiller, car sinon Yepa allait me demander si je sortais de chez le boulanger.
Je revins ensuite, fraichement habillé et coiffé. Je demandais où étais Yepa, mais alors que j'avais à peine fini de poser la question, la petite peste apparu.  Ou plutôt la mythowoman apparu.
Elle raconta ses aventures. La radio était en marche. Elle fit même des aveux, mais quand je le lui fis remarquer, prenant même à témoin Mr Cloud, elle nia.
Le diner fut prêt et servi. J'étais plongé dans des souvenirs. Je ne faisais même pas attention à ce que je mangeais. Au final, je fini par arrêter de manger et posais ma main sur ma mâchoire, yeux dans...le vide.
Ce fût la menteuse professionnelle qui me tira de ma rêverie. Meika me demanda même : « Tu es dans la lune depuis qu'on est rentré des bois, à quoi tu pensais cette fois-ci ? ».
« Oh hum...à Yepa. Je repensais à tous ces moments de souffrance que j'ai vécu avec elle. Ne la regarde pas là...Elle a l'air d'un ange, mais c'est une vraie monstre ! Une vraie peste ! », déclarais-je avant de prendre une bouchée de pommes de terres.
Je serrais la main de Meika. Elle me la serra aussi et me fit un sourire. Je remerciais Mme Cloud pour le diner, qui était délicieux. Elle me fit un sourire, et j'eus l'impression de voir la copie conforme de Meika.
« He bien  Patate, c'est un vrai peureux en vrai. On aurait pas dit, mais il a peur de presque tout, même des choses basiques. Par exemple, il a peur de dormir dans le noir, alors il met énormément de temps avant de s'endormir et quand il s'endort, il faut qu'il est quelque chose dans les bras. Soit un doudou ou alors... »
Oh...for...the...li...fe...of...me...JE VAIS LA TUER !
En plus, elle a osé m'appeler PATATE DEVANT TOUT LE MONDE!!!
« He bien Yepa, c'est une mythowoman dès le ventre de sa mère. En plus, elle a peur des araignées ! Dès qu'elle en voit une, elle hurle et monte sur les tables. Donc, soit elle les écrase, soit elle vient me chercher.»
« Non mais en plus, fit la peste, il avait peur de se faire dépu...
« YEPA ! Tais toi et mange, ton plat est juuuuste là, sous ton nez. Je t'ai déjà répété milles fois de ne pas parler en mangeant. »
« C'est pas poli de couper la parole ! J'ai pas fini !!! Pay avait peur de se faire dépuce... »
Je n'en peux plus, alors pour la faire taire, je lui envoie de l'eau dessus. Elle me crie dessus et moi, je lui ordonne de la fermer. J'ajoute même : « Je ne veux pas que tu sois ma sœur ! J'espère pour toi, que tu ne l'es pas ! ».
Mais la pipelette ne comprend pas, elle reprend de plus belle : « J'ai pas fini ! Pay dort avec des peluches la nuit ou alors, ou alors avec une fille.
« C'est même pas vrai ! »
« Si c'est vrai ! »
La vérité NE SORS PAS DE LA BOUCHE DES ENFANTS!
« Non ! D'où je dors avec des filles??? Tu m'a pris pour Ty ? »
« Et le jour où tu es rentré super tard et que je t'ai retrouvé dans ton lit avec une fille dans les bras, c'était quoi ? »
« Pardon ?, fis-je en battant des cils avant de pouffer de rire, alors là...là...ma pauvre, tu as du rêver de ça ! Ah ! AH AH ! Parce que moi, je ne me souviens pas de ça ! PfffAHAHAHAHAHAHA. »
Obligé de mentir. Personne n'a besoin  de savoir cette histoire !
« Mais si, c'est le jour où tu as trébuché sur ma super grande poupée barbie ! En plus, c'était trop le bazar quand même. Y avait même un soutif, je m'en rappelle !
« YEPA MANGE ! ARRETE TES MENSONGES ! »
« La fille, elle était super moche. »
« Je ne sais pas où est-ce qu'elle va chercher ça, mais en tout cas, elle a une grande imagination ! », fis-je en me tournant vers Meika.
« Même que je t'ai dis que Meika est plus belle qu'elle ! »
« ça a du être un cauchemar en fait. Pas un rêve. »
« T'sais quoi ? »
« Quoi ? », fis-je en coupant ma tranche de bœuf
« T'assume pas ! T'es même pas capable de dire que tu avais peur de te faire dépuceler ! », s'écria Yepa en se levant.
Je poussais un énorme cri avant de dire : « Mais n'importe quoi ! Oh forthelifeofmemaiscettefilleditquedesmensonges ! Non mais ça ne va pas de mentir devant tout le monde ? », fis-je en agitant mon couteau sous son nez, en colère.
« Des mensonges ? C'est toi même qui m'a dit que c'était ta première, avec la meuf là avec le deguisement de robots ! »
Quand Yepa et moi on se dispute, ça dure longtemps et on ne fait même plus attention aux personnes qui nous entoure.
« Le quoi ? Non mais alors là...ça craint ! La meuf me sort que je me tape des meufs deguisées en robots ! Alors là, c'est la meilleure ! Non mais tu t'es pris pour qui ? Tu veux pas dire que je me déguise en Warpath pendant que tu y es ? Si ça se trouve, je suis somnanbule et je sais pas ce que je fais, alors maintenant, je peux tres bien me prendre pour un superhero. »
« Tu es amnésique! Tu te souviens meme pas de ta premiere fois ! Quelle désolation ! »
« Ma quoi ?  Ecoute Yepa. Je sais PAS d'où est-ce que tu tiens ces informations fausses, mais moi je vais te dire la vérité. Tu veux savoir la vérité ? »
« Uh-uh vas-y. »
Je chuchotais en mettant ma main droite contre ma joue, non loin de mes lèvres : « Je suis encore vierge. Mais Chuuuuut. Ne le répète à personne !J'ai super honte, c'est la loose. Au lycée, on se moque déjà de moi à cause de ça et c'est pour ça que je suis parti des PS. Mais chut, hein. Ne le dis pas !  ».
Sauf que j'avais chuchoté tellement fort que les Cloud avaient entendus.
« Alors...En fait C'était juste une mascarade, une mise en scène ? Ohhhh tu m'a menti ! Moi, ta propre sœur, ta confidente ! Comment as-tu pu ?  »
« Cinquième. Cinquième fois. Yepa, ça suffit, je veux des explications ! »
Yepa baissa la tête avant de jouer avec la purée de lentilles.
« On ne joue pas avec la nourriture ! Mais c'est pas vrai, cet enfant me fais honte ! Tout ce que je lui ai appris, elle ne le met pas en pratique ! Par contre, mentir, elle connait bien !!! »
« Je m'en fiche. »
« Pardon ? Il y a un mot qui a écorché mes oreilles. T'a dis quoi là ? »
« Je m'en fiche ! »
Je m'enfonçais dans mon siege, en colère. « Demain c'est ton anniversaire. 9 ans. 9 ans, presque 10. C'est comme ça que tu veux être ? Une fille insupportable, désobéissante, désagréable, menteuse ? Ça ne m'étonne pas que tous les garçons que tu aime dans ta classe te délaissent après. Ce sera qui le prochain ? Nicolas ? Tu m'étonne que t'a jamais d'amies ! Que la prof te punisse tous les jours ! Tu me déçois. »
Yepa était devenue rouge et des larmes coulaient sur sa joue. Je poussais un énorme soupir qui en disait long. Mon visage était super sombre.

Princesse de l'hiver contenait son secret. Elle se battait. Mais soudain, elle ne pu garder son secret trop longtemps, et explosa : « Oui je suis ta petite sœur. Mais papa m'a interdit de te le dire. Il m'a fait passer pour ta cousine, a menti sur mon age et m'a demandé d'être insupportable avec toi...le reste, tu n'a qu'à le chercher par toi même ! ». Elle renifla, puis essuya ses yeux.
« Oh non ! Pourquoi j'ai une sœur aussi insupportable que toi ! Comme si j'avais besoin d'une autre sœur ! », m'écriais-je, déçu. Je me mis à bouder. Yepa se leva de table et s'en alla à l'étage.
« J'hallucine ! »
Je secouais la tête, puis terminai mon repas, visage sombre. J'étais super dégouté. Je restais silencieux, ne regardant que mon plat. J'évitais le regard des Cloud. J'avais envie de vomir, je me sentais mal. Yepa, ma sœur !! YEPA. YEPA ! YEPA QUOI ! YEPA !!!
J'aidais à ranger, silencieux.
Puis, Winona nous demanda ce qu'on voulais faire le lendemain. Honnêtement ? Je voulais abandonner Yepa chez mon père et y faire un scandale.
« Hum...Je sais pas trop... Est-ce que vous avez envie d'une balade dans les Black Hills ? Nos montagnes sacrées ? Ca serait l'occasion de faire une petite prière pour Wakan Tanka, qu'en dis-tu Pay ? A moins que Yepa préférerait qu'on se fasse tous ensemble une balade à cheval dans les plaines ? »
Je serais mon crucifix, ailleurs.
«  Ce sont des Sioux Blanc ! Ils n'en ont rien à faire des Black Hills et de Wakan Tanka ! lança Isha , ils ne sont même pas capable de comprendre quand les chevaux et les loups parlent, tu crois vraiment qu'ils vont écouter les pierres et le ciel ?? »
Je savais même pas que les loups et les chevaux parlaient !
« Sympa Isha. Sympa ! », fis-je simplement en jouant avec le médaillon.
« Ne soit pas si rabat-joie Isha, c'est justement une bonne occasion. Je crois avoir comprit que Yepa a passé une bonne journée en compagnie d'une belle jument, n'est-ce pas ? Et Paytah a su regarder la vérité dans les yeux du loup. »
J'hochais la tête, yeux fixant le sol. J'ajoutais : « Ton père n'est-il pas croyant il me semble, lui aussi ? Pourquoi tu...t'acharne sur moi comme ça ? Je ne t'ai rien fais ! » Je continuais de tripoter le médaillon. Je soupirais. Une larme avait coulé sur ma joue. Yepa ré-apparu.
Elle s'avança vers moi et me demanda de lui pardonner. Elle me dit que j'allais avoir bientôt les réponses que je cherchais et que le puzzle serait complet.
Je m'agenouillais sur le sol, en la regardant. Je la pris dans mes bras et me mis à pleurer.
Elle me rejoignit dans mes pleurs, et me murmura qu'elle était désolée. Je lui dis en pleurant que je lui pardonnais. Elle se calma, mais pas moi. Elle me caressa les cheveux en me demandant de me calmer. Elle promit de m'obéir et de me respecter, de ne plus m'embêter et d'essayer de ne plus raconter ma vie. Elle se détacha de moi et annonça qu'elle allait dormir. Elle salua tout le monde, puis fila à l'étage.
Je soupirais, puis montais aussi. Je me revêtis d'un manteau noir et descendis en bas.
Dans ma poche, il y avait les 5000 $.

Je m'avançais auprès des Cloud, et je répondis à la question de Winona et Meika : « Demain...pourquoi ne pas faire les deux ! Une ballade et une promenade dans Blackhills. Ce serait cool. »
Mes cils étaient couverts de larmes. Sur mes joues, il y avait toujours la trace de l'eau salé.
« Demain soir ou après-midi...on pourrait...fêter l'anniversaire de Yepa. Et...le lendemain matin je...partirais avec elle à Miami. Puis je retournerais dans le Dakota. J'irais à Cheyenne River par contre, pour savoir la vérité sur mon père. », dis-je de ma voix douce et basse.
J'informais ensuite tout le monde : « Je pars ce soir. Je dois...régler un truc avec quelqu'un. Mais je reviendrais vite !». Les billets dans ma poche étaient contre ma main.
Je me tournais vers Meika, l'attirais à moi et lui demandais avec un timide sourire : «Tu voudrais venir avec moi ? Comme ça, on pourrait se ballader tranquille rien que tous les deux dans la nuit étoilée de Pine Ridge. Il y a les constellations ce soir d'ailleurs, je crois. ».
Je fis un énorme sourire, puis posais ma main sur la joue de Meika. Mei...Qu'est-ce qu'elle était belle !
Je me mordis la lèvre inférieure, puis je me penchais sur elle et l'embrassais avec fougue et passion.
« Tu veux que je T'AIDE?....Tu va dormir avec Meika ? Parce que si tu dors avec elle, moi je prend ton lit ! », me cria une voix que je connaissais bien.
Je ne lui répondis pas et continuais mon baiser avant de le terminer doucement. Je contemplais un instant celle que j'aimais, les yeux tous de flamme.  
Je me tournais vers Yepa. Elle était vêtue d'un pyjama bleu et blanc, les cheveux noué en une queue de cheval.
« Pourquoi tu me demande ça ? », demandais-je en fronçant les sourcils.
« Chais pas. Vu comme tu l'embrasse, je me pose des questions. »
« Oh for the life of me ! Tu regarde trop de feuilletons sérieux ! Il faut que t'arrête la télé ! »
« Ouais...je crois que tu as raison. En plus, c'est vrai. En plus, je regarde Game Of Throne, alors que c'est interdit aux moins de 16 ans ! »
« Non mais là c'est super grave ! »
« Oui. Donc je vais dormiiiir ! Demain...c'est mon anniversaireuuuh!», chanta Yepa avant de grimper dans la chambre de Meika.

Je dis avec un sourire : « Non mais...n'importe quoi ! », avant de secouer la tête. Je pouffais de rire, en étant trop mignon, puis je demandais à Meika : « Alors Belle-Âme, tu viens ? ». Je lui tendis la main et je lui dis : « Mon amour, j'ai besoin de toi. Sinon je pourrais jamais rendre ce que je dois rendre ! Alors ma chérie, tu veux bien m'accompagner ? Parce que je sais que je ne vais pas y arriver sans toi mon cœur ! Et je sais que je suis capable de revenir ici avec ce que je dois donner ! Alors, on va chez Yahto ? »






WILDBIRD

 
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MessageSujet: Re: If all we are is just a moment, Don't forget me cause I won't and I can't help myself. I think about you. Ooh, ooh. I think about you.♥ Meika & Pay   

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If all we are is just a moment, Don't forget me cause I won't and I can't help myself. I think about you. Ooh, ooh. I think about you.♥ Meika & Pay
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