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 Certaines personnes pourront faire ce qu'elles voudront, elles finiront toujours par se retrouver ... [Davy] <3

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MessageSujet: Re: Certaines personnes pourront faire ce qu'elles voudront, elles finiront toujours par se retrouver ... [Davy] <3   Dim 28 Déc - 11:47

DAVY                 Until We Bleed (ft. Lykke Li) by Kleerup on Grooveshark               FAWN



Alors que Fawn commençait à rougir, je ne pus m'empêcher de laisser un sourire s'afficher franchement sur mon visage. Malgré notre séparation, notre relation n'avait pas tant changée que ça. Nous avions certes grandis, nous avions le même lien qu'auparavant. Il suffisait juste de ré-apprendre à se connaître, et tout se passerait bien. 
Je continuais de caresser la chevelure rousse de la jeune femme avec délicatesse. Ce genre de contacts m'avaient manqués, lorsqu'elle était partie, j'avais ressenti un grand vide, un désespoir insoutenable, comme si j'avais perdu la moitié de mon tout. Je ne disais rien, mes yeux plongés dans les siens. Je ne savais pas trop quoi dire, ni trop quoi faire. Après tout, entre elle et moi, les mots n'étaient pas forcément utiles. 

Elle sembla réfléchir à son tour, se remémorant certainement des lambeaux de notre histoire. A son air sombre, elle devait certainement songer à toutes les fois où nous étions éloignés, où nous avions été méchants, voire même cruels. Des moments douloureux que j'aimerais oublié, et qu'elle aurait sûrement aimé ne jamais vivre. Elle devait certainement se remémorer ses périodes solitudes post-Davy. Et les fois où je revenais la tête basse afin de lui montrer que malgré tout, j'étais là pour elle et qu'il n'était pas question que je la laisse. 

Entre elle et moi, il y avait eu beaucoup de bons moments, mais pour être honnête, il y en avait surtout des mauvais. Je ne compte même plus le nombre de larmes, de cris, d'insultes, de claquement de porte et de regrets. Mais le pire avait été son départ au Québec. Nous nous étions quittés sur une dispute, et lorsque j'étais revenu, elle n'était déjà plus là.  
Blessé, écœuré, j'avais tout de suite pensé qu'elle avait ainsi signé notre fin. Pas la sienne, ni la mienne, mais la notre. La jeune fille posa son regard sur moi, je fis de même, et nos regards s'entremêlèrent avec une légère timidité. Comme si les pensées que nous venions d'avoir étaient gênantes pour nous deux. Ou comme si nous avions honte d'y repenser, et de ce que nous avions fait. 

Elle me raconta alors qu'elle ne comprenait pas pourquoi je me comportais ainsi, qu'elle ne comprenait pas pourquoi j'étais si gentil, et lui pardonnais comme cela ses actes, alors qu'elle m'avait littéralement abandonné. Pourquoi faisais-je comme s'il ne s'était rien passé ? Je levais les yeux au ciel, essayant de formuler une phrase avec plus ou moins de sens. Replongeant mon regard dans celui de la jeune femme après quelques minutes, je caressais de nouveau la joue de la rouquine avec un petit sourire, au coin de la bouche. 

- Je fais cela peut-être parce qu'au fond, j'ai bien plus besoin de toi que toi tu n'as besoin de moi. 

Son regard sembla s'éveiller, comme si ce que je venais de dire la soulageait. Peut-être cela la rassurait-elle de savoir que moi aussi, j'avais besoin d'elle. Mon cœur résonna dans ma poitrine, comme si quelqu'un tambourinait dessus comme un diable enragé. Son regard, plongé dans le mien fit monter ma température de quelques degrés. " Chut, tais-toi" L'envie de parler de mes sentiments étaient presque insurmontable. Cependant, je me répétais sans cesse de ne pas lui dire ce que je ressentais en cet instant. Elle allait fuir... de nouveau. J'en étais certain. 

Elle semblait toujours un peu tendue. Cependant, je vouais un elle un certain soulagement, comme si dans mes bras, elle se sentait un peu plus à sa place. En me disant cela, je réalisais soudain que ma place était avec elle, et qu'elle l'avait toujours été. Peu importe l'endroit où elle se trouverait, je ne la laisserais plus jamais partir et rester loin de moi. Je resterais avec elle, je lui suivrais n'importe où. 

Elle m'annonça par la suite qu'elle avait été en colère contre moi. Qu'elle m'avait même détesté. Oui... moi aussi je l'avais détestée. Elle m'avait abandonné lâchement sans aucun au revoir, sans aucune explication, alors qu'elle était au courant de ce qui s'était passé avec mon cousin, qui avait également disparu sans laisser aucune note. Je passais mon bras autour de ses épaules, et l'attira vers moi afin qu'elle se love contre moi. 

- Je pensais que tu avais tiré un trait sur nous. Que si tu étais partie sans rien dire, c'était pour que je ne te recherche pas. Pour que je te laisse tranquille. Comme je te l'avais déjà dit, la vie est tellement plus belle loin des Hope. Je pensais que tu pensais ainsi... Je suis désolé. Je ne te laisse plus maintenant. Je te le promet.  
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MessageSujet: Re: Certaines personnes pourront faire ce qu'elles voudront, elles finiront toujours par se retrouver ... [Davy] <3   Mar 23 Déc - 16:27

J'étais partagée entre le plaisir et la culpabilité. Je ne savais pas si je devais être heureuse de le revoir ou pas ... Je ne savais même pas si je l'étais. Je crois que ce que je ressentais c'était cela, mais j'avais un tel problème à interpréter mes sentiments que je n'arrivais pas à en être certaine. Ça avait toujours été un de mes problèmes. Surtout quand il s'agissait de lui. Surtout quand il s'agissait de Davy. Je n'avais jamais su mettre de mots exact sur ce qui me liait à lui, si vraiment il y avait quelque chose. Non, la question ne se posait pas. Il était évident que nous étions liés. Du moins, j'en étais profondément convaincue. Bien que je n’avais jamais pu le dire, ou l'avouer, je le savais. Je me souvenais d'une fois où Bambi et moi en avions vaguement parlé. J'avais eu l'impression désagréable qu'elle était entrée dans mon esprit, dans ma tête et qu'elle savait tout mieux que moi. Cette fois-ci, j'avais été agacée. Ou peut être gênée. Oui, ce devait être cela. J'avais été plus gênée qu'autre chose.Elle savait mieux que moi ce que je pouvais ressentir, elle comprenait mes sentiments plus facilement tandis que moi, je peinais à faire le point. Je continuais de nier tout ce qu'elle pouvait me dire, ne pouvant m'empêcher de rougir chaque fois que j'entendais son prénom ou qu'elle évoquait mes prétendus sentiments que j'avais pour lui. Je me disais toujours que peut être elle avait raison, pour au final me dire que non. Ce n'était pas cela entre nous.

Face à lui, je me retrouvais à déblatérer un tas de paroles sur le fait de le revoir, m'embrouillant dans mes pensées comme des pâtes à la cuissons s’emmêleraient entre elles. Je me perdais, loupais des mots ou les supprimais volontairement. Je n'en savais trop rien. Je retenais mes larmes comme je le pouvais. En vain. La tête baissée vers mes jambes, je sentais la fraîcheur des perles d'eau atteindre mes mains. Je me sentais terriblement bête et alors que j'aurai pu avoir honte, ce ne fut pas le cas. Pas avec lui. Pas avec Davy. Comment après tout ce que nous avions vécu je pouvais avoir envie de me cacher face à lui. Ces larmes, il les connaissait parfaitement, il savait les arrêter, les consoler. Un sourire stupide sur les lèvres, je relevais enfin la tête vers lui en essuyant vaguement mes joues qui ne tardaient pas à être de nouveau humides. << Et ironie du sort, pour pas changer, je pleure encore en étant avec toi ... Faut croire qu'on peut pas éviter ça. >> Il me regardait pleurer et moi, je le regardais sourire. Nous contrastions encore une fois l'un avec l'autre. D'un geste tendre dont j'avais perdu l'habitude, il passa son index sur ma joue pour y récolter une des nombreuses perles d'eau salées que je laissais s'échapper. Il l'observa avant qu'elle ne s'évanouisse sur le bout de son doigt. Enfin, son regard se posa sur moi. J'y retrouvais alors tout ce que je connaissait déjà venant de lui. Cette importance qu'il me donnait. J'avais l'impression de compter, d'être quelqu'un grâce à toute cette attention qu'il m'avait toujours porté. Il n'y avait qu'avec lui que je pouvais me sentir réellement être. Lorsqu'il me tendait pour la énième fois depuis que nous nous connaissions un mouchoir en soie qui m'était familier et que je m'en saisis nos mains se frôlèrent et une chaleur intense qui m'avait manqué envahit l'intérieur de moi.

- Tu ne cesseras donc jamais de pleurer ? A croire que tu auras besoin d'un Davy toute ta vie.

A cette phrase, il ria. Et mes lèvres s'étirèrent de nouveau en un sourire plus concret cette fois. C'était vraiment à se poser la question en y réfléchissant. Et si c'était cela ? Peut être que j'aurai véritablement besoin d'un Davy toute ma vie ... A cela, je sentais mes joues s'empourprer et bêtement je secouais la tête comme si cela allait m'aider à extraire cette idée de mon esprit. Pour combler mon embarras, je continuais d'éponger mes larmes à l'aide du mouchoir quand Davy lui, souleva sa chaise pour la ramener près de moi. Une fois tout près de moi, nous nous regardions jusqu'à ce qu'il passe sa main dans ma chevelure rousse. Sur le coup et malgré moi, j'étais étonnée. Surprise était surement le meilleur mot. Surprise de me rendre compte à quel point cela m'avait manqué. A quel point ce geste était devenu une touche de bonheur à ma vie. Surprise de me rendre compte à quel point je nous avais gâché en venant ici. Puis, pour ajouter encore un peu de bon sentiment, il déclara alors que je ne m'y attendais pas :  "Je suis heureux de t'avoir retrouvée. Sil-te-plait, ne te cache plus jamais de moi.". A cet instant, je ne compris pas vraiment ce qui s'était passé en moi. Comme une explosion de chaleur et de bien être mêlé à beaucoup de tristesse. Je ne comprenais plus, ni ce qui m'arrivait, ni ce que je ressentais, ni ce qu'il pouvait penser. J'étais perdue. Terriblement perturbée. Et je ne pouvais pas compter sur lui. Je ne pouvais pas lui dire, pas cette fois. Il semblait penser. Et il pensait beaucoup trop fort pour que je ne puisse pas comprendre.

J'avais l'impression qu'il réfléchissait ou bien qu'il pensait à avant. A ce que lui et moi avions pu vivre ensemble. Les fois où il venait chez moi, à Québec. Ces fois où nous restions des heures et des heures dans une pièces, à ne rien dire ou à nous parler de tout et de rien. Peut être pensait-il à cette fois au bord du lac, ou nous étions bêtement tombés tous les deux dans l'eau. De me poser toutes ses questions, m'avait fait me perdre moi aussi dans mes pensées. Je me souvenais des anniversaires passés avec lui, des longues heures à rester allongés sur le parquet de ma chambre à fixer le plafond en y cherchant tout et n'importe quoi. Je me souvenais des courses poursuites alors que nous étions plus jeunes et je me souvenais de l'après. Je me souvenais de cette fois où je l'avais chassé, en lui hurlant de me laisser tranquille et de ne jamais revenir ... Je me souvenais surtout qu'il était revenu, alors que je l’avais poussé dehors en regrettant chacune de mes paroles le soir venu. Mais oui, il était revenu, tout simplement parce qu'il savait que sans lui, je n'étais rien, et qu'il faisait parti de ceux dont j'avais profondément besoin. Il m'était devenu vital et pourtant j'avais réussi à le rendre secondaire en faisant passer ma soeur au premier plan. Je l'avais oublié, enfermé dans un coin de ma mémoire, banni de ma vie et de mon univers tout entier alors qu'il comptait énormément pour moi. J'avais gâché nos fiançailles, comme un enfant aurait pu casser un jouet. J'avais été capricieuse et je me rendais compte que si lui était parti de la même manière que je l'aurai fait, j'aurai été détruite et je l'aurai haïe de toutes mes forces.

" Tu sais que, si tu avais fait ce que moi j'ai fais ... Je ne sais pas si je t'aurai pardonné alors pourquoi ... Pourquoi est-ce que toi, tu le fait ? Pourquoi est-ce que tu fais comme si je n'avais rien fait, comme si rien ne s'était passé ? "

Pause. J'inspirais.

" J'ai eu si souvent besoin de toi après mon départ, mais tu n'étais pas là ... Pourquoi n'es tu pas venu, Davy ? Pourquoi n'as tu pas chercher à me raisonner, à me faire revenir ? Je t'ai détesté, je t'en ai voulu alors que tout était de ma faute et tout ça, sans jamais en parler ..."
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MessageSujet: Re: Certaines personnes pourront faire ce qu'elles voudront, elles finiront toujours par se retrouver ... [Davy] <3   Lun 15 Déc - 18:41


DAVY Until We Bleed (ft. Lykke Li) by Kleerup on Grooveshark FAWN



Je ne disais rien, écoutant juste la jeune femme parler. Son regard clair évitait le mien, et en quelque sorte, cela me prouvait qu'elle tenait encore à moi. Ce refus d'entremêler nos regards signifiaient tant. Éprise d'une culpabilité certaine, elle ne désirait pas soutenir mon regard afin de ne pas se laisser submerger par ses sentiments. Fawn était ainsi, du moins, je la connaissais comme cela. Elle paraissait pouvoir se débrouiller seule, et faire face à la vie sans personne. Mais la vérité était toute autre, elle avait besoin de quelqu'un prêt à déplacer la lune, pour lui venir en aide. Moi, j'étais prêt à modifier l'univers entiers si elle me le demandait.


Elle ouvrit alors la bouche pour se lancer dans un court monologue sur le fait de me revoir. Je ne pus m'empêcher de sourire. Elle avait donc pensé à moi durant la période où nous étions séparés. Je regardais ses mains, tremblantes. Elle et Bambi n'avaient jamais parlé de moi. Je fis un petit sourire en coin, cela ne m'étonnait absolument pas et puis, il fallait être honnête, c'était mieux ainsi. Ne pas parler des gens les rendaient moins réels, loin des yeux, loin du cœur, c'est bien connu. Et moi, personnellement, j'en avais rien à battre de savoir qu'elle pensait à moi ou non, ce qui importait, était uniquement le fait qu'elle aille bien. Et si rejoindre Bambi lui avait fait retrouver le sourire, alors tant mieux. Je ne pouvais qu'être heureux.


On dit que toutes les personnes ayant fait une apparition dans notre vie compte. Moi j'étais fier d'avoir fait parti de celle de Fawn, bien qu'elle n'ait pas durée, bien que Fawn ait décidé de m'écarter du chemin qu'elle avait emprunté, j'étais heureux d'avoir fait parti de sa vie.


Mais maintenant... Elle était là. Et bien évidemment, je ne pouvais pas me résoudre à la laisser me rejeter encore. Elle relevait la tête, et je vis alors ses larmes. Comme d'habitude, elle ne pouvait s'empêcher de laisser aller ses émotions lorsqu'elle était avec moi. Et le fait de pleurer, montrait clairement qu'elle avait encore besoin de moi, du moins, j'espérais cela. Je lui souris et passa mon index sur sa joue afin d'y récupérer une de ses larmes salées. Je regardais cette petite goutte étincelante avec attention, puis reporta mon regard vers la jeune fille, lui tendant délicatement un mouchoir en soie.


- Tu ne cesseras donc jamais de pleurer ? A croire que tu auras besoin d'un Davy toute ta vie.


Je laissais échapper un léger rire. Un rire tendre, sans une once de moquerie. Elle ne disait plus rien, toujours à essuyer ses larmes qui semblaient ne jamais s'arrêter de couler. Je rapprochais ma chaise de la sienne. J'étais désormais à ses côtés. L'un à côté de l'autre nous nous regardions, comme lorsque nous étions assis sur le sol de ma chambre, à parler de tout et de rien, nous regardant dans le blanc des yeux, sans jamais rompre notre contact.


Son parfum m'enivrait. C'était toujours le même. Je ne pus m'empêcher de me rappeler certaines choses, comme les fois où elle partait pour faire sa toilette, et moi, attendant, je regardais ses produits de beauté, et humais avec plaisir la senteur du flacon de parfum qui trônait au centre de sa coiffeuse. Je passais la main dans les cheveux de la jeune fille, puis me rappelais toutes les fois où j'avais fait cela sans me rendre compte à quel point ça allait me manquer. Elle toute entière m'avait manqué.


- Je suis heureux de t'avoir retrouvée. Sil-te-plait, ne te cache plus jamais de moi.


Je me souvenais alors du jour où tout avait réellement commencé. Ce besoin d'être avec elle, était parti de cette nuit là. Pour son anniversaire, j'avais demandé à sa mère de bien vouloir m'accueillir chez eux afin de pouvoir lui souhaiter en personne. Elle avait accepté de bon cœur, me connaissant depuis la naissance, elle et monsieur Rivest avaient une confiance aveugle en moi, et pour tout dire, je ne pouvais pas être plus ravi. Je me souviens qu'à l'arrivée de la limousine devant l'entrée de leur demeure, elle était sortie en courant, ayant deviné que c'était moi. Se jetant dans mes bras à ma sortie. Je l'avais enlacé comme jamais je ne l'avais fait avant. Elle devenait une femme, et c'était bien la première fois que je la voyais ainsi.


Cette nuit là, je n'avais pas pu me retenir. Elle était allongée dans son lit, se laissant bercer par les songes qui occupaient son esprit. Je n'avais pas réussi à trouver le sommeil, je m'étais levé, marchant lentement vers la fenêtre qui m'offrait un spectacle imprenable sur le ciel étoilé. Je me suis assis contre le rebord de la fenêtre, appuyant mon front contre la vitre, et observé la lune et les étoiles avec passion.


Cependant, l'envie de l'observer elle était si forte que je fini par me rapprocher d'elle, avec lenteur. Je me glissais à ses côtés, et senti la douceur des draps glisser sur ma peau alors que je m'allongeais. Mon regard se posa sur elle, son souffle chaud caressant mon torse, me réchauffant le cœur. Ses yeux clos lui donnaient un air serein, comme si toutes ses craintes avaient disparues, elle m'apparaissait comme étant un ange. La lumière bleutée enveloppait son corps avec délicatesse, lui donnant un aspect presque mystique.


Je passais doucement ma main sur sa joue, un moment de tendresse volée que je ne regretterais jamais. Un sourire se dessina sur les lèvres de la douce endormie, et je devinais qu'elle savait que c'était moi. Je ne pus m'empêcher de sourire en retour, satisfait qu'elle ne trouve pas cela déplaisant. Fawn remua alors légèrement, s'approcha un peu plus de moi avec lenteur, m'obligeant à me renverser sur le côté. Sans que je ne m'y attende, elle vint se lover dans mes bras.


A présent sur le dos, j'observé le plafond d'un blanc immaculé, n'osant plus bouger. Retenant ma respiration, je sentais sa poitrine se soulever dans un rythme régulier, son souffle caressant à présent le creux de mon cou. J'éprouvais à ce moment là deux sentiments contradictoires, la passion et l'angoisse. La passion qui faisait battre mon cœur comme un damné, et l'angoisse de ne jamais savoir pourquoi elle me procurait tant de sensations nouvelles.


Je n'avais jamais connu de nuit plus belle. Et je n'en connaitrais certainement plus jamais une. Mon cœur battait au rythme de ses rêves.
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MessageSujet: Re: Certaines personnes pourront faire ce qu'elles voudront, elles finiront toujours par se retrouver ... [Davy] <3   Dim 14 Déc - 18:07

Au fond, depuis combien de temps attendais-je cela ? Depuis combien de temps est ce que j'avais envie de le voir, de l'avoir tout près de moi ? Je n'en savais trop rien. Surement que j'avais toujours éprouvé ce besoin de le sentir la pour moi, peut être que c'était une des raisons pour laquelle je me sentais mal depuis quelque temps. Pour moi, vivre en fonction de lui était vite devenu une habitude. Mais je l'avais abandonné alors qu'il avait toujours été là,  dans les bons moment mais souvent aussi les mauvais. Autant le dire, avec moi, il n'y avait souvent que cela. Des mauvais moments. Ceux-ci comportaient mes crises, mes pleurs, mes hurlements, mes violences, mes rejets des autres. Mes rejets de lui... Ça aussi il y en avait eu...  Je l'avais pris pour un autre dans mon angoisse, le suppliant de ne pas me faire de mal, me débattant de toutes mes forces en le repoussant comme s'il était un étranger et pourtant, jamais il n'avait cessé de me soutenir, de rester à mes côtés, de m'aider et de me rassurer. Mais chaque fois, je devais surement le blesser, sans m'en rendre compte. Je m'en rendais encore une fois compte et me demandais comment j'avais pu lui faire ça, à lui.
Gênée par le silence qui s'installait entre nous et qui ne ressemblait en rien aux silences que nous connaissions j'avais stupidement annoncé que ca faisait longtemps. Ce qu'il confirma.  Bien évidemment que cela faisait un bout de temps que nous nous étions perdus de vue...  Par ma faute. Pour le coup, ma réflexion avait été inutile. Exactement comme la suivante. Évidemment qu'il était la dernière personne que je m'attendais à voir. A cela, il sourit...  J'adorais son sourire. Il m'avait tant de fois ramené le mien... Il avait quelque chose que ceux des autres n'avaient pas. Quelque chose en plus qui me faisait rayonner également. Il devait sentir mon embarras, c'était peut-être pour cela qu'il souriait de cette manière.  J'essayais par tous les moyens de me détendre mais rien n'y faisait. Cela faisait tellement longtemps que je ne l'avais pas vu que je ne savais pas ou plutôt plus vraiment comment me comporter avec lui.

Je l'observais. Il avait l'air perdu. Perdu dans ses pensées comme quand, par la fenêtre de ma chambre, il regardait dehors le front contre la vitre. Pendant ce temps, j'apprenais chaque trait de son visage, chaque angle, chaque trace. Je passais autant d'heure à faire cela que lui à regarder par le carreau. Je ne m'en lassais jamais. Et ne demandais rien de plus. Je ne l'obligeais pas à venir, je ne l'obligeais pas à rester à mes côtés des journées et des nuits entières à la chaîne. Je ne l'obligeais à rien et ne lui demandais jamais rien. Je n'avais, en fait, pas besoin de le faire. Il comprenait. Il savait ce don j'avais besoin. Il savait que j'avais besoin de lui. Uniquement lui. Nous pouvions alors rester des heures ainsi sans rien nous dire. Parfois, j'étais la seule qui le fixait bêtement en pensant à un tas de choses le concernant. Je le connaissais comme je me connaissais moi même et pourtant j'avais l'impression de ne rien savoir de lui. Il dégageait quelque chose de mystérieux, d'indéchiffrable. Quelque chose qui m'intriguait et qui m'amusait. Il y avait des moments où pour rien je souriais. Il suffisait que je le sache là pour que je me sente bien. Il était un peu comme de l'oxygène. Peut être comme un frère ... C'était ce que je me disais et pourtant, parfois, je n'étais pas sûre de le voir de cette manière.
A force de le regarder penser, je m'étais mise à faire comme lui, et très vite je stoppais le courant de mes pensées pour éviter que tout ne dérive vers des choses que je ne voulais pas me rappeler. Des souvenirs trop douloureux, trop éprouvant que lui aussi, partage avec moi. Nous étions là, assis comme deux idiots à ne rien nous dire jusqu'à ce que j'étale lamentablement le sujet sur la table. << Est-ce que tu m'en veux ? >>. Abrutie. Est-ce que j'avais peur de sa réponse ? Oui, terriblement. Plus encore que je n'avais eu peur de sa réaction à l'instant où je m'étais présentée à sa table. Regrettais-je d'avoir posé cette question ? Oui et non ... Rien n'avait jamais été tabou ou interdit entre lui et moi, alors je n'imaginais pas une seconde que ça puisse commencer maintenant. Et pourtant, à cause de la peur grandissante en moi, j'avais envie que les mots reviennent dans ma bouche aussi vite qu'ils étaient sortis. Je voulais qu'il ne les ai pas entendu, qu'il n'ai rien remarquer, mais ce n'était pas possible. Me mordillant la lèvre inférieure, je savais qu'il allait réagir.

<< Si je t'en veux ? Comment pourrais-je t'en vouloir ? J'en suis incapable. Je ne souhaite qu'une seule chose, c'est que tu sois heureuse, peu importe où et avec qui. La seule chose que j'aurais aimé... c'était des nouvelles, au moins savoir si tu allais bien. Si tu n'avais pas peur, ou triste. Un signe de vie. >>

A ces mots, et pour la je ne savais combien de fois depuis que j'étais avec lui, je ne pouvais m’empêcher de rougir. Il était comme avant, tellement adorable et si compréhensif. J'avais l'impression que quoi que je pouvais faire, il serait toujours la pour arranger mes erreurs. Et pourtant, soulagée par sa réponse, un immense sentiment de culpabilité s'emparait de moi. Je savais que ce que j'avais fait n'avait rien de bien mais ce qu'il me disait à présent rajoutait une couche sur ce sentiment. Comment avais-je pu faire une telle chose ? Je me posais la question pour centième fois depuis que j'étais avec lui. Sérieusement, comment ? Comment avais-je pu être aussi stupide et égoïste ? Enfin ... L'avais-je vraiment été ? En partant je n'avais pas réfléchis une seule seconde. Pour moi, le seul fait de retrouver ma soeur m'importait. Je n'avais même pas envisagé qu'il pourrait s’inquiéter. En fait, j'avais peut être cru sans m'en rendre compte que seul lui comptait pour moi et que l'inverse n'était pas vrai. Si c'était cela, je m'étais trompée. Je comptais pour Davy, surement autant qu'il comptait pour moi. J'en avais là une preuve. Il aurait voulu un signe de vie. Il m'aurait été si facile de lui en donnait un ... Mais je ne l'avais pas fait. J'avais pourtant si souvent pensé à lui ... J'étais vraiment stupide. Fragile comme je l'étais, toutes ces choses qui me venaient à l'esprit me donnaient envie de pleurer. Tu es trop faible, Fawn ... Oui, je sais ... Mais avec lui, c'est différent, pas vrai ? Oui, ça l'est ... Pourquoi ? Je n'en ai aucune idée, c'est surement ça le pire.
Je le fixais, les yeux légèrement humide, luttant pour ne pas laisser couler des larmes qu'il avait si souvent sécher. Je n'arrivais pas à déterminer leur nature. Joie ou peine. Un peu des deux surement. Je me sentais affreusement mal, mordais l'intérieur de ma joue pour penser à autre chose qu'aux choses qu'il éveillait chez moi. Mais c'était impossible de lutter. Tout cela m'agaçait. Je ne me comprenais pas. Je n'arrivais plus à me comprendre. C'était dans ce genre de situation que j'avais besoin de lui, mais après tant de temps, était-ce raisonnable d'en attendre autant de sa part ...
Je ne voyais plus très bien. Mes pupilles semblaient embuées. Rapidement, je baissais la tête vers mes cuisses avant de fermer mes paupières. Zut. Une goutte d'eau salé venait de faire apparaître sur mon jean une tâche plus foncé que la couleur normale du pantalon. J'allais encore avoir l'air stupide. Non. Je l'étais. Bêtement, mes lèvres s'étiraient en un sourire contrastant avec les deux ou trois larmes qui roulaient sur mes joues. Pourquoi pleurais-je ? Je ne le savais pas. Mais tout était lié à lui.

<< Je sais pas ce qui est le pire entre te revoir ... D'un coup, comme ça, après être partie ou ... Je suis tellement ... bête ... J'ai tellement de fois penser à ce que tu pouvais être en train de faire ... Et pourtant jamais l'idée de t'envoyer un message ne m'a traversé l'esprit ... Faut dire qu'avec Bambi, on a plus jamais parlé de toi ... >>

Qu'étais-je en train de dire ? Les choses sortaient dans le désordre sans que je n'en contrôle le sens. De ma main droite, je recalais mes mèches rousses derrière mon oreille, essuyais rapidement mes joues et relevais la tête vers lui, toujours ce fin sourire sur les lèvres.

<< Et ironie du sort, pour pas changer, je pleure encore en étant avec toi ... Faut croire qu'on peut pas éviter ça. >>




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MessageSujet: Re: Certaines personnes pourront faire ce qu'elles voudront, elles finiront toujours par se retrouver ... [Davy] <3   Ven 12 Déc - 22:04

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Lorsqu'elle posa sa main dans la mienne, je ne pus empêcher mon cœur de faire un bond dans ma poitrine. La chaleur qui émanait d'elle était si intense, si... Pour tout dire, je n'avais même pas de mots pour expliquer à quel point je trouvais ce contact magique. Un sourire s'étira de nouveau sur mes lèvres, elle se souvenait de notre salue. Elle se souvenait de nous. Par la suite, Fawn s'est assise à la chaise qu'Egor avait laissé pour elle, et je me rassis également, ne la perdant pas des yeux, de peur qu'elle ne disparaisse à nouveau. 

Elle réfléchissait, cela se voyait à la façon dont elle se comportait. Le stress de se retrouver devant moi de nouveau également. Je connaissais bien ce geste, remettre sa mèche de cheveux derrière son oreille de manière systématique. Je ne peux m'empêcher de sourire. Elle n'a pas changé, du moins, pas tout à fait. Bien entendu corporellement, elle était devenue une femme affirmée, mais j'étais persuadée qu'intérieurement, elle était la même qu'à l'époque où elle m'avait quitté.  J'observais cette main, dotée de cinq longs doigts, qui caressaient cette magnifique chevelure rousse avec nervosité. J'eu subitement envie de prendre de nouveau cette main dans la mienne, histoire de lui montrer qu'elle pouvait maintenant se détendre. C'était peut-être égoïste, mais j'étais heureux qu'elle ait encore ses peurs, car je savais qu'à une époque, j'avais été capable de la soulager. Et maintenant que je venais de la retrouver, je comptais bien le faire de nouveau, et cette fois-ci, je ne la laisserais plus jamais disparaitre.  

Elle me lança alors un, ça fait longtemps. Une phrase bateau, passe partout, qui avait le don de briser la glace entre deux personnes, habituellement. Cependant, entre elle et moi, c'était différent, ce mur de glace, nous le formions ensemble, et sans trop savoir comment, il nous séparait et nous ramenait l'un vers l'autre inlassablement. Je ne pouvais pas l'expliquer, mais d'une certaine manière, le destin était désireux de nous voir ensemble. A deux nous étions meilleurs, à deux nous étions un. 

- Oui... Il est vrai que ça fait un bout d'temps.

Je me souvenais du jour où j'avais appris qu'elle était partie. Elle ne m'avait laissé aucune lettre, aucun message vocale. Elle était juste partie. A cette époque, c'était Jared, qui était venu me consoler, me disant que ce n'était pas si grave, et que, si nous étions liés d'une quelconque manière, nous trouverions le moyen de nous retrouver. Il avait dit cela comme pour se convaincre lui même, et j'étais persuadé qu'il avait dit cela pour lui et Cassidy également. Cependant, il avait eu raison, le vide qu'elle avait créé en partant indiquait qu'elle avait une importance capitale quant à la bonne continuation de mon moral. Et le fait de penser qu'un jour nous allions nous retrouver m'avait permis de faire face, et d'avancer. 

Fawn me sortie de mes souvenirs lorsqu'elle répliqua que j'étais bien la dernière personne qu'elle pensait voir ici. Elle n'avait pas tord, moi-même, je n'aurais jamais pensé la voir là. Enfin je veux dire, avec tant de monde autour. Je lui souris, avec elle, ça ne pouvait être autrement. Je retrouvais la partie manquante du puzzle qui constituait ma vie. Et je ne pouvais pas être autre qu'heureux d'une telle chose. Je voulais me lever et la prendre dans mes bras, comme la première fois que nous avions eu un tel contact physique. Mais je me retins, je ne savais même pas si j'avais encore le droit d'être si intime avec elle. Je ne disais rien, l'observant toujours. 

Mon esprit repartit vagabonder dans le torrent de mes souvenirs, puis plongea dans notre premier contact intime. Elle était venue me rendre visite peu après la fin d'un bal organisé par ma famille. Elle était arrivée discrètement dans ma demeure, aidée à l'époque par Egor qui l'avait trouvé errant dans le jardin en pleine nuit. Il l'avait faite entrer dans ma chambre alors que je dénouais la cravate qui m'étranglait depuis le début de la soirée. Elle s'était présentée à moi, frigorifiée, tremblotante. Son regard rempli d'incertitude et d'incompréhension. Je m'étais figé devant elle comme si c'était la première fois que je la voyais. Elle était perdue, complètement. 

Je m'étais alors avancé lentement, puis lui avais pris la main. La froideur de sa peau me surpris, à tel point que mon corps avait tressauté. Son regard clair et le mien s'entremêlèrent,  sa lèvre inférieure tremblait. Elle se retenait de laisser couler ses larmes. Et c'est alors que je su, je su que jamais je ne laisserais ses larmes couler sans rien faire. Je voulais être celui qui apaiserait ses peines. Je voulais être le seul. 

Ça avait été un sentiment égoïste, mais je n'en avais pas eu honte. Elle avait alors prononcé mon nom. D'une voix fragile, tremblante. Mon cœur avait loupé un battement. Je ne pus retenir mes actes, de ma main libre, j'avais caressé la chevelure rousse de la jeune femme. Cette chevelure flamboyante que j'avais tant aimé regarder. Et ses yeux clairs, scintillants dans la lumière à cause des perles que formaient ses larmes en ses creux. Ses lèvres légèrement rosées, frémissantes, qui prononçaient les syllabes de mon nom d'une manière affreusement envoûtante. Elle était la sorcière à la pomme empoisonnée de sentiments, et j'étais l'homme qui allait y croquer à pleine dent. 

Je l'avais alors encouragé à venir auprès de moi, laissant descendre ma main le long de son crâne afin d'arriver au milieu de son dos, et effectuer une légère pression afin de la tirer vers moi. C'est alors qu'elle avait laissé la dernière barrière se briser entre nous. Elle me dévoilait ses peines, ses craintes. Elle me laissait voir apparaître ses larmes perlant sur ses joues roses, alors que je la maintenais entre mes bras, l'enveloppant de tout mon être. "Je ne te laisserais jamais seule... je te le promet". 

- Si je t'en veux ? Comment pourrais-je t'en vouloir ? J'en suis incapable. Je ne souhaite qu'une seule chose, c'est que tu sois heureuse, peu importe où et avec qui. La seule chose que j'aurais aimé... c'était des nouvelles, au moins savoir si tu allais bien. Si tu n'avais pas peur, ou triste. Un signe de vie. 
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MessageSujet: Re: Certaines personnes pourront faire ce qu'elles voudront, elles finiront toujours par se retrouver ... [Davy] <3   Ven 12 Déc - 21:02

Je faisais tout mon possible pour cacher ma détresse, mon angoisse, ma peur qu'il ne me rejette, qu'il s'en aille, gêné de ma présence. J'avais peur qu'il me déteste. Après tout, il avait toutes les raisons possibles et inimaginables de vouloir que je disparaisse, que je le laisse tranquille. Disparaître. Ça je savais faire, visiblement. D'ailleurs, je ne m'étais pas gênée. J'étais partie, comme ça, l'abandonnant sans rien lui dire. J'avais fuis, je m'étais cachée. J'avais tout gâché, tout brisé. Cela encore me faisait comprendre à quel point j'étais quelqu'un d'égoïste. J'étais centrée sur moi même, ne me préoccupant même pas de ce que je pouvais infligée aux autres, à mon entourage, à lui. J'étais la, debout près de la table, un fin sourire sur les lèvres. Un sourire timide, à mon image. J'avais pris mon courage à deux mains et je m'étais lancée, demandant de la voix la plus familière possible si cela les dérangeait que je m'assois avec eux. Une seconde, deux secondes. La boule dans mon ventre ne cessait de remuer. Elle allait de plus en plus vite jusqu'à ce qu'Egor lève la tête vers moi. "oh, c'est vous?!". Mon sourire s'étirait un peu plus. Lui au moins m'avait reconnu. Mais le principale concerné n'avait pas encore bougé. Sûrement était il beaucoup trop concentré sur ce qu'il était en train de faire. La paperasse sur la table témoignait sans aucun doute de ses nouvelles responsabilités. Puis, à peine son garde du corps avait fini de prononcer sa phrase, qu'il redressa son visage vers moi. Il n'avait pas changé. Moi, peut être un peu ... Son visage n'exprimait rien. Vraiment rien du tout. Je cherchais quelque chose qui me dirait qu'il était un peu content de me voir, mais il n'y avait rien. Le néant. Je le regardais, le fixais et essayais de lire en lui, de percevoir et ressentir ses sentiments, qu'il me les fasse parvenir, les partage avec moi mais la je n'y parvenais pas. Je n'arrivais pas à comprendre, ou ne parvenais plus. Il y avait une époque où j'en étais capable et lui autant que moi, mais j'avais tout gâché. Nous avions été tellement proche l'un de l'autre que plus rien n'était un mystère entre nous. Nous savions tout l'un de l'autre. Nous n'étions qu'un. Et pourtant, la, à ce moment précis dans ce starbucks, je me tenais debout devant lui, dans l'incapacité de le comprendre, comme avant ... Comme si nous nous rencontrions pour la première fois.

Il semblait enfin comprendre et envoya balader egor quand celui ci cru bon de lui préciser qui j'étais. Je dois avouer que cela m'avait un peu blessé ... Avait-il réagi seul ou grâce à son garde du corps ? M'avait-il réellement oublier ? Pendant quelques secondes mon visage perdu son sourire. Mais cela ne dura pas vraiment longtemps. En quittant la table, Egor se courbait en signe de politesse pour me saluer. Ces deux la m'avaient toujours donné l'impression que j'étais une princesse avec leurs manières très soutenues. Je suivais un instant l'homme du regard jusqu'à ce qu'il disparaisse à l'extérieur. Il était gentil dans le fond, malgré son apparence un peu froide. Il s'en allait et trop occupée à le trouver aimable, je n'avais pas fait attention à la réaction déjà plus présente de Davy. Quand mes yeux clairs se portaient de nouveau sur lui, il affichait un sourire que je connaissais dans tous ses recoins. C'était le sourire auquel j'avais droit chaque fois qu'il était avec moi, mais cette fois ci, il y avait quelque chose en plus, quelque chose que je ne parvenais pas à définir. Je ne savais pas si c'était bon ou mauvais mais il y avait quelque chose en plus. Il ouvrait les lèvres pour reprendre son souffle comme si sa respiration s'était coupée pendant un court moment. Il était proche de moi, tellement que je sentais son parfum, le même qu'avant. Il était près de moi, son visage à quelques centimètres du miens. Cela faisait trois minutes peut être que nous étions debout et sûrement que des gens devaient trouver notre comportement étrange mais je n'y pensais pas une seconde. J'étais omnibulée par son visage, ses traits que je connaissais comme les miens. Son odeur, son sourire. Je crois alors que ça m'avait manqué ... Je n'en suis pas certaine. La situation était étrange. Pour les autres, pas pour moi. Puis il me tendit sa main. Je ne pouvais alors m'empêcher de rougir. Mes joues s'empourprèrent et mon cœur ne cessait d'accélérer. Je reconnaissais ce geste et sans plus attendre, y répondit. Je posais la paume de ma main dans la sienne avant qu'il ne prononce mon prénom. Sa voix me fit défaillir. Depuis combien de temps n'avais-je pas entendu cette manière de m'appeler ? Cette façon de prononcer mon prénom. Ça pouvait sembler banal mais sortant de sa bouche ça ne l'était pas. À cet instant précis,  j'étais incapable de définir moi même ce que je ressentais. Tout ce mélangeait. Comme si mon coeur, mon esprit ne faisait plus la part des choses. A présent,  il n'y avait plus que lui et moi. Les gens autours de nous avaient disparu.

Je pensais. Réfléchissais beaucoup trop. Frustrée d'être dans l'incapacité de lire en lui comme dans un livre. J'avais oublié comment faire et ça me détruisait...  Peut être lui aussi avait-il oublié comment s'y prendre. Seul ce salut que nous faisions depuis notre rencontrer semblait être resté entre nous. Comme si tout ne tenait plus qu'à cela. Puis je me demandais ce qu'il avait bien pu faire depuis depuis tout ce temps.

<<  Ça fait longtemps, Davy...>>

Je paniquais. Intérieurement,  c'était pa catastrophe, comme si un tsunami de bonheur se déversait en moins en même temps qu'un volcan de regret entrait en irruption. Mon coeur battait la chamade parce qu'il était la.  Lui, il était là,  avec moi.  Je voulais croire alors qu'il était la pour moi, comme chaque fois qu'il venait à Québec. Après quelques instants, je m'asseyais à la table où trainait une seule des deux boissons chocolatées que j'avais vu en arrivant. On buvait cela. Avant. Quand nous sortions sur la terasse de ma chambre en plein hiver.  Je me souvenais de tout, d'un coup. Tout remontait à la surface, comme si tout venait d'arriver. Chaque moment passait avec lui faisait écho dans ma mémoire. Je revivais tout. Assis l'un face à l'autre, un silence s'installait.  Je ne voulais pas de cela. Gênée,  je tripotais une longue mèche rousse en la replaçant toutes les trentes secondes derrière mon oreille.  C'était un signe de stresse, qu'il allait sans aucun doute déchiffrer. Pas trop tentée pour rester en silence face à lui,  je me lançais de nouveau...  

<<  S'il y a bien une personne que je ne m'attendais pas à revoir surtout ici, c'était toi...  >>

C'était vrai. Plus que vrai. Qui aurait cru qu'on se retrouverait ici, maintenant, après que je ne sois partie...  D'ailleurs, m'en voulait-il ?
Hésitante,  je ne sais pas pourquoi mais je pensais que nous devions en parler.

<< Est-ce que tu m'en veux ? >>

Je ne précisais pas de quoi je parlais, il allait comprendre j'en étais persuadée, pourtant, il avait l'air supris que ce soit moi qui en parle. J'avais commis la faute, je devais l'assumer.  
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MessageSujet: Re: Certaines personnes pourront faire ce qu'elles voudront, elles finiront toujours par se retrouver ... [Davy] <3   Jeu 11 Déc - 19:52

DAVY                 Until We Bleed (ft. Lykke Li) by Kleerup on Grooveshark               FAWN
[CONTENU PEUT-ÊTRE CHOQUANT]



Ce jour là, je me réveillais de mauvaise humeur. Vous vous demanderez certainement pourquoi. La réponse était simple, je m'étais endormi tard la veille, ou devrais-je dire, quelques heures plus tôt. Tant et si bien que mort de fatigue, j'en oubliais de fermer le verrou qui me tenait en sécurité dans ma chambre.  Le cauchemar débuta lorsque j'ouvris les yeux, sentant que je n'étais pas seul dans mon lit. Quelle ne fut pas ma surprise de découvrir Cassidy, ma pouffiasse de cousine allongée à mes côtés dans une nuisette bien plus provocante que nécessaire. Je m'écartais, roulais, puis tombais du lit, apeuré. La jeune fille se redressa lentement, un sourire plus qu'explicite peint sur sa bouche légèrement maquillée. 

Tout en l'observant, les sourcils froncés, je ne pus m'empêcher de me dire qu'elle s'était levée tôt exprès pour se préparer à venir dans ma chambre. Je me redresse à mon tour. Une fois sur mes jambes, mon regard plonge dans le sien. Même son regard envoyait des appels au sexe. Je passais ma main sur mon visage, laissant échapper un long soupir de désespoir. La jeune fille attrapa ma couette afin de se découvrir entièrement, me laissant une vue imprenable sur son corps légèrement couvert par un tissu semi-opaque, et ses longues jambes qui devaient certainement en faire fantasmer plus d'un. 

- Tu viens te coucher ? Me lança t-elle d'une voix langoureuse. 
- Vas te faire foutre connasse. 

Je me retournais, et ouvris violemment la porte de ma chambre afin d'appeler Egor. Il était hors de question que je pose ma main sur elle encore une fois. C'était... trop dégoûtant. Celui-ci rappliqua, et à la vue de la demoiselle, il s'indigna. Mon garde du corps devait certainement se demander comment faisaient ses parents pour la supporter. Et j'étais persuadé qu'il se disait également un truc du genre : Moi si j'étais son père, ça ferait bien longtemps que je lui aurais exploser les genoux à coup de clef à molette pour lui apprendre la pudeur. 

Les bras croisés, ne voulant même pas regarder ma cousine, je fis un signe de tête à Egor. Celui-ci compris très vite, et il s'approcha de Cassidy afin de la chopper par les hanches et la mettre sur son dos comme un sac de pommes de terre. La jeune fille hurle, je sais qu'elle déteste Egor car il est une barrière colossale entre elle et moi. Egor ne dit rien, il sort de la chambre Cassidy hurlant à la mort après moi, me disant que je ne sais pas ce que je rate, et qu'un jour je regretterais de n'avoir jamais baiser avec elle. 

Personnellement, je veux pas savoir ce que je rate, et puis j'ai ma petite idée. Comme une pluie de MST. J'appelle ma technicienne de surface, et lui annonce que j'aimerais qu'elle sorte m'acheter de nouveaux draps, des draps en soie de préférence, en Asie. Avec le Jet de la compagnie, elle pouvait aisément partir ce matin, et revenir le lendemain. Je lui demandais de jeter ces draps là, et que ce soir, je dormirais certainement à l'hôtel, ou bien chez Adrian.  Elle acquiesce, je la remercie de ses services et me dirige vers mon dressing. Je prend une chemise blanche et un pantalon noir. Je ferme la porte et entre dans la salle de bain pour mon rituel matinal. Comme d'habitude, je m'endors sous l'eau brûlante de la douche. Je sors trente minutes après, me sèche, enfile un caleçon et me regarde longuement. Je me trouve toujours aussi maigrelet et me demande comment je vais faire plus tard, si je dois encore grandir. Je deviendrais une asperge avec la carrure d'une brindille. Mes cheveux n'ont aucune tenue, je les coiffe sur le côté, comme d'habitude. J'enfile mes vêtements, puis descend dans le salon. Cassidy regarde la télévision. La chaîne shopping, comme d'habitude. Je ne fais pas attention à elle et me dirige vers la salle à manger, le repas est déjà servi, j'avale goulument le contenu de mes assiettes et remonte dans la salle de bain afin de me brosser les dents. 

Egor me dit qu'il est l'heure de partir, je regarde ma montre, en effet, l'après midi était déjà entamé, et j'avais plusieurs choses à faire cet après-midi pour Hope International, bien évidemment. Cependant, j'avais demandé à Egor de m'emmener dans un endroit où je pourrais trouver cet instant de travail plus amusant. Il avait choisi le Starbucks, pourquoi pas. Après tout, j'allais trouver le cadre plus divertissant que mon cadre de travail habituel. Pour être précis, ce cadre était ma chambre.  


Nous nous sommes mis en route, assis à l'arrière de la limousine, je lisais la tonne de paperasse que me tendait petit à petit Egor, assis à mes côtés. Pour être honnête, je ne ferais plus jamais une chose pareille, la lecture en roulant, ça n'avait rien de bon, et provoquait en moi une envie de vomir monumentale. Il m'annonça soudainement que nous venions d'arriver à destination, alors que j'étais penché en avant, la tête entre les jambes, essayant vainement de contrôler ma respiration à l'aide d'un sac en plastique. Il sort, et je sors de la voiture après lui, légèrement patraque, je crois que je ne marche pas droit car j'ai un mouvement de recul une fois sur mes deux jambes. Je m'appuie contre la voiture, nauséeux. Egor prend mes lunettes de soleil, rangées dans la poche avant de ma chemise, et me les pose sur le nez afin que je ne sois pas ébloui par le soleil. Étrangement, ça va mieux. Je le remercie, et nous entrons dans la salle. Je vais m'asseoir pendant qu'Egor nous prend deux boissons chocolatés. Une fois que celui-ci arrive, nous entamons le travail. Il me regarde et me conseille. Je l'écoute avec attention, mais au final, c'est moi qui prend les décisions. Tout ce passe bien jusqu'à ce que quelqu'un apparaît à côté de nous. 

Egor lance un "oh c'est vous ?!" Je redresse la tête, et fixe mes yeux bruns vers la jeune fille. Mon cœur s'arrête de battre en un instant. Tout semble se figer autour de moi. C'est elle. Je ne l'avais pas revu depuis ce qu'il me semble être des siècles. Je me souviens que la dernière fois que nous nous étions parlés, nous étions très proches, blottis l'un contre l'autre, elle me racontait ses peines, ses peurs. Et moi, je la serrais dans mes bras, comme si ce geste affectueux était le remède à tout ses maux. 

Elle m'observe de ses yeux clairs, et je me perd dedans. Mon visage, d'une impassibilité alarmante est dirigé vers elle. Je ne desserre pas les lèvres. Pensant que je suis en train de rêver. Nous avions rompus le contact il y a un certain moment, lorsque les fiançailles nous avaient été annoncée. Je passais ma main sur mon visage. Je n'avais pas été aussi décontenancé depuis longtemps. Fawn ne disait rien, et je sentais le regard d'Egor rivé sur moi, attendant ma réaction. Il tapota ma main et me lança un " C'est Miss Rivest mister Bolovitch". D'un signe de la main, je lui ordonnais de se taire. 

- Je sais qui elle est. Vas te promener veux-tu ? Nous finirons plus tard. Merci. 

Il sourit, heureux de pouvoir avoir du temps pour lui. Egor salue la jeune femme d'une courbette, prend les documents, les ranges et sort de la pièce, laissant une chaise à la jeune femme. Je me lève, et la regarde longuement, je n'arrive toujours pas à y croire. Je ne sais pas si je suis heureux ou non de la voir apparaître ainsi, car, pour tout dire. J'avais été blessé de sa soudaine absence. Après tout, elle était la seule. 

J'ouvris les lèvres afin de prendre une grande inspiration. Je m'étais suffisamment approché d'elle pour sentir son souffle contre ma poitrine, et mon coeur semblait gronder au fond de ma poitrine. Comme un volcan en éruption. Je lui fis un sourire,  puis lui tendis la main afin qu'elle pose la sienne. Nous faisions comme ça à l'époque, pour nous saluer. J'attendis patiemment, puis repris une nouvelle grande inspiration. 

- Fawn... 

Lorsque je prononce son nom, je me remémore  quelques vieux souvenirs. Je me souviens de la première fois où je l'avais vue, j'étais alors âgé de onze ans. Elle était arrivée dans une petite robe de la couleur de ses yeux, et avait été présentée à moi comme si nous étions obligés de nous connaître. Tel que l'on me l'avait appris, j'avais tendu la main, elle y avait déposé la sienne et je m'étais penché en avant, une révérence signe de respect. Nous avions grandis ainsi, nous voyant durant les banquets organisés par ma famille. Nous ne faisions jamais attention aux autres lorsque nous étions tout les deux, bien trop occupés à nous courir après, jouant à cache cache, et à trappe trappe au milieu des invités. 

En grandissant, nous nous installions dehors, sous le ciel étoilé, et nous parlions des heures et des heures, de nos vies, nos convictions, nos buts, nos rêves. Un véritable lien s'était créé entre nous, et c'était comme si j'arrivais à pouvoir me sentir entiers pour la première fois de ma vie. Elle complétait ma vie, elle était la moitié d'un tout, me rendant sentimental... 
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MessageSujet: Certaines personnes pourront faire ce qu'elles voudront, elles finiront toujours par se retrouver ... [Davy] <3   Jeu 11 Déc - 15:49

Je tournais et tournais encore et encore dans la chambre que j'occupais avec Bambi chez les Nu Zêta. Il n'y avait aucune raison particulière si ce n'était le fait que j'avais décidé de sortir l'après midi qui arrivait. Ça avait l'air anodin et les gens trouvaient cela souvent stupide que j'angoisse à l'idée de mettre un pied dehors mais pour moi c'était  une véritable épreuve. Ces temps-ci, j'avais quand même réussi à contrôler un minimum ma peur. Parfois j'allais en cours en toute tranquillité, sans stresser forcément, puis de autre j'étais incapable de sortir et d'aller mettre le nez en classe. Bambi était la première à subir mes crises, mais elle avait appris, depuis le temps à les gérer. Heureusement. Pour le coup, je savais que je pouvais compter sur elle. Nous étions toujours là l'une pour l'autre, même si elle était plus dans la capacité de m'aider moi que le contraire. Ça c'était par son caractère. Elle était beaucoup plus forte et courageuse que moi, qui ne cessais jamais de me défiler et de craquer à la première difficulté. Elle, aujourd'hui par exemple, elle était allée étudier, comme une adolescente normale pendant que moi, j'étais incapable de me décider sur l'endroit où j'allais aller pour vaincre ma phobies de l'espèce humaine.
Tantôt allongée, tantôt assise sur mon lit, je remuais tous les endroits possibles et inimaginable que en cette période de l'année pouvaient être remplis. Deux m'étaient restés en tête. Le centre commercial, privilégié durant les fêtes pour que toutes les familles puissent faire leur achat. Je pouvais facilement y croiser toutes sortes de personne. Hommes, femmes, enfants. Grands, minces. Gros, petits. Âgés et moins âgés. Ou alors, je pouvais tout aussi bien aller au starbucks, étant donné que j'aurai sans doute l'air moins idiote qu'aux magasins où j'allais errer sans rien n'acheter. Après quelques minutes d'hésitation, mon choix était fait. Starbucks me semblait être un bonne idée. J'allais y voir des gens d'environ mon âge, frigorifiés par la fraîcheur de la saison ... Enfin, si on pouvait parler de fraîcheur à Miami...

Aux alentours de quatorze heures et quart, je sautais dans la douche. Rapidement, je me lavais et cela fait, m'enroulais dans une serviette. J'essorais autant que je le pouvais ma longue chevelure rousse et la relevait en une queue de cheval, le temps de me les sécher correctement. Mes cheveux étaient une de mes fierté. J'aimais leur couleur rousse, j'aimais leur longueur et leur douceur. J'en prenais le plus grand soin, ou du moins j'essayais, sans pour autant le faire trop souvent, quand même. En quelques pas, je me retrouvais face à mes affaires. Je n'avais pas pris cinquante millions de truc en venant puisque je savais que Bambi avait déjà une grande partie, mais j'aimais bien mes propres affaires et rapidement, je sortais du placard un pull à mettre par dessus un espèce de chemisier qui ne se voyait pas et un jean, tout ce qu'il y avait de plus classique. Je ne sortais pas pour me faire remarquer. Loin, loin, loin de la. Débarrassée de ma serviette et enfin habillée. Je retournais près de la salle de bain et coiffais mes longs cheveux. Je dois avouer qu'ils étaient particulièrement soyeux et simple à coiffer, un coup de brosse de temps en temps suffisait à les mettre en ordre. Ça m'évitait donc de longue heure à lisser et arranger ma tignasse.
Le sac sur l'épaule et mes Dr Martens aux pieds, j'attrapais mon téléphone et quittait la chambre. Le téléphone était nécessaire à cette petite escapade, dans le cas où j'éprouvais le besoin d'appeler Bambi en renfort. Cela aussi ça m'arrivait. Il se pouvait que je sois prise de panique ou autre et qu'elle doive venir m'aider .... J'étais un véritable fardeau pour elle en y pensant.

Ma démarche était lente, signe de mon envie très réduite d'aller dans cette endroit surchargé de personne. Je préférais dix fois me retrouver seule en pleine forêt plutôt que de m'enfermer dans un café bondé d'adolescents et de jeunes adultes en tous genres. Le pire, c'était largement les couples. Je ne parvenais pas, ou plus, à concevoir l'amour. Je n'avais sûrement jamais su le faire en fait. Oui, c'était sûrement cela. Pour moi l'amour, c'était une notion très vague que j'avais cru ressentir pour Siegfried, mais ce n'était sûrement pas cela. Si c'était bel et bien de l'amour, alors c'était ridicule. Non, ça n'avait pas été cela. Dans tous les cas, je regrettais. Je regrettais de m'être fait bernée mais j'avais ouvert les yeux et j'avais fermé les portes ... C'était la dernière fois que je montrais ma faiblesse. Faiblesse bien réelle quand on y pensait. Beaucoup trop réelle et beaucoup trop présente.
Je pensais à beaucoup trop de chose en même temps. Mon esprit s'embrouillait, comme à chaque fois que je réfléchissais trop. Alors il fallait que je me vide la tête. J'essayais d'accrocher sur autre chose et mon regard se portait sur le café qui apparaissait à ma vision. J'y étais presque et dans mon ventre tout se nouait. C'était une terrible sensation que je ne connaissais que trop bien et encore, cette fois ci, elle était moins intense. Je la sentais à l'intérieure de moi comme un rongeur qui me détruisait à l'intérieur. Ma gorge était sèche. La psychologue ne servait décidément à rien. Ça n'avait rien fait, mes séances ne servaient à rien. Est-ce que cela marchait pour Jared ? Ce jeune était particulier, intriguant. Mais je décidais de ne pas penser à lui. Il fallait que je reste sereine et calme.

Seulement quelques mètres me séparaient de la grande porte d'entrée. Je longeais la vitrine du café, à laquelle des tables à l'intérieur était collées. Je tournais la tête pour regarder un peu s'il y avait beaucoup de gens comme je le pensais et ...Je ne m'attendais pas à cela. Je ne m'attendais pas à ce qu'un simple regard anodin tombe sur lui. Je me figeais. Je me retrouvais la, près de la porte, incapable de bouger, incapable de penser correctement, d'analyser les mouvement. J'étais privée de mes sens. Peut être qu'en fait ce n'était pas lui. Je fermais les yeux et les rouvrais instantanément pensant que j'avais rêvé mais non. Malheureusement ou heureusement, ce n'était pas le cas. Qu'est-ce qu'il faisait la ? Qu'est ce que Davy faisait la? Indécise, je m'écartais du starbucks quelque minutes. Je ne savais plus trop quoi faire. Mon premier réflexe fut d'attraper mon téléphone. Je stressais. De le voir là, assis à cette table dans ce café pile le jour ou j'avais décidé d'y aller ne pouvait pas être une coïncidence. Je commençais à me poser un tas de question en composant le numéro de Bambi pour lui envoyer un sms. Davy est à Miami, j'espère que tu n'étais pas au courant ! Tu aurai pu me prévenir, si c'était le cas ! Je ne sais pas comment faire ... Réponds moi !. Deux minutes, trois minutes. Puis cinq. Pas de réponse. Okay. J'inspirais et expirais le plus possible pour me détendre. Pour ne plus paniquer. J'essayais la technique de la psychologue, c'était un terrible échec. C'était confirmé, j'allais peut être arrêter d'aller à nos rendez vous. Je fixais mon téléphone puis le strabuck tour à tour. Je ne comprenais pas comment il pouvait se trouver la à quelques mètres seulement de moi. Cela faisait un bon petit moment que nous ne nous étions plus vu ... Pour x ou y raison en plus. Je ne savais pas bien pourquoi ... Enfin, si un peu ... Avec son histoire de famille et de riche entreprise, il devait être très occupé. J'avais entendu Bambi dire qu'il allait reprendre les affaires, mais comme chaque fois que le sujet s'étendait trop sur lui à table ou ailleurs et que nous étions en famille, je fuyais. L'histoire du mariage arrangé ne me plaisait pas trop et je préférais éviter de m'y attarder le plus possible. J'adorais Davy ... Enfin, je n'en savais trop rien au fond ... Disons simplement que tout était beaucoup trop compliqué pour que nous nous apprécions réellement ...

J'avais l'air bête face au café à compresser nerveusement mon téléphone. J'avais trois options, soit je rentrais et l'ignorais, soit je rentrais et allais le retrouver ou bien je fuyais. Je refusais catégoriquement la dernière possibilité. Mon épreuve du jour ne devait pas tomber à l'eau même si elle se voyait beaucoup plus compliqué que prévu.
Inspiration.
Expiration.
Go.
D'un pas hésitant, je me dirigeais vers l'entrée sans encore savoir si oui ou non j'allais lui parler. Mon choix se ferait sûrement au dernier moment. Je n'avais qu'à faire au feeling. Rangeant mon téléphone dans la poche arrière de mon jean, je poussais la porte. La chaleur qui faisait à l'intérieur et l'odeur de chocolat chaud et de café chatouillait mes narines. Pendant un temps, je me sentais bien mais l'angoisse revint quand je restais figée et que je sentais des regards sur moi. Que fait elle ? Pourquoi reste t'elle plantée devant la porte comme ça ? Voilà ce qu'il devait tous ce dire.  Mais je devais passer outre, ne me concentrer que sur Davy. Uniquement sur lui et la meilleure chose à faire ... Allait-il me reconnaître ? Après tout le temps que nous avions passé ensemble, c'était obligé. Allait-il être content de me revoir ? Honnêtement je n'en savais trop rien. Je ne savais même pas si moi même j'étais heureuse de le savoir à Miami. Je me demandais si il n'avait pas été envoyé dans l'unique but de me convaincre à reparler du mariage. Non ... Il n'était pas comme ça. Pas lui. Il me connaissait. Il savait parfaitement comme j'étais. Peut être qu'en fait il n'était même pas au courant que j'étais ici ... Toutes ces questions se bousculaient dans ma tête jusqu'à ce que j'avance vers sa table. Mon cœur s'accélérait et comme un tic de stress, je passais et repassais ma main dans mes cheveux en les plaçant chaque fois mieux derrière mon oreille. Mes yeux regardaient tantôt sa table, tantôt le sol puis presque sur le point d'arriver près de lui, je reconnus egor. Le garde du corps de Davy. Je le voyais chaque fois que Davy venait me voir, mais pas longtemps. Disons que ce grand bonhomme savait être discret. Il me semble qu'il était gentil et compréhensif. Il laissait Davy tranquille quand nous étions ensemble ... Surtout après l'événement. Lui, Bambi et ma mère étaient les seuls à pouvoir pénétrer dans mon antre, autrement dit, ma chambre. À ses souvenirs, je ne pus me résoudre à abandonner et à faire demi tour ... Je m'approchais alors de la table aussi tranquillement que possible et une fois près deux, je me lançais.

"Ça vous dérange si je m'assois avec vous ?"

Ni l'un ni l'autre ne semblait m'avoir vu approcher puisqu'ils levaient tous les deux vers moi leur tête. Gênée, j'esquissais un mince sourire, priant pour qu'il ne reflète pas et ne trahisse pas mon angoisse d'être rejeté à ce moment précis.

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