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 Promenons-nous dans les bois, pendant que le loup n'y est pas ~ Ozvan

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MessageSujet: Re: Promenons-nous dans les bois, pendant que le loup n'y est pas ~ Ozvan   Sam 13 Déc - 15:47

Que faire ? Mais que faire ?! S'ils tentaient de descendre, il était certain que les deux jeunes gens se fasse ronger les mollets jusqu'au sang et bien que l'hypothèse n'ai pas l'air d'avoir un final mortel, cela n'enchantait guère Ozvan qui suivait d'un regard effaré l'animal sauvage qui ne les lâchait pas de ses petits yeux colériques. S'il s'en sortait, l'allemand se disait dès lors qu'il n'était pas près de remettre les pieds dans cette forêt. Dommage, lui qui avait cru voir cet endroit comme un lieu calme où il aurait la paix, c'était raté ! Il ne sera donc tranquille nulle part ? Tout à coup, son compagnon d'infortune lui tendit la dangereuse lampe torche qu'Ozvan regardait désormais comme étant l'objet fétiche de Satan en personne.

- Tiens, essais de le faire fuir en faisant de la lumière pendant que je cherche des sablés pour l'appâter autre part.

Ozvan regarda la lampe et la prit maladroitement, elle manqua de lui échapper des mains car il voulait conserver ces dernières pour s'accrocher à la lampe. Quand il eut l'objet dans une main, il crut ne pas pouvoir tenir, manqua de peu de perdre l'équilibre et en se rattrapant, manqua également de faire tomber l'objet. La lampe ricocha une ou deux fois entre ses frêles doigts malhabiles avant qu'il ne puisse enfin la tenir avec certitude. Le jeune rouquin obéit alors à Davy en allumant la lampe et tentant d'éclairer le regard vicieux de la bête mais celle-ci ne semblait guère impressionnée. On pouvait même dire qu'elle s'en foutait éperdument. Tant pis, l'adolescent rendit la lampe à Davy. Et maintenant ? Davy eut l'idée de lui envoyé un sablés pour voir si ça pouvait l'intéresser, au moins un peu plus que le faisceau de la lampe. L'animal vit le gâteau tomber et s'en approcha. Il le flaira dans un premier temps, passant sa langue dessus pour le goûter puis au final, il se mit à le dévorer. C'était sans doute leur seule chance. Mais Davy aurait-il assez de sablés pour leur permettre de s'échapper pendant que l'animal était occupé ?

- C-çç-ça l-lui pl-plaît on dirait, lui dit Ozvan, t-t-tt-t-ttu en as b-beaucoup ?

Ozvan demanda à Davy de lui passer son paquet de gâteau. Quand celui-ci accepta, le rouquin essaya de lancer un sablé le plus loin possible. Le gâteau disparu dans les broussailles plus loin mais le blaireau ne l'avait même pas vu. Stupide animal. Maintenant il attendait au pied de l'arbre sans bouger, le museau vers les garçons, attendant un nouveau sablé. L'idée des sablés n'étaient pas si bonne après tout. Maintenant l'animal avait une bonne raison de rester ! Ozvan laissa tomber un nouveau sablé. Le blaireau le mangea. Puis il en jeta un un peu plus loin afin qu'il le voit. L'animal se déplaça pour le chercher. Ozvan continua son petit manège, lançant les sablés de plus en plus loin, faisant partir le blaireau petit à petit. Lorsqu'il ne resta plus qu'un sablé, Ozvan tenta sa chance en le lançant à nouveau le plus loin possible. L'animal détala dans les buissons pour le chercher à nouveau, ayant comprit le système. C'était leur seule chance.

Ozvan voulu descendre, mais à la dernière minute, il se demanda : Comment ? Il était pressé par le peu de répit qu'il avait fourni ainsi que par la hauteur de l'arbre. Dans sa tentative précipité et mal calculé, il glissa, loupa une branche et se cassa la figure dans les feuilles mortes qui jonchaient le sol. Heureusement, il n'était pas tombé de très haut, mais il se redressa tout tremblotant, titubant sur les béquilles qui lui servaient de guibolles avant de jeter un oeil à Davy puis à l'endroit où le blaireau avait disparu. Ce dernier n'allait pas tarder à revenir. Le rouquin s'empressa alors de s'éloigner des lieux avec Davy, dans l'espoir de mettre le plus de distance possible entre eux et la bestiole.
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MessageSujet: Re: Promenons-nous dans les bois, pendant que le loup n'y est pas ~ Ozvan   Ven 12 Déc - 19:28

DAVY                 The Mystic Forest by 植松伸夫 on Grooveshark               OZVAN






Alors qu'Ozvan buvait goulument, l'abominable méchant loup apparut soudainement en bas de l'arbre dans lequel nous étions perchés. Toute griffe dehors, il tournait en rond autour de nous, enragé. Ses poils étaient hérissés sur son dos, et ses cris se faisaient de plus en plus stridents. Il nous voulait, je ne sais pas pour qu'elle raison... mais il nous voulait. Un blaireau, d'au moins une bonne trentaine de centimètre je dirais, nous observait de son regard féroce et son air vorace. Ozvan s'accrochait tant bien que mal à sa branche, et moi, j'essayais de me hisser encore un peu plus haut. Quelle connerie, on avait l'air fins tout les deux. 



Cependant, quelque chose s'imposa dans mon esprit, j'avais vu ou lu, quelque part, que bien que ces animaux soient considérés comme des carnivores ou omnivores, ne pouvaient dépecer ou tuer de grosses proies. Or, je me suis mis à penser que nous n'étions pas de grosses proies, Ozvan et moi. 
Je me demandais alors pourquoi ce blaireau nous avait pris en chasse. Après tout, il ne comptait pas nous manger ! Je regardais alors Ozvan qui semblait être dépité. Ni lui, ni moi, avions de rester perchés ici tout l'après midi comme projets. Je tendis la lampe torche à Ozvan. 



- Tiens, essais de le faire fuir en faisant de la lumière pendant que je cherche des sablés pour l'appâter autre part. 



Bien évidemment, je n'avais aucune idée de si oui ou non cette idée complètement débile allait marcher ou non, mais dans notre situation, mieux valait tout essayer. Après tout, nous n'allions pas rester ici toute notre vie ! Non pas que je ne trouvais pas cela intéressant comme activité, mais comment dire, mon entre jambe commençait à être assez douloureuse.



J'observais le garçon à mes côtés, ne savant pas trop quoi dire, ni trop quoi faire, attendant juste qu'il se décide à faire quelque chose, ou non. S'il ne réagissait pas, qu'allais-je faire ? Reprendre ma lampe torche et la balancer dans la tronche de l'animal ? Non... mauvaise idée, d'un, ça ne le tuerait pas, de deux, ça l'énerverait certainement encore plus.
Je pensais en suite, que peut-être, si je lui lançais un sablé, peut-être que ça l'occuperait suffisamment longtemps pour qu'Ozvan et moi puissions atteindre ma voiture et être en sécurité. Mouais, vu les compétences athlétiques d'Ozvan et les miennes, on aurait même pas eu le temps de poser les pieds sur le sol qu'il nous aurait déjà sauté à la gorge. Et si je lui sautais dessus, j'étais pratiquement certain que je me raterais, que je me briserais quelques os par la même occasion, et qu'en plus, l'odeur du sang attirerait la bête. Je l'imaginais déjà essayer d'extirper mes entrailles par les fractures ouvertes des différentes parties de mon corps. A cette idée, je tressautais. 



- EUARK. 

[HJ : désolé c'est vraiment pas fameux ]
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MessageSujet: Re: Promenons-nous dans les bois, pendant que le loup n'y est pas ~ Ozvan   Lun 8 Déc - 23:19

Pourquoi l'autre garçon s'en allait-il dans une autre direction ? Il était en train de retourner vers les profondeurs de la forêt, ce qui n'était pas une idée très lumineuse quand on savait qu'une bestiole n'était pas loin. Le cri qui retentissait non loin des deux étudiants n'avait rien de très rassurant. C'était stupide d'avancer en sa direction. De ce fait, Ozvan s'était arrêté en court de route pour regarder son ex-agresseur partir dans l'autre sens. Il était bien tenté de lui demander s'il était perdu mais une fois de plus, le rouquin avait peur de vexé celui qui avait déjà réussit à lui faire mal avant même de le voir. A vrai dire, Davy avait vraiment franchi le record. Au final, l'allemand se risqua à lui demander. Davy semblait faire une petite moue à sa question et s'avança vers lui. Avait-il l'intention de lui faire regretter cette question ? Ozvan le suivit d'un regard oppressé. L'autre jeune homme s'arrêta finalement devant lui avant de le fixer un long moment. Ces moments là, Ozvan allait vraiment finir par les haïr. Le dénommé Davy lâcha un soupire avant de demander à son tour à Ozvan sur un ton anxieux :

- Et.... et toi... t'es perdu ?

Une fois de plus, Ozvan nia d'un signe de tête.

- J-je suis p-pp-passé par l-là pour venir i-ici, je ne suis p-pas perdu, je connais le ch-chemin pour rentrer...répondit-il de sa petite voix craintive.

De ce côté là, il n'y avait pas de doute. Ozvan avait une très bonne mémoire. En deux jours il avait su mémoriser les moindres recoins de tout Wynwood ainsi que ses alentours, du moins le peu qu'il avait déjà eut l'occasion de connaître. Ce n'était pas bien compliqué pour lui de se repérer dans une forêt, sachant qu'il n'avait fait que marcher toujours tout droit et ceux, même en lisant son livre ! Soudain, un buisson près des deux adolescents se mit à remuer dangereusement.

- PUTAIN OZVAN IL EST LA ! hurla aussitôt Davy avant d'attraper Ozvan par le bras pour le tirer en courant à travers les bois.

Ozvan suivait malgré lui, maladroitement, trébuchant sur les pierres et les racines et manquant de se casser la figure à plusieurs reprises. Ils coururent longtemps. Au bout d'un moment, Ozvan commençait vraiment à fatiguer. La course, ce n'était pas son truc, aucun sport ne l'était, il était terrassé, à bout de souffle. Quand Davy s'arrêta enfin, le rouquin avait juste envie de s'affaler dans l'herbe, mais non, son camarade d'infortune voulait absolument monter dans un arbre. Grimper à l'arbre ? Mais Ozvan en était incapable ! Il observait Davy faire sa séance d'escalade mais quand se fut son tour d'essayer, il n'arrivait pas à se hisser à plus de 5 millimètre au dessus du sol. Ce mec était aussi souple qu'un radiateur. Il fut contraint de demander l'aide de Davy afin de se faire hisser comme un sac de pomme de terre. Une fois les deux en sécurité sur la branche, Ozvan pu enfin reprendre son souffle. Si toutefois il tenait sur la branche ! Il tremblait de tout ses membres, raide comme une branche elle même, ce qui ne l'aidait pas malgré la situation. Il avait du mal à maintenir son équilibre et sa peur l'empêcher de se concentrer ce qu'il fallait faire pour rester agripper. Davy proposa de l'eau à Ozvan, pour une fois, ce dernier, bien qu'hésitant au début dans un conflit intérieur qui lui disait "Je prends ou je prends pas ?", finit par accepter timidement. Soudain, la créature responsable de toute cette cohue apparu soudainement de derrière un buisson. C'était une créature trapue noire et blanche, assez grosse mine de rien avec des dents bien pointues et un air hargneux. D'ailleurs, elle grognait comme pas possible. Elle n'avait pas l'air contente du tout, c'était un blaireau et Ozvan savait comme ils avaient mauvais caractère ! La bestiole repéra les intrus et gronda à leur sort. Heureusement que ces machins ne grimpaient pas aux arbres. Cependant, il resta là à tourner en rond comme un lion en fureur, autour du tronc. Formidable...
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MessageSujet: Re: Promenons-nous dans les bois, pendant que le loup n'y est pas ~ Ozvan   Lun 8 Déc - 22:36

DAVY                 The Mystic Forest by 植松伸夫 on Grooveshark               OZVAN






Qui est le loup, qui est l'agneau ? Cette question se répétait encore et encore dans ma tête. Lequel de nous deux se sentait le plus en danger vis à vis de l'autre. L'homme est un loup pour l'homme. Cette phrase était bien connue. Malgré cela, en ce moment même, une autre bête semblait s'intéresser à nous. Et ce n'était pas pour me plaire. 

Lorsque je lui indiquais que dans un passé très proche, j'avais cru que c'était lui qui avait fait ce cri, il nia, et sembla de plus en plus inquiet. Ouais, c'était bien ce que je pensais, ni lui ni moi n'étions préparés à ce que nous pouvions trouver ici. Et ça m'étonnerais que la bête qui rôdait nous veuille du bien. Et pour tout dire, je n'étais pas certain que cette bête soit un lapin ou un faisan. Ozvan répliqua alors que nous devrions nous rapprocher de la ville, juste au cas où. Et comme si une lueur de lucidité apparue en nous, nous avions commencés à marcher, mais dans deux directions opposées. 

Plus du tout sûr de la direction que j'allais prendre, je stoppais ma course, me retournant afin de regarder le rouquin allemand qui se retourna également. Il me demanda si je m'étais perdu. Pour tout dire, j'en savais rien, tout ce ressemblait dans cette forêt de merde. Cependant, je me voyais mal dire à cet étranger que je m'étais paumé comme une merde. Et puis quoi encore ? Plutôt mourir que de dire à quelqu'un que je connaissais à peine que j'étais en détresse. L'avoir pris pour une bête sauvage était déjà bien suffisant à mon quota de honte quotidien. 

Je me suis avancé vers lui d'un pas assuré, puis le regarda longuement avant de jeter un oeil dans la direction où il comptait se rendre. De toute façon, d'un côté ou de l'autre, c'était pareil. J'avais l'impression d'être dans une boule à neige, ou alors dans une succession de miroir. Tout autour de moi, tout semblait identique, à croire que tout voulait que nous restions coincés dans cette fichue forêt. Je me laisser échapper un long soupir, puis plaqua ma main sur mon front, afin de la faire glisser jusqu'à ce qu'elle recouvre ma bouche. Je ravalais les quelques soupirs de désespoirs. Il n'était pas l'heure de se croire devenir le repas d'un lapin radioactif zombie nazi mangeur de'homme d'affaire - mafieux anglo-russe. 

- Et.... et toi... t'es perdu ? 



De nouveau des bruits de pas. Cette fois-ci, ils semblaient plus rapides, plus présents, semblant dévaster le parterre de feuilles mortes à une allure phénoménale. Un petit cri ! Celui d'un animal assoiffé de sang peut-être ? Je sursautais, scrutant la moindre brindille. J'observais Ozvan, je n'étais pas le seul apparemment à être en train d'avoir peur. 

Et c'est là que je le vis, le buisson dans lequel je m'étais caché quelques instants auparavant venait de bouger de lui même. Tremblotant nerveusement, comme si la chose était prête à nous bondir dessus, nous sauter à la jugulaire afin de nous vider de notre sang. 

- PUTAIN OZVAN IL EST LA !

Ni une, ni deux, je pris l'allemand roux par le poignet, m'élançant à travers les arbres et les fougères. Devant le danger un Hope avait deux solutions. La première était d'y faire face s'il connaissait son adversaire, la deuxième était de fuir car admettez-le, nos vies étaient bien trop précieuses pour être écourtées. Dans ce cas là, je n'étais pas du tout préparé, je ne connaissais même pas mon adversaire, et puis, je n'étais même pas certain que mon compagnon puisse m'aider en cas de danger. Imaginez vous, vous êtes à sa place, et vous voyez une bête enrager s'en prendre à quelqu'un qui vient de vous frapper avec une lampe torche. Vous courrez naturellement, le laissant à sa perte. Niez pas bande de lâches, je sais que vous l'auriez fait, parce que j'aurais fait pareil. 

Ce n'est qu'un quart d'heures de courses plus tard et l'activité escalade d'un arbre que nous nous sommes arrêtés de bouger. Cramponné à ma branche, je reprenais mon souffle, trop épuisé pour pouvoir dire quoi que ce soit. Quelques minutes passèrent sans que je ne dise un mot, puis, j'ouvris mon sac à dos afin de sortir la bouteille d'eau. Gentiment, j'en proposais à mon compagnon d'aventure. Putain, j'avais l'impression d'être le Hobbit parti dans sa quête de l'anneau de pouvoir. 
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MessageSujet: Re: Promenons-nous dans les bois, pendant que le loup n'y est pas ~ Ozvan   Lun 8 Déc - 15:37

Cette scène avait quelque de particulièrement loufoque. Les regards des deux jeunes gens se croisèrent sans ciller. Le silence de la forêt n'était troublé que par le chant des oiseaux. Ozvan trouva le courage de demander qui était son agresseur (quitte à mourir, autant savoir quelque chose avant !) Mais quand le nom de famille arriva, ça le tilta. Il reconnu le nom d'une boîte. Cela dit, on était jamais sur de rien, n'importe qui pouvait avoir le même nom de famille. Dans le doute, il demanda, l'autre approuva :

- Oui... Je suis le dirigeant d'Hope International.

Carrément le dirigeant ! Ozvan en était abasourdi, un mec si jeune, être dirigeant comme ça. incroyable, ça devait être la belle vie quand on avait autant de pouvoir, ce dont Ozvan inspirait tellement pour qu'on lui foute enfin la paix. A côté de ce garçon, lui n'était qu'un pion de la société. Mais que faisait un dirigeant dans une forêt de Miami, à se terrer sous des buissons pour balancer des lampes torches au premier venu ? Quand on était au sommet de la chaîne, on devait sans doute vouloir tout se permettre. Ozvan regarda l'étudiant lui sourire mais ce fut à ce moment là qu'il se souvint de son livre. Ou était-il celui là ? Tout en restant vigilant avec l'autre qui pouvait très bien tenté de le tromper, il se mit à regarder partout par terre à la recherche de son bien précieux. Mais où était-il ??

- Heu... tiens, je suppose que c'est ça que tu étais en train de chercher.


Ozvan se retourna subitement. L'autre garçon tenait l'ouvrage dans une main, retirant la terre parfumé d'humus qui se recouvrait légèrement. Ozvan le regarda tendre la main et en fit de même pour récupérer son bien.

- D-danke, répondit le jeune rouquin d'une voix timide.

- Je suis vraiment désolé... pour ta tête. 'Fin je veux dire, je pensais réellement que t'étais une.... bête.... C'est la première fois que je vais en forêt tout seul alors... heu... Je pensais pas vraiment qu'un humain était là...

- O-Oh ce n-n'est pas gr-grave, t-t-tt-tout le monde peut ss-se tromper, je n'ai p-pp-plus rien m-maintenant !

Il passa un coup de la paume de sa main à l'endroit où la lampe torche l'avait frappé pour montrer comme quoi il n'avait rien et ne sentait plus rien. L'étrange individu ramassa son sac, il avait l'air gêné, c'était assez bizarre pour Ozvan de voir qu'on était gêné de sa présence. C'était plutôt rare, voir même unique. Un nouveau silence prit place et était beaucoup plus perturbant que l'ancien étant donné que Davy le passait à scruter le rouquin d'un regard perçant. Ce dernier resta immobile, l'échine courbé, comme s'il passait un scanner et qu'il se laissait faire bien docilement. Soudain, un hurlement retentit, les deux garçons eurent un mouvement de sursaut, l'un eut un frisson, le deuxième se mit sur la défensif comme un commando perdu en pleine jungle.

- Je pensais que c'était toi la bête qui criait...


Mais Ozvan nia d'un signe de tête tremblant.

- N-non m-mais il y a p-p-pp-plein d'animaux i-ici, enfin je c-c-cr-crois. Il faut peut-être r-r-rr-re-retourné vers la v-vvv-v-v-ville au cas o-où.

Ozvan entama alors la marche dans l'autre sens qu'il avait prit pour venir ici. Il finit par s'arrêter et se tourna vers l'autre garçon :

- T-t-tu es p-perdu ?
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MessageSujet: Re: Promenons-nous dans les bois, pendant que le loup n'y est pas ~ Ozvan   Lun 8 Déc - 14:22

DAVY                 The Mystic Forest by 植松伸夫 on Grooveshark               OZVAN








J'observais le garçon avec attention, pensant que nous étions tout les deux méfiants vis à vis de l'autre, moi ayant peur des représailles, lui ayant peur que je remette encore une couche. Après tout, c'était normal, il n'y avait aucune doute à avoir, cette première rencontre était assez catastrophique. Le jeune homme me demanda alors si je faisais parti d'Hope International, je me pinçais les lèvres, puis posa ma main sur ma bouche. Comme si acquiescer allait me déchirer les lèvres et m'arracher la bouche. 

- Oui... Je suis le dirigeant d'Hope International. 

 Lorsque je lui demandais s'il était un allemand de descendance Nazi, il m'observa longuement, surpris, puis m'avait affirmé qu'il ne l'était pas. Il se présenta alors, comme étant Ozvan Wagner. Je lui souris, puis l'observa se redressé d'un seul bond, à la recherche de quelque chose. Peut-être était-il vraiment méfiant par rapport à moi. Et d'ailleurs ce n'était pas du tout sans raison. Je le fixais, puis observa le sol à la recherche de l'objet disparu. 

- Attends, je vais t'aider. 

Je me mis à quatre pattes, histoire de pouvoir mieux chercher. Peut-être que je trouverais mieux l'objet, s'il était petit, et en même temps, j'espérais que ce n'était pas une arme. Après tout, on ne sait jamais sur quel malade on pouvait tomber en forêt. C'est alors que je le vis, ce petit bouquin légèrement recouvert de terre. Je le pris d'une main puis me redressa sur mes jambes, tout en nettoyant le livre de l'autre main. 

- Heu... tiens, je suppose que c'est ça que tu étais en train de chercher. 

Je lui tendis l'objet. Espérant qu'il prenne cela comme un gage d'amitié, et non pas pour un acte hostile. J'en avais un peu marre de passer pour un bâtard. Déjà que j'avais frappé mon cousin devant tout le bahut avec une encyclopédie, et avoir fait une scène dans l'entrée. Je ne voulais pas en plus passer pour celui qui frappait des gens comme ça pour le fun. 

-  Je suis vraiment désolé... pour ta tête. 'Fin je veux dire, je pensais réellement que t'étais une.... bête.... C'est la première fois que je vais en forêt tout seul alors... heu... Je pensais pas vraiment qu'un humain était là...  
Le rouquin me regardait comme si j'avais été la pire créature de l'univers. Je me pinçais les lèvres, je ne savais pas quoi faire pour lui montrer que je n'étais pas quelqu'un qui agressait les gens comme ça, pour rien. Je ramassais mon sac, puis l"observa de nouveau longuement. 

Je ne sais pas combien de temps dura mon observation, mais tout ce que je sais, c'est qu'elle fut perturbée par un nouveau hurlement. Nerveusement, je me mis en position de défense, observant de tout les côtés. Qu'est-ce que c'était ce bruit ? Ça pouvait venir de n'importe où ! Ça pouvait également venir de n'importe quel animal. Je regardais le jeune homme de nouveau. 

- Je pensais que c'était toi la bête qui criait... 
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MessageSujet: Re: Promenons-nous dans les bois, pendant que le loup n'y est pas ~ Ozvan   Lun 8 Déc - 13:55

Mais que c'était-il donc passé au final ? Ce gars qui sortait de nulle part, déclenchant déjà une grosse frayeur qui avait fait louper un battement de coeur dans sa poitrine, mais en plus qui lui envoya un objet non identifié en plein dessus, c'était la total ! Puis Ozvan n'était pas sûr, mais il était persuadé d'avoir entendu une insulte...Le jeune homme se retrouva à terre, la tempe douloureuse, une main dessus, l'autre soutenant son corps traînant dans les feuilles mortes à l'odeur d'humus. L'inconnu s'approcha de lui mais Ozvan se recula comme il pouvait en restant à terre, observant d'un oeil effaré celui qui avait peut-être l'intention d'en rajouter. Ozvan se raidit finalement, tremblotant devant son agresseur qui finit par lui dire :

- Oui, je sais je suis désolé, je croyais que t'étais une bête sauvage, tu m'as fait peur alors j'ai frappé ! Je savais pas que t'étais un humain, sinon j'aurais jamais...

Une bête sauvage ? Est-ce qu'il avait vraiment la tête d'une bête sauvage ? Non...Il y avait des bêtes sauvages là dedans ? Ce n'était peut-être pas une si bonne idée de s'y balader en fin de compte. Ozvan se répondit rien à l'inconnu. Il déglutit et le toisa de son regard de cristal. Ozvan finit par retirer sa main parcouru de frisson et y jeta un très bref coup d'oeil. Pas de sang, et il n'avait pas sentit d'ouverture. C'était déjà. Il sentait déjà la douleur s'atténuer de toute façon. Dans le pire des cas, il aura droit à une petite bosse d'ici quelques minutes, rien de grave. Il devait y être habitué à force. Ozvan regarda à nouveau l'inconnu, la respiration saccadée. Ce dernier sortit une bouteille d'eau de son sac, ainsi que des gâteaux qu'il approcha doucement du rouquin qui suivait ses mouvements.

- Bois un coup, et manges, ça te remettras les idées en place.

Mais Ozvan hocha nerveusement et négativement de la tête.

- Nn-nn-nn-n-nein, d-danke...balbutia-t-il.

Le jeune inconnu ne se priva pas du plaisir de manger un de ses biscuits. Ozvan le fixait. Que devait-il pensait de ce garçon qui avait une attitude assez étrange ? Et puis d'ailleurs, d'où sortait-il ?

- Q-qq-q-qui es-t-tt-tu ? demanda finalement le rouquin, se risquant à poser la question.

- Je m'appelle Davy Markus Hope Bolovitch.

Ce nom de famille sonnait russe. Et Hope ? Ca lui disait quelque chose aussi. Il réfléchit un instant, sans cesser de trembler, puis regarda le dénommé Davy.

- H-Ho-Hh-Hope In-tt-ternationnal ? osa t-il à nouveau ?

- Rassures-moi, tu n'es pas le descendant d'une famille de nazi ? Parce que je pense pas que ma famille apprécierait que je me fasse descendre par un allemand nazi. Un allemand pourquoi pas, mais les nazis... ils aiment pas trop.

- W-was ? N-nn-non ! P-pp-pppas du t-tout ! Je jj-j-je je m'ap-ppp-pelle O-o-o-oz-Ozvan W-Wagner.

Il se mit à chercher autour de lui jusqu'à voir son livre traînant un peu plus loin. Il se redressa alors pour aller le récupéré, retirer la terre qui l'avait salit, tout en gardant un oeil sur l'énergumène non loin de lui.
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MessageSujet: Re: Promenons-nous dans les bois, pendant que le loup n'y est pas ~ Ozvan   Lun 8 Déc - 11:22

DAVY                 The Mystic Forest by 植松伸夫 on Grooveshark               OZVAN










Ouvrant les yeux, je découvris avec effroi que ce que je venais de frapper à la tête n'était pas exactement, et même pas du tout ce que je pensais être une créature démoniaque. Je regardais ma lampe torche, puis le garçon étalé sur le seul, ne comprenant en aucun cas ce qu'il venait de se produire. Aussi troublé que moi, il devait certainement chercher à savoir pourquoi j'avais fait cela, ou pire, il devait sûrement s'imaginer que je lui voulait du mal, alors que bon... moi personnellement, ce mec, je ne l'avais jamais vu, et ne le connaissait ni d'Adam ni d'Eve. 
Je jetais ma lampe torche au sol et me précipita vers le blond aux yeux bleus tout en m'accroupissant à ses côtés. C'est alors qu'il commença à vouloir s'éloigner de moi, les yeux remplis d'une frayeur certaine. Il me lança alors un cris d'effroi désespéré que je compris à moitié. Il me hurlait qu'il n'avait rien fait, mais le reste... Peut-être était-ce un dialecte autochtone des forêts de Miami ? S'il y avait évidemment des autochtones dans cette région. 
- Oui, je sais je suis désolé, je croyais que t'étais une bête sauvage, tu m'as fait peur alors j'ai frappé ! Je savais pas que t'étais un humain, sinon j'aurais jamais...
Hum.... Qu'aurais-je fait si j'avais su qu'il était humain ? En vue des choses qui se produisaient depuis quelques temps dans mon cerveau. Je ne pus m'empêcher d'imaginer un scénario catastrophe, où le garçon serait envoyé pour m'éliminer, afin de pouvoir réduire à néant Hope International. S'il avait été un assassin, je pense que je lui aurais déjà brisé les genoux, et que j'aurais appelé Egor pour qu'il termine le travail. Quoique, je n'étais pas comme Adrian, lui, c'était un vrai violent. Quoi qu'on dise, je savais très bien que si un jour il devait régler quelque chose d'important, il n'enverrait pas ses sbires s'en charger, mais il mettrait un point final à l'histoire de ses propres mains. Je n'étais pas violent comme lui, et pourtant, je commençais à avoir les mêmes idées que lui à un degré moins important. 
Je regardais la tête du garçon, non, il n'avait pas de plaies, et il n'y avait aucune trace de sang qui portait à croire qu'il y avait eu un gros choc. Je pensais que c'était certainement l'émotion qui le traumatisait autant. Et puis, quoi de plus naturel. Je sortis une bouteille d'eau de mon sac, et quelques sablés que je tendis au garçon, doucement, tout doucement, pour ne pas le brusquer et lui faire penser que j'en avais après sa vie. 
- Bois un coup, et manges, ça te remettras les idées en place.
Je pris un sablé et le porta à mes lèvres, l'odeur du biscuit enivrant mes narines. Cela faisait du bien de pouvoir avoir cette odeur réconfortante dans une situation pareille. Je croquais dans le biscuit sans quitter le blond vénicien aux yeux bleus du regard, le détaillant sous toutes les coutures, essayant de décrypter les moindres pixels de sa personnalité. Il m'apparaissait comme une personne nerveuse, assez peu confiante, et même craintive, comme un animal sauvage que nous devions apprendre à connaître et à amadouer. Son physique me faisais pencher vers le sentiments qu'il était peut-être russe ou même peut être bien allemand, mais le dialecte qu'il avait utilisé auparavant me permis de comprendre qu'il était allemand .
- Je m'appelle Davy Markus Hope Bolovitch. 

Des présentations, un moyen simple et efficace de briser la glace et d'ainsi tenter de lui montrer que mon comportement n'avait rien d'hostile, suite à ce malencontreux malentendu. J'essayais d'esquisser un sourire, mais pour tout dire, j'étais peut être encore plus nerveux que lui, par peur des représailles. Parce que un allemand, c'est quand même pas un signe de tendresse. La preuve, la seule fois où on parle d'allemand dans les cours d'histoire, c'est les allemands de l'Allemagne nazi, et autant le dire, même les mafieux russes n'aimeraient pas se retrouver avec des nazis. 
- Rassures-moi, tu n'es pas le descendant d'une famille de nazi ? Parce que je pense pas que ma famille apprécierait que je me fasse descendre par un allemand nazi. Un allemand pourquoi pas, mais les nazis... ils aiment pas trop. 
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MessageSujet: Re: Promenons-nous dans les bois, pendant que le loup n'y est pas ~ Ozvan   Lun 8 Déc - 0:29

Dimanche. Un jour sans cours, ce qui pourrait paraître totalement inutile pour un garçon désireux d'entrer chez les Khi. Mais c'était le premier dimanche d'Ozvan à Wynwood. Le jeune allemand venait de passer sa première semaine. Pour le moment, tout s'était plutôt bien passé. Le jeune homme n'avait pas eut trop de soucis, il avait su apprendre le plan du lycée par coeur au bout du deuxième jour mais cependant, il ne s'était pas vraiment fait de nouvelle connaissance. La seule personne qu'il connaissait était Paytah, un jeune amérindien qui avait tout de suite décidé d'être ami avec lui. Un miracle. Les cours étaient relativement simple pour Ozvan, il n'était pas perturbé par le fait d'avoir intégré le lycée en plein milieu de l'année scolaire, tout proche de Noël. Il était suffisamment avancé pour s'être parfaitement adapté. Avec un peu de chance, il arriverait vraiment à entrer chez les Khi. Il le voulait vraiment. Parce qu'il n'était pas question pour lui d'aller dans une autre confrérie, il ne pouvait pas. Lambda serait sa porte de sortie si jamais on ne le jugeait pas assez dégourdit pour intégrer les Khi.

Donc, que faire un dimanche, quand il n'y avait pas de cours ? Quand tous les devoirs étaient fait ? Quand il n'y avait vraiment rien à faire pour occuper la journée ? Ozvan n'avait pas de pratique sportive, n'avait pas de passion artistique, il n'avait pas de club, rien qui pourrait satisfaire l'occupation d'un temps libre. Rester cloîtré dans sa chambre ? C'était une option de dernière minute. Il faisait beau, comme toujours, dehors alors ça serait dommage de ne pas en profiter. C'était le premier hiver que le rouquin passait au soleil. Ca changeait atrocement de l'Allemagne qui devait déjà être sous les flocons. Ca faisait perdre beaucoup de la beauté de l'hiver. D'un autre côté, il n'allait pas se plaindre de ne pas avoir froid en hiver ! Il allait devoir s'habituer à cet été permanent. Il ne pouvait rentrer au pays que durant les vacances. Le week-end n'étant pas assez long pour lui permettre de traverser le Pacifique !

Le jeune homme tourna un temps en rond dans sa chambre lorsque son regard bleu-acier croisa la couverture d'un livre qu'il avait commencé sans avoir eut le temps de finir. "Faust" scintillait sur la couverture. Finalement, le jeune homme attrapa d'une main le livre et quitta la pièce. Il quitta également le bâtiment ainsi que le domaine même de Wynwood. Il prit un bus (ça changeait des taxis) et se rendit dans un lieu qu'il n'avait pas encore eut le temps de voir : la forêt qui se trouvait à proximité. Heureusement, il y avait un arrêt pas loin. Ozvan inspira l'air des bois. Il ne se baladait pas souvent en forêt, mais en Allemagne, il y avait plus de nature qu'à Miami ! Au moins ici, il était tranquille. Moins il y avait de monde, mieux s'était. Enfin, en règle générale.

Ozvan marcha un moment, puis une fois loin des bruits de voiture, il ouvrit enfin son livre à la page où il s'était arrêté et commença à parcourir les lignes, regardant de temps en temps devant lui pour ne pas se prendre un arbre. Il ne faisait pas attention aux bruits de la forêt, aux crissements des feuilles mortes sous ses semelles, aux roucoulements des oiseaux, au souffle du vent dans les feuilles. Il était concentré sur ses lignes, c'était de loin la seule activité qu'il faisait en dehors des études : "Et tu demandes encore pourquoi ton cœur se serre dans ta poitrine avec inquiétude, pourquoi une douleur secrète entrave en toi tous les mouvements de la vie ! Tu le demandes !… Et au lieu de la nature vivante dans laquelle Dieu créa les hommes, tu n’es environné que de fumée et moisissure, dépouilles d’animaux et ossements de morts ! Délivre-toi ! Lance-toi dans l’espace ! Ce livre mystérieux, tout écrit de la main de Nostradamus, ne suffit-il pas pour te conduire ? Tu pourras connaître alors le cours des astres ; alors, si la nature daigne t’instruire, l’énergie de l’âme te sera communiquée comme un esprit à un autre esprit. C’est en vain que, par un sens aride, tu voudrais ici t’expliquer les signes divins. Esprits qui nagez près de moi, répondez-moi, si vous m’entendez !"

Soudain, Ozvan entendit un bruit, comme si quelque chose ne se trouvait pas loin de lui. Il regarda aux alentours, inquiet, mais ne voyant rien, se disait que c'était sans doute un écureuil. Il reprit la marche. Tout à coup, quelqu'un surgit de derrière la végétation, faisant pousser un cri de surprise à Ozvan, ainsi qu'un sursaut de recul.

- M'approche pas connasse de créature démoniaque !

Ozvan ne vit pas le coup venir, quelque chose le frappa de plein fouet à la tempe. Il tomba à la renverse, lâcha son livre, plaqua une main sur sa tête endoloris. Il se mit à suffoquer de frayeur et leva son regard vers son agresseur avant de ramper au sol vers l'arrière pour prendre un maximum d'écart avec lui, tremblant comme une feuille, terrorisé comme s'il avait affaire à un assassin.

- Jjj-j-jj-j-ai j'ai j-jj-jjjj-j'ai r-rien f-f-ff-fait ! T-t-ttt-t-tu mir n-nicht weh b-bb-bitte !!
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MessageSujet: Promenons-nous dans les bois, pendant que le loup n'y est pas ~ Ozvan   Dim 7 Déc - 23:40

DAVY                 The Mystic Forest by 植松伸夫 on Grooveshark               OZVAN










Je me réveillais ce matin là avec une étrange envie de me ressourcer. Peut-être était-ce à cause de la stylistique de ma salle de bain. Toute en pierre, en bois et en décoration naturelle. Quelle connerie, maintenant, j'avais une envie irrésistible d'aller gambader dans les bois. Peut-être même que j'allais cueillir des champignons ! Ou m'attirer des ennuis comme par exemple, rencontrer des ours... ouais non, oublions ça, il n'y a pas d'ours ici. Mais peut-être que j'allais rencontré "the big bad wolf" le grand méchant dans les histoires pour enfants. Ou sinon, j'allais me perdre, tout connement, et c'était d'ailleurs, là version de l'histoire la plus plausible, je tiens à vous le dire. Et même l'affirmer. 

C'est ainsi que je me retrouvais devant le miroir de mon dressing, à essayer des tenues plus ou moins pratique pour aller me promener, ça allait des tenues classes à des tenues moins serrées, jusqu'aux bottes en caoutchouc. Mais elles, j'avais décidé de les brûler car, fallait se faire une raison, j'avais plus dix ans. Bah oui au bout d'un moment, faudra probablement que je m'y fasse ! Le syndrome de Peter Pan ça allait bien cinq minutes mais quand on était le dirigeant d'un groupe international fallait se faire une raison, y'a pas de jeunesse ni d'enfance qui tienne dans ce genre de cas. 

J'optais donc pour un pantalon en jean noir des baskets et un pull-over blanc. Je descendis les escaliers après avoir préparer un sac à dos avec plusieurs affaires, genre, une boussole, de l'eau, de la nourriture, une lampe torche, un manteau. Et plusieurs fusées de détresses... Parce que oui, faut bien être prévoyant dans la vie ! 

Arrivant dans la salle à manger, je découvris ma chère cousine, en petite tenue de nuit, dégustant avec amour son petit déjeuner tout en lisant le journal du matin. Je la regardais avec dégout, elle n'avait donc aucun respect pour moi ? Se pavanant à moitié nue sous mon nez comme ça ? J'avais autre chose à foutre que de la regarder elle ! Surtout que j'avais d'autres projets, et d'autres préoccupations dans ma vie. 

Je me suis assis en face d'elle et aussitôt, Egor m'apporta du thé et des sablés. Encas quotidien pour moi, à croire d'ailleurs que je ne me nourrissais que de ça.  Lorsque ma tasse fut pleine, je remerciais mon majordome-garde du corps-mafieux russe et lui demanda de disposer lui disant qu'il avait sa journée et que je ne souhaitais pas le voir de toute la journée à part quand je rentrerais. Il s'inclina avant de disparaitre. 

Le petit déjeuner se fit en silence, peut être parce que je n'accordais aucune attention à la salope qui se trouvait en face de moi. Parfois, j'y jetais un petit coup d'oeil pendant que je prenais une gorgée de thé. Et je la voyais mordre dans un morceau de fruit juteux, comme une chienne en chaleur. Je ne savais pas à quoi elle faisait référence avec ses morceaux de fruits, mais tout ce que je pouvais dire, c'était que ce n'était en rien catholique. 

Je suis sorti de table sans rien dire, puis me dirigea vers ma voiture adorée. J'ouvris la portière et m'installa derrière le volant, humant l'odeur du cuir neuf. Je ne pus m'empêcher de sourire, à moi la liberté pendant une journée entière. La porte du garage s'ouvrit pendant que je faisais vrombir le moteur, et démarra en trombe. Ce ne fut qu'une demi heure plus tard que j'atteignis mon but. Et que je mis le pied à terre. 

Une heure de balade passa, sans que rien ne vienne me perturber, dans mes bras, j'avais empilé un petit tas de châtaignes, de marrons, ainsi que de champignons que j'espérais ne pas être vénéneux, lorsque que tout à coup, j'entendis un hurlement. Je ne savais pas très bien ce que c'était, était-ce un cri d'humain en détresse ? Ou alors peut-être un loup ? Je m'accroupis au sol, sortant ma lampe de torche de mon sac afin de pouvoir me défendre si besoin. 

Un quart d'heures passa alors que j'étais caché entre deux arbres et quelques buissons, les cris retentissaient de plus en plus forts, et semblaient se rapprocher. Mon coeur martelait ma poitrine, tant et si bien que je pensais qu'il allait transpercer mes os et ma chair afin de prendre la fuite. J'entendis soudainement des bruits de bas, qui balayaient avec nervosité les feuilles mortes qui s'étaient délicatement posées sur le sol terreux depuis l'automne. J'allais me faire dévorer par une bête sauvage...

- M'approche pas connasse de créature démoniaque ! 

D'un seul coup, je me redressais, et envoya ma lampe torche en plein dans la figure de ce que je pensais être une bête sauvage quelconque. 
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MessageSujet: Re: Promenons-nous dans les bois, pendant que le loup n'y est pas ~ Ozvan   

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Promenons-nous dans les bois, pendant que le loup n'y est pas ~ Ozvan
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