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 Pouf [libre]

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MessageSujet: Re: Pouf [libre]   Dim 11 Jan - 16:05

- Ah oui, la fin des études, ça libère pas mal, mais en attendant, moi je préfère prendre tout ce que je peux pour le moment ! Je sais pas comment sont les tiens, mais moi, ils sont pas mal sur mon dos, donc je pourrais souffler un peu.

C'était encore pire alors de devoir vivre chez ses parents alors que ceux-ci étaient de vrais pots de colle, à en juger par ce que disait Alayna. Mais bon, c'était son choix après tout.

- Oh de mon côté c'est...

Il réfléchit un court lap de temps sur la meilleure façon de répondre. Il n'aimait pas dévoiler des choses de lui, encore moins quand cela concernait ses parents, ou plutôt uniquement sa mère puisque son père, il ne le considérait même pas comme tel.

- C'est un peu pareil, ajouta-t-il avec un petit sourire.

Il passait sous silence le fait que si sa mère était aussi du genre pot de colle, c'était surtout parce qu'elle craignait qu'il fasse des choses regrettables. Au moins, à Miami, elle n'était pas là pour lui faire la morale et lui dire à quel point elle s'inquiète de sa santé mentale. Elle portait déjà sur elle le fardeau de l'avoir fait interné dans un centre spécialisé et bien qu'elle n'en était pas fière, Lance serait prêt à parier qu'elle n'hésiterait pas à recommencer si le besoin s'en faisait sentir. Par la suite, le jeune homme annonça qu'il souhaitait être intégré chez les Pi Sigma.

- Pi Sigma ? répéta la jeune lambda.

Il hocha la tête puis joua la comédie parce que de toute évidence, s'il savait draguer et charmer, ce n'était certainement pas de cette façon. Là, il se contentait de se moquer de ce genre de mec qui se croyait plus beau que ceux en couverture des magazine Détails.

- Maintenant que tu le dis, j'imagine. Mais je n'y aurais pas pensé !

Lance regarda la fille et afficha un sourire avant de répondre :

- Paytah aurait juré me voir parmi les Sigma Mu à vrai dire. Je pense que j'ai un peu des deux au final.

Ignorant les goûts d'Alayna niveau boissons, Lance proposa le plus simple possible, un café. Il ne pouvait pas faire plus simple à part peut-être un distributeur de jus de fruit, ce qui n'aurait pas été terrible.

- Vas pour un café alors. Puis on verra pour rentrer, si j'ai le courage de prendre le bus ou de marcher un peu, je voudrais pas prendre de ton temps.

Lance haussa les sourcils puis écarta les bras en lançant :

- Regarde autour de toi, j'ai que ça à faire ! Au contraire, tu me sauve de mon ennui et tu me feras au moins une compagnie agréable.

Lance amena alors Alayna au parking du lycée, jusqu'à sa voiture que la jeune fille commenta :

- Jolie voiture dis donc.

- Merci, digne d'un Pi Sigma, je l'espère.

Une fois installé sur place, la jeune fille commanda un diabolo grenadine tandis que le jeune homme s'était pris une bière. La boisson divine par excellence pour lui. Par Paytah, il savait qu'un Pi Sigma ne devait pas traîner avec des Khi ou des Nu Zeta mais il n'y avait aucune règle concernant les Lambda et s'était tant mieux. Malgré le fait qu'Alayna ai un caractère assez spécial, elle restait sympa et belle et ce, qu'importe le fait qu'elle n'était pas pleine aux as. Lance se contentait de faire croire sa supériorité financière alors il ne serait pas du genre à blâmer quelqu'un comme elle.

- Alors, qu'est-ce qui t'a fait partir de New-York pour venir te perdre ici ?

Lance se tourna vers Alayna. Il s'était un peu attendu à ce genre de question mais n'avait pas pour autant réfléchit à une quelconque réponse. L'arrivée des boissons interrompit un temps le cours de ses pensées. Il empoigna sa bière puis finit par répondre :

- Ma mère. C'est à cause d'elle que je suis ici. Elle voulait absolument que j'aille faire mes études à Miami. Et...Tu sais comment sont les mères hein, difficile de tout leur refuser !

Il lança cette dernière phrase sur le ton de l'humour avant de prendre sa première gorgée de bière.

- Alors me voilà. Wynwood possède une très bonne réputation, dans une ville considérait comme un paradis terrestre par la majorité des américains, je suppose que c'est ce qui l'a plus décidé ainsi. Elle m'a inscrite sans vraiment m'en parler...Mais au final, ici ou ailleurs, ce n'est qu'une école pour moi.

Il marqua une pause avant d'ajouter :

- Et toi ? Comment as-tu atterrit ici ? Surtout si tu viens d'aussi loin que l'Irlande.
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MessageSujet: Re: Pouf [libre]   Sam 3 Jan - 21:43


Pouf

으르렁 (Growl)(Korean Ver.) by EXO on Grooveshark

- Ok, ok 'scuse-moi ! Je pensais pas que c'était si cher que ça.

Je ne lui répondis rien, même si je pensais. Et même si j'avais l'argent, je n'allais pas passer mon temps à sculpter pour avoir envie de tout péter par la suite, ce n'était pas logique. Enfin, j'imaginais qu'il n'avait aucune idée de ce que c'était, et j'essayais de ne pas lui en vouloir trop pour ça. Après tout, il y avait sans doute des choses le concernant lui, que moi, je ne pouvais pas comprendre.
Nous parlâmes ensuite de ce qu'il s'était passé dans l'avion, ce que je n'avais pas aimé. On pouvait taquiner nos amis, mais là, je trouvais que ça n'avait pas été bien fait. Encore une fois, il ne fallait pas que je m'énerve beaucoup, on avait chacun nos manières de faire, et sans doute que lui, il était moins doux que moi. Paytah ne semblait tout de même pas lui en vouloir énormément, alors je me disais que ce n'était pas si grave que ça, au final. Il me demanda pourquoi je voulais une chambre à Wynwood alors que mes parents habitaient sur Miami. Pour moi, la réponse était logique, la liberté. J'aimais mes parents, mais je n'allais pas vivre à leurs crochets toute ma vie.

- Ah oui, la fin des études, ça libère pas mal, mais en attendant, moi je préfère prendre tout ce que je peux pour le moment ! Je sais pas comment sont les tiens, mais moi, ils sont pas mal sur mon dos, donc je pourrais souffler un peu.

Pas sur mon dis genre « fais ci » « fais ça » « t'as eu que 17 ? T'aurais dû avoir 20 » ou les trucs du genre. Non, eux, c'était plutôt si j'avais besoin de quelque chose, d'argent -alors qu'ils n'en avaient déjà pas pour eux-, à manger, si j'allais bien, voir le médecin au cas où, tout ça. C'était gentil de leur part, mais à la longue, ça m'étouffait. Là, ils pouvaient toujours m'appeler, et je pouvais facilement passer chez eux pour leur prouver que non, je n'étais pas morte.
D'ailleurs, j'ai laissé échapper une information que j'aurais mieux fait de garder pour moi. Quand il veut en savoir plus sur ma santé, je lui réponds juste qu'elle est fragile, sans m'étaler. Je ne sais pas si c'est plus crédible que ça, on verra bien. Ou même si ça ne l'est pas, si je ne suis pas disposée à lui expliquer, il n'en saura pas plus. A la place, je réagis à ce qu'il avait dit à propos de mon pays. Je n'étais pas très contente, mais bon, il n'avait pas dépassé ma limite de tolérance, il était seulement venu flirter avec. En parlant de flirt, il m'invita à aller boire un verre. Est-ce que c'était pour se faire pardonner ? Je partis de ce principe, et donc j'acceptai sa demande. Je me présentai au passage, même s'il devait savoir qui j'étais. Il avait fait un pronostique sur ma confrérie, mais pas de chance, je n'en avais aucune. Pour le moment, je ne souhaitais pas en rejoindre, même si les Alpha auraient peut-être pu me convenir.

- Pi Sigma ?

Je le regardai joindre le geste à la parole, et jouer au tombeur de ces dames. Mais il le faisait en riant, ce qui me fit sourire aussi. Quelqu'un qui draguait avec exagération comme ça, je n'en voudrais même pas. En fait, ce n'était pas contre Lance, mais il n'était pas mon type. Je préférais les gars jeune, curieux de tout, toujours positifs, mignon, bruns, les yeux marron aussi, un peu en amande … Je m'arrêtais avant de faire l'exact description d'une de mes connaissances …

- Maintenant que tu le dis, j'imagine. Mais je n'y aurais pas pensé !

Je lui demandai ensuite où il voulait m'emmener. En fait, je ne connaissais pas vraiment ce qu'il y avait dans le coin, mes sorties étaient concentrées surtout sur les musées ou les coins qui pouvaient m'inspirer pour mon art.

- Vas pour un café alors. Puis on verra pour rentrer, si j'ai le courage de prendre le bus ou de marcher un peu, je voudrais pas prendre de ton temps.

Je refermai mon casier et le suivis en dehors de l'école. Sa voiture faisait un peu trop tape à l'oeil pour la fille simple que j'étais, mais j'avais déjà vu bien pire.

- Jolie voiture dis donc.

J'imaginais qu'il devait être un richard, et je me demandais bien pourquoi il parlait à une pouilleuse comme moi. Surtout qu'il n'ignorait pas mes problèmes d'argent. Peut-être qu'il s'en fichait, tant mieux dans un sens. Il n'était pas si superficiel que ça, alors que c'était un peu l'image que j'avais des Pi Sigma. Arrivés à destination, je choisis un diabolo grenadine comme boisson. L'alcool, peu pour moi. De une, je n'étais pas majeure, et de deux, je prenais parfois de forts médicaments pour la migraine, alors c'était moyen de tout mélanger. En attendant nos boissons, je ne savais pas trop quoi lui dire, de quoi lui parler. Finalement, j'avais quand même une question à poser, curieuse d'en connaître la réponse, même si ce n'était pas vital pour moi.

- Alors, qu'est-ce qui t'a fait partir de New-York pour venir te perdre ici ?

Il y avait tout là-bas, et il n'aimait pas plus Miami, il y avait forcément une raison.    


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MessageSujet: Re: Pouf [libre]   Mer 31 Déc - 20:14

- Je ne dis pas qu'un objet est plus important qu'un enfant, c'est juste pour te faire comprendre que le « tu peux le refaire », c'est débile. Moi j'y accorde beaucoup d'importance. Déjà, ça coûte hyper cher, tout le matériel, et après, j'essaie de vendre certaines de mes sculptures, alors si je les casse, je suis dans la merde, parce que moi, je suis pas née avec une cuillère en argent dans la bouche.

"Mais moi non plus ma vieille !" manqua de répondre Lance aussitôt. Il parvint néanmoins à tenir sa langue. De quoi aurait-il l'air en tant que Pi Sigma si la rumeur de sa pauvreté circulait dans tout le bâtiment ? Même s'il n'était pas encore officiellement un Pi Sigma, il voulait absolument le devenir et le fait de ne pas avoir un compte en banque naturellement plein aux as n'était pas une qualité requise pour se faire. De toute manière, il n'avait certainement pas envie de crier sur les toits ses conditions financières. Alors qu'il empêcha de justesse cette information de sortir de sa gorge, il répondit alors autrement, quelque chose qu'il n'avait pas prévu de répondre mais qui était sa seule façon de rattraper la parole dérobée.

- Ok, ok 'scuse-moi ! Je pensais pas que c'était si cher que ça.

Il expliqua ensuite que son commentaire dans l'avion aurait servit surtout à calmer Paytah mais la jeune fille répondit :

- Il s'était déjà calmé tu sais, il suffisait de lui parler de Meika, pas besoin d'être méchant.

Lance haussa les épaules. Si on ne pouvait plus rigoler !

- T'as jamais rêvé de liberté toi ? Je vais pas rester chez papa-maman toute ma vie. Faut bien que je m'en aille un jour. Au moins, en cas de problème, je sais qu'ils sont pas loin. C'est plus pratique pour moi.

- Bien sûr que si, j'en ai obtenu une petite partie en venant vivre ici mais j'aurais la totale liberté une fois libéré de ces études.

La jeune fille lui parla ensuite de sa santé. Ou du moins, en fit une petite allusion qui intrigua le jeune homme. Ce dernier la questionna mais elle se contenta de lui dire :

- Je suis fragile, la neige c'est pas toujours bon, ou l'activité physique au sens large. Mais c'est pas grand-chose.

Il hocha la tête. Il se rendait bien compte qu'elle n'avait pas envie de s'étaler sur le sujet. De toute façon elle s'empressa de répliquer sur son commentaire au sujet de l'Irlande. Elle s'énerva. Pour calmer les tensions, Lance proposa de remettre toute leur relation à zéro, car visiblement, c'était vraiment mal partit, et ce, depuis son fameux commentaire dans l'avion. Lance ne voulait pas être mal vu, c'était si facile pour lui de passer pour une brute épaisse. Il tenta tant bien que mal de réparer les pots cassés en proposant un verre à la jeune fille. Elle lui répondit plus calmement :

- Bien, je remets à zéro. Ok pour le verre, mais pas plus, mes parents m'attendent justement, on a un truc à faire.

Il sourit. Elle avait accepté, c'était déjà une bonne victoire. Elle aurait très bien pu refuser et ces deux là n'auraient jamais eut l'occasion de bien s'entendre. Puis Lance lui parla de sa ville natale.

- Oh, la grande pomme ? C'est sûr qu'il y a plein de choses là-bas. Beaucoup trop.

Justement. Mais aussi parce que Lance avait toujours vécu à New-York, jusqu'à ce qu'il vienne à Miami bien sûr alors c'était un sacré changement. Un changement qu'il n'aimait pas trop mais auquel il avait su s'adapter. Par la suite, il se présenta à la demoiselle.

- Moi c'est Alayna, mais ça, je crois que tu le sais déjà. Eh non, raté, je ne suis pas chez les Alpha Psi. Je suis un électron libre moi, comme toi, je n'ai pas de confrérie, mais je l'ai choisi, je suis lambda. Et toi donc, tu vises quoi sinon ?

- Oh je vois et bien je ne suis pas si libre que tu le prétends alors parce que je vise la confrérie des Pi Sigma.

Lance se passa une main dans ses cheveux pour faire le beau, volontairement exagéré pour l'humour en ajoutant sur un ton vantard et à nouveau, volontairement humoristique :

- Tu peux imaginer ça ?

Il regarda à nouveau la jeune fille qui lui demanda :

- Alors, tu comptes m'amener où pour ce verre ? Mais je te préviens, on reste pas trop longtemps. Si toi tu peux pas trop rentrer, moi je peux et j'en profite !

Lance mit ses mains dans ses poches et répondit :

- Bon, alors allons dans un petit café sympa, qu'en dis-tu ? Je te raccompagnerais chez toi après si tu le désire.

La dénommée Alayna referma la porte de son casier et Lance l'invita d'un signe de tête à le suivre. Il conduisit la jeune lambda fan de sculpture jusqu'au parking du lycée, puis jusqu'à sa ford mustang, son seul bien réellement luxueux qu'il possédait, et lui ouvrit la porte pour la faire monter avant de prendre place au volant. Le jeune homme démarra et se rendit en ville dans un petit café pas trop bondé, proposa une place sur la terrasse à la jeune fille. Pour lui, il se prit une bière et paya la boisson au choix de la jeune fille.
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MessageSujet: Re: Pouf [libre]   Mer 24 Déc - 1:05

Je savais que ma comparaison n'était pas des plus fine, mais ce que je voulais mettre en lumière c'était l'excuse minable de « on peut refaire » et pas que de l'argile, c'était pareil qu'un enfant. Visiblement, le jeune homme ne comprit pas ça, c'était facile aussi de ne pas entendre la chose la plus importante. Et même si je n'avais pas donné le bon exemple, il aurait pu faire un effort tout de même.

- Je ne dis pas qu'un objet est plus important qu'un enfant, c'est juste pour te faire comprendre que le « tu peux le refaire », c'est débile. Moi j'y accorde beaucoup d'importance. Déjà, ça coûte hyper cher, tout le matériel, et après, j'essaie de vendre certaines de mes sculptures, alors si je les casse, je suis dans la merde, parce que moi, je suis pas née avec une cuillère en argent dans la bouche.

Eh oui, avec mes problèmes de santé, impossible de faire un petit boulot comme les autres, trop dangereux. Et puis même si ça ne l'était pas, mes parents ne me laisseraient jamais faire, de peur que je me blesse. Je ne parlais pas très gentiment à ce garçon, aussi il me demandé si je lui en voulais pour ce qu'il avait dit. Eh bah, il demandait, je lui répondis, aussi honnête que je puisse l'être. Je n'étais pas extrêmement en colère, non, mais c'était assez mal passé quand même.

- Il s'était déjà calmé tu sais, il suffisait de lui parler de Meika, pas besoin d'être méchant.

Visiblement, lui et moi n'avions pas les mêmes armes, et je préférais utiliser la douceur. J'étais venue le questionner sur Meika et la sculpture, ce qui avait suffit à ce qu'il arrête de crier comme un futur pendu innocent. Enfin, c'était du passé, et en parler ne changerait pas les choses, pas vrai ? Je lui demandai ce qu'il faisait ici, alors que le temps était merveilleux dehors. De quoi donner envie de faire plein de choses ! Il me retourna la question, moi ce n'était que temporaire, j'étais de passage.

- T'as jamais rêvé de liberté toi ? Je vais pas rester chez papa-maman toute ma vie. Faut bien que je m'en aille un jour. Au moins, en cas de problème, je sais qu'ils sont pas loin. C'est plus pratique pour moi.

En effet, j'étais directement sur les liens des cours, pas besoin de prendre les transports deux fois par jour, à me casser le cul dans les bouchons, tout ça tout ça. Sans compter qu'en cas de pépin, les soins médicaux étaient juste à côté. En parlant de santé d'ailleurs, je révélai que la mienne était fragile, et m'en mordis les doigts presque aussitôt. J'espérais qu'il allait être plus occupé par la remarque sur L’Écosse et L'Irlande, mais non, il releva bien.

- Je suis fragile, la neige c'est pas toujours bon, ou l'activité physique au sens large. Mais c'est pas grand-chose.

Je ne voulais pas en parler plus, c'était tout. Santé fragile, c'était la seule précision que je lui donnerai. Et puis j'avais de quoi partir sur la suite de ses paroles. Et c'était lui qui parlait tout à l'heure des comparaisons qu'on ne peut pas faire ? Eh bah là, pour le coup, il était quand même pire que moi. J'étais offensée, oui, et même si j'étais à Miami depuis plusieurs années, ON NE TOUCHE PAS A L'IRLANDE. Point. Je n'ai pas l'habitude de m'énerver, mais là … Là, ce n'était pas pareil. Je lui fis d'ailleurs bien comprendre ce que j'en pensais, et lui il fit quoi ?! Il me sortit juste une phrase bateau de celui qui acquiesce mais qui n'en pense pas moins. « Si tu le dis ». Ça m'énervait. Et pourtant, quand il me proposa un verre, je ne pus lui dire un non catégorique. Quoi, j'avais soif … Non, je me disais simplement qu'il ne cherchait pas à réfléchir plus à ce qu'il disait. Je ne voulais pas en faire un ennemi, c'était toujours con de se battre avec quelqu'un, mais c'était clair que nous n'allions pas devenir grands amis.

- Bien, je remets à zéro. Ok pour le verre, mais pas plus, mes parents m'attendent justement, on a un truc à faire.

Volontairement, je ne précisai pas quoi, ça ne le regardait pas. Je lui demandai d'où il venait, pas que je m'en soucie spécialement, mais au moins je faisais un effort.

- Oh, la grande pomme ? C'est sûr qu'il y a plein de choses là-bas. Beaucoup trop.

Les deux derniers mots, je les avais dits plus bas. D'un côté, j'aimais la ville pour les musées, toutes les activités qu'on pouvait y faire, découvrir. Mais les gens, la grisaille, l'impression d'être enfermée, je détestais. Mes espaces verts me manquaient, encore plus puisque mes parents refusaient catégoriquement de retourner là-bas, ne serait-ce que pour une semaine de vacances. Le jeune homme se présenta alors et j'en fis de même.

- Moi c'est Alayna, mais ça, je crois que tu le sais déjà. Eh non, raté, je ne suis pas chez les Alpha Psi. Je suis un électron libre moi, comme toi, je n'ai pas de confrérie, mais je l'ai choisi, je suis lambda. Et toi donc, tu vises quoi sinon ?

Pas de pronostic pour moi. Peut-être qu'il se ferait refouler en plus, les confréries étaient parfois exigeantes. Comme j'étais, je me trouvais bien, pas besoin d'avoir les obligations liées à ces groupes.

- Alors, tu comptes m'amener où pour ce verre ?

Déjà, pas d'alcool pour moi. J'étais trop jeune, de une, et de deux, j'en avais jute pas envie là maintenant tout de suite. Enfin, ça n'allait pas durer très longtemps, je supposais. J'envoyai rapidement un sms à ma mère, pour la prévenir, elle avait tendance à s'inquiéter pour un rien. 2 minutes de retard et tout de suite « oh, elle a fait un malaise » « je suis sûre qu'il est arrivé quelque chose » « elle s'est fait renverser ! » « un pervers l'a enlevée, ma pauvre petite fille ». Malgré tout, je l'aimais et je ne voulais pas qu'elle pète un câble.

- Mais je te préviens, on reste pas trop longtemps. Si toi tu peux pas trop rentrer, moi je peux et j'en profite !

Je refermai mon casier, prête à le suivre.
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MessageSujet: Re: Pouf [libre]   Ven 19 Déc - 12:54

- Et tu dis pareil à des parents qui ont perdu un enfant ? Que ça se refait ?! C'est stupide, c'est pas parce qu'on peut refaire qu'on est pas peiné. C'était pas un enfant pour moi, mais c'est moi qui l'ai créé, j'ai mis du temps, et c'est pas pour tout casser après.

Lance fixa la jeune rouquine et haussa les sourcils. Elle était bien en train de comparer un enfant avec un tas d'argile durci ? Qu'elle aille dire ça à des parents qui ont perdu un enfant, ça peut être drôle. Lance ne comprenait pas cette lubie. Si on pouvait le refaire, pourquoi pleurer sur son sort comme si c'était la fin du monde ? Si c'était quelque chose d'impossible à reproduire, à la limite, mais là franchement ! C'était trop facile de comparer la mort d'un être vivant avec un objet cassé. Si ça ce n'était pas du pur matérialisme. Lance n'y connaissait pas grand chose en art, c'était surtout pour ça qu'il ne considérait pas la valeur de la chose. S'attacher à un objet, c'était ridicule, un truc de riche alors que pourtant les riches pouvaient s'acheter cent mille exemplaire du même objet. Lance n'avait que sa voiture en objet luxueux et pourtant, même si elle venait à être réduite en cube de métal, il serait déçu, certes, mais pas au point d'en piquer une crise.

- Tu n'y vas pas un peu fort là ? Entre un gosse et un objet je pense qu'il y a une sacrée différence. Je doute que la comparaison puisse se faire.

Vu comment elle s'adressait à lui, c'était à se demander si elle lui en voulait.

- Disons que pour t'en vouloir, il faudrait que j'en ai quelque chose à faire de toi. Mais ça ne m'a pas plu, c'est vrai. Même si c'était pas pour moi, Paytah se décarcasse, c'est un garçon très gentil, t'as pas besoin de te moquer de lui, il fait ce qui lui plaît.

Ah mais c'était tellement amusant de le taquiner celui-là ! Il avait prit si facilement la mouche qu'il était devenu un excellant divertissement pour le jeune homme. Il haussa les épaules :

- Au moins, ça lui a détourné un peu son attention de l'avion dont il avait si peur.

Lance expliqua ensuite, d'une certaine façon, qu'il s'ennuyait à Miami. C'était peut-être l'effet qu'il n'y avait pas de saison qui expliquait ça. On avait pas l'impression que l'année se passait.

- Oh, moi, justement, je me baladais, mais j'avais quelque chose à récupérer … et à casser visiblement.

Visiblement, et même sûrement.

- J'ai pas encore de chambre ici, ça viendra, en attendant j'habite encore chez mes parents, ils sont sur Miami.

- Alors même si tu as tes parents à Miami, tu vas quand même prendre une chambre ici ?

Lance était un tantinet profiteur. S'il avait la possibilité de vivre nourrit, logé, blanchi ailleurs que dans l'école, il n'aurait pas hésité. Vivre là où il faisait ses études, c'était loin d'être ce qu'il appréciait le plus. Il parla par la suite du séjour en Laponie, avant de comparé l'Irlande et l'Ecosse. Il remarqua le visage de la jeune fille changer :

- Pardon ?! Oui, ça a été. La neige me manquait terriblement, et même si ma santé ne me permets pas de faire tout ce que je veux, j'en ai bien profité !

- Ta santé ?

Maintenant je suis habituée au climat de Miami mais …. mais tu as raison, je ne suis pas originaire d'ici. Au passage, L'Irlande et l’écosse, ce n'est PAS DU TOUT pareil, redis ça en présence de mon grand-père et il te tabasse même s'il doit en mourir. Et moi, j'avoue que je regarderai en souriant.

Apparemment, Lance avait touché un point sensible. Encore une futilité d'ailleurs. Cette fille était bizarre. Elle se prenait la tête pour trois fois rien.

- Un chien et un chat, tu dis que c'est la même chose parce que ça a des yeux, un nez, une bouge, des oreilles, des pattes et que c'est un peu con ? Bon bah là, c'est pas pareil, je suis Irlandaise. Les Écossais sont grossiers, ils parlent hyper mal, on comprend jamais ce qu'ils disent.

- Si tu le dis.

Après tout, Lance n'y connaissait pas plus en pays européens qu'en sculpture. Est-ce que les Irlandais et les Écossais se lançaient des piques comme les Chinois et les Japonais ou la France et la Corse ? Lance n'émit pas un commentaire de plus mais afficha un sourire en regardant dans le couloir et se décollant du mur avant de se mettre face à la jeune fille et la regarder à nouveau et de lui dire d'une voix sincère :

- Ecoute, j'ai pas voulu t'offenser. Je pense que toi et moi sommes partis sur de mauvaises bases. Tu veux bien remettre tout à zéro ? Ca m'embêterais que tu me vois comme un monstre ou un salaud parce que j'ai un peu taquiner Paytah. Je n'y connais rien en art, c'est vrai. La sculpture ou autre, c'est totalement inconnu pour moi. Mais je suis pas un mauvais bougre. Qu'en dis-tu ? On remet le compteur à zéro ? Viens, je vais te payer un verre si tu n'as rien de prévu pour aujourd'hui.

- Et toi, tu viens d'où comme ça pour trouver que Miami n'a pas grand-chose à t'offrir ?

Lance observa un temps Alayna, puis répondit :

- New-York.

Il se gardait de préciser qu'il venait des bas-fond de quartiers délabrés et laissa la jeune fille rêver de haut building touchant le ciel avec plein de panneaux publicitaires, Central Park et tout le reste.

- Au fait, je ne me suis même pas présenté. Mon nom est Lance. Lance Booker, petit nouveau en attente de confrérie. Et toi ? Je suppose que tu penches...Chez les Artistes comme ce bon vieux Pay ?
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MessageSujet: Re: Pouf [libre]   Jeu 18 Déc - 23:32


Pouf

으르렁 (Growl)(Korean Ver.) by EXO on Grooveshark

Alors que je ramassais mes affaires, je ne jetai pas un seul regard au garçon. Rapidement un coup d’œil en coin alors que je me levais pour aller à la poubelle. C'est sans doute pour ça que je ne le reconnaissais pas en premier lieu, mais qu'en le détaillant un peu plus par la suite, je sus que c'était un ami de Paytah. Celui dont j'avais fait la connaissance dans l'avion qui nous menait en Laponie. J'étais énervée en plus de ça, à cause de ma casse, et je n'avais pas eu une bonne impression du garçon. Pourtant, je décidai de ne pas être agressive avec lui, je n'aimais pas m'énerver et quand je le faisais, je restais relativement calme parce que ce n'était pas bon pour moi de hurler dans tous les sens. Sauf que sa réponse, pour le coup, me donnais quand même envie de siffler quelque chose de mauvais entre mes dents.

- Bah, ces choses là, ça se refait puis si t'aime tant en faire, ça ne devrait pas te déranger tant que ça.

- Et tu dis pareil à des parents qui ont perdu un enfant ? Que ça se refait ?! C'est stupide, c'est pas parce qu'on peut refaire qu'on est pas peiné. C'était pas un enfant pour moi, mais c'est moi qui l'ai créé, j'ai mis du temps, et c'est pas pour tout casser après.

Enfin, je n'avais pas envie de m'étendre, parce que je pouvais y passer des heures. Est-ce qu'un skieur pro se fiche quand il perd une compétition sous prétexte que « tu aimes skier, ça te fera plaisir de continuer à t’entraîner comme ça » ? Non. Chaque sculpture est unique, en plus de ça, et même si je voulais la refaire, elle ne serait pas pareil. Sans compter tout le temps utilisé. Oui, ce n'était qu'un objet, mais pour moi, il avait de la valeur. Et pourtant, un collectionneur n'en voudrait peut-être pas pour acheter, mais à mes yeux, ça valait plus que les objets futiles que tous mes camarades pouvaient posséder. Enfin, il ne partageait pas mon point de vu, je n'allais pas non plus le tuer pour ça, sauf que sa remarque dans l'avion me revenait en tête et je décidai de la remettre sur le tapis. Si je m'étais éclipsée rapidement lors du voyage, il était temps que je fasse comprendre au jeune homme que je n'avais pas apprécié ses paroles.

- Alors tu m'en veux vraiment hein ? Tu sais, ce n'est pas à toi que j'ai dit ça, alors relax.

Relax, il n'y a pas plus relax que moi. Le jour où je ne suis plus relax … eh bien disons que je ne suis plus tout court, pour faire simple. Je n'ai pas haussé le ton, je ne le fais jamais, j'ai simplement fait une remarque. Il ne semble vraiment pas comprendre, mais moi oui, ça m'a énervée.

- Disons que pour t'en vouloir, il faudrait que j'en ai quelque chose à faire de toi. Mais ça ne m'a pas plu, c'est vrai. Même si c'était pas pour moi, Paytah se décarcasse, c'est un garçon très gentil, t'as pas besoin de te moquer de lui, il fait ce qui lui plaît.

Ce que j'aimais chez Paytah, c'était qu'au fond, il s'en fichait un peu de ce qu'on pensait de lui. Ce n'était pas parce que son ami lui avait dit que c'était pathétique qu'il allait arrêter ce qu'il faisait. Tant qu'il aimait, lui, c'était le plus important. Et franchement, il était très sympa comme gars, pas prise de tête, et j'aimais bien le voir impliqué et concentré quand je lui montrais des trucs, comme ça, je me sentais un peu moins inutile. Je décidai une nouvelle fois de passer là-dessus, cette remarque n'était pas pour moi, et elle n'était peut-être pas méchante au fond, juste un peu moqueuse. Je lui fis part de mon étonnement au sujet de sa présence, un week-end, alors qu'il n'y avait personne.

- Il fait beau toute l'année ici. Je vagabonde le temps de trouver une idée pour faire passer le week-end. J'ai pas d'autres choix que de le passer ici, je n'ai pas le temps de rentrer au bercail alors je dois me contenter de ce que Miami a à m'offrir. Entre nous pas grand chose. Et toi alors ? Qu'est ce que tu fabrique dans ce bâtiment désert ?

Pas grand-chose ? Miami n'offrait pas grand-chose ? Il voulais que je l'emmène au fin fond de l'Irlande perdue lui ? Parce que là, il verrait qu'à part quelques brins d'herbe sales, il n'y aurait pas grand-chose à lui offrir. Mais Miami … c'était bien différent ! Il y avait plein de boutiques, d'activités, de gens, les cinémas, le bowling, la mer, le soleil, tout quoi ! Et pourtant, je n'étais pas adepte des 150 000 sorties, mais moi, à part le soleil et le trop peu de verdure, j'aimais bien cette ville. Je ne fis pas de commentaire sur ça d'ailleurs.

- Oh, moi, justement, je me baladais, mais j'avais quelque chose à récupérer … et à casser visiblement.

Je fis une petite moue boudeuse, que ma sœur qualifiait souvent de « charmante » d'ailleurs, devant un désastre pareil. Alalah, je me désespérais parfois.

- J'ai pas encore de chambre ici, ça viendra, en attendant j'habite encore chez mes parents, ils sont sur Miami.

Je me demandais furtivement d'où il venait pour ne pas avoir le temps de rentrer, et surtout pour dénigrer la ville comme ça. Mais mon intérêt pour cette information dura tellement peu de temps que je ne lui posai même pas la question. Ça ne changeait rien à ma vie, fondamentalement, de savoir. Comme ça ne me changeait rien de savoir comme s'était passé les vacances en Laponie et son retour ici. Sans doute que je me cherchais un peu de conversation, histoire de ne pas filer comme une voleuse, et pour savoir si mon opinion plutôt négative à première vue de l'individu était la bonne pour moi. J'étais comme ça, même si nous n'avions pas pris spécialement le bon pied dès le départ, je lui laissais le bénéfice du doute, sans savoir qu'il allait piétiner la chance que je lui offrais.

- Non, pas vraiment, même s'il était vraiment trop long. Mais ça en a valut...la peine tout de même. Qu'en dis-tu ? Le séjour dans la poudreuse, ça t'as plu ? Si tu es habituée au climat chaud, ça a dû drôlement te changer mais...Chaque fois que je fois un roux, j'ai plutôt tendance à penser à l'Irlande ou l'Ecosse, ce qui est un peu pareil en fin de compte.

Wow wow wow.

- Pardon ?!

Je ne pus retenir cette question formulée avec de l'étonnement et un peu de colère.

- Oui, ça a été. La neige me manquait terriblement, et même si ma santé ne me permets pas de faire tout ce que je veux, j'en ai bien profité !

Et puis bon, il fallait dire que j'avais été bien entourée. Il y avait eu Alice, une très bonne amie, et puis Nicholas aussi, un adorable garçon avec qui j'avais bien rigolé. Nous avions pu redevenir des enfants le temps d'un voyage.

- Maintenant je suis habituée au climat de Miami mais …. mais tu as raison, je ne suis pas originaire d'ici. Au passage, L'Irlande et l’écosse, ce n'est PAS DU TOUT pareil, redis ça en présence de mon grand-père et il te tabasse même s'il doit en mourir. Et moi, j'avoue que je regarderai en souriant.

Non non Alayna, ce que tu viens de dire ne fais ABSOLUMENT pas psychopathe. Bon, tant pis, il aura sans doute compris que ce n'est pas spécialement tourné vers lui, mais vers ceux qui osent confondre ou mettre dans le même sac.

- Un chien et un chat, tu dis que c'est la même chose parce que ça a des yeux, un nez, une bouge, des oreilles, des pattes et que c'est un peu con ? Bon bah là, c'est pas pareil, je suis Irlandaise. Les Écossais sont grossiers, ils parlent hyper mal, on comprend jamais ce qu'ils disent.

Pas que je les aimais pas, mais je n'étais pas Écossaise, c'était tout. Puis même si ça faisait plusieurs années que j'étais à Miami, j'avais gardé mon accent, somme toute pas énormément prononcé, mais assez pour savoir que je n'étais pas américaine.

- Et toi, tu viens d'où comme ça pour trouver que Miami n'a pas grand-chose à t'offrir ?

Simple curiosité. Non en fait, plutôt formalité. Il savait d'où je venais, à lui maintenant, histoire qu'on soit à égalité. Mais s'il continuait à s'enfoncer, je craignais de devoir m'éclipser. Hors de question pour moi de rester avec quelqu'un qui n'aimait rien. Pas la ville, pas la sculpture, pas ci, pas ça. Moi j'aimais la vie et ce qu'elle m'apportait, et je n'aimais pas rester avec des inconnus mécontents. Enfin, j'évitais quand même de déjà juger, peut-être que ce garçon aimait d'autres choses.   


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MessageSujet: Re: Pouf [libre]   Lun 8 Déc - 1:50

Lance s'adossa contre un casier et croisa les bras en observant la demoiselle à terre, devant sa pile de morceaux d'argile brisés qu'elle avait rassemblé devant elle. Celle-ci semblait conservait au mieux la frustration mais Lance lisait tout dans sa voix lorsqu'elle lui répondit :

- Moi ça va très bien, mais lui … je crois que c'est fini. Des semaines de travail pour rien !

Franchement, ce n'était qu'un bout de...de terre au final. Même si elle s'était donné du mal pour lui faire prendre forme (qui se donnerait du mal pour donner une forme à ce truc là ?), il suffisait de le refaire et puis voilà. Ce n'était pas non plus un truc précieux en or ou argent (si ça avait été le cas, ça ne se serait même pas cassé alors hein !) Bref, Lance ne comprenait pas comment on pouvait attacher autant d'importance à une chose aussi inutile dans la vie d'un être humain. D'un autre côté, il était loin d'être matérialiste. Il ne voyait pas la valeur des choses.

- Bah, ces choses là, ça se refait puis si t'aime tant en faire, ça ne devrait pas te déranger tant que ça.

Il était inutile de dire que Lance était un mec qui manquait cruellement de tact. Mais ça, il en était parfaitement conscient. Il prenait même plaisir à ne pas en avoir. Pour lui, c'était essentiel de dire les choses telles qu'elles étaient au lieu de tourner autour du pot pendant des heures. Comme ça, les choses étaient vite claires. Ca épargnait les hypocrisie. La jeune fille se releva, et alla jeter ce qu'elle avait ramasser, suivit du regard par Lance. Soudain, alors qu'elle était prête à faire un second voyage, elle lança :

- Alors, le spectacle de mes sculptures pathétiques cassées est plaisant ?

Lance parut étonné de cette remarque. Il était vrai qu'il avait qualifié le fait que Paytah voulait conquérir sa belle avec des pandas en argile, mais c'était plus de l'idée de Paytah qui était pathétique que les sculpture en elle même. Quoi que...Au final, il n'en pensait pas moins non plus !

- Alors tu m'en veux vraiment hein ? Tu sais, ce n'est pas à toi que j'ai dit ça, répondit le jeune homme, alors relax.

Lance n'était pas le mec le plus gentil du monde, mais il n'avait pas forcément envie de partir sur de mauvaises bases avec une représentante de la gente féminine. Il était vrai que si c'était un garçon qui aurait commencé l'ironie, ça en serait venu aux poings très rapidement. Mais là, il n'était pas très envieux qu'une demoiselle puisse le voir comme un salaud juste parce qu'il avait taquiner Paytah avec un certain mauvais goût.

- Et alors, qu'est-ce que tu fais à l'école un week-end ? Logiquement, c'est fait pour profiter du beau temps, et du temps surtout libre !

Elle pouvait parler celle-là ! Elle venait de faire un vacarme assourdissant dans le hall des casiers. Elle comptait profiter du beau temps en s'enfermant à faire des sculptures ? Lance haussa les épaules :

- Il fait beau toute l'année ici. Je vagabonde le temps de trouver une idée pour faire passer le week-end. J'ai pas d'autres choix que de le passer ici, je n'ai pas le temps de rentrer au bercail alors je dois me contenter de ce que Miami a à m'offrir. Entre nous pas grand chose. Et toi alors ? Qu'est ce que tu fabrique dans ce bâtiment désert ?

L'avait-elle écouté ? Parce qu'elle s'était mise à pianoter un temps sur son portable une fois qu'elle avait jeté le reste des morceaux qui traînaient sur le sol.

- Pas trop fatiguée du retour à Miami ?

Surprenant qu'elle veuille tout de même engagée un peu la conversation. Cela voulait dire qu'elle ne lui en voulait pas tant que ça.

- Non, pas vraiment, même s'il était vraiment trop long. Mais ça en a valut...la peine tout de même. Qu'en dis-tu ? Le séjour dans la poudreuse, ça t'as plu ? Si tu es habituée au climat chaud, ça a dû drôlement te changer mais...Chaque fois que je fois un roux, j'ai plutôt tendance à penser à l'Irlande ou l'Ecosse, ce qui est un peu pareil en fin de compte.
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MessageSujet: Re: Pouf [libre]   Dim 7 Déc - 22:16


Pouf

으르렁 (Growl)(Korean Ver.) by EXO on Grooveshark

- Alors ? Combien de morts ?

Ce furent les mots qui me parvinrent aux oreilles alors que j'essayais tant bien que mal de rassembler tous les bouts qui s'étalaient un peu partout. En plus d'avoir cassé l'une de mes créations, il y avait eu un témoin. Son terme de « morts » me fit tiquer, j'étais particulièrement sensible à ce sujet. Je le savais d'ailleurs, et j'avais envie de m'énerver mais je comprenais que ce n'était pas forcément voulu ou méchant. Je me forçais à ne pas lancer un regard assassin, et à faire un sourire, bien que pas trop prononcé. En voyant le jeune homme qui s’avançait vers moi, je me dis que je l'avais déjà vu quelque part, puis me fis la réflexion que c'était normal, si nous étions dans la même école, que je l'aie déjà croisé. C'est quand il continua que je le reconnu.

- Oh c'est toi, on dirait bien que tu as fais de la casse. Pas de bobos j'espère ?

C'était une connaissance de Paytah, celui-là même qui avait osé dire que sculpter des pandas était pathétique. Je ne le connaissais pas vraiment, mais d'emblée, je ne le portais pas dans mon coeur. Après, peut-être que je l'avais mal jugé, on ne pouvait pas savoir sur une phrase, mais difficile d'effacer une première impression, surtout si elle est mauvaise.

- Moi ça va très bien, mais lui … je crois que c'est fini. Des semaines de travail pour rien !

Et ça m'énervait d'ailleurs, de travailler pour rien. J'aimais beaucoup pourtant cette activité qui me détendais, mais voir tout ça ainsi gâché, ça avait de quoi foutre les nerfs. Je me relevai avec ce que j'avais dans les mains et allais tout mettre à la poubelle à contre cœur. Je n'avais pas le choix en même temps, je ne pouvais plus rien en faire. Une fois mes mains vides, je retournai vers le sol où il restait des bouts que je n'avais pu ramasser. Je n'avais pas envie d'être méchante, mais je ne pus retenir un commentaire.

- Alors, le spectacle de mes sculptures pathétiques cassées est plaisant ?

En fait oui, je l'avais carrément pris pour moi, et pas forcément pour Paytah, à qui la remarque avait été faite. Mais je n'y pouvais rien, je m'étais sentie touchée, et je n'aimais pas ça, alors je me défendais comme je pouvais. Me radoucissant un peu, je lui jetai un bref coup d’œil avant d'aller une seconde fois à la poubelle.

- Et alors, qu'est-ce que tu fais à l'école un week-end ? Logiquement, c'est fait pour profiter du beau temps, et du temps surtout libre !

Enfin, en même temps, moi aussi j'étais là. Mais ce n'était pas pareil. Une fois que j'eus tout nettoyé, j'envoyais rapidement un sms à ma sœur pour lui raconter mes malheurs. Pour sûr, elle allait être déçue, c'était une de ses préférées qui venait de partir en poussière d'argile. Je soupirai, désespérée par ma maladresse du jour.

- Pas trop fatiguée du retour à Miami ?

Oui, vous ne rêvez pas, je tentais bien un début de discussion, histoire de savoir si j'allais continuer à le détester ou si je m'étais trompée à son sujet.  


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MessageSujet: Re: Pouf [libre]   Ven 5 Déc - 13:15

"C'était une scène qu'il avait déjà mille fois vécu. En rêve en tout cas, ou du moins, en cauchemar. Mais il n'avait fallu qu'il ne l'a voit qu'une fois en vrai pour qu'elle le hante de temps en temps au cours de ces nuits. L'air nouveau de Miami ne pouvait pas effacer les pavés humides de New-Yorks sur lesquels il marchait. Etrange, il avait dix-neuf ans. Pourtant, quand c'est arrivé, il en avait à peine quatorze. Le mystère des rêves faisait passer ça pour quelque chose de tout à fait normal. C'était un jour qui ressemblait ç tous les autres. Après l'école, le jeune Lance reprenait le chemin de son triste foyer. Il retourna à l'immeuble, monta les escaliers jusqu'à entendre un cri qui le figea sur place. Depuis le temps qu'il cauchemardait de cette scène, il devrait savoir ce qui allait suivre mais rien à faire. Il se précipita dans le piège. Lance ouvrit la porte à la volée et aperçu sa mère à terre, sur le point de se faire frapper par un père ivrogne et en furie. Lance se précipita dans le salon. Au moment où la main bourrue s'abaissa, il la saisit de justesse pour la stopper avec force, s'interposant entre l'homme et la femme.

- Arrêtes ! s'écria-t-il comme il l'avait fait il y a des années de ça.

Mais en fixant de visage de l'agresseur, Lance se figea. Ce n'était pas son père, comme cela devrait être le cas, qu'il tenait mais bel et bien...Lui-même ! C'était son double, avec un visage empli de fureur. Lance le lâcha immédiatement, le scrutant avec effroi.

- Qu'est ce que ça veut dire...? Maman tu...

Il pivota sur sa mère toujours à terre mais celle-ci avait perdu son visage. Elle ne ressemblait plus qu'à un mannequin inerte.

- Non...C'est pas possible...

Lance déglutit puis se tourna à nouveau vers son double maléfique.

- C'est pas moi qui ai fait ça ! Je ne suis pas un monstre !

Il serra les poings en fixant furieusement celui qu'il avait en face de lui.

- Vraiment Lance ? murmura une voix féminine.

Le jeune homme se raidit puis regarda à nouveau la femme à terre qui ajouta :

- Dans ce cas, pourquoi as-tu fais ça ?

- Ce n'est pas vrai, répliqua Lance, je n'ai rien fait du tout ! Rien !"




- Rien du tout...gémit-il.

Il finit par ouvrir subitement les yeux. Les volets mal fermés laissaient entrer les rayons du soleil à leur guise. La chambre était striée de lumière. Le jeune homme se passa une main sur la figure avant de tourner un oeil vers le réveil à ses côtés qui indiquait dix heures du matin. Si tard ? Comment est-ce...Ah, c'était le week-end. Lance l'avait complètement oublié. Pataud, il se leva et alla se préparer sans grande volonté. Ce qu'il pouvait en avoir marre de ses hantises. Le jeune homme quitta son bâtiment d'internat. La chaleur du soleil matinal de Miami réveilla un peu plus ses sens. Dire qu'à New-York, il devait déjà neiger ! Ici, on ne se croyait même pas en décembre. Mais la neige, Lance l'avait vu cette année, grâce au séjour en Laponie. Il avait un peu plus découvert ce qu'on appelait la magie de Noël, même s'il n'était pas dedans, ça lui avait changé d'air. Trop de beau temps rendait Miami monotone. C'était sans doute pour cela qu'il avait accepté de faire ce voyage. Il ne l'avait pas trop regretté. Le jeune homme déambulait dans les couloirs du bâtiment principal à présent. C'était désert. C'était sympa un peu de silence et de solitude de temps en temps, surtout dans une école. Tout à coup, un fracas assourdissant surgit des casiers et se répandit dans les couloirs en suivant l'écho. Quelqu'un venait de casser quelque chose. Les mains dans les poches, le jeune homme se dirigea vers la provenance du son jusqu'à entendre la voix d'une fille rouspéter contre sa propre maladresse. Au détour d'un casier, il lança :

- Alors ? Combien de morts ?

Puis il aperçu une chevelure rousse vers le sol, devant un tas de débris. Il la reconnu assez rapidement d'ailleurs, c'était la fille qui, apparemment, aidait Paytah à faire de la sculpture. Il l'avait vu pour la première fois dans l'avion au moment du départ en Laponie mais il ignorait le nom de la demoiselle.

- Oh c'est toi, ajouta-t-il, on dirait bien que tu as fais de la casse. Pas de bobos j'espère ?
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MessageSujet: Pouf [libre]   Jeu 4 Déc - 23:00


Pouf

으르렁 (Growl)(Korean Ver.) by EXO on Grooveshark

Ah, le soleil de Miami ! Bizarrement, il ne m'avait pas manqué, celui-là. Enfin, maintenant qu'il me réchauffait doucement la peau du visage, je n'allais pas m'en plaindre. Seulement, la neige et les vacances en Laponie me manquaient déjà. Ça avait été quinze jours de rêve, où le temps était un peu comme suspendu. Il m'avait fallu quelques jours de repos pour m'en remettre, et une visite à l'hôpital pour être certains que tout allait vraiment bien. Mes parents avaient insisté et depuis le temps, ça ne me dérangeait même plus de passer des examens alors j'ai laissé faire.

On avait fait pas mal d'activités, pour mon plus grand bonheur. D'ailleurs, je portais les deux bagues que j'avais gagnées, une à la main, et l'autre comme pendentif au bout d'une chaîne. J'avais essayé de faire un peu de snow aussi, mais après une ou deux chutes un peu violentes, j'avais décidé de m'arrêter avant que mon corps ne me rappelle à l'ordre. J'avais aussi pu m'essayer à la sculpture sur neige et sur glace. Je n'étais pas très douée, mais ça me plaisait, c'était comme un défi à relever, dans un temps impossible, qui plus est. J'avais pris beaucoup de photos et je gardai jalousement les souvenirs que j'avais de ces moments passés tous ensemble. Peut-être même que certains, je ne les raconterai pas à ma sœur …

Après tout ça, j'étais enfin libre, et je n'avais qu'une envie, profiter. Il faisait beau, c'était le week-end, je n'avais pas cours. Je me baladais tranquillement dans l'école, même si je n'y habitais pas. Je n'avais pas encore fait la demande pour intégrer l'internat, mais ça ne saurait tarder. Je n'avais aucune idée d'avec qui j'allais partager ma chambre, si toutefois je n'étais pas seule, et ça m'angoissait un peu. Et si je tombait avec quelqu'un qui me détestait ? Ça serait l'enfer je crois. Moi, je n'aimais pas tout le monde, mais je ne détestais pas non plus. J'étais plutôt indifférente en fait, et tant qu'on ne m'embêtait pas, tout se passait bien.

Avec mon chapeau, je me fis un peu de vent. J'étais habillée léger mais ça ne m'empêchait pas de souffrir un peu de la chaleur. Mon téléphone sonna et je souris en voyant la photo d'une jolie blonde apparaître. Noreen, ma petite sœur.

- Ouiii, allo ?
- Heeey, tu vas bien ?
- Oui oui, t'inquiète, ils ont dit que tout allait bien, papa et maman t'ont pas dit ?
- Tu les connais, ça irait mal qu'ils me le diraient pas, je préfère vérifier par moi-même …
- Non ma belle, tout est OK, t'en fais pas.
- T'as vu ce que je t'ai déposé dans ton casier ?
- Ah non attends je vais voir.

Pendant mon voyage, m'a sœur m'avait déposé quelques unes de mes créations dans mon casiers, je lui avais prêté la clé et je n'avais plus qu'à récupérer ce qui était à moi pour décorer un peu ma chambre. Ce n'était pas pressé, étant donné que je n'en avais pas encore une, mais voilà. Pour sa part, elle, elle dormait chez une copine, raison pour laquelle je ne l'avais pas encore croisée depuis mes exams. Tranquillement, je me dirigeais vers les casiers, qui étaient à l'autre bout. D'une main, je tentais de faire le code mais me foirais avant de coincer mon portable avec mon épaule. Je regardais alors ce qu'elle m'avait laissé (* et * par exemple mais faut les imaginer petits). C'était ceux que je lui avais demandés, je pouvais compter sur elle. Je remarquai qu'elle m'avait aussi laissé un mot. J'espère qu'on va pas devoir te couper les doigts de pieds parce qu'ils ont gelés … Kiss <3

- Aha, et je te rassure, mes doigts de pieds sont entiers, banane ! Bon, va falloir que je file, tu sais comme sont les parents, si je tarde trop, ils vont s'inquiéter qu'il me soit arrivé quelque chose. Tu reviens demain non ?
- Oui, dans la soirée, la mère d'Anna me dépose.
- Bien, à demain petite tête !

Parfois, je m’inquiétais un peu pour elle. Avec moi, elle n'avait pas de problème, elle discutait, elle riait, tout ça. Mais dès qu'un inconnu se pointait, c'était fini. Elle devenait une jeune fille rouge, bégayante, timide. Pourtant, elle n'était pas comme moi, elle aimait avoir des amis, mais elle n'arrivait tout simplement pas à parler aux autres, et je détestais la voir comme ça. Je rangeai mon portable dans ma poche, et son petit mot dans mon sac de cours. Je devais également prendre un ou deux cahiers, j'avais des devoirs à faire, et mon classeur où je mettais tout ce que je faisais pour le cours de dessin. J'avais beau critiquer ce Cobb, c'était un cours que j'allais suivre avec plaisir à chaque fois que nous avions une heure. Mais dans une infinie maladresse, je tapais dans l'une de mes créations et ne pus la retenir. Elle s'écrasa sur le sol dans un grand bruit tandis qu'un tas de petits morceaux s'éparpillaient partout. Sur le coup, je ne réalisai pas, mais en voyant l'état, j'eus comme envie de crier. J'avais passé des semaines dur les moindres détails, à recommencer encore et encore, et ça venait de se briser sans que je puisse rien changer. C'était irrécupérable, irréparable.

- Oh non, mais qu'elle conne je suis !

Je m'accroupis, je n'avais plus qu'à jeter le travail si durement fait. Ça me dégoûtait, mais bon, c'était de ma faute après tout, je savais que c'était fragile et je n'avais pas fait attention. Tout simplement, je me haïssais.


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