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 Bambi, Ethan et Fawn || We tried to stay young by chasing the sun

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MessageSujet: Re: Bambi, Ethan et Fawn || We tried to stay young by chasing the sun   Sam 27 Déc - 12:38

Je lui ébouriffe les cheveux et, comme je m'y attendais, sa réaction ronchon ne tarde pas à venir. "Raaaah, arrête de faire ça ! C'est toi la gamine entre nous deux normalement." J'éclate de rire. J'adore le chercher, je le trouve mignon quand il sort de ses gonds. "J'ai jamais dit le contraire. Justement, il faut bien une gamine pour compenser ton côté grincheux." Un énorme sourire s'étale sur mes lèvres, et je refous un coup de main dans ses cheveux qu'il vient de recoiffer.

"Viens nous aider à faire le feu, tu verras, non seulement ce sera plus rapide, mais en plus c'est drôle." Je me relève et il attrape la main que je lui offre pour en faire de même. Je fais, avec ma jumelle, un cercle de pierres trouvées aux alentours, puis j'empile le bois qu'on a ramassé tout à l'heure. J'empile par dessus un petit tas de feuilles mortes et de brindilles sèches pour que le feu prenne mieux et plus vite. Ethan s'est accroupi à côté de moi. Je ne sais pas si la chaleur qui me brûle les joues est due au feu ou à la présence du jeune homme à mes côtés. Je ne comprends pas. Je ne suis pourtant pas timide de nature, mais en ce moment, avec Ethan, je rougis pour un rien, c'est exaspérant. On va mettre ça sur le compte de la chaleur. Je sens son regard posé sur moi alors que je travaille le feu, puis soudainement, il se décale. Je n'en cherche pas la cause. Ses bras enroulés autour de ses genoux, il déclare:

"C'est fou ce qu'on va sentir bon la fumée demain."

Je hausse un sourcil, retenant un sourire. "Personnellement, je trouve que c'est le meilleur parfum qui existe au monde. T'en dis quoi Fawnie?" Oui, oui, c'est juste par pur esprit de contradiction. Quoique je dis vrai. Je trouve ça fabuleux l'odeur de la nature, la sève des branches et des feuilles qui coule dans les flammes, c'est toute mon enfance. Pour moi, c'est l'odeur de la liberté, de l'harmonie avec la nature. Je ferme les yeux et inspire longuement cette senteur qui m'avait tellement manqué. On parle un peu autour de la chaleur du feu. La lumière décline et je dis qu'on devrait aller se doucher avant qu'il ne fasse totalement noir. Je suis la première à y aller. Après avoir déposé mes vêtements en une pile grossièrement pliée sur la berge, je rentre dans l'eau. La surface est troublée par quelques vaguelettes silencieuses. Le calme d'avant la nuit est incroyable. Je m'enfonce dans l'eau jusqu'au cou, sans mouiller mes cheveux, que j'ai auparavant attachés en un chignon haut à la va-vite. Au bout d'un moment, je me décide enfin à me laver, à me rincer, puis à sortir. Je n'ai pas dû prendre plus de dix minutes, mais ça m'a fait un bien fou. En revenant au campement, je me sens apaisée, plus calme et reposée que jamais. Je fais signe à Ethan qu'il peut y aller, puis, en attendant que les jeunes gens aient fini de se laver, je sors les vivres du sac à dos.

Je mets des pommes de terre entourées de papier aluminium à cuire dans les braises, je verse de l'eau dans une boite de conserve pour la faire chauffer au-dessus du feu afin de pouvoir faire cuire des pâtes et j'embroche des saucisses à hot-dogs sur des bâtons pour les faire rôtir dans les flammes. J'ai aussi prévu un peu de légumes: des carottes et des concombres en bâtonnets à tremper dans du tzatziki. Quand Fawn revient de la rivière, je vois à ses yeux qu'elle est affamée et on passe à table. On parle, on rit, c'est vraiment génial comme moment. Une fois qu'on a fini, je range tout ça et je reviens au coin du feu. "Un concours de chant? Comme au bon vieux temps?", dis-je en m'adressant à ma jumelle. Je vois bien qu'elle n'ose pas en présence d'Ethan, à qui elle lance des regards incertains. Mon impression se confirme quand elle dit: "Je ne crois pas que ce soit une bonne idée ...". Je commence à fredonner Diamonds de Rihanna, une chanson qu'on adorait il y a deux ans, quand on était parties barouder avec nos parents pendant une semaine dans les montagnes pas loin de Québec City. Je me fiche pas mal de chanter seule, je sais qu'elle me rejoindra à un moment ou un autre. En effet, elle me fixe, et au refrain, elle ose faire monter sa voix en volume. Elle chante avec moi. C'est merveilleux. Nos deux voix s'élèvent dans le ciel nocturne, illuminé par les étoiles et les éclats de braise du feu. Une fois qu'on a fini, on fixe Ethan, lui demandant implicitement s'il voulait bien chanter pour nous aussi.

"Vous pouvez toujours courir pour que je chante, c'est hors de question ! Surtout avec ma voix ! Par contre je peux raconter une histoire." Je m'approche de lui, sentant ma jumelle faire de même. La curiosité est une des caractéristiques de la famille Rivest, bien qu'au premier abord, ça ne se voie pas trop. Quatre yeux sont rivés sur le visage du jeune homme. Seul le crépitement du feu et les bruits nocturnes de la forêt répondent à Ethan. "Bon ok, j'y vais." Il raconte alors son histoire tellement bien que je m'y serais crue. Les flammes se reflètent dans ses yeux et dansent de manière sinistre, amplifiant l'effet horrifiant de son conte. Je ne l'ai jamais vu si à l'aise que maintenant, dans la peau de ses personnages. Et puis il attrape mon poignet violemment, ancrant ses yeux bleus dans les miens. Mon souffle se coince soudainement dans ma gorge, mes pupilles se dilatent sous l'effet de la frayeur. Il ne semble pas réaliser son geste. L'endroit où il m'a touchée laisse une marque brûlante même longtemps après qu'il enlève sa main. Je ne sais pas trop si c'est dû à la frayeur qu'il m'a faite ou à autre chose. Quelques temps plus tard, c'est le hululement d'une chouette qui fait sursauter ma jumelle et moi. Mon cœur bondit dans ma poitrine et je suis obligée de porter ma main dessus pour être sûre qu'il ne s'échappera pas. Ethan éclate de rire. C'est rassurant, et ça me ramène au présent, au feu qui crépite doucement, à la forêt qui nous enveloppe de son aura de mystère. Un faible sourire s'étale sur mes traits. Le rire d'Ethan a quelque chose de spécial. J'ai l'impression d'être en sécurité, dans un cocon où rien ne pourra m'atteindre. Il continue son histoire, nous gardant toutes les deux captivées jusqu'à la fin. "La dénommée Nora, se fit appeler depuis lors, la sorcière des ombres..." Un frisson parcourt mon échine. Un silence s'étend comme une chape de plomb sur le campement. Seule la chouette de tout à l'heure hulule sinistrement, accompagnée du crépitement du feu.

"Woah... Incroyable. T'as vraiment des talents de conteur, Ethan. Dis... Tu veux pas rire un petit coup, comme tout à l'heure? Ça me rassure..." Réalisant ce que je viens de dire, je détourne mes yeux des siens et les ancre dans les flammes. Leur chaleur me monte aux joues. Je m'éclaircis la voix, l'esprit encore embrumé par l'histoire d'Ethan, et propose: "Ça vous dit de prendre les sacs de couchage et de se mettre un peu plus loin pour observer les étoiles? Je ne sais pas si on verra grand-chose, mais ça vaut le coup d'essayer, non?[/color]"

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MessageSujet: Re: Bambi, Ethan et Fawn || We tried to stay young by chasing the sun   Jeu 25 Déc - 17:35

Ce n'était pas vraiment une surprise pour Ethan, que la biche s'enfuit à son approche. La nature entière criait son aversion pour lui et il en avait l'habitude de toute façon. Le fait est, qu'il ne comprenait pas comment il avait pu mériter d'être apprécié des jumelles. Elles sont la lumière, il est les ténèbres. A deux, elles forment une âme illuminée. A lui seul, il aspire leur beauté. Il ne sait pas pourquoi, mais il se déteste pour les aimer. Car il a l'impression qui les salissait. Avec lui, elles ne faisaient que leur faire perdre leurs temps. Et même si il se montre grognon, voir énervant, en fait, il était heureux qu'elles l'acceptent, tel qu'il était. C'était comme se sentir en famille, aussi facile d’être soi-même, avec Jack et Hayley. Alors qu'il retournait boudeur de là d'où il venait, les filles reviennent vers le campement aussi. Alors qu'il avait repris le livre entre ses mains, ses yeux observe le corps de Bambi retomber à côté de lui. Le regard furtif et la fuit dès qu'elle tourne les yeux vers lui. Il fait mine de lire, mais il sent le regard de Bambi sur lui, ça l'empêche de se concentrer, mais il fait comme si il ne l'avait pas remarquer.

"Allez, fais pas cette tête, c'est pas grave tu sais." S'exclaffe-t-elle en lui ébouriffant les cheveux. Il grimaça et se tend à son contact. Il ne s'y faisait toujours pas. Même si c'était un geste aussi bête que ça. Ça lui rappelait Jack, évidemment. C'était le seul à le couver ainsi. Bambi avait cet instinct protecteur aussi, il l'avait senti au fil des mois qu'il la connaissait. Il remet ses cheveux à peu près en place en tirant une tronche encore plus mauvaise. « Raaaah, arrête de faire ça ! C'est toi la gamine entre nous deux normalement. » Déclare-t-il comme si il avait la sensation d'être pris pour un enfant. Parfois, il aimerait dire des choses plus drôle ou plus sympa. Un peu comme Jack. Mais ça sortait toujours différemment de sa bouche et tout ce qu'il savait faire, c'était râler comme un français. "Viens nous aider à faire le feu, tu verras, non seulement ce sera plus rapide, mais en plus c'est drôle." Il passe son regard de Bambi à Fawn, qui se faisait beaucoup plus discrète que sa jumelle. Parfois il se surprend à vouloir l'entendre un peu plus. Comme si le fait que quelqu'un plus silencieux que lui, le mette mal à l'aise. Il ne voulait pas l'exclure, d'autant que c'était lui l'étranger dans le groupe, pas elle. Il attrape la main de Bambi, se lève et la suit près du rond de pierre qu'avait confectionné Bambi. Elle faisait un petit tas d'herbe sèche et de brindilles, ses doigts étaient délicats et s'appliquait, comme si elle avait toujours vécue ainsi. Ethan, s'était accroupi à côté d'elle pour la regarder, avec un œil curieux. Parfois, il détaillait son visage, si sérieux lorsqu'elle était concentrée. Il se surprend à sourire. Sourire qu'il efface aussitôt que son regard croise celui de Fawn, comme pris la main dans le sac. Il rougit et cherche à regarder ailleurs, le cœur battant. Les flammes commençaient à prendre forme et Ethan s’assoit un peu à l'écart. Les bras contre ses genoux, il se mordait la joue. « C'est fou ce qu'on va sentir bon la fumée demain » Grogne-t-il, l'odeur de sève brûlée lui parvenant au nez. Vague tentative d'effacer son embarras face aux jumelles. Il se sentait chanceux, d'être avec elles, mais ça lui ferait trop mal de l'admettre. Surtout aux filles ! Finalement, Bambi transforme le moment en quelque chose de plus joyeux, que son humeur incertaine. Même lui, est obligé de l'admettre, elle le fait sourire.

Les dernières minutes de jour menacent de se terminés, tout le monde par se nettoyer dans la rivière, un par un. A vrai dire, Ethan, traîne peu de temps près de la rivière. Pas vraiment emballer à l'idée de se laisser glacer par l'eau. Des mauvais souvenirs le prenait déjà en tête. Il se souvient bien des douches glaces que sa mère lui faisait prendre, parce qu'il ne voulait pas s'arrêter de pleurer. Il revient alors plus vite que Bambi vers la tente et fait signe à Fawn que c'est son tour. Il la regarde partir, avec un sentiment d'inquiétude. Il voyait cette dernière plus fragile que sa sœur et il sait au combien, la fragilité attire les pires horreurs. Il secoue la tête pour effacer cette pensée de sa tête. Ils font griller quelques saucisses de hot dog au bout d'un bâton, dans une vieille boite de conserve, ils font chauffer de l'eau et font cuire des pâtes. Ça prends plus de temps que dans une cuisine traditionnelles, mais il aimait l'idée. Son imagination était sollicité et il crevait d'envie d'écrire quelque chose à ce sujet. Bambi est une pipelette, pensait Ethan, silencieux, observateur, mais en présence de cette dernière, Fawn se révélait peu à peu. Sa voix avait toujours été si fluette, qu'il devait tendre l'oreille pour bien comprendre. Parfois des questions lui revenait et il y répondait de manière nonchalante. Bambi propose un concours de chant à Fawn. Ethan est piqué par la curiosité et tourne la tête vers la jumelle concernée. Elle semble intimidée. Il essaye d'esquisser un sourire encourageant. Mais savoir qu'il échangeait un regard direct avec elle, le fit rougir. Heureusement, la lumière timide du feu, cachait ses rougeurs. Bambi se mets à chantonner, il déviât immédiatement son regard bleu sur celle-ci.  Il fut pris par surprise devant la légèreté de sa voix et de son innocente beauté. Voilà, c'était le mot. Les jumelles étaient comme leur chant. Innocentes, pures. Alors que lui, lui n'était qu'un déchet né du vice et de la haine. La voix de Fawn vient donner un ton angélique à la chanson. Le cœur d'Ethan est sur le point d'éclater, c'était un sensible, bien qu'il ne l'admettra jamais. Quand elles s'arrêtent de chanter, elles tournent toute les deux la tête vers Ethan, soudain pris au piège par 4 yeux. « Vous pouvez toujours courir pour que je chante, c'est hors de question ! Surtout avec ma voix ! » Ethan avait une voix entre le suave et le cassé. Il n'avait rien d'un ténor. Et sa voix ne portait pas vraiment, il était du genre discret et ça lui allait. « Par contre je peux raconter une histoire. » Il en avait lu tellement, et de tout les genres, qu'il pouvait les compter comme si il les avaient écrite. Puis, à cette pensée, il décida d'utiliser cette excuse pour raconter l'une de ses propres nouvelles. Les craquements du bois qui brûle, faisait écho au silence de la nuit. Visiblement, elles étaient prête à l'écouter et ça l'angoissait, lui qui détestait avoir un auditoire. Il pouvait bien se forcer devant deux jumelles ? Il tousse d'angoisse et s'éclaircit la gorge. « Bon ok, j'y vais. C'est l'histoire d'une femme, belle, douce, gentille, elle est mariée à l'homme qu'elle a toujours aimée, et de cet amour est nées deux filles, si proche en âge, qu'elles pourraient passer pour des jumelles. » Il sourit en réalisant la comparaison. Ce n'était pas réellement voulu. « La famille vit dans un petit village en campagne, à l'air ou les chevaux sont des moyens de locomotion et les bœufs des laboureurs infatigables. Nora, elle s'appelait. Si Nora était heureuse, elle ne pouvait se vanter d'avoir une vie riche, car sa maison était en ruine et son mari loin d'être médecin. Il vivait de petit boulot dans les champs et Nora se faisait de l'argent de poche en faisant de la couture. Mais jamais, elle n'avait laisser ses enfants mourir de faim. C'était une brave femme, qui ne reculait devant rien, pour le bonheur de sa famille. Un matin, trois coups contre la porte. Son mari parti à l'aube pour travailler, elle va répondre. Personne. Mais la plus petite de ses filles, se mit à pleurer, sans savoir pourquoi. Le lendemain, elle était en train de faire le déjeuner, quand 4 coups cogne contre la porte. Son cœur se serre, elle ouvre la porte. Seul une bourrasque de vent s'infiltre dans l'entrée. Elle claque la porte, commençant à croire qu'elle devenait folle. L’aînée de ses filles se mit à hurler, elle expliquera alors à sa mère, qu'elle avait vu un monstre... Elle rassure sa fille, lui assurant, qu'aucun monstre n'existait, seulement les hommes et la nature, cependant, elle n'en dira rien à son bon mari, le soir venu. Le troisième jour, 5 coups contre la porte, il était tard, et la nuit, comme celle-ci était tombée. Nora, excédée qu'on lui joue encore le même tour ouvre la porte à la volée, mais fut surprise d'y voir un grand homme vêtu d'un costume, un chapeau haut de forme et une canne à la main. « Dans la lumière, naîtra la plus horrible des ombres » clame-t-il d'une voix sinistre. » Ethan, observait les jumelles, donnant vie à ses paroles, se surprenant à être un compteur pas si mauvais que ça. Il sourit en voyant les deux regards terrifiés des jeunes filles. « Nora est effrayée, mais elle ne se laisse pas impressionner. Elle renvoi l'homme, en fermant la porte. Il retient, la porte de son pied et attrape son poignet. » Pour donner plus d'ampleur à ces mots, Ethan attrape le poignet de Bambi et la regarde dans les yeux, tonnant de sa voix la plus grave, il chante les mots de son histoire. « De plein gré elle sera, ou prendre nous ferrons ! Clame l'étrange homme avant de la relâcher » Ethan relâche le poignet de Bambi. A fond dans son histoire, il n'avait même pas remarqué son initiative. « Ce soir là, son mari revient des champs, sale, fatigué, et déprimé. Nora vient à ses bons soins et se confie sur leur étrange visite de la journée et des précédents jours. Il la prend dans ses bras et la réconforte, du moins il tente. Avant de s'endormir, épuisé dans le lit conjugale. Cette nuit là, Nora rêve de corps, de flammes et de monstre, elle rêve qu'on l'enferme dans une cage et qu'on la torture. Elle voit ses ailes se faire plumées une à une, n'ayant jamais réalisé qu'elle était un ange... Puis encore une fois, elle entend la voix grave de l'homme au chapeau, rire d'un éclat sinistre et répété  Dans la lumière, naîtra la plus horrible des ombres... » Un chouette se met à hululer et les jumelles sursautèrent en même temps. Arrachant un éclat de rire à Ethan, amusé que son histoire ait un effet sur elles. « 9 mois plus tard, elle donna naissance à un petit garçon. Les cheveux noirs, les yeux bleus, il ne ressemblait ni à ses sœurs, ni à son père. Nora fut accusée d'avoir tromper son mari. Elle s'en défendue du mieux qu'elle pouvait. Et sous l’œil des deux parents, l'enfant grandi du stade de poupon à petit garçon, en à peine une semaine. Nora n'arrêta pas de pleurer, se souvenant de son rêve des mois plus tôt, se souvenant de l'homme au chapeau. Elle savait. Elle savait que ce n'était pas son fils, mais l'enfant du diable, à qui elle avait donnée naissance. Mais à chaque fois que l'enfant lui demandait de l'attention, Nora perdait en vitalité, semblait vieillir de plus en plus vite. S'en fut trop pour le père. Qui emporta ses filles avec lui, loin de cette maison, désormais envahie par un mal sans nom. Il fit appelle au conseil religieux du village et l'enfant, devenu adolescent, déclara à sa mère, qu'il s'appelait Azazel, fils de l'ange de lumière. D'un dernier baiser sur le front de ce qui fut sa mère, celle-ci en perdit la vie, morte de chagrin. Azazel fut chassé par le village entier et le père de ses soeurs. Il implora leur pitié, leur pardon. Expliquant qu'il était fils de l'ange de la lumière et qu'il avait été envoyé pour aider. Mais la haine des hommes étaient forte. Blessant encore et encore l'adolescent. Affaibli, sur le point de perdre la vie. L'homme au chapeau sortit de l'ombre, faisant claquer son bâton sur le sol. Écartant les bourreaux du garçon. Il s'adresse aux hommes, imperturbable. « De quoi l'accusez vous ? » « Il a tué ma femme ! C'est un monstre ! Ma si gentille femme ! » Pleura le mari de Nora. « Alors vous pensez que le tuer, résoudra vos problèmes ? » « Ce n'est que justice ! » « Et si je fais revenir Nora, serez-vous d'accord pour accorder le pardon à mon fils ? » Les hommes s'arrêtèrent tous de parler en entendant le mot fils. Le mari de Nora s'avance. « Oui, nous le ferons ! » L'homme au chapeau, dans un sourire sadique, fait claquer sa canne contre le sol. Azazel, alors sur le sol se met à voler dans les airs, deux grandes ailes sortant de son dos, se met soudainement à brûler, dans un cri de douleur, il se tord dans les airs, en vain. Tout son corps entier se mit à partir en flamme, pour ne former plus qu'un tas de cendres. Les cendres volèrent enfin, pour donner la forme d'une femme. Celle de Nora. Des grands yeux bleus ayant pris la place de ses iris autrefois dorée. L'homme au chapeau s'évapore dans l'ombre d'où il venait. Le mari de Nora se précipite vers elle, pour la prendre dans ses bras. Et d'un cri sombre, elle hurla, hurla si fort, qu'il traversa le village tout entier, un cri provenant des plus sombres des sentiments. La haine. Son cri arracha la vie à tout les troisièmes nés du village, envoyant leurs âmes avec celle de son fils, en enfer. Tel fut le prix à payer pour avoir laissé le mal entrer dans leur village. La dénommée Nora, se fit appeler depuis lors, la sorcière des ombres... »
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MessageSujet: Re: Bambi, Ethan et Fawn || We tried to stay young by chasing the sun   Mar 23 Déc - 14:21

Il y avait quelque chose de pur et de magique dans cet instant. Quelque chose de vraiment bon que je n'avais plus ressenti depuis bien longtemps. Quelque chose d'apaisant. C'était cela. Quelque chose d'apaisant. J'aimais le contact de ma main avec l'animal. J'aimais l'atmosphère qui nous entourait et qui nous protégeait. Oui, c'était l'impression que j'avais. J'avais l'impression d'être protégée et couvée par la forêt qui nous encerclait. J'étais bien. L'animal se sentait en confiance. Suffisamment pour que je dise à Bambi et Ethan qu'il pouvait s'approcher. Délicatement, Bambi prit une photo et enfin s'approcha. Avec une aisance que je lui connaissait bien, elle tendit sa main afin que la biche la sente et imprègne son odeur. Se familiarise avec. Cela me rappela tout un tas de souvenir. Je me souvenais d'une fois pareil à celle ci où notre père nous avez montré comment nous y prendre. Ça avait été délicat pour nous, mais finalement nous y étions parvenues. Ma soeur et moi étions acceptées par l'animal, c'était alors au tour d'Ethan de s'y mettre. Hésitant, il se leva et tandis qu'il s'approchait, je l'observais incertaine. Franchement, j'avais d'abord été persuadée qu'il allait y arriver mais plus y s'approcher plus ma certitude s'efface pour se transformer en doute. Il n'était pas du tout tranquille. Il donnait l'impression d'être stressé, angoissé. Une première fois, il avança sa main vers l'animal, une première fois, puis s’enchaîna plusieurs tentatives ratées. Dès la première je savais ce qui allait se passer et surement que Bambi aussi. La biche allait s'en aller. Sans vouloir la retenir, j'enlevais ma main du sommet de son crâne et m'éloignais un peu d'elle juste avant qu'elle ne parte à la vitesse de la lumière. Après ce cours moment de joie, mes épaules s'affaissèrent de déception. C'était vraiment dommage. Puis je regardais furtivement vers le jeune homme qui, surement déçu lui aussi déclara. « De toute manière j'ai pas la fibre animal... » Après cela, il se retourna vers la tente. Ma soeur me lança un regard auquel je répondis également par un coup d'oeil. Il fallait 'réconforter" Ethan ... Et ce n'était surement pas moi qui allait m'en charger. Comme elle me le disait si souvent "les relations humaines, ce n'étaient pas mon truc" !

En retournant vers le campement, une nouvelle fois, Bambi et Ethan s'installaient l'un à côté de l'autre et encore une fois, quelque chose en moi se pinçait  ... Pourtant, je me tenais à l'écart, me concentrant sur autre chose. J'observais le ciel, les arbres qui se faisaient avaler par l'obscurité. Mon carnet dans la main, je griffonnais à la hâte quelques silhouette de tronc du mieux que je le pouvais avant de ne plus rien voir. Tandis que je m'occupais à faire cela, j'entendais les deux jeunes derrière moi en train de parler. La voix d'Ethan avait repris son ton boudeur, habituel. Cela me fit sourire. Il était vraiment grincheux et c'était ce qui faisait son charme. Enfin, je crois. Un court silence s'était installé mais fut rapidement brisé par Bambi. Par son rire en fait. Instinctivement, je me retournais pour voir ce qu'elle trouvais drôle. Peut être était-ce la tête du jeune homme homme, ou peut être pas. Dans tous les cas, je ne pus trouvé la raison de son rire soudain, mais il me fit du bien. Je l'avais tellement de fois entendu. "Allez, fais pas cette tête, c'est pas grave tu sais.". Au son de cette phrase, je ne pus retenir un sourire moqueur. Non, ce n'était pas grave du tout, pour nous mais j'étais presque sure que lui, ça l'avait vexé. Ou du moins, s'il ne l'était pas totalement, il était un peu frustré et déçu. Cela se voyait. C'était ce que je croyais. J'avais l'impression de savoir ce qu'il ressentait depuis ce jour où je l'avais aidé, et vu. Mais ce n'était peut être qu'une impression. Tandis que je me perdais dans mes pensées, les yeux rivés sur les deux jeunes gens, je vis Bambi ébouriffer les cheveux d'Ethan et se lever d'un bond. Il y avait tant de proximité entre ces deux là que de le voir saisir sa main pour se lever fit naître en moi un pincement que je détestais. Bêtement et pour oublier cette légère douleur, je détournais le regard rapidement. Qu'est-ce que ça pouvait bien me faire qu'il s'entende bien ? Qu'est-ce qu'il m'arrivait à la fin ?

L'invitant, contre sa volonté à faire le feu avec nous, je sentais que Bambi était heureuse. Elle appréciait le moment, vraiment. Je le voyais, je le ressentais aussi. Comme si ce sentiment venait de moi. Comme si elle me le transmettait. Ça avait toujours été comme cela avec elle, dans les bons comme les mauvais moments.
Faire le feu, ne nous avait pas pris trop longtemps. Disons que ce n'était plus qu'une question d'habitude à reprendre pour nous. Nous l'avions tellement de fois fait, que c'était presque devenu un geste quotidien qu'on avait un peu laisser tomber ici, à miami. Ethan qui nous avait aidé, n'avait pas trop bronché. Un peu quand même. Mais pas trop. Il ne fallait pas exagérer. Ethan, c'était Ethan alors ... S'il ne râlait pas un peu, ce n'était pas vraiment lui.
La chaleur que dégageait les flammes était apaisante. J'avais l'impression d'être enveloppé autour d'une couverture jusqu'à ce que le moment d'aller se doucher arrive. C'était surement ce que j'aimais le moins. Se laver dans une rivière c'était marrant, mais c'était aussi très froid, surtout à la tombée de la nuit. Je crois que jamais de ma vie je n'avais mis aussi peu de temps pour me laver. J'avais expédié ça le plus vite possible afin de revenir auprès du feu. Et m'y réchauffer. Ayant été la dernière à me laver, je sentais l'odeur de la nourriture surement préparé par Bambi sur le chemin du retour. J'avais faim. Très faim. Tellement que mon ventre gargouillait comme si je n'avais pas mangé depuis des lustres.

Le moment était convivial. On était tous les trois assis autour du feu, à parler. Bambi avec certes plus d'aisance que moi, mais je parlais quand même un peu. C'était bien. J'aimais le moment que je passais avec eux. Et je ne me voyais le passer avec personnes d'autres. Peut être mes parents. D'ailleurs, ils me manquaient énormément ... Vraiment beaucoup. Je me mettais alors à penser à eux quand ma jumelle me tira de mes pensées en me proposant un concours de chant, comme ... Au bon vieux temps. A ce moment là, tout un tas de souvenir resurgissaient en moi à une vitesse impressionnante. Je me voyais enfant, sur les genoux de mon père en train de chanter ou plutôt de hurler des paroles de chansons que tous les quatre nous connaissions. Ces concours, il n'y avait qu'entre nous que nous le faisions. Jamais un étranger n'en avait fait parti. C'était un délire entre nous. Et puis, j'étais beaucoup trop timide pour chanter de cette manière devant lui. Mon regard se posa d'ailleurs sur le jeune homme, puis se dirigea vers ma soeur ... "Je ne crois pas que ce soit une bonne idée ... " Je savais pertinemment que ma tentative d'annuler son envie était vaine. Comme je la connaissais, Bambi ne manquait pas d'insister encore et encore et je ne pouvais plus lutter contre sa volonté. Le plus normalement du monde, ma jumelle se mit à chantonner une chanson qu'elle comme moi connaissions bien. (Je te laisse choisir parce que je n'ai absolument pas d'idée !) Poussée par ses regards insistants, je me mis à entonner la mélodie du bout des lèvres, évitant à tous prix le regard d'Ethan. Je me sentais mal à l'aise, gênée. Encore à cause de cette foutue timidité. J'étais fixée sur ma soeur, concentrée au plus haut point sur elle et personne d'autre.
Petit à petit, je me décoinçais un peu oubliant presque la présence du jeune homme imaginant comme cela pourrait être si mes parents étaient là.


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MessageSujet: Re: Bambi, Ethan et Fawn || We tried to stay young by chasing the sun   Dim 14 Déc - 0:31

Je saisis délicatement mon appareil photo et prends quelques clichés. La lumière est parfaite, et de là où je me tiens, le cadrage est nickel. J'espère que je ne fais pas trop de bruit et que la biche ne va pas s'affoler, mais elle n'a pas l'air farouche. Du coin de l’œil, je vois ma jumelle tourner la tête vers moi. Nos regards bleus se rencontrent. Je comprends ce qu'elle veut et je sais aussi que je n'ai pas besoin de dire quoi que ce soit pour qu'elle le sache. Je hoche la tête doucement, gardant un œil sur la biche au cas où elle déciderait de partir. Fawn s'approche alors de l'animal. Je lui fais confiance, on avait l'habitude d'approcher les animaux à Québec. A vrai dire, c'étaient plutôt les animaux eux-mêmes qui venaient. On restait immobiles pendant de longs moments, contrôlant notre respiration, lisant ou encore chantant, ça dépendait des fois. Il nous arrivait même de nous endormir parfois. Toujours est-il que, quand on rouvrait les yeux, il y avait toujours quelque animal curieux qui s'était approché. On a appris à travailler la douceur de nos gestes, à être discrètes, calmes et patientes. En fait, la forêt nous a un peu appris les valeurs fondamentales que nos parents ont toujours voulu nous inculquer. Je crois que c'est dans ces moments-là qu'un humain montre ce qu'il a de plus vrai et de plus profond; en tout cas, je ne suis jamais aussi naturelle. Comme quoi, je peux aussi me montrer calme et patiente quand la situation l'exige. Je sais que je dois obéir à la nature, et pas l'inverse, c'est ce qui rend l'homme humble et misérable.

"Je pense que c'est bon, vous pouvez venir ..." Ça y est, ma sœur a apprivoisé l'animal. Si seulement c'était aussi facile avec celui qui est à côté de moi... Je soupire légèrement. Je n'ai pas manqué l'arrêt respiratoire de mon voisin, encore moins sa réaction face aux actions de Fawn. Je prends quelques photos de la jeune femme et la biche sur le vif. C'est surtout là que ressortent la pureté et l'innocence, renforcées par l'effet de la lumière. Je sais que ma sœur ne se reconnaîtra pas dans ces clichés. Elle est redevenue la jeune fille d'avant. Je souris à cette pensée. Je sais qu'elle guérira, comme moi, on en est capables. Elle est plus forte qu'elle ne le croit, et je suis plus faible qu'elle ne le pense.

Je pose mon appareil photo sur mon sac de couchage et entreprend de me relever délicatement. Soudainement, c'est comme si plus rien autour n'existait. Les bruits deviennent sourds, mon environnement disparaît, je ne suis fixée que sur la biche. Je ferme les yeux un court instant pour contrôler ma respiration et me concentrer sur mes sensations. Je rouvre délicatement les paupières et avance doucement vers l'animal. Elle me regarde, méfiante, mais Fawn la rassure. J'arrive près de la biche et je m'arrête devant elle sans bouger. Je refais comme tout à l'heure, ferme les yeux, contrôle ma respiration, et me concentre sur mes sens du toucher et de l'ouïe. Bientôt, je sens le museau humide de l'animal renifler curieusement ma main. Mes doigts frémissent au contact. Je n'ose pas ouvrir les yeux de peur de perdre cet instant si précieux. Ça m'avait tellement manqué. Enfin, je laisse mes yeux bleus se poser sur la biche. Je la couve du regard et la laisse prendre connaissance de mes mains, de mon odeur. Une fois qu'elle est en confiance, je me souviens qu'Ethan est avec nous.

Alors que je me tourne vers lui, je le vois se lever. J'ai l'impression qu'il est en transe. Ses yeux sont sévères et pleins d'envie, et ça me fait peur de le voir comme ça. Il n'a pas assez confiance en lui. Mais je le laisse faire, de toute manière, ce n'est sûrement pas Fawn qui va dire quoi que ce soit pour l'empêcher d'approcher. Je laisse mes mains le long de mon corps pour ne pas donner l'impression à la biche que je la retiens. Ethan s'approche trop vite, vacille, tend la main, la biche recule, il retente son coup, mais elle s'enfuit la queue entre les jambes dans les fourrés. Je la regarde partir avant de retourner la tête vers mon ami en entendant un gros "pouf". Il vient de se laisser tomber près de la tente, où on était tout à l'heure. Je l'entends grommeler: "De toute manière j'ai pas la fibre animal..." Je lance un regard à ma jumelle; on se comprend, mais elle sait que, comme d'habitude, c'est à moi de m'y coller. Les relations humaines, c'est pas pour elle.

On se redirige vers notre campement, et je me laisse tomber sur mon sac de couchage auprès d'Ethan, comme tout à l'heure. Je ne sais pas trop quoi lui dire, je ne sais pas pourquoi, je n'ai jamais de mal d'habitude, mais il a le don de me mettre mal à l'aise. J'ai toujours l'impression de ne jamais dire ce qu'il faut. A ce moment-là, il se tourne vers moi. Je remarque qu'il a retrouvé son air bougon et ses épaules affaissées. "D'ailleurs, c'est pas moi qui m'occupe du feu hein, le camping c'était ton idée !" J'esquisse un sourire en coin, sans le regarder, les yeux rivés devant moi. Je me décide enfin à tourner la tête vers lui. Mes yeux bleus le détaillent. Je crois que je connais ses traits par cœur. Ils sont tellement doux et blessés en même temps que ça me déchire le cœur à chaque fois que je l'observe. Je sens mes sourcils se froncer d'inquiétude, mais je remplace cette expression par un sourire plus franc, qui finit carrément en rire. "Allez, fais pas cette tête, c'est pas grave tu sais." Je fais bien sûr référence à l'épisode de a biche.

Je lui ébouriffe les cheveux avant de me relever et de lui offrir ma main pour qu'il fasse pareil. "Viens nous aider à faire le feu, tu verras, non seulement ce sera plus rapide, mais en plus c'est drôle." On finit de faire le feu en peu de temps, et bientôt une chaleur bienfaisante se répand autour du campement. On part tour à tour se "doucher" dans la rivière que Fawn a dénichée plus tôt avant que la lumière ne disparaisse tout à fait. Une fois qu'il fait bien noir et qu'on a mangé, je me tourne vers ma jumelle et lance: "Un concours de chant? Comme au bon vieux temps?" Certes, on n'a pas de don particulier pour le chant, mais c'est drôle et convivial de chanter des airs, des rengaines, des chansons populaires autour d'un feu. C'est un peu la base du camping, non?

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MessageSujet: Re: Bambi, Ethan et Fawn || We tried to stay young by chasing the sun   Mar 9 Déc - 22:45

Il aura fallu du temps à Ethan pour se décider. De nature plutôt casanière et surtout solitaire, il ne se voyait pas partir en week-end camping avec les jumelles. Sans oublier, qu'il faisait de gros effort pour ignorer un fait, très perturbant pour lui. Elle était jolie et voulait bien traîner avec lui. Ce n'est pas pour sa bonne humeur pourtant, car jusqu'ici, la seule chose qu'il sait mieux faire qu'écrire, c'est râler. Il n'est jamais content et c'était un peu sa marque de fabrique. Certains diront que c'est pour compenser l'optimisme naturelle de Jack, d'autre verront l'opposé exact du Rho Kappa. Il réalise avec ironie comme il avait rencontrer les jumelles. Au fond, ce n'était pas glorieux. Il avait eu pitié de la première dans la bibliothèque, ou peut-être pitié des livres, il ne sait pas. Et il s'était révélé complètement affreux dans les bois avec la seconde, alors qu'elle ne faisait que lui venir en aide. Parfois il avait besoin de se faire violence pour se rendre agréable. Ce n'était pas dans sa nature et plus il était embarrassé, plus il se montrait désagréable. Sa famille l'avait bien compris, rares étaient les gens extérieurs qui arrivait à cette conclusion. Jusqu'aux jumelles. 

Devant le lycée, il n'avait pas pris la peine de donner son adresse aux filles, il les attendrait patiemment devant l'internat, le sac sur le dos, l'air songeur. Il n'avait pu se résoudre à laisser son ordinateur chez lui et l'avait fourré dans son sac, la batterie pleine, au cas où l'envie d'écrire lui prendrait. Même si il doutait que Bambi le laisse en paix. Elle avait le mérite d'être toujours sur son dos et ne pas mal prendre sa tête de cochon. Fawn était différente. Elle lui ressemblait, à une exception près. Elle était plus facilement blessé par les mots qu'il pouvait l'être. Et parfois, il se sentait con d'être aussi agressif avec elle. Ce n'était pas facile pour lui de gérer deux caractères aussi différent alors qu'elles sont nées le même jour, du même ventre. Parfois, elles l'amusent même s'il ne fait que des sourires timides. Et parfois, elles l'inspirent pour ses nouvelles. Mais ça il ne l'avouera jamais. Comme il ne leur fera jamais lire... Enfin, il croit. C'est quand la jeep de Bambi débarque sur le parking, qu'il sort de ses pensées. Retirant déjà une bride de son épaule pour lancer le sac à l'arrière sur la banquette et grimper d'un pas maladroit tout en saluant les filles. Regardant par la fenêtre le paysage défilé à tout allure, il ne semble pas vraiment à bord. C'est à peine si la musique prenait forme dans ses oreilles. Jusqu'à ce que Bambi l'interpelle. Il reconnaît alors les rythmes typiques du rock anglais.Même s'il n'aimait pas particulièrement ce genre de style, il ne pouvait pas dire qu'il détestait. Alors il haussa les épaules. « Pour ce que j'en écoute »Il fait aller sa main pour faire signe qu'il s'en foutait. Il n'était pas de mauvaise humeur, juste indifférent.

Arrivée dans les bois, Ethan porte ses affaires et même un peu plus, en suivant Bambi. Elle était en tête de file et très enthousiaste. Au fond, il en souriait, elle lui faisait oublier la laideur du monde. Pour elle, c'est simple de se déplacer dans cette nature, de se repérer. Pour lui, ça lui évoque juste sa rencontre embarrassante avec Fawn. Ça lui rappelle que la nature est aussi belle qu'injuste. Comment peut-elle créer un paysage aussi beau et pur, et le laisser vivre lui, alors qu'il était tout sauf bon. Il était contre nature... Il ne savait qui accuser pour son existence, dieu ou mère nature, les deux étaient coupables de sa vie. Le temps de s'installer, chacun se sépare, une tache particulière à faire. Il est pas vraiment doué de ses mains, mais au moins il est intelligent, il lui reste bien ça.

Voilà un moment qu'Ethan va préféré à tous. Celui où les gens se mettent à lire et ce n'est même pas le premier à sortir sa lecture. Ce qui le rassurait. Il était là, assis à côté d'elle, avant un bouquin à la main. Il avait laisser l'ordi pour plus tard, quand la lumière l'empêchera d'y voir clair dans ses lignes. Parfois il jetait des regards furtifs vers Fawn, juste pour savoir ce qu'elle fichait, alors qu'elle était encore plus silencieuse que nos deux lecteurs. C'était agréable pour Ethan, très agréable, d'être naturel sans avoir à se battre contre quelqu'un d'autre. Se chamailler avec Jack, s'engueuler avec Seth devant l'indifférence de son père. Le chuchotement de Bambi fait frissonner malgré lui le garçon avant qu'il la dévisage sans comprendre. Il lui le signe de main de la Nu Zeta. Elle montre une biche. Il se fige, déjà qu'il ne bougeait pas énormément. Il regarda l'animal puis Bambi avant de lui sourire. Oui oui, ça lui arrive. Son regard glisse sur Fawn qui fixait sa sœur puis l'animal. Elle tenta une approche et sans qu'il ne s'en rende compte. Ethan avait cesser de respirer pour ne pas effrayer la bête.

L'image que Fawn dépeint devant lui était unique. Elle lui donne des idées, elle inspire Ethan à écrire. S'il avait été peintre il aurait aimé pouvoir immortalisé l'image qu'il avait devant les yeux. Fawn caresse maintenant l'animal et le Khi Omikron était fasciné. Ses grands yeux bleus ouverts sur la nature. C'était une image d'une pureté incroyable. Alors quand elle les invita à la rejoindre. Il se sentit de trop. Non, il la ferait fuir, il ruinerait ce moment.

Puis Bambi se lève doucement, comme sa sœur arrive à s'approcher de l'animal sans lui faire peur. Il était admiratif devant elles. Si on le lui avait dit un jour. C'était une image maternelle qu'il avait sous les yeux, une image qu'un enfant aurait aimé voir. Il pensa à sa grand mère, qui aurait tenu le rôle parfait. Pourquoi il pense à tout ça lui. Son cœur se serre d'un coup. Pour la rendre fière, pour lui dire qu'il avait réussi lui aussi à toucher la pureté de la nature, il voulait imiter les jumelles. Doucement, maladroitement, incertain, Ethan se hisse sur ses deux grandes jambes, aussi maigres que des échasses. Son visage est froid et son regard beaucoup trop sérieux, envieux. Il avance la main beaucoup trop tôt. Assis depuis un moment, les fourmis dans ses jambes le fait balancer sur le côté. Il bouge trop vite et la biche recule d'un pas. Ethan essaye d'avancer un peu plus, mais elle s'échappe et court se réfugier dans la foret. Il est déçu. Mais il sait qu'il est déçu seulement parce qu'il avait osé espéré quelque chose de ce moment. Il soupire et son visage se referme aussitôt. Il hausse les épaules et retourne s'asseoir lourdement, près de la tante. « De toute manière j'ai pas la fibre animal... » Il regarde le ciel, le soleil sombrait derrière des nuages, atténuant la lumière d'une fin d'après midi. Il se tourne vers Bambi. « D'ailleurs, c'est pas moi qui m'occupe du feu hein, le camping c'était ton idée ! » La mine bougon d'Ethan était revenu aussi vite que la course de cette biche dans les bois. Il le savait de toute manière. La nature ne voulait pas de lui.
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MessageSujet: Re: Bambi, Ethan et Fawn || We tried to stay young by chasing the sun   Mar 9 Déc - 11:46

Ça faisait quelque jours que Bambi me bassinait avec cette histoire de weekend end en forêt. J'en avais très envie, c'est vrai. Mais de la à en entendre tout le temps parler ... De toute façon, c'était un fait, ma sœur jumelle était trop bavarde. Trop expressive, trop active. C'était un peu comme si elle était trop vivante. À la réflexion, ça sonne bizarre de dire des choses comme ça, parce que je l'enviais. Je l'enviais parce qu'à une époque, j'avais été comme elle, un peu moins remplie de joie de vivre. J'avais été souriante chaque jours de mon enfance, j'avais été rigolote, j'avais été surexcitée et hyperactive, comme elle. Quoi qu'un peu plus calme, je l'avoue. J'étais, enfant, la plus discrète des deux, ça avait toujours été comme cela. Mais après, l'accident, tout avait pris beaucoup d'intensité. On ne me voyait plus, ne m'entendait plus. C'était comme si je n'étais pas là. Comme si je n'étais plus là. Je ne parlais plus, ne m'exprimait plus. Silence. Fin de l'enfance, passage à la folie. Je m'enfermais et les faisais souffrir eux ... Ma propre famille, mon père dont j'avais peur, ma mère qui ne savait pas comment s'y prendre et Bambi, qui partageait ma douleur en plus des siennes ... J'ai eu cette période égoïste où je ne pensais qu'à moi, sans les voir eux. J'étais devenue aveugle, focalisée sur moi même,sur mes peurs, sur ma souffrance. Sur ma catastrophe mentale. Sur la catastrophe qui me hantait nuits et jours. Mais tout cela pour en venir au fait que ce weekend allait me faire du bien, allait me faire du bien. Ça allait me ressourcer. Quoi que, ça n'allait sûrement pas valoir les forêts du Canada.

On était en train de nous rendre à l'interna pour récupérer Ethan. Passer ce weekend avec lui, ça me faisait plaisir, vraiment. Je l'appréciais quoi que c'était un peu particulier. M'enfin. On roulait dans la jeep verte de Bambi. Cette voiture la, je l'adorais vraiment. Je la trouvais parfaite, à l'image de ma sœur en fait. Moi, je n'ai pas eu de voiture. On ne m'a pas jugé apte à en conduire. Ma santé mentale n'était pas bonne et me planter en voiture semblait simple pour mon ancien psychologue. Il avait sûrement penser que l'idée allait un jour ou l'autre me traverser l'esprit. Mais ça ne me dérangeais pas. Je n'avais pas spécialement envie de conduire ou autre ... Pas très ponctuel, Ethan n'était pas à l'heure. On l'attendait quand il avait débarqué avec ses affaires que Bambi avait fourré dans le coffre et nous voilà partis. Ma jumelle appuyait sur le champignon et comme à son habitude ne cessait jamais de parler. Il fallait admettre que c'était elle qui faisait la conversation. Comme à chaque fois, en fait. La musique envahissait l'espace mais j'étais ailleurs. J'entendais Bambi et Ethan discuter, s'il on pouvait vraiment parler de discussion mais je n'entendais pas vraiment. Je pensais à ce que nous allions voir et faire, j'étais pressée. Mais il n'y avait pas que ça. Je pensais à autre chose mais j'étais incapable de me souvenir quoi. Je sais que j'étais vraiment ailleurs, je pensais à toute sorte de chose sauf à eux.

Enfin, on arrivait. En s'installant et en montant la tente, je commençais à inhaler l'air pure des environs. J'avais oublié ce que cela faisait de respirer ce genre d'air frais. Du bien. Clairement. Voilà ce que c'était. Je prenais plaisir à m'éloigner de la civilisation. A camper et toute les activités que comportait la nature et l'extérieure. Je pensais également à la randonnée et à toute ces choses. Bambi en maîtresse du weekend répartissait les tâches et moi, je devais chercher un ruisseau où nous trois pourrions nous laver. Je devais avouer que ce n'était pas très compliquée. J'avais toujours été habituée à cela. C'était le plus simple des objectifs à atteindre pour passer un bon weekend en forêt. J'avais chercher l'herbe humide, aiguisant mon sens de l'écoute pour repérer le bruit de l'eau s'il y en avait. Très vite j'avais trouvé.

Tout était installé et nous étions tous les trois chacun à nos occupations. Bambi, allongée près d'Ethan sur son sac de couchage lisait. Je les observais quelques secondes, me disant qu'en fait, ils avaient l'air plus proche que ce que je ne pensais. Je soupirais, déçue de ne m'en être pas rendue compte avant. Y avait-il plus que de l'amitié entre eux ? Subitement, je sentais le rouge me monter aux joues et me concentrait sur ce que je faisais. Soit, observer. Regarder les choses, la beauté de la nature. Je me perdais un peu dans mes pensées quand un craquement de branche ou de je ne savais pas trop quoi, me ramena à la réalité. Je trouvais vaguement la tête et aperçus la magnifique biche à quelque centimètre de moi. Elle était vraiment parfaite. Extraordinairement belle. Je n'aurai jamais pensé en croiser au alentour de Miami et pourtant. Je regarde Bambi. Elle murmure quelque chose à Ethan. Sûrement attirait-elle son attention sur l'animal. Plus aucun de nous ne bougeait. Debout, j'étais prise d'une envie irrépressible de m'approcher d'elle et de la caresser comme nous le faisions au Québec lors des longues promenades avec nos parents. L'animal ne bouge pas, nous observe. Elle n'a pas l'air craintive. Ou alors ne le montre pas. Puis, Bambi me regarde. On se fixe. On se comprend. J'ai la permission. Je peux m'approcher.

A pas lent, j'avançais vers la bête majestueuse et analysait chacun de ses battements de cils pour appréhender ses réactions, savoir si je pouvais ou non la toucher. Rien. Elle ne bouge pas. Elle me regarde attend. Elle sait que je ne suis pas méchante.
Seulement un petit mètre semblait me séparer d'elle. Je n'avais plus qu'à tendre le bras pour combler ce vide. Prudemment , j'avançais la main vers son museau  (j'étais pas sur qu'on disait comme ça !!. Elle le sent. Encore et encore. J'ai un peu peur qu'elle s'en aille en courant. J'ai un peu peur que de briser le moment. Mais je tente. Elle finit de sentir ma main mais ne bouge pas. Encore un pas. Ma peau se pose sur le sommet de son crâne. Je la caresse dans le sens du poil, pendant deux ou trois minutes. Elle s'habitue à mes caresse. C'était parfait.

<< Je pense que c'est bon, vous pouvez venir ... >>


HRP:
 
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MessageSujet: Bambi, Ethan et Fawn || We tried to stay young by chasing the sun   Jeu 4 Déc - 22:01






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Bambi, Ethan et Fawn


J'ai réussi à faire accepter à ma sœur, nouvellement NZ, et à Ethan un weekend en forêt rien que tous les trois. Ethan, quand même, quand j'y repense, c'était quand même pas banal comme rencontre. J'étais à la bibliothèque et justement, je cherchais un bon livre pour une escapade en forêt. Mon choix s'était porté sur Un balcon en forêt de Julien Gracq, un chef-d'oeuvre de la littérature française, à ce qu'il paraît, mais surtout un livre peu épais. J'aime lire, mais j'avoue que les gros pavés, c'est pas franchement mon truc. Enfin bref, toujours est-il que je cherchais ce fameux bouquin et qu'il était tout en haut d'une bibliothèque. J'ai beau être grande, j'ai dû me mettre sur la pointe des pieds pour l'attraper, sauf qu'en le libérant, comme il était compressé entre d'autres livres, les autres sont aussi sortis en même temps, et au final, tous les livres de cette étagère sont tombés à mes pieds. J'ai commencé à tout ranger, mais la bibliothécaire est arrivée derrière moi en entendant ce boucan. Je me suis fait incendier. C'était la première fois depuis bien longtemps que je me sentais aussi mal. Une fois la vieille partie, un jeune homme est passé par là, m'a vue galéré comme pas permis et a soupiré. Mais il m'a aidée. Ce jeune homme, c'était Ethan, et depuis, on est bons amis. Enfin, autant qu'on peut l'être avec lui, je suppose. De toute manière, ce n'est pas de sa faute s'il ne sait pas exprimer ses sentiments, je l'aime comme il est et puis c'est tout.

Je charge ma Jeep vert kaki d'une tente, de trois sacs de couchage et de tout le nécessaire pour un weekend en forêt, avec l'aide de ma jumelle. Une fois que tout est prêt, je me glisse sur le siège conducteur et Fawn sur le siège passager, je mets le contact et me dirige vers l'internat afin d'aller récupérer notre ami. On charge ses affaires, il monte à l'arrière et nous voilà vraiment partis pour notre petite expédition. Je jubile intérieurement. Je branche ma playlist spéciale "weekend en forêt" et tombe sur une chanson des Hives. Je ne sais pas du tout si ce sont les goûts musicaux d'Ethan, et sur le moment je ne m'en soucie pas trop, mais je jette quand même un coup d’œil dans le rétroviseur. "Ça ne te dérange pas j'espère? Sinon tu me dis et je change." Je parle de tout et de rien avec eux, c'est surtout moi qui fais la conversation pendant les quelques heures de route qui s'étendent devant nous.

Quand enfin on arrive sur place, je gare la voiture sur une place de parking réservée et me tourne vers mes deux compagnons. "Bon, on va devoir porter les affaires à partir de là et trouver un coin sympa où passer ces deux jours." On sort donc toutes nos affaires et on s'enfonce dans la forêt. C'est absolument sublime. Je ne pensais pas qu'il y aurait autant d'endroits aussi peu touchés par l'humanité dans un lieu aussi réputé que Miami, même si on s'est un peu éloignés de la "civilisation". Peu de temps après, on tombe sur une petite clairière tapissée de mousse et abritée du vent et des intempéries grâce aux grands arbres qui l'entourent. "Allez, on campe ici!", dis-je, les mains sur les hanches et un grand sourire sur les lèvres. On plante la tente, on l'aménage un peu à notre façon, puis on part chacun en expédition, l'un pour chercher du bois, l'autre pour trouver un ruisseau où se laver et le dernier qui reste veiller sur les affaires. Une fois que tout ça est fait, on s'accorde un moment de repos jusqu'à ce que le soleil se couche. Je suis à plat ventre sur mon sac de couchage que j'ai sorti de la tente, en train de lire, mon appareil photo posé à côté de moi, quand j'entends du bruissement dans les feuillages en face de moi.

Je relève la tête des pages de mon livre pour tomber nez à nez avec une magnifique biche. J'inspire soudainement, n'osant plus bouger de peur de rompre la magie du moment. Ma jumelle a aussi remarqué la biche et a arrêté de s'affairer. Ethan est à côté de moi, et je murmure: "Ethan... Regarde! Elle est magnifique! Surtout... Pas de mouvements brusques..." Je pose mon livre et prends mon appareil photo afin d'immortaliser quelques scènes. C'est juste sublime.

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