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 Je t'emmènes au bout du monde [Zacc] [+18]

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MessageSujet: Re: Je t'emmènes au bout du monde [Zacc] [+18]   Dim 18 Jan - 12:05

J'ai l'impression d'avoir été transporté dans un autre univers. Il est facile de dire que la vie est compliquée, que des gens meurent, que l'économie mondiale est en crise... Il est facile de tout juger, de tout critiquer. Mais quand on a la chance d'avoir le bonheur absolu, on s'en branle royalement, de tous ces rageurs qui ne cessent de se plaindre. Je n'ai pas été le gars le plus heureux de la Terre, il faut le souligner. Mon enfance a été misérable, j'ai survécu à des moments de violences dont je ne pourrai jamais me remettre, j'ai du relever ma mère et mon frère chaque jour, pour qu'ils n'abandonnent pas, qu'ils croient au bonheur. Et quand ils s'en sont sortis, j'ai plongé, malgré moi. Je n'avais plus de cause à défendre, plus personne à protéger, et je ne savais pas quoi faire de moi-même. Avec du recul, je sais ce que j'ai fait : de la merde. J'ai pourri mon entourage, fais du mal à ma mère et mon frère, ruiné une carrière brillante qui aurait pu être la mienne, et j'ai flingué assez de voitures pour ne plus avoir d'assurance jusqu'à la fin de mes jours. Autant dire que je n'aurais pas pu faire pire pour faire flipper mes parents. Et la seule chose bien que j'ai faite de mes dernières années fut aussi celle qui leur brisa le cœur. En sauvant Natasza des griffes de ces connards, j'avais perdu ma jambe. Certes, elle ne m'était plus très utile, et très douloureuse, mais ça restait une partie de moi, et je n'étais pas encore considéré comme handicapé. Même si aujourd'hui tout me semblait plus facile à vivre, plus simple, les remords ne cessaient de me tirailler. Mais à ce moment précis, dans ce lit, avec la femme que j'aime, peu m'importe mes conneries passées, peu importe ma jambe, peu importe le reste du monde. Je connais enfin ma propre définition du bonheur. Ca n'a juste pas de prix, c'est merveilleux, doux et sensuel. Si l'on m'avait dit, ce jour de la Saint-Valentin, que j'aimerais cette nana à en crever, je crois que j'aurais ri. Aujourd'hui, je ne vois plus mon monde sans elle, sans son sourire, sans ses petites mimiques tendres et charmantes. En si peu de temps, nous sommes devenus si proches que je suis proche du vertige, mais c'est grisant, excitant. Elle est tout ce que j'aurais pu rêver, et même mieux. Et alors que nous commençons à faire l'amour, j'espère tellement qu'elle ressent exactement ce que je vis en plongeant en elle. Le frisson absolu, la tendresse, l'amour qui m'envahit et que j'ai envie de lui donner. Parce que j'ai envie de lui offrir le monde sur un plateau, de la faire rire et la rendre heureuse. Je suis un homme comblé.

C'est étrange comme on a l'impression de se redécouvrir, quand on tombe sous le charme de quelqu'un. D'habitude, je ne stresse pas, je reste maître de moi-même et je profite, tout simplement. Là, je me sens comme si je vivais ma première fois, mais pas vraiment celle que j'ai vécu. Une véritable première fois, timide, hésitante, douce. J'ai peur de la casser, elle a peur de ce qui va se passer, nous sommes tellement fébriles... J'ai pensé à ce moment de nombreuses fois pendant son voyage en Laponie, et curieusement nous étions très à l'aise, presque blasés. Mais là, nous découvrons nos corps et nos âmes, et je me sens nu, vraiment mis à nu. Elle a ce pouvoir sur moi que je n'explique pas, cette magie qui m'enlace et me rend vulnérable. Ma kryptonite. Alors que mon corps s'avance vers le sien, je la vois se mordre la lèvre, ce qui me donne un frisson irrépressible dans le bas du dos, je retiens un coup de hanche pour ne pas la brusquer, mais bordel je me sens secoué. Elle commence à suivre le rythme, presque inconsciemment, et je ne peux qu'admirer les courbes de son corps voluptueux qui ondule sous le mien. Elle est mienne, et je l'aime. Plus rien d'autre ne compte désormais. Elle commence à donner de la voix, et je retiens difficilement des légers soupirs et gémissements. Moi qui ne suis généralement pas très bruyant... Je me laisse aller au plaisir, lentement, sûrement. C'est difficile de ne pas craquer, d'ailleurs, parce que je n'ai jamais autant apprécié un moment comme celui-là. J'essaie de penser à autre chose, mais je suis fasciné par Natasza. Ma belle princesse slave, si belle et merveilleuse. J'ai envie qu'elle soit aussi comblée que je le suis, qu'elle n'oublie jamais cet instant magique entre nous, parce que c'est tellement extraordinaire, ce que je vis... Quand elle atterrit sur moi, je la sens nerveuse, mais elle se détend, progressivement, alors que je reprends mon rythme, légèrement perturbé par ses seins qui bougent juste au dessus de moi. Un rythme hypnotique, sensuel, très érotique. Elle commence à bouger d'elle-même, et je la laisse faire, m'étonnant de la rapidité avec laquelle elle peut se mouvoir, avec tellement de grâce. Elle accélère, ralentit, et je m'accroche à elle comme à une bouée de sauvetage. Pense à une grand-mère, Zac, à une araignée, à une plaie ouverte, n'importe quoi, mais détends-toi... Bon Dieu que c'est bon !! Je touche le visage de Nat, essayant de me concentrer un peu, quand elle attrape mon index avec ses dents. Mes yeux s'agrandissent d'étonnement, alors qu'elle le fait glisser sur sa langue, chaude et humide. Oh putain... Je lâche un coup de bassin plutôt abrupte, sous le coup de l'excitation. Elle pousse un cri, et je ne sais si c'est de plaisir ou de douleur, mais son visage excité me prouve que c'est la première solution. Je la laisse aller contre moi, reprenant mon rythme lent, histoire de faire retomber la pression. Elle va finir par me faire jouir avant elle, merde ! Elle est tellement excitante, et osée... Et dire qu'elle ne s'en rend pas compte. En fait, je réalise que je viens de trouver non seulement une femme douce, gentille et intelligente, mais terriblement sensuelle et torride au lit. Et elle ne le sait même pas !! Oh et puis mince, j'ai quinze jours pour la redécouvrir sous tous les angles, après tout.

Je retrouve ma place au dessus d'elle, et observe son corps de rêve. Sa poitrine se soulève à une vitesse folle, elle a les yeux grands ouverts, teintés d'une excitation palpable. Ses cheveux sont légèrement ébouriffés, mais c'est plutôt joli, vu d'où je me trouve. Je secoue la tête, presque victime d'une hallucination. Dieu existe, et il m'a donné un de ses anges. Je me laisse glisser vers elle, doucement, puis recommence, toujours lentement, avant d'accélérer, de continuer un peu plus vite, un peu plus fort aussi. Je sens mon bassin taper contre le sien, c'est comme un combat à mort, personne ne veut abandonner avant l'autre, et je me sens vivant. Libre d'être qui je veux, de l'aimer à en crever, d'être fou de son corps et de lui donner du plaisir. Je vois sa bouche se mouvoir en différentes formes d'exclamations, de cris rentrés, et je lui souris, un sourire heureux, triomphant, parce que je sais qu'elle prend son pied et moi aussi. Elle s'accroche à moi, et j'ai envie de la sentir encore et encore contre moi. Ma langue reprend possession de sa bouche, elle halète, c'est divin. J'ai envie de me noyer en elle, de me laisser tomber dans cette valse diaboliquement sensuelle. Ses yeux s'écarquillent soudain, et je sens ses jambes se serrer, bouger, comme si elle convulsait. Elle se cambre alors que je savoure son corps qui se resserre autour de moi. Elle m'embrasse, mais tout mon corps commence à me brûler, et très vite, je sens que je viens, et que ça va être mortel. Mes mains, cherchent un endroit où se poser, mais je ne vois pas où, mes yeux fixent les siens, mais je n'arrive pas à me concentrer, bordel, oui... Je me laisse aller vers un plaisir retentissant, sonore, inimitable. Mon corps tremble, des à-coups presque douloureux tellement c'est bon d'être en elle. Mes mains agrippent ses hanches pour la coller contre moi, alors que les derniers sursauts de mon orgasme me font gémir. Je me laisse glisser sur elle, encore sous le choc. Mon cœur va exploser, c'est obligé. Je me rends compte qu'elle est en dessous, et roule près d'elle. J'ai du mal à reprendre mon souffle, je ne sens plus mes... ma jambe. Elle se tourne face à moi et sourit. J'essaie de sourire aussi, mais il faut croire que le sang ne remonte plus assez vite vers mon cerveau. Elle me caresse le visage, et je ferme les yeux, apaisé.

-Je t'aime Zacc, et je n'ai jamais été aussi heureuse que maintenant. (J'ouvre les yeux et lui sourit)
- Je t'aime aussi, Natasza. Et je n'ai jamais été aussi comblé et épuisé que maintenant !


Je ris, et caresse son épaule, ses côtes, sa hanche du bout des doigts. Elle est superbe comme ça, nue près de moi. Je n'en doutais pas avant, mais maintenant j'en suis sûr. Je ne la laisserai jamais partir loin de moi. Je me tourne vers l'autre côté du lit, agrippe le peignoir et le met. J'ai encore cette chose plastifiée autour de mon pénis, et c'est perturbant. Je sautille vers la salle de bain, où je jette l'objet du délit dans la poubelle avant de revenir vers la chambre. J'appelle la réception, demande qu'on nous apporte des fraises et du sucre pour aller avec le champagne et raccroche. Je me tourne vers Natasza et lui tend la main :

- Je te propose de prendre une douche tous les deux pendant qu'ils nous trouvent ça, et d'aller ensuite déguster notre petit festin dans le bain à remous... Tu en dis quoi ?


Elle attrape ma main et nous nous dirigeons de la façon la plus stable possible vers la salle de bain. J'ôte mon peignoir, et admire une fois de plus le corps somptueux de ma chérie. Elle me sourit, divinement belle, et je prends son visage entre mes mains pour l'embrasser, encore et encore. Au terme d'un baiser qui nous essouffle, je prends sa main et l'emmène dans la douche. Il y a un petit siège pour les handicapé, mais je préfère rester debout, les bras autour de Natasza. L'eau chaude est délectable, et je ferme les yeux en poussant un soupir de bonheur. Les Maldives, Natasza... Je me sens planer. J'ouvre les yeux et la regarde. Elle a l'air encore un peu timide, debout devant moi, ses cheveux mouillés ondulant sur sa poitrine, mais ses yeux brillent de malice, et je me surprends à rire :

- A quoi tu penses, là ?
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MessageSujet: Re: Je t'emmènes au bout du monde [Zacc] [+18]   Lun 29 Déc - 20:56

Tout est si parfait. Je ne savais pas que je pouvais me sentir ainsi. Si amoureuse et excitée à la fois. C'est comme si l'image négative que je tirais du sexe devenait quelque chose de complètement sain et naturel. J'ai envie de lui, j'ai envie de me sentir encore plus bouleversée et j'ai envie qu'il ressente la même chose. Je l'aime, je l'aime tellement, je pourrais le dire encore et encore pendant qu'il m'embrasse, pendant que je m'accroche à lui dans l'espoir qu'il m'enlace plus fort. Je ne sais plus vraiment pourquoi j'y pense, mais j'arrive à demander le plus important. Les préservatifs. Je me sens gênée de couper ce moment intense entre nous pour cette bêtise. J'ai peur aussi qu'il prenne ça pour un manque de confiance de ma part. Mais c'est pas vraiment des MST qui me font peur dans ce cas là. Je n'ai jamais eu de vie sexuelle active, je n'ai jamais ressenti le besoin de prendre la pilule. Mais quand je vois l'horrible tue l'amour que c'est, d'enfiler ce bout de plastique. Je commence à envisager la situation. Comment rendre ça plus romantique, plus sensuel. Surtout après le fou rire que je viens d'avoir alors que je suis à sa merci. Je lui fais confiance pour s'en occuper, je l'embrasse, j'adore l’embrasser, ses lèvres, son cou, sa peau est brûlante, je sens aussi son essence mélangé à l'odeur du gel douche et des huiles. Je me sens bien, je n'ai pas peur.

Il m'embrasse soudainement, si te tendrement, si langoureusement, sa main passe entre mes cuisses et j'ai envie de gémir sous cette distraction, Il s'appuie un peu plus contre moi, je sais que ça va être le moment. Celui dont Zacc et moi, avions envie depuis le début de ce voyage. Peut-être même avant. Il me regarde, aussi angoissé que moi. Je souris timidement, presse son bras pour le tirer contre moi je soulève lentement mon bassin et lentement, lentement, Zacc et moi ne faisions plus qu'un. Je me cambre par réflexe et pousse un petit gémissement, beaucoup moins soupiré que les autres. Je mords ma lèvre pour me faire taire, ma respiration s'accélère sous la pression, c'est bon, c'est agréable et je ne me sens pas envahis, au contraire. Le mouvement des corps est lent et il me laisse le temps de m'adapter, je n'arrive pas à retenir ma voix sous le plaisir qu'il me donne. Je ne comprend pas comment d'une personne à une autre, cela peut être si différent. Sous la pression de ses hanches, je me tords, je resserre mes mains sur ses épaules. Son corps, moi je l'aime comme il est. Oui j'aime toute ces cicatrices, qui font désormais partie de lui. Je cherche ses lèvres et je l'étreins avec force pendant qu'il me prend. Nos corps se balancent, je vois les muscles de ses bras se détendre et se contracter, le plis de son front devenir moite. Je sens que mon corps aussi est désormais brûlant. A certains moment c'est éreintant, d'autre éblouissant, je ne sais plus qui je suis, ni comment je m'appelle. Tout ce que je sais, c'est à quel point je l'aime et à quel point mon corps est à la limite de se briser de plaisir.

Il me rejoint en se penchant sur moi, je l’accueille d'un énième baiser avant qu'il nous fasse rouler, changeant la position. Assise sur lui, lui en moins, j'ai légèrement honte, légèrement peur. Mais il bouge son bassin si bien que j'en abandonne mes inhibitions. Mon dos se cabre pour trouver le meilleur angle de pénétration, mes hanches se soulèvent et s'affaissent, accordées au rythme de Zacc. Il m'attire à lui et je suis chose entre ses mains.

Ces mots qu'il me chuchote à l'oreille comme un secret, alors que nous sommes seuls. Ces mots m'excite encore un peu plus. Pire, il flatte mon égo, j'avais tellement peur qu'il s’ennuie. J'avais tellement peur de son passé sulfureux que j'en avais oublié la fierté que c'était de le sentir prendre son plaisir sous mes mouvements de hanches. Je suis à fleur de peau mais j'ai envie, qu'il vienne à bout de son plaisir grâce à moi. Mes mains sur son torse, je me balance un peu plus vite, encore et encore, avant de ralentir. Je m’essouffle. Ses mains parcours mon corps, ses doigts caressent mon visage. Je mords son index qui chatouillait mes lèvres. Pourquoi j'en ai envie, je ne sais pas. Je vois dans ses yeux que ça lui plaît. Et soudain, c'est tout ce don j'ai envie, lui faire plaisir. J'enfonce un peu plus son doigts contre ma langue. C'est salé, et son coup de bassin vers le haut me fait brièvement hurler de surprise et de plaisir. J'en perds mon rythme effréné et je laisse retomber mon buste contre lui, pour l'embrasser, me réconforter, en redemander. Les vas et viens sont redevenus lents et délicieux. Et ça me permet de reprendre mon souffle. Je sens mes muscles vibrer, mon bas ventre sur le point d'exploser. J'ai si chaud. Je ne sais pas si c'est parce que j'ai l'air de me fatiguée ou si c'est l'adrénaline. Mais nous roulons encore entre les draps. Il repasse au dessus et se reconnecte à mon âme dans la seconde. Plus brusquement, plus viril et j'ai presque honte d'avouer aimer ce qu'il fait. Je lance ma tête en arrière. La tension qui n'arrête pas de grandir en moins est en train d'envahir mon bas ventre. J'agrippe ses épaules, le force à se coller contre moi, si fort. J'aimerai réprimer ma voix mais je n'y arrive pas. Seul ses baisers endiablés me font taire. Mais j'ai très vite besoin d'air. Mon corps se tends et mon cœur explose, en symbiose, je viens, pour la première fois. Je serre plus fort que tout à l'heure, il peut le sentir, je sais qu'il me sent. C'est tout mon corps qui s'est arrêté pour amplifier ce merveilleux instant. Je l'embrasse en souriant, je l'encourage à continuer, à en faire autant. Par mes baisers. Je veux qu'il se lâche et atteigne les mêmes montagnes du bonheur que moi. Au bout d'un moment, il laisse échapper un râle si viril qu'il me donnerai presque envie de continuer encore des heures et des heures. Il retombe sur moi, et j'aime sentir son poids contre moi. Il roule sur le côté, pour rester à mes côtés sur le lit.

Ma poitrine se soulève et s'affaisse encore violemment, le cœur battant, le corps transpirant, le souffle éprouvé, je ne vois que son visage face au miens. Je me tourne sur le côté. Je n'ai plus vraiment envie de bouger, mes jambes sont tremblantes. Je lui fais face et lui sourit. Ma main parcours son visage dans une caresse pour ensuite déposer un tendre baiser du bout des lèvres.

-Je t'aime Zacc, et je n'ai jamais été aussi heureuse que maintenant.
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MessageSujet: Re: Je t'emmènes au bout du monde [Zacc] [+18]   Ven 26 Déc - 22:42


Je me sens tellement puissant, tellement vivant... Je n'ai jamais ressenti ça avant. Et pourtant, Dieu sait que ma vie sexuelle a eu des hauts et des bas. J'ai eu ma première fois très jeune, et c'était juste pour coucher. Histoire de faire le chaud devant les copains, de me taper la plus belle meuf de la classe. J'étais vraiment jeune et insouciant, j'avais juste besoin qu'on me remarque, qu'on me reconnaisse. Je faisais déjà du sport, et j'étais plutôt doué, j'étais donc assez bien dessiné et joli garçon, un cocktail explosif. J'ai bien profité de ces années de plaisir, même si ça a été court. On a fait de sales soirées avec n'importe qui. Quand je dis « on », je parle vaguement, puisque Liam s'enfermait dans sa chambre, mutique, et jetait dehors les gens qui essayaient de baiser dans sa chambre. Notre maison était un baisodrôme, quand les parents partaient en vacances. Sauf qu'un jour, ils sont rentrés plus tôt. Expliquez à vos vieux que vous ne savez pas ce qui est arrivé dans leur baraque quand vous êtes sur le canapé, en train de vous faire deux nanas qui auraient pu être vos grandes sœurs avec de la poudre blanche (qui ne s'avérait pas être de la farine) partout. C'est comme ça que j'ai écopé de l'école militaire. La Nouvelle-Zélande, c'était vraiment pas drôle du tout. Un nouveau pays, de nouvelles règles, une désintoxication bien hardcore, de l'entraînement physique chaud à vomir... Les instructeurs étaient là pour nous détruire moralement, ils ne le cachaient pas. Au bout d'un peu plus d'un an, j'étais devenu une machine de guerre, gaulé comme un dieu et surtout, addict au foot US. Ce moment, qui était sensé m'apprendre à devenir un homme, un homme bien, s'est avéré être le début de ma fin. C'était encore plus facile d'emballer, de coucher, de profiter. J'étais un poil plus sérieux à cause du sport, je me devais d'être excellent pour le foot, mais sinon... Coucheries à gogo, alcool gratuit même si j'ai mis le hola sur la drogue. Un mec plus ou moins clean, quoi. J'étais encore ce genre de mec quand je suis arrivé à Wynwood High. Le genre de mec qui a invité Natasza à la Saint-Valentin et qui lui a fait passer une des pires soirées de sa vie. Le genre de mec qui s'est planté en bagnole quelques heures plus tard mais qui a essayé de devenir quelqu'un de meilleur. Quelqu'un qui se souviendrait de Natasza. Et me voilà aujourd'hui, une jambe en moins, avec la plus belle femme du monde à mes yeux, au bout du monde. Je m'apprête à faire l'acte le plus anodin à mes yeux, mais qui est devenu symbolique, magique. J'ai l'impression de faire du saut en parachute, de me jeter dans l'inconnu, et je panique. Mais son regard, son sourire me rassurent. Elle sait qui je suis, d'où je viens, et elle m'aime malgré tout. Le reste n'a pas la moindre importance.

Je suis sous le charme de son corps velouté, de sa façon de gémir et de soupirer, tout en douceur et en sensualité. Elle ondule avec grâce, et on voit qu'elle a été sculptée par la danse. Ses bras s'étirent en des gestes amples et aériens, son souffle parcourt ma peau comme une onde aquatique. Je me sens bercé par ses soupirs, comme s'ils m'inspiraient les plus doux des rêves. Ma Natasza, ma douce et belle petite-amie. La meilleure de toutes les femmes que je n'ai jamais rencontré. Elle caresse mon visage et je ferme les yeux, le sourire aux lèvres. Elle prend mes lèvres dans un baiser brûlant, et je ne peux que me laisser dériver vers des monts de plaisirs inavouables. Sa langue s'empare de la mienne et l'enlace, la caresse alors qu'elle souffle dans ma bouche... Je gémis et la serre, comme si j'avais peur qu'elle s'en aille. Je suis vraiment « paré » pour la suite, j'ai même l'impression que je ne vais pas tenir tellement je suis au bord de l'implosion. Elle m'enlace de ses jambes pour me coller contre elle, et je dois me concentrer pour ne pas l'attaquer tout de suite. Non, reste sérieux Zac. Sois un mec bien, prends ton temps, refroidis... Pense à ta grand-mère, pense à des trucs énervants, mais ne merde pas maintenant. Je sens le peignoir glisser sur mes épaules, et je la regarde, les yeux dans les yeux, un peu gêné. Pourtant, j'étais généralement le premier à poil dans le passé. J'aimais bien jouer de mon physique et de profiter de mon public. Et là, je me retrouvais face à ma plus grande fan, et je me devais d'être sérieux. Mais c'est la première fois de ma vie que je me sens vraiment nu et vulnérable. Mais une sorte de vulnérabilité que seul son sourire sait soigner. Je sens mon corps, nu à présent, se presser contre son bassin, et je souffle bruyamment. Bordel, j'ai vraiment faim, là... Ses lèvres et sa langue jouent toujours avec moi, et je ne cesse d'essayer de me calmer. Mes mains se serrent convulsivement, sous le coup de l'adrénaline. Oh la vache... Sa main touche mon torse, et je lâche ses lèvres un instant pour la regarder. Là, posée sur moi, elle ne semble presque pas à sa place. Une main si douce, si fragile, sur un corps tellement abîmé... Je reprends nos baisers, un peu déconcentré par sa main. Et voilà que je la sens descendre, descendre... Elle m'arrache des soupirs rauques, des frissons terriblement agréables. Me rendant compte qu'elle descend VRAIMENT bas, nous arrêtons un instant de nous embrasser. Je ne sais pas si je dois me sentir flatté ou gêné, surtout venant d'elle. Ca me dérange, c'est un ange tellement pur à mes yeux... Mais elle semble décidée, et sa main glisse encore. Je bascule légèrement la tête en arrière, me mordant la lèvre en poussant un soupir long, profond. J'ai l'impression que personne ne m'a jamais touché. Que c'est la première fois, et que c'est juste parfait, délicieux. Comme si tout mon corps ne vit que pour ces vagues de plaisir, par ces va et vient qu'elle fait avec une dextérité extraordinaire. Plus elle me touche, plus j'ai envie qu'elle continue, c'est juste affreux... Je sens que sa main devient humide, c'est gênant mais pourtant ça fait tellement de bien que j'en oublie presque le reste. Mes cuisses se contractent en rythme, mes mains caressent son cou, ses seins avec lenteur, j'ai du mal à rester concentrer. Elle ralentit, et je retrouve mes esprits, alors qu'elle chuchote :

- Tu as ce qu'il faut ?


Je hoche la tête, le souffle court, et lui sourit. Elle a l'air un peu tendue, mais je peux le comprendre, je le suis aussi. Elle me laisse me pencher vers la table de chevet, où je suppose que le maître d'hôtel a laissé les préservatifs que je lui ai demandés avant. Ils y sont, et il y en a au moins cinquante. Je n'en demandais pas tant, mais je peux je finirais bien le stock. Je sors l'objet de nos inquiétudes du petit meuble, et la regarde. Elle le fixe comme s'il venait de Mars, et je ne peux m'empêcher de pouffer. Elle rigole, un peu gênée, mais au moins l'ambiance se réchauffe différemment. Je retrouve la femme qui venait tous les jours à l'hôpital, que j'ai taquiné tant de fois, notamment en la présentant comme ma copine à ma mère. Je la revois revenir de la danse presque en courant pour m'apporter des desserts ou des jeux vidéos. Je me rappelle la chaleur qui emplissait mon cœur quand je recevais un message de Laponie. Je me souviens d'il y a deux jours, quand elle est rentrée de son voyage et qu'elle a sauté dans mes bras, m'embrassant avec une force et une détermination qui m'a coupé le souffle. Oui, je revois notre histoire dans son rire, dans ses mains sur son visage. Nous nous sommes cherchés si longtemps, et maintenant, c'est comme si nous retrouvons notre moitié. Et je m'apprête à devenir quelqu'un d'autre, un homme comblé. Elle m'embrasse de nouveau, les bras autour de moi, et je ris en me roulant sur le lit avec elle. Ses baisers me stimulent, alors que j'essaie de me souvenir comment mettre cette chose... Ca fait tellement longtemps ! Elle s'attaque à mon cou, et je trépigne, impatient. Le bout de plastique dans les mains, je le glisse sur mon sexe tendu. Ca y est. Le moment est venu. Je respire profondément, les yeux fermés, et la regarde droit dans les yeux. D'un coup, je me souviens d'une connerie que j'ai lue dans un magazine : embrasser le visage du partenaire le détend. Ok, je vais essayer. Je commence à l'embrasser, doucement, et laisse ma main s'aventurer entre les jambes de Natasza. Elle se raidit un peu, mais finit par se détendre, en cambrant les hanches. Je continue de l'embrasser, même si j'ai envie de la regarder prendre son pied. J'ai peur qu'elle soit mal à l'aise... Elle est humide, chaude, brûlante... Je me sens prêt, même si un peu stressé. Je guette son approbation, et elle hoche la tête. Je m'appuie sur mes coudes, et mordille ses lèvres, doucement. Je rapproche mon bassin d'elle et, lentement, avec douceur, j'entre dans un monde merveilleux.

Ce que je ressens à cet instant précis peut-être décris par tant de mots différents. Une chaleur insoutenable, encore plus torride que ce que j'ai ressenti précédemment. Mon ventre est un volcan que je ne maîtrise pas, sauvage et imprévisible. Je ferme les yeux et ressens toute la douceur de ce geste, ce simple déplacement, cette avancée vers la femme que j'aime. Pour moi qui ai tellement peur de mon physique, d'aller vers les autres... C'est un grand pas, que je savoure avec un soulagement incroyable. Non, je n'ai pas oublié cette sensation de chaleur, de plaisir partagé. Mais avec Natasza, c'est comme si un nouveau monde se dévoilait sous mes yeux. Un monde plein de licornes qui vomissent des fleurs et chient des arc-en-ciel, un monde de bisounours. J'ouvre les paupières et baisse les yeux vers elle. Elle me regarde, la bouche légèrement ouverte, tellement sensuelle. Je reprends lentement, les yeux dans les siens, me délectant de ses soupirs, ses gémissements. Elle m'inspire, me donne du rêve, c'est d'une simplicité enfantine. Des montées d'adrénaline partent de mon ventre, qui va certainement imploser de bonheur. Des frissons parcourent mon dos, qu'elle caresse , qu'elle agrippe alors que je glisse contre elle. Je n'arrive pas à la lâcher du regard, tellement elle est belle comme ça, tout contre moi. Ses cheveux sont étalés sur l'oreiller, reposant comme une auréole autour de son visage d'ange. Sa poitrine ronde me fait face, son ventre se contracte pour rejoindre le rythme de mon bassin, ses cuisses effleurent mes hanches. Je passe une main sur ce corps que j'aime tant, soupirant avec le sourire aux lèvres. Ma petite-amie. La femme que j'aime. Je varie la cadence, ralentissant avant d'accélérer, me réjouissant des variations d'émotions sur le visage de Natasza. Au bout d'un petit moment, je roule sur moi-même et elle se retrouve sur moi. Je la recouvre de la couette pour qu'elle se sente moins gênée, et commence à bouger doucement, pour qu'elle s'habitue à ces nouvelles sensations. Rien que pour moi, c'est surprenant, explosif, tellement agréable. Je l'attrape par la taille et la ramène contre moi, chuchotant à son oreille :

- Mon Dieu, c'est tellement bon... Tu es merveilleuse, ma chérie... J'avais vraiment envie de toi, tu sais... Mais c'est encore mieux que dans mes rêves, bébé...

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MessageSujet: Re: Je t'emmènes au bout du monde [Zacc] [+18]   Mer 24 Déc - 13:23

Dans un sens, c'est parce que je sais d'où je viens, que j'ai toujours trouvée que j'avais de la chance. Je vis dans le bonheur pour beaucoup de chose. J'ai eu tout ce que j'ai toujours désirée petite, malgré que mes parents ne soient pas aussi riches que la plupart des parents de Wynwood. Et pourtant. Je suis là à réaliser combien j'ai sous estimé l'importance du bonheur du corps. Sur ce lit, à moitié nue, sur Zacc. J'ai l'impression que je vais me noyer devant tant d'inconnus. C'est enivrant, c'est inquiétant, c'est envoûtant. Il est là, nu devant moi, et je ne pense qu'à l'embrasser pour qu'il me serre contre lui, qu'il me fasse oublier qui je suis, qu'il ressente ce que je ressens. Je sais qu'il n'accepte plus vraiment son corps depuis son accident. Je sais que ses cicatrices, encore trop fraîches dans son esprit sont source d'angoisses. Mais quand je le vois là, aussi marqué, je ne peux m'empêcher d'être heureuse qu'il les ait. Sans elle, il ne serait jamais devenu celui que je connais aujourd'hui, il ne serait jamais devenu l'homme que j'aime aujourd'hui. Et dieu sait s'il aurait jeter un œil sur une fille comme moi, qui manque cruellement d’intérêt. Je ne vis que pour ma famille et moi. Je n'ai pas l'ambition d'être appréciée des autres, et je suis nulle en classe. Tout ce que j'ai pour moi, c'est une famille et la danse. Maintenant que j'ai Zacc, j'ai peur de le perdre. C'est idiot nan ?

J'attendais le bon moment pour lui dire ce que je ressens. Et là, dans cet instant si intime, je l'ai ressenti de la plus naturellement possible, comment ne pas lui avouer mes sentiments, si ce n'est maintenant ? J'ai regretté ma première fois, parce que je ne l'aimais pas. Et je me fiche bien du plaisir en fin de compte, j'étais heureuse comme j'étais. Si je veux plus de lui, c'est parce que je l'aime, je l'aime si fort, que ça me fait sourire contre ma volonté. J'adore quand il me regarde avec ces yeux là, j'adore quand il me sourit, il me donne l'impression d'être quelqu'un d'extraordinaire. J'aimerai presque me fondre en lui, pour ne jamais en être séparé. Il se redresse, jusqu'à mon oreille. Ses mots m'arrache un rire de joie, son souffle me fait frissonner et il m'embrasse. Je me retrouve nue et je suis loin d'avoir froid. J'ai l'impression d'être bouillante. Je me serre contre lui, incitée par la pression de ses mains, je lâche des soupirs, je ne me connaissais pas ainsi. Il me surprend et j'éclate dans un rire étouffé d'un gémissement quand il me renverse. Je ne sais pas pourquoi, mais j'aime ça.  Il m'embrasse dans le coup, j'en frissonne tellement que ma peau s'étire, je penche la tête en arrière, et il descend. Mon cœur, mon cœur va s'arrêter c'est pas possible, ça m'excite, ses lèvres sur sa poitrine. Je passe mes doigts dans ses cheveux, mais c'est à peine si j'ose le regarder. Il est tellement doux que ça me donne envie de pleurer. J'aurais voulu qu'il soit le premier finalement. Si seulement j'avais su le plaisir que c'était.Oh mon dieu il descend. Ma voix me trahis et je lâche un long gémissement alors qu'il ne fait que palper mes hanches. C'est comme si j'étais à fleur de peau. Avec ses lèvres, il effleure ma zone intime alors qu'il descend sur ma cuisse, je me tends, j'appréhende et j'en demande. J'ai tellement envie de lui. J'ai honte d'y penser mais mes cuisses s'écartent par moment. Puis il remonte, mes jambes l'enserre pour l'enlacer de tout mon corps. Il m'embrasse et j'y réponds parce que j'en ai autant besoin que lui. Son corps contre moi, il est si chaud, je passe mes mains sur son dos. Je sens ses muscles qui se tend alors qu'il se tient sur ses bras pour ne pas m'écraser. Mais j'ai envie qu'il m'écrase, j'ai envie qu'il soit au plus proche de moi.

-Tu es tellement magnifique...

Je souris, taquine, je fixe ses yeux, je caresse son visage. Il est tellement beau. Je redresse la nuque pour chercher ses lèvres l'embrasse brièvement, puis un autre, et encore un autre, pour enfin l'embrasser plus langoureusement, plus profond. Je cherche le goût de sa langue, et j'ai l'impression que ce genre de baiser m'excite encore plus, j'ondule sous son corps, je presse de mes jambes son corps pour qu'il s'appuie contre moi. Je pousse ce qui reste du peignoir de son dos et je sens alors sa partie masculine se presser entre mes jambes. C'était impossible de parler, j'étais sans voix, je n'avais envie que d'une chose, lui. Je le sentais dans tout mon corps, et même plus bas. Cette bosse qui frottait contre moi, m’obsédait d'une manière surprenante. Alors que ma main pressait sa nuque quand je l'embrassais, je la surprends en train de descendre le long de son épaule et passer le long de sa clavicule. Je caresse lentement son torse en descendant, plus rapidement qu'au début plus franchement qu'au début. Je ne quitte pas ses lèvres, je ne peux m'en défaire, je demande encore et encore ses baisers, ils m'allument, ils me rendent folle. Ma main sent la simplicité de ses abdos, l'irrégularité de sa peau sous les cicatrices, je descends encore jusqu'à sentir le début de son pubis. Le baiser se rompt sous son souffle coupé, nous échangeons un regard. J'ai peur, j'ai la poitrine qui va exploser. Je descends alors encore pour sentir entre mes doigts ce qui tourmente mon entrejambe depuis tout à l'heure. Il durcit entre mes doigts, sous mes caresses, je ne sais pas ce que je fais, je ne sais pas si mes vas et viens sont correct, mais je dirais que c'est assez pour le faire réagir vu comment il se comporte. Mon entrejambe devient moite, autant que ma main. J'ai tellement envie de lui. Dans un soupire, timide. Je ralentis mon geste pour lui glisser à l'oreille.

« Tu as ce qu'il faut ? »

Je pince mes lèvres dans un sentiment d'appréhension. Mais il me sourit, il a l'air confiant. Je lâche tout quand il se penche sur le côté et tend le bras jusqu'au tiroir de la table de chevet. Il sort un petit sachet et je regard l'objet avec des yeux ronds, réalisant soudainement que c'était le personnel qui avait mis ça là, justement pour l'occasion. Je rigole de honte en cachant mon visage des mains. Rire me fait du bien, je suis toujours excitée, mais beaucoup moins tendus, comme plus proche de lui. Je repasse mes bras autour de sa nuque et reprends mes baisers, là où je les avais laisser. Sa bouche, sa nuque, je mordille même son oreille.
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MessageSujet: Re: Je t'emmènes au bout du monde [Zacc] [+18]   Mar 23 Déc - 21:14


Si l'idée d'une distraction pour préparer une chambre digne de ce nom ne m'était pas venu à l'esprit, le résultat était incroyable. Le maître d'hôtel avait du en faire pas mal, de belles chambres pour des jeunes mariés. Des fleurs de toutes les couleurs, cette odeur agréable et cette ambiance chaleureuse me touchèrent. Jamais, mais alors jamais je n'avais été aussi galant avec une femme. Jamais je n'ai fais attention, pris le temps de tout préparer. Je n'ai jamais été aussi heureux, et surtout amoureux. Et absolument tout dans cette chambre montraient à Nat mes sentiments pour elle. Ces deux semaines allaient nous réunir plus que jamais, et je pourrai enfin mettre de côté mes craintes de rejet. Parce que c'est difficile d'envisager l'amour, l'avenir et le sexe d'un nouveau point de vue. Mais elle me rassure, et avec elle, j'ai envie de franchir ce cap. Le mieux dans tout ça, c'est que je sais qu'elle ressent la même chose que moi, avec ses yeux qui brillent dans la douce lueur des bougies. Elle est ma reine, et je vais la rendre plus heureuse chaque jour que l'on me donnera avec elle, je m'en fais la promesse silencieuse. Fini les conneries, je vais reprendre les rênes et faire quelque chose de ma vie. Parce qu'elle mérite un homme qui sait ce qu'il veut, et qui saura la soutenir par tous les moyens. Je la regarde en souriant et je suis fier. Fier d'avoir été là au bon moment, parce que maintenant que je la connais, je sais que cette agression aurait pu la détruire, briser une fleur fragile comme celle-ci c'est une abomination. Je suis fier d'avoir été pendant des mois un ami fidèle, et de devenir aujourd'hui un compagnon qui l'aimera quoi qu'il arrive. Je suis fier, heureux et amoureux. Le combo parfait.

La voir se mettre en peignoir avait été un peu difficile au démarrage, parce que comme tout homme impatient qui se respecte, j'avais envie de voir ce qu'il y avait en dessous. Je vois se dessiner ses formes, et j'ai tellement envie de les toucher, les découvrir avec cette passion qui m'anime quand je la regarde... Mais maintenant qu'on est sur le seuil, main dans la main, je suis plus inquiet que curieux. Et si... Et si elle ne me trouvait pas à son goût ? Entre la jambe amputée, les cicatrices... Il est vrai que, indépendamment de tout ça et en connaissance de cause, elle m'avait choisi. Mais maintenant que le voile va tomber, je commence un peu à stresser. Elle semble heureuse et détendue, comme pendant le massage de couple. J'espère sincèrement qu'elle arrivera à taire mes inquiétudes sans que j'ai besoin de les formuler. C'est horrible, j'ai l'impression d'être retourné à la case puceau ! J'essaie de bien respirer et de rester calme. Le moment approche et je ne veux absolument rien gâcher. Notre première fois. C'est étrange, dit comme ça, mais terriblement excitant. Ma première fois était tellement banale et triste que je ne me rappelle même pas de la fille avec laquelle j'ai perdu ma virginité. Mais je ne me suis jamais vraiment senti « homme » au fond. Comme si je n'attendais que cette relation magnifique pour grandir et devenir moi-même. Elle m'aide à être simple, à me dévoiler un peu et à aimer les choses. Les gens. Tout et tout le monde. Elle est mon contraire et mon miroir, ma liberté et une belle prison dorée, elle est tout et rien pour moi. C'est inexplicable. C'est elle, c'est évident. J'en perds mes mots, mais quand je la vois me sourire, je me sens capable d'écrire des livres sur elle et ses yeux splendides, son rire si doux même si parfois il prend des intonations étranges, son accent qui me fait tout bonnement fondre... Oui, c'est ma Natasza, ma princesse, ma reine, mon essentielle.

C'est... toi qui leur a demandé ?
Oui... Oui.
C'est encore plus beau que tout ce que j'avais imaginé.

Mon cœur saute au plafond, je ressens une chaleur au creux de mon ventre. C'est étrange, à la fois stressant et tellement agréable. Elle aime ce qu'il a préparé pour nous, même si je n'ai rien fait. L'intention compte, pas vrai ? Elle referme la porte, et je sens la pression monter. J'ai peur de ne pas être à la hauteur, qu'elle regrette qu'on soit allé aussi vite. Mais j'ai l'impression qu'on se connaît depuis la nuit des temps, qu'elle a juste oublié et que je dois faire en sorte de lui rendre la mémoire. Comme si mon corps était fait pour le sien. J'ai envie de la faire grimper au plafond, de la faire rire, rougir, s'extasier (si possible ce serait top). C'est comme être un athlète olympique devant la course de sa carrière. Il sait qu'il l'a fait des centaines de fois avant, mais le grand jour il stressera comme au premier. Je baisse les yeux et fixe mon corps que je sais mutilé sous mon peignoir. Je ne peux pa ignorer ma condition physique. Je n'ai jamais fait l'amour handicapé, ni même pratiqué un quelconque acte sexuel depuis mon amputation. Pas même seul. J'ai tellement peur que ce soit différent, en fait. Que ce soit moins agréable, peut-être douloureux. Je ne sais même pas dans quelle position je peux faire l'amour ! Me voilà en stress pré-sexuel. Je suis encore en train de paniquer qu'elle se tourne vers moi et me tend les mains. Je la suis tranquillement et m'assois au bord du lit. Je la regarde d'en bas, un peu inquiet.

Tu t'assois sur mes genoux avec une lenteur considérable, et j'inspire bruyamment. C'est exactement aussi sensuel que dans l'ascenseur, sauf que tu es nue sous ton peignoir, et que je suis complètement à ta merci. Tu pourrais me demander n'importe quoi, à cet instant précis je me jetterais à tes pieds pour te dire oui. Tu es la plus belle des choses qui me soit arrivé, et j'ai envie de te combler, de te rendre aussi accro à moi que je le suis de toi. Si je pouvais déposer le monde à tes pieds nus, tu serais la plus belle des maîtresses de l'univers. Tes cheveux mouillés effleurent ma peau, et je refrène un gémissement d'impatience. J'ai tellement envie que j'en ai mal partout. Tu me regardes, hésitante, et je reste là, les bras ballants, les lèvres entrouverte. Tu te mords la lèvre, ce qui m'excite tout particulièrement, mais j'essaie de rester calme et de te laisser prendre l'initiative. Dépêche toi. Vite. Je vais craquer... Bon Dieu, oui ! Ta bouche s'écrase contre la mienne, je t'enlace avec force, parce que j'en mourais d'envie mais que tu es presque nue, timide... Ta langue caresse la mienne dans un va et vient incessant, et je ne cesse de penser à ce qui se passera ensuite. Je veux faire ça bien, tu sais. J'ai tellement peur, tellement peur de te faire mal, de te faire déguerpir... Et si tu ne voulais plus de moi finalement ? Moi qui t'aime à en crever ? Qu'est-ce que je deviendrais, sans toi...
Tu me sers, tu me couvres de baisers, tu me caresses et mon corps répond à tant d'attention par des frissons, un souffle coupé et une chaleur inimaginable emplit la pièce. Mais tu t'arrêtes, et un moment, j'ai peur. Tu veux sûrement arrêter, ça va trop vite je le savais. Mais non, tu souris. Alors tout va bien. Et là, tu prends une initiative qui fait battre mon cœur comme un V8. Non, ne me déshabille pas, ne me regarde pas... Je serre les dents, mais c'est inévitable. Les yeux fermés, je ne sens pas de rupture de contact, et quand je rouvre les yeux, tu poses tes doigts sur mes lèvres. J'ai envie de les embrasser, de les mordiller doucement, mais ils glissent le long de mon cou, et plus bas encore. Je me raidis, un peu secoué par ce contact si...neuf. Ca ne m'empêche pas de frissonner, et je fixe tes doigts comme s'ils étaient à quelqu'un d'autre. Ils continuent vers mon épaule, cette horrible cicatrice violette qui la parcourt me semble presque sexy quand tu la touches. Je respire fort, je le sens, mais je ne sais pas si c'est l'excitation ou la peur. Tu ne t'arrêtes pas pourtant... Tu caresses la ligne médiane qui est un rappel constant de mon hémorragie interne. Malgré l'année qui s'est écoulée, elle est encore sensible et je gigote un peu, mais me laisse faire. Tu me découvres, et inconsciemment, je n'attendais que ça. Tu descends, descends... Mes yeux deviennent ronds comme des melons. Mais tu vas où, là ? Ma respiration, profonde auparavant, s'accélère, et je commence à stresser, je ne sais plus où poser mes mains, qui étaient de part et d'autre de ses hanches. Je me sens trembler, nerveux et très très excité, mais au moment où je m'apprête à te sauter dessus, tu retires tes mains. Je me sens frustré.
Pas longtemps puisque tes lèvres et les miennes se retrouvent dans un ballet incessant, et mon corps retrouve le tien à mi-chemin du bonheur. Je me sens flotter, vibrer, exister, tout simplement. Je suis au comble de la béatitude quand tu ouvres lentement ton peignoir, laissant présager tant de secrets, de monts et de vallons à découvrir et à aimer. Je reste les yeux rivés dans les tiens, pour ne pas t'effrayer, mais je meurs d'envie de regarder ton corps, que je sais déjà parfait, puisque ce que j'aime tout de toi. Tes épaules blanches apparaissent, et je meurs d'envie d'embrasser chaque centimètre carré de cette peau qui est la tienne. Je soupire d'excitation et touche doucement ton cou et ton épaule du bout des doigts. Le tissu glisse et dévoile ta poitrine, que j'évite d'abord de regarder. Je baisse les yeux lentement, guettant ton approbation, et les plus beaux seins de la Terre sont là. Petits, ronds, sûrement très fermes et doux. Je crève d'envie de te peloter, mais je reste très sage. Mes doigts descendent vers tes tétons aux nuances plus légères qu'une pêche, et je les effleure doucement, avant de parcourir de l'index l'arrondi de tes seins... Tu es tellement belle comme ça, sur moi, en train de gémir... D'un coup tu te lèves et me pousse, et je comprends que je dois me mettre dans le lit. Tu me rejoins rapidement, et j'en déduis que tu as aussi chaud que moi. Tu cherches quelque chose des yeux, et prend ma main. Je suis nos mains du regard, et tu les poses sur son cœur. Je ferme les yeux et savoure le tambour dans sa poitrine, qui fait tendrement écho au mien.

- Je t'aime.


J'ouvre les yeux subitement, et mon cœur semble louper un battement, avant de repartir comme une mitraillette. J'ai l'impression que ma poitrine s'ouvre et que je vais vomir des fleurs. Je souris, un sourire béat, heureux, qui devient un rire de joie. Puis je retrouve soudain tout mon calme pour approcher son visage du mien et dire lentement, d'une voix emplie de tendresse :

- Moi aussi Natasza. Je t'aime tellement...


Je reprends tes lèvres en otage, et passe les doigts sur tes bras pour dégager le peignoir qui te couvre encore. Ma main reste sur ta nuque, glisse dans tes cheveux, t'agrippe et te ramène à moi. Mon autre main colle ton bassin nu contre le mien, ce qui me fait inconsciemment onduler des hanches. Je pousse un léger gémissement et n'y tiens plus. Je te tiens fermement et roule sur le côté pour atterrir sur toi. J'embrasse ton cou gracile, une main sur ta hanche, puis descend lentement vers le Sud... Je sens ta poitrine se soulever alors que je m'approche de tes seins, et je caresse tes côtes du bout des doigts avant de rapprocher ma bouche de ton sein tendu vers le ciel. Du bout de la lèvre, j'effleure ton téton et sens ton bassin bouger. Je touche ton sein, le serre légèrement et joue avec du bout des lèvres... Après quelques secondes de douce torture, je continue mon ascension vers le mont Vénus. Ton bassin se dessine dans la pénombre, et j'attrape tes hanches que je serre et desserre avec ravissement. J'adore cette partie du corps, anguleuse mais charnue. Sexy. Mes lèvres glissent le long de l'os, vers l'aine où je sens une tension palpable. Je n'arrête pas mon chemin, et continue vers sa cuisse, douce et ferme. J'y progresse avec de petits et lents baisers, jusqu'au genou que je mordille du bout des dents, gentiment. Une preuve que j'aime tout ton corps, ma belle, c'est que je pourrais le parcourir ainsi des heures... Je redescends le long de la cuisse, et m'attarde un peu vers l'aine, caressant l'autre hanche plus fermement. Puis, je décide de te laisser un peu respirer et remonte vers tes lèvres, où je dépose un baiser tendre.

- Tu es tellement magnifique...
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MessageSujet: Re: Je t'emmènes au bout du monde [Zacc] [+18]   Lun 22 Déc - 22:56


L'hôtel, était de plus loin, le plus luxueux et beau qu'elle n'avait jamais vu. Chaque endroit était d'une beauté sans nom, le design de la chambre, le jardin, le bain à remous, la piscine, la salle de bain. Elle aurait pu rester ici une seule nuit, qu'elle se saurait senti déjà extrêmement chanceuse. Avec Zacc, Nat vivait un rêve. Elle ne pouvait pas effacer ce sourire heureux et calme de son visage. Les pieds dans le sable, elle ne savait même que c'était possible de dormir aussi prêt de la plage. C'est tellement hors d'atteinte d'habitude. Avant d'être chez les Alpha Psi et d'y prendre une chambre. Elle devait traverser toute la ville en bus pendant presque une heure. Avec un emploi du temps aussi chargé, elle s'était vite épuisée. Vicky avait été son salut lorsqu'elle lui a ouvert les portes de la confrérie.

Dans les bras de Zacc, qui l'avait rejoins dans le jardin. Elle se laisse aller contre lui, caresse ses bras qui l'entoure. Elle était si heureuse qu'elle pourrait en pleurer. L'avion était enfin derrière elle et elle pouvait souffler, se reposer, avec lui. Seulement lui. Quelqu'un frappe à la porte et ils échangent un léger regard curieux puis Zacc se rend dans l'entrée pour ouvrir. Elle en profite pour parcourir l'endroit tout en lenteur. Venir dans la chambre et s'asseoir sur le lit. Curieuse, elle tend l'oreille. « Monsieur Oleszak ... » Elle couvre ses lèvres de sa main en étouffant un léger rire. Elle aurait préférée qu'on l'appelle elle, Madame Durden, plutôt. Là, elle avait l'impression qu'on s'adressait à son père ou son frère. Un massage ? Nat sourit en haussant les épaules. Après avoir passer des heures assise, ça ne lui ferait que du bien.

-Tu te rends compte, un massage offert par la maison ! En couple en plus, on sera tous les deux... Il faut se mettre en peignoir apparemment...

« Je fonce me changer alors ! » Elle rigole doucement, passe devant lui, embrasse la commissure de ses lèvres en vitesse et disparaît derrière la porte de la salle de bain. Qu'elle ne fermera pas. En confiance. Elle y trouve deux peignoirs parfaitement plier sur une étale en bois près de l'évier. Elle défait ses vêtements et s'enroule dedans. En sortant. Elle rougit rapidement, sûrement, parce qu'elle sait que c'était bientôt LEUR moment. Elle y pensait depuis l'avion, depuis ce fameux baiser. Dans le spa, on lui demande de prendre une douche. Tout est fourni, gel douche, shampoing, serviette. Une douche, rapide, pour se sentir revivre après un si long voyage. En serviette, presque nue, elle se sent légèrement mal à l'aise. Les dames étaient extrêmement douces, agréables, polies, elles mettaient en confiance la jeune polonaise, qui se sentait comme une princesse. Allongée sur la table de massage, elle tends sa main pour attraper celle de Zacc, il est à côté d'elle, lui sourit. Sa joue écrasée contre le petit cousin de la tête de la table. Elle fut amusé qu'il demande un masseur masculin. Elle voulut lui crier je t'aime à cet instant, tellement touché par sa façon de s'en faire pour elle. Elle ferme les yeux, se relaxe, sans violence, ses muscles se détend, son cœur ralentit, apaisé. Il faut quelques secondes pour Nat que l'heure était passée et qu'il était temps pour elle de se rhabiller. Dans la douche elle se lave une seconde fois, même les cheveux, hydrate son corps, elle sent les huiles et les fleurs. Elle se sentait flottée. Si bien. Elle rejoint en peignoir, les cheveux humides, retombant sur le côté. Quand Zacc ouvre la porte de leur chambre. Ce fut un deuxième choc pour la polonaise.

D'une ambiance classe et moderne, la chambre devient intimiste, paradisiaque, rassurante. L'odeur de la chambre est enivrante. Elle rentre doucement, incité par Zacc. Elle ne décoche plus ses yeux de lui maintenant et lui sourit. Il a l'air aussi content.

-Surprise ? Je voulais que notre première vraie nuit soit la plus belle possible...

Elle en avait perdu l'usage de la parole. Elle était à la fois, émue, tendue et immensément heureuse. « C'est... toi qui leur a demandé ? » Elle passe encore son regard sur les pétales de fleurs, le lit. Elle remercie le maître d’hôtel pour la lumière tamisé, elle pouvait rougir sans complexe. Son cœur se mettait à battre la chamade. Elle ferma la porte derrière eux. « C'est encore plus beau que tout ce que j'avais imaginé. » Si beau, qu'elle sentit le regret de sa première fois la submergé. Elle n'était  Dans sa condition, tant qu'il n'avait pas sa prothèse, mieux valait éviter d'être debout. Elle le fait s'asseoir au pied du lit. Debout devant lui, elle tenait ses mains et lui offrit un sourire tendre. Osant, elle vient s'asseoir sur lui, comme dans les toilettes de l'avion. Elle le chevauche. Son cœur manque d'exploser, ayant conscience, qu'à part ce peignoir, elle était presque déjà nue. Elle mort sa lèvre inférieur. Elle l'embrasse, il la serre soudain, très fort. Un frisson remonte dans sa colonne. Elle a peur, peur de mal faire. Elle l'embrasse comme si sa vie en dépendait, elle passe ses mains dans ses cheveux, dans sa nuque.

Elle écarte un instant son visage. Lorsque leurs regards se croisent. L'ardeur dans celui de Zacc la fait sourire nerveusement. Il sourit alors. Elle tire sur la ceinture de son peignoir. Le corps de Zacc était marqué, par tant de cicatrice, qu'elle avait finit par s'y faire. Nat n'en avait jamais vraiment été effrayé, plus impressionné. Elle passa le bout de ses doigts sur les lèvres de Zacchary, sa mâchoire, descendant le long de son cou, elle se pencha pour l'embrasser juste en dessous de son oreille. Ses doigts continuèrent de descendre, dévoilant un peu plus son torse. Dessiné, abîmé, elle effleure la longue cicatrice qui partait de son épaule, puis la ligne au milieu de ses abdos, jusqu'à son bas ventre. Ses yeux remontent sur le visage de Zacc pour voir sa réaction. Il semblait si concentré, son air était grave et quelque chose que Nat n'arrivait pas à lire. Elle se pencha à nouveau pour l'embrasser. Les yeux grands ouvert, sur lui. Elle ouvre ses lèvres, vient chercher sa langue de la sienne, lorsque les mains de Zacc enserre enfin sa taille, elle ferme les yeux dans un soupire. Elle ouvre son peignoir, lentement. Elle a peur de se dévoiler à son tour. Elle a mal au ventre, ça lui rappelle sa seule et unique fois. Pourtant c'était si différent. Elle avait envie de Zacc, cette fois-ci, elle avait envie de l'autre. Se déshabiller n'était pas une corvée, mais un cadeau qu'elle voulait lui faire. Ses épaules se découvrent en un mouvement de bras et très vite sa poitrine. Pas l'ombre d'une brise pour lui donner froid, pourtant elle frissonne tellement. Là où Zacc la touche et l'effleure, elle tremble d'impatience. C'était comme si elle bouillonnait de l'intérieur. Elle voulait qu'il la touche de partout. Elle lâche un gémissement et se soulève sur ses genoux. Elle pousse Zacc à se reculer dans le lit. Elle ne sait pas vraiment ce qu'elle fait. Elle a peur d'être ridicule ou de mal faire. Le bruit de la mer était recouvert par sa voix haletante, sa respiration bruyante. Elle attrape la main du sigma mu, et la pose sur son cœur. Son rythme était effréné alors qu'il ne faisait que la toucher et l'embrasser. Elle lui sourit tendrement.

Je t'aime.
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MessageSujet: Re: Je t'emmènes au bout du monde [Zacc] [+18]   Dim 21 Déc - 21:46


J'ai toujours rêvé de faire l'amour dans un avion. Allez savoir pourquoi, le fantasme de s'envoyer en l'air à haute altitude est un de mes préférés. J'aurais pu le faire bien des fois, mais j'attendais la bonne. Et très franchement, ça aurait pu être Nat. A cet instant-là, c'est ce que je me dis. Elle est sur mes cuisses, contre mon bassin, en train de soupirer, de gémir doucement. Dans la promiscuité de ces toilettes, je ne peux sentir et ressentir qu'elle. Sa peau légèrement moite, son odeur enivrante, sa chaleur... J'ai tellement envie d'elle, et plus elle bouge inconsciemment le bassin, plus j'ai envie de lui arracher sa culotte et de la faire crier si fort que tous les passagers de l'avion nous applaudiraient quand on irait s'asseoir. Elle se lâche, ma petite Nat. Et ça me donne vraiment envie d'attendre pour passer aux choses sérieuses... Je veux qu'elle soit complètement désinhibée, qu'elle me dise ce qu'elle veut, qu'elle joue avec moi. Même si j'adore son côté très réservé sur la chose, et que j'ai envie de la pousser jusqu'à ses limites, évidemment. Je suis un homme particulièrement joueur, et elle le découvrira bien assez tôt. Elle cherche mon contact, me caresse, m'excite et je me vois déjà la prendre sauvagement. Mais j'essaie de me calmer, ce qu'elle semble presque regretter. J'adore, j'adore, j'adore cette femme !! Même si je ralentis, elle reste assise sur moi, et me caresse le visage. J'ai envie d'attraper son doigt avec mes dents, tout doucement, mais je reste pantois devant tant de sensualité et de douceur... Je souris bêtement, et elle reste un peu contre moi alors que je reprends mon souffle.

- Je t'en veux au final, pour me faire ça dans un avion bourré de monde... Parce ce que si je m'en vais pas tout de suite, je suis pas sûre de vouloir t'arrêter... (Je pousse un léger gémissement)

- M'en parle pas, je ne suis pas certain de réussir à me retenir plus longtemps...


Sur ces mots, elle se lève, et j'en ai le souffle coupé tellement j'en ai mal au cœur. Mais je sais qu'il faut que je me calme, notre première fois se doit d'être romantique, agréable et surtout, aux Maldives ! Elle se recoiffe rapidement et se rhabille, alors que j'essaie de penser à autre chose pour que mon désir retombe. Son regard se bloque sur mon corps, et je détourne les yeux. Bon Dieu, retourne t'asseoir Nat ! Elle finit par me dire qu'elle y va, et j'acquiesce précipitamment. Moi qui ai connu des tas de femmes, jamais je ne me suis senti aussi frustré. Jamais je n'ai du attendre autant, jamais je n'ai craqué pour quelqu'un à ce point, jamais... Jamais je n'ai été vraiment amoureux. Je soupire, et au bout de quelques minutes, je remets mon pantalon. Je sors de la cabine et croise le regard de l'hôtesse de l'air, qui hausse un sourcil d'un air surpris. Je désigne ma jambe, fais une grimace et elle hoche la tête. Mon moignon est encore gonflé, mais la douleur est estompée. Je pense que l'endorphine fait son effet. Je sautille jusqu'à ma place et me pose près de Nat. Elle croise les jambes en me voyant, et je lui souris en coin. Décidément. Elle prend ma main, mais je ne cesse de penser aux endroits où les miennes se sont posées quelques instants auparavant. Je ferme les yeux et pense à tout ce que j'ai envie de lui faire, ce qui me fait planer jusqu'à ce qu'on atterrisse.

On pose à peine le pied sur le haut de la rampe qu'il fait une chaleur hallucinante. Un petit vent agréable nous accueille, et nous rejoignons l'aéroport le sourire aux lèvres. Je sens l'océan, mon élément, je sens les vacances et le soleil et je suis revigoré. C'est comme rentrer à la maison. J'embrasse Nat et la garde contre moi, le bras autour de sa taille, alors qu'on se dirige vers le terminal. J'ai un peu du mal à marcher vu que mes jambes ont un peu gonflé, mais nous sommes en vacances, nous prenons notre temps. Arrivés au tapis roulant, nous nous couvons des yeux en attendant nos valises. Je pense déjà à notre arrivée à l'hôtel, à notre première fois, à nos souvenirs... Mais c'est loin de bien commencer. Mon bagage n'arrive pas. Je ne suis pas super rassuré, d'autant que ma trousse de secours est dedans. Je lance un regard inquiet à Nat, qui finit par rire nerveusement. Malheureusement, elle ne croyait pas si bien dire. La nana de l'accueil nous annonce que mes bagages sont perdus quelque part entre Bombay et Male. Je choisis de rester calme, songeant néanmoins au fait que j'ai FAIM et que je n'ai pas un seul PRESERVATIF. Je remplis les papiers avec une humeur massacrante, en essayant de sourire à Nat pour la rassurer. Elle tenta vaguement de me réconforter, mais un mélange d'anglais et de polonais sortit de ses lèvres, ce qui me fit rire. Tant pis pour les bagages, tant qu'elle est là. Nous reprenons la route jusqu'à notre hôtel, vers des paysages plus paradisiaques les uns que les autres. Les yeux de ma petite amie brillent, et je la photographie sous de nombreux angles avec l'appareil photo que j'avais dans mon sac à dos. Nous prenons aussi des selfies, hilares, et profitons d'une balade géniale en bateau. Nat est rayonnante, sa robe voletant autour d'elle et son rire résonnant sur les vagues bleues. J'oublie tout, notre rencontre, l'accident, les agresseurs, ma jambe... Il n'y a qu'elle et moi dans ce monde parfait, et je l'aime. J'ai envie de le lui dire dans toutes les langues de ce monde.

Nous arrivons enfin sur l'île, et je me trémousse avec impatience pour sortir du bateau. J'ai besoin d'un peu d'aide mais j'y arrive, et les employés nous accueillent avec cette hospitalité qui fait leur renommée. Après nous être enregistrés, nous traversons ce cadre somptueux pour arriver vers notre bungalow. Je pense déjà à toutes les activités proposées par l'hôtel que nous pourrons faire ensemble. Devant le bungalow, il nous ouvre la porte du paradis. Notre petite suite à deux, notre moment de bonheur privilégié. Nos valises posées, le maître d'hôtel nous souhaite la bienvenue, et alors que Natasza pénètre dans la chambre, je fais signe au maître d'hôtel, lui tend un billet de 50 et lui fais comprendre de quoi j'ai besoin. Il me fait un clin d'oeil, et je me retourne vers Nat, qui s'extasie devant la taille de notre chambre. C'est vrai qu'elle est superbe, dans des tons boisés et vert anis. Le lit est sûrement un king size, il y a même un canapé. Des baies vitrées avec vue sur le sable fin et la mer turquoise, et dans un recoin une sortie vers un bain à remous extérieur. J'ai au moins un fantasme dans chaque chose que je viens de citer. Bon Dieu ces vacances vont être exceptionnelles, entre ça et le spa, le service de chambre, la plage privée, le hammam... J'en ai des frissons partout. Je rejoins Nat, qui est dans le petit jardin.

- Zacc, cet endroit est incroyable...
- Tu sais ce qui est incroyable ? Toi, toi et toi. Toi qui m'offre ce cadeau, toi qui m'a fait faire le road trip le plus fou de ma vie, toi qui réussit à repousser toutes mes limites malgré mon handicap... (Je l'attrape par la taille et la prend dans mes bras) Tu es merveilleuse. Merci pour ce voyage.


Au moment où je m'apprête à l'embrasser, on toque à la porte. Je vais ouvrir et me trouve face au maître d'hôtel, une boîte de préservatif et un bouquet de fleurs locales à la main. Dans l'autre main, des bougies et des allumettes, qu'il me présente avant de dire d'une voix forte.

- Monsieur Oleszak, nos masseuses sont disponibles pour un massage en couple si vous voulez, vous pourrez vous détendre tous les deux et retourner dans la chambre où vos bagages seront sûrement arrivés.


Je ne le corrige pas sur mon nom, même si je tique. Son anglais est excellent, pourtant je ne comprends pas. Du moins, pas dans les cinq premières secondes. Et d'un coup, ça fait tilt. Il me propose qu'on aille au spa pendant que lui nous prépare une belle chambre romantique, avec des fleurs, des bougies et surtout, des préservatifs. J'acquiesce, conscient que de là où je me trouve, Nat ne me voit pas. Et puis, un massage de couple, c'est parfait pour se détendre et se mettre en condition. Je lui dis de prévenir le personnel et me jure intérieurement de lui donner un pourboire conséquent. Nat m'attend, et je vais la retrouver avec un grand sourire.

- Tu te rends compte, un massage offert par la maison ! En couple en plus, on sera tous les deux... Il faut se mettre en peignoir apparemment...


Nous nous relayons à la salle de bain, puis nous retrouvons en peignoir, main dans la main, dans le couloir. Les gens nous regardent avec un sourire quand ils nous croisent, et je préfère ça aux regards malsains envers ma jambe. Oui, ce sont des vraies vacances. Arrivés au spa, nous nous douchons séparément puis nous retrouvons en serviette dans une salle de soins qui a le même genre de couleurs que notre chambre. Tout est éclairé, vitré, mais l'intimité est préservé par la verdure locale. Nous nous installons, nus sous nos serviettes, et deux femmes s'approchent de nous. Je secoue la tête et, contre toute attente et sous le regard de Nat, demande un masseur. Eh oui, je ne vais pas rendre ma copine jalouse le premier jour de nos vacances ensemble ! Je tends la main et attrape la sienne, alors que les deux jeunes gens s'activent sur nos dos. C'est tout bonnement délicieux, et je ferme les yeux pour savourer ce plaisir. Mais pas trop longtemps, puisque voir Nat apprécier ce moment me fait du bien. Elle se laisse bercer sous les mains expertes de la masseuse. Au bout d'un long et excellent moment, leurs mains se lèvent et nous nous rhabillons, avant de reprendre une douche pour enlever l'huile. Une fois propres, nous retournons vers la chambre, heureux comme deux jeunes mariées. Je mets le pass dans la porte et je l'ouvre doucement. C'est encore mieux que ce que j'espérais. Les lumières tamisées de la chambre, les bougies partout dans la pièce, des fleurs locales et exotiques sur le lit et autour du bain à remous, une bouteille de champagne dans un bac froid avec deux verres... Une odeur d'ylang-ylang parfume délicatement la pièce, apaisante. Ou plutôt excitante. Je souris à Nat et la fait rentrer :

- Surprise ? Je voulais que notre première vraie nuit soit la plus belle possible...
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MessageSujet: Re: Je t'emmènes au bout du monde [Zacc] [+18]   Dim 21 Déc - 15:32

Natasza aurait pu se sentir coupable, mal à l'aise, angoissé. L'idée de savoir que ses parents allaient l'avoir à son retour, la punition qui l'attendrait, son frère. C'était définitivement la chose la plus angoissante de sa vie. Et pourtant, pourtant, elle se sentait bien, heureuse, comme à la maison. Avec Zacc, sa présence, ses mots, sa main dans la sienne, son épaule sur laquelle se poser, son sourire Tout ça, valait toute les punitions du monde. Elle ne regrettera jamais sa décision, quand bien même tout le monde lui dira sûrement le contraire. Elle l'embrassait parce qu'elle l'aimait, parce que ça lui donnait quelque seconde de bonheur en plus. Parce qu'elle avait l'impression d'être privilégiée. Et c'est seulement parce qu'elle savait qu'il était sincère, qu'elle pouvait se laisser aller. Oui, elle n'aurait jamais embrasser le Zacc d'il y a un an. Elle n'aurait jamais pu faire tout ça, pour lui à l'époque, parce qu'il n'était pas l'homme qu'elle désirait. Et maintenant. Il était le seul à occuper ses pensées. Le spectre de Sam ne faisait même pas surface...

Après avoir discuter de l'hôtel, Nat se sentait légère. Il se lève, pour aller aux toilettes, et elle continue de sourire même après qu'il ait disparue derrière la porte. Elle soupire de bonheur, regardant par le hublot, le paysage de nuages défilés par la fenêtre. Elle était au paradis. Elle regarde à nouveau le film, et attend, et attend, et attend encore. Elle regarde l'heure sur le coin de son écran télé. Et ça commençait à être long. Une boule se forme au creux de son estomac et elle se dirige vers les toilettes sans y réfléchir plus d'une seconde. Elle cogne doucement à la porte. Elle s'inquiétait, peut-être pour rien. Mais elle continuait de penser, que le voyage avait été peut-être précipité. Il n'avait pas pu venir en Laponie déjà à cause de sa condition, elle aurait peut-être du freiner son impatience.

-Zac ? C'est Natasza. Tu vas bien ? Tu as besoin de quelque chose ? Sa voix tremble malgré elle.

La porte s'ouvre et elle remarque immédiatement le regard de Zacc. Il à l'air de souffrir. En tout cas, il n'avait pas l'air de planer de bonheur comme elle tout à l'air. Ses yeux se penchèrent sur sa jambe manquante. Elle avala sa salive, est-ce qu'il ira bien. Le voyage était sûrement beaucoup trop long. « Est-ce que ça va ? » Il l'attrape par la taille, la tire contre lui, referme la porte derrière elle. Surprise, elle atterrit assise sur ses cuisses. Le souffle coupée, elle n'aura pas le temps de protester devant ce baiser. Un baiser si profond, qu'il évapore toute raison du corps de Natasza. Elle fond. Fond de désir et d'amour. Sa langue contre la sienne. Le son de son souffle et du siens. Elle n'a pas plus envie que ça de l'arrêter. Elle lui rends même son baiser. Sa main passe derrière sa nuque et ses doigts remontent le long de l'implantation de ses cheveux. Elle presse un peu plus ses doigts. Elle sens les mains de Zacc. D'un autre, elle aurait eut peur, elle se serrait raidit. Mais lui. Non, cette main qui remontait le long de sa cuisse, lui fit échapper un soupire de désir. Il avait relâcher sa bouche et comme conditionner par un instinct primaire elle avait pencher sa tête en arrière. Elle mordit sa lèvre. Elle ne se reconnaissait pas vraiment. Entre 4 murs, elle ne sentait aucun regard pour l'en empêcher. Ses doigts s'étaient fermement agripper dans son dos. Avant qu'il retire doucement cette main de sa fesse, avant qu'il remonte ses lèvres pour l'embrasser, doucement, puis légèrement, faisant tout doucement redescendre la chaleur qui avait animer Nat quelques secondes plus tôt. Son cœur était sur le point d'exploser. Elle se sentait presque déçue. Elle se sentait excitée et insatisfaite. Elle était déjà rouge lorsqu'elle croisa le regard de Zacc.

-Désolé. Je crois que c'est la robe. Tu es tellement belle, et j'en avais tellement envie... Tu m'en veux ?

Il lui avait fallu un moment avant de se rappeler où elle se trouvait. Elle caressa son visage et dans un long silence, elle secoua la tête, encore intimider par sa propre excitation. Elle sourit en coin, passe son index le long de sa fossette. Elle était encore tourmentée par l'envie et le désir. Il fallait qu'elle se lève, qu'elle se décolle de lui, sinon, c'était dans cette avion qu'elle allait débilement céder. C'était loin d'être romantique, c'était loin d'être comme dans ses rêves, et surtout loin d'être prévu. Tout un tas d'images lubrique traversa son esprit, elle en eut presque honte. Elle l'embrassait alors doucement, sans ouvrir les lèvres. Avant de poser son front contre son épaule, son cœur refusait de se calmer. Avait-elle besoin de lui expliquer comment elle se sentait là maintenant tout de suite. Le sourire de Zacc, la fait sourire également. Avant qu'elle pousse un espèce de couinement pour geindre. « Je t'en veux au final, pour me faire ça dans un avion bourré de monde... Parce ce que si je m'en vais pas tout de suite, je suis pas sûre de vouloir t'arrêter... » Elle mordit sa lèvre, assez fort pour se faire mal et se faire violence. Elle se leva doucement, en lissant les pans de sa robe le long de ses cuisses. Elle rangeait nerveusement ses cheveux derrière ses oreilles et ne savait plus où regardait. Ses yeux, son boxer, sa gorge, elle se voyait déjà en train de passer ses mains sous son t-shirt pour sentir son torse. Elle se plaque contre la porte en essayant de l'ouvrir. « Je... Je vais t'attendre sur mon siège je crois. » Ça devait le faire rire, mais elle. C'était une véritable torture. C'était la première fois, qu'elle se sentait comme ça.

Elle disparue derrière la porte, qu'elle referme un peu brutalement sans le vouloir. Dans le couloir, elle croise le regard d'une hôtesse et elle se dépêche de baisser les yeux, réalisant enfin où elle était et qu'on l'avait sûrement remarquer. Heureusement qu'elle n'y était pas rester plus longtemps. Tout le monde aurait sûrement deviner. Sur son siège, pendant que Zacc lui prenait son temps. Nat s'imaginait tout un tas de chose et ça n'avait plus rien de romantique. Elle croisait ses jambes d'un côté comme d'un autre, espérant que le feu qu'il avait réveillé en elle, disparaîtrait. Avant qu'il arrive, le sourire aux lèvres. Comme si de rien n'était, elle reprend sa main dans la sienne. Mais définitivement l'esprit à des milliers d'années lumière de là. Elle pouvait sentir des décharges électriques traverser la pulpe de ses doigts. Vivement que le voyage se termine.

Elle n'avait pu se rendormir pour le reste du voyage, l'atterrissage se fit libérateur et les sentiments que Zacc avait réussi à éveillé chez Nat disparaissait. La chaleur, le soleil, l'odeur de l'océan. Rien n'échappait à la polonaise bien trop aux aguets. Dans le terminal, ils attendirent près d'un tapis roulant que leurs bagages sorte. Une légère angoisse à chaque fois, prends Natasza, lors d'un voyage. Et si, ses bagages avaient pris le mauvaise avion. Après un bon quart d'heure, elle reconnaît sa valise, l'attrape avec soulagement. « Bon maintenant la tienne et on peut enfin aller à l’hôtel, on a encore un bateau à prendre, jusqu'à notre île. » Elle resta contre lui, tout en guettant le tapis roulant, prête à chopper son bagage au plus vite et se ruer dans un taxi pour aller au port. Mais la fameuse valise ne venait pas, et les passagers avec eux dans l'avion, se dissipait de plus en plus, pour enfin ne rester qu'eux et l'arrêt du tapis roulant. « Me dit pas que ta valise est pas arrivé ? » Elle échange un regard surpris avec Zacc. A la limite du rire nerveux. « Tes valises sont maudites, c'est pas possible ! » Si à l'aller, le déballage honteux devant Nat, ne l'avait pas suffit, voilà que son autre bagage avait disparu. Elle frotta son front machinalement, vraiment fatiguée. Ils se rendirent à l’accueil et c'est Zacc qui s'adressa avec l’hôtesse d'accueil. Elle checka son ordinateur, pris le ticket de bagages du sigma mu comme référence, fronça les sourcils, lui rendit son ticket et montra une mine réellement désolé. « Je vous présente toute mes excuses, il semblerait que votre valise soit partie avec l'avion d'après suite à une erreur des bagagistes de Bombay. » Elle lui tend un formulaire et un stylo. « Si vous le voulez bien, veuillez remplir ce papier, on vous fera livrer votre valise à votre hôtel dès qu'elle arrivera à l'aéroport. La compagnie prendra en charge les frais, vu que l'erreur vient de notre part. » Elle était toujours très polis et très courtoise. Sûrement parce qu'ils venaient d'un voyage de plusieurs heures et en première classe, pensa silencieusement Natasza. Qui peu à peu perdait son anglais sous la fatigue.

En sortant de l'aéroport, ils prennent e taxi jusqu'au petit port de plaisance de Mâle. Le paysage était déjà grandiose et avait effacé la mauvaise mésaventure des bagages dans l'esprit de Nat. Si Miami était une magnifique ville, ce n'était rien comparer aux Maldives. Elle était dans un vrai paradis, border de soleil, de collines vertes, puis enfin les bateaux, ranger le long d'un panton, yachts, barques, bateau à moteur, tous avait leurs places. Il ne s'agissait que d'un aller rapide à 18 km de Mâle. Le bateau était simple, pas très grand, juste assez de place pour 4 personnes. Les deux propriétaire et le couple de Miami. Sur l'avant du bateau, Nat profitait de l'air qui fouetta son visage, l'eau salée qui venait parfois l'éclabousser ici et là. Sa robe se soulevait sous le vent, elle la tenait par besoin. Quand elle regardait Zacc, elle souriait, elle lui tenait la main et elle mourrait d'envie de lui crier ses sentiments. Elle avait ce fantasme de lui dire au moment propice. L'île se dessine enfin et des employés de l'hôtel se tenait près du quai en bois, prêt à les accueillirent, un large sourire sur le visage. Ils avaient l'air amicaux, avenant. Ils n'arrêtaient pas de répéter bienvenue et de s'incliner. Il aida Natasza à sortir du bateau, puis enfin Zacc. Ils portèrent chaque bagages eux même jusqu'à l'entrée de l'hôtel. Visiblement, personne ne venait sur l'île, à moins d'y être logé ici. Vu la taille de l'île, rien de surprenant.

Natasza, gagnante du voyage, prend les devants, annonce son nom pour la réservation. L'homme se fait toujours très agréable, lui donne une carte pass électronique, une brochure avec toute les activités proposés, ainsi qu'un carnet de différent numéro à appeler depuis leurs chambres, si besoin. Il explique aussi, ce qui est compris dans leurs forfaits et ce qui est en extra si jamais ils veulent en bénéficier. Il passe après du côté de Natasza, pour invité le couple à le suivre. Ils quittent l'entré pour suivre un passage de bois couvert de sable blanc et fin, il les amènent jusqu'à un espèce de grand bungalow de luxe et ouvre la porte avec son propre pass, qui ouvrait sûrement toute les chambres, les employés avec les valises passent en premier et pose tout près du lit, avant d'en sortir en vitesse. « Je vous souhaite un merveilleux séjour, et n'hésitez surtout pas à faire appel à nos service. » Natasza sourit et rentre timidement dans le bungalow. Encore plus grandiose que l'hotel de l'aéroport, ses yeux se mettent à briller devant tant d'espace. « Wow... C'est plus une chambre, c'est carrément un appartement. » Elle lâche la main de Zacc, qu'elle n'avait pas arrêté de tenir depuis qu'elle avait mis le pied sur l'île. Elle s'enfonce dans la chambre, dans un silence admiratif.

Le séjour donne sur de grande bais vitrées, qui elle même donne sur la plage. Nat n'en revient pas de la beauté de l'endroit, s'y sentant presque étrangère. Puis elle tourne la tête vers le coin de la chambre, un immense lit, aux draps délicats, accordés à la décoration des murs, d'autre grandes portes fenêtre donnant sur un espace extérieur cloîtré par des bambous noirs pour plus d'intimité. Elle entre dans la chambre et ouvre la porte pour découvrir le jardin sablé. Ses talons s'y enfoncent, alors elle les enlève. Elle pousse un gloussement amusée, c'était trop beau pour être vrai. Elle se retourne sur Zacchary, le regard pétillant, un sourire lumineux. « Zacc, cet endroit est incroyable... »
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MessageSujet: Re: Je t'emmènes au bout du monde [Zacc] [+18]   Dim 21 Déc - 11:33


Se dévoiler. Etre honnête. Etre soi-même. Des choses qui me semblaient si... étrangères deviennent simples pour moi. Parce qu'elle sait que ce n'est pas dans mon caractère ni dans ma façon d'être, et qu'elle ne me pousse pas à en dire plus que ce que je veux. J'apprécie énormément le tact dont elle fait preuve quand je lui raconte mon histoire. C'est la première fois que j'évoque le rejet de ma mère à ma naissance avec quelqu'un d'autre que la principale concernée. Et je ne l'aurais jamais su si, vers mes douze ans, je n'avais pas découvert une lettre de ma mère pour mon père biologique. En voyant le nom de mon père et les mots « Retour à l'envoyeur », mon cœur avait fait un bond. Elle m'avait dit qu'elle n'avait jamais voulu lui reparler après leur rupture, que c'était un connard doublé d'un lâche. Du bout des doigts, j'ai ouvert cette lettre, écrite de la main d'une jeune fille en colère, et qui avait tout perdu. Ses parents l'avaient reniée parce qu'elle avait 16 ans quand elle a appris qu'elle était enceinte. Son copain l'avait quittée pour une sacrée salope, et ses amis ont fait comme si elle était morte à leurs yeux. Les mots me reviennent en tête, parfois :

Mon amour,
Voilà des mois que tu nous as quitté, ton fils et moi. Oui, j'ai eu ton garçon, et je l'ai gardé, car lui ne me quittera jamais contrairement à moi. Tu n'en voulais pas et moi non plus, j'ai perdu l'amour et le foyer de mes parents à cause de toi. Mais ce petit être n'y est pour rien. Nous étions juste trop bêtes de vouloir l'abandonner. Je veux être une bonne mère, pour lui. Même si ça signifie que je dois garder le silence sur ton nom, même si je dois continuer des boulots miteux et me saigner aux quatre veines. Je l'aime. Parce qu'il te ressemble. Parce qu'il me ressemble. Et parce que je sais que tu ne le verras jamais, même si je dois t'abattre pour ça. Salue ta pouf de ma part.


Ma mère sait être cinglante à souhait, quand elle veut. Et je ne peux pas le lui reprocher. Je n'ai jamais su qui était mon père, parce que je ne voulais rien savoir de celui qui lui avait fait subir tout ça. Même si elle m'assure que je suis la première de toutes ses réussites, c'est à cause de moi qu'elle a fait énormément de sacrifices, et qu'elle a perdu sa jeunesse à travailler comme une folle. Liam et moi sommes toujours reconnaissants pour tout cet amour, et si au départ elle voulait m'abandonner, je ne peux que la comprendre. Elle était jeune, passionnée et heureuse, et elle s'est retrouvée à la rue, seule avec un bambin. Moi. J'en ai fait des erreurs, et j'ai parfois oublié qui j'étais, mais je n'avais qu'à voir une photo d'elle pour me souvenir de tout ce que j'ai traversé. Et j'espère que Nat me laissera le temps qu'il faut avant d'en parler franchement. Heureusement, nous changeons vite de sujet. Les plats sont délicieux, malgré les épices qui ont failli nous arracher la tête. Je ne me lasse pas de regarder Nat avec tendresse, son petit nez tout mignon, ses mains douces aux longs doigts, ses cheveux qui ont l'air de sentir si bon... Je me délecte de MA chérie. Je ne m'en remets pas. Ces dernières 48h ont été les plus agitées de ma vie, je crois. Son baiser à l'aéroport, la soirée chez moi, le vol, la nuit à Bombay... Tout ça me semble irréel. Pourtant, j'ai un sourire jusqu'aux oreilles. Elle n'est plus loin, elle n'est plus mon amie : elle est ma petite-amie. J'adore ce mot, en fait. Maintenant qu'il a un sens, je comprends pourquoi tout le monde est gaga avec ça. C'est mignon, adorable, drôle. Bon Dieu, on dirait que j'ai subi un lavage de cerveau. Mais je suis content de trottiner dans la galerie avec la plus belle femme du monde à mon bras. La mienne. Certes, nous devions faire un peu déséquilibré comme couple, un unijambiste plein de cicatrices qui marche un peu bizarrement et une superbe femme à côté. Mais on s'en fout, on s'aime et on les emmerde. D'un coup elle s'arrête, et je suis surpris. Ai-je fait quelque chose de mal ? Mais non, elle me serre dans ses bras. Et je la prend contre moi, en fermant les yeux. Pendant un instant, je sens nos cœurs battre à l'unisson. Je l'aime. Pas besoin d'en dire plus, ça signifie tout.

Nous entrons dans le magasin d'étoffes le cœur en vrac, et les couleurs vives envahissent mon champ de vision. J'ai l'impression d'être dans un autre monde, vraiment. C'est beau, mais très tape-à-l'oeil, pas du tout mon genre. Mais Nat a les yeux qui brillent, et ça me fait plaisir de la voir comme ça. Elle vole d'un présentoir à l'autre, et je la suis tant bien que mal. Elle sort un ensemble et le regarde avec envie. Je suis sûr qu'elle serait ravissante dedans. Un vendeur approche, et elle fait une drôle de tête en voyant l'étiquette, faisant mine d'aller ailleurs. Je l'attrape par le coude :

- Tu le veux ?
- Non Zacc, tu peux pas, c'est trop... Je sais que tu as les moyens, mais...
- Oui, j'ai les moyens. Et je t'aime, alors laisse moi te faire plaisir, s'il te plaît. Tu serais tellement belle dedans, ce serait dommage que tu ne le prenne pas ! Allez, j'insiste.


Je tends l'ensemble au vendeur, pendant que Nat fait la tête. Je l'embrasse et lui dit de continuer son shopping. Elle hésite un instant, gênée, puis repart dans sa quête du Graal. Elle est trop mignonne décidément. Elle regarde plusieurs types de tissus, dont un magnifique jaune aux reflets orange. J'approuve d'un signe de tête, et le vendeur lui en coupe un morceau. Je lui fais signe de mettre tout ensemble, mais Nat me fait comprendre qu'il vaut mieux pour moi que je ne l'achète pas pour elle. Je fais oui de la tête, mais je croise les doigts dans mon dos, comme un gosse. Rêve toujours. Arrivés à la caisse, je lui passe devant et paie le tout. Quand ma chérie veut payer son tissu, la vendeuse lui fait comprendre que j'ai payé. Le regard de Nat se tourne vers moi, un peu triste. Je la prends dans mes bras et l'embrasse sur le front :

- T'as triché, t'es vraiment un gamin !
- Un gamin qui veut juste te faire plaisir. Si tu veux vraiment dépenser son argent, attends qu'on soit aux Maldives pour prendre des souvenirs pour Jewel et tes parents, ma puce...(Elle fait un bruit entre le grognement et le râle et je ris) Tu es la petite puce la plus teigneuse que je connaisse... Mais je t'adore comme tu es. Simple, honnête, sérieuse... Alors sois raisonnable, hein ?


J'essaie de la dérider, en me moquant de certaines marques ou bien des vendeurs guindés et elle finit par rire avec moi. Elle est rayonnante, et je me rends compte que tout cet amour que j'ai pour elle vaut bien tout l'or du monde. On mange un sandwich vite fait avant de retourner dans l'avion, chose que j'appréhende parce que je commence à avoir un peu mal à la jambe. Je fais comme si de rien n'était, et m'installe près de ma chérie. Ils passent un film en hindi, et je le regarde d'un air atterré. Je ne comprends décidément pas les consonances de cette langue étrange. Je m'apprête à m'endormir quand ma jambe me lance affreusement. Je bouge légèrement, et vois que Nat s'endort aussi. Elle est trop belle, comme ça. Je caresse sa joue, tendrement, et ses yeux s'ouvrent et ses lèvres s'élargissent en un sourire. Elle m'embrasse, et d'un coup la douleur s'estompe. Elle a l'air émerveillée quand elle me parle de notre voyage :

- J'ai hâte d'arriver à l’hôtel ! J'ai regarder des photos sur internet la nuit avant de partir. Ça à l'air magnifique, encore plus beau que Miami. Et l'hôtel ! J'ai jamais fréquenté ce genre d'endroit, j'ai l'impression d’être une célébrité ou un truc du genre. Il paraît qu'on aura une piscine rien que pour nous, dans le jardin de la chambre. Tu te rends compte, ya un jardin dans la chambre d'hôtel ! Je savais même pas que c'était possible ! (Je ris, et lui caresse de nouveau la joue)
- J'attendais d'avoir la surprise, mais j'aime ce que j'entends. J'avais déjà entendu l'histoire de piscine dans la chambre, mais je n'en ai jamais eu, je crois. Mais si tu dis que c'est magnifique, je te crois. Vivement qu'on arrive, j'ai hâte de passer ces deux semaines avec toi !

Bon, d'accord, j'ai menti, je savais pour la piscine intérieure j'en ai déjà eu. Mais c'est un mensonge pieux. Je n'aime pas l'idée d'étaler mes voyages et tout ce que j'ai vécu avant. Parce que je veux qu'elle se sente privilégiée. Elle a déjà réussi à décrocher une première fois, mon premier voyage en amoureux, et je veux qu'elle ait toutes les autres premières fois du reste de ma vie. C'est con l'amour. Ma jambe me fait vraiment mal, maintenant. Je m'agite un peu, essaie de trouver une position, mais rien n'y fait. Je m'excuse auprès de Nat et me dirige vers les toilettes. Je m'assois sur la cuvette et enlève mon pantalon. Ma jambe est un peu gonflée, l'altitude sûrement. Je la masse, lentement, et la douleur commence à s'estomper. Je suis dans la cabine depuis une dizaine de minutes quand j'entends des petits coups à la porte :

- Zac ? C'est Natasza. Tu vas bien ? Tu as besoin de quelque chose ?


Sa voix est vraiment étrange, très inquiète. La cabine est minuscule, je me sentirais presque à l'étroit dedans. Je tends la main, et ouvre la porte. Nat est juste devant, petite puce au visage tordu par l'inquiétude. Dans sa petite robe blanche, elle est adorable, un symbole de la douceur et de l'innocence. Elle est magnifique, vraiment, avec ses longs cheveux qui cascadent sur ses épaules frêles, presque trop fragile. J'ai un peu peur de la casser, quand je la serre contre moi. Et je suis là, en caleçon, assis dans les chiottes d'un avion qui nous conduit dans un hôtel où elle ne sera qu'à moi pendant deux belles semaines. Je la regarde, de haut en bas, savourant du regard ses longues jambes fines, ses hanches aux courbes parfaites, ses seins ronds et dessinés... Jusqu'à son visage d'une perfection indiscutable. Je me mords la lèvre, troublé. Elle est vraiment excitante. Je l'attrape par la taille d'un bras et referme la porte de l'autre. Un peu bousculée, elle se retrouve assise sur moi, contre moi. Je sens ses cuisses nues sur les miennes, l'étoffe de sa robe qui me chatouille le genou. Ses cheveux encadrent son visage surpris, et j'attrape son visage entre mes mains. Ce qui suit ensuite peut-être défini comme un avalanche d'émotions, de tendresse et d'envie, un mélange de rage et de bestialité. Je l'embrasse avec fougue, mon corps recherchant le contact du sien comme si ma vie en dépendait. Mes mains glissent dans ses cheveux, dans sa nuque et son dos, agrippent son bassin et le plaque contre le mien dans un soupir d'extase. Mon corps est complètement à l'affût de la moindre sensation, et mon désir se manifeste de bien des façons. Je reste plus ou moins sage et garde mes mains loin de ses seins et du haut de ses cuisses. Ou presque, je dirais. Ma main droite remonte le long de sa cuisse jusqu'à sa fesse et la caresse doucement, alors que ma bouche, qui jusque là prenait la sienne en otage, glisse jusqu'à son cou, près de son épaule. Je la mordille doucement, l'embrasse le long de cette zone que je sais si sensible. Mon souffle coule sur sa peau, et je sens que je vais vraiment devenir dangereux si je continue sur cette voie-là... Je reprends son visage entre mes mains et ralentis le rythme effréné que je lui ai imposé les cinq dernières minutes en l'embrassant très doucement, du bout des lèvres. Nos regards se croisent, et je murmure :

- Désolé. Je crois que c'est la robe. Tu es tellement belle, et j'en avais tellement envie... Tu m'en veux ?
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MessageSujet: Re: Je t'emmènes au bout du monde [Zacc] [+18]   Lun 15 Déc - 7:24

Être comme ça avec lui, c'est marrant, et il lui apprend même deux trois trucs. En fait, elle pourrait l'écouter parler de tout et de rien pendant des heures. Sa voix elle est chaude, elle est rauque et résonne dans son oreille. Quand il chuchote, on dirait une promesse, quand il rit, on dirait un ange, quand il raconte une histoire, un sage. Il n'a pas forcément le caractère qui va avec ces comparaisons, mais aux yeux de Nat, il pouvait le devenir s'il le voulait. Elle avait cette impression qu'il sous estimait souvent ses capacités. Et un jour, elle l'aidera à le réaliser. En fait, elle jouerait facilement l'imbécile pour qu'il continue à lui expliquer et lui parler. Puis elle se l'imagine enfant, mais c'était comme si cette partie était flou. Parce qu'il n'en parlait pas vraiment, même très rarement. Nat, elle parlait tout le temps de sa vie en France, même de celle en Pologne. Oh elle ne se rappelle pas tout, mais c'est vrai qu'à part la fuite de son pays, Nat n'a pas vraiment eu un passé traumatisant. Et puis elle n'a jamais regretté quitter la Pologne contrairement à Sergueï. Elle, elle était en France, dans le pays qu'elle aimait plus que le siens. Celui qui la faisait rêver et lui donnait envie de grandir petite. Elle se voyait déjà faire des ballets parisiens, se balader à la tour Eiffel et manger des glaces sur les marches du sacré cœur. Et tout ça elle l'a fait au final. Oui sa vie était remplis plus de bon souvenirs que de mauvais au final. Alors c'était normal,non, de s'inquiéter du passé de celui qu'on aime. Parce qu'elle voulait tout savoir de lui, comme elle était prête à tout lui confier. Parce qu'elle lui faisait confiance, comme jamais. Et voilà qu'il se confie, parle de son père, ou du mois son géniteur, elle baisse les yeux un instant, se sentant désolée pour lui, elle serre aussi sa main, caresse sa peau de son pousse, entrelace ses doigts quand elle le peut. Quand elle entend l'histoire de sa mère, ça lui brise le cœur. Jamais elle ne pourrait jeter son enfant à la rue, même si il avait commis un meurtre. Nat était bien trop attachée à la famille pour ça. Quand elle imagine sa mère ne voulant pas de lui, c'était impossible à l'imaginer, vu comment elle s'était conduite avec lui à l'hôpital. Elle était... Adorable. Comment une femme adorable peut avouer à son fils qu'elle ne l'avait pas voulu. Elle avait envie de le prendre dans ses bras, là maintenant. Il parle du père de Liam, de sa mort. Elle sent même sa main se faire écraser sous la pression de celle de Zacc. Elle regarde ses doigts sans un mot. Elle était prête à tout écouter de toute manière, mais c'était comme si il évitait de mentionner d'autre histoire. Sa mère, pauvre femme. Elle avait aussi beaucoup souffert avant l'arrivée de son nouveau mari. Nat se sentait mal, non pas d'avoir entendu son histoire, mais ne pouvait s'empêcher d'être triste pour sa famille. Puis il allège la conversation, en supposant qu'elle vienne en Australie, ce qui lui ramène son sourire. Elle évita d'évoquer la possible punition qui l'attendait en rentrant. Elle doutait de pouvoir revoyager un jour. Jewel lui avait bien offert une semaine à New York avec sa famille, mais c'est seulement la présence du père de Jewel qui pourrait rassurer ses parents. Surtout après ces vacances aux Maldives. Elle savait qu'elle allait le payer, mais elle était loin de le regretter.

Les plats arrivent, ce qui change la conversation en quelque chose de plus anodin. Nat expérimente la nourriture épicée, manque de s'étouffer avec la sauce, qu'elle avait pris pour du ketchup, ils en rigolent tout les deux, enfin lui plus qu'elle. Mais elle aime le voir comme ça. Pas de café pour elle, ça la rend trop active et dans l'avion, c'était la dernière chose qu'il lui fallait. Puis Zacchary ayant payé la note, ils sortent enfin faire un tour le long des boutiques marchandes de l' aéroport. Il y avait les magasins d'électronique, des magasins de marque comme Chanel ou même Nike, des bijouteries dont Nat ignorait le nom. Elle regarde son bracelet quand elle croise les vitrines. Un sourire sur ses lèvres, dans un sens, elle aurait du prendre ce geste pour un signe bien plus tôt. Elle se souvient de la surprise et de la gêne. Elle se souvient de l'envie qu'elle avait eu de l'embrasser.  Elle se tourne vers lui, le pas était lent, c'était le prix a payer pour pouvoir lui tenir la main. Elle s'arrête, elle ne dit rien, mais elle sourit. Il paraît perplexe, mais elle vient passer ses bras autour de lui, le serre contre elle, la tête contre sa poitrine. Pourquoi maintenant, comme ça, en plein milieu du chemin. Parce qu'elle en avait eu envie. Après ce qu'elle avait appris au restaurant, après avoir réaliser combien il comptait pour elle. Elle ne voulait plus le lâcher au fond. Et elle n'avait pas vraiment de mot à lui dire.

L'attention de son amoureux est appeler par une boutique, celle d'une marque indienne, avec des vêtements traditionnels et des tissus haut en couleur. « Regarde, chérie, c'est pas ça que tu cherchais ? Viens, on va te trouver des merveilles ! » Elle relève la tête. Un sourire amusé mais des yeux plisser. Le mot chérie lui est tellement étrange dans sa bouche. Non pas qu'elle n'aimait pas. Mais habituellement, c'était plutôt sa mère ou Jewel qui l'appelait comme ça. Elle tourne finalement la tête vers la boutique, se détachant de lui dans le mouvement. « Ah si c'est ça ! Viens on va y faire un tour ». Elle le tire doucement par la main et rentre timidement, faisant résonner la cloche au dessus de la porte. Elle passe autour des robes dans ses couleurs vives. Il y avait les traditionnels saris, mais aussi des robes plus modernes, toujours aussi typé. Elle se pencha sur ce qui était affiché comme des Salwar Kameez, une espèce de longue tunique vendu avec un long legging assortis. Le premier était bordés de broderies et de perle dans un tissus rouge(X), elle regarde le prix, et manque de palir. Elle repose la robe, avant qu'un vendeur vienne les embêter. Mais Zacc prend la robe. Elle fait volte face. « Non Zacc, tu peux pas, c'est trop... Je sais que tu as les moyens, mais. » Il lui coupe la parole et l'empêche de protester. Elle fait la moue, elle ose à peine regarder les autres vêtements d'un coup. Elle s'arrêter sur les tissus. Elle imagine très bien sa mère lui faire un costume la dedans. Enfin quand elle lui aura pardonner sa fuite dans les îles. Elle les touche. Certains son rugueux, d'autre aussi doux que la soie et le cachemire. Elle s'arrête sur un jaune orangé aux broderies rouges. Elle en fait tirer deux mètres cinquante par un vendeur. Le tissu plié dans ses mains, elle se tourne vers Zacc. « Celui-là c'est moi qui paye ! » Fit-elle mine de le menacer avec son doigt pointé vers lui. A la caisse, Zacc insiste pour passer en premier. Elle prend ça pour un caprice d'enfant et lève les yeux au ciel. Puis elle arrive devant la caissière. Qui lui prends son tissus et l'enveloppe dans un sac. Nat était en train de fouiller dans son sac, quand la jolie femme indienne, secoue les mains. « C'est bon mademoiselle, tout à été réglé. » déclare-t-elle d'un sourire radieux, avant de lancé un regard sur le côté vers le coupable. Nat suit ce regard, mais sait déjà qui elle vise. Elle prend le sac et fait la moue. « T'as triché, t'es vraiment un gamin ! »

Ils continuent leur longue balade dans les boutiques, et bien qu'elle essaye de lui faire la gueule, l'humour de Zacc eut raison de sa moue et finit par la faire rire. Puis impossible de lui en vouloir longtemps. Elle sait que ça part d'un bon sentiment, c'est de ses sentiments à elle qu'elle craint. Dernier snack avant de partir, puis enfin, ils embarquent, dans ce qui allait être le dernier avion de tout leur voyage. Le retour allait sembler terriblement long. Natasza était fatiguée de tout ces voyages, la Laponie, n'ayant certainement pas aidé. Le vol était aussi long que celui de Miami New York. Rien d'horrible en soit. Juste de quoi regarder un film, sous titrée en hindie, la tête penchée sur l'épaule de Zacc, avant de s'endormir comme une patate. Elle sentit une caresse sur sa joue, se réveille immédiatement, le regarde et lui sourit avant de l'embrasser lentement. « J'ai hâte d'arriver à l’hôtel ! J'ai regarder des photos sur internet la nuit avant de partir. Ça à l'air magnifique, encore plus beau que Miami. Et l'hôtel ! J'ai jamais fréquenté ce genre d'endroit, j'ai l'impression d’être une célébrité ou un truc du genre. Il paraît qu'on aura une piscine rien que pour nous, dans le jardin de la chambre. Tu te rends compte, ya un jardin dans la chambre d'hôtel ! Je savais même pas que c'était possible !»
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MessageSujet: Re: Je t'emmènes au bout du monde [Zacc] [+18]   Dim 14 Déc - 15:03


Je suis heureux de me réveiller à ses côtés. Elle est toujours aussi belle que quand je me suis endormi, les cheveux en bataille et le sourire mi-éveillé en plus. J'ai envie de l'envelopper, de la couver, de la protéger de tout et tout le monde. La garder égoïstement pour moi, parce que le seul endroit où elle peut se trouver en sécurité, c'est avec moi, je le sais. Je le sens. Elle a cherché mon contact toute la nuit, et ça se voit, puisque son petit poing est tout près de moi, comme si elle voulait s'accrocher. J'ai trouvé une nouvelle source de joie : la regarder sortir de son sommeil. Elle cligne des yeux, tourne et retourne la tête pour échapper à la lumière, avant de s'étirer doucement. Et je la regarde béatement, ravi de pouvoir la voir se réveiller, comme si j'assistais à un lever de soleil. Elle me sourit, et mon cœur bondit dans ma poitrine. Ma chérie est enfin debout, je vais pouvoir en profiter...Elle me parle de sa nuit, et je garde le silence, me souvenant parfaitement des cris qu'elle poussait quand elle dormait à l'hôpital. Mine de rien, cette agression l'a énormément marqué. Et je ne peux pas le lui reprocher, vu mon état. Je m'en remets encore difficilement, même si je n'en parle pas. Je n'aime pas parler de ce qui ne va pas, une vieille habitude que j'ai pris tout petit pour ne pas inquiéter ma mère. Je ne veux pas que Nat imagine un seul instant la peur de l'avenir qui me guette depuis ce jour-là. Sécher les cours m'arrange, parce que je ne suis pas obligé d'en parler, mais ce n'est qu'une échappatoire temporaire néanmoins. Je préfère ne pas y penser.

- Hmm... il nous reste beaucoup de temps ! 8 heures pour se lever et faire un tour dans l'aéroport.
- Le temps qu'il me faut pour te couvrir de tendresse...


Et c'est ce que je fais. Je la serre dans mes bras, l'embrasse, la câline tout mon soûl parce que j'en rêve depuis des semaines, même si je ne lui ai rien dit. Je pense qu'elle s'en doute, toutefois. Je finis par la relâcher pour aller barboter dans la baignoire. Même si je pourrais prendre une douche, parfois je préfère me laver dans une baignoire, c'est moins contraignant. Je pose ma nuque mouillée sur le bord et ferme les yeux. Quel bonheur, de penser que bientôt nous serons aux Maldives, et que nous pourrons rester tranquillement au soleil à se regarder les yeux dans les yeux...J'ai hâte que cette période de voyage soit terminée, parce que mine de rien, je me sens un peu fatigué. Mon moignon est plutôt joli, je le nettoie bien vu que je vais passer du temps dans l'avion. Je me rince rapidement et sors presque à 3 pattes et demi du bain. Le bordel. J'arrive finalement à en sortir et me sèche vivement. Je passe la serviette autour de ma taille, serre solidement et va récupérer des affaires dans la chambre. Natasza est déjà presque prête, magnifique. Je me mords la lèvre en la voyant, plutôt ravi. Elle me sourit, m'embrase et va se brosser les dents. J'enfile rapidement un caleçon, un jeans noir et un t-shirt rayé gris et noir. Je n'aime pas dévoiler mes bras, et donc mes cicatrices, mais bon. Il va falloir que je m'y fasse, et que je sorte un jour où l'autre. Je repasse dans la salle de bain pour me coiffer vite fait (mes cheveux poussent vite...) et acquiesce quand elle me propose d'aller manger. Moi aussi je meurs de faim. Ca m'étonne même qu'elle y ai pensé avant moi, avec son estomac de moineau ! On se retrouve donc à la recherche d'un restaurant, et j'essaie de ne pas placer la barre trop haut en sélectionnant un quatre étoiles indien. Pas trop cher pour moi, mais décidément ça laisse Nat perplexe, vu que je reconnais à sa façon de plisser les yeux qu'elle ne s'attendait pas à ça. Bon Dieu, mais comment vais-je faire quand elle viendra chez mes parents... Elle ne s'en remettra JAMAIS. Le serveur nous remet la carte, et je lève les yeux vers Nat qui rit en la regardant. Je cherche ce qui peut être drôle, mais je ne vois rien. Puis elle se met à parler :

- Ça me fait penser qu'on a jamais eu de réel rendez-vous.
- L'hôpital ne compte pas ?! Bon ok, il n'y avait pas de bouquet de roses et tout, mais tout de même ! (Je ris) Il y a un début à tout, pas vrai ? (Je lui tends la main en souriant)
- Plus je lis là carte, plus je me rends compte que je ne m'y connais absolument pas en repas indien, je n'ai aucun idée de ce que c'est.
- C'est un peu compliqué, mais tu verras on s'y fait. Attends, je t'explique au moins deux-trois trucs.


Le repas indien, chez moi, c'est une vieille tradition de ma mère. Elle adore faire ça en brunch, et si ses amies australiennes riches ont d'abord tiqué en voyant ce qu'elle servait, une fois qu'elles y ont goûté, elles y reviennent avec plaisir. Je connais donc quelques plats, que j'expose à Nat, qui a l'air un peu perdue. J'y prends beaucoup de plaisir, et me rend compte que c'est également mon premier rendez-vous. Ca me gêne un peu, mais comme je l'ai dit à ma petite amie, il y a un début à tout ! On discute un moment, passe les commandes puis recevons nos boissons. Je savoure mon cocktail sans alcool en l'admirant. Elle est vraiment superbe, j'ai une chance incroyable qu'elle daigne s'intéresser à moi, le pauvre handicapé de service. Elle a l'air songeuse, et je me demande ce qui la préoccupe. Généralement, quand elle s'arrête de parler, ou de sourire, c'est que quelque chose la perturbe. Et maintenant, elle hésite à parler. J'appréhende sa question et prend une gorgée de boisson.

- Dis Zacc ? Le mari de ta mère, si j'ai bien compris, c'est ton beau-père. Tu connais ton père ?


Nous y voilà. Je savais que je ne voulais pas en savoir plus au fond. J'aurais voulu qu'elle ne pose jamais la question. Et je pense qu'elle le comprend, parce que moi-même je me sens me refermer comme une huître. Je déteste parler et de mon père, et de mon passé. La plupart des gens ne posent pas de question parce qu'ils ont peur de la réponse, et tant mieux. D'un autre côté, c'est ma petite amie, et elle a le droit d'en savoir un peu plus sur moi. Et j'aimerais surtout éviter qu'elle demande ce genre de choses à ma mère, sinon on n'est pas sortis de l'auberge. J'hésite un instant sur la façon de formuler les choses. Elle essaie de me rassurer, mais les mots n'atteignent pas mon oreille. Je me souviendrai toujours du jour où j'ai posé la question à ma mère. Qui est mon papa ? C'était des mots simples, des mots de petit garçon, mais je me sentais grand et fort. Pourtant, quand elle a achevé son explication, j'étais redevenu un petit garçon qui pleurait dans les bras de sa mère, parce qu'il n'avait pas compris que son père n'était qu'un bon à rien et qu'il ne voulait pas de lui. Mais aujourd'hui je suis un homme, capable d'expliquer, voir même de comprendre (dans une certaine mesure) ce qui lui était passé par la tête. La pomme ne tombe jamais très loin de l'arbre, pas vrai ? Je prend donc une inspiration supplémentaire :

- C'est vrai, tu as raison. Je... je n'aime pas en parler. Mais tu es ma petite-amie (je souris en lui serrant la main) et tu as le droit de poser la question. Mon père... je ne sais même pas vraiment son nom, je ne l'ai jamais demandé. Quand ma mère avait 16 ans quand elle est tombée enceinte. Il avait 20 ans, il était beau, un peu con, et surtout alcoolique. Quand elle lui a annoncé, il s'est barré avec une autre nana. Elle ne l'a jamais revu. Ma mère... (Je baisse les yeux) ne voulait pas de moi, mais ses parents l'avaient jetée dehors, et elle n'avait que moi. Alors elle m'a gardé, en essayant de faire au mieux. Puis elle a rencontré James, le père de Liam. Je ne me souviens pas vraiment de lui, j'étais tout petit quand ils se sont mariés. James... a été victime d'une agression et Maman a accouché de Liam le lendemain, à cause du choc. Ils étaient bien ensemble. Elle pense toujours à lui, je crois... Bref, après ça... (Je ferme les yeux et serre inconsciemment les poings, avant de continuer) On a eu des périodes plus ou moins difficiles. Et elle a rencontré Chris, et depuis... Tu verras bien, si tu viens avec moi en Australie aux vacances.


J'essaie de sourire, mais j'ai le cœur qui bat bien trop vite. Je repense à Patrick, son sourire mielleux... Ses poings qui s'abattent sur le visage de ma mère, les coups de pied dans les côtes... Je n'ai même pas envie de savoir combien de fractures j'ai eu à cause de cette enflure. Ca m'étonne qu'il n'ait jamais cherché à recontacter ma mère. Il la détestait tellement... Capable de lui dire des mots doux et de la battre quelques secondes après. Moi au moins, j'étais clair avec toutes les femmes : je couche, je ne m'attache pas. A part une ou deux, mais j'étais un sale con d'ado. Le camp militaire m'avait déjà bien calmé. Mais je n'ai plus envie de penser au passé, je préfère le présent. Et j'espère que Nat aussi. Nos plats arrivent, et je me régale. J'ai l'impression que ça fait une éternité que je n'ai plus mangé indien. Enfin, oui, ça fait longtemps en fait. L'Australie me manque. Je commande un café après le plat, puis nous repartons main dans la main dans la galerie. Plus loin, j'aperçois un magasin avec des étoles et des superbes robes. Je le pointe du doigt :

- Regarde, chérie, c'est pas ça que tu cherchais ? Viens, on va te trouver des merveilles !
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MessageSujet: Re: Je t'emmènes au bout du monde [Zacc] [+18]   Sam 13 Déc - 22:57

Dans son lit, Nat regardait le mur, épuisée et pourtant sans envie de dormir. Préoccupée par les mots qu'elle venait de confier à Zacc. Elle sent le lit bouger, puis il vient l'enlacer, l'attirer contre lui, elle sent son souffle rassurant dans son cou, et même si d'instinct, elle se tend dans un premier temps. Elle soupire de soulagement et se relâche, passant ses mains sur les bras qui l'entourait. Enfin, elle ne semblait plus aussi distant. Il la rassure, lui parle doucement, la flatte, elle sourit, contente qu'il ne puisse pas voir son visage. Son cœur bat, elle veut se blottir dans ses bras et l'embrasser. Elle ne pensait pas qu'il aurait peur autant qu'elle, c'est lui l'expert après tout. Il la sert un peu plus dans ses bras et Nat acquiesce à sa demande en haussant les épaules. Mais elle ne peut résister à l'envie de se retourner et lui faire face. Elle lui sourit, caresse son visage et l'embrasse tendrement.

-Dors, maintenant. On a une journée chargée demain, et même si tu es magnifique dans ce pyjama satiné et que tu es douce et que tu sens terriblement bon, Nat rit tout en rougissant, flattée. J'ai envie que tu sois en forme. Fais de beaux rêves, ma chérie.

-Bonne nuit à toi aussi.

Nouveau baiser, très bref. Ne voulant rien provoquer. Avant de se blottir contre lui la tête sous son menton, ne s'entend que l'odeur du parfum et de son essence corporel. La plongeant plus rapidement qu'elle ne l'aurait cru dans un profond sommeil. Nat était exténuer, par autant de voyage. Au fond, elle revenait tout juste de Laponie et n'avait dormi qu'une simple nuit avant de reprendre l'avion. La première classe était confortable, mais ça ne remplaçait pas un lit. C'était la première fois qu'elle dormait avec un homme, juste dormir. La nuit est reposante, calme, apaisante. Elle a chaud, aime se sentir envelopper dans ses bras, c'est à peine si elle bouge dans son sommeil et ses rêves sont simple, heureux, tout en douceur, comme elle. Quand il s'éloignait d'un millimètre, le corps de Nat se rapprochait systématiquement, instinctivement recherchant ce contact dans son sommeil. Puis le matin, où plutôt l'après-midi arrive. Vu leur heure d'arrivée, il n'y avait rien d'étonnant. Elle ouvre les yeux en battant des cils. Son corps pèse une tonne, elle met du temps à émerger de son état flou. Elle inspire profondément en se contractant et s'étirant dans les bras de Zacc, lui était déjà bien réveillé et son sourire résonne sur le visage de Nat, qui le lui rend, bien qu'elle soit une limace au réveil. La tête sur l'oreiller, d'une voix enrailler, elle lui répond. « Bonjour... » C'est marrant, elle était sure qu'elle serrait la première debout. « La meilleure nuit depuis des semaines. » Elle se roule dans le lit, elle frissonne de froid quand elle s'extirpe de ses bras, il ne faisait pas froid, mais Zacc dégageait beaucoup de chaleur et la différence la surpris. Elle regarde l'heure, les paupières lourde. « Hmm... il nous reste beaucoup de temps ! 8 heures pour se lever et faire un tour dans l'aéroport. » Elle se fourre à nouveau dans les draps, le sourire jusqu'au oreille, réfugiée sous la couverture, elle revient dans les bras de Zacc, pou l'enlacer et le câliner. Elle découvrait le définition de l'humeur câline et resta ainsi pendant quelques secondes à profiter. Vivement les Maldives, ça allait être ainsi pendant deux semaines et elle ne sera même pas obligée de se lever si elle n'en avait pas envie. « Je crois que ces vacances vont être une sacrée récompense. J'ai l'impression de ne pas avoir dormi 8 heures d'affilé depuis... » Elle pince ses lèvres entre ses dents, réalisant que c'était depuis l’agression. « …Depuis une éternité ! ».

Finalement après plusieurs minutes à lézarder, ils se lèvent et Zacc part se doucher, vive la baignoire heureusement. Elle en profita pour remettre de l'ordre dans son petit bagage, choisir des vêtements propre. Elle avait préparée une robe dans les tons blancs cassés, surmontés d'une ceinture fine et noir. Les talons de la veille alla toujours aussi parfaitement avec sa tenue et elle plia à la va vite le reste, avant de refermer le zip. Les cheveux en pagaille, elle profita du temps que mettait le sigma mu pour se préparer elle même. Coiffer, boucler, laquer, se maquiller, se parfumer. Avant de le voir sortir, enfin près, enfin là. Elle lui sourit, s'approche et l'embrasse brièvement avant d'entrer dans la salle de bain pour se brosser les dents. Elle laissa la porte ouverte pour le laisser aller et venir à son bon bouloir. Parfois, elle le regardait à travers le miroir et souriait malgré la mousse du dentifrice et sa brosse dans la bouche. Enfin la bouche, rincée, elle put s'exprimer. « On va manger un bout après, je meurs de faim ! » Elle n'avait pratiquement rien avaler ces derniers jours et la tension évacuée, elle retrouvait son appétit.

Dans la galerie les voilà repartis pour se balader, suivant l'estomac de la polonaise en priorité. Elle avait un sourire planté aux lèvres et marchait toujours aussi lentement, prenant son temps. Rien ne pouvait lui gâcher sa journée, pas même les dizaines de sms qu'elle avait reçu de ses parents, Jewel ou même son frère. Elle était consciente des risques, et plutôt que de d’inquiété, elle avait juste donner signe de vie à Jewel pour qu'elle fasse passer le message, avant d'éteindre son mobile. Cette fois-ci, c'est Zacc qui choisi le restaurant. Un peu luxueux. Comme d'habitude ça l'intimide. Mais avec Wynwood et Jewel, elle commençait à s'y faire. Puis Zacc semblait être attaché à ça. Elle s'y laissa guider sans broncher. Tant qu'elle pouvait être avec lui au final. Manière et attention sont de vigueur chez le personnel, ce qui dans un sens la met à l'aise. Ils vont s’asseoir à une table, le serveur lui tenant la chaise, la rapprochant de la table lorsqu'elle s'assoit. Ok, on est plus au Macdonald, elle commence à comprendre. On lui tend une carte à elle puis à Zacc. Pourquoi n'avait-elle pas les prix ? Enfin seuls, elle se met doucement à rire.

-Ça me fait penser qu'on a jamais eu de réel rendez-vous. Elle lève les yeux vers le jeune homme. Il lui tend la main, elle vient la prendre immédiatement. Plus je lis là carte, plus je me rends compte que je ne m'y connais absolument pas en repas indien, je n'ai aucun idée de ce que c'est. Finit-elle sa phrase en riant.

Elle n'arrivait pas à lâcher sa main, caressant sa peau de son pouce, elle se sentait plus proche de lui, que jamais. C'était presque difficile de garder ses distances au fond. Ils passèrent commande, plats et boissons. Ils furent servi en boissons en premier, le temps d'attendre les plats. Elle le regarde, elle aime faire ça mais elle réalise au final, qu'il reste encore plein de part d'ombre chez lui. L'accident l'avait fait peut-être changé, mais elle refusait de croire qu'il n'avait jamais été quelqu'un d'aussi bon en son fort intérieur, que s'était-il passé pour qu'il soit aussi arrogant dans le passé. Elle mort sa lèvre inférieur avec un air hésitant, avant de se lancer.

-Dis Zacc ? Le mari de ta mère, si j'ai bien compris, c'est ton beau-père. Tu connais ton père ? Vu le clignement de regard du sigma mu, elle sentit un léger malaise. Elle se reprit. « Tu n'es pas obligé de répondre si c'est trop... enfin, si tu veux pas en parler. J'étais juste curieuse... » Elle baisse la tête une seconde, avant de le regarder dans les yeux à nouveau, l'air penaud. « C'est juste qu'on a passé tellement de temps ensemble, tu ne parles pas beaucoup de ton passé... »
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MessageSujet: Re: Je t'emmènes au bout du monde [Zacc] [+18]   Ven 12 Déc - 15:46

-Ok, je vais prendre une douche avant de me couché, comme ça tu auras tout ton temps demain...

-Merci... C'est gentil...


Je sais que je suis particulièrement froid, mais c'est difficile d'établir le contact quand on est complètement paralysé. Enfin, pas physiquement, mais mentalement. J'ai envie de la retenir, de lui dire de venir dans mes bras et d'oublier un instant qu'on est angoissés. Mais je n'y arrive pas. Parce que malgré moi, quand je pense que je vais dormir avec elle, j'ai peur. La dernière femme avec qui j'ai dormi, c'est Kezy. Et avant elle... personne. Kezy m'avait abandonné une semaine après, sans plus jamais donner de nouvelles. Et Dieu sait qu'elle m'a manqué. Si aujourd'hui je n'aime plus cette femme, je reste hanté par cette peur d'être laissé, abandonné par une femme que j'aime vraiment. Oui, j'aime Natasza. Cette phrase est sortie bien malgré moi, mais je la pense vraiment. Je l'aime, inconsciemment depuis que j'ai ouvert les yeux et qu'elle était là, qu'elle m'a serré contre son cœur alors que j'apprenais que ma vie ne serait plus jamais la même. Oui, je l'aime et j'ai envie de lui donner le meilleur de moi-même. Mais c'est difficile de concilier l'homme que j'étais avant, celui qui lui aurait sauté dessus à la première occasion, et celui que je suis aujourd'hui, qui panique rien qu'à l'idée de dormir avec elle. J'essaie de trouver un juste milieu, parce que j'ai franchement peur d'aller trop vite. Mais qu'est-ce qu'aller trop vite, alors que, même si nous sommes ensemble depuis deux jours, nous nous connaissons bien mieux ? C'est bien la seule femme que je connais depuis plus d'une semaine et que je ne cherche pas à mettre dans mon lit. Enfin, à un détail près : elle s'apprête à rentrer dedans avec moi. Les pensées s'embrouillent dans mon crâne, j'en ai presque mal à la tête. Je suis épuisé, mais pas assez pour que mon esprit arrête de mouliner. J'entends le zip d'une valise, et je suppose que Natasza prend ses affaires. Je la regarde furtivement, et la voit marquer une pause. Elle hésite. Je me demande si elle ne va pas finir par s'enfuir. Elle part dans la salle de bain et ferme la porte à clef. Je hausse un sourcil, un peu surpris, mais je la comprends. Elle a sûrement peur que j'entre et la vois nue. Ce serait déplacé, oui. Mais nous sommes ensemble, pas vrai ?

Je me lève et, attrapant une béquille au passage, me dirige vers le mini-bar. Une bière serait la bienvenue, mais il n'y a que du jus de fruits. J'en prends un, que je bois en regardant par la fenêtre. La vue n'est pas terrible, mais nous ne sommes à Bombay que parce que nous le devons. Je songe à l'hôtel des Maldives. Je me demande comment il sera. J'espère qu'il sera plus spacieux et confortable. J'aime mon confort, j'ai passé tellement de temps entre deux hôtels cinq étoiles... Mais je serai ravi quoi qu'il arrive, parce que Nat ne doit pas voyager souvent, et elle me fait un cadeau magnifique en m'emmenant dans un pays que je n'ai jamais visité. Ce qui est rare, quand on voit mon passeport. J'entends l'eau s'ouvrir, et imagine ma petite amie, la tête penchée en arrière sous le jet d'eau chaude. Ses yeux sont fermés, ses cheveux ruissellent sur ses épaules nues et elle pousse un soupir d'extase. Elle passe ses mains sur son visage, puis sur sa poitrine et son ventre plat. Je mords ma lèvre. Décidément, ce voyage s'annonce... difficile. J'entends le bruit d'un flacon, et je la vois mettre du shampooing dans ses cheveux longs, puis savonner son corps magnifique, sur ses courtes mais belles jambes... Ca devient presque trop pour mon cerveau en ébullition. Alors que je rêve qu'elle ouvre la porte et sorte nue, l'eau s'arrête de couler. J'ai fini ma boisson, et me glisse sous les draps comme si rien n'était, malgré mon excitation palpable. Je regarde vaguement la BBC, l'oreille rivée sur la petite salle de bain, rivée sur ma petite Natasza qui s'active. Je me demande ce qu'elle fait. Quand je demandais à ma mère pourquoi elle prenait autant de temps dans la salle de bain, elle répondait « Des trucs de femmes ». Alors je suppose qu'elle est en train de faire ça. J'espère juste qu'elle ne met pas encore de crème anti-rides. J'entends la porte s'ouvrir, et je fixe le plafond. J'aperçois du coin de l'oeil son pyjama satiné de couleur crème, et je ferme les yeux pour rester calme. J'adore les trucs satinés, c'est doux et c'est tellement agréable de toucher une femme qui porte ça... Je la sens soulever les draps et se glisser dedans, et je me décale, tant par politesse que par malaise. Je me tourne, en espérant réussir à dormir alors qu'elle est à portée de main, presque nue. Et je l'entends d'un coup :

- Je suis désolée si j'ai agis d'une façon qui t'a blessée...(Je fronce les sourcils, un peu surpris. Mais de quoi elle parle?) C'est juste que dans l'avion quand on s'embrassait je me sentais tellement... et là on peut... enfin on pourrait et... bon.. oui je l'ai déjà fait mais... j'ai peur... parce que c'est pas pareille... Enfin bref je suis désolé...


Je comprends enfin qu'elle parle de la porte de la salle de bain. Et moi qui me disait que c'était peut-être mieux pour elle... Elle croit que je suis froid parce qu'elle a dit ou fait quelque chose de mal. Et c'est bien le contraire, c'est moi qui pense des choses malsaines. Moi aussi, dans l'avion, j'étais survolté, et oui, on pourrait... faire... des choses, là tout de suite. Mais je ne veux pas la brusquer. J'hésite à lui répondre, un peu surpris qu'elle soit aussi franche, même si ça me rassure. Je me tourne vers elle, quand je me rends compte qu'elle me tourne le dos. Je m'approche, et l'entoure de mes bras, le nez dans ses cheveux, près de son cou. Et je lui murmure à l'oreille :

- Nat, tu n'as rien dit, rien fait qui m'ait blessé. Bien au contraire, tu es la femme la plus belle et la plus douce que j'ai jamais rencontré. Et oui, il faut être honnête, à chaque fois que tu m'embrasses tu es tellement... passionnée que j'ai envie de te sauter dessus. Je ne suis qu'un homme, et je suis terriblement faible, mais je tiens à toi. Si je suis un peu distant, c'est parce que j'ai peur, très peur de précipiter les choses. Je veux que notre première fois soit parfaite, et romantique. J'en ai besoin, et toi aussi. Alors ne t'inquiète pas, d'accord ?

Je me rapproche, et malgré mon corps qui en veut plus, je me contente de mettre mon torse contre son dos, ma main sur son ventre. Là, je me sens bien. J'ai envie de mettre ma jambe par dessus les siennes, mais je pense que ça ferait bizarre de poser mon moignon sur ses cuisses nues. Je l'embrasse dans le cou et lui dit doucement :

- Dors, maintenant. On a une journée chargée demain, et même si tu es magnifique dans ce pyjama satiné et que tu es douce et que tu sens terriblement bon, j'ai envie que tu sois en forme. Fais de beaux rêves, ma chérie.


C'est une nuit sans rêves qui commence, avec juste le doux bruit de la respiration de Natasza qui rythme mes songes. Pour la première fois depuis mon accident, je me sens vraiment détendu, heureux. Elle est dans mes bras, contre moi, et il n'y a rien de plus important ou agréable dans ce monde. J'ai envie de crier au monde entier que je suis heureux, et que je l'aime. Et même si au réveil, je vois plusieurs appels en absence du lycée et des messages de Liam qui me demande où je suis, je réponds avec le sourire : « A Bombay avec la femme de mes rêves. Destination : Maldives ! Bisous aux parents, bye bro ». Ca y est, le lycée se demande déjà où nous sommes. Rien de grave, on verra ça plus tard. Natasza se réveille doucement dans mes bras, son visage mi-éveillé m'enchante déjà. J'enlève une mèche de cheveux devant son visage et l'embrasse sur le front :

- Bien dormi, mon ange ?
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MessageSujet: Re: Je t'emmènes au bout du monde [Zacc] [+18]   Jeu 11 Déc - 23:59

Nat était tendue, mal à l'aise. Elle craignait cette soudaine intimité, comme elle l'enviait. Au fur à mesure que la porte de la chambre s'approchait, elle sentait la même appréhension chez Zacc. Ils échangèrent un regard, puis un sourire. Aussi gênés l'un que l'autre. Ça surprenait toujours Nat que le sigma mu puissent encore avoir ce genre de réaction, puisqu'en comparaison, il avait beaucoup plus d'expérience non ? Dans la chambre. Les yeux curieux de la polonaise balayent l'endroit. Le lit fait, avec des draps plutôt mais jolis, des oreillers remplis de plume, une télévision, une salle de bain, un mini bar. C'est encore une fois Noël pour Nat, qui avait passé ses derniers jours dans une igloo glacé. Elle s'enfonce dans la chambre en silence, avant que Zacch se réfugie dans la salle de bain, déclarant qu'il allait refaire son bandage. Elle eut le reflexe de se retourner pour aller l'aider, mais il s'était fourré et enfermé dans la pièce d'à côté. Le cœur de l'alpha psi cognait brutalement dans sa poitrine et sa respiration était aléatoire.

Elle se jette sur le lit, attrape la télécommande sur la table de chevet avant d'allumer la télé sur des chaînes indiennes. Elle zappe un moment avant de retrouver des chaînes en français et la bbc anglaise. Elle revient sur celles en français, un brin nostalgique. Assis près de la tête de lit, elle voit enfin sortir Zacc en caleçon. Son visage vire au rouge, non pas qu'elle ne l'avait jamais vu comme ça. Mais elle allait dormir avec lui, comme ça, cette fois-ci. Il est un peu froid, un peu distant. Ça l'effraie autant que ça la rassure. Elle se demande si c'est à cause d'elle ou pas.

- Je... j'ai fini à la salle de bain, si tu veux te mettre en pyjama.


Elle se mord la lèvre, sans comprendre, le laissant se mettre dans le lit, alors qu'il évitait aussi bien son contact corporel que visuel. Elle baissa la tête et se leva machinalement. « Ok, je vais prendre une douche avant de me couché, comme ça tu auras tout ton temps demain... » Elle lui jeta un regard furtif, il ne la regardait toujours pas. Bizarrement, ça lui faisait un peu mal au cœur. Avait-elle fait quelque chose de mal ? Elle n'aurait pas du autant d'inquiétée, elle l'avait sûrement vexé. Elle ouvre son bagage, sort son pyjama couleur crème en satin. Elle hésite presque à dormir habillé, vu l'ambiance. Elle était plus qu'angoissé maintenant et elle ne savait pas comment se comporter. Si elle avait déjà eu une première fois, elle avoue avoir été beaucoup plus guidé à ce moment là. Elle disparaît dans la salle de bain et ferme à clé... Par réflexe. Elle grimace en s'en rendant compte ne voulant pas qu'il le prenne mal ou prenne ça pour un manque de confiance.  

Elle se glisse dans la douche, les affaires sur un portant sur la porte. Elle trouve du gel douche et du shampoing à disposition. Se laver sous l'eau chaude, lui fait du bien, surtout la lourdeur ambiante de l'Inde. L'eau s'infiltre dans ses cheveux, retombe sur sa peau, la faisant frissonner et souffler de soulagement. Elle nettoie son visage, son corps, ses cheveux, se rince et sort en s'enroulant dans une immense serviette blanche. Elle fait pareille avec ses cheveux. Elle se rend compte dans le miroir que son mascaras n'est pas totalement partis et termine de retirer les traces noirs sous ses yeux à l'aide de lait démaquillant. Elle s'hydrate d'ailleurs tout le corps avec le lait hydratant qu'on lui a mis en cadeau dans la salle de bain. Sèche ses cheveux dans la serviette avant de les brosser et les laisser tomber humides, sur ses épaules. Elle enfile enfin son short et son débardeur de nuit et s'admire dans le miroir. Elle a peur, et si, et si, elle ne lui plaisait pas en fait ? Sa petite poitrine, c'est pas quelque chose dont elle était fière. Alors sans push-up pour cacher le désastre, il risquait peut-être d'être refroidie. Elle se gifle mentalement, se disant, que de toute manière, il leurs fallait dormir. Elle revient dans la chambre en passant la tête la première, pour voir Zacc allongé. Elle traverse timidement la pièce jusque dans le lit et vient se mettre dans les draps juste à coté du sigma mu. Elle éteint la grande lumière, mais celle de la table de chevet est toujours allumée. Nat, n'en peux plus de cette tension qui s'est créer depuis leurs arrivés à l'hôtel, ce n'était pas son genre de garder ça pour elle. Elle devait crever l’abcès. Zacc lui tournait le dos. Ce qui au fond, fut plus facile pour elle de s'exprimer.

-Je suis désolée si j'ai agis d'une façon qui t'a blessée... Son cœur bat si vite, si fort, que ça en ferait presque mal. C'est juste que dans l'avion quand on s'embrassait je me sentais tellement... et là on peut... enfin on pourrait et... bon.. oui je l'ai déjà fait mais... j'ai peur... parce que c'est pas pareille... Enfin bref je suis désolé...

Elle regarde son dos une dernière seconde, puis se retourne de l'autre coté pour regarder le mur. Elle se sent bête, idiote. Elle espérait que le voyage aux Maldives, arrangerait l'ambiance entre eux. Peut-être que le soleil et la mer, aura raison de sa gêne et de son comportement de fausse vierge.
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MessageSujet: Re: Je t'emmènes au bout du monde [Zacc] [+18]   Jeu 11 Déc - 14:46

Je suis tellement content d'être là que j'en oublie presque de manger. Mon burger est excellent, mais pas aussi admirable et adorable que la femme qui se trouve en face de moi. Ma « petite amie ». J'ai envie de sauter au plafond à ce terme, tant parce que je le déteste, tant parce que pour une fois je suis content qu'on puisse l'employer pour moi. C'est un peu nouveau pour moi, et même si certaines choses comme lui prendre la main ou l'embrasser sont évidentes même pour un novice comme moi... Il reste plein de choses que je dois apprendre. Moi qui aime gâter mes proches, je ne suis pas certain que ce soit son genre. Et me suivrait-elle dans des soirées ennuyeuses pour le boulot de mon beau-père ? Toutes ces choses-là me font un peu hésiter. On est sur un petit nuage parce qu'on ne s'est pas vus deux semaines, et qu'on s'apprête à passer deux autres semaines de rêve aux Maldives. Et si, une fois revenus à la réalité, elle n'a pas envie de moi ? Que je lui parais trop... dépendant ? Après tout, je suis handicapé à vie, je ne peux aspirer à grand chose sur ma patte et demie. Qui sait même si je trouverai un métier qui me convient... Mon avenir me fait franchement peur. Elle est mon seul repère, ma seule référence. Et puis, elle m'a vu au fond du fond. Mais elle a tenu bon, et elle m'apprécie énormément malgré tout. Elle a même... nettoyé mon moignon... Rien qu'à cette pensée je rougis. C'est tellement intime pour moi, qui n'a pas eu un seul contact physique depuis des mois... En parlant de contact physique, je sens une telle tension que je commence à me demander si j'arriverai seulement à rester calme longtemps. Etre un gentleman. Etre un putain de gentleman. Alors qu'elle me parle de choses et d'autre, j'essaie de me concentrer sur ma résolution, malgré mes rêves érotiques et son corps de rêve. Bordel, faut vraiment que j'arrête d'y penser. Une fois dans l'avion, ma montée d'adrénaline me pousse à chercher le contact de Nat, et je sens malgré moi les effluves de son parfum, son souffle court et sa langue qui cherche la mienne avec avidité. Bon. Il va sérieusement falloir que je me calme. Et pourtant, j'ai tellement envie de plus. Je crois que je vais la violer dans cet avion si ça continue. Et cette envie s'enflamme quand je la vois avec une petite moue triste.

-Je sais pas vraiment, mais je suis tellement heureuse que tu sois là avec moi maintenant. (Elle m'embrasse, et là c'est moi qui fini frustré)Tu sais cette fois-là à la saint valentin. Je ne crois pas qu'on se méritait l'un l'autre. Je n'étais pas si innocente que ça au fond. Je t'ai suivi pour effacé ma peine parce que j'en aimais un autre. Et dans un sens je t'ai utilisé. Je regrette que tu te sois blessé ce jour-là, malgré toute les choses qui tu as faite ou dite. Je ne t'en ai jamais vraiment voulu. C'était plutôt à moi.


Je baisse les yeux. Pas si innocente. Aimais un autre. Utilisé... Ces mots me blessent, mais pas profondément. Après tout, moi aussi j'avais fait des conneries, et bien avant elle. Accro à la cocaïne, au sexe et à d'autres plaisirs que l'argent pouvait m'offrir, je ne peux pas la blâmer d'avoir voulu oublier quelqu'un dans mes bras. Mais maintenant, le fait qu'elle ai aimé un autre gars... Ca me perturbe. C'est forcément un gars de WHS. Et ça ne me plaît pas du tout. C'est qui ce mec-là ? Et pourquoi il lui a fait du mal ? Parce qu'elle n'est pas du genre à faire du mal, elle. Je rumine en silence, en attendant qu'elle continue.

- Quand je t'ai revue sur la plage, je te trouvais aussi beau que la première fois, mais j'avais peur que tu te moques de moi. (Elle rit et je hausse un sourcil) Tu m'as plutôt scotché avec ta réaction avec les enfants, je ne t'avais pas imaginer aussi gentil en fait, je t'avais juger trop vite.


A vrai dire je me souviens bien de ce jour sur la plage (contrairement à ma RPGiste qui ressort le rp...), des enfants qui couraient sur le sable et qui ont renversé son parasol sur moi... C'est vrai, ce jour-là j'étais nostalgique, je me demandais ce que mon avenir allait donner, puisqu'à l'époque ma jambe me faisait mal à en crever. C'est pour ça, qu'avec du recul, je ne regrette pas l'amputation. Cette douleur au quotidien, cette envie de hurler a enfin disparu. Je peux aller et venir comme bon me semble (en béquilles certes, mais bientôt j'aurai ma prothèse), je peux vivre une vie relativement normale. Avec Natasza. Et je savoure ce bonheur en ce moment même.

- Lorsque t'es apparu lors de l'agression, je m'attendais à tout sauf toi pour être franche. Et je remercie encore le ciel pour ça. Je suis triste pour ce qui t'ai arrivé, mais en même temps sans ça, j'aurais jamais pu te découvrir vraiment. Quand tu m'as présenté à ta mère, en faite, j'étais entre embarrassée et flattée. (Je ris à ce souvenir) Je me suis même dit qu'elle pourrait bien m'en vouloir elle aussi, pour ce qui s'est passé. Mais non. Et je crois que j'ai réalisé que tu étais plus important pour moi qu'un simple ami lorsque je suis montée au bord de l'avion pour la Laponie. J'avais déjà des sentiments avant. Dans ta chambre d’hôpital, quand l'infirmière t'emmenais loin de moi, ça me faisait déjà rager dans mon coin.
- Il faut dire que c'était un canon, mais tu es bien plus belle qu'elle, ne t'en fais pas ! (Je caresse sa main du bout des doigts)
- J'ai déjà tout gâchée en gardant mes sentiments pour moi. C'était important que je te les montres en revenant alors que j'avais enfin réalisé ça. Je ne me voyais pas être juste ton amie. Et tu as sauvé une partie de moi ce jour-là. T'aimer a été la meilleure distraction au traumatisme de mon agression. Avec ton humeur, ton comportement, ton attention et ta gentillesse, tu as fait passé ce qui s'est passé, pour une simple tournure du destin. Ça m'a apportait plus que ce que j'ai perdu.
- Tu sais, cet accident m'a ouvert les yeux. Et moi aussi, je me rends compte que ça m'a apporté bien plus que ce que j'ai perdu ce jour-là. Tu es la meilleure chose qui me soit arrivé Nat. Je t'aime, et même si tu ne m'avais pas embrassé à l'aéroport, je crois que... Je l'aurais fait. Enfin bref, je... je tiens à toi, voilà. C'est pour ça que ce voyage a beaucoup d'importance pour moi. Pour nous. C'est une occasion de mieux te connaître...


A cet instant précis, j'espère de tout mon cœur qu'elle n'a pas suivi attentivement mon discours, car je m'empourpre en me rendant compte que je lui ai dis «Je t'aime ». Moi qui voulais un cadre romantique, des bougies et des fleurs, comme dans les films... Il faut croire que je suis un mauvais acteur. Sa réaction me prouve bien qu'elle écoutait. Elle se fige, et je crains un instant qu'elle prenne un parachute et saute de l'avion. Et pourtant, elle a un sourire, un sourire lui aussi figé. Ce moment de flottement s'interrompt alors qu'elle m'enlace et m'embrasse avec un entrain que je ne lui connaissais pas. Une grosse montée d'adrénaline, une chaleur me brûle au fond du ventre, et franchement, je l'aurais bien renversée sur un lit. Mais dans un avion wala wala... J'ai chaud, j'ai froid, je me cramponne à elle et je cherche sa bouche encore et encore... S'il n'y avait pas un bout de plastique entre nous. Vivement notre arrivée à Bombay, que je puisse l'enlacer et l'embrasser comme il se doit. En attendant, je pose la tête de côté et la regarde avec un sourire heureux.

Le repas n'est pas délicieux, mais je suis habitué à ce genre de casse-croûte, et je suis relativement poli. Je m'endors rapidement, épuisé par tant de péripéties et d'heures de vol. Je ne rêve pas vraiment, mais certaines séquences de ma vie me reviennent en tête. Le jour où on a quitté la caravane en flammes, le premier vrai sourire de ma mère, les premiers mots de Liam, le mariage, mon arrivée à Wynwood, Keziah, et mes rencontres avec Nat. Des petits points marquants de ma vie, qui m'ont fait rire, pleurer ou crier de joie. Et avec du recul, je me dis que malgré mon attrait pour les accidents, j'ai une chance pas croyable d'avoir réussi à survivre à tout ça. C'est donc le sourire aux lèvres que je me réveille doucement. Mes yeux me font tellement mal que j'ai l'impression qu'ils essaient de sortir de ma tête. Aïe. Nat me dit bonjour, et je lui souris en retour, incapable de prononcer un mot. Un de mes défauts, je peux passer 1h sans parler le matin, mais pas par méchanceté, juste parce que j'ai du mal à émerger. Elle l'apprendra à ses dépends. Elle me propose d'aller tout de suite à l'hôtel, et j'acquiesce avec empressement. J'ai vraiment besoin de dormir dans un lit, un vrai. Nous sortons de l'avion comme des zombies et marchons dans l'aéroport sans grand enthousiasme. Un bonhomme nous indique le chemin, et nous suivons ses instructions jusqu'à un établissement plutôt simple, du moins à mes yeux. Nat a l'air plutôt impressionnée, et je souris en imaginant la tête qu'elle fera quand on ira chez moi, en Australie. La maison est nettement plus classe. Une fois la clef en main, nous nous dirigeons vers la chambre. Bizarrement, ça me réveille bien plus vite que prévu. Je sens Nat tendue à côté de moi, et elle me transmet ce sentiment. J'essaie de sourire, mais c'est un sourire figé. Devant la porte, le porteur nous ouvre la chambre et pénètre avant nous, pour poser les bagages et nous expliquer le fonctionnement de la chambre. Elle est spacieuse, avec une salle de bain, un mini-bar et une télévision. J'acquiesce et il sort, un billet de 20 dollars de pourboire dans la main. La seule chose que je vois dans cette chambre, c'est le lit. Un lit de taille normale, avec des draps banals, des oreillers ordinaires. Pourtant, quelque chose me perturbe. Le fait que je vais dormir dedans avec ma petite amie. Une fois la porte refermée sur nous, je piétine sur un pied, un peu tendu. Puis je me tourne vers Nat :

- Bon... Je vais... refaire mon bandage. Je reviens.


Je vais dans la salle de bain et m'occupe de ma demie-jambe, que j'ai quand même négligé un bon moment avec les vols. Elle n'a pas l'air gonflée, c'est rassurant. J'entends Nat allumer la télévision et je finis rapidement pour la rejoindre. Je n'ai pas remis mon pantalon, et j'ai enlevé mon t-shirt. Elle m'a déjà vu en caleçon, pas vrai ? J'entre dans la pièce sans la regarder, un peu mal à l'aise. Je sais qu'elle m'a vu comme ça avant, mais ce n'était pas ma petite amie... Elle a vu mes cicatrices sur le torse, moches et violacées, elle a vu mon moignon, même s'il est bandé. Alors pourquoi je me sens comme ça ? J'ai déjà été nu devant tellement de filles avant... Et ça ne m'a jamais fait ça. Jamais je ne me suis senti aussi vulnérable. Je me glisse sous les draps et détourne le regard. J'espère qu'elle ne m'en veut pas d'être aussi distant...

- Je... j'ai fini à la salle de bain, si tu veux te mettre en pyjama.
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MessageSujet: Re: Je t'emmènes au bout du monde [Zacc] [+18]   Jeu 11 Déc - 1:43

Assis sur cette banquette d'un restaurant simple. Elle profite de ce moment pour regarder Zacc avec attention, le sourire aux lèvres. Il est beau, il a de l'allure et il la rassure. Quand elle voit ses sourires qui lui sont adressé, elle n'arrive pas à réaliser à quel point elle est chanceuse et elle n'a qu'une envie, l'embrasser, lui dire qu'elle sera toujours là, qu'elle ne veut plus se passer de lui dans sa vie. Si on le lui avait dis ça, la soirée de la saint valentin, elle ne l'aurait jamais cru. Elle avait l'avoir maudit, maintenant elle retirait tout ses mauvaises prières, pour ne souhaitait qu'une chose à cet homme. Son bonheur. Ses yeux marrons qui la regardent si tendrement, elle en fond presque. Quand la serveuse vient prendre sa commande, Nat regarde brièvement le menu écrit sur un tableau noir en fond de la pièce et commande la première chose qu'elle lit. Fish and chips. Elle mange sans faim. Elle est bien trop excitée par l'aventure, elle est bien trop bouleversée par ce mélange de sentiment. Jamais sa vie ne lui avait semblait si remplie d'émotions, elle se sentait vivante.

-Tu sais, je suis vraiment heureux que tu aies choisi de partir avec moi. Elle vient lui prendre la main pour lui répondre immédiatement. « Moi aussi je suis heureuse que tu sois là. » Mais il continu.

Et que... Que tu éprouves ce que j'éprouve pour toi. Je n'ai jamais été du genre... couple et toutes ces choses-là. Dans un sens, elle aussi n'a jamais été couple, vu qu'elle n'en a jamais eu. Mais elle se tait, elle veut entendre la suite, mais si elle avoue un peu craindre ce qui pourrait sortir de ce genre de discours.
Je ne sais pas comment on fait, et d'après ce que j'ai cru comprendre, toi aussi tu es un peu ignorante sur ce point. Ça me rassure, tu sais. De ne pas avoir à cacher ce que je pense, de... De pouvoir apprendre tout ça avec toi. J'espère que tu sauras être patiente, parce que je vais sûrement faire des erreurs, oublier des dates importantes, t'acheter un truc horrible que tu ne voudras pas, ou plein de ces choses-là. Sois indulgente, hein !

Elle avait sourit, amusé par ces peurs de débutant au finale. Elle ne s'était pas vraiment attendu à ce que Zacc soit le plus attentif des petits copains, et pourtant, il agissait toujours avec une extrême gentillesse avec elle. Du moins, depuis l'agression. Elle passa sa main sur sa joue dans une caresse tendre et si la table ne les séparait pas, elle l'aurait sûrement embrassé avec la main douceur. En attendant, elle lui lança juste un regard tendre. Il n'y avait rien à rajouter à ça. Elle n'en demandait pas tant. Leurs commandes arrivent et coupe cours à tout épanchement d'émotions, ramenant un sujet de conversation plus léger, changeant légèrement de sujet. Natasza sachant très bien garder une certaine constante dans son flot de parole. Ils finissent sur dessert assez grand pour nourrir tout un pays puis après un rapide moment dans le duty free, ils s'envole pour Bombay. Le vol est long, aussi long que pour aller à Londres. Zacc avait acheter des magazines et malgré le refus de Nat sur sa contributions la dessus. Il avait pris une pile de magazines féminins, parlant de psycho et même de danses juste pour elle. Ça la faisait rire au fond, parce qu'elle trouvait ça mignon sa façon de vouloir la gâter. Alors qu'elle en feuilletait justement un après le décollage. Zacc se tourne vers elle. Par réflexe, elle tourne la tête à son tour, s'attendant à ce qu'il lui parle. Mais non. Il l'embrasse, légèrement, tendrement. Elle avait à moitié clos les yeux mais restait en suspens pour le regarder. Pour ensuite qu'il l'embrasse à nouveau, d'un baiser plus langoureux, plus sulfureux, lui coupant le souffle, faisant battre son cœur, excitant même ses sens de débutante. Elle sentit le goût de sa langue contre la sienne, son souffle qui s'amenuise, sa main qui soutenait son dos. Elle se surpris à penser qu'elle voulait plus, que cette main descende pour ensuite toucher sa peau, ses joues s'enflamment aux sensations et aux envies qu'il lui fait ressentir. Elle n'avait jamais été embrassé avec une telle... enfin comme ça. Lorsqu'il s'écarta, elle en était presque déçue, avant de se rappeler qu'elle était dans un avion et qu'aller plus loin, serait sans doute malsain. Ses yeux ne savaient qu'elle pupille regarder tant il était près, mais elle ne voulait pas qu'il s'écarte. Pas maintenant.

-Rappelle-moi pourquoi on a attendu aussi longtemps avant de se rendre compte qu'on est aussi bien ensemble ? Et ne me dis pas que c'est parce que je suis un sale con arrogant, je suis déjà d'accord avec ce point-là...

Elle rigole sur sa phrase, et pinçant ses lèvres entre ses dents, elle pose sa main sur son visage, caressant sa joue de son pouce.

-Je sais pas vraiment, mais je suis tellement heureuse que tu sois là avec moi maintenant.

Elle l'embrasse, presque trop vite, presque trop court, elle retire sa main. Elle avait pas fini. Elle voulait en dire plus, à son tour.

-Tu sais cette fois-là à la saint valentin. Je ne crois pas qu'on se méritait l'un l'autre. Je n'étais pas si innocente que ça au fond. Je t'ai suivi pour effacé ma peine parce que j'en aimais un autre. Et dans un sens je t'ai utilisé. Je regrette que tu te sois blessé ce jour-là, malgré toute les choses qui tu as faite ou dite. Je ne t'en ai jamais vraiment voulu. C'était plutôt à moi.

Elle l'avait vu tilter quand elle avait évoqué un autre amour. Alors, elle voulu le rassurer. Elle lui fit face se s'asseyant de côté sur le siège. La ceinture n'étant plus vraiment obligatoire.

« Quand je t'ai revue sur la plage, je te trouvais aussi beau que la première fois, mais j'avais peur que tu te moques de moi. » Elle rigole rapidement. « Tu m'as plutôt scotché avec ta réaction avec les enfants, je ne t'avais pas imaginer aussi gentil en fait, je t'avais juger trop vite. » Elle le regardais, et elle n'arrêtait pas de se dire qu'il était vraiment beau. Et c'était elle qu'il regardait maintenant. « Lorsque t'es apparu lors de l'agression, je m'attendais à tout sauf toi pour être franche. Et je remercie encore le ciel pour ça. Je suis triste pour ce qui t'ai arrivé, mais en même temps sans ça, j'aurais jamais pu te découvrir vraiment. Quand tu m'as présenté à ta mère, en faite, j'étais entre embarrassée et flattée. Je me suis même dit qu'elle pourrait bien m'en vouloir elle aussi, pour ce qui s'est passé. Mais non. Et je crois que j'ai réalisé que tu étais plus important pour moi qu'un simple ami lorsque je suis montée au bord de l'avion pour la Laponie. J'avais déjà des sentiments avant. Dans ta chambre d’hôpital, quand l'infirmière t'emmenais loin de moi, ça me faisait déjà rager dans mon coin. » Elle sourit bêtement, mais elle aime cette lueur dans son regard.  Elle parle doucement, parce qu'elle ne veut ni déranger, ni être écouté, cette conversation était privée. « J'ai déjà tout gâchée en gardant mes sentiments pour moi. C'était important que je te les montres en revenant alors que j'avais enfin réalisé ça. Je ne me voyais pas être juste ton amie. Et tu as sauvé une partie de moi ce jour-là. T'aimer a été la meilleure distraction au traumatisme de mon agression. Avec ton humeur, ton comportement, ton attention et ta gentillesse, tu as fait passé ce qui s'est passé, pour une simple tournure du destin. Ça m'a apportait plus que ce que j'ai perdu.

- Tu sais, cet accident m'a ouvert les yeux. Et moi aussi, je me rends compte que ça m'a apporté bien plus que ce que j'ai perdu ce jour-là. Tu es la meilleure chose qui me soit arrivé Nat. Je t'aime, et même si tu ne m'avais pas embrassé à l'aéroport, je crois que... Je l'aurais fait. Enfin bref, je... je tiens à toi, voilà. C'est pour ça que ce voyage a beaucoup d'importance pour moi. Pour nous. C'est une occasion de mieux te connaître...

Son cœur fait un louper. Ses yeux clignent, accusant une surprise qui l'empêchait d'arrêter de sourire. Elle ne serait pas assise, elle en serait sûrement tombé. Elle l'embrasse avec tout ce qu'elle a. Longuement, avec la langue, avec passion, ses bras autour de son cou maintenant, elle regrette même le confort de ces sièges, trop individuel, le séparant de Zacc par un accoudoir. Merde, il était dans un avion, et il fallait qu'il lui dise ça. Elle eut du mal à s’arrêter, de l'embrasser, de jouer au fille mielleuse et démonstrative. Ce n'est pas digne d'une bonne fille. On était pudique dans la famille...

Après quelques heures de vols. Les repas à bord son distribués par les hôtesses. Poulets au citron, riz et tartes aux fraises. Pas vraiment la saison mais bon. Comme dans le restaurant, Nat grignote plus qu'elle ne mange, laisse une assiette à moitié pleine, et une tarte mordu du côté biscuit. Les mots de Zacc résonnait encore dans son crâne et elle n'arrivait à penser à rien d'autre. Café servit, tout est récupérée et Nat peut enfin s'endormir sur l'épaule de Zacc, tout en gardant sa main dans la sienne. Couverte d'une petite couverture, fourni dans l'avion, elle s'était mise en boule sur le siège. Elle se réveilla parfois, pour se rendre compte qu'il dormait aussi, comme le reste des passagers. Il est très tôt dans la matinée quand l'avion s'apprête à atterrir à Bombay. Elle émerge, se relève sur Zacc qui ouvre aussi les yeux. Elle a mal à la tête, elle est exténué. « Bonjour toi. » Dit-elle en souriant. Elle s'étire sur son siège, elle a mal partout. « Dis, ça te dérange qu'on aille à l'hôtel tout de suite en arrivant. J'aurais pas la force de faire les boutiques tout de suite. » Elle se blottit contre lui, maudissant toujours ce fameux accoudoir qui lui tuait les côtes. Dans l'aéroport, elle est surprise par le monde qui le fréquentait malgré l'heure. Comme si la ville ne dormait jamais. Elle monte à un employé du service de renseignement l'adresse de l'hôtel. Il s'agissait d'un hôtel interne à l'aéroport, pour les gens en transfert long, comme eux. L'Inde était un des rares pays n'autorisant pas la sortie sur son territoire sans visa même pour un délai de 24heures. (Ça c'est des vrais infos que je sors là...)

En suivant les panneaux et les renseignements de l'homme plus tôt. Ils trouvent enfin l'hôtel. Assez classe, fréquenté apparemment par des hommes d'affaires essentiellement. Quand elle jette un œil sur le prix d'une simple douche, elle fait une drôle de tête. Puis s'avance vers l’accueil en montrant ses papiers en expliquant sa réservation. L'homme, typé, bien habillé et coiffé, parle d'un anglais parfait, couvrant presque entièrement son accent indien contrairement au garçon des renseignement. Il fait passer une clé, qu'il remet dans les mains de Zacc avant de faire venir un autre employé pour monter leurs affaires. Ils traversèrent un long couloir, guidé par le porteur de valises en uniforme devant eux. Plus elle approchait de la chambre, plus son cœur avait du mal à se calmer. Elle regardait Zacc et lui sourit maladroitement quand il croise ses yeux. Ses mains étaient moites, difficile de le cacher sans lâcher sa main. Elle appréhender ce moment d'intimité avec lui. Après tout ce qui s'était dit dans l'avion, ce qu'elle avait ressentit. Dormir avec lui, lui semblait effrayant, mais pas dans le mauvais sens. Elle avait juste... beaucoup d'appréhension. Qui n'en aurait pas ?
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MessageSujet: Re: Je t'emmènes au bout du monde [Zacc] [+18]   Mar 9 Déc - 2:57

- Je ne sais pas si on aura vraiment le temps d'aller en ville de New York. L’aéroport est assez excentré de la ville et on a que 3heures. On pourra mangé dans l'aéroport je pense. Pour l'hôtel, j'ai juste l'adresse, mais j'ai pas la moindre idée d'où c'est. Juste que c'est proche de l'aéroport. L'escale est un peu longue, donc on a juste le temps de se reposer et manger un morceau le lendemain je pense.
- Comme tu veux, ma belle. Je te suivrai, quoi qu'il arrive.



En sa charmante compagnie, je ne peux qu'être détendu. Elle semble radieuse, comme un papillon qui se déplace de fleurs en fleurs, elle vole de pensées en pensées. On peut faire ça, visiter ça, et pourquoi pas... J'approuve, parce qu'au fond, j'éprouve cette même impatience. Et secrètement, j'espère qu'elle me laissera lui en faire profiter un maximum, non pas parce que j'ai envie d'étaler mon fric, mais parce que j'ai envie du meilleur pour elle. Et cette robe, ça fait partie du meilleur, entre autres. Tout comme son bracelet, qu'elle exhibe fièrement, ce qui me rend plus qu'heureux. Elle est ma perle rare, mon diamant à l'état brut... Elle me fait un effet considérable, et j'attends avec impatience de voir ce que ce voyage apportera à notre relation. Alors que je sombre dans mes rêves, je l'imagine dans la Givenchy, une belle robe corset noire avec des détails en cuir et un bas de robe en dentelle. Tout ce que j'aime. Le côté rebelle de Nat enfin dévoilé. Elle est là, dans cette robe, avec un collier près du cou en dentelle et pierres noires, un véritable délice pour les yeux. Des bas noirs et des escarpins hors de prix complètent cette tenue tendancieuse, audacieuse pour ma petite et douce Natasza. Ses cheveux tombent en boucles désordonnées, un peu folles, sur ses épaules nues et elle a un regard de tigresse, comme si elle allait me dévorer tout cru. Elle ne dit rien, mais me regarde de haut, un peu condescendante, insolente, un léger sourire aux lèvres. Des lèvres d'un rouge enivrant. J'ai envie de l'approcher, mais elle me repousse d'un air impérieux. J'en veux encore, et je la supplie du regard. Elle hausse un sourcil, se mord la lèvre et m'ordonne de me mettre à genoux. Je le fais, et elle pose son talon aiguille sur mon genou droit, ce qui me fait un peu mal mais je m'en fous, en écartant légèrement la cuisse. Un peu de peau apparaît, juste après le bas, et mes lèvres effleurent sa jambe jusqu'à ce que... que... Qu'elle me réveille avec un baiser sur le front. Elle me parle, et je hoche la tête. Il faudra qu'on m'explique deux choses : pourquoi je n'arrive pas à penser à elle sans faire de rêves érotiques, et pourquoi dans ces rêves-là, j'ai DEUX jambes. La douleur au genou droit, que j'avais attribuée au talon aiguille, n'est qu'une douleur fantôme. Heureusement, il y a une escale, je vais pouvoir me dégourdir les...la jambe.

Nat me regarde avec douceur, et j'ai presque honte quand je lui prends la main avec un sourire. Si elle savait ce que je m'apprêtais à lui faire en rêve... Je crois qu'elle en ferait une crise cardiaque. Elle a l'air tellement sensible et mignonne que j'ai envie de la pousser à être une vraie vicieuse, c'est écoeurant, même venant de moi. Il faut que je la traite avec la douceur et le respect qu'elle mérite. Oui, elle mérite que je ne l'imagine pas en train de... et de faire... et de... Bon Dieu, mais je pourrai JAMAIS dormir avec elle dans ces conditions. Je soupire et me lève une fois que nous sommes au sol. J'imagine difficilement comment descendre de l'avion quand un des stewards me tend le bras en souriant. Je le remercie et descend, sous le regard de Nat. Je sens qu'elle fixe mon dos, et je ne peux m'empêcher de sourire. Je me tourne vers elle et elle frissonne. Si j'ai emmené une veste au cas où, elle n'y a pas pensé. Nous rentrons vite dans l'aéroport, alors que je pose ma veste sur ses épaules. Elle se blottit contre moi, et je rougis, encore plongé dans mon rêve aérien. Elle trouve un restaurant sympathique ouvert dans l'aéroport, et j'approuve. D'habitude, ce n'est pas mon genre de nourriture, mais elle a l'air d'y tenir, alors bon. Nous entrons et une serveuse plutôt gentille (il faut dire que généralement, soit j'attire la pitié soit le dégoût) nous installe à une table près de la fenêtre qui donne sur le hall, histoire de surveiller les horaires de notre prochain avion. Je commande un hamburger au pain complet avec des sortes de potatoes et une sauce blanche, et Nat prend un fish and chips. Pendant que nous attendons nos apéritifs et les plats, je prends sa main sur la table :


- Tu sais, je suis vraiment heureux que tu aies choisi de partir avec moi. Et que... Que tu éprouves ce que j'éprouve pour toi. (Je rougis et baisse les yeux) Je n'ai jamais été du genre... couple et toutes ces choses-là. Je ne sais pas comment on fait, et d'après ce que j'ai cru comprendre, toi aussi tu es un peu ignorante sur ce point. Ca me rassure, tu sais. De ne pas avoir à cacher ce que je pense, de... (Je lève les yeux et souris) De pouvoir apprendre tout ça avec toi. J'espère que tu sauras être patiente, parce que je vais sûrement faire des erreurs, oublier des dates importantes, t'acheter un truc horrible que tu ne voudras pas, ou plein de ces choses-là. Sois indulgente, hein !



Je suis content d'avoir pu m'exprimer sur nous. Après quelques échanges, nos plats arrivent et nous commençons à manger en silence. Il faut croire qu'on avait faim ! Mon burger est délicieux, et nous échangeons quelques fourchettes de nos plats respectifs en riant. Un bon début de voyage. Nous finissons notre délicieux repas par des profiteroles pour deux offertes par la maison (parce que la serveuse nous trouve adorables), et nous demandons à la serveuse de nous prendre en photo en souvenir. C'est avec le sourire que nous embarquons pour la deuxième partie du vol, de New York à Bombay. Un vol un peu plus long, il faudra que je me lève régulièrement pour masser ma jambe. Nous nous installons et je pose mes achats près de moi. Avant de rentrer, j'ai acheté plusieurs magazines, un livre et quelques provisions. L'hôtesse passe vérifier que tout va bien et nous décollons. Je regarde Nat avec le sourire et caresse doucement son visage. Quelque chose me donne soudainement envie de vérifier que je ne rêve pas, et c'est avec douceur que je me penche vers elle et que je l'embrasse du bout des lèvres. Mais ce n'est pas assez. Je rapproche son visage du mien et ma langue commence à jouer avec la sienne dans un ballet incessant. Je m'en fous des autres passagers, de toute façon en première classe ils sont soit au téléphone soit bourrés au champagne. Ma main glisse dans son cou, caresse ses clavicules et se perd dans sa nuque. Je mordille doucement sa lèvre inférieure avant de la relâcher et de lui dire du bout des lèvres :


- Rappelle-moi pourquoi on a attendu aussi longtemps avant de se rendre compte qu'on est aussi bien ensemble ? Et ne me dis pas que c'est parce que je suis un sale con arrogant, je suis déjà d'accord avec ce point-là...
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MessageSujet: Re: Je t'emmènes au bout du monde [Zacc] [+18]   Dim 7 Déc - 15:36

Ne pas évoquer le sujet. Elle comprend dans un sens. Si son envie de crever l'abcès n'avait pas été si fort, elle aurait sans doute respecté son souhait, vu la gène qu'elle ressentait. Mais autant partir sur de bonne base et être le plus honnête possible.

-Nat... Je... Ce n'est pas parce que j'ai un passé sulfureux que je me sens parfaitement à l'aise avec ça... Et toi mieux que personne devrait le savoir.

Elle se mord la lèvre et hoche la tête, pour lui faire plaisir. Mais elle trouve la réponse décevante étrangement. Pourquoi elle mieux que personne ? Il avait certes changé, mais il restait le même au fond. Comment pouvait-elle savoir comme ça se passait dans sa tête de ce côté. Elle ignore tout du sujet en ce qui la concerne. Elle n'est même pas sûre d'aimer la chose. Elle est bourré de doute et de regret. Elle avait juste besoin d'être rassuré. Elle préfère changer de sujet, parlé de ce qu'elle pensait de Bombay. Bien qu'elle n'y ait jamais mis les pieds.

-Bien sûr, pas de problème. Tu serais magnifique dans un sari.
-Je ne pensais pas au Sari, c'est très beau, mais pour danser, je pensais aux autres costumes du pays. Je te monterais si on en voit.

Au fond, c'était ce qu'elle aimait chez lui. Comme si tout ce qu'elle pouvait raconter, n'avait rien d'ennuyeux. Il faisait toujours un effort de s'y intéressé et participait toujours à ce qu'elle racontait.

On prendra tout ce qui te plaira. On pourrait aussi se faire un petit restaurant à New York? J'en connais un bon dans l'aéroport. On y mangera bien. L'hôtel est loin de l'aéroport à Bombay?

Elle hausse les épaules. Je ne sais pas si on aura vraiment le temps d'aller en ville de New York. L’aéroport est assez excentré de la ville et on a que 3heures. On pourra mangé dans l'aéroport je pense. Pour l'hôtel, j'ai juste l'adresse, mais j'ai pas la moindre idée d'où c'est. Juste que c'est proche de l'aéroport. L'escale est un peu longue, donc on a juste le temps de se reposer et manger un morceau le lendemain je pense.

Nat était inquiète. Inquiète à la phrase « tout ce qui te plaira. » Elle aimait les cadeaux comme toute les jeunes filles. Mais il en faisait tellement beaucoup. Elle avait déjà été heureuse d'avoir pu lui offrir ce voyage. Elle ne voulait pas être celle qui profite d'une fortune qui n'était pas la sienne. Son bracelet pesait déjà lourd, bien qu'il soit magnifique et qu'elle le chérissait. Elle repensait à ses propres dépenses. Elle ne pourra jamais lui rendre tout ce qu'il lui donnait et ça la mettait mal à l'aise. L'avion décolle et comme toujours Zacc est adorable. Il a un de ces regards qui donne envie de se damner pour le voir briller ainsi tout les jours. En vol, ils sont plutôt sage. Nat regarde par l'hublot et Zacc attire son attention sur le magazine qu'il feuilletait pour passer le temps. La robe est magnifique, vu la marque, elle ne pouvait pas dire autrement. Et vu la classe où ils se trouvaient, les magazines à disposition devait regorger d'article du genre.

-Tu serais somptueuse dedans.

Elle lui sourit. Avant de parler un peu sur le sujet. Tant qu'il ne projetait pas de le lui acheter. Il pose sa tête sur l'épaule de Nat, avant de s'endormir. Elle le regarde dans le reflet de la petite télé devant eux. Il est adorable, elle a envie de l'embrasser. Mais elle ne veut pas le déranger, il avait l'air épuisé. Premier vol ne durait que trois heures. Juste assez de temps pour Nat de reposer ses yeux, la tête en arrière. Elle pense à son voyage. Elle ne s'endort pas vraiment. Elle somnole mais reste à moitié consciente, entendant les bruits incessant du vol, des hôtesses qui traversait les couloirs pour répondre aux passagers, plus ou moins exigeant. Elle ouvre les yeux pour prendre les écouteurs fourni par les hôtesses avant le décollage. Elle fait de son mieux pour bouger le moins possible, le poids sur son épaule la rassure, la respiration qui vient chatouiller son coup l'attendrit. Elle était bien là dans cette avion. Elle avait juste ce qu'elle voulait au fond. Sa présence. Elle mets la musique pour la dernière heure du vol et s’endort tranquillement. Elle sera réveillé par la coupure brutal de sa musique relier à son siège et l'annonce du capitaine de l'atterrissage imminent. Elle retire son casque. Puis bouge délicatement pour réveillé en douceur son prince charmant. Elle embrasse son front et le garçon se réveille avec difficulté. Elle lui sourit, caresse sa joue. « On arrive à New York, il reste une petite demi heure. Réveille-toi doucement. » Elle l'observe alors qu'il émerge. Ses yeux doux le couvent, c'est plus fort qu'elle.

Quelques secousse une demi heure plus tard, atterrissage est banale, sans surprise. Ils descendent de l'avion, il est aidé par un des stewards. Au moins, c'était pas une hôtesse, songea Natasza, surprise de sa jalousie. Nat frissonna lorsqu'elle posa le pied au sol. New York était mille fois plus froid que Miami ou les Maldives. Elle n'y avait pas pensé et ses jambes et ses bras découvertes, commençait à trembler doucement. Elle n'est pas mécontente de s'enfoncer dans le terminal couvert, chauffer par des milliers de chauffage, malgré un courant d'air constant qui glaçait les orteils de la jeune polonaise. « Un restaurant bien fermé serait parfait je pense. » Elle lui sourit. Dehors, on pouvait y voir la neige. Elle avait l'air bien idiote parmi tout ces gens emmitouflés dans leurs manteaux. « J'ai l'air ridicule, j'ai complètement oublié qu'on passerait pas New York quand je me suis habillé ce matin. » A ces mots elle se blottit contre Zacc et sa chaleur rassurante. Nat est tout de même satisfaire de ne pas a avoir à traîner les valises. C'était un fardeau de moins. Elle regarde autour. Les gens se mouvaient autour d'eux comme des fourmis dans une fourmilière. Elle avait toujours été impressionné par les foules. Les souvenirs de son enfance refaisaient surface parfois. Loin d'être traumatisant, elle souvient de l'angoisse que lui communiquait ses parents le jour de leur fuite. Trop jeune pour comprendre la gravité de la situation de toute manière.

Puis il y avait ce diner, au siège de cuir rembourrés, plus ou moins fréquenté, l'image typique américaine. Ça la fit sourire et elle tira doucement la main de Zacc, qu'elle ne voulait plus lâcher. « Viens, on va là. C'est plutôt tranquille. » Et pas trop cher pensait-elle.
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MessageSujet: Re: Je t'emmènes au bout du monde [Zacc] [+18]   Dim 7 Déc - 0:54

Mon Dieu, si on m'avait dit que je me taperai une honte pareille devant ma... Ma quoi déjà? Ma copine... Oui je crois qu'on peut l'appeler comme ça... Pour le nombre de fois où j'ai voyagé dans le monde entier, vu nombre de pays, de cultures et de femmes... J'ai transporté bien des objets plus sexuels et pervers que ça... Si j'avais été avec une autre ou seul j'aurais ri avec les douaniers sans problème. Mais que ça m'arrive devant quelqu'un d'aussi mignon et fragile que Natasza... J'ai honte. Moi qui voudrait attendre, prendre mon temps pour voir où tout cela nous mène... Je me demande ce qu'elle va en penser. Elle va surement me jeter hors de la chambre dès notre arrivée mais bon. Je le supporterai. Oui, si c'est le prix à payer pour regagner son respect. Je me laisse donc gagner par la honte et le silence en avançant dans l'aéroport. Et si je n'avais pas osé demander l'heure à Nat, je n'aurais jamais rien dit, du moins jusqu'au décollage où j'aurais été sûr qu'elle reste bien avec moi, qu'elle ne me laissera pas tomber pour un autre, voir même pour partir avec Jewel, dégoûtée par mon comportement. Mais j'ai le courage. Et elle me répond simplement dix heures. Pour une fois je ne serai pas loin de l'heure de mes parents. Ou presque. Je repense à ma mère et à sa joie quand je lui ai présenté ma fausse petite amie d'alors... Elle avait du mal à croire qu'un homme amputé puisse rencontrer aussi rapidement une femme aussi séduisante que ma Natasza. Il faut dire que ce n'est pas un atout de séduction de taille. Mais je suis tout de même convaincu que ça me donnera un avantage par rapport à d'autres. Je serai plus tolérant, plus compréhensif que d'autres. Et je serai un homme amoureux comme un autre non? A moins que je n'arrive pas à...à... On en revient toujours au sexe, pas vrai? Voilà bientôt vingt minutes que nous ne nous parlons plus et le silence devient de plus en plus pesant. Et la voilà qui tape sms sur sms, ce qui m'énerve encore plus. Et si elle est en train de se plaindre de moi à ses amies? Sa famille? Je me rappelle que nous sommes en train de nous enfuir en dépit des cours...elle doit sûrement les prévenir. Ce n'est pas comme ma famille, qui de toute façon a l'habitude de mes crises de folie et de mes conneries. Je leur enverrai un mms d'une photo de nous deux à la plage, ils adoreront. D'un coup, Nat se met à parler :

- Pardon, j'ai juste été surprise... J'ai le droit de tuer ton frère quand je le revois ?
- Pas de problème. Je te donnerai un coup de main... (Je souris mais garde les yeux baissés, encore un peu gêné)

Nous nous dirigeons dans l'avion main dans la main, et on nous conduit immédiatement en première classe. Ça ne vaut certainement pas le jet privé de Chris, mon beau-père, mais c'est assez confortable. Je m'assois près de Nat, installant mes béquilles sous mon siège. Je réfléchis déjà aux acrobaties que je devrai faire si nous devons amerrir. Non, mais non, tout va bien se passer, pas vrai? Je soupire et regarde Nat qui s'est tournée face à moi. Elle a l'air tellement sérieuse que j'ai envie de mettre les mains en l'air. Et la voilà qui aborde de nouveau ce sujet...

- Je crois que pour ce voyage on devrait pas trop se prendre la tête nan ?
- Je crois surtout ne pas avoir envie d'évoquer le sujet si tu n'y vois pas d'inconvénients...
- Je n'ai jamais réellement eu de petit ami auparavant, alors je peux paraître un peu coincé. Mais il me faudra du temps avant d'être totalement à l'aise avec la chose...
- Nat... Je... Ce n'est pas parce que j'ai un passé sulfureux que je me sens parfaitement à l'aise avec ça... Et toi mieux que personne devrait le savoir.

Je regarde ma jambe, un peu boulversé. C'est facile de dire j'ai peur, je n'ai pas eu quarante personnes dans mon pieu. Mais c'est drôlement différent d'assumer la perte d'un membre quand on a joué et abusé de son physique toute sa vie. J'ai envie de lui dire, mais elle ne peut pas tout savoir ou tout comprendre. Ma pathologie est telle qu'elle est, c'est à moi de l'assumer. Mais je tiens à elle, quoi qu'il se passe. Même si elle ne veut pas de moi pour l'instant. Moi-même je n'en ai pas envie. Elle m'embrasse et j'esquisse un sourire. Je ferai avec, c'est tout. Les indications de secours sont d'un ennui mortel, je pourrais le faire moi-même tellement je les ai entendues. Je ne lâche pas une seconde la main de Nat. Nous allons vivre des aventures incroyables ensemble. J'ai hâte que ça commence.

- On fera un tour au duty free de Bombay avant d'aller à l'hôtel ? Il paraît que tout est moins cher qu'à Miami !  Sur le site de l'aéroport, j'ai même vu des vêtements traditionnel indien. Je me dis que pour un casting lors d'une danse, je pourrais me trouver un costume là-bas ? Où même prendre des beaux tissus, ma mère est couturière, elle me fera sûrement un beau vêtement.
- Bien sûr, pas de problème. Tu serais magnifique dans un sari. On prendra tout ce qui te plaira. On pourrait aussi se faire un petit restaurant à New York? J'en connais un bon dans l'aéroport. On y mangera bien. L'hôtel est loin de l'aéroport à Bombay?

Essayer de changer de sujet de conversation me détend. Savoir que je vais pouvoir gâter Nat aussi. Je nous imagine déjà aux Maldives. J'embrasse sa main et attend le décollage. J'ai l'habitude et savoure cette légère impression d'apesanteur. Une fois dans les airs, je prends un magazine  et commence à le feuilleter. Je regarde les derniers  défilés en vue et montre une robe Givenchy à Nat.

- Tu serais somptueuse dedans.

Après un peu de discussion mode, je m'endors contre l'épaule de ma belle, fatigué de ma nuit si courte à force d'attendre notre départ en amoureux.

(HRP : écrit sur Ipad j'editerai pour la mise en forme)
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MessageSujet: Re: Je t'emmènes au bout du monde [Zacc] [+18]   Ven 5 Déc - 21:20

Nat était heureuse et excitée par le voyage. Mais la perspective de désobéir était angoissant, très angoissant, quand on est une file sage depuis le début de sa vie. Nat ne se bat pas, ne répond pas, obéis et sourit tout le temps. Elle connaît sa chance, elle sait d'où elle vient et jamais, non jamais elle n'a manqué de rien. La danse, les cours, les habits, sa vie était plutôt riche et suffisante si on regarde en arrière. Merci papa et maman d'avoir fuis la Pologne. C'est un peu pour ça que Natasza est aussi positive dans la vie. Elle a conscience du sacrifice de ses parents. Ils ont abandonnés leurs racines pour un avenir meilleur à leur enfant. Et aujourd'hui, ils pouvaient se vanter tout les deux d'avoir intégré l'une des plus prestigieuses écoles des États-Unis. Elle sait ce que sa mère lui dira, elle sait le regard que son père lui réservera. Mais dans un sens, c'était la première fois. La première fois depuis des années, qu'elle avait l'impression de vivre une immense aventure. Elle se rattrapera auprès d'eux, c'était une promesse qu'elle s'était faite mentalement. Les deux tourtereaux arrivent à l'aéroport ce qui a le mérite de distraire les pensées de Nat. Même si embrasser Zacc l'était déjà bien assez. C'était plaisant de l'embrasser, encore et encore. Ce que ça soulève en elle, les émotions, les désirs. Embrasser et être embrasser en retour, lire cette lueur dans ses yeux, la même qu'on exprime. Un sentiment partagée. Une grande première pour Nat. Le souvenir de Samuel flottait très loin désormais. Comme si le sigma mu avait panser toute ses déceptions par son sourire.

Ils passent à l'enregistrement, les billets d'embarquement en mains. La routine lui rappelle la Laponie, laconique. Viens le moment d'aller en salle de transfert, passé les détecteurs de métaux. Une idée à la con vient titiller l'esprit de Nat à ce moment là. Comme ça se passera avec la jambe de Zacc, devra-t-il l'enlever ? C'est pas très sympa tout de même. Des fois, elle le regarde avec cet air perplexe, elle aimerait savoir ce qu'il ressent, comme il vit sa nouvelle vie. Si il en souffre pas trop au final. Il n'en parle presque plus c'est vrai, mais elle se demande si c'est plus pour elle qu'il fait ça. Elle admire sa force, elle sait qu'elle en serait pas capable à son tour. La danse, c'est toute sa vie, tout ses espoirs pour sa vie. Retirez lui ça, et la polonaise se laisserait mourir dans l'instant. Nat passe le cadre détecteur sans problème. Elle attends Zacc, qui lui bip. Enfin pas lui, sa valise. Nat fronce les sourcils, surprise. Elle suit les douaniers et Zacc tout en traînant derrière elle son bagage. Elle espère ne pas rater son avion, elle espère que rien ne les empêches de partir. Dans une salle, il vide la valise de Zacc, ce qu'elle ne trouve pas franchement agréable, dans le sens où c'était fouiller dans ses affaires. Tombe les préservatifs et le costume de Noël qu'on lui avait offert. Elle connaissait leur existence, pas qu'il allait réellement tout prendre avec lui. Elle rougit aussi fort que Zacc pour le coup, car elle capta bien le regard plein de sous entendu des agents entre Zacc et elle. Elle voulu être minuscule et disparaître de sa chaise. Dans d'autre situation elle aurait rit, mais là, elle avait plus honte de ce qu'on pouvait penser d'elle et de son tout nouveau couple. Ils le laissent tout rangé, alors que le couple fuit le comptoir, main dans la main. Nat était plus que silencieuse. Entre l'embarras et le rire nerveux. En marchant elle leva la tête seulement pour se diriger vers l'avion, mais elle préféra regarder le sol le reste du trajet. Au moins, elle était rassuré par la chaleur de la main de Zacc. Le pauvre, il s’embêtait beaucoup juste pour la tenir. Il serait plus facile pour lui d'utiliser les deux béquilles, mais il s'acharne à vouloir rester normal.

Devant la porte qui les séparait de l'avion, les deux jeunes s'assoit. C'était silence comme à un enterrement, pourtant ce n'était pas une dispute, mais bien l'embarras. C'était délicat de parler de ces choses là. Puis elle avait certainement imaginer la chose avec lui, mais plutôt de manière classique non ? Enfin pour commencer. Sa tête n'arrêtait pas de retourner la question dans tout les sens, avant que la voix de Zacc ne brise la glace.

- Y'a combien de temps de décalage horaire déjà ?

Elle lève enfin la tête vers lui en se mordant la lèvre, plus par réflexion qu'angoisse. « 10 heures en plus je crois » Répond-elle en haussant les épaules. Et il retombe dans un silence morne. Faut dire que Nat était encore rouge depuis la cabine des douaniers. Elle avait peur de les recroiser eux et leurs regards pleins d'idées. Elle triture ses doigts, pendant presque 20 minutes. 20 minutes de silence, Nat commence un peu à s'angoisser, elle envoya un sms à Jewel pour l'avertir, histoire qu'elle ne soit pas surprise. Et à son frère en espérant qu'elle se serait déjà envolé avant qu'il n'arrive pour venir la chercher. Elle finit par se reprendre. Comme si elle était fautive, elle sent le désir de s'excuser.

« Pardon, j'ai juste été surprise... » Rire nerveux. Non, non, non elle voulait pas en parler, ses fantasmes romantiques, ne faisait pas état de conversation ludique. Elle vient lui reprendre la main pour lui sourire tendrement. « J'ai le droit de tuer ton frère quand je le revois ? » Elle rigole, parce qu'au fond c'était un peu de sa faute nan ? Les passagers sont appeler à rentrer dans l'avion. Nat prends son sac à main du côté gauche et tiens toujours la main de Zacc. Dirigés par les hôtesses, ils arrivent en première classe. Moins luxueux que le voyage en Laponie, mais toujours aussi confortable. Des places de deux, c'est parfais pour Nat qui réclame une intimité de couple, même pour le voyage. Assis sur leurs sièges. Nat s'enfonce du côté hublot pour plus de facilité. Même si les places étaient spacieuses, Zacc aurait plus de facilité de s'extraire du siège s'il a besoin d'aller aux toilettes. Assis, elle revient lui faire face, en attendant que tout le monde ait embarqué. « Je crois que pour ce voyage on devrait pas trop se prendre la tête nan ? » Son cœur bat à cent mille. Elle ne savait pas comment abordé le sujet sans paraître ridicule et sans trop en dire sur son expérience passé. « Je n'ai jamais réellement eu de petit ami auparavant, alors je peux paraître un peu coincé. Mais il me faudra du temps avant d'être totalement à l'aise avec la chose... » Elle parle à voix basse, elle n'a pas besoin que les autres passagers connaissent sa vie personnel. De son pouce, elle caresse le dos de sa main et le regarde comme si il était l'homme le plus important au monde. Elle l'embrasse doucement et simplement, sur les lèvres.

Le décollage approche, le commandant de bord se présente, les indications de secours sont donnés par les hôtesses, et Nat attache sa ceinture, confortablement installé. Le voyage s'annonce long. Première escale rapide à New York. Deux heures, rien de bien méchant. Ensuite, ils devront passé la nuit à Bombay, pour enfin atterrir à Male, aux Maldives. Si elle avait trouvé le voyage en Laponie long, les Maldives s’annonçait interminable. Elle sourit à Zacc, quand le décollage commence. « On fera un tour au duty free de Bombay avant d'aller à l'hôtel ? Il paraît que tout est moins cher qu'à Miami !  Sur le site de l'aéroport, j'ai même vu des vêtements traditionnel indien. Je me dis que pour un casting lors d'une danse, je pourrais me trouver un costume là-bas ? Où même prendre des beaux tissus, ma mère est couturière, elle me fera sûrement un beau vêtement. »

Nat avait déjà effacé l'incident de toute à l'heure. Alors que l'avion avançait, une formalité pour Natasza, la jeune fille devenait de plus en plus joyeuse et rêveuse. Elle vivait à Miami certes, les plages sont magnifique et l'océan incomparable. Mais les photos des Maldives, était idyllique. Elle avait même réussi à avoir un maillot de bain, plus jolie avant le voyage. Grâce à Jewel, qui se débarrassait d'un de ses ensembles jamais mis. Trop grand pour elle, Jewy avait dit. Heureusement que Nat n'était pas bien plus grosse que sa meilleure amie.
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MessageSujet: Re: Je t'emmènes au bout du monde [Zacc] [+18]   Ven 5 Déc - 15:08

J'étais tendu, indécis. Le début de notre histoire, à Nat et moi, avait tellement mal commencé. J'aimerais tellement me souvenir de la Saint-Valentin, de la tenue qu'elle portait, des choses qu'elles m'avait dites, de tout ce qui lui est passé par la tête. Mais je ne me souviens que du barman, des verres qu'il me tendait et de mon réveil dans une boîte de conserve explosée contre un arbre. J'ai encore mal rien que d'y penser. L'hôpital pourrait créer une aile à mon nom, à cause de tout ce que j'ai subi. Les mois qui ont suivi, j'ai haï cette personne qui m'a laissé monter dans cette putain de voiture. Et pour cause, j'avais un fragment d'os qui jouait avec mon nerf et qui m'a donné de nombreuses envie d'amputation... Et voilà qu'un beau jour, cette jeune fille est à la plage, qu'elle m'envoie bouler mais que je la trouve belle, une fois de plus. Et qu'une fois de plus je ne la reconnais pas. Il faudra une troisième rencontre, dans une ruelle, pour que je la reconnaisse et vienne l'aider... Mes rêves d'amputation sont maintenant réalisés, et après des mois de douceur, de gentillesse et de rires, cette jeune femme est dans ma chambre, blottie contre moi et je crois pouvoir l'appeler « petite amie ». La première du nom. Si, si. C'est la première... Même moi qui ai connu des femmes à la pelle, je peux avoir des premières fois... Et me voilà en train de demander à ma « petite amie » si elle veut squatter chez moi... C'est un peu tendancieux, surtout en me connaissant, mais d'un autre côté, je ne me sens tellement pas prêt à aller plus loin avec une femme... Même avec elle, qui pourtant a vu mon moignon, et s'en est même occupé... Non, c'est beaucoup trop tôt. D'un autre côté, demain nous partons pour le bout du monde ensemble, alors il va falloir que je m'y fasse, je crois. Elle semble hésiter un instant avant de me répondre :

-Je devrais sans doute dormir dans ma chambre je pense. (Elle m'embrasse, un peu gênée) Mais le soleil va pas encore se coucher, alors j'aimerai autant rester. Sauf si tu ne veux pas de la marmotte que je suis ?
- Je veux bien t'accepter, toute marmotte que tu es !


Elle se moque un peu de moi, mais je la laisse faire, me contentant de lever les yeux au ciel d'un air blasée. Elle se met à l'aise et, contre moi, se met à me parler de la Laponie. Je regrette sincèrement ce voyage, parce que j'aurais pu le faire avec elle, parce qu'elle a l'air d'avoir adoré tout ce qu'elle a vu. Elle me parle de la maison du Père Noël, avec tous les cadeaux, me montre les photos d'elle et de Jewel, des SM et des autres en train de faire des bêtises, elle essaie de me décrire la sensation qu'on a quand on voit une aurore boréale pour la première fois... Je me laisse emporter par ses souvenirs, comme si j'y étais, et me jure dans un coin de ma tête d'y retourner un jour avec elle et d'en profiter à fond, quitte à faire fondre les igloo. Puis elle me raconte avec joie ce qu'elle sait des Maldives, puisque je n'y ai jamais été. Il est vrai que j'ai vu la Nouvelle-Zélande (dans un camp de redressement, certes), l'Angleterre, la France, la Chine, le Japon, l'Egypte, la Grèce, le Mexique... Bref, j'ai vu plein de choses, mais je ne connais pas cette destination de rêve et l'entrain avec lequel elle en parle me fait rire aux éclats. Nous abordons nos cadeaux de Noël, et je lui confirme que je les adore (J'ai toujours mon bonnet Sven sur la tête et mon bracelet au poignet) et elle me parle avec entrain du spectacle de danse. Elle a l'air franchement emballé, et moi qui n'y connaît rien (à part deux-trois trucs appris dans Dancing with the Stars), elle me donne envie de voir ça. Et nous parlons encore et encore jusqu'à ce qu'elle s'en aille. Après un dernier baiser, elle me laisse seul avec mes pensées. Je vais donc faire mes valises...

Alors, pour ce voyage j'ai pensé à : des sous-vêtements, deux maillots de bain longs (que j'ai achetés avant d'aller à l'aéroport), des fringues d'été, ma trousse de secours spécial unijambiste, mes béquilles évidemment, de la crème solaire, de l'huile pour le corps, de l'après-soleil, des serviettes, une chaussure de chaque paire d'été, une trousse de toilette et... Là arrive la question de l'année. Dois-je mettre les préservatifs fluorescents et la tenue de mère Noël ? Pour le fun, sûrement. Mais pour l'utilisation... Et si elle pense que je suis un vrai pervers ? Bon, elle doit le savoir, bien évidemment. Mais je passerais sérieusement pour un con, si ce n'est pas au programme... D'un autre côté, et si elle a envie... ? Où peut-on acheter des capotes aux Maldives ?! Je m'assois sur le lit en soupirant. Bon, il me reste à faire un choix. Je les emmène, je les planque et on verra. Oui, c'est très bien ça. Et je demanderai à l'hôtel des bougies et des pétales de fleurs si on doit créer une ambiance romantique. Par contre, ça risque d'être chaud pour du lubrifiant puisque j'ai vidé la bouteille dans la lotion pour les mains d'Elena y'a un bon moment... Tant pis. Je finis mon sac avec le sourire. Les Maldives. Des vacances de rêve en perspective. Natasza et moi, la plage, une chambre et... Et c'est tout, merde. Tant pis pour les cours et le reste. Viva la fiesta !

Le lendemain, j'ai l'impression d'avoir fait la fête avec deux vieilles amies, Vodka et Tequila. Avec la fatigue, le mal de crâne s'empare de moi. J'ai à peine dormi tellement je suis excité. J'espère que Nat est aussi impatiente que moi... Rufus, notre chauffeur, arrive en avance et je dépose mon bagage dans le coffre et retourne dans ma chambre. Nat arrive peu de temps après, et c'est à peine si je reconnais la petite chose fatiguée que j'ai cherché à l'aéroport la vieille. Elle est en tenue légère, avec un petit short, des chaussures qui lui donnent des jambes interminables, et un joli petit débardeur. J'avale ma salive plusieurs fois. Le vol promet d'être LONG. Elle est juste magnifique, et elle sent divinement bon. Elle me conduit à la voiture avant de jeter sa valise à peine défaite dans le coffre. Je m'installe, et elle me rejoins bientôt pour se blottir contre moi... De nouveau cette chaleur envahit ma poitrine et je la regarde avec tendresse. Elle est tendue, mais souriante, et je me sens exactement dans le même état d'excitation.

- J'en reviens pas que je fais ça... Mes parents vont me massacrer à mon retour...
- La gentille petite fille désobéit à ses parents ? (Clin d'oeil) T'inquiète pas, je vais aussi me faire massacrer ! Et puis, on est ensemble, c'est tout ce qui compte, pas vrai ?


Je l'embrasse tendrement, et ce jusqu'à l'aéroport. On sort nos valises et nous dirigeons vers la validation des billets. Une fois le guichet passé, nos passeports vérifiés, nous voilà dirigés vers le détecteur de métaux. Je donne mes béquilles et passe le portique en sautillant, et subi une fouille au corps particulièrement désagréable. D'un coup, un bip strident me casse les oreilles. Deux agents se regardent et sortent ma valise. Ils me demandent de les suivre, et Natasza me suit également avec sa valise. Une fois dans un bureau, ils ouvrent ma valise sous mes yeux exorbités. Oh mon Dieu... Pas ça. Ils retournent mon sac, sortent les préservatifs fluorescents et le costume de mère Noël avec un sourire, et sortent le coupable : le petit ciseau dans ma trousse de secours. Eh merde, je l'avais oublié celui-là. Je prends mes affaires et fourre tout dans le sac, avant de prendre la main de Nat et de sortir du bureau aussi vite que mes béquilles me le permettent. Les joues rouges tomate, je me dirige vers le comptoir où l'on dépose nos bagages et me dirige vers la porte d'embarquement, toujours en silence. Plus qu'une demie-heure d'attente. Je m'assois et regarde mes pieds. Ou plutôt mon pied. Mon Dieu. Que va t-elle penser ? Je préfère encore ne pas l'imaginer. Je pose une question anodine, les yeux toujours rivés au sol.

- Y'a combien de temps de décalage horaire déjà ?
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MessageSujet: Re: Je t'emmènes au bout du monde [Zacc] [+18]   Ven 5 Déc - 0:06

« Ouah... C'est pas précipité ? Tu ne seras pas trop fatiguée ? Oh, QUINZE JOURS ! T'auras le temps de te reposer !! Oh putain trop classe. C'est génial, Nat... »

"Oh c'est rien, j'y vais tout les jours aux Maldives ! Une broutille pour moi" Dit-elle sur le ton de la plaisanterie.

Si c'était précipité, mais si elle attendait les prochaines vacances, la meilleure saison serait passé et elle devra attendre plus de six mois avant d'y aller. Hors, depuis qu'elle avait été en voyage sans lui, c'était tout ce qu'elle demandait. Un moment de paix et de bonheur, rien que pour eux deux. Après tout ce qu'ils avaient endurés, c'était sans doute mérité. Après, il y avait aussi des priorités, comme l'état de santé de Zacc. Oh bien sur, il se tenait comme un charme, mais elle ne savait pas si il était près à voyager alors qu'il n'avait toujours pas sa prothèse.

-Mon état ? Oh, ça ? C'est juste une égratignure. Mais si tu continues à m'embrasser comme ça, je vais me sentir dans l'obligation de te montrer que même « dans mon état », je peux faire plein de choses... Nat rougit violemment, elle est innocente, pas idiote. Il attrape sa lèvre inférieur entre ses deux. Son cœur est sur le point d'exploser. Un chaleur alimente son corps, mais elle n'en dira mot, par pudeur. Comme ...Te mettre une fessée pour que tu ailles dormir ! Puis il l'attaque de chatouille et d'autres bêtises. C'est de la torture et aussi de la triche. La force qu'il avait dans les bras n'égalait en rien, la capacité de Nat à s'en échapper. Puis il la redresse, tendre, il dégage ses cheveux. Les yeux de Nat son planté dans les pupilles de Zacc. Elle le trouve adorable quand il fait ça, elle le regard tellement. Deux semaines sans l'observait, c'était comme si elle essayait de se rattraper pour ce temps perdu. « C'est vrai que je suis morte de fatigue... » Elle se lèche timidement les lèvres, elle avait encore la langue en feu. Elle avait déjà embrassé des garçons oui. Mais là, ça semblait plus... plaisant, plus vrai, plus sentimentale. Ce n'était rien comparé aux baisers de Zacc.

-Tu veux dormir ici ou retourner dans ta chambre ? Elle sourit mais d'embarras. Ses oreilles chauffent. Elle sait qu'il dit ça d'une manière anodine. Mais elle n'était pas sure. Puis c'est vrai qu'en partant en voyage tout les deux, ils risquaient fort d'être dans la même chambre. Mais un sentiment mitiger la prenait. Ne pas bousculer les choses. Bon encore une fois, ce voyage contre disait ses pensées. Mais justement. Au moins, le décors serait magique. Puis, elle se souvient d'une première fois gachée, privé de toute magie, de toute féerie. Avec Zacc, avec ses sentiments, sa personne, sa fragilité, sa force. Elle était persuadé qu'il était le bon. Elle caressa sa joue, une mine désolé, autant pour lui que pour elle. « Je devrais sans doute dormir dans ma chambre je pense. » Un baiser rapide. « Mais le soleil va pas encore se coucher, alors j'aimerai autant rester. Sauf si tu ne veux pas de la marmotte que je suis ? » Elle tire la langue entre ses dents et souriant. Elle le nargue. Elle retire ses chaussures se mets à l'aise, s'installe dans les bras de Zacc et se mets à parler. Encore et encore, comme si tout ce qu'elle avait vu en Laponie, n'avait pas pu être compter dans son intégralité. Son imagination pour les Maldives. Elle avait même reparlé de ce ballet que la mère de Zacc lui avait envoyé pour que Nat l'accompagne. Elle connaissait déjà le thème et s'imaginait les pas, les robes, la musique. Puis le soir venu, elle l'abandonne, au pas de la porte. Elle avait encore tant à faire. Sa valise, une lettre pour ses parents. Bien sur fallait qu'elle les préviennes pour ne pas qu'ils s'inquiète. Le retour serait sans doute brutal, sans doute que Sergueï allait la tuer aussi. Et même à y repenser, le risque et les conséquences, lui tordait l'estomac. N'était-ce pas trop dingue de faire ça ? Avait-elle raison de profiter ? Est-elle irresponsable ? Elle avait peur qu'on accuse Zacc, un sigma mu, d'être responsable sur son influence. Alors que l'idée émanait d'elle. Nat est folle, Nat est sans doute amoureuse après tout.

Le lendemain, retour des cours pour beaucoup. Mais comme beaucoup de ceux qui était partie en Laponie, Natasza s'était subtilisé des cours. Ce qui la rassurait, c'est qu'elle n'était pas la seule, un bon paquet faisait la grâce mat après un tel voyage. Au moins, il pardonnerait son absence du jour et n'appelleront pas tout de suite ses parents. Revenue à Miami, elle récupère une garde robe moins lourde. Il faut beau, il fait bon, la chaleur est toujours sous les 30° et c'était agréable. Pour partir, elle s'était déjà tout organisé avec Zacc. La chance il avait un chauffeur. Il les emmènerait à l'aéroport à l'heure prévu. Pour le voyage, sachant qu'ils allaient au soleil. La belle avait enfilé un short en jean noir, des scandales qui la rehausse de quelques centimètres, plus pour affiné ses jambes que la grandir. De toute façon à côté de Zacc, même avec 10 cm en plus, elle paraissait naine. La poitrine timide, elle prend un débardeur qui s'attache autour de son coup. Son haut de maillot de bain comme soutien gorge. Sa valise avait été défaite et faite dans la soirée, en laissant un immense tas de bordel, qu'elle se jura de ranger à son retour. Elle s'était même maquillée et parfumée. 

C'est la fin de la matinée, quand la mission Maldives arrive à son heure. Elle avait rejoins à toute vitesse la confrérie des SM. En faisant de son mieux pour ne pas croiser un surveillant où professeur. Elle récupère son homme à la sortie, aidé de son chauffeur, elle vient planté sa valise aussi dans le coffre avant d'aller dire bonjour d'un baiser le sigma mu. Après avoir caresser timidement ses côtes, elle passe en première à l'arrière de la voiture tandis que Zacc la rejoins. Il a du mal, mais se débrouille de mieux en mieux. Parfois, elle oubliait sa jambe, parfois elle retombait avec la réalité. C'était indivisible de Zacc désormais et pourtant, c'était pas vraiment ce qui la dérangeait. Dans la voiture, elle vient immédiatement à son contact et enlace ses doigts aux siens. Elle adore quand ils se tiennent la main. Elle semble, stressé, heureuse, excitée, elle ne se dépeint pas de son sourire. Elle serre sa main max au possible. « J'en reviens pas que je fais ça... Mes parents vont me massacrer à mon retour... »
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MessageSujet: Re: Je t'emmènes au bout du monde [Zacc] [+18]   Jeu 4 Déc - 19:10


J'avais quinze ans je crois, la première fois que j'ai eu une aventure avec une fille. Une gamine de ma classe, il me semble, mais impossible de vraiment m'en souvenir. Il y en a eu tellement depuis. Peut-être qu'elle était riche, ou peut-être pas. A vrai dire ça n'a aucune importance pour moi. Un trou reste un trou, comme on le dit de façon galante. Cela ne m'a jamais vraiment préoccupé chez une femme, pour la simple et excellente raison qu'avant de me faire des rails de coke sur des culs de stripteaseuse, j'ai dormi dans un carton de réfrigérateur pendant des mois. C'est une époque de ma vie dont je ne parle jamais, comme de la période où mon ex-beau-père frappait ma mère si elle changeait de chaîne à la TV sans lui demander la permission. Non, je n'ai jamais été sélectif, d'une certaine manière. Des soirées s'organisaient là où je me trouvais, mais je n'ai jamais fait attention aux gens qui m'entouraient. C'était une époque complètement folle, où les meilleurs et les pires fantasmes m'ont transformé en animal. Juste du cul. Du cul pour du cul, du cul le matin, le midi et le soir... Pour oublier, pour espérer, pour comprendre tout ce qui me semblait hors d'atteinte, douloureux ou tout simplement parce que j'en avais envie. Et j'en avais rarement envie, en fait. Parce que j'ai commencé à avoir envie de quelque chose quand j'ai rencontré Nat. Envie de survivre à son agression, envie de retrouver ma jambe, envie de mourir, envie de la voir... et envie d'elle, tout bêtement. Quand j'y pense, la vie me semble tellement illogique, en fait. Après avoir fait tout et n'importe quoi, on m'arrache les ailes et on me donne la possibilité de me racheter et de voler à nouveau. Je suis terrifié. Mais je ne suis pas seul.

Dans la voiture, le trajet se fait dans une ambiance joyeuse, légère. Elle me raconte son voyage en avion, avec Jewel qui essayait de voler son téléphone pour voir mes SMS, les garçons qui ont fait un chahut pas possible à l'arrière.. Je ris en imaginant toutes ces petites scènes qu'elle me narre avec des gestes et des bruits tordants. Puis, pendant un long bouchon, elle se pose contre moi et manque s'endormir. Je regarde les plages de Miami défiler devant mes yeux, la main dans les cheveux de Nat, qui repose sur ma poitrine. Qu'est-ce que je me sens bien. Je baisse les yeux et la regarde, et elle m'embrasse. Douceur et tendresse, comme plus tôt. Nous sortons de la voiture et pendant qu'elle récupère sa valise, je m'extirpe de la boîte de conserve qui nous sert de voiture, mes béquilles pour seule aide. Vivement février, moi je vous le dit. Nous montons jusqu'au bâtiment des SM, où Nat est connue comme le loup blanc, à force de venir me voir. Je salue de la tête deux-trois frères et sœurs et me dirige vers la chambre. Nat entre en premier comme un bolide et fait le tour. Je reste en arrière, un grand sourire sur le visage, et ferme la porte. Comme je m'y attendais, à peine la porte fermée elle se jette littéralement contre moi et m'embrasse. Un doux frisson parcourt ma colonne vertébrale, et mes mains glissent sur les hanches de Nat. Elle y va tellement franchement que je commence à sentir mon ventre bouillir, et heureusement pour moi, elle me relâche avant que je ne me sente en droit de lui sauter dessus. Je reste un homme, bon sang ! Elle s'assoit et ouvre sa valise, pleine de vêtements et sacs divers et variés.

- Je t'ai ramener des cadeaux... C'est pas grand chose pas contre.
- Tu n'étais pas obligée...


Elle sort un bonnet plutôt marrant, que j'enfile immédiatement en riant. Je prends un air sensuel et lui dit, doucement :

- Alors... Je suis sexy ? Avoue, t'as volé ça au bûcheron, après sa chemise ? Vilaine fille ! (avec un faux accent nordique, je dis) Appelle-moi Sveeen, le BUCHERON !
- Je sais c'est nul... mais !


Je secoue la tête, ravi, alors qu'elle noue le bracelet autour de mon poignet droit. Je le regarde sous toutes les coutures. Il est superbe. Elle a l'air toute paniquée alors que ses cadeaux me plaisent. Je ris et l'embrasse alors qu'ele se met à farfouiller dans sa valise. Encore ?! Elle sort deux billets d'avion pour... Les Maldives ? Je la regarde, complètement sous le choc, alors qu'elle me dit, les joues rouges :

- Au moins, je peux t'offrir ça... Séjour aux Maldives pour deux.

- C'est... (Je fixe les billets, Nat, les billets... Nat...) C'est le plus beau cadeau qu'on m'ait jamais fait !
- Je me suis dis, qu'on pourrait partir demain ? J'ai juste besoin d'une vrai nuit de sommeil et on filerait dans le dos de tout le monde ?
- Ouah... (Je la regarde, hébété) C'est pas précipité ? Tu ne seras pas trop fatiguée ? (Je vérifie les billets) Oh, QUINZE JOURS ! T'auras le temps de te reposer !! Oh putain trop classe. C'est génial, Nat...
- Enfin si ton état te le permet.


Elle se rapproche de moi et s'enroule autour de moi, commençant à m'embrasser un peu partout, avant de rejoindre mes lèvres... Avec le choc de sa déclaration, de nos retrouvailles, de nos baisers... Merde, putain, on s'embrasse quoi ! Y'a deux jours encore, j'essayais de la considérer comme une sœur et de la chasser de mes rêves érotiques ! Et là, elle fourre sa langue dans ma bouche, son corps ondule légèrement contre le mien et bordel, je me sens trop tendu... J'essaie de détendre l'atmosphère :

- Mon état ? Oh, ça ? C'est juste une égratignure. Mais si tu continues à m'embrasser comme ça, je vais me sentir dans l'obligation de te montrer que même « dans mon état », je peux faire plein de choses... (Je me penche vers elle, comme si j'allais l'embrasser, et lui mordille la lèvre) Comme... (Je tape légèrement sur sa fesse gauche) Te mettre une fessée pour que tu ailles dormir !


J'éclate de rire, et me met à la chatouiller. Bon, ok, je suis pas le mec le plus romantique de la Terre mais très franchement, n'importe mec normalement constitué craquerait complètement si une nana aussi sexy se glissait dans son lit et l'embrassait aussi sensuellement... En plus, avec son air tellement fragile... On a envie de la rendre folle, de la faire grimper au rideau, et d'être gentil et tendre à la fois. C'est contradictoire au possible. Alors autant décompresser par le vide... Après quelques minutes de rire, je la ramène contre moi, en coiffant un peu ses cheveux en pétard.

- Tu veux dormir ici ou retourner dans ta chambre ?


Je dis ça sur un ton léger, mais je reste un peu tendu. Et si elle dormait ici, dans mon lit, un peu dénudée ? Moi, je ferais quoi ?... Le lit d'Elena serait une bonne option mais elle risque de rentrer... Oh, je peux toujours verrouiller la chambre. Elle n'a qu'à dormir dehors.
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MessageSujet: Je t'emmènes au bout du monde [Zacc] [+18]   Jeu 4 Déc - 17:03

C'est comme dans un rêve au fond. Tombé amoureuse d'un garçon, beau, riche, gentil et marrant. Il a pas toujours été gentil, mais tout le monde change. Surtout lui. Il était venu la chercher à l'aéroport dans son carrosse, et Nat se sentait très étrangère à tout ce luxe. Mais au moins, elle pouvait faire ce qu'elle rêvait de faire depuis deux semaines. Se loger dans ses bras, sentir sa respiration et son odeur. Entendre les vibrations de sa voix grave, juste à côté de son oreille. La voiture aurait pu les emmener jusqu'au fin fond de l’Amérique du sud, qu'elle n'aurait pas moufeter. Bercer pas les remous de la route, elle s'était laissé aller contre Zacc. En sécurité.  La route est pas si longue, et Nat n'aura pas le temps de s'endormir, même si elle était à deux doigts. Elle pourrait sans cesse parler, mais malgré le bien être et la joie. Il y avait encore cette gêne. C'était tout nouveau pour elle. Elle n'avait jamais eu le luxe d'avoir un petit ami. Tout le monde était sûrement en train de rentrer. Carry y compris. Question intimité, c'était limité. Elle lève la tête sur Zacc qui la tenait encore tendrement. Il sourit en coin. Sa fossette apparaît. Qu'est-ce qu'elle aimait cette fossette. Elle l'embrasse simple, tendrement. Puis d'une voix fatiguée, elle lui demande si ils peuvent d'abord se poser dans sa chambre.

Arrivée à l'école. Le chauffeur sort la valise du coffre, elle récupère son dû et attends Zacc. Elle avait hâte qu'il récupère une prothèse. Les béquilles ne devaient pas être les plus agréables du monde. Elle l'aide un peu. Et ils grimpent dans la chambre de Zacc, avant que la nué de vacancier débarque à leurs tours. Dans cette chambre qu'elle connaît si bien, elle inspecte l'endroit, vérifié que sa colocataire était bel et bien absente. Enfin seuls, elle se retourne d'un sourire radieux sur Zacc et passe ses bras autour de sa nuque avant de venir l'embrasser. Il y répond tout aussi naturellement. Le baiser se fait long, langoureux, presque trop long, il échauffe l'esprit et les joues de Nat, malgré sa fatigue, son cœur s'emballe et ses yeux s'embuent. Elle se colle à lui, il lui avait tellement manqué. L'embrasser c'était tellement génial, mais tellement étrange. Elle était encore gênée au fond, elle se sentait timide malgré ce baiser ardant qu'elle lui donnait. Leurs lèvres cessent enfin leur contact et Nat sourit nerveusement avant de montrer un visage écarlate. Elle s'assoit sur le lit de Zacc, retire son manteau, tire sa valise près d'elle et regarde le sigma mu s'installer à côté. « Je t'ai ramener des cadeaux... C'est pas grand chose pas contre. » A côté du bracelet qu'elle portait précieusement au poignet, elle faisait pâle figure à côté. Elle sort un bonnet traditionnel de toute les couleurs, souvent utilisé par les éleveurs de rennes. Son cadeau à l'air idiot à côté. Elle fouille un peu plus dans sa valise. Puis un petit bracelet de cuir et de fil gris. Elle commence à paniquer et se mord la lèvre nerveusement. « Je sais c'est nul... mais ! » Au moins, il lui restait, le meilleur, ce qu'elle avait gagné dans la maison du père Noël. Elle sort les tickets d'avions. Elle les présenta dans les mains de Zacc.

« Au moins, je peux t'offrir ça... Séjour aux Maldives pour deux. »

Elle détailla l'expression de son visage. Elle s'inquiétait. Est-ce qu'il aimerait, était-il déjà allé là-bas. C'est vrai, il était si riche. Ça l'inquiétait. Elle ne pourra jamais être à sa hauteur en matière de cadeaux. Et son imagination à ses limites. Nat était danseuse, elle dansait avec son âme, mais elle n'avait pas la créativité d'une chorégraphe. « Je me suis dis, qu'on pourrait partir demain ? J'ai juste besoin d'une vrai nuit de sommeil et on filerait dans le dos de tout le monde ? »

Natasza n'était pas du genre à désobéir régulièrement. A vrai dire, elle était même plutôt sage. Mais ses parents la laisserait difficilement partir en vacance en plein milieu des cours. Et elle avait besoin de ce voyage avec Zacc. Ne serait-ce que pour avoir leur intimité pour un moment sans avoir peur que quelqu'un débarque parce qu'il habitait là. Elle ne l'avait pas vu depuis deux semaines et passé deux semaines jour et nuit avec lui, lui semblait bien meilleur.

« Enfin si ton état te le permet. »

Elle attrape sa main, enroule ses doigts aux siens. Se rapproche, en laissant tomber la valise sur le sol. S'immiscer dans ses bras. Elle se surprit à être du genre caline. La tête contre son épaule, il lui semblait que les bras de Zacc avait pris en masse. Elle se sentait minuscule contre lui. C'était plaisant. De petit baiser, elle embrassa son cou, sa mâchoire, la commissure de ses lèvres. Puis enfin ses lèvres. Léger, puis doux, puis tendre, puis plus approfondit, laissant sa langue timide chercher le contact de celle de Zacc. La chaleur de son souffle, l'odeur réconfortante de son parfois. Si c'est un rêve, elle ne veut plus se réveiller.
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Je t'emmènes au bout du monde [Zacc] [+18]
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