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 La patience à des limites ... /Jared/

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MessageSujet: Re: La patience à des limites ... /Jared/   Mer 17 Déc - 15:56



Une attente qui parut durer une éternité  ~~ Ft Fawn



J'avais répondu à sa question et elle s'était remise à m'observer silencieusement, comme si elle pouvait lire en moi, elle savait que je mentais elle savait que je n'étais pas venu dans ce bureau de psy depuis plus d'un an, elle savait ! Cette idée me mettais étangement mal à l'aise, personne ne devait savoir... Ma vision se brouillait alors  l'espace d'un instant quand ça se produit.
J'assistais à la scène sans pouvoir faire quoi que ce soit, je me levais d'un bond la plaquais au mur en la saisissant par la gorge et je la forçais à me regarder tout en lui coupant le souffle. Arrêtes, Arrête-toi ! pensais-je désespérément. Je prenais alors un scalpel et lui dessinais un joli sourire au coin des lèvres. Cette sensation qui me parcourais alors était bien au dessus de l'imagination humaine, un bonheur pur, une jouissance, une extase. J'aimais ça et je ne voulais pas m'arrêter jusqu'à ce que j'obtienne d'elle qu'elle me regarde enfin, sans être intimidée, sans peur, qu'elle me regarde simplement tel que je suis, et qu'elle m'aime. D'où venait ce soudain besoin d'être aimé par les êtres que je terrifiais ? Allez savoir....

Me doigts étaient engourdis et ma langue sèche, je fermais les yeux un instant afin que cette désagréable sensation qui était venue tout gacher s'en aille. J'ouvrais les yeux et j'étais simplement assis au même endroit qu'avant, je regardais à coté de moi, elle n'avait pas bougé d'un pouce. Soulagé, j'aurais du me sentir soulagé, au lieu de ça j'étais furieux. Ma respiration devenait haletante et elle parlait enfin. Oui ... Oui quoi ? qu'est ce que j'avais bien pu lui demander ? Qu'est ce que j'avais dis ? Qu'est ce que j'avais fait ? Je ne me souvenais pas j'étais perdu. Enfin ... Elle me regardais toujours avec ce regard perçant, mais elle ne sourcillait pas elle ne me craignais pas, je m'en sentait quelque peu offensé. Si on considère que quatre mois c'est "longtemps". En fait, je vois miss Kinnian depuis que je suis arrivée de Québec ... Mais, là-bas je voyais déjà quelqu'un ... Je ne sais plus trop depuis quand ... J'ai un peu perdu la notion du temps avec toutes ses journées enfermées ... Ah depuis combien de temps venait elle ici. C'était ça ! C'était ça que je lui avais demandé.

J'avais repris mon calme mais je me sentais mal, j'avais une nausée atroce, et des maux de tête inqualifiables. Sa voix retentis alors, et me sortais de cet état, je ne pensais plus je l'écoutais ce qu'elle venait de dire me montait alors au cerveau. Toutes ces journées enfermée ? Ca voulait dire quoi ça ? Elle était agoraphobe ? Sequestrée ? A cette pensée je sentais de légers picottements dans mes mains. comme lorsque l'on a envie de frapper quelque chose. Tu ... Tu as quel âge juste comme ça ? me demandais t-elle calmement. Cette fois ci c'est moi qui l'observais, du regret, voilà ce que son regard dévoilait. Je la regardais alors d'un air étrangement normal et bienveillant, presque trop bienveillant. J'ai vingt ans Nous voilà bien avancés...

Cette attente qui s'annonçait plutôt intéressante en compagnie de cette jeune fille se transformait lentement mais surement, en séance de torture. J'avais pourtant l'habitude d'être à l'aise en socitété et particulièrement avec les femmes, mais là c'était différent, quelque chose clochait, et je n'arrivais pas à mettre le doigt dessus. Pourquoi ? Je m'appelle Jay en fait, et si c'est pas trop indiscret j'aimerais savoir à qui j'ai l'honneur de parler je finirais bien par savoir ce que cette fille avait de si spécial. En commençant par son identité et les raisons de ses visites chez miss Kinnian. Je n'arrivais pas à me l'expliquer mais depuis quelques minutes je voyais en cette fille une menace grandissante. Peut être avait elle déjà assez d'indices pour me percer à jour ? Non elle ne pouvait pas savoir, je n'avais rien laissé paraitre, rien de plus que ce que tout le monde pouvait constater.

J'attendais calmement sa réponse tout en luttant contre la paranoia, et les effets de mon médicament.

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MessageSujet: Re: La patience à des limites ... /Jared/   Dim 7 Déc - 13:19

J'étais figée. Mal à l'aise d'avoir osé demander une telle chose. Cela ne se faisait pas. Je le savais. Et pourtant, une fois encore, j'avais fais un faux pas. Plus ma vie avançait, plus j'avais l'impression de ne faire que cela. Des faux pas. Ma vie en était une succession. J'avais déjà parlé de cela avec la femme qui nous faisait attendre l'inconnu et moi. Je lui avais déjà dit que j'avais l'impression de tout raté, de tout foutre en l'air et la seule chose qu'elle avait trouvé à me dire était que ce que je ressentais été normal chez une personne atteinte de trouble psychologique comme les miens. Ouais, et sinon, elle avait rien d'autre d'aussi con à me dire ? Oui, je trouvais ces propose stupides, son aide inutile et son omniprésence dans ma tête agaçante. Est-ce qu'elle le sait  ?Non. Je crois que je la détestais au fond. Pourtant, il me semblait qu'elle était gentille ... C'était surement comme ça avec tout le monde ..  En fait, elle n'était ni bonne, ni mauvaise. Elle faisait juste son travail, analysait les gens, essayait de les comprendre et de les aider ... Ce devait être une déception lors qu’avec des personnes comme moi, elle n'arrivait à rien. Mais tant pis. Ça ce n'était pas spécialement mon problème. Mon problème c'était d'arriver à changer, à redevenir celle que j'étais et avec ou sans son aide, je devais y arriver pour ma famille. Toujours était-il que je m'étais un peu avancée en posant cette question au jeune qui m'avait offert le jus d'orange que je buvais par petite gorgée. Sa réponse tardait à venir et je regrettais immédiatement étant persuadée que j'aurai du me taire. Je me mordais la joue pour me punir, si on pouvait dire ça. Je m'en voulais. J'étais tendue, crispée. J'avais soudainement peur de sa réaction. J'avais peur qu'il me crie dessus, qu'il ne s'en aille ou qu'il se mette à pleurer. Pourquoi pas ? Certaines personnes ici se sont déjà mise à pleurer pour moins que ça alors ... J'angoissais, jusqu'à ce qu'il s'exprime.

<< Oh non, malheureusement ce n'est pas mon premier rendez vous ici. Mais je viens de réarranger mes horaires, nous devrions donc nous croiser plus souvent. >>

Donc pour lui non plus ce n'était pas tout nouveau ... Pourtant, je ne l'avais réellement jamais croisé et pourtant, mes rendez-vous à moi avaient été fixé à des horaires plutôt varié. Tantôt, ils avaient lieu le matin, ou alors le soir. Parfois même en plein milieu de journée. J'avais surement déjà vu tous les patients qu'avait Miss Kinnian.
Je l'observais toujours, me disant qu'il n'avait rien de quelqu'un de fou ou d'atteint psychologiquement. Je le fixais, l'analysais les moindres parcelles de son visages. Non, je ne l'avais vraiment jamais vu. J'avais cette facilité à retenir ce que je voyais, mais lui n'était pas présent dans ma mémoire et c'était ce genre de petits détails qui me frustraient. Peut être ne se rendait-il pas compte de l'insistance de mon regard et croyait que je m'étais intéressée à autre chose puisqu'il sortait de son sac quelque chose que je connaissais bien. Des médocs. Cette petite boite orange à la forme cylindrique qui vous poursuit à longueur de journée. Moi, j'avais arrêté. Les prendre, ça me fatiguait, ça me rendait encore plus stressé que je ne l'était déjà au naturel. Bambi n'aimait pas cela et moi non plus. Pourtant, j'avais convaincu Miss Kinnian que je continuais de les prendre et que ça fonctionnait. Je n'étais pas sûre qu'elle me croyait à cent pour cent mais j'avais l'espoir que ma gueule angélique d'enfant sage fasse son effet. Je le regardais faire. Je le regardais ranger le flacon dans son sac, essayait de s'installer plus confortablement sur sa chaise et appuyer sa tête contre le mur. Il avait l'air si ... Normal.

Au moment où son regard se dirigea vers moi et qu'il croisa le mien, je me sentie mal à l'aise et détournait les yeux. Je ne supportais pas qu'on me regarde, mais je ne me gênais pas pour le faire, moi. Je pensais que la conversation s'était arrêter à l'instant où il avait poser son crâne contre le mur, mais je m'étais trompée. Comme j'avais demandé si c'était son premier rendez vous, il me retourna la question. Il s'intéressait à moi, c'était ce qu'il semblait. Personne ne s'intéressait jamais à moi. Personne ne me demandait comment j'allais ou ne prenait de nouvelle de ma famille. Je ne pus alors m’empêcher de rougir. Pour moi, c'était une réaction à laquelle j'étais habituée mais je continuais de me défiler, je continuais d'essayer de le cacher, en vain. L'empourprement de mes joues faisait ressortir la couleur clair de mes yeux ainsi que mes tâche de rousseurs. C'était assez pénible. Tant pis. J'inspirais. Là, c'est le moment où tu dois répondre, normalement Fawn. Oui, je sais, deux seconde. Mais rien ne sortait. Putain ... Je n'aimais pas parler de mes problèmes mais là, je l'avais cherché. Il était normal qu'il me retourne la question ... Je devais répondre ... Il attendait une réponse qui ne venait pas et cru bon d'ajouter que je n'avais pas à avoir honte, que lui, était suivi depuis ses quatorze ans ... Oui, moi aussi, dans ces eaux là, ne fait ...

<< Oui ... Enfin ... Si on considère que quatre mois c'est "longtemps". En fait, je vois miss Kinnian depuis que je suis arrivée de Québec ... Mais, là-bas je voyais déjà quelqu'un ... Je ne sais plus trop depuis quand ... J'ai un peu perdu la notion du temps avec toutes ses journées enfermées ... >>

Immédiatement, je m’arrêtais. J'en avais trop dit. Il n'avait pas besoin de savoir que je faisais régulièrement des crises d'angoisses, que j'hurlais en me réfugiant dans ma chambre au contact de mon père, que je m'y enfermais pendant des heures, peut être même des jours parfois. La seule capable d'entrée, c'était Bambi et encore, elle y parvenait si je n'hallucinais pas et ne me jetais pas sur elle pour qu'elle parte. J'avais vraiment pété un câble à ce moment là. Je les avais fait souffrir, pleurer mais dans ma tête il n'y avait que moi qui comptait. Moi, moi et moi. J'étais devenue égoïste. Mais c'était le mieux que j'avais pu faire.
A peine avais-je prononcé ses mots que j'espérais qu'il ne les ai pas entendu. J'espérais qu'il ait eu un moment d'absences pendant quelque seconde mais c'était surement trop beau pour être vrai. Il fallait que je trouve quelque chose à dire.

<< Tu ... Tu as quel âge juste comme ça ? >>

Non, non et non. N'importe quoi.

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MessageSujet: Re: La patience à des limites ... /Jared/   Sam 6 Déc - 17:52



Une attente qui parut durer une éternité  ~~ Ft Fawn



Comme elle ne réagissait pas je détournais les talons, ceci étant fait, elle me disais qu'elle souhaiterais un jus d'orange. Vos désirs sont mes ordres pensais-je sur un ton moqueur, je souriais bêtement, ce qui était rare, mais heureusement, j'étais de dos, personne ne pouvait voir l'expression de mon visage. Je m'avançais dans le couloir aux couleurs ternes et à l'odeur de peinture fraiche, en direction de la sortie.

Une fois dehors je saisissais le paquet de cigarette qui était dans ma poche et sortis délicatement une cigarette. Je la posais entre mes lèvres et l'alluma en prenant une grande inspiration. Quel pied ! Pensais-je alors. C'est donc la tête vide que je fumais tranquillement, une légère brise se levant alentours. Ces petits courants d'air étaient salutaires, car la fatigue se faisait sentir dans cette salle d'attente étouffante. Je ne savais pas si elle était étouffante du fait que des personnes la fréquentaient ou si c'était juste la température ambiante qui voulait ça.

Des gens plus étranges les uns que les autres sortaient du batiment tour à tour, ils avaient le don de m'agacer, tous ces rebus presque fier de leur nature insignifiante. C'est donc en haussant les sourcils d'un air légèrement blasé que j'expirais ma dernière bouffée de fumée, avant de reprendre le chemin de la salle d'attente. En route je passais devant le distributeur, et je pris donc le jus d'orange pour la demoiselle ainsi qu'un red bull pour moi. J'avais un faible pour les boissons énergétiques en tout genre, c'était une sorte de pêché mignon. Je retournais donc à la salle d'attente, je tendis alors le jus à la jeune fille en disant un léger "Voilà." avant de me rasseoir.

Cette fois ci elle avait répondu merci. Elle avait l'air très renfermée sur elle même, ceci dit les filles qui vont chez le psychologue ne sont pas toutes des personnes pleines de vie. Je la regardais brièvement, elle n'avait pas l'air folle, moi non plus. C'est alors que je me rendais compte, peut être pour la première fois de ma vie, que les gens les plus atteints, sont probablement ceux qui en ont le moins l'air. Plus les minutes passaient plus je me disais qu'il aurait mieux vallu que je ne vienne pas à ce rendez-vous. J'allais poirreauter des heures pour mener la psy en bateau, et repartir sans qu'aucune amélioration ne soit significative.

A ma plus grande surprise ma voisine engageais la conversation. Comme quoi même les gens timides succombent aux conventions sociales. je ne t'avais jamais vu ... ici. C'est ton premier rendez vous ? Si seulement ma chère, si seulement ... Je la regardais alors intensément en me demandant si elle observait à chaque fois les gens de cette façon, et surtout si elle connaissait par coeur le visage des gens qui venaient ici. Peut-être avait elle, elle aussi, une mémoire éidétique. Perdu dans mes pensées et mes intérrogations, j'avais laissé passer quelques instants sans rien dire, ce qui me vallu des excuses de sa part. Un peu d'assurance bon sang, pensais-je avant de lui répondre.

Oh non, malheureusement ce n'est pas mon premier rendez vous ici. Mais je viens de réarranger mes horaires, nous devrions donc nous croiser plus souvent. Je n'allais pas lui dire que j'avais disparu et que la seule chose fixe dans ma vie étaient mes visites chez Miss Kinnian. L'attente se poursuivant je me décidais à enfin prendre mes cachets en espérant qu'elle ne les reconnaitrait pas. Je n'avais pas honte, mais bon je n'avais pas spécialement envie de m'attarder sur le sujet. Je saisissais donc mon flacon d'olanzapine, et avalais deux cachets. Je reposais alors le flacon dans mon sac, m'adossais au fond de ma chaise, afin de pouvoir poser tranquillement ma tête contre le mur.

Ces cachets étaient pour moi comme du poison, ils m'empêchaient d'être moi même, et de vivre, mais sans eux, je perdais le contrôle. J'étais une sorte de maniac du contrôle en plus d'être perturbé, et ces derniers temps comme tout semblait m'échapper et partir en vrille, je décidais de doubler ma médicamentation, seul sans avis médical. Ca vous parait probablement stupide, mais en ce moment, réfléchir à plus que "comment me sortir de mes travers familiaux et financiers" était trop dur. C'était au dessus de mes forces. Si seulement les gens savaient ce qui se passait dans ma tête... C'est tellement éloigné de l'image que tout le monde a de "Jared Jay hope" me dis-je alors d'un ton méprisant au possible.

Je la regardais alors d'un air intéressé et lui demandais : "Et toi tu viens ici depuis longtemps ? Elle rougis légèrement, elle avait l'air si fragile, et j'avais de plus en plus envie de la briser, pur sadisme ? Passion des défis ? Déni de toute autre forme d'intérêt ? Seul le créateur pouvait le savoir. En même temps que j'affichais mon masque d'homme parfait, et gentil, je ne rêvais que de la torturer et de lui arracher les yeux. Ces beaux yeux qui n'osaient pas fixer les miens. Toutefois je n'arrivais pas (pour son plus grand bonheur) à la cerner. Et j'avais besoin de cerner, de comprendre les gens, pour les aimer, pour les détruire. Tu n'as pas à avoir honte je suis suivi depuis que j'ai 14ans, évidemment pas par Miss Kinnian, mais bon...

Je buvais alors une gorgée de red bull les doigts de mes de mains entremêlés autour de la canette, la tête de nouveau appuyée sur le mur, mes membres s'engourdissaient, et lui, lui je ne l'entendais plus. Quel soulagement.

 
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MessageSujet: Re: La patience à des limites ... /Jared/   Sam 6 Déc - 16:22

Plus con, on pouvait pas faire. J'avais l'air totalement stupide. Silencieuse. Non, plus que silencieuse. Muette carrément. J'étais assise à côté de lui, incapable d'empêcher ma jambe de bouger. J'étais stupide. Inintéressante. J'avais appris à l'être et j'étais devenue même plutôt très douée. Discrète aussi était une de mes qualités qui pouvait rapidement tourner au défaut si l'on y réfléchissait un peu. Que personne ne vous remarque jamais, c'est une chose, mais que les gens ne fassent pas la différence entre si oui ou non vous êtes vivants ou seulement un fantôme créé par leur imagination, c'est autre chose. Moi, ça ne me dérangeait pas. C'était plus mes proches qui s'en souciait. M'enfin, n'empêchait que j'avais acquis un important sens de l'observation qu'à le réflexion, j'avais toujours eu. Mais avec mon écart de la société et tout ce qui avait suivi, je l'avais vachement développé. Du coin de l'oeil, j'observais le jeune homme assis à mes côtés à qui j'étais incapable de parler. Il avait le même tic que moi. Enfin ... Le même tic que toute personne stressée ou impatiente. La jambe impossible à stopper. C'était un geste de pur trahison. Comme lorsque quelqu'un se mord la lèvre ou passe constamment la main dans ses cheveux. Bref. Il devait avoir un petit soucis, tout comme moi. Cependant, j'étais incapable de savoir s'il s'agissait d'impatience, d'anxiété ou de nervosité. J'arrivais à voir la moindre petit chose chez les gens mais je ne savais pas encore rentrer dans la tête des gens comme le faisait la psychologue qui nous faisait attendre. On pouvait penser qu'elle jouait avec nos nerfs pour mieux nous manipuler après ... Mais j'en doutais. Miss Kinnian, n'était pas comme ça. Ou alors, je ne l'avais pas bien cerné.

Il ne me regardait plus. Surement avait-il vu et lu en moi la gêne qui s'emparait de moi. Mes mains posées sur mes genoux se crispaient involontairement et je les refermais en des poings pour éviter que tout cela ne se voit trop. Un silence pesant que je ne voulais pas briser pesait dans la pièce, jusqu'à ce qu'il sorte. Un patient faisait irruption dans la salle d'attente. Je lui jetais un coup d'oeil. Il n'avait pas l'air d'aller très bien. Parfois, le psychologue rendait les gens encore plus fou qu'il ne l'était déjà. Peut être qu'à moi aussi, ça me rendrait folle un jour ... Qui sait ? On n'est jamais à l'abri quand déjà on fréquente ce genre de lieu. En général, c'est qu'il y a déjà un problème ... L'homme quitte le cabinet et c'est au tour de la femme assise en face de moi de rejoindre l'examen . J'appelais ça comme ça, moi. Parce que c'est ce à quoi ça me faisait penser. C'était comme si la salle d'attente était un entrepôt ou un enclos d'animaux. Les animaux c'était nous. Et l'examen, c'était comme une visite de santé, pour voir qui on abat et qui on garde en vie. C'est glauque, j'avoue, mais, c'était en voyant les gens comme l'homme qui venait de sortir que je pensais à ça. Rien ne garantissait que cet homme là, n'allait pas se suicider une fois rentré chez lui ... M'enfin. la porte se refermait sur le passage de l'adulte qui avait franchi l'encadrement et de nouveau ce silence. Je regarde la pendule. Dix heures et quart. Du retard ?  Pire; ça n'en finirait jamais.
Au moment où je m'y attendais le moins, il me parle.  "Ça risque d'être long, elle a du retard, puis-je vous apporter une boisson quelconque mademoiselle. ". Je levais brusquement la tête vers lui. Il se levait, un sourire adorable sur les lèvres. Encore une fois, tout restait dans ma gorge. J'étais une nouvelle fois incapable de dire quoi que ce soit.

On se fixait quelques secondes, ou peut être quelques minutes. Honnêtement, je ne savais plus trop. Il ne comprenait surement pas pourquoi je restais muette. Oui, ce devait être cela. Se rendant surement compte qu'il perdait son temps, il ajouta que ça ne l'aurait pas dérangé puisqu'il allait se chercher à boire pour lui même et ne manqua pas de scruter intensément mes pupilles. Je ne pouvais tenir face à son regard et comme à mon habitude, je détournais les yeux, me défilant. Il était agréable. Pire que cela, il était gentil avec moi. Du moins c'était ce qu'il me semblait. Il était poli et pas brut. Comme certains. Mes yeux à moi, fixent le sol quand je vois qu'il commençait à s'éloigner.

"Euh ... Je veux bien un jus d'orange, s'il te plait ... "

Il avait l'air surpris. Surement ne s'attendait-il pas à ce que je réagisse et que des sons sortent de ma bouche et pourtant. J'avais du faire un énorme effort. Finalement la psychologue ne servait pas à rien ... A mes mots, il s'était retourné, avait souri et était allé chercher les boissons. Il avait mis un peu plus de temps que je devinais qu'il en fallait pour prendre deux canettes dans un distributeur. Durant son absence, j'avais peur. Peur de paniquer comme avant à son retour, peur que mon effort ne serve à rien et que pendant qu'il n'était pas là, la psy m'appelle. Mais rien de ces deux choses ne se passa. Quand il revint, il me tendit le jus de fruit qu'il m'avait acheter et je laissais échapper un merci, en ouvrant la canette et buvant deux gorgées. Je la posais alors sur mes genoux continuant de la tenir d'une main et dégageant de mon visage mes mèches rousses de l'autre. Je me retournais alors un peu vers lui pour pouvoir le voir, mieux. Je savais que j'allais rougir. C'était, chez moi, une réaction normale. Je ne pouvais l'empêcher, c'était toujours comme ça, quand je décidais de ne pas partir en courant. Je le regarde alors qu'il buvait son soda. Il sentait la cigarette. Je comprenais alors subitement ce pourquoi il avait mis tant de temps à revenir. Moi, je n'avais jamais touché une cigarette de ma vie.

"Encore merci pour ça, je soulevais alors la canette que je tenais pour la désigner, je ne t'avais jamais vu ... ici. C'est ton premier rendez vous ?"

L'indiscrétion dont je faisais preuve m’agaçait. Moi même, je n'aurai pas apprécier qu'on me pose cette question. Je n'y aurai sans doute même pas répondu.

"Enfin ... Je suis désolée, ça ne me regarde pas en fait ... Euh ..."

Je commençais à paniquer. J'étais en train de ramer, c'était évident.


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MessageSujet: Re: La patience à des limites ... /Jared/   Mer 3 Déc - 12:19



Une attente qui parut durer une éternité  ~~ Ft Fawn



C'était le matin, un rayon de soleil venait carresser lentement mes joues. Une sensation légère de chaleur me sortait peu à peu de mon sommeil. J'ouvrais un oeil, puis l'autre, avant de les refermer. L'air était lourd, je me  levais doucement. Comme tous les jeudis je m'étais levé avant les autres gars, ils dormaient tous, les uns avaient l'air d'avoir passé une nuit mouvementée, les autres dormaient paisiblement. Pourquoi me lever si tôt ? me demanderez vous... Et bien, car je n'avais aucune envie que l'on me questionne sur mon programme. Mes séances chez la psy n'étaient évidemment pas un secret d'état, mais je préfèrais ne pas faire de vagues sur le sujet. Il ne me fallu que peu de temps pour faire ma toilette matinale et enfiler une tenue convenable. Je mis dans mon sac de sport un costume élégant pour me changer anvant de revenir à Wynwood. Les apparences, il fallait toujours que je sois au meilleur de ma forme, en public, c'était vital.

Je prenais le taxi pour y aller, fatigué et sans grande conviction. Ces séances faisaient partie des choses auxquelles je ne pouvais échapper à mon grand désarroi, une perte de temps sans nom. De plus je partais toujours beaucoup trop tôt. Ce qui me vallait de bonnes heures d'attente au cabinet de madame. Cette fois ci j'avais pris un livre sur les fluctuations économique d'après la crise économique de 2008, je le finis en deux heures. J'en avais profité pour mettre mes lunettes car les lentilles me brulaient les yeux, mais un pi sigma ne porte pas de lunettes, alors voilà je devais me brûler les rétines et le seul moment où ces dernières pouvaient respirer étaient lors de mes rendez vous chez madame la psy. Les gens allaient et venaient alentours, et je les remarquais à peine. Après tout ce n'étaient qu'une bande de dégénérés en mal d'attention, rares étaient les gens avec de vrais problèmes. La plupart n'étaient que des accros aux médocs. Pathétiques, les rebus de notre espèce.

Une fois mon livre fini je le rangeais, je m'assayais alors les bras croisés, et commencais la partie fastidieuse de l'attente. Celle où je n'avais rien d'autre à faire que de patienter. Encore des allées venues, des dames à la fleur de l'âge des, hommes d'affaire, des gamines anorexiques. Et une jeune rousse ô combien normale. La seule personne qui avait l'air saine d'esprit ici. "C'est toi qui parle d'être sain d'esprit, pauvre fou" me disait-il. Je n'y prêtais pas attention. Il parlait tout le temps et si je evais l'écouter je deviendrais vraiment fou. Je me demandais alors quelles salades j'allais bien pouvoir dire à la psy pour qu'elle me lache... Je ne voyais pas d'autre solution, j'allais comme à mon habitude la flater et la séduire afin d'éviter le sujet, mon état ne regardait que moi, j'en étais convaincu, et tant que je ne lui disais rien, elle me donnait mes cachets.

La jeune fille s'était assise à mes cotés, elle avait l'air mal à l'aise alors je regardais la porte du cabinet, ma jambe se mis à trembler d'impatience, cette attente se transforma en une éternité. Misère... Le client qui venait de sortir était le patient de 9h30... Elle avait du retard. Je me retournais alors vers la jeune rousse et dis Ca risque d'être long, elle a du retard, puis-je vous apporter une boisson quelconque mademoiselle. Avec un sourire charmeur, avant de me lever. Je savais pertinemment que sans caféine et une cigarette, oh oui, une cigarette, cette attente ne finirait jamais.
Elle me regardais l'air étonnée, ne lui parlait-on donc jamais ? Elle était pourtant belle, fine. Je ne comprenais pas ce regard. J'ajoutais alors J'allais me chercher à boire, donc ça ne me dérrange pas. Je la regardais alors dans les yeux, et elle détourna le regard. Je m'apprêtais à détourner les talons, quand elle parla enfin.

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MessageSujet: La patience à des limites ... /Jared/   Mer 3 Déc - 9:13

Séance numéro .... Numéro combien déjà ? J'avais perdu le compte depuis que j'étais là. J'étais arrivée aux alentours de juillet août ... Enfin, je n'étais pas sûre. J'avais peut être perdu la notion du temps. Possible. En tous les cas, je faisais encore une fois le chemin vers la psychologue. Le fait d'être partie du Canada ne me dispensait pas des séances quotidiennes et ma mère avait tout fait pour que je continue à consulter. Elle appelait régulièrement le docteur pour savoir si je me pointais au rendez vous, si je parlais, si j'allais mieux. Elle avait du mal à croire quand moi je lui disais que ça allait, ou que j'avais l'impression de faire des progrès. Mais je la comprenais. Elle se faisait du soucis pour moi, pour sa fille, pour son enfant. Mais non, vraiment je me sentais un peu mieux. J'avais l'impression d'avoir plus de facilité à sortir, à parler avec les gens. Oui, je rougissais toujours, je bégayais toujours, mais moins, et je m'en rendais compte. C'était mieux pour moi, mieux pour Bambi. Elle aussi devait se faire moins de soucis à présent et cela le faisait plaisir ... Je lui avais causé assez de problèmes en plus des siens alors ... Maintenant, je me sentais mieux aussi par rapport à elle. Elle avait toujours eu cette joie de vivre que je n'avais pas, cette aisance que je n'avais pas, cette présence que je n'avais pas, cette facilité avec les autres que moi, je n'avais pas. Quelque part je l'avais toujours un peu envier de ce côté la ... Peut être était-ce un point que je devais partager avec la psychologue ...

La vitre appuyer contre la fenêtre du bus je pensais à une multitude de chose. Je me demandais comment cela pouvait se passer à Québec, je me demandais comment ça allait se passer pour moi ici, je me demandais combien de temps encore j'allais devoir faire ce chemin vers ce bureau où je m'allongeais sur ce divan et répondais à des questions en racontant parfois tout ce qui me passait par la tête. Je me demandais aussi pourquoi le monde était-il si injuste, pourquoi la vie avait infligé ça a ma famille, pourquoi elle m'avait infligé ça à moi, à ma sœur. Je me demandais aussi parfois pourquoi je n'arrivais pas à oublier totalement. C'était pourtant ce qui serait le mieux mais impossible. Il y avait toujours un je ne sais quoi, quelque part autour de moi qui me le rappelait, comme si quelque chose ou quelqu'un voulait que ça reste en moi, ancré pour toujours. Que je m'en souvienne chaque instant de ma vie. Comme si c'était une punition. Oui, voilà. Peut être devrais-je également évoquer ce point avec le docteur. Elle m'a dit lors de notre première rencontre qu'elle n'était pas la pour me juger et que la moindre question, je pouvais la lui poser. Bien évidemment, ils disent tous cela. Ils disent qu'ils ne jugent pas mais si eux parviennent à entrer dans notre tête, nous pas, alors on ne sait pas. On ne peut pas savoir s'ils ne sont pas en train de se moquer de nous au fur et à mesure que nous déballons le fil de nos pensées. On ne sait pas ce qu'eux, ont dans la tête. On est pas en mesure de savoir. Eux ils savent s'y prendre pour lire dans notre esprit, mais nous, on ne sait pas. Ce truc m'angoissait. Le fait de penser qu'une étrangère, aussi gentille soit-elle puisse lire dans mon cœur, dans ma tête me mettait mal à l'aise ... Je n'aimais pas ça mais avais-je le choix ?

Terminus. Enfin, en fait, c'était mon terminus à moi. L'arrêt où je descendais. Fréquenter les transport en commun était devenu plus facile pour moi. Je prenais le bus, le tramway, et tout ce genre de chose. L'avion aussi ... C'était mon moyen de transport préféré. Mais on ne pouvait pas prendre l'avion pour aller à quarante cinq minute du lycée.
J'avais de la chance, le bureau de la psychologue était à deux pas de l'arrêt. Je regardais ma montre chaque fois. J'étais en avance de dix minute. Pour une fois. Mais je décidais de ne pas traîner et d'attendre dans la salle d'attente. J'entrais.
Il n'y avait personne, ou presque. Un jeune homme était assis. Peut être que j'aurai du faire un tour avant de venir. Faire demi tour maintenant était ridicule puisqu'au moment où j'avais poussé la porte, son regard s'était posé sur moi. Rapidement, je détournais le mien et me dirigeais vers la chaise libre, face à lui. J'aurai préféré m'assoir un cran à côté, mais déplacer la chaise, ça ne le faisait pas vraiment. Je voulais me faire discrète, et c'était le meilleur moyen d'attirer plus son attention. Enfin ... Se faire discrète dans un si petit endroit, c'était tout de même un peu compliqué ... Délicatement, je m'asseyais. Pour ne pas changer, je dirigeais ma vision vers mes pieds laissant tomber sur mon visage mes longs cheveux roux. C'était une sorte de barrière. La psychologue m'avait dit à plusieurs reprise d'essayer de ne plus le faire mais la, j'y étais comme forcée. Je fixais mes pieds que je bougeais nerveusement en même temps que le reste de ma jambe. Trahison de ma nervosité et ma gène. Je voulais faire en sorte de l'arrêter mais quand j'y parvenais il ne se passait que trois ou quatre seconde avant que je ne recommence. C'était pénible.

Le temps passait et Mademoiselle Kinnian, n'avait toujours pas pointé le bout de son nez ... Je j'étais un œil à ma montre. Dix minutes. C'était le temps depuis lequel j'étais la. Mais lui, devait attendre sans doute depuis un peu ou beaucoup plus longtemps. Discrètement, je levais un œil vers lui. Bras croisé sur le torse, je sentais chez lui de l'impatience. Observer les gens c'était mon truc. À défaut de leur parler, j'avais toujours analyser chaque personne qui pouvait être intéressante. Je ne dis pas que c'était son cas, mais il était là, et je n'avais jamais appris à faire comme si j'étais seule. Il était assez grand, brun. Son visage était fin. Il avait sur sa jour gauche un grain de beauté, et je devinais la présence de faussettes. Il ne souriait pas loin de la, mais un léger creux se formait naturellement sur ses joues. Mon regard se faisait insistant et il est bien connu que plus on regarde quelqu'un plus il s'en rend compte. Il ne bougeait pas et ne semblait pas avoir encore remarquer la manière que j'avais de l'observer dans les moindres détails. Puis, côté psychologique. Que faisait-il ici ? Problème familiaux, suivi psychologique après un accident je n'en avais aucune idée mais ça m'intriguait un peu. Je n'aurai pas été qui j'étais, je lui aurai sans doute adresser la parole mais ma gorge était sèche et les mots refusaient de monter jusqu'à mes lèvres.

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