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 E-e-e-entschuldigung !! [Paytah]

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MessageSujet: Re: E-e-e-entschuldigung !! [Paytah]   Mer 10 Déc - 20:31

C'était déjà un miracle que Paytah tienne encore sur ses jambes, il allait avoir besoin de ses dernières forces pour rentrer. Et encore, ce n'était même pas sûr qu'il parvienne à rentrer. Enfin, si nécessaire, Ozvan lui prêtera main forte une nouvelle fois. Il lui devait bien ça, c'était la première fois qu'on était aussi gentil avec lui ! Jamais il ne l'oubliera ! Paytah était pour lui une sorte de...de cas unique pour parler franchement. Sérieusement, le seul gars à être comme ça avec lui. Il n'était pas prêt de lâcher une occasion pareille. Il proposa néanmoins au sioux de prendre du repos, mais ce dernier haussa la voix en répliquant :

« Non ! Je veux te faire visiter ! »

Ozvan tressaillit. Et se tut sur le champ comme si Paytah venait de lui ordonner de se taire. Mais après un moment de silence, le jeune rouquin reprit ses arguments pour inciter son camarade à ne pas faire de folie. Il lui disait même qu'il était capable de s'en sortir avec son plan. Après tout, la rencontre avec Paytah était fortuite, il se serait débrouillé également s'il ne l'avait pas croisé, ou plutôt, percuté. Paytah rendit les armes et s'assit contre le mur. Ozvan l'interrogea du regard.

« J’attends une amie qui va me chercher. »

Ah, c'était beaucoup plus raisonnable tout de même ! Paytah lui fit un sourire avant de lui dire :

« Merci...pour tout. »

Ozvan laissa un petit rire nerveux et mal contrôlé s'échapper :

- O-Oh, ce n'est rien...

Il continuait de faire profil bas. Pourtant il était évident qu'il avait une confiance aveugle en Paytah. Juste parce que ce dernier avait su se montrer sympa et, pour pas avoir peur des mots, normal avec lui. Ozvan n'avait jamais connu ça. De tout temps, de tout âges, toute époque scolaire, de la maternelle à...avant Wynwood, il n'était que la tête de turc de tout le monde. Il était beaucoup trop frêle pour s'imposer, trop timide pour s'approcher, et ses cheveux roux n'avait rien arrangé. Les garçons s'en servaient comme un jouet fardeau, les filles le fuyaient, ou se moquaient de lui. Il restait soit seul soit très mal accompagné. Il avait toujours été en position de soumission, écrabouiller par les autres, ou tout simplement ignoré comme la poussière ou fuit comme la peste. Au départ, il ne cessait de se demander pourquoi. Mais par la suite, cela n'avait plus aucune importance au final. Il n'oubliera jamais ce jour d'hiver. Il était en primaire à cette époque là. Deux gaillards de son école l'avait filé en chemin. Il neigeait beaucoup, il faisait froid. Ozvan franchissait un pont au dessus d'une rivière pour rentrer chez lui mais il s'était retrouvé encerclé et pour servir de divertissement à une blague de mauvais goût, il a été jeté par dessus bord, dans l'eau glaciale. Il avait eut une chance immense de s'en sortir, mais cela l'avait forgé ainsi à tout jamais.

Soudain, deux personnes arrivèrent. Ils avaient l'air de la même ethnie que Paytah. Ozvan se raidit et garda le silence. C'était la meilleure façon d'être invisible aux yeux des autres. C'était au moins une chose qu'il savait très bien faire : se faire oublier.

« On te rammène chez toi Pay.  Pay...C'est vrai que t'es pas bien ! Faut vite rentrer là ! Tu...pleure ? »

C'était une fille qui avait dit ça. Ozvan n'avait pas fait attention, mais il semblait bien que c'était des larmes qu'il venait de voir sur Paytah. Cependant, fidèle à sa règle d'or, il maintenu le silence.

« Non...Je ne pleure pas...Je...Je me demande si je suis fais pour être cuisinier. »

L'autre, un garçon, aida Paytah à se lever. Ozvan observait la scène en silence. Il vit Paytah et la fille faire des messes basses, après quoi, l'amérindien se tourna vers le rouquin :

« Tschüss Ozvan ! A la prochaine j'espère. J'espère te revoir bientôt. D'ici là...Réfléchis à ma proposition. J'espère que tu réussiras à t'intégrer et à te faire des amis. Ne sois pas timide. Tu y arriveras ! Bye... Oh...Attend ! ».

Oh, de l'allemand ! Ozvan maintenait le silence bien qu'il était un peu surpris. Paytah ne savait pourtant pas reconnaître sa langue natale. Le sioux lui écrivit son numéro de téléphone sur un bout de papier avant de le lui donner.

« C'est mon numéro. Appelle moi ou envoie moi quand tu veux. Je dois y aller. Danke !  Danke pour tout.»

Ozvan récupéra ce qui était une sorte de bien précieux pour lui.

- J-ja, d'accord !

Il était content, il afficha un timide sourire et répondit au salut de Paytah d'un petit signe de la main. Paytah et ses amis quittèrent les lieux. Ozvan resta un moment immobile puis baissa son regard vers le papier avant de le ranger précieusement dans sa poche. Il regarda à nouveau son plan et parcouru le bâtiment sans se tromper une seule fois jusqu'à la chambre qui lui était destiné. Il s'y enferma et l'observa. Une chambre toute banale, pas très grande, avec le nécessaire. Il n'avait pas besoin de plus. Il posa sa valise près du lit et sortit son portable pour y entrer le numéro de Paytah. Après quoi, il passa un coup de fil :

>Dialogue traduit de l'allemand<


- Ha-Hallo ma tante ! lança le jeune homme, me voilà installé.

- Oh mon chéri ! J'attends depuis. Tout va bien j'espère ?

- Oui, mieux que je ne le pensais. C'est beau Miami, il fait chaud et l'école est immense.

- Pas trop de trahison, de sauvagerie et de moquerie ?

- Pas encore.

- Les brutes sont partout, mon pauvre chéri. Mais souviens-toi, ils ne font ça que parce qu'ils t'en veulent. De l'envie et du dépit. Voilà ce que c'est. Je m'inquiète pour toi, rappelles-toi toujours que tu ne peux faire confiance à personne. Personne sauf ta tante.

- J-Je sais...Je sais mais tu sais quoi...? Je pense que j'ai enfin trouvé quelqu'un en qui faire confiance. Un étudiant ici.

- Un étudiant...Ce ne sont que des voyous, des menteurs, des brutes.

Ozvan garda un moment de silence.

- Pas celui-là ma tante...C'est un véritable ami...
Il marqua une nouvelle pause.

- Il m'aidera à m'en sortir...
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MessageSujet: Re: E-e-e-entschuldigung !! [Paytah]   Mer 10 Déc - 17:23

Garde la foi !

Je ne suis pas raciste.
Vous allez me dire que non, mais je vous assure que le contraire.
J'avoue que quelques fois, je suis très en colère contre les Blancs parce qu'ils exagèrent. Ça m'énerve. Alors en général, je leur crie ma façon de penser, je rappelle le passé, tout le mal qu'ils nous ont faits, nous les native. J'insulte aussi les Blancs de Nodawe, ce qui signifie Vipère en Lakota, de Wasicu, de Visage Pâle à la langue fourchue, de Visage Pâle tout court.
Mais je ne suis pas raciste.
Je dis ça par rapport à Ozvan Wagner.
Ce gars m'a marqué. Je ne l'oublierais jamais. Vous savez pourquoi ?
Parce que ce rouquin léger comme une plume m'a aidé. Il a été très sympa avec moi.
Il m'a parlé, m'a écouté, m'a conseillé...puis il m'a aidé. Il a essayé de me ranimer, alors que les autres élèves étaient restés insensibles lorsque j'avais perdu connaissance. Il m'avait emmené à l'infirmerie ALORS qu'il était aussi maigre qu'une allumette. C'est le seul Blanc -avec Silver- qui m'a aidé dans ma vie. Je me rappelle encore de Silver De Lawyer, un brun rebelle qui était PS.
J'avais toujours pensé qu'il n'était pas fait pour être un PS, mais il ne m'avait pas écouté. Le contraire s'était produit aussi : Silver m'avait dit que je n'étais pas un PS. J'avais refusé de l'écouter, voulant à tout prix être un PS et réaliser mon rêve.
Silver m'avait aidé quand je me suis fais tabassé par un Hawaien sur le parking d'un supermarché cet été.
Enfin bref. Silver et Ozvan sont les seuls qui m'ont aidés. Je revaudrais ça au p'tit rouquin. Il le méritera bien.
Je lui suis très reconnaissant.
Il m'a emmené à l'infirmerie. Sidney m'a pris en charge. J'ai dormi après avoir mangé. Elle m'a renvoyé chez moi pour dormir avec la ferme recommandation de manger. Je lui ai promis de me nourrir.
Puis, je suis sorti.

J'ai rejoins Oz, et j'ai décidé de ne pas écouter Sidney, mais de faire visiter Wynwood à l'Allemand.
J'ai donc demandé à Oz qu'on y aille. Mais le rouquin aux yeux bleus a refusé.
Il a mentionné mon état, prônant le repos.
« Non ! Je veux te faire visiter ! », m'écriais-je têtu comme une mule alors que sur mon visage était inscris les mots FATIGUE, A BESOIN DE DORMIR.
Ozvan ne lâcha pas l'affaire. Il me montra son plan, puis me dit qu'il saurait se débrouiller lui même.
Il fini par avoir le dernier mot. J'étais faible. Je ne tiendrais pas. J'avais eu trop d'émotions en une seule journée. Mes nerfs lâchaient.
L'infirmière avait appelé quelqu'un de proche pour venir me chercher. J'avais donné le numéro de Li Na Young, une amie demi Sioux-demi Chinoise qui me ressemblait un peu physiquement alors que nous n'avions aucun lien de parenté.
Je m'assis aux côtés du roux. Je poussais un soupir, las. Mes yeux se fermaient malgré moi. J'essayais de garder mes paupières ouvertes, mais elles se refermaient toutes les 5 secondes.
« J’attends une amie qui va me chercher. », expliquais-je à l’Européen.
Les roux...on dit souvent du mal d'eux-je ne sais pas pourquoi d'ailleurs!!!- mais les deux que je connais (Joy Crawford et Oz) sont cools et sympas.
Je fis un sourire franc à Ozvan, dévoilant mes dents blanches. « Merci...pour tout. », lui soufflais-je.
Je fermais mes yeux et posais ma tête contre le mur.
Mes lèvres s'entrouvrirent et mes dents se touchèrent. Je me demandais si dans mon état je pourrais participer à MasterChef Teen. J'étais si faible. J'étais en plus anémié, il me manquait du fer, des vitamines et plein d'autres trucs de ce genre. Je n'étais plus dynamique et joyeux. J'étais pâle, triste, sombre, épuisé. Mes traits étaient prononcé, mes yeux vides.
Le râteau de Joy Evans (la blonde que j'avais dragué), la bataille le lendemain avec Davy mon meilleur ami à cause de ça, les moqueries de ma famille, le stress pour MCT, les caprices de Yepa, les jeux de Boogie-Boo et Praline, l'attente de Meika, les supplications de Jess, les nuits blanches, tout cela me rendait malade.

Je me demandais un instant si devenir Chef était bon pour moi. Et si je laissais tout tomber ? Si ça se trouve, je vais mourir d'épuisement à force de travailler non stop dans un restaurant. Je ne sais plus. Je ne sais plus quoi faire. Je suis perdu.
J'ai arrêté quelques activités pour me consacrer à la musique. Plus de peinture, plus de danse.
Le dessin , le Karaté, l'équitation sont des passes-temps. Je créerais des bijoux que pour ...Meika.
La cuisine...Je me demande si il ne faut pas abandonner ce rêve. C'est dur de devenir Chef ! Faudra que je m'accroche...Faudra faire des sacrifices...Peut-être même que je délaisserais ma famille et...si un jour je grandis et que je me marie tout ça tout ça, j'abandonnerais femme et enfants pour un restaurant !!! Je suis un Workaholic et je quand j'aime un truc, je me donne corps et âme. LA PREUVE !
Je suis un AP...La musique...C'est mon truc. Bon, je cuisine bien. Je cuisine tous les jours -faut bien que je me nourrisse quand même!- mais...je me demande pour de bon si créer un resto Lakota est une bonne idée. Est-ce que c'est ce que je veux VRAIMENT FAIRE ???
Mais si je veux plus devenir Chef, je ferais quoi moi plus tard ? Prof de musique ? Vendeur d'instruments ? Chanteur pro ? Scénariste ? Bijoutier ?
Directeur Artistique ? DJ ?
DJ ce serait super!
Il faut que je me renseigne !

J'arrive pas à croire...que j'abandonne ma liste rêves petit à petit.

1) Devenir PS- ABANDONNE
2) Sortir avec Meika- EN ATTENDE
3) Avoir un resto- ABANDONNE
4) Me marier & avoir une famille- BON CA C'EST ENCORE LOIN
5) Avoir les cheveux longs- ACCOMPLI/EN COURS

Il me reste quoi du coup ?

1) Sortir avec Meika
2) Avoir les cheveux longs
3) Me marier & avoir une famille

Horrible ! Le rêve numéro 1...je ne suis même pas sûr de le garder...Avec ma patience légendaire (ironie)...Est ce que Meika m'aime finalement ? Si ça se trouve, ma famille à raison -sauf sur les points qui rabaissent Meika-. Je ne sais pas si Mlle Cloud m'aime. Je me mets à douter. Je n'en suis plus très sur à présent. Et puis...est-ce qu'elle est faite pour moi d'abord ? Elle aime un mec décédé...
Elle m'a demandé d'être fort. C'est marrant, je n'en ai plus de force, je suis épuisé. Elle m'a demandé d'attendre. Or moi, je suis pressé. A quoi ça sert d'être pressé ? Est-ce que c'est Meika qu'il me faut ?
Et si j'abandonnais ?
Non. Je peux pas. Je l'aime. Ah fichu sentiment ! Pourquoi j'aime cette fille d'abord ? Je ne sais pas. Je ne peux pas expliquer. Je l'aime. Point. Y a rien a ajouté. Je la kiffe. J'en suis raide dingue.
Mais elle...Elle ne me veux pas. «Tu sais pourtant que je ne m'en moque pas mais... ».
Je me demande toujours c'est QUOI CE MAIS. ''Mais''...''mais''...MAIS QUOI ?
Du coup, je me demande si je vais lui chanter ''I Think About You'' et ''You are the Only One''(la chanson que j'ai inventé pour elle *-*). Est-ce que ça en vaut la peine ? Meika est si ambiguë !! Un jour elle s'approche de moi, le lendemain elle me donne de la distance. WT* ? C'est quoi cette fille ?
C'est pire que Joy, qui m'a donné le rateau franchement. Meika, elle me donne un demi-râteau. Alors moi forcément, je ne comprend rien.
Je crois que je vais prier dur pour que je n'aime plus Meika. J'avais déjà commencé, mais là, il faut que je recommence. Il faut que je prie dur comme fer, jusqu'à ce que mes genoux me fassent mal. Parce que, c'est grave quand même.
Il faut peut-être que je lui demande si elle m'aime. Mais...Il me semble que je le lui ai déjà demandé. Ah mais oui ! Et elle m'avait dit : « Pay je ne t'aime pas de la même façon. ». Mais ça c'était AVANT son histoire de « Si vraiment tu veux m'aimer et soigner mon coeur...Je t'en prie...Aide-moi. Aide-moi et ne sois pas triste ! Je guérirais. Un jour, je guérirais.  » et aussi son «Mais...Si tu es triste, je le serais aussi. » REWIND !!!! Je vais analyser ces phrases. ''Si vraiment tu veux m'aimer et soigner mon coeur...Je t'en prie...Aide-moi.''  Déjà...elle m'autorise à l'aimer et à réparer son cœur. Elle me demande de l'aider. ''Aide-moi et ne sois pas triste ! Je guérirais. Un jour, je guérirais.'' Elle me donne quand même de l'espoir : ''un jour je guérirais''. C'est vraiment étrange ces phrases quand même ! Puis, elle me dit après... ''Si tu es triste, je le serais aussi.''. C'est vraiment bizarre. Ça fait comme si...elle partage ma souffrance de ne pas l'avoir. En plus, je me rappelle, Meika m'a demandé si je souffrais beaucoup. C'est...très ambiguë.
Donc j'ai raison : Meika est ambiguë. Je suis amoureux d'une fille ambiguë.
Elle doit m'aimer quand même...Non ?! Si ? Heu...
Il faut que je lui repose la question. Je veux savoir !
J'ai besoin d'elle et elle a besoin de moi.
L'amour c'est cruel quand même. Cruel et compliqué. Ozvan a raison. C'est super compliqué.
Donc en conclusion, je suis comme un abrutit entrain de me demander si Meika m'aime. Je crois que je vais envoyer quelqu'un en éclaireur demander à Meika si elle m'aime.

BREF. Je suis assis à côté d'Ozvan, main dans les cheveux entrain de réfléchir sur ma vie de lycéen et d'amoureux célibataire malheureux et je ne vois pas Li Na débarquer avec Enapay. Li Na m'appelle. Je lève la tête. « On te rammène chez toi Pay. ». Je fronce les sourcils. Enapay et Li Na sont main dans la main et très proches l'un de l'autre. Un autre couple s'est formé une nouvelle fois. ET PAS MOI. Je suis jaloux, très jaloux !!! Je les envie, j'aimerais être à leur place. Ça me donne envie de pleurer.
« Pay...C'est vrai que t'es pas bien ! Faut vite rentrer là ! Tu...pleure ? »
Merci LI NA !
« Non...Je ne pleure pas...Je...Je me demande si je suis fais pour être cuisinier. », fis-je en essuyant mes yeux.
Je n'ai plus la foi. Je pers courage. Pour mes études. Pour ma famille. Pour Meika.
Enapay m'empoigne et me relève. Il est costaud. Ses longs cheveux sont attachés en une queue de cheval. Je m'approche de Li Na en titubant et je lui murmure à l'oreille : « Toi qui fais de l'Allemand, tu sais comment on dis au revoir et merci ? Si oui, dis le moi à l'oreille. ». Li Na me dit les mots à l'oreille, puis je me tournais vers le rouquin au regard superbe : « Tschüss Ozvan ! A la prochaine j'espère. J'espère te revoir bientôt. D'ici là...Réfléchis à ma proposition. J'espère que tu réussiras à t'intégrer et à te faire des amis. Ne sois pas timide. Tu y arriveras ! Bye... Oh...Attend ! ».
Je fouillais dans mon sac et je sortis un papier et un stylo bleu. Je griffonnais mon numéro et je tendis la papier à l'Allemand.
« C'est mon numéro. Appelle moi ou envoie moi quand tu veux. Je dois y aller. Danke !  Danke pour tout.»
Je fis un sourire crispé, saluais le nouvel élève de la main puis me fis soutenir par Li Na et Enapay.
Ils m'emmenèrent dans la 4X4 de Li Na. Ce fût Enapay qui conduisit. Je m'endormis dans la voiture.
Lorsque je me réveillais, je me retrouvais dans mon lit. Je regardais l'heure. 00:32.
J'allumais ma lampe de chevet et j’aperçus un énorme plateau repas avec un mot sur ma table de nuit. Je pris le papier et lu : « MANGE PAY ! Si tu ne mange pas, tu auras affaire à moi ! A Yepa aussi ! N'essaie pas de nourrir les chiens à ta place, Enapay les a pris chez lui. Force toi à manger, même si tu n'a pas faim. Matoskah te dis d'arrêter de ne pas manger pour Meika. Bon appétit !
PS : Tu n'iras pas au lycée pendant quelques temps, faut que tu reprenne des forces pour la Laponie.
Je viendrais tous les jours te donner à manger. Si je ne peux pas, Yepa me remplacera.
Bisous. Li Na.
 »
Je poussais un énorme soupir. Je jetai un œil au plateau. Mais. Lentilles. Fry Bread. Beurk. Poulet. Thé. Gâteau. Biscuits.
Je repoussais le plateau.
Sur celui-ci, il y avait écrit en gros ''MANGE MOI PAY IMMEDIATEMENT !''. Je me rappelais des mots de l'infirmière, des Tweets de ma famille, alors finalement je pris le plateau. Je le fixais longuement. Meika aurait voulu que je mange. Alors je mange. Pour elle.

Hé ouais. Je dois être vraiment idiot, mais vous savez quoi ?
J'aime toujours Meika Cloud.
Et vous savez quoi d'autre ?
Y a pas que les parents qui comprennent rien ! Apparemment les frères et sœurs ne pigent rien non plus.
J'abandonne. Ils ne comprendrons jamais rien. Bon, je vais quand même leur dire une dernière fois pourquoi je ne mange plus.
@Paytah to @Mato, @Ehawee, @Lootah, @Ehwakahn : Pour la dernière fois, je ne mange plus parce que je stresse pour MCT !!!

@Matoskah : Mon œil !



2235 mots!!! Quelle inspiration! x)
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MessageSujet: Re: E-e-e-entschuldigung !! [Paytah]   Lun 8 Déc - 23:48

« He bien...un peu. Je ne ressens plus la faim parce que j'aime Meika ET parce que je stresse pour MCT ! »

Voilà la raison de Paytah qui expliquait le fait qu'il ne mangeait plus et donc son état. C'était assez surprenant. Si Ozvan devait ne plus se nourrir dès qu'il stressait et bien...Il serait mort et enterré depuis des siècles ! C'était malheureux d'en arriver là. Ozvan comprenait sans doute plus que quiconque ce que ressentais Paytah en ce moment même. Côté stress, l'allemand avait sa dose tous les jours, côté amourette, il avait eut sa dose un jour. Ca s'était mal passé donc finit ce côté là. D'ailleurs, il ne préférait même plus y penser. Il ne pouvait souhaiter que que Paytah y arrive lui. Mais ce n'était pas en se rendant malade que la demoiselle l'appréciera d'avantage. Sauf si c'était une sadique et lui un masochiste.

L'adolescent à la tignasse flamboyante aida du mieux qu'il pouvait l'amérindien pour lui faire gagner l'infirmerie, ce qui n'était pas tâche facile mais une fois confier aux bons soins de l'infirmière, Ozvan décida de l'attendre. Et il attendit, encore, toujours, longtemps, un bon moment, éternellement. Le temps filait trop lentement. Paytah sortira t-il un jour ? Si ça se trouve, il allait passé la journée dedans pour reprendre des forces, la nuit peut-être. Et s'il était à nouveau dans le coma ? Que devait faire Ozvan ? L'attendre ? Partir ? Toquer ? Ozvan profita du temps à perdre pour feuilleter son plan, c'était une bonne façon de le mémoriser. En un rien de temps, il pourra connaître l'école par coeur sans avoir à la visiter. Mais tout à coup, la porte s'ouvrit et Paytah en ressortit, pas en meilleur état mais debout tout seul au moins. Ozvan se sentit soulagé. L'infirmière lui donna quelques instructions supplémentaires et Paytah rejoignit ensuite Ozvan en lui disant :

« Merci Ozvan. Allons-y. Je vais te faire visiter. »

- T-t-tt-tu devrais peut-être te r-reposer pour aujourd'hui, je m-me débrouiller-rr-rais moi-même, répondit le jeune homme en se triturant les doigts d'un geste nerveux comme si l'idée lui paraissait totalement insensée voir même un affront envers la solidité physique de son camarade.

Le rouquin lui montra ensuite le plan en ajoutant :

- Jj-j'ai un p-plan après t-tout, je v-vv-vais vite faire mes repères, il vaut mieux p-pour toi que tu r-rrentre chez toi ou dans t-ta chambre pour reprendre des forces et f-faire comme l'infirm-mm-m-mière a dit.

Parce que si Paytah venait à faire un autre malaise quelque part en plein milieu du bâtiment, Ozvan ne pourra jamais le ramener à l'infirmerie, il n'en aurait pas la force et ce n'était pas la peine de tenter le diable.
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MessageSujet: Re: E-e-e-entschuldigung !! [Paytah]   Lun 8 Déc - 23:24

J'expliquais à Oz pourquoi on fuyait. Je lui dis que j'aimais Meika. L'Allemand paru intéressé par ce que je lui racontais. Au final, le Berlinois conclut en disant que l'amour c'était compliqué. J'hochais la tête et je dis : « Un peu trop. ». Je prenais mon mal en patience. Quand je pensais abandonner mon amour pour Meika tant j'étais pressé de l'avoir et que ma famille disait des bêtises sur elle et moi, je me répétais les mots de la Sioux : « Si vraiment tu veux m'aimer et soigner mon coeur...Je t'en prie...Aide-moi. Aide-moi et ne sois pas triste ! Je guérirais. Un jour, je guérirais. Mais j'ai besoin de ta force plus que de ton désespoir et de ton impatience...J'ai besoin de ton humanité, j'ai besoin de ta confiance, j'ai besoin de ta compréhension...Mais...Si tu es triste, je le serais aussi. La blessure qui saigne n'a aucune chance de cicatrisée, il faut d'abord que le sang cesse de s'écouler. 
Je me suis toujours montrée forte pour surmonter ma peine, mais je n'ai pas encore gagné. Sois fort aussi, pour pouvoir m'aider.
 ». J'avais retenu mot pour mot ses paroles et je les avais apprises par cœur. Je pensais que ça me sera utile. Ça l'était.
J'avais avoué que je n'étais pas comme ça auparavant. Le pauvre roux s'inquièta pour ma santé.
« He bien...un peu. Je ne ressens plus la faim parce que j'aime Meika ET parce que je stresse pour MCT ! », confiais-je. Je poussais un énorme soupir.

Mon état empirait. Je fis un énième malaise. Ozvan m'aida à me relever par la suite. Je lui demandais de m'emmener voir Sidney, l'infirmière. Je ne pouvais pas trop tenir. Mais Oz tint bon, me soutins et m'emmena à l'infirmerie.
Là bas Sidney m'examina, me posa des questions puis me fis un sermon. Elle me donna a manger puis je me reposais un peu.
Une heure et demie plus tard je ressortis, le teint pâle, le visage moins fatigué, le  ventre plein, aucun sourire aux lèvres.
« Et n'oubliez pas Monsieur Yellow ! Même si vous ne sentez pas la faim, FORCEZ VOUS A MANGER. Vous avez compris ? », me lança l'infirmière.
« Oui m'dame. », répondis-je bien bas. Je refermais la porte apres avoir remercié Sidney, puis me tournais vers Ozvan Wagner.
« Merci Ozvan. Allons-y. Je vais te faire visiter. »
Je fis un petit sourire timide.
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MessageSujet: Re: E-e-e-entschuldigung !! [Paytah]   Lun 8 Déc - 1:01

Ozvan ne comprenait pas pourquoi Paytah avait réagit comme ça, on aurait dit qu'il avait vu un fantôme. Ce dont Paytah avait peur, Ozvan devrait en avoir peur aussi ? Dans le doute, le jeune homme demanda à l'amérindien la raison de tout ça. Paytah lui répondit comme si c'était l'évidence même :

« A cause de Meika ! »

- M-Meika ?

« Meika c'est une Sioux. Je l'aime. »

- O-Oh !

Il réfléchit un instant, puis ajouta :

- M-mais si tu l'ai-l'aime, pourquoi tu...

« Mais...elle ne m' aime pas...enfin je sais pas...C'est ambigu. C'est compliqué. C'est le mystère. Mais je l'aime vraiment beaucoup. Je l'aime...plus que moi. Enfin je sais pas comment expliquer...Je l'aime. »

Ozvan observa Paytah en silence avant de lui dire :

- L'amour, c'est com-c-compliqué.

« Je lui ai juré de l'attendre. Alors j'attend. J'attend que son cœur brisé se répare...pour qu'il craque pour moi. C'est ma meilleure amie. Pour l'instant. Je ne veux pas qu'elle me voit dans cet état ! Elle ne m'a jamais vu...aussi maigre, pâle, épuisé. Je n'étais pas comme ça avant. »

Ozvan toisa Paytah du regard. Il n'avait donc pas tord en pensant que ce teint là n'était pas normal.

- T-t-ttu es malade ? demanda-t-il.

On pouvait dire ça comme ça. En tout cas, Paytah fit rapidement un malaise et manque de chance, il n'y avait personne autour pour lui venir en aide. Personne à part Ozvan. Ce dernier avait essayé de soulever Paytah, avait essayé de trouver quelqu'un, avait essayé de le réveiller, avait essayé d'appeler à l'aide, mais rien n'y fit. Soudain, Paytah se mit à bouger, comme s'il revenait à la vie. Ozvan était à la fois soulagé et inquiet.

« Aide moi...à...me relever. Emmène moi...à...l'infirmerie. S'il te plait... ».

- J-jj-ja ! Tout de suite ! répliqua le jeune homme.

Paytah se releva et Ozvan lui prit un bras pour le faire passer sur ses épaules, faisant porter le faible poids du garçon sur sa faible corpulence. Les deux n'avaient pas l'air malin du tout et menaçaient tout deux de s'effondrer.

« Oh for the life of me ! Oz...je ne peux plus...plus... »

- K-kopf hoch...mein f-freund, répondit Ozvan en mettant toute la force qu'il pouvait trouver dans son modeste corps pour continuer à avancer, titubant à moitié dans le couloir.

Ozvan se soutenait au mur de sa main libre jusqu'à la porte où se trouvait l'écriteau de l'infirmerie. Il toqua à la porte. Une femme ouvrit. Vu l'état de Paytah, le jeune rouquin n'avait même pas besoin d'expliquer quoi que ce soit. La femme entraîna l'amérindien à l'intérieur avant de refermer la porte. Le jeune allemand se retrouva seul dehors et ne pouvait plus qu'attendre. Il s'adossa au mur en face de la porte et patienta. Il était inquiet pour Paytah. Il venait à peine de le rencontrer et ce dernier avait déjà des soucis. Même si apparemment, il en avait déjà depuis pas mal de temps ! Ozvan jeta un regard à droite, un regard à gauche, c'était vraiment le désert dans ces couloirs quand c'était l'heure des cours. Soudain, la porte de l'infirmerie s'ouvrit à nouveau, attirant son attention.
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MessageSujet: Re: E-e-e-entschuldigung !! [Paytah]   Lun 8 Déc - 0:20

Oz m'expliqua que le ''Ich web'' ça voulait dire ''je ne sais pas''. J'en apprenais des choses avec lui !
Moi aussi je lui en apprenais des choses sur les Sioux. Il s'exclama que j'avais de bonnes idées d'avenir. Il connaissait MasterChef, c'était déjà ça. Il me dit qu'il me regarderait si je passais, ce qui me fis sourire. Il était d'accord avec moi sur le point que les parents ne comprenaient rien.
Ozvan semblait être quelqu'un de peureux, ayant peu confiance en lui. Il me faisait vraiment pitié et j'avais pour lui un élan de compassion. Il ne me répondit pas pour ma demande de le protéger. Il avait le temps après tout.
Je l'emmenais dans les couloirs, parmi la foule d'élèves. Mais je vis Meika. Je devins figé, mon visage se décomposa et je me retournais immédiatement. Je poussais l'Allemand et je l'emmenais loin de Meika. Je lui demandais si il croyait que j'allais réussir à MasterChef. J'avais pas précisé que c'était MasterChefTeen, une nouvelle émission spécial ados. C'était la saison 1.
Il me répondit qu'il ne savait pas dans sa langue compliquée. Puis, il me demanda pourquoi on se cachait.
« A cause de Meika ! », fis-je avec évidence en jouant avec le bracelet multicolore que je ne quittais jamais.
« Meika c'est une Sioux. Je l'aime. », repris-je avec des étoiles dans les yeux. « Mais...elle ne m' aime pas...enfin je sais pas...C'est ambigu. C'est compliqué. C'est le mystère. Mais je l'aime vraiment beaucoup. Je l'aime...plus que moi. Enfin je sais pas comment expliquer...Je l'aime. ». Je poussais un soupir, rêveur.
« Je lui ai juré de l'attendre. Alors j'attend. J'attend que son cœur brisé se répare...pour qu'il craque pour moi. »
Je pouffais de rire.
« C'est ma meilleure amie. Pour l'instant. Je ne veux pas qu'elle me voit dans cet état ! Elle ne m'a jamais vu...aussi maigre, pâle, épuisé. Je n'étais pas comme ça avant. », continuais-je en me rongeant les ongles qu'il n'y avait plus.
Je lui expliquais un peu mon enfance à la réserve rapidement. Il ne compris pas le mot Workaholic. Je lui expliquais que c'était quelqu'un accro au travail.
Puis je tentais de me relever, parce que Meika avait du partir depuis. Je tentais plusieurs fois. Je fis quelques pas. Puis je tombais dans les pommes. Je ne comptais plus le nombre de fois où je faisais des malaises.
Mon rideau de cheveux cachait mon visage et s'étalait sur le sol. C'était le noir complet.
Puis j'entendis un faible : « Hi-hilfe ! », lointain.
Je me sentis bizzare. Un mal de crâne pas possible. Je sentis quelqu'un me secouer. J'entendis mon nom.
J'ouvris les yeux, mais je ne voyais rien à cause de ma chevelure. Je repoussais lentement quelques mèches. Je soufflais doucement sur celles qui étaient restées sur mes lèvres. Je regardais le plafond.
Je sentis une énorme faim. Je tournais la tête vers Ozvan : « Aide moi...à...me relever. Emmène moi...à...l'infirmerie. S'il te plait... ».
Le Visage très Pâle me releva. Je m'agrippais à lui. Je n'avais jamais été gros. J'ai toujours été mince. Mais là, j'étais très mal. Ma sœur me surnommait l'Anorexique alors que j'en en était pas un.
Je ne voulais plus manger. C'est comme ça quand quelque chose ou quelqu'un me tiens à cœur. La cuisine, c'est mon rêve. Alors si j'échoue à MCT, je peux dire bye-bye à mon resto. Meika...c'est la fille de ma vie et je l'aime vraiment.
Pour Olathe, je n'avais pas fais tout ça de truc. C'était une amourette d'enfance. Mais Meika...C'était bien plus qu'une amourette. Je le sentais en moi. Je l'aimais vraiment. Personne ne pouvait comprendre.
« Oh for the life of me ! » m'écriais-je en me sentant si faible que je ne pouvais plus marcher.
« Oz...je ne peux plus...plus... »
Je sentais qu'il me manquait de la force, de l'énergie. Mais pourtant, je ne sentais pas l'utilité de manger. C'était comme ça.
Une fois quand j'avais 9 ans, j'ai fais pareil pour des controles qui s'étalaient sur deux semaines. Sauf que là, c'est pire.
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MessageSujet: Re: E-e-e-entschuldigung !! [Paytah]   Dim 7 Déc - 16:17

La barrière de la langue, ce n'était facile pour personne mais si Ozvan comprenait tout ce qu'on pouvait lui dire en anglais, il manquait parfois de s'exprimer de la même façon. De temps en temps, des mots de sa langue natale revenaient tout seul, et c'était encore pire lorsqu'il était angoissé. Heureusement, il ne faisait généralement pas de phrases complètes en allemand, juste deux ou trois mots. De toute manière, le reste de son anglais était ponctué d'un accent allemand relativement prononcé. En répondant à une question de Paytah, un peu d'allemand sortit malgré lui, l'amérindien ne le comprit pas et demanda :

« Ich web quoi ? C'est quoi Ich web ? »

- I-ich..."Jje-ne-s-ssais-pas." expliqua le jeune rouquin.

Après quoi, Paytah lui annonça qu'il possédait pas mal d'origine, ce qui impressionnait assez Ozvan. Lui était un allemand pur souche depuis des générations et des générations !

« Oui, mais y en a qui sont pire, tu sais ! »

- O-oh o-oui, probablement.

Généralement, les allemands étaient probablement l'ethnie qui s'était le moins mélangée aux autres par la faute du régime nazi au temps d'Hitler qui voulait garder une "race pure" avec ces allemands blonds aux yeux bleus. Si Ozvan serait né à cette époque, il aurait eut les yeux corrects mais pas les cheveux donc n'aurait peut-être pas survécu. Bref, Ozvan admis à Paytah qu'il se doutait des conditions de vie dans les réserves, mais s'il n'était pas très calé sur le sujet, ce n'était pas très difficile à deviner.

« Oui. Nous sommes très pauvres. La vie est difficile. Il y a de la misère, du chomage, de la violence aussi...Certains se droguent, d'autres font des trafics pour s'en sortir, d'autres encore quittent la réserve pour vivre parmi les Blancs et espérer trouver une vie meilleure. Mon père m'a envoyé ici en espérant que j'étudie dur pour réussir dans la vie. Je veux devenir Chef plus tard. Si je ne réussis pas...chanteur ou prof de Karaté. Je vais aller tourner dans un jeu, MasterChef, je sais pas si tu connais. Je partirais pour une semaine à L.A. Je veux prouver mes talents culinaires. Mon père aimerait que je fasse un travail ''respectable'' et pas cuisinier. Mon père comprend rien à ma vie, de toutes façons ! ».

- A-a-aa-alors c'est b-bien que tu t'en sois s-sortit en venant ii-ici. En tout cas, tu as de b-bb-b-bonnes idées d'av-vv-venir ! Je connais Mm-MasterChef, j'aime bien regarder parfois. Je te regarderais si tu p-pp-passe à la tv ! Et ne t'en fais pas pour t-tt-t-ton père, les p-p-p-pa-parents ne c-c-ccc-comprennent j-j-jj-jamais d-de toute f-f-f-façon.

En disant cela, Ozvan pensait également à ses propres parents, qui n'en avaient plus rien à faire de leur fils à partir du moment où leur couple s'était dégradé, comme s'il n'y avait plus que ça qui comptait. Ils étaient devenu sévères et injustes avec lui, ils ne cherchaient même pas à savoir si leur querelles faisaient de la peine à Ozvan ou non. Ils s'en servaient pour se monter les uns contre les autres. Ozvan n'était devenu qu'un objet à leur yeux. Finalement, Ozvan ne répondit pas à la demande de Paytah d'être son protecteur. Il se demandait s'il en avait besoin ou non. Il verra bien plus tard ! Devant l'attitude raide du rouquin, Paytah lança :

« Allez, détend toi ! No Stress ! T'a pas a avoir peur, tu verras, Wynwood c'est super cool ! ».

- Haha...O-Oui...balbutia nerveusement le jeune homme.

Ils commencèrent à longer un couloir lorsque la sonnerie de la fin des cours retentit. A ce moment là, des foules d'élèves se déversèrent dans les couloirs dans un brouhaha assourdissant. Ozvan regardait toutes ses têtes d'un air effaré, mais pire encore, à un moment, il fut projeté soudainement de l'autre côté par Paytah qui s'exclama :

« Vite, vite, cachons-nous ! Cachons-nous ! ».

- H-hein ?! W-ww-ww-wa-ww-warum ??

Ozvan et Paytah s'enfoncèrent dans la foule, bousculé de toute part par des élèves qui se hâtaient de rejoindre leur prochain cours. Soudain, Paytah se mit derrière un mur, à l'abri des regards. Ozvan s'était glissé à ses côtés, tremblant comme une feuille, sans comprendre la réaction de son camarade.

« Tu crois que je vais réussir à MasterChef ? »

- W-ww-www-was ? Euh...

Comment pouvait-il le savoir ? Et quelle drôle de question à un moment pareil ! Ozvan regardait Paytah s'asseoir au sol et s'accroupit près de lui.

- I-ich weiß nicht, répondit l'allemand, p-ppp-pourquoi on s-sss-s-se cache ?

Soudain, le portable de Paytah vibra. Ozvan regardait autour de lui le temps qu'il y réponde. Petit à petit, les couloirs se vidèrent de toute présence, les élèves retournèrent rapidement en classe. Bientôt, tout fut aussi désert qu'avant la sonnerie.

« Je n'ai pas répondu à ta question ! Oui j'allais à l'école à la réserve. J'étais le meilleur des élèves, parce que je bossais jour et nuit pour réussir. Je suis un Workaholic ! »

Ozvan pivota vers Paytah, sans comprendre :

- U-Un Work...?

« Je suis ''nouveau '' depuis Juin 2014. Je suis arrivé à Miami il y a 6 mois seulement. »

Ozvan hocha nerveusement la tête puis remarqua que Paytah essayait de se relever. Il avait l'air atrocement faible, il ne l'avait pas remarqué avant mais le jeune homme avait du mal à tenir sur ses jambes. Le regard de cristal du rouquin suivit la courte trajectoire de son camarade et il se releva à son tour. Soudain, Paytah s'effondra au sol.

- O-oh mein G-Gott ! s'exclama Ozvan en se rendant à ses côtés, paniqué, e-eh ! P-P-Ppp-P-Pay-Pp-Paytah ! D-d-d-ddu mich hören ? I-ist e-e-ee-es g-geht ?? P-pp-Pay ?!

Ozvan regarda autour de lui mais il n'y avait personne.

- Oh m-mmein Gott !

Ozvan se mit à se tripoter les doigts entre eux, angoissé. Que devait-il faire ? Le plus simple serait d'emmener Paytah à l'infirmerie. Ozvan essaya cependant de soulever le garçon, il n'avait pas la force nécessaire pour ça. Impossible de déplacer l'amérindien. De toute façon, ce n'était jamais une bonne idée de déplacer quelqu'un qui avait fait un malaise. Ozvan fouilla précipitamment dans son sac pour retrouver le plan de l'école. Il se mit à chercher l'infirmerie et après un petit moment de recherche, se rendit compte qu'elle n'était pas si loin que ça. Oui mais, pouvait-il laisser Paytah tout seul ? Il n'osait pas.

- Hi-hilfe ! hurla-t-il en désespoir de cause.

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MessageSujet: Re: E-e-e-entschuldigung !! [Paytah]   Dim 7 Déc - 2:48

Ozvan me fit un sourire timide. C'était la première fois que ce garçon me souriait.
Je lui montrais comme mes yeux changeaient à la lumière du soleil.
Le rouquin me dit que mes yeux étaient itwchaispasquoi. Il me se rattrapa dans disant l'adjectif beau. Je le remerciais puis lui fis un sourire.
Je n'aidais pas Oz, car, quand il cherchait à me dire son nom, je lui proposais le titre d'un film, alors qu'il ne voulait pas me dire cela. Il se présenta et je compris enfin ce qu'il voulait me dire.
Nous nous serrâmes là main. Je lui dis que j'étais enchanté et lui, me dis une phrase étrange. Difficile lorsque quelqu'un ne savait pas parler la même langue que vous !
Je lui demandais ensuite si l'Allemagne était bien. Il me dit que oui. Il faisait froid en hiver (ah, ça changeait de Miami!) et chaud en été, les Allemands étaient gentils, y avait de belles filles. Ce pays avait l'air cool ! Par contre, je ne compris pas ce que me dis l'Allemand pour le concert.
« Ich web quoi ? C'est quoi Ich web ? », demandais-je.

Le nouvel élève me demanda ensuite mon origine. Lorsque je lui dis que j'étais Sioux avec des origines Asiatiques, il me dit : « C-Ca fait beaucoup d'ethnie ! ». Je pouffais de rire avant de dire : « Oui, mais y en a qui sont pire, tu sais ! ». Bah oui...comme un certain Booboo Stewart... 6 ethnies ! Russe, Amérindien, Hawaien, Japonais, Chinois, Coréen...ça faisait beaucoup plus, non ?
Moi j'en avais déjà 3 c'était pas mal.
Ozvan me demanda si je vivais dans une réserve. Je lui répondis par l'affirmative. Il me dit ensuite, après avoir hésité : «  I-Il paraît que ce n'est pas...p-pp-p-pas b-bien l-la vie là-b-b-bbb-bas... ».
J'hochais la tête : « Oui. Nous sommes très pauvres. La vie est difficile. Il y a de la misère, du chomage, de la violence aussi...Certains se droguent, d'autres font des trafics pour s'en sortir, d'autres encore quittent la réserve pour vivre parmi les Blancs et espérer trouver une vie meilleure. Mon père m'a envoyé ici en espérant que j'étudie dur pour réussir dans la vie. Je veux devenir Chef plus tard. Si je ne réussis pas...chanteur ou prof de Karaté. Je vais aller tourner dans un jeu, MasterChef, je sais pas si tu connais. Je partirais pour une semaine à L.A. Je veux prouver mes talents culinaires. Mon père aimerait que je fasse un travail ''respectable'' et pas cuisinier. Mon père comprend rien à ma vie, de toutes façons ! ».
J'haussais les épaules sur ces mots. J'aurais aimé avoir un autre père. Chayton Cloud ou Shinjo Isao conviendraient parfaitement. Je crois que je vais me faire adopter par l'un des deux. Mais si Chayton devient mon père...Meika sera ma sœur, et là je ne pourrais plus l'aimer !!!! Oh non !
Je vais demander à Shinjo alors !
Je plaisante bien sûr mais...si seulement je pouvais !

J'entrainais Ozvan lui annonçant que je lui ferais visiter Wynwood. Puis, je m'arrêtais dans le couloir pour lui demander si il voulait pas être mon protégé. Le visage pâle -celui là avait le visage bien pâle!- répéta mes mots, comme si il était surpris. Il sembla réfléchir à ma proposition. J'avais déjà Minnie, une rouquine comme protégée. J'étais en contrepartie son modèle pour la photo.
Je l'évitais en ce moment, tout comme Meika. Je ne voulais pas qu'elles voient ma maigreur, surtout Meika. Dès que j'appercevais Meika, je courrais me cacher, car je savais qu'elle s'inquiéterait.
Je décoiffais le rouquin qui était figé comme un i.
« Allez, détend toi ! No Stress ! T'a pas a avoir peur, tu verras, Wynwood c'est super cool ! ».
Je lui lançais ensuite : « Allez viens, on va bien s'amuser ! Je sens qu'on va être super potes toi et moi ! ».
Je déttachais mon chignon puis entrainais le Blanc aux yeux de Glace dans les couloirs. Oz me confia : « O-Oui !  super ! Je le sens aussi ! J-Je suis content d'être tombé sur toi même si j'aurais v-voulu que ce soit d-dd-dans de meilleures circonstances. D-dis-moi, ça fait longtemps que tu étudies ici ? Tu étais dans une école de la réserve avant ? »
Soudain, je vis Meika qui arrivais et mon sourire disparu. Je poussais Oz de l'autre côté et je lui criais : « Vite, vite, cachons-nous ! Cachons-nous ! ». J'emmenais Oz dans la foule d'élèves ou se mêlait Khis, Rho Kappas, Pi Sigmas, Sigmas Mu, Etas, Alphas, Nu Zeta et Lambdas.
Je me plaquais contre un mur en fermant les yeux. Il ne fallait PAS que Mei me voit dans cet état lamentable !
Finalement...fallait peut-être que je me remplume. Je passais mon bras sur mon front. J'étais épuisé. Mon corps n'en pouvait plus. Je le maltraitais. Parce qu'en plus de ne pas manger...je ne dormais plus. J'avais peur pour MasterChef. J'essayais des recettes la nuit.
Je me laissais glisser sur le mur, à bout de souffle. Je me sentais faible, très faible. Mais j'avais l'habitude.
« Tu crois que je vais réussir à MasterChef ? », murmurais-je à mon nouvel ami.
Puis je pensais à Meika. Son bracelet était devenu plus grand parce que je maigrissais. Je soupirais en l'effleurant délicatement. Mei...
J'avais décidé de surnommer Meika ''Mei'' au lieu de Poca, parce que, depuis le jour où j'avais regardé Pocahontas avec elle, j'avais réalisé qu'elle ne ressemblait pas vraiment à Pocahontas.
Mon portable vibra. Je le pris.
Lootah. Oh non. Pas celui là!

@Lootah : Alors, tu aime toujours cette Sioux ? Tu fais toujours la grève de la faim ? T'es vraiment trop naze. ABANDONNE ! MEIKA NE T'AIME PAS !

Je lui répondis lentement, n'ayant pas trop de force pour appuyer sur les touches :
@Paytah : STOP. Tu pige rien. Laisse moi trankil. Merci.

Qu'est-ce qui lui disais que Meika ne m'aimait pas ? J'ai encore pensé aux paroles de la Sioux de mes rêves et, j'ai émis l'hypothèse qu'elle m'aimait mais qu'elle aimait aussi et encore Takoda, mais qu'elle n'avait pas le courage de me le dire et qu'elle avait peur de perdre de nouveau l'être aimé. Je la comprenais à 100%, parce que j'essayais de me mettre à sa place et j'aurais fais exactement la même chose qu'elle ou même pire. Elle m'avait demandé d'attendre. J'attendrais. J'attendrais.
@Paytah : PS : C 3 le naz.
Et VLAN ! Dans la tronche !

Je soupirais, relevais la tête vers Oz, puis lui dis : « Je n'ai pas répondu à ta question ! Oui j'allais à l'école à la réserve. J'étais le meilleur des élèves, parce que je bossais jour et nuit pour réussir. Je suis un Workaholic ! ». J'espérais qu'il savait ce que Workaholic voulait dire !
« Je suis ''nouveau '' depuis Juin 2014. Je suis arrivé à Miami il y a 6 mois seulement. »
J'avais énormément soif. Il fallait que je boive. Je tentais de me relever, mais je n'y arrivait pas.
J'essayais de nouveau, puis je réussis. Je fis quelques pas en chancelant, puis je m'agrippais au mur.
« Oh for the life of me ! », murmurais-je.
Des malaises, j'en ai fais des tonnes depuis que j'ai arrêté de manger. Et c'est de plus en plus pire.
Je voyais la pièce tourner autour de moi.
« For the life of me... »
BOUM.
Je tombais sur le sol, inanimé.
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MessageSujet: Re: E-e-e-entschuldigung !! [Paytah]   Sam 6 Déc - 23:07

« J'accepte tes excuses. »

Incroyable, génial et rassurant. Voilà ce que pensais le jeune rouquin aux paroles de ce garçon. Il n'aura pas de punition et c'était une grande première. Son entrée dans cette école commençait bien. C'était même mieux qu'il ne l'imaginait. Quand Ozvan annonça à Paytah que ses prunelles de saphir étaient tout ce qu'il y avait de plus naturel, ce dernier s'exclama :

« C'est beau ! J'adore ! »

Ozvan eut un tout petit sourire timide, comme s'il n'osait pas s'en réjouir.

« Moi, mes yeux s'enflamment à la lumière. Regarde. »

Le sourire du rouquin s'effaça alors qu'il suivit d'un regard curieux l'amérindien qui se mit près d'une fenêtre, sous la lumière du soleil matinal. Ozvan observait les yeux de Paytah avec une certaine attention. En effet, des yeux rouge, c'était beau et inhabituel. Mais aussi un peu flippant. Ozvan eut un nouveau sourire nerveux en commentant :

- Ee-e-es ist w-www-underschön, bégaya-t-il avant de reprendre pour aider Paytah à le comprendre, b-bb-beau !

Le jeune nouveau venu eut cependant du mal à se présenter lorsque Paytah entama les présentations. Toujours sous l'effet du stress dû à cette rencontre inhabituelle, il ne parvint pas à dire son prénom du premier coup, ce qui le frustrait au plus haut point et l'aidait encore moins.

« Oz ? Le magicien d'Oz ? »

- Nn-n-n-non...

Le jeune homme marqua une pause afin de tenter de se calmer tout seul et lorsqu'il sentit qu'il pouvait y parvenir, il se lança, et y arriva et même son nom de famille. Il était ravi.

« Enchanté Ozvan. »

- I-ich auch, répondit Ozvan, toujours l'échine courbée devant l'anorexique qu'il avait devant lui.

N'ayant jamais connu Paytah avant, il ne se doutait pas que la condition physique actuelle de l'amérindien était étrange. Et il se garda de tout commentaire d'ailleurs. Il ne lui jetait pas la pierre, lui non plus n'était pas un colosse. Pourtant, il avait néanmoins l'étrange impression que chez son camarade, ce n'était pas normal. L'allemand expliqua à Paytah d'où il venait. Paytah maintenait son sourire et, curieux, lui demanda :

« C'est bien là bas ? Il fait froid ? C'est comment ? C'est beau ? La vie est chère ? Les gens sont sympas ? Les filles sont jolies ? On peut faire des concerts gratuits là bas ?»

Ozvan déglutit. Il devait vraiment répondre à tout ça ? Bon, il allait essayer...Il commença par hocher timidement la tête, pour répondre déjà à la première question, puis poursuivit :

- T-Très bien ! F-ff-froid en hiver et ch-chaud en été. O-On vit bien, il n'y a p-ppp-pas la crise, c'est un pays tr-très cool ! O-oh oui, des gens g-gentils et des b-belles filles ! M-mais pour les concerts, ich weiß nicht.

Maintenant c'était à Ozvan de poser les questions, même s'il n'osait pas trop le faire. Il demanda néanmoins à Paytah quelle était sa nationalité. L'apparence du garçon portait à confusion.

« Un peu. »

Il se mit à rire avant de répondre :

« Je suis un Native. Un Amérindien. Un Sioux, pour être plus précis. Mais j'ai des origines lointaines Japonaises et Chinoises. Je viens du Dakota du Sud, à Cheyenne River, une réserve paumée, pas très loin de la célèbre réserve de Pine Ridge. »

Ozvan parut surpris :

- C-Ca fait beaucoup d'ethnie ! Alors, tu vis d-dans une réserve ? I-Il paraît que ce n'est pas...

Il marqua une pause, hésitant. Est-ce que c'était bien de dire ça ?

- ...p-pp-p-pas b-bien l-la vie là-b-b-bbb-bas...

Après la conversation qui permit au jeune rouquin d'en apprendre un peu plus sur le tout premier élève qu'il a pu rencontrer, ce dernier l'empoigna par les épaules, ce qui fit tressauter l'allemand au contact, tout en lui disant :

« Allez viens, je vais te faire visiter. »

- O-ok ! répondit le jeune homme en se laissant entraîner tel un misérable par l'amérindien.

Il ne pensait pas être ainsi reçu dans une nouvelle école. Il était vraiment bien tomber avec Paytah.

« Je peux...être ton protecteur ? J'aimerais que tu sois mon petit protégé ! »

- P-petit protégé ? répéta Ozvan, incrédule.

Ca se voyait tant que ça qu'il n'était qu'une mauviette incapable de se défendre ? L'idée le vexait intérieurement mais il ne dévoila rien au grand jour. Cependant, il ne savait pas non plus quoi répondre au jeune homme à part "Euh..." indécis. Il se demandait si c'était une bonne idée et quand bien même, ce serait trop la honte ! Tout le monde allait savoir qu'il n'était qu'un moins que rien. Mais d'un autre côté, ça serait bien non ? Que personne ne puisse le malmener ? Mais est-ce que les autres élèves auraient eu ça en tête ? Peut-être étaient-ils tous comme Paytah, peut-être qu'en Amérique, les gens pensaient autrement. C'était une idée grandement utopique. Ozvan se raidit lorsqu'il sentit le bras de Paytah sur ses épaules tel un serpent. L'amérindien lui ébouriffer les cheveux. A nouveau peu adapté à ce genre de démonstration, Ozvan se contenta de frissonner, tendu, tandis que Paytah s'exclama :

« Allez viens, on va bien s'amuser ! Je sens qu'on va être super potes toi et moi ! »

Il détacha son chignon, laissant tomber un rideau de cheveux sur ses épaules. Maintenant, il avait vraiment l'air d'un amérindien. Au départ, Ozvan l'avait vraiment prit pour un asiatique mais dorénavant, il voyait enfin l'indien qu'il était censé être. C'était surprenant. C'était la première fois qu'il rencontrait un amérindien, il ne pensait même pas pouvoir en voir en dehors des réserves ! Paytah sourit et fit signe à Ozvan de le suivre. Le jeune homme afficha un timide sourire avant d'entamer la marche derrière ce qui semblait être son premier ami.

- O-Oui ! lança-t-il aux paroles du sioux, super ! Je le sens aussi ! J-Je suis content d'être tombé sur toi même si j'aurais v-voulu que ce soit d-dd-dans de meilleures circonstances. D-dis-moi, ça fait longtemps que tu étudies ici ? Tu étais dans une école de la réserve avant ?
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MessageSujet: Re: E-e-e-entschuldigung !! [Paytah]   Sam 6 Déc - 22:17


Le mec inconnu me dévisagea un instant puis se mit à parler avec son accent prononcé. J'avais du mal à le suivre, parce qu'il répétait certaines syllabes, comme quelqu'un qui bégayait. Il me donnait envie de le protéger, de le prendre sous mon aile, surtout quand j'élevais la voix sur lui, le pauvre !, il se ratatina sur lui même. Il me faisait penser à moi, quand mon père voulait me frapper quand j'étais plus jeune et que je ne savais pas me défendre. Je me baissais exactement de la même façon avec des yeux suppliants. Mais les coups s'abattaient sur moi et mes supplications ni même mes cris ne servaient à rien puisque la colère de mon père est violente et qu'il met du temps à se calmer. Mon père me frappe quand je ne lui obéis pas ou quand je fais des bêtises. La dernière fois où il m'a frappé, c'était quand je lui avais dis que je n'étais plus puceau. C'était en plus un mensonge gros comme une maison, parce que j'étais toujours puceau à l'époque, mais bien sûr, mon père l'ignorait.
Je ne compris pas le mot étrange que le garçon me lança. Il repris par des bégaiements. Il s'excusa. « J'accepte tes excuses. »
Je lui fis un énorme sourire sympathique.
Puis, l'ayant dévisagé et remarqué son regard surprenant, je lui demandais si c'était des lentilles. Il existait tellement de lentilles de nos jours ! Il y avait même des lentilles en or, avec du vrai or !
Le rouquin me déclara que c'était normal. Je pensais qu'il voulait me dire que c'était naturel.
Je m'exclamais : « C'est beau ! J'adore ! », puis je dis : « Moi, mes yeux s'enflamment à la lumière. Regarde. ». Je me plaçais dans les rayons du soleil et mes yeux passèrent du noir au brun noisette et du brun noisette au rouge, orange et jaune dans le noir. Je me remis à l'ombre et mes yeux redevinrent bruns.

Ensuite, je m'excusais à mon tour, parce que j'étais responsable, mais le mec maigrichon me rétorqua que je n'avais pas à m'excuser parce que je n'étais pas coupable. Je me présentais, puis lui souhaitais la bienvenue. Il bégaya et eu un bug sur le mot « Oz ».
« Oz ? Le magicien d'Oz ? », demandais-je en fronçant légèrement les sourcils, car je ne comprenais pas.
Il prit une grande inspiration puis fini par dire : « Ozvan ». Puis, il compléta ce mot par un autre, « Wagner ». J'en déduisit que c'était son prénom et son nom de famille.
Je lui présentais ma main pour qu'on puisse se la serrer. « Enchanté Ozvan. ».
Comme il avait l'air vraiment perdu, je lui demandais si il voulait pas que je lui fasse visiter l'établissement. Il refusa d'abord, puis chercha quelque chose par terre. Je n'avais même pas vu ce papier. Il a du tomber pendant le choc.
Ozvan le ramassa. Je le regardais tout sourire, ce dernier étirant mon visage fin et faisant remonter mes joues creuses. On ne pouvait plus me surnommer Patate et tant mieux. Je ressemblais de plus en plus à quelqu'un d'anorexique. On voyait même mes côtes, c'était horrible. Je ne mangeais plus depuis quelques mois en réalité mais je n'avais rien dis à personne. Matoskah allait encore dire que je faisais exprès de ne pas manger pour Meika, je la connais. Alors je n'avais rien dis. Il y a un bon p'tit moment que je n'ai plus faim... Yepa en profite, elle mange, elle mange.
Je n'allais pas tarder à partir une semaine à Los Angeles pour tourner l'émission « MasterChef », avant d'aller en Laponie. Je m'en moquais de perdre ou de gagner, je voulais juste voir de quoi j'étais capable.
Oz avait ramassé la feuille puis l'avais rangé dans son sac. Je ne le lâchais pas des yeux, mon sourire toujours scotché sur mon visage.
Je lui demandais d'où il venait. Ozvan me répondit qu'il venait de Berlin. Berlin...berlin...C'est dans quel pays ça ? Je suis nul en Géo...
Heureusement, Ozvan précisa que c'était en Allemagne. Par bonheur, je savais que l'Allemagne était située à côté de la France, un pays très gastronomique et raffiné, mais qui n'avait pas trop la côte en ce moment.
Je suis vraiment nul en Géographie. L'orientation, ça va encore. Mais la géographie !!! Malheur ! Je ne sais même pas tous les noms des Etats de l'Amérique. Je ne sais même pas l'emplacement de certains états. Je ne sais même pas où se trouve le Mississipi, ni le Michigan et encore moins la Suède et le Kilimanjaro.

Oz me précisa qu'il venait d'arriver à l'instant. Je lui souris encore plus, ce qui faisait un énorme sourire sur mon visage maigrelet (et ça faisait un peu peur).
Curieux, je demandais : « C'est bien là bas ? Il fait froid ? C'est comment ? C'est beau ? La vie est chère ? Les gens sont sympas ? Les filles sont jolies ? On peut faire des concerts gratuits là bas ?».
Bah oui...j'irais peut-être là bas un jour !

Je demandais si les filles étaient belles, mais j'eus soudainement honte, parce que ça faisait comme si j'étais infidèle à Meika. J'aime Meika. Mais vraiment à fond. Je me dispute avec ma famille à cause de ça. Mes deux frères veulent me forcer à ne plus l'aimer. Lootah dit que Meika est moche et qu'elle ne sert à rien, que je suis idiot, aveugle et nul, que Meika me fait de la misère, que Meika me fait du mal, que Meika ne m'aime pas, que je ne sortirais jamais avec elle. Ehwakhan dit que Meika nous a causé trop de soucis comme ça, que j'aime trop les Cloud, qu'il y a d'autres filles à aimer, et LE PIRE : que Meika est une tueuse et qu'elle a tué Takoda mais qu'elle veut pas l'avouer, et un tas d'autres bêtises de ce genre. Mes deux frères m'ont promis de venir dans ma villa pour casser et déchirer mes œuvres d'arts de Meika. Ils vont profiter de ma faiblesse, parce qu'en ce moment, je ne peux pas me défendre, je suis trop faible parce que je ne mange pas. Ils veulent que j'aime quelqu'un d'autre, que j'oublie Meika. Ils veulent que je me cherche une autre fille à aimer, comme Jewel ou Leahna ou même Alice ou encore Joy ou bien Minnie. Ils me proposent de retourner avec Olatha.
Ils veulent aller voir Meika pour lui crier dessus et lui dire d'arrêter. Je ne sais pas ce qu'ils veulent qu'elle arrête de faire. Il n'y a rien a arrêter. Je ne comprend pas tout.
Ils sont JALOUX j'en suis SUR.
Mon père, lui, il trouve que je fais trop de cinéma et que je devrais abandonner. Ma mère dit que Meika ne voudra jamais de moi. Mes sœurs, elles, AH HEUREUSEMENT, ne disent pas des bêtises, mais elles font que me dire de manger et de me remplumer.
Matoskah m'a dit que je refusais de manger pour avoir Meika et que je me faisais du mal. Elle dit qu'un jour je finirais par mourir parce que j'attendrais Meika pendant des années et qu'à ce rythme, je serais déjà enterré.
Et blablabla, et blablabla.

Je me fais harceler par ma famille. J'ai décidé de couper les ponts avec eux, sauf Matoskah.
Ils sont tous idiots ! Déjà, les gens en Afrique vivent bien sans manger. On peut très bien vivre sans se nourrir : il suffit de boire de l'eau. L'eau c'est la vie. Moi je bois de l'eau.
Ensuite, je ne fais pas exprès de ne pas manger pour Meika. Je ne mange pas parce que je suis amoureux, c'est vrai. Je l'ai déjà fait, même si j'ai préparé un énorme repas. Tellement qu'un jour Yepa m'a demandé qu'est-ce que j'avais, et que j'étais obligé de lui dire que j'aimais Meika Cloud.
Ensuite, je ne mange pas à cause de MasterChef. Je stresse à mort, j'ai peur d'échouer et de me faire virer. Je me suis tant rongé les ongles, que je n'ai plus rien à ronger et que je suis obligé de jouer de la guitare avec un médiator.
J'aime bien en plus comment je suis devenu. C'est drôle. Ça me fait rigoler. Ça change de mes joues d'hamster et de ma face de patate. En plus, je suis pâlot. C'est super cool.
Mais sur mon corps, j'ai des bleus parce que, comme je ne mange plus, je ne peux plus me défendre.
Bref. C'est une autre histoire et c'est un secret.

La voix d'Ozvan me fait sursauter, me tirant dans mes pensées peu fun : « E-et t-tt-toi ? Tu es de...De quelle o-origine ? Asiatique...? » .
Je pouffais de rire.
« Un peu. »
J'éclatais de rire, puis repris : « Je suis un Native. Un Amérindien. Un Sioux, pour être plus précis. Mais j'ai des origines lointaines Japonaises et Chinoises. Je viens du Dakota du Sud, à Cheyenne River, une réserve paumée, pas très loin de la célèbre réserve de Pine Ridge. »
Je pris le chétif Ozvan par les épaules puis le poussais un peu : « Allez viens, je vais te faire visiter. »
J'aimais bien Ozvan. Il y avait un je-ne-sais-quoi en lui qui me faisait l'apprécier et le trouver sympathique. Je voulais le protéger.
Je finis par lui demander : « Je peux...être ton protecteur ? J'aimerais que tu sois mon petit protégé ! ». Je lui fis mon sourire 16/9ième, celui qui est large et qui fait presque disparaître mes yeux. Je me voyais un peu en lui, moi, enfant battu et peureux à cause d'un père sévère et strict et une mère pleureuse.
J'avais grandi, changé et je n'avais plus peur de mon père, parce que Ty m'avait donné une arme secrète : le Karaté.
Je passais mon bras par dessus l'épaule d'Ozvan et je lui ébouriffais les cheveux en riant.
« Allez viens, on va bien s'amuser ! Je sens qu'on va être super potes toi et moi ! », lui lançais-je en m'élançant en avant.
Ma coiffure m'énervait.
Je tirais sur l'élastique qui retenait mes cheveux et une énorme chevelure super longue retomba sur mes épaules et sur mon dos. J'avais mis des extensions plus longues qu'avant. Avec la lumière, mes cheveux avait des reflets de miel et de caramel. Je me tournais vers Ozvan et lui fis signe de venir.
Je lui offris mon sourire, un énorme sourire amical.
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MessageSujet: Re: E-e-e-entschuldigung !! [Paytah]   Mar 2 Déc - 22:22

Le choc soudain avait été plutôt violent. Peut-être parce qu'Ozvan était aussi costaud qu'une poupée de chiffon et qu'il s'était prit un écart en arrière sous l'effet de la collision. Le gaillard devant lui n'avait pas bouger à son contact, tel un mur de brique. Cela dit, le choc ne lui avait pas plus pour autant.

« C'est pas mein Gott. C'est My God. »

Ozvan dressa ses yeux d'opale et d'argent vers le garçon qui se trouvait devant lui et qui avait eu le malheur de se faire percuter de plein fouet. Il hurla soudainement :

« FOR THE LIFE OF ME TU PEUX PAS FAIRE ATTENTION ? »

Ozvan se ratatina sur lui même comme si la bombe atomique était en chute libre au dessus de sa tignasse de rouquin. Il tremblait comme une feuille, on aurait quelqu'un au bord de la crise d'épilepsie. Il s'était fait tout petit, un bras en avant au dessus de sa tête comme bouclier au cas où il prenait l'envie à l'autre élève de le frapper. Même si cette piètre défense ne servirait pas à grand chose si le cas s'avérait. Ce n'était qu'un réflexe. Ozvan, confus, appeuré, terrassé, s'excusa du mieux qu'il parvenait à le faire, même si ses pensées s'entrechoquèrent dans son esprit, désireux de ne pas recevoir de châtiment approprié à sa maladresse. Devant son bégaiement, l'étudiant devant lui pouffa de rire.

« Quoi ? »

Le mot allemand n'avait pas du le convaincre. C'était ce que se disait le jeune roux, même si le pouffement de l'autre garçon l'avait raidit comme un pique. Toujours aussi trémulant, Ozvan déglutit avec difficulté avant de reprendre :

- J-jj-je-je mmmm-m-m-m'ex...m'ex...m'excuse ! J-j-jjje...C-Cc'était...Jjjene l-ll'ai p...ppp...as...pas...Cc-c'était un-un accid-dd-d...Un a-accident ! Pp-ppa-pardon !

Ozvan ne lâchait pas de ses prunelles d'acier les yeux écarlate de ce garçon à l'éthnie indéfinie, le fixant comme s'il avait un monstre à cinq tête devant lui. Mais l'inconnu lui posa une drôle de question :

« Tu porte des lentilles, ou c'est naturel ? »

Ozvan l'observait, décontenancé, il ne savait pas quoi répondre sur le coup. C'était si inattendu. Il déglutit à nouveau.

- Q-Qu-quoi ? N-non, c-ce n'est p-ppas...C-C'est-c'est...

Il marqua une courte pause.

- C'est-c'est...nn-normal...

« Tu es tout pardonné. C'est le matin...tout est permis. Moi aussi je suis coupable, j'étais sur mon portable. »

Ozvan était surpris. Il était tout pardonné ? Comme ça ? D'un coup ? Alors que l'autre avait été dans une colère noire l'instant d'avant ? Le jeune roux croisa un grand sourire de la part de sa victime de maladresse et se risqua à dire :

- O-oh m-mmmais-mais n-non, t-ttt-tu n'es p-pas coupable !

« Je m'appelle Paytah Yellow. Bienvenue à Wynwood. ».

- Oz-Oz-Oz-O...O...O...

Ozvan serrait les poings et se maudissait intérieurement. Il marqua une nouvelle pause et prit une grande inspiration avant de réessayer :

- Oz-Ozvan !

Ouf, enfin !

- O-Ozvan W-Wagner.

« Tu as l'air paumé. Tu veux que je te fasse visiter ? »

Ce gars là tombait du ciel, c'était pas possible autrement.

- N-Nnn...Jjje je...Euuh...

Le jeune homme se mit à chercher furtivement le plan qu'il avait laissé tomber durant le choc contre Paytah. Il le vit un peu plus loin et s'empressa d'aller le ramasser comme s'il craignait qu'un soudain courant d'air ne l'emmène loin de lui. Ozvan rangea le plan dans son sac avant de retourner son attention vers l'amérindien et hocha timidement la tête.

- D-d'accord.

« Tu...viens d'où comme ça ? »

- B-Berlin, répondit Ozvan, légèrement plus en confiance vis-à-vis de ce garçon qui était devenu subitement chaleureux, c-c'est en Allemagne. Je v-viens d'arriver i-i-ici à l'instant.

Il fixait un instant Paytah de ses yeux aux stries océaniques avant de lui demander à son tour :

- E-et t-tt-toi ? Tu es de...De quelle o-origine ? Asiatique...?
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MessageSujet: Re: E-e-e-entschuldigung !! [Paytah]   Mar 2 Déc - 19:45

Spoiler:
 
C'est le matin, tout est permis, on est mal réveillés!

« Debout PAYTAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH »
No reponse.
« DEBOUT DEBOUT DEBOUT !!! »
No réponse.
« DEBOUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUT »
Aucun mouvement.
« DEBOUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUT !!! »
Aucune volonté.
« REVEILLE TOIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII ! »
Aucune envie.
« PAYTAH YELLOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOW ! »
Laisse moi tranquille.
« PAYTAH ! IL  Y A SHAKE IT UP ! »
Laisse moi dormir.
« PAYTAH, JESS EST PARTIE SANS TOI ! »
Trouve autre chose.
« PAYTAAAAAAAAAAAH Y A LE FEU ! »
Tant mieux.
« PAYTAH DEPECHE TOI IL EST 07H52 ET L'ECOLE COMMENCE A 08H00 !!! »
He ben tu vois, quand tu veux.
« Tais toi Yepa et arrête de dire des conneries. Y a pas école aujourd'hui, on est Dimanche. », marmonais-je.

Quelques secondes plus tard, je sens quelque chose tomber sur mon visage. Des gouttes.
« Hmm ? Mais laissez moi dormir ! »
Mais soudain, je sens une énorme quantité d'eau me noyer.
Je me réveille en sursaut. Yepa est devant moi, un seau vert au dessus de ma tête. Elle a osé vider de l'eau sur moi en plein sommeil.
« Mais ça va pas toi, hein ! Voilà ce que ça fait de regarder Barbie ! »
« Voilà ce que ça fait que de passer la nuit avec Jess ! »
« De quoi tu parle ? Quelle Jess ? »
« ELLEEEEE ! », hurle Yepa en me montrant la fille à côté de moi. Je me retourne. « Jess ?!!! Mais, qu'est-ce qu'elle fait là ? », m'écriais-je, étonné.
« Je n'ai pas besoin de te faire un dessin. Dépêche toi, prépare moi mon petit déjeuner. »
« On est quel jour ? »
« Lundi 01 Décembre. Il est 07h53 ! BOUGE TOIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII. »
Yepa a un drole de regard///
Yepa est en pyjama. Je me redresse sur mon lit mouillé (merci Yepa) et je me tourne vers Jessica...qui a les yeux grands ouverts.
« Hello !, fis-je en souriant.
« Pay...Je dois te dire quelque chose...hum...Je crois qu'il vaudrait mieux qu'on arrête de se fréquenter. J'ai 20 ans, toi 16... »
« Et alors ? »
« Tu es trop petit. »
Je pouffe de rire nerveusement. « Je suis trop petit ? » Elle a dit que j'étais trop petit.
« Oui. Cherche toi une fille de ton âge. Je pars. Bye Paypay. »
Elle se fout de moi ou quoi ? Je la regarde comme si elle m'avait fait le pire affront sur terre.
« Tu me plaque, c'est ça ? Brusquement...je suis devenu comme le petit poucet ?! Je n'étais pas trop petit le jour ou je t'ai rencontré, ni la  semaine dernière et encore moins hier soir. »
« Il est 07h56. »
« Je suis navrée Pay. Mais il faut se rendre à l'évidence. Je veux pas être condamnée pour détournement de mineur. »
« Tu es enceinte ? C'est ça ? »
« Non. Où va tu chercher ça ? »
« Pourquoi tu me laisse tomber comme une vieille chaussette ? »
« Parce que ça peut pas marcher entre nous. Tu es trop jeune pour moi et je suis trop vielle pour toi ! »
« Tu es raciste, c'est ça ? Tu me déteste parce que je suis un Sioux ? »
« Tu es Sioux ??? Tu ne me l'avais jamais dis ! ...Non Pay, ce n'est pas ça. Tu es trop jeune. »
Jess m'embrasse fougueusement.
Je la repousse. « Je suis TROP petit pour ça. D'ailleurs, t'sais quoi ? Comme je suis trop petit, bah tu sors de ma villa. Ben oui...j'ai peur que ma puérilité te fasse effet. La sortie c'est par là. »
« Il est 07h58. »
Jess soupire tristement. Je la regarde avec haine et dégout. Elle me laisse en plan, quoi ! La traîtresse ! Ne jamais faire confiance aux visages pâles. Comment je vais faire là, moi maintenant ? Sans Jess ? Je croyais qu'elle serait ma Sex friend toute ma vie...Comment ais-je pu être aussi naïf ? Pourquoi à chaque fois les filles me plaquent comme ça ? Pourquoi je n'ai jamais de chance avec elles ?
« Comment tu peux me faire ça ? »
Elle ne sait pas quoi dire. Elle part. Je lui hurle : « NE REVIENS PLUS JAMAIS ICI ! TU ENTEND ? NE REVIENS PLUS JAMAIS ICI, JE TE CONNAIS PAS ! ».
J'entend la porte d'entrée claquer.
Bon débarras.
Je boude.
« Il est 08h00. Et voilà, et voilà ! Nous sommes en retard. »
« La ferme ! »
***

08h02
« Vite Yepa, vite dépêche toi, dépêche toi, on a pas le temps, vite vite vite !!! »
C'est la panique. Je fourre dans la bouche de Yepa des céréales, du lait, lui ordonne de mâcher et moi j'attache ses cheveux en un chignon négligé. Je lui crie d'aller se doucher à la quatrième vitesse, puis je me précipite dans la salle de bain numéro 2, celle ou il y a le jacuzzi.
Je prend une douche en cinq minutes en me brossant les dents,  puis, je file m'habiller. J'enfile les vêtements qui me tombent sous la main. T-shirt blanc à col V, pantalon noir, mocassins. Non pas mocassins. Je balance les mocassins. Les pompes noires plates.  Pas le temps de mettre des bijoux, alors le seul bijou que j'aurais c'est le bracelet de Meika. Je baisse la tête, mes longs cheveux retombent devant moi. Je les renvoie en arrière d'un coup de tête, je les rassemble, je les enroules, je les attaches. Et voilà. Je n'ai pas mangé, mais tant pis ! De toute façon, ça fait une semaine que je ne mange pas, ni le matin, ni le midi, ni le soir. Je n'ai pas faim en ce moment. Je vais participer à une émission de cuisiniers amateurs en Décembre-Janvier, Top Chef Miami, alors je stresse, donc je ne mange plus. Je ne mangeais déjà plus à cause de Meika, mais là c'est pire. Je ne ressens plus la faim. Donc, je ne mange pas. Je veux avoir la 1ère place. Comme ça, je pourrais avoir mon resto en avance !
« PAY JE SUIS PRETE ! »
Je mets du parfum. Je cours dans ma chambre, je prend mon sac, j'attrape la main de Yepa à la volée, je la tire, je cours, je ferme la maison, je fonce au garage, j'entre dans la voiture, je démarre, je sors de la villa, je fonce à l'école primaire, Yepa descend, je pars de nouveau sur la route, je fonce, je descend, je cours, j'arrive à Wynwood. Le soleil brille, c'est beau. Mes yeux reflètent le soleil et deviennent flamboyants. Je vais en cours, je suis en retard, je m'excuse, je m'assois. Mission accomplie.

***

@Matoskah Yellow : Arrête de dire des conneries !
@Paytah Yellow : Je ne dis pas de conneries ! Il faut que tu te nourrisse. Force toi à manger. Tu veux ressembler aux anorexiques, c'est ça ?
@Matoskah Yellow : Mais je m'en moque ! Je ne peux pas manger. Je te rassure, je bois de l'eau.
@Paytah Yellow : C'est déjà ça.
@Matoskah Yellow : Alors, et toi ? Ta grossesse s'e...
BAM !
Aie ma tête !
Purée, mais c'est qui l'imbécile qui ose me percuter ?
Je relève la tête.
«  O-Oo-Oh m-mein Gott ! »
« C'est pas mein Gott. C'est My God. », le repris-je.
Je ne souriais pas. Je ne riais pas. J'étais en colère. « FOR THE LIFE OF ME TU PEUX PAS FAIRE ATTENTION ? », lui hurlais-je dessus.
PAUSE. Vous connaissez Mulan ? Dans Disney ? Vous voyez les soldats ? He bein je porte la même coiffure qu'eux. Trève de plaisanterie. Plus sérieusement, j'aimerais parler de la chute. En fait ce mec n'est pas seulement le coupable. Moi aussi. Parce que depuis la fin du cours, je suis tête baissée, yeux rivés sur mon Iphone 5. Donc, on est tous les deux coupables.FIN DE LA PAUSE.
« E-e-entschuldigung ! Je jj-jje...désolé, je ne v-vvv-voulais pas ... je ... »
Ent...quoi ?
Je pouffe de rire. C'est qui ce mec ? Il parle bizarre ! Sur quelle sorte de visage pâle suis-je encore tombé ?
« Quoi ? », pouffais-je, avant de dévisager le mec. C'était un ado maigrichon, blafard avec des cheveux roux mais de superbes yeux bleus un peu comme le bleu des flocons dans La Reine des Neiges.
Ses yeux me captivaient.
« Tu porte des lentilles, ou c'est naturel ? », demandais-je, curieux.
Le garçon semblait avoir mon âge, vu sa corpulence. Moi, comme je maigrissais, je ressemblais à un grand dadet. Les cheveux me vieillissaient, me faisaient paraître plus grand.
Je me rappelais de ses excuses, alors je lui dis : « Tu es tout pardonné. C'est le matin...tout est permis. Moi aussi je suis coupable, j'étais sur mon portable. ». Je lui tendis ma main, fis un énorme sourire craquant, puis lui lançais joyeusement avec entrain : « Je m'appelle Paytah Yellow. Bienvenue à Wynwood. ».
ça se voyait que le mec était nouveau.
« Tu as l'air paumé. Tu veux que je te fasse visiter ? », demandais-je, en passant une mèche rebelle derrière mon oreille droite.
« Tu...viens d'où comme ça ? », finis-je par lui demander.
La langue qu'il parlait tout à l'heure était tellement étrange et inconnue, que j'étais sûr qu'il venait d'un autre pays que les Etats-Unis. Mais impossible de deviner lequel...De toutes façon, je suis NUL en Géographie !
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MessageSujet: E-e-e-entschuldigung !! [Paytah]   Mar 2 Déc - 0:21

- On est arrivé.

Les iris bleu-acier se figèrent sur l'immense bâtiment, situé derrière une cour, qui elle même était située derrière une grille ouverte. Premier décembre. L'hiver tiraillait déjà son pays natal. Mais depuis qu'il était descendu de l'avion, depuis qu'il avait posé le pied sur le sol américain, ici, en Floride, à Miami, la ville du soleil éternel, il se sentait de retour en été et ce n'était pas désagréable. L'argent de ses prunelles se fondit dans un ciel d'azur sans nuage. Les rayons du soleil matinal, car il n'était pas loin de dix-heures et demi, traçaient des éclats lumineux dans ses yeux. Miami. Il n'arrivait pas encore à y croire.

- Gamin ! On est arrivé !

Ozvan sursauta. Le chauffeur du taxi s'était tourné vers lui, impatient, bien qu'avantagé, le compteur tournait toujours après tout. Le jeune rouquin étouffa un petit merci accompagné d'un hochement de tête, paya la course et sortit du véhicule, une valise en main. Le taxi s'éloigna rapidement et Ozvan se tourna vers l'impétueuse école. Le voilà prêt à vivre une nouvelle vie, dans un autre pays. Le jeune homme traversa la cour d'un pas incertain, observant tout autour de lui comme si faire un repérage des lieux avant tout était capital. Ses cheveux roux s'enflammaient au soleil. Ozvan pénétra finalement dans la grande bâtisse. C'était immense. On dirait une église. Mais en plus lumineux. Comment allait-il se repérer dans un lieu aussi imposant ? Heureusement qu'il était un minimum débrouillard. A l'aide d'un plan de l'école qu'il aperçu au panneau d'affichage, il pu ainsi trouver le secrétariat et s'y rendit donc pour s'occuper de toute la paperasse que tout le monde détestait. Il dû remplir des formulaires et tout un tas de documents lui furent remis. En l’occurrence, il avait dû choisir entre plusieurs confréries. Il avait vraiment choisit selon son instinct mais n'était sûr de rien. Il eu droit à sa classe de freshman, sa chambre d'internat en attendant d'aller dans une confrérie, les horaires de cours...Bref, tout ce qu'il fallait, même s'il démarrait en plein milieu de l'année. D'après la secrétaire, selon ses résultats scolaires, il ne devrait pas avoir trop de mal à s'adapter.

Sur ce, le jeune homme s'éclipsa. Il devait maintenant trouver sa chambre, tout en profitant de faire du repérage. Il n'y avait pas un chat dans cette école, à croire qu'elle était déserté mais tout le monde devait être en cours à cette heure-ci. Ce n'était pas pour lui déplaire. Au moins, il pouvait commencer tranquillement à prendre ses repères. Ce n'était pas une mauvaise chose. Ozvan longeait un couloir, le nez dans un petit plan qu'on lui avait donné au secrétariat. Il n'en aura pas besoin longtemps, il avait une excellente mémoire. Mais bon, en attendant, tout ça lui était inconnu, alors il ne lâchait pas la feuille du regard. Mais tout à coup, à un tournant, il heurta brusquement quelqu'un, qu'il n'avait pas pu voir étant donné qu'il fixait son plan. Ce même plan d'ailleurs, fut lâcher dans le feu de l'action et flotta jusqu'au sol en faisant des pirouettes durant sa chute.

- O-Oo-Oh m-mein Gott ! s'exclama le jeune homme en se reculant d'un pas et levant le regard vers la victime de sa maladresse, e-e-entschuldigung ! Je jj-jje...désolé, je ne v-vvv-voulais pas ... je ...

Ozvan baissa immédiatement la tête, frissonnant légèrement et regardant le sol pour présenter ses plus plates excuses même si le pauvre gars devant lui ne devait pas en comprendre beaucoup le sens. Ozvan finit par relever son regard bleu-acier vers un visage mâte, aux yeux aux reflets écarlates et bridés, le tout surmonté par un chignon de cheveux sombres.
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