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 I just want to know you better now [Zacc] Terminé

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MessageSujet: Re: I just want to know you better now [Zacc] Terminé   Mar 2 Déc - 14:24


Pourquoi ça changerait au fond, sa vision de Nat. C'est vrai qu'elle était nature, fidèle à elle même. Mais chacun ses secrets. Même si c'est un faux pas de son passé, elle pensait sincèrement que la vérité nuirait à son image, à l'idée qu'on se fait de la gentille et timide Natasza. « Ma petite slave. » Elle aime savoir qu'il se l'approprie. Faut vraiment qu'elle arrête de tout analysé comme ça. C'était pareille avec Sam. Et les choses ne sont pas aussi simple au final. Nat essaye de le rassuré, de lui faire comprendre qu'il était encore très séduisant, mais elle est maladroite dans son élocution. Elle aurait certainement plus de facilité en polonais, ou même en français. Les voilà qu'ils ont l'air fin à être rouge tout les deux. Mais Nat comptait pas le délaissé aussi vite. Il s'habille. Mince, elle avait complètement zappé ce détail. Bien que le voir torse nu était distrayant, elle s'était tellement concentré sur sa présence, qu'elle n'en avait pas fait une affaire. Sur le moment, elle avait voulu l'aider, peut-être aurait-il du mal à s'habiller. Mais il la retient, lui intimant de ne pas bouger. « Euh.. Ok. » C'est dingue les progrès qu'il a fait. C'est à peine s'il arrivait à sortir ses fesses de son lit d’hôpital. Maintenant, c'est comme s'il avait toujours été comme ça. Qui a dit qu'il était handicapé déjà ? Au final, ce terme, elle ne l'appréciait pas beaucoup, ça sonnait péjoratif, et rien en Zacc ne lui faisait ressentir quelque chose de négatif. « Je sais que tu admires mes abdos, mais bon, un peu de décence s'impose ! » Comme toujours, il sait comment la faire rire. Elle est contente qu'il revienne près d'elle. Elle aime son contact. Parfois, c'était juste si parfait, qu'elle en avait du mal à respirer.  « N'empêche, j'aurais vraiment voulu partir en Laponie avec toi. Au moins... pour ton anniversaire.  Espèce de cachottière... » Elle est très surprise, qui avait vendu la mèche ? « Non je l'ai pas caché c'est juste que... » elle rougit. « Je n'allais pas débarqué un matin et dire hey c'est mon anniversaire bientôt, je veux tel ou tel cadeau ! Je ne suis pas comme ça. » Et puis très honnêtement, elle avait été agréablement surprise, qu'il se renseigne par lui même. Un simple texto lui aurait suffit. « Vu que tu pars bientôt et que je ne serai pas là... »  Son estomac se serre, elle se demande bien ce qu'il est parti chercher dans sa table de chevet. Lorsqu'il se retourne, il lui présente un écrin. « Je t'ai trouvé ça, en espérant que tu le porteras... Je... je l'ai fait graver. »  Heureusement qu'elle était assise, sinon elle se serait certainement cassé la gueule. Elle regarde le bijou. Magnifique, trop magnifique. « Oh Zac... C'est... » Elle n'avait jamais eu de cadeau aussi coûteux, bien qu'elle en ignore réellement le prix, elle se doutait qu'elle était loin de pouvoir se l'offrir elle même. « Mon dieu Zacc, c'est beaucoup trop. » Ne croyez pas qu'elle refuse loin de là. Mais elle n'avait pas l'impression de mérité pareille honneur. Elle prend doucement le bracelet entre ses doigts, le retour pour y lire l'inscription. Son ventre se tord d'excitation. Elle n'aurait jamais pensé être une fille à bijoux de valeurs, mais ça lui faisait tellement plaisir, ça la touchait tellement. Et c'était tellement beau... « Ça... ca te plaît ? Je voulais... que tu emportes un petit peu de moi en Laponie. » « Si ça me plaît ? Tu rigole, c'est mille fois trop beau pour moi... Je suis tellement gênée. Je mérite pas autant, t'es fou. »

Elle regarde Zacc, il a l'air gênée. Elle lui sourit et se redresse sur ses genoux pour se pencher sur lui et embrasser sa joue. Un peu longuement. Un instant elle hésite, son cœur bat trop fort, beaucoup trop fort. Elle s'écarte, retombe assise sur ses cuisses, puis tend son poignet avec le bracelet. « Tu me l'attache ? Je vais jamais m'en séparé ! » Ça lui fait peur de porter quelque chose d'aussi cher. Elle a l'impression que ça fait contraste avec sa personne. Mais elle l'adorait déjà. « Je suis triste aussi que tu puisses pas venir avec nous en Laponie. Je m'étais habitué à voir mon Sigma Mu préféré tout les jours » Elle le regarde, elle sourit. Elle passe ses doigts libres, pendant qu'il referme le bracelet sur son poignet droit, dans ses cheveux. Elle l'observe faire. « Je vais m'ennuyer sans toi. J'essayerais de t'appeler depuis un téléphone la bas. Au moins pour Noël. Je m'en veux de te laisser comme ça. » Il finit, ses doigts effleure les siens.

Un son de vibreur vient briser la magie. Elle se redresse pour sortir son téléphone de sa poche. Quand elle regarde l'écran, c'est sa mère. Si elle appelle à cette heure là, ça ne présage rien de bon. Son cœur se serre. Horriblement. Merde, elle va se faire tuer, elle le sait. « Pardon un instant. » Elle décroche. « Allo ? » Pas sur d'elle. C'est une polonaise en furie qu'elle a au bout du fil. Alors que ses parents se force à parler anglais à la maison pour s'adapter à leur nouveau pays, la mère de Natasza hurlait de son plus beau polonais. Parfois même en russe, sa mère ayant la double nationalité. Nat regarde Zac. Son cœur avait clairement cesser de faire des bons et son visage se décomposait au fur à mesure que sa mère hurlait. D'une petite voix, elle répondit à sa mère qu'elle était désolé en polonais toujours, et qu'elle retournait en cours le plus vite possible. Elle raccroche et comme un chiot qu'on vient de disputer, elle fit une mine boudeuse devant Zacc. « Je dois y aller, l'école à appeler ma mère... » Elle avale sa salive, elle craignait de rentrer à la maison maintenant. « On se voit plus tard ? » Elle se penche sur lui, l'étreint, fort contre elle, puis lui sourit. « Merci encore pour le bracelet, c'est le plus beau que j'ai jamais eu
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MessageSujet: Re: I just want to know you better now [Zacc] Terminé   Mar 2 Déc - 3:34

Je te parle de Kezy, pourtant je ne pense plus à elle depuis des semaines. Est-ce le début de ma guérison ? De la fin de ce charme tristement rompu, le soir du bal de promo ? Je n'ai même plus envie de me rappeler d'elle. Les détails s'effacent pour des souvenirs plus récents, que je me refuse d'oublier. Cet accident a des effets plus positifs sur moi que je ne l'aurais espéré. Finies les colères, la douleur, les cachets d'anti-douleurs... Toutes ces choses qui se sont passées, toute cette rancoeur m'a quittée quand j'ai enfin vu ton visage. Le vrai, celui plein d'inquiétude et de culpabilité. Le sourire que tu avais quand j'étais dans mon lit et que tu entrais sans crier gare. Je ne veux plus rien oublier. Chacune de nos conversations, de nos disputes, chaque fois que tu m'as pris la tête et que je me suis moqué de toi. Parce qu'aussi étrange que ça puisse paraître, tout ça, toutes ces petites choses... Ca compte énormément pour moi. Alors quand j'évoque mon ex... j'espère secrètement que tu seras un peu jalouse, parce que ça me rendrait heureux. Quel égoïste. Ai-je vraiment autant changé que ce que j'essaie désespérément de te faire croire ? Ou bien m'amènes-tu à me redécouvrir comme je ne me suis jamais connu ? En tout cas, pour te faire sourire ou bien rire, j'userai de tous mes charmes, tu peux en être certaine. Parce que ton sourire brille plus que tous les soleils de cette galaxie. Et que ça me réchauffe le cœur.


- Tu sais au fond, c'est comme la première fois non, on sait pas trop comment faire et on a peur de se planter. Tu ne peux pas le savoir avant, mais de ce côté là, je ne pense pas que tu sois diminué. Vu qu'il a l'air toujours très réactif !


Je n'arrive pas à croire que je suis réellement en train de parler de mon pénis avec Natasza. Oui, c'est sûr, je risque de complètement redécouvrir le sexe. Et si je ne suis p as un bon amant ? Et si... et si la sensation était différente ? Tant pour moi que pour ma partenaire ? Comment pourrais-je faire ?... Je me sens un peu perdu. Mais elle a raison, au moins cette partie-là fonctionne d'enfer. Peut-être même un peu trop. Ce n'est cependant pas pour me déplaire, parce que si le matin elle me dit toujours coucou, rien ne me confirmait sa présence avec une femme. Et surtout pas Nat. Elle rougit comme une pivoine, et je devine plus ou moins qu'elle doit en savoir un petit peu moins que moi sur ce sujet-là. Je ne renchéris donc pas. Inutile de la mettre encore plus mal à l'aise qu'elle ne l'est déjà. J'ai aussi envie de lui poser des questions personnelles, mais c'est... trop tôt ? C'est bizarre. Pourtant avant, je ne me gênais devant aucune fille pour en parler ou pour pratiquer, même si je ne la connaissais que depuis dix minutes. Attention, je reste un mec relativement sérieux, je me protège. Mais tout de même, qu'est-ce que j'ai changé, avec du recul. Mon frère ne me reconnaît presque plus.
Quand je lui évoque ma pensée à son sujet, Nat semble très troublée. Son visage est figé dans une expression de surprise que j'espère positive. Je suis un peu mal à l'aise, je parle très rarement de ce que je pense des gens devant eux, c'est quelque chose qui est très déplacé à mes yeux, mais je veux qu'elle sache à quel point elle compte pour moi. Elle se mord la lèvre, et je remarque que cette expression est mignonne comme tout sur son visage poupin. Elle rougit comme une tomate et marmonne :


- Je... Eh bah...Je ne sais pas quoi dire... Je me sens tellement...


Je la regarde avec un sourire, sa main toujours serrée dans la mienne. Je ne sais pas comment elle se sent, mais moi je me sens bien. J'oublie les cours qu'elle rate, ma jambe, le lit sur lequel nous discutons, Wynwood High, Miami, la Terre entière même. Elle est là, et elle me fait rire, sourire, et si je le pouvais je danserais juste pour le fun. Son autre main se lève et je la suis des yeux. Elle se pose sur mon visage et je ferme les yeux, savourant ce contact tout doux. Nat sait comment m'apaiser. Peut-être est-ce parce qu'elle m'a vu dans mes pires moments, peut-être parce qu'elle n'a peur de rien en ce qui me concerne... Mais elle sait comment gérer la peur, les angoisses, et toutes mes questions, même les plus chiantes. Sa main se retire et j'ouvre les yeux alors qu'elle se blottit contre mon torse. J'espère qu'elle ne se rendra pas compte que son geste occasionne un gros changement de rythme cardiaque...


- Merci de penser toute ces choses de moi. J'espère que ce sera toujours le cas ! 

- Pourquoi cela changerait ? Tant que tu ne me fais pas de mal... (Je souris et caresse le dos de sa main avec mon pouce)
- Pour moi, tu sais, que tu sois sans ta jambe, ne change pas grand chose (Je baisse les yeux). Je veux dire. Tu es toujours une personne à part entière. Au début, je venais parce que j'étais au fond coupable de ce qui t'est arrivé et je m'en veux encore pour ça (Je la regarde un peu surpris. Aussi franc que je puisse être, je ne m'attendais pas à ce qu'elle se sente coupable à ce point). Mais ensuite, j'ai appris à te connaître, à voir une facette que tu ne m'avais pas montrer jusque là. Tu me fais rire, beaucoup rire ! (Je me mords la lèvre, gêné mais flatté) Tu es très fort aussi. Tu ne te laisse pas abattre, même si tu as peur, tu fais face, tu rebondis vite ! Tu as tes jours sans, comme n'importe qui. Et je ne fuirais plus même si tu me chasses à coup de chaussures. (Je m'esclaffe en imaginant la scène) Parce que les jours avec. Tu es quelqu'un avec qui j'aime passer du temps...
- Moi aussi, j'aime passer du temps avec toi, ma petite slave. (D'un coup, son visage s'illumine et elle se met à parler de plus en plus vite, toute excitée)
- Tu réalises que quand tu auras ta prothèse, tu pourras te remettre au sport ? Bien sur je parle pas du foot US, mais j'ai un oncle par exemple, qui courrait le 100m au para-olympique !
- Je vais déjà commencer par marcher, hein, avant de courir... (Je souris, amusé, et elle s'assois face à moi, véritablement survoltée)
- Ya tellement de chose que tu peux faire. Et puis, toi qui t'inquiète pour les filles (Je baisse les yeux en riant). Tu ne devrais pas. Je veux dire. Si tu ne t’intéresse plus qu'au plaisir de la chair. Alors elle devra t'aimer pour ce que tu es toi, et non ton physique. Et faudrait vraiment être exigeante pour ne pas être charmer par un aussi bon garçon que toi. T'as pas été défigurer non plus !
- Euh... Je suppose que... Je dois dire... Que je suis flatté ?


Je rigole, rouge pivoine, mais son compliment me touche en plein cœur. Alors ainsi, je suis drôle, fort, combatif, futur champion para-olympique et... canon. Je crois qu'à part ma mère, jamais je n'ai eu autant de compliments en si peu de temps. C'est... réellement agréable. Je devrais complimenter les gens plus souvent. Je fais tout de même le rapprochement malgré moi entre ce qu'elle a dit avant, qu'elle me « voit comme une personne à part entière » et que ma future devrait « m'aimer pour ce que je suis ». Un petit rapprochement qui me plaît. Et en plus, je n'ai pas l'air défiguré. Tant mieux ! Je lui souris et d'un coup, me rends compte que je suis presque nu :


- Oh, euh... Il faudrait que je m'habille. (Je me redresse et la voit esquisser un geste pour se lever) Ne bouge surtout pas. Tu es bien où tu es. (Sourire. J'attrape une béquille et me dirige vers mon armoire. Un bermuda beige et un t-shirt noir plus tard, je suis un peu plus présentable) Je sais que tu admires mes abdos, mais bon, un peu de décence s'impose ! (Je ris et m'assois près d'elle, lui prenant de nouveau la main) N'empêche, j'aurais vraiment voulu partir en Laponie avec toi. Au moins... pour ton anniversaire. (Elle m'avait caché ce détail, que j'avais découvert seulement hier en rentrant à Wynwood) Espèce de cachottière... Vu que tu pars bientôt et que je ne serai pas là... (Je me retourne et attrape une boîte dans la table de chevet) Je t'ai trouvé ça, en espérant que tu le porteras...(J'ouvre l'écrin, et dedans se trouve une gourmette en or blanc, couverte d'orchidées en dimants, inspiré d'un collier Cartier) Je... je l'ai fait graver. (Au dos, une simple inscription : Merci à jamais. Zac) Ca... ca te plaît ? Je voulais... que tu emportes un petit peu de moi en Laponie.


Je suis rouge pivoine. J'ai du faire un scandale en voiture hier pour faire demi-tour dans Miami et avoir un cadeau. Heureusement, elle ne le sait pas.
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MessageSujet: Re: I just want to know you better now [Zacc] Terminé   Mar 2 Déc - 2:12

-Tu veux vraiment savoir ça Nat ?... 

Au fond, tout dépendait de la réponse non. Tout ce qu'elle voulait c'était se rassurer. Légitimer ce qui se passait dans sa tête et dans son cœur, pour ne pas s'en vouloir encore une fois, d'avoir été trop naïve. Ce qui au fond, était idiot, car elle était prête à croire tout ce qu'il lui dirait. Bon. Eh bien non, je ne suis plus le connard que tu as rencontré le jour de la Saint-Valentin. Pour tout te dire...  Un sourire furtif aux lèvres. Après mon accident, j'ai eu du mal à faire confiance aux autres. Certains n'étaient là que par pitié, d'autres par curiosité. D'où ma colère et mon envie d'aller chez les SM. Ca ne me réussissait pas, je me suis même brisé quelques os de la main en m'énervant contre un mur. Bref, j'étais une véritable boule de nerfs et...  Ses yeux, sont concentrés sur Zacc. Elle se l'imagine bien nerveux étrangement. Faut dire qu'elle a déjà vu énervé, et le souvenir restait effrayant. J'ai... j'ai rencontré une fille. Elle s'appelait... Keziah. Elle pince ses lèvres, imperceptible, elle se sent jalouse, c'est tellement idiot. C'était une montagnarde, une fille d'ailleurs, qui avait aussi vécu des trucs moches. Moi qui fuyait les filles de peur que les cicatrices ne les dégoûtent, eh bien... Elle m'a convaincu que je n'étais pas le sale type que je pensais être. Notre... idylle a été de très courte durée, vu qu'après un malentendu elle a quitté la ville et je n'ai plus jamais eu de nouvelles. J'ai mis du temps à m'en remettre, vraiment. Un frisson d'horreur travers sa colonne vertébrale quand elle imagine cette fameuse Keziah de retour dans le décor. Vu ce qu'il en dépeint, il n'avait manifestement pas oublié ses sentiments pour elle. Ca m'a fait mal. Mais elle n'avait pas tort. Alors j'ai continué à aller chez le kiné, à aller en cours et je n'ai eu personne depuis. Et quand je dis personne, c'est même pas une fille juste pour... Tu vois. Alors non, je ne pense pas être ce connard de tes souvenirs. Ca te rassure de savoir que tu ne perds pas ton temps avec un pauvre con ? Nat sourit, amusé par la fin de sa phrase. Un peu oui !


Mais... tu sais, dans tout ça j'ai peur de ne pas réussir de ce côté-là. C'est facile quand on est beau, musclé et tout. C'était facile avant, c'est pour ça que j'en ai profité comme un con. Mais maintenant ? Avec toutes ces cicatrices, et ma jambe... Son inquiétude transperce le cœur de l'alpha psi. Elle pose sa main sur son épaule, compatissante, comme toujours. Et comment je vais faire, sexuellement ? Comment je suis sensé savoir tout ça ? Franchement, je flippe. Elle sourit, non elle ne se moque pas. Mais elle ne pensait pas qu'il pouvait se poser de telle question. « Tu sais au fond, c'est comme la première fois non, on sait pas trop comment faire et on a peur de se planter. Tu ne peux pas le savoir avant, mais de ce côté là, je ne pense pas que tu sois diminué. Vu qu'il a l'air toujours très réactif ! » Elle rougit. Elle parle rarement de ces choses. Puis elle, la seule et unique fois où elle a eu à faire à la chose. Ce n'était pas ce qu'elle voulait, c'était loin de ses rêves d'adolescente, c'était loin d'être idyllique. Honteux, tout au plus. Elle ne l'avait raconté à personne, pas même à Jewel, qui connaissait absolument tout de sa vie amoureuse. Il prend sa main, et son réflexe est de serrer la prise. Elle adore quand il la regarde dans les yeux. Beaucoup plus aujourd'hui qu'hier. Et sans doute un peu plus demain. Heureusement que tu es là. Je sais pas ce que je ferais sans toi. Et crois-moi, peu importe ce que tu as l'air de penser de toi, avait-il lu dans ses pensées à l'instant ?, pour moi tu es la personne la plus impliquée, la plus généreuse...  Oui. Tu es quelqu'un de bien, Nat.

Alors là, il lui avait coupé le sifflé. Elle lui sourit, mais elle est touchée, beaucoup plus qu'elle ne l'aurait pensée. Elle veut lui dire, qu'elle sera là pour toujours. Mais elle ne veut rien promettre, elle ne peut rien promettre. Qui sait de quoi le futur sera fait. Encore une fois, il suffirait d'une étincelle pour que la présence de Nat dans ce lycée s'envole. Son cœur bat, elle meurt d'envie de faire quelque chose, et plus elle y pense, plus elle rougit. Elle mord sa lèvre. « Je... » Elle pousse un soupire pour dégager la soupape. « Eh bah... » Ça y est elle était écarlate et rien ne pouvait apaiser la chaleur de ses joues. « Je ne sais pas quoi dire... je me sens tellement... » Elle était heureuse qu'il la voit ainsi. « la plus. » Elle était numéro une alors. Pour tout. Oh mon dieu, elle commence à se poser trente six mille question, comme avant, comme avec Samuel. Mais c'était dur de courir après Samuel sans lui faire rien remarquer, c'était dur de le voir avec d'autre fille, c'était dur de le voir embrasser sans prévenir Olivia. Elle sait qu'elle ne pourrait pas revivre ça, elle n'en aurait pas la force.

De sa main libre, elle vient du revers de ses doigts, caresser la joue de Zacc. Tendre. Elle penche sa tête sur le côté. Il avait l'air si fragile en cet instant. Alors qu'il est de nouveau adossé au mur. Elle se permet un nouveau pas dans l'évolution de leur relation. Elle vient poser sa tête  contre épaule, sa joue contre le haut de son torse. « Merci de penser toute ces choses de moi. J'espère que ce sera toujours le cas ! » Elle n'avait pas lâcher sa main, elle avait même entrelacé ses doigts avec les siens. C'était plutôt bizarre au fond. Mais elle n'y arrivait tout simplement pas. A mettre un nom sur leur relation. Et Nat avait toujours été lâche pour parler de ces choses là. « Pour moi, tu sais, que tu sois sans ta jambe, ne change pas grand chose. Je veux dire. Tu es toujours une personne à part entière. Au début, je venais parce que j'étais au fond coupable de ce qui t'est arrivé et je m'en veux encore pour ça. Mais ensuite, j'ai appris à te connaître, à voir une facette que tu ne m'avais pas montrer jusque là. Tu me fais rire, beaucoup rire ! » Elle rit doucement et plutôt contente de sa position, cachant la rougeur de ses joues, au fur à mesure de sa pseudo déclaration. « Tu es très fort aussi. Tu ne te laisse pas abattre, même si tu as peur, tu fais face, tu rebondis vite ! Tu as tes jours sans, comme n'importe qui. Et je ne fuirais plus même si tu me chasses à coup de chaussures. Parce que les jours avec. Tu es quelqu'un avec qui j'aime passer du temps... » Elle regarde sa jambe bandée. Puis un éclair vient de la traverser, comme une révélation. Polonaise, échappée de guerre, elle avait eu vent de beaucoup d'exploit dans sa famille. « Tu réalises que quand tu auras ta prothèse, tu pourras te remettre au sport ? Bien sur je parle pas du foot US, mais j'ai un oncle par exemple, qui courrait le 100m au para-olympique ! » Dans sa trouvaille, elle s'était redresser pour lui faire face, lui montrer son regard brillant, fière. Elle s'assoit à genou en lui faisant face. « Ya tellement de chose que tu peux faire. Et puis, toi qui t'inquiète pour les filles. Tu ne devrais pas. Je veux dire. Si tu ne t’intéresse plus qu'au plaisir de la chair. Alors elle devra t'aimer pour ce que tu es toi, et non ton physique. Et faudrait vraiment être exigeante pour ne pas être charmer par un aussi bon garçon que toi. T'as pas été défigurer non plus ! » C'est vrai quoi, il était canon, elle l'avait pensé la première fois et elle le pensait encore maintenant. Peut-être un peu moins quand il était sorti du bloc la première fois, avec sa gueule enflé. Mais aujourd'hui. Si ce n'est pour ses yeux, elle ne saurait ou regarder. Cette fossette au creux de sa joue quand il sourit, ce sourcil qui se hausse en accent circonflexe quand il est perplexe. Le son de sa voix quand il riait, ou sa moue quand il boude comme un gosse de 4 ans. Nat avait déjà repérer tout ça, bêtement, parce que chaque soir, elle se le remémorait avant d'aller se coucher. Étrange non ?
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MessageSujet: Re: I just want to know you better now [Zacc] Terminé   Lun 1 Déc - 18:26

- Je suis pas aussi innocente que tu sembles le croire !


A ces mots, je souris. A côté de moi, ma belle Natasza, tu es une vierge effarouchée, crois-moi. J'ai organisé des orgies avant même que tu ne saches ce qu'est un pénis. C'est ce qu'on appelle « le bon temps ». Bien que ces années de débauche aient été passionnantes, mon accident a radicalement changé ma vision des choses. Je n'ai pas investi dans une voiture aussi sportive que celle que j'ai bousillée, je n'ai pas fait de records en matière de boisson, je me suis franchement calmé. Parce que je n'en vois plus vraiment l'intérêt. J'ai fait tellement de choses pour essayer de me distraire, de combler un silence que je recherche maintenant. J'aime passer du temps dehors, à regarder le vent souffler dans les arbres. A regarder les gens et les choses vivre. Je n'ai pas envie de retomber dans les mêmes travers qu'avant, surtout que tout ça ne rend vraiment pas heureux. On s'en rend vite compte quand on est exclu d'un cercle social. On a beau être une bande de vingt, on est toujours seul. Et on meurt seul. La seule personne avec qui on est garanti de passer ses jours c'est nous-même. Alors autant ne pas passer sa vie avec un enfoiré, pas vrai ? Mais quand je te regarde Nat, je ne vois pas ces yeux vides que j'ai tant de fois croisés chez des nanas rongées par leurs conneries. Non, tu es encore douce et mignonne. Tu n'es pas la petite chose dépravée que tu as l'impression d'être. Alors peut-être que tu as fait deux ou trois conneries, mais tues la vierge Marie à mes yeux.

Dis, t'es toujours comme avant avec les filles ? 


J'ai peur de bien avoir compris sa question. Il est vrai que je n'étais pas le plus grand des gentleman à l'époque où l'on s'est rencontrés. Je ne me souviens pas vraiment de la manière dont je l'ai abordée, ni ce que je lui ai dit pour qu'elle accepte de sortir avec moi. En tout ça, quelques cocktails plus tard, j'avais grillé toutes mes chances avec une fille pourtant extraordinaire. Et il m'en a fallu du temps pour me rendre compte de la grosse connerie que j'ai faite. Et une jambe, aussi. Mais la jambe ça ne compte pas dans l'histoire. Ou presque. Je la regarde avec un léger sourire, et elle se sent obligée de reformuler :

Je veux dire... Coureur... (Je souris de plus en plus puis pouffe) Pardon... Mauvais terme, j'ai vraiment pas fait exprès ! (Je lui fais un signe de la mains, pour lui dire que ce n'est pas grave et l'invite à continuer) Sur tout les sujets qu'on a abordé, enfin que J'AI abordé ahahah. Tu ne m'as jamais raconter comment tu étais avec les filles. (Je baisse les yeux et cherche mes mots) Visiblement ta coloc est une fille, mais tu as des amies filles aussi ? Tu as déjà eu une petite copine, une vraie ! Une du genre que t'aurais présenté à ta mère à ma place. (Elle rit, mais c'est un drôle de rire. Je baisse les yeux)
- Tu veux vraiment savoir ça Nat ?... (Je lève les yeux vers elle et vois ses joues rosies. Elle est adorable) Bon. Eh bien non, je ne suis plus le connard que tu as rencontré le jour de la Saint-Valentin. Pour tout te dire... (Ma voix se serre) Après mon accident, j'ai eu du mal à faire confiance aux autres. Certains n'étaient là que par pitié, d'autres par curiosité. D'où ma colère et mon envie d'aller chez les SM. Ca ne me réussissait pas, je me suis même brisé quelques os de la main en m'énervant contre un mur. Bref, j'étais une véritable boule de nerfs et... (Je regarde un peu partout, histoire de) J'ai... j'ai rencontré une fille. Elle s'appelait... (son nom me brûle encore) Keziah. C'était une montagnarde, une fille d'ailleurs, qui avait aussi vécu des trucs moches. Moi qui fuyait les filles de peur que les cicatrices ne les dégoûtent, eh bien... Elle m'a convaincu que je n'étais pas le sale type que je pensais être. Notre... idylle a été de très courte durée, vu qu'après un malentendu elle a quitté la ville et je n'ai plus jamais eu de nouvelles. J'ai mis du temps à m'en remettre, vraiment. Ca m'a fait mal. Mais elle n'avait pas tort. Alors j'ai continué à aller chez le kiné, à aller en cours et je n'ai eu personne depuis. (Je précise en souriant) Et quand je dis personne, c'est même pas une fille juste pour... Tu vois. Alors non, je ne pense pas être ce connard de tes souvenirs. Ca te rassure de savoir que tu ne perds pas ton temps avec un pauvre con ?


J'essaie de garder un sourire avenant, mais au fond, c'est seulement la deuxième fois depuis sa disparition soudaine que j'évoque Kezy avec quelqu'un. Elle m'avait dit, pourtant, qu'elle resterait avec moi, qu'elle ne me lâcherait jamais. Et je me retrouve comme un con, avec le cœur un peu abîmé mais qui continue de croire qu'un jour, quelqu'un saura m'apprécier. Mais ce quelqu'un ne sera pas Kezy. Car même si je me souviens avec douceur de sa tendresse, ses caresses, son rire... Jamais je ne pourrai lui pardonner. Et quand je regarde Nat, la seule chose que je me dis, au fond, c'est que j'espère qu'elle ne m'abandonnera pas. Non, je l'espère vraiment.

- Mais... tu sais, dans tout ça j'ai peur de ne pas réussir de ce côté-là. C'est facile quand on est beau, musclé et tout. C'était facile avant, c'est pour ça que j'en ai profité comme un con. Mais maintenant ? Avec toutes ces cicatrices, et ma jambe... (Je détourne la tête, gêné) Et comment je vais faire, sexuellement ? Comment je suis sensé savoir tout ça ? Franchement, je flippe. (J'attrape sa main) Heureusement que tu es là. Je sais pas ce que je ferais sans toi. Et crois-moi, peu importe ce que tu as l'air de penser de toi, pour moi tu es la personne la plus impliquée, la plus généreuse... (Je la regarde et souris) Oui. Tu es quelqu'un de bien, Nat.
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MessageSujet: Re: I just want to know you better now [Zacc] Terminé   Lun 1 Déc - 17:31

Ce n'était pas pour se moquer, loin de là. Mais il fallait l'admettre, la situation était plus que cocasse, et Nat n'aurait pu réagir autrement. Elle ne sait pas se comporter autrement avec les garçons. Le seul gars qu'elle a jamais aimé, c'était Samuel. Et trop timide pour se déclarer, elle était devenue l'amie, celle à qui on pouvait tout raconter, la bonne copine qu'on voit pour raconter sa journée. Et l'homme de son cœur lui avait filer entre les doigts, après deux ans d'espoir vain. Elle ne voyait rien des autres, car elle avait toujours agis naturellement, ne pensant pas qu'on pouvait avoir d'arrière pensées à son égard. Et puis, Zacc, depuis l'hôpital, même si il prenait de plus en plus de place dans son esprit, c'était différent. Certes, il l'avait dragué l'année dernière, mais maintenant, ils étaient juste amis non ?

-Clairement, tu n'es pas jolie, tu es magnifique et même bandante.

Premier bug mental pour Nat qui le regarde, le rose aux joues. Le terme bandante sonnait vulgaire, mais juste avant, oui, juste avant, n'avait-il pas décrit la polonaise comme magnifique. Il ne pouvait pas savoir combien ça fit plaisir à l'alpha psi, qui tait sa joie dans le silence.

Et si ça arrive à tout le monde, toi aussi ça t'arrive ?!
Pff t'es nul, tu m'as comprise !

En traître, il commence à la chatouiller. Elle craint, oh oui qu'elle craint grave. Elle se tord dans tout les sens, essaye d'attraper ses poignets pour le forcer à arrêter, mais Zacc à plus de force, surtout depuis qu'il s'aide beaucoup de ses bras ses derniers temps. Elle se débat, se tords, s'allonge sur le lit par réflexe. Elle rit aux éclats. C'était pour ça qu'elle adorait le sigma mu. Quand bien même ce qu'il s'était passé entre eux et sa jambe. Il arrivait toujours à lui arracher quelques rires. Il s'arrête, et il est au dessus d'elle, ses mains sur ses hanches. Le temps s'arrête, Nat se noie dans les yeux marron de Zacc. Son cœur bat trop vite. Cette caresse dans ses cheveux, elle ne sait plus quoi dire. Si il n'avait pas briser le contact, elle aurait sans doute glissé sa main sur son visage. Mais la peur la retient. La peur de l'inconnu.

-On t'a jamais dit que c'était dangereux de t'allonger sur le lit d'un mec ? Fais gaffe au loup, si tu ne veux pas en voir le bout de la queue ! 

A  ces mots, Nat se redresse, légèrement honte d'elle même. Elle le regarde en coin, son cœur à besoin de se calmé, car le siens continue de tambouriner dans sa poitrine, réalisant un désir, jusqu'alors masqué par le devoir d'aider Zacc à sa nouvelle vie. Elle se mord la lèvre et hausse les épaules en regroupant ses genoux contre sa poitrine. Soutenant son menton grâce à eux. « Je suis pas aussi innocente que tu sembles le croire ! » En faite, elle avait envie de dire, qu'entre leur première rencontre et la deuxième, un fossé séparait les deux Natasza. Mais elle se retient, ne voulant pas soulever trop de question. Elle n'était pas vraiment fière d'elle-même. Maintenant que la tension était retomber, l'envie d'en savoir plus intimement sur le garçon se fit sentir.

« Dis, t'es toujours comme avant avec les filles ? » Elle tourne ses grands yeux bleus sur lui. Elle veut savoir. Car le souvenir qu'elle en avait, n'était pas vraiment glorieux. « Je veux dire... Coureur... » Elle se mord la lèvre, le terme avait été mal choisi. Elle grimace de honte. « Pardon... mauvais terme, j'ai vraiment pas fait exprès ! » Elle aurait pu détourné le regard, mais elle reste fixé sur lui. Un léger sourire. En toute confidence après tout. Et peut-être aussi pour se rassurer, elle n'ose se l'avouer. Elle joue avec les pointes de ses cheveux. « Sur tout les sujets qu'on a abordé, enfin que J'AI abordé ahahah. Tu ne m'as jamais raconter comment tu étais avec les filles. » Elle regarde à côté, note la touche féminine dans sa chambre. « Visiblement ta coloc est une fille, mais tu as des amies filles aussi ? Tu as déjà eu une petite copine, une vraie ! Une du genre que t'aurais présenté à ta mère à ma place. » Elle rigole nerveusement. Son cœur bat, elle s'enfonce. Ça sonne trop évident que ces questions sont intéressées. Elle éclaircit sa gorge. Garder la tête haute, pour ne pas montrer son embarras. C'est la seule chose qu'elle peut faire pour ne pas se trahir. Au moins, avec Sam, elle n'avait pas à se poser ce genre de question, il lui en parlait, à son grand désarroi d'ailleurs. A force de poser ces questions, il commençait à faire chaud non ?
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MessageSujet: Re: I just want to know you better now [Zacc] Terminé   Lun 1 Déc - 10:51


Pendant tout le temps où la jeune slave nettoyait ma plaie, je la sentais me regarder malgré mes yeux fermés. S'attendait-elle à ce que je hurle de douleur ? Il est vrai que, comme toute plaie, elle me fait un peu mal, mais je m'efforce de m'y habituer parce que je sais que ça risque de durer. La pire douleur, je l'avais surtout vécu au réveil en apprenant ce qui m'était arrivé. Pour le reste, ce n'est plus vraiment aussi difficile. On s'y fait finalement. Parce que les insomnies, les nuits où je me réveillais en hurlant parce le petit bout d'os était collé à mon nerf, c'était fini. Au pire, de temps à autre, j'ai une douleur dans le mollet, ou envie de me gratter le genou, mais je crois que je finirai par m'y habituer. Et puis, j'ai une excellente infirmière à mon chevet, d'après ce que je vois. Autant elle sait ce que faisaient les infirmières sans jamais l'avoir vu, mais elle se débrouille bien, et arrive même à regarder mon moignon sans avoir l'air dégoûté. Elle fait énormément d'efforts, et je l'en remercie mentalement. Rompre ce petit moment un peu intime entre nous m'énerve profondément. Alors oui, je suis content parce qu'au moins, je sais qu'il fonctionne toujours aussi bien, mon petit soldat, mais d'un autre côté, j'aimerais qu'il comprenne qu'il n'est pas l'heure de partir au combat... Mes yeux regardent partout, et se posent sur Nat. Elle est rouge pivoine, et elle sourit très nerveusement. Ok, c'est bon, je crois qu'elle me prend pour un pervers. Est-ce que je dois lui expliquer que... que c'est euh... incontrôlable ? Elle ne dit rien et me tend les bandes en détournant les yeux. Tout en appuyant avec mon coude sur l'objet de notre nervosité, je bande rapidement ma jambe, en serrant bien. En levant les yeux, je remarque qu'elle fixe le mur pour ne pas me mettre mal à l'aise. Quelle délicate attention. Je continue à m'affairer et d'un coup, elle se met à parler :

-Tu sais que je suis une tarte en cours ? Quand je me suis éclipsé des cours, le prof m'a aligné devant toute la classe. Toi qui m'avait pas remarqué de l'année avant l'agression, l'a tu m'aurais sûrement vu !

Je ne réponds pas et reste complètement interdit. Non mais elle est sérieuse là ? Je bande comme un chien, et elle me raconte sa vie ?... Je ne comprends décidément rien aux femmes. Bon, d'un côté, nous n'avons pas la même relation que les femmes que j'ai connues. Elle est différente, et je l'apprécie comme ça. Elle est vive, joyeuse, drôle et quand elle me regarde, elle ne voit pas un monstre. Alors je lui souris. Oui, je l'aurais vue. Je me serais dit « Ah, encore une meuf qui bosse pas. On pourrait bien s'entendre, elle est bonne ». Mais je ne le dis pas. Parce qu'elle serait blessée, et parce que tout ça, c'est derrière nous. Mais je m'inquiète un peu pour elle. Elle a passé tellement de temps à l'hôpital pour s'occuper de moi, en négligeant ses études et sa famille... Ca ne me plaît pas. J'essaie néanmoins de me détendre, ce qui semble être le but de la manœuvre. Je regarde Mini-moi, et il s'est recouché. Tant mieux. Elle se lève, et un instant je tends la main, parce que je crois qu'elle va partir. Geste involontaire. Mais elle se rassoit en me poussant un peu et s'installe près de moi. Et elle reprend son discours, alors que je la regarde et l'écoute avec un sourire :

-Je sais pas comment elle fait Jewel, elle est comme moi, elle danse, elle est présidente des Cheers et elle s'en sort très bien en cours.
- Si ça se trouve, elle t'envie pour d'autres choses, tu sais. Personne n'est parfait. Tu es mauvaise à ce point ?
- Moi on me parle d'algèbre c'est pire que du chinois. Je me fais allumer en histoire, parce que jusqu'à mes 15 ans, c'était l'histoire de la France que j'apprenais, maintenant, c'est celle des États-Unis.
- Ca peut se comprendre. Mais ça viendra, ne t'inquiète pas.
- Ils vont m'achever ! Je pense que je me prendrais un travail si je me fais retirer ma bourse. Je ne veux pas partir de Wynwood, c'est trop tôt ! Je viens à peine d'y arriver.


Je serre les dents. Tout ça, c'est de ma faute. Elle n'a pas de facilités, et moi je l'empêche d'aller en cours. Dire qu'elle vient de sécher à nouveau pour moi... Ca me met un peu en rogne. Parce que moi, j'ai redoublé, mais j'ai un pactole de plusieurs millions de dollars derrière moi. Je m'en fous. Mentalement, je me jure de l'aider financièrement si jamais un jour elle a un problème. Surtout au niveau scolaire, vu que je suis impliqué. Et puis, au lieu des soirées films ou autres, je peux faire des soirées révisions avec elle, non ? Je suis aussi mauvais, voire pire qu'elle, mais à deux on peut s'en sortir ? Je commence à retourner le problème dans tous les sens, alors que le silence se fait. Je suis en train de calculer le prix d'une année à Wynwood quand elle baisse la tête et éclate de rire. Sur le coup, surpris je relève la tête et la fixe, un sourcil levé :

- C'est quoi la blague ?
- Zacc... Oh punaise... J'en reviens pas que t'étais en érection juste parce que je te touchais...


Ah. C'était donc à ça qu'elle pensait. Bon. Je baisse les yeux, rouge pivoine. Mon Dieu, la dernière fois que j'ai eu une érection comme ça, j'avais 13 ans, bordel. Après, Nat est clairement une belle femme, mais j'essaie de la considérer comme une sœur plutôt qu'un plan cul, alors paie ta crédibilité maintenant.

- Tu sais Zacchary. Il y a des milliers de façon de dire que je suis jolie. (Elle rit encore et je baisse la tête encore plus bas) Allez, fais pas cette tête. Ça arrive à tout le monde. (Je lève les yeux vers elle en souriant)
- Clairement, tu n'es pas jolie, tu es magnifique et même bandante. Et si ça arrive à tout le monde, toi aussi ça t'arrive ?!


Je me redresse et me tourne vers elle, en commençant à la chatouiller partout en explosant de rire. Elle se tortille dans tous les sens et crie pour que je la lâche, mais je n'abandonne pas si facilement. Je m'appuie sur elle, plaquant mon bassin sur sa hanche pour l'immobiliser alors que je m'attaque à ses côtes. Et puis, après quelques minutes de rire, je m'arrête, les mains sur ses hanches, et la fixe. Les joues roses, les cheveux en bataille, un peau veloutée sous mes doigts qui sont à moitié sur le tissu, à moitié en dessous... Je souris, caresse ses cheveux doucement, et romps le charme en me dégageant et m'allonge sur le lit.

- On t'a jamais dit que c'était dangereux de t'allonger sur le lit d'un mec ? Fais gaffe au loup, si tu ne veux pas en voir le bout de la queue ! (J'éclate de rire, alors que les battements erratiques de mon cœur se calment)
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MessageSujet: Re: I just want to know you better now [Zacc] Terminé   Lun 1 Déc - 0:49

Nat avait été briefé par les infirmières, quand aux soins à prodiguer. Elle avait eu à cœur de le faire, ne serait-ce que pour se sentir plus utile que d'être la pâtissière du coin. Ou la petite amie fictive de Zacc... La polonaise est contente, il se laisse faire, et elle fait très attention. Ses mains manipulent sa jambes avec douceur, elle ne sait pas si il a encore mal. Elle avait lu quelque part que les amputés souffraient énormément. A quel point pouvait être la douleur de Zacc. Et si elle le pouvait d'ailleurs, elle absorberait tout, pour le soigner, pour le sauver. Parfois ses yeux divaguait sur son torse, la rougeur de ses joues, trahissait l’intérêt de la slave. Elle était heureuse qu'il ferme les yeux, au moins, il ne voyait rien de son embarras. Tout était nettoyé, elle pouvait passer au bandage, plus esthétique que médical au fond. Elle chercha sur le lit de quoi le bander. Et en parlant de bander... Nat se pinça les lèvres, surprise, les mains en l'air, elle n'osa plus le toucher.

-Euh... Nat... Je...Je crois que c'est... propre. Euh... Je vais faire le bandage, hein !

Elle relève ses yeux bleus gris sur le sigma mu. Elle rougissait, il était claire qu'elle avait vu l'incident. Un léger sourire nerveux ne voulait pas quitter son visage. Elle lui plante le rouleau des bandes entre les mains et détourne le regard, un léger rire pour détendre l'ambiance. « C'est toi le chef, je te laisse faire ! » Elle ne savait pas trop comment le prendre. Elle avait plus que honte et lui aussi c'était évident. Elle regardait le mur à côté d'eux, comme si il était nu devant elle et qu'elle essayait de regarder ailleurs. Mais de voir cette bosse dans son caleçon était pire que tout. Elle ne sait pas si elle devrait s'offenser, rire, ou se sentir flatté ? Non impossible. Elle n'avait fait que le touché à peine. Mais oui, c'était sa cuisse. Et les infirmières alors, elle les avait vu faire, des milliers de fois, et c'est la première fois qu'elle le surprend ainsi. Elle avale difficilement sa salive. Un regard furtif vers lui aussitôt dévié. Vu comment il se dépêche de faire le bandage, pas la peine de l'enfoncer plus que nécessaire. Alors, elle fait, ce qu'elle sait faire de mieux. Détourner la conversation en parlant un peu d'elle.

-Tu sais que je suis une tarte en cours ? Quand je me suis éclipsé des cours, le prof m'a aligné devant toute la classe. Toi qui m'avait pas remarqué de l'année avant l'agression, l'a tu m'aurais sûrement vu !

Elle regarda vers lui, il semblait se détendre, c'était bon signe. Elle se lève du lit, seulement pour revenir s’asseoir à côté de lui, forçant le postérieur de Zacc à se décaler sur le coté, adossé au mur comme lui. Elle retire ses converses pour allonger ses jambes sur le lit. Regardant en face. Elle s'amuse à dépeindre son quotidien à Zacc. Après tout, pour elle, il était clair, qu'il en ferait partie désormais. Autant qu'il s'habitue à son entourage tout de suite.

-Je sais pas comment elle fait Jewel, elle est comme moi, elle danse, elle est président des Cheers et elle s'en sort très bien en cours. Moi on me parle d'algèbre c'est pire que du chinois. Je me fais allumer en histoire, parce que jusqu'à mes 15 ans, c'était l'histoire de la France que j'apprenais, maintenant, c'est celle des États-Unis. Ils vont m'achever ! Je pense que je me prendrais un travail si je me fais retirer ma bourse. Je ne veux pas partir de Wynwood, c'est trop tôt ! Je viens à peine d'y arriver.

Elle fait la moue, elle parle pour détendre l'atmosphère, mais se met doucement à réaliser ce qu'impliquait être boursière. Finalement tricher avait ses mauvais côtés. Elle laisse retomber lourdement sa tête contre le mur et puis, la tout lui revient en tête et elle se met à exploser de rire. Elle cache la moitié de son visage avec sa main, sûrement pour ne pas montrer sa bouche ouverte. Plus elle y repense, plus elle rigole. « Zacc... Oh punaise... J'en reviens pas que t'étais en érection juste parce que je te touchais... » C'est plus fort qu'elle, en vrai, c'était ce qu'elle avait eu envie de faire dès le début, si elle n'avait pas été prise autant au dépourvu. Elle tourne la tête vers lui puis, presque sérieuse, elle se reprend. « Tu sais Zacchary. Il y a des milliers de façon de dire que je suis jolie. » Elle repart dans son rire après lui avoir tirer la langue. Puis si elle boudait, elle sortirait son arme secrète. Son charme et ses yeux de chiot. Elle lui donne un léger coup de coude. « Aller, fais pas cette tête. Ça arrive à tout le monde... » Enfin elle croit.
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MessageSujet: Re: I just want to know you better now [Zacc] Terminé   Dim 30 Nov - 18:50

Il n'est pas très tard quand je me réveille ce matin, dans ma chambre chez les Sigma Mu. Je suis arrivé la veille avec toute ma famille, histoire de ramener toutes mes affaires et leur faire visiter le campus. Mon beau-père a fait de nombreux chèques depuis mon entrée à Wynwood High, et il est fier de ce que ses petits bouts de papier ont permis de créer. Il adore en mettre plein la vue, et ce n'est pas la voiture de location qui monterait le contraire. Dans les couloirs, je croise pas mal de têtes connues qui me saluent gentiment, avec un sourire ou un signe de tête. La plupart attendent que je sois passé pour se retourner, et je déteste sentir leurs regards curieux dans mon dos. Les autres me dévisagent en face, et je les admire pour leur franchise. C'est vrai, la dernière fois que j'étais à Wynwood, j'avais deux jambes plus ou moins valide. Maintenant, j'ai une jambe gauche et une demie jambe droite. Mon pantalon est recoupé pour ne pas traîner, mais on ne voit que ça. C'est étrange, quand je suis revenu en boitant après mon accident je vivais très mal le fait qu'on me regarde comme une bête dans un zoo. Il faut dire qu'on n'est pas forcément très fier de se retrouver dans le journal parce qu'on a fini écrasé contre un arbre à cause d'un problème d'alcool. Là, j'ai la tête haute, j'assume. Oui, j'ai fait une connerie en Février, mais j'ai payé ma dette et j'ai aidé une jeune femme qui pourtant aurait préféré fusionner avec un mur que de me croiser. Maintenant, elle est là pour moi. Et c'est une belle récompense malgré tout. Elle n'a pas tenu à nous accompagner de l'hôpital à Wynwood, vu qu'elle avait des révisions, de la danse et sûrement d'autres choses plus intéressantes à faire. Il est vrai qu'elle est plutôt mal à l'aise depuis que j'ai dit à ma mère que je sors avec elle. Ce qui est faux, en soi, mais elle n'est pas obligée de le savoir. Après tout, elle veut juste que je reprenne une vie normale, vu ce qui m'est arrivé.

Je la comprend. Moi aussi j'appréhende ma nouvelle vie. Comment vais-je m'en sortir, avec une jambe et demie ? J'aurai ma prothèse dans quatre à six mois, mais si ça ne me convient pas ? Vais-je pouvoir reprendre le sport, avoir une nana, des enfants un jour ? Les gens sont si étroits d'esprit. Ils voient un homme blessé ou amputé et ils se disent « Ah, c'est tellement triste ». Mais rien n'est triste quand on a la chance d'être toujours en vie. Et j'ai envie de me battre et de leur montrer. Je suis un vrai mec, avec mes forces, mes défauts et oui, une jambe en moins. Je ne suis pas diminué pour autant. C'est ce que j'essaie de me dire en passant dans les couloirs, accompagné de ma mère, mon frère et mon beau-père qui regardent d'un air ravi mon environnement. On arrive bientôt au bâtiment des SM, et je leur parle un peu de notre confrérie. Ils n'en savent pas grand chose, à vrai dire ma vie scolaire ne les intéresse pas vraiment. Ils savaient que j'étais chez les RK, les sportifs, avant mon accident. Après ça, je leur ai juste dit que j'allais trouver une autre confrérie, sans précision. En entrant dans le bâtiment, ils eurent donc un petit choc avec cette ambiance rock'n'roll qui me fait toujours planer. Sans mot dire, nous nous dirigeons à l'étage (moi plus lentement que les autres évidemment) jusqu'à la chambre que je partage avec Elena. Ma colocataire n'est pas encore là. Je range rapidement mes affaires (sur une béquille, on finit par s'y faire) et m'assois sur mon lit. Mes parents observent la chambre, les photos, la salle de bain... Et Liam me glisse « Tu vis avec une nana ?... » Je hoche la tête et mon frère me regarde avec de grands yeux étonnés. Il sait que je suis plutôt territorial. Je hausse les épaules pour lui faire comprendre que je m'en fiche. Bien qu'Elena ne soit pas du genre agréable, je l'apprécie. Elle est un poil sadique et relou comme j'aime les femmes. En parlant d'elle, la voilà qui débarque. Elle dévisage ma famille avant de me distinguer et, d'un coup, elle s'excuse et dit bonjour à tout le monde. Elle n'a pas l'air très à l'aise, et j'en profiterai pour me foutre de sa gueule plus tard. On discute tous ensemble quelques minutes puis ma famille s'en va enfin pour rejoindre mon pays natal, l'Australie. Quand bien même je les adore, je suis content de les voir partir. J'aime ma solitude. Elena semble d'abord mal à l'aise mais comprend vite qu'elle devra reprendre ses bonnes vieilles habitudes et m'emmerder constamment. Alors quand je me réveille en pleine nuit en gueulant dans un lit plein de flotte gelée, je me dis que ça fait du bien d'être rentré à la maison.

Je me réveille donc à moitié par terre, poussé par Elena qui a gueulé quand j'ai gagné son lit en pleine nuit complètement trempé à cause de sa vanne. Elle est partie furax chez Leahna et n'est pas rentrée depuis. Tant mieux, au moins je suis au sec, même si son lit pue la femme à plein nez. Je me tourne, me retourne... Pas moyen de dormir plus. Vu l'heure, tout le monde doit être en cours. Pour ma part, j'ai deux jours supplémentaires pour régler les problèmes administratifs liés à mon amputation. Ma mutuelle fonctionne à l'international, mais le papier pour ma prothèse est perdu quelque part en Australie et personne ne sait où il est. Entre ça, la rééducation et le rattrapage des cours... Je remercie mentalement Nat de m'apporter les cours aussi souvent. Parfois, je me dis qu'elle est mon ange gardien. A l'hôpital, elle m'a quitté sans vraiment un au-revoir, et je me demande quand je la reverrai. A la cafétéria ? En cours ? Va t-elle faire semblant de m'ignorer, ou bien sautera t-elle dans mes bras ? Je ferme les yeux et soupire. Lève-toi, Zac. Tu dois aller te doucher. Et te préparer pour aller dans Miami secouer quelques bureaucrates. Bon. Je m'assois sur le bord du lit et attrape mes béquilles. Je vacille jusqu'à la salle de bain, encore endormi, et m'assois dans la douche après m'être déshabillé. On m'a installé un siège, comme pour les vieux, et je peux donc me savonner assis tranquillement. Quand l'eau chaude coule sur ma peau, je me sens juste revivre. J'ai des frissons tout le long de ma colonne et je pousse un soupir de contentement. Le pied. Je prend du gel douche et commence à me frotter énergiquement le torse. En baissant les yeux, je vois des cicatrices partout, et je le vois. Mon moignon. Il est là, comme s'il l'avait toujours été, comme s'il me narguait. Je panique encore quand j'ai l'impression de sentir ma jambe et que je vois qu'elle n'est plus là, et qu'il n'y a qu'un truc informe qui remue. Je continue de me laver en silence.

Une fois sorti de la douche, je me sèche précautionneusement, et c'est à ce moment-là que je me regarde et me dis : Mince, mais qui voudra bien de moi ? Et bien que j'attende une réponse, elle ne vient pas. Oui, qui va vouloir de ça ? Et quelle femme voudra me... faire... avec moi ? Ca doit être flippant, de vouloir grimper sur les genoux d'un homme qui n'en a qu'un. Comment sera le sexe ? Est-ce que ce sera moins bon ? Est-ce que je dois chercher de l'aide, des idées, des informations en ligne ? Je ne me suis jamais posé la question avant. Après tout, pourquoi je me serais renseigné ? Est-ce que ça existe, des pornos avec des amputés ? J'ai déjà vu de très belles femmes avec une jambe ou un bras en moins, oui. Mais est-ce que ça m'exciterait ? Je retourne la question dans ma tête. Et pourquoi pas, après tout ? Je m'assois sur le lit et sort ma trousse de secours. Je n'ai qu'un caleçon moulant sur moi, mais dans le pire des cas seule Elena risque de rentrer et de gueuler, alors bon. Je nettoie doucement ma plaie, plutôt content. Elle cicatrise bien et il n'y a aucun risque pour la suite. Tant mieux, j'aurai ma prothèse plus rapidement. J'entends un vague bruit dans le couloir, mais je suis absorbé par ma tâche. D'un coup, Natasza entre comme une furie sans prévenir.


- C'est l'infirmière !


Je fais un bond d'un mètre au dessus de mon lit, et la fixe, complètement paniqué. Ok, elle m'a vu en blouse et tout, mais en caleçon, et le moignon à l'air... Je me sens pire que nu. Presque humilié. Elle ne voit d'abord que mon visage, et inextricablement, ses yeux bifurquent vers ma jambe. Ou devrais-je dire ma moitié de jambe. Elle est mal à l'aise, ce que je peux comprendre. J'ai envie de partir en courant, aussi impossible que ce soit. Elle est rouge de honte et s'excuse. Je secoue la tête et baisse les yeux, comme pour lui dire que ce n'est pas si grave. Bien que je pense intérieurement que ça l'est. Bien des femmes m'ont vu nu, complètement bourré, mais ça... C'est différent. Personnel. Je n'arrive pas à m'y faire. Et je commence à chercher les bandages pour recouvrir tout ça, particulièrement gêné. Elle me regarde m'énerver et attrape ma main.

- Arrête, tu vas te faire mal.


Je regarde ma main comme si elle était en feu à cause de notre contact. C'est rare qu'elle me touche spontanément. Un baiser sur la joue pour partir, une tape... C'est prémédité. Ce contact est encore étranger, et je la fixe, un peu surpris. Elle observe mon attirail, et mon moignon. J'espère secrètement que ma jambe va repousser tellement je déteste qu'elle fixe cette chose. Mais elle fait comme si de rien n'était, et j'en aurais presque envie de la gifler pour qu'elle réagisse. C'est là qu'elle dit tout naturellement :

- Laisse moi faire tu veux ? Je me lave les mains et j'arrive.


Je me sens comme un puceau avec une nana expérimentée. Genre « Attends, je vais t'apprendre. Je prends une douche et je m'occupe de toi ». C'est à la fois dégradant et excitant. Merde, faites qu'elle ne puisse pas lire dans mon esprit. Elle revient, tout sourire :

- Je t'avais dis que tu m'avais sur le dos pour longtemps ! Faudra commencer à t'y faire.

- Mmh.


Je marmonne et détourne les yeux. Pas besoin de lui expliquer comment se passent les soins, le médecin m'a tout dit lors d'une de ses visites. Elle attrape donc l'eau physiologique et du coton et s'approche de ma demie-jambe. Le premier contact entre le coton mouillé et ma jambe me fait frissonner. Je suis toujours en caleçon, et je suis concentré sur elle, les sens en éveil et les nerfs à fleur de peau. Quand je le fais moi-même, c'est désagréable au possible, mais elle le fait avec une telle douceur que ça en devient agréable. Je ferme les yeux pour ne pas la voir faire, et je tressaille quand elle attrape ma cuisse pour la faire légèrement pivoter vers la lumière de la fenêtre. Sa main glisse sur ma peau nue, et déclenche chez moi des vagues de chaleurs et des frissons... Oh la vache comme c'est agréable. Je sens mon souffle devenir un peu plus profond, apaisé. Elle maintient ma cuisse d'une main et nettoie de l'autre, ses petites mains glissant elle s'accroche du bout des doigts. Ses ongles griffent doucement l'intérieur de ma cuisse et je me mords la lèvre. Si elle continue je crois que...Mes yeux s'ouvrent brusquement quand je me rends compte que... Merde. Je bande comme un cheval.

- Euh... Nat... Je... (Faites qu'elle ne l'ai pas remarqué) Je crois que c'est... propre. Euh... Je vais faire le bandage, hein !
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MessageSujet: I just want to know you better now [Zacc] Terminé   Dim 30 Nov - 16:04

Ce matin, pas de détour par la case hopital. Ce matin, on se lève, on dit bonjour aux autres dans le couloir, on ouvre difficilement les yeux en baillant au corneille tout en traversant le couloir alors qu'on porte à peine de quoi être décente. La douche la réveille, la chaleur de l'eau active un peu mieux ses muscles. Elle rêve de retourner dans son lit pour dormir encore deux ou trois heures de rab. Dans la cuisine, elle mache d'une façon morne ses cérales, comme un zombi dégusterait sa viande. Elle a perdue son entrain Natasza, car elle s'inquiète. Elle s'inquiète que les choses redeviennent normale. Elle croise Maïra et Shin, qu'elle salue d'un sourire avant de mettre son bol dans le lave vaisselle et finir de s'habiller dans sa chambre. Carry a déjà filler. Ce n'est pas la colocataire la plus joyeuse du monde, mais elle ne manquait pas de caractère. Et il semblait plus simple à Natasza de partager sa chambre avec son adjointe. Comme chaque jour, elle fait deux sacs, un pour les cours, un pour la danse. Hier, elle repensait à ce que Zacc lui avait dit. Il allait pouvoir sortir, oui, mais reprendre aussi vite les cours ? Sans doute lui faudrait-il un temps d'adaptation. En y repensant, Nat sourit dans son coin. Souvent discrète, souvent silencieuse, elle se souvient avoir observer en silence le Sigma Mu en se demandant comment il ne pouvait même pas se rappeler d'elle. Aussi vexant que ce soit, ça avait été pour elle un vrai soulagement. Elle avait eu peur qu'il s'agisse d'un maitre moqueur. Et ce n'était plus sur Sam qu'elle pouvait compter désormais.

Aux casiers, elle range son sac de sport pour la journée. Jewel la rejoint à l'entrée des cours comme d'habitude. Sourires, rires et racontage de vie en perspective. Voila maintenant plusieurs semaines qu'elle racontait ses visites à l'hôpital sans lui avoir expliquer l'aggression. Aussi faut-il dire, qu'elle regrettait de mentir aussi délibéremment à sa meilleure amie. Mais elle était persuader que se plaindre, ne ferait que ramener les démons à la surface. Et pour l'instant, elle avait Sergueï pour parler de ses cauchemars. En entrant en cours, avec les autres. Les yeux de Nat cherche partout ce visage si familier, elle guette tout les arrivants, jusqu'à ce que, déçue, le professeur referme la porte derrière le dernier élève. Jewel ne manque pas de remarquer la mine penaude de Nat et la questionne. "Heu je me sens pas très bien, mais rien de grave." La polonaise lève la main, haut et fort. Quand il l'interroge, elle demande à aller à l'infirmerie. Agaçé par un tel manque de considération, il hésite, avant de la laisser filer. Non sans l'embarasser devant le reste de la classe, sur l'état de ses notes... Catastrophiques.

Elle suit le couloir de sortie, passe devant l'infirmerie, au cas où on la regarderait faire. Puis passe par la sortie de secours à l'arrière pour éviter l'entrée principale. Elle file dans l'allée, jusqu'au zone des bâtiments des confréries. Reconnaissable entre mille, celui des Sigma Mu, n'avait aucun mal à sortir du lot. Quand elle rentre dans le hall, c'est intimidé qu'elle se sent. Et merde, si il n'était pas là ? Peut-être devrait-elle l'appeler au lieu de s'inquiéter pour rien. Peut-être qu'il l'ont gardé plus longtemps, pour de bonnes raisons. Vu l'heure, il n'y a pas grand monde, et ça rassure un peu Nat au fond. Elle connaissait peu de Sigma Mu. Seulement Zacc. Et il fallait dire qu'avant qu'il se retrouve à l'hopital, à ses yeux, il n'était pas très sympathique. Finalement, c'est une jeune fille brune qui la regarde, presque en la déviseagant. "Je peux t'aider ?" Les yeux ronds, il faut à Nat quelque seconde pour comprendre qu'elle devait parler. "Euh, oui, oui. Je cherche la chambre de Zacchary Durden. Tu sais où c'est ?" Elle lui indique, lui disant de monter à l'étage et de s'arrêter à la porte portant le numéro 2. Toujours très polie, elle remercie l'inconnu et s'engoufre dans les escaliers, grimpant les marches deux à deux. Devant la porte, elle colle l'oreille pour savoir si il était bien là. Elle entend un raclement de gorge, un soupire. Elle reconnait son semblant de voix et sans s'en rendre compte, elle sourit à l'idée de le revoir, en dehors de l'hôpital. Elle frappe un grand coup à la porte. Puis entre sans savoir s'il était d'accord. "C'est l'infirmière !" Rentre-t-elle toute joyeuse, balayant le moindre doute. Non, ne voulant s'imposer aucun doute même. Assis sur le lit, Zacc était en train de refaire ses pansements. A nue. Nat n'avait jamais vu la cicatrice à vif comme ça. Et sans qu'elle puisse y résister, ses yeux bloquèrent dessus avant de se forcer à regarder le visage de son ami. Et vu sa tête, il n'était pas super heureux. "Pardon... pardon..." Elle rougit, comme si elle venait de le trouver à poil, alors que c'était pas le cas.

Nat se reprend. C'est pas une blessure qui allait la rebuter. Et puis il fallait montrer à Zacc qu'elle était là nan ? Ah mais s'il voulait plus d'elle, maintenant qu'il était entouré, il n'avait plus vraiment besoin si ?. Foutu doute. Elle les gifla mentalement, un a un. Elle vient s'asseoir à côté du garçon qui la dévisage. "Ya pas de mais !" Elle ne sut, qui de lui ou d'elle était le plus anxieux. Quel idiote d'avoir pensé que cette épreuve était terminée. Il s'agite pour recouvrir son moignon, et ça angoisse l'Alpha Psi. Elle attrape la main de Zacc, le stopant dans sa hate. "Arrête, tu vas te faire mal." ça y est, un contact visuel entre eux. Elle est sérieuse, mais compatissante. Elle l'a toujours été.  Elle presse sa main sur la sienne. Elle regarde la boite qui contenait bandage, sérum physiologique et tout un nécessaire pour garder le moignon propre. C'est vrai que ce n'était pas très jolie à regarder. Mais Nat se forçait à ne pas détourner la tête, car au fond, ça allait faire partie de Zacc désormais... "Laisse moi faire tu veux ? Je me lave les mains et j'arrive". Elle le relâche et s'approche de l'évier plus loin pour nettoyer ses doigts, retirer ses bagues, ses bracelets. Elle revient, garde toujours un sourire tendre sur le visage. "Je t'avais dis que tu m'avais sur le dos pour longtemps ! Faudra commencer à t'y faire."
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