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 [Fini] I wish you were standing by my side tonight when the sky is burning [with Taylor L.]

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MessageSujet: Re: [Fini] I wish you were standing by my side tonight when the sky is burning [with Taylor L.]   Dim 21 Aoû - 14:13

A
près la fuite de son amie, Esteban resta bêtement sur sa chaise, ramassant machinalement la cuillère qu’elle avait laissé tomber avant sa tirade glaciale pour fourrer distraitement un bout de gâteau restant dans sa bouche. Il n’avait même pas tenté une seconde de la retenir, de crier son nom ou encore de la suivre, il l’a connaissait trop bien pour savoir que cela n’aurait servit à rien, à ce qu’il savait de son amie elle ne serait même pas retourné ! Enfin … il pensait la connaitre si bien, car en fin de compte, s’il n’avait pas réagi c’est parce qu’il avait été surpris en fait, surpris par la réaction si froide et un tantinet désespéré de Taylor. Il repensa à ses mots en fronçant les sourcils « Combien de fois penses-tu que j'ai essayé de me débarrasser de cette hantise, hein, combien ? Si je parle trop de lui, tu pouvais simplement me le dire, pas la peine de t'énerver. Et tu peux garder tes conseils pour toi, s'ils ne sont pas meilleurs. ». Sur le coup, il avait vraiment merdé, mais alors là plus que merdé, il savait bien que le sujet lui tenait à cœur pourtant, mais il n’aurait jamais pensé que c’était à ce point là, il s’en voulait un peu de ne pas avoir été plus attentif à son amie, trop omnibulé par ses propres sentiments en son encontre pour se rendre compte de quoi que se soit, s’il avait remarqué plutôt à quel point cette histoire avec ce crétin d’Aaron la tracassé, il aurait abordait le sujet bien plus tôt et avec plus de douceur il va s’en dire ! Mais voilà, il s’était conduit comme le dernier des imbéciles, et il méritait bien de se faire abandonner en plein milieu de la cafet’. Aie, aie, aie, lui qui d’habitude détestait se donner en spectacle, sur le coup s’était franchement raté, mais en même temps qui pouvait bien se préoccuper de ses querelles avec Taylor, à part la Wynwood’s Voice bien sûr – qui elle se mêlait de tout, de tout et tout le temps –. Il allait bien falloir qu’il rattrape ça, surtout qu’avec cette histoire, il n’avait toujours pas révélé ses véritables sentiments à sa colocataire, et il ne voulait pas lui cacher cet état des faits plus longtemps. Il se faisait l’effet d’un voyeur à être tout le temps là près d’elle, avec elle, à penser à elle de façon plus qu’amicale, alors qu’elle ne le considérait que comme un bon copain. Ce n’était pas loyale, et Dieu c’est qu’il détestait ce sentiment de malaise qu’il ressentait, il fallait vraiment qu’il remédie à çà et vite ! C’est pour ça que finalement après quelques minutes les yeux dans le vague, une moue contrarié sur le visage, Esteban prit son courage à deux mains, soupira un grand coup avant de se lever l’air de rien, quittant à son tour la cafétéria, abandonnant derrière lui le reste de fraisier inachevé. En temps normal il aurait attendu que son amie et lui se soient calmés pour tenté quoi que se soit, mais cette fois ci il n’allait pas donner à la new yorkaise le temps de reprendre ses esprits, il fallait qu’il règle cette histoire une fois pour toute, une fois pour toute et tout de suite ! Marchant maintenant d’un pas décidé dans les couloirs de l’internat, l’étudiant britannique prit la direction de leur chambre, où il savait à coup sûr qu’il tomberait sur sa jeune amie. Poussant la porte avec résolution, il se figea un instant de gène priant pour ne pas trop rougir comme l’imbécile qu’il était, avant de s’excuser d’un air dépité et légèrement honteux.

- Je suis désolé. Je ne sais pas ce qui m’a appris … enfin si justement … Il soupira d’embarras avant de continuer. Taylor, je crois qu’il faut qu’on parle !

Voilà, c’était dis, simple, efficace, peut être un poil trop mélo dramatique avec le « il faut qu’on parle » tellement cliché, mais bon comme dit si bien la sagesse populaire : « il faut ce qu’il faut ». Peut être y avait il un espoir –minime il va s’en dire – que la jeune femme partage un peu ses sentiments, après tout ils étaient quand même amis … et Esteban à défaut d’arriver à obtenir plus comptait bien préserver cet état des faits.

[Suite dans notre chambre]

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MessageSujet: Re: [Fini] I wish you were standing by my side tonight when the sky is burning [with Taylor L.]   Dim 1 Mai - 18:53

    L
    a réponse de Taylor à son ami restait totalement en phase avec ses sujets principaux de conversation : New-York, sa ville adorée, et par dessus tout son ex-petit ami Aaron. Quelle que soit son humeur du moment, elle ne pouvait s'empêcher de penser à lui. Mélancolique, joyeuse ou juste calme, le nom de ca garçon qu'elle avait tant (trop) aimé revenait encore et toujours se poser sur ses lèvres, sans qu'elle en ait vraiment conscience. Les seules fois où elle se rendait compte de sa tendance à n'évoquer que lui, elle s'en voulait pour ses amis, particulièrement Esteban qui devait subir jour après jour les humeurs de sa colocataires, dictées par les messages (ou l'absence de messages) d'un inconnu qui vivant à près de 1800km de là. Mais ces regrets par rapport à ce qu'elle faisait subir à son ami étaient vite chassés, dans son esprit, car Taylor était le genre de fille qui ne se souciait que très peu de ce qu'elle pouvait imposer aux gens. Et pourtant, Esteban était bien le seul, ou presque, en qui elle pouvait avoir confiance, sur qui elle pouvait compter dans bien des situations. Mais c'était plus fort qu'elle, et malgré tout ce que les gens pouvaient penser d'elle (qu'elle se servait des hommes comme des objets, au vu de ses relations éphémères sur le campus) elle n'avait dans son esprit qu'Aaron, ou plutôt, beaucoup d'Aaron, et un peu d'Esteban, Peter, Calypso, et les autres. Mais ils devaient être un peu à l'étroit, autant à tenir dans une toute petite partie de son cœur. Cela dit, elle ne comptait pas leur laisser plus de place, bien trop occupée à penser à Lui.

    Les quelques minutes de silence qui s'étaient installées entre les deux amis devenaient de plus en plus oppressantes, et Esteban répondit pile au bon moment pour rompre cette tension. Il ne pouvait pas venir avec elle. Dommage. Il devait encore gérer son statut dans la société anglaise, qu'il évoquait presque avec dégoût, même quand il s'agissait de sa famille. Vu son ton, avoir un demi-frère qui se mariait à la fin du mois ne l'enchantait pas le moins du monde. Mais en même temps, elle pouvait le comprendre, dans une moindre mesure. Subir les repas organisés par son père avec ses supérieurs hiérarchiques n'étaient pas une de ses activités favorites et elle s'éclipsait volontiers, alors faire des révérences et des baise-mains à toute la crème de la société monarchique anglaise, merci bien. En cherchant bien, on pouvait aisément comprendre qu'il soit énervé à l'approche des vacances, puisqu'elle étaient pour lui signe de quelque chose de pire que le lycée. Et puis bon, le temps en Angleterre, ce n'était pas non plus la même chose qu'à Miami, qu'on se le dise. Elle releva les yeux sur lui tandis qu'il reprenait la parole.

    ─ ... Et par pitié Taylor pour une fois ne pourrait-on pas parler d’autre chose que de ce cher Aaron ? Je commence à en avoir vraiment mare de ce mec ! Merde, tu ne vois pas qu’il se fout de toi ! Supprime son numéro et passe à autre chose !

    Dans un bruit de vaisselle, Taylor laissa tomber dans l'assiette sa petite cuillère, qu'elle venait de reprendre, et une fraise, accompagnée d'un morceau de tarte allèrent s'écraser sur le sol. Mais elle n'y prêta absolument aucune attention. Esteban, le gentil ami-colocataire-confident venait de lui asséner un grand coup de réalité en pleine figure. Et Taylor n'aimait pas ça, vraiment pas. Personne ne lui disait ce qu'elle avait à faire, surtout si cette personne avait tort, qu'elle s'appelle Esteban ou non. Le regardant droit dans les yeux, elle se pencha vers lui, espérant vainement qu'on l'entende moins ainsi. Elle serra les dents, mais ses mots forcèrent la barrière, et passèrent aussi celle de ses lèvres.

    « Mais c'est que tu es perspicace, mon chéri. », dit elle avec tout l'ironie dont elle était capable, d'une voix mielleuse. « Combien de fois penses-tu que j'ai essayé de me débarrasser de cette hantise, hein, combien ? Si je parle trop de lui, tu pouvais simplement me le dire, pas la peine de t'énerver. Et tu peux garder tes conseils pour toi, s'ils ne sont pas meilleurs. »

    Gracieusement, elle se leva de sa chaise et se détourna, abandonnant là sa tarte aux fraises à peine entamée. Dommage. À grands pas, elle se dirigea vers sa chambre, regrettant déjà de s'être emportée contre son ami, qui voulait sans doute l'aider, malgré sa maladresse. Mais Taylor n'avait jamais tort. Ou alors très peu souvent, et elle ne fit pas demi tour. Quelques regards la suivaient à travers la cafétéria. Peut-être seraient-ils réunis dans la prochaine chronique de Wynwood's Voice, remettant n doute leur amitié. Elle serait bien la seule à le faire.
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MessageSujet: Re: [Fini] I wish you were standing by my side tonight when the sky is burning [with Taylor L.]   Mer 27 Avr - 1:47

«
A
lors ?... Alors rien, j'ai reçu un autre message d'Aaron qui s'excuse, et je retourne à New-York au tout début des vacances. D'ailleurs... si tu veux venir, y'a encore des places dans mon avion, et dans mon appartement. Bonne matinée ? »


Aaron … Pourquoi fallait il qu’ils en reviennent toujours à lui ? Il ne se passait pas une conversation sans que Taylor ne ramène ce mec sur le tapis, à croire que son monde ne tournait qu’autour de ce que faisait Aaron, ce que disait Aaron, ou encore ce que pensait Aaron, c’était tout bonnement insupportable ! Pourquoi ce type, sous prétexte qu’il avait connu Taylor avant lui, qu’il était sorti avec elle LUI, devrait avoir la priorité et le pouvoir absolu sur les pensées de son amie ? Et pourquoi se retrouvait il dans cette stupide cafétéria, à tenter de dissimuler tant bien que mal cette jalousie maladive qui le rongeait depuis quelques temps ? Car tout le problème était là : Esteban était jaloux. Jaloux d’Aaron et de sa relation avec Taylor, jaloux de ces autres hommes qu’elle avait fréquenté et peut être aimé, jaloux de ces inconnus qui l’a déshabillaient du regard quand elle marchait dans la rue, jaloux de ceux à qui elle souriait, jaloux de ceux qui l’a faisait rire et rêver … C’était arrivé comme ça, un matin il s’était réveillé et elle était là ; cette jalousie qui lui serrait le cœur. Et quand il l’avait vu ; au saut du lit, pas encore maquiller, les cheveux décoiffés, l’air encore endormi, il avait compris. Sans s’en rendre compte il était tombé amoureux de sa meilleure amie. Et c’est pour ça qu’en ce moment même, assis dans ce réfectoire bourré de monde et franchement bruyant, Esteban se sentait extrêmement contrarié que son amie lui parle ENCORE de ce très cher Aaron. Es-ce qu’il avait passé une bonne matinée ? Non, certainement pas. Depuis qu’il avait justement fait cette découverte au sujet de la jeune fille, il se sentait continuellement à fleur de peau, énervé ou pire carrément sur le point d’exploser ! Il fallait qu’il règle ce "problème" au plus vite, et le meilleur moyen pour ça serait d’abord de commencer par se calmer. Passant une main distraite dans ses cheveux, Esteban poussa un long soupir avant de répondre à la jeune fille. Cette situation en plus de l’énerver commençait réellement à l’épuiser, les vacances tombaient vraiment à pique …

Désolé, c’est pas que je n’aimerais pas venir avec toi mais je dois rentrer en Angleterre. Je n’ai pas vu ma mère depuis la rentrée et même si je me passerai bien de cette visite, il n’est pas convenable pour une personne de mon rang … hum disons ça comme ça, de disparaitre du paysage mondain aussi longtemps, en plus c'est le mariage de mon demi frère à la fin du mois ! Tout un tas de gens à qui lécher les bottes tu sais comme j’adore ça …


Il n’avait pas pu s’empêcher de se montrer cynique. Soupir. Voilà encore une chose qui le fatiguait, toutes ses mondanités, tous ces faux semblants et surtout tous ces secrets … Esteban avait un peu discuté avec Taylor de sa situation là bas, en Angleterre, mais il ne lui avait jamais dit exactement toute la vérité, si la jeune fille savait qu’il faisait parti de la noblesse britannique et que sa relation avec ses parents était pour le moins compliqué, il ne lui avait jamais révélé à quel point sa vie ne se résumait qu’à une sordide histoire de secret enfermé pendant seize ans dans un grand manoir du nord de l’Angleterre. Il avait eu plus que ça dose de secret et il n’aspirait plus maintenant qu’à une franche vérité … aussi dure soit elle ! Il fallait qu’il tente sa chance avec Taylor, il n’était plus question qu’il joue le bon copain pendant que des types comme Aaron s’appropriaient les meilleurs rôles, au pire que risquait il ? Ignorant la petite voix dans sa tête qui lui soufflait que justement il avait tout à perdre, Esteban se permit pour la première fois depuis qu’il connaissait son amie new-yorkaise de critiquer "Saint Aaron", la colère qu’il avait réussi à calmer il y a peu revenait petit à petit, et c’est tout en piochant dans le dessert de la jolie blonde d’un aire faussement indifférent qu’il reprit son discours …

─ ... Et par pitié Taylor pour une fois ne pourrait-on pas parler d’autre chose que de ce cher Aaron ? Je commence à en avoir vraiment mare de ce mec ! Merde, tu ne vois pas qu’il se fout de toi ! Supprime son numéro et passe à autre chose !

… Qui aurait bien pu croire que ceci était au départ une tentative de déclaration …

[Je suis un peu mort là donc je corrigerai les fautes demain ... Au moins tu peux déjà lire le post (:]
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MessageSujet: Re: [Fini] I wish you were standing by my side tonight when the sky is burning [with Taylor L.]   Dim 3 Avr - 14:12

    A
    ssise sur son lit, encore en pyjama alors que le soleil était déjà haut dans le ciel, son ordinateur portable sur les genoux, Taylor vagabondait sur les sites de compagnies aériennes, histoire de définir les dates et les prix de son prochain retour à New-York. Mai pointait déjà le bout de son nez, et son dernier passage à Manhattan datait de Noël, ce qui était beaucoup trop long. Elle avait besoin d'y retourner, alors même qu'elle n'était pas sûre de pouvoir voir son père, et que son dernier coup de téléphone à Aaron avait duré moins de quatre secondes. Il ne l'avait pas rappelée, et sa fierté avait fait qu'elle n'avait pas répondu aux deux messages d'excuses qu'il lui avait envoyé. Comme ça il marinait un peu dans son jus, et ce n'était pas si mal. Finalement, elle se décida pour un vol aller-retour à moindre coût et cliqua sur "Réserver". Elle avait de l'argent, certes, mais autant l'économiser pour le dépenser dans des trucs plus intéressants qu'un simple billet d'avion. Une fois que sa réservation fut pleinement acquise, elle referma son MacBook et le posa sur sa table de chevet. Soupirant, son regard balaya la pièce, s'arrêtant sur le lit parfaitement fait de son colocataire. Esteban, c'était le genre de mec tellement organisé qu'on pourrait croire qu'il est suivi en permanence par un majordome invisible qui met toutes ses affaires en ordre au millimètre prêt. Un coup d'oeil à travers la porte ouverte de son armoire fit prendre conscience à Taylor qu'elle en aurait bien besoin d'un, de majordome. Les seules choses qui restaient à peu près organisées, chez elle, étaient ses produits de maquillage, alignés les uns à côté des autres sur toute une étagère de leur salle d'eau ; mais sa moitié de la chambre était un vrai désastre. D'un haussement d'épaules, elle envoya balader ces soucis. Ça faisait presque huit mois d'affilée qu'Esteban "vivait" avec elle, et il ne s'en était jamais plaint. Si ça le dérangeait, il l'aurait dit, telle était la logique de Taylor.

    Propre de sa douche de la veille au soir, Taylor se leva, énergique et se planta devant son placard où ses vêtements s'entremêlaient dans un bazar indescriptible. Elle en tira un short en jean avec des collants couleur chair, en débardeur bleu foncé et un gilet noir, le tout associé avec une petite paire de chaussures plates fermées. Aujourd'hui, c'était samedi, et malgré quelques nuages, le ciel était bien bleu et les rayons du soleil qui entraient suffisaient à chauffer la pièce ; l'air dehors devait donc être agréable. Au moment où Taylor passait la porte de sa chambre, son téléphone portable sonna quelque part dans son lit, et elle se précipita pour le récupérer. Ce n'était qu'un message d'une de ses amies qui lui disait de la rejoindre à la cafétéria au plus vite. Allez savoir ce qu'elle voulait. Les filles ça a toujours un million de trucs à raconter, et pas plus de deux minutes pour le faire. Telle qu'elle la connaissait, celle-là devait avoir repéré un garçon toujours plus craquant que le précédent et voulait lui exposer en détail son nouveau et toujours aussi foireux plan de conquête avant de devoir filer, laissant Taylor seule devant ce qu'elle aurait commander, pour aller s'acheter LA robe qui le ferait tomber raide dingue de son corps. Mais bon, elle n'avait pas grand chose de mieux à faire aujourd'hui, et ses révisions dans le parc du lycée pouvaient bien souffrir d'un petit retard, au point où elle en était.

    Bingo. A peine Taylor était elle entrée dans la cafétéria qu'elle s'était faite agressée par une dingue qui parlait sans respirer pendant au moins une minute entière. Elle raconta des trucs futiles que Taylor n'écouta même pas, puis fila parce qu'elle avait rendez-vous avec une bande de filles toutes plus délurées les unes que les autres pour une virée shopping. Et comme prévu, Taylor se retrouva seule devant la tarte aux fraises qui lui servait de déjeuner. Avec sa petite cuillère, elle entreprit de séparer les fraises de la pâte puis commença à déguster tout doucement la crème pâtissière.
    Alors qu'elle décortiquait minutieusement son dessert (avec sans doute un petit air débile), quelqu'un vint s'asseoir en face d'elle. Elle ne leva même pas les yeux, reconnaissant immédiatement les mains qui étaient entrées dans son champ de vision en même temps qu'Esteban s'asseyait.

    - Alors ?

    Alors ? Alors quoi ? Abandonnant sa cuillère dans sa petite assiette, Taylor releva les yeux et sourit à son ami en retour. Ce "alors" n'était pas naturel. Trop stressé. Ma la cafétéria n'était sans doute pas le bon moment pour lui poser des questions. D'ailleurs, à part parler de choses futiles, il ne faut jamais rien dire dans la cafétéria, sauf si on se fiche de sa réputation, ou si on aime bien voir sa vie privée étalée devant tout le lycée.

    « Alors ?... Alors rien, j'ai reçu un autre message d'Aaron qui s'excuse, et je retourne à New-York au tout début des vacances. D'ailleurs... si tu veux venir, y'a encore des places dans mon avion, et dans mon appartement. Bonne matinée ? »

    Esteban était son meilleur ami, et lui proposer de venir vivre chez elle pendant quelques jours n'avait rien de bizarre, et il n'y avait pour elle aucune ambiguïté quant à la nature de leur relation. Elle était très proche de lui, et il en savait sans doute plus sur elle que tous ses petits amis successifs, mais ça restait amical. C'était son confident, en quelque sorte. Elle lui accordait une confiance presque aveugle.
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MessageSujet: [Fini] I wish you were standing by my side tonight when the sky is burning [with Taylor L.]   Dim 3 Avr - 12:11

D
’aussi loin qu’il s’en souvenait, Peter avait toujours comparé la vie à un grand jeu de hasard, un jeu de hasard dont souvent il se prenait pour le maître, mais un jeu de hasard quand même. Et étrangement c’est à son ami qu’Esteban pensait actuellement. Il se souvenait particulièrement d’une phrase que le jeune homme lui avait dite, il y a de ça des années … Cet été là, les deux garçons avaient décidé de faire un break et de s’offrir des vacances à Las Vegas, d’abord réfractaire à cette idée Esteban s’était bien vite laisser entrainer par l’enthousiasme de Peter. Un peu saoul et comme toujours moqueur, son ami lui avait sorti cette phrase alors qu’il tergiversait devant un croupier impassible : « Mec, quoi que tu en dises, la vie c’est comme la roulette, si tu te contente de miser sur le rouge ou le noir tu ne feras jamais fortune. » Sur le coup il l’avait prit aux mots, et en moins de temps qu’il le faut pour le dire, il s’était délesté d’une somme considérable d’argent. Bien sûr, une fois rentré en Angleterre, sa mère l’avait fortement réprimandé et il s’était par la suite juré de ne plus jamais écouté les élucubrations de son ami quand il avait autant bu. Pourtant des années plus tard cette phrase lui revenait à l’esprit et la justesse des propos de son ami lui apparaissait avec une lucidité qu’il l’étonnait. Peter avait raison, comme toujours d'ailleurs, il ne pouvait pas se contenter du rouge ou du noir, il devait choisir un numéro qui a tout perdre …

C’est dans cet optique que notre jeune lord anglais arpentait les couloirs d’un air déterminé, persuadé en son fort intérieur que l’illustre inconnu qui avait inventé l’adage « qui ne tente rien, n’a rien » avait réellement tout comprit à la vie. Passant outre la petite voie dans sa tête qui lui soufflait qu’il allait surement commettre la plus grosse erreur de sa vie, ou tout du moins celle de l’année, il accéléra le pas et c’est légèrement essoufflé qu’il finit par arriver à sa destination finale: le réfectoire. Celui-ci était bondé, bruyant comme à son habitude mais surtout remplit d’odeurs qui lui donnèrent la nausée. Faisant fit de ces désagréments, notre jeune homme intrépide prit à peine le temps de reprendre son souffle avant de rejoindre son amie à une table.

Grande, blonde et élancé, il était d’avis général que Taylor était une fille bien foutus et Esteban ne le savait que trop bien ! Il lui arrivait souvent de penser que sa rencontre avec la jeune fille devait relever du destin, c’était en effet la première personne qu’il avait rencontré en arrivant à Wynwood et depuis en plus d’être sa colocataire, elle était petit à petit devenu une véritable amie ! Il ne pouvait tout simplement pas continuer à lui cacher ça, ce n’était certes pas le moment idéal pour tout lui révéler mais Esteban se voyait mal reporter à plus tard cette tâche délicate. Il avait déjà suffisamment perdu de temps à s’auto-motiver pour finalement rester mué comme une carpe. Ce n’était pourtant pas si compliqué, il suffisait juste qu’il ouvre la bouche, qu’il lui dise sans fioriture aucune, comme un pansement qu’on arrache à toute vitesse pour avoir moins mal. C’est avec cette image peut ragoutante en tête qu’il finit par se lancer …

- Alors ?

Okay … Il ne s’était pas vraiment lancé, mais bon … il fallait bien commencer quelques parts non ? Ce n’es pas vraiment le genre de chose qu’on balance sur un ton détaché du genre « Oh, il fait beau aujourd’hui ! Je mangerais bien une glace … » En tout cas, c’est ce dont Esteban essayait de se persuader en lançant à son amie un sourire charmant et charmeur …
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