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 C'est l'heure de ta leçon petit indien [Paytah]

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MessageSujet: Re: C'est l'heure de ta leçon petit indien [Paytah]   Mer 10 Déc - 18:49

C'était bien la première fois que Shinjõ eut droit à ces...démonstrations d'affections, surtout de la part de son propre élève ! Et après c'était lui qui était accusé d'être gay ? Surtout que lorsqu'il demanda à l'adolescent ce qu'il fabriquait, bien que la réponse était évidente, ce dernier lui répondit du tac au tac :

« Un calin ! »

- Je vois ça.

Il aurait du poser la question autrement. Du genre "Pourquoi tu fais ça ?" ou alors "Qu'est ce qui te prends ?". Ah bah, c'était ça qu'il avait demandé en fait mais Paytah avait répondu "un calin" sans plus d'explication alors bon. Il s'était par la suite excusé et le jeune prof accepta de le pardonner. Après tout, Paytah n'avait au final rien fait de mal. Tout ça, c'était la jeunesse. Même si Shinjõ n'était pas encore vieux, il était tout de même plus mature. Il avait presque dix ans de plus que le jeune amérindien et avait également beaucoup plus d'expérience de la vie. A vrai dire, Shinjõ avait grandi un peu trop rapidement. Son adolescence était passé à la vitesse de l'éclair, il n'avait pas vraiment eut le temps de s'en occuper.

« J'aurais bien aimé vous avoir comme père ! ».

Shinjõ fut un peu étonné de cette confidence.

Vous êtes un gars bien. Je suis heureux de vous avoir comme prof particulier. »

- J'apprécie ta sincérité Paytah, je suis content de t'avoir en élève particulier mais ne parle pas sans savoir.  Pense plutôt à ton véritable père. Quelque soit les relations, un père reste unique au monde.

Shinjõ poursuivit sa course folle sans ajouter un mot de plus jusqu'à la villa de Paytah. C'était la première fois qu'il la voyait. Ca avait encore de quoi surprendre. On ne pensait pas toujours qu'un garçon comme Paytah vivait dans ce genre de maison. Shinjõ demanda à Paytah de ne pas lui faire trop de chose. Il était tard après tout et il ne voulait pas donner de travail supplémentaire à son élève mais ce dernier ramena tout de même plusieurs plats amérindiens. L'asiatique toucha un peu à tout, après tout curieux d'essayer une cuisine qu'il ne connaissait absolument pas. C'était spécial mais pas mauvais. Avec un peu d'habitude, ça passerait certainement. Il bavarda avec Paytah le temps du repas, puis ce fut le temps des au revoir. Ce garçon était spectaculaire, à enlacer le prof qui considérait toujours étrangement ce geste. Il lui promis de demeurer respectueux et obéissant. Pas sûr qu'il tienne sa promesse. La jeunesse était imprévisible.

« Vous voulez pas m'adopter ? »

Shinjõ fixa un moment Paytah. Puis il se força à sourire pour prendre la chose avec humour et le salua avant de partir dans sa voiture qui démarra au quart de tour et disparu dans la nuit.



***



La porte s'ouvrit. Une silhouette apparue dans l'encadrement éclairé par la lumière du couloir de l'immeuble. Shinjõ pénétra l'appartement plongé dans le noir et le silence. Il referma la porte et alluma la lumière de l'entrée. Un silence de mort régnait dans son antre de solitaire. Il accrocha sa veste à son porte manteau et alla voir s'il n'avait pas reçu des appels en son absence. Comme à chaque fois, il n'y en avait pas. Shinjõ se tourna vers la grande pièce de l'appartement qui combinait le coin cuisine, le salon et son espace vide où il faisait ses exercices. Un bien grand appartement pour un seul homme. Il imagina un instant une femme. Elle était belle et souriante. Elle faisait mijoter des petits plats qui sentaient bons. Elle saluait Shinjõ à chacun de ses retours à la maison après le travail avec un grand sourire et un baiser, un calin. Une femme. Ca changerait tout à une vie. C'était tellement tentant. Un peu d'amour, de tendresse. Une présence. Une ambiance chaleureuse et familiale. Shinjõ éteignit la lumière, faisant disparaître sa rêverie dans le salon et se rendit dans sa chambre, éclairant celle-ci. Il s'assit sur son grand lit. Il n'y avait pas grand chose d'autres à part une armoire et une table de chevet. Pour lui, il devait éviter toute relation trop proche. Il devait éviter que quiconque découvre son secret. Mais Paytah était devenu un véritable ami pour lui, ce n'était plus seulement un élève. C'était inquiétant. Il devra remettre la barrière à sa place rapidement. "Vous voulez pas m'adopter ?". Shinjõ se passa la main sur le visage et soupira :

- Mais qu'est-ce qui te prend à dire des choses pareilles...?

Il leva son regard vers la photo d'un couple asiatique posée sur sa table de chevet. Il fixa l'homme.

- Je sais que tu aurais voulu que je sois autre chose qu'un banal prof de sport mal payé dans une école. Le destin en a décidé autrement, comme tu peux le voir. J'aurais aimé que tu sois fier de moi.

Shinjõ regarda à nouveau devant lui puis se laissa tomber en arrière sur le lit, scrutant le plafond de la chambre, perdu dans ses pensées, jusqu'à ce que le sommeil le gagne.



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MessageSujet: Re: C'est l'heure de ta leçon petit indien [Paytah]   Mer 10 Déc - 1:04

Forgive Him!
Le ton était monté. C'était le clash.
Shinjo s'excusa. Puis il se trahit lui même. Je lui posais une avalanche de questions.
Il me demanda de laisser tomber. J'émis l'hypothèse qu'il était marié. Il me fit voir qu'il n'avait pas d'alliance. J'étais coincé. Mais je lui dis quand même qu'à son âge il devrait connaître l'amour. Le prof me répliqua qu'il n'était pas si vieux que ça et qu'il avait le temps.
Puis nous nous calmèrent. Le clash prit fin.

J'eus soudain un élan d'affection pour Shinjo et lui fit un câlin alors qu'il roulait. Il me demanda ce que je faisais. Je lui répondis d'une évidence extrême : « Un calin ! ». Puis je m'excusais. Le prof accepta mes excuses. Puis je lui avouais : « J'aurais bien aimé vous avoir comme père ! ».
Devant son air incrédule, j'hochais la tête et repris : «Vous êtes un gars bien. Je suis heureux de vous avoir comme prof particulier. ». Je refis des excuses, étant réellement désolé.
Mais le brun me dit qu'il me pardonnait et que la soirée avait eu le mérite d'être spéciale. Je lui souris. Puis, je lui demandais de venir manger Sioux chez moi pour me faire pardonner. Shinjo ne voulu pas, mais fini par accepter. Je lui donnais mon adresse et nous fonçâmes jusqu'à ma villa.

Yepa dormait à poings fermé devant la télé. J'éteignis la télévision puis cherchait les ingrédients. Je filais cuisiner quelques plats, ayant prévenu à Shinjo que ce serait un peu long. Au menu Sagamite, Fry Bread, HushPuppies Meals, gâteau aux mures et au maïs.
Je dressais les plats puis servit le prof à minuit.
Je le regardais manger et je parlais avec lui. J'avais mangé au resto Japonais. J'en parlais à Shinjo d'ailleurs. Puis, je le remerciais, lui promis d'être sage et je le serrais une nouvelle fois dans mes bras. Je raccompagnais à ma porte,  le saluais chaleureusement, lui promis de ne pas recommencer et de lui obéir et le respecter.
Je lui fis un énorme sourire, puis lui demandais : « Vous voulez pas m'adopter ? ».
Puis, je lui fis le salut des Japonais Karateka.
Je lui fis un salut de la main puis refermais la porte en souriant.

Je montais à l'étage, entrais dans ma chambre, fit ma prière, éteignis la lumière et me couchais dans mon grand lit blanc tout habillé des vêtements de la soirée.
Je fermais mes yeux.
Puis je les rouvrit.
Je me levais, sortis de ma villa, courru au garage, prit ma décapotable rouge et fila au cimetière.
J'avais un peu froid. Je cherchais la tombe de Ty.
Je m'agenouillais devant la dalle, pris une énorme inspiration, puis me lançais : « Il faut que je le fasse, sinon...Je m'en voudrais. Ty...Je sais que tu es mort et que j'aurais du faire ça quand tu étais vivant. Mais mon orgueil m'en a empêché. Ty... ».
Une larme coula sur ma joue. Je sentais que j'avais du mal à respirer. Je joignis mes mains. Je fermais mes paupières. Je soufflais. Il fallait que je me calme.
J'éclatais en sanglots.
Je repensais à tout ce que Ty m'avait fait et dit de mal.
Je ne voulais pas lui garder rancune. Je voulais lui pardonner. Pardonner était mieux que de haïr.
« Ty, hoquetais-je, Ty...tu...m'as....embrassé un jour à Cheyenne River. Je...Je me suis juré de ne jamais te pardonner. Tu m'as fais mal. Très mal... »
Je me mis à trembler. Je fis glisser mes mains sur mes genoux.
« C'est difficile de pardonner. Surtout à un mec comme toi ! », criais-je en pleurant.
Je reniflais.
« Tu étais un cousin chouette. Tu m'a même sauvé la vie à cause de...de mon secret et c'est pour ça que tu es mort. Je t'ai détesté parce que tu étais bi. Je n'ai jamais pu le supporter. Je suis...homophobe...Tu es...la honte des Yellow. Mais...tu étais quand même mon modèle quand j'étais gosse...Et au fond...Je t'ai toujours un peu aimé parce que tu es mon cousin. »
J'essuyais les larmes qui coulait sur ma bouche. « Ty...j'ai eu beaucoup de personnes qui m'ont parlés depuis ta mort...Mikah...Meika...Shinjo...et ils m'ont donné le courage...Le courage de faire ce que tout le monde doit faire. Tu m'a demandé plusieurs fois pardon de m'avoir embrassé. Mais j'ai rien écouté, je t'ai ignoré. Mais je regrette. Oh Ty si tu savais comme je regrette ! On aurais pu...passer de bons moments ensembles...avant ta mort.
J'avais promis de ne jamais te pardonner...mais aujourd'hui...Je viens...pour te pardonner. Ty Noah Swan, j'accepte tes excuses. Ce que tu m'a fais mais aussi toutes les mauvaises choses que tu m'a dis, nos disputes...Je les oublies aussi. Tu es pardonné Ty. Tu es pardonné.
 »
Je baissais ma tête. Des larmes roulèrent sur mes joues.
« Je sais que tu aurais souris, que tu aurais été fier de moi, que tu m'aurais fais un câlin et que tu m’aurais ébouriffé les cheveux.  Tu serais content. », ajoutais-je.
J'essuyais mes yeux.
Soudain, je ressentis une énorme paix en moi. Je ne ressentais plus la haine que j'avais pour mon cousin.
Je restais un moment à fixer la tombe, puis, je levais mes yeux au ciel. C'était la pleine lune.
Je fis un petit sourire, puis me levais. Je rejoignis ma décapotable et retournais chez moi.
J'avais réussi.
Il y a une chose que j'ai faite durant le trajet, la préparation du repas de Shinjo, la discussion
et même la prière : je m'étais convaincu qu'il fallait pardonner.
Je pris Yepa dans mes bras, montais à l'étage, entrais dans sa chambre et la posais sur son lit. Je la bordais, puis lui mis sa Barbie XXL dans les bras. Je posais un baiser sur son front, lui murmurais : « Je t'aime Yepa. Bonne nuit. Fais de beaux rêves. », puis refermais sa porte.
J'entrais dans ma chambre, mis mon pyjama, puis me glissais sous les draps. Je fis un énorme sourire. Je me sentais léger. Ty n'étais plus un ennemi. J'avais appris de belles leçons aujourd'hui.
Je fermais mes yeux et m'endormis, un beau sourire sur les lèvres.

« Le pardon est plus qu'un sentiment, c'est une force qui déclenche d'admirables effets. »
-Marcelle Auclair
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MessageSujet: Re: C'est l'heure de ta leçon petit indien [Paytah]   Sam 6 Déc - 20:40

Autant dire que la tension montait grandement.

« Je voulais juste vous aider ! C'est comme ça que vous me remerciez ??? »

Les doigts de Shinjõ se resserrent sur le volant de la voiture.

- Oui je sais ! lâcha subitement le jeune prof d'un air agacé avant de se calmer tout de suite, je sais que tu ne voulais que m'aider. Excuses-moi d'accord ?

Encore un soupire. Shinjõ savait que les intentions du garçon étaient bonnes. Il n'y avait pas pensé sur l'instant mais avec un peu de recul, il se rendit compte que Paytah n'avait eut que pour but d'améliorer la vie misérable de son prof particulier. Shinjõ s'en voulait même d'avoir refusé une telle aide. En d'autres circonstances, qui sait comment les choses se seraient passés. Mais bon, le destin était tel qu'il était. Hélas, dans ses explications, Shinjõ se trahit involontairement mais malgré sa tentative pour se rattraper, ce n'était pas passer inaperçu aux oreilles de son élève.

« Quoi ? Vous ne pouvez pas pour le moment ? »

Shinjõ garda le silence.

« Comment ça vous ne pouvez pas ? Vous avez un cancer c'est ça ? Une maladie héréditaire ? Le Sida ? Vous êtes..OH JE SAIS ! Vous êtes stérile ??? Ou alors, vous êtes une femme qui s'est transformée en homme ? Vous êtes hermaphrodite ?»

Shinjõ ne pu réprimer un sourire en entendant toutes les hypothèses qu'était capable de chercher Paytah.

« Qu'est-ce qui vous empêche d'avoir une femme sérieux ? Tout le monde rêve d'avoir quelqu'un à aimer, même le plus grand malfrat ! ».

- Sur ce point, je ne peux pas te contredire, répondit le jeune enseignant.

« J'essaie juste de vous aider. Je ne veux pas que vous soyez comme l'ancien Paytah Yellow coincé, timide et perdu. Je ne veux pas vous faire de la peine ou quoi que ce soit. Je veux juste vous donner un coup de pouce et je pense que vous en avez besoin ! ».

- J'apprécie ta sollicitude Paytah mais...Laisse tomber d'accord ?

« Vous êtes un prêtre ! ...Ou alors...OH JE SAIS ! Vous avez déjà une femme ! C'est pour ça ? Pas vrai ? ».

- Tu vois une alliance quelque part ?

« Sérieux, à votre age quand même. C'est la honte ! Vous voulez finir vieux fils, c'est ça ? ».

- Je suppose que ça serait malheureux. Mais j'ai encore le temps il me semble, je ne suis pas si vieux que ça.

Et d'ici le temps que ça se passe, son secret serait peut-être plus en sécurité.

« Et..hum..oui je mérite une médaille...parce que...c'est un exploit. Pour moi c'est un exploit ce que j'ai fais. Je ne suis plus innocent! ».

Shinjõ sourit à nouveau.

- Ca va, je t'avais déjà félicité pour ça.

La frustration du jeune prof de sport avait disparu, tout comme le ton de Paytah était retourné à la normal. Il était temps que les deux jeunes gens s'expliquent un peu plus. Shinjõ assurait Paytah qu'il était conscient de l'aide que ce dernier voulait lui apporter mais restait silencieux sur tout le reste. Il ne pouvait tout de même pas révéler son fardeau au jeune homme. Quoi que...Et si ça faciliterait les choses ? Shinjõ avait-il besoin de ce confier ? Ce secret, qui pesait sur ses épaules allait finir par l'écraser. Paytah serait peut-être quelqu'un de confiance afin de lâcher un peu de lest ? L'asiatique se dissuada d'accomplir cette idée stupide. La moindre fuite n'était pas tolérable. Il s'en voyait navré chaque jour. Soudain, il sentit Paytah contre lui. Ce dernier venait de l'enlacer durant la course folle de la voiture. Décontenancé, Shinjõ baissa un bref regard au garçon.

- Qu'est-ce qui te prend...?

« Je vous demande pardon. Je sais que je suis...quelque fois insolent. Je suis un peu SM quelques fois...Je... Je suis désolé Shinjo. Pardonne moi. »

- Ce n'est pas grave. Ne t'en fais pas. Je ne t'en ai jamais vraiment voulu.

Il s'en voulait plus à lui même qu'aux autres.

« Désolé d'avoir voulu entrer dans ta vie privée. Mais c'est que...je n'ai jamais rencontré...un célibataire endurci comme toi. Je ne suis pas le plus gentil de tes élèves et...et je suis sûr que tu regrette d'être mon tuteur. Je suis désolé d'avoir gâché la soirée... »

- Je te l'ai dit, ce n'est pas dramatique. Puis tu sais, j'ai même pas de vie privée alors bon, pour ce que ça peut faire. Je ne regrette pas du tout de t'avoir comme élève particulier. Après tout, tu es toi même particulier dans un sens. Quand à la soirée, elle aura au moins le mérite d'avoir était différente de celles dont j'ai l'habitude.

« Je t' invite à manger Lakota chez moi ! Ça te dis ? »

- Tu n'es pas obligé de chercher à te faire pardonner tu sais.

« Oh je t'en prie, dis oui! Dis oui! Je serais sage, promis! »


Shinjõ jeta un regard du coin de l'oeil pour fixer Paytah, un court instant afin de ne pas lâcher la route des yeux. Vu comment il conduisait, un accident était très vite arrivé au moindre faux pas ! Puis finalement, le prof finit par lever les yeux au ciel :

- Bon et puis pourquoi pas, je n'ai pas mangé après tout, je commence à avoir faim. Et toi ? T'as mangé au fait ? Donne moi ton adresse, on y sera en un rien de temps.

Dès que Paytah refila la localisation de sa villa, Shinjõ appuya sur le champignon, car malgré ce que l'on pourrait croire, sa voiture n'était pas encore à son maximum ! Il allait tellement vite que ses phares laissaient des traînées de lumière dans la ville nocturne.
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MessageSujet: Re: C'est l'heure de ta leçon petit indien [Paytah]   Sam 6 Déc - 20:00

Indices à gogo !!

Dans la voiture de Shinjo, le ton montait. Shinjo Isao me clashait. Il allait fort.

Tordu. Il avait qualifié mon aide comme étant tordu . SYMPA ! Je voulais l'aider, et lui, il me critiquait. Il refusait mon aide. J'en fus blessé et vexé. Quelle reconnaissance !
Je lui jetais un regard noir, avant de lui lancer : « Je voulais juste vous aider ! C'est comme ça que vous me remerciez ??? ». Avec ma ruse, je lui avais donné un coup de main, pour le lancer, car je voyais que c'était ce dont il avait besoin : il n'osait pas s'élancer dans la relation amoureuse ni quoi que ce soit d'autre dans la vie à part le Karaté et le Chi. Il me faisait penser à moi il y a quelques semaines à peine et il me faisait de la peine, il me faisait pitié. Je devais l'aider !
He bien non. Il refusait. Il avait refusé. Il avait craché sur mon aide. J'avais en plus, choisis une nana qui était intéressée par le Tai-Chi, tout ça, pour que ça puisse passer. He bien non. Il avait refusé, et donc, échoué lamentablement !
Il reconnu qu'il me faisait pitié cependant, mais me reprocha de l'avoir aidé. SYMPA.
Puis, comme je lui expliquais que moi j'avais eu le cran au moins, il me dit dessus la chose suivante : « Oui bravo pour toi ! Manipuler les filles et ne voir que ce qu'elles sont capable de faire dans un lit, c'est sûr que tu mérite une médaille ! ». Bah oui JE MERITE UNE MEDAILLE PARCE QUE C'EST UN EXPLOIT CE QUE J'AI REUSSIS A FAIRE !
Tout d'abord j'écarquillais les yeux en haussant mes sourcils le tout en ouvrant la bouche, puis je fis une expression de visage inexplicable à décrire (Comme ça : ) et restais ainsi alors que Shinjo continuais de parler : «  Alors occupe toi d'apprendre la patience et laisse la vie privée des autres tranquille ! Je n'ai pas arrêter de te le dire pourtant mais tu n'en as fait qu'à ta tête, il me semblait pourtant t'avoir dit que je ne po...Voulais pas pour le moment. Respecte mes choix ! ».
Je me tournais vers le prof, fronçais mes sourcils, puis lui demandais: « Quoi ? Vous ne pouvez pas pour le moment ? » Pas de chance pour Shinjo. Mes oreilles de Dumbo entendaient tout, et en plus, j'avais pas de longs cheveux. Du coup, j'entendais encore mieux.
« Comment ça vous ne pouvez pas ? Vous avez un cancer c'est ça ? Une maladie héréditaire ? Le Sida ? Vous êtes..OH JE SAIS ! Vous êtes stérile ??? Ou alors, vous êtes une femme qui s'est transformée en homme ?  Vous êtes hermaphrodite ?»
Je le regardais avec un regard interrogateur avant de pouffer de rire. Mon rire cristallin qui fait rire. Je me moquais (un peu) du prof.
Je portais la main à mes lèvres, puis je demandais : « Qu'est-ce qui vous empêche d'avoir une femme sérieux ? Tout le monde rêve d'avoir quelqu'un à aimer, même le plus grand malfrat ! ».
Je pouffais de nouveau de rire. Je me calmais et repris avec sérieux : « J'essaie juste de vous aider. Je ne veux pas que vous soyez comme l'ancien Paytah Yellow coincé, timide et perdu. Je ne veux pas vous faire de la peine ou quoi que ce soit. Je veux juste vous donner un coup de pouce et je pense que vous en avez besoin ! ».
Le lapsus de Shinjo en disait long. Je claquais des doigts : « Vous êtes un prêtre ! ...Ou alors...OH JE SAIS ! Vous avez déjà une femme ! C'est pour ça ? Pas vrai ? ». Je cherchais ce qui pouvais empêcher Shinjo de refuser de s'engager. « Sérieux, à votre age quand même. C'est la honte ! Vous voulez finir vieux fils, c'est ça ? ».
J'attendis un peu, puis je dis ensuite: « Et..hum..oui je mérite une médaille...parce que...c'est un exploit. Pour moi c'est un exploit ce que j'ai fais. Je ne suis plus innocent! ».
Je jetai quelques regards à Shinjo, puis, je me tus. J'en avais peut-être déjà trop fait. Le prof me mentait, je le sentais. Il cachait un truc. Comme tous à Wynwood. Ce lycée était batit sur le mensonge. Moi même je mentais. Je n'étais pas le parfait garçon que je prétendais être. J'étais...quelqu'un d'autre. Mon secret était très dangereux. Mais je le cachais. Chaque jour un peu plus. Ty m'avait supplié d'abandonner ce secret. Ty était mort à cause de ça. D'autres suivraient. Meika, Yepa, Li Na, Enapay, mes amis et ma famille étaient en perpétuel danger à cause de moi. Surtout Meika. Mais j'étais la première personne en danger. Chaque jour...ma vie était en jeu. Chaque jour, mon secret pouvait être révélé. Quel secret Shinjo pouvait-il bien cacher ?
Je restais muet comme une carpe. Ty aurait fait pire que moi. Je le sais.


Le menteur roulait silencieux. Le deuxième menteur regardait la route en avalant de temps en temps sa salive, bougeant ses yeux comme un cerf effaré, faisant monter et descendre sa pomme d'Adam. Je me décoiffais puis demandais une question à Shinjo en le vouvoyant et en le tutoyant à moitié.
Il me répondit qu'il ne savait pas. Il me dit ensuite que je devrais lui pardonner mais que c'était à moi de faire la démarche puisque mon cousin était mort. Je poussais un énorme soupir. Qu'il était difficile de pardonner à...quelqu'un qu'on détestait ! Mais je voulais lui pardonner...et celui qui veux, peut.
J'aimais beaucoup Shinjo, parce qu'il était un mec super cool. C'est pour ça que je voulais l'aider.
Alors que le Japonais roulait, je lui fis un câlin, un peu comme le jour où j'avais dis au revoir à Sasha quand je partais de la confrérie des PS.
Shinjo était un modèle. Il avait été en colère contre moi, mais il n'avait pas élevé la voix. Shinjo, j'aurais bien voulu l'avoir pour père. Mais hélas, la vie en a été autrement.
J'arrêtais mon calin au bout d'un moment et me redressais sur mon siège, genre ''J'ai rien fais.''. Je regardais du coin de l'oeil le prof qui n'avait pas compris cet élan d'affection.
« Je vous demande pardon. Je sais que je suis...quelque fois insolent. Je suis un peu SM quelques fois...Je... »
Il faut me comprendre ! Avec un père comme le mien, je suis obligé d'être rebelle.
« Je suis désolé Shinjo. Pardonne moi. »
J'avais réfléchis sur la route à mon comportement et j'avais vu une fois de plus que j'avais été insolent.
« Désolé d'avoir voulu entrer dans ta vie privée. Mais c'est que...je n'ai jamais rencontré...un célibataire endurci comme toi. Je ne suis pas le plus gentil de tes élèves et...et je suis sûr que tu regrette d'être mon tuteur. Je suis désolé d'avoir gâché la soirée... »
Je baissais la tête, honteux.
Je cherchais un moyen de me racheter.
« Je t' invite à manger Lakota chez moi ! Ça te dis ? »
J'attendis quelques secondes avant de m'écrier: « Oh je t'en prie, dis oui! Dis oui! Je serais sage, promis! »
Je regardais Shinjo Isao avec les yeux brillants et implorants.
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MessageSujet: Re: C'est l'heure de ta leçon petit indien [Paytah]   Mar 2 Déc - 0:50

Shinjõ lâcha un soupire. Au moins, il avait enfin droit à un moment de paix. Il faisait sombre, silencieux et frais. Il devrait peut-être mettre le chauffage. Au moins cette fonction du véhicule fonctionnait encore ! Mais il n'avait pas envie de manger de l'énergie pour ça. Shinjõ aimait l'économie. Alors pourquoi tant de gaspillage du côté des femmes ? Il en avait marre de se travailler la tête à se chercher des excuses. Il le savait parfaitement. Soudain, quelqu'un toqua à la vitre de la voiture. Shinjõ sortit immédiatement de ses pensées et regarda Paytah qui agitait les mains. Il voyait bien sa bouche s'ouvrir et entendait un faible son, mais qui n'arrivait cependant pas à passer au travers de la vitre. Finalement, le jeune amérindien finit par monter de l'autre côté.

« Alors ? »

- A ton avis "alors" ? Qu'est ce que tu avais bien besoin de me faire un coup aussi tordu, répliqua le jeune prof, qu'est ce qui a bien pu te passer par la tête ??

Shinjõ était au summum de sa frustration. Pourtant, il ne hurlait pas. Même en colère, il restait relativement calme mais tout se sentait dans sa voix, il savait très bien faire passer les messages sur le ton qu'il employait sans avoir à hausser d'un octave le ton. De toute manière, Shinjõ avait une voix naturellement calme. Ce n'était même pas sûr qu'il soit capable d'hurler à la mort.

« Vous me faites pitié ! J'ai tout fait pour vous aider mais meme une femme vous n'etes pas capable d'avoir ! ».

Shinjõ soupira une énième fois avant de rétorquer :

- Ouais bon ok je te fais pitié, ça te va comme ça ?? Juste au passage il me semblait ne pas t'avoir demandé une quelconque aide !

« J'ai réussis à me faire dépuceler et à manipuler la blonde. Si MOI j'ai réussi vous pouvez Sichi ! Tout est une question de volonté ! Celui qui veut peut ! Vous voulez avoir une meuf dans votre vie ou pas ? SOYEZ AUDACIEUX MINCE A LA FIN ! SOYEZ UN HOMME ! AYEZ DU ZELE, DU CRAN ! Un élève peut enseigner une leçon à son sensei. Moi, je dois encore apprendre celle du pardon et celle de la patience. »

- Oui bravo pour toi ! Manipuler les filles et ne voir que ce qu'elles sont capable de faire dans un lit, c'est sûr que tu mérite une médaille ! Alors occupe toi d'apprendre la patience et laisse la vie privée des autres tranquille ! Je n'ai pas arrêter de te le dire pourtant mais tu n'en as fait qu'à ta tête, il me semblait pourtant t'avoir dit que je ne po...Voulais pas pour le moment. Respecte mes choix !

Sur ceux, Shinjõ tourna la clef de sa voiture, démarra, et quitta le parking du restaurant au quart de tour. Sa frustration n'aidait en rien la vitesse à laquelle il allait et la façon à laquelle il prenait les virages. Heureusement qu'il n'y avait pas de police dans le coin, ce qui n'était pas étonnant à cette heure tardive. L'obscurité ne gênait en rien le conduction pour ses assauts habituelles de la route. S'il avait su, il aurait évité cette invitation. Un petit bout du chemin se passa dans un silence profond, et lugubre. On n'entendait que le moteur du véhicule et les bruits familiers de la route. Au bout d'un moment, Paytah retrouva la parole en demanda à son prof particulier :

« Vous croyez que je dois pardonner à Ty ? Si oui, comment ? Tu crois que c'est une bonne idée de tout dire à mes parents à propos de Ty ? »

Shinjõ ne répondit pas tout de suite. Il garda une part de silence durant un lap de temps. Au bout d'un nouveau moment, il finit cependant par répondre :

- Je ne sais pas Paytah. Je crois en revanche que tu devrais effectivement lui pardonner. Comment ? Tout ça ne dépend que de toi puisqu'il n'est plus de ce monde. A toi de te convaincre que tu lui pardonne.
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MessageSujet: Re: C'est l'heure de ta leçon petit indien [Paytah]   Lun 1 Déc - 23:42


« AHAHAHAHAHAAA »
Un rire cristallin sacadé qui fait rire retentit dans le resto. Il n'y a que deux personnes qui rigolent comme ça  au monde: moi et Booboo Stewart, le mec qui fait Seth dans le film stupide que les gens adorent. JE HAIS CE FILM C'EST NUL ! En plus, y a des loups et je déteste les loups ! Y a que des forêts. J'aime pas la forêt. En fait cette ''saga'' réunit tout ce que je déteste. De toute façon, je suis MIEUX que Booboo chais pas quoi, je suis plus mignon que lui. Et puis d'abord c'est qui ce mec qui me ressemble ?
Donc mon rire retentit dans le resto. Aiko est morte de rire, elle en peut plus ! Hé ouais, je suis trop drole ! La fille est drole aussi. On fait que rire, on s'amuse bien, dommage qu'elle n'est pas à WHS. Je demande à la fille d'attendre, je me lève, puis je cours voir où en est Shinjo. MAIS SURPRISE : PERSONNE A LA TABLE !
« Mais... », commençais-je avant de dire : « Wow c'est du rapide ! ». Je m'avance près de la table. Y a du fric . C'est l'argent du dîner. On n'y a même pas touché. Je m'assois, je prend les baguettes et je mange mes sushis, mon riz et mes nems. C'est trop bon !
La mère entre dans le resto, se fond dans la masse des clients puis repasse près de moi avec Aiko. Cette dernière me fait un signe de la main, un clin d'oeil et m'envoie un baiser. Elles s'en vont.
« What the... », fis-je avant de me précipiter dehors a la recherche de shinjo.

***
TOC TOC TOC
Je frappais à la vitre de la voiture dans laquelle Shinjo boudait. Je lui criais en haussant les épaules et en faisant des gestes avec mes mains : « Alors ? ».
Comme je n'avait pas de réponse , je montais à bord du véhicule et refermais la portière.
« Alors ? »
J'observais le prof. Triste, degouté...ça sentais pas bon !!! Il avait lamentablement échoué. Il était fort en Karaté mais se trouver une femme il n'en était pas capable !
Je finis par lâcher : « Vous me faites pitié ! ». Je jouais dans ma frange puis remuais le couteau dans la plaie : « J'ai tout fait pour vous aider mais meme une femme vous n'etes pas capable d'avoir ! ».
Je fis une pause, puis repris : « J'ai réussis à me faire dépuceler et à manipuler la blonde. Si MOI j'ai réussi vous pouvez Sichi ! Tout est une question de volonté ! Celui qui veut peut ! Vous voulez avoir une meuf dans votre vie ou pas ? SOYEZ AUDACIEUX MINCE A LA FIN ! SOYEZ UN HOMME ! AYEZ DU ZELE, DU CRAN ! Un élève peut enseigner une leçon à son sensei. Moi, je dois encore apprendre celle du pardon et celle de la patience. »
Je soupirais avant de demander : « Vous croyez que je dois pardonner à Ty ? Si oui, comment ? Tu crois que c'est une bonne idée de tout dire à mes parents à propos de Ty ? ».
Je levais mes yeux innocents sans innocence vers Shinjo Isao et attendit sa réponse.
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MessageSujet: Re: C'est l'heure de ta leçon petit indien [Paytah]   Lun 1 Déc - 18:25

Paytah en tenait tout de même une sacrée couche. Il devait grandement en profiter que Shinjõ était aussi cool comme prof pour s'amuser à le rabaisser ainsi. Shinjõ laissait passer énormément de chose, y comprit les moqueries et les insultes. En revanche, qu'on lui force autant la main, il n'avait jamais vu ça et honnêtement, il ne tiendrait pas longtemps à supporter l'insistance du garçon. Mais le jeune enseignant était déchiré entre deux mondes. Et il n'était même pas autorisé à en faire part à Paytah. Il ne se l'était pas autorisé. Bien évidemment, comme tout homme aussi mature que lui, trouver le bonheur, trouver l'amour, c'était une quête dans la vie. Shinjõ avait déjà été tenté par la vie de couple. Il avait été terriblement, atrocement, douloureusement, mortellement tenté par la vie de couple. Shinjõ était à la fleur de l'âge. Mais il connaissait tout aussi bien les limites qu'il s'était imposé. Ce n'était pas très malin, mais il avait tout fait pour refaire sa vie. Au moindre faux pas, tout était fini et sa vie de couple, tout comme celle qu'il menait actuellement, serait enterrée. Il s'était trop durement battu pour tout laisser couler aussi facilement, par la prise des sentiments. C'était un sacrifice. C'était une peur aussi. Pour faire ce bonheur, il fallait ce malheur. Par moment, il se demandait si ça en valait vraiment le coup. Alors que les plats étaient arrivés, Paytah demanda à son tuteur de patienter car il retourna précipitamment aux toilettes. Mais qu'avait-il donc ? Paytah allait mal à cause de cette histoire ? Pourtant c'était lui qui s'était mis ça dans la tête. Ce gamin se faisait vraiment du mal pour rien. Dommage qu'il était homophobe car s'il ne l'était pas, eh bien il ne serait pas dans cet état et ne serait pas aussi parano envers ses proches. Shinjõ pouvait néanmoins le comprendre. Cela dit...Il ne l'approuvait pas. Shinjõ poussa un soupire en se passant une main derrière la nuque. Si seulement il pouvait tout raconter à ce garçon. Il avait horreur de mentir. Il se sentait mal de le faire à son propre élève. Encore un prix à payer. Se moquer de la confiance des autres. Paytah n'avait pas vécu des choses faciles dans la vie d'un autre côté. Il se passerait sans doute bien des problèmes des autres. Shinjõ était son prof particulier tout de même, il devrait normalement être en mesure de le comprendre. Il avait oublié lui même comment s'était la vie d'adolescent. Mais il revoyait sa propre audace et son propre courage dans Paytah.

- Excusez-moi ? lança soudainement une voix féminine.

Shinjõ redressa le regard vers une jeune femme typée asiatique qui venait de l'aborder.

- Bonsoir, ajouta-t-elle avec un sourire.

- Bonsoir, répondit Shinjõ néanmoins curieux de savoir ce qu'elle lui voulait.

- Voilà, je m'appelle Minami Takayama, je suis professeur de Tai-Chi. J'ai entendu dire que vous seriez intéressé par des cours.

Shinjõ haussa un sourcils. Qu'est ce que c'était encore que cette histoire ?

- Je...Non, ça m'étonnerait, je n'ai jamais supposé ça. Qui vous a dit ça ?

- Oh, c'est votre fils.

Le regard de Shinjõ s'arrondit légèrement :

- Mon...Quoi ?

Shinjõ jeta un oeil au alentour. Aucune trace de Paytah. Rah celui là allait lui payer ça !!

- Monsieur...? s'étonna la femme.

- Je vois, maugréa l'homme, je suppose qu'il faut pardonner une telle farce à ce rejeton.

- Pardon ?

- Non, moi pardon !

Shinjõ se leva de la table. Il était peut-être gentil et tolérant mais il se vexait très aisément.

- Vous partez ? demanda la jeune femme, un peu déçue et se sentant aussi responsable quelque part.

- Ce n'est pas contre vous, répondit Shinjõ, néanmoins calmement, mais j'ai perdu l'appétit, bonne soirée à vous.

Il arracha des billets de sa poche et les déposa sur la table, le compte de sa commande, puis quitta le bâtiment. Le jeune prof s'éloigna dans la nuit qui était tombé, rajustant sa veste au gré de la fraîcheur nocturne. Il pensait à Paytah qui s'était éclipsé si sournoisement après avoir mit en place son plan de fourbe. Non mais quel crétin celui là ! Shinjõ avait pourtant été clair là dessus ! Soudain, il entendit des pas derrière lui. En jetant un regard par dessus son épaule, il se rendit compte que c'était la japonaise de tout à l'heure. Shinjõ se sentait un peu mal à l'aise de s'être emportée alors que la pauvre n'y pouvait rien. La jeune femme se mit à face à lui.

- J'ai conscience qu'il y a eut pas mal de mensonge dans cette vilaine farce, lui dit-elle, néanmoins, il faut avoir qu'un point de vérité existe. Vous m'avez l'air bien tendu.

- Ecoutez...Ce n'est pas après vous que j'en avais. Navré que vous ayez été une victime supplémentaire.

La beauté de la femme était néanmoins troublante. Mais Shinjõ essayait de garder les pieds sur terre. Il savait très bien à quoi il devait s'attendre.

- Au final, c'est moi qui n'est pas eut la bonne idée de venir, ajouta t-il avant de s'éloigner d'elle.

Shinjõ regagna sa voiture, l'unique amour de sa vie pour l'instant. Paytah avait tendu un morceau de sucre impossible à atteindre pour un chien, il avait perché la carotte de l'âne beaucoup trop haute, il avait déposé une banane loin de la portée du singe enfermé dans sa cage, bref tant de métaphore possible pour décrire ce que Shinjõ ressentait. Vouloir tendre le bras et attraper ce qu'il désirait, sans parvenir à le faire, ou du moins, sans vouloir prendre le risque de le faire. Le jeune prof de sport passa sa main sur la vieille carrosserie de sa chevrolet. Il jeta un regard derrière lui. La femme avait disparu. Shinjõ poussa un long soupire avant de monter à bord de son véhicule. Il s'adossa à son siège et fixait le ciel étoilé de Miami qu'il pouvait voir à travers son pare brise, perdu dans ses pensées.




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MessageSujet: Re: C'est l'heure de ta leçon petit indien [Paytah]   Lun 1 Déc - 12:15

Shinjo me rétorqua qu'il n'avait jamais dit qu'il ne voulait pas trouver de femme dans sa vie. Je levais un sourcil, le regard interrogateur.
Je ne comprenais pas pour le moment, j'étais têtu : je croyais à 100% que Shinjo était gay voire même bi.
Le prof essayait de comprendre ma colère. Il me dit que j'avais surement une bonne raison de me mettre en colère. J'avais une bonne raison ! Ty.
Je me mettais rarement en colère, mais quand ça arrivait, c'était très enflammé, fort et soudain.
Je suis plutôt quelqu'un qui sourit et qui rit à longueur de journée. Mon rire est cristallin et tellement drôle, que t'es obligé de rire. Généralement quand je ris, tout le monde ri. C'est contagieux.
A part rire, je peux pleurer, mais je pleure énormément beaucoup MOINS qu'avant.
Mais là, dans le restaurant,  j'ai pleuré. Après ma colère. J'ai crié dans le resto, devant les clients qui me regardaient avec des yeux ronds. Les serveuses aussi me regardaient, offusquées.
Après mon moment de colère, j'ai pleuré. J'ai pleuré parce que j'ai repensé au mauvais coup de Ty.
Je le déteste.
Je me demande des fois si je lui ai vraiment pardonné. Si je lui ai pardonné, alors pourquoi parler du passé ? C'est que la blessure est toujours là et que je ne l'ai pas fait cicatriser. Je ne lui ai pas vraiment vraiment pardonné. Je lui en veux. Oui, je lui en veux ! Je le déteste!
Il y a une haine en moi. Une haine qui n'est pas encore sortie. Je n'ai rien dis à personne, à part à Mikah. Alors je me confie à Shinjo. Je n'ai rien dis à mes parents. Mon père casserait tout.
J'ai pardonné à Ty pour tout ce qu'il m'a fait SAUF CA. C'est impardonnable. Je ne peux pas pardonner !
Le prof m'écouta. Il me pardonna, en disant qu'on s'était mal compris.

Je dis ensuite, d'une voix dure : « Je ne peux pas le pardonner pour ce qu'il m'a fait. ».
A l'enterrement, limite je voulais sauter de joie parce que Ty était mort. Il ne pouvait plus me kiffer. Il était mort. Mais j'étais bien trop peiné ce jour là pour penser à cet épisode horrible. Ty m'a dégoutté, me dégoutte. Il m'a déçu, me déçoit. Je l'ai détesté, je le déteste. La haine resurgit. Je ne suis pas en paix totale avec moi-même ni avec mon cousin. Je déteste les gays d'une haine profonde. Comment peut-on être gay ? Comment peut-on kiffer SON COUSIN ? Je sais que je suis mignon, mais QUAND MEME !
Peut-être que si j'arrive à pardonner Ty, j'arriverais à être un peu plus tolérant. Que j'arriverais à aimer mon prochain. Parce que...malheureusement les gays sont mes prochains.
Peut-être qu'il faut que je raconte à mes parents ce qui s'est passé...
Je ne peux pas pardonner. Je ne peux pas pardonner.
Je le revois, avec ses yeux rieurs à la noix avec ses éclats dorés dans les yeux...son regard de chat potté et son sourire stupide à deux balles, me dire que : « Ce n'est qu'un baiser. ». Quel dommage qu'à cette époque je n'avais pas le cran que j'avais aujourd'hui, parce que je l'aurais étranglé !
Cela fait deux mois que je suis pas allé sur sa tombe. Si j'y vais, je la profanerais, alors il vaut mieux pas que j'y aille. Je m'en fiche si les fleurs fanent, si les dessins sont mouillés, si les moulins à vent en papiers ont été arrachés par le vent, si sa tombe est remplie de mousse. C'est le cadet de mes soucis ! Je le déteste ! Il m'a sauvé, mais ça ne change rien. Ça ne change pas le passé.
Pourquoi je ne suis pas parti plus loin ou que je ne lui ai craché au visage avant qu'il m'embrasse ?
Heureusement qu'après il a rencontré Matt' P., un rouquin qu'il a kiffé. Après ce roux, il a kiffé Mikah. Beuuuuuuuuuuuuurk, DEGUEU oh j'ai envie de vomir !
« Quand le menu arrive t-il ? », réussis-je à demander.
« Je ne s...Ah les voilà. », me dit Shinjo.
« Deux secondes. », fis-je tandis qu'on nous servait les commandes. Je courrus aux toilettes. 3Ième fois que je vomis. Ty me rend malade. Je le déteste. Il me dégoute. Je crois qu'il faut que j'en parle à un homme d'Eglise et à mes parents.
J'ai envie de crier : ''JE TE DETESTE TY NOAH SWAN''. Je crois que je vais aller sur sa tombe et écrire ça sur la pierre. Non...C'est pas gentil...
Je le hais ! Je le hais ! JE LE HAIS !
Je passe de l'eau sur mon visage. Je me sens pas bien. Je suis blafard. Je ressemble à un vampire, surtout que mes yeux rougeoient à cause de la lumière.
Je serre le crucifix qui pend autour de mon cou. « Seigneur, aide moi à pardonner. J'aimerais lui pardonner, mais je n'y arrive pas. », murmurais-je avant de poser ma tête contre le mur. Je ferme mes yeux.
Ty n'étais pas qu'un mauvais bougre. Il était quand même...un bon cousin. Protecteur, drôle -stupide, très stupide-, conseiller...Je me souviens qu'il me mettais en garde contre le monde de la rue, pour que je ne fasse pas les mêmes erreurs que lui. Il m'a apprit le Karaté, à conduire, à réparer des motos. Il m'a apprit Twillight aussi...même si je déteste les loups. On a eu des délires.
Et puis...il m'a sauvé la vie. Si il est mort, c'est de ma faute. Je n'ai pas obéi à Ty, la nuit de sa mort en Juillet. Je suis responsable...Ma cupidité me perdra un jour.

Je soupirais, puis sorti des toilettes. Je vis la femme  canon. Je crachais dans ma main et me recoiffais, faisant retomber ma frange sur mes yeux, pour que je ressemble deux fois plus à un asiat'.  Je me dirigeais vers celle que j'avais repéré pour Shinjo. ICIJe fis semblant de la percuter, puis je m'excusais.
Je jetai un œil à Shinjo. Puis à la femme.
La fille que j'avais repéré pour moi se précipita vers la femme et lui dit : « Maman, y a une fille qui veut prendre des cours de Tai-chi.  Elle demande c'est combien tes cours. »
Je fis un énorme sourire.
La mère lui donna le prix et la fille s'éclipsa.
Mon sourire s'élargit.
« Madame...heu...Mon père là bas (je montrai Shinjo) voudrais prendre des cours de Tai-Chi parce qu'il est...très stressé en ce moment à cause du divorce avec maman. Vous pouvez pas aller le voir et lui parler de vos cours ? Il serait interressé.», dis-je avec sérieux.
« Vraiment ? He bien...je vais aller lui parler. »
« Arigato ! », fis-je en faisant le salut Japonais.
Je regardais la femme partir vers la table de Shinjo. Je me retournais, fis un « Yes » avec mes poings, puis disparu parmi les clients.
Au fond du resto, on pouvait me trouver à une table près d'une plante, dans un endroit calme, assis en face de la fille de la femme, une jolie Japonaise. ICI Elle s'appelait Aiko. Ça voulait dire amour en Japonais. Je la draguais avec de belles paroles et des chansons. Elle était complètement sous mon charme. Je me demandais si il en était de même pour Shinjo avec la mère d'Aiko.

Indices!!
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MessageSujet: Re: C'est l'heure de ta leçon petit indien [Paytah]   Lun 1 Déc - 1:42

« Mais enfin TOUT LES MECS VEULENT UNE MEUF. TOUS LES GENS SUR TERRE ONT BESOIN D'AMOUR !!! »

Il marqua un traître point. Shinjõ ne pouvait pas le contredire. Shinjõ ne pouvait pas répliquer. Shinjõ resta muet.

« Ne me dite pas que vous ne voulez pas de femme dans votre vie ! »

- Bien sûr que non, je n'ai pas dit ça !

Bon sang, les choses devenaient compliquées. Shinjõ comprenait maintenant pourquoi il restait toujours à l'écart des autres, pourquoi il ne se cherchait pas une femme, pas un ami ou quoi que ce soit d'autres. C'était pour éviter d'en arriver là, à un moment de questionnement de la part de l'autre. Il pouvait comprendre qu'il voulait savoir des choses, qu'il s'en posait des questions, mais cela ne changeait rien à la situation. Quelle idée d'accepter d'avoir un élève particulier. C'était tellement plus simple de n'avoir que plein d'élève qui ne s'incrusteront jamais plus loin que la relation prof/élève. Pourtant, Shinjõ avait été si ravi, si fier d'avoir un élève qui aime les même choses que lui, les arts martiaux, la cuisine asiatique, tout ça. Il aimait Paytah. C'était un garçon amusant et loyal et gentil aussi, quand il essayait pas de frustrer le prof avec ces obsessions personnelles. Il n'arrivait pas à regretter son choix. Il s'était lié au garçon, s'était fini maintenant. Il en payait les conséquences en ce moment même. Après le coup de théâtre du garçon, Shinjõ répondit à ses questions, pour une fois, ce qui semblait le soulager mais le jeune prof n'avait pas supporter l'intolérance dont faisait preuve Paytah. Il ne se fit pas attendre pour le dire mais à nouveau, le garçon répliqua avec fureur :

« Vous ne savez pas ce que j'ai vécu, alors arrêtez de juger ! Oui je suis homophobe et alors ? Tous les Yellow le sont !!! Mon père est strict à ce sujet. En plus...je suis Catho. Mais c'est pas ça le problème ! OUI je vous aurais détesté et je vous aurais laissé planté là. Oui vous m'auriez dégoûté. Je m'en fiche si je vous ai déçu. Je m'en moque d'être ''intolérant'' ! Je m'en fiche, vous comprenez ? »

Paytah était en rage. Il cogna la table. A nouveau, des regards s'était tourné vers eux. Shinjõ n'arrivait pas à comprendre l'attitude de son élève. Ce dernier se mit à bouder, puis à pleurer, ce qui plongea à nouveau le jeune enseignant dans un état très embarrassé. Shinjõ joignit ses mains sur la table et finit par dire d'une voix calme :

- Tu as raison. Je ne sais pas. Bien que je n'approuve pas, je pense que tu as une bonne raison de penser ainsi. Excuse-moi.

Il patienta en silence, le temps que Paytah se calme. Quand ce fut chose faite, le jeune homme lui demanda :

« Vous voulez savoir pourquoi je déteste les gays ? »

Shinjõ redressa son regard vers l'amérindien et hocha la tête.

« Un jour, quand j'avais 11-12 ans ou 10 ans, je sais plus...Mon cousin, celui qui est mort en me sauvant, Ty Noah Swan, m'a...dit qu'il m'aimait. Il avait craqué sur moi. Il était Bi. Et puis...il m'a embrassé après...après que je me sois enfui parce que je sentais qu'il...qu'il allait m'embrasser. Il ne m'a pas embrassé sur la joue...N-Non...il m'a embrassé sur les lèvres. Je lui ai supplié, mais il ne m'a pas écouté. Il m'a demander de garder le secret. Mes parents, mes frères, et mes sœurs ne savent pas qu'il m'a fait ça. Dans ma famille, papa nous a élevé dans l'intolérance des gays. Pas de gays ! Quand Ty lui a avoué qu'il était Bi, mon père l'a frappé. Depuis le baiser forcé de mon cousin...Je déteste et je me méfie des gays, des bis, des lesbiennes et j'en passe. Je suis Catho, ça n'arrange rien, bien que je sais que Jésus à dit ''Aime ton prochain comme toi même'' et ''Aimez vos ennemis''. »

A vrai dire, dans les principes de Shinjõ, il aurait aimé ne rien savoir de tout cela. La vie privée des gens ne regardaient qu'eux. Mais peut-être que cela pouvait faire un peu de bien à Paytah de tout raconter. Par ailleurs, cela lui avait permit de mieux comprendre son comportement. Au moins Paytah n'avait pas peur de révéler les choses. Shinjõ n'avait pas autant de courage.

« J'ai cru que vous êtiez gay. Je...Je comprend que vous ayez peur de vous engager avec une femme. Je respecte votre choix. Pardonnez moi d'avoir été insolent Sensei. Vous êtes mon tuteur et un adulte. Je vous doit le respect. Pardon. Je ne recommencerais plus.»

- Mais il n'y a pas de mal Paytah. Je crois qu'on s'est tout deux mal comprit.

Mais l'affaire était réglé à présent. Quelle farce de penser que lui était gay ! Bien sûr, Shinjõ n'avait rien contre les homosexuels mais tout de même, c'était un peu honteux.

« Quand le menu arrive t-il ? ».

- Je ne s...Ah les voilà.

En effet, une serveuse arriva bientôt avec un plateau qui contenait la commande des deux jeunes gens. Elle déposa devant Paytah ce qu'il avait commandé et idem pour son jeune tuteur.
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MessageSujet: Re: C'est l'heure de ta leçon petit indien [Paytah]   Lun 1 Déc - 1:07

Shinjo me dit que ce n'était pas difficile de me deviner avec les cheveux longs. Je souris, puis je pouffais de rire. Le prof me rejoignis.
Mais les choses se corcèrent. Deja avec la vitesse. Le prof me dit qu'il me croyait plus courageux. Je n'étais pas Ty ! Je n'aimais pas forcement la vitesse. J'étais quelqu'un de calme. « Je suis courageux ! » rétorquais-je.

Mais au resto, coup de théâtre !
Le prof me révéla que les filles étaient le cadet de mes soucis, ce qui me tua ! COMMENT UN MEC POUVAIT-IL DIRE CA ?!!! Il était forcément gay ou bi !
Lorsque je m'exclamais, le prof me dit : « Qu'est ce qu'il y a encore ? C'est pas la fin du monde que je sache ? Tout le monde ne mène pas une vie d'adolescent avec pour seul préoccupation de se dénicher une fille.. »
« Mais enfin TOUT LES MECS VEULENT UNE MEUF. TOUS LES GENS SUR TERRE ONT BESOIN D'AMOUR !!! », criais-je tant c'était une évidence !
Je repris : « Ne me dite pas que vous ne voulez pas de femme dans votre vie ! ».
La situation se compliqua. Je déduisis que Shinjo Isao était Bisexuel. Cela me rappela Ty. De mauvais souvenirs ressurgirent. Cela me répugnait. J'eus de fortes nausées, alors je me précipitais aux toilettes.
Je rendis ce que j'avais dans mon estomac par deux fois. Ça faisait trois ans que je n'avais pas vomi.
Je restais un long moment dans les toilettes. J'avais mal à l'estomac. J'avais perdu ma couleur bronzée, j'étais devenu pâle. Je revins auprès de Shinjo . Ce dernier me lança : «  C'est quoi ton problème ? Une nouvelle manière d'attirer l'attention ?? ». Je soutins son regard et me rassis à la table. Il me demanda si ça allait. Je fis un bref signe de la main.

Je lui demandais de me dire la vérité sur son orientation sexuelle, parce que ça me titillais.
Il ne comprit pas. Je le lui répétais en criant.
« Quoi ? Ca va pas non ? Pourquoi tu me demandes ça ?? ... »
Il y eut un énorme silence. Mon regard dur fixait Shichi. Je me méfiais des gays.
« Je vois...Alors pour te répondre, NON, je ne suis pas gay et ensuite c'est quoi ce comportement ? »
Je poussais un énorme soupir de soulagement et m'affalais sur mon siège.
«  Tu devrais avoir honte d'être homophobe. Les Pi Sigma t'ont plus atteint que ce que je pensais. Si je l'avais été, tu aurais fait quoi ? Tu m'aurais haït soudainement en oubliant tout ce qu'on a fait ensemble ? Mon simple visage que tu qualifiais de "beau gosse" t'aurais dégouté au point d'en recracher tes boyaux ? Je ne te savais pas si intolérant mon grand, c'est une déception. »
Les mots de Shinjo me frappèrent en plein cœur.
« Vous ne savez pas ce que j'ai vécu, alors arrêtez de juger !, lui criais-je, m'enflammant de colère, Oui je suis homophobe et alors ? Tous les Yellow le sont !!! Mon père est strict à ce sujet. En plus...je suis Catho. Mais c'est pas ça le problème ! OUI je vous aurais détesté et je vous aurais laissé planté là. Oui vous m'auriez dégoûté. Je m'en fiche si je vous ai déçu. Je m'en moque d'être ''intolérant'' ! Je m'en fiche, vous comprenez ? »
Je frappais de mon poing la table, m'adossais au siège, croisais mes bras sur ma poitrine. J'étais en colère. En colère contre le passé. Contre Ty.
Une larme coula sur ma joue.
Je fermais mes paupières et les serrais très forts. Je me revis, moi le Sioux de Cheyenne River...pépère, joyeux...et Ty ce fichu cousin venant de NYC. Je me revoyais, l'admirant, le copiant, restant avec lui tout le temps. J'avais même fais sa crête, je me rappelle. Puis je le revis, un beau jour, me déclarer sa flamme. BEURK QUELLE HORREUR ! L'image tant redoutée ressurgit. Celle du baiser. Celle que je voulais oublier à jamais. Celle qui avait créé une haine entre Ty et moi. Depuis ce jour, je déteste encore plus les gays.
J'éclatais en sanglots comme un enfant, moi, qui était un homme. Je pleurais dans le restaurant. Les clients me regardaient.
Ty était mort, mais ça n'avait pas effacé ce qu'il m'avait fait. Je n'avais toujours rien dit à mes parents, ni à mes frères et sœurs. Ty m'avait demandé pardon après. Je ne l'avais jamais pardonné, sauf à sa mort, quand nous nous sommes réconscilliés.
Je reniflais puis, j'essayais de calmer mes pleurs. Je dis, secoué de spasmes : « Vous voulez savoir pourquoi je déteste les gays ? ». Je n'attendis pas la réponse du Japonais. Je racontais : « Un jour, quand j'avais 11-12 ans ou 10 ans, je sais plus...Mon cousin, celui qui est mort en me sauvant, Ty Noah Swan, m'a...dit qu'il m'aimait. Il avait craqué sur moi. Il était Bi. Et puis...il m'a embrassé après...après que je me sois enfui parce que je sentais qu'il...qu'il allait m'embrasser. Il ne m'a pas embrassé sur la joue...N-Non...il m'a embrassé sur les lèvres. Je lui ai supplié, mais il ne m'a pas écouté. Il m'a demander de garder le secret. Mes parents, mes frères, et mes sœurs ne savent pas qu'il m'a fait ça. Dans ma famille, papa nous a élevé dans l'intolérance des gays. Pas de gays ! Quand Ty lui a avoué qu'il était Bi, mon père l'a frappé. Depuis le baiser forcé de mon cousin...Je déteste et je me méfie des gays, des bis, des lesbiennes et j'en passe. Je suis Catho, ça n'arrange rien, bien que je sais que Jésus à dit ''Aime ton prochain comme toi même'' et ''Aimez vos ennemis''. »
J'essuyais les larmes de mes yeux puis levais mes yeux vers ceux de mon prof de Karaté.
« J'ai cru que vous êtiez gay. Je...Je comprend que vous ayez peur de vous engager avec une femme. Je respecte votre choix. Pardonnez moi d'avoir été insolent Sensei. Vous êtes mon tuteur et un adulte. Je vous doit le respect. Pardon. Je ne recommencerais plus.»
Je baissais le regard, soupirais puis jouais avec le bracelet multicolore que Meika m'avait offert.
Je respectais les choix de Shinjo....Mais je n'avais pas dit mon dernier mot ! Je lui chercherais une femme pour ce soir. Il faut que Shichi rentre dans le monde des adultes !
D'ailleurs, j'ai repéré la perle rare pour Shinjo Isao !
Je me mis à sourire en regardant la femme. Soudain, mon regard fût attiré par une jolie Asiat de mon âge à peu près. Mince ! Pourquoi mes cheveux sont n'importe comment ? Pourquoi je suis pas fringué mieux que ça ?
Tant pis ! Je compte attirer la femme pour Shinjo et la fille pour moi.
Bah quoi ? Faut bien s'amuser dans la vie, non ?
Mon sourire s'élargit, dévoilant mes dents blanches.
Je me tournais vers Shinjo et lui demandais : « Quand le menu arrive t-il ? ».


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MessageSujet: Re: C'est l'heure de ta leçon petit indien [Paytah]   Dim 30 Nov - 22:47

« Mais Shinjo, tu ne m'a jamais vu avec des cheveux longs ! »

Hum...Ce n'était pas faux. Mais Shinjõ était un fin observateur. Il savait parfaitement imaginé le visage de son élève avec une tignasse plus imposante. Le jeune prof haussa les épaules :

- Et alors ? C'est pas difficile à deviner, répondit-il avec désinvolte.

De plus, les cheveux longs, du point de vue de l'homme, allaient toujours mieux aux autres éthnies qu'aux caucasiens. Quoi que... Oh et puis après tout, ce n'était qu'une question de style !

« Mais c'est vrai que les cheveux longs me vont bien. »

Shinjõ pouffa de rire, accompagnant son élève dans son hilarité. Bientôt, les deux amis se rendirent au restaurant dans une course folle qui ne manqua pas de mettre Paytah sur la paille. Il répliqua même à Shinjõ :

« Mais t'a vu comment tu conduis ? On n'est pas dans un film d'action ni dans un rallye ! »

- Franchement Paytah, c'est étonnant venant de toi d'entendre une chose pareille. Je te croyais plus courageux.

Ils allèrent s'installer dans le restaurant, après quoi Paytah continuait d'insister sur les filles à son prof de sport qui commençait un peu à en avoir marre. Ce dernier expliqua que les femmes étaient le cadet de ses soucis, ce qui était à la fois vrai et faux. Paytah en était tout retourné :

« QUOI ? »

- Qu'est ce qu'il y a encore ? C'est pas la fin du monde que je sache ? Tout le monde ne mène pas une vie d'adolescent avec pour seul préoccupation de se dénicher une fille.

Mais tout à coup, Paytah, qui avait un visage aux couleurs variantes, explosa soudainement :

« Tu me dégoûte ! Pourquoi tu n'a pas le cran de l'avouer??? »

- Quoi ?

Mais trop tard, Paytah s'était enfui vers les toilettes. Shinjõ était complètement décontenancé et jeta un regard autour de lui. Quelques clients s'étaient retourné, abasourdi. Le jeune prof de sport se retrouva bien gêné devant les regards mais avant tout, il ne comprenait pas du tout l'attitude de Paytah. Devait-il aller le chercher ? Qu'est ce qui lui prenait à ce garçon ? Au bout d'un moment, Paytah finit par revenir des toilettes. Il avait l'air de s'être calmé mais il restait pâle comme un mort. Shinjõ le suivit du regard avant de lui lancer :

- C'est quoi ton problème ? Une nouvelle manière d'attirer l'attention ??

Il regarda le jeune homme se rasseoir à sa place et ajouta :

- T'es sûr que ça va ??

« Shinjo. Avant de répondre...J'aimerais que vous me dites la vérité. Je ne veux entendre que la vérité, rien que la vérité, toute la vérité. »

Huh ? De quoi parlait-il ? Non, c'était impossible qu'il puisse avoir des doutes sur quoi que ce soit ! Shinjõ n'en avait pas fait une seule allusion !

« Estcequevousêtesgay ? »

Le jeune enseignant haussa un sourcils.

- Je te demande pardon ?

« Est-ce que vous êtes gay ? »

Mais vas-y, encore plus fort, il n'avait pas du être entendu à l'autre bout de la ville !

- Quoi ? Ca va pas non ? Pourquoi tu me demandes ça ??

Mais la réponse fit tilt tout de suite dans l'esprit de Shinjõ. Il fit le lien. C'était toujours mieux qu'une question au sujet de son secret cela dit. C'était donc ça. Le jeune prof poussa un soupire avant d'ajouter :

- Je vois...Alors pour te répondre, NON, je ne suis pas gay et ensuite c'est quoi ce comportement ? Tu devrais avoir honte d'être homophobe. Les Pi Sigma t'ont plus atteint que ce que je pensais. Si je l'avais été, tu aurais fait quoi ? Tu m'aurais haït soudainement en oubliant tout ce qu'on a fait ensemble ? Mon simple visage que tu qualifiais de "beau gosse" t'aurais dégouté au point d'en recracher tes boyaux ? Je ne te savais pas si intolérant mon grand, c'est une déception.

Paytah répondit ensuite à la question du prof concernant la cuisine mais ce dernier était resté centré sur ce qu'il avait découvert chez Paytah désormais.
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MessageSujet: Re: C'est l'heure de ta leçon petit indien [Paytah]   Dim 30 Nov - 22:07

Le prof écouta quand je lui racontais ce qui m'avait fait devenir un homme. Il acquiessa même, confirmant que cette expérience m'avait grandi, puis me dit que « j'avais bonne tête avec des cheveux longs. ». Je fronçais les sourcils et m'exclamais : « Mais Shinjo, tu ne m'a jamais vu avec des cheveux longs ! ». C'était vrai. Il ne m'avait jamais vu avec des cheveux longs. Jamais. Un jour, il me verra avec.  J'avais les cheveux courts actuellement parce que je ne voulais plus d’extensions pour le moment. J'en remettrais après la Laponie et je mettrais des plus longs cheveux. Ça fera encore plus classe.
« Mais c'est vrai que les cheveux longs me vont bien. », reconnus-je avant d'éclater de rire.
J'encourageais Shinjo, mais il s'en moqua royalement, ce qui m'agaça un peu. Mais quel genre de mec était mon prof ???? Mes questions augmentèrent quand il se prie pour un chauffeur dans un rallye. Je lui fis la remarque, mais il me regarda bizarrement en me disant par dessus le marché, que c'était moi le bizarre. « Mais t'a vu comment tu conduis ? On n'est pas dans un film d'action ni dans un rallye ! », ripostais-je avant de descendre du véhicule.

Au resto, j'attirais l'attention du prof sur les filles. Il reconnu qu'elles étaient belles. Je lui demandais ce qu'il avait avec les femmes. Il était surement gay. Moi, homophobe, je ne pourrais le supporter !
Le prof me dit que les femmes étaient LE CADET DE SES SOUCIS.
Et là, j'ouvris grand mes yeux bridés.
« QUOI ? », m'écriais-je, abasourdi. Mais...C'était qui ce prof ? Un gay ? Un transexuel ? Une femme qui est devenue un mec après ? Un hermaphrodite ???? Je penche pour gay ! SHINJO EST GAY ! Les femmes, il n'en a rien à faire, il aime les mecs. L'horreur ! J'ai un gay en face de moi. Il faut que je me casse !
« Je n'ai aucun problème avec elles ! »
Je retire ce que j'ai dis. C'est pire : SHINJO EST UN BI. Comme Ty ! Ohlalal ! J'ai envie de vomir...
« Seulement je...Hum... »
Je retiens mon souffle, m'attendant au pire. J'ai vraiment envie de vomir. Je plaque mes mains sur ma bouche.
«  Je ne suis pas pressé d'entamer une relation. »
« Tu me dégoûte ! Pourquoi tu n'a pas le cran de l'avouer??? », m'écriais-je avant de disparaître et de courir dans les toilettes.

***
For the life of me ! Shinjo est BI ! Il est Bi, comme Ty ! Beurk. Oh for the life of me ! Rien que d'y penser...
« Beuuarghh !»
***

Je suis blanc comme un linge, mais je pense que ça va aller et que je peux retourner auprès de Shichi le Bi. Shichi le bi, ça rime. Je me sens mieux.
Je passe ma main sur mon visage en me regardant dans la glace. IL FAUT QUE JE REMETTE LES CHEVEUX LONGS . C'est une obligation !!!!
Je sors des toilettes et je reviens calmement auprès de Shinjo. Je me garde de lui raconter que j'ai vomis deux fois. Ça ne le regarde pas.
« C'est étonnant que tu aime tant la cuisine asiatique. Tu as bien raison, c'est la meilleure ! Mais il doit bien exister une cuisine typique des amérindiens non ? Comment est-elle ? Je n'ai jamais mangé de plat amérindien et d'un autre côté, je doute que des restaurants spécialisés existent. »
Si ça se trouve, Shinjo me kiffe en fait. Uuuuuuuuuuuuh....
Bon, il faut mettre au clair cette histoire.
« Shinjo. Avant de répondre...J'aimerais que vous me disiez la vérité. Je ne veux entendre que la vérité, rien que la vérité, toute la vérité. »
Je prend une énorme respiration. Je plonge mon regard de feu dans les yeux noirs du prof.
« Estcequevousêtesgay ? », demandais-je d'une seule traite tant ce sujet me répugnais.
Shinjo me regarde, genre surpris.
« Est-ce que vous êtes gay ? », répétais-je un peu plus fort.
J'attendis sa réponse.

Puis, je répondis à sa question comme promis : « J'adore la cuisine asiatique depuis ma plus tendre enfance. Je pense que c'est parce que j'ai du sang japonais et chinois dans les veines. Nous avons chez les Lakota une cuisine traditionelle. Elle est la meilleure. C'est très riche. On mange beaucoup de viande et de légumes. Je ne pense pas non plus qu'il existe des restaurants amérindiens, mais...ce qui est sûr, c'est que je ferais un restaurant amérindien. Je veux être Chef plus tard. Je cuisine à la perfection, et si le cœur vous en dit, je pourrais vous inviter à manger chez moi un jour. »
Je fis un sourire 16/9ième. J'avais repris le vouvoiement. J'avais du mal à tutoyer plus grand que moi, surtout un sensei.
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MessageSujet: Re: C'est l'heure de ta leçon petit indien [Paytah]   Dim 30 Nov - 1:30

Il était vrai que Shinjõ jouait les curieux en ce moment. Mais à force de se lier à son jeune élève, il était normal pour lui de vouloir le connaître davantage, voir même de s'inquiéter pour lui quand c'était nécessaire. Maintenant qu'il était son tuteur, son prof particulier, il se sentait un peu responsable du garçon et éprouvait le besoin d'être là pour lui, de faire ce qu'il pouvait pour le conseiller, l'aider...Peut-être que le fait d'être un solitaire lui donnait aussi ce besoin de compenser. Paytah lui expliqua alors tout :

«La rumeur court au lycée que je suis ''toujours puceau''. He bien...il n'y pas longtemps, j'ai...je me suis fais dépuceler. C'était avec Jess. Jessica Valman. C'était ma première fois. J'ai eu peur, mais après, tout est allé comme sur des roulettes. J'ai kiffé. Jess... C'est une barwoman. Elle est chanteuse et vient de Los Angeles. Elle a 20 ans. Bon je sais...j'ai que 16 ans mais...tout le monde dans la discothèque a cru que j'en avais 20 ou 18 à cause de mes extentions. Je mets de temps en temps des extentions, en attendant que mes vrais cheveux repoussent. Mes cheveux poussent vite naturellement, mais j'aimerais avoir les cheveux plus bas que les épaules. Donc t'étonne pas de me voir avec les cheveux longs un jour ! Je change au gré de mes humeurs...Courts aujourd'hui, longs demain, mi longs apres, de nouveau court puis longs. Bref. Je pense remettre des extentions apres le voyage en Laponie. La nuit de ma première fois...c'est là que je suis devenu un homme. Regarde mon regard. Il n'y a plus une ombre d'innocence !»

- Oh...Ooh je vois ! Effectivement, ça t'as grandit ! Si tu veux mon avis, t'as une bonne tête avec des cheveux longs.

Après, Shinjõ et Paytah enchaînèrent avec un sujet un peu différent. A vrai dire, Paytah n'arrêtait pas de collé son prof à ce sujet là, ce qui avait le don d'être un peu agaçant à force.

« T'étais peut-être pas beau gosse quand t'étais jeune, mais tu l'es maintenant ! Regarde moi...Je ne sais pas draguer de filles enfin...je le fais à ma façon, mais t'a vu, j'ai réussi ! Alors tu peux te trouver une meuf ! Vas-y mec, fonce ! Reste pas coincé ! Vas-y, vas-y et vas-y ! FONCE ! »

- C'est ça, répondit l'asiatique, en attendant, on a à faire.

Et ce fut le moment de l'entraînement. Parce qu'à force de parler fille, on perdait du temps ! De ce fait, les exercices durèrent plus longtemps que prévu. Après quoi, Shinjõ proposa un restaurant au jeune amérindien. Tous deux allèrent se préparer pour la soirée mais en se retrouvant au gymnase, Paytah contesta la tenue vestimentaire de son prof. Mais de quoi se mêlait-il ? Shinjõ avait encore le droit de se vêtir comme il le voulait. D'ailleurs, l'enseignant ne se fit pas prier pour le lui dire. Paytah tenta bien d'ajouter quelque chose mais il n'eut pas le temps de finir sa phrase que le jeune prof de sport le fit taire d'un signe de la main. Bref, les deux jeunes gens se rendit au restaurant du centre ville dans la voiture du jeune prof. Le trajet fut un véritable chemin de croix. Cette voiture était une chouchou du prof alors c'était étrange de voir dans quel état il avait su la mettre. Ce n'était pas étonnant vu sa façon de conduire mais bon, il n'y avait même plus de ceinture, elles étaient HS, tout comme le klaxon et les essuies glaces. Mais tout le monde arriva intact à destination.

« T'es sûr que t'es prof de sport toi ? Tu serais pas plutôt un pilote de Formule 1 ? » lança Paytah à Shinjõ lorsque ce dernier immobilisa la voiture.

L'asiatique lui adressa un regard en haussant un sourcils avant de répondre :

- Tu es vraiment bizarre.

Bah oui parce que pour Shinjõ, sa façon de conduire était la plus normale du monde ! Il ne voyait pas ce qui clochait donc ne comprenait pas l'attitude d'un rude gaillard tel que Paytah ! Bref, ils entrèrent tous deux dans le restaurant et s'installèrent à une table. Au bout d'un moment, Paytah demanda à son tuteur :

« Tu es sûr que tu veux pas de meuf ? Y en a des canons ici! »

C'est pas vrai, ce gamin ne voulait pas lui lâcher la grappe ! Ce n'était pas parce que lui avait su se trouver enfin une fille qu'il devait irrité l'enseignant avec ça. Shinjõ jeta un oeil aux alentours, difficile de contredire Paytah en revanche. Les serveuses étaient effectivement pas désagréables à regarder. Mais c'était nécessaire pour la clientèle après tout non ?

- Sur ce point, tu as raison, répondit le prof, mais je sais encore ce que je veux.

Mais Paytah ne lui lâchait pas les prunelles.

« Qu'est-ce qui y a ? Une femme t'a fait du mal ou quoi ? T'es gay, c'est ça ? C'est quoi ton probleme avec les femmes ? Allez Shichi, dis moi tout ! »

- Hum...Crois-moi Paytah, les femmes sont le cadet de mes soucis. Je n'ai aucun problème avec elles ! Seulement je...Hum...

Il avait pas d'excuse en fait !

- Je ne suis pas pressé d'entamer une relation, finit-il par dire.

Evidemment, il ne pouvait pas avouer qu'il craignait la relation avec une demoiselle, qui risquerait de compromettre la protection de son secret. C'était bien trop risqué pour lui. Comment expliquerait-il ses mensonges une fois à découvert ? Même sa vie tout simplement, il ne pourra pas se permettre longtemps de mentir à une femme qu'il aimait. Tant qu'il vivait seul, dans son terrier, il ne risquait pas grand chose. Il avait naturellement déjà songer aux filles mais c'était toujours rebiffé pour deux choses. Déjà, ce n'était pas un expert dans le domaine, ensuite, eh bien il y avait son secret. Fichu secret ! Evidemment, il ne pouvait pas même l'expliquer à Paytah. Pourtant ça aurait été le meilleur moyen pour que ce dernier comprenne et le laisse tranquille avec ça. Très vite, une serveuse arriva justement pour prendre les commandes des deux jeunes gens. Le jeune prof de sport se choisit un menu Yaki Gyoza qui contenait une soupe, une salade et des ravioli grillés aux légumes. Il y avait la même variété au poulet mais l'enseignant était végétalien. Shinjõ cherchait un nouveau sujet de conversation, pour détourner Paytah de son obsession de la gente féminine. Mais il avait du mal. Ce n'était pas en vivant reclus qu'on trouvait des idées de conversation. Finalement, il finit par dire :

- C'est étonnant que tu aime tant la cuisine asiatique. Tu as bien raison, c'est la meilleure ! Mais il doit bien exister une cuisine typique des amérindiens non ? Comment est-elle ? Je n'ai jamais mangé de plat amérindien et d'un autre côté, je doute que des restaurants spécialisés existent.
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MessageSujet: Re: C'est l'heure de ta leçon petit indien [Paytah]   Dim 30 Nov - 0:46

« Vraiment ? Que veux-tu dire par là ? Et qui est Jess ? » me demanda Shinjo.
Tiens tiens, voilà le prof bien curieux ! J'hésitais à lui répondre. C'était si privé !
Je lui dis : «La rumeur court  au lycée que je suis ''toujours puceau''. He bien...il n'y pas longtemps, j'ai...je me suis fais dépuceler. C'était avec Jess. Jessica Valman. C'était ma première fois. J'ai eu peur, mais après, tout est allé comme sur des roulettes. J'ai kiffé. Jess... C'est une barwoman. Elle est chanteuse et vient de Los Angeles. Elle a 20 ans. Bon je sais...j'ai que 16 ans mais...tout le monde dans la discothèque a cru que j'en avais 20 ou 18 à cause de mes extentions. Je mets de temps en temps des extentions, en attendant que mes vrais cheveux repoussent. Mes cheveux poussent vite naturellement, mais j'aimerais avoir les cheveux plus bas que les épaules. Donc t'étonne pas de me voir avec les cheveux longs un jour ! Je change au gré de mes humeurs...Courts aujourd'hui, longs demain, mi longs apres, de nouveau court puis longs. Bref. Je pense remettre des extentions apres le voyage en Laponie. La nuit de ma première fois...c'est là que je suis devenu un homme. Regarde mon regard. Il n'y a plus une ombre d'innocence !»
J'avais en effet perdu mes yeux d'innocents, une des choses qui faisait mon charme. J'avais un regard un peu dur.

Je fis quelques minutes plus tard une remarque désobligeante à Shinjo, mais ce dernier me cloua le bec avec sa réplique. Il me dit ensuite qu'il n'avait jamais eu de succès auprès des filles. Je répliquais : « T'étais peut-être pas beau gosse quand t'étais jeune, mais tu l'es maintenant ! Regarde moi...Je ne sais pas draguer de filles enfin...je le fais à ma façon, mais t'a vu, j'ai réussi ! Alors tu peux te trouver une meuf ! Vas-y mec, fonce ! Reste pas coincé ! Vas-y, vas-y et vas-y ! FONCE ! »
J'encourageais le prof. Il fallait le décoincer un peu !
Les heures passèrent à la vitesse de l'éclair. Après l'entrainement, Shinjo me proposa un resto. J'acceptais puis lui donnais l'heure du RDV. Il acquiessa. Nous nous retrouvâmes donc à l'heure convenue. Le look du prof ne me convenait pas. Je me serais personnellement habillé avec plus de classe. Le prof refusa.
« Mais voyons... »fis-je sans finir ma phrase. Moi, je ne m'étais pas habillé classe : je n'allais pas draguer. Bon j'étais classe quand même...sauf mes cheveux. Mais Shinjo devait draguer. J'allais lui arranger un coup avec une belle asiat. Je suis fort pour fabriquer les couples, moi.
Shinjo me confia qu'il connaissait un bon coin pour les repas asiat'.
On alla dans le parking puis on monta dans la voiture du prof. La voiture de Shinjo, était cool. C'était une vielle chevrolet abîmée.
Par contre...IL N'Y AVAIT MEME PAS DE CEINTURE!!!! Je regrettais qu'il n'y en avait pas une...car Shinjo se transforma en Ty Noah Swan ! Il conduisait super vite. Je priais Dieu de nous protéger. Je regardais le prof avec effroi, tenant la poignée située en haut, près de la vitre.
Nous arrivâmes en trombe devant un resto Japonais. Le prof freina fort et je faillis passer à travers la vitre.  Le Japonais m'annonça qu'on était arrivé. Je me tournais vers Mr Isao,  puis lui jetai un regard d'étonnement, mes lèvres s'entrouvrant.
« T'es sûr que t'es prof de sport toi ? Tu serais pas plutôt un pilote de Formule 1 ? », demandais-je. Je levais un de mes sourcils, lançant un regard interrogateur au prof. Mes yeux ne s'enflammaient plus depuis un certain moment de la journée. Il y avait moins d'étincelles dans mes yeux depuis quelques temps. Le soleil se couchait pourtant. Ça devait être la peur qui avait noirci mes prunelles.

Je descendis de la caisse, puis j'observais le bâtiment dressé devant nous. Un beau resto Japonais.
C'était écrit : « Sushido » en haut de la porte. Nous entrâmes. L'intérieur était la classe totale.
Il y avait des lampes au plafond, des portes coulissantes, des tables, des chaises, des serveuses en costume traditionnel. Il y avait beaucoup de clients.
On alla s'assoir à une table. Je regardais les clientes, pour en repérer une pour Shinjo.
Tout en regardant les femmes, je demandais à Shichi : « Tu es sûr que tu veux pas de meuf ? Y en a des canons ici! ».
Je tournais mon regard vers le Japonais , plongeais mon regard enflammé dans le sien.
« Qu'est-ce qui y a ? Une femme t'a fait du mal ou quoi ? T'es gay, c'est ça ? C'est quoi ton probleme avec les femmes ? Allez Shichi, dis moi tout ! », demandais-je. Je joignis mes mains et arquais un sourcil. Je désignais Shinjo du menton, lui disant de parler. Je l'encourageais du regard. Un sensei pouvait se confier à son élève.
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MessageSujet: Re: C'est l'heure de ta leçon petit indien [Paytah]   Ven 28 Nov - 0:27

Shinjõ prit le temps de réfléchir histoire de voir où lui même serait allé s'il avait fait ses études à Wynwood. Ce qui était certain, c'était qu'il n'aurait jamais pu être un Pi Sigma, ni même un Alpha Psi. Il ne se voyait d'aucune activité créative. Même si pour lui les arts-martiaux ne portaient pas le nom "d'art" pour rien. Finalement, il se pourrait bien qu'il soit allé dans la confrérie des Rho Kappa, les sportifs. Après tout, lui il aimait le sport et comme il avait déjà fait l'école de police, il avait même la conduite qui allait avec !

«Oui. C'était mon mentor. Il m'a relooké...beaucoup aidé.... Je ne sais pas draguer sauf en draguant avec des sérénades, des sourires et mon naturel. Je trouve que je me débrouille mieux qu'avant en drague. Je trouve... Parce que j'ai dragué Jess et je m'en suis sorti...Ah Jess ! For the life of me...je n'oublierais jamais ce soir là... Le jour où je suis devenu un homme...ouep...»

- Vraiment ? Que veux-tu dire par là ? Et qui est Jess ?

Qui était-elle dans le sens où Paytah semblait voué un véritable culte à sa Meika alors pourquoi il parlait d'autres filles ? Comme quoi, il avait tout de même une part de Pi Sigma en lui !

« Et puis la blonde. J'ai dragué la blonde et j'ai réussi. ».

Qu'est ce qu'on disait !

Shinjo, tu peux pas rester sans meuf. Ta vie doit être comme de la tarte à la crème sans crème, comme une pizza sans fromage, comme des frites sans Ketchup, comme de coca sans gaz, comme d'un pain au beurre sans beurre ! Il te faut une femme ! En plus tu es un beau gosse, alors pourquoi tu n'a pas encore une jolie minette à tes côtés ? Non mais voilà quoi. BOUGE TOI UN PEU ! Je suis prêt à parier que tu es toujours puceau ! Non mais c'est vrai quoi ! Tu te laisse dépasser par des ados de 16 ans qui ne connaissent rien à la vie. OUH....la honte ! »

- Alors là mon grand, c'est pas toi qui va me faire la morale ! Ma vie n'est peut-être pas la meilleure du monde mais je m'en contente.

Shinjõ semblait soudainement blessé de ses propres mots. Mais il se reprit et ajouta avec un peu plus d'amusement :

- Et puis tu sais, quand j'étais plus jeune, je n'étais pas...Aussi "beau gosse" que tu le dis maintenant, d'ailleurs, je n'avais jamais eu de succès avec la gente féminine. Que crois-tu ? Il y en a qui ont le truc et pas d'autres. Enfin bref, on s'égare du sujet je crois.

Shinjõ démarra ensuite l'exercice, Paytah se plaignit, Shinjõ répliqua. Mais le jeune amérindien en fit autant :

« Je crois qu't'es aussi ramolli Shichi ! »

- Pas dans le même domaine, rétorqua le jeune prof.

L'entraînement se poursuivit dans un silence profond. Les deux jeunes gens pratiquaient leur mouvement dans le gymnase désert. L'atmosphère avait changé. Elle était parsemé d'ondes positives et sereines. Au fond de lui, Shinjõ restait un peu perturbé par la récente conversation qu'il avait eut avec le jeune homme. Mais il ne pouvait rien dire à ce dernier pour expliquer sa situation. Ce n'était pas lui qui avait décidé de mener une vie pareille et Paytah ne pourra jamais le comprendre tant qu'il n'aurait pas connu son passé, chose qui n'était pas prêt d'arriver étant donné que l'enseignant le maintenait en parfait secret. Il n'avait pas le choix. Si son plus lourd fardeau venait à être révélé, sa vie serait fichue. Il ne voulait surtout pas de ça, il était bien ici mine de rien. Le prof et son élève poursuivirent pendant un long moment les mouvements, s'échangeant parfois des regards complices. Au bout d'un moment, alors qu'il commençait vraiment à faire tard, Shinjõ décida enfin d'arrêter la leçon. Il n'avait pas prévu de faire aussi longtemps mais bon, cela n'avait pas l'air de déranger Paytah. Shinjõ s'en moquait lui, il n'avait pas de vie privée qui l'attendait derrière le boulot. Ce fut la raison pour laquelle le jeune prof de sport proposa un restaurant avec son élève, histoire de se changer les idées et de ne pas voir le garçon que pour bosser les muscles. Cette proposition semblait ravir le jeune amérindien qui répondit aussitôt :

« Un dîner dans un resto Japonais ??? Je ne peux pas refuser ça ! Par contre si tu permets, je vais prévenir ma cousine et je vais prendre une douche aussi. Rendez-vous ici dans...quelques minutes...Genre 20 minutes ! »

- Oui pas de problème.

Il regarda le jeune homme retourner au gymnase. Un restaurant japonais...Comme c'était original. Il mangeait souvent asiatique, ça lui rappelait son pays natal. Mais comme c'était un mec seul, il ne cuisinait presque jamais donc soit il allait au restaurant soit il s'achetait des plats préparés, à mettre deux minutes au micro-onde et à manger devant la télévision, genre des boîtes cartonnées avec des nouilles dedans et un peu de sauce en sachet. Shinjõ en profita pour aller se préparer aussi. Ce n'était pas en mode "tenue de prof de sport" qu'il pouvait se permettre de sortir. 20 minutes ? Il avait le temps de rentrer chez lui. En quatrième vitesse en roulant comme un cinglé dans sa vieille voiture. Pour sortir le soir, Shinjõ aimait bien se fondre dans la masse. Ce fut pourquoi il ne s'habilla que de noir avec une chemise blanche par dessus laquelle il avait sa veste noire. Les soirées devenaient un peu fraîche avec l'automne. Par la suite, Shinjõ retourna au gymnase puisque c'était là qu'il devait retrouver son élève. Quand ce dernier arriva vers lui, il lui lança :

« Non, non, non ! Va falloir changer ce look ! C'est comme ça que tu compte séduire les femmes ? En tant qu'ex Pi Sigma...Je te donne un conseil : change ça ! Viens suis moi, je vais te relooker et là toutes les femmes ne vont plus te résister ! Je te le promets ! Par contre avant, je vais déposer mon sac chez moi. Allez viens, fais moi confiance, tu ne sera pas déçu ! Tes cheveux sont Okay, nickel, mais le reste, c'est vraiment baaaaaad ! Allez viens, on va bien s'amuser ! »

- Certainement pas ! Laisse-moi donc Paytah, répliqua aussitôt l'asiatique.

Il n'aimait pas qu'on touche à son look. Shinjõ n'aimait pas vraiment qu'on touche à ce qui lui appartenait en fait.

« J'espère qu'on va dans un resto Japonais. J'adore la cuisine Asiat' ! »

- Eh bien, tu ne seras pas déçu alors, j'en connais un très bien.

Shinjõ fit signe au jeune Paytah de le suivre jusqu'à sa chevrolet afin de le conduire dans le centre ville, là où se trouvait le restaurant. Sitôt dans la voiture, Shinjõ démarra au quart de tour comme s'il faisait une course de formule 1. La voiture s'expédia sur la route comme une fusée avant de prendre dangereusement un tournant en pleine vitesse, faisant grippé ses roues sur le rebord du trottoir. Les voitures qu'il croisait sur son passage klaxonnèrent de mécontentement en faisant de légers écarts sur la route, craignant la collision, pourtant, Shinjõ maîtrisait son véhicule malgré la vitesse et les dérapages. Quand on se trouvait à l'intérieur, il ne valait mieux pas être cardiaque, d'autant plus qu'il n'y avait même pas de ceintures. Au bout d'un moment, alors que le soleil déclinait à l'horizon, Shinjõ se gara devant un restaurant qui portait comme enseigne "Sushido". La voiture freina brutalement, manquant de propulser les passagers vers le pare-brise.

- Et voilà, nous sommes arrivé ! lança le jeune homme avant de sortir du véhicule, l'air de rien.

Shinjõ et Paytah se rendirent dans le bâtiment décoré typiquement asiatique, avec des portes coulissantes et des lanternes rouges pendantes au plafonds. On y mangeait néanmoins sur des tables et des chaises ! L'ambiance était calme et tranquillement, modestement peuplé et tout le personnel était japonais.
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MessageSujet: Re: C'est l'heure de ta leçon petit indien [Paytah]   Jeu 27 Nov - 22:18

Shinjo fût surpris mais ravi que je sois un Alpha. Il me dit même : « Tu vois, les Pi Sigma n'ont rien de créatifs en eux, c'est une raison pour laquelle tu aurais été malheureux de poursuivre dans cette voie. ». J'approuvais en hochant la tête.
Je n'osais même pas imaginer ce que je serais devenu si j'étais resté chez les PS. Chez les AP, j'étais libre, j'étais heureux. Pas de contraintes. Juste la liberté ! Je pouvais m'habiller comme je le voulais, avoir les cheveux longs, mi-longs ou courts si je voulais et aimer qui je voulais. Je pouvais faire ce que réellement j'aimais : la musique.
Le prof reconnu que j'avais grandi. Enfin...en partie puisque je me mis à parler de Disney.
Quand je dis que je ne savais pas draguer, Shinjo me dit qu'il croyait que les PS m'avaient formés. Il me parla de Sasha et me demanda si on s'entendait bien.
Je soupirais et je dis : «Oui. C'était mon mentor. Il m'a relooké...beaucoup aidé.... Je ne sais pas draguer sauf en draguant avec des sérénades, des sourires et mon naturel. Je trouve que je me débrouille mieux qu'avant en drague. Je trouve... Parce que j'ai dragué Jess et je m'en suis sorti...Ah Jess ! For the life of me...je n'oublierais jamais ce soir là... Le jour où je suis devenu un homme...ouep...»
Je soupirais, yeux rêveurs. Je repensais à Jess. Elle m'avait bien fait peur à certains moments !
« Et puis la blonde. J'ai dragué la blonde et j'ai réussi. ».
J'hochais la tête. Puis je demandais à Shinjô si il avait trouvé une meuf. Il m'apprit qu'il n'y accordait pas trop d'attention. Uuuuuuuuuuuuh mais WHAT ? Non mais...Il faut qu'il se trouve une nana !
« Mais dis-moi, on est la pour parler amour ou arts martiaux ? Faudrait savoir ! »
Du tac au tac, je rétorquais : « Des DEUX ! Shinjo, tu peux pas rester sans meuf. Ta vie doit être comme de la tarte à la crème sans crème, comme une pizza sans fromage, comme des frites sans Ketchup, comme de coca sans gaz, comme d'un pain au beurre sans beurre ! Il te faut une femme ! En plus tu es un beau gosse, alors pourquoi tu n'a pas encore une jolie minette à tes côtés ? Non mais voilà quoi. BOUGE TOI UN PEU ! Je suis prêt à parier que tu es toujours puceau ! Non mais c'est vrai  quoi ! Tu te laisse dépasser par des ados de 16 ans qui ne connaissent rien à la vie. OUH....la honte ! »
Je secouais la tête négativement. Il me faisait pitié. Il fallait que je l'aide !
Et j'allais l'aider, il n'y échapperait PAS !
J'avais parlé au prof pour le secouer. Il fallait le shaker. Il avait l'air ramollo et blasé.

Après, nous nous miment au Tai-Chi. L'excercice me faisait mal aux jambes, mais mon tuteur me rassura, me disant qu'il fallait travailler mes muscles. Il me traita de ramolli, mais je me demandais LEQUEL DE NOUS DEUX était le plus ramolli ! Je lui lançais donc : « Je crois qu't'es aussi ramolli Shichi ! ». Je faisais allusion à ses conquêtes.  J'étais sûr que sa liste était  VIDE ! Si ça se trouvait...il ne savait ni draguer, ni embrasser ! Peut-être même qu'il était gay ! Oh lala j'espère pas. Avoir un prof gay, ce serait l'horreur ! Je changerais de prof tout de suite !
Ce fût la seule chose que je dis en n'étant plus concentré. Je me concentrais deux fois plus par la suite.
Je faisais de mon mieux, Shinjô m'en félicita. Il me demanda de rester concentrer pour pouvoir m'améliorer. J'hochais la tête brièvement, puis reportais mon regard sur le mur.
A la fin de quelques répétitions, mon prof me félicita chaleureusement puis, il me dit que nous allions recommencer jusqu'à ce que je sache faire les enchaînements parfaitement. J'acceptais et nous nous mîrent à nous entraîner comme un seul homme, hypers concentrés. Rien ne pouvais nous déconcentrer. Nous étions captivés par le Chi. Nous étions à fond. Nous nous exécutions avec lenteur et douceur.
Je me tournais vers Shinjo et lui fis un sourire pendant un mouvement. Je tournais la tête, souriant de toutes mes dents puis je me remis à fixer le mur.
Nous continuèrent l’entraînement jusqu'à ce que je sache faire sans aucune faute les mouvements.
Nous nous arrêtâmes et j'en fus un peu attristé. Shinjo me conseilla : « 
N'hésite pas à travailler ses mouvements lors de ton temps libre et sache que c'est encore mieux avec un peu de musique zen. A notre prochaine leçon, nous nous affronterons à nouveau au karaté et je peux te garantir, si tu suis mes conseils, tu auras progressé à un point dont tu n'as pas idée. ».
Je lui souris, puis je me mis à respirer et à expirer. J'étais fier de moi. J'avais réussi.
Shichi me rendit mon sourire. Il regarda sa montre puis s'exclama : « Oh, déjà presque dix-huit heures ! Je suis désolé d'avoir autant dévoré ta journée, je n'ai pas vu le temps passé, j'espère que tu n'avais rien de prévu. ».
J'haussais les épaules en souriant et le rassurais : « Non rien de prévu ! ».
Je baissais mes yeux vers le bracelet coloré que m'avait offert Meika. Je me mis à caresser les fils de couleurs. Soudain, j'entendis mon tuteur me proposer : « D'ailleurs, si tu n'as vraiment rien de prévu pour ce soir, que dirais-tu de manger au restaurant ? Je t'invite si tu veux. ».
Je relevais aussitôt la tête et je m'exclamais , yeux brillants, sourire aux lèvres: « Un dîner dans un resto Japonais ??? Je ne peux pas refuser ça ! ». Je dis ensuite plus calmement : « Par contre si tu permets, je vais prévenir ma cousine et je vais prendre une douche aussi. Rendez-vous ici dans...quelques minutes...Genre 20 minutes ! »
Je partis en marchant jusqu'au vestiaire. Dans le gymnase, il y avait des douches, ce qui était vraiment super ! J'avais pris tout ce qu'il fallait et aussi des vêtements de rechange.
Je pris donc une douche une fois que mon corps fût refroidi, puis je me revêtis d'un t-chirt blanc à col v, un veston noir, une veste en cuir noir, un jean noir avec une chainette accrochée, des baskets blanches et je passais autour de mon cou un crucifix en argent que j'avais acheté quelques jours auparavant.  Je mis à mes oreilles les piercings rondes noires et les boucles d'oreilles en argent offertes par Carry pour mon anniversaire cet été.
ICI
Je me parfumais, j'ébouriffais mes cheveux , les coiffais un peu n'importe comment, puis je pris mon sac à dos lourd  et partis rejoindre le prof qui devait m'attendre.
J'observais son look un instant et je secouais la tête.
« Non, non, non ! Va falloir changer ce look ! C'est comme ça que tu compte séduire les femmes ? En tant qu'ex Pi Sigma...Je te donne un conseil : change ça ! Viens suis moi, je vais te relooker et là toutes les femmes ne vont plus te résister ! Je te le promets ! Par contre avant, je vais déposer mon sac chez moi. Allez viens, fais moi confiance, tu ne sera pas déçu ! Tes cheveux sont Okay, nickel, mais le reste, c'est vraiment baaaaaad ! Allez viens, on va bien s'amuser ! »
Je fis une pause, puis ajoutais : « J'espère qu'on va dans un resto Japonais. J'adore la cuisine Asiat' ! »
Je comptais montrer au prof le monde des adultes, le monde de la séduction, car apparemment, il ne connaissait pas ! J'espérais qu'en retour il m'apprendrais des choses sur le Japon, son pays, le pays du soleil levant !
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MessageSujet: Re: C'est l'heure de ta leçon petit indien [Paytah]   Mer 26 Nov - 22:20

Bon, c'est vrai que c'était un peu dommage pour Paytah de ne pas avoir pu réaliser son rêve de devenir Pi Sigma. Mais il valait mieux qu'il change avant qu'il ne soit trop tard que d'être piégé dans un cercle vicieux, à essayer de ce convaincre que ce qu'il faisait était bien. Shinjõ gardait le sourire, histoire de montrer qu'il était néanmoins ravi de voir que le jeune garçon avait enfin trouver ce qui lui convenait vraiment. C'était le principal tout de même.

« Oui, je ne suis pas un dragueur. Je suis un artiste. Dès mes 5 ans je joue de la guitare. Je peins, je danse, je dessine, je joue de la batterie, je joue du piano, je chante, je compose des chansons, je cuisine...Je suis un talent en réalité. Pas un PS.

- Ca alors, qui l'eut cru ! C'est vrai qu'en te regardant sous ce nouvel angle, on distingue clairement une lueur de créativité en toi. Tu vois, les Pi Sigma n'ont rien de créatifs en eux, c'est une raison pour laquelle tu aurais été malheureux de poursuivre dans cette voie.

J'ai appris beaucoup. Et...j'ai fais beaucoup d'expériences...Je suis devenu un homme. ».

- Je crois en effet que quelque chose à changé en toi. Tu as changé. Tu as mûri.

Shinjõ continuait de sourire en observant Paytah de ses prunelles chaleureuses et marrons. Enfin, mûri avait été employé un petit peu trop tôt quand Shinjõ remarqua avec quelle habileté Paytah énumérait les Walt Disney. Mais bon, Shinjõ n'était pas mieux, à quatorze ans, il regardait "1 rue Sésame" à la télé. Cette émission de marionnettes pour les petits. Il se gardera bien d'en parler à qui que ce soit. Paytah expliqua ensuite son amour fou pour une jeune fille que son prof de sport ne connaissait que de nom et de vue dans ses cours de sport. Mais là, sur l'instant, il ne voyait pas trop qui c'était, sans doute une élève discrète à ses cours.

« Je ne sais pas. Je l'aime, c'est comme ça. ».

Ah ça pour l'aimer, il était difficile de prouver le contraire vu comment il en parlait. Shinjõ hocha la tête en souriant. Paytah était prit dans un sac de noeud délicat. Quand le jeune enseignant voyait les jeunes dans ce genre de situation, il se disait qu'il avait pour l'instant de la chance de ne pas être tomber dedans à son tour. Le jeune prof de sport évoqua le fait que Paytah ai été un Pi Sigma avant, ce qui aurait dû lui donner des chances de savoir s'y prendre avec les filles. Mais le jeune amérindien rétorqua aussitôt :

« Ah ça non ! Si j'ai quitté les PS, c'est parce que je suis nul en drague. Mais j'adore les filles. Surtout Meika. ».

- Oh d'accord, d'accord ! Mais j'aurais pensé que les Pi Sigma t'auraient un minimum formés. Sasha en l’occurrence est un garçon tout de même plus tolérant que l'est Nathan par exemple. Je t'ai déjà vu avec lui quand tu étais dans sa confrérie, vous ne vous entendiez pas si mal que ça. Je me trompe ?

« Et vous Shichi ? Alors...les femmes … ? ça avance au moins ? Vous n'avez toujours pas trouvé une jolie Asiat' qui fera chavirer votre cœur ? A moins que vous êtes un Japonais Banane, Jaune à l'extérieur et Blanc à l'intérieur ? »

Shichi ? Quel drôle de surnom. Shinjõ aurait préféré qu'il s'en abstienne mais bon, ce n'était pas bien grave. L'asiatique se mit néanmoins à rire au sujet de cette étrange allusion qu'à fait Paytah au sujet d'une banane. Honnêtement, c'était la première fois qu'on le comparait avec une banane. C'était la première fois qu'on le comparait à un fruit de toute manière. Shinjõ répondit négativement d'un signe de tête, toujours euphorique.

- On ne peut pas vraiment dire que j'y mène beaucoup d'attention, mais dis-moi, on est la pour parler amour ou arts martiaux ? Faudrait savoir !

En effet, Shinjõ n'avait pas encore trouvé la perle rare mais on ne pouvait pas dire qu'il cherchait beaucoup non plus. A vrai dire, c'était à peine s'il y pensait. Il avait beaucoup plus important à s'occuper que de jouer les coureurs de jupon. C'était un asiatique après tout, il était tout aussi coincé que le disaient les archétypes. Sa vie avait toujours été tracé dans la solitude, il ne s'était jamais imaginer une autre vie et les nouveautés lui faisaient peur. Bref, il était temps de passer aux choses sérieuses. L'entraînement débuta. Shinjõ montrait et expliquait ce qu'il attendait de l'adolescent. Au moment de l'échauffement, le jeune homme se plaignit :

« C'est normal que j'ai mal ? »

Shinjõ sourit.

- Tu es juste un peu ramolli mon grand, allons, on est pas la pour faire la sieste après tout ! Faut que tes muscles travaillent.

Le jeune prof de sport continuait à surveiller son élève afin de corriger d'éventuelles erreurs mais pour l'instant, il s'en sortait très bien mais ce n'était que le début. Shinjõ continuait aussi de donner des explications à Paytah, ce dernier ne répondait pas, trop concentré pour cela, c'était un bon point. Sauf à un moment où il lui répondit en japonais, hélas, une chose que le jeune asiatique n'avait même pas comprit mais fit comme si. Par la suite, Shinjõ montra des mouvements de tai-chi à Paytah. Par la même occasion, il ne lâchait pas sa surveillance sur le garçon. Evidemment, Paytah faisait de son mieux, le prof s'en rendait compte et il en était ravi, à la fin, il le félicita :

- C'est pas mal pour une première fois. Reste concentrer surtout, nous allons le refaire jusqu'à ce que tu sache parfaitement le faire.

Les mouvements fluides, la pression profonde, Shinjõ et Paytah renouvelèrent plusieurs fois de suite. A la fin de la leçon, l'air était chaud pour tout le monde et les corps engourdit par les flux et reflux d'énergie spirituelle qui s'était emparée d'eux.

- C'est super comme ça Paytah, conclua Shinjõ, génial. N'hésite pas à travailler ses mouvements lors de ton temps libre et sache que c'est encore mieux avec un peu de musique zen. A notre prochaine leçon, nous nous affronterons à nouveau au karaté et je peux te garantir, si tu suis mes conseils, tu auras progressé à un point dont tu n'as pas idée.

Le jeune prof de sport sourit puis jeta un coup d'oeil à sa montre qui pendait à son poignet.

- Oh, déjà presque dix-huit heures ! Je suis désolé d'avoir autant dévoré ta journée, je n'ai pas vu le temps passé, j'espère que tu n'avais rien de prévu.

Il réfléchit un moment, hésitant, puis finit par ajouter :

- D'ailleurs, si tu n'as vraiment rien de prévu pour ce soir, que dirais-tu de manger au restaurant ? Je t'invite si tu veux.
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MessageSujet: Re: C'est l'heure de ta leçon petit indien [Paytah]   Mer 26 Nov - 20:38

« Ca fait plaisir de te revoir Paytah, j'ai appris que tu avais décidé de changer de confrérie. Les Pi Sigma était ton rêve pourtant non ? Tu disais que quoi qu'il arrivait, tu voulais absolument y aller. Enfin, je ne te reproche rien bien sûr, tu as l'air bien plus épanoui chez les Alpha Psi. J'ai comme l'impression que tu as appris une grosse leçon ces derniers jours. », me dit Shichi.
« Oui, soupirais-je, je ne suis pas un dragueur. Je suis un artiste. Dès mes 5 ans je joue de la guitare. Je peins, je danse, je dessine, je joue de la batterie, je joue du piano, je chante, je compose des chansons, je cuisine...Je suis un talent en réalité. Pas un PS. J'ai appris beaucoup. Et...j'ai fais beaucoup d'expériences...Je suis devenu un homme. ».
J'hochais la tête en faisant un mini grimace.
J'en avais vécu des choses ! Et j'avais fais souffrir certains...dont Meika.
Meika...
Le prof aperçut le prénom de ma dulcinée que j'avais écris en gros sur mon bras. Il me demanda ce que c'était. Je lui répondis la même réponse que celle que j'avais dis à mon prof d'anglais pendant le cours quand celui-ci avait vu un de mes mots gravés au compas sur la table. Shinjo me dit que le ''petit mot'' était inscris bien gros. Je pouffais de rire. Puis je lui racontais combien j'aimais Meika. Le prof se permettait de commenter chacun de mes dires. Quand je mentionnais mes mésaventures côtés cœur, le japonais me dit même : «  Hum...Oui, en l'occurrence la demoiselle que tu as essayé d'avoir à notre dernier cours de karaté. ». Je ne pensais pas à cette meuf, elle ne comptait pas. Je pensais à des histoires plus sérieuses comme Olathe ou Joy. Je repensais que toutes ces histoires n'avaient pas eu que des échecs, puisque avec Jess, ça avait marché !  Shinjo reconnu mon incroyable culture de Disney. Je suis Disneyman. Je connais tous les Disney (mais aussi les Pixar, les Dreamworks) par cœur, je suis incollable ! Il me dit que j'avais bien besoin de patience. Je le sais...surtout avec les filles !
Shinjo me demanda dans quoi je m'étais ''fourré''. Je lui répondis : « Je ne sais pas. Je l'aime, c'est comme ça. ».
Je me rappelais que je voulais rendre jalouse Meika avec Joy, alors je demandais à Shinjo un conseil en hurlant presque, parlant vite. Le prof me calma, me disant qu'il n'avait rien compris et qu'on était pas à un cours sur l'amour. Je trouve qu'ils devraient enseigner cette matière à l'école. Ça aiderait les cœurs brisés ne sachant pas draguer pour un sou  comme moi.
Shichi m'assura que ce n'était pas une bonne idée et que je pourrais perdre à la fois Meika et Joy. Je ne voulais pas perdre ma Meika.
Je me rappelais alors de mon baiser avec Joy. C'est moi qui l'avais embrassé. Par surprise en plus.
Bon après...ça avait explosé. Comme Meika mais en pire en fait. J'avais regretté mon acte, mais trop tard. J'avais voulu essayer la technique ''Films et Séries'', la technique ou un inconnu embrasse une inconnue alors qu'ils ne se connaissent pas. J'avais comme trahi Meika en quelque sorte...enfin sans la trahir vraiment...J'avais un peu culpabilisé après. Faut croire que je suis fort pour les baisers par surprises...JE SUIS TRES FORT POUR LES BAISERS SUPRISES. Je suis même un expert ! C'est tellement facile !
Je restais silencieux. Shinjo m'avait même demandé :  « Tu as été un Pi Sigma non ? Tu devrais pas savoir comment t'y prendre avec la gente féminine ? ».
Je lui dis d'un ton un peu autoritaire : « Ah ça non ! Si j'ai quitté les PS, c'est parce que je suis nul en drague. Mais j'adore les filles. Surtout Meika. ».
Je demandais ensuite au prof : « Et vous Shichi ? Alors...les femmes … ? ça avance au moins ? Vous n'avez toujours pas trouvé une jolie Asiat' qui fera chavirer votre cœur ? A moins que vous êtes un Japonais Banane, Jaune à l'extérieur et Blanc à l'intérieur ? »


Nous finîmes par arrêter la conversation pour commencer le cours.
J'étais hyper concentré, tellement qu'on aurait dit un militaire.
Je fis les exercices de Shinjo. Il me demanda si je sentais quelque chose. Je lui répondis que oui, que je pensais que c'était le Chi. Il m'expliqua que les exercices qu'il me faisait faire était tirés du Tai-Chi. Il me demanda de continuer de respirer comme il m'avait montré et me dit qu'il faudrait que je respire à chaque échauffement. Je ne lui répondis pas, trop concentré sur ma respiration et mes mouvements.
« Les mouvements sont toujours très lents mais précis. Cette sensation que tu sens dans ton échine quand tu respires bien droit comme un i, elle doit s'écouler sans encombre le long de tes membres et dans ton corps en suivant parfaitement les gestes que tu feras. C'est ton Chi. Tu dois pouvoir le sentir couler dans tes veines comme l'eau dans son lit de rivière. Quand tu tendras un bras, tu devras percevoir le flux le longer jusqu'à l'extrémité de tes doigts. Chaque inspiration et expiration maîtrisé donnera la force à ce flux d'énergie. Comprendre cette énergie, ton Chi, le guider, c'est guider la puissance de tes coups. », m'expliqua t-il.
Je fixais le mur, mais je ressentais la présence du sensei à mes côtés.
Il me demanda de faire un autre exercice. Je fis ce qu'il me disait : j'étirais mes bras vers le haut puis vers le bas, deux fois de suite, puis je me courbais et posais mes mains sur mes genoux que j'avais au préalable légèrement fléchis.
Uhhhh mais ça va pas ?!!! ça fait trop mal ce truc !
« C'est normal que j'ai mal ? », demandais-je après que le prof m'eus dit que je ressentirais  les muscles de mes jambes chauffés sous mon poids.  
J'attendis qu'il me réponde, puis je me baissais et me relevais lentement sans précipitation.
Je recommençais quatre fois. Cet exercice, fallait le faire avec patience et pas rapidement. Il ne fallait pas le bacler. C'était précis.
Le Karaté, le Chi et Sichi allaient m'apprendre la patience. La fameuse patience que je n'avais pas vraiment vraiment. En plus de la patience, j'apprendrais à rester calme.

Quand j'eus fini, je dirigeais mon regard du mur vers le professeur, attendant la suite. Mon regard était bien brun, sans une seule ombre d'étincelles enflammée.
« Maintenant que tes muscles sont chauffés à blanc et bien réveillés, on va pouvoir commencer le véritable exercice. Ecoute Paytah, tu vas faire ce que tu peux pour reproduire exactement les mêmes mouvements que moi et surtout, surtout, surveille bien ta respiration, je te l'ai dit, elle doit rester parfaite. Concentre-toi également sur ton Chi. Tu es là pour apprendre à le connaître, il sera ton seul vrai guide durant tes combats en karaté, ta seule source de puissance, ne l'oublie pas. »
Je fis un signe de tête en disant : « Ha! Wakalimash'ta Sensei ! » ce qui voulait dire : « Oui ! J'ai compris sensei ! ». J'avais appris quelques mots en Japonais essentiels, pour pouvoir parler à Shinjo dans sa langue natale. Je pensais que ça lui ferais très plaisir.
Le prof de sport se mit à faire des mouvements lents. Je l'observais au début, puis, je l'imitais, respirant comme Shichi m'avait appris. Je faisais chaque mouvement en essayant d'être précis. Je faisais comme je pouvais, je n'étais pas un expert. Je m'appliquais cependant.
Je sentais une énergie en moi,  mes muscles en mouvement, mon rythme cardiaque, mais je me sentais calme, étrangement et agréablement calme.
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MessageSujet: Re: C'est l'heure de ta leçon petit indien [Paytah]   Mar 25 Nov - 23:03

Paytah avait l'air de meilleure humeur que la dernière fois où les deux hommes s'étaient vu, il y a plusieurs jours, à l'époque où l'élève était encore un Pi Sigma. Son changement de confrérie se voyait dans la prunelle de son regard pétillant d'enthousiasme et d'énergie. Shinjõ avait l'impression d'avoir quelqu'un d'autre devant lui. Il avait déjà connu cette sensation la première fois qu'il avait rencontré Paytah. Paytah n'était pas encore intégrer à la confrérie de ses rêves. Il était alors comme il était désormais, c'était le Paytah qu'il était réellement, cela allait sans dire. Encore heureux ! Shinjõ se disait que les leçons allaient être difficile s'il devait gérer un ados en manque  d'ego. Paytah se trompa lourdement sur le mot à employer pour saluer son prof de sport. Il se mit à rire de sa bêtise avant de s'excuser auprès du bridé pour son affront vis-à-vis de la langue du prof. Ce dernier en était nullement frustré étant donné que le japonais lui était aussi inconnu que l'allemand ou le lakota. Enfin, il préférait garder ce genre d'information pour lui même.

- Ca fait plaisir de te revoir Paytah, lança le jeune enseignant, j'ai appris que tu avais décidé de changer de confrérie. Les Pi Sigma était ton rêve pourtant non ? Tu disais que quoi qu'il arrivait, tu voulais absolument y aller. Enfin, je ne te reproche rien bien sûr, tu as l'air bien plus épanoui chez les Alpha Psi. J'ai comme l'impression que tu as appris une grosse leçon ces derniers jours.

Par la suite, Shinjõ remarqua le prénom de "Meika" écrit en gros sur le bras du garçon et ne perdit pas de temps à le lui faire rappeler. Le résultat était assez déstabilisant étant donné que Paytah se mit à rire. Shinjõ, malgré l'hilarité de Paytah, ne pouvait pas accompagner ce dernier dans son délire, n'étant pas vraiment au courant de la situation et même s'il l'était, il n'y verrait rien de drôle. Il faut dire que Shinjõ était tout particulièrement sympa comme âme, mais bien plus encline à se laisser distraire aisément. Il était le plus souvent sérieux et impassible. Il laissa cependant le loisir à son élève de lui expliquer l'épisode qu'il avait à priori loupé.

« C'est...un petit mot. ».

- Petit mot écrit bien gros, renchérit le prof.

«C'est le prénom de...celle que j'aime. C'est une Lakota comme moi, mais elle est de la réserve de Pine Ridge, une réserve voisine de la mienne. Elle est vraiment...merveilleuse !

Shinjõ croisa les bras sur son torse en levant légèrement la tête en signe de compréhension. L'amour. Tout s'expliquait sur l'état euphorique de l'adolescent.

Vous vous souvenez que la première fois qu'on s'est vus, je vous avais demandé conseil pour un triangle amoureux, et que je vous avais parlé de ''la fille que j'avais dans mes rêves'' ?

A nouveau, le jeune prof de sport hocha la tête en silence, tout en restant attentif aux paroles du garçon.

He bien c'est Meika. C'est elle la fille que j'ai dans mes rêves. Je l'aime tellement, vous pouvez pas comprendre ! Je l'aime plus que jamais auparavant. Je n'ai jamais aimé une fille comme ça m'sieur. Chaque jours je pense à elle, chaque nuit je rêve d'elle. Mais... »

Shinjõ haussa les sourcils et rebaissant légèrement le menton vers le sol en fixant sans ciller le jeune amérindien.

- Mais ?

« ...Je n'ai pas encore son cœur. Elle ne veut pas encore de moi. Je ne sais pas si elle m'aime. Elle est encore attachée à son petit-ami qui est mort en vaillant héros pour la sauver...C'était juste un accident. Elle aimait ce gars. Et elle l'aime encore. Et moi...je...je suis entré en infraction dans sa vie. Son cœur est encore brisé. Je veux recoller les morceaux, mais...elle m'a demandé d'attendre. La blessure saigne encore. Rien ne peut l'arrêter. Sauf la patience, l'amitié et l'amour. (Je relève la tête) Mais chaque jour, mon amour pour elle augmente. J'ai....J'ai envie de la protéger, de l'aider, de veiller sur elle, de la chouchouter, de la promener, de la faire rire, de lui redonner sa joie. J'aurais tellement aimé qu'elle me donne son cœur. Je lui ai donné le mien. Je lui ai donné mon cœur qui est pourtant lui aussi brisé après...bien des mésaventures amoureuses

- Hum...Oui, en l'occurrence la demoiselle que tu as essayé d'avoir à notre dernier cours de karaté, taquina Shinjõ.

Je n'ai pas beaucoup de patience , sauf quand je crée quelque chose dans l'art ou quand je fais du Karaté. Je trouve à la fois que le fait qu'elle me demande d'attendre...c'est une bonne chose car cela m'apprendra la patience...

- Moui, je pense en effet que tu en a grand besoin.

Mais en même temps, je suis pressé. Je suis pressé...Je veux l'avoir tout de suite. Je me sens vraiment idiot M'sieur parce que vous savez, quand vous aimez une fille, vous êtes bête. Je me sens comme sur un nuage chaque jour. Quelques fois, je ne mange pas...Je pense à elle. Je veux être son Jonh Smith mais en mode Sioux et je veux qu'elle soit ma Pocahontas. Je veux être son Tarzan et j'aimerais qu'elle soit ma Jane. J'aimerais qu'elle soit ma barbie et que je sois son Ken. J'aimerais être son Little Creek et qu'elle soit ma Lakota. J'aimerais qu'elle soit ma Mulan et j'aimerais être son Shang. J'aimerais être son Kenai et qu'elle soit ma Nita. J'aimerais être son Andy et qu'elle soit ma bergère. J'aimerais être sa Bête et qu'elle soit ma Belle. J'aimerais être son Eric et qu'elle soit mon Ariel. J'aimerais être sa grenouille et qu'elle soit ma Tina. J'aimerais qu'elle soit mon Aurore et être son Phillipe. J'aimerais être son Mickey et qu'elle soit ma Minnie. J'aimerais être son Flynn et qu'elle soit ma Raiponce. J'aimerais être son Clochard et qu'elle soit ma Belle. J'aimerais être son prince et qu'elle soit ma princesse

- En voilà une culture de Disney. Je n'aurais pas cité mieux.

Shinjõ ne connaissait pas vraiment Disney. Juste un peu, le minimum tout de même car s'était un phénomène mondial, allons bon.

J'aimerais être son protecteur et qu'elle soit ma protégée. J'aimerais être tout pour elle. Je...Je crois que...que c'est le véritable amour qui a frappé à ma porte. En fait j'en suis sûr ! C'est le vrai amour qui a frappé à ma porte. Si Meika part loin de moi, si elle quitte Wynwood... je serais vraiment malheureux et je pense que je mourrais.
Meika est tout pour moi ! Elle est ma connaissance, mon amie, ma meilleure amie, ma chérie, la fille de ma vie. Je ne peux pas expliquer...Je ne peux pas expliquer pourquoi je l'aime...Je ne sais pas. Mais je l'aime.
Je me rappelle la première fois où je l'ai vue...J'ai craqué. Au départ, c'était un coup de foudre, un simple coup de foudre et puis...c'est devenu de l'amour, le véritable amour.


Shinjõ poussa un soupire discret en répondant :

- J'en ai bien l'impression mais mon pauvre Paytah, dans quoi t'es-tu encore fourré ?

Il n'y avait rien de plus labyrinthe que l'amour après tout, surtout quand on en perdait la raison comme le jeune homme ici présent.

J'ai fais des tonnes de portraits d'elles...70 dessins, 40 peintures, 1 gâteau, des biscuits, 10 poupées, 2 sculptures, ...J'ai écris son nom partout, vraiment partout dans ma maison. Mais je les ai cachés sous mon lit. J'ai écris des poèmes, des chansons...je suis entrain d'écrire une chanson pour elle que je compte lui interpréter mais j'ai un peu peur, parce que cela fait des années que je n'ai pas composé de chansons, et puis...je ne sais pas si ça va lui plaire. Je veux la lui chanter en plus de faire une reprise de ''I Think About You''. Mais j'ai peur...je ne sais pas quand la lui chanter car...je me suis juré de me comporter en meilleur ami avec elle et plus en amoureux. Mais je l'aime quand même. Je ne sais pas comment expliquer... »

- Pas la peine, on comprend assez bien !

Shinjõ était un peu surpris de tous ses aveux en fin de compte. Par moment, il avait l'impression que l'amérindien parlait tout seul.

« Tout ça est bien trop compliqué, non ? Je ne sais pas quand je l'aurais, mais je veux l'avoir. J'aimerais réaliser mon...deuxième rêve.

- Ah ça, il n'y a rien de plus complexe que l'amour. Et les demoiselles.

Elle compte beaucoup à mes yeux...Comme une perle rare. Meika est un véritable trésor. Elle est riche en réalité. Riche à l'intérieur. OOOOOOOHH JE SAIIIIIIIIIIS CA C'EST UN TRUC A AJOUTER DANS MA CHANSON CA !!!

Shinjõ leva un sourcils.

C'est vrai m'sieur. Elle est pauvre à l'extérieur mais elle est riche à l'intérieur !
J'adore tout chez elle. Ses yeux qui rougeoient à la lumière du soleil, ses longs cheveux noirs d'ébènes tout doux, sa petite bouille trop mignonne...et...son souriiiiiire qui me met KO.
Oh lalala monsieur. Vous ne pouvez pas comprendre...Je l'aime et puis c'est tout ! »


- Je...Je m'en rends compte mon grand.

« Voilà ce que signifie ce mot. »

"Je serais curieux de voir cette définition dans le dictionnaire" pensa l'asiatique.

« Vous n'avez toujours pas de conseil à me donner ?  SENSEI VOUS DEVEZ ME CONSEILLER ABSOLUMENT ! Je sens que je suis entrain de faire une bêtise et je ne veux pas refaire souffrir Meika alors vous DEVEZ ME CONSEILLER !!!!!! »

- Eh là du calme ! Ce n'est pas un cours de romantisme ici, je le saurais si j'étais calé dans ce domaine. Mais ce que tu viens de me dire est aussi compréhensif que des hiéroglyphes de l'Egypte Antique.

« Je vous explique... En gros...J'aime Meika. Mais vraiment, vraiment, vraiment. Mais le truc, c'est qu'elle m' a dit d'attendre, je vous l'ai dit. Je veux attendre, je le lui ai promis. Mais comme je vous l'ai dit, je suis aussi impatient. Alors, j'ai rencontré un soir alors que je donnais un conseil une jolie blondinette aux yeux bleus-gris. Elle est trop belle. Mais la plus belle, c'est Meika. Meika c'est une bombe ! C'est la fille la plus belle sur Terre, la fille que même dans tes rêves tu peux pas imaginer. J'ai pensé alors à manipuler la blonde et l'utiliser et m'en servir comme petite amie pour rendre jalouse Meika. Vous pensez que c'est une bonne idée ? »

- Je ne sais pas ! Mais entre nous, ça ne me paraît ni très loyal, ni très honnête et si les choses tournent mal, ça peut se corser pour toi et tu risquerais de perdre les deux. Mais tu es le genre de personne à aimer le risque j'ai l'impression. Non vraiment, ce n'est pas à moi que tu devrais demander des choses pareilles. Tu as été un Pi Sigma non ? Tu devrais pas savoir comment t'y prendre avec la gente féminine ?


Bien, il était temps maintenant de se rappeler pourquoi il était là. Shinjõ rappela donc gentiment à Paytah qu'il pouvait lui parler d'égal à égal. Il préférait ça. C'était plus...sympa. Shinjõ était jeune après tout.

« Je suis prêt, je suis prêt Chef ! »

Shinjõ sourit et hocha la tête avant de décroiser les bras et d'expliquer le déroulement de la situation, à commencer par les échauffements, si précieux. Paytah accomplissait les choses sans faillir. Shinjõ était grandement satisfait et fixait le jeune homme.

- Tu sens quelque chose ?[/i] demanda le jeune prof, reste ainsi maintenant et continue de respirer comme je te l'ai dit. Et je veux que tu respire comme cela à chaque échauffement. Les mouvements que je vais te montrer appartiennent à l'art du tai-chi-chuan, plus connu sous le simple nom de tai-chi. C'est un art martial originaire de Chine, plus souvent utiliser comme gymnastique de santé d'inspiration taoïste et de voie spirituelle qu'un sport de combat. Etant donné que le but de cette leçon et de te faire découvrir ton Chi, c'est évident que l'on va se servir du tai-chi pour cela et non plus apprendre des mouvements de combat. Le karaté suffit largement pour ça. Pour les prochains exercices, il faut donner à ton corps une grande souplesse et légèreté, sans oublier naturellement ta respiration.

Shinjõ se recula un peu de Paytah et prit la même position que lui, c'est à dire bien droit et maître d'une respiration profonde, parfaite et contrôlée.

- Les mouvements sont toujours très lents mais précis. Cette sensation que tu sens dans ton échine quand tu respires bien droit comme un i, elle doit s'écouler sans encombre le long de tes membres et dans ton corps en suivant parfaitement les gestes que tu feras. C'est ton Chi. Tu dois pouvoir le sentir couler dans tes veines comme l'eau dans son lit de rivière. Quand tu tendras un bras, tu devras percevoir le flux le longer jusqu'à l'extrémité de tes doigts. Chaque inspiration et expiration maîtrisé donnera la force à ce flux d'énergie. Comprendre cette énergie, ton Chi, le guider, c'est guider la puissance de tes coups. Tu vas maintenant chauffer ton corps en étirant tes bras vers le haut, puis vers le bas, deux fois de suite. Ensuite, tu te courberas et poseras tes mains sur tes genoux légèrement fléchit. Tu devras sentir les muscles de tes jambes chauffés sous ton poids. Puis tu t'accroupira en douceur avant de te redresser et rependre cette position. Tu feras ce geste quatre fois de suite, toujours calmement.

Shinjõ laissa faire Paytah et une fois que cela fut fait, il ajouta :

- Maintenant que tes muscles sont chauffés à blanc et bien réveillés, on va pouvoir commencer le véritable exercice. Ecoute Paytah, tu vas faire ce que tu peux pour reproduire exactement les mêmes mouvements que moi et surtout, surtout, surveille bien ta respiration, je te l'ai dit, elle doit rester parfaite. Concentre-toi également sur ton Chi. Tu es là pour apprendre à le connaître, il sera ton seul vrai guide durant tes combats en karaté, ta seule source de puissance, ne l'oublie pas.

Sur ce, Shinjõ entama divers mouvements figurant dans la vidéo ci-dessous :
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MessageSujet: Re: C'est l'heure de ta leçon petit indien [Paytah]   Mar 25 Nov - 20:51


Étant en retard, j'avais couru comme le lapin d'Alice au Pays des Merveilles. Je m'étais tapé un véritable sprint pour rattraper le temps perdu, car je savais que Shinjo Isao m'attendait avec impatience pour notre deuxième cours de Karaté. Nous allions travailler le Chi. Je n'avais rien compris au Chi. Shichi m'attendait donc. Shichi est le surnom que je donne à Shinjo parce qu'il ne fait que parler de Chi et ne jure que par ça.
J'arrivais comme une fusée dans le gymnase, traversait le bâtiment comme un boulet de canon et arrivait près du prof comme une boule de feu (ou comme une flèche enflammée). Toujours souriant, toujours optimiste, toujours joyeux.
Je saluais le prof avec entrain. Ce dernier me regardait tout sourire, certainement heureux de me voir, puis fini par me saluer et me dire que je m'étais trompé de mot pour dire bonjour en Japonais.
« Ah oui ? », riais-je en passant ma main derrière ma tête. J'éclatais de rire puis m'excusais d'avoir fait affront à sa langue natale.  
Le prof s'était même mit à rire tandis que je parlais. C'est vrai que je suis un garçon drôle.
Il m'avait néanmoins rassuré que sur mon retard. J'avais son pardon.

Shinjo remarqua le gros prénom marqué sur mon bras. J'aimais bien mon œuvre d'art. Peut-être que je devrais me tatouer le prénom de Meika quelque part sur mon corps. Peut-être sur mon bras, sur mon dos, sur ma cheville ou alors sur mon épaule. Je le ferais à l'hénné ou bien un vrai tatouage. J'hésite à me faire un vrai tatouage. J'ai peur de me tatouer pour de vrai et de regretter quelques années plus tard de l'avoir fait. Alors je préfère me tatouer à l'hénné. Je me suis déjà tatoué un symbole de deux loups entre un feu à l'épaule, le mot « PRINCE » avec une couronne en couleur à l'avant bras et une couronne de roi à la cheville.
A côté du prénom de Meika, j'avais fais un petit cœur que j'avais colorié avec le feutre noir et j'avais écris en bas « I love You. » en tout petit.
Shinjo me demanda ce que c'était que ce mot sur mon bras.
J'éclatais de rire en baissant la tête. Mon rire était bien fort et ma voix devînt cassé à la fin de mon rire. Je tentais de dire quelque chose, mais je me remis à rigoler.
« C'est juste...AH AH AH AH AH AH AH !!! »
On ne pouvait plus m'arrêter.
J'étais mort de rire.
Je fini par m'arrêter, mais je me remis de nouveau à rire, puis, je me calmais.
Je dis en regardant le prof de mon regard un peu hautain mais avec le sourire : « C'est...un petit mot. ».
J'émis un autre rire en baissant la tête. Je relevais le visage vers mon Sensei.
«C'est le prénom de...celle que j'aime. C'est une Lakota comme moi, mais elle est de la réserve de Pine Ridge, une réserve voisine de la mienne. Elle est vraiment...merveilleuse ! Vous vous souvenez que la première fois qu'on s'est vus, je vous avais demandé conseil pour un triangle amoureux, et que je vous avais parlé de ''la fille que j'avais dans mes rêves'' ? He bien c'est Meika. C'est elle la fille que j'ai dans mes rêves. Je l'aime tellement, vous pouvez pas comprendre ! Je l'aime plus que jamais auparavant. Je n'ai jamais aimé une fille comme ça m'sieur. Chaque jours je pense à elle, chaque nuit je rêve d'elle. Mais... »
Je soupirais et je baissais la tête.
« ...Je n'ai pas encore son cœur. Elle ne veut pas encore de moi. Je ne sais pas si elle m'aime. Elle est encore attachée à son petit-ami qui est mort en vaillant héros pour la sauver...C'était juste un accident. Elle aimait ce gars. Et elle l'aime encore. Et moi...je...je suis entré en infraction dans sa vie. Son cœur est encore brisé. Je veux recoller les morceaux, mais...elle m'a demandé d'attendre. La blessure saigne encore. Rien ne peut l'arrêter. Sauf la patience, l'amitié et l'amour. (Je relève la tête) Mais chaque jour, mon amour pour elle augmente. J'ai....J'ai envie de la protéger, de l'aider, de veiller sur elle, de la chouchouter, de la promener, de la faire rire,  de lui redonner sa joie. J'aurais tellement aimé qu'elle me donne son cœur. Je lui ai donné le mien. Je lui ai donné mon cœur qui est pourtant lui aussi brisé après...bien des mésaventures amoureuses. (soupir)
Je n'ai pas beaucoup de patience , sauf quand je crée quelque chose dans l'art ou quand je fais du Karaté. Je trouve à la fois que le fait qu'elle me demande d'attendre...c'est une bonne chose car cela m'apprendra la patience...Mais en même temps, je suis pressé. Je suis pressé...Je veux l'avoir tout de suite. Je me sens vraiment idiot M'sieur parce que vous savez, quand vous aimez une fille, vous êtes bête. Je me sens comme sur un nuage chaque jour. Quelques fois, je ne mange pas...Je pense à elle. Je veux être son Jonh Smith mais en mode Sioux et je veux qu'elle soit ma Pocahontas.  Je veux être son Tarzan et j'aimerais qu'elle soit ma Jane. J'aimerais qu'elle soit ma barbie et que je sois son Ken. J'aimerais être son Little Creek et qu'elle soit ma Lakota. J'aimerais qu'elle soit ma Mulan et j'aimerais être son Shang. J'aimerais être son Kenai et qu'elle soit ma Nita. J'aimerais être son Andy et qu'elle soit ma bergère. J'aimerais être sa Bête et qu'elle soit ma Belle. J'aimerais être son Eric et qu'elle soit mon Ariel.  J'aimerais être sa grenouille et qu'elle soit ma Tina. J'aimerais qu'elle soit mon Aurore et être son Phillipe. J'aimerais être son Mickey et qu'elle soit ma Minnie. J'aimerais être son Flynn et qu'elle soit ma Raiponce.  J'aimerais être son Clochard et qu'elle soit ma Belle. J'aimerais être son prince et qu'elle soit ma princesse. J'aimerais être son protecteur et qu'elle soit ma protégée. J'aimerais être tout pour elle. Je...Je crois que...que c'est le véritable amour qui a frappé à ma porte. En fait j'en suis sûr ! C'est le vrai amour qui a frappé à ma porte. Si Meika part loin de moi, si elle quitte Wynwood... je serais vraiment malheureux et je pense que je mourrais.
Meika est tout pour moi ! Elle est ma connaissance, mon amie, ma meilleure amie, ma chérie, la fille de ma vie. Je ne peux pas expliquer...Je ne peux pas expliquer pourquoi je l'aime...Je ne sais pas. Mais je l'aime.
Je me rappelle la première fois où je l'ai vue...J'ai craqué. Au départ, c'était un coup de foudre, un simple coup de foudre et puis...c'est devenu de l'amour, le véritable amour.
J'ai fais des tonnes de portraits d'elles...70 dessins, 40 peintures, 1 gâteau, des biscuits, 10 poupées, 2 sculptures, ...J'ai écris son nom partout, vraiment partout dans ma maison. Mais je les ai cachés sous mon lit. J'ai écris des poèmes, des chansons...je suis entrain d'écrire une chanson pour elle que je compte lui interpréter mais j'ai un peu peur, parce que cela fait des années que je n'ai pas composé de chansons, et puis...je ne sais pas si ça va lui plaire. Je veux la lui chanter en plus de faire une reprise de ''I Think About You''. Mais j'ai peur...je ne sais pas quand la lui chanter car...je me suis juré de me comporter en meilleur ami avec elle et plus en amoureux. Mais je l'aime quand même. Je ne sais pas comment expliquer... 
»
Je poussais un énorme soupir. J'avais parlé très sérieusement.
« Tout ça est bien trop compliqué, non ? Je ne sais pas quand je l'aurais, mais je veux l'avoir. J'aimerais réaliser mon...deuxième rêve.
Elle compte beaucoup à mes yeux...Comme une perle rare. Meika est un véritable trésor. Elle est riche en réalité. Riche à l'intérieur. OOOOOOOHH
(J'écarquillais mes yeux au maximum) JE SAIIIIIIIIIIS CA C'EST UN TRUC A  AJOUTER DANS MA CHANSON CA !!!
C'est vrai m'sieur. Elle est pauvre à l'extérieur mais elle est riche à l'intérieur !
J'adore tout chez elle. Ses yeux qui rougeoient à la lumière du soleil, ses longs cheveux noirs d'ébènes tout doux, sa petite bouille trop mignonne...et...son souriiiiiire qui me met KO.
Oh lalala monsieur. Vous ne pouvez pas comprendre...Je l'aime et puis c'est tout !
 »
Je me mis à soupirer en souriant, les yeux rêveurs.
« Voilà ce que signifie ce mot. », ajoutais-je simplement, avant d'ajouter : « Vous n'avez toujours pas de conseil à me donner ? ». J'écarquillais mes yeux au max, car je me rappelais d'un truc : « SENSEI VOUS DEVEZ ME CONSEILLER ABSOLUMENT ! Je sens que je suis entrain de faire une bêtise et je ne veux pas refaire souffrir Meika alors vous DEVEZ ME CONSEILLER !!!!!! »
Pauvre Isao. Il devait bien être perdu dans toute mon histoire de cœur.
« Je vous explique... En gros...J'aime Meika. Mais vraiment, vraiment, vraiment. Mais le truc, c'est qu'elle m' a dit d'attendre, je vous l'ai dit. Je veux attendre, je le lui ai promis. Mais comme je vous l'ai dit, je suis aussi impatient. Alors, j'ai rencontré un soir alors que je donnais un concert une jolie blondinette aux yeux bleus-gris. Elle est trop belle. Mais la plus belle, c'est Meika. Meika c'est une bombe ! C'est la fille la plus belle sur Terre, la fille que même dans tes rêves tu peux pas imaginer. J'ai pensé alors à  manipuler la blonde et l'utiliser et m'en servir comme petite amie pour rendre jalouse Meika. ».
Je m'approchais de Shinjo et lui demandais très vite : « Vous pensez que c'est une bonne idée ? ». Je lui jetai un regard interrogateur.

Après tout ce bavardage sur Meika- Ah ! Je pourrais parler d'elle pendant des heures ! PENDANT DES HEURES!!!- je me concentrais de nouveau sur le cours et je demandais au professeur de me rappeler ce que c'était que le Chi. Le prof me rappela que je pouvais le tutoyer -Ah cela, je lui fis un : « Ah oui ! » en ébouriffant mes cheveux et en riant ensuite bêtement-, puis me redit ce que c'était que le Chi. Le Chi c'était l'énergie qui circulait en moi et qui me permettait d'être fort au combat.
Le prof m'annonça que nous allions commencer par un entraînement. Je me concentrais et ne pensais plus à rien, ni même à Meika, me concentrant au maximum sur le Karaté, seulement le Karaté.
Je fis le salut militaire et je dis : « Je suis prêt, je suis prêt Chef ! ».
Je fis le salut de Karateka, puis j'écoutais attentivement les directives de mon tuteur. Il me demandait de faire des exercices. Il me prévînt que ce ne serait pas facile, mais que c'était nécessaire pour me battre ,et bien sûr et surtout, connaître mon Chi et le sentir en moi.
La première chose qu'Isao me demanda, c'était de me mettre droit. Je le fis. Sauf que le prof me redressa car je n'étais pas assez droit. Je fixais devant moi, comme un militaire, concentré. Mon regard était noir et déterminé. Je ne souriais pas. J'étais sérieux. La rigolade était finie. Les choses sérieuses allaient commencer.
Je ressemblais à un militaire. Il ne me manquait plus que l'uniforme et les armes.
Le Japonais me demanda de respirer. Il m'avait expliquer comment respirer.
Je pris une grande inspiration. Je sentais ma cage thoracique être en mouvement et mes côtes se soulever. Je soufflais doucement, regardant toujours droit devant moi.
Je répétais l'opération plusieurs fois, hyper concentré, encore plus concentré que les soldats dans Mulan de Disney.

Shinjo me dit ensuite : « Tourne doucement la tête vers la gauche, puis à nouveau très doucement vers la droite et ce, deux fois de suite. C'est un excellant exercice pour canaliser le surplus d'énergie dans le corps d'un gaillard tel que toi. Une fois que tu auras fait ça, tu pointeras ton menton vers le bas et basculeras ta tête pour tracer un cercle autour de ton cou, deux fois dans un sens, puis deux fois dans l'autre et à nouveau très doucement. ».
Je fis ce qu'il me disait. Le mouvement me disait quelque chose : on dirait que j'avais déjà vu ça dans des films de Karaté ou dans des reportages asiatiques à la télé.
Je tournais ma tête à gauche, à droite lentement, en inspirant et en expirant comme précédemment, regard fixé sur le mur.
Je baissais mon menton vers le bas et je basculais la tête pour faire un cercle autour de mon cou une fois dans un sens, puis dans un autre. Je recommençais doucement.
Je répétais les exercices plusieurs fois. J'étais à fond et je me sentais étrangement bien.
Je crois que...je sens une force, une énergie en moi.
Ça y est ! Je sens le Chi.
Le fameux Chi.
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MessageSujet: Re: C'est l'heure de ta leçon petit indien [Paytah]   Lun 24 Nov - 21:30

Shinjõ grattait des notes sur ses papiers. Il passait chaque nom d'élève, mettait la note, un commentaire parfois, il se remémorait dans sa tête ce même élève, voyant ses progrès à son dernier cours, re-note, puis passage au nom en dessous et rebelote. Il n'avait que ça à faire en attendant la venue de son élève. Soudain, un trouble l'envahit. Ce n'était plus le cours de tout à l'heure qu'il avait en tête mais le message de réponse de Paytah : « Ok ce sera avec grand plaisir Sensei. A tout à l'heure. ». Shinjõ arrêta un moment d'écrire, redressant le bout de son crayon de la feuille carrelée. "Sensei". Paytah devait trouver ça bien de parler de la sorte à son professeur mais pour Shinjõ, c'était à chaque le trouble d'un gros mensonge qui l'envahissait chaque fois que l'on s'exprimer de cette manière avec lui. Par chance, il savait ce que signifiait le mot "sensei" mais pour toute vérité, malgré ce que l'on pensait sur lui, il n'était pas du tout calé en langue japonaise. Honte affreuse ? Bah. Peut-être pas. Ce qui était certain en tout cas, c'était que le jeune prof de sport se sentait toujours coupable de mentir à son élève qui ne le méritait pas. Et ce dernier s'amusait avec des mots japonais pour son plus grand plaisir. Quelle déception. Shinjõ s'en mourrait intérieurement. Il n'aimait pas mentir, du moins surtout pas à ses proches et quoi qu'on en dise, il voyait Paytah dans l'enceinte de son cercle de proche plutôt réduit.

Shinjõ se mit à rêvasser, oubliant totalement son travail. Toujours enfoncé dans la culpabilité, il avait souvent du mal à en sortir. Quand il revint à lui, il baissa son regard sur sa feuille et entreprit de le reprendre. Il eut un petit sourire en voyant toujours les Rho Kappa de ses classes faire partit des meilleurs et ces malheureux Khi qu'il devait parfois forcer à se jeter sur le terrain pour un bon match de basket. Le plus dur en tant que prof de sport quand on devait faire face à un système de confrérie, c'était la formation des équipes. Il y avait des jours où Shinjõ cogitait à mort pour s'en occuper. Il ne pouvait pas mettre des Khi avec des Pi Sigma, des Pi Sigma avec des Nu Zeta, des Nu Zeta avec des Eta Iota, des Eta Iota avec des...Ca devait vite chaotique ! Oh, il avait bien essayé à ses débuts, mais il avait rapidement abandonné en voyant le désastre. Des équipes qui se battaient limite entre elles et seuls les Rho Kappa avaient assez de fierté dans la victoire sportive pour mettre de côté les petits principes des fraternités.

Soudain, Shinjõ entendit la porte du gymnase s'ouvrir, était-ce Paytah ? Il entendit des pas de quelqu'un qui courrait et aperçu trop vite une silhouette passer devant son bureau à la vitesse grand V, était-ce Paytah ?? Incertain, le jeune prof de sport se leva de son bureau et sortit du petit local dans l'espace vide de la bâtisse. Le calme était revenu aussi rapidement qu'il avait été troublé. Pas l'ombre d'une souris en vue. Pourtant, il n'était pas fou, il avait bien vu quelqu'un courir sur le terrain. Tout à coup, Paytah surgit de derrière la porte des vestiaires. Il avait l'air essoufflé. Il s'empressa de rejoindre son professeur qui était néanmoins ravi de le revoir.

« Sayonara Sensei ! Je suis navré du retard, j 'ai été puni en cours pour avoir...laissé mon arme d'artiste et d'amoureux s'exprimer. ».

- Ah vraiment rien que ça ? Haha ! Ce n'est pas grave Paytah, mais tu sais, "sayonara" c'est pour dire "au revoir" je te signale.

Shinjõ avait retrouvé le sourire. Paytah était devenu incroyablement vivant, ça faisait plaisir à voir ! Au moins, le "sayonara" il connaissait ce mot, c'était déjà pas mal. Même l'inuit sur la banquise savait comment on disait "au revoir" en japonais.

« Vous allez bien ? »

- Oui je vais bien merci, répondit en souriant l'asiatique, et toi Paytah ? Tu as l'air en pleine forme malgré tes petits soucis de punition, au moins tu as l'air motiv...Euh...Qu'est ce que c'est que ça ?

Shinjõ venait de reporter son regard sur le gros "Meika" écrit au feutre sur le bras du garçon, ce qui était pour sa part, plutôt surprenant.

« Avant de commencer, pouvez-vous Shinjo, me rappeler ce que c'est que le Chi ? S'il vous plaît ? Arigato ! ».

Ah, ces mots japonais, toujours aussi déstabilisants.

- Je peux surtout te rappeler que tu peux me tutoyer Paytah, répondit gentiment l'enseignant, très bien alors le Chi, c'est le flux d'énergie qui circule dans ton corps, qui génère force et sensation et il est important d'en connaître les moindre détail pour devenir un vaillant petit combattant, si tu vois ce que je veux dire. Vu que tu ne connais pas ça, il va falloir le travailler et ça commence avant tout par un échauffement dans les règles !

Shinjõ marqua une pause avant de se placer devant le garçon.

- Bien, je sais que l'échauffement, ça ne plaît pas beaucoup. Tout le monde pense que ça ne sert à rien, pourtant, c'est capital de préparer ton corps à ses futurs exercices et réveiller ton Chi. La plupart du temps, on voit souvent les échauffements comme simplement le fait de bouger un peu pour se chauffer. Malheureusement, ce n'est pas que de cela qu'il s'agit quand on veut faire travailler son Chi. Je te le répète Paytah, c'est une notion importante, surtout pour une boule de nerf telle que toi !

Shinjõ afficha un sourire amusé puis s'approcha du garçon en lui disant :

- Alors maintenant, tiens-toi bien droit, aussi droit qu'un lampadaire, je veux une ligne parfaite. Tu regardes droit devant toi et tu répète les mouvements d'échauffement que je vais te montrer. Retiens bien cela, durant ses mouvements, tu dois conserver absolument une respiration calme et reposée, cadencée en permanence à la même vitesse. Tu dois inspirer profondément et expirer profondément en soulevant ton poitrail. Sache qu'il y a deux façon de respirer. La première que tout le monde fait couramment et qui fait gonfler le ventre au moment de l'expiration car le diaphragme compresse les organes. Et il y a la deuxième façon où c'est ton thorax qui gonfle à l'inspiration. Tu dois sentir tes côtes s'écarter et se refermer à l'expiration, tu comprends ? Cette histoire de respiration n'est pas le plus difficile crois-moi. Une fois que tu as compris, c'est facile. Le plus dure sera de maintenir des inspirations et expiration profondes durant tout le temps de l'exercice. Tu dois sentir ton coeur battre calmement. Maîtrise ta respiration et les battements de ton coeur, c'est le véritable exercice, caché derrière l'échauffement.

Shinjõ "règla" la droiture de Paytah en posant une main sur son dos pour le redresser et le corriger de sa position. L'amérindien ressemblait à un parfait petit militaire !

- Bien. Respire comme je te l'ai dit, tranquillement, profondément, concentre-toi sur ta respiration et tourne doucement la tête vers la gauche, puis à nouveau très doucement vers la droite et ce, deux fois de suite. C'est un excellant exercice pour canaliser le surplus d'énergie dans le corps d'un gaillard tel que toi. Une fois que tu auras fait ça, tu pointeras ton menton vers le bas et basculeras ta tête pour tracer un cercle autour de ton cou, deux fois dans un sens, puis deux fois dans l'autre et à nouveau très doucement.

Ca paraissait très idiot comme cela mais Shinjõ savait de quoi il parlait pour souvent faire cet exercice. Ce n'était pas du tout facile de se concentrer pour garder une respiration parfaite et sans bavure tout en faisant attention à dans quel sens et quel vitesse on remuait la tête. Qui plus est le tout avec profondeur et lenteur, un gars trop nerveux dijoncterait avant même d'avoir essayé. Mais au moins, on sentait très bien ce flux d'énergie qui se dessinait dans le corps, le long de la colonne vertébrale avant de se répandre. C'était une sensation particulière et agréable, sentir son Chi s'éveiller et s'épanouir.



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MessageSujet: Re: C'est l'heure de ta leçon petit indien [Paytah]   Lun 24 Nov - 20:23


Midi et demi. Je mâchais mes carottes, assis dans la cafétéria tout seul à une table. Je m'ennuyais grave. Main appuyé sur ma joue, j'étais affalé sur ma chaise, presque couché sur la table. Devant moi, sur la table, était posé mon plateau sur lequel des assiettes de frites, de carottes et de tartelette de pomme. Aujourd'hui je portais un t-chirt blanc, une chemise à carreaux bleus pâles, un pantacourt kaki et des mocassins aux pieds.  A mon poignet pendait un bracelet Amérindien, le bracelet de Meika et un bracelet noir. A l'autre poignet était une montre marron et doré.
Mes cheveux étaient en bataille. Mes oreilles avaient les boucles d'oreilles en argent et à mon cou pendait le pendentif avec la croix de Jésus dessus.
Je poussais le plat de mon entrée, car il était vide. J'avançais le plat de frites devant moi. Je le parsemais de sel, puis, je me levais pour prendre du Ketchup. Alors que je revenais à ma place, un bruit retentit. C'était la sonnerie qui annonçait un SMS.
Je posais mon plat sur le plateau et prit mon portable. C'était un SMS de Shinjo mon prof de sport. J'ébourriffais mes cheveux avant d'ouvrir le message d'un toucher sur l'écran.
"Bonjour Paytah. Que dirais-tu d'approfondir tes connaissances en arts-martiaux aujourd'hui à 15 heures ? Il est temps que les vraies leçons commencent et que tu apprennes enfin la notion de "Chi". »
Je fis une grimace. Le Chi... Je me rappelle encore de l'article que j'ai lu sur Wikipedia !
Je poursuivis ma lecgure : « Allez, tu n'as pas d'excuses, j'ai passé en revue ton emploi du temps !  «  Je fis un sourire. Ah ce Sinjo alors !
« On se retrouve au gymnase, sauf si tu ne veux pas bien sûr. ».
Je décidais d'être honnête envers moi même et de réfléchir avant de savoir si j'allais au cours de Shinjo. C'était mon tuteur, mon prof particulier. J'avais bien de la chance, j'étais gâté.
Je pris une frite du bout des doigts avant de retrouver ma nonchalance du jour, main appuyée sur la joue et yeux las. Qu'avais-je donc à faire ? Je n'avais pas de fille à draguer...si Meika...Mais j'avais décidé d'arrêter de la draguer et de mon comporter en Best Friend Forever avec elle. Si jamais je la draguais, c'était pas de ma faute ! Je l'aimais, je l'aimais, je l'aimais.
Meika avait cours. Du coup, je ne pouvais pas aller la draguer, ni lui chanter la chanson. Je voulais absolument lui chanter ''I think about You'', mais je ne savais pas quand la lui chanter.
Je n'avais aucune envie de m’entraîner à la guitare ou à la batterie aujourd'hui.

Deuxième frite. Trop bon avec le Ketchup.
Est-ce que je vais au cours de Shinjo ? Je ne sais plus c'est quoi le Chi. Même si le sang Japonais et Chinois coule dans mes veines de Sioux, je ne suis pas très Chi. Par contre, je suis très plats asiatiques.
Je n'ai rien à faire, alors je vais aller faire du Karaté avec Shichi.
Je mange dix frites d'affilé, puis, je prend mon iPhone, les doigts pleines de Ketchup.
« Oups ! », fis-je avant de prendre du papier et de m'essuyer les mains ainsi que le portable, objet préciiiieux.
Je me mis à répondre à Shinjo en passant ma langue sur mes dents.
« Ok ce sera avec grand plaisir Sensei. A tout à l'heure. ». 
J'appuie sur envoyer et je continue de manger.

***
Qu'est-ce que je m'ennuie ! Qu'est-ce que je m'ennuie !
« PAYTAH YELLOW ! »
Je me redresse de mon siège, surpris. Pris en flagrant délit ! Mince.
Le prof d'Anglais me fixe. Il s'avance vers moi puis se penche sur ma table.
« Qu'est-ce que c'est qu'ça ? », demande t-il en pointant du doigt mon œuvre d'art.
« ça  quoi ? »
« ça ! Là ! »
« Ou ça ? »
« Yellow ! »

J'avale ma salive. « C'est...un petit mot. ».
« Savez-vous monsieur Yellow, que des personnes nettoient chaque recoin de l'établissement tous les jours ? »
« Oui. »
« Alors pourquoi leur donnez vous un travail supplémentaire, en écrivant sur votre taaaable avec un COMPAS « Je t'aime Meika, M+P=4rever » avec un cœur, sans oublier « Meika, tu es la fille de ma vie, la plus belle Sioux, jamais je ne t'oublie, je serais toujours là pour toi. Je te kiffe grave. Toutes les nuits, je rêve de toi, quand je m'endors je pense à toi et quand je me lève je le fais pour toi. » ? »
Soudain, les yeux du professeur faillit sortir de ses orbites. Bah oui, il n'avait pas vu la suite.
« MEIKA Magnifique, Extraordinaire, Intelligente, Kawai, Amicale JTM <3. »
Le prof poussa mon cahier et hurla. TOUTE LA TABLE ETAIT REDECOREE.

« I think about U every morning when I open my eyes, I think about U every evening when I turn on the light, I think about You, every moment, every days of my life ♥♥♥.

Quand je te vois, je fonds comme du chocolat. Mes yeux pétillent, mon regard s'enflamme. Quand je t'entend, je capture chaque moments. Quand tu me souris, je craque et faiblis. Quand tu es avec moi, je deviens timide crois moi.

Vivement que ton cœur se répare ma Pocahontas adorée ♥ Je t'aime. Enormément.
Meitah ♥ Payka ♥

Please make my dream comes true. I love U. 
You are THE ONE of my life. Love u.»
Il y avait ensuite un portrait de Meika au feutre indélébile. J'avais tout colorié en plus, c'était super beau !
En bas, il y avait un Chibi Pocahontas et Little Creek avec en prime une BD.
Puis, un autre dessin Noir et Blanc de Meika à cheval.
Il y avait une rangée de cœur puis des « Tehichila » partout. Ensuite, il y avait le début d'une chanson que je composais pour Meika. Je la chanterais pour elle APRES lui avoir chanté ''I think about You''. A côté, j'avais fais la famille de Meika au grand complet (même les grands parents et Hakan!). C'était très réussi et j'adorais. Si Meika pouvait voir cette table ! Elle serait émerveillée et étonnée...
Les élèves poussent des cris, d'autres rient. Je souris de mon sourire 16/9ième, mains jointes. Je prend mon feutre indélébile et je fini mon œuvre d'art sur mon bras : le prénom de Meika en gros avec un cœur à la fin et un petit « Je t'aime », avec un point d'exclamation. Je baisse la manche de ma chemise pour cacher le mot.
Le prof est HS. Il est rouge comme un coq. Je crois qu'il va avoir une crise cardiaque.
Il croise mon regard.
Soudain, un grand hurlement retentit dans l'établissement : « YELLOW DEHOOOOOOOOOOORS !!! ».
« Mais monsieur... »
Sourire craquant naturel.
« Yellow ! DANS LE BUREAU DU DIRECTEUR IMMEDIATEMENT. »
« Vous n'aimez pas mon œuvre d'art ? »
« Je sais que vous êtes Alpha...mais vos histoires de cœur ne regardent personne ici ! Même si vous êtes très amoureux...Vous êtes dans une SALLE DE CLASSE ! Alors...vous allez dans le bureau du directeur ET IL VOUS DIRA QUOI FAIRE AVEC CETTE TABLE !!!! Je ne sais pas qui est cette Meika, mais j'espère, je prie pour qu'elle accepte de sortir avec vous POUR QUE VOUS ARRETEZ DE FAIRE DES MOTS ET DES DESSINS PARTOUT MERCI ! ET DEPECHEZ VOOOOUS !!!  Je compte jusqu'à trois ! ».
Le prof est trop drôle parce que quand il crie, sa voix va dans les aigus stridents.
L'homme en a assez de moi. Il m'empoigne et m'entraine hors de la salle. Je ne me suis jamais fais éjecté de cours comme ça. Ni éjecté d'un cours tout court d'ailleurs.
Le prof m'emmène personnellement dans le bureau d'Eden.
Ça va chauffer, je le sens.

***
J'ai mal aux mains. Mais je frotte quand même la table. Les mots sont partis, mais pas tous et en plus, les dessins sont toujours là. Je jette un regard suppliant au prof.
« Monsieur... Je...Je peux y aller ? »
Je suis le seul qui reste, alors que le cours est fini. Shinjo m'attend !
« Je vous rachèterais une table ! Je le jure ! », promis-je.
Pas de réponse.
« Les dessins fais au feutre indélébile ne partirons pas, ni les mots gravés au compas. C'est inutile ! »
« Copiez moi 100 fois au tableau « Je ne dois pas écrire des petits mots d'amour ou autre ni faire des dessins sur les tables pendant le cours. » ».
« Comme Bart Simpsons ? …. …. Non s'il vous plaît ! Mr Ishao m'attend ! »
« Yellow ! Obéissez ! »
« Mais...J'ai cours de Karaté ! »
«Obéissez ! ».
Je soupirais et je m'avançais vers ma punition numéro deux.

***
Quel prof nul ! Je le déteste !
A cause de lui, me voilà entrain de courir jusqu'au gymnase. J'entre et passe dans le bâtiment comme l'éclair, ne saluant pas Shinjo-pas le temps!-.
Je file au vestiaire et me change. Je troque mes habits de la journée pour un débardeur violet-bleu, avec une pochette avec des motifs amérindiens dessus, un jogging noir et des chaussettes blanches. J'enlève ma montren et mon bracelet Amérindien. Je les range dans mon sac, puis, je pars en courrant. Je sens le collier frapper mon torse à chaque bond que je fais. En chemin, je regarde le grand MEIKA qui prend tout mon bras et le petit cœur noir à côté avec son petit « Techihila ».
Je fais un sourire puis je me précipite vers Shinjo.
« Sayonara Sensei ! Je suis navré du retard, j 'ai été puni en cours pour avoir...laissé mon arme d'artiste et d'amoureux s'exprimer. ».
Je fais un mouvement de sourcil, souris de toutes mes dents, puis éclate de rire.
« Vous allez bien ? »
Je le laisse me répondre, puis, je lui demande : « Avant de commencer, pouvez-vous Shinjo, me rappeler ce que c'est que le Chi ? S'il vous plaît ? Arigato ! ».
Je lui fais le salut Japonais puis lui sourit.


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MessageSujet: C'est l'heure de ta leçon petit indien [Paytah]   Lun 24 Nov - 18:08

"Bonjour Paytah. Que dirais-tu d'approfondir tes connaissances en arts-martiaux aujourd'hui à 15 heures ? Il est temps que les vraies leçons commencent et que tu apprennes enfin la notion de "Chi". Allez, tu n'as pas d'excuses, j'ai passé en revue ton emploi du temps ! ;) On se retrouve au gymnase, sauf si tu ne veux pas bien sûr."

Shinjõ remit son téléphone portable au fin fond de sa poche. Il était midi et demi et le jeune enseignant avait déjà finit de manger. Ses cours se terminaient de bonne heure aujourd'hui, d'où la raison pour laquelle il avait demandé au jeune Paytah de le rejoindre pour une petite leçon. En effet, voilà quelques jours maintenant que le prof de sport de Wynwood était devenu le tuteur de l'élève Alpha Psi. Ce dernier l'avait impressionné par ses performances mais avait encore besoin d'apprentissage pour se perfectionner. Il avait donc demandé à l'enseignant d'être en quelques sortes son mentor dans l'art des sports de combat que Shinjõ affectionnait tant et dont il était un véritable as. Les débuts avaient été difficiles car Paytah était dès lors dans la confrérie des Pi Sigma et disposait d'une attitude des plus...désobligeante. Shinjõ avait failli renoncer à être réellement son prof particulier mais le garçon se rattrapa rapidement, comprenant ses erreurs. Mais avec tout ça, on ne pouvait pas dire que le prof et l'élève avaient eut le temps de beaucoup apprendre et surtout de beaucoup se connaître. Mais depuis quelques temps, Shinjõ se sentait rassuré. En effet, il avait récemment apprit le changement de confrérie de son jeune élève. Ainsi, ce dernier serait passé de la confrérie des Pi Sigma, pavaneurs bourgeois de Wynwood, aux Alpha Psi, artistes dans l'âme.

Avec ses aptitudes sportives, Paytah aurait sûrement eut ses chances chez les Rho Kappa, confrérie des grands musclés et intrépides. Shinjõ ne connaissait pas encore assez bien le jeune amérindien pour savoir que ce dernier avait des talents artistiques secrets. Il l'avait toujours connu en Pi Sigma. Quelle ne fut pas sa surprise d'un tel changement. Mais le jeune prof de sport était quelque peu soulagé, surtout parce qu'il espérait que cette modification de confrérie ait pu porter atteinte aux grands airs de macho de Paytah qui l'avaient tant mit mal à l'aise la dernière fois. Le jeune homme aux yeux bridés prit le temps de prendre un café au distributeur de boissons de la salle des profs, histoire de digérer un peu, avant de quitter le bâtiment, en direction de son antre : le gymnase. Cela faisait combien de temps ? Plus d'un mois maintenant qu'il avait son poste d'enseignant à Wynwood. Il s'y plaisait à merveille.

Shinjõ regagna le petit local dans le gymnase qui lui servait de bureau. Un vrai terrier de solitaire. Il s'installa sur son siège, le temps de siroter sa tasse. Il devait encore donner deux heures de cours à une classe avant d'être libéré de la journée. Soudain, son portable vibra dans sa poche. C'était Paytah qui lui répondait. Il était d'accord ! Un sourire se dessina sur les lèvres de l'asiatique. Quand vint l'heure de son cours, il avait largement eut le temps de vider sa tasse. Il enfourcha son chrono et son sifflet autour du coup, attrapa son bloc notre sur lequel il avait préparé la séance d'aujourd'hui : un peu d'athlétisme pour tout le monde avec de la course, du lancé de poids, de javelot, de saut en longueur et en hauteur. Le tout se passera sur le grand terrain extérieur. Autant profiter de cette belle journée car depuis quelque temps, il y avait de plus en plus souvent des nuages.

Les deux heures passèrent en vitesse éclair. S'occuper de tant d'élèves sur tant d'épreuves dévorait le temps à la manière d'un poisson gobant une mouche. Shinjõ était très fier de ses élèves, une fois de plus. Ils y avaient mis coeur et âme pour s'éclater comme des petits fous sur le terrain, mise à part pour d'eux d'entre eux qui s'étaient querellés sur la piste de course. L'un des deux avait fait trébucher l'autre en espérant gagner mais Shinjõ avait aperçu la fourberie de justesse. Le tricheur eut droit un beau zéro bien rond. Shinjõ ne supportait pas l'injustice ni la tricherie. Il ne tolérait pas ce genre d'écart et savait le faire savoir, dissuadant rapidement les prochains à tenter le diable. Les élèves furent tous renvoyés dans leur vestiaire respectif tandis que le jeune prof de sport se rendit dans son local pour faire le point sur la séance. Il était 14 heures 45. Il laissait toujours un bon quart d'heure au élève avant et après le cours pour leur laisser le temps au vestiaire. Cela lui laissait également un peu de temps à lui pour prendre du recul et faire ses comptes.
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C'est l'heure de ta leçon petit indien [Paytah]
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