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 He saved me [Sergueï ♥]

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MessageSujet: Re: He saved me [Sergueï ♥]   Mar 20 Jan - 16:47

- Je ne l'ai plus revu après cet incident, et il faisait partie des Cannonballs, je voulais pas que tu te dispute avec tes anciens camarades de foot à l'époque.

Maintenant qu'elle le disait, peut-être que je voyais rapidement de qui il s'agissait. J'étais mitigé entre lui en vouloir pour ce qu'il lui avait fait à la saint valentin, et ce qu'il venait de faire pour elle. Je verrai bien quand nous pourrons le voir, c'est-à-dire pas tout de suite, donc j'ai encore le temps de tourner ça dans ma tête et d'être sûr de ne pas faire le mauvais choix, pour ma sœur. Nat' voulait à tout prix rentrer dans cette chambre, et je la comprenais quand même un peu. Sur le coup, je n'avais rien contre Zacc, mais je n'étais quand même pas trop pour qu'elle reste. Elle aussi avait vécu des choses dures et traumatisantes. Peut-être que de penser à son ami et de s'inquiéter pour lui l'aider à ne pas penser à ses propres blessures, mais elles étaient bien là et elle ne pouvait pas les ignorer simplement. Je passais sans doute pour le grand frère relou, et c'était d'ailleurs le cas : je voulais qu'elle aille se reposer chez moi. Elle était au bord des larmes, je le voyais bien, et ça me brisait le cœur. Tout ce que je faisais, c'était dans son intérêt, et tant pis si elle m'en voulait sur le coup. Elle voulait insister auprès des infirmières, mais selon moi, ce n'était pas la bonne solution. Elle pourrait tout aussi revenir plus tard, ça ne changerait rien à l'état de Zacc puisqu'elle ne pouvait pas entrer dans sa chambre.

-Ils feraient pas ça ? Si ?

- Je ne sais pas. Mais si tu les énerves de trop, on ne sait jamais. Laisse-les faire leur boulot, ils savent ce qu'ils font. Fais confiance, même si c'est dur.

J'aurais aimé lui promettre que tout allait bien se passer, qu'elle le reverrait demain, mais j'en étais incapable. Je ne fais pas mes promesses à la légère, et je n'étais pas sûr que tout irai bien. Le futur allait d'ailleurs me donner raison. Même si je ne le connaissais pas, j'espérais de tout mon cœur qu'il n'arrive rien au garçon qui avait sauvé ma petite sœur. Au fond de moi, je savais que je ne pourrais jamais lui en vouloir, qu'importe ce qu'il avait fait dans le passé.

-Tu reste avec moi Sergueï ? 

Elle n'avait pas le droit de me faire ces yeux-là, elle savait que je ne pouvais pas lui dire non. Pourtant, je pris sur moi pour ne pas céder. J'étais têtu, il n'y avait pas à dire, et j'avais décidé qu'elle se reposerait avant de revoir le jeune homme, qu'elle le veuille ou non. Je m'en voulais un peu de la forcer, mais avec elle, pas le choix, elle était aussi têtue que moi.

-Ou je te ramène tôt demain matin ? Je connais pas les heures de visite, donc bon, je sais vraiment pas s'ils vont accepter, je t'amènerai le plus tôt possible, et on peut toujours leur demander de nous appeler s'il y a quelque chose ? 

Elle soupira et je me dis que ça y était, elle me détestait. C'était une peur constante chez moi, de la décevoir, qu'elle me haïsse. Ma petite sœur, c'était ce que j'avais de plus précieux, la première femme de ma vie, avec ma mère bien sûr. Ne vous y méprenez pas, pas d'inceste ni rien hein, mais un lien très fort et unique tissé entre nous. Dans le couloir, toujours pas de nouvelle, et je crois qu'elle compris qu'on ne pouvait pas rester comme ça et qu'il était nécessaire pour elle de se calmer un peu avant de discuter avec son sauveur.

-Tu me ramènes bien à la première heure hein ! Et on ne dit rien aux parents, s'il te plait. Je leur dirais, mais je veux pas qu'ils s'inquiètent plus que nécessaire.

Elle avait baissé la tête mais je lui relevai pour lui faire un bisou sur le front. Je n'aimais pas cacher les choses à nos parents, mais elle me le demandait. Et puis, ce n'était pas comme si elle ne comptait rien leur dire du tout. Juste … plus tard. Alors non, je ne leur révélerai rien du tout.

- C'est promis. Demain matin dès que possible. Et pas un mot aux parents. Mais si tu tardes trop, je devrais leur dire, tu comprends ?

Ils avaient le droit d'être au courant. Peut-être qu'elle aurait du mal aussi, en repensant à cet événement traumatisant. J'étais là pour l'épauler s'il le fallait. Je la laissai régler quelques détails au niveau de l'accueil, surtout donner son numéro de téléphone au cas où, et la promesse de revenir les voir si elle a un problème à la tête, notamment suite à son choc. Puis, nous sortons de l'endroit pour que je la ramène dans ma vieille voiture un peu pourrie. Pas le carrosse moelleux qu'elle aurait mérité après toutes ces émotions. Le silence nous tint compagnie le long de la route, et aucun de nous deux ne le troubla. Je crois que moi aussi j'étais marqué, même si on ne m'avait rien fait. Alors que nous étions presque arrivés, elle me demande de m'arrêter. Ne m'y attendant pas et ne comprenant pas pourquoi, je mis du temps avant de m’exécuter et elle dut réitérer sa demande pour que je le fasse. Sentant que j'avais tout intérêt à le faire, je stoppai le véhicule sur le bord, en mettant les warning pour que personne ne nous rentre dedans.

-T'as encore mes anciennes fringues de danse dans ton coffre ? 
- Oui mais qu…

Je n'eus pas le temps de finir qu'elle avait filé à l'arrière de la voiture pour aller les récupérer et les enfiler. Je la laissais faire, la regardant de loin. Je ne savais pas comment agir. Est-ce que je devais la laisser tranquille ou non ? J'étais perdu de ne pas arriver à réfléchir et à prendre une décision. Finalement, elle remonta à côté de moi et je repartis. Elle trouva quelques lingettes pour se nettoyer, mais pas du tout adaptées. Surtout qu'elle frottait frénétiquement, tout en pleurant, et j'avais peur qu'elle se fasse plus mal qu'autre chose. Mais nous étions arrivés alors je pus l'arrêter dans son geste. Je posais ma main sur la sienne, récupérant la lingette et le paquet au passage.

- On est arrivés, tu vas pouvoir prendre une douche bien chaude, arrête avec ça. Allez, viens, on descends.

Je détestais la voir pleurer et ça me donnait envie de taper sur le monde entier pour qu'elle cesse. Je n'étais pourtant pas violent comme gars, mais voilà. Je la menai jusqu'à ma chambre, chez les Nu Zeta. J'avais dans la tête de l'installer dans le lit puis de la surveiller toute la nuit. Une fois ma porte passée, je la menai directement vers la salle de bain.

- Tu as sans doute pas tout ce qu'il te faut, mais je suis désolé, je n'ai pas mieux.

A défaut d'avoir un pyjama ou quelque chose du genre, je lui apportai un t-shirt propre et un jogging, qu'elle pourrait enfiler en sortant, ainsi qu'une grande serviette toute douce pour s'essuyer, que je posais sur le radiateur pour qu'elle puisse se réchauffer un peu. Ma colocataire n'allait sans doute pas trop aimer le bruit de l'eau qui coule, mais je m'en fichais. En attendant, je préparais le lit comme il fallait et m'apprêtais aussi pour la nuit, qui allait sans doute être longue et courte à la fois. Une fois la demoiselle sortie, je la laissais se faufiler sur le lit avant d'éteindre la lumière. Mais juste avant d'appuyer sur le bouton, sa petite voix se fit entendre.

- Sergueï … tu veux bien dormir avec moi ? S'il te plaît.

Alors que j'étais sur ma chaise, je me levai pour aller la rejoindre et l'enlacer de mes bras musclés. J'espérais qu'elle se sente ainsi un peu plus en sécurité, parce que je ne voulais qu'elle ait peur.
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MessageSujet: Re: He saved me [Sergueï ♥]   Mar 23 Déc - 11:53

Si Nat n'avait pas raconter tout de suite la vérité à son frère, le soir où elle s'était retrouvée seule en pleine ville, c'était parce qu'elle avait eu honte de sa situation. Elle pourrait tout raconter à son frère. Mais quand il s'agissait de ses histoires de cœurs, elle avait comme un blocage. Comme si elle avait peur de ne pas avoir sa bénédiction sur le sujet de son amour. Après tout, elle savait bien que Sergueï n'appréciait pas réellement Samuel, car il était un peu superficiel par moment, du moins, c'était ce qu'il montrait. Mais Nat le connaissait mieux que les autres, et c'était pour ça qu'elle pensait l'aimer. Et c'était bien parce qu'il avait refusé son invitation de saint valentin, qu'elle s'était précipité dans les bras du premier idiot qui s'était présenter devant elle, avec un sourire charmeur et des mots flatteurs. En l’occurrence Zacc. Maintenant, il était la source de son angoisse. Elle ne savait pas ce qu'il se passait pour lui, de l'autre côté de ses murs et son corps tremblait encore de terreur.

-Bien, je retiendrai. Mais tu sais, tu peux aussi me dire la vérité, quand tu veux que je vienne te chercher. Comme ça si t'as un problème avec quelqu'un, je pourrais t'aider.

« Je ne l'ai plus revu après cet incident, et il faisait partie des Cannonballs, je voulais pas que tu te dispute avec tes anciens camarades de foot à l'époque. »

Elle se tourne vers le couloir, comme si en fixant l'entrée des urgences assez longtemps, elle finirait peut-être par voir à travers les murs. Si elle l'avait détesté pour ce qu'il lui avait fait ressentir il y a moins d'un an. Elle n'arrivait plus à le faire désormais et elle se surprenait à prier pour lui dans ses pensées. Elle serrait la main de Sergueï, les larmes aux yeux. Ca l'agaçait qu'on lui refuse l'accès à sa chambre. Le pauvre, personne ne sera là à son reveil. C'est horrible de se réveiller tout seul après ça. Si Natasza n'avait pas eu Sergueï pour venir la chercher, elle se serait sûrement effondrée en larme.

-Peut-être que si je casse les pieds aux infirmières et aux docteurs, il me laisseront à son chevet non ? Il mérite bien ça non ?

- Ou peut-être qu'ils vont t'interdire de venir demain pour être tranquille ?

-Ils feraient pas ça ? Si ?

-Demande-leur, mais s'ils te disent oui, demande un lit, ou un oreiller, un fauteuil confortable, un truc comme ça.

-Tu reste avec moi Sergueï ? Demande-t-elle de sa bouille la plus suppliante.

-Ou je te ramène tôt demain matin ? Je connais pas les heures de visite, donc bon, je sais vraiment pas s'ils vont accepter, je t'amènerai le plus tôt possible, et on peut toujours leur demander de nous appeler s'il y a quelque chose ?

Elle le regarde, pousse un soupire, presque déçue, regarde encore derrière elle, dans le couloir. Rien ne se passait. Elle n'arriverait jamais à se calmer à ce train là. Et l'infirmière avait été clair, personne ne pouvait venir en salle d'opération et le laisser se reposer ensuite était primordiale. Elle avale sa salive et hausse les épaules, en baissant la tête.

-Tu me ramènes bien à la première heure hein ! Et on ne dit rien aux parents, s'il te plait. Je leur dirais, mais je veux pas qu'ils s'inquiètent plus que nécessaire.

Elle échange un regard avec son frère. Puis après avoir signer quelque papier à l'accueil. Elle sort avec Sergueï de l’hôpital et grimpe dans sa voiture. Elle pense à Jewel, à qui elle a envie de tout confier, à Samuel aussi. Mais dès qu'elle pensait à ce dernier, son cœur se serrait en l'imaginant en compagnie d'Olivia. Joyeuse pipelette, elle n'avait pas le cœur à la parole sur la route. Le paysage défilait, et pas à grande vitesses. Les rues étaient bouchées, les feux rouges nombreux, des klaxonnes qui hurlent à tout va. Bienvenue dans le centre de Miami.Le ciel était noir, sans étoile, la lune se signait juste d'un croissant parfait. Sa tête était sur le point d'exploser. L'agression, Zacc, le sang... Elle réalise ses vêtements encore bien taché. « Mince, arrête toi... » Sa voix tremble. « Arrête toi s'il te plait. » Sous la voix pressente et alarmante de Natasza, Sergueï s'exécuta, à moitié sur le trottoir, derrière un boulevard, des passants, les dévisageaient, comme si ils se donnaient en spectacle. « T'as encore mes anciennes fringues de danse dans ton coffre ? » Elle lui jette un regard affolé, elle ne prenait pas le temps d'expliquer pourquoi.Elle retire les clés du contact pour ouvrir le coffre et trouve seulement le sac de sport de son frère. Elle l'ouvre frénétiquement, cherche de quoi se changer. Un immense t-shirt, pas très propre, c'est tout ce qu'elle trouva. Elle expulsa un sanglot en se penchant. Sans prêter attention aux regards qui pouvait l'observait, elle retira son débardeur tacher de sang, dévoilant son buste marqué, sa peau salis par des traces rouges sèches. Elle enfila rapidement le t-shirt, le cœur battant et jeta le reste dans le coffre avant de revenir côté passager.

Dans la voiture, elle chercha des mouchoirs, ou des lingettes. Tout ce qu'elle trouva, c'était des lingettes pour les vitres. Sans cérémonie elle les attrapa avec rage, avant d'essayer de laver ses bras encore taché, complètement secouée. Elle se remettait à pleurer, c'était plus fort qu'elle, elle ne voulait pas, et pourtant, elle ne pouvait s'en empêcher...
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MessageSujet: Re: He saved me [Sergueï ♥]   Jeu 27 Nov - 20:56

Même s'il était sorti du bloc et qu'il était vivant, je ne pouvais pas affirmer à Natasza que Zacc était totalement sorti d'affaire. Surtout que l'infirmière refusait de nous en dire plus à son sujet, ce qui laissait présager soit qu'elle ne voulait absolument pas briser le secret professionnel, soit qu'il y avait effectivement quelque chose qu'ils voulaient cacher à ma sœur. J'avais beau lui donner des conseils, je savais qu'elle ne pouvait pas lui suivre. A sa place, j'aurais sans doute été aussi chamboulé, malgré la froideur dont je faisais souvent preuve. Ainsi, je ne fus pas étonné quand elle refusa de se reposer, s'inquiétant toujours pour son ami. Non, je n'avais pas vu le sang, ou son visage, ou ce qu'il s'était passé. Si j'avais été là, peut-être que tout aurait été différent, j'aurais pu les aider, ou prendre la place de ce pauvre gars pour défendre ma Natasza. Je m'en veux d'avoir été ailleurs.
Quand elle repleura, je la pris de nouveau dans mes bras. C'était une soirée vraiment horrible pour elle, et même si j'étais là, elle se sentait mal. Ça me révoltait, une nouvelle fois. Je ne pouvais rien y faire. Retrouver ces connards et les tabasser ? Je risquais de finir dans le même état que Zacchary et personne ne le souhaitait, surtout pas moi. Mais pour ma sœur, honnêtement, je ferais tout. Je tente quand même une nouvelle fois de lui faire entendre raison, de lui dire que Zacc serait heureux de la voir un peu plus reposée et moins inquiète, mais encore là, elle refuse de m'écouter. Elle est un peu têtue et je comprends tout à fait son inquiétude. Je rebondis donc sur autre chose, j'ai envie de savoir comment elle le connaît. D'un côté, elle a son prénom et elle savait qu'il était dans la même école que nous, mais d'un autre elle n'avait pas eu vent de son nom de famille, donc elle n'était pas si proche que ça de lui.

- Tu te souviens à la saint valentin ? 

Je m'en souvenais vaguement, c'était un jour comme un autre, rien d'exceptionnel pour moi. Mais pour elle, ça ne devait pas être le cas.

- Bah quand tu es venue me chercher parce que je t'ai dis que j'étais sortie avec des copines et que je les avais perdues en ville…

Là, enfin, ça me revint en tête. Elle m'avait appelé parce qu'elle n'avait aucun moyen de rentrer. Comme j'étais disponible et que j'étais toujours prêt à venir la secourir, donc j'étais venu la chercher dans ma belle voiture toute vieille. J'écoutai la suite en silence, même si je compris bien vite qu'elle essayait à ce que je ne me fâche pas. Mais les faits étaient là, et le comportement de ce garçon me mettaient bel et bien en colère. Elle le vit tout de suite, je suppose, mais elle continua son récit. Selon elle, il ne fallait pas juger à la première apparence, et j'étais plutôt d'accord avec elle. Mais ce qu'il avait fait, ça ne m'enchantait pas. Heureusement pour lui qu'il venait tout juste de la sauver, sinon, je serais allé lui péter la gueule sans autre forme de procès. J'aimais cependant analyser les gens et il me fallait toujours attendre pour me faire une opinion d'eux.

- Bien, je retiendrai. Mais tu sais, tu peux aussi me dire la vérité, quand tu veux que je vienne te chercher. Comme ça si t'as un problème avec quelqu'un, je pourrais t'aider.

Je n'étais pas fâché contre elle, du tout. Je voulais juste pouvoir la protéger au maximum et si elle me cachait des choses, je ne pouvais rien faire. Sans doute qu'elle me trouvait trop étouffant, j'étais parfois pire que nos parents, mais que voulez-vous, je n'y pouvais rien.

- Tu crois qu'on peut rester là cette nuit, j'aimerai être là à son réveil. Le pauvre, personne n'a prévenu sa famille, parce que je connais pas son nom de famille. Si il se réveil et qu'il est seul. C'est un peu traumatisant tu trouves pas Sergueï.

- Il n'avait aucune pièce d'identité sur lui pour l'identifier ? Même une carte de bus ou je sais pas quoi ?

Je n'avais pas trop envie de la laisser là, même si je comprenais son inquiétude. Oui, si j'avais été dans son cas, j'aurais aimé avoir quelqu'un à mon réveil, et surtout ma famille. Seulement, je  n'avais pas envie de me séparer d'elle et de la laisser dans cet hôpital oppressant selon moi. De toute façon, ce n'est pas moi qui décidais, c'était les infirmières et les médecins.


-Peut-être que si je casse les pieds aux infirmières et aux docteurs, il me laisseront à son chevet non ? Il mérite bien ça non ?

- Ou peut-être qu'ils vont t'interdire de venir demain pour être tranquille ?

Je lui souris gentiment, c'était seulement pour la taquiner, histoire de détendre un peu l'atmosphère. Je n'étais pas sûr qu'insister encore et encore leur plaise énormément, surtout s'ils avaient décidé que la réponse était non. Enfin, elle pouvait toujours essayer, ce n'était rien de perdu.

- Demande-leur, mais s'ils te disent oui, demande un lit, ou un oreiller, un fauteuil confortable, un truc comme ça.

Mais je n'étais toujours pas convaincu, parce que je ne voulais vraiment pas la laisser derrière moi et partir sans elle. Je n'avais pas spécialement dans l'idée non plus de rester ici, mais elle pouvait toujours me demander de venir la chercher dès qu'elle le souhaitait, elle savait que j’accourrais. J'étais sûr et certain de ne pas pouvoir dormir sur mes deux oreilles, et de ne penser qu'à ça toute la nuit.

- Ou je te ramène tôt demain matin ? Je connais pas les heures de visite, donc bon, je sais vraiment pas s'ils vont accepter, je t'amènerai le plus tôt possible, et on peut toujours leur demander de nous appeler s'il y a quelque chose ?

J'étais un peu insistant, et j'espérais qu'elle ne prenne pas ça pour de l'indifférence envers Zacc, ce n'était pas du tout le cas.


HRP : pardon pour cette réponse pas tip top
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MessageSujet: Re: He saved me [Sergueï ♥]   Dim 23 Nov - 0:55

Je sais que j'ai pêché, je sais que je ne suis pas toute blanche. Mais je ne fais de mal à personne, je ne hais personne, je pardonne beaucoup. Pourquoi ça m'est arrivé, pourquoi ils m'ont attaqué. Je voulais juste rentrer chez moi, sans problème. Je voulais juste vivre ma vie. Je me demande pourquoi on m'a subir ça. Ces mains sur ma peau me révulse, ces coups dans mon ventre, ces gifles si violent qu'elles faisaient mal comme des coups de poings. J'en ai encore le visage brûlant, enflé. Demain, oui demain, j'irais voir Zacc à l'hôpital, je mérite aussi un peu de repos non ? Et c'est policiers. Ils me questionnent tellement. Mais au moins ils sont sympathiques, ils sont patients et courtois. Loin de la mauvaise image qu'on pouvait dépeindre d'eux. Heureusement que Sergueï est là pour moi, il me rassure, me donne de la force. Sa présence me réconforte tellement. Comment l'expliquer. Avec lui, je me savais en sécurité quoi qu'il arrive. « Viens on va demander pour ton ami. » Je me lève avec lui, remerciant les policiers de leurs visites. Je n'étais pas très enthousiaste à l'idée qu'ils me rappellent pour venir les identifier. A vrai dire, je ne voulais jamais les revoir. Leurs visages me hantent encore. J'ai l'impression que c'était encore il y a dix minutes qu'ils mettaient leurs mains partout sur moi. Ca me répugne tellement.

Je regarde l'infirmière pleine d'espoir. Mais tout ce qu'elle me lache c'est qu'il est sorti du bloc et qu'il ne sera visible que demain. Pourquoi elle ne dit rien d'autre. Je m'immisce, insatisfaite. « Il ne risque plus rien hein ? » « Il est encore en observation, mais vous pourrez revenir demain mademoiselle. » Redit-elle un brin agacée. Mais bon sang, c'est pas une réponse. Mon frère m'écarte du bureau de l’accueil pour me distraire alors que je la dévisage comme si j'allais la bouffer. Normal quoi. C'est pas juste quoi, c'est moi qui l'ai amené là, c'est moi qui ai demander de l'aide en pleurant, et c'est tout ce qu'on me donne.

-Il va bien, pour le moment.
Pour le moment, répétais-je alors que je commençais à faire les cents pas devant lui en me rongeant l'ongle du pouce.

Toi aussi tu devrais te reposer tu sais.
Impossible, je ne pourrais jamais fermé l'oeil de la nuit, j'en sais trop peu sur son état. Et si il était dans le coma ? Si tu avais vu son visage, le sang !

La je regarde mes vêtements. Mais oui, j'étais encore taché de son sang. Ça me refait pleurer. Je panique. Je me sens minable. Je réalise à quoi j'ai échappé. Punaise, j'arrive pas à m'arrêter. Heureusement Sergueï est là pour me prendre dans ses bras, il est là lui, il me console et je me blottis si fort contre lui, j'ai besoin de lui. Vous savez que même amoureuse de Sam, j'ai toujours pensé que mon frère était l'homme idéale. Oh non pas pour moi, mais pour la femme en générale. Il n'est pas très expressif, mais quand il aime quelqu'un, il a la meilleure façon de le montrer. Par sa présence et son écoute. Et ce sourire. Si vous connaissiez ce sourire. J'adore quand il sourit. On dirait que le paradis l'accompagne quand il le fait. Mais là, je le rends inquiet je sais. Mais j'aime qu'il s'inquiète pour moi. C'est ça que j'aime aussi chez lui, savoir que je compte assez pour qu'il me protège à tout prix.

Il sera content de te voir un peu plus fraîche quand tu viendras le voir. Je jette un regard désespéré vers lui. Si il est content de me voir en effet. C'est à cause de moi qu'il est là.

Comment tu le connais au fait ? Je reste muette sur le coup. Je mords ma lèvre, je ne sais pas si je lui raconte la vérité. Mais à mon frère je lui dis tout vous savez. Je lui cache rien. Sauf ce que j'ai sacrifié pour venir à Wynwood évidemment. Ça, il ne pourrait pas l'accepter. Je prends une longue respiration, prend un air penaud.

Tu te souviens à la saint valentin ?
Il me regarde avec ses yeux qui veut dire « De quoi à la saint valentin. »
Bah quand tu es venue me chercher parce que je t'ai dis que j'étais sortie avec des copines et que je les avais perdues en ville...

Bon ok, je lui dis pas tout tout non plus. Je veux pas non plus qu'il casse la gueule à tout les péquenauds qui me font du mal. Il en serait capable, et c'est pour ça que je l'aime. Je grimace de honte et je fais la moue pour l'attendrir, enfin j'essaye.

Bah en faite, c'était un garçon que j'ai rencontrer à Wynwood après t'avoir accompagné. Il m'a invité à dîner en ville et il avait beaucoup, beaucoup bu. Je crois même qu'il avait déjà bien bu à notre rencontre. Et quand j'ai refusé de monter avec lui en voiture à la fin de la soirée, parce qu'il était VRAIMENT saoul...

Oulah, j'aime pas ce regard sur mon frère.

« Bah disons, qu'il m'a un peu planté là, en pleine ville... MAIS mais mais c'était il y a des mois ! Et tu vois, il n'est pas si mauvais, sans lui, je serais peut-être dans une poubelle ou dans la mer...  Puis tu sais, je l'ai revu une fois à la plage, et il ne se souvenait même plus de moi, je crois que quand je l'ai rencontrer il était pas dans une bonne période, parce qu'en vrai c'est un garçon charmant.»

Je me souvenais de cet après midi à la plage, quand je l'ai presque dévisager derrière mon bouquin en croyant qu'il allait me reconnaître et se moquer de moi. Et finalement, sans se rappeler de qui j'étais, il m'avait aidé à me débarrasser de deux gamins un peu turbulent grâce à une gentillesse attendrissante pour ces mômes. Je ne pouvais décidément pas le juger sur ma première rencontre, la preuve, grâce à lui, j'étais entière, saine et sauve.

« Tu crois qu'on peut rester là cette nuit, j'aimerai être là à son réveil. Le pauvre, personne n'a prévenu sa famille, parce que je connais pas son nom de famille. Si il se réveil et qu'il est seul. C'est un peu traumatisant tu trouves pas Sergueï. »

Je regarde autour de moi. Des gens qui attendent depuis des heures, pour des broutilles, des accidents bêtes, un bébé qui pleure. C'est fou le monde qu'il y a. Puis l'odeur aseptisé des couloirs est désagréable, je l'avoue. J'aurais aimé pouvoir accéder directement à la chambre de Zac. Ça m'énerve. Mon côté bornée parle pour moi. Et Sergueï le sait.

« Peut-être que si je casse les pieds aux infirmières et aux docteurs, il me laisseront à son chevet non ? Il mérite bien ça non ? »
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MessageSujet: Re: He saved me [Sergueï ♥]   Sam 22 Nov - 17:57

Elle accepta de marcher avec moi et je mis un point d'honneur à ce qu'elle se sente en sécurité. Même si honnêtement, moi tout seul contre trois types qui surgiraient, je n'étais pas sûr de faire le poids. Mais nous étions à l'hôpital, les policiers n'étaient pas loin, il y avait du monde : elle ne risquait rien. Nous ne disions rien, si bien que je ne savais pas comment elle allait. Dire que je m'inquiétais était un euphémisme monstrueux. Je lui proposai à manger, même si je me doutais déjà de la réponse, au fond. Je la comprenais, autant que je le pouvais. Je n'étais pas à sa place, donc c'était difficile, mais j'essayais du mieux possible. Je lui demandais ensuite si nos parents avaient été prévenus. Après tout, c'était logique de prévenir les parents d'abord, mais elle m'avait demandé moi.

-NON ! Et tu dois me promettre de rien leurs dire ! Du moins, pas maintenant. Si je leur raconte, ils vont juste paniquer et je vais plus pouvoir aller à mon ancien club de danse. Alors que tout ce que j'ai fais, c'est vouloir prendre le mauvais raccourci. Sergueï, croit moi, je ne le referais pas deux fois !

- Calme-toi, promis, je ne leur dis rien. Mais si tu veux, je pourrais t'accompagner à ton club, ou demander à quelqu'un de le faire. Même si tu prends un autre chemin, plus personne pourra rien te faire.

Et voilà que je me retrouvai à être de nouveau un grand-frère poule, à la limite de l'étouffant. Mais je n'y pouvais rien, avec elle, je ne pouvais m'empêcher d'être comme ça, bien loin du Sergueï froid et presque méchant que j'offrais aux autres. Elle décida alors de me raconter ce qu'il s'était passé, plus en détail, pour que je comprenne mieux. Peut-être en avait-elle besoin aussi ? Des fois, on pensait que ça allait nous faire mal, nous détruire de raconter, que ça allait rendre réel la scène, mais bien souvent, ça faisait du bien mais on ne s'en rendait pas compte. Je l'écoutais en silence, même si je sentais une certaine colère monter en moi, colère que j'essayais de ne pas montrer, comme depuis le moment où j'avais passé les portes de cet hôpital.

- Ils sont apparu juste après notre discussion au téléphone. Tu sais, encore une fois ou tu m'as repris parce que je ne parlais pas anglais. 

Je me souvenais, oui, et je m'en voulais de ne pas avoir été là pour elle alors qu'elle avait besoin d'un sauveur. J’acquiesçai sans mot dire.

- J'ai pas regardé où j'allais, et quand je les ai vu, c'était trop tard pour faire marche arrière. Alors j'ai voulu continuer tout droit. Mais ils ont commencer à me parler, à me bloquer la route... J'ai hurlé de toute mes forces, j'ai prié pour qu'on vienne me sauver. Zacc est apparu de nulle part en voulant m'aider. Le pauvre, déjà qu'il ne marchait pas très bien. En fait, il ne se rappelle même pas de moi, mais c'est un garçon de Wynwood. Il s'est fait plus tabassé qu'autre chose. Si tu savais ce qu'il a enduré... Son visage était... méconnaissable. Mais il m'a permis de fuir. On a fuit le plus vite possible.

Je trouvais ça vraiment horrible, et je me demandais comment des timbrés dans leur genre pouvaient vivre sur cette terre. Je ne suis pas extrémiste, mais je souhaitais en cet instant qu'on les pende haut et court pour ce qu'ils avaient fait à ma petite sœur. Elle souleva son t-shirt et un instant, j'eus le réflexe de vouloir détourner les yeux mais ceux-ci écarquillèrent plutôt à la vue des bleus. Ils n'avaient pas fait que de lui abîmer le visage.

- Moi je m'en sors bien au final. Je n'ai presque rien. Juste quelques bleus. Sergueï, il faut qu'on reste là, au moins jusqu'à ce que les médecins aient terminés. Je peux pas, je peux pas rentrer à la confrérie sans savoir. Et si il meurt ? On peut mourir de coups de poings Sergueï ? 

Elle se réfugia dans mes bras et je lui caressai doucement les cheveux. Moi qui n'aimais pas parler, je me maudissais à présent de ne pas savoir trouver les mots. Oui, on pouvait mourir de coup de poing. Non, je n'avais pas envie de le lui confirmer. Qu'est-ce que ça changerait ? Rien, elle le savait déjà, sans doute.

- Ça ira, il ne va pas mourir, d'accord ? Et même si c'était le cas, je te le répète, tu n'y es pour rien. Tu ne peux rien faire pour lui, à part être là à son réveil, qui ne sera pas maintenant.

On resta ainsi un petit moment, elle devait être perdue, moi-même, je l'étais. Et pourtant, je n'avais rien eu, moi. Elle me demanda de retourner là d'où l'on venait et je la raccompagnai. De toute façon, la nuit était fichue, et les policiers nous attendaient encore. Ils voulaient poser les questions avant que ma sœur n'oublie un détail qui pouvait avoir son importance, je pense. Malheureusement, toujours pas de nouvelles de son sauveur, peut-être que ça viendrait plus tard. Je restai silencieux tout le long de l'interrogatoire, mais j'étais là dès qu'elle avait besoin de moi. On me laissa en paix d'ailleurs, mais je sentais les regards sur moi de temps en temps. Puis vint le moment où ils lui demandèrent si elle pouvait faire des authentifications, sans doute le plus compliqué pour les victimes.

-Vous pensez qu'ils peuvent revenir ? 

Cette fois-ci, je ne pouvais m'empêcher de répondre.

- Tu ne crains rien, ils savent que ce qu'ils ont fait est mal. Ils vont les attraper et ils ne pourront rien te faire. Ils ne peuvent pas voir à travers les vitres, c'est promis.

C'était plus facile à dire qu'à faire, même en sachant ça, elle aurait du mal. Elle aurait sans doute peur pendant un bon bout de temps. Le policier, voyant qu'il n'aurait rien de plus ce soir, décida de mettre fin à tout ça.

- Bien mademoiselle, merci. Si vous vous souvenez de quoi que ce soit de plus, appelez nous. Nous vous tiendrons au courant. Monsieur, je vous souhaite une bonne fin de soirée tout de même.

Il se leva et nous laissa tranquille. Sans lui demander, je me doutais de ce à quoi pensait ma sœur. Du temps s'était écoulé depuis que nous étions allé demander à l'accueil des nouvelles de Zacchary, peut-être aurions nous une chance maintenant ?

- Viens, on va demander pour ton ami.

Elle me suivit et je décidai de demander à sa place, parce que mine de rien, moi aussi je m'inquiétais pour le jeune homme. Je ne le connaissais pourtant pas, mais il avait sauvé ma petite Natasza et je lui en serais éternellement reconnaissant pour ça.

- Bonsoir, vous auriez des nouvelles de Zacc ? Il est arrivé ici avec cette demoiselle.

La jeune femme savait de qui je parlais, même si elle n'avait pas plus d'informations sur lui comme son nom de famille, que je ne connaissais pas par exemple.

- Oui, il est sorti du bloc, les médecins l'ont emmené dans une chambre. Il dort pour le moment, mais ça sera possible d'aller le voir dès demain.

Ouf, il n'était pas mort. Je voyais bien à sa tête qu'elle n'en lâcherait pas plus, même s'il y en avait plus à dire. Était-il tiré d'affaire au moins ? Je l'espérais. Allez Zacc, tu es résistant, pas vrai, prouve le nous !

- Il va bien, pour le moment. Toi aussi tu devrais te reposer tu sais. Il sera content de te voir un peu plus fraîche quand tu viendras le voir. Comment tu le connais au fait ?

Après tout, je restais son grand frère. Il était à l'école, mais je ne l'avais jamais croisé, ou je ne m'en souvenais pas. Ils ne devaient pas être si proches, si le garçon ne se souvenait pas d'elle. Mais je voulais quand même savoir dans quelles circonstances elle le connaissait. Et surveiller. Juste au cas où.
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MessageSujet: Re: He saved me [Sergueï ♥]   Jeu 20 Nov - 14:47

Enfin dans ses bras, Nat retrouve tout le réconfort dont elle avait besoin. Le grand et fort Sergueï. Que ferait Nat sans son bien aimé grand frère. Elle aime le voir s'inquiéter plus que nécessaire. Ça lui réchauffe le cœur, ça lui montre combien il l'aime. Elle voulait tout lui raconter, mais à chaque fois qu'elle y repense, elle ne fait que pleurer. Ça déchire son cœur, sa effraie son âme à Nat. Ça lui rappelle ces histoires de croque mitaine. Mais elle était devenue un peu grande maintenant pour demander à son frère de regarder dans le placard avant qu'elle aille se coucher. Sa voix, son odeur, sa présence. A le don de la rassurer, de la calmer.

« Chuuut, calme-toi, c'est fini. Tu n'es plus avec eux. Laisse les médecins s'occuper de lui, ils sauront y faire. Tu iras le remercier plus tard, autant que tu veux, mais arrête de te tracasser, tu n'y es pour rien, d'accord ? Je t'interdis de le penser un jour. Occupe toi de toi pour le moment, ce Zacc sera content de savoir que ça va mieux, OK ? » Quand les mots sortent de sa bouche à lui, c'est moins difficile d'y croire. Elle hoche la tête entre deux sanglots et essaye même de sourire, même si ça ne ressemble pas à grand chose.

-Viens on va marcher un peu, d'accord ?
-Ok.

Elle sert cette main si familière. Ne la lache pas. Elle a 4 ans à nouveau, seule avec son frère, pour la défendre des monstres en cas de besoin. Ils marchèrent lentement, Nat était silencieuse, mais se sentait légèrement mieux, mieux parce que Sergueï était là. Elle était triste, mais elle n'avait plus peur. Manger ? Non, elle ne pouvait rien avaler. Son estomac menaçait déjà de rendre son déjeuné du midi. « Non, non. J'ai déjà la nausée. » C'était l'angoisse, elle se souvient de l'état de Zacc quand ils s'en sont sorti. Le souvenir lui donna envie de vomir à nouveau.

-Papa et Maman sont au courant ?
-NON ! Réagit-elle vivement. Et tu dois me promettre de rien leurs dire ! Du moins, pas maintenant. Si je leur raconte, ils vont juste paniquer et je vais plus pouvoir aller à mon ancien club de danse. Alors que tout ce que j'ai fais, c'est vouloir prendre le mauvais raccourci. Sergueï, croit moi, je ne le referais pas deux fois !

Elle avait mal à la tête, une migraine tapante qui ne l'avait pas quitté depuis ce moment ou l'autre balèze l'avait poussé contre le mur. Regardant devant elle, elle exprimait le besoin de tout raconter à son frère. Parce que son frère, c'était son rock. Son ancre à ce monde. Et si elle ne pouvait pas lui raconter ça, alors à qui elle le pouvait ? « Ils sont apparu juste après notre discussion au téléphone. Tu sais, encore une fois ou tu m'as repris parce que je ne parlais pas anglais. » Elle sourit à moitié en lui lançant un regard tendre. Se souvenir de ça était plus agréable. « J'ai pas regardé où j'allais, et quand je les ai vu, c'était trop tard pour faire marche arrière. Alors j'ai voulu continuer tout droit. Mais ils ont commencer à me parler, à me bloquer la route... » Le souvenir est désagréable, pesant. Une expression de révulsion à l'imagination fertile. « J'ai hurlé de toute mes forces, j'ai prié pour qu'on vienne me sauver. » Elle a même prier pour que son frère vienne la sauver. Mais raconter ça ne ferait que culpabiliser Sergueï qui n'y était pour rien. « Zacc est apparu de nulle part en voulant m'aider. Le pauvre, déjà qu'il ne marchait pas très bien. En fait, il ne se rappelle même pas de moi, mais c'est un garçon de Wynwood. » Elle a du mal à venir à la partie la plus horrible. Ses larmes coulent silencieusement sur ses joues bouffies par tout ces pleures.

« Il s'est fait plus tabassé qu'autre chose. Si tu savais ce qu'il a enduré... Son visage était... méconnaissable. Mais il m'a permis de fuir. On a fuit le plus vite possible. » Elle pleure encore, se sentant idiote de pleurer autant, d'en trembler, saisi par une peur nostalgique. Elle se mort légèrement la lèvre, elle a mal depuis la gifle. Elle n'imaginait pas qu'on puisse frapper une fille aussi fort. Elle soulève son t-shirt et montre les bleus vers ses côtes. « Moi je m'en sors bien au final. Je n'ai presque rien. Juste quelques bleus. Sergueï, il faut qu'on reste là, au moins jusqu'à ce que les médecins aient terminés. Je peux pas, je peux pas rentrer à la confrérie sans savoir. Et si il meurt ? On peut mourir de coups de poings Sergueï ? »

Sa voix tremble, les sanglots inonde sa gorge. Elle se réfugie dans les bras de son frère. L'image de ces mecs au dessus d'elle, la voix railleuse de cette homme dans son oreille, son haleine à la bière, ses mains calleuses sur ses flancs. Elle se remet à trembler de peur. Elle n'arrivait pas à concilier sa terreur avec son angoisse pour son sauveur. Ils restèrent un moment à l'écart, avant de revenir, à la demande de Natasza, à la salle d'attente. Peut-être aurait-elle des nouvelles de Zacchary. Elle ne connaissait même pas son nom. Elle se précipite vers l’accueil qui avec déception, ne peut rien lui dire de plus. Les policiers eux par contre reviennent vers elle. Ce n'est pas qu'elle ne les aimaient pas, au contraire, elle se sentait en sécurité de les savoir dans le coin. Mais c'était dur de donner tout les détails de son agression. Mais heureusement Sergueï était avec elle cette fois-ci, et ils allèrent tous s'asseoir dans une petite salle d'auscultation à la demande de l'officier. Alors elle se met à raconter sa version des faits, la raison qui la poussé à prendre ce chemin, jusqu'à l'évanouissement de Zacc dans la rue principale. Elle donne la description des trois hommes, se souvint même d'un tatouage sur le plus coloré des trois. Elle pleure beaucoup et se réfugie à chaque fois dans les bras de son frère pour se redonner du courage. « Est-ce que vous pourrez venir faire les identifications quand nous aurons arrêtés quelques suspects ? » Elle se retourne vers Sergueï inquiète. Et si il la reconnaisse, et si il décide de la faire taire... Et si il la suive un autre soir ? « Vous pensez qu'ils peuvent revenir ? »
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MessageSujet: Re: He saved me [Sergueï ♥]   Jeu 20 Nov - 0:09

Je ne savais pas quelle heure il était, mais ce que je savais, c'était que je travaillais à mon bureau. Les cours étaient devenu un peu plus compliqué pour moi, mais ce que je faisais m'intéressait grandement. J'étais parti en science de l'environnement, et j'avais trouvé un équilibre à l'école. C'était ce qui m'importait. J'avais eu quelques déceptions, bien sûr, mais la vie continuait, et le plus important était toujours là : à savoir ma famille et surtout ma sœur, qui m'avait rejoint à Wynwood. Je me frottai les yeux pendant quelques secondes, un peu fatigué de ma journée. En plus de ça, j'avais trouvé un petit travail, je faisais quelques tâches physiques pour des personnes âgées qui ne pouvaient plus. Avec toutes mes activités, j'avoue que je n'avais plus énormément de temps pour la photographie, mais j'arrivais quand même à prendre quelques clichés de temps en temps. Trop fatigué pour continuer à travailler, je décidai qu'il était temps d'aller me coucher, si je ne voulais pas avoir la tête d'un zombie le lendemain matin. J'allai dans la salle d'eau pour me brosser les dents puis enfiler un simple jogging, j'aimais bien dormir torse nu. J'avais quitté la confrérie et donc le bâtiment des Nu Zeta, et j'avais voulu prendre un petit appartement à moi, où bien sûr Nat' était la bienvenue. Alors que j'allais éteindre la lumière pour enfin rejoindre les bras de Morphée, mon portable sonna. Je fronçais les sourcils, suspicieux. A cette heure-là, je ne voyais vraiment pas qui ça pouvait être. Mais ça devait être important quand même, et c'est ce qui me poussa à décrocher.

- Allo ? Sergueï Oleszak ?
- C'est lui-même. Que puis-je pour vous ?
- Est-ce que vous êtes disponible pour vous déplacer ?
- Euh … oui, il se passe quoi ?

Soudain, j'étais inquiet. La dame avait l'air de vouloir tourner autour du pot et forcément, moi, je me faisais des films. Qui avait eu un problème ? Encore Maeko et Anaeli à aller chercher au commissariat ? Si c'était le cas, je les tuais une fois arrivé là-bas. Mais non, j'étais à côté de la plaque. Au fond, j'aurais quand même préféré que ce soit mes anciennes camarades de confrérie.

- J'ai ici votre sœur, à l’hôpital, elle a eu un petit problème. On aurait besoin que vous veniez.
- QUOI ?! Elle va bien ? Elle a eu quoi ? Pourquoi c'est pas elle au téléphone ? Vous pouvez me la passer ? Mes parents sont au courant ? Qui lui a fait ça ?
- Il est encore trop tôt pour savoir monsieur, elle vous demande avant de répondre aux questions de la police. Dépêchez vous s'il vous plaît, elle a besoin de vous.

Elle n'avait pas fini sa phrase que j'avais déjà raccroché et enfilé un t-shirt ainsi que ma veste. Je n'avais que ma vieille voiture pour y aller, et j'espérais vraiment de tout cœur qu'elle ne me lâche pas, comme elle le faisait souvent. Je crois que je n'avais jamais conduit aussi vite et aussi dangereusement. Ce qui en soit était très débile, il y avait assez de ma sœur à l’hôpital, sans que je ne vienne la rejoindre. Je ne pensais à rien d'autre, j'avais juste peur de ce que j'allais trouver en arrivant. Elle n'était pas morte quand même ? Non, ce n'était pas possible. Juste blessée. Mais comment ? Beaucoup ? Juste un peu ? Elle était en capacité de me demander avant de parler à la police, ça voulait dire que ça allait à peu près bien, non ? En arrivant là-bas, je me garai comme un pied et sortis en trombe de la voiture sans même prendre le temps de la fermer. Je marchai à grands pas, incapable d'aller plus vite pour le moment, un peu comme si mon corps redoutait déjà. Je passais les portes, hurlant presque pour savoir où était ma sœur. Je voulais la voir, vérifier qu'elle allait bien, la prendre dans mes bras, savoir ce qu'il s'était passé. Une secrétaire m'indiqua le chemin et je m'engouffrai dans les couloirs sans même prendre le temps de la remercier. Quand enfin je l’aperçois, je me mets soudainement à courir, comme si elle allait disparaître si je ne le faisais pas. Elle se jette contre moi et je sens sa détresse, bien pire que la mienne.

- Je vais bien... Je vais bien.

Elle parla dans notre langue d'origine, et pour une fois, je ne la retins absolument pas de le faire. Ça me calmait un peu, qu'elle me le dise, mais pas entièrement. Non, elle n'allait pas bien, je le voyais, je le sentais, j'étais son frère, elle était ma sœur, et voilà. Je lui répondis tout en inspectant son visage avec délicatesse.

- Tu es sûre ? Absolument sûre?

Je ne voulais pas l'assommer avec 150 000 questions, mais je devais être certain qu'il n'y avait rien de grave. J'étais encore plus en colère de la voir dans cet état, mais je ne savais toujours pas ce qu'il y avait eu. Un accident ? Une bagarre ?

- Je vais bien je te dis. Dieu merci, Zacc est arrivé à temps.

Zacc, qui était Zacc ? Je voulais le lui demander, mais je voyais dans ses yeux que ce n'était pas le bon moment. Il ne fallait pas la brusquer, elle allait me dire ce qu'elle voulait et taire ce qui était trop dur. Elle s'excusa à cause de ça et je ne dis rien, me contentant de la laisser me serrer contre elle, répondant quand même à son étreinte. S'il lui fallait du temps, je lui en laissais autant qu'elle voulait.

- J'ai eu si peur, ils ont … ils ont essayé de... me ... Ils l'ont presque tué Sergueï. Zacc. Il… Il... était là, il m'a sauvé, vraiment... Il est encore aux urgences et si il lui arrive quoi que ce soit, je pourrais jamais me le pardonner…

J'avais du mal à comprendre, mais ce que je savais, c'était que quelqu'un part sur cette terre, une bande de mec allait se faire défoncer dès que j'en aurais l'occasion. ON NE TOUCHE PAS A MA PETITE SOEUR. Et si on le fait, on le paye. Elle était vraiment mal, je le voyais, et moi, j'avais peur de ne pas savoir la rassurer. Je décidai de mettre ma colère de côté un instant, elle n'avait pas besoin de ça. Je décidai de la prendre encore une fois contre moi, pour lui dire que j'étais là, que tout allait bien.

- Chuuut, calme-toi, c'est fini. Tu n'es plus avec eux. Laisse les médecins s'occuper de lui, ils sauront y faire. Tu iras le remercier plus tard, autant que tu veux, mais arrête de te tracasser, tu n'y es pour rien, d'accord ? Je t'interdis de le penser un jour. Occupe toi de toi pour le moment, ce Zacc sera content de savoir que ça va mieux, OK ?

Je ne savais pas si je m'y prenais bien, mais au moins, j'essayais. Je lui déposai un baiser sur le front jetai un coup d’œil derrière moi, vers une infirmière, puis lui fis un petit signe pour qu'elle s'approche. J'avais quelque chose à lui demander.

- Je peux l'emmener faire un tour ?

Elle acquiesça mais me demanda tout de même de ne pas sortir de l'enceinte de l'hôpital. Non, je voulais juste que Nat' ne soit plus à côté des policiers et de ce remue ménage qui lui faisait mal.

- Viens, on va marcher un peu, d'accord ?

Je lui pris la main, comme quand on était enfant et que je devais lui faire traverser la route, pour la protéger et lui dire qu'elle ne se perdrait pas. Je n'étais pas quelqu'un de très bavard, mais j'étais là, elle avait ma présence et mon soutien, elle le savait, et jamais je ne la laisserai. Nous n'allâmes pas très vite, pas besoin de courir dans tous les sens après tout.

- Tu veux manger un truc ? Tu n'as sans doute pas faim, mais je suis sûr que ça te fera du bien.

J'avais peur pour elle à ce moment et je ne savais pas quoi faire de plus. Maladroit, une autre question franchit mes lèvres, alors que ce n'était pas forcément ce à quoi elle pensait.

- Papa et Maman sont au courant ?

Si elle voulait que je ne leur dise alors, alors je ne dirais rien. C'était grave, oui, mais je ne pouvais pas trahir sa confiance, et elle leur en parlerait au moment où elle jugerait qu'elle le pourrait sans remuer le couteau dans la plaie. A cet instant, j'avais presque envie de me jeter au dehors et de retrouver les connards qui avaient fait ça à Natasza.
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MessageSujet: He saved me [Sergueï ♥]   Mar 18 Nov - 22:01

Sur le banc de la salle d'attente, Nat ronge ses ongles avec une angoisse évidente. Son cœur ne s'en remet pas et très vite, les policiers la regarde après avoir parler avec l'infirmière. L'un d'eux se pose à côté d'elle et elle baisse la tête, plus timide qu'à l'accoutumer, plus sûre d'être vraiment à l'aise avec la gente masculine. Bien sur, elle s'inquiète pour Zacchary, encore en chirurgie. Elle en a le cœur en miette, s'en veut sans vraiment pouvoir s'accuser. Quand le policier, d'une voix douce, essaye de lui soutirer des informations, la jeune alpha psi s'effondrent en larme. Car oui, c'est bien lui qui est gravement blessé. Nat s'en sort tellement bien, ses deux jambes encore valides, des bleus par ci, par là, pas même une égratignure sur le visage, des rougeurs, là où elle s'est défendue. Elle a mal à la tête, elle se souvient de sa tête qui avait cogné contre le mur pendant l'altercation. On lui a même fait passé un scanner en prévention. Pas même une commotion. Comme une suspect, Nat de sa voix tremblante, regarde le policier, les yeux en larmes. « Je peux passer un coup de fil ? Je … Je dois appeler ma famille. » « Bien sur, donnez vos coordonnés, l'infirmière va l'appeler pour vous. » il lui donne un papier et un stylo, connaissant par cœur le numéro de son frère, elle le tends, penaude au coéquipier de son interrogateur. Il esquisse un sourire, se voulant rassurant. Natasza était déçue, elle voulait passer l'appelle elle-même, entendre la voix rassurante de son frère, lui promettre qu'il arrivait le plus vite possible. Seigneur, qu'est-ce qu'allait raconter l'infirmière à son frère d'ailleurs. « Prends ton temps, je voudrais que tu me racontes depuis le début de ce que tu te souviens, le moindre détails est important. » Sa voix est raillé, et son accent, polonais, ressort comme jamais. Elle n'était pas concentrer et malgré l'intervention divine de Zacc, se remémorer les visages de ces hommes lui donnait envie de vomir. « Euh... je marchais dans la ruelle pour rentrer chez moi... Et en voulant prendre un raccourci, je me suis enfoncée dans une petite allée au croisement de Jackson Street et Ford Valley. Il.. il y avait ces trois gars, traînant dans l'ombre, j'ai essayer de les ignorer mais ... » Sa lèvre tremble et laisse échapper un sanglant. Elle remonte ses yeux triste vers le policier. « Je peux pas faire ça après avoir vu mon frère s'il vous plaît, je me sens vraiment pas bien. » « Oui bien sur, je reviendrais vers toi plus tard. » Il range son carnet et l'homme en uniforme s'éloigne du banc en rejoignant son partenaire. Nat explose en sanglot, se sentant gelée jusqu'à la moelle épinière. Elle voudrait appeler tout ceux qu'elle aime, mais c'était son frère dont elle avait le plus besoin à présent. Elle voulait se sentir en sécurité et l'entendre dire que tout ira bien.

Il ne faudra pas des masses de temps pour que la tête brune de son frère fasse son apparition dans l'allée des urgences. Un profond soulagement l’inonde, malgré ses yeux inquiets qu'il affiche. Elle cours vers lui, presque aussi vite que lui. Avant de lui tomber dans les bras en laissant éclater ses sanglots. Elle était loin de pouvoir faire face à ce genre d’événement et son véritable héro était arrivé. Elle ne serait jamais assez reconnaissante envers Zacc, et dieu sait ce qu'elle devra se reprocher lorsqu'il sortira du bloc, s'il en ressort un jour. Son estomac se tords à ces pensées et elle parle de plus belle alors que Sergueï essaye de comprendre. Elle se mit à parler en Polonais par instinct. « Je vais bien... Je vais bien » Continue-t-elle d'annoncer comme pour se convaincre. Il inspecte son visage légèrement enflé du côté de sa lèvre. Un gifle un peu trop forte, une douceur en comparaison de ce qu'a subit Zacc. Alors elle se force à minimiser ses blessures. « Je vais bien je te dis. Dieu merci, Zacc est arrivé à temps. » Ses yeux se remplissent de larme à nouveau et la peur évanouit fait trembler ses jambes. « Pardon. » Elle le sert fort contre lui, son étreinte la rassure. Elle peut enfin se détendre. « J'ai eu si peur, ils ont … ils ont essayé de... me » Elle n'arrive pas à aller jusqu'au bout de la phrase, imaginer ce qui aurait pu se passer était trop affreux. « Ils l'ont presque tué Sergueï. Zacc. Il... » Entre deux reniflement, elle essaye d'expliquer que grâce au sigma Mu, elle avait évité le pire. « Il... était là, il m'a sauvé, vraiment... Il est encore aux urgences et si il lui arrive quoi que ce soit, je pourrais jamais me le pardonner... »
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