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 Down to the forest, asshole never dies [Fawn]

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MessageSujet: Re: Down to the forest, asshole never dies [Fawn]   Dim 4 Jan - 3:37

Fawn, elle s'appelait Fawn ! Voila un prénom, dont la situation présente fit sourire Ethan, intérieurement. Elle ne pouvait pas mieux porter son prénom compte tenu des endroits où elle aimait traîner, pensa le jeune garçon. Du genre asocial, Ethan aurait pu se retourner sur la nature, sauf que même la nature lui a fait du mal. Elle s'appelait Katrina... Son univers imaginaire était plus rassurant et amicale. S'enfermer pendant des heures dans sa chambre et écrire sur son ordinateur, toutes les histoires extraordinaires qui lui passait par la tête. Parfois il en était fier, parfois moins. Comme cette fois, ou son professeur de littérature, n'a pas ménager les sentiments d'Ethan avant de critiquer ouvertement sa dernière nouvelle, la traitant de torchon à peine bonne à lire dans les toilettes. Fier comme il était, il avait mal encaissé l'avis de son aîné et son répondant lui a valu une heure de retenu un samedi matin. Tout ce qu'il déteste !

C'était plus fort qu'Ethan, d'aborder le sujet des gens malsain. Pour lui, il était partout et les filles étaient les meilleures cibles. Il le voyait avec sa sœur, si jolie, si gentille, si vulnérable. S'il lui arrivait un jour quelque chose, il en deviendrait malade. Si elle devait traîner dans ce gens d'endroit désert, même de jour, il deviendrait même fou de colère. Quel genre de parent pouvait bien laisser leur fille trainer dehors à cette heure ? En y repensant, les siens de parents n'étaient pas des modèles, mais ses grands parents avaient pris la relève pendant quelques années et ça avait été formidable. Ensuite Jack et Seth ont toujours compenser le manque d’intérêt de leur père, à s'occuper des plus jeune.  Au fond, sa famille était dysfonctionnelle, mais elle continuait d'exister. C'était le plus important. La réaction de Fawn, n'échappa pas au regard d'Ethan, même dans la pénombre. Ce qui dans un sens le fit tiquer sans pouvoir expliquer ce ressentiment. Elle était stressé et peut-être même qu'elle commençait à avoir peur de lui. Cette idiot parle de détraqué, il pourrait en être un et au fond, il se demande s'il pouvait en devenir un, si c'était génétique. Sa mère était une femme normal avant qu'elle pète totalement un plomb et devienne le monstre qu'il a toujours connu.

Habillé et enfin un regain de dignité. Déjà qu'il n'aimait pas son corps, il aimait encore moins le dévoiler aux autres. Ethan suivait Fawn avec son sac sur l'épaule. Parfois, il devait enjamber les branches mortes sur le sol, parfois, il frissonnait d'horreur lorsqu'il sentait qu'il avait traverser une toiles d'araignée.  Se frottant de partout en espérant avoir chasser la bestiole si jamais elle était sur sa toile. Il détestait la Floride et dans son malheur il était chanceux d'avoir fini dans une fôret à l'extérieur de la ville et non dans les marais des Everglades. Manquerait plus que les alligators pour finir sa journée. Tout ces pensées le rendait encore plus d'humeur maussade et il se mettait à soupirer fortement.  « Je dois avouer que je n'y avais pas pensé ... Je veux dire ... Pour moi, les balades en forêt ... C'est la routine, l'habitude. Je l'ai toujours fait sans me soucier une seule seconde de ... De ces gens malintentionné. J'ai arrêté d'y penser, à eux ... Je les fuis. Mais ils sont partout pas vrai ...  » Sa phrase lui fit écho comme un boomerang. Elle n'aurait pas pu frapper plus fort. « C'est stupide d'arrêter d'y penser... C'est pas parce que tu les vois pas, qu'ils n'existent pas. Parfois les monstres prennent les plus cosy des masques... » Sa mâchoire se serre et il ne sait pas s'il pense réellement à sa mère ou son géniteur.

Ethan n'arrêtait pas de marcher et ça commençait à être sérieusement long. Il détestait les choses physique, même une chose aussi simple que la marche. Déjà qu'il n'aimait pas ça petit quand il vivait à la nouvelle Orléans, il déteste toujours autant ça.  « Tu ... Tu veux bien attendre là, deux minutes que j'aille voir un truc ?» Il la regarda avec des yeux ronds, avant qu'il ne s'éloigne. Il laisse tomber son sac sans violence, son précieux toujours à l'intérieur. L'air se faisait de plus en plus humide et désagréable. Ils étaient loin de la mer, il pouvait le sentir au manque d'iode dans l'air. Seul, il ne put s'empêcher de se parler à lui même. « Super ! On est perdus et je me retrouve coincé avec une idiote ! » Il lève les yeux au ciel, sans espoir de voir les étoiles, caché par le feuillage. Pourtant, il voyait un peu le ciel, la forêt n'était pas si dense dans les hauteurs. Il fronça les sourcils, en penchant la tête de droite à gauche. La lune était éclatante, ce qui les avait éclairé toute la soirée. Et même si la nuit avait pris bien place depuis l'arrivé de Fawn, aucun nuage, n'était venu taché le ciel. « Fawn !! » Beugla-t-il ! Quand le joli minois de la jeune fille arrive, il pointe le ciel du doigt. « C'est pas moi l'expert mais... Tu remarques pas quelque chose ? » Il regarde le ciel en même temps qu'elle et la regarde ensuite. A son expression, il comprit qu'elle était perplexe. Avait-il perdu la boule. Pas vraiment. Mais un sourire d'auto satisfaction borda ses lèvres. Fier d'être plus intelligent que miss nature. « Le ciel est dégagée et il n'y a aucun étoile... Traduction, les lumières de la ville sont trop fortes... traduction ! On est pas loin d'un patelin éclairé de lampadaire ! » Ponctue-t-il sa phrase comme si il la prenait de haut. « On doit être sur l'extrémité de la foret, on prend juste la mauvaise direction. Si tu veux mon avis, on devrait arrêter de chercher un sentier et prendre une direction et marcher tout droit... » Ils échangèrent un regard, elle n'avait pas l'air convaincue... « Si même toi l'amie des plantes, tu te perds là, mon idée ne vaut pas mieux que les tiennes ! Au point où on en est... » Et il n'avait pas l'attention de débattre, il pris la direction d'où venait Fawn et la dépassa avant de rajouter. « Tu fais ce que tu veux, mais moi je penche pour la bas... »

Ils marchèrent pendant plusieurs minutes. Ethan commençait à être essoufflé et ses pieds étaient trempés par les basses herbes. Quand de la lumière travers les branchages, un sourire vainqueur illumine son visage, il accélère le pas. « Tu vois, je t'avais dis ! » Il continue dans cette direction avant de stopper net et se retrouver face à un haut grillage... Il en resta muet de frustration. Passant ses doigts entre les grilles, ses épaules s'affaissent et sa tête se baisse vers le sol. Il respire fortement, même très fortement. Avant de lâcher un cri de rage et secouer férocement la grille. « Putain. On est dans un foutu parc naturel ? Tu pouvais pas le dire plus tôt ? » Se retourne-t-il brusquement sur Fawn, qui avait décidée de le suivre. La patience d'Ethan arrivant à sa fin, il ne contrôlera pas la suite. « Nan mais de quel planète tu viens ? T'es née de la dernière pluie ? Ta le cerveau d'un enfant de 4 ans ou t'es juste née avec des déficiences mentales, bon sang ça se dit proche de la nature, mais c'est même pas foutu d'ouvrir un guide sur les trekkings en forêt !! »
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MessageSujet: Re: Down to the forest, asshole never dies [Fawn]   Sam 27 Déc - 19:55

Malgré son attitude plus que désagréable, je faisais tout ce que je pouvais pour garder le contrôle de moi même et ne pas sombrer dans l'angoisse et la panique qui s'emparait de moi, à chaque fois dans de telle situation. Enfin ... Je devais admettre que celle ci était plutôt différente de toutes celles que j'avais pu connaître. Les circonstances étaient assez particulière et l'ambiance ne manquait pas de l'être aussi. Je me retrouvais en pleine forêt, à la nuit tombée avec un jeune homme dont j'ignorais tout, presque nu, qui, avant que je ne le délivre était attaché à un tronc d'arbre comme un pauvre enfant qui aurait eu le rôle du cowboy capturé par les Indiens. De plus, j'avais peiné à le défaire de ses liens, continuellement guidé par sa voix ou bien maltraité. Parce que non, ce gars n'était pas reconnaissant, ou tendre. Il ne se rendait pas compte que j'aurai pu le laisser la, et faire mine de ne pas le voir. Mais c'était plus fort que moi. Je devais l'aider. Et je l'avais fait. J'avais réussi avec un peu de mal mais mieux valait tard que jamais. Sans mon téléphone, je ne pouvais appeler personne pour nous ramèner. Et en y pensant...  Même si je l'avais eu sur moi, je n'aurais pu passer un coup de fil qu'à ma soeur, ce que je me serais abstenue de faire pour ne pas encore la déranger.  Je devais me débrouiller seule un peu. Je devais prendre mes responsabilités. Grâce au couteau que j'avais normalement toujours sur moi, l'inconnu était enfin libre de ses mouvements mais sa "joie" disparu rapidement. Sa principale préoccupation était ses affaires. Ce n'était pas étonnant. Je me doutais que de se retrouver en caleçon dans les bois, ce ne devait pas être le top. Malheureusement, je ne les avais pas vu en venant... Spontanément, j'annonçais que nous n'avions plus qu'à les chercher. A ce moment précis, je m'attendais de nouveau à une remarque qui m'obligerait à baisser les yeux mais il n'en fut rien. Il se contenta de soupirer fortement ce qui m'agaçait. L'observance furtivement, sa nudité me marqua un peu plus que précédemment, et rapidement je retirais ma large veste pour la lui jeter au visage afin qu'il se la mette sur le dos. Je je manquais pas d'essayer d'accompagner mon geste d'une parole désagréable comme lui. Ce n'était pas le top, mais c'était déjà ça. « Je sais que c'est trop petit pour toi, et ça doit surement être trop féminin ou je ne sais quoi, tu vas encore trouver de quoi dire, mais tu mets ça, et on va chercher tes affaires. » Ma voix s'était faite autoritaire et un léger sourire de satisfaction étira mes lèvres sans que je ne m'en rende compte alors que je m'éloignais de lui. Mais... « T'es bûcheronne un truc du genre ? Ou tu l'as volé à ton père ?» Non mais n'importe quoi. Je me retournais vers lui, jetait un oeil à la veste qu'il tenait encore dans ses mains et m'en retournais sans rien dire. Cette veste était à moi et non, je n'étais pas bûcheronne. Mais il fallait admettre que je me rapprochais plus de cela que de danseuse étoile.

Je l'ignorais. Ou du moins, j'essayais. Mon regard s'arrêtait malgré moi, sur lui chaque fois qu'il apparaissait dans le moindre petit recoin de mon champs de vision. Je guettais les alentours à la recherche de ses affaires me concentrant au maximum mais rien n'y faisait. Je savais qu'il était là, plus ou moins près. Surement ne prêtait-il pas attention à moi, mais de mon côté c'était comme plus fort que moi. Tête baissée à l'affût du moindre bout de tissus, j'arpentais les environs en faisant tout pour me sortir son visage de la tête. Ses tâches de rousseurs et sa minceur étaient les seuls détails que j'avais pu remarquer de lui dans la faible lueur de la lune. Il me ressemblait ... Ou non, peut être que ça n'avait été qu'une simple impression. Oui, ce devait être cela. Ce n'était qu'une impression. A l'instant où je secouais inutilement la tête comme pour qu'il s'en échappe, mes pieds buttèrent lamentablement contre ... Quelque chose et je me retrouvais étalée de tout mon long sur le sol. Heureusement pour moi, j'avais pu me servir de mes mains libres pour amortir ma chute mais je sentais que mes genoux en avaient pris un coup et que ma tête, malgré ma tentative de la protéger avait reçu un choc. Je me sentais bizarre pendant un temps. Pour me faire discrète, j'avais retenu un petit gémissement lors de ma chut mais le bruit que le contact de mon corps avec la terre avait fait n'avait pas échappé au jaune homme qui, contre toutes attentes, accourut. « Hey ! Ça va ? »    
Levant mon regard vers lui, je remarquais la main qu'il me tendait et m'en aidait pour me relever. Je confirmais alors que j'allais bien d'un signe de tête même si moi même, je n'en étais pas réellement certaine.Mes yeux s'agrippaient aux siens en une fraction de seconde et il me fallut le même temps pour m'en détacher. Je ne voulais pas le regarder. Instinctivement, je me retournais pour voir la raison de ma cascade, en frottant mon jean afin de le dépoussiérer. Découvrant un sac, je demandais à Ethan si ce n'était pas ce qu'il cherchait. Je le ramassais alors mais ne le gardais pas bien longtemps puisque, presque immédiatement, il m'arracha le sac des mains et inspecta le contenu. Sympa la reconnaissance. En tous les cas, je le trouvais étrange. Je le regardais faire et ne manquais pas d'arquer un sourcil lorsqu'il serra son ordinateur contre lui. J'eus alors l'impression que ça vie en dépendait ... Peut être était-il ce genre de jeune enfermé dans un monde virtuel, comme moi je m'étais enfermé dans ma chambre ... Peut être était-il fragile et vulnérable. Plus qu'il ne voulait le faire paraître. Bêtement, je me sentais rougir. Mon comportement était désagréable, je le dévisageais presque en m'interrogeant sur ce qu'il était. Pourtant, lorsqu'il alluma son ordinateur et qu'un flot de lumière nous engloutit, nous nous retrouvions dans la même situation. Il m'observait, comme s'il m'analysait. J'étais gênée et très mal à l'aise, puis, il disparu ... Enfin. Façon de parler. Il s'écarta juste de la lumière qui m'éblouissait avant de me demander de rester où j'étais pour qu'il s'habille. Donc, il avait retrouvé ses vêtements ... Tant mieux.

Après avoir reçu la veste que je lui avais moi même envoyé quelques minutes plus tôt, je l'enfilais pour me couvrir. Le froid commençait vraiment à s'installer sans trop que je ne m'en rende compte. Récupérer mon vêtement était donc bienvenu. Alors qu'il revenait, j'observais vaguement sa silhouette. Il était vraiment très grand et particulièrement mince. Je n'arrivais pas à lui fixer d'âge ... C'était quelque peu agaçant.  Je l'imaginais tantôt plus grand, tantôt égal à moi sans jamais me décider. Peut être pouvais-je poser la question ... Non, surement pas. En tous les cas, ce n'était pas véritablement le moment de poser la question étant donné son humeur. Il commençait à râler sur le fait que son téléphone n'était plus là. Il ne fallait pas rêver, ils lui avaient tout laissés, sauf son portable. Sinon, à quoi ça aurait servi de le traîner jusqu'ici et de l'attacher... Je ne savais pas qui avait fait ça, mais je les détestais ... Comme motivé à tout "déballer", il s'intéressa ensuite à moi pour me faire remarquer que je n'avais pas donner mon prénom. « Je pensais qu'en donnant mon prénom tu le ferais... » Oh, zut ... J'avais complètement oublier cela ... Fallait dire qu'avec son attitude, les bonnes manières m'avaient complètement échappé. Entre deux de ces phrases, je balançais mon prénoms à la hâte. « Fawn Rivest, c'est comme ça que je m'appelle.»Très vite, il enchaînait et me demandait si je connaissais le chemin du retour à la civilisation. La ... Civilisation ? A ce mot, je soupirais intérieurement. Encore un être qui préféré le monde pourri dans lequel nous vivions plutôt que la base des bases ... La nature. Pour moi, c'était tout. La nature était le repère. Le centre de mon univers. Ma vie tout entière. « Bien sur que je connais le chemin pour la civilisation ... Tu n'as qu'à me suivre ça ne devrait prendre ... Qu'une petite demi heure au minimum ... » Sans le vouloir j'avais insisté sur le mot "civilisation" comme pour lui faire passer un message que moi même je ne comprenais pas. Idiote. Je me taisais soudainement, sentant malgré la pénombre son regard posé sur moi. Encore une fois, je déviais les yeux vers autre chose, vers quelque chose que je ne pouvais pas voir à cause de l'obscurité. Je voulais l'éviter. Le fuir comme on fuit la peste pour une raison que j'ignorais. « Tu sais que traîner dans les environs toute seule c'est dangereux ? Je suis content que tu m’ait aidé, mais... » Pourquoi me parlait-il de cela. Alors que jusqu'à présent j'avais réussi à me contrôler, des souvenirs douloureux refaisaient surface en moi. Je me souvenais de tout simplement à cause de sa question. Le danger. Oui, je n'y avais pas pensé une seule seconde. Comment pouvais-je être en danger ici ? En plein dans mon élément. La question était bête mais tout était évident. J'étais vulnérable. Alors que je pensais et repensais, Ethan avait fait une pose avant de reprendre. « Mais tu pourrais attirer des gens malintentionné. Surtout avec ta tête de poupée et son air naïf... »

Une tête de poupée et un air naïf ? Oui ... Il disait vrai. C'était ce que j'étais .. Naïve. Devais-je me méfier de lui ? Devais-je me méfier de ce gars après l'avoir aidé ? Surement. Alors que je n'y avais pas pensé jusqu'à maintenant, je n'arrivais plus à m'arrêter. M'auto-frottant les bras, je lui tournais le dos déclarant que nous devrions peut être y aller. J'évitais alors tout ce qu'il venait de dire, un temps. Nous marchions pendant environ cinq minute en silence jusqu'à ce que je ne puisse plus tenir ma langue.  « Je dois avouer que je n'y avais pas pensé ... Je veux dire ... Pour moi, les balades en forêt ... C'est la routine, l'habitude. Je l'ai toujours fait sans me soucier une seule seconde de ... De ces gens malintentionné. J'ai arrêté d'y penser, à eux ... Je les fuis. Mais ils sont partout pas vrai ...  » Sur les derniers mots, le volume de ma voix avait nettement diminué, comme si je parlais à moi même. Peut être avait-il entendu au fond ...
Après un petit moment de marche hors sentier, nous regagnions une route de terre battue que j'avais emprunté en venant, pourtant ... Après quelques petites minutes, j'avais l'impression de revoir les mêmes arbres, les mêmes ombres ... J'avais l'impression de tourner en rond.   « Tu ... Tu veux bien attendre là, deux minutes que j'aille voir un truc ?» Sans attendre ma réponse, je m'éloignais persuadée que j'avais beau tout fait pour le cacher, mais qu'il avait surement compris à ma voix que nous étions perdus.

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MessageSujet: Re: Down to the forest, asshole never dies [Fawn]   Dim 14 Déc - 23:27

Pourquoi ne l'avait-elle pas abandonné déjà ? Personne n'arrivait à supporter Ethan lorsqu'il agissait comme le plus grand des connards, pas même Jack. Alors pour s'obstinait-elle à l'aider. Voila ce qui trottait dans la tête d'Ethan, alors qu'il était enfin libre. Mais sa préoccupation pour la jeune fille était d'aussi courte durée, lorsqu'il réalisa que son ordinateur avait disparu. Ses livres, ses devoirs, ses effets personnelles pouvaient croupir dans une benne il s'en foutait. Il voulait juste son ordi, ou plutôt les données qui étaient dessus. Il était créatif mais tout réécrire depuis le début, c'était impossible. Toutes ses œuvres, ses nouvelles étaient dedans. La colère le rongeait plus l'angoisse lui soufflait qu'il avait tout perdu. Il demande, plein d'espoir à la jeune fille. Priant un dieu qu'il méprisait, qu'elle l'ait vu. Elle secoue la tête, cette négation le rend fou à l'intérieur, mais il reste léthargique en regardant autour de lui, manquant désespéramment de lumière. « Maintenant, y'a plus qu'à chercher ... » Il s’apprêta à répondre de façon sarcastique et de manière sèche avant de se retenir, violemment se retenir. Il ne fit que soupirer fortement, n'en pensant pas moins cependant. Il était déjà en train de la traiter de tout les synonymes possible pour stupide. Il commence à marcher dans les bois, désagréable lorsqu'on est à pied nus. Elle lui tends une veste, assez large pour être celle d'un homme. Il la regarde elle, puis la veste, puis elle, avec un air toujours aussi renfrogné.  « Je sais que c'est trop petit pour toi, et ça doit surement être trop féminin ou je ne sais quoi, tu vas encore trouver de quoi dire, mais tu mets ça, et on va chercher tes affaires. » Quand il regarde le vêtement, un peu petit pour ses grands bras et son allure dégingandé sûrement, mais trop féminin, c'est pas vraiment le terme qu'il aurait choisi. « T'es bûcheronne un truc du genre ? Ou tu l'as volé à ton père ?» En plus, elle n'a même pas donné son nom. Pas qu'il tienne forcément à le connaître, mais si elle doit rester autour de lui bêtement comme ça, ça serait pratique qu'il le sache. Et il ne l’appellera pas par le même genre de surnoms qu'on lui a collé dans son enfance, à cause de ses taches de rousseurs. Le garçon la regarda faire, scanner l'endroit du regard à la recherche de ses affaires. Il se remettait à culpabilisé d'être aussi con. Pourtant, elle l'avait aidé, il était incapable de faire la part des choses. L'humiliation qu'il ressentait, l'empêcher de se montrer aussi agréable qu'avec n''importe inconnu. Pourtant Li, elle avait beau être jolie, il ne l'avait pas autant mal traité. Maltraitance. Ce mot lui fit frissonner la colonne vertébrale et s'en voulu encore plus. Ce n'était qu'un idiot.

Il n'a pas le temps de réagir, qu'il entend un gros boum, en une seconde, elle disparaît, face au sol. Ses jambes avaient réagis avant son cerveau et il s'était précipité vers elle pour la relever. « Hey ! Ça va ? » Demanda-t-il réellement inquiet. Elle prend sa main, il la tire vers le haut, elle n'est pas vraiment lourde, même pour un asticot comme lui. « Ce serait pas ça que ... tu cherchais ? » Ethan eut fini de se soucier de la jolie inconnu, lui arrache presque le sac des mains et l'ouvre en vitesse pour regarder si l'ordi y était toujours. Et en bonne état, elle était tombée à cause de ça, manquerait plus qu'elle l'ait pété. Il sort le pc portable dans un soupire soulagé, le serrant contre lui. « Dieu merci, c'est intact. » Il allume l'appareil et le pose sur le côté. Apportant une grande lumière dans les ténèbres grâce à l'écran. Révélant un peu mieux les traits de la Nu Zêta. Sans sa veste, sa silhouette était un peu plus visible, elle était gracieuse, des longs cheveux raides, un visage fin, sans imperfection. Il avala sa salive, plus gêné que jamais. Puis s'écarte de la lumière, préférant soudainement les ténèbres. Il en était, après tout, le fruit. Il fouille un peu plus dans le sac et nouveau soupire de soulagement. Ces couillons, n'avaient pas été totalement dégueulasse, ils avaient mis ses vêtements et ses baskets dans le sac. « Reste là, je vais m'habiller. » Il retire la veste et lui balance sans vraiment de tendresse. Bermuda, t-shirt et basket, il se sentait largement plus humain et plus digne .

Il revient dans la lumière de l'écran, rassuré que son appareil soit en parfait état. Il regarde si un réseau wifi traînait pas dans les parages. « Ils laissent l'ordi, les vêtements, mais mon téléphone ça les auraient démangé... On capte rien ici pour que je puisse me connecter. » Il éteint son pc et le range dans son sac avant de le porter sur son épaule. « Bon, tu m'as toujours pas dit comment tu t'appelais, je pensais qu'en donnant mon prénom tu le ferais... » Il lève les yeux au ciel, c'était pas ce qu'il était parti dire. Il soupire, exaspéré de lui-même. « Tu connais le chemin pour le retour à la civilisation ? Que j'appelle mon frère pour qu'il vienne me chercher... » Il regarde son visage dans la pénombre. Qu'est-ce qu'une jeune fille comme elle fait en forêt toute seule, à la nuit tombante. « Tu sais que traîner dans les environs toute seule c'est dangereux ? Je suis content que tu m’ait aidé, mais... » Il y pense après tout, il sait que ça existe, il sait que certains hommes sont des sauvages. Après tout c'est dans son sang à lui aussi, qui lui dit qu'il ne se transformera pas en un loup lui aussi. Il baisse la tête, déviant son regard. « Mais tu pourrais attirer des gens malintentionné. Surtout avec ta tête de poupée et son air naïf... »
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MessageSujet: Re: Down to the forest, asshole never dies [Fawn]   Sam 6 Déc - 17:39

Je ne parvenais vraiment pas à comprendre comment, encore aujourd'hui on pouvait faire des choses comme cela. Attacher quelqu'un à un arbre, en caleçon, à la nuit tombée. Non, vraiment, ça me dépassait ... On était, de toutes les façons possibles, des gens civilisés et pourtant, des choses comme ce qu'il venait de se passer me prouver le contraire. L'homme n'est pas si civilisé que ça ... Ou du moins pour certains. Moi, face à des situations, des injustices de ce genre, j'avais du mal à ne rien faire.  Il avait appelé à l'aide et par chance, j'étais là. Je dis pas qu'il ne méritait pas que je l'aide, mais il était désagréable ... Et malgré cela, moi, je restais celle que j'étais. Celle qui ne disait rien, qui gardait pour elle, qui subissait. Encore.
Je le libérais, lui retirais ses liens ainsi que le sac qui obstruait sa vue et cachait son visage. Il avait des tâches de rousseurs, comme moi. C'était surement la première chose que j'avais remarqué chez lui, puis ses yeux clairs. Il était beau. Grand et mince, mais je ne m'attardais pas et détournais le regard demandant au passage qui avait fait ça. « Qu'est-ce que ça t'avance de savoir les coupables, tu vas me venger peut-être ? ». Ok. Ça c'était fait. Je restais surprise et balbutiais. « Non, non ... C'est juste que ... Je ... ». Embarrassée, je baissais la tête, enfouissant mon regard dans le sol, puis fixant mes pieds. Peut être que de cette manière, il ne me verrait plus. T'es stupide Fawn. Oui, je sais. Je sentais alors  du mouvement et m'intéressais de nouveau à lui. Il essayait de défaire le cordage par lequel j'avais voulu commencer avant qu'il ne me dise de me concentrer sur ses poignets. Puis, j'annonçais tout bêtement que j'aurai bien appeler quelqu'un mais que je n'avais pas mon téléphone. Peut être que j'aurai mieux fait de me taire. « Et en plus t'es une lumière. » Au plus mal, je me mordais la joue, pour retenir les larmes de monter jusqu'à mes yeux. Oui, j'étais ce genre de filles. Celle qui pleure pour un rien. Celle qui ont peut des autres. Peur des réflexions. Il était méchant. Je décidais alors de faire comme si je n'avais pas entendu, mais le mensonge, je ne savais pas faire. Surement avait-il remarqué que j'étais déstabilisée par sa faute. Par sa manière de parler, par sa façon d'être. J'aurai pu partir, le laisser se débrouiller si je l'avais voulu, mais ce n'était pas moi. J'étais bien trop gentille pour faire cela.  

A l'instant où, je proposais de chercher de quoi couper, il lança une nouvelle fois quelque chose que je n'avais pas vraiment entendu mais qui avait l'air tout aussi sympathique que le reste. M'enfin, j'essayais de ne pas trop y faire attention. Sinon, je risquais de pleurer, et il en était hors de questions. Je parcourais le sol du regard à la recherche d'un objet coupant quand au bout de six ou spet minute, je me rappelais de ce qui devait se trouver au fin fond de mon sac. Oui, j'étais quasiment sûre qu'il devait y être. Exécutant un tour circulaire sur moi même, à la recherche de mon sac, je me dirigeais vers lui une fois repéré. Agenouillée dans l'herbe humide, je sortais tout ce que mon sac contenait soit une bouteille d'eau presque remplie et les deux, trois biscuits que j'avais emporté pour grignoter. Il fallait que je pense à lui proposer. Il en avait surement plus besoin que moi. Mais là, ce n'était pas le moment. Je passais ma main dans tous les sens contre le fond du sac lorsque mes doigts heurtèrent l'objet voulu. Mon couteau. Qu'est-ce que je faisais avec ça dans mon sac ? Légitime défense. On ne savait jamais. Je voulais juste l'avoir dans le cas où, ça se reproduirait. D'un côté, ça me rassurait un peu de le savoir encore là. Cela faisait un moment que je n'y avais plus pensé et d'avoir la certitude qu'il traînait dans ma besace, m'enlevait une pression. Laissant retomber mon sac par terre et me relevant en hâte, je manquais de trébucher en me dirigeant vers les jeune homme surement très impatient de pouvoir reprendre l'entier contrôle de ses mouvements. D'un simple coup de poignet, j'enlevais la sécurité de l'arme et la lame se déclencha. Arrivée à son niveau, j'évitais son regard tout en me penchant pour couper le cordage. Et là, il s'excuse. « Ce n'est rien ... ». J'aurai pu lui en remettre une couche, mais moi, je pardonnais tout. En à peine une minute,il était libre. Le fil épais tombait au sol et l'inconnu se relevait. Il s'exclamait tout en dégourdissant ses jambes.
Puis, pause.
« Aheum »
Oui, effectivement, c'était le cas de le dire. Je comprenais ce qui le dérangeait et évitais de trop en rajouter. Il était en sous-vêtement et surement ne voulait-il pas qu'on le regarde de la tête aux pieds.  Rougissant, je tournais rapidement la tête alors qu'il poursuivait.
« Je m'appelle Ethan... Je te remercierai de garder ça pour toi ! Bon tu sais comment on part d'ici, j'aimerai rentrer chez moi et m'habiller... » Bien évidemment que j'allais garder ça pour moi ! Avais-je vraiment la tête de ces filles qui ne savent pas tenir leur langues et qui adorent raconter ce qu'elles ne devraient pas dire ? Non, pour cela, franchement, il pouvait être tranquille.

Incapable de parler, j’acquiesçais seulement les deux choses de la tête. Oui, j'allais garder cela secret, même Bambi n'en saurait rien et oui, je savais comment sortir d'ici. Sa question était stupide mais je préférais ne rien dire. J'allais faire demi tour, pour ramasser mes affaires quand d'une voix que je ne lui connaissais pas jusque là, il dit.  « Dis moi, t'as pas vu des affaires dans le coin, un sac par exemple, un ordinateur même ! Dis moi que t'a vu ça dans le coin ! » . C'était bien ce que je me disais. Sa semi amabilité n'était pas durable. Trois minutes, ce devait être le max. Tant pis. C'était déjà mieux que rien. Mais, non. Je n'avais pas vu d'ordinateur, ou de sac ... J'hésitais à lui dire la vérité de peur qu'il s'élance vers moi et me secoue dans tous les sens. Mais d'un autre côté, lui dire que oui, j'avais vu ses affaires, était tout aussi bête. Une nouvelle fois, sans rien dire, je secouais la tête en signe que non. « Maintenant, y'a plus qu'à chercher ... ». Encore une fois, je m'attendais à un retour de sa part, par rapport à ce que je venais de dire. Mais sans attendre, je me dirigeais vers mes propres affaires pour les récupérer. Au passage, j'enlevais ma veste et en retournant vers lui, la lui jetait dessus. Geste inattendu même pour moi, mais je ne lui laissais pas le choix. Je prenais le peu de courage qu'il y avait en moi, à deux mains et balançais : « Je sais que c'est trop petit pour toi, et ça doit surement être trop féminin ou je ne sais quoi, tu vas encore trouver de quoi dire, mais tu mets ça, et on va chercher tes affaires. » Je m'étais surprise moi même. Je ne savais pas que j'étais d'être aussi ferme, voir autoritaire ... Peut être que ce n'était que dans certaines situations et que celle ci en était une. Sans même attendre qu'il dise quoi que ce soit, je m'éloignais à la recherche de ses affaires.

On allait trouver. Ou du moins, je l’espérais. Dans un silence, nous cherchions un peu partout, jusqu'à ce que je trébuche violemment sur quelque chose. En quelque seconde, je me retrouvais allongée par terre, la tête contre le sol. Je restais sonnée quelques minutes. Peut être trois. Je ne m'attendais pas à ce que ... Ethan m'aide ... Mais il l'avait fait. Il avait tendu une main que j'avais saisi hésitante. J'attendais comme chaque fois depuis que je l'avais aidé la moindre réflexion de sa part. Mais bon.
Me relevant, je décidais quand même de regarder ce qui m'avait fait tomber.

« Ce serait pas ça que ... tu cherchais ? »

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MessageSujet: Re: Down to the forest, asshole never dies [Fawn]   Jeu 4 Déc - 2:37

Le son de sa respiration, la douceur de ses doigts quand elle essaye de le détacher. Il n'y avait pas besoin de voir pour deviner qu'il s'agissait d'une fille. Ça l'angoissait et il se renfrognait. Pire il était en rage contre ses bourreaux. Et voilà encore ridicule, devant une nana. Quitte à ce qu'elle se moque, autant être désagréable, comme ça elle ne verra rien d'Ethan. Elle verra pas qu'il souffre d'être le bouc émissaire, elle ne verra pas qu'il est humilié jusqu'à l'os et il pourra faire semblant de se sentir encore fier. Même en caleçon...

Je ... Je suis désolée. C'est très serré et ... J'essaie mais ... Ah ! Ça y est !

Au son dont tremble sa voix, Ethan s'en veut immédiatement. T'es un qu'un sombre débile Ethan, tu mérites pas qu'on vienne te sauver de ta misère. Tu mérite pas sa gentillesse. Il ramène ses poignets vers lui. Ses épaules sont soulagés de la tension vers l'arrière. Il voulut retirer le sac mais elle le prit de cours et il écarquilla les yeux sur la nature. La lumière longtemps privé, lui agresse la rétine, juste pour une seconde, aussi faible soit-elle. Il fronce les sourcils tout en frottant ses poignets. Ils sont marqués, les enculés ne l'avait pas épargné. Pour une blague, ils étaient allé plutôt assez loin. Ce qui l'énervait d'avantage. Énervé contre lui même, d'être aussi faible. Toujours pris pour cible, toujours le plus faible. Il faudra qu'un jour il l'admette, que même nature ne voulait pas de lui sur terre. Persuadé d'être une erreur de parcours dans ce monde. Il bougonne encore, dans sa barbe, lorsqu'elle vient lui faire face. « Merci... » Ses yeux, habitué maintenant à l'obscurité et la lumière faible de la lune. Reconnue les traits fins et délicats d'une adolescente. Son cœur manque un raté. Il aurait aimé qu'elle soit moche, repoussant, qu'il puisse au moins la regarder dans les yeux.  C'était plus fort que lui, il la dévisageait comme si elle dérangeait. Avec son air aimable, étonnant qu'elle ne se soit pas barrer en le giflant.

« Je peux te demander qui t'as fais ça ... » « Qu'est-ce que ça t'avance de savoir les coupables, tu vas me venger peut-être ? » Ethan se mord la langue, il l'a fait même claqué pour se punir. C'est pas sa faute à elle si il sait pas fermé sa gueule en présence des mauvaise personne. Il essaye de desserrer la corde autour de son ventre, le bas de son dos rentre en contact avec l'écorce et il est sure d'avoir sentit des fourmis rentrer dans son caleçon.

« J'aurai bien appeler quelqu'un mais .. » Pas étonnant qu'elle hésite, il vient d'agir en parfait connard alors qu'il est même pas sorti d'affaire. «  J'ai pas mon téléphone et  ... » Il laisse retomber sa tête contre l'arbre en laissant échappé une remarque. « Et en plus t'es une lumière » Mais qu'on l’achève. C'est vrai qu'habituellement, Jack est là pour lui faire fermer son claper avant qu'il en dise trop. A la limite Soraya à le droit à son rituel de grincheux, mais elle semble immunisé.

« Je  peux  peut être essayer de trouver quelque chose pour t'aider .. Un truc un peu coupant ... J'ai eu beau vivre à la limite de la foret, ça ne m'a jamais  appris comment sauver quelqu'un de ligoter. » C'est lui où elle fait du sarcasme. Bon cette fois-ci il mord assez fort sa langue pour s'empêcher de l'ouvrir. Il a bien besoin de se sortir de sa merde et elle est sa seule chance. C'est déjà un miracle qu'elle lui ai pas latté les couilles en partant. « Je t'en prie va chercher ton truc ! » Dit-il d'une voix atterrée. Si vous saviez comme il voudrait avoir l'aisance de son frère ici présent. C'est comme si la honte lui glissait dessus lui. Putain, qu'est-ce qu'elle gentille cette meuf. Elle est vraiment gentille, parce qu'elle reste malgré tout et ça le rassure. Il ne voulait pas rester seul dans la nuit et dans la foret. Surtout en sous-vêtement. Elle s'approche avec une lame. Les yeux bleus d'Ethan, passe du couteau à la jeune fille. *Elle va me tuer, elle va me tuer, elle va me tuer* Voila ce qu'il se répète alors qu'elle fait roulé le côté tranchant sur le cordage. Il soupire de soulagement, mais se dit que c'était qu'une question de temps avant qu'on le retrouve mort. C'était ce qu'il méritait non. Même si il prenait un malin plaisir à dire fuck à mère nature. Il était là et il le resterait jusqu'à temps qu'on lui concède la vie.

« Bon je m'excuse... » Ça semble presque sincère et ça l'est, le ton est maladroit voir boudeur, comme un enfant qu'on vient d'obliger à présenter ses excuses après une bêtise. Il essaye de ne pas la regarder, ça aide à rester aimable au moins. Les jolies filles l'angoissent trop. Il pourrait perdre ses moyens notre gentille puceau de service. Elle le détache enfin. « HALLELUJAH ! » Il s'écarte trop vite de l'arbre qu'il manque de trébucher. Ses jambes parcouru de fourmis, il a une tenue chancelante. « Haaaa ça fait du bien d'être début ! C'est horrible de pas pouvoir bouger pendant des heures ! » Un peu plus et il pouvait dire au revoir aux sensations dans ses cuisses et son fessier. Il retrouve un moment sa stabilité. Il est grand et elle menue, enfin lui aussi, il est pas bien épais en faite. Il distingue ses taches de rousseur. Égoïstement, il se réjouie de trouver une autre personne que lui avec cette marque de naissance. Il lui demanderait presque si elle aussi on avait souhaité qu'elle ne vienne jamais au monde. Mais ça c'était dans son enfance, quand il croyait encore au croque mitaine et que Jack Frost allait geler ses orteils la nuit s'il portait pas de chaussette quand il marchait sur le parquet.  « Aheum ». Ca y est, il percute à nouveau, il est en caleçon. Ok il pourrait être aussi bien en maillot de bain, mais il ne montre presque jamais son torse, il a trop honte de son manque de forme et de sa maigreur. Même Seth lui conseil de porter un t-shirt à la plage. « Je m'appelle Ethan... Je te remercierai de garder ça pour toi ! Bon tu sais comment on part d'ici, j'aimerai rentrer chez moi et m'habiller... »

Ses yeux cherchent autour de lui. Son pc. Il est où son pc. Son cœur s'affole, dangereusement. Non son travail, son exposé, ses nouvelles, sa vie est dans son ordi. D'une voix plus haut dans les aigus et presque suppliante, il demande à nouveau à la demoiselle. « Dis moi, t'as pas vu des affaires dans le coin, un sac par exemple, un ordinateur même ! Dis moi que t'a vu ça dans le coin ! » Ils auraient pas osé les chiens. Sans ses données il est fini. Nan seulement ses devoirs, mais aussi ses cours, ses écrits, tout son petit plan pour l'avenir.
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MessageSujet: Re: Down to the forest, asshole never dies [Fawn]   Ven 28 Nov - 8:09

C'est clair que ça ne valait en rien les immenses bois et forêt que j'avais pu parcourir au Québec mais c'était toujours ça ... Ça faisait un moment que l'idée me trotter dans la tête. La nature me manquait et pourtant il m'avait fallu un moment pour me décider à aller me balader dans le bois le plus proche, seule. Je n'aimais pas trop l'idée, mais finalement, prendre l'air était une nécessité dans mon état. Après la petite virée en ville avec Paytah, je ressentais constamment un besoin de liberté, égal à celui qu'il y avait en moi avant la catastrophe. Celui que j'avais perdu et prenais goût à retrouver. Celui qui me donner envie de partir à l'aventure et même si la micro-forêt à proximité de Miami n'était pas la plus dangereuse, elle me suffirait amplement pour passer le temps. En fin de journée,après les cours ennuyeux que j'avais suivie j'avais foncé dans ma chambre pour enfiler de quoi marcher. Mes timberlands étaient parfaites. Je glissais mes pieds à l'intérieur, ouvrais mon placard et en extirpais une chemise à carreau, ma préférée ainsi qu'une veste pour éviter d'avoir froid parce que Miami avait beau être Miami, la ville n'avait jamais été totalement épargnée par la fraîcheur de certaines soirées. Une fois prête, je fourrais dans mon sac, une bouteille d'eau et juste de quoi grignoter en chemin.

J'avais l'impression d'un retour aux sources, à moitié réel. Ce n'était pas vraiment pareil qu'à Québec, même totalement différent mais c'était quand même mieux que rien. Je respirais à pleins poumons, à grandes bouffées. Je sentais l'odeur de l'herbe humide et du bois mouillé. J'entendais le chant des oiseaux près à rejoindre leur nid pour laisser place aux créatures de la nuit, aux hiboux et aux chouettes. C'était sans doute mon moment préféré. Tout devenait plus calme plus paisible encore que d'ordinaire. Pas un bruit, rien, si ce n'était certain cri de bêtes sauvages de temps à autres. La nuit commençait réellement à s'installer et prise par le froid je tirais sur ma veste en plaçant mes bras sur ma poitrine. Ça me faisait du bien. Comme si le vide qui s'était formé en moi se remplissait un peu plus à chaque seconde. Oui, je pouvais le dire, la, je me sentais bien. Très bien même. J'avais l'impression que rien ne pouvait m'atteindre, que plus rien ni personne ne pourrait me faire du mal. J'étais apaisée. Loin de tout. Loin des gens, loin de mes problèmes, loin de la tristesse du monde. J'étais avec ce qui était pure et simple. La nature. Tout était parfait.
Je marchais entre les branches, posais ma main sur un arbre puis un autre pour sentir sa fraîcheur, sa vie, son souffle. J'avançais. Et sursautais lorsqu'un <<Y'a quelqu'un?>> me surpris dans mon élan. Je ne dis rien.

<< S'il vous plait, par ici ! Je ne peux pas bouger ! >>
Je voulais fuir, partir et faire comme si de rien n'était, mais la culpabilité d'avoir abandonné quelqu'un dans ce bois à la tombée de la nuit et dans la galère aurait été trop dur à supporter. Hésitante, je me guidais au son de la voix qui m'était parvenue. Un peu hasardeusement en fait.
Les environs étaient très obscurs et je n'avais que mes mains pour m'empecher de buter contre un arbre. Puis je le vis. Il était là, assis contre un arbre, ligoté en caleçon. Situation embarassante pour le jeune homme qui devint très rapidement désagréablre. << Détache moi... J'ai l'air assez con comme ça. >> Le sac qu'il avait sur la tête m'empêcher de le voir, mais je devinais au son de sa voix qu'il devait avoir le même âge que moi.

Mes yeux s'attardèrent sur son physique. Il était mince et pâle. Timidement, je m'approchais de lui et à l'instant même où mes mains allaient froler son ventre, il m'ordonna presque de commencer par ses poignets. Gênée, je me redressais et le contournais. Maladroitement, je saisissais ses mains comme je le pouvais pour en observer les liaisons. Comme il avait cru bon de préciser, tout était effectivement très serré. Signe que les abrutis qui lui avaient fait ça n'y été pas allé de main morte. Sans doute avaient-ils pris du plaisir au fond... Tandis que je m'affairais à la tâche, je m'attardais sur son dos, et les marques blanches à peine encore visible. Elles étaient éparpillées sur toute sa peau dorsale et je perdais de vue l´objectif premier de ma manoeuvre.Le jeune homme s'impatienta et ne manqua pas de me faire remarquer ma maladresse Et ma lenteur.
J'étais déjà angoissée, mais il ne faisait rien pour m'aider alors que moi je faisais tout pour lui venir en aide. Mais non. Il ne se rendait pas compte que j'aurai très bien pu le laisser là.. Enfin, un autre l'aurai pu, moi pas.

<< Je ... Je suis désolée. C'est très serré et ... J'essaie mais ... Ah ! Ça y est !>>

D'un coup sec, je tirais sur les liens que j'avais légeremment éffiloché et ceux ci craquèrent libérant les poignets du jeune homme en laissant tout de même des traces rouges. Mon premier réflex, cela fait, avait été de lui retirer le sac, avant qu'il ne le fasse. Je tirais dessus délicatement, ne souhaitant en aucun cas lui arracher une poignée de cheveux au passage. Lelaissant tomber à terre, je me déplacais de sorte à le voir. Manque de bol, l'obscurité m'empêchait de distinguer visiblement les traits de son visage mais je devinais des yeux clairs et une peau pâle.  Il avait un air enfantin. Enfin, je crois ... Je me rendis alors compte que le fixais de  manière insistante et détournais rapidement les  yeux, gênée de ma façon d'être.

<< Je peux te demander qui t'as fais ça ... J'aurai bien appeler quelqu'un mais .. J'ai pas mon téléphone et  ... Je  peux  peut être essayer de trouver quelque chose pour t'aider .. Un truc un peu coupant ... J'ai eu beau vivre à la limite de la foret, ça ne m'a jamais  appris comment sauver quelqu'un de ligoter. >> [/color]



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MessageSujet: Down to the forest, asshole never dies [Fawn]   Dim 16 Nov - 16:27

En train de mordiller sa lèvre, Ethan est encore sur son ordi en train de taper à la vitesse de la lumière son inspiration du jour. Vite avant qu'elle ne disparaisse, vite avant que son emploi du temps ne le perturbe sur ces pensées, ces idées, qui le traversent comme la bande son d'une cassette audio. Hermétique au reste du monde, il s'enfonce dans son récit, entrant presque dans son ordi. Seul un nom lui fait sortir de sa transe. Hayley. Il redresse l'oreille, dans le parc, il se rend compte, qu'il est juste à côté d'un petit groupe de mec d'environ son âge, arborant les armoiries du lycée, il savait que c'était certainement des sportifs. Une tête brune rigole comme un abrutie avant de déclaré fier comme un cochon. « Ta vu la petite nouvelle ? Celle chez les hippies là, Hayley. Je paris 100 billets que je me la fais ! » Les mecs rigolent et ça ne fait qu'enrager Ethan, horriblement offensé par ces propos. Il aurait aimé être Jack ou même Seth l'espace d'un instant, lui réglé son compte à coups de poings. Il ferme son ordi, le range avant de se lever de son tronc d'arbre, et de comme un con, leur faire face. « Hayley a certainement plus d'exigence que de s’intéresser à un mec encore moins intelligent qu'un singe ! »

Et voilà, une simple provocation qui lui avait coûté la situation présente. En caleçon et chaussette, ligoté contre un arbre. Il avait compris qu'il ne se trouvait plus à Wynwood malgré son sac sur la tête. Il se dit qu'il ne s'est pas fait cassé la tête, seulement parce que son frère Jack avait vite fait de se faire connaître. Mais peut-être pas assez vu la situation. Puis merde, il fallait toujours qu'il ouvre sa bouche même quand il avait aucune chance. Quel abruti. Les liens lui faisaient mal aux poignets, le vent était frais et il frissonnait. Priant pour que l'après midi arrive au plus vite pour que l'air de Miami se réchauffe. « ET PUTAIN POURQUOI YA UNE FORET A MIAMI » Lâche-t-il excédé. Il regarde autour de lui, et se rend compte qu'il était loin de tout sentier, les seuls traces qu'il trouvait étaient celles qu'avait laisser ses enfoirés de camarades en venant le déposer ici. Il se tortille assez longtemps pour se faire mal aux épaules à force d'essayer de tourner ses bras. Il fait aller sa tête en arrière contre le chêne et regarde vers le ciel, divertis par les branches qui vacillent au dessus de lui. Indésirable, c'était ce qui lui revenait en tête à chaque fois. Là où il passait, personne ne voulait à faire avec lui. Normal quand on était aussi mauvaise langue et jugeant que lui. C'était paradoxale, cette envie d'être accepté pour ce qu'il est, sans vouloir bouger le petit doigt pour changer un minimum. Un rébellion contre la moral au final. Il n'y aurait que Jack et Hayley pour l'accepter. Et encore, parfois il pensait, que sa fratrie agissait plus par obligation, une sorte de conditionnement sociétale, celle qui oblige un être à aimer son frère ou sa sœur, seulement parce qu'il partagerait le même sang. C'est vrai quoi, lui, il ne les a pas aimé tout de suite, c'est avec le temps qu'ils sont devenus plus important que sa propre vie.

Dans le silence, un bruit de branche qui se craque. Il redresse la tête, les yeux grands ouverts. « Ya quelqu'un ? » Il attend une réponse, il désespère. Peut-être étaient-ce les farceurs venus pour finir le travail. Mais il en doutait. Mieux, ils ont pu envoyé quelqu'un pour venir le chercher, sa sœur pour l'humilier un peu plus tant qu'à faire. Mais il n'en pouvait plus d'être dans cette situation et il se sentait plus que ridicule. «S'il vous plait, par ici ! Je peux pas bouger ! » les bruits de pas se rapprochent, son sang ne fait qu'un tour quand il reconnaît la tignasse d'une fille. Et merde. Ses yeux se baissent immédiatement et son visage se renferme, devenant malgré lui plus dur dans la voix. « Détache moi... J'ai l'air assez con comme ça. » Il se mord la lèvre inférieur, encore. Pourquoi n'arrivait-il pas à parler correctement aux filles. Il se penche en avant lorsque la fille s'approche de lui. « C'est mes poignets qu'il faut délier, le reste est trop solidement attaché. »

Il déteste qu'on passe dans son dos, parce qu'il sait ce qu'on y voit. Et il n'aime pas voir la réaction des gens quand ils comprennent. Nombre de médecin après Katrina l'ayant regardés avec un air de pitié extrême. Quelque assistant sociaux, qui après coup avait fait une enquête sur ses grands parents avant de se rendre compte que ce n'était pas eux. Ces traces blanches aujourd'hui, mais autrefois violacés, sanglantes parfois. Ces brûlures non soignés qui se sont infectés puis cicatrisés de manière irrégulières. Ne voulant pas que la jeune inconnus ne s'y attarde, il se fait encore plus sec que précédemment. « Bon t'as des moignons à la places des mains ou faut que t'appelle du renfort ? » Il avale sa salive en roulant les yeux vers le ciel. Faut vraiment qu'il arrête de parler avant de réfléchir, pour un mec intelligent, il était sacrément stupide.
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