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 Please Forgive me! -Meika

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MessageSujet: Re: Please Forgive me! -Meika   Lun 8 Déc - 21:44

Fini.
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MessageSujet: Re: Please Forgive me! -Meika   Lun 8 Déc - 18:43

« Quelle allusion ? Je ne me rappelle même pas de ça ! »

Comment pouvait-il oublié ça ? Il n'avait pas hésité à s'en servir pour se moquer de Meika ouvertement devant tout le monde. Il l'avait hurlé dans la salle commune des Pi Sigma et ça Meika ne l'avait pas oublié en tout cas. Même si elle savait qu'il avait agit juste pour se faire bien voir et tout ça, ça restait tout de même vexant pour la jeune fille qui, à ce moment là, savait qu'elle n'avait servit que de jouet, monstre de foire à toute la galerie des Blancs.

- A la soirée des Pi Sigma, tu te souviens ? lâchait-elle en espérant que la mémoire lui reviendrait, histoire qu'elle ne soit pas ridiculisé d'avantage même après coup.

Bref, Paytah revint donc avec les desserts. D'énormes desserts ! Difficile à croire qu'on pourrait mettre tout ça dans un estomac. En tout cas, Paytah en était apparemment capable. Il mangeait comme si sa vie en dépendait, enfin, façon de parler bien sûr. Quand à Yepa, non seulement elle mangeait, mais elle parlait en même temps, ce qui n'était pas très poli. Si elle avait été dans la famille de Meika, Chayton l'aurait rappelé à l'ordre au premier mot énoncé.

« Meika, che pourrais vraiment venir chez choi dans la recherve ? Che cherait chuper chouette ! Chaimerais bien ! »

Le regard de Paytah la fit taire. Mais Meika lui répondit tout de même.

- Puisque je te le dis. Tu es la bienvenu quand tu le désire, et Paytah aussi d'ailleurs. N'ai pas peur d'Isha et n'hésite pas à revenir quand bon te semble.

La jeune fille sourit et fit un clin d'oeil à l'amérindien avant de continuer à manger la glace qu'il lui avait servit. Contrairement à Yepa, elle faisait bien plus attention pour ne pas salir ne serait-ce qu'une miette la table. Par la suite, Meika remarqua la liberté un peu trop prenante des chiens de Paytah et lui fit la remarque, dénuée de reproche bien sûr.

« Ah bon ? »

Elle hocha la tête. Paytah ordonna alors à la chienne de descendre, ce qu'elle fit.

« Pourquoi c'est pas un bon signe d'éducation ? »

- Eh bien, parce que le canapé ou même le lit est, dans la tête des chiens, un lieu supérieur, destiné au dominant de la meute. Et dans une maison, le chef de meute, c'est forcément le maître du chien. Un chien qui a accès à des zones réservés au chef risque d'avoir tendance à vouloir un jour le détrôner, prendre la dominance.

Elle avait eut fort à faire quand elle avait élevé Hakan ! Un loup s'était encore pire car il pouvait se montrer agressif, il restait sauvage. Il fallait toujours maintenir un niveau de hiérarchie dans lequel les humains étaient les maîtres pour éviter tout risque d'accident. Mais c'était valable pour les chiens également. Meika connaissait suffisamment bien les animaux et leur comportement de chacun pour se permettre de donner des conseils au jeune homme. Après, c'était à lui de voir.  Quand tout le monde eut finit de manger, Paytah et Meika se préparait à partir.

« Bon he bien Meika...si tu es prête, on y va ! »

- Je suis prête, répondit la jeune fille.

Elle réceptionna Yepa qui lui sauta dans les bras.

« Je viendrais te voir promis ! Tu va trop me manquer tu sais ! Tu es une fille super chouette. La fille la plus chouette de la Terre. Attends ! »

Meika sourit puis regarda Yepa repartir dans sa chambre. Elle tourna un regard à Paytah :

- Je crois que ta cousine m'aime bien.

Elle sourit d'un air malicieux tandis que l'enfant revint, une barbie dans les mains. A quoi s'attendre d'autre au final ?

« Tiens je te la donne elle est à toi, en souvenir ! Tu pourras la poser sur ta commode ! C'est la meilleure, je te l'ai dis. C'est aussi ma préférée ! Prend là, j'insiste ! ».

- Mais...Si c'est ta préférée...

Mais Yepa insista longuement, finalement Meika récupéra la poupée. Ca lui fera un souvenir de la gamine.

« Quand je serais grande, je veux être comme toi ! »

A nouveau, Meika fit un grand sourire puis caressa la tête de Yepa avant de quitter la villa avec Paytah. Tous deux retournèrent à Wynwood, dans le bâtiment des Nu Zeta, devant la chambre de la jeune fille. Paytah glissa ses doigts dans les cheveux de la jeune fille pour les caler derrière ses oreilles avant de lui dire :

« Pilamaye. J'ai été très honoré que tu sois mon invitée. Tu as été...  Parfaite ! ».

- J'ai été ravi d'avoir été invité, répondit la sioux.

Elle laissa faire Paytah qui l'embrassa sur le front, bien qu'elle se sentit toujours gêné de ce genre de démarche d'affection.

« Meilleurs amis pour la vie, hein ? »

Meika lui prit la main et lui sourit :

- A jamais.

« Merci de m'avoir pardonné, de m'avoir consolé et d'être là pour moi. Je serais toujours là pour toi Meika. »

- C'est normal après tout. Notre rencontre elle-même est fondée sur le réconfort. Entre Sioux, il faut rester unis.

Paytah l'embrassa sur la joue, Meika l'imita, échange d'une bise amicale.

« Au revoir Meika. A bientôt j'espère.

- Bien sûr, nous sommes dans le même lycée après tout.

Et heureusement qu'il était là. Que ferait-elle sans lui ? Elle aurait été la seule amérindienne de l'école. Pas sûr qu'elle y aurait encore trouvé la motivation d'y rester. Meika salua Paytah puis retourna dans sa chambre où elle avait laissé sa lettre en suspens. Elle froissa la feuille et la jeta avant d'en prendre une autre et de la recommencer.

"Bonjour tout le monde, je sais que ça fait longtemps que je ne vous ai pas écrit mais comme c'est le week-end et que je n'ai rien de prévu en ce jour, je décide d'en profiter. La journée vient de commencer ici. C'est une journée comme toutes les autres. Il fait un temps superbe, on ne voit pas la mauvaise saison venir et les températures sont très appréciables, tout autant que celle du Dakota. Au moins ça, ça ne risque pas de me manquer. La promiscuité permanente est un peu pesante. Même pour moi. Il faut dire que je partage l'école avec beaucoup de fortes personnalités qui ne sont pas d'un accès facile et dont il est difficile de se lier d'amitié avec elles. Ce n'est pas facile de se retrouver tout seul. Sauf dans ma chambre bien évidemment ! Je n'ai pas encore de colocataire avec moi. C'est dommage. Cela fait des mois que je suis à Wynwood maintenant et je n'ai pas réussit à m'intégrer comme je le voulais. Nous avons eut une semaine d'intégration récemment. Je devais m'occuper d'une élève rebelle dans ma confrérie d'écolo tant détestée par les autres. Ca n'a pas été de tout repos. Bien que la fille en elle-même était gentille, sa vocation vis-à-vis de notre monde était triste à entendre et hélas soutenu par la majorité des êtres humains sur Terre. Enfin, il y a quand même des bonnes choses ici. Vous vous souvenez probablement de Paytah Yellow ? Je suis tellement ravi qu'il ai décidé de se reprendre en main. Cette histoire de Pi Sigma lui était monté à la tête. Que Isha ne se mette pas en colère en lisant mes mots ! J'ai géré des situations bien pire que celle d'un ami perdu dans le brouillard des bas instincts humains. Heureusement, il a su s'en sortir tout seul. Nous sommes vraiment devenu de bons amis, même si s'était déjà le cas avant, maintenant qu'il a trouvé sa vraie voie, rien ne pourra nous empêcher de nous cotoyer sans les représailles des autres de son ancienne confrérie. Dans l'ensemble, la vie à Wynwood ne faudra jamais la vraie à Pine Ridge, mais je m'y adapte le mieux que je peux et j'y arrive de plus en plus. J'espère que tout le monde va bien de votre côté. Si vous saviez à quel point vous me manquez. Dans votre dernière lettre, vous me parlez d'Akecheta qui aurait aidé à mettre au monde un poulain. Comment le petit se porte t-il ? Bien j'espère ! Je vous embrasse tous très fort avec d'énorme câlins à Hakan. J'attends impatiemment de vos nouvelles. Ah et papa ! Merci beaucoup pour la flûte que tu m'as fabriqué, elle est magnifique et sa musique envoûtante. Je prends d'énorme plaisir à y jouer."
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MessageSujet: Re: Please Forgive me! -Meika   Lun 8 Déc - 1:17


Après le caprice de Yepa- que cette enfant me faisait honte !-, je demandais à Meika si elle avait aimé le film. Elle me dis que c'était pas mal, un peu niais- et là j'éclatais de rire et je ne pu m'arrêter-, mais pas mal pour les enfants et qu'elle comprenait mon allusion à Grand mère feuillage. Je stoppais mon rire net. « Quelle allusion ? Je ne me rappelle même pas de ça ! », fis-je.
C'est vrai ça...qu'est ce que j'ai dis à Meika sur Grand-Mère feuillage ? Je me rappelle que j'ai dis un truc à Halloween, mais je ne sais pas exactement quoi. J'ai oublié. C'est dire tant c'était stupide !
J'allais chercher les desserts. Yepa se précipita pour demander à Meika de rester. Elle la suppliait.
Meika la consola en lui disant qu'elle pouvait venir la voir après lui avoir expliqué qu'elle devait rentrer. La petite Lakota baissa la tête et fis mon expression de visage quand j'étais triste.
Elle fini par soupirer : « D'accord ! ».
J'arrivais avec le gouter et servit tout le monde.
Meika annonça qu'elle resterait pour le dessert et Yepa hurla en levant sa cuillère : « Ouaaaaiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiis !!! ».
Elle fit même tomber un morceau de glace par terre. Etant super maniaque, j'allais de suite nettoyer, puis je revins manger ma tarte.
Yepa parla la bouche pleine : « Meika, che pourrais vraiment venir chez choi dans la recherve ? Che cherait chuper chouette ! Chaimerais bien ! ». Je lui jetais un regard noir. Elle baissa le regard et caressa Praline. Je mangeais à la vitesse grand V. Je mourrais de faim.
J'avais mangé tout mon pot de pop corns durant le film. Je n'avais pas mangé depuis des jours. Je ne ressentais pas la faim, mais mon corps oui.
La Sioux de mes rêves me dit ensuite : « Tu sais Paytah, tu ne devrais pas laisser tes chiens monter sur le canapé, ce n'est pas un très bon signe d'éducation. ».
Je levais mon regard vers elle : « Ah bon ? ».
Praline leva sa tête vers moi.
« Praline, descend ! », lançais-je, autoritaire.
La chienne m'obéit.
« Pourquoi c'est pas un bon signe d'éducation ? », demandais-je ensuite à la Lakota de Pine Ridge- qui était vraiment trop belle dans sa tenue-.

On mangea, puis je me levais.
« Bon he bien Meika...si tu es prête, on y va ! »
Yepa s'accapara de la NZ en lui sautant au cou et en lui disant au revoir. « Je viendrais te voir promis ! Tu va trop me manquer tu sais ! Tu es une fille super chouette. La fille la plus chouette de la Terre. Attends ! »
Ma cousine courrut à l'étage. Je ne comprenais rien.
Yepa réapparu, sa Barbie préférée à la main. Elle la tendit à Meika : « Tiens je te la donne elle est à toi, en souvenir ! Tu pourras la poser sur ta commode ! C'est la meilleure, je te l'ai dis. C'est aussi ma préférée ! Prend là, j'insiste ! ».
Ma cousine plaça la poupée dans la main de Meika. « Quand je serais grande, je veux être comme toi ! ».
Yepa serra encore Mei dans ses bras, puis lui dis : « Tu peux y aller ! ». Elle fit un sourire.
J'attendis Meika, puis je la rammenais devant la porte de sa chambre.
Pour moi aussi, dire au revoir était dur !
Je regardais Meika longuement, avant d'écarter les mèches de ses cheveux et de les placer derrière ses oreilles.
« Pilamaye. J'ai été très honoré que tu sois mon invitée. Tu as été... »
Je fis un sourire en étouffant un petit rire.
« Parfaite ! ».
Je pris sa tête entre mes mains et posais un baiser sur son front.
« Meilleurs amis pour la vie, hein ? », demandais-je à Mei.
Je lui fis un sourire, puis lui dis : « Merci de m'avoir pardonné, de m'avoir consolé et d'être là pour moi. Je serais toujours là pour toi Meika. ».
Je pris une des mains de Meika pour la serrer doucement dans la mienne. Je me penchais sur la joue de la belle Lakota et l'embrassais sur la joue avant de pouffer de rire, lueurs de flamme, d'amitié, d'amour et de taquinerie dans le regard.
Je reculais, réajustais mon bonnet jaune et noir, le deuxième, comme celui que j'avais offert à Mei', puis lui dis : « Au revoir Meika. A bientôt j'espère. ». Je serais mon medaillon qui était autour de mon cou. Je fis un clin d'oeil à Meika, puis reculais en passant ma main derrière ma tête en riant.
Puis, je me retournais et partis. Je poussais la porte de la confrérie des NZ et sortit dehors, heureux. J'avais passé une excellente journée. Elle avait été plus belle que dans mes rêves.
Il ne me restait plus qu'à avoir la patience pour avoir la belle Meika Cloud.
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MessageSujet: Re: Please Forgive me! -Meika   Dim 7 Déc - 2:07

Alors que la jeune amérindienne aidait Paytah à ranger la table, faire la vaisselle, ranger les affaires dans la cuisine, ranger la cuisine, laver la cuisine...Bref, tout ce qu'elle faisait d'habitude chez elle, Paytah la remercia. La sioux lui répondit d'un sourire. Pour elle, c'était tout à fait normal. D'ailleurs, n'importe quel invité bien éduqué devrait en faire autant. On était un invité, pas la reine d'Angleterre à ce qu'on sache. Si quelqu'un prenait de son temps pour faire à manger, il était tout à fait normal de lui rendre la pareille et de participer aux tâches. Meika aurait aimé aider Paytah à préparer à manger mais Yepa l'avait prise à part. Dans l'ensemble, ce n'était pas trop grave, Paytah aimait faire la cuisine. Mais tout de même, ça aurait été plus sympa de le faire ensemble et Meika n'aimait pas trop être servit telle une princesse, s'amuser en haut avec une enfant et ne descendre que pour mettre les pieds sous la table. Ca ne lui ressemblait pas du tout. Elle ne faisait jamais ça chez elle. Chacun dans la famille avait un rôle défini, même les garçons, même les grands-parents. Il paraît que chez les Blancs, c'étaient les filles qui se tapaient tout le travail. Quelle honte ! Paytah restait un amérindien alors il était normal qu'il échappe à la règle.

Il était temps de regarder de film. De temps en temps, Meika piocha un pop-corn, mais pas beaucoup. Elle voulait réserver de la place pour le dessert également. Durant le film, les chiens firent leur apparition et l'un d'eux alla quémander des caresses à la jeune fille qui se fit une joie d'y répondre. L'amérindienne continuait de regarder le film. Pour un dessin animé de Blanc, ce n'était pas désagréable à découvrir. Il y avait de belles couleurs, de belles chansons, mais honnêtement, l'ensemble était très niais. Le méchant était tout à fait grotesque. Au moins, le film était loin du cliché des princes et princesse, c'était une histoire d'amour où le réel imposait ses barrières. C'était rythmé par le combat de l'amour face aux divergences socio-culturelles mais le scénario restait d'un genre banal, ce qui ne gâchait pas l'émotion qu'il voulait donner cela dit. Après tout, Meika ne connaissait que la véritable histoire de Pocahontas alors ça faisait bizarre de voir comment le Disney l'avait changé. Mais bon, c'était pour les enfants après tout ! Quand le film s'acheva finalement par une fin néanmoins malheureuse tout en restant belle, Yepa se mit à hurler :

« ON PEUT REGARDER LE 2 ? S'il vous plait, s'il vous plait, s'il vous plait ???!!!!!! ».

« Yepa, fit Paytah, Meika doit retourner dans sa confrérie. Il est déjà 16h45, on ne peut pas la garder indéfiniment. »

"La garder", quelle expression bizarre.

« Mais j'aimerais qu'elle reste avec nous ! Et puis d'abord, ON A PAS GOUTE ! »

Meika sourit en silence, à moitié amusé par la scène. Paytah se tourna vers elle avant de lui demander :

« Tu as aimé le film  Poca ? »

Elle haussa les épaules :

- Oui j'ai bien aimé, c'est bien fait quand même, c'est un peu niais mais c'est bien pour les enfants. Au moins maintenant, je comprends ton allusion à "grand mère feuillage" lors de la soirée des PS.

Parce que le jour où c'était arrivé, Meika n'avait pas du tout comprit de quoi Paytah s'était moqué auprès des autres.

« Je vais chercher le gouter. »

L'amérindien repartit dans la cuisine tandis que Yepa bondit rejoindre Meika sur le canapé, le regard suppliant :

« Tu peux rester Meika s'il te plaiiiiit ? ».

- Oh euh...J'aimerais bien Yepa mais Paytah à raison, j'ai encore des choses à faire tu sais et il commence à se faire tard. Mais je reviendrais te voir à l'occasion, puis toi aussi tu peux venir me voir quand tu veux. Tu peux même venir à la réserve si un jour tu es tentée de voir la véracité de mes histoires.

« Le dessert est servi ! » lança Paytah en revenant avec des plats où se trouvait les trois desserts différent.

Comment on était supposé manger tout ça avec ce qu'il avait déjà fait ?

- Cependant, ajouta la jeune fille, je vais tout de même rester pour les desserts.

Elle sourit à Yepa puis remercia Paytah qui venait de la servir. Elle commença à manger tout en regardant l'un des chiens qui avait sa tête posé sur ses genoux. Au bout d'un moment, elle se tourna vers Paytah et lui dit :

- Tu sais Paytah, ajouta Meika, tu ne devrais pas laisser tes chiens monter sur le canapé, ce n'est pas un très bon signe d'éducation.
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MessageSujet: Re: Please Forgive me! -Meika   Dim 7 Déc - 0:44

J'avais mangé et c'était un exploit.
J'avais légèrement maigri mais je savais que ça deviendrais de plus en plus pire chaque jour.
C'est pour ça que j'avais accéléré en mangeant et que j'avais pris d'énormes parts. Je ne voulais pas ne pas manger parce que Meika s’inquiéterait et en plus c'était un diner. Enapay avait imaginé que je ferais un diner en tête à tête avec Meika, mains dans la main, yeux dans les yeux avec des chandelles sur la table et des pétales de rose partout autour, une musique douce dans les oreilles et puis un énorme plat de spaghettis à la bolognaise sans couverts. Il croyait que j'allais faire comme La Belle et le Clochard 1 et 2. HE BIEN NON ! Je ne voulais pas faire comme La Belle et le Clochard 1 et 2 !
Le repas se termina. Ce fût l'heure de ranger. Meika me proposait son aide, mais je refusais, rétorquant que j'avais l'habitude. Mais Meika eu le dernier mot, puisqu'elle rétorqua qu'elle était aussi habituée. Je fini par accepter son aide et je lui dis : « Merci Meika. C'est très gentil de ta part. », avant de faire un sourire. Meika m'aida, m'aida même très bien, contrairement à une autre, qui restait devant la télé. Mes chiens étaient à l'étage.
Après le rangement, je vérifiais les desserts puis infomais la Sioux à leur propos. Elle me dit que cela ne la dérangeait pas. Tant mieux. Je lui fis un sourire, lui proposais des pops corns. Elle me dit qu'elle verrait.

Nous allâmes dans le salon et je critiquais Yepa que je trouvais embêtante avec ses histoires de Barbies. J'eus droit à un regard noir de la part de ma cousine. Meika me demanda de la laisser parce qu'elle était encore petite. J'haussais mes sourcils. J'aimais bien les enfants mais ça dépendait parce que des fois, je les trouvais vraiment embêtants et d'autres fois adorables.
Moi, quand j'étais enfant...je n'étais pas aussi casse-pied ! Quoi que....

Flashback
« PAPA PAPA PAPA PAPA PAPA PAPA PAPA PAPA PAPA PAPA PAPA PAPA PAPA !!!!!!!! Je veux me faire des piercings, oh je t'en prie dis oui, dis oui, dis oui, dis oui ! »
Flashback 2
« Mato laisse moi monter sur ton cheval, s'teu plaiiiiiiiiiit ! »
Flashback 3
« Il s'appelle Davy et il est très gentil. Il est Blanc, mais sympa. Je l'ai rencontré près de l'école, mais on est devenu amis. Je l'ai emmené près de la rivière. On a joué. On s'est bien amusé ! Je l'aime bien. C'est décidé, c'est mon meilleur ami ! »
Flahsback 4
« Olathe, vas-y tourne ta rame ! Mais vas-yyyyyyyyyyyy, tourne comme ça. Allez , allez, allez t'inquiète pas, rien ne va nous arriver, on a nos gilets de sauvetage ! »
Flashback 5
« Maman, maman, maman ! Achète moi un poney ! Achète moi un poney ! Achète moi un poney ! Dis oui, dis oui, allez dis oui, s'teu plaiiiiiiiiiiiiiiiiit ! »
Flashabck 6
« Ty enseigne moi le Karaté ! »
« Je t'ai dis d'attendre. »
« Mais tu m'as dis que tu allais m'apprendre ! »
« ATTEND ! »
« Mais tu m'a promiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiis. »
« Attend ! »
« Mais je veux faire comme toi ! »
« Paytah...La patience, c'est pas ton fort hein ? »
« T'a un morceau de laitue là, entre tes dents. »
Fin des flashback.

Je demandais ensuite à Meika si elle était prête, elle me répondis : « Prête si tu es prêt. », je la trouvais trop chou, en plus elle me fis un sourire trop craquant.
Je mis le film pour la plus grande joie de ma cousine qui jouait avec ses tresses.
Meika regardait le film avec attention, moi aussi d'ailleurs, quand à Yepa, n'en parlons pas. Je riais de mon rire si drole quelques fois, surtout quand les animaux faisaient des bêtises. Avant que Pocahontas n'aille chercher John, j'allais dans la cuisine éteindre le four. Je sortis le gâteau et la tarte et posais le tout sur la gazinière. Praline et Boogie-Boo arrivèrent joyeusement dans la cuisine, puis me suivirent au salon. Boogie-Boo renifla longuement Meika. Praline grimpa sur le fauteuil et envahit Meika et la lècha même. Praline était la plus câline et la plus affectueuse.
Je me remis à regarder le film, captivé, tel un enfant.
L'histoire nous apprenais à aimer les autres quelques soit leur origines et de respecter chaque être humain car nous étions tous des frères.
Bizarrement une heure passa rapidement et le film se termina.
Yepa regarda le générique, puis hurla : « ON PEUT REGARDER LE 2 ? S'il vous plait, s'il vous plait, s'il vous plait ???!!!!!! ».
Je jetai un regard à Meika. Yepa était capricieuse.
« Yepa, dis-je calmement, Meika doit retourner dans sa confrérie. Il est déjà 16h45, on ne peut pas la garder indéfiniment. » Je roulais des yeux. « Mais j'aimerais qu'elle reste avec nous ! Et puis d'abord, ON A PAS GOUTE ! »
Je soupirais.
Je me tournais vers Meika : « Tu as aimé le film  Poca ? ».
Je levais mon index et déclarais : « Je vais chercher le gouter. », puis à l'intention de Yepa : « Vois ça avec elle. », je désignais Meika du doigt.
Je m'en allais dans la cuisine pour dresser les plats des desserts.
Yepa se précipita sur Meika -enfin sur le fauteuil-, lui fis ses yeux de cocker et lui demanda en joignant ses mains : « Tu peux rester Meika s'il te plaiiiiit ? ».
Moi, j'arrivais avec 3 plats, comme un véritable serveur, sur lequel était dressé la glace dans un verre et la tarte ainsi que le gâteau, avec une déco d'une clé de sol fait avec une sauce à la framboise.
« Le dessert est servi ! », fis-je en souriant comme un Chinois avant de servir Meika puis Yepa et de m'assoeir à côté de Yepa qui était à côté de Praline, qui elle, était couchée sur les genoux de Meika.
Tout le monde aimait Meika Cloud.
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MessageSujet: Re: Please Forgive me! -Meika   Mer 3 Déc - 18:48

Meika accéléra tout de même l'allure à laquelle elle mangeait. D'une part, parce qu'elle ne se sentait pas très à l'aise d'être la dernière et d'autre part, parce que tout le monde l'attendait. C'était très embarrassant mais elle ne montra rien de tout ce qu'elle pensait et se contenta de finir rapidement son assiette. Une fois terminé, Paytah se leva et commença à débarrasser la table en commençant par ses propres affaires. Meika suivit le rythme malgré les contestation du jeune homme :

"Mais non, laisse moi ranger voyons! J'ai l'habitude!"

- Moi aussi, répliqua gentiment la sioux en n'en faisant qu'à sa tête.

Elle se permettait d'insister jusqu'à ce que Paytah ne puisse plus rien faire pour l'en dissuader. Quand Meika voulait quelque chose, elle savait l'avoir. Elle était peut-être l'invité dans le groupe mais elle n'aimait pas ne rien faire quand les autres faisaient quelque chose. Tout le contraire de Yepa apparemment mais bon, c'était encore qu'une enfant. Si en plus, elle était élevé à la coutume des blancs, ça ne risquait pas de s'arranger. Les enfants des Visages-pâles ne savaient rien faire à part faire joujou sur leur ordinateur. On ne pouvait plus rien leur demandé car ils agissaient généralement comme des ados en crise. Meika aida par la suite Paytah à laver, ranger et tout ce qu'il fallait faire pour avoir une cuisine à nouveau impeccable. Chez elle, dans la réserve, c'était la même chose. Tout le monde y mettait du sien. La jeune fille ne considérait pas cela comme une corvée. Elle aimait beaucoup faire la vaisselle avec son frère, nettoyer la table avec sa mère, discuter avec son père ou ses grands parents qui rangeaient les couverts.

"La glace est prête. Je pense que le gâteau et la tarte seront prêts pendant le film et que ce sera ça notre gouter." annonça Paytah après avoir jeté un oeil aux desserts qu'il avait préparer.

- Cela ne me dérange pas, répondit Meika en souriant, même si elle n'était pas sûr d'avoir encore assez de place pour tout ce que le garçon avait préparé.

"J'espère que tu as encore de la place pour les pops corns!

- On verra ça.

Meika et Paytah se rendirent ensuite dans le salon, rejoindre Yepa qui était déjà devant cet écran laveur de cerveau. Meika n'avait rien de personnel contre la télévision. Mais elle n'avait jamais la volonté de la regarder de son plein gré. Rien ne la passionnait dans cette boîte bruyante. De temps en temps, elle regardait cependant, généralement lors des repas lorsque son père voulait absolument voir son émission ou le flash infos. Ca n'allait jamais plus loin. Sa mère l'avait maintenu assez éloigné de la télé, elle et son frère. De la télé comme de tout écran d'ailleurs. C'était la raison pour laquelle la jeune Sioux n'avait pas même un portable. Paytah monta rapidement à l'étage, informant que c'était là haut que se trouvait le DVD. Pendant ce temps là, Yepa racontait des choses de barbies à la jeune amérindienne, puisque ça passait en ce moment à la télé et que donc Meika ne connaissait pas. D'ailleurs, ça ne l'intéressait évidemment pas. Cependant, elle avait l'esprit ouvert et gobait les paroles de l'enfant.

"Alors Meika...ma cousine est-elle toujours une boule d'air frais? Tu vois comme elle est saoulante avec Barbie? Et encore t'es pas avec elle toute la journée! L'école est un cadeau: je ne la vois pas pendant toute la journée, quel bonnheur!".

- Oh, laisse-la donc Paytah, elle est encore petite, répondit calmement Meika qui avait l'habitude des enfants de tout âge et de tout genre.

Dans sa réserve, il y avait les enfants de son quartier, qui ne vivaient pas trop différemment d'elle. Puis il y avait ceux du centre, qui vivait plus comme des urbains, des blancs. Meika avait grandi avec son meilleur ami, "le garçon qui vivait avec les chevaux" qui était encore pire qu'elle en matière de..."primitif". Elle avait vu grandir les jeunes fumeurs et alcooliques qui traînaient dans leur désespoir et n'étaient plus que l'ombre d'eux même, ne ressemblant plus qu'à des délinquants New-Yorkais. Paytah s'installa à son tour sur le canapé du salon. Yepa continuait de regarder son machin à la télé, Meika l'imitait, tout comme elle le faisait avec son père. Pendant ce temps là, Paytah pianotait sur un mini écran. C'était pas possible ça, les Blancs ne vivaient que dans des écrans ! Un monde virtuel, complètement déconnecté de la réalité. Ils vivaient dans un monde aseptisé, leur ville n'était plus que des vaisseaux déconnecté de la terre. Les arbres étaient enfermé dans un mètre carré, les forêts étaient rasées, l'air était pollué, leur eau et nourriture étaient empoisonnés, les enfants étaient malades, les vieux étaient rejetés, les pauvres délaissés...

"Mets le film! Mets le film!" s'exclama Yepa.

"Prête?" fit Paytah à l'adresse de Meika.

- Prête si tu es prêt, répondit la jeune fille en souriant.

Yepa était ravi. Le film pu enfin commencer. Meika allait pour la première fois voir quelque chose à la télé, autre bien sûr que ce qu'elle connaissait à la réserve. En plus, c'était un dessin animé, encore une nouveauté. Le film se déroulait tranquillement. On y voyait des blancs, des amérindiens, c'était l'histoire de Pocahontas. Du moins, une autre version que la réalité et ça, Meika le savait bien. Les noms lui parlaient mais pas les personnages. C'était donc à elle que Paytah associait la ressemblance avec Meika ? Amusant. Meika se demandait si c'était flatteur. Il y avait des chansons, assez souvent d'ailleurs, des animaux rigolos étaient également représentés. Meika se laissait prendre au jeu. Elle regardait avec attention. Elle ne feignait pas l'observation du film. Au fond, le monde décrit dans ce dessin animé était relativement bien fait. Si les Blancs étaient capable de faire des films comme cela, pourquoi cela n'aidait pas leur conscience ? Parce que ce film là serait très bien pour faire passer un message.
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MessageSujet: Re: Please Forgive me! -Meika   Lun 1 Déc - 19:36


Meika dit à ma petite cousine qu'elle espérait qu'elle était une belle âme. Yepa lui dit qu'elle était sure qu'elle en était une.  
Puis à table, je demandais à Meika de m'aider à revenir à mes coutumes. Elle accepta et je la remerciais en la serrant dans mes bras. Je retournais à ma place, puis, je me mis à regarder la belle Lakota. Je la trouvais trop mignonne, surtout quand elle mangeait, et malgrès moi je restais figé à la fixer. J'avais crave craqué. J'étais HS. C'est Yepa qui me fit sursauter. Elle réclama de regarder Pocahontas, impatiente. Je lui dis que je ne savais pas si on allait regarder le film encore, car Meika mangeait. Je me remis à regarder la Pocahontas de ma vie finir de manger.

Je lui demandais si ele était prête. Elle me déclara que oui, sur un ton amusé. Je me levais, puis ramassais mon assiette, mes couverts et m'apprêtais à faire de même pour Meika et Yepa, mais la Nu Zeta refusa, insistant pour ranger. "Mais non, laisse moi ranger voyons! J'ai l'habitude!", fis-je. Je trouvais de plus que ce n'était pas très romantique que la fille aimée et invitée range les couverts. Mais Meika insista tant et tant, que je fini par céder. Elle m'aida donc à ranger. Nous ramenèrent dans la cuisine les plats vides mais aussi les bols et les casseroles qui contenaient la nourriture. Il restait encore à manger, parce que j'avais fais trop de repas. Ce n'était pas grave! Yepa et moi allions manger les restes.

Etant maniaque comme pas possible, je fis la vaisselle, essuyait la table, rangeait les chaises. Meika m'aida. Yepa , elle, resta collée devant la télé, regardant Barbie et le secret des fées. Ma petite cousine est une vraie  fan de Barbie. C'est horrible! Le matin, elle regarde les publicités devant la télé, un bol de céréales dans les mains, les yeux brillants. Elle regarde Miel Pops et me demande après de lui acheter les céréales. Puis elle regarde Disney Channel: Phineas et Ferb, Violetta, Shake it Up. Quand elle regarde Shake It Up, je me précipite pour regarder. Puis après, elle regarde Barbie Maison de Rêve, une nouvelle série animée en 3D sur Barbie, ses soeurs, Ken et je ne sais plus quel mec. Quand je l'emmène à l'école, sur la route, elle me parle de Barbie pendant tout le trajet. C'est insupportable! Yepa dit que je suis trop fan de Disney, mais elle, elle est trop fan de Barbie. Je me demande bien QUI a inventé Barbie. Cette personne devait grave s'ennuyer  ce jour là!
Je posais la dernière assiette propre dans le placard, puis je regardais si les desserts étaient prêts. Le gâteau au mais, la tarte étaient presque cuits, les pop-corns étaient prêts et la glace au mais était prête. Je sortis la glace du congélateur et le posais sur le plan de travail.
"La glace est prête. Je pense que le gâteau et la tarte  seront prêts pendant le film et que ce sera ça notre gouter." fis-je à Meika avant de pouffer de rire. Je fouillais dans un de mes placards et en sortit trois grands cartons à pop corn rouge. Je versais dans chaque pot des pops corns, puis je me tournais vers la Sioux et lançais: "J'espère que tu as encore de la place pour les pops corns!" Je plaisantais bien sûr, car, si elle ne voulait pas manger, elle pouvait.
Regarder un film sans pop corns, c'était comme manger une tarte à la crème sans crème ou des fraises sans chantilly. Je tendis un carton à pop corns à Meika, prit le mien et celui de Yepa pour le lui emmener. J'allais dans le salon et priais à Meika de s'installer et de faire comme chez elle. Je servis Yepa, qui était installée par terre, yeux rivés sur Barbie qui parlait à Ken au téléphone.
Je dis aux deux filles: "Je reviens, le DVD est en haut.". Je fis un sourire puis je montais à l'étage. Je rangeais mes DVDs en haut, dans ma chambre. J'avais une grande étagère bleue qui avait des tonnes de DVDs. ll y avait toute la collection de Disney, de Dreamworks, de Pixar, mais pas que! Tout était rangé par catégorie, par ordre alphabétique.
Je me mis à chercher Pocahontas. A B C D E F G H I J K L M N O P...P. Pocahontas! J'appuyais de mon index sur le DVD pour le soulever, puis le tirais. Je pris le DVD et je regardais la couverture. Je souris en pensant que Meika ressemblait à Pocahontas.                                                                  
En bas, Yepa parlait de Barbie à Meika, lui racontant quel était son personnage préféré dans la série "Barbie maison de rêve",tout en suivant l'épisode. Ken secouait mainetenant le mec dont j'oubliais le nom. Je descendis des escaliers, DVD en main, sourire fin et large aux lèvres.
Je pouffais de rire en voyant ma cousine embêter Meika à propos de Barbie. Je lançais d'un ton moqueur: "Alors Meika...ma cousine est-elle toujours une boule d'air frais?  Tu vois comme elle est saoulante avec Barbie? Et encore t'es pas avec elle toute la journée! L'école est un cadeau: je ne la vois pas pendant toute la journée, quel bonnheur!".
Je m'installais sur le sofa très loin de Meika. Quoi? Vous croyez que j'allais faire comme tous les mecs et s'installer à côté de Meika, pour pouvoir habilement passer mon bras par dessus ses épaules comme au cinéma?  He bien non!                                                                                              
Je laissais Yepa regarder Barbie et en attendant que l'épisode se termine, je surfais sur internet sur  mon Iphone 5. Accro. J'en étais accro. Toujours connecté. Je n'avais cependant pas posté de nouvelles photos de moi sur Instagram depuis le milieu du mois d'Octobre. Il fallait que je reprenne mon Instagram en main.
Des rires se firent entendre de la télé, puis la musique du générique de fin retentit. Yepa regarda le générique avec des yeux brillants. Puis je levais les yeux de mon écran et me levais. Je marchais jusqu'au lecteur DVD et mis le DVD.  Je retournais m'assoir. Yepa resta assise par terre, mais alla s'adosser au pied du fauteuil, entre moi et Meika. Moi je restais loin de Meika. ça faisait comme si j'avais peur d'elle, mais c'est juste parce que je voulais ne pas traverser son espace personnel. Espace personnel que j'avais traversé au mariage de Matoskah!
Yepa était toute contente et s'écria: "Mets le film! Mets le film!", comme si elle n'avait jamais vu Pochaontas! Elle l'avait vu au moins 182 fois. Moi je connaissais le film par coeur. Je l'avais regardé 235 fois. J'aimais beaucoup les personnages Pocahontas et Meeko. Meeko me ressemble un peu parce qu'il aime manger comme moi, il est drole comme moi et il a un bandeau noir sur les yeux comme moi quand je me déguise en Warpath. En plus, Meeko, c'est le meilleur ami de Pocahontas et je suis le meilleur ami de ''Pocahontas''. Et en plus, j'adoooooooore les ratons laveurs!
Je me tournais vers justement Pocahontas numéro 2 c'est à dire Meika, secouais la tête puis je lui demandais: "Prête?". Puis, je souris puis pouffais de rire, avant de lancer le film. Yepa cria: "Ouaiiiiiiiiiis." et je lui demandais de la fermer.
Elle se tût.
Le film commença.
La magie de Disney  pouvait commencer.
ça commença par Londres, avec une chanson super qui disait "Virginia Company". On voyait John qui parlait du ''Nouveau Monde''. J'étais affalé sur le fauteuil, mais quand les gens qui chantaient crièrent: "Virginia Companyyyyyyyyyyyyyyyyy", je me redressais et me mis à fixer la télé avec attention.  C'était les Amérindiens qui rentraient avec des canoe. Ce fût la chanson "Au son Calme des Tam-Tam". Yepa suivait la musique en bougeant la tête et en chantant en  mode muet.
J'adorais cette chanson. Les chansons que j'aimais dans Pocahontas étaient ''Au son calme des Tam-Tams", "L'air du vent", "Des sauvages". Dans Pocahontas 2, j'adorais la chanson "Au seuil de mon avenir". C'était la seule chanson que j'aimais dans le 2.
Le père de Pocahontas arriva et il fût acceuillit par la tribu. Puis, il chercha sa fille. Et la belle Pocahontas apparu.

1531 mots
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MessageSujet: Re: Please Forgive me! -Meika   Sam 29 Nov - 17:50

« Oh c'est joli ! J'espère que tu l'es ! »

Meika sourit en haussant les épaules avant de répondre en toute modestie :

- Je fais de mon mieux.

« Moi j'ai pas de frère. Ni de sœur. Mais Pay c'est comme mon grand frère. »

- Oui, c'est ce que j'ai cru comprendre. Il fait un bon frère je pense, répondit la jeune fille.

Lors du repas qui touchait à sa faim, Paytah annonça à l'amérindienne qu'il voulait reprendre les traditions de son peuple, ce que Meika trouvait juste très bien mais qu'avec la mentalité des Blancs, ce n'était pas à prendre à la légère par le jeune homme qui était déjà bien attaché à la cause caucasienne. Mais ce dernier voulait pouvoir, tout comme Meika et même plus, partager ces deux vies. Meika hocha la tête. Paytah était capable de le faire. Il avait déjà su le faire d'ailleurs mais à cette époque, il ne savait pas encore exactement vers où se tourner. Maintenant, il était décidé à revêtir l'honneur de son peuple. Mais il pouvait parfaitement vivre entre deux mondes, il fallait juste qu'il n'en oublie pas un en cours de route. Meika accepta donc d'aider Paytah à se remettre aux coutumes des amérindiens.

« Alors tu veux bien m'aider ? C'est vrai ? ...Oh Merci ! ».

- Mais bien sûr, répondit Meika en souriant et répondant à l'enlacement du jeune homme.

Le repas se poursuivit dans des conversations diverses. Paytah demanda des nouvelles de la famille de la jeune fille. Cette dernière n'eut pas grand chose à lui répondre mise à part que tout le monde allait bien. Tout le monde poursuivait sa vie au sein de la réserve dans leur petit train train quotidien. Le temps à la réserve semblait être coupé du reste du monde. Ca paraissait ennuyeux comme ça mais c'était pourtant ce qu'appréciait Meika là-bas. Meika continuait de manger tranquillement, essayant un peu de tout ce qu'il y avait sur la table. Elle n'était pas stupide et avait remarqué le jeu de regard que lui lançait Paytah à ses côtés. La jeune fille n'avait pas d'autre choix que d'y rester indifférente. Ce fut Yepa qui, au bout d'un moment, interrompit le garçon dans son état de transe alors que Meika terminait finalement son assiette.

« C'est quand qu'on regarde Pocahontas ? »

«Je ne sais pas. »

« MAINTENANT ! MAINTENANT ! »

« Mademoiselle Cloud, êtes vous prête pour regarder Pocahontas 1 ? »

Heureusement que la jeune fille avait fini à temps. Elle rangea ses couverts sur l'assiette vide pour tourna un regard malicieux à Paytah et Yepa avant de dire :

- Je suis prête.

Cependant, Meika tenait absolument à aider Paytah à ranger la table. Chez elle, elle le faisait et là, elle avait laissé Paytah se débrouiller à la cuisine pendant qu'elle était en haut avec Yepa. Pour ce coup ci, Meika était désireuse de faire quelque chose et proposa son aide alors au garçon, insistant même s'il ne voulait pas, l'aidant à tout débarrasser, à ranger, jeter, nettoyer.
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MessageSujet: Re: Please Forgive me! -Meika   Mer 26 Nov - 21:56


Please Forgive Me!
AVEC MEIKA CLOUD

Meika dit à Yepa que son cheval était blanc comme de la crème, ce qui fit rire Yepa. Cette dernière assura qu'elle adorait son prénom. Puis, lorsqu'elle entendit la signification du prénom de Meika, elle s'exclama : « Oh c'est joli ! J'espère que tu l'es ! ». Elle écouta Meika lui dire que son frère était protecteur et portait bien son nom. « Moi j'ai pas de frère. Ni de sœur. Mais Pay c'est comme mon grand frère. », murmura Princesse de l'Hiver ensuite.

Au dîner qui n'était pas un dîner (et sans chandelles en plus), alors que j'étais partis regarder les desserts, Yepa raconta d'où me venais ma culture de la télé. Meika confia que pour elle s'était le contraire, elle avait été élevé dans le monde Amérindien archaïque, perdu et était perdue à Miami.
Yepa acquiesça. Elle comprenait que sa nouvelle amie ne comprenait pas la mentalité des Blancs. Elle soupira de compassion.
Moi, je ne les entendais pas. J'étais en cuisine.
Je revîns, puis je demandais à Meika si elle acceptait de m'aider. Je voulais redevenir le Sioux de Cheyenne River. Je me rappelle quand je courrais dans la Nature, libre comme l'air, fier de mes origines. Avant, je montrais mon appartenance à mes origines, mais depuis que j'étais à Miami, je cachais mes origines. Je ne m’étais plus de mocassins, ni de bracelets ou colliers Amérindiens.
Tout cela me manquait. J'avais honte d'être devenu un Sioux qui rejette sa culture.
La Sioux de Pine Ridge se redressa sur sa chaise et me dit : « C'est toi qui le veux Paytah, je n'y vois aucune objection. ».
Je lui fis un sourire puis je m'écriais : « Alors tu veux bien m'aider ? C'est vrai ? ...Oh Merci ! ».
Je me levais de ma chaise puis serrais Meika dans mes bras. Je me détachais d'elle doucement puis je me mis à cogner mes poings l'un contre l'autre, yeux brillants comme dans les mangas, sourire aux lèvres. Je reculais jusqu'à ma place puis je mis tous mes cheveux sur une de mes épaules, l'épaule droite, laissant une mèche retomber sur ma joue. Je n'avais plus l'habitude avec les cheveux longs.
Ah maudit cousin ! Pourquoi m'as-tu coupé mes tifs ?
Je soupirais à cette pensée.
Je me remis à manger. Je demandais à Meika ensuite si elle avait des nouvelles de sa famille et ce qu'ils étaient devenus. Quand j'irais en Laponie, j'achèterais un cadeau pour chacun des Cloud et je fabriquerais un autre pour Meika en plus. Je ferais une boule à neige avec des petites figurines de chaque Cloud que je peindrais avec même la maison bleue. Je ferais même Hakan et Ohanzee !

Je finis de manger-j'avais accéléré à la vitesse grand V à un moment parce que j'avais faim-, puis j'attendis que Meika finisse. Je l'observais manger avec attention, mes yeux innocents la contemplant. Elle était trop mimi quand elle mangeait ! Lorsqu'elle dirigea son regard vers moi, je tournais rapidement la tête, regardant le mur, en passant ma main dans mes cheveux, genre ''Je ne te regardais pas ! Je regarde le mur il est beau !''.
Je regardais ensuite du coin de l'oeil Meika, ne la lâchant plus du regard. Mon cœur battait la chamade. Quand j'étais avec elle, je me sentais bien. J'aimais quand elle était avec moi. C'était elle qui me faisait vibrer.
Je posais ma main sur ma joue et regardais Meika, le regard rêveur, mais sauf que je ne m'en rendais pas compte. C'est Yepa qui me dit : « Ouh-ouh ! Tu rêves ? » en agitant sa main devant moi, me gâchant ma vision de ma Meika adorée.
« Hein, quoi ? », fis-je avant de chasser de la main Yepa.
« Pourquoi tu la regarde intensément ? », me chuchota dans l'oreille ma cousine.
« Pour la prendre en photo. », plaisantais-je en formant avec mes mains un cadre d'appareil photo faisant semblant de cadrer Meika.
« C'est quand qu'on regarde Pocahontas ? », me demanda en criant la fillette en jouant avec ses tresses.
«Je ne sais pas. »
« MAINTENANT ! MAINTENANT ! », supplia Yepa en sautant partout.
Je fis la moue, demandais à Yepa de se calmer, puis je me tournais vers Meika, et lui demandais : « Mademoiselle Cloud, êtes vous prête pour regarder Pocahontas 1 ? ».
Il y avait le 2 aussi. C'était important de préciser ! Je voulais bien montrer à Meika le 2 et aussi Spirit l'Etalon des Plaines, mais bon, on verra ça un autre jour !
Je fis un sourire à Meika, un sourire sans montrer mes dents, mais un sourire qui était large et qui rendait fins mes yeux.



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MessageSujet: Re: Please Forgive me! -Meika   Mer 26 Nov - 18:17

«Blanc comme la neige? Mon prénom signifie princesse de l'hiver. C'est beau tu trouve pas? En plus, ça contraste avec Pay qui veut dire Le Feu. ça contraste beaucoup même. Meika ça veut dire quoi? Et Isha? »

- Blanc comme...la crème.

Drôle de réponse. Meika sourit. Son cheval n'était pas blanc scintillant comme la poudreuse. Il était un blanc sans être trop blanc, il n'était pas albinos, ce n'était pas un vrai blanc. Dans le langage de l'équitation, on l'aurait attribué à du gris.

- Oh oui très beau, tu aime aussi n'est-ce pas ?
ajouta Meika à l'adresse de l'enfant, mon prénom signife "Belle-Ame", qu'en penses-tu ? Ce n'est pas non plus et Isha signifie "Protecteur", ce qui lui convient parfaitement si tu veux mon avis...

Meika disait cela car elle avait l'habitude d'être chaperonnée par son frère à la réserve. Elle avait grandit avec lui et jamais ils ne s'étaient séparé, jusqu'au jour où la jeune fille fut contrainte d'aller à Miami. Isha n'avait jamais été d'accord sur ça, il s'était même querellé avec son père. Surtout qu'à la base, le père de Meika avait voulu placer Isha également quand il avait l'âge d'aller au lycée mais le jeune homme s'y était formellement opposé. Il avait même menacer la fugue. Heureusement que la mère était là pour calmer le jeu. Isha avait un caractère très difficile, quand il ne voulait pas quelque chose, il savait très bien le faire comprendre. Ma mère n'avait pas raté son éducation à l'ancienne avec lui ! Meika, qui avait un côté plus doux et compréhensif, s'était laissé embarqué malgré son désaccord. Par moment encore, quand elle se voyait à l'école, elle le regrettait. Cependant, c'était bien moins le cas depuis qu'elle avait rencontré Paytah. Aurait-elle eut le courage de rester s'il n'avait pas été là ? Et encore, Meika n'avait pas été là au moment où Paytah et Isha se sont battu, au mariage de la soeur du Sioux. C'était peut-être une bonne chose. Pourtant, elle l'avait néanmoins toujours ressenti. Elle avait même prévenu Paytah qu'Isha serait du genre à lui servir de bouclier. De toute manière, lorsque Paytah était venu pour s'excuser, elle avait fini par savoir ce qui était arrivé entre les deux jeunes amérindiens.

A table, Meika avait expliqué ses soucis d'intégration à Wynwood. Pourtant elle essayait et le fait d'être dans une confrérie peu aimée n'était pas pour lui venir en aide mais bon. La Sioux s'y était toujours attendu, depuis le jour où son père lui avait annoncé qu'elle irait dans cette école. Durant l'absence de Paytah, Yepa murmura à l'amérindienne :

« Je trouve ça stupide! Pay a été élevé par ses parents et par la télé! Ses parents lui ont enseigné les coutumes Lakota, la télé, les coutumes du 'monde merveilleux des Blancs''.»

- Hélas, moi je n'ai vécu que dans un monde ancien et disparu, ça m'a fait un drôle d'effet de vivre à Miami, répondit doucement la jeune lakota.

Quand Paytah revint, Meika lui expliqua qu'il devait bien réfléchir à sa décision, car lui était fait pour le monde des Blancs qu'il aimait tant. Vouloir être comme elle signifierait obtenir également la mauvaise vision d'autrui. Par la suite, Yepa désirait sortir de table et Paytah le lui accorda sous le regard de Meika. L'enfant alla se coller devant la télévision. Stupide écran laveur de cerveaux.

«Je veux que tu m'aide! Je ne pourrais pas être un Sioux urbain comme toi mais...je veux être un Lakota Alpha Psi. Je ne pourrais jamais me détacher de mon Iphone, ni de la télé mais...le reste, je peux.»

Meika hocha la tête. Après tout, c'était sa décision à lui, elle n'avait pas à l'influencer sur quoi que ce soit. Quoi que...C'était déjà ce qu'elle avait tenté de faire pour que Paytah ne devienne pas un Pi Sigma. Instinct amérindien sans doute. Meika se redressa sur sa chaise en regardant Paytah puis lui répondit :

- C'est toi qui le veux Paytah, je n'y vois aucune objection.
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MessageSujet: Re: Please Forgive me! -Meika   Lun 24 Nov - 0:39


Please Forgive Me!
AVEC MEIKA CLOUD

Yepa demanda à Meika la couleur de son cheval et comment était Isha. La petite fille apprit qu'Isha était à peu près comme Enapay, avec de longs cheveux mais avec un caractère un peu difficile et que le cheval de Meika était Blanc.
«Blanc comme la neige? Mon prénom signifie princesse de l'hiver. C'est beau tu trouve pas? En plus, ça contraste avec Pay qui veut dire Le Feu. ça contraste beaucoup même. Meika ça veut dire quoi? Et Isha? », ajouta Yepa en jouant avec ses tresses.
Ensuite, elle demanda à Meika si elle pouvait être son amie. La réponse que lui donna Meika lui fit faire un énorme sourire et elle fit un câlin à la brunette.

Au repas, nous parlâmes restaurant. Comme j'hésitais pour le nom, Meika me dis que j'aurais tout le temps pour y réfléchir. J'approuvais d'un signe de tête. Je mourrais si, adulte, je n'avais pas mon resto! Je ferais des plats Lakota et Asiatiques en privilégié. Ce sera super cool. Je me vois bien m'installer au bord de la mer.
Mais avant le restaurant, je voulais faire une carrière de musicien et faire ma tournée dans tous les Etats-unis!
Meika compris enfin comment je fonctionnais en cuisine. Je lui fis un sourire. Puis après que nous nous soyons chamaillés Yepa et moi, Meika fit une remarque. Yepa et moi n'avons rien compris, alors nous demandâmes à Meika de s'expliquer. Elle  nous dit que nous n'étions pas cousins pour rien en pouffant.
Yepa et moi nous nous échangâmes un regard, puis je regardais Meika avant de dire un: «Ah?!». Un sourire voulait s'afficher sur mon visage. J'éclatais de rire et Yepa me rejoignit. Oui on pouvait dire ça...on n'était pas de la même famille pour rien. Quelle famille tout de même!
Nous parlâmes ensuite d'école. Yepa ne parlait plus. Elle se contentait de nous regarder en mangeant ou de piocher dans son assiette la nourriture en balançant ses pieds sous la table. Je confiais à la Sioux de Pine Ridge que je n'étais pas vraiment intégré. Elle fût surprise. J'acquiessais en balançant mes cheveux en arrière -C'est bien les cheveux longs, j'adore mon nouveau style MAIS QU'EST CE QUE CA M'ENERVE DES FOIS CES CHEVEUX LA!- Une chose était sûre: cet hiver...J'enlèverais mes extentions. Même au retour de Laponie, je me mettrais des cheveux mi-longs jusqu'au cou...mais pas longs, PAS LONGS! Quand je serais disposé pour en remettre, je le ferais...Mais pas maintenant. Je laisse mes cheveux longs jusqu'au 21 Novembre, mais après...direction le coiffeur de Sasha!.

Bref.

Meika semblait ravie de m'entendre lui dire que je voulais me rattacher à mes origines et retrouver le ''droit chemin''. Elle pensait certainement que c'était une ruse pour l'avoir ou je ne sais quoi, mais si elle croyait une chose pareille, elle se mettait le doigt dans l'oeil. Je ressentais vraiment le besoin de me rattacher à mes coutûmes...un peu comme un certain Ty. Sauf que Ty n'était PAS UN VRAI SIOUX, alors que moi, je l'étais et que c'était encore plus la honte quand même!
Je suppliais Meika de m'aider. Etre un Sioux Pomme ne me plaisait plus vraiment (sauf pour les réseaux sociaux et la télé). Meika ne su que répondre.
Je me rappelais des desserts au même moment et allais voir si ils étaient prêts. Ils ne l'étaient pas. Pendant mon absence, la Sioux aux cheveux noirs et aux yeux rougeâtres interrogea sur regard Yepa. Cette dernière hocha la tête pour dire que je voulais vraiment revenir à mes origines. Elle ajouta à voix basse pour que je n'entende pas: « Je trouve ça stupide! Pay a été élevé par ses parents et par la télé! Ses parents lui ont enseigné les coutumes Lakota, la télé, les coutumes du (Yepa fit des guillemets dans l'air) ''monde merveilleux des Blancs''.»
Je regardais la glace au mais dans le frigo. Pas assez dur. Mes cheveux étaient presque secs et les desserts n'étaient pas prêt. Je craignais qu'on ne fusses obligé de les manger pendant "Pocahontas".
Je revins et annonçais que pour les desserts, il faudrait attendre. Yepa avait du mal à finir son assiette. Elle se forçait à manger ses Hussupushies Meals et son pemmican. Elle mâchait lentement.

Je demandais le regard suppliant à la belle Sioux que j'aimais de m'aider. Je savais qu'elle le pourrait! Elle a fait des miracles pour Ty, qui, lui était un métisse Blanc de chez Blanc. Elle l'a rendu à moitié Sioux. Elle peut donc me rendre Sioux. Je ne veux pas perdre mon héritage.
Meika me répondit: «Paytah...Rien ne me ferait plus plaisir que de t'aider mais tu es sûr de ce que tu veux ? Je veux dire, c'est une bonne idée, c'est même ce que tu aurais toujours dû être. Cela dit, il faut pas que tu néglige ce vers quoi tu t'engage. Tu es attaché au monde des Blancs et je le sais. En allant dans des confréries respectée telles que les PS ou les AP, les autres ont tout de même un minimum de respect pour toi. Ce n'est pas mon cas et tu sais pourquoi. Si tu décide de...d'être comme moi, ça pourrait empirer tes relations, tu vois ? Comme je sais que tu te plais avec les Blancs...Il ne faudrait pas être mal vu d'eux...
».
Je baissais les yeux, puis ramenais des mèches de mes cheveux derrière mon oreille droite. Je poussais un énorme soupir puis gonflais mes joues. Je fis monter et descendre ma pomme d'Adam (hrp: sans la main bien sûr, naturellement quoi) , ce qui fit rire Yepa qui jouait avec sa nourriture.
«Yepa....Qu'est-ce que je t'ai deja dis un million de fois?»
«On ne joue pas avec la nourriture!»
«Alors arrête s'il te plait. Pilamaye.»
«Oui Paytah.»
Yepa cessa de jouer, puis demanda: «Je peux sortir de table?».
«En quel honneur?»
«Je n'ai plus faim.»
Je soupirais avant d'excaucer sa demande. Yepa courrut dans le salon devant la télé.
Je me mis à réfléchir aux paroles de Meika. C'est vrai que j'étais attaché au monde des Blancs. Comment ne pouvais-je ne pas l'être? Mais en même temps, j'avais le désir et la volonté de redevenir un Lakota.
«Je veux que tu m'aide! Je ne pourrais pas être un Sioux urbain comme toi mais...je veux être un Lakota Alpha Psi. Je ne pourrais jamais me détacher de mon Iphone, ni de la télé mais...le reste, je peux
J'hochais la tête avant de faire un sourire de Chinois, 16/9ième avec mes yeux qui disparaissent presque.



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MessageSujet: Re: Please Forgive me! -Meika   Sam 22 Nov - 16:54

« Comment est Isha et de quelle couleur est ton cheval ? » demanda Yepa.

- Hum...Eh bien...Mon cheval est blanc, répondit Meika avant de réfléchir à la meilleure façon de décrire son propre frère, et Isha est...grand puis avec des cheveux long, il ressemble un peu à Enapay et il a un caractère bien trempé aussi mais je crois que c'est de famille.

Yepa était vraiment une petite curieuse mais cela ne dérangeait pas tellement Meika qui avait l'habitude avec les enfants. Par la suite, la petite demanda si Meika était d'accord pour être son amie. C'était pourtant évident pour Meika, pour elle, elles étaient déjà amies.

- Mais je le suis déjà non ?

Elle afficha un grand sourire puis, les deux descendirent pour manger le repas plutôt imposant qu'avait fait Paytah. Ils discutèrent de tout et de rien, en l’occurrence du nom du futur restaurant de Paytah. Ce dernier finit par répondre :

« Mmh...je sais pas...j'hésite entre les deux, je verrais bien quand le moment sera venu ! ».

- Tu as encore le temps, répondit la jeune fille.

Meika avoua ensuite à Paytah que ça la mettait mal à l'aise qu'il se soit donné tant de mal pour le repas de ce midi. Elle se demandait s'il faisait souvent de ce genre de repas ou bien si ce n'était vraiment que pour les invités, et surtout, pour elle, dans ce cas là. Le sioux lui avait pourtant dit qu'il s'était grandement éloigné de ses origines amérindiennes et voilà qui lui sortait des recettes typique. Meika se disait que si ça avait été quelqu'un d'autre à sa place, le repas n'aurait pas du tout était le même. Elle connaissait déjà assez bien Paytah pour le deviner mais ce dernier la rassura en lui répondant avec un sourire :

« Ne t'inquiète pas Mei', j'ai fais ce repas avec...attention et je ne me suis pas donné du mal. C'est normal pour moi. Je veux dire...Quand je cuisine, on ne m'arrête plus et j'essaie de tout faire à la perfection. ».

Elle hocha la tête.

- Oh d'accord, puisque ça peut te faire plaisir.

Elle sourit à son tour avant de poursuivre le repas tandis que les deux autres se chamaillaient comme un vieux couple. D'où la remarque de Meika qui intrigua les deux autres, lui demandant explication.

- Vous n'êtes pas cousins pour rien, pouffa Meika.

Paytah lui demanda si elle avait su bien s'intégrer à Wynwood mais la réponse fut pour ainsi dire décevante. Elle se doutait que le fait d'être allé à la soirée des PS la dernière fois n'avait fait qu'empirer les préjugés qu'ils avaient déjà vis à vis d'elle. Il suffisait de voir comment Leahna et elle avait engagé la conversation lors de la semaine d'intégration pour que la jeune amérindienne se rende compte que ça ne sera pas facile de plaire aux autres, à tous ceux qui voyaient en elle qu'une arriérée à trois rames de retard. Elle ne connaissait ni les barbies, ni les disney, cela faisait-il vraiment d'elle une démente ? Ce n'était pourtant pas elle qui se droguait, fumait ou picolait jusqu'à en crever. Où était vraiment l'aliénation, les Blancs qui ruinaient vie et santé ou elle, l'amérindienne qui ne voulait absolument pas approcher la décadence des caucasiens ? Paytah approuva ses paroles d'un murmure. Elle l'observait. Il ne devait pas être triste pour elle. Elle s'était adaptée. Elle s'y était d'ailleurs attendu à être traité de cette façon. Il en avait toujours été ainsi, et cela concernait autant les gays que les noirs.

« Tu es toute seule tout le temps alors ? »

Elle acquiesça.

« Tu sais, moi aussi je ne suis pas vraiment intégré ici. C'est aussi pour ça que je voulais quitter Wynwood récemment et revenir vivre à la réserve. Mais...Mais je me suis dis qu'il fallait rester. Je n'ai pas d'amis ici. A part toi Belle-Âme. Je suis tout le temps seul...aux récrés...à la cafét'...en classe...Je connais juste quelques personnes de vue, mais pas assez. Alors...comme tu es tout le temps seule et que moi aussi, on pourrait...

Elle l'interrogeait du regard. Lui ? Sans amis ? Elle l'ignorait. Pourtant, il avait l'air de connaître du monde quand ils étaient allé à la fête des PS ensemble.

« ...rester ensembles ? Je voudrais...Que tu me ré-apprene à devenir Sioux. Je sais que ça ne s'apprend pas mais...j'ai perdu beaucoup de coutûmes...Ne serait-ce que parler en Lakota...Je n'y arrive pas. Enfin...je veux dire...y a beaucoup de choses que j'ai mis de côté pour essayer de rester PS. J'ai perdu mon temps en plus...Ma famille ne me reconnais plus. Mon frère Ehwakhan dit que je suis un Blanc mais que j'ai juste la peau bronzée. Mais moi...je suis pas un visage pâle ! Je suis un Lakota. Un Lakota Hunkpapa. Pas un Blanc ! ».

Elle sourit.

- C'est une chose que j'aime t'entendre dire. C'est comme si tu avais retrouvé la raison.

Ou le droit chemin. Le sentier de sa propre identité. Paytah prit soudain la main de Meika avant de lui demander :

« Oh je t'en prie aide-moi Meika ! Aide-moi à me retrouver...à être fier d'être un Sioux...Tu te rend compte que...que j'ai honte d'être un Lakota ? Je regarde le modèle des Blancs, et je me dis : ''Non, faut pas que je sois comme ça, faut que je sois comme ça''. Alors j'agis comme eux. »

Meika regardait le sioux avec attention alors qu'il lui rendit sa main et poursuivit :

« Lorsque je suis retourné à Cheyenne River...J'ai été tellement content...Alors qu'avant je voulais quitter la réserve à tout prix et que je m'étais juré de ne jamais y retourner ! Regarde tous mes frères et sœurs...Ils sont tous partis loin de leur patrie, loin de leur ville natale ! Mes parents sont les seuls à rester à Cheyenne River...tous seuls...comme des paumés... »

Meika était assez surprise de ce qu'elle entendait. Dès sa première rencontre avec Paytah, ce dernier ne cessait de dire qu'il était bien mieux chez les Blanc, qu'il s'en moquait de ses origines, qu'il voulait aller de l'avant, dans la technologie, la modernité, le confort et la richesse. Ce fut une sorte de révélation soudaine qui pourtant ravissait la jeune fille.

« Il faut que tu m'aide Meika ! Je ne dois pas avoir honte de ce que je suis réellement. Je suis Sioux et...les autres devront m'accepter comme un Sioux, comme un Lakota. ».

- Euh...

Mais avant qu'elle n'eut le temps de répondre, Paytah s'éclipsa de la pièce en lançant un « Excusez moi, je reviens ! » à la va vite. Pendant ce temps là, Meika échangea un regard interrogateur vers Yepa, toujours aussi étonné du changement que désirait Paytah. Sur l'instant, elle avait cru entendre Ty. Lui aussi voulait qu'elle lui apprenne les coutumes de son peuple qui l'avait renié parce qu'il était bi. Paytah revint rapidement avant de dire :

« Les desserts ne sont pas encore près, mais bon, ce n'est pas grave ! Alors...tu veux bien...m'aider ? ».

- Paytah...Rien ne me ferait plus plaisir que de t'aider mais tu es sûr de ce que tu veux ? Je veux dire, c'est une bonne idée, c'est même ce que tu aurais toujours dû être. Cela dit, il faut pas que tu néglige ce vers quoi tu t'engage. Tu es attaché au monde des Blancs et je le sais. En allant dans des confréries respectée telles que les PS ou les AP, les autres ont tout de même un minimum de respect pour toi. Ce n'est pas mon cas et tu sais pourquoi. Si tu décide de...d'être comme moi, ça pourrait empirer tes relations, tu vois ? Comme je sais que tu te plais avec les Blancs...Il ne faudrait pas être mal vu d'eux...
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MessageSujet: Re: Please Forgive me! -Meika   Jeu 20 Nov - 21:28


Please Forgive Me!
AVEC MEIKA CLOUD

J'avouais à Meika que quelques fois, j'aimerais que Yepa ne soit pas avec moi. Elle était si insupportable !
Mais la Sioux de Pine Ridge me rétorqua que la petite était ''une bouffée d'air frais''. Mouais...J'étais pas très convaincu à 100%. Yepa pouvait être adorable comme être une chipie.

Dans la chambre de Yepa, les deux filles s'amusaient bien. Meika dit à la fillette que sa partie de barbies était bien, ce qui la fit très plaisir. Yepa apprit que Meika racontait des histoires et que ça lui venait de sa mère. Quand Meika raconta les histoires, l'enfant se mit à imaginer chaque chevauchées, chaque histoire. Elle finit par demander : « Comment est Isha et de quelle couleur est ton cheval ? ». Elle était si curieuse, qu'elle demanda même à Meika si elle aimait son cousin, mais la Sioux resta muette à ce sujet et lui expliqua que les choses étaient compliqués. Yepa se contenta de baisser la tête. Elle ne comprenait pas encore pourquoi c'était compliqué, mais elle respectait les décisions de Meika. Avant de descendre en bas pour voir ce que Pay trafiquait, elle demanda à Meika : « Tu veux bien être mon amie ? ». Elle adorait Meika et la trouvait très sympa.

Au repas, nous parlâmes repas et restaurant. Meika me dit qu'il y avait deux fois mon nom dans mon restaurant. Elle me proposa plutôt « Sun Yellow » ou « Yellow Sun ». « Yellow Sun » me faisait penser à Soy Sun. Mais c'était joli. « Mmh...je sais pas...j'hésite entre les deux, lui dis-je, Je verrais bien quand le moment sera venu ! ».
Je servis Meika puis Yepa. Ensuite Meika me reprocha de ''mettre donné tout ce mal pour elle''.
« Oui je sais...,ajouta t-elle même, justement, tout le mal que tu t'ai donné, c'est embarrassant. »
Quand on aime, on ne compte pas ! Je n'avais même pas vu le temps passer. J'étais dans mon truc, essayant de faire mes plats sans brûlure, et puis mon attention était aussi sur la chanson « I Think About You ». Je vais rechercher cette chanson, l'apprendre par cœur les paroles et les accords à la guitare, puis je vais la chanter pour Meika un jour.
Je n'étais pas très d'accord avec ce que Meika disait. En quoi c'était embarrassant ? Je l'avais fais de tout mon cœur. Ce n'était pas ''beaucoup de mal '' pour moi. J'avais voulu lui faire plaisir, alors j'avais pris mon temps. Un peu comme les cupcakes. Sauf que j'avais encore plus pris mon temps pour ce repas. Enapay a tord en disant que j'aurais du faire des spaguettis à la bolognaise pour Meika. Cela faisait super longtemps que je n'avais pas mangé Lakota. Le midi c'était plutôt pâtes- riz-salade-frites-hamburgers-pizza-pâtes- riz-salade-frites-hamburgers-pizza. Lorsque j'avais des invités, je faisais quelque chose de plus raffiné, sauf si c'était entre amis. Par exemple avec les Siouxx, je faisais souvent de la pizza ou des frites pour manger le midi ou le soir.
Je demandais alors à Meika si elle préférait des frites et un hamburger. Elle reconnu que ce n'était pas terrible.
Je lui fis un sourire, puis je lui dis : « Ne t'inquiète pas Mei', j'ai fais ce repas avec...attention et je ne me suis pas donné du mal. C'est normal pour moi. Je veux dire...Quand je cuisine, on ne m'arrête plus et j'essaie de tout faire à la perfection. ».

Yepa et moi nous nous battirent à cause de la blague stupide lancée par Yepa elle-même sur la Belle et le Clochard. Meika ne comprenait rien, mais elle lança que ma cousine et moi faisions la paire. Je lui demandais en levant un de mes sourcils : « Pourquoi ? ». Yepa surenchérit  de sa voix enfantine: « Oui pourquoi ? ».
Je pouffais de rire. Yepa pouvait se montrer adorable quand elle le voulait.
Je demandais ensuite à Meika si elle avait réussit à s'intégrer à Wynwood. Elle me répondit négativement. Les autres élèves se moquaient d'elle . Elle aimait les cours, mais le contact avec autrui restait difficile, à cause des préjugés. La jeune-fille ne comprenait pas la façon de penser des Blancs. Elle conclut par : « C'est bien pour ça que ce monde est si déshumanisé et cruel. Parce que le racisme, le sexisme, le spécisme, l'homophobie, la discrimination, existe. ».
J'hochais tristement la tête.
« Oui c'est vrai... », murmurais-je avant de me servir en pemmican, en Quick ‘n Easy Berry Sauce et en Lakota Buffalo Roast and Veggies.
Cela me rendait triste de savoir que Meika n'avait pas réussis à s'intégrer. Moi...grâce aux PS, j'avais quelques contacts, mais je n'étais pas non plus véritablement intégré à Wynwood. Je cherchais ma place. Je cherchais ma place en tant qu'artiste. En tant qu'artiste Sioux Lakota.
Je restais seul aux récréations et à la cafétéria- quand je n'allais pas chez moi pour manger en vitesse du riz ou des pâtes ou des frites et un hamburger ou une pizza-. Quand j'étais PS, je mangeais avec ma confrérie quelque fois. Mais cela restais très rare.
Tout en découpant le pemmican, je repris la parole : « Tu es toute seule tout le temps alors ? »
C'était inadmissible !
« Tu sais, soupirais-je, moi aussi je ne suis pas vraiment intégré ici. C'est aussi pour ça que je voulais quitter Wynwood récemment et revenir vivre à la réserve. Mais... »
Je posais mon couteau contre mon assiette ainsi que ma fourchette.
«Mais je me suis dis qu'il fallait rester. Je n'ai pas d'amis ici. A part toi Belle-Âme. Je suis tout le temps seul...aux récrés...à la cafét'...en classe...Je connais juste quelques personnes de vue, mais pas assez. Alors...comme tu es tout le temps seule et que moi aussi, on pourrait... »
Je contitnuais avec le sourire : « ...rester ensembles ? Je voudrais...Que tu me ré-apprene à devenir Sioux. Je sais que ça ne s'apprend pas mais...j'ai perdu beaucoup de coutûmes...Ne serait-ce que parler en Lakota...Je n'y arrive pas. Enfin...je veux dire...y a beaucoup de choses que j'ai mis de côté pour essayer de rester PS. J'ai perdu mon temps en plus...Ma famille ne me reconnais plus. Mon frère Ehwakhan dit que je suis un Blanc mais que j'ai juste la peau bronzée. Mais moi...je suis pas un visage pâle ! Je suis un Lakota. Un Lakota Hunkpapa. Pas un Blanc ! ».
Je pris la main de Meika et lui dis d'une voix sincère et avec les yeux suppliants : « Oh je t'en prie aide-moi Meika ! Aide-moi à me retrouver...à être fier d'être un Sioux...Tu te rend compte que...que j'ai honte d'être un Lakota ? Je regarde le modèle des Blancs, et je me dis : ''Non, faut pas que je sois comme ça, faut que je sois comme ça''. Alors j'agis comme eux. »
Je relâchais la main de Meika, puis racontais : « Lorsque je suis retourné à Cheyenne River...J'ai été tellement content...Alors qu'avant je voulais quitter la réserve à tout prix et que je m'étais juré de ne jamais y retourner ! Regarde tous mes frères et sœurs...Ils sont tous partis loin de leur patrie, loin de leur ville natale ! Mes parents sont les seuls à rester à Cheyenne River...tous seuls...comme des paumés... »
« Tous seuls comme des paumés ! », répéta Yepa en pouffant.
Je pouffais à mon tour, puis je repris avec sérieux : « Il faut que tu m'aide Meika ! Je ne dois pas avoir honte de ce que je suis réellement. Je suis Sioux et...les autres devront m'accepter comme un Sioux, comme un Lakota. ».
Une odeur de gâteau et de tarte me rappela les desserts restés au four. Je dis : « Excusez moi, je reviens ! ».
Je filais à la cuisine. Je regardais si la tarte et le gâteau étaient cuits. Ils ne l'étaient pas encore, mais commençaient. J'ouvris le frigo et attrapais une cuillère en argent pour vérifier la consistance de la glace. Ça n'était pas tout à fait dur.

Je retournais auprès des deux filles qui comptaient le plus à mes yeux sur Terre et je lançais en souriant : « Les desserts ne sont pas encore près, mais bon, ce n'est pas grave ! ». Je me tournais vers Meika et je lui demandais : « Alors...tu veux bien...m'aider ? ».


© EKKINOX
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MessageSujet: Re: Please Forgive me! -Meika   Mer 19 Nov - 18:44

Même si Paytah n'avait pas l'air très ravi d'avoir sa cousine chez lui, et même si Yepa était en effet de caractère agaçant, Meika l'appréciait. Parce que Meika était très tolérante envers les enfants et avait le sens de la maternité. Encore un héritage de sa mère probablement. Si un jour, la jeune amérindienne devait avoir des enfants, elle ferait probablement une mère exemplaire. Reste à savoir si elle les élèvera comme elle même avait été élevé.

« Oui mais quelques fois, j'aimerais ne pas l'avoir ici ! » avoua Paytah à la jeune fille.

- Ne dis pas ça voyons, cette fille est une bouffée d'air frais, répliqua gentiment Meika.

Yepa rouspéta à nouveau sur Paytah avant d'inviter Meika à rejoindre sa chambre, ce que l'amérindienne accepta sans hésiter. De toute façon, il y avait beaucoup de temps avant l'heure du repas. Les deux filles discutèrent de chose et d'autre, tel que l'incapacité des garçons à savoir bien faire certaines choses comme les coiffures. Puis, Meika apprit à Yepa qu'elle n'avait jamais jouer aux barbies, ce qui surprit l'enfant. Meika approuva d'un signe de tête et expliqua à Yepa qu'à son âge, elle préférait largement aller jouer dehors avec les chiens et les chevaux ainsi que son frère. Yepa demanda à Meika de la regarder jouer malgré tout, ce que Meika accepta une fois de plus. Comme ça au moins, elle pourra voir comment on jouait seule aux poupées.

« Alors ? C'était bien ? » demanda Yepa.

- C'était amusant, répondit l'amérindienne en souriant.

Elles continuèrent par la suite de bavarder d'un peu de tout. Yepa apprit à Meika que Paytah aussi racontait des histoires.

« Oui, il est obligé, car je le force à le faire ! Celui qui raconte des histoires très bien, c'est Sam, le père de Pay. Il est très doué ! Pay n'aime pas raconter des histoires. Je l'oblige, parce que sinon, je n'arrive pas à dormir. Maman me racontait toujours des histoires avant de dormir. ».

- Oh, moi aussi ma mère adorait nous raconter des histoires le soir, répondit la jeune fille, je tiens peut-être ce talent d'elle.

Elle sourit, puis Yepa rapporta un dessin d'elle que Paytah avait fait, si bien fait d'ailleurs, que Meika en restait silencieuse. Yepa, petite curieuse qu'elle était, demanda ensuite à Meika de lui révéler ses sentiments pour Paytah mais la jeune fille refusa.

« Pourquoi ? »

- Parce que c'est compliqué, répondit Meika sur un ton un peu plus sérieux, et un jour, ce sera à ton tour de t'en rendre compte.

Enfin vint l'heure du repas. Meika s'amusait de voir Paytah gêné, pourtant ce dernier devait savoir à quoi s'attendre. Quand le nom de son futur restaurant fut critiqué, il répliqua :

« C'est parce que le soleil est jaune. Sun Yellow. Après, il faut mon nom à la suite, et comme je m'appelle Yellow. Je ne sais pas comment je pourrais appeler mon restaurant...Je n'ai pas d'autre idées. ».

- Tu n'as pas besoin de mettre ton nom voyons, répondit Meika, Sun Yellow c'est bien aussi ou Yellow Sun.

Paytah prit ensuite l'initiative de servir la jeune fille. Cette dernière n'était pas difficile en boisson, elle ne buvait que de l'eau.

« De l'eau...Ok...Tu me diras stop. ».

Meika sourit à Paytah et lui fit signe d'arrêter après un moment avant de le remercier lorsque Yepa hurla :

« DU JUS D'ORANGE ! ».

Paytah servit Yepa tandis que Meika lui expliqua le fait qu'il n'était pas nécessaire pour lui d'en faire autant pour elle. Elle regretta un peu ses paroles, le sourire du garçon avait disparu.

« Je fais tout le temps ça quand je cuisine ! »

« Mais quand il a des invités particulier...il fait deux fois plus ! » répliqua Yepa.

« Et puis...C'est pas juste pour toi que je me casse la tête. C'est pour toi tout court. ».

- Oui je sais...répondit Meika, justement, tout le mal que tu t'ai donné, c'est embarrassant.

« Tu préférais des frites et des hamburgers ? »

Meika sourit.

- Je reconnais que ça n'aurait pas été terrible.

« Ou des spaghettis à la bolognaise comme La Belle et le Clochard. », lança Yepa.

« Tais toi et mange ! »

« La belle et le clochard. »

« Tais toi ! »

« C'est vrai que tu fais clochard... »

« Où as-tu vu un clochard ? Meika, t'a vu un clochard ici ? ».

Meika ne comprenait pas vraiment de quoi il parlait et se contenta d'hausser les épaules avec un sourire. La jeune fille n'avait pas été élevé avec Disney, ou même autre chose sur un écran.

« Moi je vois que Pocahontas, Little Creek et puis ...Lilo, ajouta Paytah.

« Mais je ressemble pas à Lilo ! »

« Ah bon ? tu lui ressemble beaucoup en niveau caractère pourtant ! ».

Yepa se mit à bouder tandis que Paytah se tourna vers Meika.

« Désolé. Elle est insupportable ! ».

- Vous faites la paire, répliqua Meika, taquine.

« Alors le lycée ? Tu arrive à t'intégrer ? Tu t'es fais des amis ? ».

Meika abaissa son sourire sans pour autant le faire disparaître. Depuis tout le temps qu'elle était à Wynwood, il n'y avait que Paytah qu'elle connaissait vraiment bien, et un peu Leahna mais sans plus. Les autres n'avaient que de l'amertume pour elle. Elle songeait surtout à Nina et du jour où elle avait croisé son regard de glace durant la fête des PS/EI.

- Les cours se passent très bien, répondit la jeune fille, mais je dois dire qu'au niveau de l'intégration, ce n'est pas évident. Tout le monde me trouve...Bizarre et arriérée. Je m'y attendais un peu bien sûr mais j'aurais espérer que les choses se tassent un peu. Malheureusement, les Blancs n'essayent même pas de connaître les gens. Ils ont tout de suite leur préjugés et ne comprennent pas leur ignorance. Ils ont tellement l'habitude de vivre en stéréotype civilisé, qu'ils ne se rendent même pas compte que l'amitié ou l'amour ne s'évalue pas en fonction d'une marque de vêtement ou du dernier téléphone portable acquis de telle ou telle personne. Ils sont trop matérialistes et n'aiment pas ceux qui sortent de leur banalité. Je ne comprends pas leur façon de penser...C'est bien pour ça que ce monde est si déshumanisé et cruel. Parce que le racisme, le sexisme, le spécisme, l'homophobie, la discrimination, existe.
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MessageSujet: Re: Please Forgive me! -Meika   Mar 18 Nov - 17:46


Please Forgive Me!
AVEC MEIKA CLOUD


Lorsque je vis Meika ce fût comme si je retombais une deuxième fois amoureux d'elle. Bah oui...Avec un look comme ça...Comment ne pas craquer ?
Je restais comme mon idiot de cousin, figé sur place.
Je la contemplais un instant puis je m'avançais vers elle. Je la complimentais et elle me remercia.
Nous partîmes et lorsque nous arrivâmes dans ma villa, Meika fût assaillie par ma cousine. Dès le début, Yepa adora Meika. En même temps, c'était normal : je lui avais tellement parlé de Poca !
En fait tout a commencé, quand je ne mangeais pas le dîner et que Yepa m'a sortit : « Qu'est-ce que t'a ? T'es amoureux ? ».  Et je l'ai regardé de travers avant de finalement admettre, main appuyée sur la mâchoire en jouant avec la nourriture dans mon assiette, d'une voix timide : « Yeah I am. ».
Bref. Depuis qu'elle a su que je kiffais quelqu'un, elle n'a pas cessé de me harceler en me demandant : « C'est qui, c'est qui, c'est qui, c'est quiiiiiii ???? ». Je ne lui ai pas répondu, jusqu'au moins d'Octobre. Je lui ai demandé si elle se rappelais de Meika au mariage. Elle ne s'en rappelais pas, alors j'ai fais un portrait de Meika détaillé et réaliste. Elle l'a reconnu. Puis après je lui ai montré mes dessins de Meika. Ce que Yepa ne sait pas, c'est que je n'ai pas que des dessins de Meika ! J'ai peint Meika, sculpté Meika, taillé Meika dans du bois et aussi dans de la pierre. J'ai fais des tableaux, des poupées, des figurines, et même un gâteau Meika. Mais bon, le problème, c'est que je n'ai pas mangé le gâteau et j'ai été obligé de le jeter. J'ai fais des chansons sur Meika, j'ai écris plus de 275 fois son prénom de diverses manières.
Si Meika apprend ça, elle va avoir peur. Mais bon Meika, c'est ma muse. Je pense juste à elle et ça y est, je suis inspiré !

Meika répondit gentiment à ma cousine, qui la regardait les yeux brillants-normal, elle voyait en chair et en os l'amoureuse de son cousin-. Elle déclara qu'elle ne s'ennuyait pas du tout dans ma maison, car elle pouvait bien s'amuser. Elle raconta à Meika-super!- qu'elle dansait, dessinait, jouait aux barbies, regardait la TV, s'amusait avec mes instruments, ou plongeait dans la piscine. Elle ajouta même que ses amies pouvaient même venir faire des pyjamas party. Oh làlà...Les pyjamas party de Yepa sont un cauchemard ! Elle m'oblige à y assister et je suis souvent le Ken grandeur nature de ces fillettes.
« Oh d'accord, ça te fais de la compagnie au moins. », me dit Meika. Je levais les yeux au ciel, puis fis un : « Heu.... », qui voulait tout dire. Je n'ai rien contre Yepa. Je l'adore...Mais elle est trop...accaparante et rabas-joie !
« Oui mais quelques fois, j'aimerais ne pas l'avoir ici ! », avouais-je tout bas.
« JE T'AI ENTENDU ! », me hurla Yepa avant de croiser ses bras.
Yepa ou la reine de la maison.
Elle monta avec Meika dans sa chambre mal rangée, puis je me mis à cuisiner. Moi et la cuisine, c'est une grande histoire d'amour.
Ma cousine fût super ravie que Meika l'ai coiffée. Elle dit que je ne savais pas coiffer. En même temps...Je suis un mec. Je sais juste démêler mes cheveux, faire une queue de cheval ou un chignon n'importe comment-donc en gros, c'est horrible- avec un élastique. Meika lui dis que les garçons n'étaient pas doués pour coiffer, et Yepa baissa les yeux tristement avant de répliquer : « He bien, ils n'ont qu'à apprendre, voilà ! ».
La petite Sioux de Cheyenne River proposa à Meika de jouer aux barbies, mais cette dernière refusa, disant même qu'enfant elle n'était pas douée pour ce genre de chose.
« Ah bon ? », demanda Yepa en écarquillant ses yeux bridés. Elle demanda à Meika de regarder quand même la partie qu'elle ferait. Elle joua donc avec les deux barbies et le ken aux tongs, inventant toute histoire à dormir de bout. A la fin, elle demanda à Meika : « Alors ? C'était bien ? ».
Yepa la relookeuse relooka Pocahontas numéro 2. Lorsque l'enfant lui dit qu'elle marchait avec des talons hauts, la Sioux de Pine Ridge commenta : « Eh bien, je plains tes pieds ! ». La brunette répliqua : « Boh, il suffit d'être habituée ! ».
La sioux lui sourit quand elle lui dit que je préférais les filles au naturel, ce qui était vrai, évidemment.
Ce fût ensuite l'heure des histoires.
Yepa fût émerveillée de la façon que Meika Cloud racontait les histoires. Elle la complimenta en comparant avec moi.
Meika lui dit : « J'ignorais qu'il en racontait aussi. ». Yepa hocha la tête avant de dire : « Oui, il est obligé, car je le force à le faire ! Celui qui raconte des histoires très bien, c'est Sam, le père de Pay. Il est très doué ! Pay n'aime pas raconter des histoires. Je l'oblige, parce que sinon, je n'arrive pas à dormir. Maman me racontait toujours des histoires avant de dormir. ».
Meika lui raconta ses aventures à Pine Ridge, avec Hakan, Isha et son cheval. Yepa buvait ses paroles, yeux brillants.

Ma cousine alla chercher un dessin que je comptais donner à Meika, et le montra à Meika. Cette dernière resta silencieuse. La curieuse fouineuse du nom de Yepa demanda ensuite à Meika si elle m'aimait. Heureusement que je ne suis pas au courrant, sinon, je lui en aurais collé une !
« Je suis une gardienne de secrets, et personne ne peut me faire avouer quoi que ce soit, même sous la torture !! », ajouta t-elle même.
Mais Meika lui coupa net le soufflet en disant : «Je n'en doute pas mais tout ça, ce sont des choses de grandes personnes. ».
Meika lui fit un clin d'oeil, mais Yepa demanda « Pourquoi ? ». Yepa était coincée dans sa période : « Pourquoi ». Elle demandait tout le temps « Pourquoi ? », « Pourquoi ci », « pourquoi ça ». Généralement, je lui disais : « Parce que c'est comme ça. » pour la faire taire, mais elle arrivait à ajouter un autre pourquoi. Alors, je lui jetais un regard noir, qui lui faisais arrêter net ses « pourquoi ».  

Quelques temps plus tard, nous étions à table pour le repas de quinze heures. Meika me complimenta pour mon repas. Je me mis à rougir et à balbutier. Cela amusa Meika, qui me lança : « Tu étais moins farouche dans le couloir tout à l'heure. ».
Yepa rigola.
La fille de mes rêves m'encouragea à dire ce que j'avais à dire par un clin d'oeil. Je lui dis que mon rêve était d'avoir un restaurant. J'annonçais ensuite le nom de mon restaurant. Yepa se moqua de moi.
Je me vexais. Meika me dit : « C'est un nom un peu long, en plus tu as mis deux fois Yellow dedans. ».
Meika pouffa de rire.
« C'est parce que le soleil est jaune. Sun Yellow. Après, il faut mon nom à la suite, et comme je m'appelle Yellow. », expliquais-je avant d'hausser les épaules en souriant. Puis je réfléchis un instant, avant de dire : « Je ne sais pas comment je pourrais appeler mon restaurant...Je n'ai pas d'autre idées. ».

Puis, je voulus servir une boisson à Meika, mais Yepa fit sa jalouse. Nous étions presque entrain de nous bagarrer. Mais Meika nous calma par son : « De l'eau suffira. ».
« De l'eau...Ok... », murmurais-je doucement avant de dire à Meika : « Tu me diras stop. ».
Je lui servis de l'eau. Puis je demandais à Yepa ce qu'elle voulait.
« DU JUS D'ORANGE ! ».
Je soupirais avant de servir cet enfant désagréable.
Meika me dit alors : « Tu sais Paytah, ton repas était très bon mais tu n'étais pas obligé de tant te casser la tête juste pour moi. ».
Mon sourire disparu. Je baissais la tête. Elle trouvait que j'en avais fais trop ? J'avais peut-être trop voulu l'impressionner. J'avais trop fais pour l'impressionner. Les tours de magie et les colliers au mariage de Mato avaient déjà été forts. Peut-elle qu'elle croyait que j'espérais la concquérir juste avec un dinner, comme le pensait cet idiot d'Enapay.
« Je fais tout le temps ça quand je cuisine ! », finis-je par dire. Mais Yepa ajouta pour Meika : «  Mais quand il a des invités particulier...il fait deux fois plus ! »
Je repris : « Et puis...C'est pas juste pour toi que je me casse la tête. C'est pour toi tout court. ».
La moindre des choses, c'était de servir un repas fabuleux à la fille qu'on aimait, non ?
« Tu préférais des frites et des hamburgers ? », demandais-je ensuite.
« Ou des spaghettis à la bolognaise comme La Belle et le Clochard. », lança Yepa.
« Tais toi et mange ! », lançais-je à ma cousine.
« La belle et le clochard. »
« Tais toi ! »
« C'est vrai que tu fais clochard... »
« Où as-tu vu un clochard ? », demandais-je à Yepa en faisant semblant d'en chercher un. « Meika, t'a vu un clochard  ici ? ».
Je lançais un regard noir à Yepa avant de lui dire : « Moi je vois que Pocahontas, Little Creek et puis ...Lilo. »
Yepa ouvrit grand la bouche : « Mais je ressemble pas à Lilo ! »
« Ah bon ?, fis-je, tu lui ressemble beaucoup en niveau caractère pourtant ! ».
Yepa se tût et se mit à bouder.

Je levais mes yeux sur la pauvre Meika qui n'avait rien compris à la discussion : « Désolé. Elle est insupportable ! ». Je fis un sourire puis je demandais à Meika pour changer de sujet : « Alors le lycée ? Tu arrive à t'intégrer ? Tu t'es fais des amis ? ».
J'espérais que Meika avait réussi. Les Amérindiens n'arrivaient pas trop à s'intégrer dans une école de Blancs à cause du racisme et des préjugés.


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MessageSujet: Re: Please Forgive me! -Meika   Sam 15 Nov - 23:06

Une fois prête, Meika attendit donc le retour de Paytah dans le couloir du bâtiment de sa confrérie. Confrérie aimée par personne à part ses propres membres. Finalement, le jeune AP finit par revenir mais se stoppa une fois la porte ouverte, comme paralysé. Meika s'approcha de lui et l'interrogea du regard. Elle s'apprêta à lui demander à haute voix sa réaction quand il ouvrit enfin la bouche pour lui dire :

« Waouw ! Tu es vraiment magnifique Meika ! Franchement...j'adore ton look. ».

Meika afficha un sourire.

- Merci, répondit-elle.

Les deux jeunes gens partirent donc à la villa où Meika retrouva la petite cousine de Paytah qui répondit à son salut :

« Salut Meika. Je vais bien, et toi ? J'aurais 8 ans en Décembre ! Je vis chez Pay depuis cet été. J'ai décidé de vivre chez lui pendant quelque temps. J'adore sa maison, et puis c'est mon cousin ! »

- Je vais bien aussi. Huit ans déjà ? Tu grandis vite ! C'est vrai que c'est une grande maison, tu ne dois pas t'ennuyer ici au moins.

« Dis plutôt que tu squatte ma maison. Yepa va rester toute l'année avec moi... », ajouta Paytah.

- Oh d'accord, ça te fais de la compagnie au moins.

Yepa et Meika se rendirent donc dans la chambre de l'enfant. Meika en profita alors pour la coiffer comme elle le lui avait demandé.

« J'adore Meika ! Oh merci ! Pay ne sait pas me coiffer...Alors je reste le plus souvent les cheveux lâchés ou bien il me fait des chignons n'importe comment, à la viteuf, avec un élastique. ».

- Oh tu sais, les garçons ne sont pas doués pour se genre de chose, répondit avec amusement l'amérindienne.

Sauf pour ceux qu'elle connaissait dans sa réserve, surtout Isha, encore une fois grâce à la façon dont lui et elle avait été élevé par leur mère, Isha était l'un des rares garçons à savoir coiffer correctement. Il le fallait bien pour entretenir sa longue chevelure de peaux-rouge. Yepa présenta ensuite ses poupées à Meika qui naturellement n'y connaissait rien. Les seules poupées qu'elle connaissait étaient faite main à la réserve et servaient plus de décoration qu'autre chose.

« Tu veux jouer avec moi ? Je te prête Natasha, c'est la plus belle des barbies, la meilleure que j'ai, ma préférée. Je vais prendre Angélica, une vraie Cruella...Gare à elle, HIN HIN HIN. ».

- Oh...Je ne suis pas sur d'être la mieux placé pour jouer avec toi Yepa, je n'ai jamais joué aux poupées moi. Eh oui, même quand j'avais ton âge !

Ensuite fut le moment embarrassant du relookage où Meika eut droit à des chaussures à talons.

« Tu n'a jamais mis de chaussure à talons ? Il faudra qu'un jour je t'apprenne à marcher avec ! Moi, j'ai deja mis des talons de 10 cm ! »

- Eh bien, je plains tes pieds !

Meika avoua par la suite que le maquillage n'était pas ce qu'elle préférait. Même si elle en mettait un peu de temps en temps.

« Tant mieux ! Pay aime les filles naturelles ! Il les préfère sans maquillage. »

Meika lui sourit sans pour autant lui répondre. Yepa parlait comme si elle connaissait par coeur Paytah, pourtant, c'était à se demander. Par la suite, Meika raconta une histoire à l'enfant en attendant de pouvoir passer à table, Paytah prenant vraiment son temps !

« J'adore tes histoires ! Tu les raconte mieux que Pay ! Je pourrais rester là à t'écouter des heures ! Raconte moi une autre ! ».

- J'ignorais qu'il en racontait aussi.

Meika réfléchit un instant puis se décida de parler un peu de sa vie dans sa réserve en guise de deuxième histoire. Elle lui parlait de ses épopées à cheval avec son frère, de quelques habitants qui menaient encore leur culture à bien, de la fois où elle avait trouvé Hakan, louveteau, égaré dans la nature et bien d'autres choses encore. La conversation dura un temps jusqu'à ce que Yepa alla chercher quelque chose. Elle montra finalement un dessin de Meika réalisé par Paytah.

« Je ne devrais pas te le montrer mais...mon cousin à fais un dessin pour toi. Il a plus de 50 dessins de toi. Il a vraiment craqué sur toi, c'est clair. Il me parle souvent de toi. »

Meika observa le dessin en silence. 50 dessin d'elle ? C'était presque effrayant de l'entendre de la sorte. Elle était surprise, il dessinait vraiment bien. Ce garçon avait réellement sa place parmi les artistes. Meika restait pensive devant la feuille de papier. Et seules de nouvelles paroles de l'enfants parvinrent à l'en sortir :

« Dis moi, tu aime Paytah ou pas ? T'inquiète, je ne lui dirais rien. Je suis une gardienne de secrets, et personne ne peut me faire avouer quoi que ce soit, même sous la torture !! »

Meika sourit à nouveau et caressa les cheveux de Yepa :

- Je n'en doute pas mais tout ça, ce sont des choses de grandes personnes.

Elle lui fit un clin d'oeil mais honnêtement, Meika préférait garder ses opinions pour elle même. Puis toutes les deux se rendirent dans la cuisine pour voir ce que faisait Paytah. Bien plus tard, quand tout le monde fut prêt, le repas pouvait enfin commencé. Meika touchait un peu à tout. Ce qu'avait Paytah était vraiment bien fait et également bien présenté. De temps en temps, il se passait des choses entre Yepa et son cousin que la jeune fille ne voyait que trop tard mais sentait bien qu'il y avait quelque chose dans l'air. Elle n'y fit pas attention longtemps et continuait le repas en faisant mine de n'avoir rien remarqué. Après tout, elle savait de toute façon ce que Paytah ressentait pour elle et continuait de s'en vouloir de ne pas avoir le courage de le satisfaire. Ce repas valait cent fois ce que l'on trouvait à la cafétéria de Wynwood. Par ailleurs, Meika complimenta Paytah pour cela. Ce dernier se mit à rougir.

« Merci Meika, ça..ça fait plaisir. Oui...t...tu sais... ».

Meika l'observa d'un regard amusé.

- Tu étais moins farouche dans le couloir tout à l'heure.

Elle lui fit un petit clin d'oeil pour l'encourager à se reprendre. Le garçon se mit à lui sourire en ajoutant :

« ...Je veux vraiment devenir Chef plus tard. J’appellerais mon restaurant... »

Il se mit à réfléchir.

« Sun Yellow Paytah Yellow's Restaurant. ».

« Wooooaaaah c'est super fabuleux ! Tu veux pas rajouter d'autres mots ? », lança Yepa.

« Bah...Qu'est-ce qu'il a le nom de mon restaurant ? »

- C'est un nom un peu long, expliqua Meika, aussi d'humeur taquine mais plus sérieuse et sincère, en plus tu as mis deux fois Yellow dedans.

Elle pouffa de rire. Le jeune homme lui proposa à boire, sous le regard jaloux de Yepa qui rouspéta.

« Hé ho ! Du calme ! Meika d'abord. Pas de jalousie. »,

- De l'eau suffira, répondit aussitôt la jeune amérindienne pour calmer tout de suite les tensions, tu sais Paytah, ton repas était très bon mais tu n'étais pas obligé de tant te casser la tête juste pour moi.

Meika savait surtout que Paytah l'avait fait pour elle, pour l'impressionner, mais ça faisait toujours bizarre de voir le paon faire la roue ainsi. Elle se souvenait des tours de magie du garçon au mariage de sa soeur, une fois de plus rien que pour l'impressionner, tout comme le tirs de flèches ainsi que...le baiser forcé et les provocations à Isha.
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MessageSujet: Re: Please Forgive me! -Meika   Ven 14 Nov - 18:53


Please Forgive Me!
AVEC MEIKA CLOUD


Je poussais la porte du bâtiment des Nu Zetas pour aller chercher Meika. Je mis mes mains dans les poches de mon pantalon, relevais la tête et restais figé sur place. Mon cœur loupa un battement.
Mes lèvres s'entrouvrirent légèrement, laissant apparaître mes gencives. Meika était dans le couloir. Je la regardais, scotché, bouche légèrement entre-ouverte, yeux écarquillés.
« P*tain, elle est trop belle ! », soufflais-je dans un murmure à peine audible.
Meika portait une haut crème, des bijoux et un pantalon bleus ciels. Sa longue chevelure semblait plus brillante que d'habitude. J'adorais trop ses boucles d'oreilles et son collier ras-le-cou.
Elle trop canon ! Elle me faisait fondre. Elle était magnifique. Une bombe !
Je restais un bon moment à la contempler, n'osant à peine respirer. Puis je décidais de me ré-animer.
Je m'avançais jusqu'à elle, mon cœur cognant contre ma poitrine. Je lui fis un énorme sourire et je la complimentais : « Waouw ! Tu es vraiment magnifique Meika ! Franchement...j'adore ton look. ».
Elle était...waouh ! La plus belle fille que j'avais jamais vu de ma vie. Trop sexy.
Du coup, je me trouvais bien ridicule avec mon look d'artiste.
Je lui déclarais que la voiture était avancée pour elle, puis je l'emmenais jusqu'à mon pick-up bleu et argent. Je fûs galant avec elle, puis, nous partîmes pour ma villa.

Lorsque nous arrivâmes, Boogie-Boo aboyait. J'ouvris la porte et lui ordonnais de rester tranquille.
Yepa nous accueillis, et elle me mit mal à l'aise avec son allusion pas discrète et franche. Meika se mit à rire, puis la salua chaleureusement. Yepa lui répondis : « Salut Meika. Je vais bien, et toi ? J'aurais 8 ans en Décembre ! Je vis chez Pay depuis cet été. J'ai décidé de vivre chez lui pendant quelque temps. J'adore sa maison, et puis c'est mon cousin ! »
« Dis plutôt que tu squatte ma maison. Yepa va rester toute l'année avec moi... », dis-je à l'intention de Meika.
Après que ma cousine de 7 ans eût fais son caprice, Meika me demanda de prendre mon temps.
Je me mis donc au travail, et ne vis pas l'heure passer. J'avais mis 3 heures pour faire ce repas. C'était plus que ce que j'avais fais pour Kiseki (45 minutes). Faut dire que je veux que tout sois parfait et que j'aime Meika.
La Sioux de Pine Ridge avait promis à Yepa de la coiffer et de lui apprendre à faire le même bracelet que j'avais à mon poignet. Je fis un sourire en le voyant, puis je m'occupais des plats. Je connaissais les recettes par cœur.

Dans la chambre de Yepa, Meika coiffa l'l’enfant qui avait de longs cheveux noirs ondulés, ondulés un peu comme ceux de Pay. Elle lui fis deux longues tresses et décora le tout par deux magnifiques accroches Lakota. Yepa se regarda dans le miroir et s'exclama : « J'adore Meika ! Oh merci ! Pay ne sait pas me coiffer...Alors je reste le plus souvent les cheveux lâchés ou bien il me fait des chignons n'importe comment, à la viteuf, avec un élastique. ». Ma cousine fis un câlin à Meika, puis, lui montra ses 70 Barbies et ses 4 Kens, en plus de ses maisons, de 3 chevaux et de quatre chiens.
« Lui, c'est Diego, c'est l'amoureux de elle, Natasha. Ils vont bien ensemble, non ? », présenta la petie fille en montrant une Barbie blonde aux cheveux détachés et un Ken brun en débardeur et en short. « Tu veux jouer avec moi ? Je te prête Natasha, c'est la plus belle des barbies, la meilleure que j'ai, ma préférée. Je vais prendre Angélica, une vraie Cruella...Gare à elle, HIN HIN HIN. ».
Yepa s'empara d'une barbie brune, maquillée comme une voiture volée, puis tendis Natasha à Meika.
« On va dire que Natasha et Angélica étaient meilleures aimes avant, mais que Angélica aime Diego en secret. »
ça y est, elle était partie dans son jeu. Je ne jouais jamais avec elle au Barbies, même si elle me suppliait en pleurant. Alors, elle jouait seule ou avec Li Na quand celle-ci venait.
Yepa fit donc une partie de Barbies avec sa nouvelle amie Meika , puis, celle-ci lui montra comment fabriquer les bracelets Sioux.

La petite puce écouta attentivement ce que celle que j'aimais lui disais, puis, elle essaya à son tour. Elle resta patiente, même si quelques fois elle se trompais. Elle reçu les félicitations de Meika Cloud, puis, décida de la maquiller pour le fun et la récompenser.
Yepa lui mis une robe rose appartenant à Li Na et lui mis des talons. Mais la pauvre Meika n'était pas à l'aise avec les chaussures et avait un peu peur de tomber.
« Tu n'a jamais mis de chaussure à talons ? Il faudra qu'un jour je t'apprenne à marcher avec ! Moi, j'ai deja mis des talons de 10 cm ! », s'exclama Yepa.
Ma cousine enleva le look de Meika, puis la rassura, en lui disant qu'elle la démaquillerait. Yepa était une pro du maquillage, elle me maquillait même pour Halloween ou les fêtes déguisées.
Elle démaquillait aussi à la perfection.
« Merci c'est gentil, le maquillage, ce n'est pas trop mon truc. », lui avoua Meika. Yepa, trousse de maquillage en main, fit des yeux malicieux, puis lança : « Tant mieux ! Pay aime les filles naturelles ! Il les préfère sans maquillage. »
Le faisait-elle exprès ? Heureusement que je n'étais pas avec elle lorqu'elle donna cette information à Meika. Qu'est-ce qu'elle va faire d'autre ? Montrer mon horrible photo de moi bébé ? Heureusement que l'album est dans un des tiroirs de ma commode !
Yepa ôta le vernis qu'elle avait mis pour Meika, puis, elle écouta les histoires que lui racontais la Sioux. « J'adore tes histoires ! Tu les raconte mieux que Pay ! Je pourrais rester là à t'écouter des heures ! Raconte moi une autre ! ».

Elle bavarda ensuite avec Meika. Elle lui appris qu'elle adorait la danse. Puis, elle eut une idée, puis demanda à la Sioux de l'attendre. Elle fila dans ma chambre, fouilla partout, trouva ce qu'elle cherchait, puis revint auprès de ma chère et tendre (hum hum).
Yepa s'avança vers Meika, une feuille de papier plaquée sur sa poitrine, puis s'arrêta devant la Sioux.
« Je ne devrais pas te le montrer mais...mon cousin à fais un dessin pour toi. »
Yepa brandit le papier, qui était le portrait de Meika . Je l'avais commencé un jour ou je pensais à elle. Je m'étais rappelé de son sourire magnifique et j'avais pris 10 jours pour le faire. Je m'étais juré de donner ce dessin à Meika, mais j'étais trop timide, et je l'avais laissé dans un tiroir, avec les autres.
« Il a plus de 50 dessins de toi. Il a vraiment craqué sur toi, c'est clair. Il me parle souvent de toi. », déclara Yepa en jouant avec son bracelet multicolore.
Ma cousine était mature pour son âge. Deja, à 5 ans, elle faisait des réflexions d'un adulte, mettant la honte à ceux qui l'entendait.
Curieuse, elle demanda à sa nouvelle amie Meika : « Dis moi, tu aime Paytah ou pas ? T'inquiète, je ne lui dirais rien. Je suis une gardienne de secrets, et personne ne peut me faire avouer quoi que ce soit, même sous la torture !! »
C'était vrai. Yepa savait garder un secret, et même si on la corrompait, impossible de desceller ses lèvres. Expérience vécue.
Après avoir interrogé La Lakota de mes rêves, la fillette proposa d'aller dans la cuisine pour voir ce que je faisais.

Moi, je faisais le ménage. Je fais bien le ménage. C'est pour ça que mes parents aiment me donner des corvées. De toute la famille, c'est moi qui nettoie le mieux. Des fois, mes frères et sœurs me refilent le travail de ménage et me donnent de l'argent en échange.
J'avais pas encore fini, quand Yepa me fit sursauter en applaudissant. Elle refis le coup de ''Je suis la Reine de la maison et je commande'', du coup, je dus aller me doucher, me laver les cheveux et m'habiller autrement.

A table, je souhaitais bon appétit. Meika nous le souhaita aussi, et je lui fis un sourire 16/9ième, un big sourire très large
avec mes yeux qui disparaissent presque .
Puis, je priais Yepa de dire les grâces. Je joignis les mains et fermais les yeux. Je savais que Meika n'était pas croyante, alors, je devinais qu'elle ne priait pas comme nous. Je me demandais un instant si jamais dans le plus grand des hasard lointains, si un jour Meika et moi on sortais ensemble, elle sortirait avec moi malgré le fait que je sois Catholique. Sa famille (enfin surtout Isha serait en colère). Isha serait de toute façon en colère, il dirait à Meika : «Pourquoi tu t'ai mis avec ce Yankee aux oreilles percées qui croit au Dieu des Blancs ? ». Je soupire.
A la fin des prières, je resouhaitais bon appétit et Yepa me fis de nouveau honte. Je fus gêné. Quand j'étais amoureux, je devenais un peu niais. L'amour rend bête. Voilà pourquoi j'ai dis deux fois bon appétit.

Yepa se jette sur sa soupe, puis sur le Fry Bread. Moi, je ne touche pas encore à mon entrée (la soupe), j'observe du coin de l'oeil Meika, qui prend la première cuillerée. Je baisse le regard. Je le relève vers Meika, puis je le baisse de nouveau. Je recommence mon manège, si bien que Yepa me donne un coup de pied.
« Oups pardon. », fait-elle en faisant comme si elle n'avait rien fait. Je sais qu'elle l'a fait exprès.
« Toi je vais te... ! », marmonnais-je entre mes dents, lui lançant un regard noir.
Elle joue avec ses tresses en me souriant comme si elle n'a rien fait.
Je décide de manger.
Soupe. La soupe ça va.
Fry Bread. Je ne peux pas commenter...Le Fry Bread était auparavant ma sépécialité.
Yepa ne parle pas. Elle commence à manger son cornbread, HushPuppies meal , son Quick ‘n Easy Berry Sauce avec le pemmican ainsi que son Lakota Buffalo Roast and Veggies, piochant dans les 5 plats dans son assiette.
Moi, je ne parle pas non plus, mon cœur cognant contre ma poitrine, ayant peur que Meika n'aime pas mon repas. Je fixe mon assiette.
Je sers Meika, galanterie et amour oblige, sous l'oeil malicieux de Yepa, qui est bien amusée de me voir amoureux. J'aimerais bien la voir, quand elle sera ado !
On mange en silence. Je cherche de quoi lancer la conversation, mais je ne sais pas quoi dire. Je ronge mes ongles entre deux bouchées à chaque fois.

Soudain, la douce voix de Meika retentit dans la salle à manger : « C'est vraiment bon ce que tu as fait Paytah. Tu as raison, tu es peut-être fait pour tenir un restaurant. ».
Je baisse la tête, rougis un peu, puis commence à parler tête et yeux baissé, mais sourire aux lèvres, tout timide : « Merci Meika, ça..ça fait plaisir. Oui...t...tu sais... ». Je relève la tête et me tourne vers elle en souriant et je lui dis, toujours sourire aux lèvres : « ...Je veux vraiment devenir Chef plus tard. J’appellerais mon restaurant... »
Je levais les yeux au ciel, passant ma langue sur mes dents en même temps-bah oui, il y avait un morceau de Fry Bread sur mes dents-, réfléchissant un peu. Je lançais ensuit en faisant un geste avec ma main droite : « Sun Yellow Paytah Yellow's Restaurant. ».
« Wooooaaaah c'est super fabuleux ! Tu veux pas rajouter d'autres mots ? », me taquina Yepa.
« Bah...Qu'est-ce qu'il a le nom de mon restaurant ? », me vexais-je.
Je secouais la tête en souriant, puis je demandais à Meika : « Tu veux quelque chose à boire ? ».
Yepa me donna un coup de pied.
« ET MOI ALORS ? »
« Hé ho ! Du calme ! Meika d'abord. Pas de jalousie. », rétorquais-je avant de lancer un regard noir à Yepa, de me tourner vers Meika, de la regarder avec mes yeux doux flamboyants et de lui faire un sourire qu'elle ne serait pas prête d'oublier.

HRP: Il y a trop de sourires de Booboo, alors je savais pas quoi prendre mdr. J'ai pris ça mais le sourire que Pay fait est plus beau que ça.

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MessageSujet: Re: Please Forgive me! -Meika   Ven 14 Nov - 0:08

Paytah était si ravi qu'il s'exclama de joie en sautillant partout comme un hippocampe magique avant de se stopper et de demander à la jeune fille de l'attendre un moment. L'amérindien fila comme l'éclair sous le regard de Meika, incrédule. Cette dernière en profita pour retourner dans sa chambre et ranger un peu ce qu'elle était en train de faire tout en se préparant pour le repas qu'elle allait passer en compagnie du garçon. Elle arrangea gracieusement sa longue chevelure d'ébène qui flottait derrière elle. La brosse les lisait, elle glissait sans encombre jusqu'aux extrémités fins et soyeux. Elle s'observa un moment. Elle était plutôt mal accoutrée avec le vieux pull qu'elle avait l'habitude de mettre quand elle n'avait pas l'ambition de quitter son plumard. Quand on était invité chez quelqu'un, la moindre des politesse était de lui montrer qu'on ne se négligeait pas et de ce fait, ne négligeait pas l'invitation de la personne. Meika avait peut-être été élevé différemment, mais elle connaissait néanmoins ce genre de principes fondamentaux dans la société actuelle. Il ne fallait pas oublié qu'en tant "qu'indien urbaine", comme elle préférait se qualifier plutôt que "sauvage paumée dans la ville", elle faisait des efforts d'intégration. Elle revêtit donc un débardeur bien plus joli avec un pantalon bleu ciel. Bijoux en turquoise comme elle les aimait tant telle que des boucle d'oreilles capteur de rêve, ou un collier ras du cou en forme de faucon déployant ses ailes. ICI Une fois prête, Paytah était revenu. Elle le rejoignit dans le couloir du bâtiment alors qu'il lui disait :

« La voiture de mademoiselle est avancée. ».

Elle lui sourit et le suivit jusqu'au parking. Le jeune homme joua les galants en lui ouvrant la porte. Une fois la jeune fille à bord, il gagna son poste de conducteur et démarra. Meika n'avait encore jamais vu la villa de Paytah mais tout les belles et grandes maisons de gros riches de Miami ne l'impressionnaient pas beaucoup. Elle était cependant contente tant que Paytah l'était avec sa richesse. Au moins, il ne manquait de rien et ne vivait pas dans la même pauvreté qu'elle dans la réserve. Mais bon, Meika aimait la pauvreté, c'était son monde à elle. L'amérindienne regardait un peu autour d'elle, découvrant les lieux lorsqu'un aboyant retentit aux abords de l'entrée. C'était un chien. Meika savait que Paytah avait déjà eu une chienne mais celle-ci était nouvelle. En pénétrant dans la grande maison de son ami, la jeune fille entendit une chanson étrange que Paytah sembla reconnaître sur l'instant en s'exclamant :

« Shake it Up ! »

Meika lui offrit un regard, elle ne connaissait évidemment pas l'émission, puis continuait d'admirer le luxe des lieux, ne sachant vraiment qu'en penser. C'était vraiment bien que Paytah puisse vivre dans le confort, mais d'un autre côté, le luxe et le matérialisme était l'un des pires défauts des Blancs. Ils s'entouraient sans cesse d'objets inutiles. Soudain, une enfant déboula dans l'entrée et regarda les deux arrivants avant de lancer à l'adresse de Paytah :

« Wooooouuuh tu as emmené ton amoureuse ! ».

« Ce...Ce n'est pas mon amoureuse ! Qui t'a raconté cette bêtise pareille ? »

« Toi ! »

« J'ai jamais dis une telle chose pareille ! »

Meika pouffa de rire avant d'adresser un sourire à la gamine en lui disant :

- Yepa, ça me fait plaisir de te revoir. Comment vas-tu depuis le mariage ? J'ignorais que tu étais ici.

Puis, la petite remarqua le bracelet que portait Paytah au poignet et s'exclama :

« Ohhhh c'est quoi ce bracelet ? C'est toi qui l'a fais ? Oh ! Je peux en avoir un ? S'il te plait Paytah ! S'il te plait ! S'il te plait ! S'il te plait ! S'il te plait ! S'il te plait !S'il te plait ! »

« Non...Mais Meika se fera une joie de t'en faire un. »,

« Chouette ! Viens dans ma chambre Meika, je vais te montrer ma collection de barbies ! »

« Vraiment passionnant...Bonne chance Meika, bonne chance ! »,

L'amérindienne sourit amusée, même si elle ne savait pas ce que c'était que les barbies.

« Je suis à la cuisine...Donc...hum...Je vais cuisiner. Ça prendra peut-être un peu de temps... »,

- Prends tout ton temps, lui dit-elle.

Elle suivit Yepa dans la chambre de cette dernière qui la menait par le bras tout en lui demandant :

« Tu sais coiffer ? Tu pourrais me coiffer ? Allez, allez, s'il teuh plait !!! »

- Cela me ferait très plaisir, répondit la jeune fille.

« Tu pourrais me faire le bracelet que Paytah a ? Je veux le MEME ! »

- Je vais même faire mieux. Je vais t'apprendre à en faire, comme ça, tu pourras t'en concevoir autant que tu le désire.

Par la suite, une fois les deux filles dans la chambre de l'enfant, Meika proposa à Yepa de lui faire deux tresses qu'elle termina par deux accroches amérindiennes ICI Elle montra ensuite à l'enfant comment s'y prendre pour faire les bracelets sioux, ce qui s'avéra plus complexe qu'il n'y paraissait. Les choses que l'ont croyait simple étaient souvent les moins évidentes. Yepa ne trouva pas meilleur remerciement que de maquiller Meika comme une poupée mais la jeune amérindienne, patiente, la laissait faire.

« Tu es ADORABLE ! Il te manque plus que la robe ! Et aussi changer ces chaussures immondes. Ma chérie, tu seras parfaite ! Mouah ! »

Sans compter le changement de chaussures en lui mettant des talons :

« Splendide ma chère, vous êtes maaaaagnifike ! »

- Je le serais moins que je me serais casser la figure dessus ! lança Meika en s'imaginant marcher avec des machins pareils.

Comment les filles des villes faisaient pour ne pas s'écrouler ou de faire des entorse en marchant sur des aiguilles qui faisaient mal aux pieds ?

« T'inquiète, j'te démaquille ! »

- Merci c'est gentil, le maquillage, ce n'est pas trop mon truc.

Certes, il arrivait quelques fois à Meika d'en mettre. Mais c'était vraiment le minimum. Elle ne voulait pas se cacher derrière un masque. Pour elle, les gens se devaient de voir comment elle était réellement et non pas rendre sa beauté illusoire comme tous ces mannequins qui se pavanaient en ville. Meika se faisait une joie par la suite de discuter un peu avec Yepa. Elle lui raconta l'histoire du corbeau, l'oiseau qui était devenu noir. Enfin, les deux demoiselles décidèrent de descendre dans la cuisine pour voir où en était Paytah. Ce dernier était en train de laver la pièce.

« Bravo ! On attend depuis plus de trois heures car on a faim, et toi, tout ce que tu trouve à faire...C'est le ménage ! » lança Yepa.

« Oui et alors ? ».

« Va te doucher...On t'attendra. »

Meika restait silencieuse mais souriait devant la scène. Il y avait de quoi, vu dans l'état où se trouvait l'amérindien. Plus tard, le repas fut enfin servit.

« Bon he bien mesdemoiselles, bon appétit ! »

- Bon appétit, répondit chaleureusement Meika.

« Yepa...Dis les grâces. »

Ah, les fameuses grâces de la religion des Blancs. Meika restait respectueuse en gardant le silence mais elle ne pouvait pas même faire semblant de les imiter, ce serait un affront. Elle ne pouvait pas prier un dieu qui n'était pas le sien. Elle se souvint alors de la querelle qu'elle avait eut avec son frère Isha, juste après la cérémonie de mariage chrétien dans l'église. Ce dernier n'avait pas supporter les fameuses prières. "Ce n'est pas mon dieu !" avait-il dit. Meika avait bien tenter de le raisonner, de rester respectueux mine de rien des autres cultures mais il avait prit la mouche avec les arguments qui étaient rester en travers la gorge de la jeune fille, car il avait eut, en ce jour, parfaitement raison. "Du respect ? Il en a eu, lui, ce soit disant bon dieu, du respect pour nos semblables ?? Où ?! Où il était le respect de notre culture quand NOTRE peuple a été massacré au nom de ce dieu ?? Où il est le respect quand le peu de survivants qu'on était a été forcé d'abandonné son identité, pour se faire laver le cerveau à coup de christianisme ?? Regarde ce qu'est devenu notre peuple à cause de ce dieu !! De bons p'tits yankee !"

« Mesdemoiselles, bon appétit ! »

Meika sortit soudainement de ses pensées.

« Mais TA DEJA DIS BON APPETIT ! »

« Ah bon ? He bien...heu...he bien... »

Elle sourit puis entama le repas avec tout le monde. Paytah s'était surpassé. Il avait fait un très grand nombre de plats. Comment allaient-ils tout manger ? Un léger malaise s'installa à table tant personne ne parlait. Meika se demandait si c'était comme cela chez les Blancs alors elle n'osa pas prendre la parole tout de suite. Ce ne fut qu'au bout d'un moment qu'elle annonça à Paytah :

- C'est vraiment bon ce que tu as fait Paytah. Tu as raison, tu es peut-être fait pour tenir un restaurant.

Elle sourit à nouveau. Paytah avait de nombreux talents, il avait l'embarras du choix pour son avenir, elle était curieuse de savoir lequel sera choisit finalement.
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MessageSujet: Re: Please Forgive me! -Meika   Mer 12 Nov - 23:22


Please Forgive Me!
AVEC MEIKA CLOUD


Pour la faire plaisir, je décide de l'emmener manger dans ma villa. Ma villa est super grande et quelque fois...je me pers dedans. Mais j'aimerais avoir une villa encore plus grande que ça.
Bon avant cette histoire de villa, j'ai dis qu'en chacun, il y avait un artiste. Meika approuva mes dires, puis, je lui avouais que j'avais perdu des liens avec mes coutumes. La NZ me rappela qu'il fallait que je les retrouves, ces liens, et approuva mon idée de redécorer. Dans mon appart, avant la villa, j'avais une chambre 100% Amérindienne. Ma villa -enfin surtout ma chambre- est trop PS. Il faut que je reconstruise ça...Je vais mettre une couette avec des motifs amérindiens, et puis mettre un attrapeur de rêves sur le mur, sur la porte, un tapis amérindien et un autre en faux peau d'animal , je vais faire des dessins et les mettre aux murs, et décorer ma chambre de photo aussi...
BREF.
J'avoue à la Sioux que j'ai caché des surprises dans ses cupcakes car finalement, il vaut mieux la prévenir : je ne veux pas qu'elle s’étouffe, même si les cadeaux sont dans des capsules de Kinder Surprise !
Lorsque je lui dis que je serais patient, Meika me fit son sourire qui me faisais tant craquer.
Meika s'il te plaît...arrête de sourire ! Tu me mets encore plus mal à l'aise...Ton sourire me fais fondre...
BREF.
Nous parlâmes des PS...Honnêtement, je ne m'en faisais pas trop de ce côté là. Si ils parlaient derrière mon dos, tant pis ! J'avais quand même eu de bons contacts, et puis Sasha avait été super sympa avec moi. Il m'avait donné ma chance...Je ne le remercierais jamais assez pour ça.
Je lui donnais mon bonnet jaune et noir. Ça lui allait trop bien, elle était encore plus magnifique avec cet accessoire...Elle devrait mettre des bonnets plus souvent. Elle me remercia en souriant et je lui rendis son sourire.
Je lui lançais mon invitation en restant naturel, mais en faisant des yeux de chat potté comme Ty.
Meika roula d'abord les yeux, alors mon sourire disparu. Puis elle me dit : « Je n'aime pas vraiment regarder vos télévisions mais... D'accord pour cette fois ! ».

Je me mis à sauter partout en battant des mains et en souriant. Un vrai gosse.
Puis je m'arrêtais net, redevenant le gars mature que j'étais devenu. Je me rappelais que je n'avais pas pris de voiture, mais un TROTTINETTE , alors, je demandais à Meika de bien vouloir patienter et de rester là.
Je partis en courrant, moi l'helmes de Cheyenne River, dehors, prit ma trottinette et roula le plus vite possible jusqu'à mon garage. Je pris mon pick-up bleu et gris que j'avais eu pour mon anniversaire, mais qui était quasi-neuf, car je ne l'avais utilisé que très rarement, me baladant plûtot avec la voiture de luxe de Ty lorsque j'étais PS. Mais maintenant, je m'en moquais : je voulais rouler dans mon pick-up !
J'arrivais à WHS, retournais auprès de Meika, en lui disant, pour plaisanter bien sûr, : « La voiture de mademoiselle est avancée. ».
Je l'entrainais dans le parking et je lui ouvris la portière-Oui...je fais toujours ça, et alors?-avant de lui faire signe de monter, puis lorsqu'elle fût à bord, je refermais la portière, et allais m'installer sur le siège du conducteur.
Ma villa était un peu loin de Wynwood. J'avais déjà fais le chemin à pied.
Nous arrivâmes et j'entendis Boogie-Boo aboyer. Praline devait dormir, elle était une chienne plutôt calme. Boogie-Boo était un sauvage, un vrai chien de garde.
J'entrais dans ma villa, puis ouvrit la porte. Le générique de Shake it up m'acceuiellit et je m'écriais : « Shake it Up ! ». Je savais qui regardais mon (ex) émission préférée : Yepa. Yepa vivait chez moi depuis des mois maintenant. Elle ne voulait plus décoller. Justement, elle arriva auprès de moi, remarqua Meika, l'observa un moment, me jeta un regard malicieux avant de faire un mouvement de sourcil et de me lancer : « Wooooouuuh tu as emmené ton amoureuse ! ». Je protestais : « Ce...Ce n'est pas mon amoureuse ! Qui t'a raconté cette bêtise pareille ? »
Yepa s'approcha de moi puis me répondit en battant des cils : « Toi ! ».
La vérité sors malheureusement de la bouche des enfants. « J'ai jamais dis une telle chose pareille ! », mentis-je, complètement gêné, avant de ronger mes ongles et de passer une main dans mes cheveux.
Ça commence bien !
Cet enfant me mets la honte de ma vie. J'aime Meika, oui mais...C'est pas la peine de le crier sur les toits !
« Ohhhh c'est quoi ce bracelet ? C'est toi qui l'a fais ? Oh ! Je peux en avoir un ? S'il te plait Paytah ! S'il te plait ! S'il te plait ! S'il te plait ! S'il te plait ! S'il te plait !S'il te plait ! », s'écria Yepa toute excitée.
« Non...Mais Meika se fera une joie de t'en faire un. », lui dis-je en la poussant vers Meika.
« Chouette ! Viens dans ma chambre Meika, je vais te montrer ma collection de barbies ! »
« Vraiment passionnant...Bonne chance Meika, bonne chance ! », murmurais-je à la Lakota de Pine Ridge en écarquillant mes yeux.
« Je suis à la cuisine...Donc...hum...Je vais cuisiner. Ça prendra peut-être un peu de temps... », bredouillais-je en faisant des gestes avec mes mains, montrant la cuisine qui n'en faisait qu'un avec la salle à manger et le salon. La cuisine était super grande. C'était mon endroit préféré de la maison, après ma chambre et la salle de musique.

« Tu sais coiffer ? Tu pourrais me coiffer ? Allez, allez, s'il teuh plait !!! », demandais Yepa en tirant Meika par le manche de son pull saumon.
Je roulais des yeux et allais m'attacher les cheveux en un chignon bas, puis me laver les mains et sortir tous les ingrédients et les ustensiles de cuisine. Je mis mon tablier puis je me concentrais. Il fallait assurer. Il fallait réussir !
C'était pas le moment de râter les plats, ou de les laisser crâmer parce que j'irais aller regarder Shake it Up...Je stressais deja. Je m'apprêtais à ronger mes ongles, mais je m'arrêtais in extremis, arrêtant la catastrophe.
Princesse de l'Hiver prit par la main Belle-Ame et l'emmena à l'étage en lui demandant : « Tu pourrais me faire le bracelet que Paytah a ? Je veux le MEME ! ». Oh non...est-ce que j'ai fermé ma chambre, moi ? Bon j'ai rien à craindre, ma chambre est impeccablement bien rangée, comme toute la maison-sauf la chambre de Yepa qui est un bazart, avec du rose, du blanc et des poupées partout-. Je suis un mec ordonné, hyper maniaque. C'est rare, mais bon.

Je stresse trop, je tremble, mais qu'est-ce qui m'arrive. Du calme, Pay, du calme, du calme !
Je me mets la pression, faut que tout soit nickel, que tout soit PARFAIT ! J'ai déjà emmené Kiseki, la japonaise dans mon appart' pour lui faire un repas 100% JAPONAIS, sauf que là, c'est MEIKA mon invité et que Meika, je l'aime et c'est pas pareil que Kiseki. J'ai peur de tout râter...Je n'ai jamais peur de cuisiner quelque chose d'habitude...Il faut que je me calme !
Je sais ! Je vais écouter de la radio !
Vite, vite, j'allume la radio. Il y a des chansons qui passent. Ça me calme. Un peu.
Selena Gomez. Demi Lovato. Miley Cyrus. Justin Bieber.
Je prépare mes plats. Je sais ce que je veux faire exactement : un repas 100% LAKOTA.
J'ai prévu au menu : du Wojapi, une soupe en en entrée ; puis, pour le plat de résistance, du cornbread, du fry bread, des HushPuppies meal -C'est trop bon ces trucs-, du Quick ‘n Easy Berry Sauce avec du pemmican ainsi que du Lakota Buffalo Roast and Veggies et comme dessert, un gâteau au mais, une tarte aux myrtilles, des pops corns-en fait c'est plus pour le cinéma- et puis une glace au mais. Ça fait beaucoup...mais bon...Eau et jus à volonté pour la boisson. Est-ce que Meika boit de l'alcool ? Ça m'étonnerait. Bière pour moi.
Bon...Au travail.

Je coupe, je frîs, je pétris, je soupoudre, je remue, je fais cuire, je tourne, je laisse reposer...
Je coupe comme les chefs, rapide comme l'éclair. Je me vois bien avoir un restaurant quand j'aurais 20 ans...ce sera le bonheur !
J'entend les cris de Yepa jusqu'ici. Je me demande bien ce qu'elle fait ! Elle est tellement capricieuse-ça doit être de famille, mais elle est la pire de nous tous!-. Ce que je ne sais pas, c'est qu'elle a maquillée Meika et lui a vernis les ongles, comme ses poupées Barbies.
« Tu es ADORABLE ! Il te manque plus que la robe ! Et aussi changer ces chaussures immondes. Ma chérie, tu seras parfaite ! Mouah ! », disait Yepa, en faisant des airs de grande relookeuse. Elle alla chercher des talons appartenant à Li Na, et les mis aux pieds de Meika. « Splendide ma chère, vous êtes maaaaagnifike ! », s'écria Yepa. Elle pouffa de rire, puis redevins sérieuse pour rassurer Meika : « T'inquiète, j'te démaquille ! ». Ma cousine adorait le maquillage.

Moi, pendant ce temps, alors que je m'applique à faire ma sauce, une chanson attire mon attention. Je ne sais pas le titre, mais ça ne fais que dire « I think about You ». J'adore le rythme et les paroles, alors je bouge la tête au rythme.
Puis, je recule, ouvre un tiroir, tire une cuillère et me mets à chanter tout haut en mimant quelques fois des accords à la guitare en me déplaçant partout dans la cuisine en dansant : « I think about you every morning when I open my eyes.
I think about you every evening when I turn out the lights.
I think about you every moment, every day of my life.
You're on my mind all the time. It's true. 
».
Je prend vite une louche, je détache mes cheveux et je fais comme si la louche c'est une guitare en remuant la tête, faisant ensuite tourner mes cheveux, comme quand j'étais petit. Je souris. C'est le délire total.
« He bien...C'est l'amour qui te rend bête à ce point ? »
Je me fige. Mes cheveux sont sur mon visage. Je souffle sur des mèches, mais je ne vois toujours rien. Je ne peux pas toucher mes cheveux...Bon, tant pis. Je ramène mes cheveux en arrière, puis, je me retourne. Enapay, le Sioux au super cheveux exra longs me fixe, une brosse à dents QUI DEGOULINE DE PARTOUT dans ses mains, en t-shirt et...en caleçon.
Il me désespère !
« Eh ben dites donc, il y en a qui sont pas génés ici...Enapay...CECI EST UNE CUISINE MERCI ! VA TE BROSSER LES DENTS AILLEURS ET VA TE DOUCHER MERCI ! »
« Mec, relax...pas la peine de stresser pour ta Sioux adorée. C'est déjà perdu d'avance. »
« Sympa ! », marmonais-je avant de lui lancer un regard noir et de me laver les mains.
Je me remets à cuisiner. Mais soudain, Enapay me lance :
« C'est quoi ce diner pourri ? Il faut pas faire ça mec ! Fais lui des spaghettis à la bolognaise et mets des chandelles ce sera romantique ! »
« Ouiiii et enlève les couverts aussi ! », hurla Li Na qui arriva, revêtue d'une robe jaune.
« Bon ça suffit ! Vous deux, DEHORS ! Arrêtez de squatter chez moi et de me dicter ce que je dois faire ! J'ai déjà chanté au mariage de Matoskah une chanson d'amour à Meika à cause de vous, alors vous n'allez pas m'imposer de nouveau quelque chose, est-ce que, c'est clair ?!! ! », m'enflammais-je, regard perçant.
Jamais je ne m'étais mis en colère comme ça contre mes amis. Pourtant, j'avais lancé à Enapay, que je surnomme Raiponce, mon verre de jus d'orange dans la figure devant Meika au mariage de ma sœur.
« On a vu que t'étais parti à Cheyenne River alors on a cru qu'on pouvait squatter..., bredouilla Enapay.
« He bien...JE SUIS DE RETOUR ! »
« Calme toi Paypay, ça sert à rien de t'énerver ! Il fallait s'occuper de Yepa ! Viens Enapay, on s'en va ! »
« Excellente idée ! », approuvais-je avant de remuer la sauce.
« Oui, laissons les tourteraux ensembles ! », me nargua Enapay.
Mes yeux lancèrent des éclairs. J'attrapais ce qui me tombais sur la main et le balançais sur Enapay. Il a de la chance...Ce n'est qu'un torchon.
C'est quoi ces amis débiles ? Pourquoi ils se moquent de moi au lieu de m'encourager ? Sont-ils jaloux ? J'en sais rien. Mais j'aimerais que rien ne me fasse râter mon repas de midi. Rha, c'est malin, la chanson est finie ! Je ne saurais jamais QUI l'a chanté !!!

Je soupire, puis je m'active. Je me dépêche d'aller dresser la table lorsque les plats cuisent et que les mais explosent dans le four à micro-ondes. Je regarde dans le four...Mince alors !
Le gâteau et la tarte n'ont pas finis de cuire, je crois que ce sera prêt quand on aura fini de regarder Pocahontas. Ce sera bon pour le goûter. Yepa exige des gouters...alors à mon âge, j'en prend.
J'arrange les plats, je fais une belle table, je range tout-je suis maniaque, donc, il faut que tout sois propre. -, je fais la vaisselle, j'essuie le sol, je balaie, je fais de la poussière, je passe la serpillère...
J'entend des applaudissements lents. Quoi encore ?
Je me retourne. Yepa me fixe, revêtue d'une robe de princesse -pourquoi elle a changé de vêtement?-, debout devant Meika. Ma cousine me lance : « Bravo ! On attend depuis plus de trois heures car on a faim, et toi, tout ce que tu trouve à faire...C'est le ménage ! ».
Je lève les yeux au ciel et je soupire : « Oui et alors ? ».
« Va te doucher...On t'attendra. », fis Yepa en se bouchant le nez.
Je plaque mes mains sur mon nez. Ils le font tous exprès ou quoi ?
Quoi que...elle a raison la petite...Mes cheveux sont pleins de farine et mon visage rempli de sauce tomate et de pâte à gâteau.

***
« Bon he bien mesdemoiselles, bon appétit ! », lançais-je avec un grand sourire, mains jointes.
Je suis douché comme l'a voulu mademoiselle l’Exigeante. Je porte une veste jaune sur un t-shirt blanc, un jean bleu, des bottes noires et mes cheveux mouillés sont lâchés sur mes épaules.
J'espérais que mon repas de midi...oh pardon...de quinze heures était bon. Je m'étais surpassé.
J'avais cuisiné avec amour et patience, comme à chaque fois que je cuisinais.
« Yepa...Dis les grâces. », lançais-je un peu froidement à ma cousine.
Yepa arrêta de bouger ses jambes et de jouer avec sa fourchette. Elle fit une prière chrétienne puis Lakota.
Je fronçais les sourcils pendant les prières, car je n'avais jamais vu Yepa prier en Lakota pour un repas.
Quand les prières furent finies, je lançais : « Mesdemoiselles, bon appétit ! », en faisant un sourire-grimace.
« Mais TA DEJA DIS BON APPETIT ! », me cria Yepa.
« Ah bon ? He bien...heu...he bien... »
Je racle ma gorge et hausse les épaules. Je ne trouve rien d'autre à dire. Je glisse des mèches de cheveux derrière mon oreille ou brille des boucles d'oreilles en argent. Je sais même pas ce que je vais dire à table: je n'arrive pas à faire la conversation! Je me rappelle encore de ma mission numéro 1 chez les PS. J'avais même pas été fichu de parler à Kaira, une EI pourtant sympa qui m'avait plusieurs fois dit de me calmer et d'être naturel.
Je streeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeesse !
Alors je me mets à ronger mes ongles.
Faites que Meika aime, Faites que Meika aime !



© EKKINOX

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MessageSujet: Re: Please Forgive me! -Meika   Mar 11 Nov - 22:59

« On a tous une part d'artiste en soi. »

Meika sourit et approuva les mots de Paytah. Il avait parfaitement raison, mais certains l'étaient plus que d'autres. Lui, en l’occurrence. En revanche, elle ne comprit pas quand il se mit à rire tout en disant :

«Non, je ne vais pas l'enlever. Ne t'inquiète pas pour ça. »

Et pourquoi pas ? Ty lui avait bien dit qu'il l’enlèverait pour les douches et les nuits alors que ce bracelet était très résistant. Celui de Meika, elle ne l'avait plus jamais enlevé, il faisait désormais partit d'elle. Par la suite, Paytah lui assura qu'il n'était moins un Blanc en lui et lui raconta une anecdote sur ses cheveux que Meika ne comprit qu'à moitié mais bon. A la fin, Paytah lui dit :

« Désolé de te parler de mes cheveux. Tout ça pour dire que...Je n'ai plus besoin de ressembler à un Blanc pour faire quoi que ce soit ! Je suis un Artiste et dans mes arts, je ferais passer des messages en faveur de notre peuple. J'ai repris mon groupe les Siouxx et...ça va chauffer ! On va faire des chansons du tonnerre pour parler des Lakotas et enlever les préjugés. Enfin...essayer d'enlever les préjugés. Tu devrais venir avec nous...On a besoin d'une grande connaisseuse...J'ai rompu tout lien avec les miens et...y a des coutumes que j'ai oublié. Je vais refaire ma chambre, je vais mettre...des objets Sioux ect...Mais j'ai un peu la flemme en ce moment... »

Meika sourit, de toute manière, elle préférait largement Paytah avec des cheveux longs. Sa nature amérindienne ressortait.

- Tu devrais songer à retisser les liens avec tes propres origines Paytah. Mais bon, ce n'est pas une mauvaise idée.

Après l'enlacement, Paytah lui dit :

« Un conseil...Ne mange pas vite les cupcakes...il y a...dans tous les cupcakes un..une surprise. Mes cupcakes, c'est des cupcakes surprises ! »

Meika pouffa de rire avant de lancer :

- Eh bien voilà le cadeau que tu disais ne rien avoir à m'offrir.

Elle jeta un regard au carton qui se trouvait dans sa chambre et qu'elle pouvait voir puisque la porte était restée ouverte. Elle n'avait qu'à jeter un regard par dessus son épaule. Enfin, Meika s'expliqua avec Paytah au sujet de ce qu'elle ressentait, demandant attention et compassion ainsi que patience de la part de son meilleur ami. Elle espérait avoir été claire. Par chance, Paytah lui répondit :

« Meika...Je te fais confiance. Je te comprend. Tu n'as pas à t'inquièter de ce côté là. Je serais patient. Je t'attendrais. Je t'attendrais, je te le promets. Je t'aiderais. Tu peux compter sur moi. »

Meika sourit, dévoilant la blancheur de ses dents, demandant à Paytah d'être fort pour elle.

« Je le serais Belle-âme. »

- J'en suis persuadée.

Elle se leva ensuite et tendit la main à Paytah pour l'aider à se relever également. Elle lui sourit quand il passa son bras sur ses épaules mais elle craignait que les PS ne s'en prennent à Paytah pour avoir été un...PS raté.

« Qu'ils ne me pardonnent pas et qu'ils me haissent ! Sincèrement...Je m'en fiche.
Cette confrérie est trop...exagérée. »


Meika approuva en hochant la tête. Soudain, Paytah eut comme une idée puis il mit son bonnet sur la tête de l'amérindienne avant de lui dire :

« ça te va trop bien ! La classe !
«J'en ai un autre...Je te l'offre. C'est mon cadeau. Il est quasi neuf. Je ne l'ai mis que...deux fois. Hier et ce matin. »

- Merci, répondit Meika en souriant.

Ca lui faisait bizarre, elle n'avait jamais porté de chose sur sa tête, à part des plumes peut-être.

« ça te dirais...de venir dans mon restaurant ? »

Son restaurant ? C'était nouveau ça ? Il voulait probablement parlé de manger chez lui.

« Et après...d'aller voir Pocahontas avec moi ? »

Je roulais des yeux. Il devrait savoir que je n'étais pas fan de ce genre de chose, d'ailleurs, je n'hésitais pas à lui dire :

- Je n'aime pas vraiment regarder vos télévisions mais...

Elle sourit avant d'ajouter :

- D'accord pour cette fois !

Après tout, elle venait tout juste de récupérer, entre autre, son amitié, autant lui faire une fleur en même temps.
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MessageSujet: Re: Please Forgive me! -Meika   Mar 11 Nov - 20:58


Please Forgive Me!
AVEC MEIKA CLOUD


Je lui ai tout dis. Je lui ai dis toute la vérité. Je n'ai jamais parlé de mes sentiments comme ça à une fille auparavant. Pour Alex, alors là, c'était hors de question ! J'avais 10 ans à l'époque ou 9...j'avais ma coiffure de japonais, et j'ai jamais osé dire à Alex que je l'aimais. C'était même pas de l'amour en fait...C'était un simple béguin.
Après Olathe...Je ne lui ai jamais dis ça...Je l'ai fais languir un peu, et puis je lui ai dis un jour, quand je jouais de la guitare que je l'aimais en Lakota. Elle m'a repondu pareil et voilà c'était fini. Quand je suis venu à Miami et que j'ai revu Alex, je n'ai jamais osé lui dire qu'elle me plaisait et tant mieux, je pense que je me serais pris un râteau. Quand à Joy...Je voulais lui dire que j'avais craqué sur elle...Je lui avais dis qu'elle comptait pour moi mais elle est partie. Elle comptait me faire attendre vu le SMS qu'elle m'avait envoyé : « Laisse-moi réfléchir Paytah. ». Laisse-moi réfléchir...Laisse-moi réfléchir...Qu'est-ce qu'elles ont besoin de réfléchir les filles, franchement ? Y a pas a réfléchir, y a qu'à foncer ! Enfin..si moi j'étais une fille, admettons...Et que j'étais la sosie de Fivel Stewart par exemple...He bien...si il y avait un mec canon, gentil comme MOI qui me demandais de sortir avec moi (la fille)...Oh lala je me suis emmêlé les pinceaux...bref...J'aurais accepté sans hésiter direct. Quoi que non...Je n'ai pas demandé à Meika ni aux autres de sortir avec moi...Je leur ai déclaré ma flamme. Peu importe ! J'aurais dis oui.
Mais bon...c'est les nanas, que voulez vous !
Tout ça pour dire...que c'est la première fois de ma vie que je parle de mes sentiments comme ça à une fille. Les garçons en général n'aiment pas parler de leurs sentiments, ça les gênes, ça les bloque, bref...Mais moi, j'ai tout dis, j'ai été franc.

Après que j'eus tout raconté, en ne lui disant pas que je donnerais ma vie pour elle-sinon, elle allait avoir de la peine-, Meika m'offrit un bracelet multicolore. Je trouvais le bracelet très chouette.
Je complimentais donc la créatrice, mais cette dernière déclara modestement que créer ce bracelet ne faisait pas d'elle une artiste.
« On a tous une part d'artiste en soi. », lui dis-je.
« C'est un bracelet porte-bonheur, signe de lien dans notre tribu. Ne le retire jamais. »
Je pouffais de rire avant d 'éclater de rire. Bien sûr que JE N'ALLAIS PAS L'ENLEVER, un cadeau de celle que j'aimais en plus, non mais pour qui elle me prenais ?!!!
«Non, je ne vais pas l'enlever. Ne t'inquiète pas pour ça. ».
Je lui fis un clin d'oeil avant de continuer de rire.
J'avais appris qu'il y avait un bracelet porte-bonheur signe de lien chez les Sioux.
J'avais oublié quelques coutumes Lakota, à force de vouloir copier les Blancs. Mais désormais, comme je n'étais plus PS, je n'avais plus besoin de copier les Visage-pâles !

« Je n'ai plus besoin d'être un Sioux Pomme Rouge à l'extérieur et Blanc à l'intérieur...parce que je ne suis plus PS. C'est fini le jeu d'hypocrisie !
Je resterais moi même : un Sioux Lakota de la tribu des Hunkpapas issu de Cheyenne River. Je m'en fiche si on me traite de peau rouge, de geronimo et j'en passe ! Tu vois mes cheveux ? Bon...(je pouffais de rire) C'est des extensions avec de vrais cheveux...Mes vrais cheveux en fait...parce que ça...C'est les cheveux que Ty a coupé...Bref. C'est un gars de ma réserve qui m'a fais ça...il est coiffeur. J'attend que mes cheveux repoussent et je ne les couperais jamais. J'ai toujours rêvé d'avoir les cheveux longs. J'avais les cheveux longs avant, mais...Ty-Ty me les a coupés parce que pour être PS, il ne faut pas avoir les cheveux longs. He bien...maintenant que je suis AP, j'aurais mes cheveux longs.
 »
Je fixais Meika avant de lui dire : « Désolé de te parler de mes cheveux. ».
« Tout ça pour dire que...Je n'ai plus besoin de ressembler à un Blanc pour faire quoi que ce soit ! Je suis un Artiste et dans mes arts, je ferais passer des messages en faveur de notre peuple. J'ai repris mon groupe les Siouxx et...ça va chauffer ! On va faire des chansons du tonnerre pour parler des Lakotas et enlever les préjugés. Enfin...essayer d'enlever les préjugés. Tu devrais venir avec nous...On a besoin d'une grande connaisseuse...J'ai rompu tout lien avec les miens et...y a des coutumes que j'ai oublié. Je vais refaire ma chambre, je vais mettre...des objets Sioux ect...Mais j'ai un peu la flemme en ce moment... »
Je me mis à rire.

Je me calmais, retrouvais mon visage sombre en repensant à Meika et je sautais au cou de la Lakota, manquant même de la faire tomber. Je lui parlais en Lakota...Wow ! Cela fait 4 mois que je n'ai pas parlé en Lakota !
Je récitais une prière Lakota. J'en ressentais le besoin. J'avais abandonné ma croyance à Wanka Tanka pour devenir Catholique...alors bon...ça me manquait un peu. Je me souviens que quand j'étais petit, je me levais de bonne heure, avant le lever du jour, pour courir hors de la maison. J'allais dans la nature, je levais mes bras en l'air, je respirais l'air pur et frais et je faisais une prière Sioux. Ah le bon vieux temps.
Je me dégageais doucement de Mlle Cloud. Je regardais mon cadeau, puis, je dis que je n'avais rien à offrir à Meika. Que pouvais-je bien lui donner ? Pourquoi je n'avais pas un collier avec moi ? J'ai un nouveau collier avec une queue de renard comme pendentif en fer. J'aurais pu le lui offrir. Mince alors ! Enfin...elle a 15 cadeaux dans ses cupcakes ! 5 bagues, 5 colliers et 5 bagues. Alors, je lui ai déjà offert quelque chose.
« Un conseil...Ne mange pas vite les cupcakes...il y a...dans tous les cupcakes un..une surprise. Mes cupcakes, c'est des cupcakes surprises ! »
J'avais retrouvé mon humour. Bon..C'était déjà ça.

Lorsque j'eus fini de dire ces mots, Meika qui m'observais depuis un moment, pris mes mains. Je sursautais en ouvrant grands mes yeux, bouche-bée. Nos regards étaient plongés l'un dans l'autre. Mon cœur battait dans ma poitrine.
« Qu'est-ce qu'il y a? », bredouillais-je, voyant qu'il y avait quelque chose qu'elle voulait me dire. Je l'encourageais du regard. Mon regard s'éclaira d'étincelles.
« Si vraiment tu veux m'aimer et soigner mon coeur... »
Quoi ? Ne le fais pas c'est ça ? Ah moins que ce ne soit : arrête de copier les Blancs...
« Je t'en prie...Aide-moi. »
Je battis mes cils deux fois, surpris, les lèvres toujours entre-ouvertes, laissant apparaître une de mes dents qui avait un petit défaut mais qui faisait tellement mon charme...Bon Ok j'arrête le narcissime là. Non mais sérieux, je suis trop mignon, quand même !
Mes oreilles de Dumbo étaient toute ouie.
«  Aide-moi et ne sois pas triste ! Je guérirais. Un jour, je guérirais. Mais j'ai besoin de ta force plus que de ton désespoir et de ton impatience...J'ai besoin de ton humanité, j'ai besoin de ta confiance, j'ai besoin de ta compréhension...Mais...Si tu es triste, je le serais aussi. La blessure qui saigne n'a aucune chance de cicatriser, il faut d'abord que le sang cesse de s'écouler. »
J'avais écouté Meika avec tant d'attention, que j'en avais presque oublié de respiré. Mes lèvres se refermèrent doucement. Mes yeux aussi, redevenant des yeux de Chinois.
Je me mis à hocher la tête. Je comprenais les paroles de Meika. Je suis sur qu'il y a quelques jours plus tôt, je ne les aurais pas compris. Je confirme : je n'aurais rien compris. Mais j'ai un peu plus grandi. Ma mini dépression m'a forgé. Je suis devenu un peu plus grand, un peu moins gamin.
Je sentis malgré moi une larme couler sur ma joue. C'était tellement beau ce que Meika venait de me dire ! Pourquoi suis-je aussi émotif ? Maman, pourquoi tu m'as donné ce défaut ?
Est-ce que Meika, ne me disait pas par ses mots, qu'elle m'aimait dans un sens ?
« Meika...Je te fais confiance. Je te comprend. Tu n'as pas à t'inquièter de ce côté là. Je serais patient. Je t'attendrais. Je t'attendrais, je te le promets. Je t'aiderais. Tu peux compter sur moi. », dis-je tel un adulte de 20 ans.
J'hochais la tête.

Mes yeux de feu étaient toujours plongés dans ceux de Meika. Ils brillaient plus que jamais.
La brunette posa sa main sur ma joue. Je la regardais avec mes yeux innocents et doux. Je sentis ses doigts fins glisser jusqu'au dessus de mes yeux bridés pour enfin descendre jusqu'à la commissure de mes lèvres, qu'elle effleura. Je peux vous dire que mon cœur battait comme des tambours. Mais je restais, le visage neutre, impassible.
Meika me fit un sourire, son beau sourire que j'adorais.
'Je me suis toujours montrée forte pour surmonter ma peine, mais je n'ai pas encore gagné. Sois fort aussi, pour pouvoir m'aider. »
Elle voulait que je sois fort. Je pense que...je peux y arriver.
« Je le serais Belle-âme. »
Le Feu et Belle-âme...
Meika retira sa main, se leva puis me présenta sa main pour me relever. Je pris mon bonnet, attrapais la main qui m'étais offerte, et elle me tira pour me relever.
Je lui demandais de ses nouvelles. Elle me dit qu'elle allait bien maintenant que j'étais revenu vers elle. Je passais mon bras autour de son épaule et la lui sérra légèrement. J'enlevais mon bras rapidement, me disant qu'elle croirait que je la draguais, alors que ce n'était qu'un geste d'amitié.
La Nu Zeta me dit que les PS ne me pardonnerons jamais pour l'affront que je leur avais fais.
Je m'en foutiste, j'haussais les épaules et déclarais : « Qu'ils ne me pardonnent pas et qu'ils me haissent ! Sincèrement...Je m'en fiche.
Cette confrérie est trop...exagérée.
 »
Je serrais mon bonnet entre mes doigts. Mes yeux flamboyèrent et je m'exclamais : « Oh attends ! ».
Je fis un énorme sourire, puis je mis mon bonnet sur la tête de Meika.
Je levais les deux pouces en l'air et je lui dis : « ça te va trop bien !  La classe !». J'arrangeais le pompom, puis je mis mes mains dans les poches de mon jean.
«J'en ai un autre...Je te l'offre. C'est mon cadeau. Il est quasi neuf. Je ne l'ai mis que...deux fois. Hier et ce matin. »
D'ailleurs, j'avais faim. J'aurais bien voulu cuisiner quelque chose !

Je fis un énorme sourire à Meika. Un sourire vraiment irrésistible. Mais mon sourire c'était juste pour la remercier, ce n'était pas pour la draguer. Puis mes yeux s 'éclairèrent d'orange.
« ça te dirais...de venir dans mon restaurant ? »
Bon...je n'ai pas encore de resto, mais...ma cuisine c'est mon restaurant.
« Et après...d'aller voir Pocahontas avec moi ? »
Je joignis mes mains et lui fit mes yeux de puppy eyes, à la Ty, mais en mieux.
Voilà pourquoi j'étais toujours un ado : parce que j'étais quelques fois comme un homme mais aussi comme un enfant. Je n'ai que 16 ans, après tout !

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MessageSujet: Re: Please Forgive me! -Meika   Mar 11 Nov - 17:28

« Je veux nourrir le loup bon. Pas le loup méchant. ».

Sage décision. On ne gagnait jamais rien à se laisser vivre de haine et d'arrogance. La colère et la peur décuple la force du mal. Meika avoua au brun qu'elle avait toujours su qu'elle était sa vraie voie mais ne lui avait rien dit car c'était à lui de s'en rendre compte. Se rendre compte de ses erreurs était la première étape vers la réussite. On apprenait toujours de ses erreurs, on apprenait à ne jamais les refaire et on en voyait les conséquences. C'était une expérience de la vie, il ne fallait pas les juger, mais les comprendre et le corriger, sans jamais les oublier. Car c'est en oubliant que l'on répète les erreurs du passé. La question de Meika sur la souffrance de Paytah paraissait idiote et évidente. Mais elle la posait tout de même car elle avait besoin de sincérité pour comprendre ses proches. Bien qu'elle s'en doutait, Meika n'était pas télépathe, elle ne savait pas ce qui se déroulait dans les pensées du garçon. Elle voulait qu'il lui dise tout, absolument tout. Les regards des deux jeunes sioux se croisèrent.

« Si je souffre ? Oui. Je suis heureux chez les AP mais... ...Mais il ne me manque qu'une chose... Toi ! ».

Meika s'en doutait un peu. Elle fixait le garçon en proie aux larmes mais demeurait forte en restant impassible, bien qu'au fond d'elle, elle s'en voulait de le voir ainsi. C'était tout de même de sa faute.

Je suis sincère quand je dis que je t'aime Meika. Je n'ai jamais aimé une fille comme je t'aime, pas même Olathe ! Je t'aime tous les jours un peu plus et tous les jours je pense à toi Meika. Tu es...la number one de ma vie.
Tu me demande si je souffre...Oui Meika je souffre. Je souffre énormément. J'ai mal au cœur. Il est brisé en milles morceaux. C'est du sérieux, je ne plaisante pas ! J'ai réellement mal au cœur. Je... Je voulais recoller les morceaux de ton cœur Meika.
Laisse-moi être celui qui recolle ton cœur. Thečhíȟila.»


Meika baissa une fois de plus les yeux, apportant sa main à son coeur qu'elle serra, invisible entre ses doigts. Réparer son coeur ? Comment le pourrait-il ? Elle même avait peur. Peur d'oublier Takoda, peur de trahir celui qu'elle avait aimé en en aimant un autre. Sa foi de lakota la faisait traîner en longueur, la disloquait dans le monde des Blancs. Paytah était Blanc dans son coeur, il n'avait pas les même rapport que ce que la jeune fille avait été enseigné par sa mère sauvage. Meika était la louve au milieu des chiens. Ces derniers lui conseillèrent de manger la pâtée, c'était très bon et après tout, c'était ce dont ils se nourrissaient chaque jour. Mais la louve chassait et manger du lapin encore chaud. Pour ce qui était normal pour un chien était une infamie repoussante pour la louve sauvage.

« Just Know you're my baby, so please don't leave me...The one who makes me happy...You're the one who makes me happy... »

Meika regardait les pleurs de Paytah, impuissante. La louve regardait le chien derrière la barrière, enchaîné par la laisse des Blancs qu'il aimait tant. Ils étaient géniaux pour lui ces Blancs, ils le nourrissaient et l'adoraient mais jetaient des pierres à la louve sauvage et sale qui vivait dans les bois. Elle qui pourtant, essayait de mieux les comprendre et de s'en approcher prudemment. Elle n'essayait pas de ronger sa laisse, le chien était trop bien parmi les autres, le confort et la civilisation, mais mine de rien, il restait très attiré par la louve. Cette dernière le savait mais ne voulait en aucun cas franchir la barrière. Elle avait déjà du mal à s'en approcher, elle n'arrivait pas encore à toucher le bout de son museau car l'appel de la forêt lui hurlait le chant de la mort de son ancien mâle perdu. Meika pardonna toutes les méchancetés de Paytah. Elle ne lui en avait jamais vraiment voulu, elle était surtout inquiète pour lui, le voir ainsi perdu dans l'adversité qui n'était pas sa vraie vie. Le garçon en était soulagé.

« Pilamaye ! »

Elle sourit, comme pour le forcer à en faire autant puis lui offrir le bracelet.

« Il est très joli ! C'est toi qui l'as fais ? Tu es un artiste alors ! Je ne pensais pas que tu savais faire des bra... celets. Wow ! Meika...merci. Il est très bien fait !».

- Evidemment que je l'ai fait, mais ça ne fait pas de moi une artiste. C'est un bracelet porte-bonheur, signe de lien dans notre tribu. Ne le retire jamais.

« Pilamaye. Je n'oublierais pas. »

Puis Paytah lui sauta au cours. Elle fut un peu surprise de son geste mais ne le repoussait pas et encouragea son étreinte. Elle avait l'impression d'avoir retrouver un ami perdu qu'elle avait longtemps chercher, perdu dans les limbes des Blancs. Aujourd'hui, il était revenu de lui même.

« Philámayaye.
Lila tanyan wacin yanke Cuwewaye kin ! Tu es la seule meilleure amie que j'ai Meika. La seule.»


Puis il récita une prière de notre peuple avant de se défaire d'elle.

« Je n'ai rien à t'offrir Meika... »

Meika l'observa un moment puis lui prit les mains en le regardant dans les yeux, son sourire avait disparu mais elle ne semblait pas triste pour autant.

- Si vraiment tu veux m'aimer et soigner mon coeur...Je t'en prie...Aide-moi. Aide-moi et ne sois pas triste ! Je guérirais. Un jour, je guérirais. Mais j'ai besoin de ta force plus que de ton désespoir et de ton impatience...J'ai besoin de ton humanité, j'ai besoin de ta confiance, j'ai besoin de ta compréhension...Mais...Si tu es triste, je le serais aussi. La blessure qui saigne n'a aucune chance de cicatrisée, il faut d'abord que le sang cesse de s'écouler.

Elle posa une main sur le visage de l'amérindien, d'abord sur sa joue, elle fit glisser ses doigts au dessus de ses yeux avant de les descendre vers ses lèvres où elle dessina un sourire en effleurant la commissure de sa bouche.

- Je me suis toujours montrée forte pour surmonter ma peine, mais je n'ai pas encore gagné. Sois fort aussi, pour pouvoir m'aider.

Elle retira sa main et se releva avant de la tendre pour aider le jeune homme à se remettre debout à son tour. Il ne serait pas très correct que quelqu'un passe et le voit ainsi.

« A part ça...Tókheškhe yaúŋ he?

- Bien mieux maintenant que tu es revenu vers moi. Mais je doute que les PS te pardonnent cet affront.
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MessageSujet: Re: Please Forgive me! -Meika   Mar 11 Nov - 16:19


Please Forgive Me!
AVEC MEIKA CLOUD


Quelle journée tout de même ! J'avais débarqué devant la porte de la chambre de Meika avec des cupcakes. Honnêtement, je me demande ce qu'elle a pu penser de moi en me voyant débarquer comme ça !
Puis, je me suis excusé. Je lui ai dis qu'au final, être allé chez les PS n'avaient pas servi à quelque chose, sauf m'éloigner de ce qui comptait réellement pour moi. L'art, voilà pourquoi j'étais doué.
Meika me regarda un petit moment sans rien dire. Ty lui aurais déjà dis : « Dis quelque chose !!! » et lui aurais fait ses yeux de Chat Potté. Moi, je ne suis pas Ty. Je reste silencieux. Mes yeux bridés fixent Meika puis se dirigent vers le sol.
La voix de Meika arriva dans mes grosses oreilles-Oui, j'ai réalisé que j'ai de grosses oreilles, depuis que j'ai les cheveux longs. On dirait Dumbo...Dumbo ou Tarzan. Ça fait peur quand même!-et m'annonça qu'elle allait me raconter une histoire. Je relevais mes yeux vides vers la Sioux, puis l'écoutais. Elle me raconta l'histoire d'un vieil homme et de son petit fils. Ce dernier était énervé parce qu'il s'était disputé avec son frère. Le vieil homme lui raconta qu'il avait deux loups en lui, qu'ils se battaient tous les deux et que celui qui gagnait était celui qu'il nourrissait le plus.

J'hochais la tête à la fin du récit, car j'avais compris. Je dis alors à Meika : « Je veux nourrir le loup bon. Pas le loup méchant. ».
Meika se mit à jouer avec ...le collier que je lui avais fait avec les 3 pendentifs en loutres. J'avais taillé les deux loutres en bois et fabriqué la loutre en céramique en peignant moi même. J'esquissais un léger sourire. Elle l'avait gardé...après tout ce que je lui avais fais ! Que c'était meugnon ! Non j'ai rien dis...
« J'ai toujours su que tu étais un artiste dans l'âme...Quelle n'a pas été m'a déception en voyant que tu avais prit le mauvais chemin...Mais je ne pouvais rien te révéler. Je n'avais de cesse d'espérer que tu retrouverais par toi-même ta vraie voie. Tu as réussis maintenant. », me confia la brune aux longs cheveux noirs.
Je baissais la tête. Elle m'avait laissé faire mon expérience tout seul. J'avais pris la mauvaise confrérie, comme un certain Ty, sauf que contrairement à lui, j'avais trouvé ma voie. Les artistes...Depuis bébé en fait je suis artiste : quel nouveau-né serait capable de faire à sa mère des yeux de flammes lorsqu'on le pose sur elle ?


Puis voilà... me voilà comme un pauvre abrutit adossé à un mur ! J'ai re-déclaré pour la 4ième fois de ma vie à Meika que je l'aimais...mais ça n'a pas l'air de l'avoir fait grand chose. Elle m'a regardé avec des yeux tristes. Je me sens complètement stupide ! Pourquoi ais-je cru que...Rah quel idiot ! Quel imbécile !
Je fais glisser mon bonnet de mes cheveux et le pose sur le sol. Je prend mon bracelet et attache la moitié de mes cheveux en une queue de cheval, le reste retombant sur mes épaules. Mon bracelet, ce n'est pas un bracelet ordinaire : c'est un élastique-bracelet ! Je l'ai fabriqué moi-même  il y a deux jours. Il sert à la fois de bracelet et d'élastique.
«  Souffres-tu beaucoup ? Tu sais pourtant que je ne m'en moque pas mais... »
Quelle question stupide voyons ! Si je ne souffrais pas, tu ne me verrais pas aussi triste. Tu me verrais sourire. Tu verrais les flammes dans mes yeux.
Mais quoi ? Mais quoi ?
Je baisse la tête avant de répondre. Je comprend Meika la pauvre...Elle a perdu son amoureux, mais...mais quand même ! Qu'est-ce que je lui ai fais ? C'est mes cheveux qui la font fuir comme ça ? Est-ce que je suis si horrible que ça ? Est-ce que je suis devenu moche pendant la nuit et que je ne le sais pas ? Menfin...Qu'est-ce que j'ai comme ça pour qu'elle ne veuille pas de moi ?
Je sens les larmes venir. Non, non, non, je ne pleurerais pas ! Remonte tout de suite dans mes yeux stupide larme et ne coule pas sur mes joues.
La larme n'obéit pas. Elle coule sur ma joue. Elle tombe sur ma main.
Vite, vite, j'essuie les larmes. Je ne veux pas que Meika me voit pleurer. Je pleure parce que je souffre. Je souffre dans mon cœur. Il est brisé. Brisé en plus de milles morceaux.

J'aime Meika...mais elle ne veut pas de moi...Elle dit qu'elle ne se moque pas de moi, mais elle ment !
Elle ne comprend pas ce que je ressens. Je suis pas Takoda ! Je vais pas mourir écrasé par un train ! Et si j'étais à la place de Takoda, j'aurais fais la même chose...Parce que quand on aime vraiment quelqu'un, on est prêt à mourir pour elle...Je suis prêt à mourir pour Meika. Je veux la protéger. La garder toujours près de moi mais...elle ne comprend pas. Elle ne comprend pas !

Je relève la tête, lentement. Je plonge mon regard dans celui de Meika.
Je lui dis ce que je ressens : « Si je souffre ? (Je me mis à hocher la tête) Oui. Je suis heureux chez les AP mais... » J'avale ma salive, puis d'une voix sanglotante, je continue : « ...Mais il ne me manque qu'une chose... »
Je fis une pause, puis je lui criais en pleurant, mon visage décomposé: « TOI ! ».
Un silence s'installa entre nous. Mes yeux me piquaient de plus en plus. Une d'autres larmes s'échappèrent de mes paupières.
« Je suis sincère quand je dis que je t'aime Meika. Je n'ai jamais aimé une fille comme je t'aime, pas même Olathe ! Je t'aime tous les jours un peu plus et tous les jours je pense à toi Meika. Tu es...la number one de ma vie.
Tu me demande si je souffre...Oui Meika je souffre. Je souffre énormément. J'ai mal au cœur. Il est brisé en milles morceaux. C'est du sérieux, je ne plaisante pas ! J'ai réellement mal au cœur. Je... 
»
J'essuyais mes larmes. « Je voulais recoller les morceaux de ton cœur Meika.
Laisse-moi être celui qui recolle ton cœur. Thečhíȟila.
»
Une larme rebelle décida de couler le long de ma joue droite. Je reniflais.
Pourquoi il faut toujours que je souffre comme ça pour une fille ? Pourquoi à chaque fois, elles me brisent le cœur ? Pourquoi ?
Je réussis à articuler quelques paroles de ma chanson : « Just Know you're my baby, so please don't leave me...The one who makes me happy...You're the one who makes me happy... ».
La deuxième larme coula.
Je l'essuyais avec la manche de ma chemise.
Quelle vie de chien ! Qu'ais-je fais pour mériter ça ?
Faudrais peut-être que je chante la chanson en entier ?

J'entendis les pas de Meika se rapprocher de moi. Une ombre se fit sur moi. Puis tout à coup, Meika me prit les mains. Je levais les yeux vers elle.
« Une chose est certaine. Je te pardonne. Pour tout. ».
Elle retira ses mains des miennes.
J'essayais de sourire, mais je n'y arrivais pas. Je me contentais de faire monter et descendre ma pomme d'Adam plusieurs fois -d'ailleurs je sais faire un tour avec ma pomme d'adam...enfin...ça c'est une autre histoire-.
« Pilamaye ! », lançais-je avec reconnaissance en reniflant.
C'était déjà ça, au moins j'avais pas perdu son amitié.
Meika sortit de la poche de son jean noir un bracelet et me le tendis. Mes yeux de Chinois virent que le bracelet était fait de plusieurs fils colorés.
« Il est très joli ! C'est toi qui l'as fais ? Tu es un artiste alors ! Je ne pensais pas que tu savais faire des bra... »
Je laissais ma phrase en suspens, quand Meika me l'attacha autour de mon poignet.
« ...celets. Wow ! Meika...merci.  Il est très bien fait !»., murmurais-je tout bas.
« J'attendais que tu reviennes sur le sentier de la droiture pour te le remettre. Je te l'ai peut-être déjà dit, mais je te le redis Paytah. Surtout, n'oublie jamais qui tu es réellement. »
J'hochais la tête. Cette fois, je comprenais réellement les paroles de la Lakota de Pine Ridge. J'avais peut-être plus murrît ces derniers temps. Lorsque j'étais PS, je n'avais pas compris les paroles de Belle-Ame. Mais là...je comprenais.

« Pilamaye. Je n'oublierais pas. »
Je regardais longuement le cadeau de celle que j'aimais, avant de faire ma grimace-sourire.
Je sautais au cou de Meika pour la serrer très fort contre moi. Je restais à la serrer longtemps, laissant couler quelques larmes et pinçant mes lèvres.
Je fermais mes yeux et je murmurais à ma meilleure amie : « Philámayaye.
Lila tanyan wacin yanke Cuwewaye kin  !
(Merci. C'est bon de te revoir grande soeur !) Tu es la seule meilleure amie que j'ai Meika. La seule.»
Puis je me mis à réciter une prière Lakota extrêmement connue, mes paupières clos : « Wakan Tanka, O Grand Mystère,
enseigne-moi à faire confiance,
à mon cœur,
à mon esprit,
à mon intuition,
à ma connaissance intérieure,
aux sens de mon corps,
aux bénédictions de mon esprit.

Enseigne-moi à avoir confiance en eux,
pour que je puisse habiter mon Espace Sacré,
ainsi que l'amour au-delà de ma peur,
Et marcher ainsi dans la Beauté,
au passage de chaque soleil glorieux.
 »
Je me dégageais doucement de Meika. Mes yeux plongèrent dans les yeux rougêatres de Meika et s'éclairèrent de jaune, de rouge et d'orange. Je fis un petit sourire timide, mais il s'élargit, faisant apparaître mes petites dents blanches.
« Je n'ai rien à t'offrir Meika... », murmurais-je en repensant à son cadeau.
Je lui dis ensuite : « A part ça...Tókheškhe yaúŋ he? (Comment vas-tu?) ».


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MessageSujet: Re: Please Forgive me! -Meika   Mar 11 Nov - 12:58

Meika écouta attentivement les explications de l'ex-PS, ce qui semblait la satisfaire. Enfin, ce n'était pas tellement vraiment cela qu'elle était ravi d'entendre, mais plutôt la leçon que Paytah avait finalement retenu de cette mauvaise expérience. Pour en être sûr, la jeune fille du Dakota lui demanda si tout les sacrifices qu'il avait fait pour en arriver là, à être un PS, en valaient vraiment la peine.

« Non...ça n'en valait pas la peine...J'aurais pu éviter tout ça. J'ai...perdu du temps mais dans un autre sens non...J'ai appris beaucoup de choses chez les PS ! Oh pardonne moi...Je suis encore égoiste...J'aurais pu éviter tout ça pour notre amitié. »

Meika resta un moment silencieuse, avec seulement un petit soupire discret.

- Je vais te raconter une histoire amérindienne de mon peuple. Un soir d'hiver, un vieil homme se réchauffe doucement au coin du feu alors qu'entre brusquement Tempête-de-vent, son petit-fils. Il est de nouveau très en colère. Son jeune frère s'est montré encore injuste envers lui. "Il m'arrive aussi, parfois," dit le vieillard, "de ressentir de la haine contre ceux qui se conduisent mal et surtout qui n'expriment aucun regret. Mais la haine m'épuise, et à bien y penser ne blesse pas celui qui s'est mal conduit envers moi. C'est comme avaler du poison et désirer que ton ennemi en meure. J'ai souvent combattu ce sentiment, car j'ai appris que la bataille entre deux frères, comme à l'intérieur d'une même nation, est toujours une bataille entre deux loups à l'intérieur de soi. Le premier est bon et ne fait aucun tort. Il vit en harmonie avec tout ce qui l'entoure et ne s'offense pas lorsqu'il n'y a pas lieu de s'offenser. Il combat uniquement lorsque c'est juste de le faire, et il le fait de manière juste. Mais l'autre loup, hum.... celui-là est plein de colère. La plus petite chose le précipite dans des accès de rage. Il se bat contre n'importe qui, tout le temps et sans raison. Il est incapable de penser parce que sa colère et sa haine prennent toute la place. Il est désespérément en colère, et pourtant sa colère ne change rien. Et je peux t'avouer, Tempête-de-vent, qu'il m'est encore parfois difficile de vivre avec ces deux loups à l'intérieur de moi, parce que tous deux veulent avoir le dessus."

Meika marqua une pause avant de reprendre :

- Le petit-fils regarde attentivement et longuement son grand-père dans les yeux et demande : "Et lequel des deux loups va gagner, grand-père ?" Le grand-père sourit et répond simplement : "Celui que je nourris."

Elle se mit alors à triturer entre ses doigts fins et délicats le collier de bois que Paytah lui avait taillé en forme de loutre, puis elle lui dit d'une petite voix :

- J'ai toujours su que tu étais un artiste dans l'âme...Quelle n'a pas été m'a déception en voyant que tu avais prit le mauvais chemin...Mais je ne pouvais rien te révéler. Je n'avais de cesse d'espérer que tu retrouverais par toi-même ta vraie voie. Tu as réussis maintenant.

Puis, Meika alla déposer le carton que lui avait offert l'amérindien. Ce dernier en profita pour se reculer de sa porte et s'éloigner d'elle. Cependant, Meika était revenue dans le couloir du bâtiment et lui avait demander des choses qui lui trottaient dans la tête depuis longtemps. Paytah s'était figé en entendant ces mots mais Meika, bien qu'elle ne voyait pas Paytah comme un esprit vengeur, voulait en avoir le coeur net. Elle avait les bras croisés et fixait le garçon intensément. Si elle avait un pouvoir télékinésique, elle l'aurait probablement forcé à se retourner vers elle. Ses iris luisaient de leur éclat de rubis malgré l'absence de soleil dans le couloir de la bâtisse. Elle ne bougea pas plus de sa position quand le jeune homme fit volte-face. Elle voyait son désarroi mais elle demeurait impassible et patiente. Il n'y avait pas de colère en elle, seulement une hâte de savoir. Finalement, Paytah revint vers elle. Elle le suivit dans sa démarche mal avisée.

«Bien sûr que non Meika. »

Au fond, elle se sentit rassurée. Mais elle laissa le temps au sioux de s'expliquer davantage.

« Je ne me suis pas vengé Meika et je ne t'en veux pas...Pourquoi t'en voudrais-je ? Bon...bien sûr que...que je voudrais que...tu m'aimes... Mais si tu ne m'aimes pas...Je ne t'en voudrais pas. Je t'aime Meika. Je suis sincère. »

Il avait récupéré son sourire. A vrai dire, Meika s'en voulait de ce qu'il venait de dire. L'amour était une chose importante pour elle, c'était la raison pour laquelle elle était toujours en deuil auprès de celui qu'elle avait aimé. Mais du coup, elle sentit son coeur se serrer car elle ne voulait pas se permettre d'aimer quelqu'un d'autre tant qu'il y avait encore son défunt petit ami en elle. Cela ne devait pas marcher pareil avec les Blancs. Elle se contenta de baisser le regard pour seule réponse.

« Je sais que...que tu t'en moque...Je sais que...tu n'en a rien à faire de moi...Mais c'est vrai. J'ai essayé plusieurs fois de t'oublier mais je n'y arrive pas. Je t'aime. Whatever ! Never mind ! Tu sais tout. Je n'ai plus rien à ajouter. »

Meika redressa son regard vers le jeune sioux qui se recula à nouveau d'elle avait de s'asseoir contre le mur en face de la chambre de la jeune fille. Meika ne savait pas quoi dire. Elle se sentais désolée pour lui et ignorait la marche à suivre, prise dans un dilemme qui ne semblait pas avoir de fin. Dès lors, il n'y avait plus de colère, plus d'amertume au sujet de ce qui s'était passé lorsque Paytah était un PS.

- Souffres-tu beaucoup ? Tu sais pourtant que je ne m'en moque pas mais...

Elle se tut un instant puis s'avança vers lui et s'accroupit à sa hauteur avant de lui prendre les mains et de lui sourire :

- Une chose est certaine. Je te pardonne. Pour tout.

Elle lui lâcha les mains puis sortit de sa poche un petit bracelet multicolore comme celui qu'elle avait offert à Ty, le même que celui qu'elle portait elle-même au poignet. Petit bracelet insignifiant qui pourtant signifiait beaucoup, entre autre le lien et la chance. Elle tendit le petit objet à Paytah et lui attacha elle-même autour d'un de ses poignets en disant :

- J'attendais que tu reviennes sur le sentier de la droiture pour te le remettre. Je te l'ai peut-être déjà dit, mais je te le redis Paytah. Surtout, n'oublie jamais qui tu es réellement.
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MessageSujet: Re: Please Forgive me! -Meika   Lun 10 Nov - 22:47


Please Forgive Me!
AVEC MEIKA CLOUD


Lorsque j'entendis la porte s'ouvrir, je me dépêchais de relever la tête, de sourire et d'ouvrir le carton.
Je saluais la Lakota, mais elle ne me répondit pas. Puis je me lançais.
Meika me regardais d'un regard plein de reproches. Elle me rappela qu'elle avait déjà entendu mes excuses et réclama des explications. Je savais que je m'étais déjà excusé, à Halloween même, mais je voulais me ré-excuser.
Je lui expliquais.

« Et comment croyais-tu que j'allais ressentir ça ?! J'ai essayé, j'ai essayé de te faire entendre la voix de la raison ! A partir de quel moment as-tu pu commencer à jouer ce jeu de Blancs...Tu es pourtant le seul en qui j'ai confiance. Le seul que je croyais connaître. Mais tu t'es égaré. »
Je baissais la tête. Mes grandes oreilles devinrent rouges. Je lui répondis :
« Je sais...Je voulais à tout prix être PS depuis le jour où mon père m'a parlé de Wynwood. Mais cela ne me correspond pas...ça ne correspond pas à ma personnalité. Je suis un artiste, un musicien,un chanteur, un danseur, un dessinateur, un peintre, un cuisinier, un bijoutier improvisé...Je crée. Je suis pas fait pour...courir après toutes les filles. J'ai commencé hélas à agir comme un visage-pâle quand...Ty est mort...et même avant. Tu avais raison. Shinjo, le prof de sport aussi. Vous m'aviez demandé plusieurs fois si les Ps étaient vraiment ma voie. Mais je n'ai pas écouté, j'ai été têtu, j'ai fais la sourde oreille, j'ai été capricieux et rebelle, je voulais ne faire qu' à ma tête. 
Au final...Je me suis perdu dans ce jeu. Mais...je me suis retrouvé ! Je sais maintenant qui je suis ! Un Alpha !
 »
J'avais abandonné mes plus fidèles amis pour les PS. J'avais laissé de côté Meika, la famille, ma jument...mes amis Enapay, Li Na, Migina..., ma cousine Yepa...

Je repris quelques explications, en demandant pardon.
« Tu sais maintenant ce que c'est un PS. Souffrir et faire souffrir. Regarde-toi Paytah (Je passais ma main sur mon bras) et regarde-moi ! (Je levais les yeux vers Meika) Penses à tout ce que tu as pu faire ! Cela en valait-il vraiment la peine...? »
« Non...ça n'en valait pas la peine...J'aurais pu éviter tout ça. J'ai...perdu du temps mais dans un autre sens non...J'ai appris beaucoup de choses chez les PS ! », murmurais-je, les yeux noirs et tristes.
Me rendant compte de mon égoisme, je baissais la tête, mis encore des mèches derrière mes oreilles, puis relevais mon visage désolé vers Meika : « Oh pardonne moi...Je suis encore égoiste...J'aurais pu éviter tout ça pour notre amitié. »
J'avais été vraiment cruel quand même ! J'avais fais comme les PS. Les NZ et les KO étaient méprisés par les Pi Sigmas, et pas que.
Meika soupira, prit le carton et alla le déposer.
Je lançais un mot d'encouragement. Puis je reculais.
Je me rendais compte que Meika avait souffert de me voir disparaître pour devenir une sorte de Blanc égoiste et méchant. J'avais une nouvelle fois, presque perdu son amitié. Je repensais aux paroles de la Sioux. Elle avait confiance en moi...wow ! Je l'avais profondément déçu.

Je reculais, le visage de plus en plus triste. Je finis par pivoter après avoir donné à Meika un regard triste, puis je me mis à marcher. Je repensais à tout le mal que j'avais fais à Poca. Au début, ce surnom était gentil, puis, en étant PS, le surnom avait été pris pour me moquer de Meika et de ses trucs de NZ. Je l'avais bien raillé à Halloween...pour rien en plus, vu que personne n'avait trouvé ça drôle. En fait, je n'avais pas trouvé ça drôle...Sauf la partie de Grand-mère feuillage ! Je l'ai bien trouvé quand même !
Je suis quelqu'un de taquin...Mais ma plaisanterie la peut-être blessé.
Je soupirais puis je pris mon Iphone, car j'avais reçu un SMS de Matoskah. Cette dernière allait devenir maman ! Je me demandais bien si mon neveu (oh làlà c'est étrange de dire ça!) serait un garçon ou une fille.

Soudain j'entendis Meika me demander : « Tout ça, n'était-ce pas de la vengeance Paytah ? ». Cette phrase me figea sur place. Je restais au loin, dos tourné. Je me mis à agiter mes yeux de droite à gauche. De la vengeance ? Comment pouvait-elle penser ça ? Pourquoi je me vengerais d'elle ? J'ôtais les mèches de mes cheveux de derrière mes oreilles.
Pourquoi pensait-elle que je me vengeais ? Moi même je n'aurais pas pensé ça ! Je ne suis pas un monstre quand même ? Si... ? J'ai été tellement horrible avec elle...C'est normal qu'elle pense ça ! Qu'ais-je fais ? Pourquoi suis-je allé aussi loin ?
Je ressentis une énorme brûlure au cœur. Mes yeux étaient bien sombres et vides depuis un bon moment.
« M'en veux-tu pour ce qui s'est passé au mariage de ta soeur ? »
Cette autre phrase me fis encore plus mal au cœur. Meika culpabilisait !
Je ne pensais pas que je lui ferais du mal à ce point !
Je me mis à repenser au mariage de ma sœur. Je repensais au moment ou je lui avait offert les colliers, quand je bégayais comme un idiot, quand je l'avais emmené dans mon endroit préféré, à la rivière, quand je lui avais offert une fleur et quand je l'avais complimenté, quand je l'avais embrassé par surprise, quand son frère m'avait crié dessus et quand on s'étais battu lui et moi, quand ma sœur m'avait puni, quand j'avais décidé de partir à Pine Ridge pour m'excuser, quand j'avais parlé à son père, quand sa mère m'avais sauvé, quand j'avais offert à Meika un bracelet avec les lettres FORGIVE ME, quand je l'avais demandé pardon, quand elle m'avait montré Takoda en photo, quand nous étions allé sur la tombe de ce dernier , quand je lui avais dis au revoir. Je repensais aux paroles de Winona, sa mère.

J'avalais de travers ma salive, puis je me mis à ronger mes ongles, signe de stress chez moi.
J'ouvris ma bouche légèrement, laissant apparaître quelques dents.
Si je lui en voulais...
Dans un sens non. Mais dans un sens...un tout petit peu. Mais bon...Je ne pouvais pas la forcer à m'aimer, donc ...Non je ne lui en voulais pas.

Je me retournais et mes cheveux retombèrent sur une de mes épaules et sur mon dos. Je regardais longuement Meika, puis je m'avançais jusqu'à elle.
Ma voix calme, grave, basse et douce retentit à nouveaux dans les oreilles de la Sioux : «Bien sûr que non Meika. ».
Je baissais le regard.
Devais-je être honnête ?

J'avalais difficilement ma salive, puis je relevais la tête et plongeais mon regard noir qui devînt de flammes rougeâtre, oranges et jaunes, je bougeais ma main droite, puis lui dis : « Je ne me suis pas vengé Meika et je ne t'en veux pas...Pourquoi t'en voudrais-je ? Bon...bien sûr que...(je baissais la tête) que je voudrais que...tu m'aimes...(Je relevais la tête) Mais si tu ne m'aimes pas...Je ne t'en voudrais pas. »
J'hochais la tête avant de sourire de toutes mes dents. J'avais été franc.
Les flammes de mes yeux s'éteignirent.
En fait, j'aurais du écrire sur les cupcakes I LOVE U MEIKA. Pas FORGIVE ME.
« Je t'aime Meika. Je suis sincère. »
NOOOOOON!!! QU'EST CE QUE JE VIENS DE DIRE LA ? Pourquoi je lui ais dis que je l'aimais en ANGLAIS ? Je lui ai déjà dis que je l'aimais 3 fois en Lakota (Une fois au mariage, une fois je sais plus quand et puis une fois à Halloween), JE PENSE QU'ELLE A COMPRIS ! En plus...je lui ai déjà dis que je l'aimais dans la chanson que je lui avais chanté au mariage.
« Je sais que...que tu t'en moque...Je sais que (ma voix devînt brisée)...tu n'en a rien à faire de moi...Mais c'est vrai. J'ai essayé plusieurs fois de t'oublier mais je n'y arrive pas. Je t'aime. »
Rongeage d'ongles.
« Whatever ! Never mind ! », m'exclamais-je. Mes narines palpitèrent rapidement.
Ça suffit ! Je lui ai assez fait de mal comme ça !
Je soupirais, tirais sur le pompon de mon bonnet puis grattais mes cheveux.
Je me mordis la lèvre puis, détournais mes yeux qui me piquaient de Meika puis regardais le fond du couloir.

Je restais un moment silencieux, puis, je tournais le visage vers Pocahontas numéro 2, puis me pinçais les lèvres avant de dire : « Tu sais tout. Je n'ai plus rien à ajouter. ». Je soupirais puis reculais de deux pas, puis de quatre, puis de huit. Je reculais jusqu'à m'adosser au mur en face de celui de la chambre de Meika. Je me laissais glisser contre le mur jusqu'au sol. Je m'assis sur le sol, posais ma tête contre le mur, relevais une de mes jambes et posais mon bras dessus.
Mon regard se dirigea sur mes ongles. Je me remis à les mordiller puis j'arrêtais, posais ma tête contre le mur puis fermais les yeux.
Pourquoi je n'abandonne pas ?
Pourquoi ais-je toujours la foi ?
Qu'est-ce que j'espère ? Qu'elle va me sauter dans les bras et me déclarer sa flamme ?
Que dalle !
Est-ce que ça en vaut la peine ?
Pourquoi mon amour pour Meika grandit-il tous les jours un peu plus au lieu de s'éteindre ? Au moins ni moi, ni Meika ne souffrirait.
Je sais qu'elle aime toujours Takoda...
Alors à quoi bon ?
A quoi bon espérer encore et encore ?
Whatever. I don't care ! Je l'aime et puis c'est tout !



© EKKINOX

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