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 My father said:" When you get older, your wild life will live for younger days...

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MessageSujet: Re: My father said:" When you get older, your wild life will live for younger days...    Lun 8 Déc - 22:40


“ Mike,  Soso, Maira, Shin & Javier ♦  My father said:" When you get older, your wild life will live for younger days...„

Pas loin de la République Dominicaine, une île paradisiaque comme à peu près toutes les iles des Caraïbes. Sur cette île, des habitants vivant leur vie tranquillement. A ce moment de l’année, pas trop de touristes et un calme reposant, une vie normale, le soleil, l’eau turquoise, le sable fin. Oui, le paradis. Javier vivait là depuis qu’il était né et même s’il savait qu’il devrait faire comme beaucoup de jeunes : partir de son île, il n’était cependant pas encore prêt psychologiquement à le faire. Ca voudrait dire laisser de côté ses passions et même ses sœurs alors que son père revenait doucement à lui. Lentement, il quittait ses vieux démons pour revenir à une vie à peu près normale et, même si Javier ne lui en voulait en rien, il n’avait pas réellement confiance. Après tout, tout le monde le disait : la boisson, on ne s’en débarrassait jamais vraiment, alors pourquoi lui serait une exception ? Il n’avait pas la force morale pour faire sans. Il avait plongé dedans à pieds joints. Certes, il avait des circonstances atténuantes, mais était-ce vraiment une excuse ? Pouvait-on se servir de ce prétexte-là pour effacer un passé houleux ? Heureusement pour la famille Lopez, il n’avait jamais été violent. Il avait préféré s’éloigner sur son bateau de pêcheur et faire son deuil tout seul, sans vraiment se soucier de ses progénitures. Javier s’était occupé de ses sœurs comme un grand et encore aujourd’hui, il gardait un œil partout et tout le temps.

Depuis plusieurs mois, une jeune fille importante pour lui était partie du jour au lendemain. Une morena aux beaux yeux bruns avec un visage enfantin lorsqu’elle rigolait ou souriait, quelque soit son âge. Javier l’avait toujours connue, elle faisait partie de ses piliers dans la vie. Aujourd’hui, il n’avait plus que des contacts avec Maira, sa petite sœur. Il ne lui en voulait pas vraiment d’être partie, elle avait fait un choix qui était tout à son honneur. Elle avait voulu s’éloigner de son passé, alors que lui se forçait à vivre avec. Javier était persuadé que si Soraya lui avait demandé de l’aide, qu’il aurait pu être là pour elle, comme il l’avait toujours été, mais plus le temps passait et plus elle grandissait. Elle avait son caractère, elle avait son égo et demander de l’aide était probablement trop… Trop. Néanmoins, il n’avait aucune idée de ce qu’elle ressentait vraiment, alors il devinait, toujours un peu plus. Il imaginait qu’elle reviendrait une fois qu’elle se sentirait assez forte pour vaincre son passé et visiblement, ce jour était arrivé, Maira l’avait prévenu de leur arrivée. Dans un premier temps, il avait été heureux de le savoir, content de retrouver son amie d’enfance. Dans un second temps, les explications allaient tomber, obligatoirement. Il n’appréciait pas la façon dont elle était partie et depuis plusieurs mois maintenant, il attendait des explications, une réponse, une idée de ligne future à tracer.

9h30, c’était plus ou moins l’heure où leur avion allait atterrir. Dans un premier temps, il s’assura que ses trois sœurs prennent leur petit-déjeuner et lorsque sa grand-mère prit le relai, il attrapa les clés de sa jeep en direction de cet aéroport. Plus ou moins 10 minutes était le temps qu’il fallait pour se rendre jusque-là et encore, seulement si la circulation était fluide. Lunettes de soleil, casquette kaki assortie à son pantalon cousin du treillis militaire, il prit le temps sur la route et plus les kilomètres diminuaient, moins il avait envie d’appuyer sur l’accélérateur. C’est fou l’influence que peut avoir une personne sur les actes d’une autre, mine de rien. La jeep garée sur le parking de l’aéroport, il sortit, les mains dans les poches et s’avança d’un pas nonchalant vers l’entrée de l’aéroport. Maintenant il ne restait plus qu’à attendre. Il discute avec des gens qu’il connaît, il discute avec d’autres qu’il connaît moins, s’assied, se relève, joue avec sa paire de lunettes, ses clés et puis un groupe s’approche : 5 jeunes dont deux têtes connues. Déjà là, ça coince. Il pensait récupérer deux jeunes filles. Sans doute que Maira avait oublié de lui préciser, ou peut-être qu’elle le lui avait dit, mais qu’il n’avait pas encore vu le mail. Javier grimace et se gratte derrière la tête, mais contrairement à la réaction de Soraya, il restait dans le soft lui, alors qu’elle manquait de s’étouffer ou de tuer sa sœur qui, apparemment, ne lui avait rien dit. La situation le fait même rire. Ils sont à trois à le regarder comme une bête curieuse. « Javier, encantado » (enchanté) Et puis, il y a des réactions. Le portoricain regarde le grand moreno, étonné alors qu’il n’est même pas foutu de répéter un prénom. « especialmente cuando se pronuncia como un disminuido. C’est JAvieRR » (Surtout quand c'est prononcé comme un handicapé) précise-t-il plus sèchement. Ensuite, c’est au tour de l’asiatique qui demande des comptes et là, ça commence un peu à le saouler. A part Maira, qui était au courant ? Le plus amusant dans l’histoire, c’est qu’elles n’étaient que deux à parler sa langue, il devait donc parler anglais dans son propre pays. Enfin, la troisième demoiselle, toute aussi inconnue se présente, elle. Javier lui sourit sincèrement « Bienvenida chica guapa ». Maintenant que les présentations étaient plus ou moins faites, il s’expliqua, toujours en espagnol, sans même prendre la peine de ralentir la cadence pour se faire comprendre  « Bueno, tengo una jeep con 4 plazas, amigos » (j'ai une jeep avec 4 places). Javier se rend compte en voyant la tête de ses interlocuteurs, qu’il n’avait peut-être pas réussi à se faire comprendre, à part les deux portoricaines sans doute. Il soupir, ça s’annonçait top ce week-end, vraiment. Il tente en anglais « J’ai que 4 places dans ma voiture ». Javier pose ses yeux sur Soraya, et espère qu’il s’agit juste de ses potes, ou ceux de Maira. Il aurait pu être plus accueillant, aux moins avec les deux filles, mais d’un côté il y en a une qui a manqué de s’étouffer en le voyant et puis l’autre qui n’a prévenu personne de sa venue. Il avait encore des contacts avec Maira, finalement ce qui le blessait vraiment était la réaction de Soraya.

Près de sa jeep, il se gratte à nouveau derrière la tête. Comment faire pour caser ce petit monde et leurs valises ? « Alyssia, alli delante » (Alyssia, Là-devant) en montrant la place passager. Au moins une de casée. « el gran moreno con Maira encima de su rodillas… o Soso… en el robio con la otra chica » (Le grand brun - Mike - avec Maira sur tes genoux... Ou Soso et le blond avec l'autre demoiselle) Javier casa une ou deux affaires dans le mini-coffre que disposait sa jeep et puis avec un autre sac, s’avance vers le siège passager. Il attendit qu’Alyssia s’installe et puis lui demande gentiment « Chiquita guapa, puedes abrir su piernas por favor ? » (ma jolie, peux-tu écarter tes jambes stp?) Il tenta de mettre le reste des affaires dans tous les coins de sa voiture et puis, prit place derrière le volant, les lunettes à nouveau sur le nez. Le reggaeton hurla dans la radio lorsqu’il se mit en route. « Let’s go ». Depuis ces retrouvailles, Soraya n’avait quasiment rien dit à part à sa sœur qu’elle avait juste envie de tuer. Javier la regarde dans son rétroviseur, discrètement derrière ses lunettes teintées. Elle était blonde, alors qu’à son départ elle était brune aux longs cheveux. C’était joli, ça lui allait bien mais il préférait avant. Quand elle était naturelle et moins… américaine. De toute façon, Soraya elle était magnifique, qu’importe la couleur, mais encore fallait-il mettre sa jalousie de côté et l’avouer. En anglais, pour être sûr que tout le monde comprend, il lui demande « C’est pas trop moche ce blond, Soso. C’est nouveau ? Je te préférais avant. Dommage ». Silence. Que dire ? Autant il aurait pu faire avec juste Soraya et Maira, autant là, il ne savait pas quoi dire. Il n’avait pas vraiment envie de parler avec les quatre derrière, parce qu’il y en a une qui rigole de la situation, l’autre qui n’assume pas son départ et qui a des envies de meurtre. Quand c’est comme ça, il faut la laisser dans son coin et lorsqu’elle sera calmée, peut-être qu’il pourrait lui parler plus gentiment et lui dire qu’il s’en fiche de sa couleur de cheveux. Et puis il y a le grand moreno à qui on a juste envie de donner un coup de boule, sauf que Javier ne se bat pas, pas même avec le nouveau petit copain de son ex, ou sa meilleure amie ou… il ne savait même pas comment dire. Enfin il y a l’asiatique qui a l’air un peu plus agréable, mais vu la situation, n’est pas très loquace. Alors Javier tape la discussion avec le seul point positif de cette courte balade en jeep : Alyssia. « T’es déjà venue ici ? T’es une amie des cocottes derrière, c’est ça ? » Là encore, il va sans doute tomber des nues.

Dix minutes plus tard, Javier se gare devant une maison qu’il ne connaît que trop bien pour y avoir passer beaucoup de temps avec Soraya. « Terminus, tout le monde descend ». Rapidement, il décharge la voiture et laissa le temps aux retrouvailles.


©clever love.
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MessageSujet: Re: My father said:" When you get older, your wild life will live for younger days...    Lun 8 Déc - 14:16






 
RP POUR SHIN ET ALYSSIA :coeur2:

C’était un peu le calme plat dans la voiture qui amenait Shin, Alyssia et Maira à l’aéroport. Tous étaient totalement dans le gaz, et il fallait dire que le réveil n’avait pas été facile, que ce soit pour la petite Rho Kappa ou les deux Alpha Psi.

Cette histoire a débuté il y a de ça quelques semaines. Alors que tous étaient chacun dans leur coin à vaquer à leurs occupations, Alyssia au sport, Shin à son piano, une décision dans un appartement du centre de Miami fut prise : partir chercher le père Muños à Puerto Rico. Jusque là, rien d’étrange à noter, si ce n’est que c’était l’initiative de Soraya, qui du coup avait demandé à Mike, puis à Maira, qui avait demandé à Shin. Puis la mère des Muños, qui s’en était mêlé, en demandant de prendre Alyssia au passage. Au final, ils seraient cinq à prendre la route de Puerto Rico, pour un court week-end, mais autant se serrer les coudes, ça n’allait pas être tâche facile. Shin et Aly allaient pour ainsi dire rencontrer leur « beau-père », tandis que l’un angoissait moins à cette idée, l’autre était figée en se disant qu’elle était une fille illégitime et redoutait cette rencontre plus que tout. Cependant, tous deux avaient accepté la requête, il ne restait plus qu’à attendre le jour J pour vraiment appréhender ce qui allait se passait.

La veille du départ, Alyssia avait fait sagement sa valise –parfois un peu trop maniaque, de peur d’oublier quelque chose- et était donc libre de pouvoir dormir, en sachant que le billet leur était réservé pour un vol à cinq heures du matin, chose quasi-impossible pour la demoiselle. Certes, elle avait été habituée aux coutumes de Rho Kappa, stipulant que tous doivent être debout à six heures tapantes, mais pas cinq heures. Et ce même si elle avait prévu le coup, en se mettant au lit relativement tôt.

Ca n’avait pas été vraiment le cas de Shin, qui lui était plus du genre à retarder au maximum. « C’est bon j’ai l’temps. » Qu’il dirait. Or, il finissait toujours par en manquer, de temps. Avec sa fâcheuse habitude de tout faire à la dernière minute, par simple flemme, il s’était retrouvé à se coucher plus tard que prévu, sans avoir réellement bouclé son bagage. Ce n’est qu’une heure après leur réveil, à quatre heures, que ça a commencé à vraiment devenir folklorique. Encore la tête dans le cul, il avait bien eu du mal à achever sa valise, et n’avait pas spécialement pu compter sur Maira, qui était vraiment son clone en version féminine. Tous deux avaient donc foutu la pagaille plus qu’il y en avait déjà pour boucler leurs valises, et rejoindre Alyssia, qui elle attendait de pied ferme à la station de taxi. Baillant et s’étirant de tout son long, elle avait pu au moins s’autoriser des minutes de sommeil supplémentaire, ce qui n’avait pas été le cas des Alpha Psi, encore paniqués à l’idée d’avoir oublié quelque chose. Ils prirent un taxi, et étaient pour ainsi dire, tous complètement amorphes, la tête qui vacillait de droite à gauche, prêts à continuer leurs nuits.

Ce n’est qu’arrivés à l’aéroport, qu’ils durent se forcer à se réveiller un peu pour faire face à la réalité, et à toutes les procédures d’embarquement. Il faisait encore nuit à Miami, et le soleil peinait à vouloir pointer le bout de son nez. Il y avait un petit vent frais, et chacun se couvrirent d’une petite laine avant d’atteindre le hall où Soraya et Mike se trouvaient déjà. Ce fut un bonjour presqu’inaudible qui sortit de la bouche d’Alyssia, tandis que Shin arriva sur ses grands sabots et arbora un large sourire. « Bonjouuuuuur ! » Lança-t-il essayant de se montrer on ne peut plus joyeux, alors qu’il avait en face de lui une pauvre pomme qui se foutait bien de sa gueule à cause de ses yeux bridés. Shin passa outre, et préféra se concentrer sur Maira et l’enregistrement des bagages.

Suite à ça, ils se rendirent tous en direction de la salle d’embarquement, en passant par la douane. Tout se passa sans encombres, bien que Mike ait eu des difficultés ce qui fit rire Shin, ce qui, heureusement, passa inaperçu aux yeux du Sigma Mu, trop occupé à sortir la brocante de son sac. Shin, Maira, Alyssia et Soraya passèrent donc les premiers et très vite prirent place sur les sièges en ferraille désagréables de l’aéroport. Alyssia ne tarda pas à s’y endormir, trop crevée pour attendre les yeux ouverts, alors que Shin, lui, ne tenait pas en place. Il fit d’abord quelques tours de ci et là pour se défouler, puis finalement retourna s’asseoir auprès de Maira. « Le vol pour Puerto Rico est long ? » Demanda-t-il tout en enlaçant la jeune fille. Il s’ennuyait déjà, mais à la perspective de passer un peu de bon temps avec elle ne le dérangeait pas, et lui faisait oublier tout ça.

Le temps passa, et l’annonce pour leur vol ne venait pas, si bien que Soraya et Mike finirent par se lever, pour aller faire un tour dehors. Et comme c’était prévisible, une remarque ne tarda pas à fuser pour eux deux, ainsi qu’un tube de baume à lèvres que Shin attrapa de justesse avant qu’il ne finisse sa trajectoire sur la tête de la vieille assise dans la rangée derrière. « Merci du conseil, j’y penserais. » Répondit alors Shin, sur le même ton de plaisanterie que la portoricaine, qui s’éloignait dès lors vers l’extérieur. « Elle est toujours comme ça ta frangine ? ou c’est depuis qu’elle fréquente l’autre grincheux ? » Demanda alors le coréen, qui définitivement ne portait pas le Sigma Mu dans son cœur, ce qui semblait être le cas de Maira. Il se souvenait très bien de la première rencontre qui avait eu lieu au bal de promo, et où sa colocataire l’avait défendu en faisant un croche-pied au jeune homme. Souvenir qui le fit sourire.

L’embarquement fut enfin annoncé, et tous purent se lever, direction l’avion où ils prirent place aux sièges qui leur avaient été attribués. Evidemment, indissociables, Maira et Shin s’installèrent ensemble, laissant les trois sièges de devant à Soraya, Mike et Alyssia, à qui on proposa très vite d’entamer une partie de carte. Heureuse de voir qu’on ne la laissait pas de côté malgré tout, et malgré le passé houleux des trois sœurs, elle répondit avec un large sourire à son aîné. « Avec plaisir. Tu m’expliques ? » Puisqu’évidemment si y avait bien une chose pour laquelle Soraya était douée, c’était les jeux de cartes, ce qui n’était pas le cas d’Aly. Toutes deux avaient vécus dans un milieu et foyer différent, et c’était sans doute la raison pour laquelle il y avait encore un fossé entre elles, parfois.

Les deux heures passèrent cependant plus vite que prévu, chacun s’occupant comme il pouvait, et les voilà sur le tarmac les séparant de l’aéroport. La chaleur est suffocante, le soleil au beau fixe. Miami en mieux. De là, cependant ils ne voient pas grand chose, mais sur le visage de Shin s’affiche un sourire radieux. Découvrir une nouvelle culture, surtout celle de sa petite amie, était toujours bon à prendre. Alyssia, elle, même si en surface semblait tout à fait normale, angoissait encore plus. A l’approche de la rencontre du père, la tension montait en flèche. Mais, finalement, il redescendit bien vite en voyant que la personne qui venait les chercher n’était pas le paternel, mais un jeune homme fort agréable. Alors que Shin demandait à Maira. « Qui c’est ? Un ami à toi ? » Alyssia elle ne put dire un mot. Qu’il est beau ! C’est surtout ce qu’elle pensait, forte intimidée par ce jeune homme. « En…Enchantée, moi c’est Alyssia. » Finit-elle par dire, butant sur les mots, alors que chez Soraya et Maira régnait un conflit palpable. Shin qui ne comprenait rien à la situation, tenta d’en savoir davantage. « Euh, il se passe quoi ? J’ai peur de ne pas tout saisir. » Alors qu’Aly ne pouvait détacher ses yeux du bel apollon.

Le tableau était quelque peu étrange. Six adolescents perdus au milieu d’un aéroport. Une en extase, une en colère, une au sourire malicieux, et trois garçons complètement dépassés par les évènements. Ce qui allait se passer, c’était la surprise, mais une chose était sure, il allait s’en passer des choses durant ce week-end.



(c) ystananas
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MessageSujet: Re: My father said:" When you get older, your wild life will live for younger days...    Mer 12 Nov - 21:22

Cela faisait bien des semaines déjà que Soraya avait prévenu Mike qu’elle voulait aller chercher son père à Puerto Rico pour que ce dernier puisse bénéficier d’une vie moins médiocre, en venant vivre ici à Miami. Noble cause, que Mike respectait, mais il ne s’attendait pas à ce moment précis, à ce qu’il fasse lui aussi partie du voyage, devant donc quitter son petit nid douillet et pour la première fois de sa vie quitter son pays natal. Ca ne pouvait être qu’un détail aux yeux des autres, mais pour lui c’était une première, et il n’avait pour ainsi dire jamais mis les pieds dans un avion. Mais bon, c’était Mike, est-ce qu’un grand gaillard comme lui pouvait avoir peur ? Non certainement pas, ou du moins, il n’appréhendait aucunement le vol, plus la rencontre qu’il aura à faire là-haut. Le père de Soraya, une partie de sa famille, la première fois qu’il aurait un contact direct avec un proche à la jeune fille. Mike n’avait jamais eu à faire ça, être présenté aux parents de quiconque, il ne savait donc pas quelle attitude adopter, et ça c’était bien pire que de s’imaginer à des milliers de kilomètres du sol. Comme quoi, chacun avait ses préoccupations.

Du coup, cela faisait plusieurs jours qu’il avait préparé sa valise dans un coin, vu et revu, vérifiée et revérifiée pour ne rien avoir à faire le jour du départ, et surtout l’heure qui était on ne peut plus mortelle pour Mike. Quand on lui avait annoncé un réveil à cinq heures du matin, il avait failli s’étouffer avec le bout de pain qu’il avait en bouche à ce moment là. C’était tout simplement inhumain, et il était clair que le réveil allait connaître sa pire mort : traverser un mur, et si ça se trouvait atterrir non loin de celui de Soraya, qui biperait lui aussi. Le sommeil de Mike était on ne peut plus sacré, et c’était une des premières choses à savoir sur lui. Il détestait être réveillé, et généralement quand ça arrivait, il tirait la gueule toute la journée, et était détestable à souhait. Gare à vous, qui voyagerez à ses côtés. Heureusement Soraya était la pour le tempérer, mais sachant qu’ils ne seraient pas que tous les deux, il allait falloir qu’il prenne sur soi. Et oui, ce n’était pas un petit voyage romantique, en tête à tête, mais bel et bien le périple de six compagnons, à l’image de la communauté de l’anneau. Sauf que là ils vont pas détruire l’Unique, ils vont le chercher. Et « ils » correspondait entre autre à Soraya, Mike, Maira, Alyssia, et Shin, que Mike ne portait vraiment pas dans son cœur, mais ça pour des raisons personnelles que peu appréciaient. Il n’avait pas de raisons de le détester, si ce n’était ses origines, et c’était totalement stupide, fallait l’avouer. Stupide, sauf aux yeux de Mike qui pensait avoir raison. Comme presque toujours.

Jour J, jour du départ, minute moins une. Le réveil s’apprêtait à sonner, alors que Mike, lui, dormait encore profondément, et était loin d’avoir fini son quota d’heures de sommeil. Pour lui, il allait pouvoir glander encore longuement, continuant ainsi le doux rêve qu’il faisait. Tout allait pour le mieux. Plus que cinq secondes. Quatre. Trois. Deux. Un. BIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIP. Instantanément, Mike ouvrit les yeux. « Oh putain. » Marmonna-t-il dans sa barbe avant de prendre son réveil, qui ressemblait à s’y méprendre à une bulle, et l’envoya valser à l’autre bout de la pièce. Un bruit lourd se fit entendre, mais le Bip continuait de résonner. « C’est pas vrai… » Contraint dès lors de se lever, il s’étala de tout son long sur le sol, attrapant au passage l’auteur du bruit strident, et l’éteignis une bonne fois pour toute. Une fois chose faite, il s’égosilla dans tout l’appartement. « PUTAIN SORAYA, T’AURAIS PAS PU PRENDRE UN VOL A DEUX HEURES DE L’APRES-MIDI NON ? » Enervé, comme prévu. « A moins que t’ai confondu P.M et A.M, ce qui serait fort possible… » Ajouta-t-il de façon à ce qu’elle l’entende.

Malheureusement, il devait se rendre à l’évidence, il fallait qu’il se lève, et ne devait en aucun cas être tenté par son matelas moelleux qui continuait à lui faire de l’œil. L’avion ne les attendrait pas, et il ne pouvait pas courir derrière comme il le ferait pour rattraper un bus. Déjà il ne savait pas voler, et de deux il n’aurait sans doute pas l’autorisation de se taper un sprint aux côtés d’un tas de ferraille aussi énorme, qui l’enverrait valser à des kilomètres à la ronde avec ses réacteurs. Mike se prit un petit truc à grignoter, et n’eut même pas le temps de se poser devant la télé cinq minutes. Il était déjà l’heure de charger les bagages dans sa voiture, et de prendre la route pour l’aéroport. Miami semblait mort à cette heure là, et pour une fois il évitait les bousculades quotidiennes. Pas de bouchons, il était peinard, et pouvait jouer au chauffard bourré sans craindre quoique ce soit. Il profita d’ailleurs pour griller quelques feux voyant que la voie était libre à plusieurs reprises, et ils arrivèrent un peu avant l’heure à l’endroit du rendez-vous. Maira, Shin et Alyssia ne tardèrent d’ailleurs pas à arriver, et très vite ils allèrent enregistrer les bagages. C’était relativement calme au début. Personne ne parlait, tout le monde était bien trop occupé à tenter d’émerger, même si Mike n’y arriverait sans doute qu’après avoir finalisé son sommeil.

Suite à ça, ils passèrent à la douane, obligatoire avant d’accéder à la salle d’embarquement et à toutes les boutiques non taxées. Mike ne connaissait pas ça, et déjà, de loin, il ne sentait pas ces types au regard mauvais, suspicieux. D’un pas nonchalant, il se dirigea vers le portique. « Les objets susceptibles de bipper dans le bac. » Sortit l’un d’eux, alors que Mike ne comprenait absolument rien. Sac sur l’épaule, il pensait qu’il fallait juste passer sous l’arche. Mais non, on le faisait déjà bien chier. Il ronchonna, mais attrapa néanmoins un bac avant d’y poser son sac à l’intérieur. Pour lui, c’était tout bon, mais le chieur en tenue d’agent du fisc ne semblait pas d’accord. « Vous avez un ordinateur portable à l’intérieur ? » « En quoi ça te regarde ? » « Il doit être dans un bac séparé. » « Tu te fous de ma gueule, je vais pas sortir un bac par ustensile, sinon je vais jamais m’en sortir. » L’agent commença à s’impatienter, forçant Mike à ouvrir le sac qui contenait bien plus qu’un ordi. « L’appareil dans un autre bac. » Ajouta-t-il. « Puis les objets type téléphone, montre, dans un troisième. » Mike soupira. Des paranos, pensa-t-il. Néanmoins il s’exécuta, et passa enfin l’arche qui resta muette comme une tombe. Puis il se posta devant le tapis roulant, en chantonnant « A a a la queue leu leu, à à à la queue leu leu » voyant tous les bacs défiler, telle une chenille un soir de carnaval. Il se foutait ouvertement de la gueule des agents. Il récupéra tout son matériel, qu’il mit trois bonnes minutes à remballer. « Un conseil, sortez moi ce balai du cul. » Ajouta-t-il avant de se tirer, regagnant la salle d’embarquement, qui leur offrait de quoi s’asseoir, chose qu’il fit sans plus attendre, bien décidé à piquer un somme.

Il s’assoupit deux minutes, et regarda autour de lui, Maira et Shin collés l’un à l’autre, Alyssia qui dormait à poings fermés, et Soraya qui revenait, gigotant déjà comme un asticot. « Faudra te faire soigner un jour. » Elle arqua un sourcil, signalant qu’elle n’avait pas compris. « Pour tes vers au cul, t’es trop nerveuse. » Dit-il moqueur. « Ca me gonfle de rester là ! » « Ok ok, allons dehors. » Les deux jeunes gens prirent la direction de l’espèce de terrasse qui donnait une vue sur les avions. Mike observa attentivement, se demandant encore comment ça pouvait voler, vu le poids, alors que l’être humain lui était bien incapable de s’élever à ne serait-ce que deux mètres du sol. Soraya s’approcha des barrières, et Mike vint se placer derrière, entourant ses épaules de ses bras. « Honeymoon, j’allais le dire.» Pouffa Mike. En y rependant, il avait pas mal râlé à l’arrivée, mais au final qu’est-ce que ça avait pu changer, puis ils avaient passé du bon temps. A en reparler, il en riait plus qu’autre chose maintenant. « J’suis sure, tu stresses de rencontrer mon père. » Mike se recula, surpris. Cela se voyait tant que ça ? Non, pas possible, il était connu pour rester de marbre et ne laisser transparaitre aucune émotion. Et pourtant, Soraya avait fini par deviner, comme ça, naturellement. Comme quoi il était vrai qu’à force de côtoyer quelqu’un, celle-ci pouvait comprendre sans avoir besoin de parler. « Moi stresser ? Sans rire. » Nia-t-il pourtant, bien que ça se sente à des kilomètres à la ronde qu’il mentait.

Ils restèrent encore là quelques temps, puis rentrèrent à l’intérieur, où les trois autres s’adonnaient aux mêmes activités que quand ils les avaient quittés. Mike reprit place, et dut se relever pas trop longtemps après, l’annonce de leur vol était diffusée par les hauts parleurs, et l’attente prenait enfin fin. Ils montèrent à bord, billets en main, et regagnèrent leur place respective. Mike s’installa au hublot, laissant la mioche au niveau du couloir, et Soraya se mettre au milieu. Le décollage se déroula bien, et Mike profita de l’écran de télévision pour regarder un film, bien que le vol soit trop court pour le voir entièrement. Deux heures, c’était bien trop peu, mais assez pour énerver Soraya qui commença à s’exciter et à hurler à qui voulait bien l’entendre qu’elle comptait bien sécher les cours. « Toi ? Sécher ? Avec toutes les heures de colle que t’as au cul ? Lundi tu seras en cours comme tout le monde, c’est moi qui te le dis. » Dit-il, sur de lui, alors qu’ils étaient en train de descendre vers la terre ferme. Pour une première Mike, n’avait pas angoissé du tout, trouvant la phase décollage et atterrissage plutôt fun.

De retour dans l’aéroport, cette fois-ci celui de San Juan, les six jeunes prirent la direction du tapis roulant, où les bagages défilaient déjà. « Décidément, ceux qui travaillent ici sont vraiment en manque de carnaval. » Bien que ça soit loin d’être drôle, et il le savait éperdument. Il ronchonnait juste. Une fois les bagages en main, ils se rendirent au hall d’entrée, où un jeune homme qu’il ne connaissait ni d’Adam, ni d’Eve se dirigea vers eux, se présentant comme celui qui les attendait pour les amener à bon port. Soraya, par ailleurs réagit plutôt mal, et revint boisson en main. « C’est qui ce gugusse ? » Demanda-t-il, alors qu’il annonça son prénom : Javier. « Javier* ? C’est moche. » Mike n’avait pas pu s’en empêcher.

HRP : Javier : prononcé à la Mike, c’est à dire, Javier comme Jaune, Jardinage, ou que sais-je /pan
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MessageSujet: My father said:" When you get older, your wild life will live for younger days...    Jeu 6 Nov - 19:39

...Think of me if ever you're afraid."


Il y a quelques semaines déjà, j'avais été à l'aéroport de Miami réserver des billets d'avion, préférant m'éviter des frayeurs en utilisant l'ordinateur de Mike. La technologie, à part mon portable, c'était un truc qui me dépassait un peu. J'avais une préférence pour les choses vraies comme le sport. Je passais mon temps dehors à faire tout et n'importe quoi et c'était sans doute ce qui me conduisait à ma perte face à ces machines. J'avais pas assez de patience pour comprendre ou essayer de comprendre et Mike n'avait pas énormément de patience pour m'expliquer. Tout allait plus vite lorsqu'il le faisait lui même aussi bien pour lui que pour moi, d'autant plus que la dernière fois que j'avais osé réserver un voyage, on s'était retrouvés dans une chambre honeymoon. Une fois les billets en main, je les avais fixé et seulement après, j'avais averti tout ce petit monde afin d'être sûr qu'aucun d'eux ne se défile, pas même Satan. Ma mère était la seule au courant de cette petite escapade. J'en avais glissé un mot à Maira, sans vraiment lui dire quand, au moins pour qu'elle donne son avis sur la question et lorsque les dates furent tombées, notre mère m'avait demandé d'emmener Alyssia avec nous. Sur le moment, j'étais pas sûre qu'amener la fille qu'elle avait eu avec un autre homme à Porto Rico était une bonne idée, mais comme elle me l'avait si bien dit « C'est ton père, il sait faire la différence entre moi et Alyssia. Elle n'y peut rien » Oui, c'est vrai qu'à ce niveau là il avait une sagesse que je n'avais pas héritée. Sans bronché, j'avais néanmoins accepté et ce même si la nouvelle ne plairait sans doute pas à Maira. Dans cet aéroport, j'avais donc réservé 5 billets allers et 6 billets retours, parce que notre intention était de ramener notre père vers le continent, où il pourrait mener une vie beaucoup plus facile qu'à San Juan. C'était pas un voyage qui me faisait plaisir, j'aurais préféré que Maira y aille toute seule et qu'elle gère ça toute seule, mais après réflexion, je ne pouvais pas fuir constamment et je ne pouvais pas non plus la laisser toute seule dans ce genre de changement. Ce n'était pas juste une île qu'on allait laisser derrière nous, mais toute une enfance, des souvenirs bons ou mauvais, des amis, des connaissances. Ne pouvant plus vraiment se détacher de Shin, j'avais pris un billet pour son copain, pour Alyssia, comme le voulait ma mère et enfin pour Mike. J'aurais pu m'en passer un week-end, tout comme lui je pense, mais déjà j'avais trouvé que les paysages de San Juan pouvait l'intéresser, pour la photographie et honnêtement, pour ce week-end j'avais la vague impression que sa présence me serait plus que nécessaire, pour une fois. Juste le fait de le savoir là, pas loin, ça me rassurait.

Le jour même, il fallait être à 5h du matin à l'aéroport. D'habitude, j'avais pas trop de mal pour me réveiller à 6h30, les jours de cours, mais probablement pour la première fois de ma vie, j'allais connaitre l'effet du « réveil trop tôt » après une « nuit trop courte ». Pourtant pas couche tard, ce matin avait été particulièrement difficile et j'osais même pas parler de Mike. Après une douche qui n'avait eu aucun effet sur mon état comateux, j'avais simplement enfilé un short, des tennis blanches, une blouse et un pull à capuche assorti, encore trop endormie pour ressentir les douces températures matinales de Miami. Dans l'aéroport, pas beaucoup de monde et les magasins tous encore fermés. Il n'y avait qu'un endroit où l'ont pouvait acheter du café ou toutes autres choses. Un genre de petit salon qui offrait aux futurs passagers le choix de s'asseoir là et d'attendre patiemment leur avion en dégustant ce qu'ils proposaient à la carte, ou encore à emporter. J'avais opté pour un chocolat froid à emporter, incapable de rester assise sagement à attendre que l'heure passe. Dans un premier temps, je me baladai dans l'aéroport, juste le temps de me réveiller et d'être capable d'adresser la parole à quelqu'un, jouant avec la paille dans mon chocolat. C'était sans doute une des premières fois où les vitrines de magasins fermés m'intéressaient et pourtant, je m'en fichais pas mal de ce qu'ils pouvaient vendre. J'avais pas l'intention d'acheter des fleurs à mon père, ni même des souvenirs alors que d'ici trois jours nous nous retrouverions à nouveau là. Il aura tout le crédit de s'acheter tout ce qu'il veut et puis autant ne pas jouer l'hypocrite, c'est pas comme si ce voyage me faisait plaisir.

Finalement, je retournai près des autres qui émergeaient tout autant que moi.. Pas un bruit, pas une question. Je m'installai sur un siège quand une personne âgée nous interpella « Ahh des vacances entre amis, quelle bonne idée ! Ce que j'aimerais avoir votre âge » Une remarque qui au final, me donnait juste envie de retourner faire mes cent pas « Ouaiiis, super ! Ca va être l'éclate ! » finis-je par lui répondre et le tout enrobé de sarcasme, puis repartis me balader dans l'aéroport, boisson à la main.. Je m'arrêtais face à une grande vitre qui donnait sur les pistes où des avions attendaient leurs passagers pour pouvoir décoller. J'espérais que le notre était l'un d'eux, ou pas, j'en savais rien. Au moins il y aurait le stress en moins une fois arrivée, mais d'un autre côté il fallait se lancer et c'était toujours le plus compliqué. Je restai quelques minutes face à cette vitre et continuai mes cent pas. Mon chocolat terminé, je le lançai tomber dans la première poubelle venue et continuai à marcher pour finir par retourner m'asseoir près de Mike, lui déposant au passage un simple baiser dans le cou. Je relevais mes cheveux d'un espèce de chignon et observai autour de moi. Maira était occupée avec Shin, Alyssia dormait tranquillement et face à ce joli spectacle plein d'amour je demandai au Sigma mu:

« On va dehors ? Ca me gonfle de rester là »

Après qu'il ait accepté, on se dirigea vers l'extérieur de l'aéroport. Passant près de Shin et Maira je repris

« Pensez quand même à respirer de temps en temps »
lançant par la même occasion un tube de baume à lèvre à ma soeur, pour les futures lèvres gercées qu'ils allaient certainement se payer après une demi heure à se relecher. Exagération sans doute, mais de toute façon je ne serai pas là pour les admirer. Dehors, je remettais la capuche de mon pull sur ma tête, me protégeant du froid matinal, voir même nocturne de Miami. Dehors, le soleil allait commencer à se lever, doucement. Sur le tarmac, des avions, des personnes qui travaillaient de petit matin et puis nous, qui assistions à tout ça. Je m'approchai de l'avion le plus proche et satisfis ma curiosité en l'observant de près.

« On devrait laisser les deux sangsues aller à Porto Rico et puis nous on prend un vol pour le Canada... »

Non, j'avais vraiment pas envie d'aller sur mon île natale, j'avais fait beaucoup d'effort pour oublier tout ça jusqu'à aujourd'hui, c'était un gros effort pour moi de tout faire revenir à la surface. Laissant mes pensées de côté, je continuai ma phrase « ... en Honeymoon par exemple » et puis souris. Sans doute le premier depuis mon réveil. Je m'amusai à tenter de garder l'équilibre sur des blocs de bétons que l'on trouvait parfois le long des routes, attendant que le temps passe. « J'suis sûre, tu stresses de rencontrer mon père » affirmai-je au Sigma mu dans le but de le taquiner. Après une quinzaine de minutes dehors, on finit par retourner à l'intérieur où une demi heure plus tard, on annonçait l'embarquement de notre vol. A l'adresse de ma soeur, je lui demandai avec une touche d'humour « ça y est, t'as fini tes cours de langues ? ». Une fois dans l'avion, on s'installait aux places indiquées sur notre billet et pendant le vol, on tentait de s'occuper comme on pouvait. Personnellement, je m'amusai avec mes cartes, musique dans les oreilles. « Aly tu joues avec moi ? ». Deux heures de vol pour arriver à destination, mais c'était deux heures qui m'en paraissait le double et finalement, je finis par rattraper mes heures de sommeil, ou presque. Je fus réveillée par la voix du pilote annonçant qu'à 9h du matin il faisait pas loin de 25 degrés et que d'ici 15 minutes, on allait atterrir. Je regardai les gens autour de moi, encore endormie en attendant l'atterrissage. A qui voulait l'entendre, je m'exprimai :

« Lundi, rien à foutre je vais pas en couuuurs  et je paie Sieg pour qu'il prenne note pour moi. Après je pourrai glander jusque 14 heure dans le lit de Mike, parce que dans ma chambre il y a des araignées et voila mon programme ! »

Le problème était que je n'étais pas aussi calme que je le pensais et que lundi, à 9h je serai sans doute déjà en pleine forme, prête à faire un marathon. Une fois l'avion atterri, j'avais qu'une seule envie : manger. Je plongeai ma main dans mon sac pour y prendre de quoi couper ma faim et une fois dans l''aéroport, je me demandai comment Maira s'était arrangée pour qu'on vienne nous chercher. Lorsqu'on eu récupérer nos affaires et qu'on rejoignait le hall d'accueil, je manquai de m'étouffer avec ma confiserie en voyant que la personne qui nous attendait n'était autre que Javier. Directement, je lançai un regard noir à ma soeur :

« Maira, je jure sur ta tête que tu vas me le payer. Je.... Reviens »


Occasion en or pour reprendre un avion direction Miami, mais finalement je ne me contentai juste d'aller chercher de quoi boire à un distributeur et revins comme si de rien n'était, ne sautant pas de joie face à Javier.
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My father said:" When you get older, your wild life will live for younger days...
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