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 J'ai accepté par erreur, ton invitation ♫ (LES GRIS GRIS GRIS ♥︎)

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MessageSujet: Re: J'ai accepté par erreur, ton invitation ♫ (LES GRIS GRIS GRIS ♥︎)   Lun 24 Nov - 18:45

Alors que les conversations battaient leur plein régime, une nouvelle personne arriva avec un peu de retard. Shinjõ le reconnu tout de suite comme étant Peter Palmer, encore un homme qui inspirait le respect pour le jeune asiatique. Ce dernier salua alors le nouvel arrivant et lui non plus n'était pas seul apparemment. En effet, il était accompagné d'une jeune fille au joli minois qu'il s'empressa de présenter à tout le monde :

"Bonsoir à tous, désolé du retard. Je ne suis pas venu seul ce soir comme vous le voyez, laissez moi vous présenter ma nièce et filleule, Victoria Palmer. C'est aussi le professeur de photographie par intérim, et non ce n'est pas du piston, elle a un réel talent, je vous laisserais vérifier par vous même si vous voulez."

Les deux nouveaux s'installèrent à la table mais la jeune fille n'avait pas l'air d'y être très à l'aise. Le jeune enseignant lui adressa un sourire avant de lui dire :

- Ravi de te rencontrer Victoria. Alors ça te plaît ce "poste" en photographie ? Moi même j'ai eut ma période de fascination pour les photos. Quand j'étais petit, mon père m'avait offert un appareil photo et j'en étais devenu dingue.

Peter engagea par la suite la conversation avec Eden et chacun à nouveau complétèrent le brouhahah du restaurant dans lequel ils étaient. Etant donné la nouvelle venue en la personne de Victoria, il y eut de nouveau quelque présentation. Shinjõ se sentit mal sur le coup, il avait complètement oublié de se présenter à elle lorsqu'il lui avait adressé la parole ! Quel nul, il se sentait bien crétin sur l'instant. Ce qui pour tout le monde avait l'air d'aller de soit et de ne pas porter grand attention pouvait parfois être capital pour l'asiatique. Enfin, il trouvera bien le moyen de rattraper cette bourde. En tout cas, la demoiselle n'avait vraiment pas l'air du tout à l'aise parmi tout ce monde. Ce que Shinjõ pouvait un peu comprendre. La pauvre devait se demander pourquoi elle était ici au final. A nouveau, il y eut une arrivée. C'était Kyle Porter, encore un membre du personnel de Wynwood que Shinjõ connaissait bien peu. En y réfléchissant bien, il ne connaissait pas grand monde au final. C'était bien malheureux. Une fois de plus, le prof de sport salua le nouvel arrivant avec sourire et confiance, mais une fois de plus, il remarqua tout de suite que ce dernier n'avait pas l'air de se sentir à sa place ici. Shinjõ ne pouvait pas vraiment lui faire de reproche, il n'était guère mieux et c'était vraiment triste de voir tous ses collègues qui se connaissaient à peine alors qu'ils bossaient dans le même bâtiment ! C'était même carrément assez affligeant. Shinjõ voyait une certaine anxiété dans le regard de cet homme et maintenant, il en était intrigué. On aurait dit un chat errant. Soudain, Kyle tourna son attention vers l'asiatique. Cet effort semblait herculéen.

« Je n’ai pas eu beaucoup l’occasion de vous croiser Mr Isao mais visiblement vous devez en faire voir de belles à vos élèves. J’en ai pas mal qui viennent me voir avec des bobos. »

Shinjõ fut prit au dépourvu, aussi bien par le fait que celui qui avait l'air d'être le moins sociable du groupe décidait de lui parler que par sa demande.

- Oh euh...Vraiment ?

Le jeune prof de sport remettait soudainement en doute ses talents de prof pour ne pas remarquer d'éventuels élèves en difficulté.

- C'est vrai que je leur offre un programme qui ne leur laisse pas la moindre chance de glander pendant mes cours, reprit Shinjõ, plus confiant, mais vous savez comment sont les jeunes : toujours à tester leur limite et ils sont toujours heureux de suivre des cours de sports pour ça, quitte à n'en avoir rien à faire des règles imposées.

Il passa sa main derrière la nuque.

- Aah, il faut une main de fer pour maintenir la discipline avec des adolescents si énergiques mais je ne leur jette pas la pierre, rien ne me fait plus plaisir que tout l'enthousiasme et l'énergie qu'ils mettent dans mes cours. Quitte naturellement à...A parfois avoir quelques incidents heureusement loin d'être grave.

Shinjõ ne se pardonnerait jamais qu'un de ses élèves se blesse gravement durant ses cours. Le jeune prof de sport veillait au grain dans son gymnase adoré. Il était très attentif à tout ces jeunes dont il avait la charge. Par la suite, d'autres personnes arrivèrent, toujours la même rengaine, il ne les connaissait que de nom.
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MessageSujet: Re: J'ai accepté par erreur, ton invitation ♫ (LES GRIS GRIS GRIS ♥︎)   Sam 1 Nov - 11:08

C'est ma deuxième année maintenant à Wynwood High School, rien ne présageait à l'époque je viendrais enseigner la musique dans ce grand établissement, professeur débutant, malgré mon passé de musicien je pensais que ma première affectation serait dans un tout petit lycée dans une petite ville mais non, Wynwood HighSchool, un des plus grands lycée du pays dans une des plus grandes villes des Etats-Unis, Miami. Je me demandais comment j'allais m'en sortir vraiment, je me demandais si ce n'étais pas trop grand pour un nouveau départ, si je n'allais pas être complètement perdu dans ce nouvel univers. Mais non tout se passait plutôt bien, mes élèves sont sympathiques et au moins autant passionnés que moi par la musique donc ça ne pouvait aller que bien, et bien sûr il y en avait qui sortaient littéralement du lot, Shin surtout, ce gosse est vraiment un génie, doué, passionné, il vivait la musique et voulait vivre pour elle et je ne pouvais que l'encourager, je suis sûr qu'il fera de grandes choses et que lui ne tombera pas dans les mêmes pièges que moi. Des élèves comme lui étaient la raison pour laquelle je me levais tout les matins pour enseigner la musique, j'étais fiers d'eux, vraiment fiers. En outre d'être professeur de musique au lycée et de musicologie à la faculté d'arts de Wynwood, j'aidais de temps en temps Shin à gérer le Music Club, lui apportant des conseils, en lui gérant la partie administrative, mais je n'interférais jamais dans ce qu'il décidais, c'est un club d'élèves, si j'émettais quelques avis de temps en temps il était clair que je ne ferai aucune ingérence dans leurs affaires je faisais totalement confiance à ces jeunes musiciens et à Shin pour se débrouiller seuls, c'était le but de ce club, de sortir de la logique de cour, alors ce n'était pour qu'un professeur vienne mettre son nez dans toutes leurs affaires.

Je me préparais à une longue journée, même si au lycée mon cour n'était qu'une option ce qui me libérais pas mal de temps à la fac ce que j'enseignais, surtout de la théorie et histoire musicale était un cour obligatoire, suivi par tout les élèves en musique et me prenait beaucoup plus de temps, et aujourd'hui était le jour où je faisais des aller et retours incessants entre la faculté le matin, puis le lycée, puis retour l'après midi à la faculté pour retourner en début de soirée au lycée pour aider Shin avec le Music Club. De plus Eden Cobb, le directeur de la faculté nous avaient conviés avec mes collègues enseignants à un dîner au restaurant. Heureux de pouvoir connaître un peu plus mes collègues et de se détendre avant le week-end j'acceptais l'invitation d'Eden avec grand plaisir, pour une fois je n'allais pas passer mon vendredi soir tout seul à ruminer en essayant de sortir trois accords de rang sur ma guitare. Mon marathon pouvait commencer, je sortis de mon appartement, et me rendis en voiture jusqu'à la faculté, bon nombre de mes élèves m'attendaient déjà dans l'amphithéâtre. « Bonjour tout le monde, nous allons pouvoir reprendre là où nous en étions la dernière fois, mais tout d'abord quelqu'un peut-il me parler de l'apport de Bach dans l'écriture de la musique… ? » Et tout s'enclenchait, histoire de la musique, ça pouvait vite devenir barbant, mais je ne me contentais pas de leur sortir un cour comme çà, je jouais beaucoup sur l'interaction avec eux, ne les laissant pas se reposer, j'aimais ce jeu de question réponse qui donnait au cour une certaine spontanéité. La matinée passa et je me rendis à mon cour d'option au lycée, course folle entre les deux établissements. Pause de midi trop courte, je devais déjà reprendre et la course reprenait, pour s'achever momentanément vers 16h30 au Music Club où j'aidais Shin sur deux, trois projets. Puis je devais repartir, je serai sûrement un peu en retard au dîner, je repasse chez moi me changer et me voilà en route pour le restaurant.

Plusieurs de mes collègues sont déjà arrivés quand j'arrive, Eden pas encore assis a du arriver juste quelques temps avant moi. Il faisait les présentations à sa fiancée si j'avais bien compris, je souris à la concernée quand il me présenta : « Bonsoir, oui c'est bien çà prof de musique et consultant pour le Music Club. Enchanté de vous rencontrer » dis-je à la fiancée d'Eden en souriant. Mon esprit s'égara ensuite alors que mes autres collègues se présentaient. Mes yeux se posèrent sur la personne en face de moi, c'était Isobel McCoy, professeur d'histoire et de droit, elle discutait avec Eden de sa belle fille, Nina Palmer, je la connaissais elle faisait de la musique mais semblant ne pas tellement l'assumer. Je ne sais pas pourquoi mes yeux restèrent fixés sur ma collègue pendant quelques secondes, il y avait quelque chose, je ne sais pas quoi qui m'empêchait de détourner mon regard, me rendant compte que ce que je faisais pouvais paraître inconvenant je détournais le regard pour me tourner vers Eden en souriant. « Oh Eden il faudrait que je te parle d'un projet qu'on a avec Shin des Alpha Psi, nous aurions besoin de ton accord, mais je pense que ça pourrait être cool pour le lycée, enfin je t'en parlerai plus tard. » lui dis-je, en effet nous avions un projet musical en cours avec Shin et ça faisais quelques jours que je voulais en parler à Eden mais je n'ai jamais eu le temps, nous trouverions bien le temps au cour du repas pour parler de çà.

Plusieurs personnes arrivèrent, Peter Palmer en autres avec sa nièce semble t-il, Victoria, professeur de photographie. Je ne pu m'empêcher de remarquer les regards que Peter portaient à Isobel et je sais pas pourquoi quelque chose me dérangeait, secouant légèrement la tête je me reportais sur la nouvelle venue, une fille que je ne connaissais pas (Arwen) que saluais d'un signe de tête, la soirée continuait, j'essayais tant bien que moi de suivre les conversations, de participer le plus possible.
Tenue de Vincent
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MessageSujet: Re: J'ai accepté par erreur, ton invitation ♫ (LES GRIS GRIS GRIS ♥︎)   Mar 28 Oct - 8:27

Arwen jeta un rapide coup d’œil à sa montre. Il était déjà tard et elle n'allait pas devoir tarder à y aller. Gentiment, elle avait accepté d'accompagner Carter à son rendez-vous, et elle se retrouvait à sourire à un monsieur âgé, qui ne comprenait pas toujours tout, mais qui voulait absolument faire affaire avec le fils de monsieur Evans. La plupart du temps, la jeune fille allait aussi rencontrer les potentiels intéressés, parce qu'elle inspirait confiance et qu'elle donnait de la force à son mari. Elle n'était pas obligée du tout d'ailleurs, et même si elle n'appréciait pas ça, elle trouvait ça important de faire partie aussi un peu de la vie professionnelle du jeune homme. D'ailleurs, celui-ci perdait un peu patience, visiblement, et il était temps que le rendez-vous se termine. En effet, quelques minutes plus tard il se leva pour serrer la main de l'homme.

- Ravi d'avoir discuté avec vous Mr McPhee. On se recontacte bientôt.

Le vieil homme sourit de toutes ses dents, ravi aussi. A son âge, il ne se pressait plus, et il prenait bien le temps de réfléchir. Ici, ça n'allait pas être très compliqué, le garçon lui avait fait une très bonne impression et un futur partenariat entre eux était très envisageable.

- Je suis très content aussi Mr Evans. Madame, à bientôt.

Il fit un baise-main à la brunette, un peu vieux jeu. Elle ne dit rien, se contentant de sourire. Parfois, elle avait l'impression d'être une greluche, mais elle prenait souvent part à la conversation, ce qui la retirait de la catégorie "jolie poupée qui se contente de sourire niaisement". Elle essayait de s'investir autant que possible, mais maintenant, avec sa propre affaire, ça allait être de plus en plus compliqué. Carter allait devoir apprendre à se débrouiller tout seul. Ils sortirent du bureau, prirent l'ascenseur et se retrouvèrent enfin à l'air libre, une fois le hall passé. Le garçon se tourna alors vers elle pour lui faire une proposition.

- J'ai pas de rendez-vous tout de suite après, tu veux qu'on te dépose ? Un détour ça nous dérange pas.

Elle réfléchit un instant avant de donner sa réponse. La belle voiture, avec chauffeur et tout, c'était de trop. Carter n'avait pas le choix, il fallait qu'il garde une certaine image, mais elle, elle ne pouvait pas débarquer comme ça au restaurant. Elle allait déjà être en retard, elle n'avait pas le temps de se changer, alors si elle ajoutait la voiture de luxe ... Elle ne voulait pas passer pour la fille riche et hautaine qu'elle n'était pas.

- Non, t'inquiète pas chéri, je vais prendre un taxi, ça ira très bien.
- Comme tu veux.

Il l'attira à lui par les hanches pour un dernier baiser. Ils étaient toujours autant amoureux l'un de l'autre et ça se voyait. Il finit par la lâcher et monta à la suite de son chauffeur, qui l'attendait. La demoiselle héla un taxi comme prévu et s'y engouffra. Elle donna l'adresse du restaurant, qui était à l'autre bout de la ville malheureusement. En chemin, elle retira les épingles de son chignon, pour libérer ses cheveux. Elle trouvait ça beaucoup plus naturel. Elle ne connaissait personne, et c'était bien pour ça qu'elle avait accepté l'invitation d'Eden. Du coup, elle ne pouvait pas prévenir de son retard, puisqu'elle n'avait aucun numéro de téléphone. Par chance, le taxi se dépêcha et elle n'était pas si à la bourre que ça. Quand elle passa la porte, ils étaient installés mais n'avait rien commencé d'autre. Elle soupira de soulagement avant de s'avancer vers eux, sourire aux lèvres.

- Bonsoir tout le monde. Désolée pour ce léger retard, j'ai cru que ce rendez-vous ne finirait jamais !

Elle s'installa à une des places libres, à côté d'une jeune fille inconnue (Victoria). Ah ? Elle pensait qu'elle serait la seule jeune, bien qu'Eden n'était pas si vieux non plus. Était-ce une accompagnante ou une prof ? Pas timide du tout, elle se pencha vers la brune et lui demanda :

- Tu connais un peu de monde ou t'es aussi paumée que moi ?

Elle manquait légèrement de souffle de s'être dépêchée à la sortie du taxi mais elle allait le retrouver rapidement. Elle observa les visages présents : peu lui disaient quelque chose. En même temps, ça faisait plusieurs mois qu'elle était partie, et la dernière fois qu'elle avait foulé le sol de l'école, c'était en tant qu'élève et non de professeure.

Tenue d'Arwen
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MessageSujet: Re: J'ai accepté par erreur, ton invitation ♫ (LES GRIS GRIS GRIS ♥︎)   Mar 28 Oct - 2:25

Une main se pose sur une peau un peu trop chaude. Un visage comme décomposé, profondément endormi dans un sommeil absolu. Moi je fronce les paupières, éveillé par la lumière du store que j’ai oublié de refermer la veille. Le réveille sonne, six heures du matin. Et je suis bien sûr le seul à me lever. Ce matin je suis d’assez bonne humeur. J’ai fait une nuit de douze heures, pour une fois, couché avec les poules malgré les râlages intempestifs d’un Ollie et d’un Azraël contrariés. Depuis que ce gamin insupportable s’est installé à la maison, je n’ai pas une seule minute de répit. Mais ça me plait. Parce que j’ai l’impression de sauver un petit oiseau blessé. Malgré toute la rage que nous mettons à nous pourrir la vie, le tuteur du jeune homme n’a pas été contrariant. Et voilà. Je suis devenu un père de substitution, pour deux jeunes personnes. Pour Azraël, qui n’en est pas franchement ravi à vrai dire, et pour Sieg, avec qui je me suis disputé. Tout va bien dans le meilleur des mondes. Je ne vis pas dans l’endroit idéal. Mais je ne m’en plains pas. Je ne sais pas, le contact de ces jeunes personnes a formé chez moi quelque chose comme une résistance au mal qui m’a rongé pendant de très longues et de très nombreuses années. Le soulagement, je crois que ça s’appelle. Ou la rédemption.

Je toque à la porte de mon fils, qui a de plus en plus de mal à se réveiller. Le gamin ne me parle plus. Littéralement. Mon fils ne m’adresse plus la parole, il ne parle qu’à Azraël, et encore, lorsqu’ils ne se chamaillent pas comme des enfants. Ollie ne me parle plus depuis que j’ai viré Siegfried. Aucun de ces deux là ne veulent comprendre que j’ai des règles. Des règles très strictes, qu’il faut respecter sous peine de me mettre en colère. Ça n’a pas été fait. Le châtiment a été à la hauteur de ma déception. Ce môme m’a déçu, tout simplement, et si mon fils n’est pas capable de le comprendre je ne prendrais pas la peine de le lui expliquer. Je n’en ai pas envie. J’ai été clair, pas besoin d’en rajouter. Après une douche très rapide je fonce dans la cuisine me faire un café. Ollie est là, son bol de céréales à la main, et me jette un regard plein de rancœur. Moi je l’ignore superbement. Je ne prends même plus la peine de dire bonjour, de toute manière c’est parfaitement inutile : il s’en fout. Un café, rapide, et je consens enfin à dire mes premiers mots de la journée : « Dépêche-toi, on y va. » le môme balance presque son bol dans l’évier, en silence, tapote un message sur son téléphone. Oui, je sais que ces deux-là se parlent toujours. Je sais aussi que je n’interfèrerai jamais dans les affaires de mon fils et de son ex-baby-sitter, qui lui fait désormais office de fils de substitution. Seulement voilà : il ne le gardera plus. La simple vision de ce regard de défi que m’a jeté Siegfried, alors qu’il était en tort m’a fait péter les plombs. J’ai des principes, la nourriture en fait partie. Hors de question que mon gosse mange n’importe quoi, c’était une règle de vie simple, à respecter de la part d’un jeune homme que je payais pour remplir ses fonctions : il a désobéi. Plusieurs fois. Et tout ce que je me dis à présent c’est que je prive mon gamin d’une oreille attentive. Et quelque part, je n’en ai strictement rien à foutre.

Parce que mis à part ce petit désagrément, je peux constater que tout va bien dans ma vie, et c’était quelque chose qui ne m’était pas arrivé depuis des années. Je pense à cela dans ma voiture, sur le trajet emmenant mon fils au collège. Ollie a cessé de me pourrir la vie. Il est plus calme et commence à accepter, lentement, la nouvelle présence étrangère qui rôde dans mon appartement. Même si je ne parle plus à Siegfried, je sais que la situation peut s’arranger. Cassandre, mon ex-femme, s’est calmée, énormément. Et Azraël, bien que je reste sur ma position le concernant (à savoir qu’il est un petit con) n’en demeure pas moins un gamin attachant que j’ai choisi de prendre sous mon aile, même si j’ai choisi d’y laisser ma santé. Ça ne s’improvise pas d’être famille d’accueil. C’est un travail de longue haleine. Maintenant, je songe que ma famille est bien remplie. Que ma vie est complète, intéressante et belle. J’accepte même l’invitation d’Eden à me joindre à un groupe de profs et de membres du personnel pour la soirée, au restaurant. Je passe un coup de fil à Cassandre pour qu’elle garde mon fils. Et je file au travail, comme chaque jour.

Un regard traine, par la fenêtre de l’infirmerie, comme si je guettais une présence, un mouvement. Et quelque part, c’est le cas. Midi. La clope au bec je regarde en direction de la cour, très calme. J’ai eu des gamins avec des problèmes très différents ; mais la perle de la journée restera ce jeune homme avec des lunettes, une moue de petite souris perdue qui m’a demandé, paniqué presque si le petit bouton naissant sur son visage n’était pas la manifestation d’un kyste ou d’une tumeur. Non, jeune homme, ça s’appelle de l’acné. J’ai terminé ma journée sur quelques valiums, avant de rentrer vers dix sept heures ; et faire face à un mur. En fait deux, parce que visiblement mon « fils adoptif » n’était pas vraiment d’humeur à la communication. J’ai annoncé que je sortais ce soir. Il m’a regardé avec des yeux ronds comme des soucoupes. Puis il a haussé les épaules, en me disant qu’il partait aussi. Il a attrapé son sac, et a lâché qu’il se tirait pour la nuit. Moi c’est un peu la gueule que j’ai tiré. Parce que je n’ai jamais aimé ses départs. Le danger. Et ma responsabilité toute nouvelle.

J’accueille Cassandre avec un sourire. Elle me répond par l’identique, me demande si la situation s’est arrangé et je réponds par la négative. Elle pousse un soupir. Puis me dit qu’elle s’occupe de tout. Moi, je m’habille, tout en noir pour changer : la chemise, le pantalon, tout le tralala, et les cheveux ébouriffés pour me faire perdre dix ans, quelque part. Et je file. Je gare la voiture sur le parking du restaurant et j’entre, dans les premiers ; je reconnais quelques têtes sans être capable de mettre cependant le moindre nom sur les visages. Je salue tout le monde, poliment avant l’arrivée d’Eden ; ah oui, nous on se connait plutôt bien. Six mois passés à faire des allers retours dans son bureau pour régler mes comptes avec Azraël, ça laisse des traces non ? Je le salue chaleureusement, et puis il nous présente sa fiancée, une jolie indienne qui nous adresse un sourire. C’est marrant comme j’ai l’impression d’être un putain de chat dans un jeu de quilles. Je ne connais personne. Mais les gens, ici, se connaissent. La preuve en est ces regards, ces mots qu’ils s’échangent, et moi je suis loin, très loin de tout ça. Parce que je n’ai jamais vraiment cherché à rencontrer mes collègues, c’est la première fois. Je ne sais rien, absolument rien sur eux. Lorsqu’Eden fait les présentations, je tente de bien mémoriser les prénoms sur les visages ; histoire de répondre au cas où quelqu’un me fasse la conversation. Je reste silencieux. Fermé comme une huitre, mal à l’aise. J’écoute les mots échangés, patient et attentif parce que c’est comme ça que je vis en société ; j’écoute. Azraël avait peut-être raison : c’était pas une bonne idée.

Puis Eden s’enquiert de ma santé. Ça me rappelle soudainement l’entretien pénible que nous avons eu, lui et moi à l’époque où j’étais maigre à faire peur, squelettique et fatigué, pour une raison que personne n’a besoin de savoir. Mais ragaillardi, désormais je lui jette un sourire affable : j’ai gardé le silence durant notre entretien. Et j’ai bel et bien l’intention de le garder encore un moment. Alors je réponds, très évasif. « Bien Eden, merci de t’en inquiéter. J’avais juste attrapé une mauvaise grippe. » une grippe qui me broyait, tout simplement. Une grippe qui a pris un malin plaisir à me torturer pendant trois semaines. L’esprit, seulement. A me rendre fou. Je salue sa jeune fiancée d’un signe. Je n’ai serré la main à personne, ce soir. Les gens qui ont pu me croiser dans les couloirs le savent ; pas question de me toucher. C’est juste non négociable. Un professeur présente la jeune femme avec qui il est venu : une prof de photographie, inconnue au bataillon. Un « bonsoir » aimable s’échappe de mes lèvres alors que nous nous asseyons à la grande table.

…Voilà je me sens très con. Les gens se parlent et moi j’écoute, mais j’ai seulement envie de fuir en courant. L’angoisse monte, j’ai envie de fuir. Mais je me fais violence. Je tente une approche avec le jeune professeur de sport, à qui je souris, un peu moqueur, aimable.

« Je n’ai pas eu beaucoup l’occasion de vous croiser Mr Isao mais visiblement vous devez en faire voir de belles à vos élèves. J’en ai pas mal qui viennent me voir avec des bobos. »

Des petites natures qui pleurent au moindre bleu. Mais je suis curieux de savoir quel est le programme de sport de ce jeune asiatique. Histoire de savoir à quoi m’attendre au prochain semestre !
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MessageSujet: Re: J'ai accepté par erreur, ton invitation ♫ (LES GRIS GRIS GRIS ♥︎)   Lun 27 Oct - 2:22

Tenue Victoria

Depuis une bonne demi heure maintenant, Victoria était assise derrière un bureau, son ordinateur portable ouvert sur une page word totalement vierge. Elle devait réaliser un projet qui était d'écrire un article attrayant sur une nouveauté de la ville. Faire d'une info simple, quelque chose d'intéressant. Elle n'avait pas vraiment pris le temps d'observer autour d'elle, de chercher un sujet sur lequel elle pouvait parler. Cette page blanche en était la preuve. Une musique de fond apportait une ambiance douce et paisible dans sa chambre et elle, elle ne bougeait pas et fixait la fenêtre, retournant sa mémoire pour trouver de quoi parler. Ses yeux se posèrent ensuite sur un rouleau. Dedans, des photos qu'elle avait prises et agrandies. Elle se leva de sa chaise et se dirigeait vers ce rouleau pour en sortir les différentes photos. Elle les étalait sur son lit et toute son attention se posa sur une seule photo. Dessus, il y avait des jeunes qui dansaient. Elle n'en connaissait aucun, mais le cadre s'y prêtait bien. C'était naturel et joyeux et ça l'avait inspiré. C'était comme ça qu'elle l'avait imaginé et puis, sur le côté de la photo, un garçon. Lui aussi il observe ce qu'il se passe, il est de dos et pourtant il est là. Il dynamise l'image. La situation est comme cette photo qu'elle aime temps, de cette enfant à la cigarette. Il y a elle et puis autour, il y a d'autres personnes auxquelles on ne fait pas vraiment attention et pourtant, ils sont là. Ici il y a ces gens qui dansent et puis il y a lui. On s'intéresse d'abord à ce spectacle, peut-être même que les gens qui observeraient cette photo ne le remarqueraient pas et pourtant, aux yeux de Victoria, c'est lui qui attire le plus son attention. Elle est objective, elle ne le connait pas. Elle ne sait pas son prénom, elle sait juste qu'il a accepté qu'elle le garde sur les photos. La jeune fille prit l'image et à l'aide de deux punaise de bureau et attacha la photo sur le mur. Enfin, elle recula contre le mur en face et fixa une fois de plus cette photographie, mais de loin cette fois. Elle tentait d'y mettre une histoire qu'il n'y avait pas, si ce n'est cette Flashmob et ce type dont elle ne connaissait que le son de la voix, le visage et la silhouette. Elle venait de trouver ce qu'elle allait pouvoir écrire pour son article. Grâce à sa photo, elle était maintenant inspirée.

Au même moment, trois coups sur la porte et son oncle entre alors qu'elle fixe toujours cette image. « Bonsoir ma chérie. Tu as passé une bonne journée ? » Elle tourna le visage vers lui et répondit soulagée « oh ben je viens de trouver de quoi allait parler mon article, donc j'ai le droit de dire que oui, c'était sympa comme journée » Elle posa à nouveau ses yeux sur cette photo qui désormais lui parlait et l'inspirait tout en écoutant tout ce que Peter lui disait, alors qu'il venait de déposer des catalogues sur le bureau. S'approchant du cadeau en question, elle les feuilletait à la vitesse grand V et les ferma aussitôt « Merci, fais attention je risque de penser que tu veux que je déguerpisse. Si c'est le cas dis le, j'irai tenir compagnie à ton fils. Je regarderai plus tard, j'ai encore beaucoup de boulot » Elle s'assoit sur la chaise et passa une main sur son visage, rien qu'à l'idée de se dire qu'elle devait encore tout rédiger, étouffant même un bâillement « Dis moi, ce soir il y a un repas entre les collègues enseignant. Tu sais le genre de truc que tu esquives royalement, comme la salle des profs tout ça. Ce serait bien que tu viennes quand même, on a le droit de venir accompagner, du coup accepterais tu de venir avec ton oncle célibataire divorcé qui n'a personne à son bras. Comme ça je pourrais te présenter à l'équipe. Puis c'est pas très sérieux comme diner, c'est plus pour se retrouver tous ensemble. Tu verras y'a pas que des vieux, y'a Eden déjà, par contre tu le laisse pas te faire les yeux doux lui. Ni aucun autre d'ailleurs. Alors ? T'acceptes ? Tu vas pas refuser ça à ton oncle adoré quand même ? » Victoria grimaçait, c'était, comme il l'avait si bien précisé, tout ce qu'elle détestait. Les réunions, les salles des profs et autre chose du genre. Elle ne connaissait personne et n'était pas contre le fait de faire des rencontres, mais elle avait un faible pour les personnes de son âge. « T'es sérieux ? » Elle rigola « T'as pas une fille pour ça ? Elle est jolie comme un coeur, elle se fera un plaisir d'accompagner son papa chéri à ce genre de soirée, en plus elle connait surement plus de gens que moi » Voyant qu'il insistait elle finit par répondre « Bon ok, mais si ça m'ennuie je trouve une excuse pour bouger et je te laisse avec tes vieux, t'es prévenu »

Après la douche Victoria enfila une robe beige assez simple, mais élégante et des bas résille dans les mêmes tons pastels. Aux pieds, des louboutins. C'était le genre de chaussures qu'on devait porter pour les défilés et les shooting et aussi, parfois, pour les occasions. Victoria allait faire l'effort de les garder pour la soirée. Ayant pourtant l'habitude de marcher avec, elle préférait des chaussures plus simples, dans lesquelles elle se sentait plus à l'aise. Elle laissa ses cheveux lâchés et lorsque tout le monde fut prêts, elle accompagna Peter à ce diner qui la laissait sceptique. Il fit les présentations et Victoria se contenta simplement de sourire et saluer poliment. Elle ne connaissait personne et commençait déjà à chercher une excuse toute faite dans sa tête. Un peu en retrait sur sa chaise, Victoria observait ce petit monde et remarquait les regards furtifs de Peter vers toujours la même femme. La jeune fille sourit et se retient même de rire et discrètement, s'adresse à l'homme qu'elle accompagnait « Très discret tout ça » Elle finit par rigoler, c'était surtout pour le rendre un peu plus mal à l'aise qu'il ne l'était déjà, même s'il le cachait drôlement bien. « Vic, je suppose que tu connais Isobel McCoy, c'est la mère de Nathan, le petite ami de ta chère cousine Nina. Au moins ça fera un visage qui te mettra peut être à l'aise. » Elle tourna son visage vers Peter, étonnée. Comment devait-elle la connaitre au juste ? Elle venait tout juste d'apprendre que le copain de Nina s'appelait Nathan « Et bien... non je ne savais pas. Tu vois que t'aurais dû prendre ta fille, elle t'aurait été plus utile ! » Victoria adressa néanmoins un sourire à la dame et, jambes croisée en-dessous de la table, elle attendait que quelqu'un fasse la conversation, que d'autres arrivent ou qu'elle puisse rapidement prendre ses jambes à son cou.
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MessageSujet: Re: J'ai accepté par erreur, ton invitation ♫ (LES GRIS GRIS GRIS ♥︎)   Sam 25 Oct - 20:21

Tenue de Peter

Je pousse la porte d'entrée d'un air las et la referme d'un geste tout aussi blasé que mon humeur. Pourquoi ? Et bien c'était mitigé je dois dire. C'était le Week-end donc cela devrait m'enchanter et c'est le cas, mais je sortais d'une réunion qui avait été à proprement parlé gonflante, et la perspective de passer mon samedi et mon dimanche seul ne m'enchantait guère. Il faut dire que depuis quelques mois, ma relation avec ma fille s'est un peu dégradée. C'était déjà pas la joie à l'époque malgré tout mes efforts, mais le fait qu'elle se retrouve enceinte fut l'apocalypse pour moi. L'idée qu'on touche à mon petit bébé, à mon joyaux m'avait mis hors de moi au point qu'une énorme dispute avait éclaté avec la seule femme pour qui j'avais un intérêt particulier, à savoir Isobel. Le clash, qui pour le coup n'était que de mon fait, j'avais compris avec le recul qu'elle avait essayé d'apaiser un brasier qui ne faisait que grandir au fut et à mesure. Je m'étais battu, j'avais beaucoup pris sur moi pendant des mois pour reconquérir ne serait ce qu'un peu de reconnaissance de la part de mes enfants et tout avait volé en éclat lorsque Nina prit la décision de garder son enfant. La dispute avait été violente, jamais je n'avais crié sur une femme, jamais. Pas même sur Anna, j'avais déjà élevé la voix, mais je ne m'étais jamais mis en colère, montrer cette facette à Isobel était une preuve de ma fragilité émotive du moment, mais aussi une preuve de beaucoup d'autres choses que je suppose moi seul pouvait comprendre. La subtilité des hommes que voulez-vous. Depuis, dans les instants comme ce soir où je me servais un cappuccino, je ne pouvais m'empêcher d'avoir une pensée pour elle. Ces moments où nous restions elle et moi à discuter de tout et de rien autour de cette fameuse boisson me manque, mais j'ai laissé les choses s'écouler sans jamais m'excuser. Je connais mes torts, mais je pense que maintenant, même si je m'excuse, le mal a été fait, et elle ne pardonnera pas. On ne pardonne jamais les erreurs de Peter Palmer après tout. Enfin ici, c'est ma faute, je n'ai plus qu'à assumer et siroter ce breuvage au gout amer de nostalgie. La nostalgie d'Isobel.

La seule chose qui embellissait un peu mon quotidien était la présence de ma nièce et filleule Victoria à l'appartement. Je l'avais recueilli selon ses désirs de venir ici à Miami. Déjà que d'ordinaire je ne refuse jamais rien à Nina, ici c'est exactement la même chose avec la petite brune. De toute façon avec les femmes de ma famille, je ne suis qu'un faible, surtout les plus petites. Du coup ça avait parfois crée de petites tensions avec Nina qui n'aimait pas trop ma proximité avec ma nièce. Je connaissais plutot bien ma fille, ce n'était rien de méchant, mais elle aimait garder l'exclusivité totale. Ici Vic me facilitait grandement la tâche, elle était tellement moins capricieuse que Nina et de ce fait, bien plus facile à vivre. J'avais d'ailleurs ramener des prospectus et passer deux trois coups de fil à des amis pour elle. Je sais qu'elle ne compte pas rester éternellement dans l'appartement de son oncle, du coup je me suis dit que je pouvais bien faire jouer deux trois relations pour elle et pourquoi pas avoir un loyer au rabais par la même occasion. L'avantage d'être un Palmer. Même si nous sommes fortunés, je reste un businessman, et la base de ma fortune, c'est de la conserver, et ça commence par ce genre de procédé économique. Finissant donc ma tasse je partais à la recherche de ma nièce, il était 18h, nous avions un diner ce soir et je voulais qu'elle m'accompagne. Je suppose qu'elle était la de toute façon. Arpentant à grand pas l'appartement je me dirigeais vers sa chambre et tapais trois fois à la porte avant d'attendre de pouvoir entrer. Oui même si je suis chez moi, je respecte l'intimité de la jeune fille. En fait je fis ça mais je me suis fait exploser par Nina qui se changeait une fois alors que j'étais entrer sans permission. Le fait de voir ma fille en petite tenue ne m'avait fait ni chaud ni froid, je lui avais même fait la remarque, ça m'a presque valu une paire de louboutin en pleine tête et une crise d'hystérie. Depuis, je suis sur mes gardes. Une fois qu'elle me donnait la permission d'entrer, je m'exécutais.

"Bonsoir ma chérie. Tu as passé une bonne journée ?"

Déposant sur son bureau mon "cadeau" je reprenais sur un ton calme.

"Tiens, je sais que tu cherches un appartement, du coup je t'ai amené des catalogues, j'ai aussi passé quelques coups de fils à des amis, si ça t'intéresse tu me le dis et je t'en touche un mot. Ils m'enverront des photos et autres informations sur mon mail, t'auras plus qu'à consulter par la suite."

Lui faisant une bise sur la joue pour la saluer je continuais mon petit discours.

"Dis moi, ce soir il y a un repas entre les collègues enseignant. Tu sais le genre de truc que tu esquives royalement, comme la salle des profs tout ça. Ce serait bien que tu viennes quand même, on a le droit de venir accompagner, du coup accepterais tu de venir avec ton oncle célibataire divorcé qui n'a personne à son bras. Comme ça je pourrais te présenter à l'équipe. Puis c'est pas très sérieux comme diner, c'est plus pour se retrouver tous ensemble. Tu verras y'a pas que des vieux, y'a Eden déjà, par contre tu le laisse pas te faire les yeux doux lui. Ni aucun autre d'ailleurs. Alors ? T'acceptes ? Tu vas pas refuser ça à ton oncle adoré quand même ?"

Après quelques minutes de négociation je partais vers la salle de bain triomphant pour prendre une douche et me débarbouiller. Sous celle-ci je ne pouvais m'empêcher de penser à la belle-mère de ma fille. Elle serait présente ce soir, elle ne rate pas ce genre de rendez-vous. Cela fait un moment que mon esprit est rongé par les remords, mais je n'ose toujours pas franchir le pas et aller vers elle, du coup cinq mois se sont écoulés et nous entretenons seulement une relation professionnelle, ce qui est d'autant plus frustrant. Enfin ça l'est pour moi, apparemment elle de son côté vit la chose très bien. M'habillant donc je m'apercevais que j'avais pas mal trainé en longueur, du coup nous serions à coup sur en retard. Ce n'est pas si grave, ce n'est pas un repas très sérieux après tout. Une fois ma tenue enfilée, ma barbe bien tracée et mes cheveux en place, je partais avec Victoria en direction du restaurant. Sur place, il y avait déjà du monde, Eden naturellement, accompagnée d'une demoiselle que je n'avais pas encore eu l'occasion de croiser, il y avait aussi Shinji et d'autres collègues et naturellement, pimpante et toujours aussi classieuse, Isobel. Je déglutinais, ajustant ma chemise et entrait avec Victoria à mes côtés. Une fois à hauteur de mes collègues je saluais tout ce petit monde et prenait la parole à l'attention de tous, avec le sourire de businessman naturellement.

"Bonsoir à tous, désolé du retard. Je ne suis pas venu seul ce soir comme vous le voyez, laissez moi vous présenter ma nièce et filleule, Victoria Palmer. C'est aussi le professeur de photographie par intérim, et non ce n'est pas du piston, elle a un réel talent, je vous laisserais vérifier par vous même si vous voulez."

Je m'installais alors à table, mes yeux se posant sur Isobel sans que je ne puisse vraiment me contrôler. J'étais près de Eden, mais j'avais fait attention à ne pas me mettre à une distance trop visible de la dame qui me tourmentait l'esprit afin de ne pas soulever trop de questions indiscrètes. Je me servais alors un verre quand mon attention se posa sur Eden, qui est un peu comme une sorte de fils spirituel, l'ayant eu comme élève fut un temps, c'est lui qui m'a aidé à repartir du bon pied, ainsi que Damon.

"Alors Eden, tu ne me présentes pas cette ravissante jeune femme ? Je n'ai pas eu l'occasion de la rencontrer encore avec toutes ces réunions et les dossiers que je gère pour l'entreprise du père Young. Enfin tu connais la chanson."

Tournant ma tête en attendant la réponse du jeune homme vers Victoria, je n'hésitais pas malgré ma gêne visible à lui présenter Isobel.

"Vic, je suppose que tu connais Isobel McCoy, c'est la mère de Nathan, le petite ami de ta chère cousine Nina. Au moins ça fera un visage qui te mettra peut être à l'aise."

Mes yeux se posaient encore une fois sur la jeune femme, décidément cette relation professionnelle commence à me peser, et la voir si indifférente me rend vraiment fou. Moi qui pensait avoir un minimum d'intérêt à ses yeux... Je sais que c'est entièrement ma faute et c'est normal qu'elle n'ait pas à faire une quelconque démarche envers moi, mais quand même. Un signe, je sais pas moi. Enfin je me trahissais en avalant mon verre de vin presque d'une traite...
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MessageSujet: Re: J'ai accepté par erreur, ton invitation ♫ (LES GRIS GRIS GRIS ♥︎)   Jeu 23 Oct - 19:58

Isobel gara sa voiture dans son allée de garage. Elle récupéra ses documents et dossiers et sortit pour rejoindre sa maison dans laquelle elle entra. A chaque fois qu'elle passait cette porte, elle ne pouvait s'empêcher de dire que cette maison était bien trop grande pour elle. Avant il y avait Chris, son ex mari, mais surtout Nathan et même s'ils n'étaient bien souvent que deux, la vie qu'offrait son fils, dans cette maison, la rendait plus vivante. Aujourd'hui il n'y avait plus qu'elle, néanmoins elle ne se résignait pas à partir de là. Elle avait d'ailleurs exigé de garder la maison,lors du divorce et étant donné les intentions de Chris, de retourner vivre avec son autre femme, il n'y avait pas vraiment vu d'inconvénient. En passant devant sa boite aux lettre, elle prit également le courrier. Les bras remplis, elle s'empressa d'entrer et de fermer la porte derrière elle. Ses talons claquaient sur le planché de la maison. Elle s'empressa de se rendre dans son bureau où elle y déposa ce qui faisait d'elle une femme chargée et pris la direction de la cuisine, activant en même temps son répondeur, afin d'y écouter les messages qu'on avait pu lui laisser. Le premier était un message de sa mère qui proposait un diner de famille, ce dimanche, chez Isobel. Bonne idée, mais elle n'était pas certaine de pouvoir compter sur Nathan, ni même sur les filles de sa soeur. Isobel prit un verre et se servit un verre d'eau lorsque le deuxième message s'enclencha : Chris. Roulant les yeux, elle écoutait néanmoins ce qu'il lui voulait. Il s'agissait de Nathan, pour ne pas changer. Toujours très frustré de la nouvelle concernant son fils, il voulait savoir ce qu'elle en pensait. Elle s'en fichait de comment il prenait le fait que Nath allait à son tour devenir père, c'était pas comme s'il avait beaucoup de leçon à lui donner, lui même étant un mauvais père. Isobel avait sa propre opinion sur la question et Nathan la connaissait. Il était hors de question qu'elle ne s'offre une fois de plus une quelconque après-midi de dispute avec Chris et Nath, pour un évènement qui ne changerait probablement rien à la vie de son ex-mari. Il était déjà un père déplorable, il n'allait certainement pas être le grand-père idéal. De toute façon, la conclusion était déjà toute trouvée : Nathan allait faire comme bon lui semblait et au bout de dix minutes, partirait de la maison en claquant la porte, autant lui éviter ça. A force de claquer cette porte, celle-ci allait très certainement céder un de ces quatre. Le dernier message était celui d'une de ces clientes qui, encore une fois, avait préféré interférer dans le privé de la jeune prof. Isobel tenait à sa vie privée et n'aimait pas que ses clients prennent l'habitude d'appeler chez elle, plutôt qu'à son bureau, au barreau de Miami. Elle avait des heures fixes de travail et elles-mêmes étaient séparées entre son boulot de pénaliste et ses cours à la fac et même au lycée. Une fois de plus elle devra expliquer à cette dame qu'il fallait oublier ce numéro et une fois de plus elle devra également lui expliquer qu'elle ne travaillait pas H24, et que chaque chose prenait le temps qu'il fallait pour avancer.

Le répondeur se stoppa et Isobel retourna dans son bureau. Elle y éplucha son courrier et prit même un quart d'heure de son temps pour payer ses factures via internet et consulter ses e-mails. Choses faites, elle s'empressa de monter à l'étage où une douche bien chaude l'attendait afin de se préparer pour le diner de ce soir. Elle était exténuée par sa semaine et surtout sa journée. Nina avait beau travailler avec elle, elle n'avait pour autant pas l'impression d'avoir moins de travail. Pourtant, la jeune fille faisait un excellent travail et était motivée dans ce qu'elle faisait. Elle avait déjà pris ses marques et le fait qu'elle soit enceinte ne l'empêchait pas de venir avec le sourire et d'être compétente. Après une bonne douche bien méritée, la jeune femme opta pour une robe noire. Certes, c'était simple, mais elle l'a trouvait élégante. Elle laissa ses cheveux lâchés et une fois prête, elle quitta la maison, rejoignant ainsi son audit TT afin de se rendre sur le lieu de rendez-vous. Un chouette petit restaurant, de quoi passer un bon moment.

Sur place, Shinjo était déjà présent, ainsi que d'autres collègues. Elle les salua et s'installa quand Eden débarqua accompagné d'une demoiselle plutôt jeune et jolie. Isobel sourit, lorsqu'il annonça qu'il était fiancé. Elle l'ignorait et pourtant, elle connaissait Cobb depuis une bonne dizaine d'années, maintenant.« Fiancé, rien que ça ! Félicitation les jeunes » elle leur adressa un sourire et ensuite, l'écouta faire les présentations. Elle discuta avec ses collègues lorsqu'Eden l'interpella« Alors la future grand-mère, ça se passe bien la grossesse de Nina ? Nathan survit ? Peter ne vient pas, au fait ? » A cette déclaration, Isobel fut à deux doigts d'avaler de travers« Dis-moi Eden, tu veux me faire prendre 30 ans en une soirée ou bien ? » lui demanda-t-elle avec humour et enfin répondit à ses questions « Mais oui, Nina va bien, elle est très motivée et en pleine forme. Et pour Nathan , Nina survit en le supportant lui la plupart du temps, donc ça ne lui fera pas de mal de survivre à son tour. »La question concernant Peter la laissait perplexe. Depuis cette histoire de grossesse, ils s'étaient méchamment disputés et Isobel préférait éviter son supérieur hiérarchique, à part peut-être concernant le boulot. Elle répondit sur un ton détaché« Pour Peter je ne sais pas. J'imagine qu'il ne va pas tarder »

Isobel s'intéressa ensuite à la vie de Jaya, qui apparemment, venait d'Inde.

- « Et bien, Jaya, comment tu trouves Miami ? Ca te change de l'Inde, non ? Tu as déjà visité un peu ? Ocean Drive, tout ça ? »


Tenue Isobel
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MessageSujet: Re: J'ai accepté par erreur, ton invitation ♫ (LES GRIS GRIS GRIS ♥︎)   Mar 21 Oct - 21:32

La porte de l'appartement sentit un cliquetis. Une clef tournait le verrou depuis l'extérieur. Bientôt, le battant s'ouvrit, laissant entrer le jeune enseignant qui revenait du lycée de Wynwood. C'était enfin le week-end. Mais bien peu oubliait que le week-end était surtout bon pour les élèves, oubliant que les professeurs possédaient ce rare métier d'avoir encore du travail à faire à la maison, comme des devoirs. Des devoirs à corriger par exemple, des exercices à préparer, assister aux réunions entre professeur, être là pour certains élèves en difficulté en dehors des heures de cours...Tout ça pour un salaire qui n'était pas de première classe mais que Shinjõ acceptait sans se plaindre. Seul dans un appartement assez grand mine de rien, le prof de sport voyait en son salaire qu'une maigre consolation de sa vie. Refermant la porte, ses premiers réflexes étaient de rangé ses affaires, vérifier s'il avait eu des appels en son absence, jeter un bref coup d'oeil à l'enveloppe qu'il avait récupéré dans sa boîte et qui conservait en son sein une facture parmi tant d'autres. Il la laissa négligemment sur la table de sa cuisine, se disant qu'il s'en occuperait plus tard. Le silence régnait en maître. Rien ne motivait le jeune professeur à allumer une radio ou sa télévision. Après une journée à la fac et au lycée, il appréciait grandement le calme de son chez lui. Mais peut-être pas la solitude. Mais ce soir sera différent des autres soirs. En effet, il avait été invité par l'ex-directeur de Wynwood, Eden Cobb, à un petit dîner entre collègue. Monsieur Cobb restait néanmoins son directeur dans le sens où Shinjõ donnait également des cours à la fac où l'homme se trouvait à présent. Comme chaque soir, Shinjõ s'entraîna quelques minutes à la manipulation du nunchaku. Son appartement contenait un grand espace au niveau du salon qu'il avait aménagé exprès pour avoir suffisamment de place pour cela. Après quoi, il fila à la douche. Il s'occupa de quelques affaires de Wynwood par la suite jusqu'à l'heure où bientôt le rendez-vous au restaurant avait été annoncé. Le lieu de l'invitation n'était pas très loin de son quartier. Shinjõ s'empressa cependant de quitter son logis solitaire, impatient de partager sa soirée avec d'autres.

La vieille chevrolet grippa sur un tournant. Dès que le feu avait viré au vert, elle avait démarré au quart de tour. Les voitures qu'elle croisait lui klaxonnaient à la figure pour lui reprocher sa brutalité. L'animal métallique était suffisamment rayé, abîmé et mal peinte pour avouer qu'elle n'en était pas à ses premières esbroufes. Installé tranquillement au volant, le jeune enseignant conduisait de la manière la plus normale pour lui, ignorant la remarque des autres conducteurs. Il arriva enfin devant l'enseigne désignée. Il se gara avec une telle violence que les pneus de l'engin crissèrent en frôlant dangereusement le trottoir. Au moins, il était garé. Aussitôt, l'asiatique quitta son véhicule si précieux et se réfugia dans la bâtisse. Une fois sur place, il chercha du regard des têtes familières. Quand il repéra ses collègues, il afficha un sourire ravi et se hâta de les rejoindre et de prendre place en saluant tout le monde chaleureusement. Tout le monde se retrouva en conversation en attendant le grand patron qui tardait à venir. Finalement, sa silhouette débarqua à l'entrée du restaurant, et il n'était pas seul. Shinjõ, qui l'avait repéré tout de suite, vit son attention aussitôt détourné sur la gente féminine qui tenait compagnie à son directeur.

« Bonsoir tout le monde ! » lança alors Eden en rejoignant les autres « alors je vous présente Jaya Kapoor, ma fiancée. Elle nous vient tout droit de l’Inde et est dès la semaine prochaine la nouvelle prof de danse. »

Shinjõ salua l'homme avant de détourner son regard vers la demoiselle ici présente. D'une réelle beauté, elle ne le laissait pas indifférent. Eden entama alors les présentations :

« voici Isobel McCoy. Elle est avocate pénaliste, mais aussi prof d’histoire au lycée et prof de droit à la fac. Ensuite Vincent Eckon qui est prof de musique à la fac et au lycée. Si je ne me trompe pas, il gère aussi un peu le club de musique du lycée Ensuite Kyle Porter, le médecin de l’école. Donc si t’as un souci, ou si t’as cassé la cheville à un de tes élèves, tu peux aller t’arranger avec. Et enfin, Shinjõ Isao, prof de sport au lycée et à la fac également.

Le jeune enseignant adressa un signe de tête à l'indienne en souriant :

- Bonsoir, bienvenu dans la troupe !

Eden et Jaya prirent place à la table.

« Vous savez si les autres viennent ? »

- Ca, je n'en ai aucune idée monsieur, répondit le jeune professeur.

Même si personne n'avait pour habitude de vouvoyer le directeur de la fac, Shinjõ, dont les principes asiatiques et quand bien même sa personnalité, ne parvenait pas à défier ses propres règles. Pour lui, un supérieur hiérarchique, aussi jeune soit-il, méritait le respect. Shinjõ, qui avait tenté d'intégrer la police américaine avant l'enseignement, avait d'or et déjà de toute manière acquis ce type de respect inébranlable. Il était bien trop à cheval sur les principes, et ce, malgré le nombre de fois où l'homme lui avait demandé de le tutoyer et de l'appelait par son prénom. Eden commença alors par discuter avec diverses personnes que Shinjõ n'avait pas encore apprit à bien connaître, depuis le peu de temps qu'il était à Miami. Son regard s'attarda de temps en temps sur Jaya, qu'il préférait laisser tranquille et ne pas enquiquiner de questions. Probablement encore un signe de respect pour la fiancée de son directeur. Le temps passait tranquillement sur la table lorsque Eden demanda au jeune prof de sport :

« Shinjo ! J’ai appris que tu donnais des cours de karate à Paytah Yellow, ça va, il s’en sort bien ? T’as pas peur qu’il s’en serve trop…facilement ? »

L'enseignant avait les mains jointes sur la table alors qu'il réfléchissait à la question mais répondit quasi-instantanément :

- C'est exact, mais vous savez, Paytah est déjà très doué pour le karaté. Il m'a simplement demandé quelques techniques et conseils pour s'améliorer. Il a un tempérament ardent c'est vrai mais je pense qu'il n'y a rien à craindre. Justement, avant de me voir, il avait un karaté mal utilisé. Je me charge avant tout à lui apprendre à maîtriser cet art à bon escient. Je pense que c'est important pour lui et justement pour ne pas craindre qu'un jour...Enfin vous voyez. Je l'ai délibérément pris en charge pour cela. C'est une bonne chose.
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MessageSujet: J'ai accepté par erreur, ton invitation ♫ (LES GRIS GRIS GRIS ♥︎)   Sam 18 Oct - 1:13

HRPG: alors j'ai essayé de parler avec tout ceux que je savais qui répondraient, les autres je ne sais pas, mais vous pouvez quand même répondre :D.

Aussi, ne vouvoyez pas ou ne dites pas "monsieur Cobb" parce qu'Eden en a déjà rien à faire quand ses élèves l'appellent Eden, mais en plus il n'a que 26 ans, il est beaucoup plus jeune que la plupart de vos persos :-D et je pense que ça le gênerait qu'on le vouvoie ou qu'on l'appelle monsieur. N'hésitez pas à poser des questions à Jaya, à Eden, entre vous. A lancer une discussion sur un voyage scolaire ou je ne sais quoi, il faut que ce sujet VIVE.

Enfin, si vous voulez emmener quelqu'un à ce diner, vous pouvez haha. Je sais pas, votre fils, votre fille, votre femme, ex-femme, copain/copine, grand-père, grand-mère. Après n'oubliez pas que ça reste un truc de prof, donc précisez quand même pourquoi vous tenez à inviter votre grand-mère :roll: . Bref, enjoy les coupains <3


Eden était concentré sur la route qui le menait à l’université. Il avait passé sa journée à une conférence et ensuite, une réunion qui se terminait seulement. Néanmoins, il devait encore repasser à son bureau pour y récupérer des documents et dossiers voir même des travaux que des élèves lui avaient glissés dans son casier. Sur le campus, des étudiants le saluaient, lui faisaient même part de leur joie d’être en week-end et même si Eden ne le montrait pas, il n’en pensait pas moins. Peut-être que ce week-end il pourrait profiter d’une grasse matinée. Peut-être. A son bureau, il empila les dossiers, les documents et récupéra également les travaux des étudiants de première de son cours de relation publique à la fac. Il jeta un œil, curieux de voir jusqu’où leur imagination avait été et s’arrêta sur un travail qui se démarquait et qui, en plus de ça, lui plaisait. C’était un travail soigné, bien cherché et surtout bien réalisé. Directement, Eden posa son regard sur le nom de l’étudiant à qui appartenait le projet et sourit lorsqu’il vit le nom de famille. Steevenson. Ce jeune avait beau faire le pitre en débarquant déguisé comme l’as de pique, accompagné d’une peluche géante et ensuite jouer les Roméo avec sa Juliette, Eden appréciait sa participation et sa présence à son cours, la preuve en était dans son projet. Il regroupa les travaux et les prit avec le reste de ce qu’il avait besoin pour travailler chez lui le week-end, avant de rejoindre sa voiture garée sur le parking.

De retour chez lui, Il déposa ses clés de voiture sur le meuble de l’entrée ainsi que son portable, son briquet et même ses clopes, se jurant qu’il comptait arrêter de fumer, un jour. Il se débarrassa aussi de sa veste et cherchait un signe de vie dans la grande demeure. Anjali n’avait pas l’air d’être là, mais ce qui l’inquiétait le plus était de ne pas voir Jaya non plus. Il se dirigea vers son bureau, en profitant pour regarder dans les autres pièces s’il n’y avait pas de traces de son indienne, mais non. Finalement, il la vit, à travers la fenêtre, en train de profiter de la piscine. Il prit la direction de la terrasse et s’approcha du bord de la piscine où il s’accroupit pour embrasser sa fiancée.

« Hey ! Ca s’est bien passé ta journée ? » Il alla s’asseoir sur le bord d’un transat et reprit « T’as été visiter un peu la ville ? Si non, on pourra y faire un tour ce week-end si tu veux »

Ce soir, ils avaient un diner. Eden allait présenter Jaya à ses collègues et profiter d’un vendredi soir pour se détendre. Probablement qu’ils ne parleraient pas de l’école, qu’ils apprendraient juste à se connaître ou encore qu’ils se raconteraient à chacun des anecdotes de leur vie ou même de leur statut dans l’école. Peut-être même allaient-ils vouloir en savoir plus sur la nouvelle prof de danse et même si Eden ne se faisait pas vraiment de souci à ce niveau-là, il espérait que tout se passe bien pour elle. Il l’a regardait profiter de la piscine quand son regard se posa sur sa montre qui indiquait 18 heure. D’habitude, il rentrait plus tôt que ça, mais les réunions pouvaient parfois durer et au final, il se rendait compte à chaque fois, que ce qui avait été dit ne l’intéressait absolument pas. Il avait une vision plus jeune que tous ces gens qui eux, étaient encore vieux jeu. Les tableaux pour craies, le jeune Cobb ne voulait même plus en entendre parler. Il préférait de loin utiliser des rétroprojecteurs, ça lui épargnait le pressing et c’était beaucoup plus rapide que d’écrire sur un tableau qui, une fois sur 4 ne prenait pas bien la craie. Il y avait aussi eu un débat sur les salles informatiques mises à disposition des élèves. Eden trouvait ça pratique, mais ces vieux profs trouvaient que c’était clairement de l’argent jeté par les fenêtre. Bref, quoi qu’il en soit, il lui restait deux heures pour se poser, se doucher et s’apprêter pour le diner. Passant ses mains sur son visage, il ressentait la fatigue accumulée de la semaine et s’exclama :

« Je rêve d’une grasse matinée » Il se leva du transat « Bon je file me doucher »

Et prit ensuite la direction de la salle de bain à l’étage où il se doucha et s’apprêta pour la soirée organisée. C’était un restau bon, réputé, mais pas un restau qui demandait de se mettre sur son 31. Néanmoins, Eden enfila un jeans, un t-shirt à longue manche blanc et par-dessus, un blazer noir. Il profitait d’une soirée comme celle-ci pour laisser le costard de côté, son travail l’obligeant à en porter tous les jours, et une fois prêt, il redescendit.

Lorsque l’aiguille s’approcha dangereusement du 8 sur l’horloge, il s’assura que Jaya se sentait prête, elle aussi pour enfin quitter la villa et prendre la route jusqu’à l’endroit où il avait invité ses collègues. Aujourd’hui, c’était lui qui payait pour tous, après tout, c’était lui aussi qui les avait invité. En sortant du coupé cabriolet, Eden s’adressa à Jaya, lui tendant en même temps la main pour qu’elle la saisisse :

« T’es prête à rencontrer tout ce petit monde ? »


L’entrainant avec lui jusqu’à ce restaurant, il l’a laissa entrer en première et puis, rejoignit la table où se trouvaient les collègues.

« Bonsoir tout le monde ! »
souriant, il reprit « alors je vous présente Jaya Kapoor, ma fiancée. Elle nous vient tout droit de l’Inde et est dès la semaine prochaine la nouvelle prof de danse. » Il adressa un clin d’œil discret à l’indienne et puis commença à lui présenter chacune des personnes présentes « voici Isobel McCoy. Elle est avocate pénaliste, mais aussi prof d’histoire au lycée et prof de droit à la fac. Ensuite Vincent Eckon qui est prof de musique à la fac et au lycée. Si je ne me trompe pas, il gère aussi un peu le club de musique du lycée » Eden regarda la réaction de Vincent afin de s’assurer qu’il ne se soit pas trompé et continua « Ensuite Kyle Porter, le médecin de l’école. Donc si t’as un souci, ou si t’as cassé la cheville à un de tes élèves, tu peux aller t’arranger avec » lui dit-il en la taquinant gentiment. Eden préférait éviter de lui préciser que Kyle connaissait le chemin de son bureau par cœur à force de s’y rendre pour l’une ou l’autre conneries avec un élève. Enfin, il se tourna vers la dernière personne présente « Et enfin, Shinjõ Isao, prof de sport au lycée et à la fac également. » Il invita la jeune femme à s’installer et en fit de même puis demanda « Vous savez si les autres viennent ? » Le regard d’Eden se posa sur le médecin scolaire « Ah tiens, Kyle, Ca a l’air d’aller mieux la santé ». En effet, deux semaines auparavant, Eden avait dû convoquer le médecin, s’inquiétant pour son état physique. Néanmoins, il avait l’air de s’être remis de son malaise.

Son portable sonna une fois de plus, il le prit et regardait qui essayait de le joindre. En voyant qu’il ne s’agissait que d’un de ses frères, Eden ne prit pas la peine de répondre, et le rangea à nouveau, coupant par la même occasion le son de celui-ci. Enfin, il se tourna vers Isobel « Alors la future grand-mère, ça se passe bien la grossesse de Nina ? Nathan survit ? Peter ne vient pas, au fait ? » Eden venait tout juste de remarquer que le businessman n’était pas encore présent. Il ne savait même pas s’il comptait venir. Il s’expliqua alors à Jaya : « Isobel est la mère du meilleur ami de mon petit frère. Du coup on se connaît depuis pas mal d’années. » « Shinjo ! J’ai appris que tu donnais des cours de karate à Paytah Yellow, ça va, il s’en sort bien ? T’as pas peur qu’il s’en serve trop…facilement ? » et Eden continua la conversation avec un peu tout le monde.
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