AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
Hey petits padawans, n'oubliez pas de voter pour WU par ICI et gagnez des points ! Vous pouvez aussi venir poster des mots d'amour sur BAZZART et sur PRD
Les inscriptions pour l'event Halloween sont ouvertes ! Venez faire vivre un des moments les plus terrifiants à vos personnages en vous inscrivant ici

Partagez | 
 

 Le bonheur est comme la santé : lorsqu'il est là, on ne le remarque pas. (Aidy <3)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

Invité

Invité



MessageSujet: Re: Le bonheur est comme la santé : lorsqu'il est là, on ne le remarque pas. (Aidy <3)   Jeu 16 Oct - 21:15

Zona commença à se justifier de sa présence ici par le fait qu'elle avait des cours. J'allais rétorquer de suite, lui demandant depuis quand l'école avait tant d'importance pour elle, mais je me ravisai -d'autant plus qu'elle continua son argumentation. Il est vrai qu'elle avait changé. Elle accordait plus d'importance à l'école, à son job, à ce qu'elle allait faire de sa vie. Elle était plus mature. Différente de celle que j'avais connu qui profitait de la vie et voulait s'amuser. Apparement, elle n'était partie que pour les vacances, n'ayant jamais dit qu'elle ne reviendrait pas. Je lui fis remarquer:

"Tu ne m'as rien dit tout court..."

J'avais appris son départ alors que je ne m'y attendais pas. Matt me l'avait annoncé comme ca, de but en blanc, pensant que j'étais au courant. Il l'avait su par Grace. Zona avait pris la fuite, exactement comme j'avais fuit quelques années plus tôt, à la mort de Jack. Elle affirmait ne pas être capable de vivre ici après ce qu'elle avait fait. Parlait-elle de Gabriel? Parlait-elle de nous? Quoi qu'il en soit, elle semblait capable de m'affronter aujourd'hui, sinon pourquoi serait-elle venue fréquenter un des mes lieux habituels? Elle avait l'air de s'en vouloir, de regretter... Tout comme moi quand je l'avais laissé, sans donner de nouvelles, parce que j'avais fait une promesse à Jack avant qu'il ne meurt. Il persistait néanmoins une différence: dans mon cas, j'avais subit la mort de Jack. Dans le sien, c'était un écart de sa part, elle avait embrassé un autre homme, elle ne m'aimait plus. En tout cas, j'en étais persuadé. Je soupirai. Comme tout cela semblait bien compliqué...

Je fronçai les sourcils lorsqu'elle me raconta sa version des choses. Elle avait voulu prendre de mes nouvelles, mais avait peur de ma réaction. D'un côté, me connaissant, c'était compréhensible de sa part. Mais d'un autre côté comment la croire alors que je pensais ne plus rien signifier pour elle? Comment lui faire confiance alors que j'étais tombé de si haut. J'avais été trahis. Zona savait à quel point j'accordais de l'importance à certaines valeur comme la loyauté, la fidelité... Elle n'aurait pas du. Comment avait-elle pu? Pourquoi ne pouvions nous pas remonter le temps et tout recommencer? Là, je pourrais tout effacer... En tout cas, Zona assumait son erreur, c'était déjà ca. Et elle n'était pas revenue pour Gabriel, ce qui me calma un peu. Me soulagea en fait. Je ne pouvait m'empêcher de le voir comme une sorte de rival, parce qu'elle l'avait préféré à moi, même si nous n'avions rien en commun.

Je continuai d'écouter Zona me parler, presque bercé par le son de sa voix. Presque. Il ne fallait pas que je baisse ma garde. Tous mes sens avaient beau être en alerte, je devais voir les choses clairement et ne pas me laisser envahir par mes émotions. Ma raison -ou plutôt le peu de raison que j'avais- devait être plus forte que mon impulsivité. Zona m'avoua qu'elle avait changé. Ce n'était donc pas moi qui devenait parano. Le fait qu'elle aille dans mon sens en reconnaissant ses tors m'aidait... Comme si j'avais envie de la contre dire, lui dire que finalement, ce n'était pas si grave, qu'elle était quand même toujours elle, au fond. Mais comment lui dire tout ca, moi qui n'était pas doué avec les mots?

Zona évoquait une fois encore son problème avec la drogue. Le fait qu'elle ait peur de rechuter y était pour beaucoup dans son changement. Elle n'avait pas assez confiance en elle, elle n'était pas assez forte pour pouvoir profiter pleinement de la vie, de sa jeunesse.

"Tu y arrivais pourtant, avant, quand tu étais chez les SM... Pourquoi ca a changé? Qu'est-ce qui est différent?"

Lorsque nous nous étions retrouvés, elle était restée plusieurs mois dans ma confrérie, celle des rebelles, sans que cela ne pose de problème. Elle trainait tout le temps avec Alma, et tout le monde savait bien qu'elle avait toujours de quoi fumer sur elle. Lorsque nous sommes sortis ensemble, elle aurait du être d'autant plus forte pour affronter tout cela. Pourtant, j'avais l'impression que c'était l'inverse. M'avoir à ses côtés n'avait pas suffit à la rassurer. Que cherchait-elle tant à fuire? Avait-elle peur de moi, et de mon passé? Voulait-elle tirer un trait définitif sur tout ca, ce qui voulait dire me rayer de sa vie? Zona se mettait des barrières, par peur. Mais je savais mieux que quicomque qu'on ne peut vivre dans la peur. Il faut affronter ses démons. Si on les fuit, ce sont eux qui nous retrouvent.

Zona s'installa contre un muret. Sans mot dire, je me mis à côté d'elle, ouvert à une conversation qu'elle semblait vouloir continuer. Je gardai néanmoins mes disances, comme une rose dont on craind les épines. Ce qu'elle avait dit m'avait un peu calmé, mais elle reparla ensuite de ce Gabriel, du fait qu'il était rassurant, lui... Ce qui me fit freiner des quatre fers. Elle était là pour le sport, non pour moi. Elle allait simplement à la salle de muscu, ne voulant ni me rencontrer, ni m'éviter. En fait, comme elle l'avait si bien dit, elle voulait continuer sa vie, avec ou sans moi, cela lui était égal. J'avalai ma salive, puis répondis:

"Tu as peut-être changé mais moi je suis toujours le même. Et je ne suis plus celui qui te convient apparemment... Comme pour Alma."

J'avalai difficilement ma salive. Zona reniait son passé, ce qui incluait ses amis. Elle voulait changer de vie, ce qui revenait à ne plus avoir les mêmes fréquentations. Je repris, regardant au loin:

"Nous deux c'était une mauvaise idée. J'ai cru que je pourrais t'aider, te protéger, te contenter... mais j'ai eu tors."

Je ne savais pas exactement ou ca avait merdé, mais le résultat était là. Nous deux, ce n'était plus possible. Elle le disait elle même: elle avait changé. Je n'étais plus quelqu'un d'assez bien pour elle. En fait, je ne l'avais surement jamais été. Sinon, elle ne serait pas allée voir ailleurs. Je tournai ma tête vers la sienne, et rajoutai:

"Je ne suis pas sur de pouvoir redevenir un simple amis... après tout ca..."

Comment ressentait-elle les choses? Comment vivait-elle cette situation? Avait-elle envie de redevenir une amie? Nous en croyait-elle capable? Voulait-elle réellement me rayer de sa vie? Supporterais-je cette idée alors qu'elle était revenue à Wynwood? Seul l'avenir nous le dirait... Finalement, ces mois passés sans elle m'avaient fait réfléchir, sinon, jamais nous n'aurions pu avoir ce genre de conversation calmement.
Revenir en haut Aller en bas

Invité

Invité



MessageSujet: Re: Le bonheur est comme la santé : lorsqu'il est là, on ne le remarque pas. (Aidy <3)   Mer 15 Oct - 19:02

Aiden avait l’air tout aussi surpris que moi de me croiser là. Je me demandais naïvement pourquoi, pensant qu’Alma l’avait peut-être mis au courant inconsciemment, mais avec mûre réflexion, il était évident qu’Aiden ne l’aurait pas laissée parler de moi et encore moins après ce que j’avais fait. Je savais qu’il avait la rancune tenace et il n’y avait pas vraiment de raison pour que je fasse exception à la règle. Je savais aussi que Gabriel était parti, tout comme son frère d’ailleurs, mais il n’était pas vraiment la raison de mon retour. Je n’avais pas vraiment de nouvelle de lui et en y réfléchissant, je ne lui en avais pas donné non plus. Je ne savais pas ce que tout ça avait voulu dire, ni pour lui, ni pour moi. Peut-être était-ce un simple égarement ? Certes, mais un égarement qui avait couté cher et encore à l’heure d’aujourd’hui, visiblement, j’en payai encore le prix. Peut-être qu’au final le fait de vouloir éviter Aiden était lié à Gab. J’avais peut-être pas envie qu’il m’en parle, peut-être pas envie qu’il me rappelle ô combien j’avais foiré, mais dans ce cas, pourquoi la salle de sport ? Aiden ne répondit pas à ma question, d’ailleurs sa réponse n’avait rien à voir avec ce que moi je lui avais dit ou demander. A croire qu’il n’avait même pas entendu, qu’il voulait juste savoir ce qu’il avait besoin de savoir. J’étais à deux doigts de lui dire que de toute façon, ma vie n’était plus censée l’intéresser, mais ça n’allait rien arranger.

« J’ai des cours Aiden... J’ai des cours, j’ai aussi un job et même si je ne connais plus grand monde ici, je connais encore des gens. Je suis partie pour les vacances parce que j’étais pas capable de vivre ici avec ce que j’avais fait, mais j’ai jamais dit que je ne revenais pas. Je passe ma vie à changer d’école, à un moment faudrait peut-être que j’arrive à suivre un cursus normal… »


Je ne savais pas si c’était la réponse que je devais lui donner, probablement pas, mais mon égo me bloquait. Je n’avais pas envie de dire plus, je n’avais pas non plus envie de paraître comme la fille qui s’était retenue pendant deux mois de lui envoyer un message.

« Qu’est-ce t’en sais ? Déjà au bal de promo tu m’évitais, j’suis pas assez conne pour pas comprendre que je suis pas la fille que t’as envie de voir. Pendant 2 mois j’ai voulu prendre de tes nouvelles, mais j’avais pas envie de me prendre un vent ou encore de me faire remballer. J’aurais pu les demander à Alma, mais elle a jamais vraiment voulu se mêler à notre histoire et c’est totalement compréhensible. Pour Gabriel je sais qu’il n’est plus là et c’est même pas pour lui que je suis là. J’ai rien vécu avec lui, on s’est juste embrassés et si tes potes se mêlaient de leurs affaires, tu l’aurais appris de ma bouche et pas de celle de Matt. Je sais que ça change rien au résultat, mais j’ai pas envie que tu penses que je voulais juste me payer ta tête. J’ai fait une connerie, j’assume. Ou du moins j’essaie, Aiden. » je marquai une pause et repris « Depuis que je suis partie des Sigma Mu j’ai changé, je le sais bien je l’ai remarqué. J’essaie juste de fuir une partie de moi que j’arrive pas à gérer. Tu vis avec ton passé, tant mieux, mais moi j’y arrive pas. Donne-moi de la coke, j’suis incapable de dire non. Voilà pourquoi je suis partie et pourquoi j’essaie de changer. C’est pas crédible à mes yeux, ça l’est peut-être pas aux tiens mais j’ai pas le choix parce que j’arrive pas à faire sans. J’ai envie de m’éclater comme avant avec Alma, mais on n’est plus vraiment en phase à cause de ça, parce que je mets des barrières pour tout et tout le temps justement parce qu’elle gère, mais pas moi »

J’allais m’asseoir sur le muret qu’il y avait à un mètre de là et m’y installai

« Gabriel il était le mec qui me sortait de ces conneries là et c’était rassurant. Je suis pas ici pour lui, j’essaie juste de continuer ma vie normalement et visiblement ça implique le sport… avec ou sans toi, Aiden »
Revenir en haut Aller en bas

Invité

Invité



MessageSujet: Re: Le bonheur est comme la santé : lorsqu'il est là, on ne le remarque pas. (Aidy <3)   Mar 14 Oct - 21:14

Une fois n'est pas coutume, je m'étais levé tôt ce matin là, et j'étais allé courir. Je n'avais pas croisé mes colloc', Mike et Soraya, lorsque j'étais allé me douché ensuite, ni lorsque j'avais pris mon petit-déjeuné. C'était le week end, et c'était plutôt étonnant de se lever tôt pour quelqu'un de normal. Surtout lorsqu'on faisait la fête le soir. Pour moi, l'époque où je sortais et faisais des soirées dans ma confrérie me semblait bien loin. Ces deux derniers mois, je n'avais pas fait parler de moi. J'étais devenu -volontairement- complétement invisible, fondu dans la masse. L'été y était pour quelque chose, car le rythme des vacances est différents et certains élèves se perdent de vue... Mais la rentrée n'avait pas arrangé ce phénomène. En fait, depuis que Zona était partis, c'était comme si une partie de moi était partie avec elle. Je n'étais plus que l'ombre de moi-même. Je m'étais mis à fond dans le sport, et à part certains potes le pratiquant, comme Trey et ceux de ma promo, je ne voyais plus grand monde. Et je ne voulu plus voir grand monde. J'étais coupé du monde. Et c'était pas plus mal.

Je sortis ce matin là après mon repas, histoire d'aller faire un tour à la salle de muscu, l'un des seuls endroits où l'on pouvait encore me voir, car je préférais aller me perdre seul dans les bois. Mais aujourd'hui, il ne faisait franchement pas beau, et voyant ces nuages, j'aurais mis ma main à couper qu'il n'allait pas tarder à pleuvoir. Inutile de revenir trempé, même si au fond, je m'en foutais. Mais la salle de muscu m'offrait du matériel que je n'avais nul par ailleurs, et il fallait que je pratique certains exercices, que je travaille certains muscles. En parlant de ca, ma carrure était devenue encore plus imposante ces dernières semaines, à un tel point que j'avais du changer de taille de T-Shirt. Une plaie pour quelqu'un qui déteste le shopping comme moi...

Alors que j'approchais de la salle de muscu, je tombai presque nez à nez avec... Zona ! Je faillis avaler de travers, je me retins au dernier moment. Elle avait l'air étonnée de me voir, me ce n'était rien comparé à moi. J'en perdais complétement mon latin, je restai là les yeux écarquillée, comme si je voyais un fantôme. Car c'était l'impression que ca me faisait. Zona était partie. J'avais à peine cru Trey lorsqu'il m'avait dit l'avoir revu... Cela m'avait semblé impossible. Comme si elle était partie à tout jamais. Car je l'avais perdue à tout jamais. Pour la première fois depuis des semaines, je ressentis quelque chose, moi qui était devenu encore plus impassible au monde extérieur et aux autres. Mon ventre se noua. Impossible de décrire exactement quelle était cette sensation. Ces sensations... Un mélange de stress, de rancœur, de sentiments aussi... Je la regardais attentivement me fixer de ses grands yeux bruns que je connaissais tant. Elle était si belle. Elle passa sa main dans ses cheveux, comme je l'avais si souvent fait pour elle, et sembla quelque peu gênée. Pour ma part, j'étais encore plus gêné. Devais-je lui faire la bise? Dans le doute, je ne bougeai pas, me laissant guider par ses paroles et son attitude.

Elle me demanda si j'allais bien, posant son sac à ses pieds. J'ouvrai la bouche, prêt à répondre, mais j'étais encore tellement surpris qu'aucun son n'en sortis. De plus, je sentais ma gorge complétement nouée. Je venais de perdre en ce court instant tout le peu de moyens que j'avais. Elle me lança qu'elle n'espérait pas me trouver là. Je comprenais bien qu'elle n'était pas rentrée pour mes beaux yeux: je n'étais pas assez égocentrique pour imaginer de telles choses ! C'était même plutôt l'inverse... Mais de là à ce qu'elle m'annonce ca comme ca... Je me décidai à répondre, car jusque là, je passais pour un parfait idiot incapable d'articuler quoi que ce soit.

« Qu'est-ce que tu fais ici? Je croyais que tu étais repartie à Las Vegas... »

Je n'avais pas répondu à sa question, à savoir si j'allais bien, car franchement, je doutais que ca puisse l'intéresser. Surtout que je n'allais pas vraiment bien. Comment l'aurais-je pu? Je n'avais eu aucune nouvelle depuis son départ, et il faut dire que nous nous étions quittés dans de telles circonstances que l'inverse aurait été étonnant. J'avais supprimé son numéro, histoire de tirer un trait définitif sur tout ca. Il fallait que j'en passe par ce genre de moyen radical, tant je n'arrivais pas à avancer. Je pensais pouvoir continuer à l'aider, la protéger... mais je n'en avais pas la force. Je ne pouvais plus agir comme un amis, ou un grand frère, après avoir été l'amoureux... Après ce que nous avions vécu... Après ce qu'elle m'avait fait... Il me fallait du temps... Et puis, elle était partie... Sans que je puisse la retenir. A quoi bon la rattraper? C'était sa décision, elle m'avait prouvé qu'elle était assez grande pour faire ses propres choix. Choix qui allaient à l'encontre des miens...

« De toute évidence tu n'es pas revenue pour moi... Si c'est pour l'autre, tu t'es trompée d'adresse. Désolé de te l'apprendre, mais il n'est plus ici... »

J'observai attentivement sa réaction. Je n'avais pas eu du tout de ses nouvelles, et je prêchais un peu le faux pour savoir le vrai. Quand j'avais appris que ce mec qu'elle avait embrassé avait quitté l'école, j'avais cru qu'il l'avait suivie, en Californie. A ma place. Comme si je cherchais à me torturer. Finalement, je n'en avais jamais rien su, mais là, j'allais être fixé. Mon attitude était malsaine. J'aurais du être content de la revoir, depuis tout ce temps, et pourtant, j'avais encore cette rancœur envers elle qui avait besoin de s'exprimer, comme si nous n'étions pas allés au bout des choses. J'avais envie de lui faire du mal... à elle que je voulais tant protéger de tout. Mais je le faisais mal. J'aurais du l'éviter, tracer ma route sans me retourner, la protéger de moi. Elle m'avait fait si mal, comment réussir à l'oublier? C'était plus fort que moi... Un tas de questions restaient encore sans réponses. Pourquoi avait-elle agis ainsi? Pourquoi ce mec? Pourquoi avait-elle du partir? Pourquoi m'avait-elle oublié? Je ne la comprenais plus. J'aurais voulu lui dire à quelle point elle me manquait. A quel point il ne se passait pas un jour sans que je pense à elle, malgré tout. A toutes ces nuits passées à faire du sport jusqu'à l'épuisement total, tant je ne trouvais pas le sommeil. Plusieurs fois, je m'étais écroulé, pensant mourir de fatigue. Sans doute que la mort serait plus douce que cette vie.

Et pourtant j'étais là, aujourd'hui, et je lui faisais face, luttant contre son parfum, sa beauté, et tout ce qui faisait d'elle qu'elle m'était si familière. Mais je ne devais pas me laisser avoir par ce piège. Plus rien ne devait m'atteindre ni me toucher. Je ne voulais plus l'aimer. Elle ou qui que ce soit. Et j'avais la volonté d'y arriver. Une volonté de fer. Alors pourquoi, maintenant que je la revoyais depuis tout ce temps, arrivait-elle encore à m'atteindre ainsi? M'atteindre au plus profond de moi. Comme si je n'y pouvais rien. Absolument rien. Comme si tout ce temps n'avait rien effacé. Je ne suis pas du genre à me faire une raison. Croire que je pourrais l'oublier était sans doute me surestimer. Je ne contrôlais rien. Rien à part mes choix. Et j'avais fait ce choix de ne plus continuer avec elle. Ou plutôt non: elle avait fait ce choix pour nous deux.
Revenir en haut Aller en bas

Invité

Invité



MessageSujet: Le bonheur est comme la santé : lorsqu'il est là, on ne le remarque pas. (Aidy <3)   Mar 14 Oct - 20:14

Depuis plusieurs jours maintenant, Arizona était de retour à Miami, elle n’était pas certaine de son futur dans cette ville, elle avait d’ailleurs hésité à revenir. Néanmoins, elle avait promis à sa mère de faire des efforts et au d’au moins terminer le lycée dans la même école. Elle n’avait pas le choix, elle devait avancer et arrêter de s’accrochre à son passer. Son retour à Las Vegas, la nouvelle entente entre elle et sa mère l’avaient motivée à avancer encore un peu plus. Elle devait encore se faire à sa rupture avec Aiden et c’était sans doute ce qu’elle avait le plus redouter une fois dans l’avion pour Miami. Auparavant, c’était celui qu’elle voulait revoir, c’était celui à qui elle en voulait d’être parti comme ça, c’était celui qui faisait partie intégrante de sa vie et aujourd’hui, elle avait peur de le croiser au détour d’un couloir, d’une rue ou ailleurs encore. Elle savait qu’il ne vivait plus chez les Sigma mu, mais elle préférait toujours voir Alma en dehors de cette confrérie où elle avait peur de remettre les pieds et cette fois, pas tellement à cause d’Aiden. Arizona ne se sentait pas invincible et beaucoup trop vulnérable et pourtant, tout le monde savait que la drogue passait plus facilement que dans d’autres confréries. Et si elle replongeait ? Il lui manquait encore de la confiance en elle, était-elle réellement débarrassée de ça ? Pas vraiment. Elle n’était certes, pas en manque, mais l’effet que la drogue pouvait procurer sur le moment lui donnerait presque envie de retenter, ne serait-ce qu’une fois. Cependant, elle était parfaitement conscience que dès la minute où elle retouchera à ça, elle replongerait, forcément.

Pendant les vacances, la jeune fille s’était concentrée sur une seule chose qui l’aidait à oublier, à rester loin de Miami. Ca l’empêchait aussi de prendre son portable et d’appeler le sigma mu, ça l’empêchait de vouloir savoir comment il allait. Grâce à la danse, Wynwood était désormais lointain dans la tête et c’était ce à quoi elle se donnait depuis maintenant deux mois. La danse qu’elle avait si souvent mise de côté à Miami, la danse qui pourtant la rendait plus vivante, plus… elle-même, qui la calmait ou au contraire, qui faisait d’elle la fille qu’elle était avant. Cette fille sûre d’elle, cette fille avec un sale caractère. Elle. Aujourd’hui, elle était à Miami et incapable de se dire ce qu’elle devait faire. Elle avait été heureuse de retrouver Grace. Elle reprenait confiance, elle retrouvait son sourire, elle oubliait presque tout ce qui s’était passé avant de partir à Las Vegas.

Arizona se leva dans les alentours de 10 heure du matin et fila sous la douche, laissant sa cousine dormir encore. Elle quitta la chambre une fois habillée et douchée, sur la pointe des pieds et une fois dans le couloir, mis ses chaussure pour se rendre, sac de sport à la main, à la salle de muscu du coin. Ari n’avait pas oublier qu’elle devrait rapidement reprendre son job d’étudiant qui demandait une hygiène sportive niquel et même au delà de ce qu’il était demandé. Elle voulait travailler la cardio principalement et c’était son programme pour la matinée. Sur le chemin, elle gardait les yeux rivés sur un journal qu’elle avait pris dans une boite au lettre alors qu’il dépassait. Elle s’en fichait pas mal de savoir si c’était bien ou mal, si ça se faisait ou pas, la seule chose qui l’intéressait était les offres immobilières. Elle n’en avait pas encore parlé à Grace, mais elle pensait qu’un appartement, même à elles deux, serait beaucoup plus approprié qu’une chambre d’un internat. En tout cas, elle, elle commençait clairement à tourner chèvre à force de vivre dans un deux pièces. Se dirigeant vers la salle de muscu, elle leva les yeux pensant devoir éviter une personne totalement inconnue quand son regard se posa sur Aiden. Elle n’était pas vraiment étonnée de le croiser proche d’une salle de sport, mais ce qui la bloqua était plutôt de le voir, après deux mois, sans vraiment de nouvelle alors qu’elle avait voulu le faire à plusieurs reprises. C’était aussi la personne qu’elle avait espéré ne pas croiser, ne sachant pas trop quoi lui dire, s’en voulant toujours pour ce qu’elle lui avait fait. Elle aurait pu passer, faire semblant de rien et l’éviter, mais elle n’en n’était pas non plus capable. Aiden n’était pas n’importe qu’elle homme à ses yeux, surtout pas avec le passé qu’ils avaient en commun.

« Aid...en. »


C’est tout ce qu’elle arrivait à dire avant de se bloquer, le fixant sans même cligner des yeux. Finalement, elle passa une main dans ses cheveux. Elle ne savait pas trop si elle devait s’approcher pour le saluer ou si elle devait garder une certaine distance. Même si elle le connaissait par cœur, elle avait l’impression qu’aujourd’hui c’était un inconnu. Elle était incapable de savoir comment elle devait se comporter avec lui.

« Ca fait… longtemps. Tu vas bien ? »


Elle déposa son sac à ses pieds et roulait le journal qu’elle avait en main ne sachant pas trop quoi dire.

« Je pensais pas te trouver là… Fin si, en fait c’est logique. On va dire que j’espérais pas te trouver là… »

C’était franc, mais en aucun cas pour paraître méchante. Au moins, s’il n’avait pas été là elle ne serait pas en train de se demander ce qu’elle devait lui dire. Ce qu’elle pouvait lui dire.
Revenir en haut Aller en bas


Contenu sponsorisé



MessageSujet: Re: Le bonheur est comme la santé : lorsqu'il est là, on ne le remarque pas. (Aidy <3)   

Revenir en haut Aller en bas
 
Le bonheur est comme la santé : lorsqu'il est là, on ne le remarque pas. (Aidy <3)
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» « Le bonheur est comme un papillon : il vole sans jamais regarder en arrière. ♪ »
» Le bonheur est comme la neige : il est doux, il est pur et il fond.
» SORA | Le bonheur n’est réel que lorsqu’il est partagé. •
» Le bonheur n'est réel que lorsqu'il est partagé
» [Jeu stupide comme d'hab] J'envie X parce que...

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Wynwood University :: Our memories :: Our Memories :: Rps à archiver :: RPs abandonnés-
Sauter vers: