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 Je parie que ta meuf est grosse et moche. [Porter/Aza/Sieg]

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MessageSujet: Re: Je parie que ta meuf est grosse et moche. [Porter/Aza/Sieg]   Jeu 9 Oct - 1:20

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MessageSujet: Re: Je parie que ta meuf est grosse et moche. [Porter/Aza/Sieg]   Jeu 2 Oct - 22:01

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MessageSujet: Re: Je parie que ta meuf est grosse et moche. [Porter/Aza/Sieg]   Dim 28 Sep - 16:38

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MessageSujet: Re: Je parie que ta meuf est grosse et moche. [Porter/Aza/Sieg]   Sam 27 Sep - 1:14

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MessageSujet: Re: Je parie que ta meuf est grosse et moche. [Porter/Aza/Sieg]   Jeu 25 Sep - 13:57

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MessageSujet: Re: Je parie que ta meuf est grosse et moche. [Porter/Aza/Sieg]   Mer 24 Sep - 21:56

Pas sûr d'avoir très faim. Pas sûr de grand chose. L'infirmerie, elle est fermée, Porter a dû déjà partir à la cantine. Ok. Mettons que j'y vais alors. J'ai envie de rien, sauf de tuer quelqu'un. J'avoue qu'enfoncer mes mains dans les boyaux d'un Siegfried éventré pour me faire des peintures de guerre, ca ca me tente plutot bien. J'ai toujours adoré la viande crue. M'enfin si je dois bouffer l'un des deux, mon choix se portera plutôt sur Porter. Je me demande quel gout ca a, le traître. J'ai les pensées mi-figues, mi-raisin. J'ai jamais été un super fan de fruits, moi. Mais c'est toujours mieux que de penser trop fort, parce que ca ca fait mal, avec tout les neurones qui se suicident. Et puis.



"AAAAAAAAAHHHHHHHHHHHH !!!"

Le son sort de ma bouche parce que je suis frustré, parce que je suis paumé, parce que j'en ai marre, MARRE, MARRE. J'ai bien quelques personnes qui me fixent comme si j'avais perdu la raison. Mais ce sont eux les fous. Eux, ils ne voient pas comme mon putain de micro-cosm il est en train de se péter la tronche. J'avise la file de la cantine et je me met dans le rang avec un soupir. J'aime pas faire la queue et j'aime pas la foule. Je dirais même que j'aime pas les gens. Ouais voilà. Et puis faire la queue pour aller manger, c'est toujours long. En 3 lycées j'ai eu le temps de me rendre compte que la cantoche est toujours trop petite vis a vis du nombre d'étudiants, que les horaires de pause à midi sont mal branlés, si bien que ceux qui finissent a 11h et a 13h sont une poignée, et ceux qui terminent à 12h se marchent dessus. Et doivent manger en 15 minutes montre en main après avoir fait la queue pendant une demie heure et cherché une place pendant 10 minutes, en renversant la moitié de leur plateau a force de se faire rentrer dedans. Non vraiment, c'est magnifique. J'attrape un siège à une table déjà quasi pleine. Une pétasse s'écrie que c'est la place de quelqu'un et que je dois aller ailleurs. Elle a posé son sac pour réserver la place quoi. Son sac apprend à voler, et comme il est ouvert, c'est assez sympa. Je pose le plateau un peu trop brusquement et me laisse tomber sur ma chaise, lancant un regard noir à mes petits pois. Ils ne tremblent pas, mais en même temps vu ce qu'ils ont subit en cuisine... Quand on a vu la mort en face, on est moins impressionable, c'est clair.

Je décide de les achever, vu que de toute façon ils en ont déjà trop vu. De les achever, pas de les manger. J'imagine un peu que c'est les yeux de Sieg que je transperce. Et ca ressort des petits pois en bouillie verte. Ma blonde de voisine qui avait commencé a dire haut et fort à sa voisine que je faisais chier s'interromp alors que je martèle mon assiette avec une hargne proche de l'imbécilité. Je ne sais pas si Kris me cherche. Ca arrive qu'on mange ensemble à midi. Ca arrive même de plus en plus souvent. Mais voilà, j'étais un peu dévarié ce matin, et mon portable est resté dans mon dortoir. Et puis de toute façon tant pis. Elle aurait deviné d'embler que quelque chose ne va pas -sans blague ! Et j'aurais subit un interrogatoire serré. J'aime mieux pas, tout compte fait. La blonde ne pépie plus, je pourrais presque m'entendre penser. Presque. Parce que la cantine est tellement pleine de blondes qui pépient qu'on a l'impression d'être dans une putain de volière. C'est pour ca que je l'ai pas entendu arriver je suppose. Nan. Je me suis juste levé, parce que cette bouffe, c'était pas possible de l'ingurgiter, et je me suis dirigé vers la desserte pour débarasser tout ca. Un coup dans le dos me projette en avant. moi et mon plateau renversons une gamine qui n'a rien demandé et ma figure atterit en plein dans la purée. L'assiette en porcelaine et le verre explosent sous le choc et je sens une brulure au niveau du front, là ou ca vient de m'entailler. Un pied appuie et fait rentrer le bout de verre un peu plus, et mes mains choppent la cuisse, et je plante les doigts, je serre, a peu près aussi fort que ca me fait mal, je tire en avant, fort, aussi fort que ce que mes couilles sont remontées sous l'effet de la rage, parce que la voix elle appartient a Siegfried et qu'IL VA CREVER CE PUTAIN DE PETIT ENCULE DE MERDE.

Je me relève en patinant un peu, et je lui saute dessus, littéralement, les deux pieds en avant, dans le bide. Son front heurte le bord d'une table, y'a comme un bruit de cloche, et je le choppe par les cheveux, je le traine au milieu des débris de verre et d'assiette, a deux mains, lui arrachant la tignasse, puis je m'agenouille et sa tête rencontre le sol avec un bruit sourd, une fois, deux fois, trois fois. Ca fait un bruit jouissif, écoeurant. J'arréterais quand ca éclatera, un peu comme un melon. 4. "CRAC". Un truc a cassé, et c'était surement son nez. J'espère bien. 5. Y'a du jus qui va sortir, c'est sur. Une main me choppe le bras, on m'empêche de continuer, je ne sais pas qui c'est, je m'en fous, je hurle de rage et de frustration et je me débat, filant coups de poings et coups de pieds dans le vide. "JE VAIS TE TUER !" Je répète ca en boucle, et y'en a d'autres pour l'aider à se relever ce "BATARD ! PUTAIN DE CONSANGUIN DE MERDE !" Il se défait d'un coup de coude plutot brusque de la main charitable et son poing serré m'atterit dans la tronche. Les deux types qui m'ont choppés tentent de s'interposer, mais Sieg en pousse un contre une table, l'étalant sur les plateaux, et le mien finit avec un coup de coude dans le ventre. Et Sieg, un coup de boule dans la figure. Il vacille une seconde, puis réplique, en plein dans l'oeil. J'y vois plus rien une seconde, et ma main cherche sur la table derrière moi, attrape une assiette que je lui lanche à la tronche. Tu voulais de la purée c'est ca ? Un poids contre le corps et je bascule sur la table, renversant verres, plateaux, et faisant gueuler les occupants. Une poigne sur la cheville et mon crâne cogne sur le sol quand il m'y fait glisser. Il s'affale sur moi de tout son poids et j'ouvre grand les yeux, d'un coup. Pas tellement parce qu'il bande, plutot parce qu'il vient de m'enfoncer une fourchette dans la main. Parce que je peux voir ca, et que les dents ont disparues dans ma paume. J'ai une seconde de vide, avant la douleur, une seconde ou je pense juste que j'hallucine, puis ca pique, ca PIQUE VRAIMENT et je me débat, mais j'ai beau le cogner, il tient, il tient et il appuie, m'empêchant de la retirer, me faisant gueuler un peu comme un cochon qu'on égorge. On me l'enlève, on me l'enlève, Sieg, la fourchette, j'entend nettement un "JE VAIS TE DEFONCER LA TRONCHE TELLEMENT FORT QUE TA MERE ELLE TE RECONNAITRA PLUS!" et je me redresse, je me relève, a moitié asphyxié et en larmes a cause de la douleur, et je lui saute dessus, même si un type que je connais pas tente de l'immobiliser, je lui saute dessus, mains en avant sur sa gorge. JE VAIS T'ETRANGLER.

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Je suppose qu'on peut appeller ca un pétage de plomb. Ca et le rire qui sort en cascade et qui me secoue comme si j'étais devenue une hyène. Je ne sais pas comment ca avait pu monter autant dans les extrèmes aussi vite. Je sais juste qu'on va surement se faire renvoyer, et ca se serait sans doute le moindre mal. Je me doute qu'Emeric va en entendre parler, et je me demande ce qu'il va décider, parce que nous serons surement sanctionnés par lui aussi. Deux RK qui se tappent dessus, ca risque de pas très bien passer auprès de Monsieur le gourou de la secte. Mais la, présentement, je m'en fous. Je m'en fous de Siegfried, d'Emeric, d'un possible renvoi, je me fous même de risquer de finir en taule. Je m'en balance de tout ca.



Juste. Ne me touche pas. Et puis ne me regarde pas non plus. Détourne les yeux et ca ira mieux, pour toi comme pour moi. Voilà, oui, c'est une bonne idée ca. Va voir l'autre, celui que j'ai fracassé pour rien ce matin. Enfin, que le matin, parce que la réplique était si disproportionnée que la suite de la rouste, il la méritait, et plutôt amplement.

« Tu devrais le soigner. »



« Hé c’est pas moi qui ait fait tout ça ? C’est quoi ce bordel ? Okay, je t’ai cogné dessus mais je t’ai pas roulé dessus non plus tu vois, donc… »

Ce n'est pas. Possible. Il y en a tellement. Et Porter, il ne me regarde pas. Il regarde même tout sauf moi ce con. CE CON. Qu'est ce que tu me caches ? Pourquoi tes mains elles sont crispées a en avoir les jointures blanches, a en faire couiner ton patient ? Hein ?

Mais toi, tu me réponds pas, c'est Siegfried qui le fait, en hurlant, en explosant encore, EH MEC RESPIRE MERDE ! Mais ce que tu dis, c'est tellement enorme que je ne songe pas a gueuler plus fort que toi pour te faire enfin fermer TA PUTAIN DE GRANDE GUEULE. Non, non, je crois que je dit juste un truc comme "Oh." Et que ma bouche elle reste ouverte, ouverte, et que je regarde Sieg, et que je regarde Porter, et que je ne comprend pas. Je ne comprend pas.


« Sieg, arrête, okay ? Il ne pouvait pas savoir. Il n’était pas au courant. »

... Ah non, mais je vais me remettre a rire moi. SANS BLAGUE J'ETAIS PAS AU COURANT ! Sieg respire fort et s'apaise, même si ces yeux sont toujours fixés sur moi. Moi je dis rien, je le regarde juste, j'peux te dire que je compatis mais t'en auras sans doute rien à foutre et c'est assez logique, parce que la compassion, ca soigne pas le corps. Ni le corps ni l'âme. Porter apaise Siegfried comme il peut,du bout des doigts, a bout de mots.

« J’ai… été… tu n’as rien vu ces dernières semaines parce que… j’ai tout fait pour ne pas dormir dans la même chambre qu’un autre… je voulais dormir seul… parce que depuis deux semaines, je vis… avec ça. Dans la tête. Ce… son… ignoble dans ma tête. Alors tu n’as pas de chance Trophime… parce que tu aurais pu tomber sur la bonne personne. Mais tu es tombé au mauvais moment… »

"Oh." Il faut que j'arrète de dire "oh" parce que j'ai l'air d'un con, mais en même temps... Je suis con. J'essaie de comprendre comment j'ai fait pour ne pas savoir, parce que ca a dû jaser dans le lycée. Mais je crois que je sais pourquoi je ne savais rien. Je jette un coup d'oeil bref à Porter avant de regarder mes pieds. Non en fait je sais exactement pourquoi. On fait une belle paire, vraiment. Parce que je sais ce que c'est, de ne pas vouloir fermer les yeux, de ne surtout pas vouloir dormir. Je sais ce que c'est. C'est pour ca que je déserte souvent. Pour ca que je vais dans les rues, et que j'erre, partout, nulle part. Il s'enroule dans ses bras, et Porter lui étreind l'épaule. Je ne veux plus les regarder. Parce que je ne sais plus quoi dire, je voudrais juste m'en aller. Dormir 100 ans, voir ne pas me réveiller. Je me passe les mains sur le visage, et je grimace, parce que ma main droite ressemble a une Pastèque et que ca fait mal.

« Donne ta main. »



T'as fini toi avec ma main, et tu peux rien faire pour le reste. Alors je decrispe tes doigts, patiemment, presque tendrement. Comme s'il pouvait être question de tendresse entre nous. Ca me ferait presque rire, tiens. Mais presque. J'attend que tu parles, mais tu me regardes juste, immobile comme un morceau de bois mort. Je secoue la tête. J'aurais voulu que tu dises quelque chose. Seulement, tu ne dis rien, alors je prend une seconde pour te regarder, et j'attrape mon sac, que je jette sur mon épaule. Direction ailleurs, n'importe ou. Loin. Un truc dangereux de préférence. Ou alors beaucoup d'alcool. Quelque chose entre les deux peut être. La porte de l'infirmerie claque derrière moi comme un point final.
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MessageSujet: Re: Je parie que ta meuf est grosse et moche. [Porter/Aza/Sieg]   Lun 22 Sep - 15:47


"C'est... un putain de malentendu."


Non, tu crois ?
Je te connais depuis quelques temps, maintenant, pour savoir que tu es incapable de réfléchir, incapable de t’assoir sur une chaise et de prendre, posément, le temps de voir si dans une autre mesure les choses ne se seraient pas passées comme toi tu as décidé de l’interpréter. C’est impossible venant d’un caractère comme le tien, volcanique, à la limite du supportable parce que maintenant que tes yeux ne lancent plus d’éclairs tu te rends compte de ton idiotie et de l’erreur monumentale de jugement que tu viens de faire. Et tu ris. Tu ris à n’en plus pouvoir, des larmes plein les yeux, tu ris de concert avec l’autre imbécile qui se bidonne sur ma chaise de bureau en nous regardant, l’un après l’autre. Moi ça ne me fait pas rire. Absolument pas rire, parce que vous avez débarqué tous les deux en vous battant comme des chiffonniers, sans même chercher à savoir le pourquoi du comment, et vous avez foutu le bordel, comme d’habitude. Voilà, maintenant j’ai véritablement conscience du fait que l’adulte ici, c’est moi, moi et moi seul qui ais le sens des responsabilités, moi qui suis le seul à me rendre compte que cette situation n’a rien de drôle mais qu’elle est tragique, oui, tragique. Il n’y a qu’à voir l’état de vos visages, tout simplement. Et de ta main, à toi, imbécile. Je sens que ça te lance, comme si c’était moi qui avais mal mais toi tu t’en fous, tu te contentes de t’installer sur une chaise face à Siegfried, comme s’il ne s’était rien passé. Et moi j’hallucine alors je crache, furieux. Furieux et triste contre le monde et perdu aussi totalement perdu. Et je leur fais comprendre que maintenant il faut calmer le jeu. Et vite, oui, très vite parce que je ne supporterai pas cette situation plus longtemps. J’ai seulement envie de les laisser là en plan, s’entretuer dans mon infirmerie et me casser pour ne plus revenir avant au moins deux bonnes semaines, le temps que ça passe. Fuir, comme d’habitude. T’as jamais aimé ça toi, hein ? Fuir. Toi tu aimes quand ça s’empoigne et quand ça cogne, moi j’aime quand les gens ne se comportent pas comme des hommes préhistoriques et discutent, voilà. Est-ce un mal que de demander un peu de civisme, bordel de merde ?! Et pire encore que la politesse, pire encore que tout le reste je sais que je suis vraiment coincé parce que je te regarde, Sieg, je te regarde, les yeux grands ouverts de honte.



Alors je me lève, en faisant un effort pour paraitre le plus sain d’esprit possible. Docile, Siegfried retire une à une les pelures recouvrant son torse. J’ai un sourire un peu narquois à la vue de tout ça. Il y a pas mal de plaies dont certaines, datant de deux semaines, se sont réouvertes sous les coups d’Azraël. Bientôt tu vas vraiment finir par me ressembler petit, en tout cas c’est en bon chemin. Je pense qu’il reste encore quelques coupures et cigarettes avant qu’on y arrive. On fera de nos corps des œuvres d’art, t’en penses quoi ? Je me rends compte que je délire, assez rapidement, alors je m’applique. Je pose les compresses sur les blessures et je le regarde réprimer une ou deux grimaces. Personne ne parle, personne, parce qu’on sait que ça peut repartir, ou du moins Sieg et moi le savons. Alors nous gardons un silence prudent. Je sais que ces blessures te ramènent un peu trop en arrière, petit, et je ne peux rien y faire. Je comprends rapidement qu’Azraël n’aurait pas pu choisir pire adversaire que quelqu’un qui avait vu la mort de près, très près au travers de la violence. J’y pense alors que j’applique tout ça sur des blessures qui ne sont pas toujours très belles. Depuis le hold up, on m’a désigné pour contrôler si tout va bien vis-à-vis des blessures, physiques et mentales de Siegfried. Son médecin traitant n’étant pas désigné, l’hôpital avait fait appel au médecin scolaire pour prendre soin de lui, rien de plus normal. Et je savais que Sieg vivait dans la peur permanente d’une nouvelle attaque, une espèce de paranoïa dont il n’arrivait désespérément pas à échapper. Et toi tu l’attaques, espèce de débile. Pour une histoire de quoi ? Je ne sais même pas comment ça a commencé. Et je m’en fous, pour le moment je profite du silence, histoire de reprendre mes esprits. Je songe qu’il va falloir que j’explique certaines choses, par la suite. Il va falloir que je l’attrape pour qu’on parle seul à seul. On a des choses à se dire je pense, beaucoup de choses, pas vrai ?

« Hé c’est pas moi qui ait fait tout ça ? C’est quoi ce bordel ? Okay, je t’ai cogné dessus mais je t’ai pas roulé dessus non plus tu vois, donc… »


Regard. Putain Azraël. Je pousse un soupir, parce que je ne te regarde pas mais je sais que tu me fixes, tu as parfaitement vu que mes mains se sont crispées sur le coton alors que je m’appliquais à désinfecter l’arcade de l’autre gamin.

Un cri déchire le silence. Siegfried est furieux. Ses yeux lancent des éclairs en direction d’Azraël, parce que je sais que cette remarque a fait remonter d’un seul coup des souvenirs terrifiants. Le « clic » du pistolet vide, les coups portés à une « sale rousse » (d’après Ollie) des gens qui criaient et toi, Sieg, qui a tout de même tenté le diable en voulant protéger tout le monde, parce que tu es un enfant. Un enfant qui vit dans un monde complètement différent, un monde dans lequel tu es une sorte d’aventurier aux longues griffes avec une hache d’acier aux motifs en arabesques, tu parcours le pays à la recherche de gloire et tu cherches à défendre la veuve et l’orphelin. Tout cela parce que tu n’as pas su retrouver une vie normale, je suppose, après avoir été abandonné. Je sais, ça fait mal, je sais. Je sais aussi qu’il faut t’arrêter tout de suite, parce que l’animal en face de toi, là, il a pas trop l’habitude de se laisser gueuler après sans rien dire.

« J’AI ETE PRIS DANS BRAQUAGE AVEC OLLIE PUTAIN ! »


Ma main se pose sur l’épaule du jeune homme, un regard sévère mais apaisant. Ne recommence pas. Ça peut tourner mal, et j’en ai assez de tout ça, plus qu’assez. Et puis merde, voilà que les yeux d’Azraël s’ouvrent grand comme des soucoupes, voilà qu’il me fusille à présent du regard comme si je n’étais ni plus ni moins qu’une putain de raclure de bidet. Oui, elle remonte ta colère, mais je ne peux pas en calmer deux à la fois. Je suis donc le seul être humain civilisé et raisonnable ici, bordel de merde ?!

« Sieg, arrête, okay ? Il ne pouvait pas savoir. Il n’était pas au courant. »


Le jeune homme prend une bonne inspiration et se calme. Mais j’ai vu cette lueur, la peur, traverser l’expression de Siegfried l’espace d’un court instant, rapidement remplacée par une colère sourde, une colère qu’il reportait contre le monde entier. Oui, je comprends, je comprends parfaitement, la peur je la connais, c’est une vieille amie. Et j’ai soudain le sentiment qu’il faut que je l’aide, à tout prix. Je ne sais pas, sans doute mon empathie naturelle. Je lui jette un regard compréhensif, calme. En sachant parfaitement que de l’autre côté, il y a une bombe à retardement qui n’attend qu’une chose : exploser. Oui exploser parce que je le sens venir, ça aussi, et je sens que je ne peux pas venir en aide à tout le monde, et pas d’un seul coup. Encore une fois, me voilà le cul entre deux chaises. Je suis navré Siegfried.

« J’ai… été… tu n’as rien vu ces dernières semaines parce que… j’ai tout fait pour ne pas dormir dans la même chambre qu’un autre… je voulais dormir seul… parce que depuis deux semaines, je vis… avec ça. Dans la tête. Ce… son… ignoble dans ma tête. Alors tu n’as pas de chance Trophime… parce que tu aurais pu tomber sur la bonne personne. Mais tu es tombé au mauvais moment… »


Il enroule ses bras autour de lui. Je pose une main salutaire sur son épaule, par encouragement, tout simplement. Et je me lève, pour aller m’occuper du petit démon qui nous regarde avec curiosité… Et colère. Oui, encore. Il t’en faut pas beaucoup hein ? Il t’en faut jamais beaucoup pour partir dans les tours, directement, sans prévenir. Je tente de rester calme, de ne pas avoir peur, parce que je sais que je suis piégé, je sais que visiblement d’après lui, j’ai fait une erreur.

« Donne ta main. »


Compresse, matériel et tout le toutim, tu as l’habitude non ? Depuis le temps que je te rafistole. Je m’applique à ne pas montrer que je ne suis absolument pas dans mon assiette. Je te regarde, droit dans les yeux. Tes foutus grands yeux noirs de colère, qui semblent me cramer sur place. Allez, on se détend et on fait risette, non ? Non. Visiblement il n’y a rien d’autre à faire que de m’expliquer.


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MessageSujet: Re: Je parie que ta meuf est grosse et moche. [Porter/Aza/Sieg]   Dim 21 Sep - 1:25

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MessageSujet: Re: Je parie que ta meuf est grosse et moche. [Porter/Aza/Sieg]   Sam 20 Sep - 16:35

J'étouffe. Je veux juste me barrer, je veux juste tourner les talons et fuir, fuir tout ca, parce que je ne veux pas taper sur Porter, je ne veux pas, je veux juste ne plus le voir, ne plus les voir.

« Aza, la ferme. »

Que je me taise ? Ah non, se serait trop facile, trop facile, je vois la catastrophe qui se peind sur ta tronche.


Toi tu voudrais que ca fasse pas d'histoires, tu parles, toi tu voudrais qu'on en parle pas, surtout pas. La belle affaire. Toi tu voudrais que je fasse comme s'il y avait rien et je lui dirais quoi a Siegfried ? Je veux te buter, oh, comme ca, juste pour le plaisir, pour le lol tu vois, j'adore l'hémogobine, ca me fait triper ca tu peux pas savoir à quel point, et en parlant de tes tripes j'adorerais te les arracher pour les farcir et faire des saucisses. Ca te tente un barbec' ? Non mais j'ai pas envie de me taire, et y'en a marre que tu me baillonnes tu sais, j'ai une très grande gueule et toi avec tes doigts trop longs, là de suite, tu me donnes envie de mordre. DE MORDRE. Toi t'as l'air de pas comprendre ce qui se passe, tu vois que la catastrophe. Fallait pas baiser un de tes élèves Porter, ca va surement te valoir la taule ca poussin. T'AS BAISE AVEC MON COLOC, MERDE !

L'odeur de beuh me fait me tourner vers Siegfried, qui vient de s'allumer un joint. J'ai dit ce que j'avais a dire et Porter se défend pas, Porter ouvre pas la bouche mais ca m'étonne qu'à moitié ca. Porter a jamais eu une grande gueule. Il aime pas crier. Pas tant que ca. Il allume sa merde comme si de rien n'était, et Porter ne dit rien, Porter me regarde, paumé, a 10000 de nous, le fait pas tirer sur ta chose, autrement on va pas l'retrouver. J'ai un sourire cynique en pensant à la dernière fois ou il a fumé de ca. Peut être la seule et unique fois de sa vie d'ailleurs. Il sort une clope de son paquet écrasé. Mais oui, vas y, c'est surement la réponse a tout. Vous avez l'air de penseurs là, toi avec ton joint et toi avec ta clope. Ca vous apaise peut être de tirer comme ca sur votre bout de carton ? Ca suce bien, ca va ?

Sieg a levé le nez, à froncé les sourcils. Les connexions se font peu à peu dans son petit cerveau. Je m'en fous. Je m'en fous de toi. En fait, je m'en fous meme que tu ai couché avec lui. De toi, je m'en balance. C'est plutôt que Porter ai couché avec toi qui me dérange. Si "déranger" est suffisament fort pour expliquer ce que ca me fait.

« Franchement mon pauvre, t’as un problème ! Qu’est ce que t’es au juste ? Un vendeur de canapé ? La concurrence a saisit le marcher ? T’es frustré ? Le patron t’a viré ? Bordel… Tu sais ce qu’il te faudrait ? Sincèrement… ! Une meuf. Tu t’envoie en l’air et ça détend. Tu pécho une fille, normal. Et tu l’emmènes dans le premier lieu que tu vois et tu l’as sautes. Ho non mais attend… »

Je tourne le regard vers toi, un peu halluciné au delà de la colère. Mais. Mais t'es CON ou quoi ? T'es quoi, un attardé mental ? Je te fixe avec des yeux grands comme des soucoupes pendant que tu débites des aneries.

« Si ça se trouve t’en a une. Mais tu vas la voir en cachette parce qu’elle est grosse, moche et bête comme ses piiiiiieds…. »

Je ne peux rien rétorquer à ca, et je sens que ca enfle en même temps que la colère, une envie irrépressible de me foutre à rire, là d'un coup, pas forcément de joie mais juste parce que mes nerfs sont en train de sauter, parce que c'est mon tour de ne plus rien comprendre. Ses yeux sautent de Porter à lui. Et soudain le lien se fait dans son esprit. Et dans le mien, y'a un truc vraiment clair qui se met en place et qui me fait agrandir les yeux. Bienvenue au club des hiboux.



"C'est... un putain de malentendu."

Il me regarde en faisant des yeux de hiboux, il est paumé, tellement. Je soupire et passe une main dans mes cheveux. Et un sourire point sur mes lèvres parce que cette situation est juste tellement conne. Je sens la colère peser d'un coup contre moi pour s'échouer sur mes épaules. Fatigue. Parce que ce n'est pas si simple, pas qu'un malentendu. Parce que ca a fait remonter des choses, des doutes, des silences. Parce que rien n'est plus pareil. Rien depuis qu'on a dépassé la putain de limite imposée à nos jeux. Tu sais ? Depuis que t'es venu me tabasser dans ma chambre. Depuis que je t'ai enfermé. T'es mon meilleur ami, mon meilleur ennemi. Et j'ai besoin de toi. C'est aussi con que ca. Et ca me fait rire et pleurer en même temps. J'ai un tout petit cerveau, et là c'est trop pour moi, trop d'un coup. Alors je chiale et je rigole "grosse et mooooche ... AHAHA" Voilà, ca donne ca, j'ai le cerveau qui lâche.

T'sais suffit de courir, courir en avant pour mieux trébucher, tu tombes tombes tombes, la route est une courbe, et même t'en fait le tour, tu fais le tour de toi même alors tu cours pour surtout pas te rattraper. Vaut mieux pas, en définitive.

« ça y est ? Tu es satisfait ? Tu es content de toi, j’espère ? »

Il est même pas en colère ce con, il est juste trauma que j'ai pu penser ca, et je le comprend cet abruti parce qu'après tout vu comme il reagit quand je suis avec Krys il doit penser un peu pareil. On est une belle brochette de gros cons. Et tellement attachés maintenant par notre secret que l'idée que tu puisses t'envoyer en l'air avec quelqu'un ca me donne envie de me retourner l'estomac pour me le racler à l'acide.

« Arrête Siegfried. Tu ne sais même pas de quoi tu parles. Aucun de vous deux ne savez. Vous… Vous avez passé la journée à vous battre pour de mauvaises raisons et maintenant ça devient… n’importe quoi. Il faut que vous arrêtiez, il faut que ça s’arrête. »

J'ai relevé les yeux mais je rigole encore comme un con. Parce que c'est pas si simple tu vois, moi j'ai les soupapes qui ont sautées. Alors je vais m'assoir, encore secoué par les larmes et par le rire, sur la chaise en face de Sieg. Tiens regarde y'a tout plein de stylos, amuse toi, je m'en fous. Dire que je t'ai retourné la tronche. C'est vrai, ca suffit. Arret des jeux.

"tu devrais le soigner." J'aimerais mieux ca, parce qu'il faut que mon cerveau revienne, il est parti se suicider, ca devient habituel et plutot lassant, a force. C'est ca, soigne le. Toi tu dis rien, trop choqué, tu me regardes comme si j'allais encore exploser. Qui sait ? Sieg, il parle, mais je l'écoute pas. Je l'écoute pas parce que Porter le soigne, et qu'il est tellement marqué, de partout. Normal. Normal ?

"Hé. C'est pas moi qui ai fait tout ca ? C'est quoi ce bordel." Regard a Siegfried. "OK, je t'ai cogné dessus mais je t'ai pas roulé dessus non plus tu vois, donc..."

Je sais en regardant Porter que lui le sait. Et là maintenant soit tu te met à table soit je répond plus de rien. J'en ai marre, MARRE DE TES SILENCES. Merde. Alors je dis rien. J'attend.
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MessageSujet: Re: Je parie que ta meuf est grosse et moche. [Porter/Aza/Sieg]   Sam 20 Sep - 14:52

« Va te faire foutre. Ok ? Tu peux t'enfoncer autant de balais que tu veux dans le Rectum et même faire l'avion avec si ca te chante. Maintenant on va la faire courte vu que monsieur veux des explications. Ca me débecte de savoir ce que vous foutez ensemble. C'est à lui que tu parles maintenant ? Il à l'oreille attentive au moins ? »

Non, arrête. Arrête ça. Tous les regards du monde ne suffiront pas, je le sais mais moi je te fusille, je te tue du regard parce que tu es con, CON putain de penser ce genre de choses après tout ce que j’ai pu faire. Ferme-la, putain, ferme-la. Ma voix se réduit à un sifflement de colère parce que je te regarde, toi et ton air insolent, toi et ta fureur que tu as au bout des lèvres, là tout au bout comme si plus rien ne comptait que cette haine que tu éprouves, à la fois à mon égard et à l’égard de Siegfried qui n’a rien demandé de plus qu’à être tranquille. Non, il faut que ça s’arrête et mes yeux se réduisent à deux fentes alors que je suis tourné vers toi et que je t’intime de te TAIRE putain.

« Aza, la ferme. »


C’est prononcé d’une voix rauque, t’intimant un silence total, complet parce qu’il ne faut pas que tu parles, pas que tu parles encore tu ne dois pas, tu dois seulement attendre qu’il s’en aille, la bouche bien fermée, okay ? Tu la FERMES. J’ai peur d’un seul coup, très peur parce que la situation me dépasse totalement, ces deux-là ne peuvent plus être des êtres humains mais deux petits démons qui ont jeté leur dévolu sur une seule et même proie ; moi. Je sais que je ne devrais pas réagir comme ça mais mon corps devient raide comme une planche, comme à chaque fois que j’ai la trouille, parce que là je l’ai concrètement. Je ne reconnais ni l’un ni l’autre dans ces comportements, et j’ignore quelle force a pu les jeter comme ça l’un contre l’autre sans que je puisse intervenir. Parce que je sais que si je dis un mot à l’un, l’autre répliquera et ça se tapera. Je dois parler aux deux en même temps, mais c’est difficile, difficile parce que Siegfried est incapable de rester immobile et silencieux le temps que je règle mes comptes, et Azraël ne supportera pas que je parle à mon baby sitter plutôt qu’à lui. Toute colère s’envole parce que je ne sais pas comment je dois réagir, elle s’envole au profit d’une véritable crise de panique parce que je sens que je perds pied.

Je regarde Siegfried, assis sur le fauteuil en cuir, silencieux mais plein de colère, une colère dont j’ai déjà pu faire les frais il y a quelques semaines et que j’avais espéré ne plus voir. Mais tout est hors de mon contrôle. Quand il dégaine de son sac une boite à cigarettes et qu’il en tire un joint, mes yeux s’ouvrent grand comme des soucoupes. T’oserais pas… Mais si, il l’allume, et la première bouffée semble déjà le faire partir dans un autre monde. Je comprends alors que ce n’est pas de la provocation, mais qu’il a BESOIN de se calmer, lui aussi. Et je ne lui dis pas « jette ça » je ne lui hurle pas dessus, je me contente de garder un silence contrit et peiné pendant que ces deux idiots sont en train de saccager à la fois mon bureau et ma vie, tout ce que j’ai essayé de mettre en place depuis six mois pour avoir un semblant de crédibilité, ça fond comme neige au soleil. J’aurais presque envie d’en chialer de rage mais non, je me contente de tirer une clope et de l’allumer, moi aussi parce que quitte à pourrir ma soirée autant que l’infirmerie sente la weed et le tabac, comme ça je me ferai virer demain et je n’aurais plus de problème. Ni d’Azraël, terminé, ni de Siegfried parce que j’aurais tout le temps de m’occuper de mon fils, et ils n’auront qu’à s’entretuer, je ne serai pas au courant, je ne saurai pas et tout ira bien dans le meilleur des mondes, je pourrais me raccrocher au fil ténu qui me lie encore à mon amour propre. Et si je perds ma dignité, ce n’est pas grave. Il me restera ce fil pour me pendre avec, tu comprends ? Là tout de suite, je ne peux pas me mettre en colère, je ne peux pas parce que j’ai peur et je suis malheureux, profondément malheureux de voir deux personnes s’entre-déchirer sans parvenir à comprendre l’origine du conflit. Parce que c’est un secret honteux qui me ferait risquer très gros, bien plus gros qu’un putain de joint dans une infirmerie, bien plus gros qu’un renvoi, que tout ça. Si la bombe est lâchée, il ne faudra que peu de temps à la Voix pour tout divulguer, peu de temps avant que les flics frappent à ma porte pour me menotter sous les yeux de mon fils. Peu de temps avant que je perde tout, tout ça à cause d’Azraël, tout ça à cause de sa bêtise.

« Mais qu’est ce que tu racontes bordel… tu devrais te faire une meuf putain… ça te détendrait mais d’une puissance… ! Ou alors… »


Il souffle la fumée, et je me tourne vers lui en lui jetant un regard lourd de sens, incapable de dire quoi que ce soit, incapable de t’insulter, petit salopard, incapable de te dire de me foutre ça par la fenêtre avant que ce soit toi qui y passes, parce que parole j’ai envie de te coller une gifle pour l’exemple, une putain de gifle qui va te décoller la tête, mais la peur m’empêche de faire le moindre geste. Je suis à la merci de ton ennemi, qui me cloue avec le regard, à la merci de tes yeux qui me fixent dans l’attente d’une réaction que je n’ai pas, que je suis incapable d’avoir. Siegfried, tu ne sais pas de quoi tu parles, tu ne sais pas. Ce que tu dis me hérisse, d’un seul coup, ça me hérisse parce que je ne veux pas entendre parler de fille, je ne veux pas parce que je sais que Krisztina aurait parfaitement sa place ici histoire que moi aussi, je leur livre ma version perso de ce que je pense d’elle et de ce petit con, oui, je voudrais mais je ne peux pas, je ne peux plus parce que je ne suis qu’un pantin, un pantin qui danse sous les yeux de Sieg qui ne comprend pas, les yeux dans le vague, les paupières qui se ferment pour calmer le tremblement de sa main. Il se calme, je le vois, mais est-ce que ça sera suffisant ? Non, ça ne peut pas l’être parce que je vois parfaitement que je n’ai aucun moyen d’échapper à ça, à la destruction totale et complète de ce monde. Parce qu’Azraël réplique, en nous regardant tous les deux. Je vais peut-être enfin savoir à quelle sauce je vais être bouffé.



Siegfried relève la tête, fronce les sourcils. Et moi je garde le silence, estomaqué. Je ne sais pas quoi faire, je ne sais pas quoi faire, je ne sais pas quoi faire, mon cerveau est sur off, là, tout de suite. Tu as dit, ça y est, voilà, tu as lâché la bombe et j’entends déjà le cliquetis des menottes résonner dans ma tête, le grincement d’une porte de prison. Je cherche, je cherche par tous les moyens une solution pour m’en sortir, sur un malentendu ça peut marcher, non ? On ne sait jamais. Non, j’ai beaucoup trop d’espoir et les larmes qui me montent aux yeux. Il faut pas ; Il faut pas, il faut pas qu’il sache, personne ne doit savoir, absolument personne, mais enfin est-ce que tu as perdu la tête ?! Mais je n’ai pas le temps de dire quoi que ce soit parce que le cheminement vers mon cerveau est trop long à venir, trop long, beaucoup trop long. Je regarde Siegfried qui réagit, à son tour, complètement dépassé par les évènements.

« Franchement mon pauvre, t’as un problème ! Qu’est ce que t’es au juste ? Un vendeur de canapé ? La concurrence a saisit le marcher ? T’es frustré ? Le patron t’a viré ? Bordel… Tu sais ce qu’il te faudrait ? Sincèrement… ! Une meuf. Tu t’envoie en l’air et ça détend. Tu pécho une fille, normal. Et tu l’emmènes dans le premier lieu que tu vois et tu l’as sautes. Ho non maisattend… »


Non, arrête, c’est insupportable, arrête, je t’en supplie. Je regarde Sieg, les yeux dans le vague, les yeux complètement perdus, en le suppliant, le suppliant simplement du regard d’arrêter ça, d’arrêter de parler, il ne faut plus. Laisses-toi aller si tu veux mais en silence, je t’en prie en silence, il ne faut plus en rajouter, plus en rajouter.

« Si ça se trouve t’en a une. Mais tu vas la voir en cachette parce qu’elle est grosse, moche et bête comme ses piiiiiieds…. »


Et il s’arrête. Me regarde. Regarde Azraël et me regarde à nouveau.

« … attend… attend deux minutes. T’as un problème. C’est… c’est lui… c’est… t’as pas de meuf. T’as pas de meuf ! »


Il rit. Son rire est un trille moqueur de quelqu’un qui sait, qui comprend mais qui n’atterrit pas encore de savoir s’il y a un danger éventuel ou non. Je ne regarde pas Azraël. Je ne regarde pas Siegfried, je ne regarde personne. Je me contente seulement de baisser la tête, couvert de honte. Je ne sais pas si je serais capable de parler, mais il le faut, il le faut pour rétablir le calme avant qu’Azraël se jette sur lui pour le désosser, parce que je sais que dans son état il va le faire et je ne peux plus bouger, je n’ai plus la force de vous séparer, battez-vous, entretuez vous si ça vous amuse. Mais laissez-moi en dehors de tout ça. Ça peut paraître lâche, mais j’ai raison, non ? Qu’est-ce que j’ai pu faire de si mal ? Engager un baby sitter et l’inviter de temps en temps, pour faire plaisir à mon fils ? C’est si mal que ça, si mal ? Garder certains problèmes pour moi et moi seul, en pensant que je pourrais les gérer, c’est mal aussi ? Vraiment ?

« ça y est ? Tu es satisfait ? Tu es content de toi, j’espère ? »

Ce n’est pas la voix de quelqu’un de furieux, c’est une voix blanche, blanche de douleur et blanche de frayeur parce que j’ai peur, si peur que j’en dégueulerais presque. Je n’ose pas regarder Siegfried dans les yeux. Parce que je te regarde toi Azraël, les yeux qui t’appellent au secours, tout simplement. Je ne sais pas quoi dire, je ne sais pas comment réagir. J’essaie, de vous parler à tous les deux, parce qu’il me semble que mes paroles ont réussi à stopper Azraël sur sa lancée à défoncer la gueule de Siegfried sous mon bureau. Je vous regarde, l’un après l’autre. Les yeux dans le vague total. Voilà, vous venez juste de me transformer en putain de loque. Une putain de loque absolument morte de peur. Comme un animal pris au piège par une martre, dans un terrier, qui sait qu’il va se faire saigner.

« Arrête Siegfried. Tu ne sais même pas de quoi tu parles. Aucun de vous deux ne savez. Vous… »


Je reprends mon souffle pour ne pas hurler, pour ne pas crier tout simplement de frustration, parce que je suis égaré quelque part entre la raison et le cauchemar.

« Vous avez passé la journée à vous battre pour de mauvaises raisons et maintenant ça devient… n’importe quoi. Il faut que vous arrêtiez, il faut que ça s’arrête. »

C’est pas un ordre, c’est une supplique, tout simplement. Parce que si vous continuez je me fous par la fenêtre, ça ira plus vite. Je tourne la tête vers toi, Aza, vers toi parce que tu es le seul détenteur de la solution finale, m’achever ou sauver la situation. C’est à toi de voir si ce pugilat se poursuit ou si on discute, parce que discuter on peut, on peut tu vois. Je sais que Sieg le fera, je sais qu’il discutera. Mais toi ? Un murmure. Un seul petit murmure, misérable.

« S’il te plait, Aza. S’il te plait. »

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MessageSujet: Re: Je parie que ta meuf est grosse et moche. [Porter/Aza/Sieg]   Sam 20 Sep - 1:17

Sa cervelle n’avait plus aucune prise sur la situation. L’émotion et la colère aveuglait sa vue, non pas celle qui lui servait de voir son environnement, mais bien celle qui l’aidait à interpréter le comportement de ses semblables : sa clairvoyance. Il aurait dû voir tous ces petits signes qui trahissaient un interdit.
Mais il ne voit rien. Il se rappelle du tourbillon de violence qui balaya tout le bon sens dont il pouvait faire preuve. Ses poings  se serrent en repensant à toutes ces crasses que tous deux ont échangées au cours de cette merveilleuse journée. Petite ordure…
 
 
Les cours n’ont pas encore commencés qu’il sait d’avance qu’aucunes connaissances ne s’inscrira dans son esprit. Concentré, il ne l’était que pour une seule et unique chose : rendre la monnaie de sa pièce à Azraël. Il n’était plus compagnon de chambre ni un collègue Rho Kappa mais un ennemi fatal du même acabit que… que ces braqueurs. Voilà. Les quelques coups échangés sur le sol de leur chambre lui rappelle cet épisode de sa vie qu’il aurait voulu éradiquer à coup de rails de coke histoire de s’abrutir au possible dans un univers coloré qui lui appartenait à lui seul. Mais voilà, les souvenirs vous restent collé au derche et vous suit partout : dans vos rêves, dans les cours du matin, pendant le repas de midi, les chiottes, les  coups du soir… votre ombre s’imprègne de votre souffrance et ne vous lâche pas d’une semelle. On n’est pas dans Peter Pan : l’ombre ne se détache pas de vos pieds, elle reste cousue à vous d’un fil indestructible.
Cet abruti avait ouvert une brèche qu’il mettra longtemps à refermer. Enfoiré ! Pas de chance pour lui car Siegfried n’est pas homme à se laisser faire malgré sa fuite immédiate. Cela ne fait qu’une petite demi-heure que la bataille a commencé et déjà, il ressent le besoin viscérale de se venger. Et c’est ce qu’il fait au détour d’un couloir. Sa main surgit de nulle part et attrape le col de ce sale type et lui colle une châtaigne au coin de la gueule. J’espère que t’as faim, je peux t’en foutre plein d’autre en même temps. Un pain aussi, pas de problème. Sonné, à terre, il regarde Siegfried, un œil luisant d’une lueur horriblement noire. Il semblait avoir changé de couleur d’yeux en l’espace d’un court  instant. Les miracles génétiques… dans tous les cas, Siegfried se retient de lui bousiller deux ou trois côtes. Non, il a mieux. Il se penche et l’attrape par un pied et le traine à travers le couloir sous les sourires moqueurs de certains élèves. Azraël n’est plus qu’un vulgaire sac à merde qu’il va jeter dans un cagibi puant le désinfectant pour sol. Il le jette à l’intérieur, sans savoir que les lieux exigus et obscurs ont le don de faire naitre des cauchemars traumatisants. Cela, Siegfried l’ignore et c’est pour cela qu’il coince la porte à l’aide d’une chaise. Il ne s’en rend pas compte, mais il est pris d’un fou rire tonitruant. Il perd la raison et le sens des réalités. Ses yeux ne lâchent pas la porte des yeux. Les coups se font entendre. Vas’y cogne, tu n’en sortiras pas. Siegfried pense pouvoir s’en tirer parfaitement, mais… non. Tandis qu’il tourne les talons, fier de sa petite plaisanterie, les gonds de la porte explose. Le jeune français ne comprend pas car avant même qu’il ait le temps de se retourner, une main l’attrape fermement par les cheveux qu’il porte mi-long – Ô âme fourbe !- et lui écrase la tête contre un casier à trois reprises ponctuées chacun par un hurlement : TU-ME FAIS –CHIER !
Aie.
La tempe meurtrie, les cheveux décoiffés, il reste un moment appuyé contre le casier. Il sent la poigne d’Azraël le retenir encore par les cheveux, la poigne toujours plus forte, prêt à lui écraser le crâne contre la taule de la porte grise qu’il s’est mangé avec amour, la sonnerie de début de cours retentit. C’est la trêve mais tous deux comprennent que cela ne s’arrêta pas là. Siegfried grogne un terrible « Tu ne l’emporteras pas au paradis… » mais les derniers mots sont perdus car Azraël ne manque pas de lui éclater la tempe une nouvelle fois. Il le lâche et se casse. Siegfried se dirige vers les chiottes – des filles- en titubant, tentant tant bien que mal de ne pas se laisser inonder par cette marée noire de rage et de violence. L’eau qu’il se passe dans le visage nettoie le sang qui coule de son arcade sourcilière et de son nez mais n’efface pas cette expression de pure colère qui tord ses traits. Pourtant, à sa grande surprise, lorsqu’il lève sa tête vers son reflet, il surprend un étrange sourire en coin sur son visage qui ne lui ressemble pas.
Trophime, je te félicite car tu vas réussir à me faire bander.
Il lâche un rire étrange et malsain, ce qui fait fuir la jeune fille qui vient de rentrer dans les toilettes en murmurant « Mais quel malade ! ».
 
 
Il y a quelque chose qui se passe ici. Quelque chose qu’il ne comprend pas encore. D’étrange. Les mots ne sont pas clairs et ce pour différentes raisons. D’abord sa colère. Elle est là, présente sous la tension de sa peau et le menace d’agir en gestes inconsidérés. Des coups de feux plus retentissants que jamais lui vrille la tête. Mal de crâne. Trophime, fils de pute, tu ne sais pas à quel point cette situation me rend dingue. Mais tu t’en fous… Oui ce type se fichait éperdument de sa gueule. Etrange comme certaines personnes que l’on pensait fiable et sympa se transformaient lors d’événements. Comment ce sale petit rat avait eu cette idée saugrenue de lui balancer une chaise dans la gueule pour ensuite le harceler toute la journée ? Bon, il faut admettre que Siegfried avait répondu à ses provocations avec un malin plaisir. Mais ce n’était pas fini. C’était là le problème : ce n’était pas fini ! Mais quand est ce que ce corps fatigué ordonnera à cet esprit vengeur de se calmer ?
Laissez cela à Kyle.
 
D’ailleurs, ses yeux s’assombrissent d’étonnement lorsqu’ils se posent sur la main sanglante et boursouflés d’Azraël. Siegfried le voit se tourner vers lui et peux apercevoir un sourire moqueur, presque fier, s’afficher au coin de ses lèvres.
Je suis fier de mon œuvre et je peux même recommencer sur l’autre main. Tout de suite.
Mais le médecin pousse la gueulante, dépassé par les évènements, ce qui fait sursauter le français. Wow. Pourquoi une telle réaction… ? Ce n’est qu’une bagarre entre étudiants, rien de  grave. Rien de grave… si, beaucoup. Siegfried ne mesure pas encore toute l’ampleur du problème qui se déroule sous ses yeux. Pourquoi Kyle a-t-il une expression furieuse sur son visage en fixant Azraël ? C’est trop bizarre. Totalement… il se passe quelque chose mais cette chose discrète reste invisible aux yeux aveugles de la bête enragée. D’ailleurs, ses yeux admirent cette main sanglante, boursoufflée, abimée par ses coups de fourchette intempestifs. Combien de coups ? Il ne savait plus. Tant qu’il le pouvait en tout cas. En tout cas, c’était un nombre à deux chiffres, c’est déjà ça.
Mais malgré cette pointe de fierté qui ne lui ressemble pas, sa voix se fait entendre dans le cabinet. Son corps tremblant menaçait de se déchirer à coup de mouvement d’humeur. Les hurlements  se poursuivent entre ces deux idiots.
 
« TENTE TOUJOURS AVEC TA BITE DE LA TAILLE D'UN CRAYON Y'A PEU DE CHANCE QUE JE LA SENTE TRISOMIQUE DE MES DEUX ! ET PAS BESOIN DE FAIRE TA MIJAUREE, CA SE VOIT TOUT DE SUITE QUE T’AIMES MIEUX TE FAIRE METTRE QUE L’INVERSE ! »
 
Grand blanc. Au fil des mots, le regard de Siegfried se fait plus durs, plus intenses et plus noirs. Il veut lui en foutre une. Non deux… non quatre ! Douze ! Vingt-trois ! A ces insultes hurlées dans une rage qu’il ne comprenait pas, il ne  répondit qu’un « Je vais te tuer… ». Un souffle, une promesse. Parce que la violence bouillonnait son sang. Je vais te tuer. Son poing se ferma, se rouvrit, se rétracta, s’amplifia… si tu savais ce que je suis capable de faire à cet instant même  où je te regarde hurler comme un putois ! Le pire, c’est que je n’ai même plus de raison. Il faut qu’à présent que quelqu’un, n’importe qui me retienne sinon je sens que je vais commettre un crime. Et ce n’est pas une blague ! Je le verrais avec un plaisir non dissimulé.
Mais Porter passe ses bras autour de son corps et le retient de justesse. Il tente de se délivrer, comme un poisson hors de l’eau. Il hurle dans sa tête : laissez-moi, je veux le tuer. Je ne sais pas pourquoi mais  mes deux couilles me disent de le faire. J’obéis à mes pulsions violentes de mâle en mal de violence et de domination. Je n’ai jamais ressenti ça et je dois dire que ça me fait BANDER !
Ses mains se posent sur celles de Porter et les serre. Il se débat, mourant d’envie de tuer cet enfoirée, de planter ses ongles à lui dans ses yeux et les arracher de ses orbites pour les faire bouffer… ! Siegfried oublie la peur du contact physique du médecin et tenta de lui écraser le pied afin de se libérer de son étreinte mais c’est sans compter sa rapidité. Stupéfait, Siegfried se sent rejeté dans la direction opposée à Azraël. Ce type avait un but : séparer les deux chiens de combat. Siegfried voulut braver ses ordres mais se retint immédiatement en voyant le poing serré du médecin. Il lui jeta un coup d’œil frustré mêlé à de la fureur. Les yeux de Kyle ne plaisantaient pas. Tu te souviens de cette fameuse soirée où nos deux fantômes se sont croisés ? Tu te souviens lorsque je t’ai plaqué contre le mur ? Tu m’as obéit. Et là, tu vas faire la même chose. Obéis, c’est un ordre.
 
« Siegfried, tu vas poser ton cul sur cette chaise immédiatement et tu l’a FERMES ! 
-JE NE LA FERMERAIS PAS ! »
 
C’était viscéral. Rien n’allait, tout débloquait dans sa tête. D’ailleurs, il refait quelques pas vers l’autre enculé mais la voix de Porter lui sonne dans la tête. Obéis.
« Oh si, tu vas la fermer parce que si tu l’as boucles pas, je te fais virer deux semaines ! »
Frissons. Une menace ! Mais il me prend pour Ollie  ou quoi ? Siegfried lui lance un regard furieux. Ca,c’est… c’est bas ! Il se prend à hésiter.  Merde… pourtant, les cours, ce n’est pas comme s’il les suivait. Enfin… ce n’était plus comme lorsqu’il avait 14 ans, au devant des rangs, attentifs aux discours des professeurs. Alors pourquoi cette menace avait-elle de l’effet sur lui ? Ses yeux brillent toujours autant mais il finit par obéir, le poing serré. Ses yeux furibonds se fichèrent dans ceux de Kyle mais il les baissa bien vite.
Vous êtes si impressionnants… moi qui n’a plus courbé l’échine devant un adulte depuis deux ans ! Cela me fait chier en apparence. Mais au fond, je me rend compte que c’est quelque chose qui me manque. Je me sens comme Ollie, le premier soir où je suis venu, lorsque sa télé a quitté sa chambre. Je te réponds, je suis insolent avec toi… j’ai déjà testé tes limites et je m’y suis heurté. Violemment. D’autres m’auraient rejetés. Mais toi… toi me forces à t’obéir. Sans discuter. Alors je baisse les yeux comme un enfant boudeur mais je t’obéis et Cela me frustre. J’obéis à cette attraction parce que cela me rassure. Je t’obéis parce que si je continue à agir comme je le fais, je ferais une connerie monumentale.
Siegfried pinça les lèvres et se dirigea vers sa  chaise. Mais Porter donne déjà un ordre à Azraël. Ce dernier semblait en colère… tellement en colère ! Les deux Rho Kappa semblaient être parcourus d’une colère légitime.
Siegfried se dirigea vers le bureau de Kyle Porter, non sans jeter un œil furax sur l’autre Rho Kappa. Sale chien de merde. T’as de la chance que Kyle soit aussi… aussi… je ne sais pas quel mot employé. Tu as de la chance, c’est tout. Parce que plus tard, je regretterais cette image de moi-même que je lui ai donné.
Mais les mots prononcés par Azraël sont étranges. Siegfried les écoute… ce qui passe sous son nez, c’est une situation extrême et pleine de danger. Mais il ne voit rien. Pas encore… les mots s’inscrivent mais deviennent invisible pour un moment.
 
« Va te faire foutre. Ok ? Tu peux t'enfoncer autant de balais que tu veux dans le Rectum et même faire l'avion avec si ca te chante. Maintenant on va la faire courte vu que monsieur veux des explications. Ca me débecte de savoir ce que vous foutez ensemble. C'est à lui que tu parles maintenant ? Il à l'oreille attentive au moins ? »
 
Stupéfiant… était-ce… à cause de leurs discussions à propos de livres et de films ? Attend mon gars, Siegfried ramène l’enfant à son père pour ensuite passer un moment sympathique en leur compagnie. Quel problème là dedans ? Que se passe-t-il ? Pourquoi réagit-t-il ainsi ? Siegfried soupire avec exaspération et s’assied dans la chaise de Kyle, derrière le bureau. Il faisait  mine de l’ignorer. Connard, je t’emmerde. Arrête de miauler, un dirait un chat de gouttière coincé dans un arbre. Espèce d’imbécile.
La colère faisait encore son œuvre. Le confort du fauteuil l’apaise un chouia mais pas assez pour éteindre les flammes de ses yeux. Il parle encore tandis que Siegfried prend ses aises, non sans lâcher cet enculé des yeux.
Bon ça suffit… Siegfried, la colère te reprend. Ta main droite, elle tremble. C’est mauvais signe. Les tremblements se prolongent dans le bras entier. Alors il décide de se calmer et pour cela il n’y avait qu’une solution. Elle se trouvait dans son sac et franchement, c’était la seule chose qui baisserait  la tension pour le moment. Il resta silencieux et attrapa son sac dont il ouvrit la poche extérieure. Il en sortit une boite à cigarette. Non, le Rho Kappa ne fumait pas. C’était  mauvais pour le souffle, et le souffle, il en avait besoin dans les activités sportives. Pourtant, il en sortit un joint. Ca calme la douleur, ça endort la colère, bref, en route pour le monde des rêves éveillés.
Ses doigts se saisissent du zippo noir posé sur le bureau de Kyle. Il doit rallumer la flamme à plusieurs reprises. Garde ton sang-froid bordel. Calme le feu… il vaut mieux pour toi, sinon ça ira trop loin. 
 
« Mais qu’est ce que tu racontes bordel… tu devrais te faire une meuf putain… ça te détendrait mais d’une puissance… ! Ou alors… »
 
Première bouffée. Hummmm… bordel… c’est de la bonne, saisit d’un loooong frisson. Ses deux doigts qui tenaient le joint tremblaient encore mais légèrement. Continuez à vous battre. Siegfried préfère se barrer dans Bordeciel. Il soupire, les fixe tous les deux. Il commence à sentir la douleur envahir tout son corps. Le calme se réinstalle peu à peu. Il le faut… il s’y efforce. Garder le contrôle, c’était son truc. Mais malheureusement, quelques surprises ne tardent pas à être dévoilées.
 
 
Il releva la tête. Attendez… quoi ? Siegfried fronçait les sourcils. Attendez… d’abord des regards, puis des mots étranges, des mots qu’on échange quand on… quand on… rien à faire, les mots  ne venaient pas, comme si l’affaire dont il était question était si énorme qu’il ne l’a voyait pas. Paradoxal n’est ce pas ? Siegfried regardait les deux protagonistes de cette tragédie à l’antique.
Il n’était pas sur de tout comprendre. Mais… c’était vraiment une question de canapé ? Que faisait-on surun divan ? Bon, dvd. GoT. Dormir, sieste… rien d’autre ! Qu’est ce qu’il veut dire ? Mais que veux tu dire par là ? Qu’est ce qu’il se passe ? Une image étrange s’impose dans son esprit mais il l’a rejette.
Naaoooooonnnnn… ! N’importe quoi, c’est quoi ce délire ?
 
« Franchement mon pauvre, t’as un problème ! Qu’est ce que t’es au juste ? Un vendeur de canapé ? La  concurrence a saisit le marcher ? T’es frustré ? Le patron t’a viré ? Bordel… » Il soupira et releva les yeux vers lui, et lui jeta ces mots en face « Tu sais ce qu’il te faudrait ? Sincérement… !Une meuf. Tu t’envois en l’air et ça détend. Tu péchos une fille, normal. Et tu l’emmènes dans le premier lieu que tu vois et tu l’as sautes. Ho non maisattend… » il s’interrompit et pencha la tête de  côté, un sourire moqueur sur le visage
« Si ça se trouve t’en a une. Mais tu vas la voir en cachette parce qu’elle est grosse, moche et bête comme ses piiiiiieds…. »
 

 
 
                                                                   
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MessageSujet: Re: Je parie que ta meuf est grosse et moche. [Porter/Aza/Sieg]   Ven 19 Sep - 0:39

Il est confortable comment ton canap, Porter ? Alors tu vas répondre oui ou merde ? Ca me débecte, tu me débecte, vous me débectez tout les deux, et j'ai envie de me pendre, et de te tuer, et de pleurer et d'hurler. Mais je pleurerais pas ici, je pleurerais pas devant toi, ni devant lui, par contre, vous allez m'entendre, ca je vous le jure. L'autre serre les poings a s'en péter les jointures. Si seulement ca pouvait etre vrai. Dis, t'aurais les phalanges qui sortiraient ? Si oui j'arracherais ca avec les dents et je te les planterais dans le trou du cul, fond de capote usagé.

« Bordel… mais c’est quoi ton putain de problème ? »

"C'EST TOI MON PUTAIN DE PROBLEME"

Meurs gros con, gros débile, meurs, crève, crève en enfer, si t'étais pas au courant que Porter allait déjà coucher ailleurs c'est pas mon problème, il est à moi, a moi BORDEL, et toi tu vas pas y toucher parce que je vais te trouer la peau et te transformer en passoire, j'viendrais pisser sur toi et ca sortira par tout les trous.

L'autre connard me pointe du doigt. Pas l'infirmier, l'autre. Tous des cons. J'ai envie de m'en saisir et de tirer fort vers le haut pour l'entendre craquer. Ca fera un bruit de poulet Aldi, se sera rigolo.

« Ce type… m’a couru après TOUTE la journée. Du matin… au soir… alors… si jamais, c’est une histoire de canapé ou je ne sais quoi… si c’est pour une MERDE, alors… il faudra bien plus… qu’une petite infirmerie et d’un simple docteur parce que JE VAIS TE L’ENFONCER DROIT DANS LE FION ENCULE DE MERDE ! »

"TENTE TOUJOURS AVEC TA BITE DE LA TAILLE D'UN CRAYON Y'A PEU DE CHANCE QUE JE LA SENTE TRISOMIQUE DE MES DEUX ! ET PAS BESOIN DE FAIRE TA MIJAUREE, CA SE VOIT TOUT DE SUITE QUE T’AIMES MIEUX TE FAIRE METTRE QUE L’INVERSE !"

Je vais. Lui. faire. la. peau. Je marche droit sur lui mais Porter est au milieu, comme d'habitude, il est toujours au milieu, il m'emmerde, il me GONFLE. Il me sort par les yeux et je le pousse, oui, j'en ai rien a foutre, juste, barre toi. Je suis a deux doigts d'attraper l'autre salaud et Porter fait barrage de son corps. Et je recule. Protège le, ton suppot de canap'. J'ai envie de vomir. Vomir.

« Siegfried, tu vas poser ton cul sur cette chaise immédiatement. Et tu la FERMES.
- JE NE LA FERMERAI PAS ! »

Ben t'as raison, garde là grande ouverte, et les dents en avant s'il te plait, se sera bien mieux quand je te défoncerais la bouche a coup de Rangers.

« Oh si, tu vas la fermer parce que si tu la boucles pas, je te fais virer deux semaines !
- Ho… Ho… vous ne le feriez pas…
- Combien tu paries ? »

Vire moi aussi tant que t'y es. Mais je me la ramène pas plus, je la ferme, parce que si j'ai continué a taper sur Siegfried toute la journée, c'est qu'il est venu chercher la suite, et après, y'a des choses qui ne sont pas passés.
--------
Il me choppe par le col, je me mange le mur. Le béton est aromatisé à la merde ou je m'y connais pas. Il me cogne, je termine par terre, et je sens qu'on me traîne sur le sol. J'essaie de me rattraper, quelque part, n'importe ou, sans y arriver. La porte d'un placard. Mes yeux se dilatent, je me met à gueuler, lui ca le fait rire comme un dément et me voilà enfermé, dans le noir, dans un putain de placard. Je met une seconde à reprendre mon souffle. Puis je panique, d'abord, très vite, d'un coup. Je ne crie pas, parce que j'entend des cris. Je me contente de me relever, et de me jeter contre la porte. Une fois. Deux fois. Encore. Et encore. Jusqu'a ce qu'elle sorte de ses gonds, jusqu'à ce qu'elle s'ouvre, la chaise que ce petit enculé avait calé contre par terre un peu plus loin.

--------

Enfin je lui souhaite quand même pas de se faire renvoyer. Je me le souhaite pas non plus.

Mais oui.

Tu vas l'assumer, cette histoire, parole. T'avance encore, moi je recule, et tu me dis que c'est ridicule. Et ma main part toute seule, droit contre ton visage, qui bascule un peu. Sieg saute sur ses pieds et se met à gueuler. Toi tu me fixes sans comprendre, mais y'a de la colère, tellement de colère dans ton regard, et moi je dit bien distinctement "C'est fini" Et c'est ta main qui fait le retour contre ma joue. Et je te saute à la figure. Littéralement. Les deux pieds en avant, et mon front heurte le tien, ca fait un bruit de cloche, et tu pars en arrière, un peu sonné. Sieg me tombe dessus, encore, et ca continue, c'est sans fin, mais je m'en fout, j'ai plus faim de vous moi, alors je vais m'apaiser les poings contre votre cuir, mes agneaux, votre futur canap', il sera rouge.

Porter revient à la charge et ca tombe bien, c'est surtout lui que je veux cogner. Il m'attrape le poignet, et moi j'attrape sa gorge. Et je serre, serre, serre, serre.

Mais non. Non, je ne serre pas. Je ne serre pas.

Non, je m'en vais. Parce que je n'ai rien, rien à leur dire, rien à leur répondre, parce que cette situation me dépasse, Porter me dépasse sur ce coup là, parce que le poivre dans le café, ca a l'air d'une blague carambar à coté de ca. Alors j'ai juste plus rien à faire ici. Je tourne les talons. Sieg gueule "TU VAS REPONDRE SALE TAPETTE ?" et Porter avec son ton digne de gros batard grogne un truc du genre "Si tu passes cette porte tu vas le regretter" Je me retourne à demi et leur présente mon doigt. C'est celui du milieu, et il est dressé en triomphe pour qu'ils l'apprécient mieux. Ils ont l'air de le trouver à leur gout, ca glapit a qui mieux mieux. Moi je choppe mon sac que j'avais envoyé bouler dans un coin, et je passe la porte sans un regard en arrière.


Mais non. Ca non plus. J'ai pas bougé, pas bougé, sonné. Par la violence maladive de Siegfried, la même que celle de Porter, la même, on est de jour, en plein cauchemard, ca a tellement a voir entre eux que ca me fait mal, d'un coup, là, très fort, à la poitrine. Ca me donne envie de hurler.

Le regard de Porter tombe sur ma main. Je la ferme et serre le poing. Oui, ca fait mal. Je m'en tape. Ok ?

« Et toi, tu vas me montrer ta main. NE DISCUTE PAS. Si tu bouges, t’en prends une, c’est promis. T’as suffisamment foutu la merde comme ça, bouge pas maintenant. »

Il est moralisateur en plus ! Vous enfilez des perles sur ton canap' dis moi ? Et après tu les vend tes colliers ? Oh non suis-je bête tu les passes autour du cou d'Ollie. Le charmant garcon. Tu lui marques, sur tes bouts de capote, la date et l'heure ou lui aussi il est tenu à une partie et seulement une partie de l'histoire ? Alors ?

"Va te faire foutre. Ok ? Tu peux t'enfoncer autant de balais que tu veux dans le Rectum et même faire l'avion avec si ca te chante. Maintenant on va la faire courte vu que monsieur veux des explications. Ca me débecte de savoir ce que vous foutez ensemble. C'est a lui que tu parles maintenant ? Il à l'oreille attentive au moins ?"

Puis j'enchaîne, quelques mots a voix basse, seulement pour eux deux. Ils entendent très bien, faut pas croire.



J'ai parlé d'une voix étonnament calme. Mais quand Porter avance, moi je recule. Parce que je ne veux pas qu'il me touche. Sieg il fait la carpe coï une ou deux fois, dans le vide, comme ca, sans rien dire de mieux. Je me doute qu'il va se remettre à gueuler, il a l'air plutôt bon dans le genre mégaphone. Je m'en balance. Il a atteind une zone de non droit pour moi, et c'est inadmissible, qu'il soit toujours en train de respirer.
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MessageSujet: Re: Je parie que ta meuf est grosse et moche. [Porter/Aza/Sieg]   Jeu 18 Sep - 22:36

Il y a Siegfried, les yeux furieux, le regard noir qui semble vouloir tuer tout ce qui passe d’un seul regard. Moi-même, j’en prends pour mon grade au moment où le pion se décide à le lâcher pour s’en aller. Je sais que je ne pourrais pas maintenir la paix encore bien longtemps, parce que Siegfried a le regard d’un assassin. Et celui qu’il veut assassiner, c’est son voisin et apparemment, son colocataire de chambre, d’après ce que j’ai compris des explications de Monsieur Muscles, là. J’avais prévu de l’appeler demain, pour qu’il garde Ollie lundi soir. Histoire de ne pas perdre le rythme, m’voyez. Je lui avais également demandé gentiment s’il pouvait m’amener Skyrim, histoire que je puisse le tester ; je n’avais jamais vu mon fils aussi heureux sauf le jour où je lui offris la collection complète des Michel Vaillant. Bref. J’ai prévu tout ça, mais je n’ai certainement pas prévu de nettoyer ses plaies ouvertes, provoquées visiblement par des coups, et des choses plus ou moins tranchantes. Pire encore, les fringues. Il est vraiment dans un sale état. Et puis il y a Azraël, Azraël et son habituelle tête du type qui voudrait créer un génocide, Azraël et son œil au beurre noir, qui ne me lâche pas des yeux, inquisiteur, furieux, véritablement furieux. Une colère silencieuse qui n’attend qu’à éclater, parce qu’apparemment, on a dû trouver la faille chez lui pour qu’il soit capable de la fermer. Tu as l’air d’un abruti, tu l’es en fait. Parce que je ne sais pas pourquoi vous vous retrouvez ici tous les deux, mais je crois le comprendre et ça me rend fou, complètement fou. Surtout quand les hostilités sont relancées au moment où je demande ce qui a bien pu se passer. Siegfried met un grand coup de poing sur la table et gueule, furieux, menaçant. Bon, adieu mon presse papier en verre qui manque de s’éclater contre son front. Siegfried esquive et chope le premier truc qui lui passe sous la main, un stylo qu’il éclate sur mon bureau. Je comprends rapidement que ces objets-là ne doivent pas être les seuls à avoir été les victimes de la mésentente de ces deux-là.

Je me jette en avant au moment où Azraël se précipite sur Siegfried. D’abord, les séparer, ensuite s’expliquer. Je suis absolument furax parce que je ne devrais même pas demander ce qu’il se passe, je le SAIS et c’est d’autant plus insupportable que d’habitude il n’y a que deux personnes dans une bonne engueulade où on peut parler à cœur ouvert. Là, non, c’est absolument impossible. Alors j’attrape Azraël par le col et l’envoie valser plus loin avec une satisfaction non feinte. Abominable petit salopard, t’as fini par péter ton câble, hein ? Je l’aurais parié et pourtant je n’ai rien fait. Je me prends à m’auto flageller en même temps que je l’attrape. Il me repousse derechef, un peu comme si j’étais un morpion, dégoûté par mon simple contact. Je ne vois que sa main. Sa main qui est rouge, et qui porte des traces ouvertes d’un coup de fourchette. Mon regard s’attarde vers Siegfried. Je suis littéralement estomaqué. Mais ces deux-là sont de vrais fous furieux.

Tout ça me dépasse tellement que je me fous à gueuler.
"C'EST QUOI CE BORDEL ? CA SUFFIT !"

Le murmure rauque d’Azraël résonne dans la pièce, pas assez fort mais suffisamment pour que je l’entende, cette menace, suffisamment pour que je constate que sa main est vraiment salement amochée, et que son visage parait celui d’un enfant battu. Bien joué Siegfried, même moi en le cognant deux ou trois fois je n’ai jamais réussi à faire ça. « Si tu me touches encore, je te tue. » Non, tu n’en feras rien, et tu le sais aussi bien que moi. Toute la fureur du monde ne pourra rien contre mes compresses, alors tu fermes ta gueule, tu fermes juste bien ta gueule. Nos regards se croisent, se jaugent, s’affrontent, parce que c’est encore le concours de celui qui aura la plus grosse bite, et bien que ça me fatigue, je me sens d’humeur sportive ce soir, suffisamment en tout cas pour te tenir tête. Mais la phrase suivante me fait totalement blêmir, parce que le regard et les oreilles de Siegfried suivent tout cet échange silencieux et glacial, un bras de fer avec les pupilles. Je te déteste, je te déteste toi et ta sale manie de toujours me foutre dans la merde, sale gosse irresponsable. La réponse est froide, aussi froide que ton regard, parce que j’en ai marre, totalement marre, tu vois ?


« C’est quoi le problème ?

- Il est confortable comment ton canap, Porter ? Enfin je devrais demander à Sieg, il a l’air pas mal informé. Je continue ou tu veux que je t’écrive QUE T’ES UN PUTAIN DE GROS CON ? »


Ah, on y est alors. C’est bien ce que je pensais. Oui, voilà Aza, je te présente mon baby sitter. Et donc, tu préfères tabasser ce pauvre garçon, tout ça pour quoi ? Parce que tu n’as plus l’exclusivité totale ? C’est compréhensible, mais ça m’énerve. Parce que tant d’égocentrisme me dépasse. Je te regarde avec des yeux qui te crient : « si tu la fermes pas maintenant je t’arrache la langue » pendant que Siegfried reprend, tremblant.

« Ce type… m’a couru après TOUTE la journée. Du matin… au soir… alors… si jamais, c’est une histoire de canapé ou je ne sais quoi… si c’est pour une MERDE, alors… il faudra bien plus… qu’une petite infirmerie et d’un simple docteur parce que JE VAIS TE L’ENFONCER DROIT DANS LE FION ENCULE DE MERDE ! »


Il se lève, furieux et Azraël réplique, debout à son tour. Je fais barrage mais la lutte verbale se poursuit.

"TENTE TOUJOURS AVEC TA BITE DE LA TAILLE D'UN CRAYON Y'A PEU DE CHANCE QUE JE LA SENTE TRISOMIQUE DE MES DEUX ! ET PAS BESOIN DE FAIRE TA MIJAUREE, CA SE VOIT TOUT DE SUITE QUE T’AIMES MIEUX TE FAIRE METTRE QUE L’INVERSE !"


Je me fous de nouveau entre les deux, en soupirant. Les deux semblent se jeter sur moi d’un seul coup, et je me retrouve à ceinturer Siegfried tout en intimant à Azraël, avec le regard, de ne pas en rajouter. Il faut empêcher ça tout de suite, et tout seul je suis quasiment impuissant. La force du jeune homme est décuplée par la colère. Mais je m’en fous. Je le pousse un bon coup dans la direction opposée, et il ne bouge plus, parce qu’il a vu mon poing se serrer. Parfait, vous voulez vous battre ? Moi aussi je peux le faire. J’ai horreur de ça mais je peux le faire. Bon, tu peux croire à une histoire de canapé, mais tout ça on en reparlera plus tard, on s’est d’accord, coco ? Là pour le moment…

« Siegfried, tu vas poser ton cul sur cette chaise immédiatement. Et tu la FERMES.

- JE NE LA FERMERAI PAS ! »


Il est furibard, il a perdu le contrôle. Je me rends compte que je ne peux pas y faire grand-chose, seule la menace peut être efficace. Alors je me mets à gronder, furieux moi aussi. Putain, déjà que ma journée était bien crevante, voilà que ces deux cons décidaient de m’achever.

« Oh si, tu vas la fermer parce que si tu la boucles pas, je te fais virer deux semaines !

- Ho… Ho… vous ne le feriez pas…

- Combien tu paries ? »

Le jeune homme semble bien vouloir s’exécuter, tremblant sous l’effet de la fureur. Je commence à comprendre pourquoi. Le braquage n’est pas si loin et il s’est tout de même trouvé bien amoché, salement amoché. Deux semaines plus tard, voilà qu’un lutin à face de rat décide de lui sauter dessus pour une raison connue seulement de lui. La réponse ne s’est pas faite attendre, visiblement, parce que mon regard se pose encore sur la main d’Aza. C’est moche, pas désinfecté et ça doit être atrocement douloureux. Ça me dégoute vachement, aussi, comme d’habitude. La vue du sang et des plaies m’a toujours répugné, pas mal pour un médecin, hein ? Mais je fais comme d’habitude, je prends une bonne inspiration. Et je me tourne vers lui, complètement. Voilà, on a calmé le plus facile. On s’attaque au boss final, comme dirait Sieg. Et dans le genre difficile, je songe avec un sourire intérieur que je n’aurais pas d’autre choix que de cheater, à ce stade. Je grogne, hors de moi cette fois. Parce que si je pouvais te tuer avec le regard, tu ne serais qu’un petit tas de cendre, sale môme capricieux. Je sais que tu n’es plus maître de toi-même, mais je dois essayer, même si j’ai conscience que c’est peine perdue. Peine perdue parce que je vois ce qu’il y a dans ton regard. Même si j’ai du mal à le comprendre.

« Et toi, tu vas me montrer ta main. NE DISCUTE PAS. Si tu bouges, t’en prends une, c’est promis. T’as suffisamment foutu la merde comme ça, bouge pas maintenant. »

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MessageSujet: Re: Je parie que ta meuf est grosse et moche. [Porter/Aza/Sieg]   Jeu 18 Sep - 15:53

Emergent d’une grande plaine de cauchemars tous plus hideux les uns que les autres, Siegfried émergeait. Doucement certes. Mais surement. Il fallait bien. Après une prise de tête légérement musclée avec le chef des Rho Kappa et une tentative stupide de faire « comme si rien ne s’était passé », Siegfried passa quelques jours en ermite dans la petite maison de Connie, seul. La jeune femme s’était absentée deux semaines afin de retourner en Arizona, ce qui lui avait accordé assez d’intimité durant ces quelques jours où il put se détendre.
Face à ses vieux démons.
Mais la solitude ne lui allait pas si bien que ça. Cela est une autre histoire, vous le saurez une autre fois. L’important était que le jeune français reprenne le chemin des cours au bout d’une semaine tumultueuse. Il savait que le temps ferait son œuvre, que le souvenir du braquage s’évaporerait mais il savait aussi que ce travail supplémentaire sera long et difficile. Des bruits et des sensations l’angoissaient plus que de raisons. Les bruits de cliquetis par exemple. Un bref sursaut traversait son corps de toute part, comme pour lui rappeler que le braqueur se cachait peut-être, ici ou là, prêt à se venger de cet espèce de connard de gamin. Ou alors, les rares fois où il était entré dans un magasin. Chaque silhouette entrant lui semblait menaçante. Chaque être était capable de sortir un flingue et de le pointer sur tous les clients présents là. Une fois, alors que Siegfried avait fait un effort suprême de sortir de sa petite chambre, il s’était trainé jusqu’à la boulangerie. Mais à peine avait-il ouvert  la bouche pour demander deux baguettes de pain, qu’il sursaute en sentant une présence derrière lui. C’est alors qu’il reprit sa monnaie pour regagner ses couettes, bien caché dans ce nid rassurant et chaud comme une étreinte rassurante.
En pleurs, bien évidemment. Ce n’était pas pour rien qu’il s’était isolé de tout et de tout le monde. Pas question de retomber dans l’anonymat et la niaiserie comme en France. Autant rester ici et évacuer la peur, la douleur et les souvenirs, seul, recroquevillé sur le canapé du salon. Cela lui fit un bien fou… tout le monde a droit à son moment de faiblesse n’est ce pas ? D’ailleurs, il reçut de nombreuses visites. Notamment…. Son mentor, inquiet pour la santé de son puceau de compétition. Malgré un besoin ardent de solitude, Siegfried accueillit cette présence comme un cadeau. Il oublia bientôt les braqueurs et l’argent volé pour une courte soirée entre Rho Kappa, à échanger rire, sourires et blagues idiotes. A la fin de la soirée, le jeune français avait fini par déclare : C’est bon… je viendrais demain. On peut continuer les épreuves ? » . Ce à quoi Trey lui répondit « T’es sur vieux ? Tu te sens bien ? Si t’es pas prêt, on peut attendre… une heure ou deux ! ».
Les épreuves  sont infiniment plus aisées à surmonter lorsqu’une main se tend. Ce jour là, Siegfried comprit qu’il n’était pas seulement un membre lambda d’une confrérie, mais une future âme de champion, prêt à mener de nouvelles têtes vers le sommet de cette montagne qu’il gravissait en ce moment même. Ses collègues de confrérie l’accueillirent donc avec chaleur lors de son retour parmi eux.
 
Puis, il y avait Ollie. C’était à présent officiel : l’enfant s’était laissé apprivoisé par ses soins, lui qui avait tant envie de le faire sourire. Ollie… il sentait que sa mémoire n’effacerait sans doute jamais ces soirées où Porter… - Non, Kyle !- l’invitait à rester chez eux. La première fois, le jeune homme a du paraitre légèrement surpris… mais il suffisait de sentir les mains d’Ollie autour de son bras et ses yeux chocolat irrésistibles pour céder à cette embuscade. « Deux contre un, c’est déloyal. Mais je marche. » avait-il murmuré la première fois. Au diable cette solitude égoïste. Il préférait de loin profiter de la chaleur d’une famille proche que de retrouver la morne tiédeur de son lit. Aussi, il prit ses aises dans le canapé de Kyle, sans songer que sa présence dans son appartement lui vaudra l’impact violent d’un poing dans sa gueule.
Une familiarité s’installa entre l’infirmier et le gosse errant, une familiarité capable de lui donner tout ce dont il cherchait et dont il avait besoin pour avancer sur le chemin de son existence. Soirées télé devant Games of Thrones, débats enflammées autour des familles, cuisine française à la carte par ses soins… tout était là pour apaiser l’immonde bête qui le prenait aux tripes et l’encourageait d’obéir à ses instincts primitifs. Cet instinct, il l’avait senti, l’avait pris dès le moment où l’embout d’un flingue s’était posée sur son front, dès l’instant où le coup de crosse abattu sur la figure d’Ollie lui entailla la peau. Le sang, mince filet carmin, rappela à Siegfried les plus horribles souvenirs qu’il aura à se rappeler toute sa vie. Pauvre enfant…
Il s’était rappelé qu’après leur libération, il l’avait fermement enlacé, tout contre lui. L’enfant pleurait, lui aussi mais c’était sans doute le soulagement : vivants, ils étaient vivants. Non ! Il était vivant, lui. Blessé certes. Mais toujours sur terre, respirant le même air que lui. Il se souvenait que  son corps lui hurlait de se reposer. Epuisé, il n’avait songé qu’à s’endormir mais laisser Ollie seul lui lacérait l’âme. Aussi, installé prêt de son lit, en miettes, il attendit patiemment que Porter arriva, afin de passer le relais. Il se rappelait d’avoir entendu Kyle entrer dans la pièce. Il s’était tourné vers lui, et avait souri de soulagement. Enfin, vous êtes là Kyle. Je suis épuisé… Le noir envahit son champ de vision et son corps trouva enfin le repos du guerrier tant mérité.
 
Deux semaines et demi passèrent. Il reprenait doucement le chemin des cours, le chemin du baptême, le chemin tout court. Tout d’abord, il se faisait plus discret. Malgré la fatigue et l’envie de s’évader, il se faisait violence et ouvrait ses livres en fin de journée. Ses journées chargées l’épuisaient et écrasait sa démon intérieur, celui qui s’exacerba ce jour-là. Il le sentait ce démon, toujours plus. Et la victime de ses foudres s’en mordra les doigts, il l’espérait bien. Azraël Trophime.
Ce type, Rho Kappa, plutôt grand, visage à la fois fermé et rêveur, ne causait aucun problème. Chaque membre de la confrérie des sportifs se respectaient les uns des autres comme une grande famille grandissante. L’objectif était certes de s’amuser mais de se protéger mutuellement. L’humain n’est rien sans la solidarité et le respect. Et justement, les deux colocataires s’assuraient sécurité et discrétion. Leur relation ne dépassait pas les simples convenances et blagounettes gentilles du type « T’as une tâche, Pistâche » (mais légèrement modifié à coup de coussin ou de légers coups dans les côtes.). Déjà, parce qu’ils ne se croisaient que très peu. Azraël et Siegfried s’étaient bien trouvés comme colocataires. Leur complicité sous-jacente était la même que deux personnes partageant un secret. Pourtant, aucun d’eux ne s’était jamais livrés. Ils se contentaient de se couvrir mutuellement, histoire de ne pas se mouillé.
 
Cette journée-là resterait inscrite dans sa peau, dans sa mémoire. Le réveil fut difficile les premières minutes, mais Azraël l’aida à émerger d’un coup d’oreiller « Debout marmottes. ». Il se redresse au bout de dix bonnes minutes mais le colocataire passe du lit à la salle de bain, et de la salle de bain à l’armoire en pas dynamiques qui encourage le cavalier à mettre se mettre sur pied. Bordel… s’il avait su, il se serait dissimulé parmi ses couvertures et fermé sa gueule jusqu’à la veille.
Les deux jeunes gens ne discutaient pas souvent. Il valait mieux car le dialogue amenait sur le tapis les choses à ne pas dire. Siegfried appréciait sans le savoir ces silences et ces absences et se réjouissait que leurs secrets soient si bien gardé chacun de leur côté. Bien entendu, les absences répétées d’Azraël auraient du lui mettre la puce à l’oreille mais il était trop absorbés par ses soucis. De son côté, Azraël aurait très bien pu entendre des mots hâtifs en français perturber le sommeil de Siegfried. Ces maigres indices étaient relégués chacun dans un coin de la pièce, comme deux prisonniers ficelés et silencieux. Prisonniers qui finirent par briser leur lien et donner des coups de pieds dans la fourmillière qui commença à fourmiller de partout.
 
Dialogue. Siegfried se fait légèrement plus loquace. Debout, devant son armoire, il fait défiler les chemises et les tee-shirt sans vraiment les voir. Blanc cassé, rayures couleur chaudes, blanches… oui allez, optons pour cette chemise. D’un geste mou, il arracha le vêtement de son ceintre ainsi qu’une  veste sans manche en daim brun. Mais comme son jean est noir et qu’il a envie de couleurs aujourd’hui, il opte pour un débardeur vert pomme. Nulle doute que cette journée sera forte en sensation et pleine de couleur vive.
« Eh. » « Hum ? » « Tu dors pas souvent là non ? » « Baby-sitting. ». Amorce du conflit. Pourtant cela devrait amener à la discussion bâteau de « T’aimes les gosses ? » « nope, c’sst moche et ça crie. Toi ? » « J’en veux une dizaine. Onze si j’ai le temps et douze si l’état m’offre une villa ». Mais non, pas de débat sur les générations futures. « Cool, ça se passe bien ? » Question bâteau aussi. Siegfried ne répond pas immédiatement. Il croque dans un cookie dont les miettes lui piqueront les fesses le soir-même. Son estomac l’insulte « J’avais commandé à un poulet frite, mais on fait avec n’est ce pas ? ». Et il parle de son nouveau travail qui n’en était pas vraiment un puisque les moments passés avec Ollie étaient magiques. Mais surtout, il parle de la soirée de la veille, celle où il avait passé une bonne heure à discuter avec Ollie, dans sa chambre, celle où il avait rejoint Kyle dans le salon après que le gamin se soit endormit, celle où les deux adultes ont eu un brin de discussion avant de revenir au berceil.
Et il parle du canapé, ce merveilleux canapé sur lequel il s’allongeait confortablement, tel un pacha paresseux. Cuir. Délicieux. Et noir, comme un gros morceau de chocolat moelleux. Encore un peu et il entendrait les notes de « Morning ». Ses fesses sont ravies, elles ont leur muffin double chocolat. Mieux ! Triple chocolat (lait, noir et caramel aussi). Siegfried avale le dernier morceau de cookie et fixe Azraël en souriant, haussant les sourcils deux fois, sans se soucier que son futur adversaire présent là lui en mettra plein la gueule toute la journée.
 
Azraël blémit. Siegfried ne comprend pas. En fait, il aurait du fermer sa gueule et ne surtout, SURTOUT pas dire dans son léger monologue qu’il « gardait le gosse de Porter. ». Espèce de grand malade. Il aimerait s’assurer qu’Az aille bien, aussi, il ouvre alors la bouche pour lui demander « Un problème ? ». Mais il n’a pas le temps car un visage tordu la haine et la jalousie lui répond, non lui hurle que « C’est » juste « DEGUEULASSE ! ». Siegfried hausse le sourcil, surpris par une violence qui le fait trembler. Coups de feux. Ordres hurlés à la va-vite. Insultes. TOUT LE MONDE A TERRE ! Il baisse les yeux, abasourdit par ces échos monstrueux qui ne veulent plus s’en aller. Pur réflexe, il saisit le premier truc qu’il a sous la main et le lance.  Son oreiller attérit dans la figure de l’adversaire qui répond en lui…
Attendez, devenait-il cinglé ? Avait-il la berlue ? Il se lève et prend une chaise, mais pour faire quoi ? Bordel, pourquoi le saisissait-il à bout de bras pour le mettre au-dessus de la tête ? Siegfried, ton instinct de survie !
Il s’écarte pour éviter ce projectile qui n’avait rien à voir avec un oreiller confortable. « MAIS T’ES UN SALE MALADE ! » Mais son hurlement est coupé par un Azraël parcouru d’élan de rage. Siegfried sent une paralysie post-traumatique endiguer ses instincts de survie et se laisse basculer par terre. Son cerveau ne répond pas, ne comprend pas ce qu’il se passe. Pourquoi ? Il laisse un coup, deux coups. Un moment. Un court instant, il pense revoir le braqueur s’acharner sur lui comme un hystérique. La peur est revenue, cette peur qu’il pensait éradiqué mais non. Pourtant, il faut bien se défendre. Mais Siegfried sait qu’au moment où le premier coup partira, d’autres suivront jusqu’à l’issue fatale. Cela semblait exagéré mais malgré une prétendue civilisation, l’homme reste l’homme, qu’il soit adolescent étudiant ou adulte responsable. Il laisse son instinct l’envahir…
Et là c’est le drame. Un cercle vicieux et terrible s’installe et le voilà  qui surgit, poing durement fermé, pouce à l’extérieur qui rencontre le coin de la gueule de cet enculé. Le coup est fort mais il riposte d’un coup de tête. Siegfried ne cherche même plus à comprendre le pourquoi du comment. Tout  ce qui compte, c’est que la rage parcoure ses veines et allume son sang comme le feu enflamme l’essence. Un surveillant croit calmer le jeu d’un sermon mais Alfy se trompe. Ces deux là gouteront le sang de l’autre et y prendront un plaisir malsain à le répandre.
Pour le moment, Siegfried se contente de sauter sur ses jambes, attraper son sac et prendre la fuite pour se donner une chance de se calmer. Peine perdue.  En passant devant Azraël, ses yeux luirent d’une lueur nouvelle… et sauvage.
 
Et la journée se passa comme une série de trois round. Un combat le matin, une bataille à midi dans une arène en folie et la finale le soir
Siegfried avait connu dans sa vie quelques colères au cour desquelles son sang n’avait fait qu’un tour. Mais jamais elle ne s’était étendue en plusieurs heures, du matin jusqu’au soir. C’était un feu, un incendie entretenu. Et les coups pleuvaient. Les embuscades se multipliaient. Les hurlements et les insultes n’en finissaient pas ! Chacun allaient riposter à sa manière avec le plus de hargne possible. Chacun avait de quoi surprendre l’autre et lui couper l’herbe sous le pied mais plus la violence augmentait plus les limites se repoussaient.
Ils finirent par se retrouver à l’infirmerie, entrainé par le grand surveillant qui pouvait rivaliser avec un Hagrid en colère. Siegfried et Azraël ne se lâchaient pas du regard. Le pouvaient-ils seulement ?
Et le pire. La cerise sur le gâteau. Azraël traine des pieds, attendant de se faire soigner mais voilà, le bougre en a encore sous la langue.
 
« Eh, Sieg ton père serait pas docteur par hasard ? »
 He ?! Hein ? Hu ? Beuh ?
« Ben ouai tu sais t’as un petit air de trisomique. On tente toutes sortes de croisements dans les hôpitaux. »
 
La réplique ne se fit pas attendre. Mais pas sous forme de mots, non. Un hurlement strident emplit d’une rage contenue se fit entendre jusqu’aux oreilles de Porter. La main de Siegfried se tendait pour choper Azraël par la tête, le bras, l’orteil, bref n’importe quoi. Le mot « père » n’avait pas que de bons effets sur sa mentalité du moment. Il tenta de lui déchirer la GUEULE mais Alfy le maitrisa les deux fois où le petit animal aboya les pires insultes qu’il connaissait. Putain… sale petit enfoiré de MERDE.
 
« Ne me parle pas de mon PERE ! Même lui a PLUS DE COUILLE que TOI ! SALE ENCULE ! 
- Ferme là ! » réplique l’armoire à glace.
 
Et voilà qu’ils sont à l’infirmerie. Les deux rivaux tentent de parler mais les deux adultes les firent taire. Siegfried s’apprêtait à  aboyer une nouvelle fois mais le regard de Kyle l’épingla. Rien à faire, ce type savait le faire obéir d’un regard froid. Et net. Il grogna et lui lança tout de même un regard noir mais il se contentait d’obéir sans soupçonner les raisons de cette guerre. Le surveillant les force à s’asseoir sur les deux chaises montrées par Kyle et s’en va. Tous deux vibrent d’une colère sourde qui était loin, très loin d’être terminées. Siegfried lève les yeux vers Porter comme un loup attendant de lui arracher la tête. Ses yeux noisettes s’étaient assombris comme un ciel un soir d’orage. Ce regard ne l’avait pas quitté de la journée. Les bras croisés, il attendit que l’infirmier se décide à les soigner. Mais par qui commencer ? Désinfectant et compresses en main, il étudiait deux jeunes hommes qui s’étaient foutu sur la gueule toute une journée durant. Ils ont une sale tronche, tous les deux. Mais cela ne leur suffisait pas. Du moins, pas encore. La preuve. Siegfried frappa le bureau du poing et déclara d’une voix vibrante de colère :
 
« Lui d’abord… Que je puisse le cogner encore plus après ! »
 
Hostilité. Tous deux se saisissent d’une nouvelle arme mais ni le presse-papier, ni le stylo pointu n’atteignent leur cible. Azraël tente de lui en mettre une mais Kyle intervient et les sépare tous les deux, envoyant valser cet enfoiré plus loin. Au milieu de cette arène, il tente tant bien que mal de calmer le jeu.
 
« C’EST QUOI CE BORDEL ? CA SUFFIT ! »
 
Et là, quelque chose d’étrange. Siegfried a les yeux  posés sur la main de Kyle qui saisit le poignet du jeune homme en face de lui. « Si tu me touches encore je te tue. ».
 
« Il est confortable comment ton canap, Porter ? Enfin je devrais demander à Sieg, il a l’air pas mal informé. Je continue ou tu veux que je t’écrive QUE T’ES UN PUTAIN DE GROS CON ? »
 
Siegfried coupa net Kyle en serrant le poing et en fixant Azraël d’un mauvais regard.
 
« Bordel… mais c’est quoi ton putain de problème ? »
 
Même réplique que Porter. Certes, il avait répondu à sa provocation. Certes, il l’avait attendu à la cantine, l’assiette de purée prête à rejoindre sa face mais sans savoir pourquoi. Il fit quelques pas vers lui, prêt à lui en foutre une bien bonne entre les dents, histoire de lui offrir un nouveau sourire Colgate. Mais détourna bien vite le regard, de peur de commettre un meurtre. Alors il respira profondément… et se tourna face à Kyle. Allez… on respire. Tu restes poli. Siegfried tendit la main vers cet imbécile de colocataire et le pointa d’un doigt accusateur.
 
« Ce typem’a couru après TOUTE la journée. Du matin… au soir… alors… si jamais, c’est une histoire de canapé ou je ne sais quoi… si c’est pour une MERDE, alors… il faudra bien plusqu’une petite infirmerie et dun simple docteur parce que JE VAIS TE L’ENFONCER DROIT DANS LE FION ENCULE DE MERDE ! »
 
Raté. Ces derniers mots furent jetés à la face d’Azraël, non sans une menace de lui faire exploser les dents et lui assurer une séance de chirurgie anale et dentaire.
A présent, le jeune homme fixait l’autre avec colère, parcouru de tremblements soudains et plus ou moins réguliers.
 
« Explique toi… »
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MessageSujet: Re: Je parie que ta meuf est grosse et moche. [Porter/Aza/Sieg]   Jeu 18 Sep - 0:32

Cette journée, elle avait pourtant pas si mal commencé. Je m'étais réveillé juste avant que mon portable sonne, ce que je préfère par dessus tout. Je déteste être réveillé par cet engin de malheur, il apprend quasi tout le temps à voler dans ces cas là. Je me lève, file un coup de coussin à Siegfried : "Debout la marmotte", et profite qu'il prenne trois plombes pour se réveiller pour piquer la salle de bain. Sa sonnerie retentit en arrière fond et je me lave en deux deux pour ressortir aussi sec, a moitié à poil, fouiller mon armoire. Pendant que je me change, mon coloc s'assoit sur le lit et tente de se réveiller. Sieg, je l'aime bien. Déjà parce que c'est un sportif, et les RK sont les meilleurs, c'est bien connu. Ensuite parce que pour le peu que je le croise, il est loin d'être chiant. Pas hyper causant non plus mais ca me dérange pas, je le suis pas non plus tant que ca. Mais enfin et surtout ce qui fait que je l'apprécie, c'est qu'il sait la fermer, et ca, ca vaut de l'or. Il n'a jamais rien dit quant à mes excursions nocturnes trop régulières, jamais, et il m'a même couvert un soir d'inspection, prétextant que j'étais rentré chez ma tante, trop malade pour rester à l'internat. J'ai dû m'inventer une tante qui habiterait Miami fissa, certes, mais ca m'a quand même sauvé la mise. En fait on a jamais vraiment parlé lui et moi alors je le connais pas trop. Je lui dit bonjour quand je le croise, je le castagne quelques fois à coup d'oreiller, mais ca s'arrete là. Et ca me va parfaitement. Et puis c'est un échange de bons procédés. Ca arrive aussi a Siegfried de découcher. De plus en plus souvent j'ai 'impression. Ou c'est peut être parce que je suis plus souvent là ? En ce moment, c'est une semaine sur deux.



Cette journée, elle avait pourtant pas si mal commencée. J'ai eu le temps de déjeuner, ce qui est si rare que j'aurais dû en prendre note sur un calendrier. Je me lève tout le temps tellement à la bourre en ce moment que ca tient du miracle, que je me sois réveillé ce matin. Je me suis laissé tomber sur mon lit en éventrant un paquet de gateau. Un des nombreux que je planque sous mes fringues dans mon armoire, ou dans mon sac de sport. Les dortoirs, ils sont fouillés de temps en temps par les pions. Je me fais toujours un peu réprimander, mais ca ne va pas bien loin. Les pions, c'est pas la bouffe qu'ils cherchent. Plus la weed ou le shit. Et ca, je suis pas assez con pour juste le mettre dans mon armoire. J'ai tendu le paquet de gâteaux à Sieg. Il a grommelé un truc qui devait équivaloir à un merci. Et j'ai posé une question débile, une question que je n'aurais pas dû poser je suppose, même si je suis content de l'avoir fait. Parce que ca ne pouvait pas rester impuni. C'est vraiment trop dégueulasse. "Eh, tu dors pas souvent là non ?" "Baby sitting". Ah oui, j'avais oublié. Je me souviens qu'il l'a déjà dit y'a un moment. "Cool, ca se passe bien?" Il fait une tronche bizzare et il bouffe un cookie. Il a des miettes partout sur ses draps, ca va croustiller ce soir quand il va aller se pieuter. Enfin, s'il dort là, s'entend.

Puis il a commencé a causer, alors que je faisais mon sac. Il cause pas souvent, donc j'ai rien dit, je l'ai laissé parler. Comme quoi, son coloc, je le connaissais. Je cherche. On a pas tellement de potes en commun Sieg et moi. Un prof ? Je demande. Il répond que non, c'est pas un prof, mais que c'est pas loin.



"Je garde le gosse de Porter"

Ma mâchoire a dû heurter le plancher. Je reste trop con pour répondre à ca, vraiment trop, et il poursuit, imperturbable. "il est vraiment sympa, du coup je fais des soirées avec lui de temps en temps"

"Ahah... Ah oui ?"

Vas-y, continue. J'ai mon cerveau qui se suicide, mon estomac et les intestins avec. C'est le trou noir quelque part là dedans. Termine moi, que je passe en mode berserck et que je vous tue tout les deux.

"Ouais, on passe des soirées entières sur son canap'. Rudement confortable d'ailleurs".

Et il hausse les sourcils plusieurs fois, pour un effet cartoon du meilleur genre. Et moi j'ai envie de dégueuler a peu près autant de fois. Mon cerveau surchauffe. C'était surement une tentative d'humour. Les RK ne sont pas gays. "C'est DEGUEULASSE !" C'est sorti tout seul, alors que je réflechis a toute vitesse, tachant de juguler ce sentiment qui est en train d'enfler en moi comme une vague, qui est en train de me dépasser. Je sens que je tremble. On appelle ca une poussée d'adrénaline je crois. Un coussin m'atterit dans la tronche pour répondre à mon cri, et une chaie traverse l'espace entre nous, de moi vers lui. Un juron, un cri de guerre, et ce qui devait arriver arrive : nous deux par terre en train de s'entre-étriper. Un pion qui passe par là tape contre la porte. "C'EST PAS BIENTOT FINI CE BRONX ?" Je le relâche, non sans un dernier coup de pied, et lui saute sur les siens, choppe son sac et se tire sans demander son reste. Tocard.

Enfant de hyène lépreuse. J'ai envie de lui courir après, et de le terminer, parce que je n'y suis pas allé de main morte. Il a été tellement surpris qu'il n'a pas tant essayé de se défendre que ca. Mais je décide de prendre sur moi, de respirer profondément, et d'aller plutôt pêter la gueule de Porter. Ca, ca me défoulera. Le missile a tête chercheuse change donc de cible. Bahwi. Sauf que j'ai cours, alors je suis les cours. Puis cantine, l'incontournable. Quand je pense que j'ai pensé que ce type était sympa. Qu'il aille crever en enfer. Je passe au travers de la cantine, trop contrarié pour manger, rapportant donc un plateau plein et un croche-patte me fait m'étaler de tout mon long. Le plateau se repend par terre et sur moi. Je gueule, et je cherche, furibard. Il s'est pas enfui le con, il est bras croisé et il a l'air méga fier. Son assiette de purée lui attérit dans les cheveux. Le pot à eau se vide dans ma tronche. Sa chaise perd un pied, il tombe. Je finis étalé contre la table. Alors ma main cueille tout ce qui se trouvait encore dans son assiette l'écrase contre son visage, dans sa bouche, ca rentre aussi surement par les trous de nez. Une fourchette se plante dans ma main. Le reste est confus. J'ai hurlé, ca c'est sur. Hurlé, et puis je me rappelle plus de tout, le cercle d'élèves qui retenait les pions, les "battez vous !" "battez vous !", les coups de poings et le désir de meurtre. On a fini chez le proviseur. Il a dit quelque chose comme quoi ca ne pouvait pas se passer comme ca et qu'on allait être tout les deux convoqués pour s'expliquer. Et puis que maintenant, fallait retourner en cours. Moi dans le bureau, j'ai planqué ma main, celle ou la fourchette c'est plantée. Parce que je voulais pas qu'on m'envoie chez Porter. Porter, je veux pas le voir. Pas encore. Pas de suite. D'abord, il faut que j'extermine cette tâche humaine que représente Siegfried.

Croche-patte dans les escaliers. Il c'est mangé une porte, moi le bas d'une marche. On a continué comme ca, dans les couloirs. Et finallement le soir, je l'attendais carrément devant sa classe. Mon oeil noir -qui avait eu tout le temps de se colorer depuis ce midi- faisait un peu peur au filles, donc j'ai eu la paix. Puis il est sorti, et il m'a vu. Il a fait genre qu'il tracait et j'ai demandé si au moins Porter le payait cher pour passer sur son canapé. Il m'a foncé dedans. Puis il m'a marché dessus. Littéralement. Donc j'ai tiré sur ses jambes et il s'est cassé la gueule. Après, les profs ont essayé d'intervenir. J'en ai mordu un et Sieg en a baffé un autre, parce que je voulais le tuer, et lui de son coté semblait en vouloir autant donc fallait pas de troisième. Plusieurs coups de genoux dans le ventre. Il couine comme une fille et lâche un peu sa prise sur ma gorge. J'appuie mes pousses sur ses paupières et il gueule, autre coup de poing, une dent qui saute. Puis des mains, beaucoup de mains, et un cri de guerre du proviseur adjoint qui a réussi a intégrer "conseil de discipline, renvoi et sanction exemplaire" dans la même phrase.

Ma journée avait bien commencé. Mais ca a été de la vraie merde finallement. Une chiasse bien épaisse de kangourou diarrhéique. Cette rage au corps qui ne me quitte pas et cette envie de crever persistante. Et de le crever, soit dit en passant. Bureau du CPE, questions, pas de réponses. Juste parfois une trousse qui vole, un cahier d'appel, des cris, et des sanctions qui tombent comme des cadeaux de Noël. Ca nous calme. Alors on se fusille juste du regard. Et un pion qui se lasse de notre mutisme finit par faire remarquer qu'on est bien amochés tout les deux, que se serait bien de nous emmener voir l'infirmier. Je me fous à rire. Ce qui me vaut 4 heures de colles en plus. Mais bon, comme elles sont tombées en pluie depuis tout à l'heure, je ne suis plus à 4 heures près.

Infirmerie. Alfy nous tient chacun par un bras pour nous empêcher de nous echarper. Il est immense et baraqué, donc ca calme un peu. Mais pas assez. Alfy c'était le nom d'un molosse dans une série télé que j'aimais bien. Le surveillant a un vague air de famille avec la bête.

"Eh, Sieg ton père serait pas docteur par hasard ?"

"Quoi ?"

"Ben ouais tu sais t'as un petit air de trisomique. On tente toute sorte de croisements dans les hopitaux"

La réplique de l'immonde connard se fait pas attendre. Toi, je te le jure, je vais te péter les rotules. Le pion nous dit de la fermer pendant qu'il s'explique avec Porter. Et la haine me fouette le sang. Je repasse le dico d'argot que j'ai rangé dans un coin de mon crâne pour me calmer. Je sers les poings. La main ou Sieg a planté la fourchette a quelque peu doublé depuis ce midi mais je serre plus fort histoire de me rappeler pourquoi je veux lui arracher la tête avec les dents. Le pion explique la situation en quelques mots choisis. Je veux intervenir mais son regard me réduit au silence. Alors je ne dit rien. Puis c'est Siegfried et là, c'est Porter qui le fusille du regard. Mes yeux suivent l'échange. Il y a un truc, un truc qui me déplait profondément. Je vais devenir lesbienne. Parce que tu seras une putain de gonzesse Porter, quand j'aurais terminé de t'arracher les couilles. Le pion se tire, et Porter nous regarde avec une tête d'enterrement. Surprise-surprise ! Ben alors, t'es pas heureux de nous voir ?

[hide]Ca te plait pas ? Un petit bisous peut être ? Ou alors on a qu'a faire une tournante non, parce que apparement ton canapé, t'aime bien le faire visiter a d'autres, j'ai bien compris ? Tu sais, immonde batard, que tu vas pas finir au placard, et que je vais pas te quitter, mais que je vais simplement te tuer ? [hide]

Il nous fais signe de s'assoir. J'obéis, pour l'instant. Porter choppe ses outils de tortionnaire. Il nous fixe tour à tour, indécis. Je ne bronche pas.

"Je peux savoir ce qui vous prend ?!"

Siegfried répond du tac au tac : "Lui d'abord... que je puisse le cogner encore plus après !" Oh. T'en a pas encore assez ? Qu'a cela ne tienne. Le presse papier en verre le loupe d'un cheveu et un stylo bille se plante dans le bois du bureau et casse, a l'endroit exact ou se trouvait ma main une seconde plus tard. Et je lui saute dessus, le poing en avant. Porter me choppe par le col et me tire de toute ses forces en arrière, m'envoyant valdinguer plus loin puis il fait écran entre nous. "C'EST QUOI CE BORDEL ? CA SUFFIT"

AH non toi ca suffit. Il choppe mon poignet et ses yeux tombent sur ma main mutilée. je la lui arrache d'un geste brusque. Bas les pattes. "Si tu me touches encore je te tue." C'est pas dit fort, mais suffisament pour qu'il l'entende. J'ai envie de lui sauter à la tronche à lui aussi tiens. Une réponse furieuse. "C'est quoi le problème ?!"

"Il est confortable comment ton canap' Porter ?Enfin je devrais demander a Sieg, il a l'air pas mal informé. Je continue ou tu veux que je t'écrive QUE T'ES UN PUTAIN DE GROS CON ?"
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MessageSujet: Je parie que ta meuf est grosse et moche. [Porter/Aza/Sieg]   Mer 17 Sep - 16:44

Jeudi matin.

Je me suis levé en avance, comme d'habitude depuis le début de la semaine. Parce que je n'ai pas le choix, je dois toujours me lever une demi heure plus tôt lorsqu'Ollie est là. Je l'amène à présent au collège en voiture. Mon fils n'est pas un gamin peureux, pourtant ce qu'il s'est passé il y a deux semaines aurait de quoi faire péter de trouille n'importe qui. Victime d'un braquage, Siegfried et Ollie se sont retrouvés à l'hôpital pendant quelques jours. Blessés. Aussi bien physiquement que moralement. Je crois que je me rappellerai longtemps de la sonnerie de mon téléphone, qui a retenti au pied de mon lit en fin d'après midi. Parce que j'ai grogné, je ne voulais pas répondre, tout simplement. J'ai bien fait de répondre à ce foutu portable, parce qu'à l'hôpital j'ai trouvé deux jeunes gens blessés, certes, mais vivants. Siegfried, quelques traces de sang séché sur le visage, souriait à mon fils avec qui il partageait sa chambre, parce que, à mon grand étonnement, c'était Ollie qui avait menacé de piquer crises sur crises si on ne le mettait pas avec son baby sitter. Cela m'avait fait sourire. Et prendre conscience que mon fils serait peut-être mort si Siegfried ne l'avait pas sauvé.

Alors j'avais décidé de l'adopter.

C'était un grand mot pour désigner cette expression "tu restes un peu avec nous ?" quand Siegfried ramenait Ollie chez moi certains soirs. En l'espace de quinze jours, j'ai appris à connaître un jeune homme avec qui, à présent, le courant passait à merveille entre Ollie et lui. Inséparables, les deux garçons pouvaient passer des heures à jacasser sur mon canapé, à débattre sur quelle ou quelle famille de Game Of Thrones était la plus, je cite "badass". Un terme qui m'était inconnu, mais il m'arrivait parfois de m'auto-surprendre, quand je leur disais avec un détachement net, depuis le comptoir de la cuisine, que personne ne pourrait surpasser des hommes comme Petyr Baelish ou l'Araignée. Mon fils rétorquait que Daenerys le pouvait, avec ses dragons. Et Siegfried répliquait derrière que les Dothrakis avaient permis la subsistance des Targaryens. Mon fils faisait mine de bouder, une minute et vingt secondes ; avant finalement d'éclater de rire et de me désigner un DVD de la main en me suppliant de le regarder jusqu'à la fin. Parfois, je refusais, lorsque Siegfried rentrait au lycée ; les autres, j'acceptais, quand il restait avec nous. La proximité, la complicité que j'avais retrouvé avec mon fils promettait monts et merveilles. Et tout cela grâce au mioche aux cheveux longs qui riait avec lui. J'avais retrouvé mon sourire auprès d'eux. J'avais enfin retrouvé mon enfant, celui qui s'était trouvé si loin de moi en Angleterre. Qui m'avait affreusement manqué. Ollie ne rechignait plus à se rendre chez Siegfried certains soirs. Siegfried ne mentionna plus ni son frère ni mes cicatrices. Un statut quo qui me rendait parfaitement heureux.

A quelque chose près, ceci dit.


La journée est passée assez rapidement. Pas eu le temps de faire un sale coup au petit RK, ce coup ci, trop de boulot. Et du vrai, parce que c'est le trimestre "escalade" et je me demande comment les gens font pour s'ouvrir à ce point. Quand on est maladroit on ne quitte pas la pesanteur, question de bon sens. Vers vingt heures, je commence à ranger mes affaires. Cette semaine, Ollie est chez sa mère, je sais donc que je ne ferai pas appel à Siegfried avant Lundi prochain, et que d'ici là, j'aurais de la compagnie tous les soirs. Ou du moins c'est ce que je pensais, jusqu'à ce qu'un surveillant toque à la porte de l'infirmerie, tenant par le bras deux adolescents. Deux adolescents qui me paraissaient tous les deux être passés sous un rouleau compresseur.
Siegfried et Azraël. L'un fusille l'autre du regard... Et l'autre m'insulte moi, dans sa tête, je le sais parfaitement. Je les regarde entrer, j'entends l'explication du pion d'une oreille très attentive, gagné par une peur immédiate. J'aurais aimé qu'ils ne se croisent pas, ces deux-là. Pour une raison plus qu'évidente, non ? Alors... Pourquoi se retrouvaient-ils devant moi, et surtout dans cet état ? Siegfried, lui qui appréciait ramener ses cheveux en arrière pour faire bon chic bon genre, s'était retrouvé avec une masse informe de cheveux décoiffés, presque hérissés de colère. La lèvre fendue. Des traces de coups sur les bras, aussi. Quant à Azraël il n'était pas en reste ; son regard de teigneux semblait marqué encore plus par un bel oeil au beurre noir, les phalanges ouvertes et le T-shirt déchiré. Bon, bon bon. Zen, Kyle, essayons d'abord de comprendre ce qu'il se passe.

Le surveillant m'expliqua qu'il les avait trouvés tous les deux dans leur chambre, à l'internat, en train de se rouler par terre. A se frapper et à s'insulter comme si leur vie en dépendant. Azraël tenta d'ouvrir la bouche pour répliquer, mais le regard du pion le fit taire avant même qu'il ait prononcé la moindre parole. Siegfried semblait prêt à répliquer, lui aussi, mais ce fut moi qui le fit taire. Au moins jusqu'à ce que le surveillant me dise qu'il me les confiait, d'abord pour les soigner et puis pour s'expliquer, parce qu'il n'avait pas pu tirer la moindre explication de ces deux-là. Peut-être mon sens de la diplomatie parviendrait à les faire parler un peu. En tout cas, au vu du regard d'Azraël, je compris que c'était suffisamment grave pour que je prenne cher. Très cher. Et est-ce que j'avais bien entendu ? "leur chambre" ? A l'internat ?

Oh merde.

Je poussais un soupir en les invitant à s'assoir sur une chaise. Puis pris appui sur mon bureau, les deux mains en arrière. ça risquait d'être musclé, très musclé. Parce que rien qu'à les voir, on pouvait constater que ces deux là étaient loin d'être réconciliés. Ma main attrapa du désinfectant et tout l'attirail, comme d'habitude. J'étais le soigneur de bobos professionnel. Mais la question était : par lequel commencer ?
Je reste un peu comme un con, avec mon désinfectant et mes compresses dans les mains. J'ai la trouille. Et je suis aussi très contrarié. Mon regard noircit quand je les regarde. Une belle paire de débiles, tiens.

"Je peux savoir ce qui vous prend ?!"
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MessageSujet: Re: Je parie que ta meuf est grosse et moche. [Porter/Aza/Sieg]   

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Je parie que ta meuf est grosse et moche. [Porter/Aza/Sieg]
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