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 こんにちは ! 私の名前は きせき はせやま です - Kiseki Haseyama

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MessageSujet: こんにちは ! 私の名前は きせき はせやま です - Kiseki Haseyama   Sam 6 Sep - 13:49

Kiseki Haseyama
Id Card
Âge : 15 ans
Date de Naissance : 13 Novembre 1998
Lieu de Naissance : Sapporo, Préfecture d'Hokkaido, JPN
Classe : Freshman

Confréries choisies : Khi Omikron, Rho Kappa, Nu Zeta
Riche ou boursier : Boursière
Avatar : E-young
Scénario ou P.I. : P.I.
Forum's Business
Code de validation : Ok by Sasha
Secret envoyé :
Parrain/Marraine souhaité(e) : Non
Code:
→ E-young [color=red]?[/color] Kiseki Haseyama
私は東からになった美しさです
Physiquement, je pense pouvoir dire que j'ai jamais vraiment eu à me plaindre. J'ai eu des hauts et des bas avec mon corps bien sûr, avec l'image qu'il donnait de moi ou que j'avais de lui, mais aujourd'hui je pense avoir trouvé un équilibre entre celle que je veux montrer et celle que je suis vraiment. Pourtant, ce ne m'était pas forcément donné lorsque je suis née. A ma naissance, tout allait très bien - j'étais un beau bébé, tout rose et tout plissé ... car c'est qu'on appelle être "beau" chez les nourrissons.

J'étais peut-être un peu petite, mais guère plus que les autres asiatiques, bien connus pour être petits de partout, y compris de là où il ne faut pas (bien que ce dernier problème ne me regarde logiquement pas). Ma seule particularité était mes cheveux châtains, que je tenais semblait-il de mon grand-père, qui était d'origine américaine, ce qui expliquait ceci. C'était en tout cas la raison qu'on me donnât lorsque je commençai à me reconnaître dans un miroir alors que j'avais deux ou trois ans, et je suis persuadé que c'est la vérité. Dans ma famille, personne n'était totalement japonais - mon grand-père était nippo-américain, ma grand-mère chinoise et mes arrière grands-parents maternels, que je n'ai bien sûr jamais pu connaître, étaient d'origine anglaise.

Cela n'avait aucune importance pour moi ; c'était moi seule qui m'importait. Parfois, je venais devant le miroir pour regarder cette peau pâle, ces yeux bridés, et ces cheveux qui faisaient de moi quelqu'un que l'on reconnaissait facilement, qu'on enviait parfois, et dont on se moquait souvent. Je m'en fichais ; j'étais toute petite et je ne me souciais pas vraiment de mon apparence. Vestimentairement, je mettais ce qu'on me donnais, et je n'étais pas difficile de ce point de vue-là - je n'était le genre de fille à pleurer parce qu'on lui met un t-shirt bleu ou lieu d'un rose, par exemple, et cela rendait plus facile la vie de tout le monde, en particulier de ma mère, dont j'étais très proche.

Lorsque j'ai grandi, vers cinq ou six ans, à l'âge où l'on commence à choisir tout seul ses vêtements, je me suis tournée vers ce que toutes les filles de mon âge portaient - des jeans et des petits hauts à bretelles, avec des baskets banales. Je pouvais ressembler à n'importe qui, et on peut dire que c'était le cas, malgré ma différence capillaire qui commençait à me faire complexer - déjà. Jusqu'à mes dix ans, je me teintais les cheveux, car je voulais pouvoir me fondre dans la masse en ressemblant à n'importe qui. Paradoxe, n'est-ce pas ? Je vivais dans un monde où chacun cherchait à se démarquer et à trouver son propre style, et moi, à l'inverse je cherchais à me conformer à tout le monde.

La situation ne changea pas lors que je devint vraiment protectrice des animaux quelques temps plus tard - au contraire. Je ne me maquillait pas, ou très peu, contrairement aux autres filles, car j'étais attristée par le sort des baleines et des autres animaux qu'on tuait cruellement pour rendre les gens plus beaux, ironie du sort - pour faire une métaphore, je me disais que les filles que je connaissais se maquillaient avec le sang et la chair inutilement répandus d'animaux innocents.

Bien sûr, je prenais tout de même soin de moi - il le fallait, pour ne pas être perçue comme la moche de service, la fille-aux-cheveux-marron du collège, et tous ces enfantillages de collégiens pré pubères stupides et boutonneux. Surtout que j'étais moi-même en pleine "période de transition", et je me sentais mal dans ma peau - je passais lentement de l'enfance à l'adolescence, et je me trouvais moche et grosse, comme n'importe quelle fille un peu censée finalement, alors que j'étais toujours aussi fine et élancée, avec un joli visage et de beaux cheveux que j'avais cessé de vouloir cacher.

J'avais un peu d'acné, qui se voyait à peine, sur le visage, mais chaque fois que je voyais cela en me regardant dans la glace, j'en faisais tout un drame et je me maquillai (toujours des cosmétiques écologiques, attention !) à grands coups de blush - et, évidemment, c'était là que cela se voyait plus. On ne manquait pas de me le faire remarquer, et je déprimais tout le reste de la journée. Durant cette sombre période, je m'habillais avec des robes amples ou des t-shirts trop grands, car je vivais mal le fait de voir mon corps changer et devenir celui d'une femme - était-je un peu garçon manqué à l'époque ? Sans aucun doute, mais je ne le comprenait pas à l'époque.

Et puis, j'ai finit par saisir qu'il fallait montrer ou lieu de cacher, et je me suis sentie beaucoup mieux. J'ai commencé à m'habiller plus sexy et près du corps, à me maquiller et à penser un peu moins au sport et plus à moi. Je draguais, je me faisais draguer, et j'ai appris à aimer ça ... jusqu'à un certain point. J'ai eu un petit ami, mais il s'est très vite lassé de moi - soi-disant que je n'étais pas assez belle pour lui. Quel genre de fille voulait-il alors ? Je ne comprenais pas, et je lui en voulu pendant de longs mois, avant d'oublier peu à peu. Je savais que j'étais devenu très belle, et je n'attendais que l'heure où l'on puisse enfin le reconnaître et m'aimer telle que je suis ... peut-être à Miami, au pays où tous les rêves se réalisent ?
柔らかい、そして静かな

- Discrète : Je n'ai jamais été du genre à m'imposer, ni à donner des ordres. Je crois que je tiens cela de ma mère, qui avait à mon âge la même tendance que moi à se tenir en retrait pour éviter les conflits, et à obéir sans oser rien dire - mais sans être soumise pour autant. Je suis comme ça aussi ; un peu en retrait, calme pour ne pas créer de problèmes. C'est à la fois un défaut et une qualité, et tant de fois j'ai essayé de me sortir de ma réserve - mais je n'y parviens pas, et je persiste à croire que c'est dans ma nature d'écouter sans rien dire, et d'observer en silence. Au moins, on peut me con fier un secret : qu'il soit important ou non, chacun est sûr que je n'irais pas le répéter.
- Sensible : Je crois que je peux me vanter de faire partie de la catégorie des gens possédant une sensibilité artistique innée ; même si je n'aime pas flamber là-dessus. Je suis à la base une artiste, et, lorsque je ne suis pas en train de m'exerçant physiquement, je prends un stylo et je dessine, plus ou moins bien. Mais j'arrive à voir dans n'importe quel objet le meilleur angle, le meilleur cadre que je pourrais en tirer, j'étudie les lumières, les ombres ... ma mère est une artiste, et je tiens cela d'elle. On ne me dit parfois que je suis un peu poète, et c'est vrai - il m'arrive parfois de pousser la chansonnette, ou de composer quelques vers. Je n'en fais jamais rien, mais rien que cela peut suffire à mon bonheur : un joli vent frais sur mon visage, un papillon qui se pose sur ma chevelure, le hennissement d'un cheval non loin, et je me laisse prendre au jeu de la contemplation ... j'écris de la poésie, ou je joue de la flûte (je ne connais que cinq notes, mais c'est suffisant, non ?).
- Persévérante : Je suis une battante, et ce dans n'importe quel domaine de ma vie. Lorsque j'ai un but, je suis prête à tout pour l'atteindre, quitte à me blesser ou à devoir réessayer. Si je tombe de cheval par exemple, je me relève et je remonte, même si je me suis fait mal, car je ne veux pas laisser la moindre contrariété contrecarrer mes objectifs, ni me laisser abattre parce que quelque chose ne se passe pas comme prévu. C'est l'une de mes philosophies de vie : ne pas se laisser faire par le destin, prendre celui-ci en main, et rester toujours maître de la situation, tant que c'est possible.
- Sportive : J'adore bouger et me dépenser ; c'est toute une façon d'être, et je pratique une activité physique chaque fois que je le peux, principalement le yoga et l'équitation. Chaque matin, je commence ma journée par un bon jogging et de la gymnastique, et j'adore ça - tous les sportifs vous le diront ; il ne s'agit pas que de se dépenser, mais il s'agit aussi de s'exprimer avec son corps, et de se défouler des tracas de la journée tout en appréhendant ceux à venir. Qui plus est, c'est bon pour la santé. Quoi qu'il en soit, je ne recule jamais devant un défi, et j'aime en remporter un.
- De mauvaise foi : Je suis très mauvaise joueuse et je n'apprécie pas que l'on me batte, surtout dans l'une de mes spécialités. Je ne sais pas pourquoi ... peut-être que j'ai tellement manqué de confiance en moi pendant mon passé qu'aujourd'hui j'ai besoin de me sentir rassurée et meilleure que les autres. Quoiqu'il en soit, je n'aime pas me savoir moins forte que d'autres, et je n'aime jamais montrer mes faiblesses. Lorsque je mens, je me persuade que c'est la vérité et je refuse d'écouter les autres. Après tout, chacun a sa propre vérité, n'est-ce pas ? Je n'aime pas écouter les autres, sans doute parce que je n'ai pas assez parlé auparavant, mais est-ce vraiment grave ?

- Pudique : J'ai du mal à exprimer mes sentiments, ce que je ressent. C'est mon côté asiatique, avec la pudeur hypocrite qui caractérise l'Asie. J'essaie de faire des efforts, mais ce n'est pas si facile. J'ai l'impression de me donner en spectacle, de trop me montrer, et j'ai horreur de cela. Peut-être le silence dans lequel j'ai grandi a-t-il déteint sur moi, mais en tout cas, je ne montre que très rarement mes sentiments, ce qui peut certainement rebuter les gens qui me rencontrent la première fois ; j'en ai conscience, mais qu'est-ce que je peux y faire ? Je n'aime pas beaucoup montrer mes émotions, ni même mon corps - et si cela m'arrive parfois, ce n'est qu'un minimum.
- Vierge : Cela peut paraître un peu inhabituel pour quelqu'un de mon âge, mais ... c'est la vérité. Je ne l'ai jamais fait, mais je m'en fiche. J'ai encore tout le temps, et je veux être sûre de le faire avec la bonne personne. J'ai quelques atouts pour séduire, mais ma pudeur m'empêche de m'en servir et de faire le premier pas. On me surnomme parfois "la pucelle", mais c'est un surnom qui me sied bien ... ce côté un peu discret, méfiant, que ce mot connote ... c'est tout moi. Bien sûr, si une occasion se présente sur moi, je compte bien la saisir, mais chaque chose son temps.
- Travailleuse : J'aime l'école, et j'aime travailler. Seule ou en groupe, je m'épanouis dans le travail, ce qui est une qualité quand on sait que de nombreuses personnes travaillent sans vraiment aimer cela. Moi, j'adore ! J'aime apprendre de nouvelles choses, montrer mes connaissances et en accumuler de nouvelles, juste pour le plaisir de pouvoir répondre à une question sans réponse. C'est à cause de cela qu'on me traite parfois d'intello, mais quand on sait que je suis aussi une sportive, la donne change ... personne ne semble pouvoir saisir qu'on peut tout à fait s'épanouir dans les deux, et muscler son cerveau autant que ses bras.

花での桜の木
J'ai ouvert les yeux pour la première fois il y a déjà presque seize ans, à l'Heiwa Hospital de Sapporo, au Japon. Je fus tout de suite perçue par ma famille comme une véritable bénédiction ; ma mère avait déjà trente-trois ans lors qu'elle était enfin tombée enceinte, après des années infructueuses d'essai - et elle commençait à se dire qu'elle était sans aucun doute stérile, ce qui était un cauchemar pour elle, qui souhaitait ardemment avoir une famille nombreuse. Mon arrivée la rassura quelque peu, et elle se persuada que son rêve devenait enfin accessible : après avoir eu un premier enfant, les autres viendraient plus facilement.

Aujourd'hui, j'ai trois frères et sœurs, ce qui est très inhabituel dans le pays à la fécondité la plus basse du monde - mais ça, ce n'est que de la théorie. Mes parents étaient si heureux de mon arrivée qu'ils m'ont appelée Kiseki, "Miracle" dans votre langue. Dans un sens, c'était vrai : mes parents avaient si ardemment souhaité un enfant que celui-ci leur avait finalement été donné, comme un miracle. Mes parents m'élevèrent très bien dans leur petite maison de la banlieue de Sapporo, sur les hauteurs de la ville que l'on dominait et où l'on pouvait contempler avec ravissement les couleurs du soleil qui se levait ou se couchait. Nous étions un peu isolés de la ville, mais nous avions quand même quelques voisins, qui devinrent tous mes amis au fil du temps. Les Shimada, dans la maison d'à côté, avaient un petit garçon, Arashi, du même âge que moi, et, sans que nous nous en rendions vraiment compte, nous grandîmes ensemble.

Il devint vite comme un frère pour moi, puis mon meilleur ami lorsque mon propre frère Fuyu, trois ans après moi. S'ensuivra ma sœur Tsuki un an après et mon autre frère Hiroshidai, une autre année plus tard. En attendant, mes parents m'élevaient avec tout l'amour qu'ils pouvaient me donner, même s'ils n'étaient pas toujours disponibles - mon père était policier et souvent amené à s'absenter, alors que ma mère était peintre et s'isolait souvent de longues heures dans son atelier afin de terminer une commande importante ou de chercher de nouveaux sujets à peindre. Elle avait acquis une petite notoriété dans toute l'île d'Hokkaido, et même si nous ne roulions pas forcément sur l'or, la vie était agréable. Lorsque j'étais seule, avec mon père au travail et ma mère enfermée dans son monde, et dès que j'ai su marcher, j'aimais bien me balader un peu dans le jardin, qui pour ma taille et mon expérience limitée de la vie me paraissait immense, et tout observer.

Je regardais les fleurs, les arbres, les petits animaux sauter de branche en branche, les insectes ramper sur le bois des arbres ou voleter à l'ombre des cerisiers. Aujourd'hui, cela pourrait paraître niais, mais tout cela me fascinait ; je n'avais que deux ou trois ans, mais j'étais déjà sensible et un peu artiste dans l'âme. Lorsque j'avais quatre ans, et que Fuyu occupait presque toute l'attention de mes parents, j'entrais dans l'atelier de ma mère pour y voler de la peinture et des pinceaux, et tenter de peindre tout ce que je voyais. Ma mère trouvait cela adorable ; d'habitude, elle avait horreur qu'on rentre dans son espace de travail en son absence, mais j'étais sa petite fille chérie et elle pouvait tout me pardonner - je dois bien avouer que j'avais un statut particulier dans la fratrie, et que j'en profitais un petit peu. Ma mère me passait presque tout, et me laissait passer de longues heures dehors pour tenter de dessiner ce petit monde réduit à quelques mètres carrés.

C'était ainsi que je m'occupais. Jusqu'à mes huit ans, je ne connaissais pas l'existence des ordinateurs, et je n'aurais pas de téléphone portable avant mes quatorze ans, ce qui était un comble dans un pays aussi moderne et développé que celui dans lequel je vivais. Nous n'avions qu'une télévision que nous ne regardions presque jamais, seulement pour le journal télévisé du matin ou les quelques dessins animés que je m'autorisais le matin. Il fallait bien dire que les Haseyama n'étaient pas très portées sur la technologie ; ce qui n'était pas un mal. C'est peut-être difficile à imaginer, mais on réussissait à se passer d'ordinateurs et de portables. Ce n'était pourtant pas difficile pour nous - moi, j'étais habituée à ça, et peindre me suffisait amplement. Dès que j'ai su lire, je passais des heures à lire des mangas, le soir dans mon futon, avec Fuyu et Tsuki dormant non loin de moi. C'était l'époque où ma mère était enceinte de Hiroshidai, et où la maison devenait un peu petite pour nous cinq.

Fuyu avait quatre ans à l'époque, et c'était un gamin capricieux et colérique, tout le contraire de ce que j'étais - j'avais sept ans et j'étais "kawai", comme le disais sans arrêt ma mère. J'avais mon uniforme d'écolière, que je portais tout le temps tellement je trouvais qu'il m'allait bien, et j'avais des cheveux châtains, ce qui était inhabituel en Asie. A l'époque, ils me faisaient complexer car ils me rendaient différente des autres, et je ne pouvais pas encore comprendre que c'était justement cela qui me rendait unique. Ma sœur Tsuki avait trois ans et se disputait parfois avec nous deux, car elle avait un caractère déjà très affirmé, contrairement à moi qui me montrais réservée. Fuyu et Tsuki avaient tous les deux une forte personnalité, et la maison se remplissait de leurs cris et de leurs pleurs à la moindre contrariété - et moi, je m'enfuyais dans le jardin jouer avec le chien, ou dans la chambre avec un bon livre.

Mon père décréta vite que la maison allait bientôt être trop petite pour nous six, il décida de déménager. Il avait trouvé une maison avec trois chambres tout au nord de la ville, avec un très grand jardin, et située non loin d'une petite ville minable où il n'y avait guère qu'une épicerie, une station-service, un poste de police et une école primaire, au milieu de vieilles maisons et d'usines désaffectées. J'étais très triste à l'idée de partir, car j'allais changer d'école et ainsi devoir me faire de nouveaux amis. Je fis des adieux déchirants à mon vieil ami Arashi de la maison d'à côté, en promettant que je reviendrai un jour, ce qui n'était pas certain. Mes parents étaient très contents de la nouvelle maison, Fuyu et Tsuki aussi, alors je m'y suis faite et la vie a repris son cours. Dans le champ non loin de la maison, dans la rue en face de chez nous, je me souviens qu'il y avait des chevaux, dont un tout blanc magnifique, et que j'aimais m'arrêter pour le contempler, quand je revenais de l'école à deux rues de là.

Je respectais les animaux, et ils me respectaient - j'avais compris qu'ils avaient eux aussi une sensibilité, qu'ils souffraient, qu'ils avaient des émotions comme nous tous, ce dont plus personne n'a conscience aujourd'hui. J'étais déjà végétarienne à l'époque, depuis quelques mois seulement. Manger un animal me dégoutait, car ils étaient pour moi comme les êtres humains, et qu'il était impensable de les élever en batterie dans le simple but de les tuer. Pour moi, un animal devait rester libre, maître de ses mouvements, sans avoir les pensées inhibées par l'optique d'être né uniquement pour satisfaire la bouche de gros bourgeois matérialistes et n'avoir aucune autre existence. Dans la nature, les animaux se tuent, certes, mais ce n'est que pour se nourrir ; alors que l'homme se complaît dans l'élevage intensif à se dire supérieur aux autres espèces animales - ce qui est faux. Les animaux ne font pas de guerres, pas de politiques, ne se soucient ni de leur image ni de la crise économique ; et c'est bien nous qui sommes les pires des animaux.

Aujourd'hui encore, je suis végétarienne, et je me suis faite à ce mode de vie : pas de viande, pas de poisson, mais j'accepte les œufs, le lait et tout ce qui ne nécessite pas qu'on tue l'animal pour l'obtenir. Parfois, je mange du poisson, mais je n'ai pas le choix : dans la cuisine japonaise, il y en a partout, alors j'ai appris à faire avec. A cette époque, je mangeais encore un peu de viande, mais j'étais déjà résolue à respecter tous les êtres vivants dotés d'une sensibilité propre. J' observais les chevaux du voisin sans oser rien faire - j'attendais que quelque chose se passe. Je ne savais pas quoi, mais j'étais certaine que ma vie allait changer. Je n'avais pas vraiment tort. Un jour, le voisin, m'ayant vue observer avec de grands yeux le beau cheval blanc qu'il possédait, me demanda avec un grand sourire si je voulais monter dessus. En l'espace d'une seconde, mon regard passa de l'homme au cheval, puis à nouveau à l'homme et à mes jambes qui trépignaient déjà d'impatience sans même que je m'en rende compte.

J'allais dire oui, c'était évident, mais j'étais très anxieuse : ce cheval, ce n'était pas un poney ! C'était un vrai cheval, grand et musclé, sans doute un peu trop pour la fille mince et frêle que j'étais. Mais l'animal m'inspirait confiance, ainsi que l'homme, qui était un brave voisin qui était souvent venu chez nous pour réparer quelque chose et rester jusque très tard la nuit en buvant du sake avec mes parents. Je lui répondis en regardant mes pieds que oui, je voulais bien, puis je me suis laissée guider. Mr. Toyoshi était un homme très sympathique, bien qu'un peu introverti, et il accepta de me donner un peu de son temps pour m'expliquer les bases de l'équitation et quelques anecdotes. J'écoutais en souriant ; je sentais que lui aussi aimait les chevaux et les animaux au moins autant que moi, et qu'il voulait faire partager sa passion, alors qu'il n'en était nullement obligé.

Trois jours par semaine, il me consacrait un peu de son temps pour m'apprendre l'équitation, et je découvrais que j'aimais beaucoup ça. J'avais fière allure sur mon cheval blanc, avec ma bombe sur la tête et des bottes au pied. Et lorsque je rentrais le soir, j'avais mal un peu partout, mais je m'en fichais ; je m'épanouissais dans une activité qui me plaisait, et mes parents aussi paraissaient heureux que je sorte un peu de la maison. A douze ans, ils m'ont offert mon propre cheval pour mon anniversaire. Je ne m'y attendais pas du tout et j'ai été très surprise lorsque j'ai vu cette magnifique jument alezan me regarder avec ses grands yeux noirs, attachée au porche par une corde décorée de rubans dorés, avec une ficelle rose autour du cou et une carte d'anniversaire signée de toute la famille !

A l'époque, je ne faisais que parler cheval, penser cheval ... si bien que ma famille avait pris conscience que c'était réellement important pour moi - et ils voulaient me rendre heureuse, me faire oublier au moins pour un instant me soucis. Car j'avais des soucis. Je grandissais, avec tous les changements physiques et psychologiques que cela apportait - les seins qui grossissent, quelques boutons (malheureusement) ... je devenais une femme, mais je me sentais assez mal dans ma peau. Avoir mon premier cheval contribua à me détourner un peu de mes problèmes, ainsi que mes convictions qui s'affirmaient. Je m'étais crée un style de vie : pas de viande, pas de cigarettes, pas d'alcool, du sport.

Au collège où j'allais, quelques personnes avaient déjà commencé à boire ou à fumer, et je faisais presque figure d'exception. Je m'étais mise au yoga en plus de l'équitation - d'aucuns diraient que ce n'est pas un sport, mais un style de vie, et ils auraient parfaitement raison. C'est véritablement une philosophie de vie, tout comme le bouddhisme auquel je m'intéressai de plus en plus - on n'était pas très religion dans ma famille, mais on acceptait cette religion singulière qui prône le travail sur soi-même et la recherche de l'illumination plutôt que de se reposer sur des dieux qui n'existent pas afin de se détourner des vrais problèmes.

C'était ce que je pensais à l'époque, et encore aujourd'hui je suis de cet avis. Je devenais un peu mystique, je pratiquais la méditation, et je me sentais comme ''purifiée''. Les autres se corrompaient en fumant, en buvant et en mangeant la viande d'animaux innocents. Le pire, c'est que c'était moi que les gens voyaient comme ... presque comme une marginale. Et moi, je restais là, dans ma tenue de gym moulante, à faire des étirements et à essayer de mettre ma jambe derrière ma tête, ce genre de choses. Et j'étudiais de plus en plus alors que tout le monde s'embrassait ou se défonçait - malgré la réelle dureté du système scolaire japonais, bien qu'il ait tendance à s'assouplir. Moi, je rêvais de sortir un peu du pays, de voir un peu à quoi ressemble le reste du monde.

J'ai commencé à étudier sérieusement l'anglais - la langue internationale, plus sérieusement qu'en cours, où l'on apprenais que les bases. J'ignorais, et encore aujourd'hui, ce que je voulais faire de ma vie, mais je ne voulais déjà pas rester au Japon toute ma vie. Je me suis mis à écouter des chansons en anglais pendant que je faisais mon jogging. C'était suffisant pour commencer - The Beatles, Coldplay, U2, un style de musique que je n'appréciais pas particulièrement mais qui au moins me permettait de saisir toutes les subtilités des accents, toutes les profondeurs des mots. En cours d'anglais, j'étais la seule à systématiquement prendre la parole, et le professeur Mr. Yuke disait beaucoup de bien de moi.

J'avais toujours eu de bonnes notes, et ce dans n'importe quelle matière, alors on me voyait en permanence comme une intello - ce qui n'arrangeait pas mes relations avec les autres. Je n'avais pas beaucoup d'amis, et je n'ai eu qu'un seul petit ami - et nous ne sommes jamais allés très loin. Aujourd'hui, à l'aube de mes seize ans, je suis toujours ... vierge, mais ce n'est pas par conviction - juste que je ne pense pas encore avoir trouvé la bonne personne. Et puis bon, ce n'est pas une course n'est-ce pas ? La plupart des filles que je connais ne pensent qu'à ça et ne font qu'en parler, mais ce sont ceux qui en disent le plus qui en font le moins, n'est-ce-pas ? J'étais très heureuse comme ça, et je suis le suis toujours.

Et puis j'ai eu quinze ans. Mes parents se faisaient un peu vieux, mes frères et sœurs étaient déjà grands, et j'estimais que je pouvais partir de la maison, comme une grande. Mes parents étaient d'accord, mais avant, il fallait que je finisse l'année en cours, et si possible figurer en haut de la liste afin d'avoir une bourse d'études pour partir étudier à l'étranger. Je voulais aller aux Etats-Unis, si possible à un endroit chaud, sec, où l'on n'est jamais embêté avec la neige et le froid même en hiver. J'hésitai entre la Californie, la Floride et le Texas, si je pouvais choisir ... au cours de ma dernière année d'élève au Japon, j'ai arrêté un peu le sport pour me concentrer sur mes études, et j'ai réussi ...

J'ai pu décrocher une bourse, et me rendre pour toute une année en séjour linguistique à Miami. Rien que ça ! J'allais pouvoir améliorer mon anglais tout en profitant de la vie sous le soleil américain, et peut-être même vivre des expériences formidables. Mon avion part dans deux jours. J'ai hâte, malgré les douze heures d'avion qui me séparent de ma future nouvelle vie sous le soleil américain.
And you ?
Votre prénom ou pseudo : Epicwin
Votre âge : 18 ans

Où avez-vous connu le forum ?
Totalement par hasard.

Une suggestion/remarque ?
- Je sais pas si c'est normal, mais il n'y pas Nu Zêta dans le Choix des Confréries de la fiche :/
- Je suis un mec ^^
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MessageSujet: Re: こんにちは ! 私の名前は きせき はせやま です - Kiseki Haseyama   Sam 6 Sep - 14:22

Alors déjà, je te resouhaite la bienvenue parmi nous :hopy:

En ce qui concerne les NZ, non ce n'est absolument pas normal, d'ailleurs merci de nous en faire part. Nous n'avons pas codé cette fiche, du coup nous ne sommes pas en mesure de régler ça pour le moment, cependant tu peux le noter quelque part, ou on en prend note comme quoi tu as fais ce choix, y a aucun soucis :D

Sinon, bon courage pour ta fiche, si tu as des questions, n'hésites surtout pas ;) 🐱
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MessageSujet: Re: こんにちは ! 私の名前は きせき はせやま です - Kiseki Haseyama   Sam 6 Sep - 15:19

Hello there ! Je te souhaite bienvenu sur le forum ! J'ai hâte de lire la fin de ta fiche, bon courage pour la finir :D Comme l'a dit Sasha si tu as des questions n'hésite surtout pas :D
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MessageSujet: Re: こんにちは ! 私の名前は きせき はせやま です - Kiseki Haseyama   Sam 6 Sep - 17:19

Hello mister ! Je te souhaite également la bienvenue et je te dis bon courage pour ta fiche ♥ A très vite sur le forum o/
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MessageSujet: Re: こんにちは ! 私の名前は きせき はせやま です - Kiseki Haseyama   Sam 6 Sep - 17:21

Merci tout le monde :->
Ca fait plaisir de voir qu'on accueille bien les nouveaux, ici.
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MessageSujet: Re: こんにちは ! 私の名前は きせき はせやま です - Kiseki Haseyama   Sam 6 Sep - 17:32

Recoucou !

Bienvenue parmi nous, merci pour le problème de fiche, je viens de le régler :-D

Courage pour ta fiche et si t'as des questions n'hésite pas :piouc:
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MessageSujet: Re: こんにちは ! 私の名前は きせき はせやま です - Kiseki Haseyama   Sam 6 Sep - 23:11

Bienvenue.
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MessageSujet: Re: こんにちは ! 私の名前は きせき はせやま です - Kiseki Haseyama   Dim 7 Sep - 0:33

Wynwood High School



congratulations !
Tu es Validé(e);
« Heyyyy félicitation, t'es validé ! Alors chouette fiche à lire et ton perso m'a l'air vraiment intéressant ! Bref, elle se retrouvera en Sophomore A et en attente de confrérie le temps que tu ouvres 2 rp's et que tu répondes deux fois dedans (4rp's en tout). Une fois que ce sera fait, tu pourras demander à un membre du staff pour ouvrir ton conseil et les chefs des confréries que tu as choisies choisiront la confrérie qui correspond au mieux à ton perso. Voila, amuse toi bien parmi nous et bon jeu !

P.S : N'oublie surtout pas de faire ton choix de cours ici ! »

Tu peux dès à présent faire ta fiche de liens et puis aussi celle de tes RPSs. Pour être plus à l'aise avec les diverses choses qui te sont proposées sur le Forum, je t'invite à aller consulter le Guide complet de WHS. Et si tu as le moindre soucis, ta marraine ou ton parrain, ainsi que chacun des membres sur le forum (surtout du Staff) reste à ta disposition ! Bon jeu (:




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MessageSujet: Re: こんにちは ! 私の名前は きせき はせやま です - Kiseki Haseyama   Mar 9 Sep - 20:22

Bienvenue parmi nous, avec un peu de retard :D

En tant que Recruteur pour les Rho Kappa, j'ai bien sûr lu ta fiche avec attention et je trouve que tu as un style vraiment agréable :)
Je suis un peu étonnée de ne pas retrouver les Alpha Psy dans tes choix, mais c'est vrai qu'on est limité à 3 alors... je sens que ton Conseil va être intéressant, en tout cas !

Bon jeu parmi nous :evy:
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MessageSujet: Re: こんにちは ! 私の名前は きせき はせやま です - Kiseki Haseyama   

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こんにちは ! 私の名前は きせき はせやま です - Kiseki Haseyama
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