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 Intrigue 1 :: HOLD UP ! (Qui veut)

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MessageSujet: Re: Intrigue 1 :: HOLD UP ! (Qui veut)   Mer 22 Oct - 23:20

Mention : braqueurs, Ollie, Fawn, Sieg, Soso, Hayley.

Jack n'a jamais été le guerrier de la famille. Jack, c'est le frimeur, la célébrité. Seth était le soldat. Pas Jack. Quand bien même il se sacrifierai sans réfléchir pour sa famille, il était plus que raisonné. Les élans de courage, pas pour lui non plus. Il avait une famille à assumer, Ethan, Hayley, ils avaient trop besoin de lui pour qu'il se prenne pour superman sans l'option cape d'invincibilité. Emmené à l'écart, ligoté aux poteaux avec d'autres personnes, Siegfried notamment. Le Rho Kappa est plus que silencieux. Il s'efface même du tableau quand son confrère l'ouvre en direction des braqueurs. Intérieurement, Jack traita Sieg de fou, d'abruti, d'inconscient. Jack lève un œil sur l'interlocuteur de Sieg. Le genre de regard qu'il connaît, le genre qu'il préférait ignorer sans s'en mêler. Il tourne la tête brièvement vers Soraya. Il lutte pour la voir, mal placé, il manque une grande partie du spectacle. Terriblement insouciant quelques minutes plus tôt, la situation s'aggravait et il le sentait. Son air prenait quelques rides et le garçon se referma sur lui-même comme une huître, plus silencieux qu'un moine. C'est avec impuissance qu'il du assister à l’agression sur le gosse. Il ferma les yeux, serra la mâchoire, supplia son cœur de ne pas intervenir. L'image de Hayley, d'Ethan profondément ancrés dans ses pensées. Il serre les poings et entends Sieg se rendre encore plus irresponsable que jamais. Pire encore, arrogant. C'était loin d'être du courage de Jack.

Des cris d'une fille. Son estomac se tords quand il lève la tête vers ce qu'il se passe. Égoïstement, il était heureux que ce soit elle et pas une autre. Égoïstement il était heureux de ne pas la connaître. Car il pouvait supporter la douleur de ne rien pouvoir faire. La tête de l'équipe est pire qu'un fou, un criminel qui aime la violence. Il connaissait ce genre d'homme, vivant que dans la violence. Il en connaissait un bien précis, il se demandait quand est-ce que ce type avait franchi la ligne de non retour. Les événements s’enchaînèrent trop vite pour que Jack puisse le comprendre. Un coup de feu. Jack sursaute, cherche la victime des yeux. L'envie de vomir le prend. Un gamin sur le sol, du sang. Beaucoup de sang. Il n'en avait pas vu autant depuis... Nan il n'avait jamais vu autant de sang. Il se tapa la tête en arrière contre le poteau auquel il était ligoté. Il voulait sortir d'ici, il avait peur, peur de ne pas revoir ceux qu'il aimait. Peur de partir sans savoir que ses frères et sœurs étaient en sécurité. Ils n'avaient pas fini avec eux. Après l'enfant, c'est sans surprise que Sieg fut au centre de l'agitation. Jack avait de la compassion pour son confrère en cet instant. Surtout parce que lui et ce gamin avait des liens. Jack ne pourrait pas le supporter une seule seconde.

Jack est comme absorbé par ce qu'il se passe. Il ne lâche pas la scène du regard, son cœur en suspends il tire sur ses liens, sans succès. Nan en fait il avait cessé de tirer. Sa lâcheté lui faisait honte, mais il se répétait qu'il n'avait pas le choix. Il voulut l'avertir de cet homme dans son dos. Sa voix s'éteignit dans sa bouche. Trop tard, trop lent, inutile. Il ferma les yeux à nouveau, incapable de regarder ce qu'il se passait avec une conscience tranquille. Il regarde les autres visages. Son attention est capté par Mike. Il veut aller aux chiottes. Jack fronce les sourcils. Sa nonchalance le perturbe, certes c'était son credo, mais il était incapable de parler avec autant d'aisance après un tel spectacle. Il se tourne vers Soraya. Il change de direction avant qu'elle ne puisse capter son regard. Il a trop honte pour lui faire face. Un braqueur tourne dans l'espace, passe près de lui. Il regarde de manière fixe, ces jambes qui se baladent près de lui. Il s'imagine les cogner de ses pieds le plus fort possible pour lui péter les jambes. Mais même si il y arrivait, et après. Qu'allait-il faire à lui tout seul à part mettre les autres en danger. Comme Sieg avec ce gamin.

Le braqueur sadique, au dessus de son trophée, encore en vie. L'image est abjecte. Soudain, l'action revient en bloque, un flic fait irruption, des coups de feux son échangés. Par réflexe le Rho Kappa cherche à s'abriter, se recroqueville, le bruit des balles est assourdissant, ses oreilles sifflent. Les vitres explosent, l'armée débarque. Pour un peu, Jack espère voir son frère débarquer, se convaincre qu'il sera toujours du bon côté de la ligne. Ils neutralisent au plus vite les coupables, des menaces fusent à l'encontre de Sieg. Jack revient à lui, ses liens déjà presque dénoués sous la tension passé, sautent à l'instant même ou un policier vient le détacher. Il se relève enfin, encourager par les forces de police, lui assurant qu'il était enfin en sécurité. Il cherche Soraya. Rejoint par Mike. Il comprend enfin l'histoire des toilettes et sa honte augmente de plus belle. Les secours arrivent et se jettent sur le gamin et Siegfried. En retrait, engloutis par la masse mouvante des gens qui venait d'entrée sur les lieux. Jack s'efface, regarde les dégâts. Il ne se sent pas bien du tout. Il ne sait pas quoi penser, il est triste, en colère, il a eu peur, il se sent impuissant, lâche, faible. Il est incapable de sourire. Il est incapable de rendre un tel situation plus légère qu'il n'y paraît. Il a trop de respect pour ça. Mais bon dieu, si seulement son confrère s'était retenu de faire le héros. Enfin quand les prioritaires sont pris en charge, des infirmiers tournent parmi les victimes. Jack lèvent les bras, fait comprendre qu'il va parfaitement bien, trop bien. Encore une fois, lui n'a rien, personne n'a levé la main sur lui, personne ne lève jamais la main sur lui. Lui on l'épargne, pourquoi lui et pas les autres, il ne le mérite pas plus que Sieg...

La police s'éparpillent recueille les témoignages à chaud, des pleures, des familles qui viennent d'arrivé. Jack n'espère qu'une chose. Qu'on le laisse en paix. Il n'a pas envie de parler de ce qu'il vient de vivre, pas envie de s'exprimer. Comme d'habitude, il veut tout garder pour lui.

Résumé : En gros : Jack sert à rien, est complètement passif !
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MessageSujet: Re: Intrigue 1 :: HOLD UP ! (Qui veut)   Lun 6 Oct - 1:17

Ce RP est un RP omniscient et compte pour le PNJ et Mike.

Interactions : Siegfried, Ollie, Soraya…

S’il y a bien une chose que l’être humain savait, c’est qu’un jour il était condamné à mourir. Ce qu’il ne savait pas, c’est quand ça allait venir. Il n’était pas en mesure de contrôler ce fait, et ce malgré ce désir de toujours vouloir vivre plus. Cette cupidité dont l’humain souffrait. Et en ce jour, les jeunes étudiants et employés de la banque sentaient que ce jour était arrivé, de façon prématurée, et totalement incontrôlée. Leurs vies étaient entre les mains de ces fous furieux. Et ça faisait bien plus d’une heure que ça durait maintenant, que la tension était palpable et que les larmes coulaient sur les joues de certains, que la peur avait pris le contrôle d’autres et qu’il y en avait même qui avaient choisis de tenir tête à ces braqueurs hors du commun. Un vrai carnage avait lieu entre ces quatre murs, et ce malgré les flics qui continuaient de tambouriner sur la vitre, incapable d’intervenir pour le moment, et restaient impuissants.

Des coups avaient été données, des injures prononcées, bref en une heure il s’était passé beaucoup de chose, et pourtant c’était loin d’être fini, au contraire, ça ne faisait que commencer. Alors que pour les élèves le temps semblait durer une éternité, pour les ou plutôt le braqueur principal, il ne s’amusait pas encore assez, et c’était ce pourquoi il avait violemment attrapé une des otages pour l’attirer au milieu de la pièce, s’attirant tous les regards. Il avait enfin l’attention qu’il recherchait. Cette fille, bien sur il en avait rien à foutre, c’était un moyen comme un autre d’obtenir ce qu’il voulait, c’est-à-dire faire régner la terreur chez ces étudiants, qui n’avaient par ailleurs rien demandé.

Les cheveux dans une main, le flingue dans l’autre, le braqueur resserra l’étreinte sur la jeune fille tandis que la panique régnait dans la salle, les autres braqueurs trouvaient évidemment que ça allait trop loin, et certains n’osaient même plus bouger, si ce n’est une jeune fille qui avait trop de mal à comprendre pourquoi son voisin était si calme, et d’ailleurs comment il arrivait à être si calme, ce à quoi le Sigma Mu répondit : « Si tu veux tout savoir, non je ne suis pas calme, mais m’exciter comme une puce n’aidera en rien crois-moi, alors s’il te plait arrête de gigoter dans tous les sens, tu vas me rendre dingue. » Bien sur le jeune homme n’avait pas souhaité être sec et même méchant dans ses paroles, mais la situation actuelle le dépassait, et ses réactions étaient démesurées, mais qui serait vraiment dans son état normal dans une situation pareille ? Même Mike, ce grand gaillard de vingt ans, n’arrivait pas à garder son sang froid, et la nervosité prenait le dessus sur tout, bien qu’il paraisse aussi froid qu’un bloc de glace. Pourtant la situation, qui dégénérait de minutes en minutes ne faisait que l’angoisser davantage, et le jeune Rho Kappa ne cessait d’envenimer la chose, puisqu’il proposa un duel au chef des braqueurs, un duel qu’il perdrait très certainement, un duel de la mort.

Cependant, le braqueur est intéressé, il sourit, un sourire malsain, et lâche la rousse sans aucune once de douceur, et s’approche de Siegfried. Il lui libère les mains, défaisant les liens qui l’empêchaient probablement d’en coller une bonne bien placée au criminel, avant de planter une balle en pleine épaule du jeune garçon, désormais avachi par terre, baignant dans son sang après avoir poussé une complainte de la mort. Et ce coup de feu, c’était le coup de trop, celui qu’on ne peut supporter. Les cris d’effroi, les visages blancs… Avoir tiré sur un enfant avait été le coup de trop, et certainement la limite que pouvait supporter certains. Le cauchemar ne faisait que commencer, et si vous pensiez que les menaces étaient déjà trop effrayantes, ce n’était que de jolies paroles pour vous bercer.

Tandis que le braqueur et Siegfried se regardaient yeux dans les yeux, sonnant l’heure de la confrontation, Soraya avait réussi à défaire ses liens, ainsi que ceux de Mike, ce qui faisait deux jeunes en pleine possession de leur moyen, et probablement les deux seuls à pouvoir agir pendant que Siegfried faisait diversion. Mike, en vue de cette situation ne put s’empêcher de penser qu’il fallait agir, et vite, et comme les autres braqueurs ne semblaient pas aussi fêlés que le grand gourou à leur tête, et surtout qu’ils semblaient stupides, Mike tentait de penser sur le coup qu’il avait une chance contre eux, mais l’arme à feu du braqueur le ramenait à chaque fois à la réalité. C’était trop risqué, et pourtant ils devaient faire quelque chose. « Dans les toilettes il y a peut-être une fenêtre où on sait sortir, tu sais comme dans le bar où tu travailles ? Si l’un de nous demande à y aller, passe par la fenêtre et prévient les flics ? C’est un peu naïf comme plan mais j’ai rien d’autre, Mike. Par contre Paytah n’est pas capable de bouger d’un poil, la fille là, non plus, donc c’est soit toi soit moi » Evidemment pour Mike, la décision était vite prise. « Je vais le faire. » Annonça-t-il refusant de mettre en péril Soraya, la préférant « en sécurité » dans la banque plutôt que de se faire repérer en train de tenter de s’enfuir, quitte à ce que quelqu’un soit blessé, Mike préférait que ce soit lui. « En attendant, tu pourras t’occuper de détacher les deux statues à côté de toi, histoire que ça soit plus facile pour eux de se relever, pour les autres je sais pas trop, mais je vais improviser. » Le plan était en marche, et Mike devait trouver le bon moment, bien que ce soit tout à fait critique actuellement. En relevant la tête, il découvrit un Siegfried allongé par terre, se tenant le flanc. Et un coup de couteau un, le braqueur riait à gorge déployée face à cette scène, relativement glauque. C’était la débandade, et lui continuait à se pavaner fièrement, oui fier d’avoir enfoncé la lame dans le flanc du jeune homme, fier de savoir qu’il avait le dessus, clairement, fier de savoir qu’il pouvait faire de ce jeu une vraie boucherie. Le sang, quoi de plus excitant.

Pourtant, malgré la panique générale, la portoricaine se précipite vers lui, les larmes aux yeux. « J’ai rien, je veux juste l’aider. Je fais à peine 1m65, 50 kilos tout mouillés vous voulez que j’fasse quoi ?! » « Oh rien, je trouve ça juste inutile de ta part de te démener, alors que quoique tu fasses, ils ne passeront pas la nuit. » Il en était persuadé, pour lui, il les voyait déjà vidés de leur sang, le teint pale, le pouls inexistant. Deux cadavres sur les bras, et encore pleins de jouets à sa disposition, ça ne pouvait pas s’arrêter là. Cependant, par simple amusement il laissa la jeune fille jouer sa petite infirmière, mais lui somma en voyant que ça prenait trop de temps de retourner à sa place. « Bon maintenant que t’as joué les bonnes samaritaines, dégage, à moins que tu veuilles prendre la place du jeune homme et devenir mon bout de viande ? » Charmante métaphore pour montrer que le Rho Kappa n’était à ses yeux qu’un bout de viande qu’il allait trancher un à un.

Le regard fixé sur le jeune homme, le braqueur attend qu’il se relève, ce qu’il ne fait pas, pourtant une autre voix se fait entendre dans la pièce lui faisant oublier deux secondes ce qu’il avait prévu de faire. « S’cusez moi de vous déranger en pleine action, mais il serait possible d’aller pisser ici ? C’est pas que, mais euh ça va faire une heure que je suis là et j’ai des besoins si vous voyez ce que je veux dire. » Mike venait de se lancer, ça y est c’était le moment tant attendu, celui où il allait devoir agir, mais pour ça il devait d’abord obtenir son droit d’entrée pour les toilettes. Heureusement pour Mike, le chef était trop préoccupé pour sentir le coup venir. « Accompagnes-le. » Ordonna-t-il à un de ses sbires. « Et colles-le, tu dois pas le perdre de vue. » Le complice hocha la tête timidement, et demanda à Mike de le suivre, avant quoi Mike embrassa une dernière fois Soraya, avant d’approcher sa bouche de son oreille et de dire : « Je t’aime Munos. » Et de partir avec le braqueur, faisant mine d’avoir toujours les mains liées. Il ne savait pas ce qui l’attendait, et il avait peur, et il ne voulait au moins ne pas avoir de regrets.

Pendant que les deux prenaient la direction des sanitaires, le braqueur reprit le cours de son action, et força le jeune homme à se relever, lui attrapant le col de son haut. Blessé ou pas, il devait continuer. « Bah alors, tu déclares déjà forfait ? Pourtant tu voulais tellement montrer ô combien tu étais fort. » Fausse compassion, bien entendu. « Allez viens te battre. » S’en suivit un duel de regards, puis le passage à l’acte. Etant blessé, le moyen de se défendre de l’étudiant était moindre, et le braqueur n’en tenait pas rigueur, puisqu’il profita clairement de cet avantage pour continuer à donner des coups au hasard, qui furent d’abord esquivés, par le jeune homme, puis il était de plus en plus difficile pour lui d’échapper à la lame de son agresseur. Le braqueur donnait des coups au hasard, et finit par lacérer légèrement l’épaule du jeune homme. « Outch ça doit faire mal. Je n’aimerais pas. » De la pure provocation. « Boh allez, tu vas pas me dire que c’est déjà fini quand même ? » Cela relevait du miracle s’il continuait, et pourtant le désir de vaincre était bien présent. « Allez, viens par là, qu’on en finisse. » Le sourire du braqueur s’étira considérablement.

Pendant ce temps, Mike se trouvait avec l’autre braqueur un peu neuneu et obéissant dans les toilettes. « Sérieusement, vous allez pas me mater aux chiottes quand même ? » Le complice hésitait à répondre quoique ce soit, et pourtant affirma qu’il devait garder un œil sur lui. « C’est bon je vais pas me barrer, je suis pas un fantôme, je traverse pas les murs, s’tu veux tu peux garder la porte, mais je refuse de te montrer mon zboub, allez dégage. » Puis ferma la porte sur lui, à clé, comprenant que la négociation avait été acceptée. Il était temps d’agir. Au dessus de lui, comme dans tous toilettes, une fenêtre, elle était haute, et c’était donc mieux que cette armoire à glace de Mike soit venu plutôt que Soraya. Il rabaissa la cuvette, et monta sur le tableau en porcelaine, il fallait qu’il fasse le moins de bruit possible, et heureusement les cris incessants de Siegfried couvraient le tout. Bien sur Mike grimaçait et n’osait imaginer ce qu’il pouvait bien se passer là-bas, mais il n’y était pas, et son but était de tous les sauver, alors c’était quitte ou double. Le Sigma Mu finit par ouvrir la fenêtre, et avec un peu de difficulté à se hisser, et atterrir comme une merde de l’autre côté. C’était plus haut qu’il ne le pensait, et il s’était légèrement ramassé. Mais rien de bien grave, du coup il courut vers l’avant du bâtiment, où il attira discrètement l’attention d’un des mecs des forces de l’ordre qui se dirigea instantanément vers lui.

A terre, épuisé, à bout de force, le braqueur s’approcha de Siegfried et attrapa son épaule qu’il serra avec force, puis murmura à son oreille. « Histoire que tu te souviennes de moi. » et se redressa, lui donnant un coup qui fit valser le jeune homme, qui se trouvait désormais face à terre. « Bon alors, qu’est-ce que je vais bien pouvoir te faire maintenant ? Oh je sais. » Le braqueur tourna le Rho Kappa comme un vulgaire poisson sur un barbecue, et s’asseyait sagement sur le corps de sa victime, compressant par la même occasion sur la plaie sur son flanc. Le sourire sadique au visage, il se saisit de son couteau et commença à lacérer légèrement la peau du jeune homme, après lui avoir arraché le débardeur, et commença à inscrire ses initiales sur son dos. « Bon ça mettra du temps à cicatriser, dommage que ce genre de choses finissent par partir, j’aurais du te faire un tatouage, qu’est-ce t’en penses ? » Le braqueur se releva, laissant sa victime se dégourdir un peu, puis alla piocher dans le tas d’affaires qu’avaient amassé ses hommes. Il fouilla un peu, et finit par trouver ce qu’il cherchait, le portefeuille du jeune homme. « Siegfried Wade, étudiant à Wynwood. Intéressant. » Ou comment mettre la pression, et dire ouvertement « je sais où tu vas à l’école, crois-moi tu n’es pas prêt de m’oublier, je vais te hanter pour avoir osé imaginer être plus fort que moi. » Ou être un psychopathe tout simplement.

L’entrée laissée par Mike permit à un premier flic de s’engouffrer dans les toilettes où le braqueur commençait à s’impatienter, il ouvrit la porte et assomma l’homme qui s’effondra dans un bruit lourd, ce qui ne passa pas inaperçu aux yeux du chef qui se demandait d’où venait ce bruit, et avait presqu’oublié le Sigma Mu partit aux toilettes. Le Rho Kappa gesticulait à ses pieds, et il lui donna un coup de pied en plein dans les côtés, énervé, de peur que ce bruit suspect soit la fin de tout. « Si j’étais toi je resterais sagement par terre, ou je tape plus fort jusqu’à ce que ton corps soit aussi mou que du chewing-gum. » Le policier fit irruption dans la salle, armé. « Les mains en l’air et que ça saute. » Il fut vite rejoint par deux collègues. Cernés, les braqueurs étaient cernés, et le pied du chef était toujours appuyé sur les côtés du jeune homme. Furtivement, il s’empara du flingue que détenait son collègue et ouvrit le feu. Les balles fusaient de partout, malheureusement il ne faisait pas le poids et il fut vite déchargé, se trouvant contraint de cesser de se défendre, et très vite les vitres de l’entrée explosèrent, permettant à toute une armée du SWAT de débouler, et mobiliser les braqueurs, qui durent se rendre. De suite, ils furent amenés à la fourgonnette. Le chef regarda une dernière fois la scène qui s’offrait à lui, un môme baignant dans son sang, à côté d’un autre salement amoché, très affaibli, qui avait perdu trop de sang pour rester conscient bien longtemps. Néanmoins, il profita d’une dernière fois pour lui hurler « Si je m’en sors, crois-moi, je ferais tout pour te retrouver, fils de pute, je sais où t’habites ! » Mais il n’eut pas le temps de dire bien plus, on lui ferma le caquet, et très vite la sirène des ambulances se fit entendre. Il fallait de toute urgence s’occuper de deux cas graves : un jeune touché par balle, et un martyrisé, inconscient.

Malgré tout, les élèves étaient tous soulagés, c’était la fin pour eux, ils étaient libres, mais certainement que cet événement allait les empêcher de dormir sur leurs deux oreilles pendant bien longtemps.
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MessageSujet: Re: Intrigue 1 :: HOLD UP ! (Qui veut)   Mer 1 Oct - 1:09

Mention: Paytah, Fawn, Mike, Sieg, Shane, Maira
Interaction: Ollie, Sieg, Maira, Mike

HRPG: je me relis demain, je crois que j'ai un peu mélanger les temps /PAN

Mike semblait plus calme et plus zen. Chacun vivait sa peur comme il le pouvait et je l’enviais de savoir rester sans rien dire ou faire à regarder ce qu’il se passait. J’en étais incapable, j’avais besoin de bouger, j’avais besoin de parler, j’avais aussi besoin que tout ça se termine comme ici, maintenant. Pauvre naïve que j’étais sans doute, j’avais l’espoir que tout ça allait se finir plus ou moins bien, que Sieg avait prit assez de coup, que ce garçon allait arrêter de subir lui aussi la colère des braqueurs. Ils étaient sans pitié, ils n’étaient pas que de simples braqueurs, ils étaient bien plus. Néanmoins, j’essayai encore et encore de relativiser tout en essayant de défaire mes mains, derrière mon dos. Paytah pleurait à côté de moi et ça ne m’aidait pas à me calmer et lorsque l’un des braqueurs s’en prit à lui, je n’ai pu m’empêcher de lui faire une réflexion. L’impulsivité sans doute, le sale caractère. Je réagis comme ça tout le temps et avec tout le monde : mes parents, ma sœur, Mike sauf qu’ici c’était un type avec un flingue qui n’avait aucun scrupule. Il me conseilla d’arrêter de les énerver, ou les défier. Comment arrivait-il à rester si zen ? J’étais littéralement en train de peter un câble. Lorsque le Sigma mu demanda des nouvelles de Paytah, je tournai la tête vers ce dernier, m’assurant qu’il allait bien. « J’vais devenir dingue à rester ici, comment tu peux rester zen comme ça ? » J’arrivais pas à comprendre, c’était au-dessus de mes forces.

J’observais ce qu’il se passait sous mes yeux en tentant de rester silencieuse. Une jeune fille laissa échapper une phrase dans sa propre langue. Je la regardai quelques secondes et puis fixai Maira à qui j’adressai un sourire, ou essayai. J’aurais tellement voulu qu’elle soit près de moi et non pas de l’autre côté de la pièce. Je regardai ensuite Shane qui lui parlait. Je ne savais pas ce que je ressentais, elle étai déjà assez dans la merde pour lui coller un dealer totalement mauvais dans les pattes, et pourtant. Ensuite, il y a Sieg, qui continue de chercher les braqueurs, il est courageux, certes, mais il devrait penser à lui. Alors que mes mains se détachent doucement, je le fixe encore et encore. Si j’étais un héro, je mettrais tous ces cagoulés KO et j’irais l’aider, mais je ne suis qu’une portoricaine d’1m65 tout au plus qui allait très probablement se faire envoyer de l’autre côté de la pièce sans aucun scrupule. J’avais l’impression que tout le monde se déchainait sur ces braqueurs : Sieg, l’enfant et même l’autre dealer de seconde zone s’y mettait. Je le foudroyai du regard, il se rendait compte qu’il avait ma soeur près de lui ? Il était encore plus débile que je ne le croyais et j’espérais vraiment pour lui que ça ne finirait pas comme la jolie rousse, pour Maira.

Je sursaute lorsque le coup de feu part et directement mon regard se pose sur l’enfant. Mais ils sont vraiment malades. J’essaie de me calmer et finis par glisser une main dans le dos de Mike pour le libérer lui aussi de ses cordes. Rapidement, je pris possession de sa main, plus du tout prête à la lâcher. Les pleurs et les cris du garçon me stressaient encore plus. Dans ma tête je suppliai Sieg pour qu’il arrête de provoquer ces gens avant que ce garçon ne finisse sans vie ou même lui, mais Soraya, la télépathie ça n’existe pas. Je tentai en vain de me calmer tout en me concentrant sur la main de Mike dans laquelle j’avais glissé la sienne. Je fixai l’enfant, et Sieg qui essayait tant bien que mal de stopper le sang.
« Je crois qu’on n’a pas le choix, faut qu’on fasse quelque chose maintenant. » La voix de Mike me ramène à la réalité. On était les seuls avec Sieg à avoir les mains détachées. Je fixai le Rho Kappa en réfléchissant à ce que Mike me disait « Dans les toilettes il y a peut-être une fenêtre où on sait sortir, tu sais comme dans le bar où tu travailles ? Si l’un de nous demande à y aller, passe par la fenêtre et prévient les flics ? C’est un peu naïf comme plan mais j’ai rien d’autre, Mike » lui murmurai-je en espérant que les braqueurs n’aient rien entendu. « Par contre Paytah n’est pas capable de bouger d’un poil, la fille là, non plus » en montrant Fawn d’un geste de la tête « donc c’est soit toi soit moi ».

Au même moment, mes yeux se posèrent à nouveau sur Sieg et le chef de ces abrutis, arme blanche à la main. Pendant un moment je crois aux super pouvoir de mon confrère, mais encore une fois j’étais trop naïve et lorsque la lame s’enfonça dans son flan, je ne pus m’empêcher d’étouffer un cri à l’aide de ma main. J’avais de plus en plus de mal à retenir mes larmes. Je fixai Sieg allongé près de l’enfant, le sang se rependant sur le sol. Je regardai les braqueurs qui ne bougeaient pas d’un poil, fiers de leur prestation et inconsciemment je me levai et accourrai près du Rho Kappa, me rappelant que j’avais encore et toujours un foulard autour du cou. Voyant que l’un des braqueurs pointa son arme sur moi je me justifiai « J’ai rien, je veux juste l’aider. Je fais à peine 1m65, 50 kilos tout mouillés vous voulez que j’fasse quoi ?! » leur demandais-je sérieusement. C’était une habitude, je ne sortais jamais sans. Je n’y avais plus pensé et j’étais même pas sûre que ça fasse l’affaire, mais je voulais essayer, au moins essayer. J’enlevai le long tissu et avec la paire de ciseaux pas loin le déchire en deux rapidement. Dans un premier temps je m’occupai du garçon serrant la moitié de mon foulard autour de l’épaule de celui-ci, remplaçant pull que Sieg lui avait déjà mis qui était désormais imbibé de sang. Ce n’était que du coton et probablement que ça allait s’imbiber aussi vite, mais c’était toujours ça de prix. Quelques précieuses minutes. Je passe ma main sur le visage de l’enfant afin d’essayer d’attirer son attention « Il faut que tu penses à quelque chose et que tu fixes un point, ne ferme pas les yeux. Qu’est-ce que t’aimes par dessus tout ? Pense à ça, penses-y fort » J’essaie de lui sourire et clos mes dires en caressant une dernière fois sa joue et puis je me tourne vers Sieg. Avec l’autre moitié du foulard je presse sur sa blessure. Il était pas con, pas aussi naïf et j’avais de plus en plus de mal de retenir mes larmes « Ca va te faire hurler de douleur, tu peux me traiter de tous les noms mais il faut que tu presses comme ça avec ta main Sieg » en appuyant fort sur le foulard. Je continuai en espagnol « On va tenter un truc avec Mike. Je sais pas si ça fonctionnera, mais je suis trop optimiste pour ne pas y croire. C’est peut-être pas un super héro mais c’est quand même le mien de tous les jours donc j’y crois et tu dois y croire aussi » Je ne savais pas si Sieg parlait espagnol, mais je savais qu’il était Français. Deux langues qui se rapprochaient et même s’il ne comprenait pas tout, il comprendrait surement le principal.

Le braqueur qui avait plus ou moins accepter de me laisser faire tout en gardant un œil sur ce que je faisais, sachant très bien que je le faisais « pour rien » s’impatienta et finalement, je retournai à ma place comme convenu de base, essuyant les larmes qui continuaient doucement à se frayer un chemin sur mes joues.
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MessageSujet: Re: Intrigue 1 :: HOLD UP ! (Qui veut)   Mar 30 Sep - 0:01

Tout le monde a ses démons : Ils peuvent incarner toutes les formes possibles. Des animaux terribles. Des orages. Des monstres cachés  sous un lit. Parfois, ils revêtent des formes plus simples et élémentaires que personne d’autre que soi ne peut comprendre. C’est un rêve, un songe et cet univers onirique n’appartient qu’à nous. Ils peuvent être aussi beau et paisibles qu’une plage, un soir d’été… malheureusement, ces démons sont là pour détruire cette vue imprenable sur l’océan et transformer l’eau de mer… en sang.
Cet homme en avait le pouvoir. Il allait et venait de droite à gauche dans une frénésie incompréhensible. Agité par des pulsions incontrôlables, ses gestes trahissaient un désir fou d’infliger la douleur et la terreur parmi ses prisonniers. Personne ne le lâchait du regard. L’homme avait très vite oublié le butin : ce qui l’intéressait était eux. Eux. C’était un immense félin cruel qui choisissait une proie parmi tant d’autres, et cette proie se tenait aux côtés de Siegfried. Pourquoi ? Parce que l’homme aimait la provocation. Il aimait que l’on s’intéresse à lui. Quel que soit  la manière, quel que soit l’attention, il aimait être le centre d’intérêt.
 
« Laisses-le, laisses-le ! Si tu fais mal à Sieg je te tue, connard ! »
 
Stupéfaction. Siegfried se tourna vers lui, stupéfait. Il ne comprit pas pourquoi le gamin prenait sa défense. Il voulut qu’il se taise malgré tout car cela  ne ferait qu’empirer la chose. Il oublia  le trouble que jetèrent les paroles du garçon qui se fit immédiatement calmé par un coup de crosse sur la tête. Il ferme les yeux, imaginant sans peine la douleur d’Ollie. Siegfried reste tout tremblant et vocifère à l’adresse du braqueur. Mais sa petite tirade ne semble avoir aucun effet. Silence. Mais déjà la faible petite voix d’Oliver Porter lui fait oublier que Fawn est en danger de mort.
 
« Tu sais… t’e pas un super héro. » murmure t-il.
 
Il fait non de la tête. Il n’en est pas un. C’est même pire que ça. Il baisse les yeux vers lui. Son visage est parcouru d’un sillon tout sanglant qui parcoure les traits de son visage adorable. Il sent sa main amorcer  un geste pour l’essuyer mais les liens l’entrelacent toujours. Ses poings se serrent. Bordel, n’y a-t-il pas de failles dans ces liens ?
 
« Je suis désolé… d’avoir été horrible avec toi, Sieg… » murmure-t-il d’une voix faible. Personne ne pouvait l’entendre. Siegfried sourit d’un air triste malgré la peur. Il aimerait  répondre mais la suite le laisse sans voix. Ollie parle encore mais légèrement, dans un souffle si bas qu’il lui faut lire sur ses lèvres pour comprendre. « En fait je t’aime beaucoup… vraiment beaucoup. ».
 
Stupéfaction sur le visage de Siegfried. S’il s’attendait à ça… ! S’il s’y attendait !
« Et pourquoi avoir été aussi infecte mon joli, hm ? » pensa t-il en riant intérieurement. « T’es pas croyable gamin… t’es pas croyable. » Il ne répond pas, il se contente à baisser les yeux. Pourquoi m’aimer gamin ? Je viens de faire la connerie la plus immense de ma vie. Non, plutôt, la deuxième plus grosse connerie. Oui, t’es pas le seul à avoir fait les frais de ma témérité. ». Non il n’est pas le seul… s’il s’avait cet enfant entre quelles mains Kyle Porter l’avait mis. Il prendrait peur immédiatement. Mais ce n’est pas le sujet du jour… Siegfried l’écoute. Il aimerait répondre que  lui aussi, il l’apprécie vraiment. Qu’il est un gamin vraiment appréciable malgré son air boudeur de tous les jours : car oui, même s’il ne parle pas et qu’il regarde ailleurs lorsque Siegfried lui parle. Il l’observe, apprend à le connaitre car Ollie avait beau ne pas parler, son gardien devinait un tas de choses à son propos. Ses yeux gourmands lorsqu’ils se posent sur l’étagère couverte de jeux vidéo (la plupart étant de l’héroic fantasy), la glace au citron disparue, son air rêveur lorsqu’il entendait le générique de Games of Thrones, les tactiques ingénieuses pour ne pas aller se coucher trop tôt… et ce caractère de cochon qui le pousse à agir quand il n’est pas d’accord. Cet enfant n’aime pas les secrets… il les détruit en les criant haut et fort. Une fois révélé, le secret se détruit et ce soir là, quand Siegfried fit la connaissance d’Ollie, il savait d’emblée que l’enfant ne supporterait pas le non-dit et la cachotterie.
Il se prit à l’envier un moment : lui-même n’a jamais aimer les secrets et pourtant il a vécut dans un climat familial qui le baignait dans des doutes et des peurs que son père augmentait chaque jour. Jamais, il n’avait osé hurler fort ce que les gens pensait tout bas. Et Ollie, lui, l’avait fait. Devant un inconnu… quelle audace… ! Il avait tant de choses à dire ce marmot… il lui avait plu. Immédiatement. Il n’avait pas plié devant la difficulté. Dès les premières minutes, il savait qu’il avait à faire à un sacré bonhomme !
 
Interruption dans ses pensées. Siegfried leva la tête vers cet homme qui tenait la jeune fawn. Elle tenta de le raisonner mais ce monstre l’a secoua encore une fois avant de sourire cruellement :
 
« Au contraire, ma olie, qu’il continue à ouvrir  sa gueule, ça commence seulement à devenir intéressant. » Elle tombe à terre mais l’homme n’en resta pas là. Ses pas le mène au jeune homme qui sent son cœur battre. Ses yeux se fixent sur le flingue qu’il tient à la main. Il va mourir… il se sent déjà mourir. Il imagine sans peine l’homme lever l’arme vers lui et tirer à bout portant. Encore une fois. Et ce sera une vraie balle.. une vrai ! Non… pas ça. Il ferme les yeux mais les rouvre lorsqu’il sent des mains puissantes lui délier les poignets. Stupéfait, il relève la tête mais déjà un souffle cruel lui murmure des paroles qui hanteront cette nuit pour très longtemps : « J’espère que tu regretteras toute ta vie de mettre sa vie en danger, ce que je fais a un prix. ». Les cordes tombent. Siegfried se frotte les poignets déjà marquées par des traces de ligatures. Il se sent trembler… mais il doit se lever, il le fait sans le lâcher des yeux. Il prépare quelque chose. Mais avant de se lever, sa main s’attarde sur le visage d’Ollie qu’il caresse doucement. Ses doigts essuient brièvement le sang qui coule sur ses yeux. Il ne lui dit rien, il se contente de poser sa main sur son épaule puis de se lever.
Mais avant même que Siegfried n’ait pu faire un pas, il le voit lever l’arme. Encore une fois, cette arme. Chaque fois, c’était la même chose. La peur l’étreignit… et maintenant plus que jamais car il ne fut pas la cible. Un bruit assourdissant plus tard, Siegfried se vit s’agenouiller auprès de lui, tremblant. Le sang coulait à flot et humidifiait ses mains et ses vêtements. Il se mordit la lèvre, s’efforça de ne pas trembler. La voix du braqueur s’éleva dans le hall de la banque, moqueuse : « Que j’aime cette complainte, le cri de la douleur, c’est beau non ? Tu ne trouves pas ? » Pas de réponse. Siegfried ne fit même pas l’effort de le regarder, se contentant de garder l’enfant contre lui. Il lutta contre les larmes. Sa main  appuyait la plaie mais bientôt, le liquide poisseux lui colora sa peau. Sse mains… toutes rouges… comme l’autre soir ! « Non, ne laisse pas les souvenirs t’envahir ! » Sa main caressa les cheveux du garçon mais déjà il perdait des couleurs… Siegfried enleva rapidement sa chemise pour la rouler en boule et l’appuyer fortement sur la  blessure. Il resta en débardeur… La blessure… il faut arrêter le saignement ! Il ne faut pas qu’il se répande… mais bien vite le  tissus fut imbibée. Ollie  ouvrit les lèvres mais Siegfried ne put entendre ce qu’il voulut dire car deux  paires de bras puissants l’empoignèrent. « Laissez moi seul avec lui, il va… » Mais le mot ne sortit pas. Juste… un faible râle. Ce n’est pas possible, il ne peux pas mourir… qu’est ce donc ce monde où les enfants meurent les premiers ? Si vous continuez ainsi, il ne restera plus que les vieux stériles ! La terre  continuera de tourner mais sans l’homme.
Il fut poussé en avant, devant l’homme en noir qui le fixait de ses yeux féroces. Siegfried se sentait trembler. De peur ? Non… de fureur. Mais cette fureur ne lui servirait peut-être pas pour lui casser la gueule. L’homme se tourne vers un de ses sous-fifres et lui jette son arme. « Tiens, le premier qui bouge, tu tires. » Puis s’adresse au français en sortant un couteau de sa poche arrière.  « Bon, allez. Montre moi ce que tu as dans le ventre.  Autant que je sois lâche jusqu’au bout pas vrai ? ».  Les yeux de Siegfried ne lachèrent pas l’objet des yeux. Bordel… qu’est ce que… il se sentit reculé. L’arme était pointue… et menaçait de le lacérer de toute part. Il se sentit faire un pas en arrière. Mais déjà un bruit agita l’extérieur de la banque. « Armes à terre ! » Les flics !  Siegfried tourna la tête, par pur réflexe mais un mouvement lui rappela la situtaion. Premier coup, première tentative ! Il fit un pas de côté pour éviter le coup mais L’homme l’avait légérement éraflé. Quel idiot il était ! Il leva les yeux et recula tandis qu’il recommença à mimer le geste afin de lui faire peur.
Siegfried évita ses coups, sans le lâcher des yeux. Il commença à reculer, ne cessant de le regarder. Ses yeux trahissaient la panique mais il tenta de garder la tête froide. « Désolé, t’as que ton pauvre doigt pour te servir d’épée. » « Ho c’est de celui là que tu parles ? » Siffla Siegfried en lui faisant un doigt d’honneur magistral. « Pauvre enfoiré… tu me tiens au courant si on te réserves la chaise électrique ? ». Grognement. Il continu d’éviter ses coups de couteau. Mais il recule… vers un comptoir. Il continue de le provoquer verbalement sans le quitter des yeux. Oui, c’est ça espèce d’idiot. Rapproche toi enculé… viens… c’est çaaa… vient ! Viens ! Siegfried sentit son dos heurter le comptoir. L’homme le fixe, semble sourire derrière sa cagoule et s’apprête à le planter. Mais la main de Siegfried tâtonna à l’aveuglette sur le bureau. Il devait forcément y avoir une arme. Non, quelque chose de pointu… oui, la paire de ciseaux posée là. Rapidement, sa main se tend vers elle mais il lui bloque son bras. Un coup de genoux, et Siegfried l’envoie balader. Le voilà à terre. Siegfried fait un pas de côté mais un des braqueurs le poussa violement à terre. Il se retrouve sur lui… il n’a pas le temps de réaliser que cette attaque surprise lui permet d’avancer sa lame vers lui. La main de Siegfried empoigna la sienne, de justesse. Il trembla. S’ensuivit un bras de fer. Le jeune homme le fixa… ces yeux remplis de folie ne souhaitait qu’une chose, le crever. Il est plus fort que lui… il est costaud… mais il parvient à lutter. La pointe de la lame s’appuie doucement sur sa peau, le menaçant de le percer mais il parvient à la repousser de quelques milimètres.
Rien à faire. Il voit bien au regard de l’homme qu’il ne gagnera pas. Il songea avec ironie que la pointe se dirigeait vers une ancienne cicatrice de douze centimètre. Elle va se rouvrir… et répandre un sang noir de culpabilité.
 
« Non… s’il vous plait… pas ici… » murmure t-il entre ses dents. « J’aimerais… t’arracher les yeux. Enfoiré… ! J’aimerais te tuer ! Je vais te tuer ! »
 
Sa main réussit à repousser le couteau… enfin ! Il chercha son énergie dans ses tripes et parvient enfin à dévier la lame de quelques centimètres. Encore un effort… !
Mais ce fut un coup dur. Le pied d’un des braqueurs apparut dans son dos et appuya si fort qu’à présent, la lame s’introduit directement dans son flanc. Un air stupéfait s’afficha sur son visage tandis que sa main trembla encore autour du poignet de l’homme. Mais sa paume glissa. Un hurlement d’intense douleur franchit ses lèvres et mourut en un râle de douleur. Il se sentit trembler. Ca y’est, le sang d’Ollie se mélangea au sien.
Vulnérable… il était bien pour la boucherie à présent. 



HRP : alors OUI, j'ai pnjiser le braqueur. J'en suis navrée si celà pose problème mais je me suis dit que je pouvais accélerer un peu  le truc. J'espère que ça ira !
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MessageSujet: Re: Intrigue 1 :: HOLD UP ! (Qui veut)   Mer 24 Sep - 22:41

J'ai toujours adoré les Disney, surtout pour leurs méchants.

Les dessins animés, ce n'est pas trop la tasse de thé de mon père. Alors c'est maman qui me les montre. On s'enroule dans une couverture et on lance le DVD, lorsque je l'ai pour moi le Samedi soir. Maman, elle est sublime. La plus belle femme du monde, elle aurait pu faire mannequin. Je le lui dis, souvent. Mais elle se contente de rire et de m'ébouriffer les cheveux avec un petit sourire triste. Lorsque le générique se lance, on dévore un paquet de pop corn puis des bonbons. J'adore ces soirées avec maman. Et j'adore les disney. Les méchants Disney, ils ont quelque chose de passionnant, parce qu'à mon âge, je commence à comprendre leurs motivations. Je commence à comprendre pourquoi ils agissent. Scar et Hadès veulent le commandement à la place d'un frère qui a été beaucoup trop mis en avant. Frollo, il est amoureux d'Esmeralda, et il préfère la tuer que de la savoir loin de lui. Méduse, elle a été bannie, comme Zira, et elles ont toutes les deux la rage d'avoir été répudiées, elles ne veulent que se venger. Gaston, il aime Belle et ne veut pas qu'elle aille voir la Bête. Maléfique aimait le père d'Aurore, elle s'est vengée. La reine dans Blanche Neige... C'était une femme qui voulait être la plus belle, et qui a été dévorée par la jalousie. Tous les méchants des dessins animés, même les pires, même les plus cruels, ont tous un but, un but qu'ils veulent défendre, une blessure, une souffrance. Et j'ai toujours cherché à en savoir plus. Plus sur eux, parce que je me disais qu'on ne peut pas être "méchant" sans raison. On a toujours un but.

Et l'homme qui est en face de moi semble avoir un but bien plus inquiétant que tout ce que je peux imaginer.

Son but, c'est la domination. Il n'en a pas d'autre. ça se voit, il s'en fout de l'argent. Il passe au milieu des otages, il les menace. Moi ? Moi j'ai parlé trop vite, je le sais parce qu'il revient, il revient vers Sieg, il attrape la sale rousse par les cheveux qui minaude. Elle essaye de faire la victime mais ça ne prend pas, arrête de le regarder comme ça. Arrête, il est à moi. Il est là pour ME protéger, et de toute façon c'est de ta faute tout ça, si tu n'avais pas été là Sieg ne serait pas entré dans la banque et on aurait échappé aux cris, aux menaces et au sang, je le sais. L'homme s'approche de nous, il lâche la sale rousse. Ne cherche pas, pour moi tu seras toujours la sale rousse. J'ai le sentiment d'être mis à l'écart par rapport à Sieg, à cause de toi, parce que tu as une paire de tétons sur le torse et de jolies fesses, parce que tu as un regard faussement apeuré, comme une biche effarouchée dans Bambi, mais avec moi ça ne prend pas, parce que je suis un enfant, un enfant qui a besoin d'aide, cruellement besoin d'aide, tu comprends ça ? Alors va-t-en ou meurs, je m'en fiche. J'ai les yeux pleins de larmes, la vue brouillée. Je vois seulement l'homme se pencher pour détacher Siegfried. Toi, tu es le chef, le combattant, le champion des gladiateurs et tu vas te battre contre le méchant, c'est comme dans les Disney. Le combat final entre le gentil et le méchant. Je te vois qui te rélève, l'homme parle. Je n'imagine pas encore que c'est sans doute la dernière chose de cohérente que je vais penser avant un moment.

« J’espère que tu regretteras toute ta vie de mettre sa vie en danger, ce que je fais ça a un prix. »

Il y a un bruit assourdissant, je crois que c'est le premier truc que j'entends. J'entends un sifflement aussi, pas loin de mon oreille. Et ensuite je perds le fil, quand je sens quelque chose traverser mon épaule à grande vitesse. Une gerbe de sang se perd sur mon visage crispé par la douleur. Et je m'effondre au sol. Voilà, je ne peux plus penser. Plus du tout. Ma main gauche se crispe par réflexe sur mon épaule. Elle est couverte d'un sang chaud qui dégouline, mais je la vois à peine.

"AAAAAAAAAAAAAAAH !!"


ça déchire le silence terrifié qui règne dans la pièce, ça déchire tout, tout mon esprit, et j'entends à peine un cri poussé par Siegfried qui se jette en avant pour s'approcher de moi. Je sens une main tremblante se poser sur mon épaule valide, j'entends des mots mais je ne les comprends pas, je ne les comprends pas. Je sais seulement que ce réconfort est de courte durée parce que je suis de nouveau tout seul. Il parle, l'homme, il dit à Sieg de venir, et Sieg y va parce qu'il n'a pas le choix, des hommes l'ont attrapé pour faire face au chef de la bande. Je n'entends pas le reste. Ma voix se limite à des gémissements de souffrance que je ne peux pas stopper, tout simplement. Parce que j'ai mal, et peur, encore plus peur maintenant que je vois qu'il y a du sang par terre, mon sang à moi. Mon sang à moi. Cette simple pensée me fait fermer les yeux. Pour ne plus penser au sang. Ni à la douleur. Pour le sang ça va. Je n'en perçois que l'odeur écoeurante et la sensation poisseuse sur mes doigts. Mais la douleur, elle ne passe pas, alors je panique. Je crois que je vais mourir. Les gens qui se prennent des balles, dans les films, ils meurent.

"Ma.. Ma, Ma, Mam, Maman..."


C'est le seul truc que je peux articuler, le seul. Parce que pour le moment je suis conscient. Mais je vais bientôt m'évanouir. De douleur ou d'autre chose, je n'en sais rien. Mais je garde les yeux fermés. Je me dis que ça va passer. Et que j'ai peur pour Sieg. Peur de ce qui risque de lui arriver.
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MessageSujet: Re: Intrigue 1 :: HOLD UP ! (Qui veut)   Lun 22 Sep - 23:32

Hold up
feat qui veut

« T’as plus pécho de meuf depuis combien de temps que tu réagisses comme ça ? » Je me retourne vers la source du bruit, un sourire s’étire sur mon visage. Sombre crétin. « Ta main droite ne suffit plus ? Je te rassure, quand tu seras en prison, t’en prendras plein le derrière, sale enculé. » Au moins, une chose est sure ce jeune à du répondant, mais une trop grande gueule à mon goût, et son air hautain m’agace, mon sourire se transforme en un rictus, et un rire s’en suit. Je frappe dans mes mains. « Et c’est un puceau dans ton genre qui croit pouvoir faire la leçon ? De toute façon vu comment tu te comportes tu seras même plus en état de voir si oui ou non moi et mes petits copains on a fini en taule. » J’appuie chacun de mes mots, comme pour lui rappeler la lourde sentence qui l’attend s’il ose dire un mot de plus. Pourquoi je n’ai toujours pas tiré ? Le plaisir de les voir souffrir, tout simplement. C’est tellement amusant de jouer avec leurs nerfs, les voir obéir comme des chiens par peur d’être tués. Tous allongés, les mains à plat sur le sol, à pleurer. Cette scène me fait rire, me fait plaisir et me donnerait presque envie de faire un selfie avec eux, tremblants en arrière plan.

Mes pas se font lents, puis rapides, et très vite je me retrouve au niveau d’une brunette, mignonne, mais un peu trop naïve. Elle exprime l’envie de jouer à l’héroïne, je la calme tout simplement, et la voilà à terre, comme les autres. A mes pieds. C’est beau le pouvoir, n’est-ce pas ? Pourtant, il faut savoir le garder, et malgré le banquier un peu trop téméraire, tout se passe comme prévu, et mes petits collègues n’ont rien vu venir. Ils ne sont que des pions sur cet échiquier que j’ai moi même tracé, et je n’aurais aucun scrupule à en dégager un pour atteindre mon but. Le fric, franchement qui en a quelque chose à foutre ? Eux c’est ce pourquoi ils m’ont suivi comme des petits moutons, moi c’est l’excitation d’exercer et de manipuler la peur. Dommage pour vous jeunes étudiants, vous êtes tombés sur un adulte qui a rien d’autre à foutre dans sa vie que de faire de son monde un terrain de jeu. Aujourd’hui, je level up, je passe aux choses sérieuses et vous êtes les cobayes d’un homme qui a su faire de son premier niveau l’évasion du centre psychiatrique où il était détenu pour schizophrénie soit disant. Les médecins sont tous fous, ils voient la maladie partout…

Je claque mes talons sur le sol de la banque après avoir abattu le banquier, allongé à même le sol trempant dans son sang, quel spectacle. Les gyrophares de la police clignotent derrière moi, ça me rend nerveux, et ma colère prend le dessus tandis que mes hommes paniquent, et tremblent comme des feuilles. Je fulmine de l’intérieur, et me voilà par terre, allongé à même le sol. Connard. Mon regard est noir, et ma main ne trouve pas la crosse de mon flingue, je laisse juste passer et m’en prends au gosse. C’est marrant les gosses, ils pleurent pour tout et n’importe quoi. Ils sont fragiles et tellement faciles à blesser. Je garde cet éternel sourire sur mon visage tandis que ma main empoigne son visage et le force à soutenir mon regard. Alors on fait moins le malin ? Je me redresse et continue ma ronde. La plupart sont sages comme des petites images. Quelques sanglots s’élèvent, mais beaucoup sont bien trop peureux pour oser me défier, et restent sagement les uns contre les autres. Comme c’est attendrissant. Mais certains sont cons, vraiment cons. En plein milieu de mon opération, les voilà qu’ils discutent. Vous voulez un café peut-être ? Je m’approche et tends l’oreille, amusé. On veut planifier un moyen de sortir ? Sous mon nez ? Je rigole, et incite mes collègues à le faire aussi, presque comme à la télé, en levant le panneau Applause. Ni une ni deux, je le saisis par le col et le relâche aussitôt. Trop faiblard, trop débile. Mais c’est drôle, vous ne trouvez pas ? Enfin, chacun son humour me direz-vous, mais eux ils sont loin d’aimer rire. Tu prends pied pas vrai ? Oui je prends pied, j’aime ça, la peur, les cris, les pleurs, le sang, la mort. Mon esprit tourne au glauque, mes doigts jouent avec le barillet de mon revolver, je n’ai qu’une envie ressentir la pression sur la gâchette et voir un cerveau voler en mille éclats. « Enfoiré ! » La voilà mon occasion. Je me retourne furieux, et monsieur superman se croit plus fort. Mon arme pointée sur son front, je finis par appuyer sur la gâchette, dans un silence de mort. Le clic se fait entendre, mais rien d’autre. J’explose de rire. T’as pas eu le cran avoue ? Si j’ai le cran, je vais le faire, je peux le faire.

« Si tu fais mal à Sieg je te tue, connard ! » Sa petite voix tremblante résonne dans ma tête. « Sieg, c’est comme ça que ce fils de pute s’appelle alors ? » Mon sourire se fait effrayant, sadique, je perds le contrôle. « Essaie voir de me tuer petit, tu verras tu rejoindras le paradis bien avant moi. » On prend possession de mon esprit, et le coup part tout seul, le gosse est à terre, je rigole encore. C’est tout ce dont t’es capable ? Non, je peux faire bien plus. Mes mains sur les tempes, mes pas s’accélèrent, je tourne en rond dans la banque, et un type m’interpelle. « Pauv’ merde. » Ma tête me fait mal, je me tourne juste. « Ta gueule connard. » Tout se bouscule, rien ne va plus, et une idée me vient. La première fille que je croise je me la fais, et pas de chance c’est la petite rousse. Je lui attrape sa chevelure de rêve et la force à bouger son cul du sol, puis la rapproche de moi, entourant ses épaules de mon bras. Elle sent bon. Je menace de la tuer, tout de suite ça fait effet, la teigne se redresse, et me lance un défi. J’aime jouer, ça tombe bien. Si on commençait par écraser la tour ? « C’est drôle, depuis avant, tu t’en prends au plus faible. Bordel regarde là ! Elle tremble à en mourir ! Avoue que tu n’oseras jamais t’en prendre à un type baraqué, hm ? Tu sais, ton poing dans ma gueule, c’était du coton. Tu crois que tu vas aller loin avec ça ? Allez, détache mes liens, que je te montre comment on fait… sois pas timide. Je n’attends que ça depuis avant. Tu as peur ? Non ? Alors détaches moi ! » « Tais… Toi… Ca… S… A… Rien » « Au contraire ma jolie, qu’il continue à ouvrir sa gueule, ça commence seulement à devenir intéressant. » T’as toujours trop aimé ça les jeux ? Pourtant c’est dans la vraie vie tu sais ? Non ce ne sont que des pions, et ils vont tous dégager. Je lâche la jeune fille, un peu brutalement, et m’approche de ce dénommé Sieg. Mes bras passent autour de sa taille, je lui murmure à l’oreille tandis que je défais ses liens. « J’espère que tu regretteras toute ta vie de mettre sa vie en danger, ce que je fais ça a un prix. » Je suis sur qu’il ne comprend pas, qui me comprend de toute façon ?

Il est libre, mais très vite je dégaine mon arme. PAN. « Alors tu veux toujours te battre ? » Le gosse est à terre, l’épaule trouée, la balle plantée dans le mur, du sang qui a giclé, et un long cri strident. « Que j’aime cette complainte, le cri de la douleur, c’est beau non tu trouves pas ? » Je m’éloigne du jeune homme bien décidé à faire ma fête. La tension a monté d’un coup, mes hommes sont encore plus flippés qu’avant, je rigole, je me moque d’eux, et envoie mon flingue à l’un d’eux. « Tiens, le premier qui bouge tu tires. » Le mec me regarde. Tu veux ma photo ? « Bon allez montre moi ce que t’as dans le ventre. » Je m’approche, prêt à la guerre, et sors de ma poche arrière un couteau. « Autant que je sois lâche jusqu’au bout pas vrai ? » Pointe aiguisée, je joue avec le bout de mon doigt, et une goutte de sang perle à l’extrémité de l’arme blanche, tandis que résonnent dans la salle les coups de poings des policiers contre la grille. Ils martèlent, et crient « Armes à terre. » Inutile, bande d’imbéciles. Laissez-moi jouer, je suis face à mon premier combat là. Je feinte quelques coups, tel un chevalier qui tente de transpercer son ennemi. « Désolé, t’as que ton pauvre doigt pour te servir d’épée. » Fis-je faussement désolé. Allez je t’attends, viens par là, viens que je te défigure au point qu’on ne sache plus jamais qui tu es, allez viens.


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HRPG : Petit résumé des blessures.

Ollie - Tir par balle à l'épaule.


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MessageSujet: Re: Intrigue 1 :: HOLD UP ! (Qui veut)   Dim 21 Sep - 17:57


Interactions: Sieg'
Mentions: Paytah/Soraya/Mike/Ollie

Plus rien n'allait plus. Fawn ne se sentait pas bien. Pourquoi ? Pourquoi le calme dont elle avait fait preuve en s'adressant aux gens ligotés avec elle avait disparu ? Oui, pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi cela ? Pourquoi-ci ? Dans la situation actuelle, il y avait tellement de "pourquoi". Par exemple. Pourquoi ces types, ces malades mentaux faisaient-ils ça ? Pourquoi s'attaquer à un enfant ? Pourquoi tirer sur un pauvre homme qui en se levant le matin même, s'était rendu à son travail après avoir embrassé sa femme et ses enfants ? Pourquoi être sadique à ce point et faire semblant d'éclater la cervelle à un homme ? Pourquoi jouer avec la vie des gens, avec leurs nerfs ? Ces types, cagoulés et armés n'étaient rien d'autre que des détraqués, des psychopathes. Rien de plus, rien de moi. Alors, oui, pourquoi avait-elle perdu son calme ? Pourquoi Fawn se retrouvait-elle presque tremblante et les yeux écarquillés ? Parce qu'il la regardait. Il la regardait vraiment ... Elle le sentait. Elle sentait que ça allait être son tour. Après l'Indien, après Siegfried, après la jeune brune qu'elle avait vu à l'événement des Sigma Mu, c'était à elle. C'était à elle d'être battue, d'être injuriée, d'être prise pour cible, et peut être même d'être tuée ... Elle savait ça, et pourtant, rien. Pas de mouvements, pas de cris, pas de larmes. Tout était enfermé en elle. Comme si quelque chose empêchait que tout cela sorte.

Puis, pendant quelques secondes, elle se dit que non. Non, ce n'est pas pour elle. Il ne vient pas là pour elle, peut être pour les deux jeunes ou même encore pour Paytah ... Elle l'espère et ses yeux se portent sur Siegfried. Et s'arrêtent. Elle le fixe longuement. Ils se regardent. La rouquine essaie de lui sourire. Elle s'apprête à le faire en fait, mais n'en a pas le temps. Oui, il était vraiment là pour elle.

Inattendu. Sa tête se soulève. Elle n'a pas d'autre choix que de se laisser faire. Ça lui fait mal. Énormément mal. Elle souffre. C'est extrêmement douloureux. C'est affreux. Elle a l'impression qu'ils vont s'arracher. Elle a l'impression que sa longue chevelure va tomber par poignées, comme ça, d'un coup. Elle a l'impression que ce à quoi elle tenait le plus sur elle-même, allait disparaître. Ça fait mal. Elle se fait traîner. Traîner aux travers de toute la pièce, jusqu'au centre. Jusqu'à l'endroit où ce pauvre banquier s'était pris une balle. Et cette fois-ci, c'était peut-être son tour. Elle tremblait, énormément. Comme jamais elle n'avait tremblé. Enfin, les larmes lui montèrent aux yeux. Là, oui, ça sortait. Elles coulaient à flot sur ses joues tachetées. Elle avait peur, c'était le cas de le dire. La seule chose qui la rassurait un peu, c'était d'avoir toujours le jeune homme en vue. Juste ça. Elle ne cesse pas de le regarder. Si elle devait mourir, au moins, il lui resterait ça, de l'autre côté. Cette image de cet homme. Le premier sans doute. Celui avec qui elle pouvait envisager une suite. Celui pour qui elle avait pu développer des sentiments. Le seul, l'unique. Celui qui avait su percer un peu la carapace de timidité et de peur qui l'entourait. Le seul. Et pourtant, tout allait s'arrêter. Mais elle regrette. Elle aurait aimé pouvoir dire à son père qu'elle était désolée, s'excuser mille fois encore pour ce qu'elle lui avait fait subir. Elle aurait aimé remercier sa mère et sa sœur pour tout. Oui, elle aurait aimé ...

Une étreinte puissante se resserre autour de son cou et sa respiration s'accélère. L'air passe de moins en moins bien. Ça brûle. Dans sa gorge. C'est sec. Les mains attachées dans son dos ne peuvent même pas l'aider. Personne ne peut l'aider. Même pas lui. Arrête ... Ça ne sert à rien ... . Il crie. Il parle fort. Provoque celui qui la maintient. Mais elle n'entend pas tout. Elle ne sait pas ce qu'il raconte. Elle ne comprend. C'est confus. C'est comme des parcelles de sons qui n'arrivent pas entière jusqu'à elle. Mais elle sait une chose. Elle veut qu'il arrête. Qu'il se taise. Qu'il se sauve-lui. Qu'il sauve l'enfant. Qu'il protège ce gosse.

"Tais ... toi ... Ça ... s... à rien ..."

C'est dur. Dur de parler. C'est épuisant. Oui, ça l'épuise. Ça l'essouffle encore plus qu'elle ne l'est déjà. Elle n'a plus la force de lutter, de réfléchir à une solution. Elle aurait pu lui en vouloir. Peut-être que s'il ne l'avait pas embrassé, elle n'aurait pas servit de cible, de proie. De moyen de pression, plutôt. Peut-être qu'elle n'aurait pas subi ça. Mais non. Elle ne lui en veut pas. Bien au contraire. Ça avait été bien.
Ses lèvres esquissent un faible sourire, et articulent quelques mots. En espérant qu'il les comprenne, elle les répète plusieurs fois. Ça ira ... Ça ira ... Ça ira ...



Résumé:
 

HRP: bon ... C'est naze ! Euké. Mais bon, je voulais pas trop m'avancer tout ça ! J'attends le prochain PNJ pour faire mieux ! :)


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MessageSujet: Re: Intrigue 1 :: HOLD UP ! (Qui veut)   Sam 20 Sep - 11:43


HOLD UP !
PNJ & autres
Mentions : Ollie, Siegfried, Fawn, Paytah et d'autres...

Les événements s'enchaînèrent très vite. Je n'eus pas même le temps de m'affoler, de verser une larme, d'hurler à la mort, que je me trouvais très vite attachée, les mains dans le dos, et mise dans un lot de quatre. Quatre bouts de viande, tassés là, prêts à être bouffés tout cru ou... saignant. Moi, j'étais presque à point. Au point de craquer. Je me mordais la lèvre inférieure pour retenir mon atroce envie de chialer. Dans le même temps, je me sentais toujours tremblante mais cette fois, ce n'était pas que le manque du jeu, c'était la peur. Avec la peur venait les regrets, les fausses résolutions en tête, je me disais que si je sortais vivante, je ferais telle ou telle chose pour rattraper mes erreurs tout en sachant parfaitement que si j'en sortais vivante, j'oublierais toutes celles-ci une fois à l'abri.

Dans le tas de viande, y'a un môme et puis son babysitter. Du moins, c'est ce que j'en déduis puisqu'ils fourrés ensemble depuis le début de la prise d'otage et d'après les réactions de l'enfant ils ne sont pas non plus de la même famille. Enfin, simple hypothèse, si ça se trouve le gosse le déteste tellement qu'il ne le traite plus comme son grand frère. Là, je pense forcément à Chisame. Un jour, elle oubliera qu'on a été de la même famille tant elle me méprisera. Tant mes parents lui auront craché à mon sujet. Peut-être même lui raconteront-ils que je suis morte sur le trottoir, droguée jusqu'à l'os, la bave jusqu'au menton et les poils pubiens noyés dans l'alcool.

Étrange de penser jusqu'aux plus petits détails sordides lorsque je me trouvais justement attachée, saucissonnée, placée dans une petit rayon charcuterie, à possiblement quelques minutes de ma mort, avec un gamin chieur et des ados se prenant pour Superman, Wonderwoman, Batman et Robin... Certains n'ont vraiment peur de rien. Entre celui qui est prêt à y laisser ses organes internes pour sauver le mioche ingrat, l'autre qui parle de feindre l'évanouissement pour divertir les braqueurs - non mais franchement, tu crois la vie aussi simple que ça, toi ?-. Vas-y, fais un tour dans un quartier mal famé, rien qu'une fois et tente de t'en sortir sans blessure avec des ruses aussi simplistes, qu'on rigole. À Kabukichô, j'aurais pas donné cher de ta peau. Après, tu es peut-être maso mais là-bas, t'auras même pas à demander, ils se feront un plaisir d'ajouter un orifice à ton petit corps androgyne. Je n'avais même pas le courage de soupirer, j'avais la sensation qu'une respiration trop bruyante agacerait les braqueurs. Quoique, vu tout le boucan que font les pseudos supers héros, un soupir passerait inaperçu...

Là où tout espoir m'était définitivement enlevé, c'était lorsque, la seule personne que je connaissais ici se faisait prendre de force par un des braqueurs. Fawn. En plus, cette conne ne m'avait pas répondu. Putain. Elle savait qu'on allait tous y passer. Bien sûr qu'elle n'y pouvait rien. C'était de la faute de l'abruti qui l'avait embrassée et qui se pensait assez fort pour affronter à lui tout seul les agresseurs. Idiot, triple idiot même. C'est toi qui va nous enterrer.

De mon côté, je me contentais d'observer. J'étais peut-être lâche mais moi, au moins, je ne jetais pas dans la gueule du loup sans réfléchir. Je maudissais les gens téméraires, ce n'était pas du courage qu'ils avaient mais la capacité à foutre tout le monde dans la merde parce qu'ils étaient trop sûrs d'eux, trop fiers ou simplement stupides. Vu les réactions des braqueurs, ils entraient clairement dans leur jeu, satisfaisant leur soif d'action et de sang. Ils se nourrissaient de nos émotions, de notre peur, de notre désespoir. Eux ils savaient parfaitement ce qu'ils allaient faire de nous et ça leur était bien plus drôle de nous voir réagir. Alors, allez-y, continuez, parce que eux...

« ...ils prennent grave leur pied. »

Oups. J'avais pensé à voix haute cette dernière phrase. Bon, heureusement, en japonais mais, je doutais que sorti comme ça, ça passe inaperçu. Je m'étais dit durant ce temps que je n'ouvrirais pas la bouche, ça m'avait bêtement échappé. Je me mordais de nouveau la lèvre inférieure mais bien plus fort, regrettant amèrement ce manque de contrôle. Intuitivement, je baissais le regard, fixant le sol comme si ma vie en dépendait.

C'était le cas.

résumé:
 

Mots : 719



electric bird.
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MessageSujet: Re: Intrigue 1 :: HOLD UP ! (Qui veut)   Ven 19 Sep - 15:53

HRPG : Je synthétise un peu, séparant les deux parties de mon RP, sinon je vais trop m’attarder sur la partie post-braquage et c’est pas le but.

Interactions : Soraya, Paytah

A l’appartement.

« Et bien alors, un jour on ira faire de l’escalade ensemble que je vois madame à l’action. » Annonça-t-il fort curieux de connaître les capacités de Soraya. Au final, ils avaient beau se côtoyer depuis un bout de temps maintenant, il ne l’avait jamais vu à l’œuvre, et il pensait que ça valait largement le coup d’œil, ce pourquoi il lui avait fait une telle proposition. La Rho Kappa s’en alla alors laissant Mike devant son navet, qu’il changea très vite par son appareil photo, cent fois plus intéressant que le film qu’il avait mis en route. Mais très vite Soraya revint à la charge envahie d’un ennui mortel. « Ca par contre t’as de la chance, je suis pas aussi bon viseur que ça, la partie de Paintball avec les autres SM m’a vite fait comprendre que j’avais du travail à faire à ce propos, mais comme on dit toujours, il faut persévérer, alors ne met pas la charrue avant les bœufs. » En gros, ça recoupait leur conversation précédente sur l’escalade. Au final si Soraya s’en donnait les moyens, bien sur qu’elle pouvait faire le Grand Canyon, tout comme Mike était capable de viser juste entre ses deux yeux, s’il se donnait la peine de s’entrainer à viser. « Je peux voir tes photos ? » S’il y avait bien une chose que Mike avait du mal à faire, c’est confier son appareil photo à quelqu’un, et s’il laissait une personne l’approcher c’était un miracle et surtout un signe qu’il avait une grande confiance en cette personne et qu’elle n’était pas rien pour lui. Du coup, il lui tendit l’appareil, qu’elle tenait dorénavant entre ses deux mains. « Tiens, par contre, je m’occupe des boutons pour passer à la suivante, dis-moi juste quand t’as fini. » Il avait cependant trop peur qu’en confondant un bouton la portoricaine efface la mémoire de l’appareil qu’il n’avait pas encore vidé sur son ordinateur.

Soraya regarda alors les photos, et Mike ne cessait de lui demander son avis sur tel ou tel cliché, jugeant important de connaître les ressentis de Soraya. Mine de rien, avec le temps ce qu’elle pouvait penser l’importait vraiment. Après avoir visualisé tout le contenu, Mike reprit son objet, et Soraya se leva précipitamment. Elle courut à sa chambre et revint avec ce qu’elle appelait un appareil photo. « J’ai même une petite roulette pour le rembobiner ! » « Tu savais que quand t’es comme ça, t’es adorable comme tout. » Ne put-il s’empêcher de dire, sans vraiment s’en rendre compte. On aurait dit une petite enfant enthousiasmée par un cadeau de Noël. « Et bien alors prends-en bien soin, si ça se trouve tu pourras te faire un paquet de pognons avec ça. » Dit-il moqueur, alors qu’elle même ne semblait pas convaincue de l’efficacité de son appareil. « N’empêche ça faisait longtemps que j’avais pas vu de reliques comme ça. »

A la banque.

Mike avait de plus en plus de mal à se concentrer sur la situation présente, et il tentait au mieux de faire abstraction, de se calmer, mais c’était peine perdue. Chaque bruit, chaque raclement de gorge, ou même chaque mot du braqueur le tirait vers la réalité, celle qu’il essayait désespérément d’oublier. Il se disait que s’il restait dans son coin, sans trop faire d’histoires il s’en tirerait probablement, et il encourageait Soraya à faire de même, ayant trop peur qu’ils osent toucher ne serait-ce qu’à un seul de ses cheveux, ce qu’il ne tolèrerait pas. Il savait que si ça arrivait il ne pourrait se retenir, il ne pourrait retenir le coup, et il pouvait causer la perte d’un otage en un seul geste, ce qui le tétanisait, et tout ce qu’il faisait c’était se concentrer, yeux fermés.

On les ligota, assez violemment, ainsi qu’ils étaient tous dépouillés jusqu’au dernier centime. Il était clair que ces braqueurs n’étaient pas là par hasard, et n’étaient pas de simples criminels venus soutirer du fric aux banquiers, sinon ils seraient déjà partis loin, très loin laissant les jeunes étudiants tranquilles. Mais là non, ils cherchaient plus, et c’était le mystère que soulevait leur apparition dans cette banque ce jour là. Ils prenaient leur pied à les effrayer, à les menacer et à les tabasser, c’était clair qu’ils voulaient autre chose ? Mais quoi ? Mike tentait de raisonner, de répondre à cette question pour éviter de se laisser aller par la peur, qui avait envahit toutes les personnes présentes, dont un jeune garçon qui en avait fait pipi dans son froc. Mike ne pouvait rien dire, ce môme devait avoir quoi douze ans à tout chier, et il était bien trop jeune pour assister à une telle chose. Mike n’avait certes aucune affection envers les enfants, mais il se revoyait à travers lui, coincé contre le mur, les larmes ne pouvant cesser de couler assistant à une scène des plus désagréables. Sauf que là ce n’était pas à une crise de son père qu’il assistait, mais bel et bien à un hold up, où le degré de gravité n’était pas comparable.

Les forces de l’ordre furent mises au courant, ce qui évidemment ne passa pas inaperçu auprès du braqueur, qui furieux, et carrément déjanté s’en prit au banquier qui avait déclenché l’appel. C’était comme dans un film, les sensations en plus, et Mike avait l’impression de perdre la boule dans ce désastre. Du moins pas autant que le braqueur qui devait avoir un problème psychologique sévère pour être aussi réactif et déchainé. Il devait eu avoir un problème d’infériorité dans son enfance, ou un truc dans le genre. Enfin bref, la moindre chose le faisait tiquer, que ce soit un croche patte ou des pleurs d’enfants. Le pire fut Paytah qui n’avait pas su tenir sa langue, et qui avait déclenché le fou rire des criminels. Le chef s’en prit à lui l’envoyant bouler contre le sol dans un bruit sourd. Mike grimaça, ça devait faire mal. « Soraya, ne les provoque pas. » Chuchota alors le Sigma Mu à la Rho Kappa. En fait il avait peur qu’ils s’en prennent à elle, puisqu’à la moindre remarque ils démarraient sur les chapeaux de roue. La moindre petite chose pouvait tout changer, et mener au chaos. Néanmoins, Mike se baissa et se tourna vers Paytah. « Eh p’tit gars, ça va ? » Oui, il lui arrivait d’être gentil, mais était-ce le moment de jouer au sale type égoïste ? NON.

La situation dégénéra quand le braqueur faillit tirer pour de bon sur le jeune Rho Kappa. Heureusement pour lui, il n’était pas chargé, mais Mike était tout sauf soulagé. Il pouvait très bien recommencer, une balle dans le chargeur cette fois. « Ecoute vu comment c’est parti, je doute qu’ils ne soient là que pour le fric. » Mike au contraire avait les pieds sur terre, et n’arrivait à relativiser, tandis que Soraya faisait de son mieux pour positiver. Puis, alors que Mike était désespérée, la jeune fille à ses côtés arriva à se libérer de ses liens, aidant le Sigma Mu à défaire les siens. Mike pouvait à nouveau tenir la main de Soraya, qu’il se décida à ne plus lâcher. Celle-ci était moite et froide. Et même si une jeune fille venait de se faire arracher par les cheveux, menacée au milieu de la pièce, amenant à une situation critique où Siegfried voulait déclencher la bagarre, Mike ne pouvait s’empêcher de penser, penser à ses mains libres, et au fait que c’était une échappatoire non négligeable et qu’il fallait agir. Mais comment ? Et il fallait surtout agir vite, ce qui n’était pas vraiment gagné. A deux contre eux ils ne faisaient pas le poids. Mike se rapprocha de Soraya et lui souffla à l’oreille « Je crois qu’on n’a pas le choix, faut qu’on fasse quelque chose maintenant. » Il était décidé, motivé, et bien parti pour sortir de là. Il le souhaitait, et tant qu’à faire, permettre aux autres de voir la lumière du jour, alors que les gyrophares de la police clignotait toujours dehors.


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MessageSujet: Re: Intrigue 1 :: HOLD UP ! (Qui veut)   Mer 17 Sep - 14:34

Mentions : Sieg, Fawn, Paytah, Soraya, Shane
Interactions : Le braqueur, Sieg


Je ne comprends pas tout. ça va beaucoup trop vite.

J'ai le sentiment d'être pris dans du coton, parce que je n'entends pas grand chose, que je ne comprends plus rien et que ma vision est flouée par les larmes. Je sais que je peux mourir, d'un instant à l'autre et mes pleurs se font de plus en plus insistants à mesure que cette peur s'infiltre dans mes veines en provocant des tremblements terribles. L'un des hommes m'a parlé, sur un ton moqueur, et j'ai su tout de suite que personne n'aurait pitié de moi parce que je suis jeune, ici. Ces gens, ils ne sont pas capables de faire la différence. Ou alors si, ils la font, et pire encore que de me considérer comme un enfant à protéger, je ne suis rien de plus qu'un sac de viande qui tremble, qui pleure et pire ; qui s'est fait pipi dessus. Mais je n'ai jamais vécu tout cela avant. Je ne sais pas comment les choses peuvent se terminer. J'ignore si je vais pouvoir me sortir de là, si je vais pouvoir revoir la rue, l'appartement dans lequel mon père vit, la maison de ma mère, et leur sourire à tous les deux. Ils me manquent. Siegfried me serre contre lui pour que je ne panique pas, en me murmurant de rester tranquille. Tu as le visage décomposé, Siegfried, la tête de quelqu'un qui en a bavé. Tu as pris des coups en pleine figure et tu continues à répondre, j'ai le sentiment que les braqueurs ne s'arrêteront pas là. J'ai vu plein de films de gangsters. Les personnes qui jouaient aux héros finissaient par s'en sortir. Aujourd'hui, c'est toi mon héros et je me prends à m'en vouloir, terriblement, quand il y a une semaine je t'ai hurlé un "et toi, je te DETESTE !" en pleine figure. Cela n'avait rien de personnel. Je voulais juste faire du mal à mon père. Cet homme si froid qui à présent me manque bien plus que tout le reste. Il m'a tout raconté. Et j'ai compris. Compris que j'avais fait une terrible erreur. Mais ce n'était pas l'important ici, pas vrai ?

J'ai relevé la tête, pour voir tous ces gens se faire frapper, insulter, tous ces gens qui essayaient tant bien que mal de faire bonne figure, en priant pour que ce soient eux, les héros de cette journée. Mas il n'y aurait pas de héros aujourd'hui. Personne pour protéger un enfant comme moi, personne pour dire à un grand comme Siegfried pour la fermer parce que parole, s'il l'ouvrait encore il ne sauverait pas le monde, non, il se prendrait une balle dans la tête. Et j'avais besoin de mon héros, ne serais-ce que pour être rassuré. Pour qu'on me fasse croire que tout allait bien, comme Siegfried tentait, maladroitement certes, mais tentait de le faire. Les gens parlaient, parlaient encore et moi je me contentais de les écouter, d'une oreille distraite. Une fille se disait portoricaine, elle parla dans une langue que je ne connaissais pas. Beaucoup engueulaient quelqu'un qui apparemment avait tenté de jouer au héros. "Mongole." voilà. La seule chose que tu auras gagné en tentant de faire bonne figure. Personne ne viendra nous sauver, tant que ces gens n'auront pas ce qu'ils veulent. Et ce que je vois dans les yeux de l'homme qui s'approche de nous, c'est de la méchanceté, pure et dure. Le masque de la cruauté, comme dans mes films, sauf que là c'est vrai. Il n'y a pas d'écran pour me protéger, et j'ai peur. J'ai seulement peur de mourir et de ne plus jamais revoir mes parents.

..............

"Qu'est-ce que tu foutais ?
- Rien, j'ai essayé de joindre le baby sitter pour lui indiquer l'heure où j'irai chercher Ollie mais visiblement il a oublié de charger son portable.
- On s'en fout, non ? T'as pas mieux à penser, tout de suite ?"


Je n'aurais jamais dû répondre "oui, c'est vrai" jamais, parce qu'à ce moment là j'ai tout oublié, sans me soucier un seul instant du bien-être de mon fils. Sans penser à un seul moment que sa vie pouvait être en danger. Parce qu'aucun des deux portables ne répond, et ce n'est pas normal. Il y en a toujours un de joignable. Mais cette vague d'angoisse, tu l'annihiles vite, un peu trop vite pour que je garde les pieds sur terre en prenant conscience de mes responsabilités. Je ne sais pas que tout de suite, Siegfried a un flingue posé sur le front, qu'il en transpire de terreur sous la menace tranquille d'un homme avide de sang, d'argent et heureux de voir le pouvoir qu'il a sur les autres. Je ne sais pas que mon fils regarde tout ça, la bouche grande ouverte, silencieux à force d'avoir trop crié, pleuré, les lèvres déformées sans qu'aucun son ne s'en échappe, parce qu'il sait qu'il doit se taire, qu'il doit se taire. Non, je ne sais pas tout ça, je ne l'entends pas le "clic !" du mécanisme du flingue, le rire de l'homme qui s'amuse visiblement de cette bonne plaisanterie. Parce que je suis à des kilomètres de ça, à des kilomètres de la peur et de l'angoisse légitime d'un père, je pense à autre chose, quelque chose de plus agréable. Un soupir s'enfuit hors de mes lèvres, les yeux résolument clos. Mon téléphone se pose sur une surface plane, au sol, et à partir de là, je sais que je ne décrocherai plus avant au moins deux heures. Parce que j'en ai besoin. Parce que ma dose, elle est près de moi et je refuse qu'elle s'échappe. Et il est temps de le lui prouver à nouveau, je suppose.


Le pistolet était vide. Je ferme la bouche, parce qu'il me parle, le type, il me parle et ça me fait peur, peur beaucoup trop peur.
"T’en penses quoi ? Et toi gamin, que dirais-tu de voir sa tête voler en mille morceaux ?"
ça s'échappe de mes lèvres, ce cri déformé dans le silence des murmures, la voix innocente d'un enfant qui voudrait seulement sortir de là vivant pour prendre ses parents dans ses bras. Et Sarah, aussi, peut-être, la plus jolie fille de l'école qui me fait un peu trop penser à Arya Stark à cause de ses yeux sauvages. Peut-être que si je m'en sors je pourrais lui raconter, et ça lui plaira, elle dira que je suis courageux. Je ne dirai pas que j'ai mouillé mon pantalon comme un enfant de cinq ans, et comme ça elle me croira, elle me félicitera avec de jolies étoiles plein les yeux. Je pourrais même dire que le type qui me fait face, je l'ai tué à mains nues. Histoire de pimenter un peu mon histoire. Oui, je pense que je pourrais faire ça. Je pense même que je vais le faire, en fait, oui je vais le faire. Je vais lui dire à ce sale type.

"Laisses-le, laisses-le ! Si tu fais mal à Sieg je te tue, connard !"

Mais je comprends rapidement que je ne peux pas faire ça. Parce que la crosse s'abat sur mon visage, et je vois mille chandelles. Avant de finir assommé, je songe que je ne dirai pas à Sarah comme j'ai été maitrisé, non, je dirai seulement, je ne sais pas quelque chose comme "nous nous sommes battus. Il m'a frappé au visage mais j'ai fini par l'étrangler et il est mort". Voilà. Je reste un moment sur le sol, comme ça, sans bouger, immobile alors que j'entends des cris s'élever, celui de Siegfried qui tente une nouvelle fois de menacer le braqueur. Toi, tu es comme moi, tu veux être un héros, Spiderman qui veut sauver Mary Jane. Mais Mary Jane avait affaire à des choses moins dangereuses que ce braqueur parce qu'elle n'a pas de pied dans la réalité. Et toi, tu n'as pas de toile d'araignée à l'intérieur des poignets, Siegfried, tu es juste un jeune homme attaché qui doit se taire, seulement se taire. La voix d'un autre garçon résonne alors que dans ma tête c'est le noir. Je ne suis pas un gosse. Je ne suis pas un gosse. C'est moi le héros, je vais sauver tout le monde, mais je ne sais pas encore comment je vais faire. Je tourne mon regard vers Siegfried. J'ai mal à la tête, parce qu'il a frappé fort. Et je n'arrive pas à me relever. La blessure à l'arcade n'est pas profonde, en revanche elle pisse le sang, ça coule dans mon oeil droit. Je ne peux pas essuyer, parce que je ne peux pas bouger. Mais au moins je ne pleure plus, le choc a été un peu trop fort. Je me contente de regarder Sieg.

"Tu sais... T'es pas un super héro."

J'ai le pantalon mouillé, du sang plein les yeux et j'ai honte. Mais ça n'a que peu d'importance. Pas d'importance parce que je suis prisonnier et que je vais peut-être mourir. Alors autant dire la vérité.

"Je suis désolé... D'avoir été horrible avec toi, Sieg. En fait je t'aime beaucoup. Vraiment beaucoup."

Je sais que tu es en colère, que tu as besoin, envie de te battre avec ce type parce qu'on tient cette fille par les cheveux. J'aimerais que tu l'oublies, elle, pour me sauver. Une fille, ça peut se changer. Un enfant aussi, sans doute, mais j'ai trop besoin de toi pour que tu me laisses à l'écart. Un ami, c'est difficile à remplacer.
HRP:
 
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MessageSujet: Re: Intrigue 1 :: HOLD UP ! (Qui veut)   Mer 17 Sep - 0:39

Mentions : Maira, Shin, Paytah, Soraya, Mike, Ollie, Sieg, April et d'autres.
Interactions : Maira, un braqueur.




Avant la banque ~ La journée s’annonçait d’une banalité affligeante. Shane avait passé le plus clair de sa matinée assit, en cours, et ses jambes commençaient sérieusement à lui démanger. Glander, c’était son truc. Mais glander dans une salle de classe, obligé d’écouter le cours on ne peut plus ennuyant d’un vieux prof gâteux, il connaissait peu de choses pire que ça.

Il n’avait jamais porté la moindre montre, mais il ne se privait pas de demander à ses camarades quelle heure il était, et ce toutes les cinq minutes. Celles-ci passaient bien trop lentement à son goût, et son indifférence commençait à se transformer en un ennui évident. C’était le moment qu’il détestait le plus dans la journée : celui où il réalisait que sa journée de cours devenait trop longue pour lui ; ce qui arrivait, en règle générale, au cours de la première heure de la matinée. Encore aujourd’hui, il lui arrivait de se demander pourquoi il s’était lancé dans des études, à nouveau. Si la filière académique ne lui avait pas convenu une première fois, pourquoi la seconde tentative serait la bonne, après tout ? Il se rappelait très bien le profond soulagement qu’il avait ressentit dès lors qu’il avait laissé tomber les cours, à Jonesboro. Mais il s’en était passé des choses entre temps, et finalement, il était retourné dans « la gueule du loup ». D’ailleurs, à ce moment-là, l’envie de tout abandonner le titillait sévèrement. Mais il ne pouvait pas. Il avait prit des engagements, vis-à-vis de son frère, pour commencer. Il avait promit à Henri qu’il ferait de son mieux pour se réadapter au cadre scolaire, et qu’il ferait tout pour réussir cette fois, qu’il se bougerait le cul. Il avait promit la même chose à ses parents ainsi qu’au directeur de Wynwood, mais en d’autres termes bien sûr. Alors il allait serrer les dents, et tenir ses engagements. Parce que Shane White avait beau être un dealer arriviste, un petit con arrogant ou même une ordure, il ne disait jamais les choses en l’air. Et tenait sa parole.

Aussitôt sa matinée terminée, il n’avait pas traîné pour quitter le campus, et décida d’aller faire un tour en ville ; seul ou pas, il trouverait bien de quoi s’occuper.

Rejoignant le centre-ville par le métro, son casque audio sur les oreilles, le soleil était à son zénith lorsqu’il sortit du souterrain. C’était une journée chaude, ensoleillée, et des plus agréables, ce qui était d’une banalité effarante ici. Tous les jours c’était la même chose, du soleil, du soleil, des nanas en bikinis, du soleil, des touristes … voilà qu’il y devenait tellement habitué qu’il ne réagissait presque plus à la vue d’une bombasse en petite tenue. Il ne se reconnaissait plus lui-même.

Il dévorait un tacos des plus copieux lorsqu’il croisa Maira, dans une rue du centre-ville, accompagnée d’un ami bridé à elle. Elle le présenta comme s’appelant Shin, et Shane ne put s’empêcher de se demander intérieurement s’il n’y avait pas réellement une invasion de bridés à Wynwood. Il n’avait rien de spécial contre eux, même si il trouvait celui-ci étrange, et suspect vis-à-vis de Maira. Était-ce son petit copain ? Shane espérait que non, étrangement. La jeune fille l’invita à les accompagner à la banque qui se trouvait à quelques pas d’ici. Sans réellement savoir pourquoi, Shane accepta, et referma la marche derrière eux, discutant de tout et de rien avec la jeune alpha.

Dans la banque ~ Tout s’était passé très vite aussitôt qu’une voix rauque avait hurlé « TOUT LE MONDE À PLAT VENTRE ET QUE PERSONNE NE BOUGE ». Shane resta immobile un instant, sans comprendre ce qui lui arrivait, avant d’imiter les autres qui se jetaient tous à terre. Il ne pouvait voir grand-chose de là où il était, mais le silence pesant qui régnait dans la salle était on ne peut plus explicite. Ils étaient là en train d’assister à un véritable braquage, et pire encore, ils en étaient les otages. Des bruits de pas affolés raisonnèrent dans l’enceinte de la banque, et un braqueur se dirigea vers un ado et un enfant qui avait tenté de s’échapper. Quelques menaces plus tard, il envoyait le gamin au sol, suivit de l’ado qui l’accompagnait, qui, lui, reçut une bonne patate dans la gueule. Shane ne put s’empêcher de soupirer en entendant le jeune homme supplier le braqueur de relâcher le gamin sous prétexte qu’il était un gamin. Fallait être un sacré con, pensa-t-il, pour penser que le braqueur accepterait une telle requête, m’enfin, c’était probablement la peur qui poussait à agir ainsi. Lui-même ne faisait pas le fier du tout, là, affalé sur le sol, attendant que la suite n’arrive.

Et elle vint, par le biais du banquier qui s’était figuré pouvoir alerter les flics. Mais un braqueur le rattrapa, et après de nouvelles menaces, ce dernier lui tira dans le bras. Le coup raisonna avec tant de force dans la pièce que des cris apeurés retentirent de toute part. De son côté, Shane essayait de garder profil bas, tout en jetant de rapides coup d’œil à Maira, qui semblait tout autant angoissé que le reste des otages. Shane tenta d’arborer un air paisible et rassurant, mais il n’était pas du tout sûr du résultat, tant la situation l’angoissait aussi. Il mit d’ailleurs de nombreuses secondes à tilter l’arriver des flics, qui se faisaient remarquer par leurs sirène et les couleurs des gyrophares qui éclairaient la scène. L’un des braqueurs, leurs chef apparemment, péta littéralement un câble à ce moment-là et s’en prit à nouveau au banquier, dont du sang coulait de l’endroit où la balle avait frappé son bras.

C’est aussi à ce moment-là que les braqueurs se mirent à ligoter tout le monde avant de les fouiller. Une jeune fille, visiblement apeurée, voulut jouer les héroïnes mais cela ne dura pas longtemps. Shane, aussi exaspéré que flippé, remarqua que Maira n’était pas la seule connaissance qu’il avait, dans cette pièce. Au contraire, de nombreux étudiants de Wynwood semblaient peupler la salle. Il vit son pote Mike, non loin d’ici, attaché à sa copine Soraya que le Sigma Mu ne saurait réellement apprécier. Tout près d’eux, il y avait cet amérindien qui étudiait aussi à Wynwood, et que Shane avait eu dans son groupe pour l’évènement de sa confrérie. Ce mec l’exaspérait déjà avant … mais c’était encore pire que de le voir taper la discussion à Soraya, comme si c’était le bon moment pour ça. Bordel, mais ils n’allaient quand même pas tous crever à cause de ces héros en carton ?

Il vit quelques larmes couler sur les joues de Maira, et alors il ressentit un profond sentiment d’impuissance. Leurs vies étaient en danger, Maira le sentait, comme tous, et il ne pouvait rien y faire. Personne ne pouvait rien y faire.

Il entendit quelques mots échangés parmi les otagess. Il reconnut alors la voix de Muños, l’ainé. Putain, mais elle allait la fermer, elle aussi ? Ou alors, peut-être tenait-elle à ce que tout le monde se fasse descendre, y compris son copain et sa petite sœur ? Shane avait toujours pensé que celle-ci en avait moins dans la tête que ce qu’elle prétendait, c’était bien là la preuve qu’il avait vu juste. Un bonhomme cagoulé surgit face à lui et le ligota à Maira et à son copain. Avant de les fouiller tous, un par un. Des poches du Sigma Mu, il sortit son portefeuille, dans lequel il avait rangé pas mal de liquides. Tout cet argent … envolé. La colère envahissait doucement chaque cellule du corps de Shane, si bien que le teint de son visage rougissait à vue d’œil. Ce fric, il l’avait gagné et le voir dans les mains d’un connard de braqueur le rendait tout simplement malade. Comme si ça l’éclatait, de vendre de la dope de piètre qualité à des gamins inconscients, comme si il faisait ça gratuitement … Connards. Connards d’enfoirés de braqueurs.

Et rien n’allait en s’arrangeant. Une sale odeur de pisse monta au nez de Shane, qui se demandait bien qui pouvait flipper à ce point. Une jeune fille se prit un coup de cross tandis que l’ado qui s’occupait du gamin apeuré semblait en avoir prit plus d’une dans la gueule.

« Écoute, dis pas un mot, fais pas comme tout ces cons-là, restes tranquille et ça va s’arranger. Pareil pour toi, Bruce Lee » marmonna Shane à Maira et Shin, et ce sans vraiment s’en rendre compte.

Mais les braqueurs ne semblaient pas vouloir en rester là. Leurs sacs étaient déjà bien remplit de billets et d’autres effets personnels, et la moitié d’entre eux était désormais occupée à tabasser les personnes qui osaient s’élever contre eux. L’un d’eux frappa le gosse, une nouvelle fois. Une jeune fille tout près de Shane voulut lui assurer que tout irait bien, mais agacé par tant de naïveté, Shane se contenta d’une étrange grimace comme unique réponse.

Ça commençait à aller beaucoup trop loin, et la patience de Shane n’était pas illimitée. Il trouvait ça pitoyable de frapper un gosse. Un gosse apeuré, en plus de ça. Le sigma mu avait su garder le silence, jusqu’à maintenant, mais c’en était trop pour lui. Il profita du moment où un braqueur passait tout près de lui, pensant encore à tout le fric qu’on venait de lui subtiliser.

« Ça vous fait kiffer, hein, de frapper un môme ? Pauv’ merde. »

Il regretta ce qu’il était en train de dire au moment même où il prononça ces mots. Mais la colère, mêlée à la peur qui infectait toute la pièce l’avait poussé à réagir. De la même manière qu’avait réagit « tous ces cons-là » un peu plus tôt. Il semblait, finalement, que Shane soit aussi con que tous ces gens, si ce n’est plus.

HRP ::
 
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MessageSujet: Re: Intrigue 1 :: HOLD UP ! (Qui veut)   Lun 15 Sep - 21:24

Mentions : Ollie, Fawn, Soraya, Mike,
Interaction : braqueur, braqueur, braqueur, braqueur, braqueur, braqueur, braqueur. Soraya (un regard). Et Ollie.

Ils n’étaient pas nombreux mais Siegfried sentait, ou du moins l’espérait, que parmi eux, certaines âmes rebelles, se lèvent pour se révolter. Malheureusement, il n’y avait aucune caméra ni de metteurs en scènes. Personne ne pouvait bouger et quand bien même ils se servaient de leurs jambes pour courir, personne ne pouvait utiliser leurs mains, toutes liées derrière leurs dos, comme de vulgaires prisonniers de guerre. Il leur faudrait un miracle pour se sortir de cette sombre merde. Il n’était pas sûr que tout se passe comme dans Skyrim, en début d’aventure, lorsque le Dovhakin est fait prisonnier. Sans l’apparition du dragon fauteur de trouble, son corps serait redevenu à l’état de poussière. Pas sûr qu’il leur arrive la même chance ici.
Au moins, Fawn était au courant de ses sentiments naissants. C’était mieux que rien. Mieux, elle semblait y répondre. Leur étreinte dura un petit moment durant lequel il oublia la situation. De toute manière, tout le rattrapera plus tard. Pour le moment, il gouta aux lèvres fraiches de la jeune femme timide et lui murmura des mots qu’il espérait plein de courage. Tu en auras besoin plus tard, crois moi, ma jolie. Mais malheureusement, une brute les fit se lever :
 
« Comme c’est adoraaaaable ! » Se moqua l’un d’eux « Tu me diras à quel moment je dois pleurer. 
- T’as plus pécho de meuf depuis combien de temps que tu réagisses comme ça ? » répondit le français, une once de moquerie dans la voix pendant que le type ramenait brusquement ses mains derrière son dos. « Ta main droite ne suffit plus ? Je te rassure, quand tu seras en prison, t’en prendra plein le derrière, sale enculé. ».
 
Il se débat légèrement mais c’était pour la forme. Les braqueurs le maitrisent bien vite mais le jeune impudent ne s’arrête pas là. Jambe tendue, il regarde l’un d’eux s’écraser comme une sombre merde. Enragé, il se relève, prêt à lui faire payer. Siegfried n’attend que ça. Malheureusement pour lui, l’homme au physique de taureau se tourne vers Ollie qui ne parvient pas à calmer ses nerfs. Evidemment, si jeune et déjà au courant de la perversité humaine. La main de l’homme se saisit de son visage et le tient fermement. Le Rho Kappa grogna, prêt à envoyer son pied dans sa gueule. Mais le braqueur minaude d’une petite voix niaise et moqueuse qui provoque un grognement de fureur chez le gardien :
 
« Bah pourquoi tu pleures gamin ?T’as peur c’est ça ? » dit-il cruellement en le forçant à regarder Siegfried, qui ne put que regarder la scène, impuissant. « Tiens, regarde l’état de ton ami. Lui, il a une bonne raison de pleurer. »
 
Siegfried fixait Ollie qui pleurait doucement, apeuré de ce contact rude et sans délicatesse. La poigne du braqueur devait lui faire mal. Non, sa présence lui était douloureuse. Pleurer ? Il voulait qu’il pleure ? Jamais de la vie. Il en avait verser des larmes dans sa vie mais jamais pour des idiots, jamais pour ce genre de personne. C’est trop lui accorder. Ollie n’est qu’un enfant qui n’a pas encore  d’armures. Il est trop jeune pour cela… à cet âge là, il est bon de gouter à l’innocence et les petits plaisirs. Siegfried savait qu’après ce genre d’événement, il mettra beaucoup de temps à s’en remettre. Et si tout se passe… bien, il sera là, à ses côtés. Siegfried ne répondit pas. L’homme lâcha l’enfant qui se blottit contre lui, tout sanglotant. Il ouvrit la bouche mais s’abstint. Il Ferait mieux car lorsque sa langue de vipère commençait, elle ne s’arrêtait plus. Il ne pouvait s’en empêcher. L’avantage, c’était que peut-être, les braqueurs oublieraient Ollie. Tout plutôt qu’une blessure. Il espérait plus que tout en sortir entier, Ollie à ses côtés mais cela relèvera du miracle. Il redoutait  la suite plus que tout…
 
Tout se détruisait autour de lui. Les braqueurs s’acharnaient sur ceux qui, de toute évidence, ne pouvait rien leur faire. Mais quelle lâcheté ! D’abord, l’un d’eux enfonça la crosse du flingue dans le ventre d’une jeune fille qui céda à la panique. Evidemment, c’était tellement facile. Puis le jeune cavalier, Paytah sans doute, dont la jument a failli se faire sauter par les bons soins de Miracle, le cheval qu’il montait. Même si son idée débile avait de quoi agacer les autres élèves de l’école, ce n’était pas une raison pour s’en prendre à lui. Regardez le ! C’est un poids plume qui tient même pas debout, alors en effet, c’est facile de l’écraser contre le ventre. Les braqueurs passent entre les rangs, dardant la jeunesse de Wynwood d’un œil noir et cruel. Certains tentent tant bien que mal de délier leurs liens mais ils sont bien trop solides. Beaucoup parmi eux souhaitent agir pour s’en sortir. Mais c’est impossible.
Et puis il y a Ollie.
Ollie. Le garçon qu’il est censé garder. Normalement, il aurait dû passer cette journée en sa compagnie. Il avait déjà beaucoup de devoirs scolaires mais qu’est ce qu’il en avait à faire ? Il préférait de loin tenter d’arracher un sourire, même infime au gamin. Au lieu de ça, il l’embarque dans ce trou à rat. Il aurait voulu faire tout son possible pour  l’amuser, l’égayer, lui  faire oublier que son père l’abandonne entre ses mains pour on ne sait quelles raisons. Il est vrai qu’Ollie ne faisait rien pour l’aider mais tant pis. Il avait toute l’année pour apprivoiser le jeune homme. Mais ce n’était pas avec un braquage que l’enfant  allait se dérider. Loin de là. Siegfried se tourna vers lui, tandis que l’enfant bredouillait un faible « Je… suis… désolé Siegfried. ». Désolé ? Pourquoi murmurait-il qu’il était désolé ? Cette question eut sa réponse lorsque la forte odeur de l’urine lui parvint aux narines. Ho. Heum… il se tourna vers lui et lui adressa un pâle sourire triste en haussant les épaules. Il embrassa brièvement sa tempe en murmurant un bref :
 
« Ce n’est pas grave, Ollie. Ce n’est pas grave,… » murmura le jeune homme. « Ce sont des choses qui arrivent. Reste tranquille… et… » Et quoi ? Pardonne-moi de t’avoir emmené ? Pardon de t’avoir embarqué dans cette sale histoire ? Pardonne-moi d’être aussi bête et con ? Cela ne servait à rien. Il ne pouvait même pas lui promettre que tout se passera bien. Plutôt le silence. Il  murmura tout de même un léger « … c’est moi qui suis désolé Ollie. T’es trop jeune pour voir ce genre de trou du cul s’agiter dans tous les sens. Tu ne veux toujours pas de glace, t’es sur ? » Il soupira. L’odeur d’urine lui passait au-dessus de la tête. Pourvu qu’ils restent entiers. Son regard se promena un peu partout. Jusqu’à s’arrêta sur… Soraya ?
Non… c’est… c’est pas possible ?! Il baissa les yeux, faisant mine de ne pas avoir remarqué Soraya et ses manœuvres pour délier ses liens. Lui-même s’évertuait à desserrer la corde mais les siennes lui râpaient la peau. Il n’avait pas les poignets aussi fins que ceux de Soraya. Elle était une fille après tout. Les hommes avaient pour eux la musculature et la force. Ils pouvaient se lever s’ils le désiraient et casser la gueule à ces enculés de braqueur. Tout cela grâce à une fille aux doigts assez agiles pour rompre leurs liens. Les hommes et les femmes sont complémentaires. Si seulement tout le monde s’unissaient… ils auraient peut-être la chance de s’en sortir. Ils étaient nombreux. Encore ligotés, certes. Mais plus nombreux.
Et plus malins.
 
Mais cela ne suffira peut-être pas. Le braqueur, le chef de meute vibrait de fureur. Rien ne semble se passer comme il l’avait prévu. Ils sont tombés sur une bande de gosse qui ne se laissait pas faire. Evidemment… cela  les déstabilisent. Pire, ils trahissent leur nervosité en cognant les moins brave, les pleurnichards et les hystériques. Ils en oublient les autres, les calmes, tels que Soraya, malgré ses « Que Bruto » et « Je n’ai pas de carte parce que je suis putain de portoricaine so badass, Ho yeah ! ». Bande d’idiots… au lieu de s’en prendre à Paytah et la jeune fille révolutionnaire, ils feraient mieux de regarder de plus prêt.
L’homme jouait avec son flingue. Que faisait-il ? Le silence régnait. Chacun tremblait, souhaitant ne pas être la future cible. Les coups de feux, les cris, tout cela résonnait dans sa tête. Mais à présent l’homme est calme. Il avance à pas lents entre les rangs, surveillant ces jeunes gens qui lui donneraient du fil à retordre bien assez tôt. Il s’amuse avec le barillet, rappelant tout de même qu’ils sont armés. Mitraillette. Révolver. Tout pour tuer. Siegfried l’observe… et soudain, murmure pour lui-même :
 
« Enfoiré… »
 
Mauvaise idée. Car déjà ce type se redresse et jette son regard noir et furieux sur le jeune français qui comprend à peine ce qui lui arrive. Ses pas traversent la pièce. Que va-t-il faire ? Que se passe t-il… ? Siegfried a le regard fixe.
Une arme. Pointée sur son front. Ses mains derrière son dos tremblent. Ses poings serrent. Tout devient silencieux. Ses yeux se sont fermés, comme pour ne pas affronter le pire. Il ne voit plus rien, mais il sent l’arme, devant lui. Non, à présent, le canon se pose sur sa tempe. Le métal froid le fait frissonner. Il aurait voulu hurler, appeler sa mère, crier d’arrêter, mais sa voix se perdit. Il était simplement trop effaré pour réagir. Il se voyait déjà par terre, une ouverture aussi petite qu’une pièce d’un euros sur son front. La balle traverse toute la longueur de sa cervelle qui explose sur le mur boisé de la banque. Puis le rire écervelé du braqueur qui se bidonne, pris d’un fou rire. Ollie qui le regarde, avec peur. Seul.
Rien.
Juste un cliquetis terrible. Le doigt appuie sur la gâchette mais rien ne sort. Il n’y avait pas de balle. Rien… Clic. Ce son pourtant si innocent et dérisoire le hantera toute sa vie. A la place, il n’entendra qu’une explosion tandis qu’une douleur atroce lui traverse le  crâne. Pas de coup de feu. Juste… la voix de cet homme, ce monstre, ce minotaure des temps modernes qui affiche sans doute un sourire derrière sa cagoule :
 
« Alors on fait moins le malin maintenant ? Qu’est ce que tu dirais si on recommençait mais pour de vrai cette fois ? »
Pas de réponse. Siegfried lève les yeux vers lui. Avec une peur au ventre. Ses mains ne luttent plus. Encore un peu, et il fait dans son pantalon. Il continue de  fixer l’homme pendant une longue minute, le regard bête, comme s’il avait le crâne explosé, incapable de réfléchir.
« Hein ? » reprit le braqueur « T’en penses quoi ? Et toi gamin, que dirais-tu de voir sa tête voler en mille morceaux ? »
Siegfried voulut dire quelque chose mais l’arme se pointa immédiatement sur lui. Il voulut supplier Ollie de se taire, de se calmer. Ses pleurs lui déchiraient les tympans. Siegfried resta un moment immobile. Etait-il mort ? L’enfer ? Le paradis ? Sans doute non. Il était encore vivant… mais encore trop loin de la réalité. Bordel… extérieurement, c’était peu de chose. Mais intérieurement, imaginer une balle traverser sa propre tête et se voir mort, n’avait rien de plaisant. Mais il faut bien retourner à la réalité n’est ce pas ?
Le coup de crosse le fit réagir au quart de tour. Siegfried fixe un Ollie à terre, tout tremblant. Il aurait voulu le prendre dans ses bras et le ramener contre lui. Mais il relève son regard pâle mais dégouté au braqueur qui le tient en joue.
 
« Pas bouger toi. 
- Sale enfant de… ! »
 
Mais tout alla bien trop vite. Nouveau coup dur lorsque Fawn se lève, forcé par l’étreinte capillaire de l’homme qui finit par passer son bras musclé autour de son cou, l’étranglant comme jamais. Non… ! Il se sentit tiraillé. Ollie à terre. Une petite blessure s’est ouverte à l’arcade sourcilière. Une simple égratignure mais qui lui vaudra la colère de Porter sur lui. Non, pitié… ! pas ce regard noir qu’il a déjà  du affronté lors de leur rencontre.
Le jeune homme regarde la scène, impuissant. Tout part en vrille. Fawn tremble de tous ses membres. Le braqueur, lui, est le seul à s’amuser.
Un regard sur le garçon à côté de lui. Désolé Ollie… tu m’en voudras sans doute toute ta vie pour ça. Je ne me le pardonnerais jamais.
Soudain, il  se penche en avant, parvient à se lever, doucement. De toute manière, il ne peut rien faire sans ses mains. Mais pourtant, il fixe le braqueur avec une haine dévorante.
 
« Bon,, je crois que j’ai pas le choix, si tu veux que j’épargne la vie à ta petite copine, t’as intérêt et à calmer le jeu, ou c’est elle qui en paiera les vrais, compris ? »
 
Le français le fixe avec une haine dévorante. Faire ça à un enfant de douze ans qui s’est fait dessus. Terrifier une jeune fille timide. On voyait sur son visage qu’elle ne fera pas de mal à une mouche ! Et cette manière de cogner pour chaque parole dite ! C’est écoeurant… !
 
« C’est drôle, depuis avant, tu t’en prends au plus faible. Bordel regarde là ! Elle tremble à  en mourir ! Avoue que tu n’oseras jamais t’en prendre à un type baraqué, hm ? Tu sais, ton poing dans ma gueule, c’était du coton. Tu crois que tu vas aller loin avec ça ? Allez, détache mes liens, que je te montre comment on fait… sois pas timide. Je n’attend que ça depuis avant. Tu as peur ? Non ? Alors détaches moi ! »
 
Cette idée folle l’avait traversé. Il ne l’emportera pas au paradis certes. Mais… au moins Paytah avait eu un embryon d’idée : Retenir l’attention de ces types. Les attirer sur lui. Il continuait de les provoquer verbalement.
Pendant ce temps, Soraya et le type à ses côtés se déliaient.
Il ne savait pas comment ils allaient s’en sortir mais au moins ils agissaient. Ollie ne bougaient plus. Pourvu qu’il se fasse oublier. Il se tourna à nouveau vers le braqueur. Putain. Il est mort.
HRP:
 
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MessageSujet: Re: Intrigue 1 :: HOLD UP ! (Qui veut)   Lun 15 Sep - 17:42

Interaction: Mike
Mention: Jack, Sieg, Maira, Fawn

Je restai perplexe quant à la réflexion de Mike concernant le Grand Canyon. Il se moquait de moi, c’était évident. Je le regardai en fronçant les sourcils, je n’aimais pas qu’on ne me prenne pas au sérieux et lui, c’était rare quand il ne se moquait pas de moi, d’ailleurs. « Tu dis ça parce que tu ne fais pas d’escalade, mais Easy game ! Bon, faut de l’entrainement quotidien, ça c’est sur mais une fois qu’on gère, pourquoi pas ?! De toute façon, tu ne m’as jamais vu faire de sport, donc tu ne connais même pas mon niveau. Si ça tombe je suis totalement prête pour le Grand Canyon » Après mes multiples allers et retours, j’exprimai mon ennuie. C’était dingue de s’embêter autant. Elle tourna le visage vers le Sigma mu pour l’écouter parler : « Un caillou ? Tu ne trouves pas que tu exagères un peu, là ? Moi le caillou, tu me le donnes je te le renvoie sur la tête. » Une fois de plus, elle haussa les épaules et croisa ses bras sur sa poitrine, mine boudeuse « Encore faut-il savoir viser » Je m’intéressai ensuite à ce qu’il faisait, toujours occupé sur son appareil photo. Quand j’étais petite, je n’avais qu’un bête petit appareil photo, en même temps, mes parents avaient vite compris que la photographie ne serait pas mon domaine. Néanmoins, j’avais cette fâcheuse manie de vouloir toucher à tous les appareils qui possédaient des boutons, j’étais curieuse et voulais voir la réaction de l’appareil en pressant ce bouton. Sur l’appareil du Mike, il y en avait plusieurs sur lequel j’avais envie d’appuyer, mais préférant prendre des précautions quant à la réaction de ce dernier, je me contentais juste de les montrer du doigt. J’eus un léger mouvement de recule suite à sa pichenette sur mon nez « je peux voir tes photos ? » lui demandais-je calmement, le sourire aux lèvres. « Si je te l’expliquais, on serait là encore demain. Mais pour faire bref, si y a plusieurs boutons c’est pour pouvoir faire plus qu’une simple photo, et ça c’est sur qu’avec ton objet préhistorique tu pouvais pas accomplir grand chose. » Satisfaite de sa réponse, je rigolai suite à sa dernière phrase. Je me levai du divan et me dirigeai vers ma chambre pour y prendre mon appareil photo jetable. Avant même d’arriver jusqu’au divan où se trouvait Mike, je me moquai moi même de l’objet que je tenais en main. « Arrête, le mien il est trop cool, j’ai même une petite roulette pour le rembobiner ! » Je lui montrai la roulette « là, regarde ! Et puis là, dans le petit trou t’as une super vue, mais le mieux, ça reste le bruit qu’il fait quand tu fais une photo. » Je pris n’importe quoi en photo afin de lui faire écouter cet espèce de clic montrant ô combien ce truc était vieux et totalement dépassé puis rigolai de la débilité de l’appareil. « Dans 40 ans ça sera super cher les appareils comme ça » J’adressai un sourire au Sigma Mu avant de déposer l’appareil à côté de moi. Autant rigoler pendant qu’il en était encore temps.

A la banque, je me retrouvai assise contre un mur, les mains liées derrière le dos entre Mike et Paytah. Le Pi Sigma pleurnichait à côté de moi et malheureusement, j’étais pas assez humaine pour lui remonter le moral. Ce qu’il se passait sous mon nez était digne d’un thriller. J’avais vraiment l’impression d’être en plein cauchemar tant ça paraissait irréel : La fille de Che Guevarra se prend un coup dans le ventre, Siegfried continuait à chercher les braqueurs et évidemment, ils le lui rendaient bien. Je n’arrivais pas à comprendre pourquoi il continuait à s’acharner sur ces types, d’autant plus qu’il était accompagné d’un enfant qui lui aussi, se prit un coup de crosse sur la tête. Je grimaçai. J’étais certes le genre de fille qui avait une sensibilité très limitée, mais j’avais énormément de mal avec la méchanceté gratuite, voir même les bagarres, passage à tabac et tout ce qui en découlait, encore plus lorsqu’il s’agissait d’un enfant. Paytah ne put s’empêcher de nous soumettre un plan totalement débile et naïf auquel je répondis assez brusquement. A la seconde suivante, je m’en voulais de lui parler de la sorte dans un moment pareil, encore plus lorsque le chef des braqueurs entendit l’intégralité du super plan. En moins de deux, il attrapa le pi sigma par le col « Vas-y essaie voir de t’évanouir qu’on rigole un peu. » Je fronçai les sourcils. Au lieu d’être aussi tatillon sur ce qu’X ou Y personne disait, pourquoi ne prenaient-ils pas leur argent et partir ? Je soufflais un bon coup alors qu’il venait de lancer le jeune homme contre le mur de manière plutôt violente. « C’est bon il aurait rien fait de toute façon, pas la peine d’empirer votre cas » m’adressais-je au braqueur en question. Lorsqu’il s’éloigna, j’essayai tant bien que mal de changer un peu les idées du Sigma Mu, mais malgré tout, c’était pas franchement une réussite. Normal dans un tel moment. Je lui adressai un faible sourire suite à son baiser et à voix basse, veillant bien à ce que ces crétins ne s’approchent ou n’entendent pas afin de ne pas terminer comme Paytah et fixai Mike droit dans les yeux.

« Je pense qu’ils ne sont pas là pour nous, ils sont juste là pour l’argent s’ils avaient voulu nous tuer ils l’auraient déjà fait, rien que Sieg se serait déjà pris une balle » J’essayai tant bien que mal de le persuader à relativiser comme j’essayai de le faire pour moi, c’était toujours ma façon d’agir dans des situations délicates. C’était d’ailleurs comme ça que je vivais depuis Las Vegas. Je relativisais, encore et encore et finalement, j’avançais sans trop de mal. C’était sans doute la raison pour laquelle je paraissais moins stressée. Je jetai encore un œil vers les braqueurs, puis lui rendis son baiser. Au même moment, l’un des braqueurs s’approcha et attrapa l’autre jeune fille par les cheveux, alors que j’arrivais à libérer mes mains à force d’essayer d’élargir les cordes. Discrètement, je passai ma main dans le dos de Mike et tenta dans un premier temps de défaire le nœud de ses cordages et enfin, glissai mes doigts entre les siens, gardant toujours mon autre main derrière mon dos. La scène qui se passait sous mes yeux dépassait mon calme, je ne connaissais pas cette fille, mais je connaissais Siegfried. Je fixai le rho Kappa, en espérant qu’il laisse tomber afin d’épargner la jeune fille. Alors que mon cœur avait cessé de battre la chamade dans ma poitrine, il reprit sa course de plus belle. J’avais hâte que tout s’arrête. J’essayai un instant de me mettre à la place de Sieg, si ça avait été Mike, Maira ou encore Jack à la place de cette fille, j’aurais probablement hurlé de frayeur. A cette pensée, je fixai ma sœur, puis Jack et enfin Mike. Je ramenais mes jambes vers moi et déposai mon front contre mon genoux plusieurs secondes avant de me redresser. Je ne savais pas si j’étais stressée, énervée, apeurée, blasée ou simplement, un mélange de tout, mais en tout cas, il était temps que tout ça termine avec un happy end ou non.
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MessageSujet: Re: Intrigue 1 :: HOLD UP ! (Qui veut)   Ven 12 Sep - 22:48

Hold up
feat qui veut

Les braqueurs avaient pris possession de l’espace, des lieux, mais ils n’avaient pas pensés tomber sur des têtes brulées comme eux. Les jeunes, issus de Wynwood pour la plupart, étaient tous venus pour la même chose au final : le fric, et c’était le seul point commun qu’ils partageaient avec leurs agresseurs. Sinon, rien ne les reliait, mais cet événement resterait gravé dans la mémoire de tous. Le temps semblait s’être suspendu, et les réactions furent immédiates. Les élèves s’étaient pour la plupart, docilement allongés, tandis que d’autres étaient beaucoup plus surs d’eux ce qui donna déjà un aperçu du travail qu’ils auraient à faire. Et ce n’était pas gagné.

Leur but à présent était d’empêcher leurs otages de bouger, et donc leur première étape était de les attacher entre eux. Sortant de leurs sacs du cordage, les jeunes comprirent très vite ce qu’il les attendait. Cependant, le jeune homme, qui était accompagné du garçon et qui avait commençait à défier du regard les braqueurs, attira l’attention des hommes cagoulés. Une scène des plus romantiques, mais qui les exaspérait au plus haut point. « Oh comme c’est adorable, tu me diras à quel moment je dois pleurer. » Annonça l’un avec cynisme, avant de commencer à les séparer tous en groupes distincts. Quatre groupes étaient dispersés dans la pièce, et les braqueurs prirent soin de bien les dépouiller ce qui attira quelques réactions plus ou moins mauvaises. « J’ai pas de carte bancaire, je suis portoricaine » S’écria l’une d’elle, ce qui eut don d’énerver l’homme et n’hésita pas à employer la force, la balançant sans remord à même le sol après l’avoir fouillé de partout, sans grand résultat. Mais voilà que tout se corse, quand un banquier lambda décide d’avertir les flics, mettant en route l’alarme et rendant la situation encore plus critique qu’elle ne l’était déjà.

Tandis qu’il trainait du bras le banquier, et que tous les regards étaient braqués sur lui, une jeune fille tenta de se démarquer, vociférant tel un chaton qui miaule. « Les laissez partir ? Dis-moi, tu as toujours vécu dans la facilité pas vrai ? Le genre de vie où tout se passe comme dans Barbie ? Et bien crois-moi, la vraie vie c’est pas ça, alors ferme-là et assieds-toi. » Lui ordonna-t-il lui assenant un coup de crosse dans le ventre ce qui la fit se plier et tomber, se tordant de douleur. Le chef pouvait désormais se placer au milieu de la pièce et mettre la pression aux otages, tandis que la sirène de la police résonnait déjà au loin. Deux minutes d’inattention, et le banquier était déjà à terre, et les grilles fermées. Furieux, nerveux, le chef faisait des allers et retours incessants dans la banque, jusqu’à ce que l’insolent du début plante sa jambe au milieu de la route, et le fasse chuter. Un rire moqueur s’éleva, et le ton du jeune homme se faisait sarcastique. « Pas trop mal ? »

Le braqueur se redresse, le regard noir. Il s'apprête à se venger, mais des bruits bruits le font changer d'avis. Il se tourne vers le garçon qui ne tenait pas en place, un garçon qui était dur à vivre, un garçon apeuré. « Bah pourquoi tu pleures gamin ? T’as peur c’est ça ? » Lui demanda-t-il attrapant son visage avec sa main. « Tiens, regardes l’état de ton ami. » Tout en tournant son visage vers le concerné (Siegfried) « Lui il a une bonne raison de pleurer. » Avant de lâcher le visage du gamin violemment. Les sanglots du garçon l’énervaient, mais il continua son ascension entre les gens, gardant un œil sur tout ce qui se déroulait, car tout pouvait mal tourner d’un moment à l’autre.

Un jeune homme attire pourtant l’attention du chef, qui tend l’oreille. Ce jeune imprudent commence à s’imaginer des plans, et pas discret pour un sou, déclenche le rire de ses agresseurs. « Alors comme ça tu crois que tu vas pouvoir t’en tirer si facilement ? » Il l’attrape par le col et l’amène vers lui. « Vas-y essaie voir de t’évanouir qu’on rigole un peu. » Puis le relâche le poussant violemment, laissant Paytah s’écraser contre le mur. « Mongole. » Il menace les autres du regard, la tension monte, et il a de plus en plus de mal à contenir sa colère, il a envie de cogner, de se battre, il a la rage. Et ses otages ne sont pas des moins que rien, mais des fortes têtes ce qui lui déplait encore plus. Psychologie instable, ne pas être maitre de la situation le rendait dingue.

Flingue toujours en main, il fait balancer les balles dans sa main, jouant avec le barillet. Il enfile une balle à l’intérieur, charge, réouvre, charge, réouvre, met une balle, charge, et ainsi de suite. Ca l’amuse, et surtout ça a le don de calmer les étudiants qui espèrent que le prochain coup ne leur est pas destiné. Pourtant, ça ne lui suffit pas ce silence, le niveau de peur n’est pas assez élevé, et celui à qui il a collé un poing continue à le chercher, il chauffe, tourne l’arme vers lui, et le braque direction le front, de sorte à lui exploser la cervelle et appuie sur la gâchette. Un bruit, juste un bruit, mais rien. Il rigole, les yeux du jeune homme sont fermés. « Alors, on fait moins le malin maintenant ? Qu’est-ce que tu disais si on recommençait, mais pour de vrai cette fois ? Hein ? T’en penses quoi ? Et toi gamin, que dirais-tu de voir sa tête voler en mille morceaux ? » Le jeune garçon ne se laisse pas démonter pour autant, il insulte, il crie, il tente de se lever, ce qui énerve le braqueur, qui s’emporte et lui assène un coup de crosse sur le crâne, avant de rebraquer son arme sur son protecteur, s’attendant à une réaction au quart de tour. « Pas bouger, toi. » Les menaces persistaient, il avait haussé le ton, et était très bien capable de le tuer s’il en avait envie, mais il avait eu une autre idée.

Il s’éloigna, sournois, et attrapa par les cheveux la petite rousse. Il passa un bras autour de son cou, et posa le bout du flingue sur sa tempe. « Bon, je crois que j’ai pas le choix, si tu veux que j’épargne la vie à ta petite copine, t’as intérêt à calmer le jeu, ou c’est elle qui en paiera les frais, compris ? » Dans ses yeux on lisait de la folie pure, mais aussi le plaisir. Ca lui faisait plaisir de faire du mal, plaisir de dominer, bien plus que de juste voler de l’argent. La roue était lancée, et figé comme une statue au milieu de la pièce il attendait, le destin de la jeune fille entre ses mains.

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HRPG : Petit résumé des blessures.

Alexandra : Coup de crosse dans le ventre. Je ne savais pas vraiment si tu voulais quelque chose de vraiment grave ou pas, du coup j’ai laissé un peu libre à toi de voir si cela l’affecte, et fêle une côte par exemple ?
Paytah : Le braqueur le balance contre le mur assez violemment. Il peut être sonné, s’être cogné la tête à toi de voir.
Ollie : Coup de crosse à la tête, menaces.
Siegfried : menace à l’arme avec jeu de la roulette russe, il tire un coup mais aucune balle sur lui.
Fawn : Menacée au milieu de la pièce, tenue par le chef.

Bon alors globalement si quelque chose ne va pas, n’hésitez pas à envoyer un message sur PNJ, toutes questions sont ouvertes.
Pour Sieg : J’ai lu ton MP, et ne t’inquiètes pas, j’y vais juste crescendo avec lui (pour qu'il en bave plus mouhahah /pan), je voulais surtout faire monter la pression –la menace de Fawn- pour pouvoir avoir des réactions de ton personnage. Bon tu l’auras vu, beaucoup ont demandé à être blessés, du coup j’essaie de contenter tout le monde, mais tout d’un coup ça fait trop, mais n’oubliez pas que ce n’est pas le dernier RP du PNJ, donc restez sur vos gardes. Du coup si ça ne te conviens pas, et que t’aurais préféré qqch de plus, n’hésites pas à me le dire. [/justify]
« ... » ► VERLAINE
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MessageSujet: Re: Intrigue 1 :: HOLD UP ! (Qui veut)   Ven 12 Sep - 20:01


Hold UP





Keep the hope! ▬ Interactions: Paytah, le groupe (Maira, Shane, Shin)
Mentions: Paytah, Alexandra, Chad

Putain mais ils foutent quoi là au juste ? C'est quoi cette queue là ? J'ai pas que ça a faire !
Me voilà coincée dans cette foutue queue juste pour retirer du fric à la banque. Je veux de la tune pour m'acheter de nouvelles fringues. Mes parents ne seront pas sur mon dos pour me demander d'acheter quelque chose de « correct ». D'ailleurs aujourd'hui, je porte des converses noires et blanches, un mini short noir, un grand t-shirt noir où il y a écrit en blanc « REBEL AND PROUD », une longue chaîne, dix bracelets dans chaque poignets, et des créoles en argent. Mes cheveux sont lâchés sur mes épaules et décoiffés. J'ai juste fais un trait d'eye-liner vite fait ce matin parce que j'avais rendez-vous avec Paytah pour lui apprendre le surf. Ce Pi Sigma est vicieux  (je l'ai surpris à me mater quand même ! ) et en plus il est trop con! Je lui ai fais parler un peu et il m'a confié qu'il était un PS à l'essai et que c'était dur pour lui de draguer, ect. Je lui ai demandé, curieuse que j'étais , ce qu'il entendait par là, et là il m'a sorti la plus grosse connerie du siècle : il est toujours puceau ! Oh làlà la honte ! Et il compte devenir PS. Je me suis bien foutu de sa gueule et je l'ai engueulé bien sûr. Il est resté silencieux et a baissé les yeux comme un soumis en tripotant sa croix débile. Je suis prête à parier qu'il ne sait même pas rouler une pelle. C'est un petit « sainte ni touche ».
Je crois que ce gosse vit dans un monde de rêves...sauf pour évidemment me draguer. Alors sa drague est très marrante : il me fait un tour de magie et m'offre un ticket de ciné et une fleur. Il est trop con. C'est trop cliché sérieux ! Le pauvre...il lui faut quelqu'un pour le réveiller ! Il est parti après, disant qu'il avait rendez vous avec sa cousine et une certaine Li Na, après m'avoir fait un sourire craquant. Bon je dois reconnaître qu'il est mignon mais il est trop chiant. D'ailleurs il m'a saoulé durant toute la matinée en me suivant partout comme un petit chien à sa mémère.

Bref...Du coup, après ce rendez-vous extraordinaire (façon de parler bien sûr), je me suis rendue dans un resto au bord de la mer et j'ai mangé une salade, un hamburger et une glace. J'ai pris aussi un smoothie, puis je suis partie à moto jusqu'à la banque. Et donc voilà pourquoi je suis là. Oh non merde voilà Paytah. On non il faut pas qu'il me voit ! Heureusement qu'il geek sur son portable. Je suis sauvée !
J'observe un peu les gens dans la banque. Il y a des jeunes comme moi. On dirait que tout le monde à besoin de fric. Je compte me refaire une garde robe pure rebelle, un peu rock. Il me faudrait aussi des pompes et puis du maquillage, parce que j'ai presque plus d'eye-liner, et sans eye-liner, ça craint !
Alors que je passe ma main dans mes boucles dorées en fixant Paytah qui geek, j'entend derrière moi  un coup de feu. Je me retourne, sans m'inquiéter au premier abord, l'air de rien. Soudain, je les vois. Des braqueurs. Armés jusqu'aux dents.
«TOUT LE MONDE A PLAT VENTRE ET PERSONNE NE BOUGE !»
Je déteste les ordres. Je n'ai d'ordres à recevoir de personne. Pay le premier se jette à terre. Pauvre petit. Il lui faut sa maman. Pas moi. Je reste debout. Je fixe les braqueurs de mon regard brun, les défiants de m'ordonner encore une seule fois quelque chose. Je suis rebelle et c'est comme ça. Mon crédo c'est : faire ce que je veux et ne recevoir d'ordres de quelqu'un. Si j'obéis pas à ma propre mère, c'est pas à ces inconnus que je vais obéir. Je n'ai pas peur d'eux, c'est sûrement une blague. Donc, je reste là, debout, bras croisés sur ma poitrine, alors que tout le monde s’exécute et se couche à plat ventre par terre.
Je refuse de me soumettre à ces petits drôles. Je m'en fous si je meurs pour ça. Oui...C'est de l'imprudence, mais c'est comme ça. Je suis libre! Je ne veux pas me mettre à plat ventre, donc je le ferais pas.
Au premier abord, je suis indifférente. Mais petit à petit, la peur m'envahit lentement mais sûrement. Je me tourne et regarde Paytah. C'est la seule personne que je connais ici, à Miami pour l'instant. Il a les yeux rivés sur le sol. Puis il lève les yeux. Nos regards se croisent. Il m'ordonne d'obéir aux ordres par son regard de feu.
Mais je refuse. Je reste debout, telle une Warrior, en signe de protestation. Soudain, l'un des braqueurs m'ordonne de me coucher. Je lui déclare en masquant ma peur : « Je n'ai d'ordre à recevoir de personne. ». J'hausse les épaules et je m'avance vers la sortie. Mais deux braqueurs m'empoignent et me forcent à me plaquer à plat ventre. Ils devaient en avoir marre de mes protestations et ils devaient en être agacés. Je grimace de douleur, car ils sont de la poigne ces braqueurs. Je me tourne vers Pay qui semble compter le nombre de secondes qui reste de sa vie ou revoir sa vie défiler devant ses yeux. Je soupire puis je décide de parler. Personne ne pourra m'en empêcher !
« Putain mais qu'est-ce que vous foutez les gars merde ! On n'a pas que ça a foutre ! Prenez votre fric, libérez nous et cassez vous putain ! »
Mais les braqueurs n'en n'ont rien a faire de ma remarque.
« Tais-toi ! », me murmure Pay, qui est à quelques mètres de moi. J'hausse les épaules. J'ai droit à la liberté d'expression, non ?
Puis tout s'accélère : certains se rebelle, ce qui me fait sourire, mais ils se font tabasser (et là je ne souris plus), une alarme est déclenchée, les portes sont verrouillées, un mec de la banque se fait tirer dessus. Super ! C'est quoi cette embrouille ?
Je n'avais pas envie de me faire prendre en otage en ce Samedi ! J'ai besoin de faire du shopping et de retourner surfer. Soudain, j'entend des pleurs. C'est ce bébé de Paytah.
« T'es un vrai gamin ! T'es un homme ou une femmelette ? », ne pus-je m'empêcher de lui lancer pour essayer de lui ouvrir les yeux. Qu'est-ce qu'un gosse de 16 ans qui en a 5 en réalité fous au lycée ?
Je critique Pay, mais en réalité, j'ai peur aussi. Sauf que je ne le montre pas. Mon regard est triste et mon cœur bat contre ma poitrine.
Une fille aux longs cheveux bruns proteste. Une autre rebelle apparemment.
Soudain, on nous sépara en plusieurs groupe et on nous lia les mains. Cette fois-ci, je lançais des injures aux braqueurs tandis qu'ils m'attachaient, menaçant de les traîner en justice et leur rappelant qu'ils payeraient tôt ou tard leurs actes. Je regardais avec qui on me mettait : une brune, un asiat' et un brun. Tous des inconnus.
Une fois attachée, je tentais pendant de nombreuses minutes de me libérer de mes liens. N'y arrivant pas, je restais un moment à réfléchir sur la situation. J'étais prise en otage dans un hold-up à Miami. C'était effrayant. Mais dans un sens, c'était palpitant : enfin de l'action ! J'aurais quelque chose à raconter à mes potes de Los Angeles si je m'en sors vivante. De toute façon si ils me tuent, je rejoindrais Chad. Chad... Si seulement il était là avec moi ! Il me manque.
Je me tournais vers mes « compagnons » d'infortune, et je leur lançais : « Courage ! On va nous libérer, je le sais. »
J'espère que ces abrutis vont nous libérer, et vite !
Derrière mon dos, je croisais les doigts.




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MessageSujet: Re: Intrigue 1 :: HOLD UP ! (Qui veut)   Ven 12 Sep - 14:50

Interactions: Fawn, Paytah, Soraya.
Mentions: Siegfried, Alexandra, Maira, Shin, braqueurs.

Qui aurait pu prévoir ? Qui ? Personne, sans doute. Et qui le pouvait d’ailleurs ? Prédire l’avenir c’était bon pour les fous. Mais pourtant si une telle science existait, Mike aurait bien voulu pouvoir s’en servir, parce qu’il aurait pu éviter que cela se produise, qu’ils s’y rendent et qu’ils fassent face à un tel événement. Ils étaient jeunes, pas préparés à ça, et n’avaient d’ailleurs pas le droit de vivre une telle chose à leur âge. Les séquelles pouvaient être fatales, et plus ou moins visibles en fonction des uns et des autres, surtout vu la tournure désastreuse que ça avait pris. Franchement. Qui aurait pu dire qu’en ce samedi, journée ensoleillée, aurait lieu un hold-up dirigé par des fous armés ? En tout cas, pas Mike, qui était là, à plat ventre sur le sol de la banque à se ressasser sa matinée, qui avait pourtant si bien commencée.

Soraya était rentrée comme à son habitude un peu plus tard, alors que Mike avait eu le temps de roupiller sagement toute la matinée, s’offrant une canette de bière devant la télévision. Film des années 80 en main, il s’apprêtait à le lancer quand la porte s’ouvrit dans un grand fracas. La jeune fille était à bout de souffle, et le Sigma Mu, sans prendre la peine de la saluer, lui demanda d’emblée ce qui n’allait pas… Ce qui déboucha à un monologue sans nom de la part de la portoricaine, qui malgré son souffle court, arrivait à débiter ses dialogues à toute vitesse. Mike était pendu à ses lèvres, moqueur. « Tiens donc, carrément le Grand Canyon ? » Lui demanda-t-il surpris, faussement admiratif. « Tu tapes pas dans la merde en tout cas. Je te souhaite bien du courage, ne compte pas sur moi pour t’accompagner, sauf pour faire des photos. » Il se recala sur son sofa, alors que Soraya restait silencieuse. Elle passa devant lui. « Oh puis non. Je vais me contenter de mon mur d’escalade tout pourri. » Avant de s’éclipser dans sa chambre. Mike venait d’assister à la tornade Soraya. Il fit un petit sourire en coin, haussa les épaules et appuya sur la touche play de sa télécommande. Le film démarra, musique épique pour commencer, mais très vite l’ambiance se dégrada, et Mike se faisait royalement chier devant ce navet cinématographique. « Meilleur film de tous les temps, mon cul. » Marmonna-t-il dans sa barbe alors qu’il venait d’arriver à la trentième minute du film. Pourquoi il continuait à s’infliger ça ? C’était un mystère, mais il ne pouvait pas en supporter davantage, ce pourquoi il fit taire la machine, et alla prendre son appareil photo pour revenir s’installer à la même position.

Des manipulations il en avait à faire, il voulait pour une raison quelconque vérifier que tout était parfait, et bien réglé, d’autant plus que ça faisait longtemps qu’il ne s’en était pas servi. Alors concentré dans sa manœuvre, il sentit un poids s’affaler à ses côtés, Soraya revenait, et ça se voyait qu’elle s’emmerdait, mais lui ne pouvait s’empêcher de sourire. « Un caillou ? Tu ne trouves pas que tu exagères un peu, là ? Moi le caillou, tu me le donnes je te le renvoie sur la tête. » En fait, un caillou ça ne l’occuperait pas le moins du monde, et même s’il paraissait occupé aujourd’hui, en temps normal il ne l’était pas et tournait autant en rond que Soraya ce jour-là. Pourtant concentré, il devait bien admettre qu’avec Soraya qui soufflait à ses côtés, et qui râlait, il n’arrivait plus à grand chose, de plus il était le seul, et donc obligé de subir ça. Enfin subir, c’était plus ce qu’il ressentait à l’époque où elle n’était qu’une serveuse au bar où ils travaillaient, maintenant c’était une habitude de se renvoyer la balle. Des piques, qui pourtant était la preuve qu’ils tenaient l’un à l’autre. Fou, me direz-vous, mais avec deux caractères comme les leurs, ils s’emmerderaient bien vite s’ils avaient de banales conversations d’adolescents. « Ce que je fais ? Je règle mon appareil photo. » Répondit-il simplement ne voulant pas se lancer dans plus amples explications, surtout que Soraya et la photographie, ça faisait autant que le nombre d’habitants en Chine, alors il choisit de laisser tomber direct. « Le bouton là il sert à quoi ? » « Celui là, à regarder les photos tout simplement. » Dit-il lui assenant une pichenette sur le nez. Il la trouvait agaçante avec ses questions, mais à la fois adorable, et ne pouvait s’empêcher de rire face à cette scène. « Si je te l’expliquais, on serait là encore demain. Mais pour faire bref, si y a plusieurs boutons c’est pour pouvoir faire plus qu’une simple photo, et ça c’est sur qu’avec ton objet préhistorique tu pouvais pas accomplir grand chose. » Se moqua-t-il. Mais les questions fusaient, et en voyant que ça ne servait à rien, il se leva et lui proposa de sortir, pensant que ça serait plus productif que parler appareil pendant des heures. « Fais moi penser à t’offrir le mode d’emploi de mon appareil un jour, tu comprendras peut-être mieux. »

Oui, cette matinée avait bien commencé, malgré leur petite querelle du quotidien. Et ça ne devait pas changer, ils avaient prévus de faire leurs petites courses, mais ce qui les avait emmené ici, ce qui avait fait dévier leur trajectoire c’était l’argent. Besoin de thune pour pouvoir acheter. Mike regrettait amèrement d’avoir proposé cette sortie, il avait ainsi mis Soraya en mauvaise position et se sentait affreusement mal. Il ne pourrait jamais se le pardonner s’il lui arrivait malheur. Et le pire, c’est qu’ils n’étaient pas seuls. Wynwood avait choisi comme par hasard de se réunir à cette banque en ce jour, et Maira était là elle aussi, tétanisée, accompagnée de son copain. Et bien que Mike ne les porte pas dans son cœur, il ne pouvait pas s’empêcher de prier pour qu’ils s’en sortent eux aussi. Comme quoi, dans les moments les plus douloureux, on peut découvrir une autre facette des gens, et on pouvait voir un Mike inquiet, soucieux, loin du parfait connard qui ne pense qu’à sa gueule. Même le jeune avec qui Soraya avait parlé ne méritait pas ce qu’il lui arrivait, même s’il avait attisé la curiosité de Mike quelques minutes avant, voire avait même piqué sa jalousie. « Ben c’est toujours plus facile sans fringue qu’avec. » Lui avait-elle dit, plein de sous-entendus, alors que la pression était déjà partie. Heureusement, ça n’avait été qu’une blague, et une façon de faire réagir le Sigma Mu. « C’est vrai, j’avais oublié que vous n’étiez qu’une bande de timbrés, vous les RK. » Tout avait tourné si vite au cauchemar, alors que les sourires étaient sur toutes les lèvres. Ils avaient vécus ce qu’on appelle un ascenseur émotionnel. Cette fameuse expression, qui décrivait les émotions ressenties dans l’instant, et qui passaient du tout au tout, sans transitions. Joie, peur, angoisse, tristesse, culpabilité, tout y passait. Et Mike était paralysé sur place, incapable de bouger, alors que parmi eux se cachaient de vrais courageux, et Mike se sentait faible face à eux, notamment un jeune homme qu’il n’avait jamais vu, mais qui n’avait pas peur de défier les braqueurs au dépend de la santé de ceux qu’il protégeait. Mike avait honte.

Le ton montait, et les braqueurs montraient qu’ils n’avaient pas peur, non pas peur de frapper et de menacer. Le sang coulait déjà sur le visage du jeune imprudent, et Mike regardait impuissant. Finalement, ça se passa bien puisqu’il ne tira pas, mais très vite ils se manifestèrent autour des gens, et formèrent des groupes. Ils fouillaient, volaient, et ligotaient chacun d’entre eux, et fort heureusement Mike et Soraya n’avaient pas été séparés. Il soupira, soulagé, même s’il avait craint le pire quand cette dernière avait osé monter le ton.

L’ambiance était tendue, et la peur avait envahie la pièce, c’était horrible, et certains osaient encore se prendre pour des héros, ce qui malgré la situation agaça la portoricaine. Mike sourit, simplement, en toutes circonstances elle était la même. Cependant, il ne trouve pas la force de dire quoique ce soit, la scène qui se déroule sous ses yeux est trop dure. Le banquier, pauvre homme qui s’était sacrifié pour prévenir les forces de l’ordre était entre la vie et la mort, le bras compressé par la main du braqueur, qui pointe son flingue sur lui, et finit par le pointer sur chaque personne, au hasard. L’angoisse monte d’un cran. PAN. Le coup part, et Mike a seulement le temps de rouvrir les yeux pour voir le banquier affalé, baignant dans une mare de sang, l’épaule touchée. D’habitude pas sensible pour un sou, Mike avait des hauts le cœur, et était pétrifié.

Les braqueurs finissent par fermer les grilles, et le jeune de toute à l’heure, leur fait un croche-pied, Mike rigole. C’est les nerfs, rien que les nerfs, mais il ne peut les contrôler. Il se ravise très vite, espérant qu’on ne l’ait pas entendu, puis se tourne vers Soraya. « J’suis désolée, si je t’avais pas emmerdé cette aprem on serait pas là… Je m’en veux » « Non dis pas ça, c’est pas de ta faute d’accord, tu pouvais pas savoir que ça allait arriver. » En fait, il aimerait dire tellement plus, mais malgré tout ce qu’il se passe autour il n’y arrive pas. Il aimerait tant lui dire qu’elle compte plus que tout pour lui, mais les mots ne sortent pas. Il se sent bête. « Pssst. » Un bruit à ses côtés le tire de ses pensées, c’est Paytah. Il a des idées, et commence à les énumérer, et au fur et à mesure le visage de Mike se décompose. Quel con ! Soraya lui répond, Mike écoute juste, n’ayant rien à rajouter, et la dernière fille de leur groupe lui demande de la fermer. Quelle ambiance, si les braqueurs ne les avaient pas entendus, c’était un miracle. « Ecoute, dans ce genre de situation mieux vaut pas chercher à réfléchir, surtout quand on a pas de neurones. » Dit-il exaspéré. « Si tu veux nous sauver, ferme ta gueule, ça vaudra mieux que toutes tes bonnes paroles, crois-moi. » Il était énervé, mais à la fois stressé, et dans un sens il se sentait mal d’avoir à être dégueulasse dans un moment pareil.

Le temps passe, et les minutes semblent durer des heures, de longues heures, où rien ne se passe, tout est palpable, et on entend les respirations de chacun des otages. Lentes, rapides, on entend aussi les talons des braqueurs qui claquent sur le sol. C’est la seule chose qui compte, la seule chose qui permet de ne pas devenir fou, et surtout de se dire qu’on n’est pas mort. « La dernière fois qu’on a eu une galère, c’était aux Everglades, et il y avait Sam avec nous… Et toi tu n’étais qu’un sexy connard qui m’exaspérait à longueur de temps… » Que dire dans cette situation ? Rien. Il n’y avait rien à dire, et pourtant tout ce que trouve Mike à faire c’est s’approcher de la portoricaine et plaquer ses lèvres contre les siennes, avant de se reculer. « Et toi une sexy portoricaine trop bavarde. » Qu’il accompagna d’un faible sourire.


Résumé: Mike parle globalement de sa matinée, il parle avec Soraya, avec son groupe, et observe la scène sans rien faire. Globalement c'est dur de résumer. HRPG: J'ai essayé de tenir compte de tous vos rps, alors je m'excuse si j'ai fais une erreur au niveau de la chronologie ou quoique ce soit =x
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MessageSujet: Re: Intrigue 1 :: HOLD UP ! (Qui veut)   Ven 12 Sep - 7:37


Interactions: Son groupe (Paytah, Soraya, etc.)
Mentions: Bambi/Siegfried/Nijiko/Son groupe/Les braqueurs/

Ils étaient tous dans une belle merde. Une belle et grose merde. Tous autant qu'ils étaient. Tous étaient dans la même galère. La plupart ne se connaissait pas ou de vue, seulement mais tous cherchaient en se regardant les uns, les autres du réconfort, quelqu'un pour leur dire que tout allait bien se passer, quelqu'un pour les rassurer mais il n'y avait personne. Tous savaient ce qu'il était en train de se passer et aucun, oui, aucun n'avait la certitude d'en ressortir vivant, ou seulement entier. Fawn était figée, allongée sur le sol, à plat ventre, les mains proches du visage. Elle voulait ... Elle voulait se cacher les yeux pour ne pas voir, pour essayer de partir quelques instants, pour ne plus y être, pour ne plus y assister, pour ne plus avoir peur. En vain. Elle était tétanisée, incapable de bouger ne serait-ce que e petit doigt. Elle cherchait. Oui, elle cherchait du regard, elle aussi, de quoi s'apaiser, quelqu'un à qui se raccrochait. Elle cherchait sa soeur qui n'était pas là. Mon dieu, merci ... Un instant cela la rassura. Bambi était à l'abri, quelques parts à Miami. En sécurité. Il fallait au moins cela. C'était bien. Elle n'avait pas à vivre ça. Rassurée deux minutes à peine, la peur reprit rapidement le dessus quand une voix féminine prononça son nom. Elle lui demandait si elles allaient s'en sortir. D'un gest lent, elle tourna la tête vers le son qui venait à ses oreilles. Nijiko ? Qu'est-ce qu'elle faisait ici ? La question ne se posait même pas. Enfin, pas pour Fawn. La réponse était toute trouvée pour elle. L'asiatique était là pour la persécuter. Encore. C'était ce que la rouquine se disait. Pourquoi ? Parce que c'était son truc à l'autre, de la persécuter. Elle ne faisait que ça, à longueur de journée. Dès qu'elle l'avait sous la main. "Fais si, fais ça ..." Toujours la même chanson. Elle ne faisait que ça, profiter de la gentillesse de la gamine, profiter de sa naïveté, de sa fragilité. Ah oui ! Pour ça elle était forte, c'était clair. C'était même son passe temps favori, un hobby. Mais la québécoise pensait quand même qu'au fond, elle l'appréciait. Si seulement, elle savait la vérité. Mais cette voix, son intonation était différente. Elle n'avait rien à voir avec le ton autoritaire qu'elle prenait toujours devant les autres, pour se servir d'elle. On y décelait de la panique, de la peur. Elle comptait se servir du petit être fragile, en tant que bouée de secours. Pour ne pas se sentir seule dans son pétrin sans doute ...

Oui, malgré elle, Fawn aurait voulu pouvoir lui dire que ça allait aller, lui dire qu'elle allaient s'en sortir mais elle n'en était pas capable. La peur et l'angoisse lui nouaient la gorge, ses mains tremblaient encore un peu plus fort et ses yeux s'embuaient. Elle ne pouvait rien dire, et même si elle l'avait voulu, rien ne serait sorti. Incapable de parler. Absolument aucun mot concret, rien. En y réfléchissant, c'était peut-être mieux, parce qu'au risque de contrarier un des types cagoulés, c'était pas plus mal ... C'était la meilleure des solutions même, se taire, ravaler ses sanglots et attendre. Attendre que ces tarés aient pris ce qu'ils voulaient, attendre qu'ils finissent par partir en les laissant tranquille. Si toutefois c'était ce qu'ils faisaient. En tous les cas, c'était ce qu'elle se disait et essayer de faire comprendre à Nijiko parce que, si elle ne parlait pas, son regard en disait bien assez. Elle qui d'habitude était toujours celle qu'on aidait, allait devoir endosser se rôle, parce qu'elle ne pouvait pas faire autrement, puisqu'elle avait la bridée sur les bras.
Bien qu'elle ne faisait pas non plus preuve d'un sang froid légendaire, Fawn pour une fois, suivait une idée logique. La logique était une chose que visiblement tout le monde n'avait pas dans cette banque. Maîtresse de ses émotions un temps, elle faisait tout pour se concentrer un maximum quand elle l'entendit. Il criait, demandant de laisser partir l'enfant qui l'accompagner. Clamant qu'il n'avait rien demandé, il se mettait en danger. Elle connaissait cette voix. Et pourtant, elle espérait qu'elle n'appartienne pas à celui qu'elle avait fixé quelques minutes seulement auparavant. Mais si. D'un geste brusque, elle orienta son champs de vision vers le bordel. Il était là, en train de jouer le héros. Quel imbécile. La rouquine, les yeux écarquillés retenait sa respiration sans s'en rendre compte. C'était horrible. La situation était horrible. Il venait de commettre une terrible erreur, une faute de bon sens: il venait de tenir tête à l'un des braqueurs. Abruti,Abruti,Abruti. L'adolescente ne cessait de se répéter ce mots en boucle dans son esprit. Et elle ne pouvait pas trouver mieux pour le qualifier. Pour le coup, c'était vraiment un abruti. Là, à cet instant précis, il n'était rien d'autre et le gamin qui l'accompagnait ne volait pas bien haut non plus. Siegfried essayait de le protéger mais non, quand même, il fallut que ce sale gosse lui balance à la tronche qu'il n'avait pas besoin de lui. Un ferme ta gueule, aussi ferme qu'autoritaire résonna dans le grand hall.

Si ... Bien évidemment que si. Bien sur qu'il avait besoin de lui. Si seulement il savait. La québécoise, elle, les larmes aux yeux, regardait la scène en pensant qu'elle aurait tout donner pour qu'il soit auprès d'elle. Pour qu'il lui dise que tout allait bien, pour qu'il la rassure. Oui, elle voulait être près de lui, entendre sa voix. Elle voulait quelque chose d'impossible. Et pourtant, elle continuait de se dire que, de toutes les personnes présentes, il était le seul à pouvoir la comprendre, la calmer, la rassurer. Elle ne savait pas bien comment décrire ce sentiment. Elle savait juste que c'était comme ça. Qu'elle ne pouvait pas s’empêcher d'avoir le coeur battant à sa vue, ou d'avoir peur pour lui. D'avoir peur quand le gosse s’abat par terre et que son "protecteur", celui qu'elle ne quitte pas des yeux, se prend deux coups de poing en pleine figure. A ce moment même, Fawn ne pouvait retenir un cri, qui se fit entendre malgré elle ... Merde. Elle voulait que personne ne l'ait entendu, mais c'était pas possible. Forcément qu'il était assez fort pour que les braqueurs et autres ne l'entende ... Fais chier ... Mais tant pis, c'était profond, sincère. Ce petit grincement, venait de son coeur ... Parce qu'elle ne voulait pas, elle ne voulait pas qu'il lui fasse du mal.
"Pitié, non ...". Il y avait du sang, pas mal de sang. Sur son nez, sur ses lèvres, dans sa bouche surement aussi. Oui, il y en avait ... Quand il cracha, même de la où elle était, elle avait pu le voir. Ce sang s'étalait au pied de l'agresseur ... Le jeune homme était complètement taré. Provocation à l'état pur ... Il ne devrait pas faire ça ... Le type le lâchait enfin, et Siegfried s'avança vers l'enfant pour l'aider à se redresser, il lui dit alors quelque chose d'imperceptible pour la jeune fille. Elle aussi, voulait qu'il lui parle, la rassure ... C'était injuste. Elle voulait entendre sa voix autrement que comme lorsqu'il avait voulu défendre le gosse ... Comme la première fois.Comme sous l'arbre, comme avec le livre, comme cette fois ci ... Celle qui avait marqué le début ... Oui, c'était ce qu'elle voulait.
Autour d'elle, plus rien n'existait, même Nijiko avait disparu. Il n'y avait plus qu'elle et lui. Elle s'était focalisée sur lui espérant ne serait-ce qu'un regard, un signe qui lui indiquerait que ça allait. Mais au lieu de ça, elle eut l'inespéré, elle eut mieux. Beaucoup mieux. Il s’avançait vers elle, sous les regards intenses des braqueurs. Il s'avançait avec le petit garçon. Celui ci s’allongea, puis Siegfried en fit de même, juste à côté d'elle. Près d'elle. Enfin.

Elle le regardait faire, les yeux grand ouvert et pourtant toujours rempli de larmes. Des perles d'eau transparentes coulaient sur ses joues rougit pour la peur et le bonheur en même temps. Il était là, près d'elle, tout proche. Il la regardait ... Et c'est un sentiment indescriptible qui s'empara d'elle. Elle ne pouvait pas l'expliquer, ni le décrire, ni même en parler. C'était bizarre et bon. C'était destructeur et passionnée. C'était parfait. C'était exquis. C'était réconfortant. C'était tout ce qu’elle cherchait tout à l'heure, tout ce qu'elle voulait, tout ce qui lui fallait. Et comme elle se l'était dit, il était le seul à pouvoir le lui donner. Il la regardait. Il regardait les larmes qu'elle versait. Et sourit. Oui. Il sourit. Un bon sourire. Un magnifique sourire. Un sourire qui resplendissait. Qui la réchauffait, la rassurait. Un sourire qu’elle voulait à jamais se rappeler. Un sourire qu'elle gravait dans sa mémoire. Un sourire qu'elle ne fut pas en mesure de lui rendre. Un sourire qui dédoubla ses pleurs. Qui les accéléra. Les accentua. Un sourire qu'elle envisageait unique. Un sourire qu'elle ne reverrait peut être plus. Un sourire parfait. Un sourire d'une fois. Un sourire qu'elle avait peur de ne plus jamais revoir. Un sourire qu'elle ne voulait pas oublier. Elle pleurait, encore. Et ne s'arrêtait pas. Sans doute ne s'arrêterait-elle pas avant que tout cela soit fini, et encore ... Puis, contact. Ses doigts fins effleuraient son visage pâle. Il essuyait chacune des gouttes comme si elles étaient toutes précieuses. Il frôlait les joues de la rouquine. Elle le regardait, scrutait, analysait. En fait, elle faisait bien plus que cela. Elle imprimait son visage dans son esprit, ne voulant pas en perdre une miette. Il était ensanglanté, abîmé, mais peu lui importait. Il était beau, et c'était tout. Il était beau. Magnifique. Parfait. Il touchait ses tempes, puis dégageait de devant ses yeux les longs cheveux roux qui obstruaient une partie de sa vue. Il était attentionné, et doux ... Puis, il s'occupa de lui, débarbouilla sa face à lui ... D'un geste rapide. Puis inattendu. Il s'approcha, posa ses lèvres sur les siennes. Ça ne durait qu'une fraction de secondes. Mais c'était suffisant. Elle écarquillait les yeux, incrédule. C'était bon, doux, frais.

Mais ce n'était pas assez long, ça avait duré quoi ... Une, deux, trois secondes ? Peut être plus, peut être moins. Aucune idée. Elle savait juste que ça n'avait pas été assez long mais suffisamment pour qu'elle se sente mieux, un court, très court instant. Suffisamment pour qu'elle se sente mieux pendant quelque secondes, suffisamment pour qu'elle oublie ce geste déplacer de la première fois. Elle l'aimait ? Ou, sans doute. Elle était amoureuse ? Elle n'en savait rien. L'amour ... Un bien grand mot dont elle ne connaissait pas la définition ... Un mot trop important pour être prononcé comme ça, n'importe quand, à la légère ...
Puis c'était fini, il s'écarta d'elle et dans un souffle déclara : «Si je meurs aujourd’hui, tu sauras qu’un type t’aura aimé. » Aimer. Il l'employait, l'utilisait. En était-il vraiment sur ? Comment le savoir ? Comment être sur de ce qu'il disait. Comment lire dans son esprit. Impossible. Et puis, ce n'était pas le moment. Fawn n'était pas en état d'analysait quoi que ce soit, de répondre quoi que ce soit. Ses pleurs cessèrent un instant. Un long instant. En fait, ils s'étaient carrément arrêtés. Du courage ? Peut être ... Un courage transmis par un baiser ... C'est tellement romantique ... Pitié, oui ... Elle voulait que ça se prolonge, que ça dure, qu'il reste prêt d'elle et lui prenne la main mais ça n'est pas le cas. A l'instant où elle y pense une brute les saisit et les traine chacun à une extrémité de la pièce. Rêve brisé. Dommage. En moins de temps qu'il n'en fallait pour le dire, tous se retrouvaient les mains ligotes, fortement, dans le dos, avec l'incapacité de s'en servir. Impossible de se défaire des liens. Les tarés avaient bien pris soin de les serrer au maximum, pour s'assurer aucune difficultés. Mais il y en a une. Alors que la rouquine cherchait du regard Siegfried et Nijiko, elle remarqua qu'ils étaient ensemble. Au moins, elle serrait en sécurité, c,était déjà ça. Parce que oui, trop gentille, la québécoise pensait d'abord aux autres avant de penser à elle. Puis des cris. Des questions.

Les flics sont la, devant la banque et les braqueurs ne sont pas content. Vraiment pas. Il hurle, le chef hurle. Il demande. Qui les a appelé mais personne ne répond et coup de feu. UN des banquier SE prend une balle, le prochain sera un des otages, sûrement. Peut être elle, ou bien la fille qui parle avec Paytah près d'elle ... C'était horrible. Horrible de se dire que peut être tout allait s'arrêter se jour la. Horrible de penser que c'était peut être la fin. Horrible de penser qu'elle ne les reverrait peut être plus jamais. Mais faut tenir bon. Et raisonner logiquement et sérieusement ... Pas comme cet abruti dernière elle, qui déballait un plan débile comme pas possible ... D'ailleurs la grande brune ne se gêne pas pour le lui dire ... C'est la même qui était assise aux côtés de Siegfried en cours d'anglais. Ils continuaient de parler. Mais merde, qu'ils se taisent !

" Je ... Je vous propose de garder notre calme ... Ils ne feront rien si nous ne faisons rien ... Et toi là avec tes idées à la con, tu peux la fermer ..."

Bon, oui, il y avait eu un excès de panique mêlé à la colère chez la gamine, mais bon ... EN même temps, si tous commençaient à dire les même connerie que ce débile d'indiens, ils n'étaient pas sortis !

Résumé:
 

HRP: pareil qu'alexchou ! Fawn peut être blesser mais pas de la a finir handicapés ou quoi ahaha ! Je ne me suis pas relu, et j'ai pas corrigé ! Vive la tablette !
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MessageSujet: Re: Intrigue 1 :: HOLD UP ! (Qui veut)   Lun 8 Sep - 20:43

Mention : Sieg, Fawn, les personnes avec qui Ollie est attaché
Interactions : Siegfried

ça va trop vite. La menace. Les coups. C'est de pire en pire, parce que le type il me sépare de mon protecteur, et il le frappe. Je comprends tout à coup qu'on est pas dans les séries où le héros s'en sort toujours. Siegfried a pris un coup de poing en pleine figure, il s'est étalé par terre. On me traine à l'autre bout de la pièce, et on me force à m'allonger. Je ne résiste pas, tétanisé par une peur sans nom, une peur de mourir ou d'avoir mal. Une peur de ne jamais revoir mon papa et ma maman. Elle est belle ma maman, tu sais monsieur ? Elle est belle, elle a des dents parfaitement alignées et de grands yeux chocolat qui rient quand elle ne parle pas de mon père. Elle s'habille toujours de noir, et elle s'appelle Cassandre. Cassandre, c'est joli comme nom. J'ai envie de ne pas penser à tout ça, mais la peur me donne des spasmes. Elle me donne envie de vomir, alors je reste immobile pour contrôler les crampes terribles qui m'inondent le ventre. Je sais que tu m'as dit de la fermer, je sais que tu as raison alors je me tais. Je me tais tout simplement. Les gens qui sont autour de nous ont peur, aussi, je le sens c'est presque palpable. Je les vois, le visage crispé, la peur au ventre, qui parlent ou qui pleurent. Je me tourne vers Siegfried. Il passe une main dans mes cheveux. Comme papa quand il me rassure. Mais ça ne marche pas. Même la pensée du crachat de mon gardien aux pieds du braqueur, ça ne me calme pas. Parce que la mort, elle est ici. Palpable. Et j'ai peur de ne pas pouvoir en réchapper.

Il y a la rousse, près de nous. Une vague de colère monte dans mon esprit. Je songe que si elle n'avait pas été là, on ne serait pas entrés dans la banque. Je ne suis pas bête. Je sais que c'est à cause d'elle que Siegfried a décidé de faire un détour. Je me mets à le détester, lui aussi. Parce que l'amour, ça rime à quoi finalement ? A se tourner vers elle pour dire des mots doux ? J'ai envie de te dire qu'on est prisonniers, pris en otages et qu'on va peut-être mourir. Que ce n'est pas le moment de jouer aux amoureux transis. J'ai même envie de dire que ça n'existe pas tout ça, que ça ne marche pas. Que l'amour c'est un joli conte pour enfants, mais que même moi j'ai passé l'âge. Mes parents aussi. Je me sens seul et faible, démuni. Parce que Siegfried, il ne voit qu'elle. Il ne me voit plus, moi, prisonnier du seul et de pensées atroces, qui assombrissent ma vision des choses. Ils ont le regard mauvais, les braqueurs. Je n'entends presque plus les voix autour de moi. La police ? Je sais qu'elle est là à cause des lumières rouges et bleues. Et des cris des braqueurs. C'est insoutenable. Insupportable. J'ai peur. J'ai. Peur. Peur de ne plus voir le soleil se lever. Peur de ne pas retrouver le réconfort de ma chambre dans le nouvel appartement de papa. Peur de ne plus voir les dents si parfaites de maman quand elle sourit. Peur de ne pas pouvoir trouver une nouvelle occasion de les réconcilier. Ils étaient si heureux, tous les deux. Je ne sais pas ce qui a pu faire qu'ils se soient quittés. Et ce n'est pas vraiment le propos ici. Mais mon esprit part dans tous les sens. Parce que je dois songer à autre chose qu'à la peur qui me scie le ventre quand le chef des braqueurs traine le banquier au centre de la pièce.

Moi, je me suis retrouvé attaché contre Siegfried, avec d'autres personnes que je ne connais pas. Je ne sais pas trop ce qu'il se passe, je ne sais pas comment réagir, je ne sais même pas comment je me suis retrouvé ligoté, je ne m'en souviens pas. En tout cas, il y a quelque chose que je n'oublierai jamais. Le coup de feu. Le hurlement de terreur qui a vidé mes poumons. Et l'urine. Oui, l'urine, parce que de peur je me suis fait pipi dessus, tout bonnement et tout simplement. Sur le coup, je n'ai pas honte. Je me contente de trembler de tous mes membres. Je me contente d'être gagné par ce sentiment d'impuissance, de n'être qu'un petit chaton tout fragile qui se fait battre comme platre. L'odeur. Oui, je m'en souviendrai de l'odeur. Et de la petite flaque qui apparait sous mes fesses. Je ne suis pas le genre d'enfant qui joue au héros. Je hoquette entre deux sanglots, incapable de m'arrêter, même quand un braqueur trébuche à cause de la jambe tendue de Siegfried. J'aurais dû rire, mais je ne peux pas. Je ne peux plus. Je n'ai pas ri depuis longtemps, mais ce n'est pas le sujet. Tu me parles, et j'ai un peu de mal à répondre. J'ai mal. Mes liens sont trop serrés. ça sent mauvais, j'ai honte.

"Je... Suis... Désolé Siegfried."


J'essaie de me calmer, parce que personne ne viendra sécher mes larmes, aujourd'hui. Personne. Je suis seul, tout seul. Même toi tu ne peux rien pour moi, Sieg. Je baisse la tête, honteux, en examinant un peu ceux qui sont autour de moi. Mon nez coule comme un bébé qui a des chandelles, et pas de mouchoir pour l'essuyer. Je suis pitoyable. Un enfant de douze ans lâché dans la fosse aux lions.

Mon corps se redresse. Emerge des draps noirs. Dessous, ça grogne. Mais je me contente de sourire. Un peu comme apaisé. Oui, c'est sans doute le mot. Apaisé par la présence chaude et rassurante qui se tourne, près de moi. Qui grogne un "tu vas où ?" avant de fermer à nouveau les yeux. Je passe ma main dans ses cheveux avec un petit rire, et je me lève. Sans répondre. Ou seulement un "je reviens". Voilà. Je tire une clope de mon paquet, et je vais à la fenêtre, dans le salon. J'ai un coup de fil à passer. Je devais donner l'heure à Siegfried, celle où je récupèrerais Ollie. On a fini par se mettre d'accord. Je tape son numéro de téléphone en silence. Et ça sonne. ça sonne et ça sonne encore. Mais qu'est-ce qu'il fout ? Je lui ai dit de toujours garder son portable près de lui. L'agacement me prend lorsque je retente de l'appeler, quinze minutes plus tard et que je tombe sur le répondeur. Je laisse un message, d'une voix agacée.

"Siegfried, c'est Kyle Porter, j'espère que tout se passe bien. Je voulais seulement t'indiquer que je passerai prendre Ollie chez toi vers vingt heures. En cas d'empêchement il faudra me rappeler assez vite. Ah et pense à recharger ce fichu téléphone, nom de nom."

Je coupe. Je n'aime pas qu'on ne suive pas mes directives. Et puis j'aime bien savoir si mon fils va bien. Là, je n'ai pas de nouvelles depuis hier soir où je l'ai laissé. Je m'attendais à un message dans l'après midi. Tant pis. J'essaie de ne pas laisser transparaitre mon angoisse lorsque je me glisse à nouveau près d'un grizzly grommelant. Tant pis. J'oublierai vite que je n'ai pas pu les joindre.
Et culpabiliserai très longtemps pour ça.
Actions d'Ollie:
 
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MessageSujet: Re: Intrigue 1 :: HOLD UP ! (Qui veut)   Lun 8 Sep - 17:28



Mention: Sieg, Jack, Maira, Shin, Alexandra, Sam et je crois que c'est tout
Intéraction: Mike, Paytah et je crois que c'est tout :roll:

Pardon, je ne me suis pas relue :roll:

A l’appartement

A peine rentrée, la seule chose dont j’avais envie était de m’affaler sur mon lit et de roupiller au moins deux bonnes heures, mais c’était pas intéressant, voir même pas recommandé. De toute façon, sans étirement je n’arriverais jamais à dormir. J’étais bien trop excitée. En temps normal, il en fallait beaucoup pour m’épuiser. Après avoir fait du sport, l’adrénaline était encore bien trop présente pour pouvoir arriver à rester calme. Il fallait que je bouge. Mike me demanda ce que j’avais fait pour revenir totalement essoufflée. Je m’approchai du Sigma Mu avant de lui répondre le sourire aux lèvres :

« Mmh Non ! Le marathon c’est bon pour les femmes au régime. C’est ennuyeux. Courir pour le plaisir de courir… Très peu pour moi. » Je marquai une pause, mais repris « Moi j’ai été faire de l’escalade et c’était…. Trop bien ! D’ailleurs, l’été prochain je compte bien partir en Arizona pour escalader le Grand Canyon. Les murs d’escalade c’est bien, mais au bout d’un moment c’est chiant et comme dans cette ville il n’y a que la plage, l’océan, des marécages et des boutiques, ben pas de place pour l’escalade. Donc c’est une ville pourrie. »

Je parlais certainement un peu trop vite, ou du moins je ne relativisais pas assez. J’aimais bien Miami, mais avec le sport que je pratiquais, j’étais restreinte à un bête mur d’escalade de 6 mètres de haut, tout au plus. Pas de quoi se choper le vertige. Le Grand Canyon était probablement le rêve de tout les escaladeurs. C’était en pleine nature, c’était grand, beau, c’était dangereux et on pourrait vraiment ressentir de la vraie adrénaline. De plus, le paysage faisait juste rêver. Finalement, c’était peut-être voir trop grand. Le grand Canyon demandait une expérience de beaucoup d’années et un entrainement quotidien ce qui n’était pas mon cas. Suite à cette pensée, je repris d’un air découragé :

« Oh, puis non. Je vais me contenter de mon mur d’escalade tout pourri »

Je laissai Mike regarder son film tranquillement pendant au moins 30 minutes le temps de terminer les devoirs que j’avais à faire, puis revins à la charge, mais repartis aussi tôt. Je ne savais pas quoi faire, mais j’avais pas envie de rester à ne rien faire. Finalement, je reviens une fois de plus dans le salon afin d’exprimer mon ennuie. « Sans blague, j'avais pas remarqué, t'es en train de trouer ma moquette à faire tous ces allers-retours. » « Toi on te donnerait un cailloux, t‘arriverais à passer ton temps avec. Moi je sais pas rester à rien faire et là, j’ai rien à faire » « Tu veux regarder la télé peut-être? » « Non. Après j’vais m’endormir et comme je ne me suis pas étirée, je vais me choper des crampes et je vais hurler » Je regardai le sigma mu, toujours avec la même mine boudeuse et repris de plus belle « En plus Jack répond pas à son portable, donc je sais même pas aller l’emmerder, il ne me reste plus que toi, désolée chéri » Je fixais son appareil photo. Les boutons qu’il y avait dessus m’interpelaient. Le seul appareil photo que j’avais eu, c’était un jetable tout bête avec un seul bouton. En clair, j’y connaissais rien. Alors que ma demande le faisait éclater de rire, je fronçais les sourcils lorsqu’il me répondit négativement ; essayer de le faire changer d’avis, c’était peine perdue. « T’es en train de faire quoi ? » Je préférais lui déballer ma cascade de questions, probablement qu’à un moment donné il en aura marre et me laissera chipoter avec. « Le bouton là, il sert à quoi ? » lui demandais-je en lui montrant de quel bouton je parlais, sans pour autant appuyer dessus. « Pourquoi t’appuies pas juste sur le gros, là, pour faire ta photo ? Le seul appareil photo que j’ai eu, c’était un tout petit, avec du carton autour et un gros bouton sur le dessus. Les photos étaient super moche et il fallait attendre un temps infini pour les avoir sur papier. Du coup j’ai préféré manier le fleuret » ponctuais-je avec un sourire

Enfin, après ma curiosité satisfaite, il finit par comprendre que le mieux pour que je lui foute la paix, était de sortir faire un tour. Le sourire à nouveau sur le visage, j’étais satisfaite de mon plan.

A la banque

A la banque, mes yeux se posèrent sur plusieurs têtes connues. Le mec de la plage qui m’avait presque tout acheté et à qui je faisais remarquer mes fringues du jour. J’étais habillée normalement, d’un jeans blanc délavé et d’une blouse de la même couleur. Suite à quoi Mike me posait une question qui me fit sourire. « Ben c’est toujours plus facile sans fringue qu’avec » répondis-je avec un air plein de sous entendus, mais finalement, j’expliquai rapidement « Non. En fait, j’ai dû faire un défi qui était de vendre des bonnets et écharpes avec le maillot de Borat et il m’a acheté presque tout mon stock. Mais il avait l’air un peu frustré, j’pense pas qu’il ait déjà vu une poitrine de sa vie, si tu vois ce que je veux dire ». En effet, sur la plage, Paytah avait l’air totalement décontenancé quant au décolleté qu’avait le maillot, ou peut-être le peu qu’il pouvait cacher. Finalement, je reconnus Jack, avant de me rappeler que je devais lui demander à quoi lui servait son portable. Enfin, je retirai l’argent dont j’avais besoin quand le coup de feu retentit dans la banque. L’homme nous demandait rapidement de nous mettre à plat ventre. Je m’exécutai, adressant un regard fixe à Mike. Puis finalement, j’observais ce qu’il se passait autour de nous, mais ne comprenais pas trop. Un peu comme si j’étais débile que mon cerveau s’était totalement bloqué. Comme si nous étions sur « Pause ». Maira qui pleure, un type qui joue les héros avec les braqueurs, embrasse une rousse, accompagné d’un enfant d’une dizaine d’années. Le temps reprenait de plus belle lorsque la main du sigma mu attrapa la mienne. « Promis, tout se passera bien. » Je fixai toujours Mike et acquiesça d’un léger signe de tête. Je me surprenais à laisser mon pousser caresser le dos de sa main, comme pour l’apaiser lui, ou m’apaiser moi.. ou nous deux. Puis je regardai Jack. D’habitude c’était avec lui que je faisais mes conneries, comme par exemple jouer au croquet dans une bibliothèque. Sauf que là, on n’était responsables de rien et pourtant on se retrouvait encore tous les deux au même endroit. Il nous adressa un sourire puis un clin d’œil. Je ne savais pas si je devais me dire que ce mec était réellement frappé, ou alors si je devais garder l’idée que c’était une façon en plus de celle de Mike pour me rassurer. Un peu comme pour me dire « T’inquiètes, c’est pas différent de d’hab et on s’en sort toujours ». Comment arrivais-tu à gérer ton stress dans un moment pareil, Jack Kent ? Enfin, je regardai ma sœur. Maira était plus fragile, plus renfermée. Probablement que cette épreuve allait la frustrer quelque temps, comme un peu tout le monde ici, mais j’avais la nette impression que j’arriverai à faire face plus facilement. J’avais une force de caractère qu’elle n’avait pas dans des moments comme celui-ci. Elle avait sa personnalité, douce et fragile à la fois, mais aussi piquante quand elle le décidait. A chaque fois qu’un des braqueurs passaient ou repassaient devant eux, je sentais mon cœur s’accélérer. On ne savait pas vraiment ce dont ils étaient capables et j’avais peur que les légers sanglots de Maira l’interpellent, mais il n’en fit rien.

Un des types s’approcha de nous, il attacha d’abord les mains du jeune garçon à côté de moi. Je le regardais faire, puis lorsqu’il se posa en face de moi je lui sortis et balançais mon portefeuille et portable. Fouillant dans le porte-monnaie, il me demanda ma carte de banque que j’avais au préalable caché dans mon jeans même et non pas dans une de mes poches « J’ai pas de carte de banque, je suis portoricaine » J’étais pas sûre que cette excuse lui convienne, et finalement il commença à me fouiller. Je sentais mon cœur s’accélérer dans ma poitrine, s’il découvrait l’argent et la carte j’étais mal barrée. Finalement, il termina par me ligoter les mains dans le dos. Il était bien con, à sa place j’aurais demandé à tout le monde de se désaper pour être sûre que rien ne se cachait en dessous des fringues. Il me repoussa contre le mur après quoi je lâchai un « Que bruto ! » en espagnol. Il fallait pas être intelligent pour comprendre ce que ça voulait dire, mais je m'en fichais totalement. Contrairement à l’autre qui se prenait pour le chevalier de la table ronde, c’était gentil. A côté de moi, Paytah se mit à pleurer, à prier, à les faire toutes et puis, une fille de mon année péta littéralement un cable. Je la regardai en fronçant les sourcils puis : « Putain, ils se croient dans un Disney les gens ici ? Comme s’ils allaient relâcher une vingtaine de personnes pour n’en garder qu’une. Pas très futée pour une Khi Omikron » Enfin, je soupirais, énervée et aussi bourrée de culpabilité. Je m’adressais ensuite à Mike « Tu pouvais pas trouver mieux pour chasser mon ennuie » enfin, tout en faisant la moue je repris « J’suis désolée, si je t’avais pas emmerdé cette aprem on serait pas là… Je m’en veux ». Paytah m’interpela à voix basse comme quoi il avait « un plan ». « J'ai une idée pour nous sortir tous de là... Je vais faire diversion en faisant semblant de m'intéresser aux armes des gangsters. Vous, vous vous échappez...Mais avant, il faudrait qu'on regarde si il n'y a pas une autre sortie vu que tout est bloqué. ». Je papillonnais des yeux et écoutai la suite « Non j'ai mieux ! Je ferais semblant de perdre connaissance. Toi, tu crieras : « Il s'est évanouit ! Il s'est évanouit ! Il lui faut de l'eau ! ». Et BAM , tout le monde se tire sauf moi bien sûr...mais ça pourrait peut-être marcher... » Incrédule, je regardais Mike, m’assurant qu’il avait bien entendu la même chose que moi. C’est bien ce que je disais, les gens ici se croient vraiment dans un Disney « Tu sors de quelle cambrousse, toi ? Tu connais la banque comme ta poche ? Tu connais la sortie de secours ? Tu sais comment on peut se barrer et surtout, tu sais te servir de tes mains quand elles sont ligotées ? On n’est pas chez les bisounours et toi t’es loin de faire le poids. Si tu veux jouer au malade imaginaire, amuse toi, mais fous toi dans la merde tout seul. Ouvre les yeux, putain, on n’est pas dans un de ces dessins animés stupides où c’est toujours le bien qui triomphe. La vie elle est pas toute rose. Regarde la tête de Sieg, tu trouves que c’est le cas ? Putain mais entre toi et tes plans de gamins tout droit sortis de Disney Channel, l’autre qui se prend pour la fille de Che Guevara et Sieg qui joue les Roméos rebelles, ça m’étonnerait qu’on arrive à s’en sortir vivants ! » je marquais une légère pause et repris « Alors tu peux aller tenter ton plan débile, mais je te jure que si une des personnes à qui je tiens ici s’en sort avec une quelconque égratignure, je retourne toutes les garderies de cette ville jusqu’à ce que je te retrouve et je t’arrache les yeux ¿entendido? » J’essayai tant bien que mal de défaire le nœuds ou du moins, de le desserrer un peu et ramenai mes genoux vers moi. Je flippai comme tout le monde et je pétais littéralement un câble « Quand je vois ce qu’ils font, j’me dis que mon casier devrait être vierge ». « Qui c’est qui les a appelé ? Qui ? PUTAIN. » Je regardai le chef s’énerver comme pas permis, j’avais la nette impression que quelqu’un allait en prendre pour son grade. Un nouveau coup de feu me fis sursauter et l’un des banquier fut touché au bras. « Maintenant le premier qui bouge, ou qui décide de jouer au héros, il s’en prend une entre les yeux. Toi, là haut, va fermer les grilles. » A voix basse je m’adressai à Paytah, énervée « Alors, Superman, sauve nous, vas-y » Une fois de plus je jetai un œil à Maira qui angoissait. J’avais envie d’aller la rassurer à défaut de me rassurer moi, j’avais aussi envie d’aller hurler sur Jack que s’il avait pas répondu à son portable, ni lui, ni Mike, ni moi serions là, mais c’était égoïste comme pensée. Je regardai Mike et lui fit remarquer : « La dernière fois qu’on a eu une galère, c’était aux Everglades, et il y avait Sam avec nous… » Je ne savais pas vraiment pourquoi je disais ça, peut-être parce que sur le moment, tout le monde se gueulait dessus dans ce chalet, mais au final, en y repensant c’était plutôt amusant comme séjour. J’esquissai un léger sourire et repris « Et toi tu n’étais qu’un sexy connard qui m’exaspérait à longueur de temps… ».
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MessageSujet: Re: Intrigue 1 :: HOLD UP ! (Qui veut)   Dim 7 Sep - 21:46

Interactions: Soraya Munos, Alex et Sieg (par le regard) Mentions: Alex, Ty, Sieg, Fawn, les bandits
HOLD UP
J'étais là, terrorisé, plaqué à plat ventre. Je regardais les armes des braqueurs avec attention. J'avais peur. Je repensais à Ty. Ty et cette fameuse nuit horrible ou on avait été poursuivis par des mecs armés. Je repensais à cette nuit terrible.
Mes yeux bruns refusaient de refléter les éclats de feu malgré la lumière du soleil qui éclairait la banque. J'observais les braqueurs de temps en temps, espérant qu'ils nous relâchent.
J'avalais de temps en temps ma salive, déglutissant en me demandant ce qu'ils allaient faire de nous.
Ces types pouvaient nous descendre en un rien de temps. Je repensais à mes parents restés dans le Dakota, à mon père si sévère et à ma mère si émotive et douce. Je repensais à Ehawee qui était à Los Angeles, à Matoskah et à son jeune mari qui coulait des jours heureux à Las Vegas, à Ehwakan qui était à Honolulu et à Lootah qui était à New-York et qui avait une copine chinoise.
Je repensais aux Yellow, cette famille désormais disloquée dans les coins des Etats-Unis et dans l'Océan Pacifique. Mes frères et sœurs n'étaient plus du tout chez maman et papa, ils avaient décidés de partir pour être indépendants. Je ne pouvais pas tweeter à Matoskah, ni même appeler mes autres frères et ma sœur. Je sais que si ma mère savait que j'étais retenu en otage, elle pleurerait comme une enfant. Même si je suis aussi émotif qu'elle, je ne pleure pas. Je suis là, visage sombre et inquiet à la fois.
Je regarde autour de moi et je remarque Siegfried, un enfant, Fawn, la bomba latina qui avait vendus des bonnets et des gants sur la plage-là elle n'avait pas de maillot ou de vêtement ridicule et était bien habillée- et Alexandra ma meilleure amie d'enfance. Alex est d'ailleurs debout. Je me demande pourquoi elle n'obéit pas aux mecs armés.
Certains tentent de s'interposer, mais se font vite frapper et je ne peux m'empêcher de fermer les yeux un instant, serrant mes paupières très fort. Je me revois un instant, dans la nuit noire de Miami, près des conteneurs entrain de me faire tabasser. Puis Ty surgit de nulle part et me tire de là, me prenant dans ses bras et courant pour échapper aux dix bandits. Mais là, il n'y avait pas Ty. Je sais que si il était là, il aurait fait le malin, il aurait fait le mariole. Il se serait fait sans doute tirer dessus. Je sais qu'il aurait sauté à la gorge d'un des braqueurs et qu'il leur auraient fait des prises de Karaté. Je sais que si il n'aurait pas fait ça, il aurait fait diversion, débarquant dans la banque déguisé en braqueur, puisque lui même il avait été un braqueur à une période de sa vie. Je me dis que ça aurait pu être Ty et son gang qui nous prendrait en otage. Je me dis que Ty aurait pu me menacer aussi. Ça aurait pu être lui. Mais heureusement, ce n'est pas lui....enfin plutôt malheureusement ce n'est pas lui : car mon cousin ne nous aurait jamais fait de mal !
Je glisse ma main jusqu'à mon pendentif avec Jésus sur la Croix. Je saisis le médaillon et je le serre de toutes mes forces, murmurant une prière en Lakota puis une prière pour Dieu, dans l'espoir qu'Il nous délivre de ces bandits.
Ma lèvre tremble alors que je murmure ces mots. Une fois fini, j'ouvre les yeux. Soudain, une sirène retentit dans la banque. Les lumières rouges et bleues clignotent. Je relève la tête et regarde autour de moi. "Qui c’est qui les a appelé ? Qui ? PUTAIN.", hurla un des gangsters. Celui-ci pointa son arme sur l'un d'entre nous, puis tira sur l'un des banquiers. Je fermais les yeux, me rappelant Ty. Je priais pour le pauvre monsieur, demandant qu'il ne fût pas tué. Je rouvris mes yeux d'Asiatique et je remarquais avec soulagement que le banquier avait été touché au bras.
Les gangsters bloquèrent toutes les issues. Nous étions tous pris au piège !
Puis Alex se fit empoigner. Les bandits lui prirent son portable. C'est alors, que je me rendis compte que mon beau Iphone 5 TOUT NEUF allait être récupéré par ses braqueurs. IL N'EN ETAIT PAS QUESTION ! Mon portable c'est...c'est une des choses qui est le plus cher à mes yeux ! Je suis accro du portable. Je ne peux pas m'en séparer ! Alex protestait, je l'entendais crier alors que je tentais de prendre mon portable qui était à côté de mon visage discrètement : « Vous avez pas le droit de faire ça. Vous pouvez pas. Vous vous en sortirez pas. ».
Je ne pouvais rien faire d'autre que prier. En bon optimiste, je me disais que ces bandits payeront leur hold-up et que nous en sortirons tous vivants !
Je ne m'inquiétais pas trop pour moi : je suis trop mignon, trop beau gosse pour qu'on me tire dessus ou quoi que ce soit ! Il suffirait que je leur fasse mon sourire hyper craquant et charmant, tellement irrésistible, qu'on ne peut rien me refuser...Je fais tout le temps ce sourire pour amadouer les gens ou mes parents quand ils me punissent...Je n'aurais qu'à le faire pour ces bandits, ça devrait marcher ! Ou peut-être que Bambi Rivest à raison et que je vis dans un monde de bisounours pour croire une telle chose pareille. Hé oui ! Je suis trop naïf ! Je crois qu'un sourire pourrait stopper le cœur mauvais de ces hommes.
Alors que je tentais en vain d'accéder à mon portable discrètement en rampant comme un serpent, un pied apparu dans mon champ de vision. Je fis un sourire -un sourire de peur, le même que la fois où j'avais en face de moi l'hawaien qui était prêt à me tabasser -et qui finalement l'à fait-- et relevais la tête, les yeux suppliants. Un des bandits m'empoigna violemment, me forçant à me relever. Je n'émis aucune résistance : à quoi bon ? Ces hommes étaient plus forts que moi ! Ils me fouillèrent et me prirent mon porte-feuille, ramassèrent mon portable qui gisait à terre. Je n'avais plus qu'à faire mon petit numéro de Caliméro, genre : « S'il vous plaît je ne suis qu'un enfant de 16 ans, jne prenez pas mon portable ! », mais je ne le fis pas. Ça ne servirait une fois de plus à rien. Je restais calme, impassible, comme si on ne m'avait rien fait du tout. Ty aurait sans doute déjà injurié le gangster. Mais moi je reste muet. J'essayais de garder espoir, de garder la foi. Je me disais qu'on viendrais nous chercher.
Alors qu'on m'emmenait dans un coin avec quelques personnes que je reconnaissais, je me mis de nouveau à prier, suppliant le Dieu des Visages Pâles de nous sortir de là. J'étais devenu très croyant depuis la mort de Ty et j'étais un fervent Catholique (du moins...à moitié).
On me jeta avec violence sur le sol et on me lia les mains. Super ! J'avais l'impression d'être dans un mauvais rêve, dans un film ou bien dans un des jeux que je jouais avec les enfants de la réserve quand j'étais gosse : aux cow-boys et aux indiens. Quelque fois je jouais le cow-boy et les autres enfants m'attachaient à un poteau. Nous refaisions l'histoire de la conquête de l'ouest à notre manière. Mais là ce n'était pas un jue, c'était bel et bien la réalité.
Je regardais d'un regard triste le bandit qui avait pris mon portable. Je regrettais un instant de n'avoir pas dit à ma famille combien je les aimais.
Si mon ex du Dakota, Olathe, apprenait ce qui m'arrivait, elle serait capable de venir jusqu'à Miami. Olathe m'aime encore, je le sais.
Et moi...je ressens encore un tout petit quelque chose pour elle.

Tout le monde autour de moi est attaché. Nous sommes tous en petits groupes, dispersés dans la banque. Je regarde d'un air compatissant Alex et Siegfried. J'essaie pendant ce temps de défaire mes liens, mais c'est impossible.
Une larme coule alors sur ma joue. Ça y est, je pleure.
Je pleure parce que j'ai peur.
Je ne veux pas mourir.
Je veux revoir ma famille.
Je veux manger une grosse pizza avec mes amis ce soir.
Je veux réussir à devenir PS.
Je veux faire ma tournée.
Je veux sortir mon 1er album.
Je veux avoir mon diplôme.
Je veux devenir un Chef cuisinier et ouvrir mon restaurant.
Je veux me marier.
Je veux aller habiter à Bervelly Hills.
Mon petit cœur bat fort contre ma poitrine.
Je baisse la tête.
Je me sentais auparavant intouchable, invincible. Et pourtant, je ne le suis pas. Je suis qu'un bien pauvre petit adolescent de seulement 16 ans et je ne peux rien faire contre des adultes.
Soudain, j'ai une idée, mais alors là une idée qui pourrait marcher, si on coopère.
Je regarde autour de moi pour voir qui il y a dans mon groupe. Je ne connais personne à part la fille de la plage qui m'a vendu de supers bonnets, gants et écharpes et Fawn. Fawn ressemble vraiment à un petit faon effaré. On dirait vraiment Bambi....Ce n'est pas bien de se moquer ! Surtout dans un moment pareil !
Je regarde les bandits faire leur ronde, puis, je me tourne vers la bomba latina et lui fais : « Psssst ! », assez discrètement pour que les bandits m'entende pas. Une fois qu'elle s'est retournée, je lui chuchote : « J'ai une idée pour nous sortir tous de là... Je vais faire diversion en faisant semblant de m'intérésser aux armes des gangsters. Vous, vous vous échappez...Mais avant, il faudrait qu'on regarde si il n'y a pas une autre sortie vu que tout est bloqué. ».
Je réfléchis un instant, puis je repris toujours en chuchotant, pour la jeune fille aux boucles bruns : « Non j'ai mieux ! Je ferais semblant de perdre connaissance. Toi, tu crieras : « Il s'est évanouit ! Il s'est évanouit ! Il lui faut de l'eau ! ». Et BAM , tout le monde se tire sauf moi bien sûr...mais ça pourrait peut-être marcher... ».
Je devais vraiment vivre dans un monde de bisounours. J'esquissais un petit sourire timide, faisant mon sourire de grenouille, plongeant mon regard noir qui étincelait de feu, qui étincelait de malice, dans les yeux bruns de la bella chica. Mon regard lui disait de me faire confiance, mon sourire lui disait qu'on allait s'en sortir.
J'étais prêt à tout pour nous faire sortir de là, même à mentir ou à utiliser mes talents de comédien. J'avais déjà fais croire quand j'étais petit à ma mère que j'avais de la fièvre pour ne pas aller à l'école afin de rater le contrôle de Géographie (puisque je suis nul en Géographie et que je déteste cette matière), alors je pouvais bien faire semblant de tomber évanouit.
Je priais pour que la brunette accepte mon plan naïf.
C''était la seule solution. Il fallait qu'elle accepte ! C'est la seule solution !
Je ne veux pas mourir. Je n'ai que 16 ans.

La larme est toujours sur ma joue et roule sur mon menton.

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MessageSujet: Re: Intrigue 1 :: HOLD UP ! (Qui veut)   Dim 7 Sep - 19:35






Intrigue 1: HOLD UP
Alexandra et les otages


Je me lève pas très tôt pour un samedi matin. En ayant passé la moitié de la nuit à pleurer, en même temps, c'est compréhensible, non? Je me suis raccommodée avec Elena, j'évite mes autres amis et je n'adresse plus un regard à Sean. Tout va bien dans la meilleur des mondes. Ou pas. Ma vie est une catastrophe ambulante. Je suis une catastrophe ambulante. Et j'ai pas envie de faire du mal à mes proches. Comme tout le monde, je suppose, sauf que moi, je fais tout le contraire. Si seulement je savais accepter de l'aide, hein?

Après un déjeuner rapide à la cantine, je regarde ma montre et réalise qu'il est déjà 13h30. Je commence à manquer d'argent. Comme je n'ai rien de mieux à faire et que je tourne en rond dans ma chambre, je prends un sac, mes clés et je sors. J'inspire l'air frais de Miami et les rayons du soleil me font un bien fou. Depuis combien de temps ne suis-je pas sortie d'un bâtiment? Je commence lentement à retrouver le sourire. Mes peines et mes problèmes s'envolent comme de rien, et je me dis que ce ne sont que des futilités. On fait tous des erreurs dans la vie. J'irai parler dès que possible à Sean, lui présenter mes excuses malgré ma fierté. Ce n'était pas plus sa faute que la mienne.

J'arrive près des bornes de retrait automatique de la banque. Je n'ai jamais retiré d'argent, et comme j'ai peur de faire des bêtises ou de tout casser, je décide de rentrer pour demander de l'aide. La banque est bondée. Je baisse la tête et profite de ma crinière détachée pour cacher mon visage. Je me sens oppressée. Vivement que je sorte d'ici. Alors que je me dirige vers un employé de la banque, je vois la couleur drainer de son visage. Je me demande ce qu'il a quand j'entends:

- TOUT LE MONDE A PLAT VENTRE ET PERSONNE NE BOUGE!

Je fais volte-face. Je vais voir des caméras, un réalisateur, un présentateur mort de rire, quelqu'un qui me dira que c'est une mauvaise blague. Mais rien. Je regarde autour de moi, affolée, une bête prise au piège. Un jeune homme essaye de filer à l'anglaise mais se fait tabasser, ainsi que l'enfant qui est avec lui. J'ai envie de crier mais rien ne sort. Non non non c'est pas possible, je ne peux pas mourir ici, sans avoir dit à Sean ce que je ressentais, sans avoir reparlé à ma mère, sans avoir dit à Elena et tous mes amis que je l'aimais. C'est dans ces moments-là qu'on regrette les choses qu'on n'a pas dites.

Je suis encore debout, tétanisée, mais les braqueurs ne semblent pas me remarquer. le chef, qui vient de tabasser les deux jeunes, prend le directeur à côté de moi par le col. Un bourdonnement assourdissant résonne dans mes oreilles, et je n'entends pas ce qu'ils se disent, mais je remarque bien les gyrophares qui illuminent la banque. Et j'entends bien "Qui c’est qui les a appelé ? Qui ? PUTAIN." Le banquier se fait tirer au centre de la pièce. Mes jambes ne me portent plus et je m'effondre à terre, recroquevillée dans un coin. L'un d'eux me remarque et me prend fortement par le bras, me menaçant de son arme, et va me ligoter avec un autre groupe. Il me fouille et sors tout de mes poches. Des larmes de rage me montent aux yeux.

- Vous avez pas le droit de faire ça. Vous pouvez pas. Vous vous en sortirez pas.

Je vocifère encore quelques trucs pas très beau en français histoire qu'ils comprennent pas trop le message. La tension monte, et l'un des braqueurs tire accidentellement sur le banquier qu'il tenait en joue. Son cri déchire les airs, en même temps que le mien. Le stade de la terreur est dépassé, je suis énervée, hors de moi, comme je ne l'ai jamais été. Ces personnes innocentes qui ont une famille, des amis, une vie, ils ne méritent pas de vivre ça. Je comprends alors pourquoi mon père est parti comme ça en Afghanistan. Je regarde le braqueur qui tient notre groupe à bout portant et je me débats contre mes liens. Mon regard noir embrase la silhouette vêtue de noir et complètement camouflée.

- Prenez-moi, mais laissez-les partir. Ils ne méritent pas ça. LAISSEZ-LES!

Je hurle la dernière partie de ma phrase. Je n'ai rien à perdre. Absolument rien. Et c'est peut-être égoïste de ma part de ne pas penser aux autres otages, aux personnes qui m'aiment, mais la peur et l'injustice de la situation ont eu raison de moi. Une rage sourde bouillonne dans mes veines. Je suis la fille de mon père et je me battrai jusqu'au bout.

Pour les braqueurs:
 

Résumé:
 

Tenue d'Alex


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MessageSujet: Re: Intrigue 1 :: HOLD UP ! (Qui veut)   Dim 7 Sep - 17:04

Ollie était un enfant difficile… mais pas inconscient ou quoi. Tandis qu’il tentait de se dégager de l’étreinte de Siegfried, ce dernier affermit sa prise sur son poignet. Pas le temps de le prendre avec des pincettes.
« J’ai pas besoin de toi, lâche-moi !
- Ferme ta gueule. »
Sec. Net. Et trash. Il n’était pas du genre poli lorsque la situation s’étiolait ainsi. Pas de politesse, juste un ordre. Tu n’as pas besoin de moi ? Ho tu crois ? Le regard sec de Siegfried se planta dans celui du garçon. Il lui fit comprendre en l’espace d’une seconde que c’était lui l’adulte et que par conséquent, il n’avait pas à jouer au con avec lui. Ne joue pas les crétins. Une arme est pointée sur toi bordel ! Et croie le ou non Oliver Porter, l’argent est la dernière chose à laquelle il pensait. Au diable ces 150 dollars, il y avait tellement plus à perdre à présent ! Ce n’est pas cette pâle pitié que tu rejettes mais un instinct qui revient, ce vieil instinct qu’il pensait perdu depuis un bon moment déjà. Son sang bouillonnait dans ses veines. Mais déjà, le poids d’Ollie se fit sentir contre son corps. Ses bras se refermèrent par réflexe autour de ses épaules. Sa main glissa dans les cheveux bruns d’Ollie.
Il s’en voulut instantanément. Mais par quelle infortune avait-il songé à entrer dans cette banque ? Pour la jeune rousse ? Il n’avait songé à venir ici rien que pour retirer de l’argent. Pour se rincer l’œil certes mais… où était le mal ? Pourquoi le poids de la culpabilité se faisait toujours plus lourd ? Il n’en voulut rien laisser paraitre mais sentir le garçon aussi proche, le rassura. Mais pour une seconde seulement car tout alla très vite. Siegfried sentit des tremblements de fureur le parcourir. Etait-ce parce qu’il craignait le courroux du médecin scolaire ? Peut-être. Il n’était qu’un étranger aux yeux de cette famille. Malgré tout, il savait qu’il ne pourrait plus regarder Porter en face s’il arrivait, ne serait-ce qu’un infime petit malheur à son fils. Que ce dernier soit maussade, joyeux, chieur ou autre, il n’en avait rien à faire.
Mais pourquoi ? Ce n’était qu’un gagne-pain. Ce n’était pas non plus son frère. Quelles sont vos motivations jeune homme ? Qu’est-ce qui vous motive ?
Si tu savais Porter. Si tu savais ce qui me motive réellement !
« Tu touches à un seul de ses cheveux… » Commence-t-il, la colère dans la voix.
« Et si je le faisais hein » insinua l’homme armé. « Si je le touchais, de quoi tu serais capable ? »
Pas de réponse. Il ouvrit la bouche pour répondre mais l’autre continua sur sa lancée en s’avançant vers lui ?
« Tu crois que tu feras le poids ? » lança t-il en tendant la main vers Ollie, par pure provocation.
Siegfried oublia l’arme. Oui, c’était stupide mais le sang des languedocien était chaud n’est ce pas ? Il amorça un geste pour le repousser mais l’autre fut plus rapide et costaud. Siegfried vit Ollie tomber par terre et sentit une poigne forte l’attraper au col. Une seconde plus tard, il sentit un coup violent s’écraser sur son visage. Un coup bien placé. Putain connard ! Il voulut riposter mais un autre poing vint le calmer. Un jet de sang s’écrasa au sol. L’homme le tint encore au col et le tira à lui pour lui murmurer cruellement à l’oreille « Un seul faux pas et je t’explose la cervelle, pigé ? »
Siegfried serra le poing qui le titillait violemment. Il n’aimait pas se battre. Mais parfois la situation l’exigeait. Le fait de ne pas pouvoir se défendre lui déchirait l’orgueil. L’arme. Pense à l’arme ! Tu n’es pas tout seul Siegfried. Pense à Ollie. Le jeune homme fixa l’homme un moment… puis cracha avec dédain. Un missile de salive et de sang atterrit au pied du type. Non, il ne baissera pas les yeux.
Siegfried se baissa et aida l’enfant à se lever. Il jeta un dernier regard mauvais au braqueur et passa son bras autour des épaules d’Ollie. Il lui murmura à l’oreille.


« Tout ce qu’ils veulent, c’est de te faire peur. Fais ce que je te dis… okay ? Et surtout tu te tais… »
Il l’entraina vers le groupe de personne allongés à terre sous le regard prudent des braqueurs. Le jeune homme veilla à ce que Ollie s’allonge le premier. Avant de l’imiter, sa main s’attarda une dernière fois dans ses cheveux. Il ne savait pas quoi faire pour le rassurer. Il ne s’était pas permis de lui lancer de grandes promesses car ici, dans cette banque, il n’y avait plus que l’incertitude. Ce n’était pas un menteur. Pourquoi raconter des  cracks ? Cela ne servait à rien. Il désirait plus que tout apprivoiser l’enfant, lui montrer qu’il était là pour lui et seulement pour lui. Certes, il y avait l’argent. Mais… toutes ses démarches étaient sincères. Il pensait réussir à gagner son estime et sa confiance mais ce braquage allait détruire tous ses efforts.
Il s’était comporté comme un idiot. Filer à l’anglais et riposter  devant un homme. Armé. C’était fichu. Porter allait le détruire de la tête aux pieds. Il s’imaginait déjà dans la cuisine du grand appartement de riche, assis sur une chaise, la tête baissée. Honte. C’est tout. Porter le fixerait avec hargne. Et si Porter n’était pas du genre à hurler sur autrui lorsque ses nerfs le titillaient, cette fois-ci, il céderait à ses pulsions. Du moins, c’était ce que Siegfried redoutait. Merde…
Le jeune homme trembla brièvement en y pensant. Ce n’était pas tant la perte du poste qui l’inquiétait… il s’agissait d’autre chose, de plus profond. Il ne voulait  pas perdre ce job. Non… il ne voulait pas perdre tout court. Il tenta de calmer le début de ses tremblements. Non, pas encore ! Pas de panique, ce n’est pas le moment. Pense aux autres. Pense à Ollie Siegfried. Pense… pense à Fawn !
Il avait bien évidemment pris bien soin de s’approcher de la belle rousse.
Le visage de cette dernière ruisselait déjà de quelques larmes. Allongé, il se risqua un petit sourire… tremblant certes. Sa main se tendit doucement sur sa tempe  dont il balaya les mèches d’un geste tendre afin de lui caresser la tempe. Ca y’est, il les voyait ces grands yeux clairs et farouches. Il ne pouvait s’empêcher de la rassurer silencieusement. Son visage lui faisait mal… la fureur courait encore dans ses veines, mais le contact avec le visage de cette elfe des bois eut le don de le calmer. Un moment, il songea… mais non, il ne le fit pas. Ce n’était pas le moment. Ollie tremblait à ses côtés et il ne voulait pas baisser sa garde. Il était sous sa responsabilité… mais s’il mourrait aujourd’hui, la belle rousse ne saura jamais qu’au fond, il en pinçait pour elle. Au diable. Les braqueurs regardaient autre part. Il s’essuya le visage et avança son visage vers le sien et l’embrassa brièvement avant de murmurer :
« Si je meurs aujourd’hui, tu sauras qu’un type t’aura aimé. »
Dans le fond, il se voyait déjà mort. Il n’était pas sur de garder son sang-froid. Si Ollie et la fille restaient en vie, le sacrifice en vaudra largement la peine. Largement.
Il retira sa main. Cela n’avait duré que trente petites secondes. Mais au moins, il ne les regretterait pas. Jamais.
Mais ce court instant de répit fut interrompu. Les braqueurs divisèrent les otages en trois groupes distincts. Il fut rassuré qu’Ollie resta à ses côtés mais malheureusement, Fawn ne resta pas. Elle fut entrainée vers un autre groupe, séparée de Siegfried qui espérait se rappeler du contact de sa peau fraiche sur ses doigts. Malheureusement pour ces derniers, ils durent connaitre la rudesse de liens solides et rugueux. Les mains qui attachèrent les siennes serrèrent si bien les nœuds qu’il oublia toute tentative de les rompre. Il serra les dents et manqua de lui envoyer un coup de coude mais la menace de se faire « exploser la cervelle » ou de voir Ollie se faire tuer, était bien plus grande que son courage. Aussi, il ne fit rien.
D’ailleurs, lorsque le braqueur lui avait ramené les mains derrière le dos, il réalisa qu’il dut le forcer à lâcher la main du jeune garçon qu’il gardait. Durant le court laps de temps où les deux garçons étaient allongés, Siegfried avait entrelacés ses doigts à ceux d’Ollie, que celui-ci veulent ou pas. Ainsi, il sentait le poul. Il le sentait respirer, encore. Oui il est encore là. Il ne voulait pas le lâcher. Jamais. Sa poigne se faisait forte. Ce fut un déchirement de le lâcher.
Le moment fut très long. Immobile, attaché, Siegfried enrageait de ne pouvoir bouger davantage. Au moins, Ollie allait bien. Pour le moment. Des mains fouineuses fouillèrent ses poches et son sac. Portable, porte-feuille et tout le reste firent à présent partie du petit butin des braqueurs. Il s’en ficha totalement. Du moment qu’ils ne faisaient pas de mal au gamin, ces choses matérielles lui importaient peu.
Ceci fait,  les otages eurent le privilège de rester silencieux. Les banquiers aussi d’ailleurs. Mais l’un d’eux, sans doute un grand héro n’est ce pas, pensa utile de prévenir la police. C’est correct. Mais maintenant que les flics arrivent, les braqueurs vont paniquer et tout va aller de mal en pis.


« Qui  c’est qui les a appelé ? Qui ? PUTAIN ! »
Le chef leva son arme et le pointa sur les jeunes gens qui tremblaient de peur. L’un d’eux sera peut-être blessé par balle. Ou pire. Tué !
Puis le coup part, bruyant et mortel. Un hurlement terrible s’élève à ses côtés. C’est Ollie qui a crié. Non, ne crie pas Ollie. Ne pleure pas. Parce que ce n’est pas fini. Il y a pire maintenant. Il y a cet homme qui les menace à nouveau.
« Maintenant, le premier qui bouge ou qui décide de jouer aux héros, il s’en prend une entre les yeux. Toi, là-haut, va fermer les grilles ! »
Siegfried émit un soupire agacé. Bordel… qu’est ce qu’il se passe donc ? Pourquoi ne s’était-il pas contenté d’entrainer le gosse bouffer une saloperie de glace bordel ?
Il étendit sa jambe devant lui. Prise de risque ? Attentat innocent ? Ou tout simplement  provocation inconsciente ? On ne sait pas. Mais le braqueur qui passa devant lui, trébucha à travers sa jambe et tomba en avant. Un accident comme un autre qui n’aurait pas eu de conséquence grave dans une situation normale.
Mais là il s’agissait d’un braquage. Il n’y avait pas de blague. Pas de caméras cachées. Pas de sang artificiel qui coulait hors du bras du banquier. Tout cela était vrai. Siegfried leva les yeux, et croisa le regard mauvais du braqueur.
Si ce n’était pas lui qui le tuait, Porter s’en chargera avec un plaisir non dissimulé.
« Pas trop mal ? »  s’entendit-il dire à son adresse.

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MessageSujet: Re: Intrigue 1 :: HOLD UP ! (Qui veut)   Dim 7 Sep - 1:32

Hold up
feat qui veut


Vous êtes allongés sur le sol, la peur vous gagne, pour certains les larmes ne peuvent cesser de couler. C’est la panique totale, et rien ne se passe, les braqueurs sont là, ils vous toisent, vous prennent de haut, armés, prêts à ouvrir le feu à tout moment. Deux d’entre vous tentent pourtant de s’échapper, en vain. Le chef de la bande les a repéré, et toute l’attention est portée vers eux. Un ado et un gamin. Le braqueur pointe l’arme sur eux. Que ce soit un enfant, il en a rien à foutre, il peut tirer, il l’a déjà fait dans le passé, et a déjà du sang sur les mains, un peu plus un peu moins, qu’est-ce que cela peut bien faire pour lui ? Rien du tout.

« Et si je le faisais hein ? » Demanda-t-il. « Si je le touchais, de quoi tu serais capable ? Tu crois que tu fais le poids ? » Son ton se faisait de plus en plus menaçant. Il se rapprocha alors d’eux, bouscula le garçon qui s’écrasa sur le sol, puis saisit le jeune homme par le col avant de lui coller un coup de poing en pleine figure. Il fit un pas en arrière : « Un seul faux pas et je t’explose la cervelle, pigé ? » Puis repartit vers le centre de la pièce. Ils étaient fiers de leur œuvre, parce qu’outre leur objectif de se faire du fric, ils voulaient aussi bénéficier de cette atmosphère qui régnait. La peur, ils s’en imprégnaient, ils aimaient ça. Le chef de la bande ordonna à un de ses sous-fifres de remplir les sacs d’argent, tandis qu’avec les autres, ils commençaient à récupérer tout ce qu’ils pouvaient sur leurs victimes, téléphones, portefeuilles etc, par peur qu’on appelle la police, avant de les séparer en trois groupes distincts, leur ligotant les mains.

Il ne restait que les banquiers à ligoter, mais l’un d’eux, imprudent et pensant sans doute être discret, allait en direction de l’alarme centralisée, prévue pour prévenir les flics en cas d’intrusion. Enervé, le chef se dirige vers lui, poussant les étudiants sur son passage, le tire et le ramène contre lui. « Tu comptais faire quoi là, au juste ? » Le banquier devient aussi blanc que de la neige, incapable de piper mot. Il se fait tirer au centre de la pièce, mais des lumières rouges et bleus clignotantes se répercutent et éclairent le hall central. Les braqueurs paniquent, le chef pointe l’arme sur la tempe du pauvre banquier, tandis que les forces de l’ordre demandent de poser toutes armes à terre. « Qui c’est qui les a appelé ? Qui ? PUTAIN. » Hors de lui, il menace d’abattre au hasard une personne présente dans la pièce, et finalement, c’est le banquier qui finit par être touché au bras, alors que la tension monte derrière eux. Le coup était parti tout seul, les membres qui tremblent, et la situation qui dégénère. Les criminels se ruent vers les portes, et verrouillent le tout, tenant prisonniers toutes les personnes présentes ce jour-là. « Maintenant le premier qui bouge, ou qui décide de jouer au héros, il s’en prend une entre les yeux. Toi, là haut, va fermer les grilles. » Ordonna-t-il alors à un de ses complices, qui s’exécuta sans plus attendre.

L’enfer ne faisait que commencer.

_____________________________________

HRPG : Bon voilà, le pire reste à venir.
Vos persos sont donc ligotés, juste les mains (dans le dos) et il leur est pris leur portable, ou tout ce qu’ils ont sur eux à ce moment là. Les groupes sont par 4, voilà leur composition :

- Paytah, Soraya, Mike, Fawn.
- Nijiko, Ollie, Siegfried, Jack
- Maira, Shin, 2 autres personnes.

Et ainsi de suite, si certains s’ajoutent en cours de route évidemment. (On a pris par ordre d’arrivée des persos)

Vos persos, vous l’aurez compris n’ont pas le droit de faire grand chose, ils peuvent parler évidemment. Un PNJ a été touché à l’épaule, mais il se peut qu’un d’entre vous soit touché au tour d’après, à son tour, alors gare à vous.

Bisous <3

« ... » ► VERLAINE
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MessageSujet: Re: Intrigue 1 :: HOLD UP ! (Qui veut)   Dim 7 Sep - 0:27

Interactions : Maira, Shane.
Mentions : Mike, Soraya.

Aujourd’hui, c’était samedi. Jour banal, me direz-vous. Début du week-end, et donc répit pendant deux jours avant de reprendre sagement les cours le lundi. Et oui, la triste réalité était que nous avions bel et bien repris les cours depuis bientôt un mois maintenant, quand j’y pense. Le temps passait vite, s’égrenait sans trop demander son avis, et nous continuons nos vies sans trop nous soucier de ces jours qui s’écoulaient paisiblement. En ce samedi, et comme tous les autres samedis d’ailleurs, je me réveillais à heure tout à fait convenable. Neuf heures, pas plus pas moins, parce que de toute façon je n’étais pas un grand adepte des grasses matinées. De une, je n’y arrivais pas, et de deux je trouvais que c’était une perte de temps monumentale. A quoi bon passer sa vie à dormir, alors qu’il y avait temps de choses à faire à côté ? Enfin, ce n’était qu’un avis personnel, partagé par trop peu de personnes.

Ce matin donc, après avoir vite fait dégagé ce qui trainait sous mes pieds pour me permettre d’atteindre la porte qui menait à notre petite cuisine aménagée. Coin VIP où on pouvait prendre un petit déjeuner tranquille, sans à nous rendre à la cafétéria, lieu bien trop bruyant et rempli de débiles profonds à mon goût. Ma colocataire s’y trouvait déjà, souriante, de bonne humeur, ayant eu la gentillesse extrême de me préparer un chocolat chaud. Je souris comme un idiot, ma journée commence bien, même très bien. Je la remercie vivement, touché par cette attention, qui même minime me fait du bien. Alors oui, on est loin d’il y a quelques mois dans cette salle de cours où nous ne faisions que nous rencontrer. A l’heure d’aujourd’hui, je n’étais pas bien sur de la relation exacte que nous avions Maira et moi. Colocataires, oui, amis, mmh pas tout à fait, plus c’était certains, je n’arrivais juste pas à mettre le mot exact sur ce que nous représentions à vrai dire. Pour beaucoup, la question ne se posait même pas : on était en couple, point barre. Alors si au début je me battais bec et ongles pour nier en bloc ce fait, maintenant je trouvais ça limite normal, et ça me faisait même plaisir. Même dans ma tête ce n’était pas clair à ce stade. Maira c’était pour moi la fille avec qui je passais le plus clair de mon temps, quand nous n’avions pas cours, et celle avec qui je me sentais le mieux. Même quand elle était pas là, dans la même pièce je me demandais où elle était et si elle allait bien, c’était au point de presque me rendre dingue, ne pas trop savoir pourquoi j’étais comme ça. Sourire sans arrêt en sa présence, grincer des dents à l’approche d’un mec un peu trop proche, et limite vouloir que les rumeurs qui courent sur nous soient vraies… Si mon pote de Corée me voyait au jour d’aujourd’hui, il me prendrait entre quatre yeux « T’es amoureux mec » qu’il me dirait, la main sur l’épaule, me tapotant amicalement. Mais était-ce ça ? Je l’ignorais, ne sachant même pas moi même ce que c’était exactement de l’être. Quand on ne l’a jamais été, comment savoir quand c’était le cas ? Peut-être que Maira comptait énormément pour moi, juste comme une amie ? Une meilleure amie ? Trop de questions dès le matin. Je m’arrête de penser, et bois silencieusement mon cacao chaud.

Alors que nous parlions un peu de tout, la rentrée, les profs, les cours, Maira me confie qu’elle doit aller verser de l’argent à la banque pour en envoyer à son père, et me demande donc si je peux l’accompagner. Question qui ne se pose plus, je souris. « Bien sur, aucun problème, on pourra faire un tour au centre commercial, ou au complexe de loisir, paraît-il qu’une salle d’arcade a ouvert ses portes récemment en plus. » Lui dis-je, pas très sur de moi, mais finalement heureux de passer la journée en sa compagnie. Après avoir fais la vaisselle de notre déjeuner, je passais par la case salle de bains, histoire d’enfiler quelque chose de potable autre que mon vieux jogging et mon t-shirt qui date de Mathusalem. J’enfile donc pour ce faire un bas blanc, et un pull noir avec des motifs colorés, ce à quoi j’ajoute mes chaussures montantes grises. J’ébouriffais un peu mes cheveux pour leur donner du volume, et sortis de là fin prêt. Je lui fis comprendre que j’étais prêt, et nous voilà partis dans les rues de Miami sous un soleil rayonnant. Le temps était propice au programme que nous avions prévu. Nous parlions de tout et rien, jusqu’à ce que Maira interpelle un jeune homme que je ne connaissais ni d’Adam ni d’Eve. Elle fait les présentations, il s’appelle Shane. « Enchanté. » Mais mon sourire se fait faux au possible, alors que pourtant je suis sincère au possible. D’où elle le connaît ? Qui il est pour elle ? Les questions reprennent le contrôle de mon esprit, et surtout j’ai un pincement au cœur inexplicable, la voir lui sourire me met mal à l’aise, et soudain tout va moins bien qu’avant. Nous continuons pourtant notre route jusqu’à la banque, où j’attends sagement derrière Maira. Autour de nous, je reconnais quelques têtes, comme Mike, le salaud raciste qui m’avait traité de bridé au bal de promo, mais également sa copine aka la sœur de Maira. Je leur adresse cependant un sourire poli, histoire de ne pas passer pour le gros malpoli qui ignore tout le monde, et continue à détailler les lieux, n’ayant pas grand chose d’autre à faire de toute façon.

C’est le tour de Maira, et alors qu’elle venait d’accomplir sa transaction, un bruit suspect se fait entendre derrière moi, puis un coup de feu, puis un cri rauque nous ordonnant de nous coller face contre terre. Tout ça en trois millième de seconde. Sur le coup, je ne comprends rien, et met trente ans à saisir l’ordre, qui pourtant se voulait bien réel. Une fois que j’ai tout assimilé, ma première réaction est de me tourner vers Maira qui n’a pas hésité à se jeter sur le sol, alors que je suis encore debout, inconscient et surtout déboussolé. Je finis par m’éxécuter, largué, mais flippé, dans l’expectative. Ce qui allait se passer, je l’ignorais, mais les braqueurs ne semblent pas déconner, armés jusqu’aux dents ils viennent à en menacer un jeune avec un gosse. Aucune humanité, ils braquent l’arme sur eux, et je suis là impuissant. La situation est irréaliste, et je prie le ciel d’en ressortir vivant, ainsi que toutes les personnes présentes. J’en viens même à penser à mon père, voulant qu’il soit là pour venir à mon aide. Tout devient irrationnel dans ma tête, puis j’entends des sanglots à ma droite. Je me tourne de suite, et vois Maira qui est tout sauf bien, ce qui est compréhensible vu la situation. Les larmes perlent sur ses joues, et répète tel un mantra « Desolée Shin, Désolée » J’hoche la tête, et ne comprends pas bien sa réaction, mais je ne dis rien, je ne peux rien dire, car je ne sais quoi dire, si ce n’est qu’elle n’a pas à s’excuser, et que tout ira bien, même si je n’y crois pas moi-même. La seule chose dont je suis capable actuellement, c’est m’approcher et tenter de la rassurer comme je pouvais.

Les braqueurs tournent en rond, et le temps semble totalement figé. Les minutes semblent durer des heures, et personne n’ose faire le moindre pas. Nous sommes tous là, tels des cadavres, allongés sur le sol, avec comme seule possibilité, regarder et attendre que ça se passe. D’habitude, ils agissent avec rapidité, et nous pourrions déjà souffler, mais là, non, ils semblent avoir un but bien différent des braqueurs de banque que j’ai pu voir dans les films. Psychopathes en plus de voleurs, on n’était pas franchement aidé.

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MessageSujet: Re: Intrigue 1 :: HOLD UP ! (Qui veut)   Sam 6 Sep - 23:03




Hold Up
Everybody.

Il y a des fois la vie vous met devant des épreuves qui vous paraissent totalement insurmontables, des épreuves qui vous marquent pendant tout le reste de votre vie, qui ne vous quittent jamais et qui menacent de vous écrouler, de vous laisser au sol abattue sans possibilité de vous relever, des expériences comme celle-ci j'en ai connu peu, la première j'avais quatre ans, ma famille avait du faire face à une grande perte et si je n'avais pas eu ma sœur à mes côtés je pense que je n'aurai jamais vu le bout du tunnel, j'aurai sombré dans la démence qui me menace depuis que je suis née. Ce que je suis sur le point de vous raconter c'est quelque chose qui m'a profondément marqué, moi et toutes les personnes qui étaient présentes ce jour là, je crois que je ne suis plus la même personne depuis ce qu'il s'est passé ce samedi là, mes proches peuvent vous le dire, moi qui était déjà quelqu'un de très renfermée, très dans son monde, je suis devenue à partir de ce jour encore plus introvertie et je sais qu'à partir de là il me faudra beaucoup de temps pour que je puisse à nouveau vivre comme avant, communiquer comme avant, je sais que rien que le fait de sortir de ma chambre de Wynwood sera dur pour moi, mais laissez moi vous remettre dans le contexte de la journée, ce fameux samedi dont je me souviendrais toute ma vie.

Pourtant tout commençait, enfin pas pire qu'un samedi normal, ça avait beau être le week-end, j'ai toujours pris l'habitude de me lever tôt, je suis quelqu'un qui prône cette philosophie de se lever le plus tôt possible pour pouvoir profiter au maximum de ma journée, et oui vous ne rêvez pas c'est bien la fille la plus introvertie et timide de Wynwood HighSchool qui vous parle de profiter de sa journée, comme quoi les miracles arrivent tout les jours vous ne croyez pas ? Il doit être à peu près huit heures quand je me lève du haut de ma mezzanine je scrute notre chambre, c'est un vrai foutoir là dedans, le jour ou Vicky passera pour faire les inspections ont allait se faire griller, comment en quelques mois on avait fait pour accumuler autant de bazar, des montagnes de partitions et de dessins s'amoncelaient par terre, sur nos lits, sur chaque surface de libre, que voulez vous Shin et moi nous étions très, trop créatifs ? Non on est jamais trop créatif, mais il est vrai que pendant les vacances mon ami et moi avions passé beaucoup de temps lui sur son synthétiseur et moi sur mes feuilles avec mes crayons.

Shin... Sa respiration lente et posée venant de sous ma mezzanine m'indique qu'il dort encore, un petit sourire vient se poser sur mes lèvres, c'est fou comme les choses ont évoluées entre nous, depuis notre rencontre totalement improbable, un soir dans une salle de classe à aujourd'hui, notre relation n'avait fait que grandir et se renforcer, il était devenu indispensable à mes yeux, je n'imaginais pas ma vie sans lui désormais, il me soutenais, il m'aidait et nous avions atteint un stade ou nous n'avions plus besoin de nous parler pour nous comprendre, c'est incroyable comme l'art pouvait rapprocher des gens. Beaucoup de gens nous voyaient en couple mais il n'en était rien, mais si les gens n'arrêtaient pas de nous voir ainsi c'est que quelque part il y avait quelques signes extérieurs, peut-être que.... Peut-être que je ne sais pas en fait, on a jamais vraiment parlé de ça avec Shin, on abordera peut-être le sujet un jour. C'est mon cher « beau frère » qui serait content, je pourrais sans scrupule passer mon temps à lui faire des croche pattes à chacune de ses remarques désobligeantes.

Je commençais la journée à ne rien faire, juste rester là étendue sur mon lit, à écouter la respiration de mon colocataire. J'allais me rendormir quand je regardais à nouveau le réveil, bientôt neuf-heure, connaissant Shin il allait bientôt se réveiller, reprenant mon sourire je descendais à pas légers de ma mezzanine pour me rendre au petit coin cuisine pour préparer le petit déjeuner, alors que Shin se réveillait le café avait déjà coulé dans mon bol et le chocolat dans le siens, je m'installais dans mon fauteuil, le bol à la main, un petit sourire aux lèvres. Nous prîmes le petit déjeuner et je lui fit part que je devais aller à la banque pour envoyer de l'argent à mon père. « Tu veux m'accompagner j'en ai pour cinq minutes et on pourra aller faire quelques emplettes ? » à mon grand plaisir il accepta, je couru à ma mezzanine me changer enfiler un short, des talons et une chemise, voulant profiter des rayons de soleil de ce mois de septembre généreux.

Nous sommes sortis dans la rue, parlant de tout et de rien, plein de fois mes yeux dérivaient sur sa main, n'ayant qu'une envie la prendre dans la mienne, mais je me retenais, pensant que ça l'incommoderait. Nous marchions en parlant et aux abords de la banque nous rencontrâmes Shane, qui passais par là, Shane c'est un Sigma Mu qui partageait la même passion que moi du dessin, et il était en quelques sortes mon protecteur. Je le saluais d'un grand geste de la main en souriant. « Hey Shane qu'est ce que tu fais par là ? Shin je te présente Shane, Shane je te présente Shin, on allait à la banque tu nous accompagne ? » lui demandais-je. C'est donc accompagnée de mon colocataire et de mon protecteur que je me dirigeais vers la banque, à l'extérieur tout les distributeurs sont occupés, nous entrons dans la banque, du coin de l'oeuil je repère Soraya et Mike, je me dis que j'irai les saluer une fois mon opération accomplie, je me dirigeais donc vers le comptoir et je déposais la somme que je voulais envoyer à mon père. Puis un coup de feu retentit dans la banque, je me glace, le son résonne dans mes oreilles et la vibration me secoue, l'air s'emplit soudain d'une odeur de poudre et alors que je me met à trembler une voix crie : « TOUT LE MONDE A PLAT VENTRE ET PERSONNE NE BOUGE ! » Je serre les dents, je ne sais pas ce qu'il se passe mais la panique me saisis je ne sais plus quoi faire, mon regard se pose sur Shin, puis sur Shane, ils semblent aussi perdus que moi, lentement nous nous exécutons et nous nous mettons au sol, j'aperçois ma sœur et j'ai peur pour elle, peur pour Shin et Shane, c'est de ma faute si ils sont là, si il leur arrivait quelque chose je ne me le pardonnerait jamais. Je sens les sanglots me prendre, les larmes commencent à couler le long de mes joues alors que je suis totalement renfermée sur moi même, tétanisée, incapable de faire quoi que ce soit. « Desolée Shin, Désolée » me mis-je à sangloter ne pouvant retenir le trop plein de sensations qui m'envahissaient, je commençait à imaginer les pires scénarios, fichue imagination trop débordante qui me pénalisait à ce moment là, je voyais déjà tout ce qui pouvais se passer, comme un tableau en noir et blanc à la Sin City et je ne voyais malheureusement pas de Happy Ending à cette situation désespérée...

© Mzlle Alice.
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