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 Who do you think you are to enter my world just by opening the door? || Zacc et Elena

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MessageSujet: Re: Who do you think you are to enter my world just by opening the door? || Zacc et Elena   Jeu 4 Déc - 19:07



Who do you think you are to enter my world just by opening the door?
« Zacc et Elena »

Je l’attends, appuyée contre le mur juste à côté de la porte de notre petite salle de bain. Un juron ne tarde pas à se faire entendre. Je souris : j’ai réussi mon petit coup ! Quand il sort de la pièce je lui lance :

« Alors beau gosse ? Bonne douche ? »

Avec un sourire, très contente de moi. Il dégouline d’eau, les cheveux encore plein de shampooing, juste une serviette autour de lui. Je vois sur son visage qu’il hésite entre péter un câble ou ne pas réagir. Finalement il s’appuie contre la porte, face à moi :

« Oui ma chère coloc d’amour. L’eau était délicieusement bonne. Je pense même que… » Il referme ses bras autour de moi, pas exactement dans un petit câlin sympathique, plus dans le genre ʺMaintenant c’est moi qui maitrise la situation, tu bouges plus, bloquée dans mes bras ʺ « …que tu vas aussi en prendre une, histoire que tu puisses en profiter aussi, t’en penses quoi ? »

« Ah non, je pense que c’est une très mauvaise idée moi »

Et mes pieds se soulèvent du sol. Je laisse échapper un petit cri. Il a l’air très content de lui. Je me débats dans tous les sens, essayant de le ralentir. Je hurle :

« Lâche-moi Zacc !!! Tout de suite ! Enlève tes pattes de moi ! »

Mais lui rigole, encore plus content, me trainant avec lui. Il rentre à nouveau dans la salle de bain, je continue de me débattre, en vain, il a bien plus de forces que moi. Il se dirige vers la douche :

« Non, non tu ne vas pas faire ça non, Zacc NON !!! »

Trop tard, il vient de me coller sous la douche qu’il allume, laissant l’eau glacée couler sur nous deux.

« AAAAH !! Je te déteste ! »

Mes fringues commencent à se gorger d’eau, mon t-shirt blanc devient transparent, lui donnant une belle vue sur mes sous-vêtements. Il rit aux éclats. Je lui donne une tape sur l’épaule, plus amicale que violente puis ne peux m’empêcher de sourire, puis de rire devant la situation. Nous sommes donc comme deux gamins à rigoler sous une douche glacée, lui à moitié à poil, moi pas loin vu l’état de mes fringues. Ça faisait longtemps que je n’avais pas ri comme ça ! Zacc fini par éteindre l’eau. Nous sortons de la douche, il passe une serviette autour de mes épaules qu’il frictionne. Je commence à claquer des dents même s’il me réchauffe un peu.

« Ca calme, hein ? »

« C’est le moins qu’on puisse dire ! »

Je dois avoir une tête pitoyable avec mes cheveux trempés, mon t-shirt rendu invisible, mon maquillage tout dégoulinant, totalement glacée.

« Bon c’est bon ? Tu es content maintenant ? Tu es vengé ? Tu m’excuseras mais je vais me changer hein. »

Je sors de la pièce puis échange mes fringues trempées contre quelque chose de plus chaud. Quand Zacc sort à son tour de la salle de bain je lui souris, sourire qu’il me rend. Je crois que je l’ai adopté. Finalement un peu de compagnie ne me fera pas de mal, puis je sens qu’on va bien se marrer tous les deux, à coup de bonnes vannes ! Oui, contre toute attente, je crois que je l’aime bien mon coloc’

Fin
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MessageSujet: Re: Who do you think you are to enter my world just by opening the door? || Zacc et Elena   Mer 1 Oct - 11:54

Je suis pas le genre de mecs à s’énerver pour rien. Et pourtant ça t’a pas empêché de tenter de violer une fille, Zaccounet. Saloperie de conscience. De manière générale, je ne m’énerve que pour de rares occasions, ce qui finit en déchaînement de violence foncièrement gratuite. Les petites provocations d’Elena auraient pu en faire partie, en soi. Mais je n’en ai rien à faire. Elle cherche à me pousser dans mes retranchements, pour que je craque et que j’abandonne. Vilaine petite fille. Mais pas très maligne. Je ne suis pas du genre à me laisser faire, contrairement à ce que tu crois. Je joue, je te cherche aussi, et on verra bien qui aura le dernier mot. Et je me déshabille sans gêne, parce que celui de nous deux qui sera le plus gêné, ce sera toi, belle petite blonde. Tu n’es qu’une femme comme toutes celles que je connais, avides de reconnaissance, de fric et de pouvoir. Pourtant, comme les autres, une manifestation de faiblesse comme ma jambe, mon corps meurtri… Ca vous fait soit pleurer et demander un câlin, soit vous tournez les yeux. Pré-vi-si-ble. Ton regard revient vers moi, et c’est la curiosité qui s’empare de toi. Et dire que tu sais pourquoi je suis dans cet état… Pourquoi tant d’intérêt, soudainement ? Pour l’instant, je sais que j’ai gagné le premier round en m’imposant à la parole, et que mon petit strip-tease a fait son petit effet. Ma dernière pique lui coupe le sifflet, et j’ai envie de retourner dans la chambre pour voir sa tête, mais ça risquerait de gâcher mon départ si bien préparé.

L’eau chaude me fait dériver. Je repense à toutes les fois où j’ai pu taquiner, emmerder, chercher des nanas. Je ne fais ça qu’aux réfractaires de mon « charme naturel », ou pour repousser les gens et éviter toutes situations intimidantes. Parce que quand on cherche à se protéger, à se défendre, on ne veut pas en savoir plus sur son adversaire, on garde la parole pour l’utiliser à bon escient. Dans ce cas, je cherche à éviter l’intrusion. Elena a l’air sympa, mais à sa façon de se murer, elle en a bavé aussi. Et je refuse d’en arriver au point où on discutera chiffons et cœurs brisés. C’est pas ma came, le mélodramatique. Je préfère l’action, les addictions… J’en ai de nombreuses, je collectionne les accidents de parcours. Ma jambe est là pour en témoigner, non ? J’ai fait tellement de choses répréhensibles et passablement grave que je suis devenu un véritable monstre. Et j’aimerais faire un pas, évoluer, devenir moins con mais… A chaque fois je recommence. Tant par plaisir que par dégoût de moi-même. La vie m’a foutu pas mal de baffes en retour, faut dire. Entre mon enfance entre deux baffes et des cartons, mon adolescence chaotique avec des nanas dénudées et des drogues à gogo… Et l’accident. Et Keziah. Mais bordel, une femme ne peut pas prendre la fuite comme ça, après qu’on lui ait dit qu’on tient à elle, si ? Mais pourquoi, comment ? Toutes ces questions me brûlent les lèvres, mais elle n’est pas là pour les entendre. Et quand je me regarde dans la glace, la seule chose que je vois, c’est un homme à moitié brisé. Je ferme les yeux et me laisse aspirer, vider par l’eau qui coule sur mon front.

Il n’y a pas de bruit dans la chambre, je suppose qu’Elena s’est cassée. Je souris rien qu’en repensant à sa tête toute énervée, sa bouteille de vodka en main. Mignonne et ravagée. Comme moi. On pourrait bien s’entendre, si elle faisait un effort… Je soupire et entend un clac. C’est quoi ce bruit ? La porte ? Deux secondes plus tard, l’eau devient glaciale. Je m’écarte du jet en un bond et pousse un juron énervé. Je vais faire la peau à cette petite garce… On peut faire chier un homme de toutes les manières possibles et inimaginables, mais il ne faut JAMAIS se mettre un homme nu en colère. Jamais, je vous dis. Les cheveux plein de shampooing, j’attrape une serviette et la noue autour de ma taille. Je sors de la salle de bain, furibond, pour trouver mon adorable coloc appuyée contre le mur, un petit sourire suffisant sur les lèvres.

- Alors beau gosse ? Bonne douche ?


J’hésite à péter un câble, à la plaquer contre le mur et lui foutre les jetons, mais la dernière fois j’ai failli violer quelqu’un. Je soupire bruyamment puis me vient une idée. Je souris en m’appuyant sur le chambranle de porte, face à Elena, la main sur la hanche, tenant ma serviette.

- Oui ma chère coloc d’amour. L’eau était délicieusement bonne. Je pense même que (je l’attrape et la coince dans mes bras) que tu vas aussi en prendre une, histoire que tu puisses en profiter aussi, t’en penses quoi ?


C’est un festival de cris et de grognements qui s’en suivent, car j’essaie de maintenir Elena contre moi et de la traîner sous la douche. Elle se débat comme une furie, mais je réussis à la traîner dans la douche avec moi et à allumer l’eau. Elle est glaciale, et j’éclate de rire alors qu’elle gueule sous l’eau froide. Je dois avoir les couilles dans le ventre tellement elle est gelée, mais au moins je suis vengé. Après une vingtaine de secondes, je la lâche et sors de la douche pour attraper une serviette que je mets autour de ses épaules, en la frictionnant un peu. Elle est toute trempée, ses cheveux pendant lamentablement sur ses épaules tremblantes, son maquillage qui coule sur ses joues.

- Ca calme, hein ?


Je ris encore en attrapant une serviette que je mets autour de mes hanches. Au moins, j’ai plus de shampooing dans les cheveux…
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MessageSujet: Re: Who do you think you are to enter my world just by opening the door? || Zacc et Elena   Dim 14 Sep - 0:41



Who do you think you are to enter my world just by opening the door?
« Zacc et Elena »

« Salut, je m'appelle Zac. Zac Durden. Je suis en Senior Year, je viens de...revenir à Wynwood. J'étais chez les RK. Tu es Elena, c'est ça ? On était ensemble à la partie de paintball. Ça va ? »

« Oui, Elena, Elena Willows. Moi je suis en junior, là depuis janvier enfin on s’en fout totalement donc je te passe les détails. »

Je me place devant lui, croise les bras et enchaine avec un regard de défi :

« Sincèrement, tu penses que ça a l’air d’aller ? Tu m’as regardée deux secondes ? »

Il me lance un regard rieur et répond :

« Après t’avoir bien regardée, je pense surtout que t’as une sale trogne quand tu as les yeux gonflés comme ça. C’est ton état naturel ou tu manques de sommeil ? »

Il termine par un sourire, pas méchant mais qui me sort de mes gonds. Je sers très forts mes poings, si fort qu’ils tremblent et que mes ongles coupent ma paume, laissant quatre petites coupures. Je prends sur moi et plante un index sur son torse, il me cherche il va me trouver le con !

« En fait, comment ça pourrait aller étant donné que tu t’incrustes comme ça dans ma chambre sans prévenir ? »

« Il faut dire que j’ai eu l’accord de Leahna et du directeur du lycée, je ne pense pas que j’ai besoin de me justifier. Et oui, je m’incruste, mais fallait bien que j’aille quelque part. Alors essaies de rendre ça agréable, ou fais semblant ! »

« Mais vas-y, fait toi plaisir, installe toi ! »

« C’est exactement ce que je comptais faire, figure-toi. »

Il m’énerve mais il m’énerve ! Je me dirige à grands pas vers la fenêtre alors qu’il entreprend de déballer ses affaires. Je respire en prenant de longues inspirations pour me calmer. Il me dit de rendre ça agréable, moi je veux bien ! C’est sûr que ce serait bien mieux pour l’un et l’autre mais… Il n’a pas bien choisi son jour, pas bien choisi son moment. Et je m’en veux un peu parce qu’il n’a pas l’air si méchant, je suis sûre qu’on pourrait cohabiter sans problème et même peut être bien s’entendre, mais s’il joue avec mes nerfs alors qu’ils sont déjà à vif, ça va pas aller, il s’y prend pas de la bonne manière pour commencer. Tu rentres pas dans ma vie comme ça, juste en ouvrant la porte, déjà tu toques avant, tu me prépare mentalement, tu me préviens de ton arrivée, et après, tu refermes la porte délicatement, tu te fais discret et aimable. Et lui il a fait tout le contraire, il a défoncé la porte puis s’est posté devant moi en criant ʺTADAH ! Me voilà !ʺ. Je réfléchis encore un moment puis me retourne vers l’intérieur de la pièce, m’asseyant sur le rebord de la fenêtre, pour observer mon nouveau coloc et essayer de trouver des points positifs à ma situation. Je les cherche ces point positifs… Zacc s’assoit sur son lit pour ranger ses affaires dans sa table de nuit, je vois tout à fait le genre de gars, il a pas intérêt à me ramener des minettes tous les soirs, aucun soir d’ailleurs, je veux pas être là merde ! Il se lève maintenant et commence à enlever son t-shirt. Euh c’est quoi son problème ? Ça lui arrive souvent les strip-teases improvisés ? Il enlève ensuite son jean. Je remarque qu’une multitude de cicatrices strient son corps, surtout sa jambe qui n’est pas belle à voir. Je fronce les sourcils intriguée. Il se dirige vers la salle de bain (ce qui explique le strip tease).

« Eh, la déprimée, si tu veux venir me gratter le dos, ça peut te changer les idées ! »

Dit-il en explosant de rire avant d’entrer dans l’autre pièce. Je reçois comme un coup de poing en plein dans le ventre qui vide tout l’air de mes poumons. Il ne peut même pas s’imaginer comme le mot ʺdéprimée ʺ peut me faire du mal. Et c’est bon, toutes mes pensées sombres reviennent, celles de l’époque de ma déprime justement, rien qu’avec un mot. Non ! Je ne veux pas y penser ! Je saute de mon perchoir puis vais reprendre ma bouteille de vodka. Je bois d’un coup une grande gorgée. L’alcool me brûle la gorge dans une délicieuse sensation. Je veux juste que mes pensées se brouillent un peu, pour penser à autre chose. Aller, pour aller avec ça, quoi de mieux qu’un mini bizutage de mon nouveau coloc ? J’entends l’eau de la douche couler et je pense assez vite (pour quelqu’un ayant ingurgité une quantité d’alcool qui commence à faire un peu) à un moyen de le faire chier. Je sors dans le couloir et me dirige vers le tableau de commande de l’eau, électricité et tout ça. Chambre 2… eau… couper l’eau chaude. Voilà ! Je désenclenche un interrupteur puis retourne dans ma chambre, ayant hâte de voir la réaction du jeune homme quand il sortira congelé. Justement, comme prévu, il ne tarde pas à revenir dans la chambre. Je l’attends, appuyée contre le mur à côté de la porte de la salle de bain. Je lui lance avec un sourire en coin :

« Alors beau gosse ? Bonne douche ? »

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MessageSujet: Re: Who do you think you are to enter my world just by opening the door? || Zacc et Elena   Mer 3 Sep - 11:41

Je suis assez à l’aise avec les femmes généralement. Ca me vient de l’époque où je baisais à tour de bras… J’avais le monde à mes pieds, les femmes adorent les sportifs avec un corps de rêve et un mental d’acier. Fut un temps où j’avais tout ça, sans complexe quelconque. Mais tout ça avait pris fin le 14 Février 2014 (eh oui, le jour de la Saint-Valentin, je suis un mec romantique), quand ma voiture avait percuté l’arbre qui a brisé mon existence. J’avais perdu tellement de choses que je ne fais plus le compte. L’estime que j’ai pour moi, l’estime que ma famille (et surtout Liam, mon frère) avait pour moi, mon ego, ma fierté, ma passion, mon avenir… Depuis ce jour, je me pourris l’existence de toutes les manières possibles, ce qui est compréhensible. Après m’être pris la tête avec presque tout le monde, presque violé une nana que je ne connaissais pas (mais que je connais un peu mieux depuis), je me suis complètement isolé de tout et de tout le monde. Au point d’en devenir méconnaissable. Si quelqu’un doit souffrir dans cette histoire, c’est bien moi. Parce que j’ai gâché ma vie, toutes mes chances de survie. Alors autant brûler la cigarette par les deux bouts.

Elle a l’air de me reconnaître sans pour autant être sûre de mon identité. Ici, tous les SM m’avaient plus ou moins remarqué, ça ne m’étonnait pas le moins du monde vu ma différence physique. C’était même compréhensible. Je sens en lui tournant le dos qu’elle me détaille physiquement, et j’aurais presque envie de me retourner et de poser comme un mannequin histoire de lui dire « Mais vas-y, te gêne pas surtout, mate mon corps, mate mon boule, mate mes muscles ! »… Mais je suis un mec foncièrement gentil, il paraît, alors je reste sage. Quand je m’approche, ses yeux en colère me dévisagent, me détaillent et je me sens presque traqué. Du calme, je vais pas te bouffer ! Elle semble tiquer à mon nom, elle doit se souvenir de l’espèce d’handicapé incapable de courir pour choper ce putain de drapeau de merde… Mais je couvre les arrières, c’est un poste comme un autre, non ? Et puis merde, on a gagné et c’est tout. Elle se lève pour poser sa bouteille (sur laquelle je lorgne depuis que je l’ai vue) et s’adresse enfin à moi.

- Oui, Elena, Elena Willows. Moi je suis en junior, là depuis janvier enfin on s’en fout totalement donc je te passe les détails.


Effectivement, je ne me souviens pas de l’avoir déjà croisée auparavant… Elle est arrivée avant mon départ pour l’hôpital, mais à l’époque je buvais tellement qu’il m’est impossible de me souvenir du nom ou des visages des nanas que j’ai pu me faire. Et si elle avait fait partie de celles-là, elle aurait été déçue par nos retrouvailles, ça c’est clair. Elle est pas super grande, debout, mais elle fait la maligne, et ça me plaît. Elle croise les bras comme pour montrer qu’elle a des couilles, mais elle doit sentir au fond d’elle qu’elle est juste une petite fille très mignonne qui ferait mieux de ne pas chercher le grand méchant loup… Quand on m’énerve, on le sent passer. Héra doit encore marcher de travers… Mais bon Dieu, qu’est-ce que le sexe est salvateur ! En attendant, je me contenterai de supporter la petite effrontée de service qui est devant moi. Je suis gentil et tout, et tout, mais cet accès de colère avec Héra m’avait brutalement remis d’aplomb. Oui, j’avais retrouvé la rage de vivre, d’une certaine façon. Mais cacher tout ça devant un beau sourire, c’était un peu mieux, surtout en société.

- Sincèrement, tu penses que ça a l’air d’aller ? Tu m’as regardée deux secondes ?
- Après t’avoir bien regardée, je pense surtout que t’as une sale trogne quand tu as les yeux gonflés comme ça. C’est ton état naturel ou tu manques de sommeil ? (Je lui souris gentiment)


Ok, c’était une pique gratuite, mais j’ai envie de la charrier un peu, histoire de la dérider. Elle s’approche et d’un air impérieux pose son petit doigt sur ma cage thoracique. Tu veux vraiment t’en prendre une toi…

- En fait, comment ça pourrait aller étant donné que tu t’incrustes comme ça dans ma chambre sans prévenir ?
- Il faut dire que j’ai eu l’accord de Leahna et du directeur du lycée, je ne pense pas que j’ai besoin de me justifier. Et oui, je m’incruste, mais fallait bien que j’aille quelque part. Alors essaies de rendre ça agréable, ou fais semblant !


Elle désigne la pièce histoire de me faire comprendre que c’est son univers, ce que je n’ai compris que trop bien.

- Mais vas-y, fait toi plaisir, installe toi !
- C’est exactement ce que je comptais faire, figure-toi.


Et je joins le geste à la parole, je sors mes fringues de mon sac et les mets dans l’armoire, je mets les quelques photos de ma famille sur le mur… Je me dirige vers la salle de bain, déjà bien remplie des affaires de mon « agréable » coloc. Je ne ferai aucune demande ou suggestion, vu l’humeur dans laquelle elle est, et je pose ma trousse de toilette là où je peux trouver de la place : par terre. Je sors de la salle de bain et cherche Elena du regard. Elle est à la fenêtre et a l’air pensif. Je m’assois sur le lit et mets des affaires dans ma table de chevet. Capotes, lubrifiant, les bouquins à lire du cours de français, mon chargeur de téléphone… J’ai fini de m’installer. Je transpire comme un chien, et décide donc d’aller prendre une douche. Absolument pas gêné, et histoire de soûler ma coloc, j’enlève mon t-shirt et mon jean et me dirige vers la salle de bain. Elle n’aura peut-être pas eu le temps de distinguer les milliers de cicatrices qui zèbrent mon corps abîmé, et notamment ma jambe salement amochée. Je lance en passant le seuil :

- Eh, la déprimée, si tu veux venir me gratter le dos, ça peut te changer les idées !


J’éclate de rire et entre dans la douche. L’eau est délicieusement chaude et je savoure cet instant de plaisir après tout ce temps à me prendre le chou pour ce déménagement qui, décidément, ne semble être qu’une source de problème. A moins qu’elle ne me rejoigne, ou qu’elle vienne m’assassiner avec sa bouteille de vodka… Je ris en imaginant la scène. Je la vois mal débarquer devant un mec tout nu pour l’égorger à coup de tesson de bouteille, la mignonne petite blonde !


HRP : Sieg m'a dit de te dire qu'elle ne t'oublie pas :p
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MessageSujet: Re: Who do you think you are to enter my world just by opening the door? || Zacc et Elena   Dim 31 Aoû - 0:39



Who do you think you are to enter my world just by opening the door?
« Zacc et Elena »

« Entrez ! »

La poignée de la porte se tourne, suspense, qui est ce que je vais voir entrer dans ma chambre… Le rideau tombe quand un jeune homme entre dans la pièce puis referme la porte derrière lui. Il me jette un regard puis va près de son lit pour poser les affaires qu’il porte. J’en profite pour le détailler, même s’il est dos à moi. Je l’ai déjà vu, bien sûr, dans le bâtiment des SM, dans les couloirs… mais je ne saurais dire comment il s’appelle. Il est grand, très grand en fait, et baraqué, les épaules carrées, et musclé. Il est plus vieux que moi d’un ou deux ans sûrement. Une fois qu’il a fini de poser ses affaires, il se tourne vers moi et vient me rejoindre, se plaçant face à moi. Je le fixe toujours, examinant maintenant son visage. Sa mâchoire est toute aussi carrée que ses épaules, ses traits plutôt fins, ses yeux sont marrons, quoi que plus clairs que les miens et ses cheveux brun sombre. Il faut avouer qu’il a du charme. Mon regard reste posé sur lui, à l’inspecter d’un air méfiant. Ses lèvres s’étirent en un sourire plutôt mignon. Bon, c’est vrai que j’aurais pu tomber sur pire.

« Salut, je m'appelle Zac. Zac Durden. Je suis en Senior Year, je viens de...revenir à Wynwood. J'étais chez les RK. Tu es Elena, c'est ça ? On était ensemble à la partie de paintball. Ça va ? »

Ah oui ! Zac ! Ça me revient maintenant. C’est vrai qu’on était dans la même équipe pour le paintball, on avait gagné d’ailleurs. Je ne savais pas qu’il avait déjà été à Wynwood avant, en même temps, je ne suis là que depuis le début de l’année. Tout en me relevant de mon lit pour aller poser ma bouteille sur ma table de chevet, je lui réponds :

« Oui, Elena, Elena Willows. Moi je suis en junior, là depuis janvier enfin on s’en fout totalement donc je te passe les détails. »

Je viens me placer juste devant lui et croise les bras. C’est pas parce qu’il fait au moins deux têtes de plus que moi que je vais me laisser impressionner.

« Sincèrement, tu penses que ça a l’air d’aller ? Tu m’as regardée deux secondes ? »

Je plante mon index sur son torse et continue :

« En fait, comment ça pourrait aller étant donné que tu t’incrustes comme ça dans ma chambre sans prévenir ? »

J’abaisse ma main et, paume tournée vers le plafond, fais un demi-cercle pour désigner le reste de la pièce.

« Mais vas-y, fait toi plaisir, installe toi ! »

Je me dirige vers la fenêtre où je m’accoude, observant la vue imparable sur le parc de Wynwood. Je respire un grand coup. Ça serait quand même pas plus mal qu’on s’entende bien avec Zacc, surtout qu’il a pas l’air si terrible que ça. Mais j’ai du mal à avaler le fait de ne pas avoir été prévenue, puis c’est pas vraiment le moment étant donné ces vacances pourries (et pourries est un moindre mot pour décrire ces deux mois). Bon c’est pas super bien parti étant donné le ton absolument chaleureux avec lequel je l’ai accueilli mais je ne pense pas qu’il va se laisser faire par ça, c’est un mec non ? Ça le fera plus rire qu’autre chose je suppose, incapable de comprendre. Enfin, qu’il ne compte pas sur moi pour faire le premier pas. Quoi ? Il a déjà fait le premier pas ? Oui enfin il s’est présenté quoi. Faire le deuxième pas alors. Enfin en même temps, qu’est-ce que j’attends de lui ? Qu’il s’excuse et qu’il propose de choisir une autre chambre ? Non, pas à ce point non plus, je ne vais pas le dégager. Alors quoi ? Est-ce que j’ai vraiment besoin de me brouiller avec quelqu’un qui, en plus, va devenir mon coloc, et que donc, je ne pourrais pas éviter ? De toute façon on ne peut pas changer les choses alors autant les accepter comme elles sont.
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MessageSujet: Re: Who do you think you are to enter my world just by opening the door? || Zacc et Elena   Mar 26 Aoû - 19:50

Bip bip bip bip… Un grincement. Un grognement de bête sauvage irrité… Les poils de la bête se hérissent sur sa peau légèrement hâlée. Elle halète un court instant, à la découverte de l’environnement hostile qui l’entoure. Le soleil darde ses premiers rayons en sa direction, et elle ferme les yeux, encore fatiguée. La bête est maintenant presque consciente et cherche la raison de cet éveil brutal. Bip bip bip bip… Elle s’approche, se traîne vers l’objet en question en rampant presque. Le bruit devient de plus en plus douloureux au fur et à mesure qu’elle avance, et elle hésite à s’arrêter là. Non, elle doit le faire. Pour sa survie, elle doit l’arrêter. Parce que, putain, qu’est-ce que ça fait chier un réveil matin quand on est aussi agréable qu’un ours mal léché ?! Zac ouvre enfin les yeux et cherche le bouton. Bordel, ils auraient pas pu faire un truc plus simple, du genre un gros champignon sur lequel appuyer pour zigouiller cette sonnerie insupportable ?! Soudain, tout s’arrête. Un gros soupir collectif s’échappe de trois lits simples séparés par des tables de nuit. Zac avait emménagé dans cette chambre quand il avait intégré les SM. C’était une sorte d’antichambre des enfers, ou plutôt des confréries, dans laquelle on mettait les nouvelles recrues tant qu’elles ne connaissaient personne. Comme ça, une fois qu’on connaît ses frères et sœurs de confrérie, on choisit une chambre et on s’y installe. Il existe plusieurs chambres de ce style et l’avantage de celle-là est qu’elle est au rez-de-chaussée, aménagée pour les blessés. Zac avait été désigné d’office pour cette chambre à cause de sa jambe, mais ses deux colocataires n’étaient là que par souci de place. Ils étaient arrivés il y a deux semaines et Zac regrettait déjà sa tranquillité. Dans le genre bordélique et mollasson, on aurait pas pu trouver mieux. Même pour éteindre le réveil, placé sur le bureau, pas un seul prêt à se lever pour la bonne cause. Mais notre cher Zac s’en moquait un peu. Il avait décidé de s’installer dans une chambre, quand bien même il ne connaissait pas la fille qui y vivait déjà. C’est une chance de la rencontrer et de nouer des liens, non ?

10h, il est temps pour moi de faire mes affaires. Quand bien même mes nouveaux coloc ne me manqueront pas, bien des souvenirs ici me laissent avec un brin de nostalgie. Je me souviens de mon retour à WHS, de la peur que j’ai éprouvé dans l’avion, des premiers jours chez les RK, ma première confrérie… C’était dur, très dur. J’avais perdu la foi, l’envie de me battre parce qu’on ne m’avait pas laissé le choix. Il faudra vivre avec. Je mets une pile de vêtements dans un sac et me tourne face à un miroir en plein pied. L’homme presque nu qui se reflète dedans n’est plus le petit garçon effrayé que j’ai laissé derrière moi il y a un an, en partant à Miami. Il a changé, même si je ne saurais dire si c’est en bien ou en mal. En différent, sûrement. Mes cheveux sont un peu plus longs, légèrement ondulés et coiffés négligemment, un style que j’entretiens. Je n’ai pas perdu ma musculature pour l’instant, malgré les six mois sans sport que j’ai du subir. J’ai toujours des bras assez larges, un torse dessiné et des jambes plutôt athlétiques. Mais je sais que je n’arriverai bientôt plus à ressembler à ça. L’arrêt brutal du foot US, en pleine carrière semi-professionnelle, c’est mortel pour les muscles. Quand bien même j’essaie de rééduquer ma jambe, jamais je ne pourrai plus faire 4 à 5h d’entraînement par jour, ce qui me déprime profondément. Ce corps semble être celui de quelqu’un d’autre. Je ne le reconnais pas. Je ne me reconnais plus. De belles balafres traversent ma peau, que ce soit sur les jambes, les bras ou le torse. Certains seront impressionnés « Waouh, il a du vivre quelque chose de fou », d’autres auront pitié « Le pauvre, il a du avoir mal » et les autres seront dégoûtés « Ah, si ça m’arrivait à moi, je pourrais plus me regarder en face ! »… J’étais du troisième genre, avant. Et maintenant, je me vois comme un monstre. A la fête des PS/EI, je m’étais soigneusement couvert d’un t-shirt pour que personne ne voie les traces qui zèbrent mon corps meurtri. J’en ai mal, j’en ai tellement honte. Et quand je me regarde dans ce miroir, je peux lire ce dégoût, cette peur de moi-même. Comment pourrais-je guérir, alors que je n’arrive pas à accepter ? A m’accepter ? Je détourne le regard et l’homme en boxer en fait autant.
Une fois habillé avec un t-shirt blanc aux motifs noirs, un jeans noir et une paire de chaussures noires, je finis de mettre mes vêtements dans des sacs. Je n’ai pas beaucoup d’affaires personnelles ou de souvenirs, je suis du genre de personnes qui préfèrent garder le meilleur en mémoire et ne rien avoir comme rappel si ce souvenir devient mauvais. J’ai néanmoins quelques photos de ma famille que je garde précieusement avec moi. Une photo très rare de Liam et moi à sa naissance, où l’on me voit le tenir fermement, l’air concentré pour ne pas le faire tomber, une photo de notre mère et de nous dans un Starbucks pour mon anniversaire et une photo de nous avec Chris, le nouveau mari de ma mère. On est dans la piscine, en train de s’éclabousser et d’éclater de rire. C’était l’été avant que je n’entre à Wynwood… Et que tout bascule. Je range ces photos précieuses dans un de mes livres de cours pour ne pas les plier. Presque toutes mes affaires sont là, il ne me manque plus que mon chargeur et mes affaires de toilette, puisque j'ai déjà récupéré mes bouteilles de vodka dans la commode. Je vais dans la salle de bain, emportant un petit bagage en cuir où je commence à ranger mon déodorant, mon gel-douche, mon rasoir… Je ferme les yeux en me souvenant des meilleurs instants passés dans cette pièce. C’était là que, tendrement et passionnément, j’avais fait l’amour avec une femme pour la première fois depuis mon accident. Keziah… Sa douceur, son accent et son rire m’avaient séduit, au-delà de son tempérament de feu. Nous nous étions rencontrés sur le toit de WHS, à la fin d’un après-midi de mai. J’étais en train de boire comme un trou et elle aussi. Et nous avions parlé, longuement parlé…. Puis nous étions allés voler des glaces à la cafétéria, avant de retourner dans ma chambre pour que je me douche (j’étais plein d’huile de friture après un incident en cuisine)… Elle m’avait rejoins, exauçant tous mes rêves en me disant que mon corps abîmé ne la dégoûtait pas… Cette nuit de passion eut des répercussions, puisque le bal de promo partit en vrille à cause de ma jalousie… Elle était partie deux semaines plus tard, me laissant seul avec ma tristesse et mon désarroi. Je quittais donc cette chambre avec nostalgie, bien qu’un nouveau départ soit le bienvenu.

J’avais été assigné à la chambre 2 du bâtiment des SM, avec une colocataire du nom d’Elena Willows. Je reconnaissais ce nom pour l’avoir entendu plusieurs fois dans la confrérie, et pour l’avoir eue dans mon équipe à la partie de paintball des SM. Nous n’avons pas eu la chance de nous rencontrer à ce moment-là, mais je suis certaine que c’est une nana sympa. La veille, j’ai visité la chambre avec la chef de la confrérie, Leahna, pour que je puisse me faire une idée de l’endroit. C’est plutôt simple, comme constitution : deux lits, deux armoires, un bureau et une salle de bain. Mais qu’est-ce que c’est grand, comparé au trou à rats que je viens de quitter ! Et dire que Trey a du voir cette horreur quand on s’est revus… Je vais l’inviter à visiter ma nouvelle chambre, il sera sûrement impressionné ! Je pense qu’Elena ne se rend pas compte de la chance qu’elle a, d’avoir une si grande pièce pour elle seule. J’espère juste qu’elle ne sera pas en rogne de devoir la partager… Je trimballe mes affaires dans le bâtiment, chargé comme un mulet. Ok, je n’ai pas grand-chose, mais la vache, tellement de livres scolaires à porter, c’est un supplice… Je passe par mon casier pour en déposer, saluant deux-trois personnes que je connais de vue. Je suis plutôt content d'emménager, j'imagine déjà la grande armoire remplie de mes fringues, au lieu d'une étagère toute pourrie comme avant. Des fringues à 300 dollars pièce, sur un bois en décomposition, c'est plutôt moyen... Je sais que ma future coloc va revenir d'ici peu de ses vacances, j'espère m'installer avant son retour, histoire que ça ne soit pas un foutu remue-ménage ! J'approche de la chambre et m'apprête à toquer (au cas où), quand un hurlement presque inhumain surgit de derrière la porte. Ah. Ben elle a du rentrer. Et elle a pas l'air ravie. Je suis mal barré... J'attends quelques minutes et tente une approche hésitante. Un silence s'installe puis une voix rageuse se fait entendre :

- Entrez !
 

Bon, au moins elle ne me fout pas dehors. Je n'attends pas qu'elle le fasse et entre. Elle est posée sur le lit, une bouteille de vodka à la main. Je pose mes affaires près de mon lit et m'approche d'elle. Malgré le côté « P'tit bout de femme gravement en colère », elle reste vraiment jolie. Une blonde platine aux yeux foncés, je ne saurais dire s'il sont bruns ou noirs, bien maquillée à l'eye-liner. Une silhouette sportive et des jambes fuselées. Bonjour, Madame ! Je lui souris :

- Salut, je m'appelle Zac. Zac Durden. Je suis en Senior Year, je viens de...revenir à Wynwood. J'étais chez les RK. Tu es Elena, c'est ça ? On était ensemble à la partie de paintball. Ca va ?
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MessageSujet: Who do you think you are to enter my world just by opening the door? || Zacc et Elena   Mer 20 Aoû - 23:56



Who do you think you are to enter my world just by opening the door?
« Zacc et Elena »

Debout dans le couloir du bâtiment des SM, devant la porte portant le numéro 2, sac contenant le strict minimum d’affaires que je voulais ramener de chez mes parents à la main, je m’apprête à rentrer dans la chambre qui m’a été attribuée dans ma confrérie. J’aurais pas pensée qu’elle m’aurait manquée et pourtant, c’est le cas. Je suis contente de retrouver mon petit chez moi, mes repères, mes habitudes. Ça me tirerait presque un sourire même. Rien ne vaut mieux que d’avoir sa chambre à sois où on ne vient pas vous faire chier. Je pose ma main sur la poignée et pousse la porte. J’entre et la referme derrière moi, posant mon sac, comme à mon habitude, sur ma droite, par terre au bout de mon lit. J’enlève mes chaussures que je balance dans un coin et ma veste que je jette sur mon lit avant de m’y laisser tomber à mon tour, face à mon matelas. Ça me fait du bien de revenir ici, j’éprouve une sorte de sentiment de sécurité, comme si ici rien ne pouvait m’arriver, c’est rassurant. Je ferme les yeux, effaçant tout ce qui s’est passé pendant ces vacances, la mort de Ty, de Kurt, le départ de Kyle, mon cousin, le peu de nouvelle de mes amis, les appels, la solitude… bref, je ne pense plus à tout ça, je laisse mes démons s’envoler en silence. Ma chambre, devenue mon petit havre de paix, là où je peux enfin être seule, être moi-même sans me préoccuper de rien, pleurer en paix, me lâcher un bon coup, ma chambre quoi ! Je respire l’odeur familière des draps et tend l’oreille, à l’affut du moindre son : rien, le silence parfait. Je sens le soleil qui passe par la fenêtre réchauffer ma peau doucement. A ce moment, tous mes problèmes, ma ʺrechute de moralʺ des vacances, cette sorte de déprime qui revenait peu à peu, tous cela n’a plus aucune importance. Je peux dire sans mentir que je suis bien. Je reste ainsi sans bouger, simplement à savourer le moment quelques minutes puis décide de me lever pour aller ouvrir la fenêtre afin de remplir la pièce d’un air nouveau. Si seulement je pouvais faire la même chose avec moi, me vider de tout ce qu’il s’est passé pour prendre un nouveau départ, tout neuf, tout beau, où tout ce qu’il s’est passé auparavant s’est envolé. Il y a tellement de choses que je regrette, qui me hantent encore, qui me poursuivent… Mais on ne peut pas revenir sur ce que l’on a fait, c’est comme ça. Je me lève donc de mon lit et me remets sur pieds.

C’est là que je remarque que quelque chose a changé. Quelque chose de flagrant, je ne vois même pas comment je ne m’en suis pas rendue compte plus tôt. Mon bureau et mon armoire ont été déplacés, le peu de photos et dessins que j’avais accroché au mur décollés et posés sur mon bureau et dans le coin là-bas, à côté de la fenêtre, un nouveau lit et une nouvelle table de chevet ont été installés. Je balaye ma chambre du regard et remarque maintenant une autre armoire. Pardon ? C’est quoi cette histoire ? Pourquoi je n’ai pas été prévenue ? Non mais ça ne va pas se passer comme ça ! Pourquoi quelqu’un débarque maintenant pour squatter ma chambre ? Et puis c’est qui ? Aucune affaire perso en vue, la personne ne doit encore jamais être venue. Peut-être qu’il est encore temps pour que je négocie avec Leahna, la chef de confrérie pour virer cet intrus. Le peu de calme que j’avais retrouvé disparait en un instant. Non ! Pourquoi maintenant ! Pourquoi on ne peut pas me laisser seule un peu ? Pourquoi ? Pourquoi ! Je commence à faire les cent pas, tournant comme une lionne en cage. J’essaye de comprendre. Il y a quelqu’un là-haut qui veut me faire chier à mort ? Comment ça marche ? J’ai besoin d’une chose en ce moment, de solitude. Même si c’est pas bon blablabla, je m’en fous, j’en ai besoin pour me poser, ça a toujours été comme ça, je suis une solitaire. Alors pourquoi ils me collent un coloc ? Les larmes commencent à monter. Je les empêche de couler rageusement puis gueule un bon coup. Rien à faire si je dérange en faisant du bruit, c’est le cadet de mes soucis ! Après avoir gueulé un bon coup, je fouille dans mon sac et sors mon paquet de clope. Je m’allume une cigarette pour essayer de me calmer. Je retourne à la fenêtre que, du coup, je n’ai pas ouverte tout à l’heure, et l’ouvre cette fois pour de bon. J’y reste accoudée un peu en fumant, essayant de me calmer, de me dire que ce n’est pas la fin du monde, que je vais tomber sur quelqu’un de bien, de sympa, qui ne sera pas souvent là, qui ne me fera pas chier… un peu en vain, avouons-le. Une fois ma clope finie, je ne suis pas beaucoup plus calme. Je décide d’ouvrir mon armoire (qui a changé de place maintenant, c’est déstabilisant) pour prendre une des bouteilles de vodka que j’ai toujours en réserve. Quand je l’ouvre je remarque qu’il me manque au moins deux bouteilles. C’est quoi cette merde ? Il me semblait avoir fait le plein avant de partir chez mes parents (enfin dans la baraque de mes parents, profitant qu’ils soient en vacances). Enfin, je m’en préoccuperais plus tard. Je prends une bouteille de vodka et me laisse tomber sur mon lit, le dos contre le mur, les genoux repliés sur ma poitrine, et ouvre la bouteille. Je prends une gorgée, puis deux… Je fixe un point devant moi. C’est fou comme votre quotidien peut changer comme ça du jour au lendemain. En soi, un coloc’ peut paraitre un petit changement mais je sais qu’il en engendrera d’autres. Alors qu’avant je pouvais enfin relâcher la pression dans ma chambre, laisser tomber mon masque, je ne pourrais plus. Mon inconscient me pousse à me protéger des autres, principalement à cause de lui, et à part si j’ai une confiance aveugle en ce (ou cette d’ailleurs) nouveau/elle arrivant/e, je ne serais plus capable de redevenir moi-même. Je vais devoir accumuler la pression, encore et encore, sans jamais de break pour la relâcher, déjà que je prends tout sur mes épaules…

Trois coups à la porte. Frappés de manière plutôt sûre, sans trop d’hésitation… Je pense que le nouvel habitant de ma chambre a décidé de se montrer. Je rebouche ma bouteille de vodka sans pour autant la cacher ou je ne sais quoi et ne bouge pas de mon lit, grognant un tout à fait chaleureux :

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Who do you think you are to enter my world just by opening the door? || Zacc et Elena
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