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 Harponnage ▲ Nijiko.

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Je suis: : Féminin
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Je suis âgé(e) de: : 25


MessageSujet: Re: Harponnage ▲ Nijiko.    Sam 25 Oct - 18:38

Le membre 'Nijiko Nishimura' a effectué l'action suivante : Lancer de dés

'Eta Iota ' :
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MessageSujet: Re: Harponnage ▲ Nijiko.    Sam 25 Oct - 18:38


Harponnage
Trey & Nini
« Allez Nini, écarte les jambes ! »

Je m’exécutais sans attendre, souriant, amusée, lorsqu'il lança un clin d’œil à ses potes pour frimer. Aussi, très vite, je me retrouvais sur ses épaules, prête à faire leur fête aux autres filles, et tout particulièrement à miss poil de carotte. Trevor et moi faisions un high five avant d'attaquer les hostilités quand une voix féminine retentissait.

« Tout le monde est en place ?! »

Au taquet, ouais ! Impatiente, je fixais mes concurrentes pensant à la raclée que j'allais leur mettre et aux impressions que j'allais laisser aux membres Eta Iota et Rho Kappa bien plus qu'au champagne.

« Okaaaay, trois ! Deux ! Un ! PARTEZ ! »

Plusieurs mauvais joueurs tentèrent de nous attraper dans le dos, Trevor était heureusement assez rapide pour esquiver. Finalement au bout de quelques minutes, on se trouvait face à un couple assez sportif. La demoiselle prévoyait peut-être de devenir Rho Kappa, elle en avait l'allure.

« Allez Nini, montre c'que t'as dans le ventre ! »

La bataille fut corsée mais j'eus finalement le dessus sur ma première rivale et la fit valser hors des épaules de son partenaire. Mais, très vite, ils laissaient la place à un autre duo. Je n'eus aucun mal à reconnaître au sommet la cruche aux mamelles de vache.

« Tiens, voilà Marguerite ! » lançais-je moqueuse.

La rouquine ne relevait pas et agitait ses gros pis au dessus de la tête du gars que Trey surnommait affectueusement Sashatte. Je me retenais d'éclater de rire devant la scène, tentant tant bien que mal de me concentrer. Un regard complice pour Trey et nous nous lancions pour vaincre nos adversaires. Sauf que pour la grosse vache, les obus n'étaient pas si inutiles que ça lorsque je me les pris en pleine face. Je tentais un coup de pute en les agrippant, imaginant qu'elle aurait assez mal pour être surprise et en tomber à la renverse mais cette salope se rattrapa à mes bras qu'elle tirait tandis que son compagnon de jeu poussa violemment Trevor. On tombait alors d'un seul bloc tandis que la gueuse replaçait ses nibards dans son haut de bikini. Je rageais mais ne disait pas un mot. Ça se paierait.
Ça se paierait bien assez tôt. Mais, putain, j'étais déçue.


Lancer de dè:
 

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electric bird.
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MessageSujet: Re: Harponnage ▲ Nijiko.    Mar 26 Aoû - 0:03

Maintenant que j'étais face à l'asiatique, qui avait accueilli mon arrivée avec un sourire satisfait, je pouvais aisément vérifier une chose capitale : la taille de son bonnet. Comparés aux obus de la rousse qui venait de partir, les seins de Nijiko ne payaient vraiment pas de mine. Sûrement un A, grand maximum un petit B. Enfin, au moins n'était-elle pas disproportionnée. J'en avais techniquement rien à foutre, parce que : petit a, j'aime pas les jaunes ; et petit b, si elle choisissait les Rho Kappa, je ne pourrais pas la retourner de toute façon – Golden Rules ! –, mais il parait que les filles aux petits seins compensent en suçant... ce que les nanas aux gros seins ne prennent pas la peine de faire, puisqu'elles peuvent faire la branlette espagnole. Une info comme ça, pour votre culture personnelle. Moi, franchement, je ne l'avais jamais vraiment vérifiée, parce qu'il était très rare qu'une nana approche sa bouche de ma queue. Je sais, ça vous en bouche – haha – un coin ! ... C'est surtout qu'après qu'une connasse d'Eta Iota m'ait mordu bien comme il fallait, je me méfiais maintenant. Véridique. Aussi vrai que les nibards de l'asiat', tiens, puisque je vous le dis. Et s'ils étaient faux : bah son chirurgien l'avait sacrément arnaquée.
J'appréciai, au passage, la façon dont ma partenaire pour l'épreuve de la piscine venait de narguer Miss-Obus. Sa réplique m'arracha un sourire, et je me présentai, en laissant ma phrase en suspens pour avoir son prénom. Ou plutôt, la prononciation de celui-ci. Je ne fréquentais pas énormément d'asiatiques, mais les deux face de nems de ma Confrérie ne me dérangeaient pas particulièrement. Ils avaient atteint le stade du Baptême, ils étaient hors d'atteinte de mes coups bas. Je ne manquais pas une occasion de leur lancer des piques, certes, mais leur présence était devenue une telle évidence que je m'étais peu à peu habitué à leur trogne. Quant à leurs prénoms, Kevin et Soma, c'était facile à prononcer, donc de ce côté-là je ne pouvais pas me plaindre.

« J'ai bien cru qu'elle ne me laisserait pas en placer une. J'accepte avec plaisir. Tu verras, tu ne regretteras pas ton choix ».

Mon choix forcé, mais je me gardai bien de le lui préciser. Inutile d'avouer que je visais à la base la bonasse en string, n'est-ce pas. Je ne ferais que m'attirer les foudres d'une peut-être future recrue, mieux valait ne pas prendre de risque. Surtout qu'au final, j'aimais bien son petit air... je ne sais pas, mi-satisfaite mi-hautaine ? Je n'ai jamais été très doué pour décrypter un visage, mais elle avait une expression qui me plaisait bien, cette fille.

« J'espère bien ! Tu fais du sport pour muscler tout ça ? » lui demandai-je en attrapant son bras pour faire semblant de lui serrer les muscles.

On sentait que ce n'était pas mou comme du chewing-gum, premier constat. La chintok avait vraiment du potentiel, malgré sa petite face de citron ! J'étais agréablement surpris, je dois bien l'avouer.

« Nijiko » me dit-elle ensuite, répondant à la question de son prénom.

Euh... répète, une fois ?

« Appelle-moi Nini.
Nini, c'est très bien.
Et oui, prête à les écraser. C'est parti ! »

Elle se déshabilla pour laisser apparaître son joli maillot rouge. Je ne vis pas qu'il était assorti à son maquillage, parce que j'étais un homme et qu'il ne fallait pas trop m'en demander. Tout le monde commençait déjà à se jeter dans la piscine des Eta Iota, nous étions nombreux à nous affronter pour remporter la bouteille de champagne. Je suivis le mouvement et sautai dans la piscine en faisant une bombe, qui éclaboussa quelques Eta qui me lancèrent des regards assassins ou, selon leur caractère, éclatèrent de rire en minaudant comme des chattes en chaleur. J'attendis que ma partenaire me rejoigne et me plaçai derrière elle.

« Allez Nini, écarte les jambes ! » lançai-je d'un air goguenard, en faisant un clin d’œil à un de mes potes Pi Sigma, au passage.

Je plongeai ma tête sous l'eau, les yeux grands ouverts, m'abaissai pour me retrouver sous l'asiatique... matai son cul au passage – bah quoi ! Là, par contre, c'était déjà beaucoup plus mon délire – et me glissai entre ses jambes. En me relevant, je posai mes mains sur ses cuisses et elle prit de la hauteur en quelques secondes, quand je me retrouvai debout. Je m'ébrouai pour ôter les cheveux qui me tombaient sur le front, et tendis une main à ma partenaire pour qu'elle la claque.

« Tout le monde est en place ?! » nous demanda l'Eta Iota qui menait l'épreuve et qui tenait son micro comme s'il s'agissait d'un gros phallus appétissant. « Okaaaay, trois ! Deux ! Un ! PARTEZ ! »

Je sentis un mec derrière qui me poussait déjà dans le dos, les hostilités étaient lancées et les adversaires essayaient de nous prendre par derrière.

« HAHAHA, désolé les gars, mais la sodomie c'est pas mon truc ! » lançai-je en faisant volte-face, Nijiko sur les épaules.

Je la maintenait fermement en tenant ses cuisses, ce qui n'était pas compliqué puisqu'elle était légère comme une plume.

« Allez Nini, montre c'que t'as dans le ventre ! »

Ma partenaire entama le combat avec la future recrue qui était montée sur le dos d'un autre Rho Kappa. A un moment, je me sentis glisser : l'enculé avait essayé de me faire un croche-pied sous l'eau, en vain. Je devais peser trop lourd pour lui. En revanche, l'idée n'était pas mauvaise. Je n'y aurais pas pensé moi-même, mais puisqu'il insistait : je lui rendis la pareille et essayai de le faire trébucher en lui balançant mon pied dans les jambes. Cela, allié à la force des bras de Nijiko, déstabilisa nos adversaires et ils tombèrent dans l'eau tous les deux, poussant au passage notre prochaine cible : Sasha le Pi Sigma et... Miss-Obus !

« Approche Sashatte, approche ! Nini et moi on vous attend ! 
On va vous éclater ! 
Ouiiiii, et c'est toi qui boiras du Champagne dans mon nombriiiil-han » renchérit la rousse, en frottant ses gros nichons sur la tête du pauvre Sasha. « Allez vas-y chéri-han, foooonce ! »

J'éclatai de rire en voyant cette scène, et relevai la tête pour croiser le regard de ma partenaire. Même si ses yeux étaient bridés, elle devait bien voir la joie que j'allais me faire de me battre avec ces deux-là ! Un clin d’œil... et nous nous lançâmes à l'assaut de la forteresse aux Obus d'Acier.
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MessageSujet: Re: Harponnage ▲ Nijiko.    Dim 17 Aoû - 19:36


Harponnage
Trey & Nini
Le second réveil à Miami fut difficile. Après tout il y a treize heures de décalage horaire entre Miami et Tokyo. En revanche, concernant la chambre d'hôtel, rien à redire. Bien insonorisée, ce qui me changeait du bruit constant au Japon. Entre les disputes parentales, la mioche qui chouine nuit et jour, les voitures qui parcourent les rues de Tokyo, les moteurs qui vrombissent, les klaxons qui retentissent, les écoliers qui rient en se rendant à leurs écoles, les hommes d'affaires pressés qui pestent contre les touristes qui marchent trop lentement sur les voies cloutées. Sans oublier les billes de pachinko qui tombent avec fracas dans mon panier jusque dans mes rêves.

Encore cette nuit j'en avais rêvé ou plutôt... cauchemardé.
Des flashs de choses que j'avais du faire pour continuer à jouer. Des pleurs d'enfant, des cris de femme, des billes qui roulent dans une machine, un type coiffé d'une banane gominée accompagné de deux hommes en costard noir et de la musique à réveiller un sourd. Mon second réveil à Miami, contrairement à celui de la veille, embrumée, encore engourdie par le voyage en avion, s'était fait dans la douleur, la sueur et les larmes. Une Nishimura ne pleure pas, c'est ce que je me dis souvent pour reprendre le contrôle. Mon père ne cessait de me dire que les émotions étaient une faiblesse et que les faibles n'ont aucune place dans la famille. Je trouvais que sa façon de parler et de raisonner en général faisait très chef de Yakuza, toujours à remettre l'honneur de la famille sur la table ainsi que des principes que lui seul saisissait. Pauvre homme. Vieil homme. Aigri.

La famille. Quelle famille ? Lui et moi nous parlions à peine, même quand j'étais encore "normale". Quant à ma mère, il la tenait comme prisonnière de leur mariage. S'il avait réellement une famille, alors je ne la connaissais pas. Malgré tout, j'avais intégré, inconsciemment, les codes d'honneur avec lesquels il nous tannait sans arrêt. Mais avec ça, je n'avais aucun respect pour lui, seul son héritage me retenait encore auprès de la "famille" Nishimura sinon, il y a belle lurette que je me serais évadée sans promesse de retour. L'exil en Amérique était un plutôt bon compromis, ils étaient débarrassés de moi, presque sûrs que je ne replongerais pas dans le jeu si je voulais du fric, et moi j'étais soulagée de ne plus les affronter, loin de mes vieux démons. M'éloigner de Chisame, en revanche, me laissait un goût amer. J'étais partagée entre la délivrance, ne plus avoir à supporter ses plaintes, la vue de ses grimaces, la culpabilité que mes parents m’infligeaient « Ce n'est pas un exemple que tu lui donnes. Et tu la rends triste. Ne crois pas que parce qu'elle est petite, elle est aveugle.» et cette boule au ventre qui ne me quittait que rarement depuis mon départ. Inexplicable.

Plus j'y pensais, plus ça me pinçait au cœur. L'estomac noué, je songeais que les abdominaux de ce matin allaient être rudes. J'essuyais mes joues mouillées d'un geste du poing. Je me sentais atrocement sale, faible et j'avais tellement mal aux yeux que je pouvais aisément imaginer la taille de mes cernes et du rouge répandu dans le blanc de mes yeux. Dans ces moments-là, je ne pouvais que bénir l'inventeur du maquillage. S'il n'était pas mort il y a des millénaires de ça, je lui aurais volontiers léché les... pieds. Mais avant de cacher la misère, je devais faire mes exercices matinaux. Je quittais avec difficulté le matelas confortable, qui avait supporté mon sommeil agité, et ses draps dont l'odeur de lessive avait été à peine recouverte par celle de mon parfum. Non, hier, je n'ai pas pris le temps de prendre une douche en rentrant. J'étais bien trop fatiguée et ivre pour cela. Ça, aucune Eta Iota ne le saura jamais. Aucune personne du campus ne le saura jamais.

Habituellement, je suis quelqu'un de particulièrement préoccupée par mon hygiène. Jusqu'au bout des ongles. Mais hier soir, on dira que c'est une énième erreur de parcours. Passer la soirée avec Nina et ses amis n'aura pas suffi à étancher ma soif d'alcool. Après les avoir quitté dans la joie et la bonne humeur... feinte, j'ai du faire les cent pas avant de trouver une épicerie ouverte de nuit pour y acheter une bouteille de vodka. Couverte d'un sac marron, je l'embarquais jusque dans ma chambre d'hôtel pour plus de tranquillité. C'est ainsi qu'assise sur la moquette, dans un coin de la pièce, les genoux contre ma poitrine, j'avais passé une partie de la nuit les lèvres contre le goulot de la bouteille, les doigts serrés, étreignant miss vodka.
Cependant, je n'avais pas pu finir la boisson et l'avais abandonné sous la table de chevet avant de ramper jusque dans mon lit, vêtements encore sur le dos, chaussures jetées à l'autre bout de la pièce.

Comprenez donc que mon second réveil ici fut pénible.
Mais je suis courageuse, je suis tenace et je me débrouillais pour exécuter une série de cinquante abdominaux pour commencer la journée. Pour une sportive, c'est assez faible mais il ne faut pas pousser mémé dans les orties non plus. Le sport intensif attendrait le début d'après midi. Nina m'avait parlé d'une salle de musculation et fitness non loin d'ici. Cette fille, je l'avais rencontrée hier en allant clôturer mon inscription à l'université de Wynwood. Elle m'avait également informée, lorsque je lui avais montré mon intérêt quant à une possible intégration dans une confrérie, qu'aurait lieu une soirée ce soir chez les Eta Iota, l'une des maisons qui m'intéressaient - l'autre étant celle des Rho Kappa, les sportifs du campus - et que si je voulais devenir l'une d'entre elles, cette fête était LE passage obligatoire. Elle en savait énormément sur les roses ayant elle-même été leur chef. Elle m'avait donné quelques tuyaux utiles, des choses que le site du campus n'indique pas. Sans m'en dire trop, bien sûr, secret de sororité oblige. Même après son départ, une Eta Iota reste une Eta Iota à vie. J'imaginais que c'était valable pour toute autre confrérie. On ne quitte jamais vraiment sa "famille".

Je me relevais alors du sol et me dirigeais vers la salle de bains pour me décrasser, me préparer, me camoufler sous un maquillage uniquement axé sur le teint pour le moment et me vêtir un short en jean et d'un débardeur noir, un peu loose. Ensuite, petit déjeuner à l'hôtel. Le buffet proposait diverses pâtisseries, boissons, fruits et tutti quanti. Je me contentais d'une tasse de café noir et d'une grappe de raisin blanc, m'installais près d'une fenêtre pour y regarder les passants. Cela fait, je retournais m'enfermer dans la chambre d'hôtel. Il me restait une heure pour libérer la pièce pour laisser la place à la femme de ménage. J'allumais la télévision pour avoir un bruit de fond. Je fouillais dans ma valise, me disant que j'aurais cruellement besoin de place pour ranger mes affaires mais aussi qu'il me fallait compléter un tant soit peu ma garde robe. Je soupirais.

Ça demandait décidément trop d'efforts de changer de vie.

Finalement, je prenais seulement mon sac à main et quittais l'hôtel une demi-heure avant la fin du délai. La tenue qu'il me fallait pour ce soir, je la trouverai dans une boutique en ville et je laisserai le soin à une professionnelle pour le make up. Mon père criserait en voyant le montant des frais du jour mais bon, je savais que si je ne pouvais pas user de son argent à volonté, les débuts dans une nouvelle justifiaient assez bien une crise dépensière, non ? Et puis merde, ce n'était comme s'il était à la rue. Moi si, en quelque sorte alors...

Vers seize heures, j'arrivais au bâtiment des Eta Iota, quelque peu nerveuse mais sans le montrer. J'étais vêtue d'un maillot de bain rouge vif, de quoi attirer l'attention, j'avais demandé à une maquillage d'assortir le make up à cette couleur mais d'utiliser autant que possible des produits waterproof. À quoi bon s'apprêter si tout doit dégouliner sur ma tronche ? Pour ne pas me ballader à moitié nue du centre ville jusqu'au campus, je m'étais couverte d'un court et léger kimono blanc à épaulettes parées de perles dorées et autres strass. En bas, j'avais troqué mon short en jean contre un en cuir noir. Seuls les chaussures ne furent pas changées par d'autres, je portais des bottines noires à talons hauts. Bref, si je n'étais pas au top, je ne savais pas ce qu'il leur fallait aux Américains.

J'arrivais, je saluais toute personne que je croisais comme si je la connaissais depuis des lustres. Ce n'était de toute façon pas en restant dans mon coin que j'allais m'intégrer. Je faisais le tour des différents points de réunion, buvette, piscine, observais les autres, discutais un peu avec quelques uns jusqu'à ce que retentisse la voix d'une Eta Iota.

« J'invite les Rho Kappa et Pi Sigma qui le souhaitent à choisir une partenaire parmi nos futures nouvelles recrues, on va faire un combat géant dans la piscine ! Chaque petite nouvelle monte sur les épaules d'un garçon, tout le monde à l'eau et vous essayez de faire tomber les autres ! Le couple gagnant se verra offrir cette bouteille de champagne pour bien commencer la fête ! »

Heureusement, je n'eus pas à chercher loin pour trouver un jeune homme pour me porter sur ses épaules car un bel apollon musclé - j'espérais que ce soit un Rho Kappa mais sa carrure laissait effectivement présager qu'il s'agissait d'un sportif - m'abordait.

« Besoin d'un partenaire ? Mais je te préviens, on risque de gagner si tu as un minimum de force dans les bras. »

Je souriais, plutôt ravie de cette première approche mais je n'eus pas même le temps d'ouvrir la bouche qu'une petite rouquine aux nibards assez gros pour assommer un éléphant débarqua pour s'accaparer l'attention de mon futur partenaire - que je ne laisserais certainement pas filer. Oh que non !

« Fais plutôt équipe avec moi, s'il te plait ♥Il me faut un homme grand et fort, je veux gagner le champagne... et tu pourras le boire dans mon nombril après, hihihi ♥ »

Agaçante au possible. Je raclais ma gorge, assez fortement pour me faire entendre mais pas assez pour passer pour une dégueulasse s'apprêtant à cracher non plus. La chance étant avec moi, je n'eus pas à en faire davantage pour virer la pimbêche. Le beau mâle était fixé, c'était moi la partenaire idéale pour cette épreuve et il avait bien raison. Lui et moi on allait gagner. Les défaites ne sont pas dans mes plans. Encore moins dans cette nouvelle vie.

« Désolé, j'ai déjà une partenaire ma belle ! »
« Ciao mignonne.» ajoutais-je comme pour la narguer.

Elle tourna les talons, pour s'éloigner en marmonnant comme pour jurer de se venger ou je ne sais quoi d'autre. Je pouvais enfin répondre à mon partenaire de jeu.

« J'ai bien cru qu'elle ne me laisserait pas en placer une. J'accepte avec plaisir. Tu verras, tu ne regretteras pas ton choix.»
« Moi c'est Trey, prête à les défoncer... ? »
« Nijiko. Appelle moi Nini. Et oui, prête à les écraser. C'est parti !»

Je retirais le kimono, le short et les bottines, fin prête à grimper sur les solides épaules de Trey. S'il y avait des vainqueurs ici, ça ne pouvait être que nous. Les autres, préparez vos mouchoirs !


Mots : 1898



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MessageSujet: Harponnage ▲ Nijiko.    Dim 17 Aoû - 14:38


Qui dit rentrée scolaire dit immanquablement nouvelles recrues pour les Confréries. Rares étaient les étudiants qui choisissaient de rester des élèves Lambda et de ne pas intégrer une Maison, c'était tant mieux pour nous ! En effet, les nouveaux payent une cotisation en plus, cela compense celles des Membres qui quittent la Confrérie, et les comptes restent à flot pour les travaux de maintenance, les events à organiser et compagnie. Chez les Rho Kappa, nous avions la chance de compter pas mal de Membres... mais cette période de l'année était quand même super importante pour nous, on comptait beaucoup sur l'arrivée de nouveaux poulains à la chair bien fraîche pour renflouer nos rangs et participer à la Gloire de notre Confrérie. Nous faisions partie des gens populaires, on ne devait par conséquent pas recruter n'importe qui... mais les sportifs, peu importe dans quel domaine, on ne les loupait pas. Ou plutôt, je ne les loupais pas ! L'année passée, j'assurais le rôle d'Adjoint de la Confrérie, cette année je faisais office de Recruteur. Comme je commençais l'Université, les responsabilités d'Adjoint me prenant du temps, quelques modifications avaient été apportées au sein des Rho Kappa. Ashlyn avait assuré le rôle temporaire de Chef, Emer' reprenant le rôle d'Adjoint... et Matthew s'était finalement vu couronner Chef des Rho Kappa. Avec sa double fac, j'espérais qu'il arriverait à tout gérer, mais dans le pire des cas, on était là pour lui servir de parachute. Quel chemin il avait fait, depuis son entrée chez nous ! C'était des Membres comme ça, que j'allais chercher à recruter. Des Membres motivés à avancer au sein de notre hiérarchie si particulière. Et justement, ce soir, les Eta Iota, nos partenaires chéries, organisaient une fête pour les jeunes filles qui les rejoindraient peut-être. Elles avaient invité des Pi Sigma et des Rho Kappa pour venir mettre l'ambiance, forcément. Et qui dit Rho Kappa pour mettre l'ambiance dit Trevor Seyton, aka moi. Ce qu'elles ne savaient pas, c'est que je comptais profiter de l'occasion pour aborder quelques jeunes filles qui avaient manifesté de l'intérêt pour notre Confrérie de sportifs. Il n'est pas rare qu'une Eta Iota soit aussi une sportive. Me restait juste à les convaincre que prendre soin de leur corps passait avant tout par une bonne hygiène de vie – c'est à dire le quotidien d'un Rho Kappa, ahem, ou pas – et du sport, avant le maquillage et les habits à 300 dollars. Bon, certes, pour l'hygiène de vie on repasserait, la palme revenait sûrement à ces abrutis de Nu Zeta, mais à quoi bon mettre du maquillage quand on a un gros cul ? On arrangerait le visage, mais pour le reste... inutile, on resterait une grosse vache ! C'était là un des arguments préparé avec soin avant la soirée de nos amies les Pink Ladies.

Cette après-midi là, donc, j'enfilai un maillot-short hawaïen à fleurs violettes, passai vite fait de la crème solaire sur mes épaules et chaussai une paire de tong. Hop, les lunettes de soleil, j'étais prêt pour passer du bon temps chez les Eta Iota. La fête commençait vers 16 heures, une Eta m'avait confié qu'il y avait plusieurs activités de prévues, comme un concours de Miss Tee-Shirt mouillé, un défilé en maillot de bain, un beer-pong ou encore un stand « mise en beauté ». Le soir, barbecue, je m'étais proposé pour cuire les viandes. Il faudrait donc que je me tienne jusque là, et que j'évite de vider un fut avant d'avoir fait mon job de la soirée. J'arrivai sur place en tee-shirt, mais le retirai presque immédiatement dans le « vestiaire », le salon quoi, pour rejoindre les autres au jardin. Il y avait plusieurs de mes potes, qui commençaient déjà à servir les bières et autres alcools dans des gobelets de toutes les couleurs nunuches de la Planète Licorne. La musique emplissait toute la Maison, de même que le jardin. C'était un Pi Sigma qui jouait les DJ, jusque là tout semblait aller bien. Je me dirigeai vers Jennifer, la Chef des Eta Iota depuis le départ de Nina. On ne s'entendait pas aussi bien que ça avait pu être le cas avec Miss Palmer, mais j'essayais de rester dans ses petits papiers, histoire qu'elle continue de m'inviter aux soirées qu'elle organisait. Rien que pour le concours de Miss Tee-Shirt mouillé, je ne voulais pas louper ça !

« Hey, salut Jen' ! Je vois que tu as mis le paquet sur la déco' » la félicitai-je, même si je trouvais l'ensemble beaucoup trop nœunœud avec tout ce rose et toutes ces paillettes.

Elle me rembarra gentiment comme elle avait l'habitude de le faire, ce qui me fit sourire mais ne me découragea pas le moins du monde. Je repérai ensuite mon pote et coloc', Sebastian. Lui aussi était souvent invité à ce genre de rassemblement, malgré le fait qu'il soit en couple. Je pris un verre de ponch rosâtre, et me dirigeai vers lui pour bien commencer la fête. On discuta un instant tous les deux, comparant les maillots des nanas qui passaient devant nous... quand une Eta Iota prit le micro pour nous annoncer la bienvenue à leur soirée, et la première activité.

« J'invite les Rho Kappa et Pi Sigma qui le souhaitent à choisir une partenaire parmi nos futures nouvelles recrues, on va faire un combat géant dans la piscine ! » annonça-t-elle de sa voix perçante et trop enthousiaste. « Chaque petite nouvelle monte sur les épaules d'un garçon, tout le monde à l'eau et vous essayez de faire tomber les autres ! Le couple gagnant se verra offrir cette bouteille de champagne pour bien commencer la fête ! »

Je bus ce qu'il restait dans mon verre, cul sec, et le posai sur le côté en cherchant mes cibles de la soirée. J'avais repéré, avant de venir, les filles susceptibles d'avoir un intérêt pour la Confrérie des sportifs. Que cela soit les Cheers, les danseuses, les patineuses, peu importe quel sport elles pratiquaient, il y avait quelques recrues potentielles. Je me dirigeai d'abord vers une superbe blonde au corps de rêve qui, je le savais de source sûre, faisait de la gymnastique. Elle devait être souple, elle portait un bikini à la limite du string et... bien entendu, se fit harponner par plein de mecs en même temps. Trop lent, Trey ! Juste à sa droite, une asiatique. Ce n'était pas du tout mon délire, les jaunes... mais elle faisait partie de la liste des filles potentiellement intéressantes pour les Rho Kappa, il faudrait de toute façon que je fasse sa connaissance à un moment ou à un autre.

« Besoin d'un partenaire ? » lui dis-je en m'approchant. « Mais je te préviens, on risque de gagner si tu as un minimum de force dans les bras ».

Rares étaient les mecs qui atteignaient ma taille et ma carrure, on partait avec un gros avantage. Je savais que cette demoiselle faisait de la danse... restait à espérer qu'elle se musclait tout le corps et ne pratiquait pas ce sport juste pour s'amuser, mais avec un peu plus de sérieux quand même. J'allais avoir l'occasion de le découvrir ce soir, du moins je l'espérais. C'est alors qu'une toute petite rousse s'approcha de moi, et m'attrapa le bras. Elle avait des obus énormes et j'étais sûr qu'elle était typiquement le genre de fille qui se laisse prendre contre un mur si on le lui propose. Elle ne faisait pas partie de ma liste, mais était terriblement bonnasse.

« Fais plutôt équipe avec moi, s'il te plait ♥ » minauda-t-elle en battant des cils. « Il me faut un homme grand et fort, je veux gagner le champagne... et tu pourras le boire dans mon nombril après, hihihi ♥ »

Typiquement une Eta Iota pure et dure. Je lui souris, en notant dans un coin de ma tête que pour un coup d'un soir, je savais vers qui me tourner... mais la délaissai pour faire face à l'asiatique.

« Désolé, j'ai déjà une partenaire ma belle ! » dis-je à la rousse, qui ne cacha pas sa déception. « Moi c'est Trey, prête à les défoncer... ? »

Je marquai un petit instant d'hésitation sur la fin, comme pour lui demander son prénom... que je connaissais de toute façon déjà. Enfin, cela ne me ferait pas de mal qu'elle le prononce, avec les jaunes on ne sait jamais. Ils ont tous des noms à coucher dehors, ou presque.
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MessageSujet: Re: Harponnage ▲ Nijiko.    

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Harponnage ▲ Nijiko.
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