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 Incendies. [Terminée. (enfin!)]

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Invité

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MessageSujet: Incendies. [Terminée. (enfin!)]   Dim 17 Aoû - 13:12

Candy Ellis
Id Card
Âge : 17
Date de Naissance : 1997-03-10
Lieu de Naissance : Albuquerque
Classe : Junior
Statut et matière : /
Confréries choisies : Eta Iota, Lambda
Riche ou boursier : Riche
Avatar : Vanessa Marano
Scénario ou P.I. : P.I.
Forum's Business
Code de validation : vu par Ashou
Secret envoyé :
Parrain/Marraine souhaité(e) : Non
Code:
→ Vanessa Marano [color=red]?[/color] Candy Ellis
How it started
Tic, boom, tic, boom, tic, boom. Tic.
L'horloge qui égrène ses secondes, le temps qui passe et l'attente qui pèse, mon frère et mon père à mes côtés. Leurs cœurs qui battent à l'unisson ; j'ai l'impression de ne pas en avoir. Je ne ressens rien. J'en ai juste marre d'attendre.

 «On va attendre encore longtemps, là ?»

Assis sur la chaise branlante à ma droite, mon frère soupire. Les coudes sur les genoux, sa tête posée entre ses deux mains qui semblent prier, il me jette un regard déçu.Il sait, il comprend. A ma gauche, mon père esquisse un sourire désabusé ; cet homme qui ne comprend jamais rien.  « Je sais que c'est dur, chérie, mais le notaire sera bientôt là. Ne t'en fais pas ». Sa main moite attrape la mienne et la serre, la serre si fort que ses articulations en deviennent blanches. Je ne sens plus le sang circuler dans mes doigts. Ca m'agace, étrangement, plus que le reste.  « Je m'en fais pas. J'avais juste prévu autre chose pour mon après-midi que de poireauter sur des sièges pourris, dans une salle d'attente pourrie, avec une tapisserie pourrie qui se décolle des murs pourris. » Mon père lâche ma main violemment, comme brûlé par le contact de ma peau. Dans ses yeux bleus dansent la colère et l'incompréhension. Il bat frénétiquement des paupières, la bouche à demi ouverte ; il ne me lâche du regard que pour soupirer et secouer lentement sa tête, lentement, de droite à gauche, on dirait un de ces petits chiens à l'arrière des voitures. Les rides de son visage s'accentuent sous l'émotion, il fait bien plus que ses 45 ans. Du coin de l'oeil, je vois mon frère qui s'est redressé, à l'affut. Les muscles tendus, le regard qui oscille entre notre père et moi, il ne dit rien.  « Candy, il s'agit de ta mère. Ravale tes caprices et montre un peu de respect à sa mémoire, s'il te plaît » Son ton est dur et son s'il te plaît est un ordre. Cette fois, sous la colère et le soupçon de dégoût que je distingue dans sa voix, j'ai le cœur qui bat plus vite. «Du respect ? Sérieusement ? Elle en a eu du respect pour ses enfants quand elle a fichu le camp ? Et pour toi ? Se casser après 10 ans de mariage, du jour au lendemain, en te laissant vos deux gosses ? J'en ai rien à foutre de sa mémoire, Papa, j'en ai rien à foutre d'elle ! Je la connaissais pas. »

Tout ce que je retiens de cette femme, c'est son départ. Tout ce que je connais d'elle, c'est son absence depuis mes deux ans. Mon frère a plus de souvenirs ; un peu plus. Il se souvient de son odeur, sa voix, son rire, le contact de sa peau quand elle le prenait dans ses bras. Mon père se souvient de la femme qu'il a aimée. Je ne me souviens de rien. Je n'ai rien ressenti à l'annonce de sa mort, je n'ai rien ressenti quand le notaire nous a prévenus qu'elle avait un testament, et je ne ressens rien à l'attendre, lui, cet homme qui connaît mieux ma mère que moi. Mon père ouvre la bouche pour me répondre, se ravise. Il se mordille la lèvre inférieure et lance un regard interrogateur à mon grand frère. Ses cheveux grisonnants et le chagrin le rendent soudainement vieux, de corps et d'esprit. Il est vieux et fatigué, mon père ; mais pose doucement sa main sur l'avant-bras de son ingrate de fille.  « Ce n'est pas le moment de remettre ce sujet sur le tapis, Candy. » Sa voix mielleuse me dégoûte ; il doit sûrement utiliser la même pour annoncer à ses patients qu'ils ont un cancer. Rangez votre hypocrisie, monsieur le chirurgien, et mettez vos couilles sur la table. «Recevoir le testament de ma mère, je trouve que c'est le moment parfait pour remettre sur le tapis le fait que je m'en fous comme de la première carrie du premier pendu. Elle est partie quand j'avais deux ans, Jules en avait quatre ; alors pardonne moi de ne pas être intéressée par ce qu'elle a fait ces quinze dernières années. Et si toi, tu ne les avais pas passées à fuir la maison dès que tu le pouvais, à t'enfermer dans ton bureau à l'hôpital et à t'occuper d'inconnus alors que tes enfants avaient besoin de toi ; alors peut-être que tu me comprendrais, pour une fois. »

Mon père lâche mon bras, ferme les yeux et se laisse glisser au fond de sa chaise bancale. Il n'a plus rien à dire. Jules me regarde toujours sans prononcer un mot. De l'autre côté de la petite salle, l'assistante du notaire me lance un regard réprobateur. La plaque minuscule posée sur son bureau minuscule indique que cette femme énorme s'appelle Gretchen Weimer. Ses petits yeux de fouines me lancent des éclairs derrière ses lunettes rondes. Je lui souris d'un air faussement aimable.  «Qu'est-ce qui se passe, Adolf ? La façon dont je parle à mon père ne te plaît pas ? Alors t'as qu'à rabattre ton putain de chapeau tyrolien sur tes putains d'oreilles et tu reviendras nous voir pour la prochaine fête de la bière, ja ? » Je me lève sans un regard pour les deux hommes de ma vie, bras croisés et sourcils froncés. J'arpente la pièce, tourne en rond, les talons de mes bottes martelant le sol en rythme avec la vieille horloge en bois, qui tic tic tic à me rendre folle. Derrière moi, une porte s'ouvre et un homme bâti en hamburger s'en échappe.  « Je vais vous recevoir, monsieur Ellis. Et mademoiselle Ellis » Il hoche la tête dans ma direction, ne reçoit qu'un regard noir en réponse. Il est rougeaud, gras ; ses paupières tombent légèrement et ses yeux sont vides d'expression. Un bovin. Un bovin enrubanné dans un costume en tweed vert bouteille bon marché, dont les coutures semblent sur le point d'exploser. Je ne fais pas un pas dans sa direction, les bras toujours croisés en signe de rebellion. Mon père et mon frère se lèvent, tendent la main au bovin qui la leur serre de ses doigts boudinés. Il lève les yeux vers mon père, les baisse, les relève ; passe un doigt dans l'encolure de sa chemise blanche et tire dessus. Mal-à-l'aise, le ruminant notarial bégaie légèrement.  « Je suis désolé, Monsieur Ellis, le testament ne concerne que vos enfants. Jules Ellis, né le 16 juillet 1995 et Candy Ellis, née le 10 mars 1997 ; c'est bien ça ? » Jules acquiesce, mon père ouvre la bouche pour parler mais le notaire ne lui en laisse pas le temps. « Toutes mes condoléances pour la perte de votre femme, monsieur Ellis ; mais je ne peux vous faire entrer dans le bureau. La lecture d'un testament se fait dans la confidentialité et uniquement en présence des personnes citées, selon la volonté du client. De la cliente, en l'occurance, mademoiselle Marcia Green, épouse Ellis. » Un sourire narquois se dessine sur mes lèvres tandis que j'avance enfin vers le dit bureau. Mon père, bouche bée, se rassoit lentement sur sa chaise. Le pauvre homme semble avoir reçu le ciel sur la tête. Dans l'embrasure de la porte, que Jules et le notaire ont déjà franchie, je me tourne vers mon père.  « Tu vois p'pa, même en étant morte, elle a aucun respect pour toi » J'enfonce le couteau dans une plaie béante, mais ce n'est pas à lui que j'en veux. C'est à ce démon grimé en femme que ma colère s'adresse, cette personnification de la lâcheté.

10 Mars 1999. Date de mes deux ans, date de son départ. Censée venir me chercher à la crèche et m'emmener manger une glace, ma mère n'a jamais pointé le bout de son nez. Quinze ans après, je l'attends encore. Je régresse en pensant à elle ; je m'imagine barbotant dans ma couche, mes petites jambes boudinées d'enfant s'agitant. L'auxiliaire me tenant dans ses bras pendant que tous mes petits copains s'en allaient, l'auxiliaire paniquée appelant mon père qui ne répondait pas. Occupé. Toujours occupé. C'est finalement la police qui m'a ramenée chez moi, où la voisine gardait un Jules trop malade pour aller à l'école. Je jette un coup d'oeil à mon frère, mon héros, qui a toujours été là pour moi. Qui me faisait de la place dans son petit lit en forme de voiture les nuits où ma mère me manquait trop, les nuits d'orage où je n'arrivais pas à dormir. Jules qui prenait ma défense à chaque bêtise que je faisais, qui me consolait et m'élevait du haut de ses deux ans en plus. Et mon père, cet homme misérable qui n'attendait que le retour de sa femme, qui passait ses journées et ses nuits à l'hôpital, qui engageait des nounous qui ont fini par nous connaître mieux que lui. La voix pesante du notaire me tire de mes pensées ; je m'asseois sur le fauteuil qu'il me désigne, aux côtés de mon frère déjà installé.  « Si elle nous a laissé de l'argent, donnez le aux bonnes œuvres. On n'en veut pas. Notre père est assez friqué pour nous faire vivre dans une maison avec cinq chambres, on n'a pas besoin de son argent » Jules esquisse un sourire mais ne dit rien. Je n'ai pas entendu sa voix depuis plus de deux heures. Le notaire m'adresse un regard vide qu'il essaie de rendre compatissant. « Il n'est pas question d'argent, mademoiselle Ellis. En sus de son testament, votre mère m'a laissé trois lettres. Une pour chacun de vous, et une que je dois vous donner après que vous ayez lu les lettres qui vous sont destinées. » Echange de regard nerveux avec Jules. Les bras et les jambes croisés, je fais bouger mon pied droit de haut en bas, il vient taper le bas du bureau en bois. Mon frère sort enfin de son mutisme, les sourcils haut sur le front.  « Donnez-nous les lettres. Non, donnez-nous d'abord la troisième lettre. Nous refusons de lire quoique ce soit d'autre que celle-ci, en premier lieu. » La détermination de mon frère force mon admiration, et le courroux du notaire. Il ouvre la bouche, la referme, l'ouvre de nouveau. Je me redresse sur mon fauteuil, tend la main pour l'arrêter dans sa lancée.  « On sait ce que vous allez dire. Ca va contre la volonté de votre cliente, blablabla. N'ayez pas peur, elle ne va pas venir vous hanter. Elle avait déjà du mal à être là en tant que mère, je doute qu'elle soit fidèle en fantôme. Moi, par contre, je suis là. Et si vous ne nous donnez pas cette putain de lettre, je vais l'arracher de vos mains graisseuses si violemment que même les 300kgs de Gretchen ne pourront rien faire pour vous aider. Compris ? » Je me lève, joignant le geste à la parole mais Jules me retient d'une main ferme. Il fixe son regard dans celui du notaire, devenu rouge et transpirant. « S'il vous plaît. Donnez-nous cette lettre. Notre mère est partie, et les premières nouvelles que nous avons eu venaient de vous, pour nous annoncer son décès. Nous sommes en droit, ma sœur et moi, de connaître une partie de son secret avant de lire les lettres personnelles qu'elle nous a laissé. C'est la seule façon pour nous de faire le deuil qu'on aurait dû faire il y a quinze ans, alors, s'il vous plaît, donnez-nous cette lettre. Nous n'en pouvons plus des mystères. » Le notaire semble capituler, je profite de son moment de faiblesse pour lui arracher la lettre des mains. J'offre un regard noir au ruminant qui me fixe, abasourdi, la main toujours suspendue en l'air au dessus de son bureau. Je m'installe de nouveau dans le fauteuil, le rapproche de celui de mon frère et arrache l'enveloppe, dont sortent une lettre cachetée et un mot griffonné rapidement sur un morceau de feuille à petits carreaux.

« Les enfants, donnez cette lettre à votre frère. Je vous embrasse, Maman ». Les yeux de Jules deviennent des soucoupes et les miens se remplissent de colère. D'incompréhension. De dégoût. De haine. De curiosité. Je vais exploser, je le sens, ça palpite, là, dans mon cou et mes tempes, ça palpite et j'entends mon cœur battre, la respiration de mon frère qui s'accélère. « C'est une blague » C'est un souffle qui s'échappe de ma gorge sèche, un râclement de cordes vocales que je peine à entendre. Je redresse la tête, regarde autour de moi. Le visage de Jules s'est départi de ses couleurs et le notaire nous fixe ; un vrai chien attendant qu'on lui jette un os pour nourrir sa curiosité. Va te faire foutre. D'un bond, je suis sur mes pieds, les talons de mes bottes frappent le sol et j'ai l'impression que la Terre va s'ouvrir sur mes pieds. « C'est une blague ? C'EST UNE PUTAIN DE BLAGUE ?! Cette... cette salope  pas foutu de rester avec ses deux gosses en a un troisième ? C'est QUOI ce délire? » Jules ne dit rien. Il est là, assis sur son fauteuil, la machoire tombante et les bras ballants. Réveille toi, Jules ; réveille moi, pince moi. J'attrape la lettre cachetée, cette putain de lettre, et d'un coup d'ongle fais sauter la cire qui la tient fermée. De la cire. Quelle connerie. Jules se lève, me prend dans ses bras. Toujours là pour moi. Mon pillier. Le pillier de mon monde, le toit de mon univers. Ensemble, comme toujours, il nous semble plus facile de lire les mots que notre mère a adressé à... son fils.

« Mon enfant,

J'attends ce moment depuis tellement d'années que j'en oublie les belles phrases que j'avais préparé. Je t'ai cherché, j'ai retourné le monde pour te retrouver. Et voilà que nos vies se croisent de nouveau, grâce à ton frère et ta sœur.
Je ne connais ni ton nom, ni ton adresse exacte, mais sache qu'au fond de moi, je te connais.Tu es mon fils, ma chair, mon sang, tu es mon monde. Tu as été ma raison de vivre, ma raison de me lever chaque matin. Pas un jour n'est passé sans que je n'ai regretté de t'avoir abandonné, mon bébé, pas un jour. J'ai vécu pour te retrouver, uniquement pour te retrouver. Comme je regrette de manquer de temps pour te serrer dans mes bras ! »


J'arrête la lecture. J'ai envie de vomir. J'ai la tête qui tourne, mes jambes lachent et je me retrouve sur ma chaise, soutenue par Jules. Il ne dit rien. Il se contente de me fixer, accroche son regard au mien et ne le lâche plus, les machoires serrées à se faire exploser le crâne. Jules, j'ai mal. J'ai mal au fond du cœur, du ventre, de l'âme. Ca brûle et ça me glace, quelque part à l'intérieur, partout. J'ai mal pour la petite fille que j'étais, qui attendait chaque soir que sa mère revienne. J'ai mal pour l'adolescente que je suis, qui est fatiguée de haïr un fantôme. J'ai mal pour l'adulte que je serais, qui devra vivre en sachant que sa mère ne l'aimait pas autant qu'un enfant qu'elle n'a jamais connu, qui ne l'aimait pas assez pour vivre pour elle.  « Faut que je sorte. Faut que je me casse d'ici. Je peux pas rester dans ce trou à rats, Jules, faut que je sorte » Je ne sens pas les larmes me brûler les yeux, je ne ressens rien d'autre qu'une nausée affreuse et un vide qui remplit chaque parcelle, chaque recoin de mon corps. Je me lève, les jambes tremblantes.

J'ai pas eu une enfance malheureuse, ni heureuse. J'ai eu une enfance. J'étais là, posée, j'attendais que le temps passe. Pas de souvenirs plus douloureux ou plus joyeux que d'autres, c'était fade. Le calme plat. L'encéphalogramme de la grenouille. J'avais Jules, des nounous, de l'argent, je faisais du sport, j'avais des amis. J'aimais manger, regarder des séries pour filles, des films d'horreur. J'avais une mère fantôme et un père invisible, mais j'étais... J'existais. Ni malheureuse, ni heureuse, fade, vide ; dix-sept années de rien. Et tout ce rien vient d'exploser. Il vient d'exploser en un million de particules de colère, un milliard de grains de poussière de souffrance.

Je franchis la porte avec précipitation, pas un regard pour mon père, pas un regard pour Gretchen tandis que je me dirige vers le parking. Pas un regard en arrière. Finalement, c'était bien, le vide.
How I reacted
 « Candy ! Candy, arrête toi ! »

J'ignore la voix de mon frère. Sur le parking, l'air n'est pas plus frais que dans le bureau. De la chaleur étouffante ou des sanglots que j'essaie de retenir, je ne sais pas ce qui empêche l'oxygène de passer. J'ai les épaules, les mains, le corps entier secoué de tremblements. L'imprévu ne me convient pas, non, je veux pouvoir tout contrôler. Ca ne devait pas se passer comme ça. Rien ne devait se passer de cette façon, bordel. Sous le choc et la colère, je traverse le parking jusqu'à la voiture. La mercedes bleu nuit de mon père est là, immuable, enfin quelque chose qui ne change pas. Je hais le changement. . Je me passe les doigts dans les cheveux, me caresse vigoureusement les bras pour faire passer le malaise, essaie de contrôler ma nausée en posant une main sur mon ventre.  « Tu ne peux pas continuer à fuir dès que les choses ne tournent pas comme tu l'avais espéré. » Je me retourne brusquement, plante mon regard dans celui de mon frère. Il était censé prendre mon parti. Il était censé me soutenir, pas me balancer ma lâcheté en pleine figure.  « Pourquoi pas ? C'est dans mes gènes après tout. On peut pas lutter contre les gènes. Alors pourquoi je devrais pas fuir, hein ? » D'un geste de la main, j'essuie vigoureusement une larme qui coule sur ma joue, je l'écrase entre mes doigts pour la faire disparaître. Jules soupire, pose ses mains sur mes épaules, là, dans un geste réconfortant. Il n'y a que lui qui peut me voir pleurer, que lui qui connaît la Candy sous-jacente, celle qui pleure devant des films d'amour. La Candy sensible. « Parce que c'est trop facile. C'est trop facile de blâmer maman, ou tes gènes, ou qui que ce soit tout simplement parce que t'as peur. Où est passé ton amour des défis, hein ? La facilité, ça te ressemble pas. »

Ma bouche se plisse en une moue agacée. Mes yeux lancent des éclairs, je redresse la tête. Autoritaire. «Si c'est tout ce que tu avais à me dire, tu peux partir. » D'un claquement de talon, je lui tourne le dos. Personne ne me dit quoi faire. Jules me retient par le bas droit, enfonce ses ongles dans ma peu et m'oblige à lui faire face.  « Qu'est-ce que tu attends de moi, Jules ? Que je me plie aux exigences de cette tarée sans rien dire? » Je crache ces mots dans un souffle, hautaine.  « Refuser de retrouver son putain de fils, c'est pas fuir le problème. C'est pas difficile. J'en ai pas envie, c'est tout. J'ai pas envie que mon monde change parce qu'elle ne connaît pas la contraception. Et si t'avais un minimum de bon sens, t'essaierais même pas de connaître son nom. ». Je dégage mon bras de son emprise, lui jette un regard noir et lui tourne le dos. Un pas après l'autre, ne pas regarder en arrière, ne pas céder. Je déteste entrer en conflit avec mon frère. Avec les autres, ça ne me pose pas de problèmes ; j'aime être entourée, j'aime qu'on me remarque et qu'on s'intéresse à moi, même pour me disputer. Surtout pour me disputer. L'adrénaline que je ressens alors me fait me sentir vivante. Pleine. D'énergie, de vie ; pleine de ce rien qui m'a construit et qui explose en débris acérés de haine. « J'attends de toi que pour une fois, tu grandisses ! Que t'arrêtes d'être égoïste, de croire que le monde tourne autour de toi. J'attends de toi que tu t'intéresses un peu à ce que les autres peuvent ressentir, mais je commence à croire que tu es trop arrogante pour t'abaisser au niveau des autres. Tu me déçois, Candy » Je devrais encaisser le coup. Je devrais lui dire qu'il a raison, mais voilà. Je déteste être en tort. Je suis trop susceptible pour accepter de me remettre en question. Je respire un grand coup, inspiration expiration inspiration expiration, et on recommence jusqu'à ce que mon envie de frapper Jules aie disparu. Je m'arrête, ne prend pas la peine de me retourner. La tête légèrement tournée vers la gauche, effort minimum à faire pour montrer à mon frère que je l'ai entendu.  « Je m'intéresse à ce que toi, tu peux ressentir. Je m'intéresse à ce que papa peut ressentir. Le reste du monde n'a pas d'importance. Et si on retrouve ce mec... Si on le cherche, on fait ce que maman aurait voulu. Elle ne mérite pas ça, papa ne mérite pas que sa vie soit encore plus chamboulée, et toi... Finalement, je me retourne, le regarde dans les yeux et lui sourit. Faiblement, timidement.  « Toi, t'as beau me trouver égoïste, lâche, tout ce que tu veux. J'ai beau te décevoir, je reste ta sœur. Et j'ai pas envie de te voir souffrir, j'ai pas envie que ton monde n'aie plus aucun sens une fois qu'on aura trouvé ce type. J'ai pas envie que notre mère se mette encore une fois sur le chemin de ton bonheur et qu'à cause d'elle, tu... Je sais pas. Tu perdes la tête. » Et j'ai pas envie que tu m'accordes moins d'importance si tu retrouves ton frère. Je suis la première dans ton cœur, et je veux y rester. Je ne te partagerais pas, Jules, je suis trop possessive pour ça. Dans un soupir, je sors les clés de la voiture de ma poche, joue quelques instants avec. Jules ouvre la bouche, la referme, l'ouvre de nouveau.  « Ca changera notre vie, mais peut-être de la bonne façon. On peut pas se fier aux apparences. C'est pas toi qui me dit toujours de me battre pour ce que je veux, ce à quoi je crois ? Eh bien je veux retrouver notre frère. Avec ou sans toi, je le trouverais. Mais je préfère que ça soit avec toi... » Je bouge lentement la tête de droite à gauche, lentement, un sourire las figé sur mes lèvres. Dans mes yeux, les larmes menacent de s'échapper.  « J'en doute. L'apparence, c'est tout ce qui compte. Et là, ça s'annonce trop... J'ai pas envie. Désolée, ça m'intéresse pas. » Je me retourne une dernière fois, me dirige vers la voiture, les clés à la main. Derrière moi, j'entends la voix de Jules qui me lance  « Quand ça te concerne pas, ça t'intéresse jamais. Sauf que là, ça te concerne. Ca nous concerne tous les trois, papa, toi et moi.Je croyais que tu ferais tout pour ta famille, Candy ? » ; je ne réponds pas, ne m'arrête pas, et écrase une dernière larme entre mes doigts tremblants.


Autre traits de caractère :
♦ lunatique, méfiante, compétitrice, bavarde, calculatrice, superficielle
♦ indépendante, autonome, sociable, loyale, organisée, passionnée, expressive, perfectionniste
What I looked like
Mes mains sont prises d'un tremblement incontrôlable, comme si toutes les émotions que je tente de contenir essayaient de s'échapper. Mes doigts, fins, longs, forment un nid autour des clés de la voiture dont le métal m'entaille légèrement la peau. Je jure, frappe la voiture de la paume de ma main intacte et porte mon doigt blessé à mes lèvres. Tandis que le goût désagréable du cuivre m'emplit la bouche, j'entends le pas vif et assuré de mon père derrière moi. Je me retourne brusquement, les muscles de mon mètre cinquante-neuf contractés, les nerfs à vif. De mes yeux légèrement en amande, j'offre à mon père un regard qui se veut déterminé. Mais dès que je croise le sien, contrit et fatigué, toutes mes barrières semblent se briser d'un coup, sous la bourrasque impitoyable de ma détresse. Je me jette dans ses bras et éclate en sanglots bruyants, interrompus de temps à autres par un hoquet de souffrance que j'arrive à transformer en un  « Papa... » misérable. Ses doigts se mêlent aux boucles de mes longs cheveux noirs et sa barbe de trois jours irrite mon visage rond, dont la teinte rosé habituelle à viré au rouge. Mon père me prend par les épaules, m'éloigne doucement de lui et me tend son mouchoir en tissu. Je m'en empare lassement et y essuie mon nez légèrement pointu, avant de sécher le filet de bave qui s'est échappé de mes lèvres ourlées ; prises d'assaut par un tremblement lamentable. Le mouchoir serré entre mes doigts crispés, je lève mes yeux noirs et cherche ceux de mon père. « Papa... C'est quoi cette histoire ? Ce frère, il sort d'où ? » En abordant le sujet sans détours, j'avais espéré que ses yeux s'agrandiraient d'étonnement et qu'il me dirait qu'il ne sait rien de tout ça. Mais il baisse la tête, se passe une main sur le visage, soupire.  « Assieds-toi, Candy » Il me prend les clés des mains, ouvre la portière passager. D'un geste souple, je m'y installe, le bras droit replié sur ma fine taille, le gauche battant nerveusement un rythme aléatoire sur mes genoux. Dans un sursaut de superficialité, je me fais la remarque que dans cette jupe en cuir, mes larges hanches ont l'air encore plus large. Mes cuisses musclées, comme celles d'une athlète, semblent boudinées.  « Tu ressembles tellement à ta mère... Tes pommettes hautes... Ces adorables fossettes quand tu souris... » Il soupire. « Il doit tellement te ressembler, lui aussi... » J'arque un sourcil fin, joliment dessiné après de multiples séances d'épilation.  « Notre frère ? » Le regard dans le vide, il laisse le silence s'installer. Il semble perdu dans le temps, quelque part entre le moment où ma mère est partie et celui où Jules nous rejoint, loin de nous et de tout ce qui est étranger à son histoire. Un rapide coup d'oeil dans le rétroviseur m'apprend que mes yeux sont bouffis et humides ; toute trace de l'étincelle de malice qu'on y décèle habituellement ayant disparu. Jules s'installe à même le sol, sort une cigarette de mon sac et me la tend, sachant intuitivement que j'en ai besoin. Je m'en empare et l'allume sans tenir compte des sourcils froncés de mon père. Je m'attends à ce qu'il me fasse son éternel sermon sur le prix qu'avait coûté l'appareil dentaire qui avait rendu mes dents si belles, si droites ; sur mes dents jadis blanches déjà ternies par la nicotine. Mais il se contente de se râcler la gorge et de tendre la main vers Jules, qui y dépose une autre cigarette. Dans le nuage de fumée qui me sépare de mon père, je l'entends soupirer. Je me râcle la gorge et répète, d'une voix cassée.  « Papa ? Notre frère ? » Il tousse, chasse la fumée de sa main libre et me regarde dans les yeux. « Ton jumeau. »

Pour la deuxième fois de la journée, la Terre semble s'ouvrir sous mes pieds. J'ai envie de sauter dans le gouffre, là, de disparaître pour ne plus réfléchir à la portée de ces mots, à ce qu'ils impliquent. J'essaie de reprendre mon souffle mais ma respiration me semble aussi lointaine que ce matin, quand j'essayais quinze tenues différentes sous le regard médusé de la femme de ménage. J'avais opté pour une jupe courte en cuir et un t-shirt blanc ample, dont le léger décolleté mettait ma poitrine ronde et mon bonnet C en valeur. Je m'étais maquillée soigneusement, mascara, blush, eye-line, rouge à lèvre cerise. J'avais enfilé une de mes trente-deux paires de chaussures, des bottines noires à talons. J'avais fait tout ça quelques heures plus tôt, mais j'ai l'impression que c'était dans une autre vie. La voix de mon père me parvient, lointaine, venue d'un autre monde. « … ne voulais que deux enfants.... quand ta mère a accouché de jumeaux.... divorce ou abandonner l'un de vous... t'a gardé... tellement fier de toi... je regrette... me pardonner ? » Je reprends contact avec ma planète, mon monde, mon univers en entendant ces mots. J'ouvre la bouche pour lui parler, mais Jules se redresse à la vitesse de la lumière et assène une gifle monumentale à notre père, dont la mâchoire semble se décrocher. Mais il ne dit rien. Il ne réagit pas. Il fixe mon frère, il fixe la veine qui palpite au creux de son cou et sa bouche qui déverse sa colère.  « Comment tu peux croire qu'elle va te pardonner ? Qu'on va te pardonner ? Tu es un monstre. Marcia et toi, vous êtes des monstres. Entre toi qui la menace de divorce si elle n'abandonne pas un de ses enfants et elle qui préfère rester avec toi, je crois que Candy et moi en avons fini avec cette famille. Tu ne voulais pas trop d'enfants ? Félicitations, tu n'en as plus du tout. On va retrouver notre frère, on va retrouver le jumeau de Candy. Pas pour toi, pas pour notre mère, mais pour nous. Pour ma sœur, pour moi ; et surtout pour dire à ce gamin qu'il ne sait pas la chance qu'il a d'avoir été adopté. » C'est un Jules méconnaissable que je vois cracher aux pieds de mon père, que je suis automatiquement quand il me prend par la main pour nous éloigner de cet homme. Sa main tenant fermement la mienne et mes doigts vernis, il se dirige à grands pas vers une station de taxi, à cinq cent mètres. Je le suis dans un brouillard presque opaque, ne réalisant pas encore ce qu'il vient de se passer. Un moment de lucidité et je me retourne vers notre père qui n'a pas bougé, n'a pas esquissé un mouvement. Il nous regarde partir sans essayer de nous retenir. Je laisse échapper de nouveaux sanglots, sans larmes. Jules me tire par le bras, doucement mais fermement. « On va aller à Miami, Candy. Et t'en fais pas, ce connard va payer pour le lycée et tout ce dont on aura besoin. Il nous doit bien ça » J'arrive à me calmer assez longtemps pour articuler quelques mots. « S'il le fait pas, on a toujours l'argent que mamie nous a légué » A cet instant, alors que ma silhouette en A disparaît au coin de la rue et que mon pas d'ordinaire vif se fait las, le rire bref de Jules me semble être le plus beau des sons.
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MessageSujet: Re: Incendies. [Terminée. (enfin!)]   Dim 17 Aoû - 13:19

REBIENVENUE PARMI NOUS MA FILS !



Je vais te shoper /pan 8)  🛏 
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MessageSujet: Re: Incendies. [Terminée. (enfin!)]   Dim 17 Aoû - 14:01

Ma nealou d'amour je t'aime

Rebienvenue et amuse toi bien avec ta demoiselle <3
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MessageSujet: Re: Incendies. [Terminée. (enfin!)]   Dim 17 Aoû - 15:20

Rebienvenue et bon courage pour ta fiche!
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MessageSujet: Re: Incendies. [Terminée. (enfin!)]   Dim 17 Aoû - 16:48

Voilà une fiche que je vais squatter  :coeur2: Je lirai une fois que tout sera terminé :p
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MessageSujet: Re: Incendies. [Terminée. (enfin!)]   Dim 17 Aoû - 16:59

Re bienvenu hate de voir le perso terminé :D
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MessageSujet: Re: Incendies. [Terminée. (enfin!)]   Dim 17 Aoû - 18:51

Rebienvenue Nealette
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MessageSujet: Re: Incendies. [Terminée. (enfin!)]   Dim 17 Aoû - 19:57

ENFIN enfin enfin enfin enfin (même si en fait tu n'as pas encore posté la suite). Je crois que... Emeric a trouvé la femme de sa vie. :p: /pan/
Bref, tu sais déjà ce que je pense de l'histoire de Candy. Donc juste... vivement la suite.

nb : ce titre. :coeur2:
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MessageSujet: Re: Incendies. [Terminée. (enfin!)]   Lun 18 Aoû - 10:15

Rebienvenue Neal  :love:  J'aime déjà le début de ta fiche, j'ai hâte de lire la suite  :bouhaa:  Courage !
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MessageSujet: Re: Incendies. [Terminée. (enfin!)]   Lun 18 Aoû - 14:37

Merci à tous ♥

Caractère posté; ne manquent plus que le code, le secret et le physique.

Ca arrivera dans la journée ♥
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MessageSujet: Re: Incendies. [Terminée. (enfin!)]   Lun 18 Aoû - 15:28

Tu peux m'envoyer un ptit mp quand tu as fini ? Comme ça je suis sure de lire le tout (je préfère ça que morceau par morceau) et de pouvoir poster ici avant la validation du staff *w*
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MessageSujet: Re: Incendies. [Terminée. (enfin!)]   Lun 18 Aoû - 15:30

Oui, Tutur ♥ Je t'enverrais un MP au moment de poster :)
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MessageSujet: Re: Incendies. [Terminée. (enfin!)]   Mer 20 Aoû - 23:43

Rebienvenue Nealou *-* <3
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MessageSujet: Re: Incendies. [Terminée. (enfin!)]   Mer 27 Aoû - 2:00

Aaaaaaaaaaah moi qui espérait réussir à te convaincre de ressucité Zane mdr


Rebienvenue sinon, j'aime beaucoup ta fiche ♥.♥
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MessageSujet: Re: Incendies. [Terminée. (enfin!)]   Mer 3 Sep - 0:13

Voilà voilà, j'ai fini ma fiche.

Je vais de ce pas envoyer mon secret et rajouter le code, mais est-ce que ça serait possible d'attendre que Tutur aie lu la fiche avant de la valider? Je voudrais vraiment attendre son avis avant de la déclarer finie, parce que c'est un peu grâce à elle et Dudu (et à leur travail de psychopathes sur les personnages ♥️) que Candy est née, alors bon... (a)


Merci d'avance, Staffounet :coeur2:
(en plus, ça vous fait du travail en moins pour l'instant /pan)
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MessageSujet: Re: Incendies. [Terminée. (enfin!)]   Mer 3 Sep - 0:37

Pas de souci petit chat <3 :coeur1:
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MessageSujet: Re: Incendies. [Terminée. (enfin!)]   Mer 3 Sep - 0:57

Merci bébé chat ♥
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MessageSujet: Re: Incendies. [Terminée. (enfin!)]   Jeu 4 Sep - 17:07

Une fiche de cette qualité, j'en ai rarement vue. La maîtrise du personnage frôle DEJA la perfection, on dirait que tu as écrit avec Candy toute ta vie d'écrivaine. Ca se voit que tu la retournée dans tous les sens et creusée jusqu'à atteindre son coeur pour autant la maîtriser d'entrée de jeu. Il ne te manque plus que la pratique (puisque c'est quand même en RP qu'on pose vraiment son personnage) et Candy n'aura plus de secret pour toi.

Maintenant je me penche sur ton petit joyau de fiche et je ne peux commencer que par ce qui je pense a frapper le plus la majorité (si on met de côté ton style d'écriture bien a toi que j'adore. Je me plais bien dans ce petit concentré de mots simples, sans fanfreluche, mais d'une puissance frappante. Une fois la tête dedans, je n'ai pas vu le temps passer.): la construction très originale et réussite de la fiche. J'ai bien aimé ton choix de tout relier en un seul bloc, en une seule histoire, au lieu de tout diviser pour obtenir les trois parties que vétérans du RP comme débutants connaissent par coeur. C'est innovant et bien amené. Ca met aussi un petit jeu dans l'écriture étant donné que la partie "histoire" devait tout de même donner des éléments sur le passé de Candy, la partie "caractère" sur sa psychologie et la partie "physique" sur sa physionomie. Ces obligations t'imposaient des thèmes et c'était amusant de voir comment tu les as exploités pour les plier à ton idée.

Pour ce qui est du personnage, ton choix pour cette forme de fiche fait qu'au final Candy reste encore un mystère pour les lecteurs car tu ne nous la présente pas d'une manière théorique, basée sur la description d'une étude, mais plutôt d'une manière pratique, soit basée sur la description des faits. On doit plus deviner qui est Candy puisque tu nous dis pas qui elle est, ou du moins, moins clairement et directement que sur une fiche traditionnelle. Après ça plait ou ça ne plait pas, c'est au staff de voir. Moi personnellement j'adore ta méthode justement parce qu'elle laisse une touche de mystère au personnage. Ta fiche donne finalement ENVIE de découvrir Candy, un peu comme un amuse-gueule ouvre l'appétit (surtout que ce que je peux déjà supposer sur Candy me plait énormément ! Elle a l'air d'avoir un sacré tempérament et surtout d'être sacrément humaine. Et ça j'adore !) De plus, ça se voit que tu la maîtrise ta petite sucrerie, il n'y a pas photo.

Un petit plus pour l'histoire inspirée d'Incendies. Tu ne pouvais pas trouver meilleure inspiration et ta réinterprétation de ce chef d'oeuvre m'intéresse beaucoup <3

Maintenant si tu veux vraiment chipoter sur les détails (après c'est pas obligatoire, je rajoute cette remarque juste pour que tu ais quelque chose à travailler pour encore t'améliorer si tu en as envie.), je rajouterai plus de détails sur le physique. En fait lorsque je lis le physique d'un personnage, je me dis toujours "si je devais dessiner ce personnage après la lecture de ce paragraphe et UNIQUEMENT de ce paragraphe, est-ce que j'y arriverai." Or, ici, tu continues ton histoire en donnant subtilement des informations sur son physique mais je trouve dommage que ces infos restent au final très générales (ses cheveux, la forme de son visage et de son corps etc.) Pour moi la description du physique est l'occasion de démarquer totalement son personnage, de faire que si tous les membres du forum devaient le dessiner, ils le feraient tous de la même manière parce qu'ils savent que "Candy, c'est ça et pas autre chose." Tu pourrais par exemple insister sur un détail de son physique qui fait qu'elle est reconnaissable entre mille (bien que tu l'as déjà fait avec ses cuisses (d'ailleurs c'est bien trouvé, surtout pour une EI !)). Ca peut se faire via les expressions qui ressortent le plus souvent, la manière dont ses yeux brillent, la façon dont ses sourcils se positionnent, dont sa bouche se pince, la manière dont elle se tient, où elle place ses mains quand elle doit rester longtemps immobile, comment est-ce qu'elle se déplace, l'aura qu'elle dégage, l'ambiance que sa présence impose etc. Éclate toi pour la faire ressortir au maximum du lot et puis aussi pour exposer encore plus sa personnalité. (Encore une fois, c'était plus histoire de dire quelque chose que je dis ça donc libre à toi de le changer ^^ Ca n’empêche pas que j'ai aimé la partie sur le physique !)

EN BREF EPOUSE MOI ET ON APPELLERA NOTRE BEBE CANDY AAAAH
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MessageSujet: Re: Incendies. [Terminée. (enfin!)]   Jeu 4 Sep - 18:05

Merci Tutur d'avoir pris le temps de lire et de me donner ton avis ♥️♥️

Je suis contente que le travail que j'ai fait sur elle ressorte *-* Et que la fiche te plaise, évidemment :)

Pour ce qui est du physique... J'ai toujours eu du mal à écrire cette partie là x)
Honnêtement la plupart du temps je me contente d'une description vraiment brève comme je l'ai fait sur cette fiche (a) Mais ceci dit, imaginer comment les gens la dessineraient peut vraiment m'aider à m'améliorer pour la description physique. Et puis tu m'as donné de bonnes pistes dans ta réponse ._.

Du coup je pense que je vais retravailler la dernière partie et y rajouter plus d'indications sur son physique (surtout que je peux rester à peu près évasive sur son comportement mais une description plus détaillée peut aider les rpgistes avec lesquels je jouerais!); il y a plusieurs endroits qui se prêtent vraiment à l'ajout de détails \o/

Merci mille fois Tutur, et oui, on se marie quand tu veux et on aura mille enfants et Dudu et Pollo les garderont. Voilà. :coeur2:
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MessageSujet: Re: Incendies. [Terminée. (enfin!)]   Jeu 4 Sep - 20:22

De rien Nealou c'était un vrai plaisir <3 Et je suis très contente si j'ai pu t'aider *w*
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MessageSujet: Re: Incendies. [Terminée. (enfin!)]   Jeu 4 Sep - 20:38

J'ai enfin lu, j'aime j'aime j'aime ! Tutur a tout dit, cette façon de présenter la fiche, c'est du génie ! ♥ Tout en continuité, c'est tellement plus fluide, plus agréable à lire ! Bien entendu, je veux un lien avec Candy ♥♥♥
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MessageSujet: Re: Incendies. [Terminée. (enfin!)]   Mar 9 Sep - 20:07

Je ne garde pas les enfants, ça pue 🇧🇬

(Btw j'ai pas encore lu ta fiche mais je suis persuadée que Tutur en a fait une parfaite analyse alors je ne vais pas culpabiliser et je vais attendre qu'elle soit terminée pour le faire :roll: Je t'aime ma fils ♥️)
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MessageSujet: Re: Incendies. [Terminée. (enfin!)]   Mar 16 Sep - 21:26

Voilà voilà...

J'ai rajouté deux petites phrases de rien du tout parce que dernièrement j'ai pas eu le temps de me pencher sur la fiche et que ça fait un moment qu'elle est postée et que j'aimerais jouer Candy au plus vite (a).
(ceci dit ça m'empêchera pas de travailler d'avantage le physique, et surtout son "attitude" physique, dans les rps; ou si le staff l'exige, évidemment, je suis flemmarde mais soumise :false:)

Donc voilà, à vous de donner votre avis petit staff :coeur2:


(Pollo, je te forcerais à garder mes enfants. Je t'aime ♥️
Et Nini ♥️ Tu as tous les liens que tu veux \o/)
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MessageSujet: Re: Incendies. [Terminée. (enfin!)]   Mar 16 Sep - 21:55

Owi ♥ Validez là ! Candy va être remplie de bébés ♥ Et on les mangera et on lui en refera ♥
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MessageSujet: Re: Incendies. [Terminée. (enfin!)]   Mer 17 Sep - 22:22

Wynwood High School



congratulations !
Tu es Validé(e);
« BABABABABAHHHH ça c'est une fiche du tonnerre ma nealoudamouuuuuur *_* J'ai vraiment adoré et ton perso me fait rêver. Bref, c'est parfait, tu es parfaite. Ton perso se trouvera en Junior A et si tu veux, un cours d'anglais a été ouvert ici ! Pour les confréries, tu connais le fonctionnement donc je te souhaite la rebienvenue et un bon jeu avec ce nouveau personnage petit chaton <3 Joteam <3

P.S : N'oublie surtout pas de faire ton choix de cours ici ! »

Tu peux dès à présent faire ta fiche de liens et puis aussi celle de tes RPSs. Pour être plus à l'aise avec les diverses choses qui te sont proposées sur le Forum, je t'invite à aller consulter le Guide complet de WHS. Et si tu as le moindre soucis, ta marraine ou ton parrain, ainsi que chacun des membres sur le forum (surtout du Staff) reste à ta disposition ! Bon jeu (:




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Incendies. [Terminée. (enfin!)]
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