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 ✖ Papers please [Nina]

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MessageSujet: Re: ✖ Papers please [Nina]   Mar 16 Sep - 22:58


Papers please
Nina & Nini
« Non. Fin moi ça doit faire 18 ans que je l’attends, donc 30 minutes de plus ou de moins… »

Je faisais comme si je n'avais rien entendu. Mais cette seule phrase me renvoyait à ma soeur qui passerait probablement sa vie à m'attendre, à moi qui avait avant elle longtemps attendu un geste, une parole de nos parents. Enfin bref, je lui demandais ensuite si elle en avait pour longtemps. Je détestais attendre mais pour bien me faire voir, je pouvais bien attendre cinq à dix minutes supplémentaires. Surtout que si je comprenais bien, cette jeune femme était la fille du dirlo donc autant s'assurer qu'elle n'aille pas rapporter quoique ce soit à mon sujet, si tel était son genre.

« Non. Fin je sais pas. Mais de toute façon, il te fera passer avant moi. T’as un rendez-vous, pas moi. Puis j’peux le voir quand je veux, l’appeler quand je veux. »

« J'en aurais probablement pas pour longtemps. Formalités administratives. En prononçant ce dernier mot, j'eus une légère hésitation et mon accent natif se fit plus marquant encore. Je faisais mon maximum pour articuler de façon à être la plus agréablement audible possible mais certains mots, certaines expressions américaines n'étaient pas encore tout à fait acquises pour me permettre d'être totalement à mon aise. Je me débrouillais la plupart du temps mais chassez le naturel il revient au galop. J'imagine qu'il aura tout autant que moi hâte de s'en défaire. Surtout si il sait que tu l'attends.»

Je savais que ce que je disais n'était que foutaises. Si elle disait l'attendre depuis ses dix-huit ans, son père ne devait pas être très soucieux d'être présent même en sachant qu'elle poireautait devant son bureau, à quelques mètres, sous son nez. C'était triste à dire mais, je me sentais moins seule. Je n'étais alors pas la seule à avoir été mise de côté par ma famille. Si mes parents m'avaient sortie de mon impasse, c'était uniquement pour des questions d'honneur sali, de rumeurs sur le clan qu'ils ne supportaient plus et autres fausses apparences auxquelles ils tenaient. "Comment avons-nous pu mettre un tel monstre au monde ? Chisame ne sera jamais, bénie soit-elle, jamais comme Nijiko !" Malheureusement, si. Continuez, répétez vos erreurs, elle deviendra aussi pourrie que moi. Peut-être même pire avec l'exemple que je donne, les conneries déjà réalisées par le passé et celles que je commettrai certainement à l'avenir.
Les mauvais parents créent de bien terribles enfants.

Mais qui sait...

L'américaine m'analyse des pieds à la tête. Ça y'est, les hostilités commencent, je vais recevoir ma première sentence. Je serai fixée sur les premières impressions que je peux renvoyer, bonnes ou mauvaises.

« T’es nouvelle ici, non ? Je te vois bien future Êta Iota. Ou Rho Kappa. Je me trompe ? »

Touché. Mais c'était plutôt rassurant comme verdict.

« Oui, justement c'est pour les derniers papiers d'inscription à signer et vérifier que j'ai rendez-vous. Je suis arrivée hier à Miami. Êta Iota est mon premier choix de confrérie. Sinon je pensais à Rho Kappa avec quelques années de danse derrière moi. »

Derrière moi, exactement.
J'espérais m'y remettre et de préférence dans un club du campus mais, surtout, j'avais grand espoir de ne pas être trop rouillée. Deux ans sans vraiment danser - excepté dans certaines occasions plus ou moins honteuses et dégradantes - c'était vraiment un des plus gros regrets que j'avais depuis que j'étais sortie du brouillard. Parfois, je me demandais comment je m'en étais sortie pour ne pas devenir obèse. Finalement, il faut croire que baiser ça fait réellement perdre des calories et garde la cardio en bonne forme.

« Tu ne serais pas dans l'une de ces confréries, par hasard ? »

Mots : 610


electric bird.
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MessageSujet: Re: ✖ Papers please [Nina]   Jeu 28 Aoû - 11:42

J’avais passé la matinée au téléphone avec ma mère. J’aurais pu aller chez elle, lui poser toutes mes questions, mais rien qu’à l’idée de me retrouver face à Gustaf avec ce qu’il avait appris récemment sur mon compte me refroidissait totalement. En plus, le téléphone était bien plus rapide. On ne perdait pas de temps, on ne se laissait pas distraire par une tasse de café, un verre de soda ou encore d’autres friandises qui iraient droit dans les fesses. Avec le téléphone, on allait droit au but. Toutes les questions que je posais, ma mère me répondait la même chose à chaque fois « Va demander à ton père ». Ca allait mieux entre nous. Il avait digéré la nouvelle qui lui avait surement fait prendre 10 ans d’un coup. Je ne sais pas qui, je ne sais pas pourquoi ni même comment, mais on arrivait à avoir une conversation. C’était pas encore ça, mais c’était toujours moins que rien. J’espérai que ma mère déconne et qu’elle ne m’envoie pas encore le voir. A croire qu’elle le faisait exprès et peut-être que le mois prochain, elle ferait pareil avec Gustaf. Enervée, je finis par raccrocher au nez et balançai mon portable sur le grand lit de la chambre. Au même moment, Nathan avec qui j’avais aussi retrouvé une discussion normale et sans cri, sortit de la salle de bain, torse nu et encore humide.

« Ca va pas ? »

Je le regarde, ou plutôt, je le fixe. Si ça va. Enfin non, sans doute encore un caprice. Je mets plusieurs minutes avant de lui répondre, ne le lâchant pas du regard, me rappelant que notre vie allait changer et qu’on était en train d’avancer.

« Nina ? »

Je repose mon attention sur le Pi sigma et répond un simple :

« Si si, ça va. J’dois aller au bureau de mon père, j’en ai pas pour longtemps »

Je lui adressais un sourire et sans aucune motivation, quittai la chambre, attrapant mes clés de voiture et descendis au rez-de-chaussée pour me rendre à l’école. Sur le parking, je garais ma voiture là où je trouvais place. Habillée d’un short blanc, de louboutin et par dessus, une blouse avec un gilet de couleur blanc, lui aussi, je pris la direction du bureau de mon père. La secrétaire m’adressa un regard qui voulait très certainement dire « encore vous ? », à qui je répondis d’un simple sourire hypocrite.

« Votre père est occupé »
« Ca fait un moment qu’il est occupé déjà »
« Dans ce lycée vous n’êtes pas le centre de son monde, mademoiselle Palmer. Prenez rendez-vous, la prochaine fois »
« J’ai jamais pris rendez-vous avec mon père, c’est pas aujourd’hui que ça va commencer. Puis quoi encore »

Si elle savait. Je pris place sur un siège prévu à cet effet et croisai mes jambes. Le coude appuyé sur mon genou, j’attendais. De temps en temps on pouvait entendre sa voix, sans vraiment comprendre ce qu’il disait. C’était déjà comme ça que je l’attendais, avant. Quand j’étais petite. C’était aussi comme ça que le soir, lorsque j’étais dans mon lit, je savais qu’il était rentré de son bureau. Je l’entendais parler avec ma mère alors que Aryan, Shawn et moi étions déjà – normalement – en train de dormir. Parfois, j’inventais une histoire de cauchemars, ou de monstre sous mon lit pour pouvoir redescendre et le voir, sachant très bien que le lendemain, il serait déjà parti lorsque moi je m’éveillerais. Certains parents m’auraient sans doute hurlé dessus en voyant l’heure tardive, mais pas les miens. Mon père était incapable de me crier dessus, pas quand j’avais 5 ans, pas quand j’avais 12 ans et toujours pas maintenant, même à 18 ans. Je lui avais annoncé que j’étais enceinte, il y a un peu moins d’un mois et là encore, il ne m’avait rien dit. Il m’en voulait, certes, il en voulait à cette situation, mais aujourd’hui il arrivait à faire avec et à l’accepter à moitié. On savait avoir une discussion de père à fille et non pas de directeur à ancienne étudiante de Wynwood.

Le temps était long, trop long alors que ça ne faisait maintenant que 10 minutes que j’étais là. C’était ça de ne pas prendre rendez-vous et de ne pas prévenir de sa venue. Une jeune fille arrivait elle aussi. Probablement qu’elle, elle avait son rendez-vous de fixé et ça voudrait dire que j’allais devoir attendre une demi heure de plus étant donné que je n’étais pas inscrite sur l’agenda de mon paternel. Je l’observais : jeune, jolie, asiatique et élancée. Elle avait l’air sûre d’elle, elle avait l’air impatiente aussi. Si je devais lui donner une confrérie, je dirais Eta, mais à mon humble avis, elle était une jeune arrivante. Je soupirai une bonne fois, ma limite de patience était atteinte. J’attrapai mon portable et pianotai sur celui-ci. Au même moment, la porte du bureau s’ouvrit sur mon père, je me levais et m’avançai vers lui alors qu’il écrivait je ne sait pas quoi sur une feuille, appuyé sur le bureau de sa secrétaire.

« Nina. Mais je reviens, j’en ai pour 10 minutes »
« Mais ça fait 20 minutes que j’attends là ! »
« Oui ben préviens aussi avant. »

L’homme disparu dans le couloir et moi, toujours aussi blasée, je m’asseyais à nouveau sur le siège. La secrétaire me regardai et finit par me lâcher un :

« Un rendez-vous ? »
« Non. »

Je replongeais le nez sur mon iphone quand cette fois, ce fut une voix plus féminine et moins désagréable qui m’interpela :

« Je vois que je ne suis pas la seule à trouver le temps long. »

Je rends le sourire à la jeune fille puis lui répondis :

« Non. Fin moi ça doit faire 18 ans que je l’attends, donc 30 minutes de plus ou de moins… »

C’était l’impression que j’avais. Mon père avait toujours été absent, trop pris par son travail, ses conquêtes, ses maitresses et son business. Pendant 18 ans il avait mis de côté une partie de sa vie de famille, de ses enfants. Lorsqu’il revenait, on dormait et lorsqu’il partait, on n’était pas encore éveillé. Le week-end c’était boulot boulot et lorsqu’il avait un peu de temps à rester à la maison, il voulait se reposer et non pas jouer avec ses enfants. Je lui en voulais encore. Moins, mais je lui en voulais encore. J’aurais pu prendre rendez-vous, mais mon égo me l’interdisait. J’avais pas envie d’être au même grade que ses clients, que ses étudiants ou je ne sais qui d’autre, je voulais être bien plus importante que ça et donc, avoir un laisser passé, sans rendez-vous. Mêlez tout ça à un côté capricieux et vous avez comme résultat une brunette aux longs cheveux, peau mate et grands yeux bruns. Une brunette qui s’appelle simplement Nina.

« Tu en auras pour longtemps avec le dirlo ? »

Je regardais la jeune fille une fois de plus, elle aussi attendait. Elle ne jouait pas les caprices comme moi et elle avait une bonne raison d’attendre. Alors que moi, si je voulais, je pouvais lui poser mes questions au soir, au téléphone. Je pouvais aller le voir chez lui ou même lui envoyer un mail. Je pouvais l’inviter chez moi, lui proposer d’aller manger un bout ou plein d’autre chose que cette jeune fille ne pourrait pas se permettre.

« Non. Fin je sais pas. Mais de toute façon, il te fera passer avant moi. T’as un rendez-vous, pas moi. Puis j’peux le voir quand je veux, l’appeler quand je veux »
terminais-je en haussant les épaules.

Afin de passer le temps, je m’intéressais à la jeune fille. J’espérais au fond de moi qu’elle se retrouverait chez les EI. Elle en avait la dégaine et la posture tout comme le physique.

« T’es nouvelle ici, non ? Je te vois bien future Eta Iota. Ou Rho Kappa. Je me trompe ?»
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MessageSujet: ✖ Papers please [Nina]   Sam 16 Aoû - 1:25


Papers please
Nina & Nini
Le départ du Japon ne s'est pas fait sans difficulté. Pas sans larme non plus. Mais ça, c'était à la dérobée, la tête cachée dans le coussin dans ma chambre au Japon puis, enfermée dans les toilettes de l'avion en me mordant les lèvres. Parce que bon, une Nishimura, ça ne pleure pas. Du moins, jamais en public.

Hier, j'ai donc quitté la demeure familiale. Sans un regard vers le paternel, j'ai franchi la porte de la cuisine. Lui, en revanche, ne s'est pas gêné pour me lancer un dernier « N'oublie pas tes promesses Nijiko. ». Je ne lui ai rien répondu, j'ai pris un café serré, sans sucre, sans lait. Je ne suis pas seulement accro au sake, à la vodka et au jeu, j'ai aussi une addiction à la caféine. Parfois, je me dis qu'une bonne injection en intraveineuse serait le top. Mais le meilleur café, il est noir, corsé, dans une bonne grosse tasse. Les sodas ne sont pas une option, ils sont classés hors compétition dans ma consommation de produits caféinés. Depuis que j'ai arrêté le jeu, je me suis remise à manger sain. Boire sain, ce n'est pas encore ça puisque je n'arrive pas vraiment à me passer d'alcool. Mais j'évite ce qui trop sucré.

Une fois ma tasse vidée, j'ai tourné les talons sans saluer le padre. Ma mère, elle, se trouvait dans le salon, Chisame sur ses genoux. La vieille avait les yeux brillants, sa fille allait partir à des milliers de kilomètres et elle regrettait presque d'avoir approuvé la décision de son mari. Quant à la mioche, elle ne comprenait même pas ce qu'il se passait et regardait les dessins animés qui passaient à la télévision en chantant. Habituellement blasée devant la gamine, je ressentais un léger pincement au cœur. Sans avoir dit bonjour à ma mère, je m'approchais de la petite fille. Je jetais un œil à l'écran sans y accorder de quelconque intérêt puis, je retournais mon regard sur Chisame. Sentant que je la fixais, elle stoppait sa chansonnette et ouvrais grand les yeux vers moi.

« Niji-chan ? »
« Oui, ma belle ? »
« Kékiya ? »

Elle le sentait. Elle savait toujours quand quelque chose n'allait pas. Elle était trop jeune pour comprendre quoi mais pas assez bête pour ne pas savoir qu'à la maison ça ne tournait pas rond. Surtout chez moi. Je ne saurais vous dire le nombre de fois où mes parents ont tenté de me culpabiliser en utilisant Chisame comme argument. Je leur en voulais d'autant plus pour ça. Parce que même si je jouais la sœur méprisante, eux, ils savaient que ça me faisait mal. Je soupçonnais parfois mon père de prendre du plaisir à jouer ce jeu-là.

Je m'accroupissais devant Chisame afin de me mettre plus ou moins à son niveau. « Chisame, commençais-je en tentant de garder le contrôle, je vais devoir partir quelques temps, ma puce. » De ma main droite, je rassemblais les siennes, si petites. Elle me lançait un regard interrogateur, je la sentais aussi inquiète.

« Je demanderai à maman qu'elle te passe le téléphone quand j'appellerai. Il faudra être sage quand je ne serai pas là. »
« Niji-chan... »

Elle allait pleurer. Ma mère me regardait, l'air de dire, tu devrais y aller maintenant sinon tu ne pourras jamais partir. Et j'entendais derrière moi, les pas de mon père jusqu'à la porte séparant le salon du couloir. Il voulait me presser. Mais encore une fois, je ne me retournais pas.

« Il ne faudra pas pleurer Chisame. »

Je sais qu'ils en rajouteront, ils diront encore plus de mauvaises choses sur mon compte. Comme si ce que j'avais fait ne suffisait pas. Elle pleurera une fois, deux fois... Puis, elle deviendra insensible.
Comme... Comme moi. Pire que moi.

Avant qu'elle ne verse sa première larme, je colle mon front au sien un instant. Je ne sais plus quoi lui dire. Je lui dépose un baiser au sommet de la tête pour lui dire au revoir, peut-être adieu.

Je me relève, je dis à ma mère de prendre soin de Chisame et d'elle-même. La petite commence à pleurer au moment ou je quitte la pièce. J'attrape ma valise restée dans le hall d'entrée. Mon père me laisse passer, trop content que je décide enfin de partir. Quelques heures plus tard, j'étais aux États-Unis.

Aujourd'hui, je devais m'occuper des derniers papiers d'inscription à la fac de Wynwood, à Miami. Je m'étais dit que j'allais m'en occuper dès aujourd'hui pour être tranquille et si je ne voulais pas passer trop de nuits à l'hôtel du coin. De là d'ailleurs, j'avais mis du temps à repérer le campus. Finalement, j'arrivais devant le bureau du proviseur. J'attendais un peu. Le type enfermé dans la pièce était au téléphone.

Je faisais les cent pas, impatiente d'en finir avec les modalités. Après tout, j'avais une nouvelle ville à découvrir et il me restait moins d'un mois pour m'y accommoder. D'autant plus que je ne connaissais absolument personne dans ce pays. J'avais eu l'occasion de voyager avec mes parents, en Corée du Sud, en Chine, en Thaïlande, en France, à Monaco, au Royaume Uni, en Australie... Mais jamais en Amérique. Je n'espérais pas particulièrement me faire des amis, je pensais plutôt à me faire des relations, histoire de pouvoir m'intégrer au campus, à la ville, ne pas rester sur la touche. Et si possible d'avoir dans mes connaissances les plus populaires de mon côté.

Mais alors que je me croyais seule à attendre devant le bureau du dirlo, j'apercevais une autre jeune femme à quelques mètres de là, elle semblait fixer l'horloge.

« Je vois que je ne suis pas la seule à trouver le temps long., dis-je en souriant légèrement. Tu en auras pour longtemps avec le dirlo ?». J'espérais qu'elle me réponde que non, ou que je pouvais passer avant elle sans problème. Je pensais aussi lancer une conversation, bien que de manière tout à fait banale, qu'importe. Toutes les rencontres ne commencent pas de façon originale.


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