AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
Hey petits padawans, n'oubliez pas de voter pour WU par ICI et gagnez des points ! Vous pouvez aussi venir poster des mots d'amour sur BAZZART et sur PRD
Les inscriptions pour l'event Halloween sont ouvertes ! Venez faire vivre un des moments les plus terrifiants à vos personnages en vous inscrivant ici

Partagez | 
 

 Rainbow Dash se met à nu. Sieg' ♥

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

Invité

Invité



MessageSujet: Re: Rainbow Dash se met à nu. Sieg' ♥    Ven 26 Sep - 21:48

Et bim. Tel un professeur sévère, son mentor lui avait fait comprendre, que NON, ce comportement d’amoureux transit n’était pas acceptable et, NON, ce n’était pas la mentalité des Rho Kappa. Siegfried s’en voulut immédiatement mais voilà, c’était l’erreur du débutant. Trey n’hésitait pas à montrer son mécontentement mais peu importe, Siegfried haussa les épaules, il avait compris  la leçon. Preuve en est, jamais plus le jeune homme ne plia sa virilité pour le bien-être d’une demoiselle. Les femmes sont des êtres vicieux, sachant très bien que certains hommes se plient à leur quatre volontés. Siegfried était de ceux là. Cependant, avec le temps, ses sentiments de liberté ne pouvait demeurés enchainées. C’est ainsi que sa capuche glissa malencontreusement de sa petite tête. Jennifer n’était pas contente…
Et alors ? Ce n’était pas la seule blonde ! Ce n’était pas la seule femme sur terre ! Il en était d’autres qui l’accepterais tel qu’il était. Perte de temps, oui c’est vrai. Et Trey était là pour le lui rappeler. Mais sa mine sévère de professeur indigné ne dura pas long. Siegfried en fut rassuré. Tout de même.
Il lui semblait que la compagnie du Rho Kappa ne durerait qu’un moment. Ce type l’impressionnait à un point qu’il en avait le vertige. Sa place de chef de la confrérie lui valait sans doute les faveurs d’une masse d’Eta Iota ou d’autres personnalités locales. Lui, qui n’était qu’un solitaire parmi la foule dans son petit collège banlieusard de France, le voilà qui embrassait les hautes sphères de ce microcosme dans la ville de Miami. Comment était-il passé de l’anonymat à son affiche complète dans les couloirs de l’école ? L’idée que son corps peinturé couvrent les murs de cette école le troublait quelque peu. Allait-il réussir à assumer cette immonde connerie amusante ? Il n’en savait rien. Refuser cette épreuve décevrait Trey… Etait-ce la seule raison ?
Non pas vraiment. Sa scolarité française n’avait rien d’affriolant.  La raconter à Trey reviendrait à traiter de l’étude des « rythmes des végétaux durant la saison estivale ». Hm, passionnant, n’est-il pas ? Ses journées se résumaient à ses journées de cours, ses bonnes notes annoncées fiérement à ses parents, les enfants qu’il gardait… les mercredi après-midi à se ballader avec les gosses du voisinage en échange d’un petit pécule. Rien à voir avec ce quotidien fort étrange. Levé à Six heures, épreuves rocambolesques, déjeuners au milieu de ces types sportifs bruyants mais intéressants, soirées étudiantes entre sportifs, cours d’équitations inespérés. Il n’avait plus le temps de penser à son moi d’antan, car celui-ci, lassé de l’ennui, avait disparu. Good morning Miami !
 
Séance  photo insolite. Il dût lutter pour déchirer cette peau de timidité. Profite s’en. Tu retourneras peut-être dans l’anonymat demain alors pourquoi penser au lendemain banal plutôt qu’à cette matinée singulière ? Carpe diem. Il  finit alors par jouer le jeu. Commençons par la cravache.
Il se sentit puissant en la saisissant, fixant l’objectif d’un regard sévère malgré sa tenue légère. Oui on voit mes mamelons, oui on se demande ce que je fous là, coloré des pieds à la tête. Oui, je ne suis pas crédible mais je vous emmerde. Ma cravache est longue et droite et si tu rigoles, t’en reçois une. CLAC ! Il commençait à comprendre le truc. Etait-il dans la peau de quelqu’un d’autre, faisant semblant  dene pas se sentir humilié de tant de bassesse ? Non, il eut l’impression de faire connaissance avec lui-même, se découvrant une âme d’aventurier et d’autodérision. Il osait. Enfin. Il entendait ressentir cette sensation de liberté tous les jours. Sans exception.
Vint le choix.
 
« Non, pas la duckface. Bon, d’accord, tu m’énerves Trey. On prend la duckface.
▬ Yeah, top-là Rainbow Dash ! Bon choix, elles vont toutes craquer pour toi en voyant ça sur leur casier, les petites pétasses du lycée ! 
-  J’y compte bien ! »
 
C’est donc avec une gaieté toute nouvelle que le jeune puceau et son mentor quittèrent le photographe qui songea sérieusement si les Rho Kappa n’avaient pas un avenir dans l’étude des maladies mentales. Sur le chemin, ils continuèrent à parler sur eux, leur vie et leur point commun, la confrérie. Siegfried ne pouvait s’empêcher de questionner Trey sur lui-même et son parcours. Pas une seule fois, il ne se sentit… rejeté. Mais tout cela pouvait changer si le jeune homme apprenait ses origines. S’imaginait-il qu’un jour, son puceau ait levé la main ostensiblement durant les cours de littérature pour répondre aux questions ? Non, il ne fallait pas. La crainte d’être pris  pour un lèche botte le terrifiait. Ce qui est au passé appartient au passé. Jamais Trey ne devait mettre la main sur son ancien lui. A Miami, on peut être ce qu’on voulait. Et lui avait décidé d’être quelqu’un, tout simplement.
D’ailleurs, une fille le fixa drôlement, un sourire aux lèvres, Siegfried en profita pour lui adresser un clin d’œil. Autant l’assumer. C’est comme ça ici : Soyez fort en toutes circonstances. Et la bande des Khi Omicron armés de leurs cahiers. Leur regard intelligent haussèrent les sourcils en voyant ce type en peinture de guerres. Un léger mal-être envahit son être mais déjà la main de Trey le balaya d’un geste. Le français largua un rire amusé non sans lâcher le type des yeux qui essayaient tant bien que mal à sortir du buisson. Un autre Khi Omicron voulut riposter mais ce fut Siegfried qui s’en occupa. Va rejoindre ton ami, va. On en fait des choses sympa dans les buissons. S’tu vois ce que je veux dire.
Oui, c’était cruel de s’en prendre à eux comme ça. Mais lui aussi avait été enfermé dans une cabine de toilettes en France un jour. Lui  aussi avait connu quelques vexations. Rien de mauvais, rien de traumatisant. Mais ce fut assez désagréable pour titiller l’orgueil jusqu’à la vengeance. Tant pis pour toi mon pote. T’es tombé sur moi, je me fiche de ce que tu penses. Je compte bien gouter aux plaisirs de la popularité moi aussi. Chacun son tour.
 
Il passa rapidement sous la douche. Pfiou, quel bien-être. La peinture colorant son corps coulait dans la tuyauterie à présent. Il en eut un pincement au cœur mais se promit de piquer la clé usb pour imprimer toutes les photos et les ranger dans son placard. Les photos, c’était sacré.
Les minutes s’écoulèrent plutôt vite, rien à faire il adorait prendre de longues douches bien chaudes. C’était le sucre de la journée, la petite friandise qu’il s’accordait, quitte à  prendre pour lui toute l’eau chaude quotidienne. Le souvenir de sa séance photo retentit dans son esprit, lui rappelant que s’il voulait retrouver le plaisir d’audace, il lui faudrait recommencer. Il finira par y prendre gout et passer pour un audacieux. C’était le but, oui. Il aimait cela. Il voulait continuer. Ce n’était que la première épreuve. Les autres ne seraient pas si simples mais quelle importance quand on voulait s’amuser ? Sa mère voulait qu’il reprenne le chemin de l’école ? Ha ! Mais c’est un plaisir ! Mais peut-être pas pour les mêmes raisons que toi, maman.
 
« « Pire qu'une gonzesse, 10 minutes sous la douche, pouuuuh la honte ! » Se moqua Trey en le voyant sortir de la salle de bain.
▬ J 'essayais jus te de penser comme un Pig sigma.  Allez go, soldat »
▬ T'es pressé de t'afficher ma poule ? 
! dit-il en mimant un geste- Je suis impatient d’afficher ce modèle de beauté physique, en effet , montrant son corps, que tout le monde s’inspire de ça ! » Petite pause. « Ca va, c’est pas trop Pi Sigma ? Parfait. »
 
Direction l’imprimeur. Cela dura une petite demi heure. Une imprimante, c’est un peu comme une vieille dame : on ne l’a pousse pas, sinon c’est en panne et on perd du temps. Siegfried regarda sa montre. S’ils pouvaient accrocher ces affiches avant midi, cela serait formidable. Pendant que les affiches prenaient formes, Siegfried posa encore quelques questions sur l’armée à Trey sans savoir que dans quelques mois, il prendra l’avion pour se rendre en Irak. Pas un seul instant, il ne sut que Trey lui transmettait une espèce d’héritage qu’il serait chargé de transmettre pour les prochaines années. Il ne se voyait pas dire au revoir à ce grand type sportif et franc au  possible. C’était étrange comme situation. Il ne les connaissait pas beaucoup mais se liait déjà avec ses membres. Ne prenait-il pas cette confrérie trop à cœur ? Si peut-être… mais il comptait en profiter jusqu’à la dernière seconde.
Les affiches imprimées, ils se précipitèrent dans les couloirs. Plus que trente minutes !
 
Ses bras chargés d’images de lui-même, Siegfried entra dans le long couloir, croisement principal de l’école. Tous les membres passeront par là.  Profs, élèves, infirmier, pions… tout le monde. Etait-il vraiment prêt ? Ce n’était pas le moment de se dégonfler. Inspiration… et il se lança. D’ailleurs, il prit un malin plaisir à accrocher l’immense poster au-dessus du casier de Jennifer Wilson dont il connaissait l’emplacement. Pour qu’il ne passe inaperçu, il dut l’accrocher bien au dessus des casiers. Cela ne se fit pas sans mal puisqu’il dit se percher sur les épaules de son mentor. Il manqua de tomber plusieurs fois. Mai peu importe, car cinq minutes plus tard, son visage embrassant la photo de Jennifer Wilson fut affiché. Impossible de passer à côté. Tremblez devant la vengeance de Rainbow Dash. Il leva les bras en signe de triomphe.
 
« J’ai retrouvé ma paire de couilles. Je suis fier de moi ! »
 
C’était l’étape la plus marrante. Il sauta  à terre et prit a moitié de ses affiches, souriant largement à Trey.
 
« Quoiqu’il se passe, qu’oi qu’il arrive, on n’arrete pas, même si on doit courir à travers toute l’école pour fuir les profs. De toute manière, ils sont occupés. » murmura t-il. « Go ! »
 
Et la quête commença. Les casiers furent recouverts de hauts en bas, de gauche à droite, large et en travers. Sans s’en rendre compte, il en avait pris plus que son mentor. C’était étrange mais… bientôt, beaucoup de monde connaitront son visage. Mieux encore, Emeric lui avait parlé d’un petit projet –équivalent à une épreuve- ayant lieu durant le premier cours d’Eden.
L’anonymat, c’est terminé.
Sifflotant l’air de Skyrim, Siegfried collait  les affiches, riant intérieurement de l’effet qu’elles feront. Quelle folie ! Dans tous les cas, il trouva cela très amusant. Puis vers la fin, il prit une poignée de  photos qu’il glissa dans la petite fenêtre des portes de classe. Hop. Hop. Hop. Je viens embêllir votre quotidien les gens. Sortez un peu de vos cachettes, que je vois vos têtes.
 
« J'ai fini d'mon côté !, Toi, t'en es où ?! 
- Terminé. J’ai gagné mais je t’accorde quand même ton milk-shake. Ho, attend. »
 
Il glissa les dernières affiches sous la porte de l’infirmerie. Et hop.
 
« Le rire est bon pour la santé. Les malades d’aujourd’hui mourront peut-être, mais de rire. » dit-il, un sourire aux lèvres tandis que le bras massif de son mentor se posa sur son épaule.
- « La première étape vers ton Baptême est officiellement une réussite, Rainbow Dash is in da place ! 
- Et pour un très long moment.
Revenir en haut Aller en bas

Invité

Invité



MessageSujet: Re: Rainbow Dash se met à nu. Sieg' ♥    Jeu 18 Sep - 11:44

Jennifer Wilson.

Alors, c'était elle ce fameux quelqu'un ? La Reine des Abeilles était décidément bien difficile à approcher. Je cherchais à rester dans ses petits papiers, histoire qu'elle continue à m'inviter aux soirées les plus in... mais je ne savais pas que mon Puceau la connaissait. Apparemment, nous étions nombreux à ramper à ses pieds joliment chaussés.

« Je t’explique : j’ai fait du jogging avec elle pendant un mois au parc. Mais en contrepartie de sa charmante compagnie, il m’a fallu garder ma capuche sur la tête. Elle est riche tu vois. Belle gueule, sotte, mais terriblement sexy. Mais bon, je n’étais pas son type. J’ai osé ne pas satisfaire tous ses désirs et elle m’a remballé. Alors comme je n’aime pas les faux semblants, je vais hurler au monde entier mon amour pour elle ! »

Je donnai une tape à l'arrière de sa tête, gentiment mais assez fort pour qu'il sente mon mécontentement.

« Quelle garce celle-là, et toi t'es con, assume-toi au lieu de te cacher, merde » sifflai-je, en apprenant ce qu'il avait fait pour plaire à Miss Wilson.
Je n'avais pas souvenir de m'être un jour comporté de la sorte pour pouvoir avoir la chance de fréquenter quelqu'un : « T'aimes pas les faux semblants, t'as quand même tenu un mois. Motivé... ». Je lui demandai ensuite s'il comptait la draguer ouvertement à poil, puisqu'il venait de se foutre nu quelques instants auparavant.

« Bah on finit tout nu au bout d’un moment, alors pourquoi pas ? ».

Un grand malade, je vous dis.

La séance photo se déroula dans la bonne humeur générale, les poses affriolantes – ou carrément pétasses – de Siegfried nous faisaient bien marrer, il était pris au jeu et cela se voyait qu'il s'amusait, lui aussi. Au final, après une bonne heure de shooting, il nous fallut choisir les photos qu'on allait imprimer en taille poster pour les coller sur les casiers de l'école. Mon Puceau opta pour 4 d'entre elles, dont une où il embrassait la photo de la Chef des Eta Iota, qu'il gardait sur son portable. On distinguait que c'était elle, à moins de ne pas du tout la connaître – mais pour cela, il fallait vivre dans une grotte, Jen' était du genre populaire –, c'était donc parfait : la vengeance de Rainbow Dash est un plat qui se mange froid. Le choix de la dernière photo posa problème. J'insistai pour qu'il prenne celle avec la fameuse « duck face » en mode Eta Iota, justement. Ou en mode fille tout court.

« Non, pas la duckface. Bon, d’accord, tu m’énerves Trey. On prend la duckface.
Yeah, top-là Rainbow Dash ! Bon choix, elles vont toutes craquer pour toi en voyant ça sur leur casier, les petites pétasses du lycée ! »

Une fois la clé usb dans ma poche, nous rentrâmes à la Confrérie pour que Sieg' puisse prendre un douche. En chemin, il fit quelques signes aux gens qui le regardaient en se moquant de lui, ce qui me fit rire. Nous croisâmes également les regards consternés de quelques Khi Omikron, et je n'hésitai pas à pousser l'un d'entre eux dans un buisson lorsqu'il fut à notre hauteur. Ils n'avaient pas encore appris à marcher à 5 mètres de nous, ces abrutis. Cerveau, mon cul ouais ! Lorsque j'étais encore élève au lycée, je ne comptais plus le nombre de Khi que j'avais poussés contre les casiers, voir même parfois dans les poubelles. Ce qui était drôle, c'est que ça amusait la galerie et qu'ils ne s'en plaignaient même pas. Parmi eux, pas un seul n'avait eu les couilles d'essayer de se venger. Pourtant, quand on a un Cerveau, on a la capacité d'avoir des tas d'idées machiavéliques, non ? Un peu comme Emeric – c'est d'ailleurs en cela que je l'admirais le plus, entre autres choses –. Mais ces abrutis ne se servaient même pas de ça pour essayer de se venger. Tsss. Pas de couilles, ils ne méritaient pas mon respect.
Il y avait cependant une exception à la règle... Scarlett Engel. La belle allemande, Khi Omikron, qui avait volé mon cœur avant que je n'apprenne son appartenance à cette Confrérie... ce qui avait amené la rupture, évidemment. Je n'avouerais jamais qu'elle m'avait rendu malheureux comme les pierres, quand je l'avais quittée, parce que j'avais beaucoup trop de fierté pour ça... mais à elle seule, elle avait vengé tous les Khi que j'avais un jour pu emmerder. Le fait que je pense encore à elle de temps en temps suffisait à me donner un argument pour déverser mon amertume sur tous les autres, non ? Bref.

« CINQ MINUTES ET J’ARRIVE ! » me cria Sieg' une fois à la Confrérie, et il partit en courant prendre une douche.

J'allai l'attendre dans la cuisine, dégainant une bière en canette dans le frigo prévu à cet effet. Nous en avions deux, chez les Rho Kappa : celui dit « normal », pour la bouffe, les jus et compagnie... et le frigo de soirée, avec les bières. Frigo qui nous servait à longueur de journée, puisque je n'étais pas le seul à m'en boire une quelle que soit l'heure. Dix minutes plus tard, le futur Baptisé était de retour dans la cuisine.

« Pire qu'une gonzesse, 10 minutes sous la douche, pouuuuh la honte !, le narguai-je en finissant ma canette d'une traite.
Allez go, soldat, me répondit-il en enfilant ses pompes.
T'es pressé de t'afficher ma poule ? » lui dis-je en écrasant ma canette, un grand sourire aux lèvres.

Je la jetai dans la poubelle – l'unique poubelle, on ne triait pas les déchets ici – et me levai pour suivre Sieg' dans le couloir.

« Tiens je te mets au défi de coller plus d’affiches que moi. Si tu gagnes, je te paye un milk-shake. Arrosé au vin rouge bien sûr.
Milk-shake à la viande, c'est ça ? Tarés que vous êtes, vous les européens, haha ! Okay, challenge accepted ! »

Nous quittâmes la Confrérie, direction l'imprimeur : première étape, faire imprimer une centaine d'affiches, histoire d'avoir quand même une bonne visibilité. On avait un budget pour les Baptêmes, je réglai donc la note avec celui-ci. Quand tout fut prêt, en taille poster s'il vous plaît, Sieg' et moi nous rendîmes au lycée. Les couloirs étaient presque déserts, il y avait cours et tous les élèves étaient en classe. Munis de nos affiches et de papier collant, mon Puceau et moi-même entreprîmes de recouvrir la totalité du couloir des casiers – le plus fréquenté, donc – de nos beaux posters. Il nous fallut 20 minutes pour tout coller, la cloche n'allait pas tarder à sonner.

« J'ai fini d'mon côté !, lui lançai-je depuis l'autre bout du couloir. Toi, t'en es où ?! »

En quelques foulées, je rejoins le jeune homme et nous prîmes quelques secondes pour admirer notre œuvre. Tous les casiers étaient recouverts de photos coquines – et franchement drôles – de Sieg'. Celui de Jennifer était quant à lui orné d'un poster où il embrassait la photo de la jeune femme, histoire qu'elle ne passe pas à côté de ça. J'aurais adoré voir la tête qu'elle allait tirer en découvrant ce spectacle que je jugeais franchement comique.

Je posai un bras massif sur l'épaule du brun et, souriant, lui annonçai : « La première étape vers ton Baptême est officiellement une réussite, Rainbow Dash is in da place ! »
* * *



Revenir en haut Aller en bas

Invité

Invité



MessageSujet: Re: Rainbow Dash se met à nu. Sieg' ♥    Ven 5 Sep - 1:14

« Reprendre un rythme scolaire normal et Rho Kappa, tu te rends compte que ça ne va pas tellement ensemble ? »
Siegfried lui adressa un sourire en coin, les sourcils levés.
« Mais c’est là tout l’intérêt ! Elle m’a dit de m’épanouir… hé bien je le suis. Pas de problème de ce côté-là, les Rho Kappa s’occupent très bien de moi. Quant aux résultats catastrophiques de mes cours, hé bien j’ai redoublé pour la simple et bonne raison que je n’ai plus mise une patte dans une école depuis un certain temps. Il va falloir rattraper tout cela… j’ai toute l’année pour ça. »


Épanouissement personnel ? Il le pensait haut et fort. Pour avoir passé son enfance en compagnie d’enfants à garder, il souhaitait plus que tout se rapprocher de sa génération, celle qui avait grandit avec les portables, les ordinateurs et autres machins. Celle qui regardait l’avenir et disait MERDE aux adultes. Celle qui. Cette génération qui l’avait abandonné en France mais l’accueillait enfin ici, de l’autre côté de la planète, à bras ouverts, lui susurrant à l’oreille qu’une place l’attendait ici, dans cette confrérie. Cela valait toutes les écoles du monde : apprendre les codes de la société qui le propulsait dans les rangs des plus grands. Il se fichait de la conséquence de ses actes. Peu importe les résultats scolaires. Il n’avait pas attendu pour rien : le type branché nommé Trey Seyton marchait à ses côtés et lui posait des questions sur lui, sa vie et d’autres trucs. Mieux, il l’invitait cordialement à commencer toutes ces épreuves qu’il se devait de remplir afin de prétendre au rang de baptisé. Il n’en revenait pas… Bien entendu, ce n’était pas une raison pour lécher les bottes de Trey.
Veille à ne pas en faire de trop non plus. Tu aimes cette nouvelle vie certes mais ce n’est pas une raison pour te transformer en mouton de panurge.
Siegfried lui renvoya la question. Comment ce grand tombeur avait-il fait pour attérir ici ? Il le sut bien vite. Il releva la tête et acquiesça.
« Tu as fais de l’armée ? Laisse-moi deviner… on t’a aussi réveillé avec un son strident dans les oreilles ? Je comprends… tu es encore un puceau refoulé. »
Une des seules personnes qui comptent pour lui ? Hé bien, à croire que chacun des êtres sur cette planète ne pouvait compter sur plus d’une personne… la confiance cela se mérite. Siegfried devina un démêlé avec les parents de Trey. Il n’osa poser une question tout simplement parce que lui-même n’apprécierait que quelqu’un l’interroge sur ses origines. C’était…
Tabou.

Cette petite discussion entre homme fut éclipsée par l’arrivée au studio et à de nouvelles erreurs linguistiques. Il avait dit « à poil ! ». Si ! Il l’avait dit ! Il l’avait entendu !
« Mais tu as dit que je devais rester à poil !
C'était pour déconner, t'es un grand malade toi ! »

Il ne trouva rien à répondre. Oui, c’était un grand malade. Bordel, se mettre à poil. Un moment, il ne sut plus où se mettre et voulut se cacher dans un minuscule trou de souris. Il se cognerait la tête contre le mur et se damnerait pour avoir montrer son petit oiseau devant l’alpha psi. D’ailleurs ce dernier commençait sérieusement à songer à appeler les flics et de leur prévenir que cette école de cinglés abritait de sérieux cas d’exhibitionnisme. Ce profil pouvait entacher toute sa vie professionnelle si on mettait la main sur lui.

« Au moins, tu vois que je n'ai pas froid aux yeux » avait-il prononcer. Ce qui était un mensonge. Pas froid aux yeux. Non, enfin… si. Il avait peur, bien sûr qu’il avait les jetons. Même pire que ça. Il craignait une épreuve trop humiliante ou impossible à remplir. Ou une brimade du type « en fait ce n’était qu’une blague, y’a jamais eu de confrérie ». Lui qui n’était pas du genre à se prendre la tête, c’était réussis. Non, cela ne pouvait être une farce. Pourquoi aménager une salle derrière un casier ? Pour quelle raison inventer des règles amusantes   mais stupides le temps de te voir te gourder comme un champion ? Ce n’est pas de la rigolade. Tu es vraiment ici pour devenir un membre du cercle très sélecte des Rho Kappa.
« C'est l'moins qu'on puisse dire, j'aurais pas parié là-dessus pourtant. J'ai encore été pêcho un super Puceau » répondit Trey, ce qui eut pour effet de rassurer le jeune français. Super puceau… à l’entendre, il possédait déjà un excellent pedigree. Comme d’autres sans doute. Au moins, il remplissait les critères de sélection. Ce qui n’était pas une mince affaire. Haaa si ses anciens camarades de classe le voyait, là, dans ce studio photo. Cela serait juste… humiliant. Oui, mais il l’assumerait.
Siegfried annonça sans honte aucune qu’il dédicaçait cette séance très spéciale pour… quelqu’un.
« Quelqu'un ? »
« Jennifer Wilson. Une éta Iota. Je t’explique : j’ai fais du jogging avec elle pendant un mois au parc. Mais en contrepartie de sa charmante compagnie, il m’a fallu garder ma capuche sur la tête. Elle est riche tu vois. Belle gueule, sotte,... »
Sotte ? Mec, tu ne peux pas parler comme un vrai d’jeuns ? Tu vas t’attirer la honte !
« … mais terriblement sexy. Mais bon, je n’étais pas son type. J’ai osé ne pas satisfaire tous ses désirs et elle m’a remballé. Alors comme je n’aime pas les faux semblants, je vais hurler au monde entier mon amour pour elle ! »
Il réfléchit à ce qu’il venait de dire et se tourna vers lui.
« Façon de parler. »
« Tu comptes draguer à moitié à poil ? »
«  Bah on finit tout nu au bout d’un moment, alors pourquoi pas ?
« J’ai vraiment bien fait de boire pour toi, mon vieux, tu vends du rêve. Ça c’est du puceau de compèt’ ! »

Puis la séance de hyéroglype sur corps débuta. Le contact de la peinture sur sa peau lui arracha un frisson puis un soupire. Brrrr… mais bientôt, la température de la peinture s’aclimenta avec celle de sa peau. Ce ne fut alors plus qu’un petit chatouillis fort agréable sur sa peau. Les remarques de Trey l’amusèrent vraiment. Ce dernier fit des histoires au photographe lorsque ce dernier émit des réserves pour les aider.  

▬ Mon rôle de vous aider dans vos conneries... ?
▬ Allez merde, sois cool !
▬ ... J'en sais rien, moi. T'as qu'à mettre ce qu'il a dit, ou : ' Avec les Rho Kappa, le septième ciel est garanti ', comme ça t'aura pas besoin de montrer à tout le lycée que tu sais pas écrire.
▬ Quand t'auras pris les photos, j'te casse le nez, p'tit con.

Le jeune français se mit à rire. Décidément, la littérature n’était vraiment pas le point fort des sportifs. Siegfried remercia sa mère en son fort intérieur de l’avoir créer pour devenir un sportif et non une tête d’ampoule. Jamais il n’aurait pu supporter d’être à nouveau la cible des brimades. Mais était-il capable d’en infliger lui-même ? Oublierait-il la souffrance d’être mis à l’écart pour répéter ces erreurs ? Honnêtement, il s’en contrefichait. Tout ce qu’il l’intéressait à ce moment précis où Trey traçait les lettres de son slogan publicitaire, était d’être dans le coup. Il ne faisait de mal à personne, alors pourquoi s’en priver ? Le jeune homme le laissa tracer les mots puis, pour rythmer la progression de Trey, il prononça chaque lettre à voix haute pour le guider. Dès qu’il sentait la faute d’orthographe, il sifflait :
« Pas de fautes sur mon corps de rêve, jeune homme. Rajoute une lettre là, t’en a oublié une. Oui. Parfait. Ne t’en fais pas… je ne dirais à personne qu’un Khi Omicron a du t’aider. »

Et la séance commença. Le début – c’est-à-dire les quinze premières minutes- ne furent pas les plus faciles. Siegfried tenta quelques poses mais la timidité rouillait encore sa bonne volonté. Allez décoince toi. Trey le conseilla de penser à des trucs marrants mais sur le coup, ce ne fut pas vraiment facile. Mais il fallut tout de même se bouger les miches. Il acquiesça et chercha l’inspiration. Pour l’aider, il pensa à toutes ces petites remarques que Trey avait dites dans la journée. Cela lui suffit à l’amuser. Et la séance commença vraiment. Le photographe lui proposa des idées qu’il trouva très judicieuses. C’est ainsi qu’il leva les bras, tentait des grimaces, des expressions boudeuses, colériques, joyeuses, débiles et même la célèbre duckface. Les rires allèrent bon train et les trois jeunes artistes en herbe réussirent à fixer sur pellicule la folie d’un futur RK.
Siegfried changea de palette et commença à imiter toutes les postures possibles d’un mannequin. Et là, lui, c’était pour toi Jennifer. Tu ne voulais pas de moi tout entier, hé bien tant pis, parce que je compte bien te faire découvrir mes talents. Tout le monde saura que tu as couru avec moi ma chérie. Tout le monde ! Même la Wynwood’s voice n’a pas autant d’imagination pour lancer une rumeur aussi tordue. Avant de continuer, il sorti son portable et chercha une photo sur son portable dont l’écran fut dévoilé devant l’objectif. Un joli cliché de la blondinette Wilson en train de lui parler. Ce jour là, il avait enlevé le flash afin de ne pas se faire griller. Tiens, c’était le jour où elle lui avait verser une bouteille d’eau sur la tronche. Cette photo était la preuve qu’il avait eu une petite relation intime avec elle dans le parc. Enfin intime, façon de parler. Il rangea son portable après que le photographe ait pris en compte ce cliché fort compromettant et continua de prendre des positions toutes plus ridicules les unes que les autres.
C’était… amusant. Tout simplement ! Ces photos devaient être horribles à en mourir mais il songeait à les garder dans un coin de son armoire, avec les autres. Etant un sentimental, Siegfried avait du mal à se séparer de certaines choses. Les photos en faisaient partie. Chaque fois que sa mère en prenait une, elle disait en riant « Pour la postérité ! ». Hé oui. Une photo c’était une trace que la terre gardait de vous. Vous êtes imprimé sur cette planète jusqu’à la destruction du cliché. Les souvenirs demeuraient intacts. Sans ces objets de haute valeur, la mémoire s’effaçait : une chose dont Siegfried avait peur. D’ailleurs, aux premiers signes d’Alzheimer, il se promettait de se tirer une balle dans la tête.

La sélection des photos lui prit une bonne demi-heure. Il ne savait pas laquelle choisir. Puis parfois, un fou rire le prenait avant de se rappeler que c’était bien lui sur ces photos. Comment… comment avait-il fait pour se lancer là-dans sans se sentir humilié ? Tout simplement parce qu’il commençait à comprendre ce qu’était vraiment les Rho Kappa. Ce que Trey lui avait raconté sur leur mentalité lui revenait en tête. Qu’avait-il dit déjà ? Ha oui ! « C'est surtout que, le but de ces 50 Travaux est de s'amuser tous ensemble et d'apprendre un truc super important pour les Membres de cette Confrérie : l'autodérision. Si tu ne sais pas, ou n'apprends pas à en faire preuve, tu ne survivras jamais ici. Trop de fierté, c'est un truc de Pi Sigma ! On n'se la raconte pas, ici. »
Hé bien, c’était réussi. La journée avait vraiment bien commencé. Une comme ça, il avait hâte d’en faire une. La prochaine épreuve peut-être. Promis, demain, il s’en fera une. Tous les jours, durant les cinquante prochaines journées. Jusqu’à ce qu’il devienne un baptisé, un vrai.
Revenons au choix. Non, ce n’était pas possible, elles étaient toutes… superbes. Enfin c’était une manière de voir les choses. Il réussit à en sélectionner une où il embrassait la photo de Jennifer. Si l’école pense que nous sommes un couple caché, je sauterais de joie. Bien, la prochaine. Pourquoi pas celle avec le duckface ? Non, pas celle-ci. I
« Je me trouve laid dessus. Puis, je suis un poney. Pas un canard laqué. » dit-il en riant.
Encore trois. Ha celle-ci, quand il tire un déhanché digne d’un mannequin désarticulé. Il fit un signe de tête, montrant que celle-ci devait être collé sur les casiers. Attendez, ce n’était pas donné à tout le monde de faire un tel mouvement. C’était presque inhumain. Encore deux. Ha, pourquoi il se pinçait les mamelons ici ? Bah allez pourquoi pas. Qui sait, il y avait peut-être des gays. Ha et  celle qu’il préférait. Le genre de cliché qui sortirait tout droit d’une revue spécialisée sur les sports équestres. Avec sa cravache et sa bombe sur la tête, Siegfried donnait l’air de se pavaner, menaçant d’administrer une tape violente sur les fesses de l’impudent qui le regarderait de trop prêt. Non décidément, c’était trop !
Et la dernière.
« Non, pas la duckface. Bon, d’accord, tu m’énerves Trey. On prend la duckface. »

Affaire classée ! ET BIM ! Il y avait de quoi être fier. L’alpha Psi fit une sauvegarde des photos sur une clé usb et l’a confia à Trey. Ce dernier l’a rangea dans sa poche et se tourna vers son puceau préféré et lui conseilla une petite douche. Siegfried ne fut pas contre. La peinture avait séchée et lui laissait une impression désagréable sur la peau, comme de la saleté incrustée. Et puis, une bonne douche ne pouvait que lui faire du bien.

« M’en parle pas. J’ai besoin d’une douche. » confirma-t-il en sortant de la pièce non sans avoir remercier le photographe et sa patience. Et son matériel. Le jeune français avait gentiment laissé les petites ailes d’anges mais la peinture multicolore lui restait encore sur la peau. Plusieurs élèves les regardèrent. Certains affichaient des regards amusés. D’autres, juste blasés. Et les autres, moqueurs. Ce fut à ceux-là que Siegfried adressa un signe de la main. Décidément, l’autodérision lui réussissait. Il avait l’impression de leur adresse un immense fuck alors qu’il n’affichait qu’un sourire en coin. Rigolez toujours. Bientôt je serais un baptisé. Et j’en suis énormément fier.
Arrivé au bâtiment de la confrérie, il fit un saut dans sa chambre et prit quelques fringues de son armoire et s’enferma dans la salle de bain en criant un « CINQ MINUTES ET J’ARRIVE ! ». L’eau chaude glissa sur son corps, balayant la peinture et les inscriptions qu’il aurait bien voulu garder sur son corps un peu plus longtemps. Mais trêve de plaisanterie. A présent, c’est aux casiers de s’habiller aux couleurs des sportifs. Les mots s’effacèrent, ainsi que le prénom de Jennifer qu’il avait tout de même écrit sur ses côtes. Cette fille aurait pu être une amie mais… finalement non. Avait-il été vexé de son comportement avec lui ? Oui. Il fallait bien l’avouer. Quoi ça te dérange que je suis pauvre ? Hé bien tu l’auras voulu. Tu ne voulais pas qu’on te voit avec moi ? Tu as gagné : on saura que tous les deux, on se connait. Réjouis-toi parce que je ne suis plus le pauvre type de service, Jennifer.
Siegfried frotta la peinture avec un gant de toilette si sale qu’il dût en prendre un second. L’eau prit une teinte colorée affreuse et disparut dans le siphon. Mais les souvenirs restèrent encrés dans son esprit, et c’était tant mieux.
Le « puceau » sortit de la douche et se parfuma un peu avant d’enfiler sa chemise colorée et son vieux jean troué. Pour la tenue on repassera… il n’était plus à la dernière mode ce pauvre gars mais ce n’était pas le premier qui s’en rendrait compte, un vêtement c’est un vêtement hein !
Bon, il arriva dix minutes plus tard finalement. Mais peu importe, il était là. Frais et dispo.

« Allez go, soldat. » dit-il en mettant ses chaussures « Tiens je te mets au défi de coller plus d’affiche que moi. Si tu gagnes, je te paye un milk-shake. Arrosé au vin rouge bien sur. »

Plus de timidité dans les rapports non plus. Si dans ses débuts, il avait ressenti beaucoup de réserve sur les personnes qui l’avaient accueillis dans la confrérie, ce n’était plus le cas maintenant puisqu’il interagissait avec à peu près tout le monde.  Il ne connaissait pas encore tous les membres mais cela ne saurait tarder. C’était ce qu’il désirait le plus en ce moment : apprendre à les connaitre. Tout simplement. Et oublier ce qu’il a du traverser pour trouver cette paix.
Revenir en haut Aller en bas

Invité

Invité



MessageSujet: Re: Rainbow Dash se met à nu. Sieg' ♥    Dim 31 Aoû - 14:02

Je n'étais pas Homme à me laisser distraire, quand j'avais une idée en tête. A la base, j'avais demandé à mon Puceau ce qu'il était venu faire à Miami... juste histoire de savoir, juste histoire de discuter. Or, sa réponse me mit la puce à l'oreille. « Rien de spécial »... drôle d'idée, je trouvai cela louche. Il aurait pu me répondre n'importe quoi, du style qu'il voulait une ville où il faisait beau tout le temps, que sais-je, mais... qui venait quelque part pour rien, comme ça, au pif ? Bizarre. Je me promis mentalement de ne pas oublier ce détail et d'enquêter sur mon cher Puceau. Quand j'ai une idée en tête, elle y reste jusqu'à ce qu'elle soit réalisée. Mon côté têtu, sans aucun doute, qui m'avait valut mon Totem d'Anko. Je lui jetai un coup d'oeil, tandis qu'il se grattait la tête, l'air perdu. A quoi pouvait-il bien réfléchir ? A la meilleure réponse à me faire, peut-être... il devait se rendre compte que la première n'était pas particulièrement satisfaisante.

« On va dire… on va dire que j’en avais ras le bol d’être en France et que je suis venu ici. Pour m’amuser. Enfin, pas vraiment. D’abord j’étais en Arizona et je bossais dans un ranch avec les chevaux tout ça. J’ai arrêté l’école parce que putain ce que ça me faisait chier ces… trucs. Mais Maman Ours m’a rappelé à l’ordre et m’a conseillé de reprendre un rythme scolaire normal pour mon épanouissement personnel. Et ça c’est pas moi qui l’a dit, c’est elle. C’est en partie pour cette raison là que je me suis tourné vers les Rho Kappa… et pas les Khi Omikron.
Reprendre un rythme scolaire normal et Rho Kappa, tu te rends compte que ça ne va pas tellement ensemble ? » notai-je en souriant, déjà plus satisfait de la réponse qu'il me donnait... mais quand même, sur ce coup-là, je le trouvais un peu louche. Comme nous tous, il faut croire.

« Et toi ? Pourquoi t'es là ?
Ma cousine étudiait dans ce lycée, et quand je suis sorti de mes 2 ans de stage à l'Armée il qu'il m'a fallut reprendre les cours, j'ai eu envie de rejoindre une des seules personnes qui comptait pour moi » répondis-je tout naturellement.

Bien entendu, j'omis de préciser à Sieg' que c'était à cause de cette même cousine que mes parents adoptifs m'avaient envoyé deux ans en stage-étude dans les marines. Je ne lui avouai pas non plus que j'étais amoureux d'elle à l'époque, et que j'avais cherché à la confronter en venant à Miami. Au final, elle était rentrée à Détroit, et j'étais resté ici. J'avais trouvé ma vraie famille, les Rho Kappa, et je n'avais pas pu les abandonner... même pour Willow. Aujourd'hui, ma vie était ici, et je ne regrettais jamais une seule seconde les décisions que j'avais prises à l'époque, lorsque j'étais un jeune homme plein de regrets, rancunier et dont le sang bouillonnait d'un désir de vengeance sanguinaire. Tout cela me paraissait si loin !

Bref, nous arrivâmes dans le studio photo et j'eus la surprise de découvrir que mon Puceau n'avait pas froid aux yeux. Tellement pas froid qu'il se foutait carrément à poil, ce qui me fit bien entendu hurler de rire.

« Mais tu as dit que je devais rester à poil ! 
C'était pour déconner, t'es un grand malade toi ! » m'esclaffai-je tandis qu'il insistait sur le fait que je l'avais dit, en râlant.

Bien sûr que je l'avais dit... pour plaisanter, comme d'habitude. On n'allait quand même pas placarder des photos de sa bite dans les couloirs du lycée. Ça aurait sans doute fait plaisir aux nymphomanes-pétasses qui rôdaient à Wynwood, à la recherche de viande fraîche, mais quand même, je ne voulais pas mettre mon Puceau dans les emmerdes et risquer son renvoi de l'école ! Autant, les autres épreuves restaient gentilles, mais là c'était un peu un attentat à la pudeur. Sachant qu'au lycée, il y avait des gamin(e)s de 13 – 14 ans, on préférait de pas prendre de risques. Bien que, cela aurait été drôle ! Enfin, nos Puceaux restaient plus importants pour nous qu'un hypothétiquement moment marrant suivi de leurs adieux à la Confrérie. Rainbow Dash et moi en discutâmes encore quelques instants, moi hilare et lui boudeur, et il finit par se rhabiller.

« Au moins, tu vois que je n'ai pas froid aux yeux » me dit-il avec un sourire satisfait.

« C'est l'moins qu'on puisse dire, j'aurais pas parié là-dessus pourtant. J'ai encore été pêcho un super Puceau » m'enthousiasmai-je, en lui tendant une paire d'ailes.

Sieg' accepta de les porter, en m'avouant qu'il avait envie de dédicacer la séance à quelqu'un.

« Quelqu'un ? » fis-je en relevant un regard curieux vers lui. « Tu comptes draguer à moitié à poil ? J’ai vraiment bien fait de boire pour toi, mon vieux, tu vends du rêve. Ça c’est du puceau de compèt’ ! »

Le Rho Kappa rigola en enfilant la paire d'ailes blanches, mais ne fit aucun commentaire. Je souris et me sentis fier de mon Puceau, persuadé qu'il allait réussir toutes les épreuves haut la main et devenir un Baptisé hors-pair. J'avais hâte de voir ça, vraiment. Et, à lui, je n'avais pas envie de lui mettre des bâtons dans les roues comme je le faisais par exemple avec Conchita. J'avais hâte que le frenchie rejoigne nos rangs, hâte de pouvoir le traiter comme un Frère. Je ne m'imaginais certainement pas que Sieg' avait un jour été la cible de moqueries venant de types comme moi... et pourtant, qu'en aurait-il été s'il n'avait pas postulé chez nous ? Nous ne le saurions jamais, je ne me posai même pas la question parce que Siegfried était un Rho Kappa à part entière dans mon esprit, et on ne se fout pas des Rho Kappa. Nous faisons partie des gens qui comptent, Sieg' était donc en passe de devenir un type aussi populaire qu'Emer', Soma, Matt' ou moi. Normal, dans mon esprit.

« Je crois que ça fait trop vide. Bon, alors si je ne suis pas tout nu, comme tu l’as si bien dit peu après que je me réveille, alors on va décorer tout ça, qu’est ce que t’en dis ?
Ouais, excellent. Une idée ?
Quand vous voulez hein, les gars, je suis prêt moi.
Deux secondes, on y est presque.
Tiens, les couleurs arc-en-ciel ça fait gay. Ce n'est pas que ça me dérange, mais...
Mais c'est tout comme ! On va éviter de foutre trop de rose, hein, t'as raison » répondis-je en attrapant un pinceau que je trempai dans la couleur violette.

« Non, laisse tomber. Tu veux bien écrire un truc au milieu du dos ? Genre…tiens je sais. ' Rho Kappa, créateur de lien social depuis 2013 ? Ascension au septième ciel garanti '.
Comment ça s'écrit, ascension ? » demandai-je en fronçant les sourcils.

« T'as pas mieux en stock ?
Bah quoi, je ne suis pas poète patate. J’ai jamais aimé la poésie en fait. Et encore moins les slogans publicitaires.
Ouais, moi non plus, j'suis trop con pour réfléchir à c'genre de trucs. Hey, l'artiste ! T'as pas une idée, t'es un Alpha, c'ton rôle nan ?
Mon rôle de vous aider dans vos conneries... ?
Allez merde, sois cool !
... J'en sais rien, moi. T'as qu'à mettre ce qu'il a dit, ou : ' Avec les Rho Kappa, le septième ciel est garanti ', comme ça t'aura pas besoin de montrer à tout le lycée que tu sais pas écrire.
Quand t'auras pris les photos, j'te casse le nez, p'tit con » râlai-je en me retournant ensuite vers Sieg'.

« On met quoi ? »

Une fois la phrase arrêtée, je la lui inscrivis sur le torse – vu qu'il avait déjà les ailes dans le dos –, en violet évidemment, en me concentrant pour ne pas faire une faute. Je tirais la langue sur le côté, un petit bout dépassais de ma bouche, signe inconscient chez moi d'une grande concentration. Une fois mon Puceau paré, je me retirai à côté de l'Alpha Psi et la séance commença tranquillement. On s'amusait plutôt bien, je dois dire, et j'avais même l'impression que plus le temps passait et plus Sieg' prenait confiance en lui. En quasiment deux heures de shooting, avec différents accessoires et des tas de poses toutes plus drôles les unes que les autres, on se tapa une volée de barres de rire, tous les trois. Finalement, arriva le moment de sélectionner les photos que nous allions imprimer pour placarder partout dans les couloirs du lycée. Nous nous penchâmes tous les trois sur l'ordinateur de l'Alpha Psi, et commençâmes à tout visionner.

« Hahaha, celle-là est géniale ! » m'exclamai-je en pointant une photo avec la cravache.

Une demi-heure plus tard, Rainbow Dash avait sélectionné 5 photos de lui parmi toutes celles qu'avait réalisé notre photographe. Nous le remerciâmes et je lui promis que son rencard l'attendrait le soir-même à la Confrérie, pour un dîner en tête à tête. Ensuite, nous prîmes congé et quittâmes le studio, avec la clé USB qui contenait les photos à imprimer.

« On passe d'abord à la Confrérie, histoire que tu prennes une douche ? Puis direction l'imprimeur, et on terminera avec l'affichage de tout ça sur les casiers ! Ça roule ? »
Revenir en haut Aller en bas

Invité

Invité



MessageSujet: Re: Rainbow Dash se met à nu. Sieg' ♥    Ven 22 Aoû - 0:14

Les clichés ont la vie dure ! Trey devait sans doute être un de ces américains qui imaginait le bon français assis sur une terrasse de la seule ville connue de France, Paris. Un français qui mange sa baguette de pain avec un bon camembert puant. Sans oublier le verre de vin raffiné et non pas la bière comme ces lourdauds d’allemands, nos chers voisins. N’oublions pas les marques prestigieuses Yves-Saint-Laurent qui ornent ses vêtements. Pour finir, des cuisses de grenouille monsieur. Oui, beaucoup.

« Faut d’jà être chelou pour bouffer des grenouilles, sans déconner.
- On mange aussi des escargots, rajouta le jeune français. C’est comme les crevetttes, les gambas et les moules. C’est très bon.
- T’as bien fait d’te ramener ici ma Rainbow Dash, on va t’faire oublier cette réputation de frenchie coincé qui t’colle à la peau.
- Si ma mère t’entendait…
- Tiens d’ailleurs, tu m’as jamais dit… »
Ho, ho, problème à l’horizon.
- Qu’est c’que tu es venu faire à Miami ?
- A Miami ? Heum… rien de spécial. »

Siegfried avait répondu un peu trop rapidement. Les questions de ce type lui étaient gênantes car elles le forçaient à s’aventurer dans un terrain glissant. Il resta silencieux une longue minute pendant laquelle il réfléchit à sa réponse. Il faut dire que sa présence ici résultait d’une suite d’évenements. Il se gratta la tête machinalement tout en répondant, les yeux dans le vague.
« On va dire… on va dire que j’en avais ras le bol d’être en France et que je suis venu ici. Pour m’amuser. Enfin, pas vraiment. D’abord j’étais en Arizona et je bossais dans un ranch avec les chevaux tout ça. J’ai arrêté l’école parce que putain ce que ça me faisait chier ces… trucs. Mais Maman Ours m’a rappelé à l’ordre et m’a conseillé de reprendre un rythme scolaire normal pour mon épanouissement personnel. Et ça c’est pas moi qui l’a dit, c’est elle. C’est en partie pour cette raison là que je me suis tourné vers les Rho Kappa… et pas les Khi Omicron. »
Ces explications lui paraissaient précises, sans l’être vraiment. Il avait envie d’en dire plus mais ce n’était pas le moment. Il préférait balayer les mauvais souvenirs car ce qu’il s’apprêtait à faire lui demandait une petite dose de concentration.
« Et toi ? Pourquoi t’es là ? »

Arrivé devant la porte, Siegfried eut encore un moment d’hésitation. Il se traita mentalement de fou et de cinglé car il se découvrit une véritable âme d’aventurier : il voulait continuer. Etrangement, abandonner ici lui causerait plus de regrets que s’il entrait dans cet atelier photo. Et mieux, il se voyait bien ouvrir un compte Instagram qu’il baptiserait – affectueusement – « Découverte de la Confrérie Rho Kappa. ». Il en ferait un documentaire aussi poignant et sensationnel que tous les documentaires connus à ce jour comme le célèbre SuperSize me où un type a décider de bouffer du macdo tous les jours pour montrer au public combien cette merde américaine est néfaste pour notre cher corps offert par mère nature. Dans ce documentaire-là, le jeune français démontrait par A + B que OUI les américains avaient la folie des grandeurs partout où ils habitaient et surtout dans leurs confréries. Penchons nous sur la confrérie des sportifs, j’ai nommé Rho Kappa. Que se passe t-il dans leurs têtes et leurs univers ? Quels sont leurs us et coutumes ? Pourquoi attrapent-ils des étudiants innocents dans la rue pour ensuite les transformer en créatures dénuées de sens moral ? C’est ce que nous allons découvrir ensemble ! Les 50 travaux allaient être gratinés.
L’Alpha Psi ouvrit enfin la porte. Le photographe les accueillit avec un « Pile à l’heure ». Siegfried se sentit visé car la ponctualité n’était pas son fort. Les deux jeunes hommes discutèrent un peu entre eux pendant que Siegfried se déshabilla.
Ce qui semblait être une erreur. Que s’est-il passé dans sa tête ? Allons, récapitulons. Il dort, il se réveille en sursaut et son mentor lui dit de « rester à poil » car son premier travail était de faire des « photos aguicheuses ». Bon. Photo aguicheuses à poil. Cela voulait dire, pas de vêtements. Nu comme un verre. Alors pourquoi Trey le fixait d’un air étonné ? Erreur linguistique peut-être. Pour les américains, « à poil » signifiait sans doute « torse nu ». Et c’était lui le français coincé ?

« Mais qu’est-c’que tu fous ?! T’as cru que… HAHAHA, t’as cru que c’était une séance photo à poil Rainbow !
- Mais tu as dit que je devais rester à poil ! ». Le français avait protesté car, tout de même, Trey n’a jamais préciser qu’il pouvait garder le pantalon. Mais quel arnaqueur ! Sans doute une erreur de compréhension. Pourtant, le jeune homme savait parler l’anglais. Bilingue, il parlait et comprenait couramment l’anglais et le français. D’où venait donc cette erreur. « Tu me l’as dit alors que j’étais encore endormit. Tu vas me le payer ça. »
Pour toute réponse, il le frappa énergiquement l’épaule. Vexé, Siegfried lui jeta un regard absolument noir, tout ce qu’il y a de plus français été d’orgueilleux. Le mangeur de grenouille te fait un doigt !
« Moi qui m’inquiétais pour toi et ta pudeur, tu dévoiles le paquet d’entrée de jeu !
- Oui, je vais pas tarder à tout remballer et prendre la porte, Trey-tre !
- Aguicheuse, je t’ai dit, la séance : pas pornographique !
- Aguicheuse et à poil ! Et bon, être nu, c’est pas… forcément pornographique. Et bon, tu voulais que je change la décoration de l’école, hé bien… je suis innovant. »
Mais Trey était bien trop hilare pour répondre. Siegfried chercha tant bien que mal le moment où il s’était trompé. A POIL ! Il a dit à poils ! Ha ces américains… tous tordus du ciboulot ceux là. Il soupira avec agacement et obéit lorsque son cher mentor lui dit « T’es vraiment exceptionnel, dans ton genre. Allez, remets ton calbute, exhibo ! ».

Il ne se fit pas prier pour cela ! En fait, il s’était déjà habillé avant que Trey n’ait finit sa phrase. Et hop ! Il releva les yeux vers son mentor et afficha un sourire en coin.
« Au moins, tu vois que je n’ai pas froid aux yeux. »
C’est ce que devait penser le photographe. Ce dernier regardait les deux Rho Kappa. Les bras croisés, le sourcil levé, il regardait ce pauv’ français qui devait sans doute apprécier les petites séances « privées ». Cela, il devait l’admettre, Siegfried était fiché comme « le type qui a une érection et qui comprend tout de travers. ». Trey cessa de rire et lui tendit sa petite paire d’ailes blanches.

« On commence avec ça ?
- Ouai.
- A moins que ça n’soit pas assez osé pour toi, coquine !
- Nope. Juste à point. J’étais chaud et en plus, je voulais dédicacer « ceci » pour quelqu’un. »

Et ce quelqu’un était Jennifer Wilson. Pour la simple raison de l’avoir rejeté en raison de son « rang » social, Siegfried souhaitait la voir sortir de ses gonds quitte à se faire une ennemie mais honnêtement qui s’en souciait ? Il n’avait pas peur d’elle. C’était une fille après tout et bon, ce n’était qu’une petite blague. Une blague aussi innocente qu’un Rho Kappa tout droit sorti de son œuf. Comme lui.

« J’ai vraiment bien fait de boire pour toi, mon vieux, tu vends du rêve. Ca c’est du puceau de compèt’ ! »
Siegfried émit un rire amusé en enfilant ses petites ailes blanches. Mine de rien, les paroles de Trey avaient le don de lui faire plaisir. Pourquoi ? Parce que c’est le genre de type confiant qui n’avait pas froid aux yeux. Mais c’était également le genre de mec qui bousculait Siegfried au détour d’un couloir sans le remarquer. Le mec populaire et qui s’affichait au milieu d’un groupe considéré comme le « noyau » de l’école. Bien sur, en France, ce genre de groupe était moins remarquable qu’aux Etats-Unis. Mais quand même. Beaucoup d’ élèves de sa classe de seconde voulait absolument faire partie des… heum.. grands. Oui c’est ça. Etre remarqué. Considéré. Apprécié. Beau. Et pleins de trucs qu’on voyait dans les séries télé. Le cliché quoi ! Hé bien ce cliché, il en faisait partie maintenant ! Comment avait-il fait ? Il avait simplement osé proposer sa candidature sans gros espoir de résultat et PAF, un connard lui avait piqué son pantalon dans les chiottes des garçons pour lui annoncer que OUI, il avait la chance de faire partie de cette famille déjantée que sont les Rho Kappa. Lui, un pauvre type qu’on voyait toujours avec sa mère au supermarché et qui n’avait de vie social qu’avec les copains de….
Il arrêta de penser à ça. Allez merde, n’y pense plus à cette vie merdique. T’es à Miami maintenant et ta vie ne fait que commencer !

« Mais c’est un plaisir. » répondit-il, un sourire en coin. Allez par quoi commence-t-on. Il fallait prendre une pose, mais il n’était pas à l’aise devant un objectif. L’alpha Psi se mit derrière son appareil et fit quelques réglages. Pendant ce temps, Siegfried réfléchit à ce qu’il pourrait faire avec les couleurs de peinture que Trey avait si gentiment préparé à son adresse. Il se dit qu’il pourrait peut-être écrire quelque chose sur le dos… comme les lettres de Rho Kappa ? Un dicton ? La date du jour ? Son sobriquet ? Tiens pourquoi pas ? Bon alors, Rainbow Dash le Rho Kappa… nope, trop classique. Un truc qui claque. Rainbow Dash. Ciel. Monter ? Non, il ne pensait pas à sa trique en pensant à ça. Pas du tout. Ho ! Rainbow Dash te fera monter au septième ciel ! Sport, poney, cravache. Il regarda Trey :

« Je crois que ça fait trop vide. Bon, alors si je ne suis pas tout nu, comme tu l’as si bien dit peu après que je me réveille, alors on va décorer tout ça, qu’est ce que t’en dis ? » Okay, maintenant dit une idée qui claque bien. Un truc cool qui ne ferait pas regretter Trey d’avoir jeter son dévolu sur tes petites fesses. Enfin façon de parler. Tiens bizarre, il avait l’impression de penser à beaucoup de joutes verbales concernant les homosexuels, c’est normal ? Il vaut mieux pour lui de ne plus parler de « fesses » et de « faire sa fête. ». Haaa calme toi. C’est bon, c’est bon. Tiens pourquoi pas des motifs maoris ? Après tout, Rainbow Dash est du genre épique et le maori fait penser à ces guerriers là, heum… danse, Football américain, tout ça, sport, Rho Kappa et sexy Maori. Ca va ensemble ? Nan ? Y’a juste un problème.

« Tiens, les couleurs arc en ciel, ça fait gay. Ce n’est pas que ça me dérange, mais… » Allons jeune padawan, qu’est ce qu’on a dit ? Pas de plainte. Au pire, ça étendra les opportunités. Tu n’as pas envie d’être en couple ? Viser les hommes et les femmes, c’est bien. Ca augmente les chances d’être à deux et plus tout seul. Enfin, si tu aimes les sensations fortes parce qu’être gay de nos jours c’est juste pas possible. Avec ces conneries de mariage pour tous et tout le reste. Mais Trey n’est pas du genre homophobe ? C’est curieux, car il avait entendu la voice dire n truc à propos d’eux. C’était quoi de nouveau ? Peu importe. Mais une chose est sure, ne nous aventurons pas sur ce terrain là avec Trey ! « Non, laisse tomber. Tu veux bien écrire un truc au milieu du dos ? Genre…tiens je sais. « Rho Kappa, créateur de lien social depuis 2013 ? Ascension au septième ciel garantit. » Il le fixa un moment. « Bah quoi, je ne suis pas poète patate. J’ai jamais aimé la poésie en fait. Et encore moins les slogans publicitaires. ».
Revenir en haut Aller en bas

Invité

Invité



MessageSujet: Re: Rainbow Dash se met à nu. Sieg' ♥    Mar 19 Aoû - 23:53

Mon petit discours avait apparemment eu le mérite de faire réfléchir mon cher Puceau, qui me répondit sur un ton beaucoup moins grognon qu'effectivement, il ne savait pas danser et aurait été bien embêté de devoir rester assis à ne rien faire. Aucun risque que cela arrive, chez les Rho Kappa : il y avait toujours de l'animation. Certains s'en plaignaient même, 2 fois par an : pendant la période des examens ! Impossible d'étudier dans notre Confrérie.

« Bon, bon, bon, on va la faire ta séance photo bizarre.
Parfait, voilà un bon p'tit Puceau bien obéissant » approuvai-je avec un grand sourire satisfait.

« Pour une fois que tu dis quelque chose de presque intelligent, Trey.
Presque un KO. Presque !
... Un bon petit Puceau qui va mourir s'il ne retire pas ça tout de suite ! » répliquai-je, sous les rires de ma demi-sœur.

Nous quittâmes finalement la Confrérie, dans la joie et la bonne humeur. Sur le chemin, en mangeant tranquillement nos biscuits, Sieg' et moi discutâmes encore un peu de la séance photo à venir. Il ne me semblait pas le plus rassuré du monde... et je n'allais pas tarder à comprendre pourquoi.

« Haaaa mais les français sont snobs et ennuyeux. Ils connaissent pas l’auto dérision… ! Connaissent pas ce mot » me répondit-il quand je lui assurai qu'il allait bien se marrer.

« 'Faut d'jà être chelou pour bouffer des grenouilles, sans déconner. T'as bien fait d'te ramener ici ma Rainbow Dash, on va t'faire oublier cette réputation de frenchie coincé qui t'colle à la peau. Tiens, d'ailleurs, tu m'as jamais dit : qu'est-c'que tu es venu faire à Miami ? »

Tant qu'à faire, autant apprendre à connaître un peu le jeune homme que j'avais sous mon aile. C'était aussi ça, le Baptême : tisser des liens avec ses Puceaux, mais aussi avec ses co-bleus et nos aînés au sein de la Confrérie. Aaaah, tout cela m'émoustillait rien que d'y penser ! J'étais tellement fier, avec Emer' et les 4 autres Anciens, d'avoir créé tout cela de bout en bout. J'étais contre tatouages et piercings, mais pas une seule seconde je n'avais regretté de m'être fait tatouer les deux lettres grecques de ma Confrérie sur le bras droit.

Une fois devant la porte du studio photo, j'indiquai à mon Puceau que c'était le moment ou jamais pour prendre la fuite, s'il pensait ne pas savoir assumer ses couilles au cours des 50 Travaux qui l'attendaient. Ce à quoi il me répondit une chose qui me fit lever les sourcils. Il m'indiqua qu'il, Popol donc, avait bien envie d'une séance photo et que cela rendrait les choses plus amusantes. Il m'invita ensuite à constater qu'il faisait des efforts.

« Euh... si tu le dis ? » tentai-je, sans être vraiment sûr de comprendre où il voulait en venir.

C'est alors que la porte s'ouvrit sur notre photographe du jour.

« Piles à l'heure ! 
Qu'est-c'que tu crois ? » répondis-je, en pénétrant dans la pièce à la suite de Sieg'. « Par contre, j'aime autant te prévenir mon vieux : tu risques de voir des choses étranges, c'matin.
Avec les Rho Kappa, je n'm'étonne plus de rien... c'est pas encore vous qui avez déposé un gode dans la Vitrine des Prix du Lycée, à côté du bureau du Dirlo ?!
Hmm ça sent l'épreuve réussie pour une de nos Pucelles, ça ! Cool que t'en aies entendu parler » rigolai-je, sans vraiment faire attention à ce que Sieg' fabriquait, pris que j'étais dans ma discussion avec l'Alpha Psi.

C'est un coup de cravache sur le cul qui me tira de ma conversation.

« Mais quelle bonne idée, ça » s'enthousiasmait mon Poney Arc-en-Ciel, qui alla même jusqu'à ajouter un truc vraiment suspect : « Après la séance, tu vas prendre cher ».

J'eus un instant de doute. Je ne connaissais pas encore assez Sieg' pour savoir s'il plaisantait, ou s'il était en train de me proposer un plan foireux. Pourtant, il devait savoir que j'étais homophobe... non ? C'était de notoriété publique !... Tout comme c'était de notoriété publique qu'Emer' et moi étions en couple et plus si affinité, merci la Voice, souffla une petite voix dans ma tête.

« C'est toi qui va prendre cher si tu réussis pas ton épreuve » répondis-je finalement, après quelques secondes d'hésitation, sur un ton entre l'amusement et la suspicion.

Et là, l'impensable se produisit : cet abruti se mit à poil, et bam que je bande comme Bali Balo !

« Mais qu'est-c'que tu fous ?! » m'exclamai-je, en comprenant alors pourquoi il ne m'avait pas semblé rassuré en arrivant ici, à l'annonce de son épreuve. « T'as cru que... HAHAHA, t'as cru que c'était une séance photo à poil Rainbow ! »

J'éclatai de rire et balançai ma main sur son épaule, comme un bourrin.

« Moi qui m'inquiétais pour toi et ta pudeur, tu dévoiles le paquet d'entrée de jeu ! » poursuivis-je en riant toujours. « Aguicheuse, je t'ai dit, la séance : pas pornographique ! Enfin, si t'avais été une fille je t'aurais sûrement pas répondu pareil, HAHAHA ».

Et je repartis dans un rire gras et tonitruant, en me tapant la cuisse.

« T'es vraiment exceptionnel, dans ton genre. Allez, remets ton calbute, exhibo ! »

Derrière son appareil photo, l'Alpha Psi semblait se demander où il était tombé et pourquoi il avait accepté de faire cette séance photo avec nous. Pour un rencard avec une de nos Pucelles, évidemment : tous les mêmes, guidés par nos bites ! J'attrapai la paire d'ailes d'ange et la tendit à Sieg'.

« On commence avec ça ? A moins que ça n'soit pas assez osé pour toi, coquine ! » rigolai-je encore, sans arriver à m'en remettre.

Quand j'allais raconter ça à Emer' et Matt', ils n'allaient pas en revenir !

« J'ai vraiment bien fait de boire pour toi, mon vieux, tu vends du rêve. Ça, c'est du Puceau de compet' ! »
Revenir en haut Aller en bas

Invité

Invité



MessageSujet: Re: Rainbow Dash se met à nu. Sieg' ♥    Dim 17 Aoû - 15:29

Le matin n’était jamais le meilleur moment pour embêter Siegfried. Grognon, il préférait se faufiler dans la cuisine et se faire un bon petit café pour revenir se cacher sous les couettes. Et, accessoirement, se rendormir. Hé oui ! Pour ce sportif-là, le sommeil, c’est sacré. La seule petite créature capable de le réveiller sans trop en pâtir sur cette planète était son jeune frère. Mais aujourd’hui, cette seule pensée était à elle seule capable de rendre sa journée pourrie. Même avec une grasse matinée. On dirait que le français ne sera plus jamais capable de se lever du bon pied !
Sans même passer un coup de brosse dans sa tignasse de gitan mal réveillé, il passa dans la cuisine, et mit de l’eau dans le réservoir de la machine. Une brève rougeur apparut sur son visage en sentant la présence d’une FILLE dans la pièce. La jolie Evangeline, plus belle et souriante qu’une Nina Dobrev toute nue. Il espérait, sans grand espoir, qu’elle n’ait pas aperçut le piquet qui se dressait fièrement dans son jeans. Cela serait fichtrement humiliant. D’ailleurs, Trey se prenait la tête avec sa sœur au sujet d’un verre et d’une brique de lait. Fichtre. C’est ainsi que les grands conflits mondiaux ont commencés ! Par une histoire d’opinions fortement opposées. Le monde ne s’en remettra pas.
D’ailleurs, le Trey avait l’air enthousiaste. Etait-ce rassurant ? Pas vraiment. Plus il sauterait de joie comme un petit chien avant sa promenade, moins Siegfried se sent en confiance. Ha ces Rho Kappa… Néanmoins, il fallait reconnaitre que c’était bien la première fois depuis qu’il était dans cette ville qu’il n’avait pas vraiment été le centre d’attention de quelqu’un. Il avait bien tenter avec la jolie Jennifer Wilson mais s’il ne pouvait même pas crier au monde entier qu’il faisait une heure de jogging avec l’Eta Iota, ce n’était pas la peine d’insister.
Evangeline railla Trey sur sa façon de boire. En voyant Trey boire sa brique de lait ainsi, un sourire balaya la mine boudeuse du français. Mais la petite dispute fraternelle qui s’ensuivit lui faisait cruellement rappeler ce qu’il n’avait plus…
Après que Siegfried fit la remarque de l’absence d’épreuves sportives, le visage de Trey se fit soudain plus sérieux. Celà avait au moins le mérite de lui donner un air de Khi Omicron refoulé.

« Il y en a bien une qui te demande de courir un 50 mètres en palme !
- Oh… cela à l’air assez casse-gueule, répondit Siegfried en buvant une gorgée de caféine bouillante.
- « Non, mais tu as raison. C'est surtout que, le but de ces 50 Travaux est de s'amuser tous ensemble et d'apprendre un truc super important pour les Membres de cette Confrérie : l'autodérision. Si tu ne sais pas, ou n'apprends pas à en faire preuve, tu ne survivras jamais ici. Trop de fierté, c'est un truc de Pi Sigma ! On n'se la raconte pas, ici. Puis... Si les épreuves étaient sportives, on s'éclaterait beaucoup moins et, surtout, on serait une Confrérie de mecs et de nanas surpuissants, sportivement parlant. Notre but n'est pas de rejeter les moins doués en sport et leur interdire l'accès à notre folklore. Surtout que, imagines un peu, tu fais de l'équitation... si je te demandais de faire des épreuves de natation, patinage, danse, boxe... tout ça, tu serais dans la merde. La connerie, c'est à la portée de tout le monde. »

Cela avait de quoi laisser une Rainbow Dash songeuse. Il faut admettre une chose, c’est que les Rho Kappa devaient bien être l’une des seules confréries à proposer de telles activités. Que faisait-on chez les Pi Sigma à part masser des filles et battre des cils ? La même chose que les Eta Iota : pas grand-chose. Les Nu Zêta ? Coiffer des poneys, brosser des petits chats et lever une pancarte marquée d’un slogan qui prônait le respect de la nature, n’intéressait pas Siegfried. Lire des bouquins et se cacher dans une bibliothèque non plus. A part les Sigma Mu, rien ni personne ne pouvait rivaliser avec cette confrérie dont il faisait partie.

« Il est vrai… que je ne sais pas du toutdanser. Et puis… je n’aime pas rester assis à ne rien faire. » répondit-il lentement. Sa mauvaise humeur semblait s’être envolée. Il imaginait les trucs qu’il pouvait faire s’il franchissait ces limites qu’il avait nommées « Retenue et timidité ». « Bon, bon, bon, on va la faire ta séance photo bizarre.
- Pour une fois que tu dis quelque chose de presque intelligent, Trey » se moqua Evangeline.
- Presque un KO. Presque ! »

Et c’est ainsi que le mentor et son puceau –Torse nu pour celui-ci -, partirent d’un bon pas en direction du studio photo ! Evangeline gratifia le jeune français d’un sourire agréable auquel il répondit par un sourire un peu stupide. Les filles, ça ne lui réussissait pas car il murmura.
- Mer… merci. Toi aussi.
Toi aussi ? Quel con. Mais quel con !
Les deux garçons sortirent. Trey devenait plus enthousiaste à mesure qu’ils s’approchaient du bâtiment des Alpha Psi. Le mentor passa un bras rassurant autour des épaules de Rainbow Dash. Au moins, il y mettait du réconfort avant l’effort.

« « Allez, fais pas cette tête, on va se marrer ! J'ai même prévu de la peinture aux couleurs de l'arc en ciel pour t'en foutre plein les fesses ! De dos, seuls ceux qui ont vu ton p'tit cul pourront te reconnaître, tu sais ?
- J’ai de la chance de ce côté-là. Personne n’a rien vu.
« Putain, t'es blanc comme une cuvette de chiottes toi n'empêche.
- Pourtant, j’habitais dans le sud de la France et j’étais plus bronzé qu’un Algérien, moi.
. Un peu de couleur, ça t'fera pas d'mal ! »
Ce à quoi, Siegfried répondit par un éclat de rire. Il accepta le biscuit que Trey lui tendit et croqua dedans. Au moins son estomac ne grognait plus.


« Tu sais, c'est un sale moment à passer seulement si tu décides que ça te troue l'cul. Si tu pars du principe que tu vas te marrer en faisant tout ça, ça s'ra l'cas, et tu pourras en profiter à fond la caisse.
- Haaaa mais les français sont snobs et ennuyeux. Ils connaissent pas l’auto dérision… ! Connaissent pas ce mot. »
Ce n’était pas faux mais pas vrai non plus. La plupart des gens qu’ils cotoyaient en France regardaient d’un mauvais œil tout ce qui risquait de bousculer leur quotidien ou d’être trop… « too much ». D’ailleurs, il avait bien tenter d’approcher une Eta Iota qui ne voulait pas d’un… pauvre, comme ami. Encore des traces de son ancienne vie qui revenait, une vie qu’il voulait éradique à tout prix.
- Oublie pas qu'après, toi aussi tu pourras dire tout ça à ton Puceau !
- Encore faut-il que je survie à ces épreuves de dingue.

Enfin arrivé au studio. Le mentor se tourna vers lui et lui intima de bien choisir son camp. Soit les audacieux Rho Kappa en remportant l’épreuve haut la main, soit repartir, la queue entre les jambes. Cela bien entendu, ce n’était pas –encore- possible. Il aurait peut-être du s’arrêter dans la salle de bain parce que le niveau était encore élevé. Il regarda Trey et haussa les épaules en souriant.
- Je crois qu’il a envie qu’ « il » a envie d’une petite séance photo, murmura t-il en regardant son entre jambe, cela rendra la… séance un peu plus amusante. Tu vois que je fais des efforts.

Mais pourquoi faisait-il ça ? Il n’arrivait pas à renoncer. Cette confrérie était bien la seule chose qui rendait son quotidien amusant. L’école, ce n’était plus ça, son quotidien. Le ranch lui manquait, les chevaux lui manquaient, les compétitions de rodéos. Même manger une couille de taureau grillée au Ketchup Moutarde avait plus d’attrait à ses yeux qu’un devoir de maths. Alors rester chez les Rho Kappa ne pouvait que lui faire du bien. Et les personnes qui l’avaient accueillies étaient bien les seules qui le prenaient comme il était. Venez comme vous êtes chez les Rho Kappa !
Le studio des Alpha psi avait tout d’un véritable studio photo pro. Eclairage. Matériel. Et bien entendu, accessoire. Le photographe était entrain de les installer. Siegfried salua l’élève qui se chargerait de sa nouvelle notoriété. D’ailleurs, que devait penser ce dernier en voyant un jeune homme pas coiffé, torse nu et avec une belle perche tendue à l’extrême ? Si c’était un artiste, il devait probablement trouver cela audacieux. Les gens de cette confrérie devait aimer les trucs bizarres qui sortaient de l’ordinaire. Et lui, à ce moment précis, il sortait de l’ordinaire.
Dans tous les cas, Trey devait avoir mis le paquet dans les accessoires. Peintures de toutes les couleurs. Bombes pour colorer les cheveux, pinceaux… Ho et… quelques accessoires d’équitation.

« Mais quelle bonne idée ça ». Il avait saisit la cravache posée là et la tapota sur les fesses de Trey « Après la séance, tu vas prendre cher. »

Mais dis donc… elle prenait une étrange tournure cette séance photo ! Il se dit que cette matinée ne pourrait que bien se passer. Uniquement s’il oubliait le politiquement correct. C’est ainsi qu’il commença à ouvrir son pantalon et que tout ce qu’il portait sur le dos – Merci l’expression – se retrouva par terre. Et comme il ne choisissait jamais le bon moment, son érection matinale fit de la résistance.
Revenir en haut Aller en bas

Invité

Invité



MessageSujet: Re: Rainbow Dash se met à nu. Sieg' ♥    Sam 16 Aoû - 18:39

Comme tous les Puceaux, Sieg' n'appréciait pas le réveil aux petites heures. Pauvre chéri, s'il savait ce qui l'attendait pour le reste de la journée, il trouverait ma façon de le tirer de ses rêves plus que gentillette ! En lui annonçant qu'il avait 10 minutes pour s'apprêter, je tirai sur ses draps... et ne put que constater qu'il avait une belle érection matinale, ce qui me fit marrer, bien entendu.

« Hey ben, t'as pas choisi les Rho Kappa pour rien hein, toi ! » le narguai-je, puis j'enchaînai sur la suite, à savoir qu'il était inutile de s'habiller pour de vrai puisque son épreuve constituait à faire une séance photo sexy et placarder le résultat de celle-ci partout sur les casiers du lycée.

Bien entendu, mon Puceau râla copieusement quand je l'appelai par son charmant Sobriquet. Il allait devoir s'y faire, tous ceux avant lui y avaient eu droit, il n'y échapperait pas. D'autant que je le trouvais particulièrement bien choisi, pour un cavalier. Si Ash' s'était occupée de lui, je suis sûr qu'il n'aurait pas gardé un aussi bon souvenir de ses années chez nous ! Elle l'aurait appelé « Lucky Luke », ou un truc gentil du même style. Elle aurait trafiqué le résultat de ses épreuves – je savais très bien qu'elle jugeait celles-ci un peu exagérées, mais dans la mesure où elles sortaient tout droit de notre imagination, à Emer' et moi... comment dire, il fallait s'y attendre –, l'aurait chouchouté... et il serait devenu un Mentor aussi mou qu'elle. Avec moi, il allait vivre à la dure et apprendre qu'on a rien sans rien. Il pourrait ensuite l'apprendre à ses Puceaux, et tout irait bien dans le meilleur des mondes.

« Génial » réagit froidement mon confrère, en m'assassinant à moitié du regard.

Cache ta joie, ma poule ! C'est que le début... il y avait bien pire que cela, parmi les épreuves des 50 Travaux. J'ajoutai, d'un ton encore plus joyeux... et encore plus sadique, forcément, que j'avais loué un studio photo pour l'occasion. Siegfried se leva de son lit et attrapa des vêtements qui traînaient, sans doute ceux de la vieille. Moi, je quittai sa chambre et allai l'attendre dans la cuisine de la Confrérie. Une fois en bas, j'ouvris le frigo et attrapai une brique de lait entier. Je penchai la tête en arrière, ouvris la bouche et fis couler du lait à l'intérieur, sans toucher le goulot. Les filles détestaient que je fasse ça, et justement, il y en avait une dans la cuisine : ma sœur, Evangeline.

« Putain, Trevor, je t'ai déjà dit de pas faire ça ! Prends-toi un verre, merde » pesta-t-elle, en jetant par la même occasion un regard dégoûté à mon pantalon de survêtement.

« Pas l'temps, Rainbow va arriver et j'ai réservé un studio photo pour sa s... ah bah justement, voilà mon Puceau ! » m'exclamai, en remettant la brique de lait à sa place sous le regard courroucé de ma petite sœur. « Quoiii, la flemme de faire la vaisselle pour un verre, fais pas chier ! »

Le français fila vers la machine à café en se plaignant, le tee-shirt à l'envers. Je ne lui fis pas la remarque, je trouvais ça marrant de le laisser se promener dans cet état. Quant au groupe qui était représenté sur son habit... no comment, ce n'était pas vraiment mon style de musique. J'écoutais plutôt de la musique commerciale, électronique et latine – cette dernière, uniquement pour draguer en me collant aux fesses des jolies filles dans les bars cubains –.

« Ce que je ne comprends pas dans cette confrérie, c’est que les épreuves ne sont même pas sportives » lança-t-il, debout face à la machine à café, ce qui n'était pas une mauvaise remarque en soi.

« Il y en a bien une qui te demande de courir un 50 mètres en palme ! » protestai-je en ricanant, légèrement ironique. « Non, mais tu as raison. C'est surtout que, le but de ces 50 Travaux est de s'amuser tous ensemble et d'apprendre un truc super important pour les Membres de cette Confrérie : l'autodérision. Si tu ne sais pas, ou n'apprends pas à en faire preuve, tu ne survivras jamais ici. Trop de fierté, c'est un truc de Pi Sigma ! On n'se la raconte pas, ici. Puis... Si les épreuves étaient sportives, on s'éclaterait beaucoup moins et, surtout, on serait une Confrérie de mecs et de nanas surpuissants, sportivement parlant. Notre but n'est pas de rejeter les moins doués en sport et leur interdire l'accès à notre folklore. Surtout que, imagines un peu, tu fais de l'équitation... si je te demandais de faire des épreuves de natation, patinage, danse, boxe... tout ça, tu serais dans la merde. La connerie, c'est à la portée de tout le monde ».

Evangeline, assise à la table de la cuisine, nous observait discrètement, une main sur la joue.

« Pour une fois que tu dis quelque chose de presque intelligent, Trey » se moqua-t-elle gentiment en me tirant la langue.

Quand il s'agissait des Rho Kappa, et de nos US et coutumes, je savais garder mon sérieux pour expliquer aux brebis égarées pourquoi on leur demandait de faire des choses aussi absurdes. Chacun sa motivation à rester sérieux ! Pour certains, c'est l'amour, les études, ce genre de connerie. Pour moi, c'est ma Confrérie et ma famille.
Mon Puceau regarda l'heure, il était temps de partir. Il dut remarquer qu'il avait mis son tee-shirt à l'envers, parce qu'il le retira d'un geste que je jugeai rageur, pour ensuite jeter le bout de tissus dans la poubelle.

« Puis zut, j’y vais comme ça. Autant commencer le strip-tease immédiatement ! » s'exclama-t-il, ce qui nous fit rire, Evangeline et moi.

« Bon courage, Rainbow Dash » lui dit-elle en souriant.

« Allez, fais pas cette tête, on va se marrer ! J'ai même prévu de la peinture aux couleurs de l'arc en ciel pour t'en foutre plein les fesses ! De dos, seuls ceux qui ont vu ton p'tit cul pourront te reconnaître, tu sais ? » rigolai-je, en m'approchant de lui pour passer un bras massif autour de ses épaules. « Putain, t'es blanc comme une cuvette de chiottes toi n'empêche. Un peu de couleur, ça t'fera pas d'mal ! »

Je le lâchai, pris un paquet de biscuits pour le petit-déjeuner dans l'armoire et sortis de la cuisine, mon Puceau sur les talons. Le studio que j'avais réservé n'était pas loin, on pouvait donc s'y rendre à pieds. Je lui tendis un biscuit, en marchant.

« Tu sais, c'est un sale moment à passer seulement si tu décides que ça te troue l'cul » lui dis-je, en croquant dans un gâteau. « Si tu pars du principe que tu vas te marrer en faisant tout ça, ça s'ra l'cas, et tu pourras en profiter à fond la caisse ».

Je mâchai, la bouche à moitié ouverte, et enchaînai, en lui jetant un coup d’œil de côté : « Oublie pas qu'après, toi aussi tu pourras dire tout ça à ton Puceau ! »

C'était sans doute la meilleure partie, à mon sens. Je n'avais jamais connu d'autres étapes, puisque les 6 Anciens dont je faisais partie avaient inventé de toutes parts le système du Baptême, mais modeler une nouvelle recrue à l'esprit Rho Kappa, c'était vraiment ce que je préférais !
Nous arrivâmes rapidement devant le Bâtiment des Alpha Psi. J'avais loué un studio chez eux, et le photographe qui ferait la séance photo était un élève du lycée, lui aussi. De quoi mettre Sieg' en confiance... ou pas ! Une fois devant la porte du studio, je toquai, puis me tournai vers mon Puceau.

« C'est le moment de partir en courant, si tu décides que notre Confrérie n'est pas assez bien pour toi » lui annonçai-je, tandis qu'on entendait des pas de l'autre côté de la porte.


Revenir en haut Aller en bas

Invité

Invité



MessageSujet: Re: Rainbow Dash se met à nu. Sieg' ♥    Ven 15 Aoû - 23:03

Ce pays était cinglé. Juste cinglé. Comme cette ville à l’ambiance dégradée. Et cette école dépravée, ainsi que cette confrérie de cinglé dans laquelle il souhaitait entrer au début de l’année. C’était juste par amour du sport et par curiosité aussi. Mais étant un… heum… un puceau, il se rendait compte à présent qu’il avait mis les pieds dans un énorme piège : celui de la pure débauche et de la bêtise. Lui, si raisonnable, réservé et –parfois- timide, s’était laissé prendre à un bien étrange jeu : devenir le clébard d’un autre avant de devenir l’un des leurs… que cela signifiait-il ? Beaucoup de choses. Des épreuves. Un type qui boit « en son honneur ». Un club de cinglés dissimulés dans une salle secrète. Rien que ça. Ces américains avaient un soucis. Un énorme…
Mais pourquoi ne pas fuir ? Pourquoi rester dans une chambre à deux lits et partager dorénavant son quotidien avec un autre Rho Kappa ? Amour du risque et curiosité jouaient un rôle dans cette étrange histoire. En France, jamais personne ne s’était intéressé à lui. Et lui, n’avait jamais amorcé un pas vers ce genre de personne. Autant dire que sa situation actuelle contrastait avec ses habitudes. Ah ! Au diable la France ! Bon vent les journées longues et monotones… voyons ce qu’il se passe dans cette confrérie bizarre !
Il avait décidé de déménager dans cette chambre mais n’avait pas complètement quitté l’appartement de Conny, la fille du patron du ranch dans lequel il a travaillé durant deux ans. Quelques effets personnels étaient restés là bas. Certaines choses devaient rester privées… avec les RK, pas d’intimité.
Siegfried avait déjà fait la connaissance de tous les membres de la confrérie. Leurs chefs. Les Baptisés. Les Puceaux. Devant ce petit groupe de personne, assis à leur table et équipé de leur chope de bière, il s’était bien demandé lequel d’entre eux allait s’incommoder de ce pov’ débile d’étranger, bouffeur de baguette trempée au Bourgogne. La réponse se résumé en deux mots. Trey et Seyton. Ou encore plus court : Anko. Il n’avait jamais vu quelqu’un boire six chopes de bière à une telle vitesse. Et si les ennuis du jeune cavalier étaient proportionnels à la vitesse d’ingurgitation du Rho Kappa, il n’allait pas s’ennuyer dans cette confrérie.
Au moins, leurs lits étaient confortables. La veille, Siegfried s’était allongé sur son lit en se demandant bien quelle épreuve lui tomberait dessus. Cracher dans une boisson et la boire ? Marcher pied nu dans la rue ? Heum…. Quelque chose lui disait  que ses défis là n’étaient pas assez osés pour un RK. Il se mit alors à penser à d’autres épreuves moins facile et plus audacieuses. C’est ainsi qu’il chercha le sommeil et le trouva.

PCHHHHHHHHHHHH !
Sursaut immédiat. Le jeune français se redresse comme un diable sortant de sa boite. MERDE ! Qu’est ce qu’il se passe putain ? Le bruit strident lui avait arraché les tympans. Il tourna la tête vers l’enfoiré qui avait  osé le éveiller ainsi. Ho mais quelle surprise ! C’est le…

« Trey… » murmura t-il, d’un ton véritablement exaspéré.
« Bah alors ma poule, bien dormi ? Il est 6H04..
- Sans dec, j’avais pas remarqué !
Lacha le français, ce à quoi ce ricain ne répondit rien.
- … t’as dix minutes pour sortir de ton pieu et t’habiller. Ce matin, toi et moi, on commence les 50 travaux ! »

Ho non... les 50 travaux. Ces trucs immondes et délirants ! Ces épreuves qui mettront sa dignité à feu et à sang ! et puis.. Sortir de son pieu… mais pourquoi à ce mot là -pieu- il se sentit mal à l’aise… il faut dire qu’avant le réveil, ses petits rêves n’avaient rien d’innocent. Sans doute l’envie de deviner les épreuves. Ca, c’était… c’était mauvais. Et son subconscient qui se remplis d’images fort « agitées ». Et audacieuses. Et cela, son corps avait réussis à l’exprimer. Il baisse la tête, sentant un truc dur entre ses jambes. MERDE. Il cacha cela vite fait avec ses couvertures mais son mentor avait sans doute aperçut CA ! En tout cas, il était chaud pour le faire sortir du lit.

« Ah, et autant te le dire totu de suite, ma petite Rainbow Dash… »
. Grognement et lancer d’oreiller à la tête de Trey en entandant ce surnom débile.
«  Ne m’appelle pas comme ça putain ! » râla t-il en se cachant sous les couvertures. Mais la suite le fit réagir.
« Quand je te dis t’habiller, c’est surtout pour l’expression... »
« Tsssssk, ça veut dire quoi ça… ».
« En fait tu peux rester à poil. »
« Ca te plairait ça, hein. »
« Ton premier travail en tant que puceau sera de faire des photos aguicheuses de toi pour ensuite les placarder partout  dans le lycée ; Juste à temps pour la rentrée. Génial non ?! »

Génial ? Comment ça génial ? Au fil de ses paroles, Siegfried s’était  redressé et l’avait observé attentivement. Ses yeux auraient pu le mitrailler du regard. Mais il se contenta de répondre un sec « Génial ». Afin de l’achever, son mentor rajouta d’un ton encore plus guilleret « J’ai réservé un studio photo, on doit y être dans une demi-heure ! Je t’attends dans la cuisine ! Tchou ! »
Le jeune français leva les yeux au ciel et se leva en attrapant ses vêtements de la veille en vitesse. Dans sa hâte, il mit son tee-shirt à l’effigie de Linkin Park à l’envers. Le jeune homme entra en cuisine et prépara un café en vitesse grand V.

« Ce que je ne comprends pas dans cette confrérie, c’est que les épreuves ne sont même pas sportives. » soupira-t-il en espérant que sa trique ne descende d’un étage. S’il devait faire une séance photo à poil, il espérait ranger son attirail pour éviter les commentaires de ses futurs potes. Et inutile d’imaginer comment sa mère allait le prendre. Une ou deux photos sur son instagram et c’est la fin. Mais bon, n’était-ce pas la mentalité des Rho Kappa ? On l’avait prévenu que ces types étaient cinglés… et puis un jour, il pourrait s’offrir un puceau bien à lui, histoire de se venger dessus. Haaaa, s’il pouvait passer cinq minutes aux toilettes, histoire de faire baisser la pression de son futal ! Mais le problème était que le temps filait vite ! Il regarde à nouveau l’heure et se dit à lui-même que les aiguilles devaient se foutre de leurs gueules parce que dix putains de minutes s’étaient écoulées. En regardant l’heure, Siegfried avait enlevé son tee shirt pour le remettre à l’endroit mais le matin, ses neurones ne fonctionnaient pas. Aussi, il balança le vêtement dans la poubelle.

« Puis zut, j’y vais comme ça. Autant commencer le strip-tease immédiatement ! ».

Revenir en haut Aller en bas

Invité

Invité



MessageSujet: Rainbow Dash se met à nu. Sieg' ♥    Mar 12 Aoû - 22:10


Aujourd'hui était un jour important pour mon Puceau. Il allait commencer, en ma compagnie, les 50 Travaux d'Arès et d'Artémis. Etape absolument essentielle pour devenir un Baptisé, au sein de la Confrérie. Au début, le jeune homme m'avait semblé vraiment très récalcitrant... ce pourquoi j'avais fait le choix de boire comme un porc - ou pas - pour devenir son Mentor. Moi, Anko, j'allais dompter ce petit bâtard de français en moins de deux.
J'avais choisi aux cartes une des épreuves avec Matt', afin que le hasard décide à quelle sauce il allait être mangé. Le Destin avait choisi celle-ci : " Faire des photos aguichantes de soi et les placarder sur tous les placards de l’école ". Bien entendu, Matthew et moi nous étions pliés en deux de rire en imaginant mon Puceau dans un rôle pareil, mais cela n'en serait que plus amusant.

Ce matin-là, il devait être 6 heures lorsque je débarquai dans sa chambre. La rentrée avait lieu dans deux jours, les vacances étaient par conséquent terminées et il était plus que temps qu'on s'y mette, tous les deux. A pas de loups, je m'approchai de son lit... une petite surprise à la main. Les réveils en douceur, ce n'était clairement pas dans l'esprit Rho Kappa ! Mon index appuya sur la bombe que je tenais en main, et une sonnerie effroyable retentit dans toute la pièce, m'explosant au passage les oreilles. C'est que ça allait fort, ces conneries ! Mon Puceau ne manquerait pas d'apprécier le réveil, j'en étais persuadé.

" Bah alors ma poule, bien dormi ?! " lançai-je d'un air joyeux en voyant sa réaction. " Il est 6h04, t'as 10 minutes pour sortir de ton pieu et t'habiller ! Ce matin, toi et moi, on commence les 50 Travaux ! "

J'avais un sourire jusqu'aux oreilles... c'est que ça me faisait toujours plaisir de réveiller personnellement mes Puceaux pour leur annoncer des nouvelles pareilles !

" Ah, et autant te le dire tout de suite, ma petite Rainbow Dash *... quand je dis t'habiller, c'est surtout pour l'expression. En fait, tu peux rester à poil. Ton premier Travail en temps que Puceau sera de faire des photos aguicheuses de toi pour ensuite les placarder partout dans le lycée. Juste à temps pour la rentrée, génial non ?! " ajoutai-je en éclatant d'un rire gras et tonitruant. " J'ai réservé un studio photo, on doit y être dans une demi-heure ! "

La plupart des lycéens traversent ce passage de leur vie comme s'il s'agissait d'une épreuve ultime, et n'en gardent au final pas de souvenir vraiment marquant. Cela ne serait certainement pas le cas de mon Puceau. Et en l'honneur de son Sobriquet, inspiré d'un des My Little Pony - le, enfin la sportive évidemment -, on avait prévu avec Matt' de la peinture de toutes les couleurs et des ailes. Je sentais qu'on allait bien s'amuser, si Sieg' faisait preuve d'un peu d'autodérision. Ce que j'espérais, évidemment ! Pour ma part, j'étais en pantalon de survet' et marcel noir, comme 95 pourcents du temps pendant les vacances.

" Je t'attends dans la cuisine ! Tchou ! "

* Rainbow Dash :
 
Revenir en haut Aller en bas


Contenu sponsorisé



MessageSujet: Re: Rainbow Dash se met à nu. Sieg' ♥    

Revenir en haut Aller en bas
 
Rainbow Dash se met à nu. Sieg' ♥
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» My Little Poney and Big poney
» Rainbow Dash, plus rapide que le vent
» Rainbow Dash | L'élément de Loyauté | FINIS
» Liquid Rainbow...♪ |libre|
» Rainbow Quest

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Wynwood University :: Our memories :: Our Memories :: Rps à archiver :: Rps terminés-
Sauter vers: