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 T'aurai du me laisser me débrouiller .. [Ulrik ♥]

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MessageSujet: Re: T'aurai du me laisser me débrouiller .. [Ulrik ♥]    Jeu 14 Aoû - 21:23

Merci ?Ft Ulrik
Elle avait peur. Fawn avait même très, très peur. Oui, elle avait peur pour la bonne, simple et unique raison qu'elle savait que ce genre de situation pouvait mal tourner. Et en général, la situation dans laquelle elle se trouvait avait, disons, quatre vingt dix huit pour-cent de chances de mal tourner et elle était bien placé pour le savoir. Avec ce qui lui était arrivée, la rouquine avait pris l'habitude de faire attention aux gens qu'elle croisait dans la rue, ou à ceux qui s'adressaient à elle ou même à cru qui ne faisaient que la regarder. C'était vidé devenu obsessionnelle, invivable. Pour elle, pour son entourage. Une vie faite de peur et d'angoisse qu'ils avaient tout fait pour oublier mais les efforts exécutés semblaient vains à présent que tout refaisait surface.
Parce que oui, tout revenait. Chaque petit détail, chaque petit bruit, chaque phrase, exactement dans l'ordre où elles avaient été prononcées durant l'horreur qu'elle avait vécu mais il y en avait une ! Une seule sur laquelle elle butait et qui résonnait dans sa tête comme l'écho. Ce fameux "Ne t'en fais pas, Fawn. Tout va très bien se passer". Non, non et non, rien n'allait pas "très bien se passer" . C'était faux. Elle l'avait du à l'instant où il était entré. À l'instant même.

La québécoise était tétanisée. Véritablement figée. Elle peinait carrément à retenir ses mains pâles de trembler. Elle avait énormément de mal à contenir ses émotions, à contenir les larmes qui lui montaient aux yeux, à empêcher la goutte sueur de glisser le long de sa colonne vertébrale.
Bêtement, elle cherchait tout de même des yeux quelque chose à quoi se raccrocher. Quelque chose ou quelqu'un. Mais personne. Personne n'était la. Elle était seule. Seule avec eux, seule avec son triste sort. Elle ne pouvait pas cacher sa peur, elle était une personne trop entière. Elle ne pouvait tellement rien cacher que son "agresseur", qui ne cessait de la regarder, s'aperçut de son léger tremblement et ne se gêna pas pour s'en moquer. Loin de la. Il ricanait. Il ricanait le visage proche de celui de l'adolescente et les effluves d'alcool venaient chatouiller ses narines à chaque fois qu'il ouvrait la bouche.

"T'es sourde ou quoi ? On t'as demandé quelque chose m'semble ! Ton téléphone et ton collier ! Bouge toi, on a pas que ça à faire !"

Bouger. Bouger était un mot que là, elle ne comprenait plus. Parce que, tout simplement, elle n'était plus en mesure de faire. La seule chose qu'elle était encore en mesure d'exécuter c'était des balbutiements pratiquement incompréhensibles. Elle suppliait. C'était tout ce qu'elle pouvait faire et tout ce qu'elle pouvait espérer qui fonctionne. Elle rêvait. Ces types là, ce n'était pas avec des Pitié ou autre qu'on pouvait les convaincre. Loin de la.
Elle était dans la merde, et forcée d'obéir. Mais son incapacité à réagir n'aidait pas à calmer les trois hommes malintentionnés. Toujours plus pressé, celui qui la tenait la secoua un peu sous les ordres de son acolyte. Puis, brutalement, il tenta d'attraper le collier en or qui ornait le coup de Fawn quand ils furent interrompu par ... Des gens. Une bande de gens, que la rouquine n'aperçut que lorsqu'une voix masculine interpella par un "Hey Mindy ! Tu t'es fais des potes ?"
De quoi ? Mindy ... Non, la il devait y avoir une erreur mais la jeune fille ne pu pas relever "l'erreur". Tout ce qu'elle vit, c'était la panique subite sur le visage de celui qui la maltraitait presque et leur disparition pratiquement immédiate alors que la meute qui venait d'arriver faisait tout une sorte de vacarme, râler, téléphoner et autre. Ils venaient tous de la sauver, d'elle ne savait quel destin funeste. Mais elle ne pût toujours rien dire ou faire. La peur était toujours la en elle et l'empêchait de réagir. La pression, l'angoisse qu'elle avait accumulé s'échapper d'un coup sous la forme de larmes qui glissaient sur ses jours à une fréquence impressionnante. Ses yeux humides fixaient un point invisible sur le mur en face d'elle, quand une main plutôt fermé la saisi et la tirèrent au bout de la ruelle, vers la grande avenue. Une fois cela fait, cette même main la fit, on ne sait trop par quel moyen, assoir sur le trottoir avant de la sermonner. La voix qui retentissait dans ses oreilles la fit réagir.

Hésitante et encore sur le choque elle leva la tête. Devant elle, non pas un adulte rempli d'alcool qui lui voulait du mal mais un jeune aux alentours du même âge qu'elle, l'air furax mais surtout rempli de pitié. Comment elle avait fait pour se mettre dans un pétrin pareil ? Elle n'avait rien fait justement. Elle n'avait fait que traverser une petite ruelle, pour essayer de rentrer au lycée dans lequel elle s'apprêtait à faire sa rentrée. À par cela, rien. Elle n'avait même pas provoqué ou mal parlé à ces types, ce n'était pas son genre. Loin de la.
Puis d'un coup, elle se rendit compte. Elle remarqua qu'elle était sortie d'affaire, qu'il n'y avait plus de danger et qu'elle était en sécurité. Les pleurs reprirent de plus belles. Elle pleurait, en silence. Pas un bruit, juste des larmes. Le regard rivés sur son ... Sauveur, elle pleurait. Incapable de dire quoi que ce soit. Si ce n'était des morceaux de phrases.

"J'ai ... Marché ... Je voulais juste ... Ils voulaient mon téléphone mais ... Ma sœur m'attendait ... "

Ce qu'elle voulait dire, c'était qu'elle voulait juste rentrer et qu'en traversant la ruelle en songeant à un raccourci, elle était tombée sur eux, puis ils avaient voulu son téléphone et son bijoux, mais que sa sœur l'attendait. Voilà ce qu'elle voulait dire. Rien de bien compliqué.
Stop.
Pause.
La elle tiltait ! Ce gars, ce jeune garçon, lui avait épargné une chose des plus horribles et comme une cruche elle ne l'avait même pas remercier, ni montré de signe de reconnaissance. Il aurait pu avoir des problèmes mais non, il avait agit. Pourquoi ? Personne ne faisait jamais vraiment attention à elle, alors pourquoi ?

"Je suis ... Désolée ... M ... M-Merci .. Je ... Je m'appelle Fawn .. Ne me gronde pas, j'ai pas fais exprès, c'était pas ma faute et ..."

Elle s'arrêta. Ne sachant plus quoi dire pour sa défense. Elle avait l'impression d'être une enfant de cinq ans obligé de se justifier après une bêtise. Et c'était ce qu'elle était. Une gamine.
D'une main toujours tremblotante, elle s'essuya les joues. Les gestes étaient maladroits et enfantins. Et ses yeux toujours légèrement humide regardait vers l'adolescent, sans vraiment le voir. Dans son autre main, son téléphone ne cessait de vibrer en signe de messages et sonner en signe d'appels. En fait, pendant tout le temps de l'agression, il avait sonné. Sans arrêt. Encore et toujours. Hésitante, elle appuya sur le bouton "d'éveil" de son smart phone. Dix appels manqués, une quinzaine de messages. Bambi était inquiète. Très inquiète. C'était un miracle si elle n'avait pas déjà appelé la police. Fawn, presque apeurée ne savait pas si elle devait appeler maintenant et quand une nouvelle fois, le numéro de sa sœur apparu, elle resta figée, le doigt très peu assuré, mais elle décrocha. Et la, catastrophe. Si l'une était très remontée, l'autre se faisait toute petite, s'excusa des milliers de fois, affirma qu'elle allait bien, et qu'elle était en sécurité. Qu'elle lui raconterait en arrivant et raccrocha.
Bêtement, elle baissa les yeux face au poids du regard que posait sur elle l'adolescent. Elle se sentait honteuse comme chaque fois qu'elle se faisait sermonner. Elle ne savait pas quoi lui dire, et se mordillait la lèvre en signe de nervosité. Était ce de la timidité ?


(c) Sashette
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MessageSujet: Re: T'aurai du me laisser me débrouiller .. [Ulrik ♥]    Jeu 14 Aoû - 15:49


© Yamashita sur épicode

« Étape 1 : faire diversion »



ft. Fawn La Quiche


Je fourrais tout le temps, absolument tout le temps, mon nez partout. Quel gros défaut qu'est la curiosité, mais c'était comme une impulsion soudaine, et encore aujourd'hui cela aurait pu me porter préjudice.

C'était une journée magnifique, tant à la météo qu'à mon humeur enjouée au réveil. Passée cette phase de nostalgie ! Le manque de la famille et du pays étaient verte encore présents, mais je m'adaptais à mon émancipation. Seul en Amérique, j'allais pouvoir assouvir mes envie de connaissances et de voyage. J'adorais déjà les États-Unis, même si je n'étais même pas là depuis un mois. Les cours n'avaient pas débutés, alors je profitais des vacances pour me faire plaisir. Au menu du jour, une ballade, tout simplement. J'enfilai un tee-shirt très large, à la dernière mode bien sûr, avec un short en jean et des Vans. Je rajoutais un bandeau sur le front, histoire d'avoir un style un poil plus original, et je me dirigeais tranquillement vers la plage.
J'avais fais pas mal de rencontres depuis mon arrivée, mais rien d'extraordinaire selon moi. J'attendais de découvrir mes camarades de classe et peut-être même mes confrères et consœurs de confrérie. Wynwood High School, l'école que j'allais fréquenter, était réputée pour ses confréries épiques. Curieux comme pas deux, je les connaissais déjà toutes, tout comme les plans des bâtiments et une bonne partie du programme scolaire. A oui, car en plus d'être surdoué j'étais un peu toqué sur les bords. J'étais partant pour une année de cours, qui en fait serait moins tendue que les vacances.
J'avais reçu une bourse d'étude, qui me servirait énormément car pour l'instant je roulais sur mes économies. L'argent était à peu près ma seule inquiétude du moment. D'ailleurs, une fois arrivé à la plage, j'ai du m'éloigner rapidement des boutiques balnéaires pour ne pas craquer et encore dépenser. Je me contentai plutôt d'aller le commander un coca dans un bar. Accoudé à siroter mon bar en admirant la mer, je fus interrompu par une beauté aux cheveux flamboyants. Je tournai un regard étonné, voyant le sourire illuminé du canon.

-T'es mignon toi, à prendre un coca ! me lança-t-elle avec un clin d'œil complice.

Mon regard vira jusqu'à son mojito qu'elle sirotait joyeusement. J'étais presque sûr que légalement elle n'avait pas le droit de boire de l'alcool, mais le barman faisait comme si de rien n'était. Car il était clair qu'elle n'avait pas 21 ans. La belle rousse me tendit discrètement son verre, et je bus rapidement quelques gorgées. Je sentis le rhum glisser dans ma gorge, répandant une douce chaleur mélangée à la menthe. Je n'étais vraiment pas friand d'alcool, mais je ne refusais que rarement un verre, et cette fille à qui j'avais vraisemblablement tapé dans l'œil se plaisait à me faire partager sa boisson.
Je n'avais jamais été bourré, je m'étais fais une promesse - je dirais même un commandement, d'être toujours en possession de des moyens psychiques. Un verre passait, le deuxième à la rigueur, mais jamais plus. Mes parents seraient fiers !

Après avoir terminé le cocktail, la jeune inconnue me balada sur les bords de plage, au travers des petites rues de Miami, et cætera ... Nous arrivâmes jusqu'à un petit parc citadin, composé de quelques arbres couvrant de leurs ombres rafraîchissantes des échiquiers de rue. Le premier était fracassé et couvert de tags, le second utilisé par deux vieilles mexicaines qui ne jouaient pas mais discutaient bruyamment en espagnol, et sur le troisième se tenait un homme âgé qui nous regardait avec une bienveillance presque désagréable. Lorsqu'il nous proposa une partie d'échecs, la rousse lui répondit avec désinvolture que c'était un jeu d'ancêtres, et que les jeunes s'en fichaient éperdument. J'aurais pu dire tout le contraire mais je préférais rester en compagnie d'une jolie demoiselle plutôt que de montrer mes capacités intellectuelles. La voix de la raison se taisait pour une fois !

Je quittais ensuite la dénommée Mindy - les rues ne sont pas sûres pour une jolie fille, avait-elle dit en plaisantant ; puis elle s'en était allée, me faisant promettre que l'on se reverrait. Ayant mémorisé le chemin du retour, je me suis laissé à flâner doucement dans le parc, jusqu'à tomber à nouveau face au joueur d'échec. Je relevai cette fois le défie. En tant que petit génie, c'était une évidence que je m'étais fortement entrainé à ce jeu de logique. Mais je n'étais pas le meilleur, loin de là.
J'avais les noirs, lui les blancs, et c'était parti pour un affrontement de stratégies. J'utilisais une technique vieille comme le monde : créer une diversion, pour mieux attaquer avec une panoplie de pièce. Mais l'ancêtre était un bon joueur également, et la partie s'éternisa un moment.
Concentré, je me rendis compte que le soleil avait largement entamé sa descente qu'une fois que mes valeureux cavaliers aient mis échec et mat mon adversaire. La nuit n'allait pas tarder, il fallait que je me dépêche !

Miami était certes une très belle ville, mais également un des plus gros nids de délinquance aux USA, ce que ma mère m'avait amplement répété avant de partir. Sa voix me résonnait dans le crâne alors que je remontais l'avenue d'un pas pressé. Mon pas était pressé, mais mon cerveau, lui, s'attardait sur chaque détails. Une femme déséquilibrée sur des hauts talons, une boutique avec une faute d'orthographe dans l'enseigne, une ruelle où des jeunes se disputaient, et ... Oh !
Mon cerveau se mit en alerte. Je revins sur mes pas et jetai un coup d'œil plus attentif dans la petite rue. C'était un raccourci entre deux avenues, très mal éclairé. Le coin le plus typique pour les agressions. Et ce que j'avais sous les yeux ... Oh non, une jeune fille était à la merci de deux clochards, ou je ne sais qui, mais pas des enfants de cœur.
Je n'étais pas un chevalier servant, ni même un maître de Kung-du capable de sauver la demoiselle, mais je ne pouvais la laisser comme cela. Le temps était compté ! Une agression pouvait avoir lieu en l'espace de quelques secondes, mais les séquelles pouvaient durer toute une vie. Il fallait que je réfléchisse, mais je n'avais pas beaucoup de temps, ni de marge d'erreur.
C'est comme une partie d'échec, me dis-je en tentant de me concentrer. Mais je ne peux pas sacrifier de pièce cette fois. Mais il me fallait des pièces, c'est ça la solution !
Je me tournai, me retournai, cherchant quelque chose qui pourrait me convenir. Là !
Cachant la panique sur mon visage, je courus dans la direction d'un groupe de trentenaires enjoués. Si je leur demandais de venir aider d'une agression, ils pourraient juste continuer leur route. La plupart des gens ne se mouillaient pas dans ce genre d'histoire, de peur de représailles. Mais je pris mon air le plus enfantin pour trouver une distraction. Dans le groupe d'amis, qui ressemblait un peu à la bande de Friends ou de How I met your mother, avec dans le lot un géant tout en muscles. Parfait !

Excusez moi ! J'ai besoin d'un coup de main ! Je suis très en retard alors je voudrait couper par l'avenue mais ... Enfin je veux pas aller seul dans la ruelle, ça fait peur.

La crédibilité fut suffisante pour qu'une des femmes se prennent d'amour maternel pour moi et convint ses amis de m'accompagner. Je me pressais dans la ruelle, attirant le regard des deux agresseurs et de la victime. C'était une jeune adolescente d'à peu près mon âge, les cheveux longs et roux et le regard paniqué. Une proie idéale, avaient dû se dire les deux délinquants. Ni une ni deux j'accourus près d'elle en criant :

Eh Mindy ! Tu t'es fais des potes ?

Je savais très bien que ce n'était pas la rousse que j'avais rencontré, mais ce mensonge sembla déconcerter tous les spectateurs. Montagne de muscles s'approcha des deux hommes, tandis que deux des femmes criaient des injures et qu'un homme sortit son téléphone. Les agresseurs comprirent que le vent avait tourné et s'éloignèrent à vitesse grand V. Je remerciai très rapidement les adultes, attrapai la fille par le bras sans lui laisser le temps de souffler et la trainai sur l'avenue. Je n'attendais pas qu'elle puisse dire, penser ou même respirer que je la fis asseoir sur le trottoir. Un rapide examen visuel : le visage dans un état de choc, le cou rougi - on avait du tirer sur son collier, et les vêtements fripés ... Elle semblait surtout atteinte psychologiquement. Je voulus lui jeter un regard compatissant mais je ressentais surtout de la pitié.

Comment as-tu pu te fourrer dans cette situation !?



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MessageSujet: T'aurai du me laisser me débrouiller .. [Ulrik ♥]    Mar 12 Aoû - 18:37

DangerFt Ulrik

Miami c'était un espèce de paradis sur terre, il n'y avait pas à chier. La petite rouquine n'était la que depuis trois jours et pourtant, elle se sentait plutôt bien. C'était étonnant d'ailleurs. Elle qui avait toujours eu beaucoup de mal a s'intégrer ... Enfin ... On pouvait pas vraiment dire que là, c'était ce qu'elle avait fait hein. On pouvait pas vraiment parler d'intégration parce que les seules -la seule- personnes à qui elle avait parlé c'était sa soeur, et si on les comptait, les vendeurs de certaines boutiques. Oui, ça ne faisait pas beaucoup, mais la rentrée n'avait pas encore eu lieu, et puis ça lui ressemblait bien de toute façon. C'était elle tout craché. Le silence, la distance, la froideur. Il n'y avait pas de doute. Et puis, ce n'était pas comme si ça la dérangeait hein. Elle, ça lui allait parfaitement. M'enfin. Pour en revenir sur la ville dans laquelle elle avait débarqué, oui c'était vraiment parfait. Tous les éléments étaient réunis pour procurer de la joie, du bonheur et le sourire aux habitants. Bien évidemment, Fawn n'était pas stupide, elle savait que quelque part, partis tous ces gens, il y en avait des malheureux. Des personnes à qui les rayons du soleil ne rendent pas la vie meilleure. Des personnes pour qui rien ne va plus. Des personnes qui se retrouvent seules. C'était triste, mais c'était comme cela. Personne ne pouvait y faire quelque chose. Et ça, c'était le centre de truc qui la rendait triste. Parce que, elle s'y identifiait. Ouais. Elle s'identifiait à ces gens qui vivent des choses compliqués ou qui en ont vécu. C'est dur de perdre quelqu'un, ou de faire face à des ruptures ou des agressions. Mais, si elle avait bien retenu quelque chose de ses problèmes et de ceux de sa soeur, c'est que, quoi qu'il se passe, il y a toujours quelqu'un pour nous. Elle le savait et avait pour preuve sa propre famille. C'est toujours ça de gagner, hein.

Depuis qu'elle était là, elle n'avait fait que sortir avec sa jumelle. Enfin, sortir, pour elle, ça voulait juste dire faire les magasins, acheter des trucs, manger des glaces et regarder la mer. Parce que oui, regarder la mer, elle adorait ça, elle aimait rester assise des heures face à l'immense étendue bleue devant elle. C'était paisible et calme. Surtout en fin de journée. Elle regretter toujours de devoir rentrer avant le coucher du soleil, mais c'était obligé. Bambi devait veiller sur elle, alors la laisser seule en ville le soir, n'était pas une excellente idée. Ses parents avaient été formels la dessus. A la moindre bêtise, Fawn retournerait à Québec. C'était pas pour être méchant, juste qu'après ce qui lui était arrivé, ni eux, ni Bambi, ni elle ne voulaient courir de risque. Et c'était préférable. Revivre ce qu'elle avait vécu serait trop dur. Une fois était largement suffisante.
Et pourtant.
Là, spécialement aujourd'hui, c'était à croire que la jeune fille n'avait pas retenu la leçon. Quelle idée de sortir seule dans une ville qui lui était inconnue, juste sous prétexte qu'elle voulait vraiment aller dehors. Au début, on n'y voyait aucun problème. Après tout, qu'est-ce qu'elle risquait en plein jour. Rien du tout. Non vraiment rien. Pas tant qu'elle rentrait avant sept heures. C'était les instructions de sa soeur. Autrement, elle se ferait défoncer. Elle le savait. Mais mademoiselle étant têtue, et surtout très rêveuse, avait vite été prise de court par le temps. Comme si elle n'aurait pas pu attendre un jour, que sa soeur se rétablisse de la veille. Un petit rhum de rien du tout. C'était pas grand chose, ça partait vite. Mais non. Fawn voulait absolument sortir. Profiter des quelques jours avant la rentrée officielle. Et même si Bambi n'était pas trop, trop d'accord au début, ça avait été sans compter sur la bouille d'ange de la rouquine pour lui faire changer d'avis. Ah ! Ça si elle en profitait de son joli minois !

Elle avait essayé hein ! Elle avait vraiment fait tout son possible pour mémoriser les lieux, les rues ou même les places par lesquels elle passait, mais, sa mémoire était tellement semblable à une passoire qu'il n'avait suffit que d'une glace et de quelques heures le cul dans le sable à ne penser à rien pour qu'elle oublie tout. Ça c'était plus que ballot. Sur le coup, elle ne s'en soucia pas plus que cela puisque, il faisait encore jour et que repasser devant le glacier par où elle était arrivée, n'avait pas été bien compliqué, c'était après la rue suivante que l'angoisse avait commencé à s'emparer d'elle ... Et là, catastrophe. Apocalypse. Fin du monde.
Accrochée à son téléphone, elle n'avait cessé de composer le numéro de sa soeur jusqu'à ce que celle ci réponde. Une fois au bout du fil, Bambi ne s'était pas retenue de la sermonner mais Fawn savait que c'était pas inquiétude, elle ne voulait pas être méchante. L'une était plus responsable que l'autre, voilà tout. Et heureusement.
"Bon, écoute ! Dis moi où tu es, je viens ! Mais ne bouge pas !
-Non, non ! Tu ne sors pas. Tu peux juste m'indiquer le chemin, je peux me débrouille hein ...
-Tu plaisantes là ? Tu te perds, et tu me dis que tu peux te débrouiller ?
-Ah ! Ça y est ! J'ai trouvé ! C'est bon Bambi, t'inquiète pas ! Je te laisse, surtout ne bouge pas je vais pas tarder, tu vois, que je pouvais y arriver seule !
-Tu te fou de m..."
Bip,Bip,Bip.

Oui, oui. Fawn venait de mentir, et pour ne rien arranger, de raccrocher au nez de sa soeur. Elle ne voulait en aucun la déranger. Après ce coup de fil, la rouquine ne pu retenir l'envie de lui envoyer un message dans lequel elle lui disait qu'il ne fallait vraiment pas qu'elle s'inquiète, qu'elle avait trouvé son chemin et que tout allait bien. Menteuse, menteuse et menteuse. Elle détestait avoir à faire cela, vraiment. Elle ne le faisait d'ailleurs jamais, c'était une des rares fois où elle avait recourt à cette méthode. En fait, si elle devait mentir, elle le faisait par téléphone parce que en face à face, ça ne marchait jamais. Elle était trop nulle dans ce domaine, surtout quand c'était à sa soeur qu'elle dissimulait la vérité.
Pour l'instant, elle se sentait bizarre et pourtant très enthousiaste. Elle avait peur, c'était vrai et elle l'admettait, mais elle voulait vraiment faire les choses seules. Elle ne se marierait pas avec Bambi et celle ci ne serait donc toujours pas là pour elle. Il fallait qu'elle s'émancipe un peu, qu'elle mûrisse. Et c'était l'occasion rêvée !

La jeune fille regardait l'heure à peu près toutes les sept minutes et trouvait que le temps passait beaucoup trop rapidement. Le soleil avait bien entamé sa descente et dans quelques heures, Miami serait engloutie dans l'obscurité, elle devait faire vite. Voyant qu'elle ne s'en sortait pas beaucoup, elle envoya un nouveau message à sa soeur: "Bambi ... J'ai croisé une fille plutôt sympa et j'ai pris un café. J'arrive hein." Si sa soeur gobait ça ... Non, ça n'arriverait pas.
Là, Fawn commençait à perdre patience et décida de suivre son instinct, ce que, peut être, elle n'aurait pas du faire. En effet, celui ci, inconsciemment, la poussa à tourner à une intersection dont elle n'avait pas le moindre souvenir. En arrivant à la moitié de la ruelle, elle passa devant un espèce de chemin qui menait à une impasse et quand elle eut le malheur de jeter un coup d’œil discret, elle aperçut malgré elle, une silhouette, plusieurs même. Très vite, elle avait détourné le regard et accéléré le pas. Manque de pot, si elle l'avait vu, les trucs dans l'ombre aussi ne l'avaient pas manqué. Sans se retourner, elle continuait d'avancer quand elle entendit des pas derrière elle. Là, c'était la merde.
D'autant plus que très vite, les types qu'elle avait vu, se tenaient à sa hauteur. Son coeur s'emballa, et cognait contre sa poitrine à une telle vitesse qu'elle avait l'impression qu'il allait en sortir. Elle ne savait pas quoi faire. De toute façon, elle était incapable de réagir et quoi qu'elle tente, ça ne servirait à rien.

Alors qu'elle s'y attendait plus ou moins, l'inconnu lui attrapa le poignet et s'approcha de son visage en se penchant. Quand il ouvrit la bouche pour ricaner, Fawn fut en mesure de comprendre que cet homme était complètement bourré. Ça n'arrangeait pas son affaire. Pas du tout.
"Alors, ma jolie, t'allais où comme ça ?" . Le visage déjà blanc de la jeune fille était totalement livide, mais d'une voix qu'elle essayait d’empêcher de trembler elle déclara "Je ... Je cherchai mon chemin vers le lycée .. Euuuh ... Wynwood ... Et ...", elle n'eut pas le temps de finir sa phrase qu'une idée semblait traverser l'esprit de l'ivrogne puisqu'une nouvelle lueur imprégna son regard. Avant qu'il n'ait le temps de dire quoi que ce soit, l'un de ses collègues, lança "C'est bon, lâche là ! Qu'elle nous file juste son portable et on se casse !" Alors ça, c'était pas cool. Vraiment pas cool. Déjà qu'elle était paumée, si en plus elle devait refiler son téléphone, c'était la merde.
Elle avait peur et avait été seulement en mesure de murmurer Non ... Non, s'il vous plait ... J'en ai besoin ..."
Mais pourquoi elle avait dit ça ? Non, mais sérieux ! Qu'est-ce que ces types en avaient à foutre de savoir si elle en avait besoin ou pas ? Vraiment ! Tout le monde a besoin de son téléphone, c'est pas nouveau. C'était pas parce que elle, spécialement elle était dans la merde et que c'était sa roue de secours qu'ils allaient le lui laisser hein.
"Donne le nous et dépêche, c'est un conseil si tu veux pas plus d'ennui. Et ... C'est joli ça ! Ce collier là, donne aussi, on peut toujours en tirer un prix qui sait !"
C'était horrible, en quelques minutes elle revivait la scène. Ce qui lui était arrivée et qu'elle peinait à oublier refaisait surface. Elle venait de perdre toute contenance. Elle savait que résister était inutile. Sans voix, elle laissa perler une larme sur sa joue. C'était fini.

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MessageSujet: Re: T'aurai du me laisser me débrouiller .. [Ulrik ♥]    

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T'aurai du me laisser me débrouiller .. [Ulrik ♥]
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