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 "Alors ? Surprise ?", Retrouvailles Bambi & Fawn

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MessageSujet: Re: "Alors ? Surprise ?", Retrouvailles Bambi & Fawn    Dim 19 Oct - 22:06



"alors? surprise?" - retrouvailles
BAMBI & FAWN

Ma sœur, ma jumelle, ma frangine, ma moitié. Je n'y crois pas. Elle est venue ici, à Miami, pourquoi? Pour moi? Seule? Avec sa peur de l'inconnu et de la société? Elle m'épatera toujours, décidément. Je secoue la tête. La voilà la raison pour laquelle on a nos deux chiens. Qu'est-ce qu'on peut être bête parfois, on a la réponse sous les yeux mais on s'obstine à penser autrement. Toujours est-il que ça reste une surprise pour moi, très forte et tout aussi agréable. Je ne serai plus seule, je serai enfin moi-même de nouveau! Pas que je me sente seule ou délaissée, au contraire, je me sens très bien ici à Miami, mais on ne peut pas vivre longtemps sans sa moitié. Surtout que ça va faire bientôt 17 ans qu'on ne s'est pas quittées. Puis, ça me frappe. Je me recule un peu, et ça me tue. Ça fait trop longtemps que je ne l'ai pas tenue, et j'ai peur qu'elle ne s'évapore, disparaisse, ou que sais-je encore. Je fronce les sourcils et demande:

- Mais qu'est-ce qui t'as pris? Tu es folle ? Les parents savent au moins ?

- Bien sur, qu'ils le savent !

- Tant mieux, tu commençais vraiment à me manquer, tu sais. J'ai failli reprendre l'avion plusieurs fois.

- Tu me manquais aussi... Beaucoup trop, pour que je reste encore là-bas...

Des larmes se mettent à couler sur ses joues et je la serre fort. Je sais que ce sont des larmes de bonheur, mais mon épaule est quand même là pour les recueillir, comme toujours. Pas une seule de ces perles salées est tombée autre part que sur mes t-shirts. Une fois calmée, elle se recule, essuie les restes de ses larmes et inspire un bon coup. Je lui souris, prends la cage dans une main et entoure ses épaules de mon bras libre. Je suis tellement heureuse de l'avoir près de moi. On se dirige alors vers ma Jeep, dans laquelle je dépose délicatement les deux chiens et les valises de ma jumelle. Une fois ma sœur installée, j'ai à peine le temps de mettre le contact que je suis assaillie de questions:

- Bon, écoute, maintenant qu'on est là, je veux tout savoir ! C'est comment ici ? Et puis, tu t'es bien intégrée ? Personne ne t'embête au moins ?

Je ris. Je retrouve bien là ma Fawn!

- Eh bien ici c'est... Ensoleillé, chaud, et carrément à l'opposé du Québec. Les gens sont un peu superficiels, enfin je généralise, mais comme on se trouve dans une ville connue et en Floride, je pense que c'est normal que ce soit à 50% peuplé de bimbos et de playboys. Je lui lance un clin d’œil puis me reconcentre sur la route. Sinon, je suis plutôt pas mal intégrée. Pour ce qui est des personnes qui m'embêtent, rien que je ne puisse pas gérer, ne t'inquiète pas pour ça.

Et puis, spontanément, la rouquine à côté de moi lança:

- T'es toujours aussi jolie hein ! Papa et maman t'embrassent, tu leur manques... Mais ils tiennent le coup, ça risque d'être plus compliqué maintenant que je suis là... Et qu'ils sont seuls, mais bon...

- Eh bien, merci du compliment. Je souris en restant fixée sur la route. Et t'inquiète pas pour Papa et Maman, ils tiendront le coup, ils savent que c'est ce qu'il nous faut. Si ça peut te rassurer et alléger ta conscience, on se fera un skype dès que tu seras installée à Wynwood.

Le reste du voyage se passe sans encombres. En arrivant au lycée, on va dans le bureau du directeur pour faire les dernières mises à jour dans les papiers d'administration. Une fois les valises de la miss installées dans sa chambre et son casier aménagé comme elle le veut, je l'invite à aller visiter la confrérie. Quand on a fait le tour, on s'installe sur la terrasse, et j'entreprends de lui expliquer un peu le fonctionnement des confréries de WHS.

- Alors, tu as les Eta Iota, les populaires de Wynwood. Superficielles, égocentriques, attachées à leur apparence et changeant de mecs toutes les semaines, même si on dirait pas, elles ne sont pas toutes méchantes et complètement écervelées.
Ensuite, les Pi Sigma. Ce sont des EI version mecs. Playboys, briseurs de cœur, qui enchaînent les conquêtes et les soirées, ce sont aussi ceux qui aiment asseoir leur autorité. Fais attention en traînant autour d'eux, même s'ils ne sont pas tous méchants.
Les Alpha Psi, ou les artistes de Wynwood. Photographes, dessinateurs, musiciens, danseurs, tous les types d'art sont représentés au sein de cette confrérie.
Les Khi Omikron, curieux, intelligents et souvent introvertis, mais il ne faut pas croire que ce ne sont que des rats de bibliothèque! En fait, l'erreur qu'il ne faut pas faire, c'est stéréotyper les gens dans les confréries. Ce n'est pas parce qu'elle les représente qu'elle les délimite.
Les rebelles, marginaux et organisateurs de soirées mémorables sont dans la confrérie des Sigma Mu. Ne te laisse pas entraîner dans leurs plans douteux et très souvent foireux.
Les sportifs sont présents chez les Rho Kappa. Ils aiment les défis et n'ont pas peur du ridicule. Ils paraissent souvent fous mais la plupart sont inoffensifs, en théorie.
Et puis les Nu Zeta, les défenseurs de la planète, les écolos, les amoureux de la nature, les amis des animaux. On se sent généralement mieux en présence d'animaux que d'humains. Et puis ici, tout est écolo, des meubles aux choses qu'on mange et qu'on produit.
Tu pourras demander une confrérie dans quelques temps. Je ne veux pas influer sur ton choix, bien sûr, mais c'est vrai qu'ici on est bien. Je me sens dans mon élément, comme au Québec mais avec des gens de mon âge qui partagent mes idéaux. Et sinon, tu as bien sûr les Lambdas, sans confrérie.


Je la regarde et lui souris, heureuse de l'avoir près de moi.

Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: "Alors ? Surprise ?", Retrouvailles Bambi & Fawn    Lun 1 Sep - 17:54


Le vol, dans l'ensemble s'était bien passé. En fait, les seuls problèmes, ou petits soucis rencontrés s'étaient faits à l'arrivée. Lorsque Fawn avait dû traverser l'aéroport jusqu'au tapis des bagages. Elle avait à ce moment-là, ressentit un immense stress, elle avait eu cette impression désagréable que tous l'observaient, que tous la voulaient, que tous avaient de mauvaises intentions. Puis, en à peu près, cinq à sept minutes, elle avait repris le contrôle d'elle-même, le contrôle de son esprit, le contrôle de son angoisse. Pas parfaitement, mais suffisamment pour parvenir à se déplacer sans s'évanouir. C'était un progrès, léger, mais un progrès quand même. Un progrès qui en annonçait d'autre, dans l'avenir. Plus ou moins important, mais elle y croyait. Elle y croyait assez fortement pour se projeter plus tard. Pour se projeter dans l'avenir, sans son problème, sans sa maladie. Ouais, ça serait possible, un jour où l'autre ça arriverait. Et ce jour-ci, précisément, elle, mais aussi, sa sœur, ses parents, sa famille seraient heureux. Pleinement heureux. Ils pourront alors revivre normalement, comme avant l'incident. Et là, se serait parfait.

S'approchant de la sortie des sacs et autres affaires de passagers, la rouquine dissimulée sous un large chapeau et le visage encadré de ses longs cheveux roux posa les yeux sur l'écran de son smartphone pour envoyer un message à sa frangine. Une espèce d'sms révélateur. Pour savoir si elle était toujours aux tapis en train d'attendre la cage des chiens. En tapotant sur le clavier tactile, la Québécoise ne se dit qu'au moment où le message partait, qu'elle aurait peut-être du s'y prendre avant. Là, il y avait de fortes chances que celle qu'elle cherchait soit déjà partie et franchement, dans ce cas, elle était dans une sale merde. Par chance quelques secondes seulement après l'accusé de réception, le portable vibra de nouveau. C'était elle. Elle était encore là, son message l'indiquait. Sa jumelle arrivait à la sortie des bagages. Heureusement, elle avait été retenue par les douanes. Merci à eux ! Parce que oui, de là où elle était, elle la voyait. Elle la voyait s'approcher du tapis, elle la voyait s'apprêter à saisir la cage contenant les chiens. Elle la voyait toucher au but. D'un pas précipité, elle se faufila au travers de le groupe de gens sans se soucier de leur présence.

" Excuse-moi, mais ces chiens m'appartiennent !
- Je regrette, mais ce sont mes ch..."

La caisse à ses pieds, elle s'interrompt. Ça y était, elle était en train de percuter. Se relevant, elle se retrouva nez à nez avec Fawn, qui n'était pas censée être là, où elle était, d'où l'était de surprise dans laquelle se trouvait sa frangine. Étonnée, stupéfaite, choquée, sur le cul ... Et tout un tas d'autres adjectifs pouvaient qualifier l'expression qu'affichait le joli visage de l'adolescente. Fawn, elle, affiche un sourire nerveux, provoqué par le nombre de personnes qui l'entoure. Si sa peur s'estompait peu à peu, elle ne tarderait pas à refaire surface, une fois totalement parti. Mais c'était sans compter sur l'enthousiasme de Bambi qui après des petits cris stridents que la rouquine reconnaissaient parfaitement, se jeta à son cou, la serrant de toutes ses forces. Les deux québécoises partageaient un véritable moment de bonheur, c'était évident, ça sautait aux yeux. Des gens les regardaient des sourires amusés ou compréhensifs sur les lèvres. Des sourires que ni l'une, ni l'autre ne put voir.
Malgré toute l'émotion qui se dégageait du moment, Bambi, d'un coup, s'écarta de sa sœur, et d'un de ses regards sévères que Fawn avait trop bien eu le loisir de sentir sur elle, demanda : "Mais qu'est-ce qui t'as pris? Tu es folle ? Les parents savent au moins ?
-Bien sur, qu'ils le savent !
-Tant mieux, tu commençais vraiment à me manquer, tu sais. J'ai failli reprendre l'avion plusieurs fois.
-Tu me manquais aussi ... Beaucoup trop, pour que je reste encore là-bas .. "

Pour être sincère, ça oui, ça l'était. Les deux adolescentes ne s'étaient pas vues depuis plusieurs mois et c'était beaucoup trop pour elles qui, depuis toujours, avaient tout, absolument tout vécu et partagé ensemble. Là, au moins, elles étaient réunies et heureuses. Fawn, prise par un élan de bonheur incommensurable, n'avait pu retenir quelques larmes qui déferlaient bêtement sur ses joues. Elle se sentait stupide. Stupide, mais avec Bambi, elle n'en avait plus rien à faire. Elles s'étaient tous les deux vus dans les pires états qui existaient alors ... La retenue n'avait jamais été de rigueur entre elles.
Se répartissant les bagages qu'avait emportés avec elle la rouquine, les jeunes filles se dirigèrent vers le parking où attendait la Jeep de la petite brune. Une fois les sacs rangés à l'arrière et elles, installées devant, Fawn ne put se retenir.

"Bon, écoute, maintenant qu'on est là, je veux tout savoir ! C'est comment ici ? Et puis, tu t'es bien intégrée ? Personne ne t'embête au moins ?"

Les questions venaient spontanément. C'était tout naturel de demander si tout se passait bien. Fixant sa sœur pendant que celle-ci conduisait, elle remarqua à quel point, elle était magnifique. À quel point, elles se ressemblaient. À quel point, elle lui avait manqué !

"T'es toujours aussi jolie hein ! Papa et maman t'embrasse, tu leur manques .. Mais ils tiennent le coup, ça risque d'être plus compliqué maintenant que je suis là ... Et qu'ils sont seuls, mais bon.."


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MessageSujet: Re: "Alors ? Surprise ?", Retrouvailles Bambi & Fawn    Mar 26 Aoû - 21:44



"alors? surprise?" - retrouvailles
BAMBI & FAWN

Ce matin, je suis excitée comme une puce. Bon, je vous l'accorde, c'est pas rare, ça se passe même tous les matins, mais bon. Je vais aller récupérer mon chien adoré! Par contre, dans le mail de Maman et Papa, un truc m'a paru bizarre: Ils envoient aussi le chien de Fawn. J'ai froncé les sourcils puis haussé les épaules. Elle avait sûrement peur que je me sente seule et voulait me donner une présence réconfortante qui me rappellerait ma sœur adorée. Ben ça n'a pas manqué. Un trou s'est creusé dans mes entrailles; elle me manque terriblement en fin de compte.

Je saute dans des habits, une petite robe fleurie avec un sweatshirt gris zippé et des Bensimon de la même couleur, attrape mes clés et mon sac et sors limite en courant de ma chambre. Je monte dans ma Jeep vert kaki (que j'ai bien sûr trafiquotée avec Papa pour la rendre éco-responsable), met le contact et pars vers l'aéroport de Miami. J'arrive, me gare et vérifie les vols. Nickel, il est à l'heure et vient juste d'atterrir. Je me dirige vers les tapis roulants, expliquant ma situation au douanier, qui me laisse passer avec réticence. Je me retiens de lever les yeux au ciel; il vaudrait mieux que je calme mon sang-chaud, les aéroports, ici, ça rigole pas.

Mon portable vibre dans mon sac. Je le sors et aperçois un message de ma sœur chérie: "Bambi ! On voulait juste savoir si tu avais déjà récupérer les chiens :)". Je lui tape un message en retour: "J'ai été ralentie par la douane, mais j'arrive aux tapis :)". En effet, j'y arrive, à ces fameux tapis. Ce sont les mêmes où j'ai récupéré mes bagages quelques semaines auparavant. Enfin, je vois la cage où mes (bon, ok, mon et celui de ma jumelle) chiens ont passé leur voyage. Les pauvres, ils doivent mourir de trouille. Je vais les chouchouter un bon coup en rentrant chez les NZ. Je m'approche d'eux, et dès que ma main touche la poignée, une voix dit:

- Excuse-moi, mais ces chiens m'appartiennent !

Je prends la cage et la pose par terre. Je regrette, mais ce sont mes ch... Quand je me relève, mon cerveau percute. Bien sûr que la voix me disait quelque chose! Fawn se tient là, devant moi, un sourire nerveux sur les lèvres, en chair et en os! Je reste un moment abasourdie, puis lui saute dans les bras. Après des cris (et des jappements) de joie, je me retire de son étreinte, recule d'un pas, et la regarde sévèrement:

- Mais qu'est-ce qui t'as pris? Tu es folle? Les parents savent au moins?

Quand elle me répond par l'affirmative, je la prend encore dans mes bras et lui dis:

- Tant mieux, tu commençais vraiment à me manquer, tu sais. J'ai failli reprendre l'avion plusieurs fois.

Je lui souris et nous nous dirigeons vers le parking où m'attend ma Jeep, tout en parlant de ce qu'il s'est passé depuis notre séparation. Ça fait du bien de retrouver sa moitié.

Tenue de Bambi
Jeep version fermée (c'est la même, c'est juste pour donner une idée de la tête qu'elle a quand tout n'est pas ouvert ^^)

HRPG:
 

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MessageSujet: "Alors ? Surprise ?", Retrouvailles Bambi & Fawn    Mar 12 Aoû - 15:44

"Alors, surprise ?" -Retrouvailles Bambi & Fawn

Assise sur une chaise des plus inconfortable, une petite rouquine ne pouvait empêcher sa jambe droite de se secouer. Le stress, l'angoisse, l'excitation, la hâte, l'envie, le besoin. Oui, c'était cela. Le besoin. Un mot fort ? Non pas du tout. C'était parfait pour définir ce qu'elle ressentait, le besoin. Elle avait besoin de partir là-bas, de la rejoindre elle, de pouvoir la prendre dans ses bras, de pouvoir la voir, de pouvoir lui parler, de pouvoir entendre son rire, de pouvoir seulement l'entendre respirer. Elle lui manquait, c'était un fait. C'était prouvé. Après tout, c'était sa soeur. C'était sa soeur jumelle qu'elle s'apprêtait à rejoindre, qu'elle s'apprêtait à revoir, qu'elle s'apprêtait à étreindre. Elle lui manquait. Elle lui manquait terriblement. Depuis le peu de mois qu'elle était partie, c'était un vide, un vide incommensurable, un vide si profond qu'elle en était presque devenue malade. Un tel vide qu'elle en pleurait, qu'elle ne vivait plus.
C'était dur, c'était douloureux. C'était pour ça que ses parents avaient pris cette décision.
À sa gauche, son père. Un homme classe, un homme intelligent, un homme gentil, un homme rempli d'amour pour ses filles. Un homme qui enveloppait timidement l'enfant qui lui restait de son bras robuste d'un air désintéressé, d'un air lointain comme si ça ne lui faisait rien. Mais il était triste. Triste de la voir partir elle aussi. Triste qu'elle s'en aille si loin. Triste qu'elle parte après qu'ils se soient enfin retrouvés, ou presque. Il ne le montrait pas, mais ça l'affectait , ça le blessait, ça le rendait mélancolique, ça lui rappelait sa jeunesse, ça lui rappelait Bambi. Ça lui rappelait qu'il ne l'avait pas vu depuis un long moment, et ça le faisait se demander pourquoi est-ce qu'ils n'allaient pas la voir, lui et sa femme. Sa femme.
À la droite de la demoiselle aux longs cheveux, se trouvait une femme, la femme. Celle qui lui avait donné la vie, celle qui était pratiquement similaire à l'adolescente, un mouchoir dans une main tandis que l'autre tenait les doigts pâles et fins de l'adolescente. Elle les tenait fort, les serrant toujours un peu plus quand les hauts parleurs annonçaient des départs sur le point de partir. Des larmes avaient perlé sur ses joues, au moment où tous les trois avaient quitté la maison avec les bagages de la petite, puis dans la voiture sur le trajet, et une fois encore en entrant dans l'aéroport. C'était embarrassant. Gênant. Triste. Ça avait un impact important sur l'adolescente. Un impact qui la faisait réfléchir, se demander, si partir était une bonne idée, et elle avait beau remuer cette question des milliers de fois dans sa tête, elle en arrivait toujours à la même réponse : Oui, c'était une bonne idée. Aujourd'hui était un grand jour, et c'était décidé ! Rien ne lui ferait changer d'avis. Ni les recommandations incessantes de son père, ses appels répétitifs qu'elle recevrait, et encore mois, les sanglots de sa mère. Celle ci savait que sa fille était une sensible, et elle était sûre ou presque de pouvoir l'amadouer avec les larmes qui coulaient certaines fois à flots. Bien qu'elles étaient sincères, c'était a coup sur quelque fois forcé ! Et Fawn n'était pas stupide, jusque la, elle y arrivait.

Les minutes défilaient plus rapidement que les deux adultes l'espéraient. Mais c'était ainsi. Dans moins de cinq à dix minutes, l'adolescente passera les zones de contrôle et se dirigerait vers les avions. Et en était impatiente.
Profitant de ses parents le plus possible, elle leur répétait timidement que ça irait, qu'ils ne devaient pas s'inquiéter et qu'une fois sur place, elle les appèlerait, promis. L'effet qu'elle espérait avoir avec ces quelques phrases ne se produit pas. Tant pis. Ce qui était fait, était fait. Son billet d'avion était dans sa main libre, ses bagages devaient déjà être en train de monter dans le gigantesque enfin, ainsi que les chiens. Les chiens. Oui, les chiens ... Deux animaux adorables que Bambi autant que Fawn aimait. Est-ce qu'ils étaient autorisés la où elle allait ? Ils n'en avaient aucune idée. Au pire, les filles devraient les renvoyer chez eux, au Québec et au mieux, elles feraient en sorte de les planquer dans leur chambre. Ça pouvait être amusant. Esquissant un sourire à cette pensée, la rouquine avait été interrompu par une annonce d'une voix féminine qui appelait son nom dans tout l'aéroport. Il était temps. La mère de la jeune fille avait sursauté à l'écoute du son, elle savait ce que ça signifiait et ses sanglots avaient repris de plus bel. Quelle plaie ... avait alors pensé gentiment -bien évidemment- Fawn. C'était mignon, et culpabilisant a la fois. De mettre sa mère dans cette état, la faisait se sentir coupable. C'était exactement cela. Coupable. Mais très rapidement, pour éviter de rebrousser chemin elle avait chassé cela de son esprit et profita des quelques dernières secondes passaient avec eux. Câlins, bisous, conseils, mise en garde. Elle avait eu le droit à tout cela et plus encore. En un très court instant sa tête était pleine de chose qu'elle venait d'entendre et qu'elle tentait de remettre dans l'ordre. C'était important.
Au moment de les quitter, Fawn avait retenu tant bien que mal, ses larmes de couler. Elle ne voulait en aucun cas faire d'avantage de peine à sa famille. Ce n'était pas nécessaire après tout. Ils avaient assez souffert tous les deux, en rajouter aurait été purement malsains et égoïste, alors une fois hors de leurs champs de vision, elle se laissa aller seulement deux minutes. Juste le temps de rejoindre le guichet, et de présenter son ticket d'embarquement à la jeune femme en uniforme qui lui indiqua de suivre un couloir suspendu dans à quelques mètres au dessus du sol avant de lui souhaiter bon voyage. Bon voyage ... Il ne pouvait être que bon, non ? Non, non et non ! Il ne fallait pas qu'elle se laisse aller à la peur. À la peur qu'il arrive quelque chose avant qu'elle n'ait posé son pied sur le sol de Miami. Il ne fallait pas qu'elle pense à ça ! Il ne fallait pas ! Il ne fallait ... Trop tard. Une fois que c'était fait, tant pis. Suffisait juste de se changer les idées.

Malheureusement pour la demoiselle, les seuls moyens de distractions dans ce transport c'était la liste des choses à faire en cas de pépins-pas vraiment rassurant- ou des magasins de mode et de people. Non. Ça non plus ce n'était pas bien. Ce n'était pas pour elle, ce n'était pas son genre de se rendre sur la vie de célébrité ou autre. C'était chiant, ennuyeux et horriblement voyeur. Oui, c'était du voyeurisme. Nul.
Démotivée, la jeune fille sans prêter d'attention à l'homme un peu envahissant qui se tenait à ses côtés, même si très honnêtement, ce type à l'air louche l'angoissait au point qu'elle tripote les mèches rousses qui descendaient sur ses épaules, les enroulant nerveusement autour de son doigt. Elle devait se calmer. Il n'était rien de plus qu'in adulte avec l'intention d'atterrir au soleil. C'était tout. Il n'était pas dangereux. Détournant le regard après un instant d'observation elle poussa un long soupir pour reprendre son calme, lâcha ses cheveux et posa sa tête contre le hublot et laissa ses paupières se fermer. C'était préférable de dormir un peu. Elle avait passé une mauvaise nuit la veille à cause du stress du vol et tout cela. Elle s'était même dit que Bambi ne serait peut être pas heureuse de la voir, et puis au fond, elle n'était même pas au courant alors, la surprise pourrait être mauvaise. Bah oui. Personne ne lui avait rien dit. C'était censé être une surprise, oui. Un espèce de "coucou c'est moi !" Mais en fait, ça l'angoissait. Si en quelques mois, la soeur qu'elle connaissait avait littéralement changé ? Si elle n'était plus la même et que sa venue la dérangeait ? Elle préférait ne pas y penser. Et c'était compliqué. C'était chiant. C'était dur souffler ses idées de sa tête.
Mais il le fallait, sinon, elle ne serait pas elle même en arrivant la bas et c'était pas bon.
Tout allait bien se passer. Bambi qui viendrait pour récupérer les animaux serait surprise par sa jumelle et toutes deux seraient les plus heureuse de l'univers. Oui, ça de déroulerait comme ça, elle en était persuadée, ou presque.
Le vol était passé étonnamment vite, très vite en fait. Incroyablement vite. Et sans accrocs. C'était soulagent en fait. Fawn se sentait un peu engourdi et avait les membres raides mais elle allait bien. Vraiment bien. Plus que jamais d'ailleurs, c'était le meilleur jour de sa vie. Elle ne pouvait qu'aller bien de toute façon. C'était obligé. Elle s'apprêtait à revoir sa moitié alors ... Pourtant, si intérieurement, dans son esprit tout était parfait, une sensation qu'elle ne reconnu pas immédiatement la gêner. Elle avait chaud. Extrêmement chaud. En fait, le pull qu'elle portait été de trop, et elle le savait. Mais a son départ, à Québec, le temps faisait des siennes. Et il pleuvait. Et il faisait frisquet. Il faisait froid. Et le pull était bien utile, la bas, mais plus la où elle se trouvait. Vraiment plus maintenant. D'un geste rapide, elle le retira laissant place à un débardeur, qui semblait plaire à son voisin mais heureusement, elle ne remarqua pas le regard baladeur qu'il posait sur elle.
Apres quelques petits moments d'attentes, une hôtesse annonça aux passagers que des portes allaient s'ouvrir au fond et à l'avant de l'appareil, et elle demanda que tous se déplace dans le calme et non dans l'agitation pour éviter les problèmes.
Fawn, qui avait décidé de patienter que les gens sortent un peu, s'étira de l'avion une bonne dizaine de minute après presque tout le monde.
Descendant les escaliers, elle avait été complètement éblouis par le soleil qui caressait sa peau. C'était agréable, c'était chaud. C'était bon.

Fawn avait sous estimé les biens faits du soleil, vraiment. Elle qui s'y exposait en général très peu n'avait pas pensé que cela aurait un tel impact immédiat sur son humeur. Ses lunettes de soleil sur le nez, elle sourit en marchant vers l'intérieur de l'aéroport de Miami par les chemins indiqués par des bandelettes fluorescentes qui, en plein jour ne servait pas réellement à grand chose. Étirant ses bras le plus possibles, elle traversa de longs couloirs de baies vitrées quasiment seule en suivant des panneaux qui indiquaient Sortie en lettres majuscules blanches sur des fonds vert. Elle avait l'air joyeux, vraiment, joyeux. Un sourire étirait le coin de ses lèvres pulpeuses, tandis que ses jambes se déplaçaient rapidement. Elle était pressée, impatiente, intenable. Sous son large chapeau, elle scrutait les gens qui se trouvaient la par centaines. La foule. Soudainement, un stress l'envahit. Une envie subite de faire demi tour. Mais elle ne pouvait pas, et quand bien même, elle le ferait, elle se heurterait à une impasse. D'un regard affolé, elle cherchait désespérément quelque chose a qui se raccrocher. Elle cherchait sa mère. Elle cherchait son père. Elle cherchait sa soeur. Tout cela, en vain. Elle paniquait. Voila. Elle avait peur. Elle était reprise de ses angoisses dont elle pensait s'être débarrassée. Mais ce n'était pas le moment, vraiment pas. Le sourire qu'elle arborait quelques secondes plus tôt avait totalement fuit son visage évangile. Seule un air apeuré subsistait. Les gens la regardait, elle le sentait. C'était horrible, véritablement horrible. Elle sentait tous ces regards braqués sur elle, en train de l'analyser. Elle n'aimait pas ça, mais elle ne pouvait pas fuir, plus maintenant. Toutes ces séances chez le psychologue ne devait pas avoir était faites pour rien. Elle devait se reprendre, inspirer, expirer, souffler profondément, se calmer, garder la tête haute, se fixer sur un point. Ou c'était cela. Se concentrer sur un point et avancer. Quelque part, là dans cette foule, se trouvait sa soeur. Et si elle ne se dépêchait pas, elle risquait de la manquer et ce n'était pas le but. Ajustant son chapeau et ses lunettes, elle reprit sa marche d'un pas mal assuré aux travers de l'aéroport. Elle n'avait aucune raison d'avoir peur. Vraiment aucune.

Son portable à la main, la rouquine , le regard à l'affût de la silhouette connue, s'était dirigée vers les tapis roulants où elle pourrait récupérer ses deux valises, son sac, ses chiens et surprendre sa soeur. Déverrouillant son smart phone d'un doigt habitué du geste, elle sélectionna le numéro de Bambi à qui elle décida d'envoyer un message : "Bambi ! On voulait juste savoir si tu avais déjà récupérer les chiens :)". En fait, c'était juste histoire de s'assurer qu'elle était toujours la, et pas déjà partie. Comme elle s'y attendait et comme à l'habitude de sa jumelle, celle ci avait répondu immédiatement annonçant que non, elle attendait justement près de la sortie des bagages. Génial avait alors pensé Fawn. Ce petit texto avait fait revenir son sourit qu'elle avait affiché sous les rayons du soleil et qu'elle avait perdu en voyant tous ces gens. Ça lui allait beaucoup mieux que son air effrayé.
Et elle était parfaitement au courant de ce petit détail. Sans même prendre la peine de répondre, la jeune fille se rapprocha un peu plus de l'endroit où se trouvait celle qu'elle cherchait et là, elle la vit. Franchement, sur le moment, elle n'avait pas compris ce qui l'empêchait de lui sauter au cou. Mais après mure réflexion, elle s'était souvenue qu'elle voulait lui faire une surprise.
Un peu en retrait, elle vit les chiens arriver dans leur cage. Bambi, s'en était approchée pour la récupérer. C'était le moment. La rouquine se précipita au milieu de l'amas de gens sans y prêter attention et au moment où sa soeur saisissait la poignée de la boîte métallique Fawn lâcha :

"Excuse moi, mais, ces chiens m'appartienne !"

Oui, elle ne s'était pas présenté, elle ne s'était pas annoncée, elle avait seulement déclaré que les chiens étaient à elle. Soit, Bambi se retournait sans même prendre la peine d'analyser la personne et lui disait froidement que c'était ses chiens à elle, soit elle comprenait directement que Fawn se trouvait derrière elle.
En fait, pour être tout à fait honnête avec elle même, la jeune fille devait s'avouer et reconnaître qu'elle avait une boule dans le ventre, une de celle qui vous noue l'estomac, qui vous torture le bide. Elle était stressée, plus que jamais. Elle ne voulait pas se faire disputer dès le début, se serait quand même triste et embêtant parce qu'elle savait que de se faire engueuler la mettait dans un état de mal à l'aise énorme. Dans les situations comme ça, elle baissait les yeux, se mordillait la lèvre inférieur de nervosité. Dans ces moments là, elle ne voulait qu'une chose, disparaître. Elle qui était si douée pour se rendre invisible, ce n'était pas -normalement- trop compliqué, et les personnes qui la disputait se retrouvait généralement à s'en vouloir et à culpabiliser en s'apercevant de l'état dans laquelle ils avaient mis la gamine. Donc, elle s'en sortait généralement plutôt bien. Sa bouille d'ange y était pour beaucoup, il ne fallait pas le cacher.

:evy:
 
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