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 Run! Run away! [...] RP 100% ACTION, THRILLER, SUSPENS

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MessageSujet: Re: Run! Run away! [...] RP 100% ACTION, THRILLER, SUSPENS   Jeu 7 Aoû - 22:14

« J'y arriverais. Ne t'en fais pas. ».

Furent les mots du sioux face à mon avis sur la conquête féminine. Je répondis d'un silence comme j'aimais si bien le faire. Après avoir fait les achats, nous étions en route pour...Pour déposer l'indien chez lui j'imagine. Nous n'avions plus rien à faire en ville et il n'était pas question qu'il revienne dans mon trou de rat. Ce n'était pas une insulte, j'adorais les rats. Cervantès devait d'ailleurs s'ennuyait de moi à l'heure actuelle. Je l'avais laisser à New-York le temps que je passe cette journée à Miami. Après, à la rentrée, il reviendra à Wynwood. Paytah sourit à ma remarque que son idiot de défunt cousin aurait déjà mal pris avec une profonde envie de m'étrangler. Ne trouvez-vous pas que tout était mieux quand on agissait avec calme ? Prenez cette scène, aucune agressivité, aucune contradiction et pourtant, j'avais débité une remarque pas forcément positive. Le calme perdurait, ce que j'appréciais.

***
Le policier avait eu le temps de demander l'adresse du gamin avant que ce dernier se perde dans le sommeil. Au bout d'un moment de route, nous arrivions devant des appartements entourés de palmier éclairer par des projecteurs au sol comme dans les hôtels de luxe. Je descendis de la voiture en même temps que le chauffeur qui alla réveiller l'indien.

« On est chez toi mon grand. Je vais t'aider à apporter tes affaires. Allez, let's go ! Et après je te ramène chez toi Silver ! »

Je me tenais debout aux côtés de la voiture du flic et répondit avec ce ton d'étrange politesse dont je pouvais faire preuve face aux adultes (la politesse extrême était une excellente manière de les amadouer ceux là)

- Je vous en prie, c'est inutile mais merci. Je rentrerais de mes propres moyens afin de profiter encore pleinement d'une petite promenade nocturne.

L'indien sortit de la voiture, je le suivis du regard avant qu'il ne me dise :


« Au revoir Silv'. Merci encore pour tout. Je n'oublierais jamais ce que tu as fais pour moi aujourd'hui. Je suis vraiment sincère. Merci aussi pour tes conseils. Je te souhaite bonne nuit et ...peut être à un de ces jours ! »

- En effet...Peut-être un de ces jours...

Répondis-je calmement.


« N'oublie pas ce que je t'ai dis. Motus et bouche cousue ! »

En effet, je gardais le silence et me contenta de le fixer comme un tueur en série alors qu'il s'éloignait, les bras chargés de course.

« Au fait...ton peignoir ! Je te le rendrais dans la semaine enfin sauf si Môssieur ne veux plus de son peignoir uniquement parce que je l'ai utilisé ! ».

- Fais-en donc ce que tu veux.

Lançais-je simplement. Qu'est ce qu'un peignoir dans ma vie après tout. Qu'il le garde, ça lui fera un souvenir de moi.


« Bon...he bien... Salut ! »

Je répondis à son salut d'un signe de la main et quand le policier revint, il me demanda si j'étais vraiment sûr de ne pas vouloir être raccompagner. Je lui expliquais alors qu'à moins qu'il acceptait de rouler jusqu'à New-York, je préférais prendre l'air du soir dans mon éternelle solitude. Le black n'insista pas plus et s'en alla sous le regard de Paytah. Moi aussi, je pris une direction, m'éloignant des lumières de l'entrée de l'appartement, je m'estompais dans le noir de la rue, je disparaissais comme un spectre, je devins ma propre ombre, fantôme silencieux de la nuit...

De temps en temps, ma silhouette fut éclairer par quelque réverbères quand je passais en dessous dans ma marche lente. Mon ombre caressa le mur d'un immeuble à mon passage. J'étais sur le point de changer de route lorsqu'une silhouette malhabile me parvint au loin à mes yeux. C'était une femme qui fermait boutique, juste à côté d'un réverbère. Je marchais calmement, le temps que toute l'atmosphère autour de moi soit égale à mon aura empli de noirceur. La femme perçu enfin ma présence, elle devait voir mon ombre au loin. Elle scruta, puis demanda sans me voir :

- Qui est-là ?

Ah...La fameuse question, la première que l'on posait lorsqu'un inconnu était visible, même quand ce dernier restait silencieux tel un esprit qui vous suit, attendant le moment propice pour vous dévorer par derrière. Une fois proche, je pouvais être vu d'elle. On se reconnurent mutuellement. Elle était la vendeuse de maquillage, j'étais le client dragueur. Pour répondre à la question quelle avait posé, je prononçais ces mots d'une voix basse, sombre, mystérieuse et doucereuse :

- Quelle coïncidence de nous retrouver.

Le visage familier que je représentais l'avait néanmoins rassuré. Qui sait les personnes malveillantes que l'on pouvait croiser en pleine nuit. Bien qu'elle ne puisse lire dans mes pensées, cette fille avait parfaitement raison, je pouvais représenter une possibilité de menace, j'avais déjà la réputation de peu de monde qui voulait me côtoyer. Cependant, ce n'était pas peu de monde qui voulait me côtoyer, c'était tout simplement personne, amicalement du moins, si on ne comptait pas la famille et le niais de cet après-midi. Mais cela, il en avait toujours était ainsi, je m'étais pousser à vivre reclus des autres, lorsque j'étais petit, ces derniers me voyaient comme quelqu'un sans aucune sociabilité et les adultes me voyaient comme un enfant qui vivait dans la crainte. La crainte ? Mais laquelle ? Je m'en étais venu à me convaincre moi même d'être une personne particulièrement mauvaises et sans scrupules. Depuis le jour le plus noir de mon existence, gravé au plus profond de moi, représentant une blessure qui jamais ne se refermera et continuera de saigner, j'avais définitivement sombré dans un monde obscur que je m'étais forgé dans mon esprit suffoquant de désir de voir cet imaginaire être bel et bien réel.

Je souris à la fille en question, proposant aide pour la raccompagner, passant de conversation à d'autres, avant que cela ne vire à l'invitation dans un bar de minuit qui dura un long moment, après quoi, je regagnais mon antre obscur, le bras autour de ses épaules...



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MessageSujet: Re: Run! Run away! [...] RP 100% ACTION, THRILLER, SUSPENS   Jeu 7 Aoû - 21:16

Paytah∞ Silver
Good bye but keep the secret!
J'avais avoué à Silver que je ne lui faisais pas trop confiance. Même si j'étais naïf, j'avais une méfiance envers le jeune je-m'en-foutiste. Silver était complexe, rebelle, étrange et parfois il faisait peur. Il avait une façon bizarre de s'exprimer, en utilisant un vocabulaire compliqué. Enfin bref, il était étrange. Je ne lui faisais donc pas vraiment confiance, doutant même de celle-ci, me demandant si il me trahirait un jour. Peut être le fera t-il si un jour je fais un mauvais pas avec lui.
Il semblait dans son regard qu'il prenait mon conseil à la légère (celui de ne rien dire sinon une malédiction s'abattrait sur lui), mais il ne devrait pas : car je me chargerais personnellement de la malédiction.
« Puisque je te dis que tu n'as pas à tant faire. Réfléchis deux secondes. Ais-je une seule fois voulu te causer du tord ? Moi je veux bien venir en aide mais c'est tellement malheureux de recevoir en guise de remerciement qu'une distance effarouchée. Tu comprends ? Comment aurais-tu finit si je n'étais pas intervenu ? »

Je ne lui répondis pas, mais plissais mes yeux, faisant rejoindre mes cils supérieurs aux inférieurs. Puis je rouvris mes yeux, fixant toujours Silver. Ses yeux étaient d'un sombre profond. Moi les miens étaient sûrement d'un brun rougeâtre, comme le miel Rouge.
Mon cousin Ty avait des éclats dorés dans les yeux. Moi c'était du rouge, allez savoir pourquoi. Un rouge quand même assez rapide, difficile à déceler. Meika Cloud avait les yeux beaucoup plus rougeâtres que moi.
«  Ouais, c'est bien que qui me semblait. », fini par dire Silver.
Dans mon regard il avait lu cet avertissement : «Les paroles des Blancs sont écrites sur l'eau, alors fais attention aux tiennes. Ne dis rien. C'est tout. ».
J'avais aussi dis dans mon regard que je lui étais reconnaissant de m'avoir sauvé. Puis je baissais les yeux et pivotais vers Carter qui était venu nous rejoindre.

Sur la route, je demandais à celui qui m'avait sauvé quelques heures plus tôt si il était doué avec les filles. Il me répondit : « Comme quoi, je ne suis pas obligé d'être un Pi Sigma pour l'être. Toi en revanche, tu dois t'en faire une obligation, au risque d'être renié le cas échéant. Étrange système n'est ce pas ? ». Je fis un sourire en coin avant de tourner la tête face au paysage et de rouler des yeux. Je fini par dire, main sous la mâchoire , d'une voix extrêmement lente: « J'y arriverais. Ne t'en fais pas. ».
Puis ce fût l'heure du shopping.
Après avoir demandé du maquillage, je filais m'acheter des vêtements (et pas que!). Des jeans, des smokings, des bermudas, des pantalons, des chemises, des vestes, des vestons, des t-shirts, des débardeurs, des foulards, des sous-vêtements, des pulls, des bonnets, des manteaux, des vestes en cuirs, des sweats, des joggings, des vestes de jogging, des chaussettes, des accessoires aussi comme des bracelets, des chaussures également. J'aimais particulièrement un petit veston noir avec des bretelles, ça faisait trop classe.
Je revins bientôt chargé, le tout empilé comme une montagne. Je ne voyais rien du tout, car j'avais disparu derrière la montagne de vêtements, mais j'allais vers la caisse au feeling.
Après le paiement fait par le généreux Carter, nous partîmes et la vendeuse ferma la boutique.

Une fois en voiture, Carter me demanda ce que je comptais faire avec mes achats. Je lui répondis que je comptais devenir enfin quelqu'un, enfin un PS. A cela, Silver se réveilla de son silence et fit une remarque -comme à son habitude- : « Ce n'est pas trop tôt ! ». Ty lui aurait foudroyé du regard, mais moi je lui fis un petit sourire avant de tourner les yeux sur le paysage.
L'Afro-américain ne compris pas ce que c'était un PS. Silver le lui expliqua, puis, Carter se lança dans une discussion sur les confréries, parlant de sa jeunesse et des Alpha Phi Alpha. On aurait dit les Alpha Psi.
Carter me demanda où j'habitais. Je le lui indiquais. J'avais acheté récemment un appartement F2 vraiment trop la classe. Il était assez grand et vraiment cool. J'adorais beaucoup ma chambre, ma cuisine-salon et la salle de bains (sans oublier la salle avec la télé).
Le Noir se lança de nouveau dans du partage de souvenirs. Cette fois, plus personne ne l'écoutais !
Je somnolais dans le peignoir de Silver et bientôt, ma tête alla se cogner contre la vitre. Yeux fermés, je m'endormis.

***

« Petit, petit ! Debout ! »
Quelqu'un me secouait. J'ouvris les yeux et je vis Carter, qui me secouait le bras pour me réveiller. Il me fit un grand sourire, révélant ses dents blanches et brillantes, puis, repris : « On est chez toi mon grand. Je vais t'aider à apporter tes affaires. Allez, let's go ! ». S'adressant à Silver, Carter continua : « Et après je te ramène chez toi Silver ! ».
J'étais petit ou grand? Fallait savoir!
Je me redressais, regardant autour de moi avec difficulté. Je voyais flou, j'avais les yeux plissés. Je baillais soudainement avant de m'étirer, puis, je me tournais vers Silver et lui fis un check avant de dire : « Au revoir Silv'. Merci encore pour tout. Je n'oublierais jamais ce que tu as fais pour moi aujourd'hui. Je suis vraiment sincère. Merci aussi pour tes conseils. Je te souhaite bonne nuit et ...peut être à un de ces jours ! ». Je lui fis un sourire rapide et timide, puis, je me levais, paquets à la main .
Soudain, je fis volte-face et m'adressais de nouveau au brun : « N'oublie pas ce que je t'ai dis. Motus et bouche cousue ! ». J'espérais que Silver allais tenir parole ! Je sortis du véhicule, pieds nus.
« Au fait...ton peignoir ! Je te le rendrais dans la semaine enfin sauf si Môssieur ne veux plus de son peignoir uniquement parce que je l'ai utilisé ! ».
J'avais remarqué qu'il avait jeté la bière, alors que j'avais juste versé le liquide en levant la canette en l'air et en penchant ma tête. Je m'inquiétais un peu à ce sujet.
Je lui fis un autre sourire, écouta sa réponse, puis lui fis un signe de la main en disant : « Bon...he bien... Salut ! ».
Je tournais les talons et entrais dans mon appartement, suivi du policier. Il déposa mes autres paquets au seuil de l'entrée, puis il posa sa main sur mon épaule et me parla de nouveau au sujet de mon casier, de mes fréquentations, de mon avenir et de cette journée. J'hochais la tête et lui promis de faire attention et de ne plus jamais faire de conneries. Il me fit un : « J'espère que tu tiendras parole ! En tout cas on ne veut plus de toi au commissariat Yellow ! », avant de me faire le signe qui disait « Je te surveille ». Je lui souris en disant : « Au revoir Mr Carter et merci. ».
Le Black me salua de la main : « Au revoir Paytah Yellow. Fais attention à toi ! » puis, il ouvrit la portière.

J'étais là, debout, en peignoir et pieds nus, comme un adulte, devant ma porte et je saluais Silver et le policier une dernière fois. Je les suivis du regard quand ils firent marche arrière pour partir dans un crissement de pneu.
Mes yeux bruns flamboyants fixa la voiture de police qui s'éloignait au loin.
Alors que tout était redevenu calme et que la voiture de police n'était plus dans mon quartier, je restais là, mains dans les poches, le regard toujours dans la direction où Carter et Silver étaient partis.
Puis, je baissais les yeux, joignis mes mains, puis regardais à gauche, à droite pour voir si les voisins s'étaient réveillés. Je rentrais dans mon appartement, fermais à clé puis m'adossais contre la porte. Je poussais un soupir de soulagement, en me disant que j'avais bien eu de la chance de m'en être sorti vivant. Quelle journée tout de même ! Et quelle nuit !

Mes yeux percutèrent deux photos de Miss Pretty et moi : celle où elle me lavait les cheveux ( TADAM), celle où je la portais sur mon dos (ICIIIIIIII) et celle où nous posions pour Hugo (LAAAAAAAA). Je me ruais vers les trois « souvenirs », m'en emparais d'eux et les jetais dans la poubelle. Une fois cela fait, je me fis à manger. Puis rangeais mes achats dans l'armoire, puis, je m'allongeais sur mon lit décoré à la mode Sioux. Eureka se réveilla , grimpa sur mon lit en remuant la queue et vînt m’accueillir chaleureusement. Je la caressais doucement. Puis, je pensais à l’évent des KO/NZ qui aurait lieu demain, réfléchissant à la couleur du maquillage que je ferais. Ce sera soit du noir ou du mat comme ma couleur de peau. Du noir pour faire un masque comme Warpath dans X-Men Day of future Past, ou du mat pour se rapprocher de ma couleur de peau et pour les bleus sur mes joues.

Mon regard passa d'Eureka jusqu'au plafond.
Au plafond était accroché une grande photo de Miss Pretty et de moi, nous enlaçant comme des amis ambigus.
Je restais longtemps à fixer cette photographie qui datait de 2 semaines, puis, je me levais sur mon lit, me hissait et attrapais violemment la photo.
Je la regardais encore une fois entre mes mains.
« Miss Pretty ! », maugréais-je entre mes dents.
Puis, d'un coup, je déchirais la photo en deux.
Puis en quatre.
Puis en six.
Puis en dix.
Puis en vingt.
Puis en trente.

Et bientôt il ne resta plus que des confettis de cette photo. J'envoyais les morceaux de la photographie en l'air et je me laissais tomber sur le lit, regardant les bouts de papiers retomber un peu partout dans la chambre.
Puis, je fermais les yeux et je m'endormis.
code by Silver Lungs
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MessageSujet: Re: Run! Run away! [...] RP 100% ACTION, THRILLER, SUSPENS   Jeu 7 Aoû - 19:15

« Pas trop... »

- Mais tu n'as pas vraiment le choix.

C'était un cercle vicieux pour lui.


« Ecoute je suis très sérieux. C'est très important pour moi. Je...Je vais bientôt me faire virer des PS à cause de mon comportement depuis la mort de Ty. Je suis juste à l'essai ! Je ne veux surtout pas qu'on me vire. Je suis déjà en sursit. Personne de Wynwood à part toi et moi est au courant pour ce qui s'est passé aujourd'hui. Je veux m'assurer que tu ne diras rien. Jure-le moi ! Si tu me mens et si tu me trahit, tu recevra ta malédiction. Ne souris pas comme ça, c'est vraiment sérieux mec ! »

Oh que j'avais peur...Si je n'avais que ça à craindre, franchement. Je levais les yeux au ciel avant de répondre.

- Puisque je te dis que tu n'as pas à tant faire. Réfléchis deux secondes. Ais-je une seule fois voulu te causer du tord ? Moi je veux bien venir en aide mais c'est tellement malheureux de recevoir en guise de remerciement qu'une distance effarouchée. Tu comprends ? Comment aurais-tu finit si je n'étais pas intervenu ?

Nos regards se croisaient, tel un défi lancé. Les yeux de l'indien étaient étrangement rougeâtre, du moins, se rapprochaient de cette couleur. C'était un feu placide dont les flammes ne se pliaient que sous la domination du vent. Moi, le brun de mes iris partaient de l'autre côté de la couleur. Les siens allaient dans le rouge, les miens dans le noir, un noir abyssal, on y voyait pas le fond, c'était obscur et noir comme les ténèbres, et c'était bercé par tant d'illusion, d'hallucinations, de confusion. Sous le silence qui était apparu, seul les yeux parlaient. Au bout d'un moment, j'ajoutais suite à notre conversation d'avant :

- Ouais, c'est bien que qui me semblait.

Nous nous engagions ensuite dans la voiture du policier. Ce dernier conversait avec Paytah de chose et d'autres auxquelles je faisaient mine de ne pas m'intéresser, et parfois je n'avais pas besoin de faire mine également. Au bout d'un moment, le PS me demanda :


« Tu es...doué avec les filles ? ».

Alors que j'observais les immeubles lumineux dans la nuit, je pivotai doucement mon visage vers lui.

- Comme quoi, je ne suis pas obligé d'être un Pi Sigma pour l'être. Toi en revanche, tu dois t'en faire une obligation, au risque d'être renié le cas échéant. Étrange système n'est ce pas ?

Il ne fallait pas oublié que je n'étais pas le plus enclin à parler de moi même. C'était une vérité inébranlable. Je n'aimais pas parler de moi. C'était la raison pour laquelle je n'étais pas franchement bavard. C'était peut-être la raison également qui avait valu mon retrait de la confrérie.


« Eureka ! Je sais ce que je pourrais faire ! Le Paytah PS est en marche ! »

Le flic devant devait pas comprendre grand chose.

« Il me faut un nouveau look !!! » Maquillage et ensuite...shopping ! ».

« Mais mon garçon...Tu n'a pas d'argent ! Et ….ça va être juste pour trouver un magasin ouvert à cette heure-ci. »

« Vous n'avez qu'à le retirer de ma prime. Et on n'a qu'à aller dans un magasin qui fait les deux ! ».

« Ok Yellow, on va essayer ! ».

« Le tout n'est pas d'essayer, mais tout faire pour y arriver ! »

Gardant mon éternel silence, je me passais également de commentaire, craignant d'avoir déjà tout utiliser pour définir l'énergumène que j'accompagnais ce soir là. Une fois arrivé au magasin, je suivis l'indien à la caisse, me désintéressant complètement des lieux. Après une brève discussion, le gamin se perdit dans le magasin. Je m'accoudais au comptoir, passif, puis, croisant le regard de la jeune femme, je lui fis un clin d'oeil. Elle sourit et rougit légèrement. Déjà rougir ? Trop facile, tellement simple les jeunes qui tenaient les magasins en soirée...Dérangée par mes allusions, elle faisait mine de ranger des choses ou de chercher des papiers.

- S'il vous plaît...

Finis-je par lui dire. Elle redressa son regard vers moi.

- Vous pourriez juste...Pivoter légèrement vers la droite ?

Elle le fit un petit peu, embarrassée et intriguée.

- Oui, encore un peu.

Insistais-je pendant que l'autre peau rouge dévalisait le magasin. La jeune femme répéta le geste, mais se sentant idiote, renonça et repris sa position initiale en souriant bêtement et rougissant.


- Si, si allez-y.

Continuais-je. Consentante, elle obéit et pivota suffisamment pour que son prénom, étiqueté au dessus de son sein gauche m'apparaisse. Naturellement, me décaler pour le voir n'aurait pas été un exploit, mais il fallait la communication avec la fille pour pouvoir la dresser. Je me dressais moi même sur le comptoir, haussant les sourcils et faisant mine de mieux voir le nom apparent avant de reprendre ma position initiale.

- Ah voilà.

Dis-je enfin.


- Il fallait bien que j'appose un nom sur votre minois, Mademoiselle...Alice, c'est ça. Original. Vous semblez effectivement tout droit sortir du pays des merveilles.

Puis, Paytah finit par revenir. Si nous étions pas les seuls dans le bâtiment, on aurait eut du mal à le reconnaître sous la pile de vêtement qu'il transportait. La demoiselle lui proposa ensuite une mallette de maquillage et ce fut le flic qui paya le tout.


« Dis donc toi, viens avec nous au lieu de draguer ! On part ! »

Je ne pris pas la peine de récupérer ou offrir le numéro de téléphone de la demoiselle car cette fille était décidément trop simple pour moi. Je regagnais alors la voiture.

« Tu comptes faire quoi avec tout ces vêtements ? ».

« Devenir enfin quelqu'un. Devenir un Pi Sigma ! ».

- Ce n'est pas trop tôt.

Commentais-je.


- Pi Sigma ?

Répéta le policier.

- Vous ne connaissez pas les fraternités étudiantes ? Vous savez, les confréries de lycéens nommées par l'alphabet grec.


- Oh je vois ! J'ai connu ça aussi dans ma jeunesse. J'avais fait partie des Alpha Phi Alpha.

Ca ne m'étonnait pas qu'un afro-américain se trouverait dans une confrérie créée uniquement par des afro-américains. Le nom se rapprochait beaucoup de la confrérie des Artistes qu'on avait. Ce qui devait expliquer pourquoi ils étaient si pathétique. Je n'étais pas raciste et j'avais rien contre les artistes de notre école, c'était ces histoires de confrérie que je trouvais pitoyables. Le pire étaient ceux qui en étaient tellement fiers. Maintenant le flic se mit à raconter sa vie, ce qui s'avéra très horripilant. Il contait combien il était fier d'avoir fait partie de cette confrérie, de tout ce qu'elle avait engendré dans l'histoire de l'Amérique, la vie des Blacks et tout un bazar inutile qui me fit remarquer que voir un chat écrasé sur la route (on passa à côté) était déjà plus passionnant.
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MessageSujet: Re: Run! Run away! [...] RP 100% ACTION, THRILLER, SUSPENS   Jeu 7 Aoû - 17:09

Paytah∞ Silver
EUREKA!
Miss Pretty étant partie, emmenée par les policiers avec les 9 autres délinquants, je parti trouver mon sauveur, Silver De Lawyer. Je lui expliquais très sérieusement ma situation, révélant néanmoins dans ma voix l'inquiétude.
Mais le jeune ex-Ps récemment viré de sa confrérie m'assura : « C'est bon, j'avais bien compris que tu voulais garder le secret de ta défaillance du jour, pas la peine de me faire jouer au perroquet. Tu me fais confiance non ? ». Je baissais le regard puis murmurais : « Pas trop... ». Je lavais les yeux vers lui et m'empressais d'ajouter, plus fort : « Ecoute je suis très sérieux. C'est très important pour moi. Je...Je vais bientôt me faire virer des PS à cause de mon comportement depuis la mort de Ty. Je suis juste à l'essai ! Je ne veux surtout pas qu'on me vire. Je suis déjà en sursit. Personne de Wynwood à part toi et moi est au courant pour ce qui s'est passé aujourd'hui. Je veux m'assurer que tu ne diras rien. Jure-le moi ! Si tu me mens et si tu me trahit, tu recevra ta malédiction. Ne souris pas comme ça, c'est vraiment sérieux mec ! »
Je n'accordais pas ma confiance aux Blancs facilement. Mais sans savoir pourquoi, Silver était...semblait de confiance.
Mes yeux bruns plongés dans ceux de Silver, je lisais dans son regard. J'espérais, je priais qu'il ne soit pas un hypocrite comme la bande des 9 qu'on avait emmenés.

Puis, vînt le moment où le policier Afro-américain se proposa gentiment de nous raccompagner. Lors du trajet, je lui parlais un peu, et Carter se révéla être un homme qui travaillait beaucoup avec les jeunes. Le policier m'appris qu'il avait déjà rencontré des jeunes comme moi, aussi naïfs et pris au dépourvus.
Je détournais le regard du rétroviseur principal dans lequel on pouvait voir le reflet de Carter pour observer le paysage de nuit.
Je fixais Miami By Night un long moment avant de me tourner vers Silver et de lui demander : « Tu es...doué avec les filles ? ».
En plus d'être naïf, je n'avais vraiment aucune expérience. Je vous ai dis tout à l'heure que je n'ai embrassé que trois filles dans ma vie. Que diriez-vous si je vous disais que je suis trop timide, que je ne réussis pas toujours mes approches, que je suis toujours puceau et que je ne suis sorti de ma vie qu'avec deux filles ? Olathe et Miss Pretty. Miss Pretty c'est mon record !
J'ai le physique d'un PS, la détermination mais....il y a quelque chose...il y a PLUSIEURS choses qui manquent....
Il faut que je me trouve un truc à moi pour épater les filles. Un truc qui les feraient craquer. Il me semble être cœur d'artichaut quelques fois...Pourquoi il faut que je craque sur toutes les filles comme ça ? Joy, Alex, Miss Pretty...Pocahontas ?
Qu'est-ce qui pourrais les épater ? Qu'est-ce qui pourrait les faire craquer ?
Il FAUT QUE JE ME BOUGE ET QUE JE ME REPRENNE EN MAIN !
Le rêve que j'ai eu tout à l'heure était un rappel à l'ordre !!!!!!
Je ré-entendis le policier blond de la Brigade des Pi Sigmas me dire : « Si tu continue, tu va te faire virer ! ».
C'est décidé ! Je me reprend en main ! Chaque jour je m’entraînerais, chaque jour je deviendrais meilleur pour être un PS, à partir d'aujourd'hui !

Soudain, je m'exclamais : « Eureka ! Je sais ce que je pourrais faire ! ».
Je me tournais vers Silver, un sourire aux lèvres (sourire qui me faisait penser à un cartoon (voir ici)). Carter fis un « Mmh ? ».
«Le Paytah PS est en marche ! », lançais-je d'un ton assuré avant de me refixer sur la route.
J'avais trouvé LE truc qui pourrait faire craquer les filles. LE truc qui serait unique. MON truc à moi.
J'allais agir au talent. Je pouvais le faire ! Il me faut juste....de la bonne volonté (Tcheck), stopper ma timidité (heu...à checker), arrêter mes bêtises (check), être moi-même (check) et oser !
« Il me faut un nouveau look !!! », continuais-je avec le même entrain.
Levant le bras, je demandais au policier : « Maquillage et ensuite...shopping ! ».
« Mais mon garçon...Tu n'a pas d'argent ! Et ….ça va être juste pour trouver un magasin ouvert à cette heure-ci. »
Un sourire se dessina sur mes lèvres et j'haussais mes deux sourcils. Du tac au tac je lançais : « Vous n'avez qu'à le retirer de ma prime. Et on n'a qu'à aller dans un magasin qui fait les deux ! ».
Sourire d'angelot pour permettre à mes désirs de devenir réalité.
Carter secoua la tête en rigolant, puis fis : « Ok Yellow, on va essayer ! ».
« Le tout n'est pas d'essayer, mais tout faire pour y arriver ! », m'exclamais-je.
Je me surprenais moi-même.

La voiture de police se gara. A peine la voiture freinée, j'ouvris la porte en trombe et me précipitais vers le magasin. J'ouvris violemment la porte et j'entrais en courrant avant de me jeter sur le comptoir de la caissière.
« Jeune-homme ? Que désirez-vous ? Heu...nous nous apprêtons à fermer ! »
« Oh non non non s'il vous plaît, fermez pas c'est une question de vie où de mort ! »
« Vraiment ? »
La vendeuse leva son sourcil. Je lui résumais la situation : « Je me suis fais blesser au Karaté et ...j'ai besoin de maquillage parce que (un petit mensonge s'impose) ma mère va me tuer ! Et ma petite-amie aussi va me tuer !
Alors je vous en prie, donnez-moi du maquillage pour masquer mes bleus et mon coquard.
 »
« Ecoutez monsieur...hum...nous vendons le maquillage par plusieurs couleurs...Pas séparément!
« Parfait ! Tant mieux. Donnez-moi le meilleur du meilleur. Je reviens ! ».

Je laissais la femme et Silver ensembles et je partis tel Speedy Gonzales, faire le tour du magasin pour prendre des vêtements.
Quelques minutes plus tard, je revins avec une tonne de fringues trop cool qui me feraient devenir...le PS le plus so cute du monde.
Mes chevilles enflent toujours aussi vite, oui, je sais.
Je posais les vêtements sur le comptoir, en hochant la tête pour montrer à la caissière visiblement étonnée, que je prendrais bien tout ces vêtements.
Carter arriva enfin et fis de gros yeux en voyant mes achats.
« Et mon maquillage ? C'est le plus important ! ».
La femme pris une grosse malette et la posa par-dessus les vêtements.
« C'est quoi ça ? », demandais-je
« Le maquillage ! », me répondis la caissière avant de l'ouvrir.
C'était une grosse mallette de maquillage pour les Stars (vu la grandeur des palettes) rempli de couleurs par milliers avec différents tons et variations.
« Wow ! C'est exactement ce qu'il me faut ! »
Comme ça, je pourrais me maquiller pour Halloween... avec toutes ces couleurs.
« Combien ? »
Le prix fût renversant (c'est pour cela qu'il est préférable de ne pas le mentionner ici). Carter paya pour moi et je lui promis de le rembourser, car même la prime n'était pas suffisante pour payer.
Je pris ma mallette et quelques grands sacs contenants mes achats (je dus même porter un des sac avec mes dents) et avant de tourner les talons, grondais un peu Silver : « Dis donc toi, viens avec nous au lieu de draguer ! On part ! ». Je roulais des yeux et parti, suivant Carter, lui aussi chargé comme une mule de mes achats.

Une fois que nous fûmes tous dans la voiture, Carter me demanda : « Tu comptes faire quoi avec tout ces vêtements ? ».
Alors d'un air mystérieux et malicieux je lançais : « Devenir enfin quelqu'un. Devenir un Pi Sigma ! ».

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MessageSujet: Re: Run! Run away! [...] RP 100% ACTION, THRILLER, SUSPENS   Jeu 7 Aoû - 16:11

« Oh s'il te plaît, ne me parle pas de filles pour le moment ! »

J'haussais à nouveau les épaules.

« Je suis un PS qui boit de temps en temps. Je viens à peine de sortir d'une période où je me saoulais tous les jours, alors je ne veux plus revoir ce breuvage pendant un certain temps ! »

- Comme tu voudras.

Répondis-je en jetant la bouteille de bière qu'il avait entamé. Je ne craignais pas le gaspillage, ce n'était pas comme si j'avais absolument besoin de faire des économies. De la bière, il y en aura toujours sur le marché. Il se servit alors un verre d'eau avant de manger et de m'entraîner chez les flics. Je lui expliquais le fait qu'il n'aurait pas de quoi convaincre l'autorité de la ville avec une tête pareille mais, confiant comme un poulpe, il répliqua :


« Faute avouée à moitié pardonnée ! »

J'haussais légèrement les sourcils avant de me résigner à le suivre. Une fois arrivé au commissariat, je reçus un message sur mon portable alors que nous étions accueillit par des regards moqueurs jeter sur le gamin en peignoir. C'était un message de ma soeur jumelle. "Salut frangin ! Que fais-tu ? Je croyais que tu rentrerais ce soir de Miami."

« Hé Carter, t'a vu, il a un p'tit air du p'tit c*n qui nous avait agressé ce matin ! »

« Ouais....on aurait dit son petit frère. Tu es le petit frère de Paytah Yellow ? »

Je répondis :"Ah chère Elana, si tu savais ce que je fais en ce moment même. Bon, je vais faire court, je suis au commissariat de Miami."

« Alors, tu as perdu ta langue? »

« Heu...Ce dénomé Paymachin à un casier ? »

« He bien oui mon garçon. Il en a un. »

« Pour quel motif ? »

« Pour dégradement de matériel, insulte à l'agent et insolence. »

« Oh...m*******rde ! »

« ça ne va pas petit ? »

"Chez les flics ?? Qu'as tu fais cette fois ?"

« Non...il ne peut pas avoir un casier...Il ….C'est juste...je.... Je suis désolé d'avoir cassé votre vitre et d'avoir tagué deux fois des insultes, d'avoir été impoli et d'avoir fui. Je suis désolé de vous avoir craché au visage et donné des coups, je ...je suis désolé. Pardonnez-moi. Je suis quelqu'un sans histoires...j'ai voulu juste faire le 'plus fort ' pour épater les copains. C'est eux qui m'ont entraînes...et... »

"Rien cette fois-ci, j'ai simplement eu un imprévu. Je sers de chaperon pour une connaissance."

« ça suffit! Paytah Yellow ?

« Oui ?

"Vraiment ? Et d'où vient cette "connaissance"" ?

« Venez avec nous. »

"Du pays des Naïfs."

****
Paytah avait été emmené. Moi aussi d'ailleurs mais simplement parce qu'on désirait mon avis sur la question. En tant que témoin. J'expliquais alors brièvement les évènements à ma façon, disant que j'avais agit en tant qu'assistance à la personne en voyant ce pauvre petit garçon se faire massacrer par un rouleur de mécanique, affirmant que j'étais arrivé trop tard pour empêcher toutes ses multiples blessures et que j'ai tenté en vain de les soigner au mieux et comme je ne pouvais pas laisser ce crime impuni, j'avais décidé d'aider mon nouvel ami à porter plainte, sans compter qu'il m'avait expliqué sa triste histoire de A à Z, ce qui m'avait terriblement ému, d'où la nécessité de l'accompagner et de le soutenir du mieux de ma personne.

Tout passa bien sûr comme une lettre à la poste et il ne me restait plus qu'à patienter dans le hall. J'avais, pour passer le temps, engagé la conversation avec la policière blonde qui tenait le bureau d'accueil, qui avait eu l'amabilité de m'offrir un café en attendant la fin de l'interrogatoire de mon "ami". Discussion forte intéressante en sourire et échange de regard impulsif. La drague, aussi discrète était-elle, était pour moi comme la cigarette, un moyen ultime de passer le temps quand on s'ennuyait. Elle fut d'ailleurs plusieurs fois rappeler à l'ordre pour poursuivre le trie de dossiers.

Au bout d'un moment, une petit troupe entra dans le bâtiment. C'était le groupe de l'indien et l'homme baraqué, qui venaient de se faire arrêter. Ils attendaient leur tour, je fis un clin d'oeil à la demoiselle du groupe de jeune. Je repris mon occupation pendant que Paytah sortit enfin et eut une conversation avec la fille en question. J'interrompis un moment la mienne pour écouter ce qu'ils avaient à ce dire. Qui était, aussi faible était le mot, lamentable. Si je le filmais et l'envoyait à video gag, je gagnerais des millions. Enfin bref. Ma conversation avec la secrétaire avait attiré un ou deux autres policiers qui prenaient leur pause café et s'étaient joint à moi. Quand à l'indien, je ne savais pas trop où il était passé. Ses compatriotes avaient été emmené. Le PS ne réapparut que plus tard et m'entraîna loin du comptoir avant de me dire :

« J'ai un casier. Je n'étais pas au courant du moins...j'avais oublié. Mon casier est rempli avec trois « Crimes » inutiles et stupides : tags sur des voitures, insultes à l'agent et insolence, sans oublier bien sur dégâts de matériels. Rien que des stupidités d'ado. Ecoute...Tu sais que c'est mon rêve d'être un PS. Les PS ne veulent pas de....de « criminel chez eux ». Je te dis pas que je suis un criminel. Je ne suis pas un criminel. J'ai juste fais des conneries de gamin...Alors je t'en prie...Ne dis rien. Ne dis rien aux PS ni aux chefs ! J'ai...vraiment fais n'importe quoi quand Ty est mort...Mais je compte me racheter. Alors tu ne sais rien de cette histoire. Tu le garde pour toi, tu as compris ? Je ne veux pas me faire virer. On fait comme si je n'avais jamais fais de conneries. Je n'ai pas agressé d'hawaien, je n'ai pas été tabassé, je n'ai pas tagué les vitres des policiers, je n'ai pas été insolent, je n'ai pas frappé les policiers, je n'ai pas menti, je n'ai rien fait de tout ceci. J'ai été frappé au Karaté. T'a entendu ? Si on te demande ce que j'ai tu dis que j'ai été frappé au Karaté et que le cours s'est mal terminé ! Je t'en prie fais le pour moi. Je sais que nous ne nous connaissons pas mais....je sens que je peux te faire confiance.
Alors, récapitulons...Qu'est-ce que tu sais et surtout qu'est-ce qui m'es arrivé ? »


Je lâchais un soupire.

- C'est bon, j'avais bien compris que tu voulais garder le secret de ta défaillance du jour, pas la peine de me faire jouer au perroquet. Tu me fais confiance non ?


Ajoutais-je avec une pointe d'empathie dans la voix pour donner plus de connivence. Ô Diable, j'étais un parfait salaud. Bref, l'un des policiers proposa de nous conduire, et l'indien n'avait pas abandonné son idée de maquillage bien sûr. Bon courage pour trouver un magasin ouvert à cette heure-ci. En entrant dans la voiture du flic, ça me rappelait mes années collège. Au moins, cette soirée avait eu l'avantage de briser la monotonie de la vie. J'aurais néanmoins aimé la passer avec une compagnie féminine. Mais dans ce cas là, ça n'aurait en rien changer la monotonie. Après avoir fait le tour de la ville en voiture, celle ci s'arrêta finalement devant un magasin encore ouvert. Nous descendîmes aussitôt.
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MessageSujet: Re: Run! Run away! [...] RP 100% ACTION, THRILLER, SUSPENS   Jeu 7 Aoû - 14:44

Paytah∞ Silver
I am naive, so naive, I was really stupid and blind I've been manipulated by a girl! Shame on me!
Silver m'avait assuré que même si il avait fait des conneries, qu'il ne les regrettais pas. Moi je ne pourrais jamais ne pas regretter mes bêtises, et encore moins celle d'aujourd'hui, qui est la pire de toute ma vie !
Le jeune brun fut très déçu lorsque je le remis vite fait bien fait à sa place, et fis une remarque qui me fis lui jeter un second regard noir.
Puis, je lui demandais de garder le secret de cette journée. Il me promis qu'il le ferait, et je le remerciais d'un sourire gratifiant.
Puis, nous parlâmes de sa confrérie. Silv' n'était pas aussi attaché aux confréries que moi et ça lui était égal d'être chez les Lambdas.
Je le regardais avec les yeux ronds, et sur le coup je ressemblais à un Européen. Il me parla de filles au passage et je levais la main en l'air en faisant une grimace et en disant : « Oh s'il te plaît, ne me parle pas de filles pour le moment ! ». J'en avais assez vu sur les filles, de véritables femmes fatales.

Je refusais ensuite de boire de l'alcool, mais Silver ne compris pas et m'assura que j'étais un PS. Il fût décontenancé du fait que je ne buvais pas étant un PS, alors précipitamment j'ajoutais : « Je suis un PS qui boit de temps en temps. Je viens à peine de sortir d'une période où je me saoulais tous les jours, alors je ne veux plus revoir ce breuvage pendant un certain temps ! ». Il n'y avait pas de jus d'orange. Tant pis.
Le jus d'orange, j'en étais très friand !
Je posais la bière sur le comptoir, puis pris un verre avant de me servir en eau.
Mon hébergeur me fournit même du jambon. Je le remerciais avant de manger doucement, puis, alors que je mastiquais encore, j'eus une idée rusée pour obliger Silver à me suivre. Je le pris par le bras et le traînais jusqu'en bas de son immeuble.
Je lui fis un discours convaincant pour qu'il puisse venir. Mais le rebelle me rappela que j'avais des hématomes -sans oublier de me demander le but de mes excuses-. J'haussais les épaules et déclarais tel un enfant sage : « Faute avouée à moitié pardonnée ! ».
Le taxi arrivé, nous nous engouffrâmes à l'intérieur. Silver avait accepté ! Il m'avait suivi, j'avais réussi !
1er arrêt : le commissariat.
Je ne prononçais aucun mot durant le trajet en taxi, réfléchissant à mes excuses. Je ressemblais alors à La Silencieuse, une de mes ancêtres.

Étrangement, nous arrivâmes rapidement au commissariat. Nous sortîmes et Silver paya le taxi. J'avais froid, vêtu du peignoir blanc. Je ne portais rien en dessous à part mon caleçon. J'étais pieds nus en plus. Je n'avais pas eu le choix....
Regardant de mes yeux bruns le commissariat dans toute sa splendeur, je sentis des frissons me parcourir le corps. Lentement, je m'avançais jusqu'à la porte où on pouvait lire POLICE OF MIAMI COMISSARIAT.
J'avais déjà eu affaire à la police auparavant : il y a quelques jours, j'avais tagué sur les voitures de policiers des insultes. Décidément, je n'aimais pas trop les policiers. Un autre jour, j'avais cassé la vitre du commissariat, avec Peter, un pote de La Bande des 9.
Je pris une grande inspiration puis poussais la porte. L'intérieur était calme et accueillant et je sentis une bouffée chaleureuse m'envahir.
Ayant franchit le seuil, je me sentais étrangement bien, comme en sécurité.
Des policiers se retournèrent pour nous regarder et les arrêtés nous fixaient avec un sourire moqueur. Tout à coup, une femme blonde se précipita vers nous et s'inquiéta : « Vous avez été attaqués ? ». Je fis 'non de la tête' en souriant. C'est clair qu'un rebelle et un ado pied nus, avec un coquard et vêtu d'un peignoir, ça craint un peu.
« J'aimerais parler à Carter s'il vous plaît. ». , fis-je poliment.
Carter était l'un des policiers que j'avais agressé. C'était le Noir. J'avais entendu son nom lors de ma fuite.

La femme s'éloigna, puis j'allais m’asseoir sur un des sièges. J'avais un peu peur de la réaction des forces de l'ordre.
Bientôt le Black et le Blanc arrivèrent et je me levais d'un bond.
Tête baissé, regard désolé, je m'avançais vers eux, tel un orphelin miséreux.
Le black s'accroupit et me demanda : « Que veux tu petit ? ».
J'ouvris la bouche, mais aucun son ne sortit.
Je ne savais plus si je devais mentir ou dire la vérité.
« Je... »
« Hé Carter, t'a vu, il a un p'tit air du p'tit c*n qui nous avait agressé ce matin ! »
« Ouais....on aurait dit son petit frère. Tu es le petit frère de Paytah Yellow ? ».
QUOI ?
Je me raidis, je devins blanc comme un linge.
Comment ils savaient mon nom ? J'étais déjà fiché par la police ?
Comment....OH MAIS OUI ! OH LE C*N !

Tout me revint en mémoire !
Le jour où j'avais tagué des insultes sur les voitures, j'avais été sauvagement plaqué sur la voiture et les flics m'avaient mis des menottes. Ils m'avaient envoyés au commissariat, m'avaient posés des questions et m'avaient....fichés.
Par contre, le jour où j'avais cassé la vitre, j'avais réussis à m'enfuir avec mon acolyte. Oh non, oh non ! C'est pas bon, pas bon du tout !
Mon cœur cognait très fort contre ma poitrine.
Le Visage Pale m'interpella : « Alors, tu as perdu ta langue? ».
Je me revis un instant lui crachant au visage et je me ré-entendis dire : « ça c'est pour avoir fait du mal à mon peuple pendant des siècles. ».
J'étais FICHE ! J'avais un CASIER JUDICIAIRE ! Comment avais-je pu oublier ça ?
« Heu...Ce dénomé Paymachin à un casier ? », risquais-je
« He bien oui mon garçon. Il en a un. »
« Pour quel motif ? », demandais-je d'une voix étranglée.
« Pour dégradement de matériel, insulte à l'agent et insolence. »
« Oh...m*******rde ! »
Je détournais le regard.
« ça ne va pas petit ? »
Je reposais mon regard sur les deux hommes. Puis je déglutis avant de me mordre la lèvre inférieure.
Pourquoi avais-je oublié que j'étais fiché ? Oh oui...l'alcool !
Je secouais la tête de gauche à droite et de droite à gauche. « Non...il ne peut pas avoir un casier...Il ….C'est juste...je.... ».
Je perdais mes moyens! Je reculais d'effroi. Je tremblais à présent.
Puis soudain, j'avouais tout : « Je suis désolé d'avoir cassé votre vitre et d'avoir tagué deux fois des insultes, d'avoir été impoli et d'avoir fui. Je suis désolé de vous avoir craché au visage et donné des coups, je ...je suis désolé. Pardonnez-moi. Je suis quelqu'un sans histoires...j'ai voulu juste faire le 'plus fort ' pour épater les copains. C'est eux qui m'ont entrainés...et... »
« ça suffit!, m'ordonna Carter, Paytah Yellow ?
« Oui ?, fis-je en levant mes yeux de chien abattu vers Carter
« Venez avec nous. »

Les policiers m'empoignèrent et cette fois, je n'émis aucune résistance.

***
TCHAC ! TCHAC !
Super ! Me revoilà entrain de faire mon mugshoot. Cette fois les policiers m'ont avec la version cheveux courts et version cheveux longs. La prochaine fois, je n'aurais qu'à me déguiser en fille pour passer inaperçu. Mais il n'y aura pas de prochaine fois!
Je déteste ce panneau avec ce numéro stupide, mon nom écrit dessus et cet inscription là...MIAMI POLICE.
« De profil ! »
Je me tourne, agacé.
Le flash se fit.

Une fois que cela fût fait, j'eus un deuxième entretien avec les policiers.
J'étais assis, comme dans les films, dans une pièce sombre en face des policiers, accoudés à une table. Je racontais tout ce qui s'était passé. Je dénonçais même la bande des 9. On interrogea aussi Silver. On envoya rapidement la police pour les trouver, ainsi que le mec qui m'avait agressé.
On me parla sérieusement. Je promis de ne plus refaire des bêtises comme ça.
Carter me dit : « Yellow, vous êtes un bon garçon au fond. Vous n'êtes ni un délinquant, ni un criminel. Alors je vous en prie, ne vous mêlez pas dans des histoires comme celles-ci où vous risquez votre vie. Arrêtez de faire confiance aux gens facilement, cessez de fréquenter des rebelles, étudiez à l'école et restez vous même. Faire des bêtises pour prouver qu'on est cap ou pas cap, c'est vraiment pas une bonne chose. Vous me faites penser à Ty, votre cousin. Je le connaissais...mon frère était un de ses amis qui l'aidait à sortir de ses propres arrestations. Il avait volé des gens pour survivre lorsqu'il faisait partit du gang. Il avait le choix. Vous aussi vous aviez le choix. Le choix de faire ou de ne pas faire.
Vous ne vouliez pas perdre vos amis, mais au final, c'est ce qui est arrivé.
Alors vous voyez....Grandir ce n'est pas prouver qu'on est cap ou pas cap.
Vous êtes un jeune bien Yellow. Vous n'êtes pas un délinquant. Vous n'êtes pas un rebelle ni un criminel. Alors restez bien. Ne faites pas d'autres bêtises.  D'accord ?

« Oui Monsieur. Je...Vous allez m'arrêter ?
« ...He bien...Nous allons faire preuve d'une extrême gentillesse...Vous allez être remis en liberté, ne vous inquiétez pas. Vous avez fait preuve de courage et de bravoure. »
« On peut pas vider mon casier ? »
« Non mon petit ! On ne peut pas changer le passé. Je suis désolé. Chaque acte comporte des conséquences. Et il faut assumer ses actes.»
Je baissais la tête, honteux.

***
Alors que je quittais la salle, je vis La Bande des 9 et l'homme. Ils étaient tous menottés, en file indienne.
« Lâcheurs ! », leur lançais-je. Miss Pretty s'avança vers moi : « Oh mon Paytah ! ».
Elle était vêtue d'une robe bleu de princesse, de petites bottines. Elle avait une tonne de bijoux, du mascara et ses lèvres étaient bien maquillées de rouge à lèvres. Ses cheveux longs noirs tombaient sur ses épaules. Elle était vraiment trop magnifique . Miss Pretty c'est l’excentrique par excellence. Elle peut s'habiller comme une enfant, comme une fille manga un autre jour ou mélanger tous les style de tons ou de vêtements.
Elle avança sa main vers moi mais je reculais :
« Ne me touche pas ! Tu m'a abandonné !
« Ooooh !, s'exclama Miss pretty, choquée avant poser un index sur mes lèvres et de me murmurer : « Chuuuuuuuut calme mi amor ! ». Mes yeux s'adoucirent. La jeune-fille repris par  : « Mon amour je suis vraiment désolée !».
« Comment oses-tu m'appeler mon amour ? Tu ne m'aimes que pour mon physique !»
Je regardais Miss Pretty avec méfiance en plissant des yeux. Mais elle avait un visage d'angelot, elle était parfaite. On aurait presque dit qu'elle ne m'avait jamais abandonné.
« Je t'aime Paytah ! Comment peux tu penser une seule seconde que je t'aime pour ton physique. Tu es le meilleur garçon que je connaisse. »
Miss Pretty s'approcha plus de moi, posa sa main sur ma joue et m'embrassa sur les lèvres. Je retrouvais la sensation de ce matin. Je ressentais toujours quelque chose pour elle. J'avais parlé avec colère tout à l'heure lorsque j'avais assuré que je l'effacerais de mes amis sur Instagram et tous les réseaux sociaux.
Elle me murmura qu'elle m'aimait et qu'elle avait eu si peur de mon agresseur qu'elle s'était enfuie. Je la croyais, dur comme fer. Mon regard devint compatissant. J'avais de la peine pour Miss Pretty et ses amis. Ils me faisaient pitié. Ils avaient juste eu peur. Je pris ma copine dans mes bras et la serrais fort contre moi, tout en me jurant de faire tout pour la tirer de cet enfer. Je regrettais alors de l'avoir dénoncé elle et sa bande. Je l'embrassai de nouveau puis je glissais mes mains dans les siennes. La brunette avait un regard si innocent, si...si angélique. Un regard envoûtant.
Alors en bon naïf, je lui dis : «Je te pardonne. ». Mais cependant, il y avait quelque chose que je ne comprenais toujours pas.
«Mais...pourquoi...pourquoi tu m'as fais ça ? ».
Un sourire diabolique se dessina sur les lèvres de Miss Pretty, ce qui m'effraya.
« Nous voulions te tester. Tu es tellement naïf que tu es tombé dans le piège ! »
« Quoi ?!!», fis-je en lâchant les mains de ma copine qui n'allait pas tarder à devenir mon ex. J'hallucine ! Je ne suis même pas resté 1 heure en couple avec elle. C'est le record.
« Tester ? Pourquoi ? Qu'est-ce que c'est que ces histoires ? »
Je ne comprenais rien.
Le policier Blanc apparu et s'avança vers moi avant de m'avouer : « Paytah, ces jeunes que vous fréquentiez n'étaient que des délinquants de bas quartier, habitué aux trafics et aux vols en tout genre. Miss Pretty est un experte en vols, c'est la meneuse du groupe. Vous avez face à vous la pire criminelle de son âge. Elle était recherchée depuis plusieurs années. Elle a souvent changé de nom...Cat Girl, Sweety Pinky, Liza Lampeduza, Cow Girlitta et enfin Miss Pretty. Son vrai nom n'est autre que Alicia Karina Sanchez, une espagnole qui vit de façon illégale aux Etats-Unis alors qu'elle est sans papiers. Je suis désolé Paytah, mais vous avez été vraiment très naïf. Alicia est très experte en manipulation. Elle se sert de gens comme vous pour les attirer dans ses filets....C'est comme ça qu'elle a entraîné tous les membres de la bande des neufs. »
« Quoi ? Mais...C'est impossible ! Dis moi que c'est pas vrai Miss Pretty! Dis moi que tu n'a rien avoir avec cette histoire et que tu n'es pas une criminelle!!! », fis-je, abasourdi. Je regardais tour à tour le policier et Miss Pretty, bouche ouverte, yeux écarquillés.
« Je suis une criminelle. Je suis désolé Pay. Je voulais que tu rejoigne notre groupe pour qu'on fasse la plus grosse casse du siècle. Tu étais le mec parfait pour ce trafic et pour rejoindre mon gang : beau, intelligent, rapide, agile , bon acteur...(elle plissa ses yeux puis d'une voix séductrice elle lâcha le dernier mot) Insoupçonnable !»

Je fixais avec effroi Miss Pretty. Pour la première fois, je ne la voyais plus comme avant. Elle ne paraissait plus ressemblante à Cindy Vela, plus du tout sexy, plus du tout innocente! Elle ressemblait à une manipulatrice et dangereuse.
D'une voix forte mais remuée par l'émotion, je lui dis :
«  Tu...T..Tu m'a trahi, tu m'a ...manipulé ! Comment as-tu osé me faire ça ! J'avais confiance en toi ! Sale vipère ! Je ne veux plus jamais te revoir ! Plus jamais !»
Je reculais très loin de la traîtresse. Mon regard noir la fixait. Nos regards se croisèrent. Son regard de criminelle et le mien. Son regard décidé, mon regard triste. Son regard de feu et mon regard de glace. Son regard provocateur et mon regard de dégoûté.
La manipulatrice et le naïf...
Puis, je détournais le regard et je continuais mon chemin. Mais j'entendis tout de même Miss Pretty me lancer : « Je t'aime mon Paytah ! Tu seras toujours le bienvenu dans notre bande. ». Je fis comme si je n'avais pas entendu.
J'étais bouleversé. Comment avais-je pu me laisser rouler dans la farine de la sorte ? J'avais été bien plus aveugle que je l'avais cru. Miss Pretty m'avait manipulé, elle s'était servie de moi! Elle m'avait en plus il y a à peine quelques secondes de nouveau manipulé! Elle m'avait eu par les sentiments! J'avais une nouvelle fois gobé tout ce qu'on me disait! Quel crétin! Pourquoi il faut que je sois aussi naïf!
Mais maintenant, Miss Pretty allait être expatriée dans son pays et ensuite condamnée avec ses chers amis. Bien fait pour eux! On n'a que ce qu'on mérite!

Après avoir frappé dans un distributeur de boissons, pris mon visage entre mes mains et être resté assis sur le carrelage froid du commissariat un bon moment, choqué et abasourdi, je fini par rejoindre Silver. Je le pris à part, et je lui demandais une autre faveur : « J'ai un casier. Je n'étais pas au courant du moins...j'avais oublié. Mon casier est rempli avec trois (je fis des guillemets en l'air) « Crimes » inutiles et stupides : tags sur des voitures, insultes à l'agent et insolence, sans oublier bien sur dégâts de matériels. Rien que des stupidités d'ado. Ecoute...Tu sais que c'est mon rêve d'être un PS. Les PS ne veulent pas de....de « criminel chez eux ». Je te dis pas que je suis un criminel. Je ne suis pas un criminel. J'ai juste fais des conneries de gamin...Alors je t'en prie...Ne dis rien. Ne dis rien aux PS ni aux chefs ! J'ai...vraiment fais n'importe quoi quand Ty est mort...Mais je compte me racheter. Alors tu ne sais rien de cette histoire. Tu le garde pour toi, tu as compris ? Je ne veux pas me faire virer. On fait comme si je n'avais jamais fais de conneries. Je n'ai pas agressé d'hawaien, je n'ai pas été tabassé, je n'ai pas tagué les vitres des policiers, je n'ai pas été insolent, je n'ai pas frappé les policiers, je n'ai pas menti, je n'ai rien fait de tout ceci. J'ai été frappé au Karaté. T'a entendu ? Si on te demande ce que j'ai tu dis que j'ai été frappé au Karaté et que le cours s'est mal terminé !
Je t'en prie fais le pour moi. Je sais que nous ne nous connaissons pas mais....je sens que je peux te faire confiance.
Alors, récapitulons...Qu'est-ce que tu sais et surtout qu'est-ce qui m'es arrivé ?
 »
J'étais toujours aussi naïf et j'accordais toujours aussi facilement ma confiance aux gens....
J'allais voir si oui ou non Silv' était intelligent.

On nous appris ensuite que nous aurions une prime pour avoir arrêté La Bande des 9, puis on nous raccompagna.
Une fois dehors, Carter se proposa de nous emmener chez nous. Je demandais à aller acheter du maquillage d'abord.
Le policier ouvrit sa voiture et nous entrâmes dans le véhicule. Une fois de plus, nous étions parti pou la route. Mais cette fois, nous étions sous bonne escorte !
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MessageSujet: Re: Run! Run away! [...] RP 100% ACTION, THRILLER, SUSPENS   Mer 6 Aoû - 23:46

« Tais toi s'il te plaît, je suis sur que tu as déjà fais des conneries dans ta vie, alors laisse moi tranquille ! »

Je souris.

- Certes. Sauf que moi, je ne l'ai jamais regretté, ce serait trop bête.

Donc, il alla pleurer un grand coup pour me revenir comme un miraculé de la vie. Ma remarque ne lui plaisant guère, il répliqua :


« C'est juste une expression ! Crétin ! »

- Charmant, ça vaut le coup de venir en aide.

Répondis-je sur un ton légèrement vexé sans l'être réellement.


« J'assumerais. A ce sujet, tu pourrais garder le silence sur cette affaire pour les PS ? Je ne voudrais pas me faire virer. Je suis à l'essai. Alors je t'en prie, sois sympa, garde le secret. Si les PS me demandent ce qui m'est arrivé, je dirais que je...je me suis fais mal au Karaté. ».

C'était ce que je voulais entendre. Monsieur qui se confiait, espérant grandement que je maintienne le secret en moi. Ca m'offrait une nouvelle source de pouvoir. Avec la plus grande hypocrisie du monde, je répondis, convainquant :

- Cela va de soi.

Quand je lui offris la bouteille, tout en lui expliquant que je n'étais plus PS, il me dit :


« Je n'ai pas la mémoire d'un poisson rouge. Je savais que tu n'étais pas fais pour être un PS. Tu es plutot SM. Tu compte demander aux SM de te faire rentrer dans leur confrérie ou tu comptes rester Lambdas jusqu'à la fin de tes jours? »

- Encore faudrait-il avoir l'irréaliste malheur d'être à Wynwood jusqu'à la fin de ses jours. Je suis en lambda par défaut et je me contrefiche éperdument d'être casé comme un dossier dans une de ces confréries. Si j'étais PS avant, c'était bien parce que nous n'avions pas le choix de choisir une confrérie à notre entrée à Wynwood. Mais s'il préfère me mettre lambda, qu'à cela ne tienne, ça ne changera rien à ma vie. Je n'ai pas besoin d'être un SM, PS ou autre pour laisser libre court à ce que je suis, ni à obtenir quelques filles au passage.

Comme tout bon mâle, je m'intéressais aux filles évidemment. Sans être un obsédé non plus. Juste de quoi satisfaire des nuits ennuyeuses. Les filles, je les prenais toujours plus belle, plus joueuse, à un détour d'une ruelle, à la sortie d'une boîte, à un verre de bar. Si elles étaient de l'école, elles se retrouvaient dans ma chambre de Wynwood, si elles étaient extérieure, elles finissaient ici. Une nouvelle utilité de cet appartement. Il servait plus à cela qu'autre chose. Les filles ne résistaient pas au luxe. C'était un appât infaillible. L'énergumène cracha soudainement la liqueur. Qu'est ce qui lui prenait encore ? Aucune éducation ces indiens ou quoi ? Cracher dans une cuisine, de la bière en plus, gaspillage et salissure, comportement de miséreux.

« Je ne veux plus retoucher à la boisson...Je ne suis pas un délinquant...enfin...presque. Donne moi du jus d'orange ou de l'eau. Mais pas de l'alcool. T'a vraiment rien d'autre à manger ? J'ai faim et je dois partir... »

- T'es pas un délinquant, t'es un PS, un PS qui touche pas à l'alcool...Enfin bref. C'est con, y'en a pas de jus d'orange et l'eau, tu la trouve au robinet. Relax, elle est potable.

Du frigo, je sortis un paquet de jambon que je jetais sur la paillasse.

- Termine ça.

Il n'y avait rien d'autres. Je devrais refaire le plein tout de même, mais il fallait avouer que quand je ramenais une compagne de nuit, on avait plus faim d'autre chose que de vraie nourriture, si vous voyez ce que je veux dire. Tout à coup, l'autre boulet me pris par le bras et m'entraîna à l'extérieur. On descendit, sortit de l'immeuble et il appela un taxi avant de lancer :


« Tu dois venir avec moi. C'est une question de vie ou de mort. J'ai une idée ! Je vais me faire passer pour mon propre frère. Comment ? C'est simple ! Tout à l'heure je ressemblais à un adulte de 20 ans rebelle. Maintenant, je ressemble à quelqu'un de 16 ans. Je n'aurais car faire semblant d'être quelqu'un d'autre pour porter plainte. De toute façon je dois m'excuser aupres des policiers que j'ai agressé. Je dois le faire. Et acheter du maquillage. Tu sera mon guide : je ne connais pas ce quartier, ni cette ville et surtout pas de nuit ! ».

- Je suppose qu'ils voudrons voir la tête de la dénommée victime...Sachant que tu porte en plus les preuves de l'agression sur ton visage de saint nitouche. Pourquoi s'excuser ? Ca porte atteinte à l'honneur ça, c'est répugnant.

« Alors, tu viens ? »

J'haussais les épaules.

- Après tout, la bêtise n'est pas mienne.

Tout deux montèrent dans le taxi, je demandais le commissariat et la voiture démarra. Au bout d'une dizaine de minutes de route, il se gara devant l'imposant bâtiment. Je payais la course avant de sortir.
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MessageSujet: Re: Run! Run away! [...] RP 100% ACTION, THRILLER, SUSPENS   Mer 6 Aoû - 23:12

Paytah ∞ Silver
Come on! Come with me!
Alors que j'étais plongé dans mes souvenirs, Silver rompit le silence lourd et pesant pour lâcher : « Un vrai mouton. Le troupeau se jetterait dans un ravin que t'en ferais autant. ». Je répondis calmement de ma voix cassée : « Tais toi s'il te plaît, je suis sur que tu as déjà fais des conneries dans ta vie, alors laisse moi tranquille ! ».
Je replongeais aussitôt dans mes pensées, puis, je partis tout à coup, ne pouvant retenir mes pleurs. Dans la salle de bains j'éclatais en sanglots sans la crainte de devoir subir le regard moqueur de Silver.
Je me calmais par les paroles de ceux qui m'étaient chers qui m'étaient revenus en mémoire.
Après avoir coupé mes cheveux et pris une douche et m'être revêtu du peignoir blanc de mon hôte je revins dans la chambre joyeusement. Un peu trop joyeusement. Car lorsque je m'exclamais que c'était bon de se retrouver, Silver fit une remarque qui m'irrita. Je lui lançais un regard noir avant de lui répliquer : « C'est juste une expression ! » et d'ajouter dans ma barbe : « Crétin ! ».
Puis j'allais regarder un peu par la fenêtre avant de me moquer de Silver, gentiment bien sûr.
Je le remerciais chaleureusement et il m'assura que c'était normal, avec un sourire.
C'était cool de compter enfin sur quelqu'un. J'étais toujours aussi naïf et j'accordais toujours aussi facilement ma confiance à quelqu'un.
Mais pour les filles, c'était un peu plus dur depuis que Joy et Miss Pretty m'avaient abandonné et trahi. Joy ne m'avait pas trahi, c'était moi qui l'avait trahi. Mais Miss Pretty, oui. Alors dorénavant, je me méfiais du sexe opposé.
Le PS qui m'avait rappelé que sa maison n'était pas le mien, refusa ma proposition d'argent et d'aller porter plainte. Tournant autour de moi tel un vautour, il me demanda : « Que penseront les autres quand ils seront au courant de tes actes ? ».
J'haussais les épaules en disant : « J'assumerais. ». Puis, je me rappelais des PS et je m'empressais d'ajouter : « A ce sujet, tu pourrais garder le silence sur cette affaire pour les PS ? Je ne voudrais pas me faire virer. Je suis à l'essai. Alors je t'en prie, sois sympa, garde le secret. Si les PS me demandent ce qui m'est arrivé, je dirais que je...je me suis fais mal au Karaté. ».
Quelle aubaine de faire un sport ! Comme ça, je pouvais tout faire retomber dessus !
« Si tu veux rester discret, je te conseille d'oublier tout de suite de porter plainte ! », me lança Silver en se dirigeant vers la cuisine. Je le suivis, mains dans les poches de son peignoir. Ce peignoir était super cool : il tenait chaud, il était doux et confortable.
Le jeune rebelle ouvrit son frigo et me tendis une bouteille de bière, en disant : « Si tu tiens à rester chez les PS bien sûr. ». Alors que j'avançais ma main, il la retira vivement de ma portée et ajouta : « Oh, une petite chose encore. Nous ne sommes pas frère de confrérie, je ne suis plus un PS. Tâche de t'en souvenir. ». « Je n'ai pas la mémoire d'un poisson rouge. Je savais que tu n'étais pas fais pour être un PS. Tu es plutot SM. Tu compte demander aux SM de te faire rentrer dans leur confrérie ou tu comptes rester Lambdas jusqu'à la fin de tes jours? »
Je baissais mes yeux bruns sur la bouteille que le jeune me tendait. Je la pris tout en jetant un regard provocateur à Silver puis j'ouvris la bouteille et, tout en tournant les talons, je versais le breuvage dans ma bouche. Soudain, je me rappelais des paroles de Meika. Alors, avant que le liquide ne traverse ma trachée, je crachais la bière comme Cece Jones dans SHAKE IT UP, une émission dont j'étais fan (et abonné).
Je rebouchais la bouteille, la tendis à Silver et expliquais : « Je ne veux plus retoucher à la boisson...Je ne suis pas un délinquant...enfin...presque. (Je fis un sourire). Donne moi du jus d'orange ou de l'eau. Mais pas de l'alcool. T'a vraiment rien d'autre à manger ? J'ai faim et je dois partir... ».

Je me mis à ronger mes ongles un instant puis soudain, j'empoignais Silver et le tirais hors de l'appartement. Je l'emmenais dehors, dans la nuit fraiche et étoilée de Miami, puis j'appelais un taxi.
« Tu dois venir avec moi. C'est une question de vie ou de mort. J'ai une idée ! Je vais me faire passer pour mon propre frère. Comment ? C'est simple ! Tout à l'heure je ressemblais à un adulte de 20 ans rebelle. Maintenant, je ressemble à quelqu'un de 16 ans. Je n'aurais car faire semblant d'être quelqu'un d'autre pour porter plainte. De toute façon je dois m'excuser aupres des policiers que j'ai agressé. Je dois le faire. Et acheter du maquillage. Tu sera mon guide : je ne connais pas ce quartier, ni cette ville et surtout pas de nuit ! ».
Un taxi se gara devant nous.
Je jetai un regard à Silver.
« Alors, tu viens ? »
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MessageSujet: Re: Run! Run away! [...] RP 100% ACTION, THRILLER, SUSPENS   Mer 6 Aoû - 22:32

« Je m'y ferais. Dans ma réserve, on m'a apprit à me contenter de ce que j'ai. »

Me répondit l'indien. M'en moquer me démangeait mais je restais silencieux à ce commentaire. Et le silence perdura pendant...Oh eh bien pendant un long moment durant lequel j'avais l'impression d'avoir un type en transe, ou shooté au narguilé car il restait là sur le lit comme un pouf complètement désorienté. Le voilà repasser en mode souvenir, preuve au moins qu'il n'était pas devenu amnésique, ce qui m'aurait plus que désappointé. Puis, au beau milieu de ce silence, alors que le faux PS restait de marbre, comme si je lisais depuis tout à leur ses flashback, je lâchai :

- Un vrai mouton. Le troupeau se jetterait dans un ravin que t'en ferais autant.

Mais je le laissais voguer à ses pensées, quoi que cela m'ennuyais un peu, je devais le reconnaître. Et tout à coup, il décampa hors de la chambre et s'enferma dans la salle de bain que j'entendis claquer depuis l'endroit où je me trouvais. J'eus un petit sourire malsain au coin de la lèvre, profitant de ce moment de solitude pour l'afficher. Un mouton restait un mouton. Je me contentais simplement de lui mettre une cloche autour du cou. Enfin, il s'était enfermé mais j'entendais tout de même ces pitoyables sanglots de gamin. Il salissait mon appartement de décadence pathétique. Et pas seulement, à en juger par les ciseaux qu'il avait pris.

Le temps passait, plus vite que dans le noir fort heureusement.


« M*RDE L'EVENT DES NU ZETA ET DES KHI OMICRONS ! »

Entendis-je alors que je passais devant la porte de la salle de bain en lâchant un petit :

- Hum...?

Peu intéressé. Après quoi, je gagnais la petite cuisine et me pris une petite bouteille de bière. Il ne fallait pas trop s'attendre non plus, ce n'était qu'un petit appartement de dépannage. Un une pièce avec chambre, salle de bain et cuisine, sans plus.


«Paytah qu'est-ce que t'a foutu ? Qu'est-ce que t'a foutu ? Oh noooon ! »

Je retournais dans la chambre et m'installais à la chaise en buvant une gorgée de bière. Je guettais le sommeil de la ville quand enfin, mon invité si indésirable soit-il, apparu en me saluant d'un ton amèrement joyeux.

« Salut ! C'est moi ! C'est bon de se retrouver ! ».

Je restais un moment silencieux avant de lancer d'un ton calme mais sarcastique :

- La schizophrénie est un trouble qui peut valoir l'internement.

Je terminais ma bouteille que je jetais dans une poubelle à proximité avant de reporter mon attention sur Paytah.


« C'est cool que le police ne m'est pas retrouvé. Tout ça c'est grâce à toi ! Je ne saurais comment te remercier mon frère ! Je te revaudrais ça ! »

J'eus un nouveau sourire, très discret, très hypocrite aussi, avant de répondre :

- C'est normal.


« Je me suis permis de prendre une douche afin de me décrasser et de vous emprunter ô mon cher priiiince votre peignoir qui me siers parfaitement. ».

- Tu te permets beaucoup de chose dans un logis qui n'est pas le tien.

« J'ai faim Monsieur. Alors je prendrai bien un peu de nourriture avant d'aller acheter du maquillage pour demain car j'ai une compétition chez les NZ/KO à accomplir. De plus, je dois aller au commissariat de police pour m'excuser auprès de deux policiers que j'ai agressé sous l'emprise de l'envoutement d'une fille. Et puisque que j'ignore ou je suis, je voudrais vous demander de m'emmener au poste de police après m'être restauré, de m'emmener acheter du maquillage pour masquer mes bleus et mon coquard qui commence à pointer le bout de son nez, et de rentrer dans mon appartement. Où bien, vous me permettriez de dormir chez vous cette nuit ? Je repartirais demain. Je vous dédommagerais en vous versant une belle somme d'argent. Plaît-il ? ».

Se foutrait-il humblement de ma personne ? Pauvre cancre. Après un silence à l'épier, je traçais une ligne avec mon doigt sur mon front en disant :

- Ais-je une tête à m'intéresser à une quelconque somme d'argent ? On est pas à l'hotel ici.

« Silver, je t'en prie tu dois venir au commissariat ce soir pour qu'on puisse porter plainte. Tu es le témoin. Ce mec qui m'a tabassé doit aller en prison ! »

- Nan, laisse courir.

Lançais-je en me levant de ma chaise en m'approchant de lui jusqu'à plonger mes sombres iris dans les siens. Je demandais :

- Que penseront les autres quand ils seront au courant de tes actes ?


Je contournais l'indien et me dirigeais dans la cuisine en ajoutant :

- Si tu veux rester discret, je te conseille d'oublier tout de suite de porter plainte !

Une fois dans la cuisine, j'ouvris le frigo, sortit une bouteille de bière et pivotai sur mes talons pour la lui tendre avant de dire :

- Si tu tiens à rester chez les PS bien sûr.

Puis, avant qu'il ne s'empare de la bouteille, je la retirais vivement de lui en la tirant près de mon épaule en disant :

- Oh, une petite chose encore.

Puis je la tendis à nouveau vers lui en terminant :

- Nous ne sommes pas frère de confrérie, je ne suis plus un PS. Tâche de t'en souvenir.
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MessageSujet: Re: Run! Run away! [...] RP 100% ACTION, THRILLER, SUSPENS   Mer 6 Aoû - 21:33

Paytah ∞ Silver
Hope comin
J e m'étais réveillé en sursaut à cause du rêve que j'avais fais. Il me mettait en garde contre mon comportement de PS. J'avais crié que j'étais un Pi Sigma, mais une voix me dit d'un sarcasme digne de ce nom : « Permets-moi d'en douter par moment. ».
C'était la voix de celui qui m'avait sauvé, mais étant dans les vappes, j'eus de mal à la reconnaître. Ce fut pour cette raison que je demandais qui était présent avec moi. « Je te laisse deviner. », repris la voix.
C'était Silver. Je baissais les yeux, un peu rassuré. Puis tout à coup, je redevins inquiet, demandant où était la police et le lieu dans lequel nous nous trouvions. Je sentais que j'étais sur quelque chose de mou. Peut être un matelas. Je ne savais pas, il faisait noir. Silver me rassura en me disant que la police n'était pas là.
Soudain, après un petit « tic », la lumière s'alluma et je dus fermer les yeux au début pour ne pas avoir cette lumière aveuglante dans les yeux.
Une fois que je fus habitué à la lumière, j'observais la pièce dans laquelle je me trouvais et aussi le lit. C'était une chambre de riche.
« Tu es...Dans une petite piaule de mon appartenance. ».
Je tournais la tête vers Silver, bouche entrouverte avant de tourner la tête vers la vitre pour jeter un coup d'oeil dehors. Il faisait nuit.
Je passais ma main dans mes cheveux et les pris tous pour les poser sur une seule de mes épaules. Mes cheveux me gênaient. J'en avais assez !

Sentant la faim et la soif, je réclamais de du ravitaillement. Silver m'appris qu'il n'avait pas grand chose, mais je lui assurais : « Je m'y ferais. Dans ma réserve, on m'a apprit à me contenter de ce que j'ai. ». Sentant que mes extensions m'agaçaient de plus en plus, je le fis savoir tout haut. Silver se leva, alla jusqu'à un bureau en disant « A ton aise », attrapa une paire de ciseaux et me la lança. Je l'attrapais sans difficulté et il me semblait alors que j'étais atout aussi agile qu'avant et que j'avais gardé mes réflexes.
« Mais si tu te mets à la tâche, t'es prié de le faire dans la salle de bain. »., ajouta t-il avant de retourner vers sa chaise. J'hochais la tête silencieusement, on dirait que j'étais devenu muet.
Je pris ma tête entre mes mains, puis glissais mes mains sur mes cheveux en fermant les yeux et en grimaçant.

Silver, qui s'était rapproché de moi avec sa chaise et qui s'était assis à l'envers dessus comme le faisais Ty (Paix à son âme!), me lança : « Mais avant de t'inquiéter pour ton beau petit look et ton estomac qui peut sans doute attendre, tu devrais peut-être songer à l'immense déchéance dont tu as fait preuve en cours de journée. Petit malin. ».
Je levais le regard vers Silver. Je déglutis avant de rebaisser les yeux. Je me redressais péniblement avant de m’asseoir sur le rebord du lit et de me pencher en avant, tenant mes côtes en grimaçant.
Je fermais les paupières en les serrant fort, me remémorant ma journée. Tout avait commencé bien pourtant. Je m'étais levé, tout joyeux d'aller revoir Miss Pretty. On était allé au coiffeur, on avait répété avec la bande...on était sorti de notre local, on avait marché et puis l'autre abruti d'Hugo avait eu l'idée des défis...J'avais fais le défi numéro 1 après avoir hésité un moment...J'avais osé taguer sur la vitre des policiers....Je me revoyais taguer sans scrupules le gros mot...Le vrai Paytah ne ferait jamais ça. Je me revis cracher dans le visage du policier qui ne m'avait rien fait.
Mais qu'est-ce que j'avais fais ???!!!!!!!! J'avais été comme hynoptisé par le groupe, je voulais agir comme eux, en rebelle et j'avais voulu faire le Caïd.
J'avais osé « me venger » sur un Blanc qui ne m'avait rien fait.
Je me revis courir pour échapper aux policiers. Je me revis les cheveux au vent, courir comme un athlète, slalomant entre les voitures. Je revis mes cheveux retomber sur mon visage avec le vent et la vitesse de ma course.
Puis le visage de Miss Pretty, si fin, si ...doux, si calme, si souriant...réapparu devant mes yeux. Je la voyais, aspirant toute confiance, m'acclamant ou m'encourageant durant les autres défis.
Je me ré-entendais la draguer, et je la revis monter sur la pointe des pieds pour se hisser jusqu'à moi...pour m'embrasser. Je revoyais la scène, je ressentais le baiser, je re-sentais son parfum, je revoyais ses yeux 'mascaratés' (NB: Mascaraté: mot inventé par pour dire induit de beaucoup de mascaras) me contempler, je revoyais tout cela devant mes yeux.
Et instinctivement, je relevais la tête et touchais mes lèvres du bout des doigts, plongé dans mes pensées, sous les yeux du pauvre Silver De Lawyer qui ne devait pas comprendre mon geste.
Je me revis, me pencher sur Miss Pretty et l'embrasser. C'était un véritable exploit, car je n'avais embrassé dans ma vie que trois filles : Olathe, une fille dans la réserve, une autre fille mais en boîte lors de ma Rébellion à Miami et puis maintenant Miss Pretty.
Je ré-entendis les cris de joie des autres de la bande.
Puis, je revis le reste de nos conneries, les braquages. Les faux braquages. Encore une stupide idée de cet abruti d'Hugo. Je revis les braquages à tour de rôle. Puis je me revis, juché sur le capot d'une voiture, faire mon fanfaron, clamant haut et fort que je ferais mieux qu'eux et que je braquerais quelqu'un dans une voiture. J'avais imaginé à ce moment là de braquer un automobiliste sur la route, l'arrêtant avec mon arme en plastique.
Je me revis embrassant Miss Pretty avec sincérité et passion. Je revis notre croisement de regard et son sourire charmant et hypocrite. Je me revis poser ma main tendrement sur sa joue, puis je me revis entrain de tourner le dos à la bande pour passer à l'action.
Je me revis, marchant avec assurance, vers l'homme. Je me revis, agissant comme dans un film. Je me revis, menaçant l'homme en posant mon pistolet en jouet sur sa tempe et faisant des gestes de voyou tout en lui ordonnant de me filer son fric. Je me revis faisant le fier.
Avec le recul, je voyais que c'était vraiment stupide ce que j'avais fais! J'aurais pu perdre la vie! J'avais flippé tout à l'heure. J'avais vu la mort devant mes yeux.
Puis tout s’accéléra en un éclair : le plaquage de l'homme, son changement soudain, la peur, les coups, les supplications, la fuite de mes « amis », les insultes, le crachat sur l'homme, les vomis de sang, la douleur.
Puis Silver qui arriva. Ma fuite. Ma perte de connaissance.
Mon rêve. Mon réveil.
Maintenant.

J'enfouis mon visage dans mes mains et mes yeux se remplirent de larmes.
Les larmes mouillèrent mes cils, coulèrent sur mes joues et roulèrent sur mon menton. Mon nez se mit à couler. Mes lèvres étaient mouillées de gouttes salées et amères. Je pleurais parce que je regrettais, je pleurais parce que j'avais été un imbécile, je pleurais pour avoir été naïf, je pleurais pour avoir perdu mon temps, je pleurais pour avoir donné ma confiance à une fille, je pleurais parce que j'avais perdu Miss Pretty, je pleurais parce que je n'étais pas un bon Pi Sigma, je pleurais parce que j'étais seul. Je n'avais plus personne. Mes amis n'étaient plus mes amis. Je n'avais plus de famille (enfin si mais c'est comme si j'en avais pas avec le comportement de mes parents). Je n'avais plus de copine non plus. Et mon chiot était loin de moi.

Soudain, je me levais d'un bond et m’enfuis jusque dans la salle de bains après avoir bredouillé à Silver un « Excuse-moi ».
Je m'enfermais à double tour, puis j'éclatais en sanglots et je restais longtemps à pleurer, appuyé contre le mur.

***

Combien de temps étais-je entrain de pleurer ? Surement 30 minutes ou une heure. J'avais réussis néanmoins à me calmer, en me remémorant les paroles de Joy, de Meika, de Sasha, d'Alexandra, de Ty et puis aussi de mon père. Ce dernier m'avait dit un jour : « Une de perdue, dix de retrouvées. ».
Pleurer ne servait à rien. Ça ne changeait pas ce que j'avais fais.
Je levais les yeux vers le miroir. Mon regard vînt percuter mon reflet. J'étais méconnaissable. Amaigri, pâle, yeux cernés. Mon nez, mes tempes, ma lèvre inférieure ne saignaient plus. Une croûte commençait d'ailleurs à se former sur ma lèvre. Mais j'avais toujours mal aux côtes et mon œil était enflé. Ça allait virer au coquard. Mes lèvres étaient sèches car je mourrais de soif.
Je n'avais plus mal à la tête ni à la nuque. J'étais un peu endolori.
J'ouvris l'eau froide du robinet puis bu de l'eau de tout mon saoul avant de plonger ma tête sous l'eau.
Puis, j'ôtais mon t-shirt et m'observais dans la glace, minutieusement. J'avais quelques bleus sur le corps.
En relevant mes yeux, je vis une fois de plus mon reflet. La vue de ces extensions m'énerva. Je regardais comment je pouvais les enlever.
Me rappelant de la tactique de la coiffeuse, je les retirais un par un. La coiffeuse gothique avait en fait crocheté mes cheveux en plus d'avoir mis de la colle. Je lui avais demandé de me faire des extensions qui seraient facile à enlever, afin de ne pas retourner chez le coiffeur. J'avais pensé garder cette coiffure longtemps, mais le jour même je l'enlevais déjà.
Avec les ciseaux, je coupais un peu sur la longueur puis tirais sur mes mèches.

Deux heures plus tard, je posais les ciseaux sur le lavabo. Un cliquetis de métal se fit entendre. Je frottais mon œil encore valide puis me fixait dans le miroir. Il ne manquait plus que le shampoing. Je fouillais dans les tiroirs de Silver et trouvais un flacon remplit de shampoing.
Je soupirais avant de l'ouvrir et de sentir le parfum. Puis, je vidais une bonne partie de shampoing sur mes cheveux, mes vrais cheveux. A mes pieds étaient parsemés des tonnes de mèches de cheveux mi-longs.
Énergiquement je frottais mes cheveux pour me débarrasser de la colle, grimaçant de douleur toutefois puisque j'avais toujours mal aux bras, aux épaules et que j'avais des bleus.
Soudain, un éclair traversa mes yeux et je m'écriais : « M*RDE L'EVENT DES NU ZETA ET DES KHI OMICRONS ! ». Je portais ma main savoneuse à mes lèvres. L'EVENT ETAIT LE LENDEMAIN !!!!!!!! Comment allais-je faire ?
« Non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, NON ! »
Je frappais du poing le lavabo avant de me regarder dans le miroir, les yeux presque remplis de nouveau par les larmes.
«Paytah qu'est-ce que t'a foutu ? Qu'est-ce que t'a foutu ? Oh noooon ! »
Je renversais la tête en arrière en portant mes mains sur mon visage. Je me calmais ensuite, me reprenant moi même. Pas de panique! J'allais me rattraper!
Puis, je sentis le besoin imminent de prendre une douche.
Je n'avais pas demandé l'autorisation à Silver, j'étais censé m'occuper de mes cheveux. Mais de toute façon, la porte était fermée à clé.

***
Une fois que j'eus pris ma douche, je me sentais plus frais et j'avais les idées plus claiesr. Ma douceur était revenue et je ne voulais pour rien au monde continuer de jouer au rebelle. On aurait dit que l'eau avait absorbé la rébellion. Je me regardais longuement devant la glace, moi Paytah Yellow, en chair et en os, vêtu d'un peignoir blanc trop grand pour moi.
La crasse de la journée avait disparue, lavée avec cette douche bien mérité et les autres traces éventuelles de sang n'étaient plus.
Je passais ma main dans mes cheveux courts noir de jais puis j'esquissais un sourire timide. J'étais enfin redevenu moi-même. Plus besoin de faire comme si j'étais Le Dernier Des Mohicans aux cheveux longs et vêtu d'habits de rockeurs pour faire plaisir à Miss Pretty.
Je me penchais sur le sol et ramassais tous mes vêtements que j'avais soigneusement pliés, révélant ma nature calme, propre et ordonnée.
Puis j'ouvris joyeusement la porte et sortis de la salle de bain.
Pieds nus, bottes en cuir dans ma main, la pile de vêtements dans mon autre main, je marchais en direction de la chambre. J'entrais, fis le signe de la paix à Silver en disant : « Salut ! » et posais sur le lit les vêtements et sur le sol les bottes.
Puis je fis volte-face et je fis un grand sourire à Silver avant de tourner sur moi-même en levant les bras et de m'écrier joyeusement de façon théâtrale: « C'est moi ! ».
Je reculais et me couchais sur le lit en soupirant et en souriant de toutes mes dents. Je fis ce commentaire : « C'est bon de se retrouver ! ».
Je fixais le plafond puis repris par : « C'est cool que le police ne m'est pas retrouvé. ». Je me redressais d'un bond, fixant Silver de mes yeux bruns doux et reconnaissants : «Tout ça c'est grâce à toi ! Je ne saurais comment te remercier mon frère ! ». Je frappais mon poing sur ma poitrine deux fois avant de faire le signe de la paix et de dire : « Je te revaudrais ça ! ».
Je me levais puis avançais vers la fenêtre, regardant Miami By Night.
« Je me suis permis de prendre une douche afin de me décrasser et de vous emprunter ô mon cher priiiince votre peignoir qui me siers parfaitement. ».
Je me retournais face à Silver, une lueur taquine dans les prunelles. Je me moquais gentiment de son côté « rebelle et prince très pincé ».
J'avais enlevé les cheveux par terre et tout rangé à sa place. Sortant de la manche du peignoir les ciseaux, je les rendis à Silver, un grand sourire aux lèvres.
Je ressemblais maintenant vraiment à un jeune de 16 ans et pas de 20 ans. De plus, je ne ressemblais plus du tout à un Amérindien, mais à un Chinois.
Joignant mes mains derrière mon dos, je me remis à marcher malgré la douleur, en faisant de grand pas dans la pièce, l'optimisme toujours au rendez-vous. Je suis un optimiste par nature. Me revoilà, Paytah l'optimiste, qui se dit que la vie a des hauts et des bas mais qu'il faut se relever et se battre, qui se dit que même si il a fait le con, qu'il peut se racheter.

« J'ai faim Monsieur. Alors je prendrai bien un peu de nourriture avant d'aller acheter du maquillage pour demain car j'ai une compétition chez les NZ/KO à accomplir. De plus, je dois aller au commissariat de police pour m'excuser auprès de deux policiers que j'ai agressé sous l'emprise de l'envoutement d'une fille. Et puisque que j'ignore ou je suis, je voudrais vous demander de m'emmener au poste de police après m'être restauré, de m'emmener acheter du maquillage pour masquer mes bleus et mon coquard qui commence à pointer le bout de son nez, et de rentrer dans mon appartement. Où bien, vous me permettriez de dormir chez vous cette nuit ? Je repartirais demain. Je vous dédommagerais en vous versant une belle somme d'argent. Plaît-il ? ».
Je pouffais de rire à la tête de mon sauveur. Je charriais Silver depuis tout à l'heure et j'espérais qu 'il ne le prenait pas mal.
Joignant mes mains, je demandais soudainement, plus sérieusement et avec une légère pointe d'inquiétude dans la voix: « Silver, je t'en prie tu dois venir au commissariat ce soir pour qu'on puisse porter plainte. Tu es le témoin. Ce mec qui m'a tabassé doit aller en prison ! ».
Je le regardais de mes yeux brillants avec la lumière de la pièce.
Puis je lui fis un sourire sans montrer mes dents mais tout aussi craquant pour n'importe qui, un sourire qui disait : « Allez accepteuh ».
Je suis de toute façon toujours aussi charmant, tabassé ou pas !

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MessageSujet: Re: Run! Run away! [...] RP 100% ACTION, THRILLER, SUSPENS   Mer 6 Aoû - 12:58

Dire que le temps paraissait long était une réalité fatale. Comme quoi, à chacun de ses plans, on subissait des conséquences. Heureusement que ne j'avais rien d'autre à faire de ma journée. Durant le temps de lumière qui me restait, je m'étais lancé dans une de mes lectures favorites connue sous le nom de "La Nausée" de Jean Paul Sartre. "L'essentiel, c'est la contingence. Je veux dire que, par définition, l'existence n'est pas la nécessité. Exister, c'est être là, simplement; les existants apparaissent, se laissent rencontrer, mais on ne peut jamais les déduire."

Mais le jour n'était pas éternel. Les heures se succédèrent inévitablement. Le noir de l'intérieur s'alliait à celui de la nuit et nous étions trop haut pour percevoir les lueurs des réverbères en contrebas. Néanmoins, je ne perdais nullement mon temps et profitait de ces temps de silence qui manquait tant. Mais ils étaient bien éphémères, en effet, bientôt un cri retentit dans la pièce :


« JE SUIS UN PI SIGMAAA ! »

Cet imbécile avait au moins su se faire entendre de tout l'immeuble.

- Permets-moi d'en douter par moment.

Rétorquais-je. Ce qui semblait calmer ses ardeurs. Après un moment de silence, la silhouette que je ne voyais que très mal se tourna vers moi qui devait mieux s'apercevoir car j'étais à proximité de la fenêtre et que deux noirs n'étaient pas forcément identiques.


« Qui est là ? »

- Je te laisse deviner.

Répondis-je calmement. Nouveau moment de silence.


« Où sommes-nous ? Et où est la police ? »

- La police n'est pas là.

J'étirais alors le bras vers le mur près de moi et déclenchai l'interrupteur qui alluma toute la pièce dans laquelle on se trouvait. Moi j'étais sur une chaise à proximité de la fenêtre, l'autre faux PS était dans le lit. Au dehors, l'obscurité perdurait.

- Tu es...Dans une petite piaule de mon appartenance.

Qui se trouvait au dernier étage d'un immeuble de riches. Et l'y emmenait n'avait pas été tâche facile car il se trouvait à l'autre bout de la ville. Je m'étais offert ce petit appartement pour les rares voir inexistants cas où j'aurais besoin d'un logis sur place autre que la chambre de Wynwood. C'était qu'il ne fallait pas sous estimer les mauvaises activités dont j'étais capable.


« J'ai soif...j'ai faim...T'a pas à manger ? »

- Pas grand chose.

« J'aimerais enlever mes extensions aussi...ça ne sert plus à rien maintenant.... »

Je pivotai vers lui, silencieux, puis finit par me lever de mon siège avant de traverser la pièce vers un bureau en disant :

- A ton aise.

J'attrapais une paire de silence et la lança à l'indien avant d'ajouter :

- Mais si tu te mets à la tâche, t'es prié de le faire dans la salle de bain.

Je retournais près de ma chaise que j'avançais vers le lit avant de m'asseoir à l'envers dessus, les bras croisé sur le rebord du dossier, avant de lui dire :

- Mais avant de t'inquiéter pour ton beau petit look et ton estomac qui peut sans doute attendre, tu devrais peut-être songer à l'immense déchéance dont tu as fait preuve en cours de journée. Petit malin.

Le ton était couvert de reproche sans y faire parvenir une once d'agressivité. Le but n'étant pas de le mettre sur la paille mais de l'amadouer sans pour autant cassé mon authentique personnalité.
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MessageSujet: Re: Run! Run away! [...] RP 100% ACTION, THRILLER, SUSPENS   Mer 6 Aoû - 2:45

Paytah ∞ Silver
Where are I am?
J e souffrais dans mon corps et dans mon cœur. J'avais été trahi, humilié. Mon honneur n'était pas sauf. D'habitude, si vengeur, je ne voulais pas me venger cette fois. Je voulais juste que ces douleurs atroces cessent. Mon œil gauche se fermait à demi, car il avait été touché. Mon nez et mes côtes me lançaient. Ma gorge me brulait. J'avais soif, j'avais faim, mais il ne fallait jamais donner à boire à un blessé.
Je n'avais plus de forces, je me sentais si faible, si petit...Si vulnérable !
Un adulte m'avait tabassé en plein jour à Miami tout de même !
J'avais envie de porter plainte contre lui !
Je voulais aussi trainer en justice mes « amis » POUR NON ASSISTANCE AUX PERSONNES EN DANGER !!!
Ils étaient TEMOINS et ils n'avaient RIEN FAIT !
J'avais eu tors : j'avais fais l'idiot, c'est vrai. Le sang des SM coulait dans mes veines, du moins c'est ce que je voulais laisser prétendre en faisant mon rebelle, alors qu'un sang plus noble coulait dans mes veines : le sang royal, le sang des Pi Sigmas.

La Police des PS frappa à ma porte. J'ouvris et ils me tendirent un papier. C'était une amende. « C'est ta dernière chance ! Encore un PS-faux pas et c'est fini pour toi ! Ne fais pas celui que tu n'es pas ! Tiens toi tranquille ! Tu es un PS, pas un SM et encore moins un idiot ! ».
« Mais...Mais je n'ai pas fais beaucoup de PS-faux pas ! », protestais-je.
Un des policiers souleva mes cheveux : « Et ça ? C'est quoi ? C'est pas un PS-faux pas ? »
L'autre policier surrenchérit : « Tu as mal parlé à Bambi Rivest, tu as été humilié en public...
« Tu as trahi Joy et tu as été impoli avec Meika.
« Et pour finir tu as emmené un chiot à la confrérie alors que c'était interdit...
« Pour ensuite partir prendre un appart en égoiste, abandonnant tes frères dans leur internat ! Et enfin....tu t'es déshonoré Paytah en trainant dans les bars et en buvant comme un trou...
« Tu as osé te battre avec les pires alcooliques que même ton cousin Ty ne fréquentait pas ! Tu as donné ta confiance à une menteuse qui à bien profité de ta naïveté pour t'emmener dans ce cul de sac.
« Tu as beaucoup pleuré...
« Tu as laissé la crasse te recouvrir pendant quand même des jours et des jours ! REGARDE TOI ! Tu n'es même plus un beau garçon ! Tu es pâle, ton visage est ensanglanté et amaigri ! Regarde ton énorme entaille à la joue! C'est quoi ça?
Tu crache du sang !
Tu aura bientôt un œil au beure noir et tu sera obligé de te déguiser en Warpath de X-Men....Paytah... ! Regarde ton visage pâle comme un vampire...

« Et tes yeux cernés par la fatigue à force de rester faire la fête jusqu'à 4 heures du mat ' ! »
Les deux policiers soupirèrent en choeur.
« Non je vous en supplie ! Donnez moi une dernière chance ! »
Les policiers secouèrent la tête et reculèrent.
Je me jetai à genoux et tout en pleurant, je joignis les mains et suppliais : « Je vous en prie ! Accordez-moi un autre chance ! Je serais un bon PS ! Je serais mature ! Je serais plus intelligent ! Je sais que je peux le faire ! Je sais réfléchir avant d'agir...Je...Je veux être un PS c'est mon rêve...Je vous en supplie ! »
Ma voix était cassée. Les policiers refusèrent : « Tu es à l'essai ! Tu as précipité la confrérie b...
« NON NON NON JE VOUS EN PRIE ! , fis-je en attrapant la manche de la veste du policier, Accordez-moi une dernière chance. J'ai eu des moments de laisser aller à cause de la mort de mon cousin. Mais je vous jure que je serais un PS, j'ai déjà bien progressé quand même ! Je vous en prie ! Pardonnez-moi ! Pardon ! Pardoooon ! »
« Tu pleures ! Un garçon ne pleure pas ! »
Je séchais mes larmes puis tirais sur la manche où étaient gravés les lettres grecques de la confrérie.
« Tu dois faire preuve de courage ! Tu dois faire des efforts !
« Je les ferais je vous le jure ! »

Les deux policiers se regardèrent puis s'éloignèrent en chuchotant. Ça y est, c'était mort. Je n'étais plus un PS.
L'un des Policiers de la brigade des Pi Sigma revînt vers moi tandis que je me relevais.
Il posa sa main sur mon épaule. Je le regardais de mes grands yeux innocents. Il me dit : « Paytah...nous avons décidés de te donner une autre chance. Mais...c'est la dernière ! Agis comme un PS, pense comme un PS, respire comme un PS, habille toi comme un PS, mange comme un PS, brosse toi les dents comme un PS, dort comme un PS, vit comme un PS et par pitié DRAGUE COMME UN PS !!! ».
Je dis d'une voix faible : « Oui. ». Mais l'autre policier me cria : « PLUS FORT, je n'entend pas ! »
J'hochais la tête, bombais le torse et fis le salut militaire en criant : « Oui chef ! ».
« Je veux plus de conviction ! Le fera-tu ? Obervera tu tous le code des PS ? Feras-tu honneur aux PS partout où tu iras ? Le feras-tu ? Sera tu un bon PS ? Sera tu un Pi Sigma Paytah Ohidekah Odakota Yellow ? »
« OUI CHEF JE SERAI UN BON PI SIGMA, J'OBEIRAIS AU PS CODES ET JE FERAI HONNEUR A LA CONFRERIE A PARTIR D'AUJOURD'HUI ! JE NE ME FERAI PLUS MARCHER SUR LES PIEDS, JE NE FERAI PLUS MON REBELLE, JE GARDERAIS LES CHEVEUX COURTS ET JE CESSERAIS D'ETRE UN TIMIDE, JE TACHERAIS d'ETRE ROMANTIQUE, POUR LES FILLES JE SERAI TOUJOURS PRET, J'AGIRAIS COMME UN HOMME ET NON COMME UN ENFANT ! JE SUIS UN PI SIGMA. LA PERFECTION N'EST PAS D'ETRE SEULEMENT IRRESISTIBLE !JE DEVRAIS ETRE UN GARS IMPREVISIBLE ET SENSUELQUAND LES MOMENTS SPECIAUX VIENDRONT. JE NE REFLECHIRAIS PAS AVANT D'AGIR ! »

Les policiers levèrent leur pouces en l'air. Je leur fis un sourire. L'un d'eux me dis : « Je préfère ça ! Tu es déterminé ! Sois un PS ! »
« Et surtout n'oublie pas : c'est ta dernière chance ! ».
Je murmurais : « Oui, je serais un PS. Oui je le serais. Je suis un PS ! Je suis un Pi Sigma ! ».
« Oui, je serais un PS. Oui je le serais. Je suis un PS ! Je suis un Pi Sigma ! ».
Je gémissais en bougeant. Je dormais en réalité, me reposant de mes blessures. J'avais mal au crâne. Ce rêve devait être un rêve prémonitoire ou un truc comme ça.
Mon sommeil était agité tout à coup. J'haletais, j'étais en sueur et je bougeais la tête de gauche à droite et de droite à gauche, gémissant des mots dans mon rêve et bougeant des jambes.
Soudain, le calme revînt mais je me réveillais en sursaut en criant : « JE SUIS UN PI SIGMAAA ! ».
Je me mis à reprendre ma respiration, bruyamment avant de poser ma main sur l'endroit de mes blessures. J'avais une grosse blessure à la joue, au nez, aux lèvres et mon œil me faisait mal, sans parler de mes côtes. Au moins l'émoragie de la trachée avait cessée.
Je ne voyais que du noir, mais je distinguais une forme humaine non loin de là.
« Qui est là ? », demandais-je de ma voix d'adolescent.
Puis je me rappelais de Silver, et j'en déduisis que c'était lui.
« Où sommes-nous ? Et où est la police ? ».
Je jetai des regards inquiet dans la sombreté. Mon cœur cognait fort dans ma poitrine.
Je rabattis tous mes cheveux sur une seule de mes épaules, puis je repris par une plainte : « J'ai soif...j'ai faim...T'a pas à manger ? ».
On ne devait pas nourrir ni abreuver les blessés. Mais je demandais quand même.
« J'aimerais enlever mes extensions aussi...ça ne sert plus à rien maintenant.... », fis-je avant de tirer sur les fausses mèches, sans succès.
Je baissais alors les yeux et une larme salée et piquante se forma sur mes cils et coula le long de ma joue.
Je reniflais en repensant aux paroles de mon rêve, puis j'essuyais la larme.
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MessageSujet: Re: Run! Run away! [...] RP 100% ACTION, THRILLER, SUSPENS   Mer 6 Aoû - 1:41

Le mec qui se trouvait devant était vraiment lent à la détente. En fait, il savait que j'avais raison mais faisait tout pour ne pas paraître en tord. Ca lui donnait un air des plus pathétique qui me fut donner l'occasion de voir. Puis il pestait des arguments débiles pour faire entendre sa voix mais chaque je renchérissais mes propos, prenant plaisir à le mettre mal à l'aise, à faire peser presque sur lui le poids d'un mort sur la conscience. Croyant finir ses jours derrière les barreaux, il prit rapidement la fuite. Pendant ce temps là, l'autre indien s'était faufilé le long du macadam pour tailler la route tout en sachant pourtant qu'il n'irait pas très loin. L'histoire ne faisait que commencer, ce niais avait encore beaucoup de confiance en moi, l'essentiel était de ne pas la perdre et c'était un art noble que je savais pratiquer aussi aisément que le karaté. L'imbécile formait des marques de sang le long de son sillon tel le tracé d'une limace après son passage. La police se rendra bien compte des fait mais n'aboutira pas. Le PS me fit alors signe de venir, chose que je fus avant qu'il ne me dise d'une voix faiblarde :

« Silv....Aide moi je t'en supplie...Toi seul peut m'aider....C'est une question d'urgence. Fais le en tant que frère de confrérie....Emmène moi dans le supermarché. Les policiers ne pourrons pas m'y retrouver....Je sui trop faible, tu le sais....Je ne peux pas me relever....Alors aide moi ! ».

Frère de confrérie ? Il avait des siècles de retard celui là. Enfin, j'étais tellement discret à Wynwood que ce n'était pas si étonnant que ça qu'il ne sache pas mon renvoi ce cette confrérie qui se disait si prestigieuse. Je n'étais pas mécontent d'être partit. Me pavaner dans les couloirs tel un paon faisant la roue, très peu pour moi, j'étais plutôt le léopard aux regards ambré qui envoûtait secrètement les plus belles filles du lycée. Moi seul pouvait l'aider...Amusant comme cette phrase offrait une sensation de pouvoir en soi. J'avais droit de vie ou de taule à cet individu. J'avais le choix de son destin, son avenir, je le tenais au creux de la main. Mais plutôt que détruire, je modelais. Il voulait que je l'emmène dans un supermarché ? Quelle était cette idée des plus fictive ? Pourquoi ce crétin sans distinction me demandait de l'entraîner dans un des lieux les plus bondé durant les vacances à Miami, après la plage, pour être plus discret ? Imaginer les gens se hâtant dans le magasin, croisant un soldat rescapé de guerre entre deux rayons de boucherie/charcuterie ? A part se demander si c'était un nouveau genre de viande, je ne voyais vraiment pas comment il pourrait se camoufler là dedans. Mais le gosse insista et, que diable, m'agrippa la manche.

« Pitié...Fais le pour... »

Pour qui ? J'en avais rien à faire du monde. Les sirènes de police retentissaient au loin et me voilà contraint de jouer les mulets pour sioux. Malgré ma corpulence, je cachais ma force. Il n'en fallait que peu pour soulever sur mes épaules un maigrichon de 16 ans. Le supermarché n'était vraiment pas la meilleure des idées. Des gens s'y attroupaient en masse avec leur chariot. Mais une chose était certaine, je devais quitter les lieux...

*******
Il faisait noir. Obscurité à toute épreuve. Combien de temps s'était-il écoulé depuis ? Suffisamment, même trop, pour que la police oublie. Au moins un soulagement de fait. Moi j'étais comme une Faucheuse qui appréhendait. Il n'y avait que ma silhouette dans la pénombre, assise, quelque part. Il y en avait une deuxième, qui n'avait plus bougé depuis son évanouissement, il y a des heures de cela. J'avais pansé au mieux si peu médecin que j'étais. Elle était allongée non loin de moi sur un support des plus appréciable et me voilà qui attendant, obscur corbeau de mauvais augure, je me sentais le malheur personnifié qui guettait, l'âme naïve qui reposait.
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MessageSujet: Re: Run! Run away! [...] RP 100% ACTION, THRILLER, SUSPENS   Mer 6 Aoû - 1:11

Paytah ∞ Silver
Do this for me...please!
Ils m'avaient abandonnés. Ils m'avaient abandonnés comme des lâches. Même Miss Pretty qui sois-disant m'aimait tellement qu'elle ferait tout pour moi. Ce n'était qu'une bande de 9 traîtres ! Ils m'avaient laissés seul au lieu de prendre ma défense. Le petit chinois aurait pu me défendre avec sa sœur...Mais non, au lieu de ça je m'étais retrouvé seul. Ils m’avaient entraînés et m'avaient laissé tout seul. Je regrettais d'avoir voulu jouer au dur pour impressionner Miss Pretty. Ça n'avait pas du tout été romantique en plus. J'aurais du refuser les défis. Ils m'auraient traités de « looser » mais j'aurais gardé mon honneur. Mais j'avais voulu prouver. Prouver une fois de plus que j'étais un incapable. J'avais encore fais une fois de plus un PS faux pas. La Police des Pi Sigma ne me donneraient plus de nouvel chance, c'était fini. Il fallait que personne, surtout pas les PS, ne soient au courant. Je m'étais mis dans cette situation tout seul, il fallait que je m'en sorte tout seul aussi.
L'homme me frappait. J'avais crié à l'aide. Je souffrais physiquement mais mon cœur était déchiré aussi, par le poids de la culpabilité. Je m'en voulais tellement d'avoir suivi cette bande. C'était même pas une bande, c'était des jeunes qui n'avaient rien à faire et qui étaient des rebelles. J'avais été envoûté par Miss P. C'était pas miss Pretty, mais miss Ugly. Je me demandais pourquoi elle m'aimait. Oui d'ailleurs...pourquoi elle m'aime ? Elle ne m'aime pas vraiment, elle m'aime juste pour mon physique. C'est tout. Si je m'en sors vivant, je ne veux plus la revoir, ni elle et sa bande. Je la supprimerais de mon compte instagram, de mon compte Twitter, facebook et compagnie ! Miss Pretty, c'est fini ! C'est qu'une hypocrite, comme toute sa bande !

Elle ne compte pas vraiment non plus à mes yeux comme Joy...C'est juste une fille comme les autres. J'ai juste eu un simple coup de foudre, rien de plus. Elle est juste un amour d'été. Les amours d'été ne peuvent pas durer disait Ty, he bien il avait raison !
C'est maintenant que je me rendais compte que je n'avais été qu'un idiot et qu'un imbécile ! J'avais été un aveugle. Je m'étais laissé envouter par une fille ! Les cheveux longs, tout cette façade de rebelle, ce nouveau look de noir c'était pour elle que je faisais ça, mais en fait c'était pour rien ! Elle ne m'aimait pas pour ce que j'étais, et en bon naïf et innocent je m'étais laissé berner !
Non Paytah tu peux pas rester dans cet état ! Tu dois te relever ! Tu va te lever, tu va aller chez le coiffeur, enlever ces stupides cheveux qui ont coûtés 1253 $ les 10 mèches et qui t'énervent, tu va changer ce look horrible et tu va arrêter de suivre ces abrutis.
Si je réfléchis bien, ils m'exploitent tous en fait !
Ça y est ! J'ai COMPRIS ! Ces 9 ados trainent avec moi juste parce que je suis un chanteur et guitariste, un dessinateur talentieux et aussi un beau gosse. Ils se servent de moi !J'étais un PS et j'avais agis en idiot depuis le début rien que pour plaire à des gens jaloux. Mes cheveux je ne les voulais pas longs, c'était Miss Pretty et encore Miss Pretty qui m'avait convaincu. Miss Pretty, cette visage pâle dangereuse à la langue fourchue. Les paroles des Blancs sont écrites sur l'eau...Ils ne sèment que le malheur autour d'eux.

Je réalisais la vérité, c'était clair devant mes yeux comme de l'eau de roche, alors que je me faisais tabasser par l'homme assoiffé de vengeance. Je réalisais à quel point ma naïveté m'avait joué des tours.
Je me jurais alors de ne plus donner ma confiance à n'importe qui.

Soudain, alors que le poing de l'Hawaïen s'abattait de nouveau sur moi, j'entendis une voix que j'eus de la peine à reconnaître : « Mon dieu...Vous avez tabassé ce gosse ! Quel monstre vous êtes pour osé faire ça ! Je vais appeler la police ! ». Gosse ?!!!
Je levais les yeux vers celui qui parlait . C'était Silver, mon acolyte anti-Ty. Nous avions fais les 400 coups ensemble pour rendre la vie impossible à Ty dès qu'il fut rentré d'Australie.
Il y eut une forte discussion entre mon agresseur et Silver. Je ne voyais plus ce dernier da ns la confrérie.
« Vous connaissez la gravité de coups et violence sur un mineur ? Je peux vous dire que c'est grave, alors au moins, vous m'épargnez l'effort d’appeler les flics puisque vous l'avez déjà fait. Je suis curieux de voir qui finira à l'arrière de la voiture, le baraqué ou le presque mort ? »
Je fus prise d'une quinte de toux très violente, fut secoué de spasmes violents et crachais du sang.
J'avais tellement mal ! Je décidais de fermer les yeux un instant afin d'oublier la douleur.
Soudain, je les rouvris. ET SI C'ETAIT UNE OCCASION POUR M'ENFUIR ????
Je lâchais le pistolet en plastique et je me traînais tant bien que mal sur le goudron brûlant sous le soleil de 13 heures.
J'entendais Silver essayer de convaincre le gars qu'il était en tord. J’avais bougé de juste 10 cm.
« Donnez moi la force...s'il vous plaît ! », implorais-je dans un murmure en levant les yeux au ciel.
Je m'appuyais sur une main et avançais en rampant, tel une chenille ou un vers de terre.
« C'est du plastique, vous avez eu peur d'un flingue en plastique...Ca se voit pourtant ! Même cette excuse vous sauvera pas la mise, même avec un vrai flingue, on massacre pas les mineurs. »
La voix me paraissais lointaine. J'étais affaibli. Je voulais tant être auprès de ma mère, qui était guérisseuse. Elle saurais me penser en pensant aussi mon pauvre petit cœur.
Tandis que j'essayais de m'échapper en me traînant sur le sol rèche, Silver plaidait pour me sauver...sans le savoir.
L'homme en avait assez d'entendre les arguments de Silver. Il ouvrit sa portière, monta dans son véhicule, démarra en grognant : « Vite, vite , vite ! » avant de partir en trombe.
Je tournais la tête vers la voiture qui fonçait droit sur moi. Je fermais les yeux puis les rouvris et vis les pneus passer à 3 cm de mon bras.

Je poussais un soupir de soulagement, me tournais en direction de Silver, mais fûs soudainement pris par d'autres crachats de sang. C'était horrible.
Ma toux devînt plus violente et je dus me redresser pour pouvoir laisser couler une mini marre de sang. J'ignorais ce que j'avais comme blessures internes. J'étais endolori, j'avais vraiment mal aux côtes, à la nuque, à l'abdomen, à un de mes yeux, au nez, à la gorge.
Soudain, le cauchemar continua : des sirènes de police se firent entendre.
Ils s'approchaient du parking.
Je crachais autant de sang que je pouvais, avant de jeter un regard suppliant à Silver et de lui faire d'un geste ralenti, le signe pour qu'il puisse venir me voir. Une fois qu'il fût près de moi, je lui dis d'une voix faible : « Silv....Aide moi je t'en supplie...Toi seul peut m'aider....C'est une question d'urgence. Fais le en tant que frère de confrérie....Emmène moi dans le supermarché. Les policiers ne pourrons pas m'y retrouver....Je sui trop faible, tu le sais....Je ne peux pas me relever....Alors aide moi ! ». Je le suppliais. Il était mon seul espoir.
Je saisis de ma main ensanglanté (oui j'avais craché sur ma main et j'avais tâtés de mes doigts mes blessures à la tempe et au nez) la manche de Silver et je le supplias de mon regard implorant et de ma voix douce et presque inaudible : « Je t'en supplie. Aide-moi. ».
J'étais presque, presque au bord des larmes. Ma journée avait été un fiasco. Ma vie était nulle depuis la mort de Ty.
« Pitié...Fais le pour... »
Mais je n'eus pas le temps de finir ma phrase, car je perdis connaissance. Ma main glissa de la manche de Silver, mes doigts devinrent lâches, ma tête tomba sur le sol et je restais là, allongé par terre, couvert de sang, tel un mort.
J'eus le temps d'entendre la sirène de la police, de voir le visage de Silver, ses chaussures, puis, plus rien.
Ce fût le noir total.

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MessageSujet: Re: Run! Run away! [...] RP 100% ACTION, THRILLER, SUSPENS   Mer 6 Aoû - 0:31

En trois mois de vacances estivales, j'étais revenu...Environs une ou deux fois à Miami pour des boutiques ou des connaissances du coin. Mais le reste du temps, j'étais resté à New-York. Ah oui, j'étais aussi revenu pour l'enterrement de Ty Swan. Vous ne m'avez pas vu n'est ce pas ? C'était bien normal, je n'allais certainement pas m'afficher en public juste pour profiter un peu de cette cérémonie. Je voulais m'assurer qu'il était bel et bien mort. Car je savais, grâce à lui d'ailleurs, qu'il avait déjà stupidement simulé son décès. Et il était mort, tout aussi stupidement d'ailleurs, mais je ne m'attarderais pas sur les détails. Je n'avais qu'un regret, je n'avais pas pu me venger. J'avais en revanche une satisfaction, j'avais eu la certitude que son idiot de cousin, connu sous la dénomination de Paytah, avait eu de ses sentiments disgracieux de fraternité alors qu'il m'avait affirmé le contraire. Je ne me sentais pas trahi, on ne pouvait pas me trahir, car avant toute trahison, il y avait de la confiance. Je n'avais confiance en personne, c'était un pouvoir de protection inviolable.

Bref, Ty avait crevé, n'en parlons plus. Passons à la chose suivante : je n'étais plus chez les Pi Sigma. Pourquoi ? Disons que cela me permet au moins de ne pas me sentir comme un dossier classé dans cette misérable école. Je n'étais pas un déchet que l'on triait selon sa tête et ses capacités. Sinon, croyez-moi, il aurait fallu me découper en petit morceau pour me répartir convenablement dans les confréries. Je sais, je ne suis pas modeste. J'étais en revanche très réaliste. Donc voilà, je me retrouvais chez les Lambdas. Un groupe neutre au nom déplorable, mais je devais faire avec.

Que dire d'autres depuis notre dernière rencontre les amis ? Ah oui, ma soeur Elana a grandement progressé depuis que nous lui avons offert une guitare électrique. Elle était devenu très doué, Tyler pense réellement à lui offrir en plus une place dans son groupe. J'avais quitté la ville en ce mardi 5 août pour faire un dernier tour à Miami alors que c'était la dernière semaine avant de reprendre les cours. Aujourd'hui, il faisait beau. Ca vous étonnait ? Ciel bleu, soleil qui brille, mer qui scintille ? A New York, c'était pas comme ça, on se demandait chaque jour comment se vêtir. Mais du beau temps tout le temps, vous m'excuserez, ça m'ennuyais. C'était toujours le même décor.

C'était alors que je marchais tranquillement dans une ruelle en songeant à ça de là de broutilles incompréhensibles pour votre cervelet anorexique, que je le vis. Je ne me trompais pas, mon regard ne me trompait pas, le cousin du macchabée venait de franchir le seuil d'une rue perpendiculaire devant moi, suivit d'une troupe de petits malins du quartier. Curieux, je me décidais à les suivre. De toute manière, je n'avais rien d'autre à faire. Au final, je débouchais sur un parking, sans y pénétrer, restant au niveau de la rue, je m'adossais à un mur car j'avais repérer le groupe de l'indien qui s'était attroupé dans un coin. Je me sentais spectateur d'un théâtre, je savais que l'histoire allait se produire sur ce parking, et j'étais parmi les VIP.

Le protagoniste entra en scène, s'éloignant des autres. J'entendis alors :

« ça va morfler les gars ! »

Je pense qu'il avait raison, mais dans quel sens du terme ? Il s'avança vers une voiture où se trouvait un gaillard de bonne ossature, typé polynésien ou autre et le menaça d'un gun.

« Donne-moi tout ton fric ou sinon je te tue ! Tu m'entend ? DONNE MOI TOUT TON FRIC ! Allez plus vite que ça ! Dépêche toi sale ordure, espèce de chintoc ! Donne moi tout ton fric P*TAIN ! ».

Je devais reconnaître que le jeu d'acteur était bon. Ce fut le coup de théâtre. La victime se rebella, bloqua l'attaquant. Tel était pris qui croyait prendre, l'agresseur devint l'agressé, son air changea, bascula même, il tenta une excuse que je savais alors inutile.

« Non...S'il vous plaît monsieur...C'était juste...(Je fis un sourire) C'était juste une blague. Une blague d'ado...Vous savez...Vous étioez jeune aussi non ? Vous pouvez comprendre! ».

Qui plus est d'un texte complètement puéril qui ne risquait pas de sonner à la tête d'un tas de muscle dépourvu de matière grise. Ses potos du coin avaient considéraient la scène avant de prendre la poudre d'escampette. Lâches créatures humaines...Je sortis une cigarette de ma poche et l'alluma docilement. Je ne fumais pas souvent, de temps en temps, genre une ou deux fois par semaine. C'était un peu comme machouiller du chewin gum quand on avait rien d'autre à faire.

« Non s'il vous plaît, je ne recommencerais plus. S'il vous plaît, arrêtez ! Pitié ! Non ! Non ! »

Le jeune amérindien fut passer à tabac. Je tirais doucement sur ma cigarette, à un moment, je ne pouvais empêcher un sourire. Mais ce n'était pas grave, personne ne me voyait et si présence autour il y avait, elle serait sûrement plus attaché à Paytah qu'à moi même, simple ombre dans la rue, le spectre qui guettait.

«Sale petit voyou ! Prend ça ! Ça t'apprendra à vouloir me voler ! » ou encore : « Je n'aime pas les petits c*ns qui aiment jouer avec moi! », « Je ne suis pas un chinois mais un Hawien ! », « Ta mère ne t'a pas appris à ne pas voler ? ».

Vous savez...Je me demandais parfois si les jeunes qui ne comprenaient pas un message, avaient besoin de ce genre de correction pour être remis à leur place. Ty par exemple, très bon exemple. S'il m'avait pas chercher des noises, il n'aurait jamais reçu ce coup de couteau. Il y avait un moment où la patience avait des limites et connaissant leur lien, j'étais persuadé que cette difficulté de compréhension était héréditaire. Je soufflais ma fumée en observant continuellement le châtiment de l'amérindien au loin. Il devrait s'estimer heureux. Dans l'ancienne époque, rien que pour devenir des hommes, les amérindiens devaient s'adonner aux rituels les plus sadiques et mortels qu'ils soient. A côté de ça, ce que subissait Paytah n'était qu'un...une pichenette.

« Alors, tu as compris la leçon ? Est-ce que tu as compris la leçon abruti d'autoschonne, imbécile de sauvage? Au lieu de chasser le bison, tu as voulu me provoquer hein! Tu n'a ce que tu mérite abruti d'indien ! ».

Au fait. Ca venait de me revenir maintenant mais, je m'étais toujours demandé pourquoi ce gamin peau rouge était chez les PS ? Je savais bien que j'avais eu une conversation avec lui, là n'était pas la question mais en le voyant agir, et subir par la même occasion, je me disais juste qu'il avait plus sa place chez les SM. Son désir d'être PS était formidable, la confrérie était-elle au courant de ces activités de voyou mal casé ? Je continuais de fumer jusqu'à la fin de la cigarette que j'écrasai au sol.

« Où comptes-tu t'en aller comme ça ? Je crois que tu as un compte à régler avec.... La police !

Au début, je crus à une blague. Mais non, l'homme se mit en effet à appeler sur son portable. Quand il eut finit, il s'adossa à sa voiture et surveilla l'insecte rampant qui se mit à crier :

« A L'AIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIDE ! ».

Ce fut tellement pathétique que j'aurais pu croire me déplacer pour arrêter ce supplice auditif. Mais non, avant même qu'il crie, j'étais sortis de mon antre et m'avança vers l'homme. Le regard qu'il me jeta semblait interrogatoire sur mes relations avec l'indien mais je guettais moi même sa carrure du regard avant de le défier de mes iris. J'accélérais le pas, vous allez voir de quoi était capable un VRAI acteur. Quand j'arrivais près de lui, c'était presque en courant, j'abaissais les sourcils, j'envoyais le grave dans ma voix, je fis la mine du paniqué, inquiet sans être exagéré, j'étais le citoyen en alerte. J'appréhendais le "malheureux" à terre qui gémissait comme un veau à l'abattoir, le vent dans mes cheveux, je redressais le visage vers l'homme, le regard accusateur.

- Mon dieu...Vous avez tabassé ce gosse ! Quel monstre vous êtes pour osé faire ça ! Je vais appeler la police !

Mais dans sa cervelle à la taille de demi pois chiche, l'homme maugréa (ce que tu veux) jusqu'à me dire qu'il l'avait déjà fait pour sa propre agression, ce qui me permit de rétorquer :


- Agression ? Oui, vous venez de l'agresser là ! Vous me prenez pour un con ou quoi ? Vous avez vu dans quel état il est ? Vous connaissez la gravité de coups et violence sur un mineur ? Je peux vous dire que c'est grave, alors au moins, vous m'épargnez l'effort d’appeler les flics puisque vous l'avez déjà fait. Je suis curieux de voir qui finira à l'arrière de la voiture, le baraqué ou le presque mort ?

Je calmais mes expression habituellement inexistante mais je demeurais de part la voix, extrêmement convainquant. Je sortis mon portable et pianota dessus :

- Ils ne devraient pas tarder, moi je m'occupe de l'ambulance. Je vous signale que j'ai tout vu et tout ce que j'ai vu, c'est un mec tabassant un pauvre gamin.

Je ramassai alors le flingue de l'indien entre mon pouce et mon index et le plaça devant le nez du gars.

- C'est du plastique, vous avez eu peur d'un flingue en plastique...Ca se voit pourtant ! Même cette excuse vous sauvera pas la mise, même avec un vrai flingue, on massacre pas les mineurs.

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MessageSujet: Run! Run away! [...] RP 100% ACTION, THRILLER, SUSPENS   Mar 5 Aoû - 23:12

Paytah ∞ Silver
Run! Run away! Do not look back! I come for you, I come to your rescue!
L es jeunes sont bêtes. Les jeunes sont des petits c*ns qui n'ont rien à faire. Rien à faire d'autre que des bêtises. Des bêtises qui leur coutent cher. Très cher.

***
«Mais...il s'échappe ! Revenez jeune-homme ! Arrêtez-vous ! »
« Arrête le Carter! »
« Police ! Arrêtez vous ! »
« Plus un geste on ne bouge plus ! »
« Levez vos mains en l'air ! »

***
Aujourd'hui c'est Mardi. La rentrée des classes est dans 9 jours exactement. Miss Pretty m'a supplié de me remettre des extensions. J'ai refusé au début, mais elle a tellement insisté qu'au final, j'ai cédé . Miss Pretty a tenu à m'accompagner chez le coiffeur. Je ne suis pas allé chez celui qui a mis mes cheveux n'importe comment (c'est à dire les teindre en marrons, ect), mais chez une fille rockeuse et rebelle habillée super sexy voire vulgaire qui portait plein de tatouages partout sur son corps, une mèche rouge sur ses yeux et des piques sur le reste de sa tête, un collier de chien à son cou et des piercings partout (sur ses sourcils, sur son nez, sur ses lèvres, sur tous ses oreilles, sur son nombril).
Elle m'a fait des extensions comme je le voulais, c'est à dire noirs et qui m'arrivaient jusqu'au épaules (et pas à 5cm plus bas que mes épaules). Miss Pretty qui a vraiment craqué sur moi m'a embrassé sur la joue tant elle était ravie.
Ensuite, nous sommes allés répéter avec la bande nos tubes de l'été. J'ai un groupe, une bande de musique. Nous avons fait un concert cet été sur la plage et nous projetons de remettre ça. Nous n'avons pas encore de nom, mais ça viendra. Miss Pretty souhaite que j'enregistre un album, mais bon, je verrais ça après !
Je porte une veste rayée (sans t-shirt en dessous en plus), un jogging blanc de sport et des baskets. Pas de bijoux aujourd'hui : je reste dans la simplicité.

Comme la bande et moi on s'ennuie, nous nous sommes lancés des défis. Des défis pour prouver qu'on était cap ou pas de faire des trucs.
Mon premier défi était de taguer sur les vitres des voitures. Fa-cile !
Je le ferais les yeux fermés !
C'est donc muni d'un flacon bleu que je me suis mis à taguer sur les voitures des insultes (c'est toujours plus marrant).
Cette nouvelle bande d'amis à une mauvaise influence sur moi. Miss Pretty était aux anges.
Il y avait une voiture de police garée sur le parking. Vous savez comment les adolescents sont idiots ? Vous savez qu'ils sont près à tout pour épater les copains et faire le fier ensuite ?

He bien, c'est ce que je fis : l'idiot !
Montrant du doigt la vitre de la voiture des forces de l'ordre, je regardais mes potes -qui eux étaient cachés derrière un mur pour m'observer- en souriant de toutes mes dents. « JE VOUS PROMETS QUE JE SUIS CAP DE TAGUER UNE INSULTE A LA POLICE ! »., hurlais-je pour qu'ils puissent m'entendre.
« WOUH-WOU-WOU VAS-Y PAYTAH ! MONTRE LEURS QUI TU ES ! », me cria Miss Pretty avant d'applaudir.
« Il va le faire ! », s'exclama un pote Afro-américain.
« Il va se faire tuer ! », surenchérit un autre.
Je me retournais, rabattis une mèche qui me génait derrière mon oreille plusieurs fois tout en contemplant mon reflet dans la vitre.
Je secouais le flacon puis j'appuyais sur le pulvérisateur.
Le bleu arriva sur la vitre. Une fois que j'eus fini mon travail, je criais à la bande: « Venez voir bande de loosers ! ».
Tous mes amis se précipitèrent autour de la voiture. Nous fiment tous en même temps un : « Oooooooooooh ooooooolé ! » avant de ricaner comme des idiots. J'avais osé taguer : «ALLEZ TOUS VOUS FAIRE ****** ! ».
« Je rajoute un dessin ou pas ? », demandais-je à mes amis qui étaient émerveillés.
Le p'tit chinois de la bande s'écria : «  Une caricature de policier ! ».
« Oh ouais ! », fis-je en souriant. Je dessinais tellement bien, que ce serait du gâteau ! En quelques minutes, j'avais dessiner des policiers caricaturés et où je me moquais bien d'eux.
« Ah ! Ah ! Ah ! », riais-je aux éclats. Mais soudain, mes amis s'écrièrent : « ON EST DANS LA M*RDE ! LES POLICIERS ARRIVENT ! VITE CACHE TOI PAY ! ».
Ni une ni deux, ils s'éclipsèrent à la vitesse de l'éclair.
Moi, je n'eus pas le temps de réagir. Je restais là, le flacon dans les mains, bouche-bée, devant mon œuvre, avant de dire : « Quels policiers ? Hé les gars ! Où êtes-vous ? ».
Je cherchais mes amis des yeux. Ne les trouvant pas, je me retournais....et tombais nez à nez avec deux policiers. Un Afro-américain et un Visage Pâle. J'eus un cri et un mouvement de surprise.
« Bonjour ! », fis-je timidement en agitant la main et en faisant un sourire désolé.
« Alors...on s'ennuie ? Mmmh ? On tague des insultes sur la loi ?
« Quelle loi ?
« La loi, c'est nous ! », fis-le visage pâle
«De toute façon la loi c'est toujours vous bande de visage pâle sans …
«Tais-toi ! Mains derrière la tête mon gars ! On va te faire passer l'envie d'insulter les forces de l'ordre !
« Vous savez quoi ? J'en en ai rien a faire de vous ! »
« Et en plus insolence ! Insulte à l'agent et insolence ! Tu veux finir ta vie en prison ? Petit, tu aggrave ton cas ! Tais toi et fais ce qu'on te dis si tu veux pas qu'on utilise la force ! », me dit calmement le Black.
« Oh regardez, regardez, regardez ! C'est Taylor Lautner ! », m'écriais-je en gesticulant .
« Ou ça ? », demandèrent en choeur les policiers en se retournant.
« Là ! », fis-je en donnant un coup de pied dans le tibia du Noir, « Ici aussi ! », dis-je en faisant une prise de Karaté au Visage Pâle avant de lui cracher au visage. « ça c'est pour avoir fait du mal à mon peuple pendant des siècles ! »
Je reculais avant qu'ils ne puissent se relever puis parti en courant. « Mais...il s'échappe ! Revenez jeune-homme ! Arrêtez-vous ! »
Je les entendais brailler : « Police ! Levez les mains en l'air ou sinon, on tire ! ».
« Arrête le Carter! »
« Police ! Arrêtez vous ! »
« Plus un geste on ne bouge plus ! »
« Levez vos mains en l'air ! »

Mais je courrais toujours, les cheveux volants au vent et sur mon visage. J'étais si rapide en course qu'on ne pouvait me rattraper, à moins que je ne sois blessé. Les policiers étaient des gens de 40 ans, moi j'étais jeune, j'avais juste 16 ans.

Peu de temps après, une fois que j'eus semé la police, je retrouvais ma bande de joyeux lurons. Nous riâmes de cette mésaventure, puis, j'allais changer de vêtements pour ne pas me faire repérer, juste au cas où. Je suis aller-acheterde nouvelles fringues puis je suis ressorti du magasin vêtu d'un t-shirt gris foncé, d'un jean encore plus gris foncé et qui fait un peu rebelle avec sa petite chaînette accrochée à la poche et aux passants. J'ai aussi de nouvelles chaussures : des bottes en cuir noires.
Nous continuâmes malgré ce qui nous était arrivés, nos défis. Mes potes étaient ravis que je réussisse les miens, me disant à chaque fois : « Tu es un WARRIOR, mec ! ».
Nous étions 10 adolescents qui n'avaient rien à faire en cette dernière semaine de vacances.
Juste rien à faire.

A 12h35 tapantes, Hugo eût une idée d'enfer : jouer aux faux braqueurs. Tout le monde approuva l'idée. Nous allâmes acheter des fausses armes, en plastique chacun. Certains achetèrent des cagoules.
D'autres mirent leur capuche, comme par exemple Miss Pretty. Elle était trop sexy en braqueuse. Avant que ce ne fût son tour, je la draguais un peu, ce qui ne fis que la déconcentrer. D'ailleurs, elle se déconcentra tellement qu'elle se haussa sur la pointe des pieds et m'embrassa sur les lèvres. Tous les potes poussèrent un cri de joie et applaudirent. Mais Fang, la sœur du petit chinois nous ordonna de nous taire pour ne pas nous faire repérer.
Alors je me penchais au dessus de Miss Pretty et l'embrassais à mon tour avant de lui faire un sourire à tomber par terre et de lui dire : « Bon courage ma chérie. ». Je lui fis un clin d'oeil, et la misstinguette retrouva du zèle. S'élançant vers le supermarché, elle me lança : « Je t'aime Mi amor ! » avant de s'engouffrer dans le magasin.
Nous nous empressâmes de la suivre à la trace, mais en mode « ados ordinaires qui viennent juste pour acheter des bonbons ».
Des cris se firent entendre et bientôt une foule de clients se ruèrent vers la sortie. Miss Pretty avait frappé.
Nous fiment les affolés en courant aussi, puis nous sortîment du magasin jusqu'à l'endroit convenu pour attendre celle qui avait craqué sur moi.

Miss Pretty nous rejoignis, joyeuse, un sachet de bonbons à la main. Nous poussâmes des cris de sauvages avant de se taper tous dans les mains. Je pris Miss Pretty par la main et elle m'enlaça. Nous étions le nouveau couple de la bande. Tous les autres étaient en admiration.
Ce fut le tour d'Hugo, le lanceur d'idée, qui réussit avec brio.
Ce fut le tour de Brendon, puis de Lily. Et enfin vînt mon tour.
« Je ne vais pas braquer comme vous tous dans de simples magasins, galeries ou des épiceries. Je vais faire plus original !, criais-je, juché sur le capot d'une voiture rouge, je vais braquer un conducteur ! ».
Je levais les bras en l'air en faisant le signe de la paix, les cheveux qui voltigeaient dans le vent. Tout le monde m'applaudit.
Je descendis du capot en sautant et marchais comme un Bad Boy au milieu du groupe pour impressionner les copains. Miss Pretty n'allait pas tarder à tomber dans les pommes.
« Vite les gars, appelez une ambulance ! Ma copine va avoir une crise cardiaque ! », la taquinais-je en faisant comme si j'étais effrayé.
Tout le monde éclata de rire. Miss Pretty me donna un gentil coup de poing dans les abdos. Je me penchais sur son visage magnifique et l'embrassais une dernière fois. Ce baiser fût très long. Cela exaspérait les autres qui voulaient me voir à l'action.
Nous étions presque prêt Miss P. et moi à battre le record du baiser le plus long et langoureux du monde. Mais au dernier moment, je stoppais doucement le baiser puis marchais à reculons vers le parking en haussant un de mes sourcils tout en disant : « ça va morfler les gars ! ». Je leur montrais mon pistolet en plastique en faisant un sourire mi-moqueur mi-fier.

Je tournais les talons et couru jusqu'au parking, cachant mon « arme » sous mon t-shirt.
Je marchais doucement, le plus naturellement possible, cherchant des yeux ma victime. Je savais que mes amis m'observaient, cachés pas très loin.
Le ciel était bleu, le vent était au rendez-vous, les mouettes chantaient, les feuilles de palmiers bougeaient. Le parking était calme.
Soudain, mes yeux bruns repérèrent LA victime PARFAITE : un vacancier pressé hawaïen qui semblait vouloir partir au plus vite chez lui. Il ouvrait la portière de sa voiture grise.
Je m'élançais tel un braqueur professionnel vers l'homme, visage menaçant et je pointais le pistolet en plastique sur lui. Il ne me voyais pas.
Je me ruais sur l'homme en l'empoignant et en mettant le jouet que n'importe quel gosse voudrait pour jouer aux cow-boys et aux indiens sur la tempe du mec et en lui criant au visage : « Donne-moi tout ton fric ou sinon je te tue ! Tu m'entend ? DONNE MOI TOUT TON FRIC ! Allez plus vite que ça ! Dépêche toi sale ordure, espèce de chintoc ! Donne moi tout ton fric P*TAIN ! ».
Je disais même des gros mots. J’étais très fier : je ressemblais à n'importe quel petit voyou des quartiers. Je ressentais l'adrénaline en moi. C'était très excitant de faire semblant de braquer. Je repensais à Ty qui avait fait partie d'un gang, et à ce moment là, je me dis que ça devait être cool d'être un gangster !!
Lèvres serrés, regard de tueur, nez palpitant, j'étais là, entrain d'agresser le mec.
« ALLEZ BORDEL BOUGE TOI ! DONNE MOI TON FRIC ! », lui lançais-je sur le ton de l'agacement, comme les criminels à la télé.

Mais soudain, tout changea. L'homme d'une quarantaine d'année me saisis par le col et me plaqua violemment contre sa voiture. Mon regard si assuré se transforma et une lueur de peur traversa mes pupilles. Le mec était effrayant. Ce n'était plus le vacancier pépère et innocent. C'était lui qui ressemblait à un voyou.
Il me regardait avec une haine féroce. Il me saisi par le cou avec ses deux mains et commença à m'étrangler. J'essayais de me débattre, mais en vain : il était plus fort que moi !
Je le suppliais du regard, mais il n'arrêtait pas de me serrer le cou.
Il réussit à parler tout à coup, me traitant de tous les noms. Il arrêta sa torture et je voulu prendre la fuite, mais il m'en empêcha, me bloquant. Il me cria qu'il allait me le faire payer et que j'allais mourir ce midi.
« Non...S'il vous plaît monsieur...C'était juste...(Je fis un sourire) C'était juste une blague. Une blague d'ado...Vous savez...Vous étioez jeune aussi non ? Vous pouvez comprendre! ».
Je tentais mon sourire craquant, mon sourire auquel on ne pouvait rien refuser, mais le vacancier restait impassible.
Son regard me fit comprendre que c'était fini et que j'allais payer ma sale blague. Son regard me fit comprendre que j'allais mourir. J'allais rejoindre Ty.
Je n'avais plus aucune chance contre cet homme. Il était trop fort. Il semblait être maître du Kung-Fu.
J'avais un mauvais pressentiment. Je voyais mes amis au loin qui semblaient choqués.
Soudain, sans crier gare, le poing de l'homme s’abattit sur mon visage.
Puis ce fût une pluie de coup. Oh non ! Pas encore ça ! Je me suis déjà fait tabasser deux fois, assommé deux fois, et j'ai perdu à un tournoi de Karaté une fois. Pas une troisième fois !
Je suppliais de ma voix douce, grave et chaude : « Non s'il vous plaît, je ne recommencerais plus. S'il vous plaît, arrêtez ! Pitié ! Non ! Non ! ».
Mais c'était peine perdue. Je ne pouvais rien faire d'autre que laisser l'adulte me tabasser. C'était une punition.
Les coups étaient plus forts, plus violents et le temps semblait long.
Je me retrouvais bientôt à terre, me tenant le ventre, gémissant et le nez qui coulait du sang.
Ma vision se troublait. Mon souffle était coupé. Mon cœur battait plus vite et j'avais mal à la tête. D'ailleurs l'homme n'hésitais pas à me frapper sur la tête, dans les jambes, dans le ventre, au visage et à la nuque.
J'étais mort.
Je regrettais d'avoir voulu faire mon chef, d'avoir voulu prouver que j'étais "cap".
J'entendais des petits « Biiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiip » dans les oreilles et aussi les remontrances du brun : «Sale petit voyou ! Prend ça ! Ça t'apprendra à vouloir me voler ! » ou encore : « Je n'aime pas les petits c*ns qui aiment jouer avec moi! », « Je ne suis pas un chinois mais un Hawien ! », « Ta mère ne t'a pas appris à ne pas voler ? ».
Ma mère...Je la revoyais un instant devant mes yeux.
Ma vision devint floue.
« Maman... », fis-je dans un gémissement avant de regarder autour de moi pour essayer de trouver quelque chose pour assommer le mec.

Il n'y avait que des pneus de voiture dans mon champ de vision.
Soudain, je sentis quelque chose avec un goût horrible passer au travers de ma gorge.
J'ouvris la bouche et je crachais du sang. Mes yeux bridés s’écarquillèrent. J'avais mal aux côtes. Brusquement, je repensais à la nuit où je me faisais tabasser et que Ty était venu me sauver.
« Ty..., aide-moi je t'en supplie... », soufflais-je avec le peu de force qu'il me restait. Je tremblais, j'étais tétanisé, terrorisé, à bout de souffle. Les douleurs étaient présentes. Je repensais à ma famille, à mes amis, à Miss Pretty, Meika , Eureka et Alexandra.
Je ne savais plus si j'étais toujours mignon. Tout ce qui m'importait c'était que cela cesse. Je fis une prière au Dieu des Chrétiens : « Seigneur, je sais que ce que j'ai fais est mal mais je vous en prie, aidez-moi. ». Je repensais à mon animal-totem, le pivert puis au Waka Tanka. Je ne savais plus quoi faire. Je souffrais en silence. Il n'y avait personne en plus sur ce fichu parking.
Les jeunes sont bêtes. Les jeunes sont des petits c*ns qui n'ont rien à faire. Rien à faire d'autre que des bêtises. Des bêtises qui leur coutent cher. Très cher.

Je sentis une main me saisir par les cheveux et me soulever. Je grimaçais de douleur. Celui que j'avais voulu embêter juste pour plaisanter avança son visage vers moi et me demanda : « Alors, tu as compris la leçon ? Est-ce que tu as compris la leçon abruti d'autoschonne, imbécile de sauvage? Au lieu de chasser le bison, tu as voulu me provoquer hein! Tu n'a ce que tu mérite abruti d'indien ! ».
Mon visage se raidit. Il y a une chose que je détestait par dessus tout: qu'on méprisait mon peuple. Je ressemblais beaucoup à un Amérindien avec les cheveux long, c'était pour ça qu'il avait su deviner mes origines, mais il n'allait pas s'en tirer comme ça!
Je rassemblais mes dernières forces et je crachais au visage de mon agresseur. Furieux, celui-ci me jeta violemment sur le goudron.
J'avais toujours la fausse arme à la main. Elle m'avait été utile pour la serrer lorsque les coups étaient trop forts.
J'essayais de m'échapper en douce en me traînant péniblement par terre. Mais le pied de l'homme appuya sur ma main qui tenait le pistolet pour les enfants. Je poussais un cri de rage et de douleur en grimaçant. « Où comptes-tu t'en aller comme ça ? Je crois que tu as un compte à régler avec....(il me brandit son portable) La police ! (Il fit un sourire machiavélique). ».
Mon visage pâlit sur place. Oh non pas la police !
Mes yeux bougèrent dans tous les sens , comme un animal effaré.
Je me remis à grimacer de douleur, car le pied de l'homme était toujours sur ma main. Il appuyait le scélérat, sans pitié. Je l'entendais téléphoner à la police : « Venez vite ! Je me suis fais agresser par un délinquant ! Je suis au parking du supermarché qui... ».
Je ne fis plus attention aux paroles de l'homme. Car je sentais de nouveau le goût du sang dans ma gorge.
Tout à coup, je vomis du sang. Je ne pouvais contrôler ce phénomène, ni l'arrêter. L'homme racrocha. Je pouvais le voir, en regardant par dessus mon épaule. Il était adossé à la portière.
Il se pencha sur moi et me frappa de nouveau, alors que je crachais toujours du sang.

Il ne restait plus qu'une seule solution. Le parking était désert. La police allait arriver. Mes amis et mon amour d'été étaient partis, ils m'avaient abandonnés. J'étais seul, seul face à cette brute, seul face à mon destin. Il ne restait plus qu'une solution.
Je fermais les yeux.
Puis, rassemblant toute mon énergie, je poussais cet énorme cri : « A L'AIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIDE ! ».

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