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 Yesterday is history, Tomorrow's a mystery (Samoli ♥︎)

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MessageSujet: Re: Yesterday is history, Tomorrow's a mystery (Samoli ♥︎)   Ven 7 Nov - 16:53

Yesterday is History, Tomorrow's a Mystery
Olivia K. Akane ♥♥♥ & Samuel Steevenson.




Crédit Musique: Queen (Mercury/May): Love of My Life.
Olivia Kim Akane, je crois que c'est impossible de dissocier mon histoire de celle d'Olivia car nous avons grandit ensemble et enlever elle de mon histoire, ce serait enlever à chacun quelque chose d'important, de fondamental. Vous allez dire que je ne suis pas vraiment objectif sur la question, certes je le concède, vous allez dire que j'exagère. Non, je vous le dit et je vous l'assure, je n’exagère en aucun point l'importance d'Olivia dans ma vie, elle a été mon enfance, celle que je connais depuis toujours, avec qui je partage tout mes bons souvenirs, elle est aussi mon adolescence et je l'espère mon futur, mais j'ai comme l'intime conviction que ce Nous , n'est pas prêt de finir. Que serais-je sans elle ? Un sale gosse totalement incontrôlable, horrible avec tout le monde ? Un mec totalement nombriliste qui ne fait tout que pour lui même ? Bien sûr que j'étais un peu ce mec, mais j'aurai pu être tellement pire, si je n'avais jamais rencontré Olivia. Et même quand elle est partie en voyage, et que pour moi ça a mal tourné, c'est à elle que je me suis accroché, c'est pour elle, oui pour elle que je me suis bougée et que je suis revenu du bon côté de la vie, parce que je ne voulais pas la perdre, parce que je voulais revoir son visage, lui parler à nouveau. Alors oui je pense que ce n'est pas exagéré de dire que Olivia Akane est quelqu'un d'important pour moi, la personne la plus importante, sans aucun doute.

Je ne suis pas un saint, loin de là, depuis tout petit je suis un casse-pied de toute première nature, j'ai été l'enfer pour un bon nombre de personnes et je suis connu pour ne jamais avoir vraiment eu de scrupules, il faut voir comment je me suis comporté pendant des années avec Nathan McCoy, j'étais un salaud de la pire espèce j'avais fais de sa vie un cauchemar et il avait tout les droits de me haïr aujourd'hui, je ne compte pas la liste des personnes que j'ai emmerdé ces dernières années et mon père en tête de gondole, il adorerait que je lui fasse mes excuses mais il peut rêver, communiquer normalement avec lui était quelque chose que j'avais définitivement abandonné. Donc oui je peux être un parfait salaud, mais vraiment, je n'ai jamais caché à personne ma volonté d'être populaire, connu et respecté, je sait que ma mère n'aime pas cette voie, et je crois que c'est la seule personne qui arrive à me faire comprendre que ce que je fais, c'est pas bien, elle arrive à me faire culpabiliser et je n'aime pas cette sensation, cet espèce de nœud qui me prend au bide à chaque fois que je me retrouve avec elle tout seul, c'est pour çà que j'évite les repas de famille parce que je sais qu'il y aura toujours un moment où je devrai lui expliquer pourquoi je fais tout çà, pourquoi je suis ce sale gosse qui pourri la vie des autres et si il y a quelque chose que je  n'arrive pas à faire c'est m'expliquer avec ma mère, allez savoir pourquoi. Bien sûr avec mes amis je suis tout à fait sympathique même si j'ai cet espèce de symptôme à ne pas savoir accorder facilement ma confiance, paranoïa peut être, dommage collatéral d'une époque où je devais me méfier de tout et de tous, où personne dans mon entourage n'était digne de confiance, je sais que je peux me fier à Sasha, Sean ou Meven, mais il y aura toujours une part de moi qui restera en alerte, toujours à croire qu'un coup peut arriver par derrière. Et puis il y a Olivia. Olivia, toi je sais que je peux avoir totalement confiance en toi, toi je sais que tu ne me trahira jamais, que tu sera toujours là pour moi. Je crois que si tu me le demandais je pourrais te confier tout mes secrets, tout ce qu'il y a de plus sombre en moi, tout ce que je n'ai jamais dit à personne, parce que je sais au fond de moi que tu ne me jugera pas, parce que tu comptes plus que les autres pour moi oui je te dirais tout si tu le souhaites.

Ce que je ressens pour Olivia, je lui ai déjà dit et chaque détails de cette soirée est encore gravée dans ma mémoire, j'avais littéralement explosé, pété les plombs, je n'étais plus moi-même ce soir là et rétrospectivement j'ai honte de l'état dans lequel je m'étais mis et je n'étais pas content de la façon où j'avais tout avoué, tout ce que j'avais sur le coeur. Tout était sorti comme çà, sous le coup de la colère et au fond je n'avais pas réfléchi à comment je le disais et le cadre de mon appartement dévasté n'avais pas aidé. Je m'en voulais d'avoir imposé çà à Olivia, car j'aurai dû lui annoncer calmement, dans un autre contexte que cette soirée qui avait été un véritable cauchemar. Et quelques part, même si ce n'était pas le but original de ce repas, peut être que ce soir j'aurai une nouvelle de lui dire ce que je ressens, plus calmement, et avec des mots réfléchis. Parce que ce serai mentir de dire que ce dîner est un simple dîner entre amis, elle et moi nous en étions conscients, conscients que beaucoup de choses pouvaient se jouer ce soir, mais je ne voulais pas forcer Olivia à me donner comme çà une réponse, c'est quelque chose qui se réfléchissait, longuement, tellement de choses étaient en jeu, notre amitié en tête de liste, il était impossible pour moi d'imaginer me séparer un jour d'Olivia. Malgré la façon dont je lui avais fait ma déclaration, tout ce que je lui avais dit avait été longuement pensé, je n'ai jamais eu le courage de lui dire avant c'est tout. Maintenant, un silence s'était installé entre nous, je pense que tout les deux nous savons déjà ce que nous voulons dire à l'autre, ce silence n'est pas là parce que nous réfléchissons à nos mots, non, il est là parce que nous nous laissions mutuellement le temps de réfléchir à ce qu'il se passera quand nous auront dit ces mots, aux conséquences de ce qui sera dit ce soir, l'atmosphère est pesante et elle n'attend qu'une étincelle pour s'enflammer, et nous, nous attendons cette étincelle pour que tout redevienne naturel, nous tentons quelques touches d'humour, sur la cuisine majoritairement mais nous savons que ce n'est pas le sujet, que la vraie conversation allait arriver bientôt et que nous ne pourrions échapper. Je lui souris alors qu'elle répond quand je lui dis que je ne suis pas le plus grand chef au monde. « Tu rigoles tu es une VIP ! Ce soir c'est les petits plats dans les grands. » Mon sourire s’agrandit avant que le silence ne revienne. Et c'est automatique je me replonge dans mes pensées, mon cerveau carbure, intérieurement je me prépare à ce que Olivia va me dire, car j'étais presque sûr que ce soir j'allais entendre sa version des faits à elle, ce qu'elle pense de tout çà et je dois avouer que ça me fait peur, je ne doutes aucunement que quoi qu'il soit dit ce soir, que notre amitié restera comme avant et intacte, mais tout de même j’appréhendais ce que mon amie de toujours allait déclarer. Samuel Steevenson, dix-huit ans, la terreur pour beaucoup de gens à Wynwood, a peur, oui peur, à un moment je voulais que ce silence continue encore un peu, pour retarder le moment où elle apporterait des réponses à mes questionnements, où je saurai enfin ce qu'elle pense. Ce n'est pas vraiment dans mon habitude de rester silencieux comme çà d'habitude j'ouvre toujours ma grande gueule sur tout et n'importe quoi, je ne suis pas connu non plus pour être timide, je suis plutôt fonceur, et là je me retrouvais à ne plus quoi savoir dire, timide et réservé, j'avais peur de dire quelque chose, peur de dire quelque chose de trop, de déplacé alors j'attendais, j'attendais que ce silence passe, que nous abordions le véritable sujet, j'attendais ce moment comme je le redoutais. Je devais être particulièrement ailleurs parce qu'elle me demanda si j'allais vraiment bien, question à laquelle je ne pouvais pas répondre sincèrement au risque de tout faire tomber à l'eau, je ne pouvais dire que j'étais à deux doigt de craquer, que je n'ai jamais été aussi stressé, et puis je pense que les mots n'étaient pas nécessaires dans ce genre de situation, mon expression parlait d'elle même et je pense que Olivia me connaissait assez bien pour voir que tout n'allait pas bien et que je n'étais pas dans mon état normal, elle eut cependant le tact de ne pas le faire remarquer et dire quelque chose pour détendre l'atmosphère ce qui me fit sourire une nouvelle fois. « Je ne sais pas si c'est vraiment une bonne idée c'est un peu le bazar là haut, mais promis je te dirai ce qui se passe dans ma tête » Une promesse que je n'étais pas sûr de tenir tant c'était le fouillis, je ne savais même plus vers quoi je me dirigeais, trop de choses à penser, Olivia, ma déclaration, Eden qui me proposais de devenir professeur pour deux options au lycée, les événements de Wynwood pour cet été, tout tournait et tout se mélangeait pour créer quelque chose d'insoluble, la migraine me guettait de plus en plus, mais je gardais mon sourire, ne voulant pas que Olivia s'inquiète à mon sujet.

C'était le moment de parler des choses sérieuses, mieux vaut tard que jamais, je n'imaginais pas commencer le repas avec cette tension qui régnait, alors autant aborder la conversation tout de suite et maintenant. Elle me pose une question, une simple question, une simple question, un avis qu'elle me demandait mais de cet avis allait découler beaucoup de choses, alors je me lançais lui disant que j'aurai très peur de mettre en danger notre amitié mais que je tenterai tout de même le risque, ce à quoi elle répondit en me disant que pour elle je n'étais pas un mec parmi tant d'autres, qu'elle avait pensé souvent à moi pendant ses voyages et qu'au final elle avait peur de me perdre si jamais on allait plus loin. Tout ce qu'elle me disait me faisait chaud au coeur, savoir qu'elle pensait çà de moi me détendit, dans un sens l'ambiance commençait à se détendre au fur et à mesure que nous nous disions tout ce que nous pensions. Je comprenais tout à fait ses peurs, ce besoin de chercher ses limites comme elle me le disait, moi aussi j'avais peur de ce qui pouvais arriver de ce qui pouvais advenir entre elle et moi, mais comme je lui dis ça ne me dérangeais pas d'attendre, que je ne voulais pas brusquer sa décision parce qu'au fond de moi, je savais que quoi que soit sa décision je la retrouverai toujours, c'est quelque chose que nous avions compris l'un envers l'autre, nous ne pouvions pas vivre l'un sans l'autre, pour elle comme pour moi ce sentiment d'absence pendant ses voyages avait été difficile. C'est d'ailleurs sur çà qu'elle enchaîne, ses voyages. Elle s'excusait d'être partie et me dit qu'elle avait besoin de prendre quelques distances, je la comprenait totalement, parfois il y a des moments où on veut être ailleurs, simplement ailleurs et je ne pouvais pas lui en vouloir, ce serait égoïste de ma part, même si serait mentir de dire que cette séparation avait été sans douleur, Olivia m'avait manqué c'était çà la vérité, mais je savais qu'elle reviendrait et ça m'avait motivé à continuer ma vie, je savais qu'un jour je la reverrai, jamais je ne lui tiendrait rigueur d'être partie, la joie de la revoir, de la retrouver occultait totalement le fait qu'elle était partie un jour, alors même si j'ai peur, même si sa réponse se trouvait être négative, je serai toujours heureux qu'elle soit là, prêt de moi. Elle enchaîne sur ce qu'il se passe là, aujourd'hui, sur cette ambiance qu'il y a depuis quelques temps et comment nous arrivions à en venir à bout, comment enfin nous arrivions à parler de « nous ». Ce n'était pas une réponse direct mais quelque part çà me suffisait amplement, elle envisageait que ce soit possible, un sourire, franc et sincère vint s'afficher sur mon visage alors que je réfléchissais aux mots que j'allais employer. « Impressionner qui en effet… tu as raison. » Je levais la tête vers elle et plongeais mes yeux dans les siens. « Olly, tu sais bien que je ne t'en voudrais jamais parce que tu es partie, si tu me dis que tes voyages t'ont fait du bien je serai bien égoïste de te reprocher quoi que ce soit. Tu m'a manquée c'est lé vérité, mais je suis content d'avoir attendu, peut être que moi aussi j'avais besoin de recul pour réfléchir. » Même si ce n'est que depuis son retour que j'ai pris conscience de ce que je ressentais pour elle, son absence m'a fais comprendre que je ne voulais plus jamais être séparé d'elle. Bien sûr j'avais conscience d'être totalement égoïste, mais c'est ce que je ressentais et je ne pouvais rien y faire, Olivia était pour moi la personne la plus importante et je ne reviendrai jamais là dessus. « Et je suis d'accord pour dire que toute à l'heure il y avait une tension entre nous, mais je pense que c'est parce que nous savions tout les deux que nous allions aborder cette conversation et que la tension ne redescendrait pas tant que nous n'en aurions pas parlé et maintenant les choses commencent à être plus claires, parler d'un nous est un pas en avant, en parler sans malaise je vois ça comme un signe. » Je souris. « Mais rien ne presse comme je te le disais, je suis prêt à attendre. »

Et tout d'un coup tout redevenait normal si je puis dire, nous nous remettions à nous comporter naturellement, les choses étaient éclaircies désormais, même si je n'avais pas totalement les réponses que je souhaitais nous pouvions désormais considérer que nous avions fait un grand pas en avant dans la définition de ce qu'il y avait entre nous. Nous étions prêt à passer à table et l'ambiance allait être beaucoup détendue, le fait que j'avais cuisiné pour tout l'immeuble au moins la fit rire. « Oui je pense que je vais finir par la distribuer, parce que c'est pas que j'aime pas çà la paella mais je me vois pas en manger pendant un mois complet. » Son allusion à mon habitude de fumer me fit rire, c'est vrai que Olivia n'a jamais fait de remarque sur le fait que je fumais de temps en temps, pas comme Soraya Muños pour qui la nicotine semblait un vrai drame, je n'imaginais même pas ce que devais subir Harper à chaque fois qu'il s'allumait une clope. « Fumer de la paella ? C'est quelque chose à essayer, à mon avis ça restera toujours moins horrible que des clopes mentholées. » dis-je en rigolant alors que je lui tirai la chaise pour qu'elle puisse s'asseoir, comme elle me le demandait je lui servit du soft, un jus de fruit avant de servir le plat. « Oui sûrement, de toute façon ça serait mentir de dire que ça n'a pas tout les points communs avec un rencard » dis-je en souriant, conscient que tout deux nous savions la vérité sur cette soirée. Son compliment sur mon plat me fit sincèrement plaisir parce que je savais qu'elle n’exagérais pas. « Et bah euh merci beaucoup. Et non je n'avais jamais tenté de faire une paella avant donc j'y suis allé un peu au talent avec une recette, je suis content que ça te plaise. »

Le repas suivit son cours, nous discutions de tout et de rien, dans une atmosphère détendue et amicale en souriant je lui demandais : « Au fait tu as quoi comme option pour ta senior year ? Tu as pas français ? Parce que si c'est le cas, tu risque d'avoir une petite surprise à la rentrée. » Je faisais là référence au fait que Eden m'avait demandé d'assurer les cours d'option français à la rentrée pour les lycéens, même si je ne lui avais pas encore donné ma réponse, j'envisageais sérieusement de répondre par l'affirmative.

Le plat fini, je prit les assiettes et les couverts et entreprit de tout débarrasser et tout poser dans l'évier. Je me retournais alors vers Olivia et une idée me vint comme çà, d'un coup, quelque chose de très spontané, je fis quelques pas pour me retrouver devant elle et sans rien dire je lui pris la main pour qu'elle se lève puis posant une main sur sa joue je posais doucement mes lèvres sur les siennes, un simple baiser, doux et sincère. Puis je reculais doucement, un léger sourire sur les lèvres. « C'était pour euh… T'aider à trouver les limites transparentes… » Puis je me dis que peut-être j'étais allé trop loin, qu'à cause de moi, cette tension allait revenir, je baissais doucement la tête. « Et euhh désolé si… Je suis allé trop loin, c'est juste que j'ai pensé… que c'était ce que je devais faire... » Je relevais la tête pour la regarder, une nouvelle fois pendu à ses lèvres.

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MessageSujet: Re: Yesterday is history, Tomorrow's a mystery (Samoli ♥︎)   Ven 31 Oct - 1:02

Je connaissais Sam depuis maintenant pas mal d'année et jamais je ne me serais dit que ça allait tourner de la sorte. J'étais proche de lui, il était mon ami d'enfance, celui avec qui j'avais grandi, celui avec qui j'étais à l'école, celui qui pour moi était toujours le même : une personne bien. Avec le temps, il était devenu de plus en plus présent dans ma vie et de plus en plus important. A l'heure d'aujourd'hui il était le plus important pour moi et pourtant, même si avant j'avais l'impression de le connaitre par coeur, depuis plusieurs jours j'avais l'impression de découvrir une autre personne. On avait décidé d'un diner. Il avait été arrangé simplement, trop simplement et pourtant j'avais passé plus de temps que la normal à m'apprêter. Comme si c'était important, comme si je voulais faire bonne impression, pourtant, c'était toujours Samuel. Une jolie robe qui ne demandait pas trop de kilos en trop pour que le résultat final plaise et soit joli. Face à ce miroir, je me suis tournée d'un côté et puis de l'autre. Je m'étais ensuite replacée face à mon reflet et cherchait le moindre défaut, le moindre détail qui m’empêchait de frôler la perfection. Je n’étais pas ce genre de fille à toujours vouloir être parfaite, mais j’étais ce genre de fille à faire attention à l’image qu’elle renvoyait. Sam avait beau être mon meilleur ami, ça ne m’empêchait pas de faire attention à moi, mais pour un soir qui se disait simple, comme aujourd’hui, j’en faisais probablement un peu trop. La perfection était ennuyeuse avec le temps, mais est-ce qu’il en était de même physiquement ? J’en savais trop rien. De plus, la perfection était subjective. Ce n’est pas parce que j’avais l’impression d’en être proche, que Sam penserait la même chose et inversement. Tout pour pour dire que j’étais restée près d’une demi heure face à ce miroir à essayer de changer, de modifier d’améliorer ce reflet d’une brunette aux longs cheveux et yeux bruns qu’il connaissait pourtant par cœur.

Chez Sam, c’était différent de la dernière fois, de toutes les autres fois en fait. Il y avait d’abord cette gêne que j’éprouvais de le laisser se débrouiller avec son appartement. J’avais beau lui proposer mon aide, il ne se lassait pas de la refuser. Je ne le prenais pas mal, mais en même temps je culpabilisais un peu. Il y avait aussi le fait qu’il avait des sentiments pour moi et qu’il me les avait fait savoir. Je n’avais jamais rien compris, jamais vraiment remarqué et pourtant je le connaissais attentif et attentionné. Ca me plaisait, mais jamais je ne m’étais dit que ça allait aussi loin et cette nouvelle information laissait petit à petit cette distance s’installer. Ce malaise, ce manque d’assurance. Comment penser ? Que dire ? Que faire ? Comment agir. Toutes des questions auxquelles je n’avais pas encore de réponse et qui, j’espère viendraient avec le temps. Sam n’avait pas changé, il était toujours celui que je connaissais et pourtant, depuis cette révélation, j’avais l’impression de ne plus le connaître et d’avoir oublié le garçon qu’il était. C’était sur l’instant, c’était soudain et j’espérais qu’avec le temps ça redeviendrait comme avant, ou presque. Maintenant que je me trouvais chez lui, j’espérais briser la glace et l’envie de le faire était presque immédiate. Je me laissais néanmoins le temps de rentrer, de remarquer qu’il avait avancé dans les travaux de son appartement et même de sentir qu’il avait fait la cuisine. C’était le deal de cette soirée, mais même s’il avait commandé chez un traiteur, je ne lui en aurais pas tenu rigueur. Je le trouvais différent, plus calme, moins à l’aise et surtout sur sa planète. J’aurais voulu être un astronaute pour pouvoir moi aussi m’y rendre et voir ce qu’il s’y passait. J’aurais voulu le rassurer et lui dire que c’était pas dramatique, qu’on s’en sortirait et que notre amitié ne serais pas ébranlée et pourtant, j’en savais rien. C’était ma crainte, ma plus grosse crainte. Certaines personnes font partie de vos amis et lorsque ce lien ce rompt, on se dit que ce n’est pas trop grave, que ça devait se passer comme ça et probablement que l’on trouvera d’autres personnes qui nous feront oublier cet ami perdu. Le problème avec Samuel était qu’il était irremplaçable dans ma vie. On n’avait vécu la plus dure des épreuves qu’une amitié pouvait endurer : l’absence de l’autre à des kilomètres pendant des années. J’avais dû repartir à New-York à la mort de mes parents alors que lui était resté ici. Je lui donnais des nouvelles autant de fois que je le pouvais, je lui racontais ma vie et les e-mails étaient bien pratiques. Mais un mail remplace-t-il vraiment la présence physique d’une personne ? Non, parce que ce n’était que des mots, certes sincères, mais les actes avaient toujours plus d’impact dans la vie d’une personne. Après ça, j’avais eu ce besoin de m’exiler loin avant de rejoindre Miami comme l’avaient prévu mes cousins et leurs parents. Miami était une ville avec des bons comme des mauvais souvenirs et je n’étais pas prête d’y retourner comme si de rien n’était, comme s’il ne s’était jamais rien passé. J’avais dû faire un choix et celui de m’éloigner et de vivre d’autres choses avait primé. Pendant un an, j’ai voyagé, j’ai rencontré d’autres personnes et j’ai rempli ma tête de souvenirs. Les cultures, les voyages, les langues et la richesse de chacun d’entre eux étaient un réel bonheur pour moi, c’était ce que je voulais faire, ce que j’aimais faire et c’était ce que j’avais fait. Dans cet aéroport, au Pérou, j’avais appréhendé de rentrer et la seule chose qui ne me donnait pas envie de repartir à l’aventure était le fait de revoir Samuel. Finalement, quelques mois plus tard, j’étais toujours là avec aucune envie pressente d’évasion.

J’essayai tant bien que mal de détendre l’atmosphère en le taquinant un peu, en surfant un peu sur l’humour avec une part de vérité. Je savais d’avance que je voulais en reparler. Peut-être pas passer la soirée à le faire, mais au moins briser la glace et cette atmosphère qui, au bout de quelques heures allaient nous peser aussi bien à lui qui avait l’air stressé, qu’à moi.. Je reposai mon attention sur son appartement, tentant une fois de plus de lui proposer mon aide alors que je savais qu’il me la refuserait encore et toujours et puis, son humour me fit sourire. « Je ne suis pas la plus grande des invitées non plus, donc oui, ça le fera surement » je lui rendis son sourire et puis un nouveau silence s’installe. Un silence volontaire, un silence calculé, ou pas. La situation voulait qu’il y ait ces silences successif après chaque parcelles de discussion. C’était des silences que je ne connaissais pas avec Samuel. Que je ne connaissais pas, avant. C’était tout nouveau et c’était assez dérangeant. Il n’était pas le seul responsable, au final j’étais aussi mal à l’aise que lui. On était deux et on n’était pas vraiment capable de les combler, de laisser passer la soirée normalement, comme on le faisait avant. Peut-être que j’aurais dû venir à 3h du matin, comme je le faisais depuis mon retour. Peut-être que c’était notre heure, l’heure où on savait parler, ou on savait se regarder, ou on savait faire face à n’importe quelle situation et tout ça, sans aucun silence de mort ou malaise. Sans doute était-ce aussi parce que là, on ne risquerait pas de s’endormir en plein milieu d’une conversation qu’on n’aurait pas l’habitude d’avoir en pleine journée et que le lendemain, c’aurait été à peine si on s’en rappelait, de cette conversation. Ici, il fallait qu’on tienne bon, sauf que la situation entre nous nous l’empêchait un peu. Juste un peu et pourtant c’était suffisant, suffisant pour nous faire perdre la face. J’observai le pi sigma qui se retrouvait une fois de plus dans la lune. Ca lui arrivait parfois d’être dans son monde, lorsqu’il était concentré, lorsqu’il était occupé sur son ordinateur avec ses lunettes sur le nez et ses mèches parfois rebelles ou encore penché sur son appareil photo. Aujourd’hui, je le trouvais particulièrement ailleurs et ça m’intriguait, je ne pouvais d’ailleurs m’empêcher de mettre ça sur le compte de ce malaise encore et toujours bien présent. Cette fois, je ne me retiens pas de lui faire remarquer, de lui demander si tout va vraiment aussi bien qu’il ne le prétend. « Tu me prêtes une fusée pour que je puisse t’y rejoindre et voir ce qu’il s’y passe d’intéressant ? » J’avais envie de savoir ce qu’il se passait réellement dans sa tête, bien qu’il m’en avait fait part il y a de cela quelques semaines maintenant. J’aurais pu penser qu’avec le temps tout irait mieux, qu’il se sentirait soulagé et que le temps l’aiderait à relativiser, mais ça serait vachement naïf de ma part. Le temps n’arrange pas toujours les choses et ici, la seule chose ou la seule personne qui arriverait à le faire redescendre sur terre était probablement moi en lui disant ce qu’il en était vraiment de tout ça, ce que je pensais, ce que je voulais, ce que j’attendais. Je me rappelais ensuite que comme indiqué dans les textos, je lui avais apporté du chocolat. Je sortis la tablette de mon sac et la lui tendis. On disait que le chocolat était bon pour le moral. Je ne connaissais pas vraiment Samuel déprimé, mais je le savais stressé et pas franchement sur de lui. Des pensées le rongeaient et peut-être même que parfois les coups de mou montraient eux aussi le bout de leur nez. C’était qu’un stéréotype, cette histoire de chocolat et j’imagine que Sam le savait, mais l’intention comptait, non ? J’essayai toujours de détendre l’atmosphère, mais les réactions et le timbre de voix du pi sigma me montraient ô combien j’étais nulle pour ça.

C’était sans doute le moment d’amorcer la bombe à retardement. Je voulais être franche parce que j’étais sans doute incapable de ne pas l’être avec lui. Il représentait bien plus qu’un simple ami de longue date, il était celui qui avait toujours eu le plus d’importance à mes yeux et qui, encore aujourd’hui en a toujours. C’était une situation délicate, parce que j’avais besoin de lui et ordinairement, je serais venu le trouver lui, pour m’aider sur cette réflexion. Ici, j’étais sensée réfléchir toute seule. Dans un premier temps je m’en croyais capable, mais dans un second temps, je me rendais compte que j’avais encore besoin de son avis à lui. J’avais besoin de savoir ce que lui aurait fait, probablement parce que ses choix influencent les miens, parce que ses pensées influencent les miennes. On n’était pas d’accord sur tout, on n’avait pas le même caractère non plus, mais on n’était toujours arrivés à tomber sur une entente qui nous convenait tous les deux. Je me fichais éperdument de ce que certains pensaient de lui, ou même encore de comment lui se comportait avec certains et certaines. Le plus important pour moi était la façon dont il se comportait avec moi. Ses choix, ses idées et ses conseils étaient toujours prioritaires sur d’autres, toujours les plus importants et finalement, c’étaient toujours ceux que je suivais. Aujourd’hui, j’étais pas sensée lui demander son avis, encore moins lui demander de l’aide et pourtant je ne me sentais pas capable de faire sans et d’y penser toute seule. Probablement qu’il ne serait pas aussi objectif que les autres fois, mais il était concerné et je le connaissais assez mature pour y réfléchir et ne pas risquer de tout foutre en l’air si vraiment c’était une relation vouée à l’échec. Sa réponse me rassurait, dans un sens suite à quoi je décidai de lui déballer à mon tour tout ce qu’il se passait dans ma tête. Il l’avait fait, lui, après la soirée des Pi Sigma, alors pourquoi pas moi ? Je n’étais même pas sûre de ne pas mettre plus de bordel qu’il n’y en avait déjà dans sa jolie bouille brune, mais j’avais aussi cette nette impression qu’il devait savoir. Il pouvait lire en moi comme dans un livre ouvert, il ne connaissait sans doute pas ce côté-là de ma personnalité.

A voir sa réaction suite à mes dires, je me soulage de voir que la glace était enfin brisée et qu’on pouvait parler tous les deux normalement, comme avant. Peut-être que ce retournement de situation montrait que quelque chose était possible. Qu’une fois qu’on pouvait se lancer et qu’on jouait le jeu de la sincérité et de la franchise, qu’on arrivait à reprendre une discussion sans blanc, sans hésitation et sans crainte. Peut-être que ça ne voulait rien dire, mais peut-être que oui. En fait, surement. Je soutenais son regard alors qu’il continuait à parler à cœur ouvert. Mon sourire réapparait suite à sa question. Je ne le trouvais pas ridicule et cette discussion m’aidait à prendre cette confiance dont je lui avais parlé « Mais non t’es pas ridicule, de toute façon tu veux impressionner qui ? » finis-je par lui répondre avec une pointe de l’humour, ne laissant pas pour autant la discussion tourner à la rigolade. C’était une discussion nécessaire pour lui et pour moi et j’avais besoin d’en parler pour comprendre et aussi pour me dire que notre amitié, suite à sa déclaration n’était pas totalement perdue, voir même pas du tout. « Déjà, je suis désolée d’être partie en voyage, mais honnêtement j’étais pas prête à revenir à Miami comme ça. C’était un cap à franchir et quitter New-York ne me demandait aucun effort, parce que c’est pas une ville où j’ai créé des souvenirs, mais j’étais vraiment pas prête à faire face à une ville où j’ai grandi, donc j’ai voyagé, je me suis ressourcée, j’ai appris des choses et tu sais, les cultures peuvent aider parfois à penser et à avancer. L’inde, le Népal sont des pays où le calme et la simplicité d’esprit prennent le devant et on s’y prête vite. C’est peut-être débile et dieu sait ô combien je ne crois pas en la religion, mais certains aspect du bouddhisme aident. Il fallait que je sois quelques part entre New-York et Miami et puis finalement, je suis revenue parce que je t’avais dit que je reviendrais et parce qu’une amitié à distance ça reste fragile au bout d’un certains temps. Si t’étais pas à Miami je pense que j’aurais continué à butiner de pays en pays, parce que j’étais persuadée que Miami me ferait plus de mal que de bien et finalement, je suis contente d’être revenue et ça va te sembler débile, mais je pense que ce mélange de culture n’y est pas pour rien. » Je lui adressai un autre sourire, un peu moins franc que les précédents « Quant à cette discussion, quand je suis arrivée toute à l’heure, il y avait cette ambiance assez lourde qui planait. Je ne dis pas que c’est de ta faute, loin de là, parce que j’étais aussi mal à l’aise que toi et le fait qu’on parle là, maintenant je pense que ça prouve qu’on peut mettre cette ambiance lourde de côté pour parler franchement, comme on le fait habituellement. D’habitude on parle soit de toi, soit de moi et pour la première fois on arrive à parler de nous et c’est peut-être simpliste pour toi, mais ça m’aide beaucoup de savoir qu’on peut parler de ça et parler ouvertement sans ce malaise. Je pense que si on n’en était vraiment pas capable, ça montrerait qu’on doit juste se contenter de l’amitié de l’autre » C’était une prise de conscience soudaine et probablement que ça m’aiderait à réfléchir et à me décider dans les jours à venir.

La discussion était de plus en plus fluide et c’était beaucoup plus facile. On pouvait se détendre aussi bien l’un que l’autre et c’était beaucoup plus agréable aussi. Enfin, le but principal de la soirée revint en avant de la discussion : le diner. Il avait fait de la paëlla pour probablement tout l’immeuble et le trop plein de nourriture me fit rire. Je n’étais pas une fille qui mangeait énormément à la base et je me demandais comment on allait pouvoir tout manger sans en faire une indigestion. « Ben après, tu peux faire dans la charité et t’amuser à aller en distribuer à tes voisins ou aux mendiants sous les ponts. Ou alors tu gardes le reste pour ta semaine en espérant que ça tienne jusque là. Tu vas finir par rêver de paëlla. T’en mangeras à toutes les sauces et tout le temps ! » Je lui souris et tenta une approche « A la limite, tu pourrais même tenter de la fumer. Ca sera surement moins nocif que tes clopes. Je garantis pas une bonne odeur dans ton appart après, mais bon » Au fond, ça ne me dérangeait pas plus que ça que Sam fume. Probablement que pas mal de fille serait exaspérée ou peut-être même que d’autres fumeraient avec lui. Je n’approuvais pas de base, mais j’évitais de l’embêter avec ça, sauf peut-être aujourd’hui et encore, mon but ici était surtout de le faire sourire un peu. Sam s’enfuit dans la cuisine pour sortir la paëlla du four et s’empresse de la mettre sur la table pour ensuite me tirer la chaise comme un gentlement. Une attention comme on en fait plus et qui me fait sourire en prime. Il m’énuméra toutes les boissons qu’il avait à laquelle je répondis « Mmh Soft s’il te plait » En repensant à la discussion qu’on avait eu, c’est vrai que ce rendez-vous semblait plus à un rencard. La situation le montrait un peu aussi, fallait l’avouer. « Peut-être que c’est pas plus mal » finis-je par lui dire. A quoi bon faire semblant en disant le contraire ? Sam me servit de la paella qui avait l’air appétissante. Il avait beau dire qu’il n’était pas le plus grand chef, ce qu’il avait préparé était délicieux. « C’est très bon Sam, je te rassure. Tu savais cuisiner la paëlla ou t’as suivi une recette ? »

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MessageSujet: Re: Yesterday is history, Tomorrow's a mystery (Samoli ♥︎)   Dim 14 Sep - 14:23

Yesterday is History...Tomorow's a Mystery
SAMOLI ♥.




Crédit Musique: No Surprises-Radiohead (Thom Yorke/Johnny Greenwood)

Il fallait que tout soit parfait, absolument parfait. Je sais que Olivia ne m'en voudrais pas si c'était quelque chose de simple et un peu bancal mais moi je voulais que cette soirée soit parfaite et que l'on s'en souvienne, je crois que jamais je ne m'étais tant démené de la sorte, j'avais même accéléré le rangement de mon appartement pour que je puisse la recevoir dans un environnement décent, bon il restait encore un peu de bazar mais c'était acceptable. Mais malgré toute mon assurance, malgré le fait que je voulais montrer que tout allait bien, que je me sentais bien, je ne pouvais me mentir à moi-même et surtout pas à Olivia, elle savait tout de suite quand je mentais, quand je ne me sentais pas bien, elle me connaît trop bien pour que je puisse lui mentir sur ce genre de chose, oui malgré toute mon assurance je ne pouvais pas cacher que dans ma tête c'était le bazar intégral, la tempête nucléaire, depuis cette soirée au centre aquatique je ne sais plus quoi penser, c'est le chaos et je ne sais pas comment m'en sortir. Il fallait que je me maintienne en activité constamment je devais bouger pour éviter de penser, de réfléchir, c'était primordial, je devais m'inventer des activités des raisons de ne pas rester seul enfermé dans mon appartement, bon déjà j'ai eu pas mal de boulot à tout remettre en place, comme activité mécanique et fatigante y a pas mieux, j'ai aussi fait pas mal de photographie, de sport pour ne penser à rien ou alors à pas grand chose, mais il y a toujours ce moment où tout retombe où l'on est bien obliger de se poser, c'est souvent un moment où allongé sur son lit, les pensées reviennent vous assaillir, elles vous empêchent de fermer les yeux, elles vous font vous demander si vous avez bien fait les choses, si ce que vous avez dit c'était ce qu'il fallait dire, des moment assez angoissants je vous l'assure, des moments que l'on préférerait ne jamais connaître, ces moments où tout va mal jusqu'à ce qu'on reçoive un SMS, et là tout change.

Olivia venait ce soir à dîner à la maison, si cette perspective me stresse énormément comme vous pouvez l'imaginer, c'est une énergie toute nouvelle qui m’emplit, cette énergie qui vous permet de redoubler d'efforts, celle qui vous fait pousser des ailes et qui vous porte littéralement, oui ce repas allait être mémorable, peut importe ce qu'il se dira, peu importe ce qu'il arrive je ferai en sorte que cette soirée reste un bon souvenir pour nous deux et ça personne n'arrivera à y faire quoi que ce soit même pas ce RK de malheur. Je voulais faire original et la paella me semblait une bonne idée, c'était long à préparer c'est tout ce qu'il me fallait. Ça m'a prit une bonne partie de l'après-midi et à quelques minutes de l'arrivée de mon amie, le plat était encore en train de mijoter dans le four, juste le temps pour moi de m'habiller et d'aller répondre à l'interphone. Je laissais entrer Olivia après l'avoir salué, très vite la conversation arriva sur la question : oui ou non ce rendez vous était un rencard ou non ? C'était une blague bien entendu mais nous savions tout les deux que cette blague n'était pas dénuée de sous-entendus. « Et bien peut être que oui c'est un rencard, laissons le cour de la soirée nous le dire. » lui répondis-je en souriant. En tout cas une telle affirmation de sa part laissait présager de la suite de la soirée, peut-être allait-elle me dire ce qu'elle pensait et ça me stressait, est ce que je voulais connaître la vérité ? Est ce que je voulais vraiment savoir ? Tout pouvait s'arranger comme tout pouvait voler en éclat ce soir et il suffisait de quelques mots pour que tout devienne incontrôlable, alors oui je stressais mais je voulais savoir oui, je voulais savoir ce que Olivia pensait de ce que je lui avais dit quelques semaines auparavant.

Un nouveau silence s'installe entre nous, elle regarde un peu mon appartement, elle le connaît bien, ce n'est pas la première fois qu'elle vient ici depuis qu'elle est revenue de voyage, souvent à trois heures du matin d'ailleurs. D'accord l'appartement avait changé depuis la dernière fois qu'elle était venue, la dernière fois rien ne ressemblait à rien, c'était un véritable carnage et j'en étais l'auteur. Nombre de fois Olivia m'avait proposée de m'aider à tout ranger, à tout remettre en place. J'avais à chaque fois décliné son offre, ça me paraissait normal que j’assume mes bêtises tout seul, ce n'était pas à Olivia de faire çà, j'avais détruit mes meubles tout seul, mis tout sans dessus dessous tout seul, c'est tout seul que je devais remettre tout en place. Une ultime fois elle me proposa son aide, je lui souris et déclinais une nouvelle fois, elle me dit qu'elle se sentait coupable de me laisser ranger tout seul. « Tu n'a pas à te sentir coupable, c'est moi qui ai mis l'appartement dans cet état, je n'avais pas qu'à réagir comme çà c'est tout, t'inquiètes il ne me reste plus grand-chose à ranger ça ne me prendra pas longtemps. »

Je reportais mon regard sur la cuisine, le plat était bientôt prêt, elle me demande ce que j'ai cuisiné, je lui répond que j'ai fait une paella en espérant que ça lui plaise. Sa réponse me fit sourire alors que je vérifiais la cuisson de mon plat une énième fois. « Ah non aujourd'hui c'est espagnol à la casa Steevenson, bon je suis pas le plus grand chef cuisinier du monde mais je pense que ça devrait le faire. » Notre discussion était ponctuée de silence, chacun réfléchissait aux mots qui allaient suivre, comme si chaque phrase pouvait déclencher la Troisième Guerre Mondiale, apparemment je devais avoir l'air préoccupé parce que Olivia me demanda une nouvelle fois si j'allais bien, la vérité c'est que je ne savais pas si j'allais bien, dire qu'on allait bien était devenu un terme tellement générique que répondre « oui ça va » perdait de son sens c'était devenu une réponse que l'on sortait aussi facilement que bonjour. Donc oui je ne sais pas si je vais bien, je suis trop paumé pour çà, je suis en quelques sortes pendu à ses lèvres maintenant, ce qu'elle dira conditionnera si oui ou non j'irai bien, pour le moment il y avait trop d'incertitudes pour que je puisse lui donner une réponse vraiment honnête, cependant je lui fit un petit sourire avant de lui répondre : « Ouai ça va t'inquiètes pas, tu me connais je suis toujours un peu dans la lune », mauvaise excuse certes, mais je ne voulais pas l'embêter avec le maelström qui faisait rage dans ma tête. Je savais qu'Olivia ne serait pas dupe seule seconde mais elle ne s'attarda pas sur le sujet, elle me tendit une tablette de chocolat, pièce centrale de notre échange de SMS plus tôt dans la journée, je lui promit de lui faire un bon dessert mais elle me dit que je pouvais garder la tablette pour moi, avant de murmure dans le creux de mon oreille que c'était bon pour le moral, avant de me faire un clin d'oeuil. Je me suis sentis rougir de cette nouvelle proximité, je sentis mon coeur se mettre à battre à des milliers de kilomètres heures, est ce que Olivia l'a remarqué ? Sûrement, comme je vous le disais elle me connaît très bien et elle est très observatrice, c'était à coup sur qu'elle avait remarqué mon changement de teint, pour ma part je ne pu que bafouiller : « Je...euh ouai d'accord si tu le dis je vais la garder alors » avant de sourire et de tenter de reprendre mon assurance ce qui bien sûr était raté, mon teint rouge tomate ne semblait pas vouloir me quitter et mon coeur était décidé à ne pas ralentir le tempo de ses percussions endiablées.

C'est alors qu'elle a lâchée « la bombe », cette question qui aurait pu tout changer entre nous, qui aurait pu tout bouleverser, la façon dont j'allais répondre allait peut-être déterminer notre relation pour les temps à venir, alors encore une fois j'étais décidé de répondre honnêtement, puis ce que malgré les airs déguisés de sa question c'est de nous qu'elle parlait, de ce que je voyais pour nous, des risques que je serai prêt à prendre. Alors oui je lui ai répondu que je serai prêt à prendre des risques quant à notre amitié parce que je croyais que c'était possible entre nous, que quelque chose pouvait éviter. Mais tout ce que je disais semblait être une plaidoirie pour ma cause et je ne voulais pas que mes paroles l'influence, je voulais entendre ce qu'elle avait à me dire sans que ce que ce que lui dit influence ses mots, alors je m'excusais d'insister comme çà, que c'était égoïste de ma part de me comporter comme çà. Je baissais la tête, attendant ce qu'elle avait à dire, je savais que ce qui allait suivre allait être un des moments les plus importants de ma vie, j'en étais sur, alors maintenant je me tais et j'écoute Olivia, sans rien dire, sans broncher. Ce qu'elle me dit alors me retourne, parce que c'est ni un simple oui, ni un simple non, non c'était une véritable réflexion et ce qu'elle me disait me touchait au plus profond de moi, ça me faisait chaud au coeur de savoir que pour elle j'étais au dessus des autres, celui qu'elle attendait toujours de revoir, celui pour qui elle éprouvait plus qu'une simple amitié, celui pour qui elle n'arrivait pas à placer les limites, le seul qui peut l'aider sur cette question épineuse. Je sentais que ma poitrine allait exploser d'un moment à l'autre, tout ce qu'elle m'avait dit était de la pure honnêteté je le savais, Olivia ne plaisanterai jamais sur ce sujet là. Et tout d'un coup je me dis que ce n'est pas grave si elle ne me dit pas qu'elle « m'aime » comme moi j'ai pu lui dire, parce que maintenant je savais ce qu'elle pensait de moi, de nous, elle n'excluait pas que l'on puisse être en ensemble, elle devait juste trouver ces limites, son assurance comme elle le disait, une assurance pour nous empêcher de faire voler notre amitié en morceaux, elle avait raison, ces précautions valaient la peine que l'on prenne notre temps, que l'on ne se presse pas pour au final tout gâcher. J'ai relevé la tête et mon regard s'est posé sur le siens, un petit sourire sur les lèvres.

« Je...Ouah je ne sais pas quoi dire pour le coup, tu te rend comptes, Samuel Steevenson avec le bec cloué. Je ne sais pas quoi te dire à part ce que je t'ai déjà dit en fait, ce que tu représentes pour moi c'est au-delà des mots Olivia, je sais que ce n'est pas qu'une simple amitié, même une forte amitié, une amitié d'enfance ne suffit pas à décrire ce que j'éprouve pour toi, alors oui je n'ai pas peur d'utiliser le mot amour pour décrire çà, à défaut d'en trouver un autre qui correspondrait le mieux, parce que c'est un fait Olivia Kim Akane je t'aime de tout mon coeur et ce n'est pas près de changer. Je n'avais jamais remarqué à quel point tu m'avais manqué pendant que tu étais partie en voyage, mais maintenant je le vois, c'est toi que j'ai attendu tout ces mois et ça ne me dérange pas d'attendre parce que je sais qu'au final je fini toujours par te retrouver. »  Là je fis une pause, m'assurant que je la regardait toujours bien dans les yeux, je ne voulais pas perdre ce contact, j'avais peur de perdre mon assurance si mes yeux quittaient les siens. « Ça ne me dérange pas d'attendre parce que je comprend que tu as besoin de réfléchir à ces limites, à cette assurance, je partage les mêmes craintes que toi, je m'en voudrais à vie si à cause de moi on venait à se brouiller, vraiment. Pour moi aussi tu es un des piliers de ma vie, depuis longtemps, saches que je ne te sortirai pas de ma vie comme çà non plus, voir jamais, tu es trop importante à mes yeux pour que je puisse tout foutre en l'air sur un coup de tête Olivia, tu comptes trop pour moi. Je comprend tout ce que tu me dis ce soir et je l'acceptes totalement, merci de ta franchise, bon sang je suis ridicule avec ma déclaration non ? » lui demandais-je un petit sourire gêné sur le visage. « Comme tu le dit avec ce que tu as dit je vois plus clair et je me sens mieux mais aussi ça ne fait que renforcer ma croyance dans le fait que quelque chose est possible... »

Ça y est, elle comme moi nous avions dit ce que nous avions sur le coeur et je pense que ça nous a fait du bien à tout les deux, nous savions à quoi nous en tenir, nous allions avancer petit à petit, sans sans se presser, mais nous savions vers quoi nous allions, lentement mais sûrement. Le sujet bifurqua à nouveau sur ma cuisine. « Pff tu sais bien que tu es parfaite Olly, j'avais juste envie de faire un repas royal mais je crois que je me suis un peu emporté sur ce coup là. » rigolais-je content de voit que l'atmosphère ne se dégradait pas, mais restait légère, comme d'habitude quand nous étions ensemble. Je me dirigeais vers le four et sorti le plat que j'allais poser sur la table qui était déjà dressée, je tirai la chaise d'Olivia. « Si Mademoiselle veut bien s'asseoir s'il vous plaît. » lui dis-je avant d'enchaîner. « Tu veux boire quoi, vin ? Bière ? Soft ? A défaut d'avoir meubles j'ai pas mal de truc à boire » plaisantais-je en me dirigeant vers vers le frigo pour aller chercher ce qu'elle me demandait. Une fois nos boissons servies je la rejoint à table en souriant. « Finalement tu avais peut-être raison, ça ressemble beaucoup à un rencard quand même » dis-je en rigolant, servant une portion de paella à Olivia. « T'as le droit de me dire si c'est pas bon hein, je me vexerai pas. »

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MessageSujet: Re: Yesterday is history, Tomorrow's a mystery (Samoli ♥︎)   Mer 10 Sep - 11:04

J’avais grimpé jusqu’à l’appartement de Sam dès qu’il m’y avait donné l’accès. Lorsqu’il m’ouvrit, un sourire s’afficha sur mon visage, comme sur le sien. Ca me faisait toujours autant plaisir de passer du temps avec et ce même depuis l’histoire à cette fête des PS. J’avais passé plusieurs années sans le voir, mais avoir de ses nouvelles me redonnait le sourire et à présent, j’avais les deux et j’en profitais, encore et encore sans jamais vraiment me lasser. Sans me lasser de lui, de son sourire, de ses conneries, de sa présence ou encore de ses dires. J’en voulais encore, tout le temps, toujours. Un besoin important, vital, insatiable. Je saluai le Pi Sigma alors qu’il répondait à ma remarque par un sourire et puis surenchérit. A mon tour je rigolai, il est possible que ce rendez-vous fasse office de rencard, auquel cas ça ne me dérangerait pas. J’étais au courant de ses sentiments, mais j’avais pas encore eu le crédit de lui expliquer les miens, je voulais qu’il le sache, mais je préférai laisser place à l’humour en attendant le moment propice « Je dirais plutôt que je te connais que trop bien » ponctuais-je à l’aide d’un clin d’œil et repris « Remarque, ça aura peut-être plus la gueule d’un rencard qu’autre chose, ce rendez-vous ». Je laissai un peu planer un doute, ou plutôt, j’annonçais la couleur. Sam avait avoué tout ce que j’avais besoin de savoir, il était normal que j’en fasse de même. Il n’était pas n’importe qui pour moi, il n’était pas un simple mec lambda à mes yeux, il était beaucoup plus.

J’observai son appartement, la dernière fois que j’étais venue, c’était un vrai champ de bataille. Un chat n’y aurait d’ailleurs jamais retrouvé ses jeunes. Tout était à terre, ses meubles retournés et pendant les 5 premières secondes, j’avais même réussi à penser qu’on l’avait cambriolé, finalement j’avais vite compris que c’était pas tellement le cas, mais plutôt que la colère lui avait fait tout retourner. Je m’en étais voulue, j’avais également proposé mon aide à plusieurs reprise afin qu’il ne passe pas des semaines dans ce bordel, mais il avait toujours refusé ma proposition. A l’heure d’aujourd’hui, on y voyait déjà beaucoup plus clair et ce, même s’il lui restait encore quelques trucs à arranger. Je lui avais proposé une ultime fois de l’aide pour ranger ce qu’il restait à ranger, mais une fois encore il déclinait ma proposition

« Je me sens mal de te laisser galérer avec tes meubles, c’est un peu de ma faute si tu dois t’amuser à tout ranger » lui précisais-je en souriant

Dans son appartement, se rependait une odeur de cuisson plutôt agréable. C’était un peu le but de la soirée : un diner, après il aurait tout aussi bien acheté chez un traiteur s’il le voulait. C’était pas tellement la qualité du repas qui m’importait mais bien le moment, l’instant, le temps passé avec lui. Alors que ma curiosité pris le dessus sur l’identité du plat en question, j’avais l’impression que quelque chose n’allait pas, ou l’intriguait. Probablement cette histoire qu’il y avait entre nous.. « Oui t’inquiètes pas, tant que c’est pas japonais, tout me va. J’en mange assez quand je vais chez Soma et Ryoma… » Je marquai une pause puis repris avec une pointe d’inquiétude « Sam, t’es sûr que ça va ? T’as l’air… Ailleurs » Enfin, comme promis je lui tendis le paquet de chocolat. Lorsqu’il parla de dessert, un sourire s’afficha sur mon visage. Je m’approchai de lui et tentai de le rassurer « Oh t’inquiètes pas pour le dessert, te donne pas tant que mal. Tu peux le garder pour toi » Je m’approchai un peu plus jusqu’à atteindre le creux de son oreille et continuai « En plus c’est bon pour le moral, paraît-il » Je me reculai et lui adressai un clin d’œil et enfin le moment un peu plus délicat arriva. Sur le coup, j’aurais peut-être dû attendre la fin du repas, mais les mots m’étaient échappés de la bouche. Comme si je n’avais rien contrôlé, comme si j’avais besoin inconsciemment plus que consciemment, de réponses ou d’assurance. Il en avait besoin aussi, certainement plus que moi. En fait, nous en avions besoin tous les deux, alors pourquoi pas ? Je regardai Sam avec un air désolé, voir même coupable de le mettre au pied du mur, comme ça, sans le prévenir. Evidemment, il comprendrait certainement qu’il s’agissait de lui et moi dont je parlai. Peut-être que c’était pas la bonne personne à qui je devais poser cette question, peut-être que si. Il faisait partie des personnes qui me connaissaient le mieux, il était concerné et il faisait également partie de cette histoire, il était un des acteurs principaux de cette histoire. Il avait un droit de regard, un droit de pensée, un droit de parole et surtout, un droit de parole. Le pi sigma prit le temps avant de me répondre, mais j’étais pas pressée, au final c’était à moi de prendre une décision. Ca serait vachement égoïste de ma part si, en plus de ça, je jouais les égoïstes sans cœur avec celui qui, pour moi, se situait au-dessus de tout le monde. Enfin, sa voix brisa le silence qui planait dans la pièce « Bien sûr que si j'aurai peur, vraiment peur, mais d'un autre côté je crois que je prendrai le risque, parce que j'aurai peur de manquer quelque chose si je ne prenais pas ce risque. » il marqua une pause et repris après un soupire « Olivia, je ne peux pas décidé à ta place, je... Tu sais très bien ce que j'aimerai entendre mais je ne peux pas t'influencer, ce serait égoïste de ma part... Je peux juste te dire que je crois qu'entre nous c'est possible, j'en suis sûr, c'est risqué oui mais je suis convaincu que ça en vaut le coup » A mon tour je baissais les yeux un instant puis le regardai afin de lui répondre « Sam, t’es de loin la personne la plus importante pour moi. A Miami j’ai connu plusieurs personnes que j’ai retrouvé il y quelques mois en revenant. Comme Kevin, comme Nathan et d’autres encore, bref. Au final t’es toujours rester au-dessus de tous dans ma vie. Quand je suis revenue de mon année sabbatique remplie de voyages, dans l’avion c’était encore ce à quoi je pensais, le fait que Miami m’offrait une nouvelle chance, mais aussi, j’espérais qu’en te revoyant, rien n’aurait changé. Au final, pas vraiment, ou peut-être que si. Le fait de pas te voir pendant plusieurs mois j’ai dû m’y faire, j’ai dû passer outre et espérer que tout ça n’est juste qu’un simple stand by et au final ça a évolué. Je crois que le fait d’être toujours aussi heureuse à l’idée de te voir n’est pas une attitude normale pour une simple amie d’enfance » je marquais une pause à mon tour, le temps de chercher mes mots, mais repris enfin « Fin je sais pas, je te vois là, mais demain si je te croise dans la rue c’est comme si ça faisait des semaines. Je sais que c’est pas logique, que c’est pas normal et que c’est probablement trop, mais d’un autre côté, la complicité qu’on a est importante pour moi, j’arrive pas à déterminer cette complicité. J’ai l’impression que les limites sont transparentes et je sais pas où je dois m’arrêter pour ne pas foutre tout en l’air. T’es une personne précieuse pour moi et je m’en fiche qu’avec les autres tu sois chiant ou odieux ou je ne sais quoi d’autres, parce que c’est pas le Samuel que j’ai en face de moi, mais si jamais on venait à se disputer pour un bête truc, j’aurais vraiment beaucoup de mal à te sortir de ma vie, parce que t’es un de mes piliers. » Je passais une main dans mes cheveux, puis tentai un résumé « Ce que je veux dire c’est que quoi qu’il arrive, je peux pas te sortir de ma vie comme ça, jamais. Donc je sais pas ce que je dois faire. J’ai pas des sentiments simplement amicaux, je crois. Mais j’ai besoin d’une assurance. Si t’étais qu’un mec lambda, j’appliquerais cette stupide phrase "au pire, un de perdu, dix de retrouvé", mais c’est pas le cas ici… » Je le regardai, désolée de ma réponse. C’était vague, néanmoins, j’avais quand même tenté de façon un peu détournée de lui avouer la nature de mes sentiments le concernant. « Pardon Olivia, c'est injuste ce que je fais, je ne devrais pas insister comme çà. » J’esquissai un léger sourire et repris « T’as pas à t’excuser Sam, c’est tout à ton honneur, j’aurais fait pareil. Je ne pense pas que ce que je viens de te dire t’aidera à aller mieux et normalement, tu devrais pas être celui à qui je dois demander conseil, mais en même temps j’ai l’impression que t’es le seul qui peut vraiment m’aider, objectif ou pas »

Enfin il repartit en direction de sa cuisine avant de revenir « J'espère que tu as faim, je crois que j'ai cuisiné pour tout un régiment ! » Sa réflexion me fit rire et sur le même ton d’humour, je répondis « L’abonnement au club de fitness est compris dans le repas? Parce que fallait me dire que tu me trouvais trop mince »
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MessageSujet: Re: Yesterday is history, Tomorrow's a mystery (Samoli ♥︎)   Mar 19 Aoû - 12:18



Yesterday is History, Tomorow's a Mystery-SAMOLI ♥
 



"Elle a su simplement, enfermer mon cœur dans son Appartement..." ♪♫

Bon je dois l'admettre ce n'était pas une très bonne idée de dévaster mon appartement comme je l'ai fais. Sur le coup ça m'avait paru comme la bonne solution tellement j'étais hors de moi, je me revois encore renverser ma bibliothèque ou encore fracasser ma table basse, sur le moment ça m'avait aidé mais maintenant ça me paraissait ridicule et d'une gaminerie terrible et maintenant je devais tout ranger et tout remplacer. Tout remplacer ce n'était pas vraiment un problème, mon père avait accepté de financer le tout, à la condition que je fasse tout moi même, si il pensait que ça allait m'énerver qu'il m'impose ça, au contraire, ranger et réparer mon appartement avait au moins l'avantage de me tenir relativement écarté des repas de famille et donc des prises de tête à répétition avec mes parents. C'était plutôt le côté rangement en lui-même qui me saoulait, certes je n'avais pas à supporter les invectives de mon père sur mon comportement irresponsable et les plaintes de ma mère sur le fait qu'elle aimerait me voir plus souvent et que je devrais être plus reconnaissant envers eux, je devais par contre passer mes journées à nettoyer, à ranger tout ce qui traînais dans les meubles qui tenaient encore debout, avant de me lancer dans le montage de divers meubles achetés récemment, cela me prenait un temps impossible que je pourrais employer à des choses bien plus constructives.

Je me souviens de cette soirée dans les moindres détails, je me revois rentrer en trombe dans mon appartement après la fête des Pi Sigma et des Eta Iotas, une seule image tournais dans ma tête et cela ne faisait qu'augmenter ma rage, celle de ce Rhô Kappa de malheur qui pose ses lèvres sur celles d'Olivia, j'avais vu rouge, je m'étais retenu d'aller lui coller mon poing sur la joue, je n'allais pas mettre en l'air tout la soirée de ma Confrérie juste pour ce mec, mais ce n'est pas l'envie qui m'en manqua. Toute la soirée j'ai du me retenir de hurler ma colère, toute la soirée j'ai du retenir le flot de paroles qui menaçait de sortir si jamais je relâchais le contrôle sur mes émotions. Et c'était mon appartement qui avais pris toute ma colère, toute mon ire du moment. Là ça se brouille un peu je sais certains meubles avaient étés renversés, d'autres tout simplement avaient étés purement et simplement brisés, j'ai balancé un vase au sol qui s'est écrasé dans un bruit sourd, j'avais réussi à me calmer avant que je ne fasse subir le même sort à mon appareil photo ou à mon ordinateur, ils auraient étés plus difficiles à remplacer sans parler de toute les photos enregistrées dessus. Je me suis effondré dans mon fauteuil pour reprendre ma respiration et mon calme. Puis Olivia est arrivée et cette fois j'ai du être totalement honnête avec elle, je lui avais tout dit, tout ce que je n'avais pas osé lui dire depuis qu'elle était revenue à Miami quelques mois plus tôt, je lui ai tout dit, dit à quel point je l'aime et que ce que je pensais de Matthew River, car oui je ne pouvais voir ce mec en peinture depuis ce qu'il avait fait à Olivia, la simple évocation de son nom suffisait à me mettre dans une rage intérieure folle. Je lui avais dit tout ce que j'avais sur le cœur ce soir là.

Etait-ce une bonne chose ? Car d'un côté elle savait tout ce que je ressentais, mais d'un autre je la plaçais dans une situation très délicate, même si je ne l'ai jamais formulé je la mettais devant un choix très difficile, je lui demandais ce qu'elle ressentais pour moi et c'était dur comme réponse, je m'en voulais de la placer comme çà devant ce choix, j'avais encore une fois agit par pur égoïsme et j'en payais les conséquences. Mon entourage aussi, il paraît que je n'ai jamais été aussi désagréable qu'en ce moment, les gens que je croisais et qui me connaissaient un tant soit peu évitaient de croiser mon chemin c'est pour vous dire. Alors moi et ma mauvaise humeur chronique nous nous sommes consacrés à la remise à neuf de mon appartement et c'est un sacré boulot mais qui a la vertu de vider totalement la tête, une semaine a passée je crois et le chantier avance plutôt pas mal, il ne me restait plus que quelques meubles à monter, plus rien laissait croire que la Deuxième Guerre Mondiale avait eue lieu dans mon appartement. Mais aujourd'hui tout était différent, aujourd'hui je suis heureux, vraiment heureux et quelques SMS en sont la raison. Ce soir Olivia vient à la maison, pas à trois heures du matin, à l'heure du dîner. J'étais soudain pris comme d'une frénésie, je laissais mon rangement de côté pour aller faire des courses, je voulais que ce soit un dîner mémorable, je m'efforçais à ne pas voir ça comme un rencard, même si çà y ressemblait beaucoup, je me contraignais à voir çà comme un simple rendez-vous.

Rentré à l'appartement, je me précipitait aux fourneaux pour commencer à préparer le plat, souriant je partis me changer en attendant que le tout cuise. Dans ma chambre, j'hésite entre plusieurs tenues, avant d'adopter une simple chemise blanche et un pantalon noir classique et des tennis noires, je décidais de ne pas mettre de cravate avant de filer à la salle de bain me recoiffer. Une fois ceci fait j'allais porter les dernières touches à mon plat avant de mettre rapidement la table quand l'interphone sonna, un sourire sur le visage j'allais répondre, c'était Olivia, elle me demandait de lui ouvrir parce qu'elle s'était faite trop belle pour qu'on la laisse dehors, rigolant doucement je lui ouvris l'accès à l'immeuble. « C'est ouvert tu peux entrer ». Le temps qu'elle met entre l'entrée de l'immeuble et mon appartement semble durer une éternité, je suis là dans mon fauteuil à tapoter du pied, me retenant de compter les secondes mentalement. La sonnette retentit, je me lève et vais à la porte, j'ouvre et je la vois, elle est radieuse comme à son habitude, un grand sourire vint se plaquer sur mon visage alors que mon cœur lui fait des bonds dans ma poitrine, ses lèvres sur ma joue me font rater un battement, je lui rendit sa bise et la fit entrer dans l'appartement avant de refermer la porte. Sa remarque me fait rire. « Mince mes intentions sont si visibles que ça, moi qui croyais que c'était un simple rendez-vous informel » lui répondis-je sur le même ton de plaisanterie. Elle regarde autour d'elle comme pour vérifier l'avancement des travaux avant de me sortir que c'est un peu rangé que la dernière fois qu'elle était venue. « Ah bah oui c'est sûr que c'est mieux, j'arrive à marcher sans devoir faire un slalom entre mes bouquins » rigolais-je. « T'inquiètes pas Olly je vais me débrouiller, et puis j'ai tout défais moi-même c'est un peu normal que ce soit moi qui range. » Je n'allais pas lui demander de m'aider en plus de la situation dans laquelle je l'ai placée, je ne suis pas un monstre non plus, je devais assumer mes conneries tout seul.

C'est clair que depuis une petite semaine les choses avaient changées entre nous, on ne le montrait pas mais c'était net, de mon côté j'attendais une réponse de son côté même si je savais que c'était un choix presque impossible à faire et je savais que de son côté les choses n'étaient pas possible, il y avait comme une bombe entre nous, une bombe que j'avais amorcée dont la détonation était maintenant pendue à ses lèvres. Je me détestais de lui imposer ce choix, j'aurai pu tout simplement tenir ma langue, ne rien dire, j'aurai pu me retenir, et jamais cette situation n'aurait eu lieu, ça aurait continué à me ronger mais au moins je n'aurai pas mis notre amitié dans un tel péril. Mais non j'avais laissé libre court à mes émotions, et je lui avait tout dit,  je n'imaginais pas une seconde ce que j'allais déclencher, depuis ce jour je m'en voulais terriblement d'avoir été aussi impulsif, j'espère juste qu'Olivia et moi, que nous deux, les deux amis d'enfance en sortiront intacts. Sa voix me tira de mes pensées, je dû attendre quelques secondes pour bien intégrer ce qu'elle me dit. « Euh... Ce que j'ai préparé ? » Je me ressaisis et lui souris : « Une paella, j'espère que tu aimes çà, et que je ne me suis pas totalement planté dans la recette non plus. » dis-je en rigolant, mais espérant vraiment ne pas avoir fais quelque chose de travers. Elle sortit de sa poche une tablette de chocolat, me renvoyant à la conversation que nous avions eu plus tôt dans la journée, c'est aussi ce que j'aime chez Olivia, elle fait attention à tout ces détails, c'est quelqu'un d'extrêmement attentive. « Oh tu y as pensé ! Merci Olly, maintenant je n'ai plus d'excuse pour ne pas préparer un bon dessert ! »

La phrase suivante me figea sur place, c'était simple et sans détour, sans citer de nom, en posant juste une question elle me demandait un conseil, un conseil pour l'aider à choisir, car oui c'était de elle et moi qu'elle parlait et je ne savais pas quoi lui répondre, enfin si bien sûr, je sais ce que je voudrais lui répondre, mais je ne pouvais pas lui forcer la main, ni trop l'influencer, ce ne serait pas loyal et pas digne d'un ami. Je pris une longue inspiration et plongeais mon regard dans ses yeux. « Bien sûr que si j'aurai peur, vraiment peur, mais d'un autre côté je crois que je prendrai le risque, parce que j'aurai peur de manquer quelque chose si je ne prenais pas ce risque. » Je soupirais. « Olivia, je ne peux pas décidé à ta place, je... Tu sais très bien ce que j'aimerai entendre mais je ne peux pas t'influencer, ce serait égoïste de ma part... Je peux juste te dire que je crois qu'entre nous c'est possible, j'en suis sûr, c'est risqué oui mais je suis convaincu que ça en vaut le coup » lui dis-je, n'osant pas croiser son regard, j'avais encore l'impression de la remettre devant ce choix et je détestais çà. « Pardon Olivia, c'est injuste ce que je fais, je ne devrais pas insister comme çà. » Je détournais mon regard pour aller vers les fourneau y retirer le plat contenant la paella pour le mettre sur la table. Reprenant mon sourire je dis : « J'espère que tu as faim, je crois que j'ai cuisiné pour tout un régiment ! »
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MessageSujet: Yesterday is history, Tomorrow's a mystery (Samoli ♥︎)   Dim 3 Aoû - 22:47

Depuis une heure déjà, je restais face à ce miroir au milieu milieu de ma chambre. Des cartons trainaient encore à certains endroits, n’ayant pas eu le temps de tout aménager dans mon nouvel appartement, je préférais passer une bonne heure de mon temps à choisir quoi mettre pour ce soir. Il me restait une demi heure, il était temps de se décider. Je ne quittais pas le miroir du regard, dans lequel se reflétait ma silhouette, mon physique habillé d’une robe fleurie alliant le bleu marine, le bordeau ou encore le blanc. Elle avait un style militaire, mais ça donnait de l’originalité à la tenue. Je passais une main dans mes cheveux, totalement prise de concentration, quand la sonnette de la porte d’entrée retentit dans tout l’appartement. Sursautant presque, je me hâtais à rejoindre le hall d’entrée pour ouvrir à la personne qui s’était mise en tête de venir me voir une demi heure avant mon départ. De l’autre côté, je fus presque étonnée d’y trouver Ryoma, mon cousin avec qui j’avais passé une bonne partie de ma vie, depuis le décès de mes parents. Je laissais l’asiatique entrer, et retournais dans la chambre, bien trop attirée par ce miroir qui allait me dire si oui ou non, j’étais la plus belle ce soir, enfin, essayer de me faire passer le message d’une manière ou d’une autre.

« J’ai l’impression que je dérange, je me trompe ? » me demanda Ryoma.

Sans quitter la glace devant laquelle je me tournais d’un côté, et de l’autre, je lui répondis d’un air détaché :

« Ca dépend la raison de ta venue. Je dois partir dans une demi heure, j’ai promis d’être à l’heure pour une fois, mais je galère avec ma tenue. »
« Tu vas voir qui ? »

Je pris enfin une décision et garderais cette tenue-là, je passais une main dans mes cheveux, me demandant maintenant si je les lâchais ou si je les attachais, me rappelant que Ryoma m’avait posé une question :

« Sam »
« Tu devrais peut-être aller voir Soma, à la place, non ? »

Alors que j’appliquais du mascara sur mes cils, je grimaçais lorsqu’il énonça le prénom de son frère. Il était claire qu’entre lui et moi c’était plus ça, voir plus ça du tout. Nous nous en voulions l’un l’autre, et j’avais décidé de faire sans sa connerie.

« Quand il sera moins con, peut-être. Mais désolée, j’ai prévu autre chose que des règlements de compte totalement puérils et des engueulades pour rien du tout, alors non, ce sera Sam »

Je terminais de me maquiller puis me regardais une dernière fois avant de me parfumer. Je commençais à chercher partout après mon portable et quand je l’eus trouvé, j’invitais Ryoma à quitter l’appartement, ne voyant pas l’intérêt de le laisser là tout seul. Le bruit de mes talons résonnait dans les escaliers en marbre de la cage d’escalier de l’immeuble et une fois dehors, il me proposa de m’y conduire

« Euh… Non c’est bon, j’y vais à pied c’est pas loin. »

Je saluais mon cousin, puis pris la direction de l’appartement de Samuel alors que le soleil commençait doucement à se coucher. Voyant que l’heure défilait plus vite que ce que je ne l’imaginais, j’accélérais un peu le pas, ou du moins ce que mes chaussures me le permettaient et une fois devant l’immeuble du Pi sigma, je sonnais à l’interphone :

« C’est moi, ouuuuvre, j’me suis faite trop jolie pour qu’on me laisse là » lui dis-je en rigolant.

Dès que j’eus accès au Sasse, je grimpais les escaliers, m’empressant de rejoindre l’étage où se trouvait l’appartement de Sam et puis, annonçais mon arrivée en pressant la sonnette. Dès que la porte s’ouvrit, je souriais au Pi sigma et m’avançais pour l’embrasser sur la joue comme à mon habitude.

« C’est du sport pour grimper jusqu’ici. Comment tu vas ? T’es tout beau, c’est un rancard en fait ? » lui demandais-je en lui adressant un clin d’œil complice.

J’entrais dans son appart et remarquais que par rapport à la dernière fois, c’était un peu plus ranger. Je me tournais vers Sam et le taquinais une fois de plus :

« Ahh ca avance ton appartement, je vois ? Tu veux que je passe t’aider un de ces quatre ? Je m’en veux un peu de te laisser faire tout, tout seul »


Depuis la fête des PS, je ne savais pas toujours comment réagir avec Samuel, en fait je ne savais même pas quoi penser. J’étais perdue et en même temps, j’étais heureuse à chaque fois que je me trouvais dans la même pièce que lui. Je savais que je devais me décider, que je devais arrêter de le faire attendre, que je devais lui donner une réponse. Une réponse que je n’avais pas, ou pas encore. Je voulais être là pour lui, mais j’avais l’impression que peu importe mon choix, j’arriverais à briser l’amitié qu’on avait depuis plusieurs années maintenant. L’amitié était un sentiment que je pensais connaître par cœur, je le croyais invincible voir même inébranlable et pourtant, j’avais l’impression qu’avec Samuel, on touchait la fragilité de tous les côtés. Je savais que si je ne le voyais pas comme mon meilleure ami, on n’en serait pas là, sauf que maintenant je devais faire un choix. J’étais dans une position délicate et pourtant, je ne voulais pas la fuir pour autant. Je voulais attendre, je voulais prendre le temps de réfléchir, mais en même temps, je voulais être fixée, probablement comme Samuel. Je fixais le pi sigma pendant plusieurs secondes, comme si j’allais pouvoir trouver toutes les réponses dans son regard à lui. Habituellement, il m’aidait et il était là pour moi, mais aujourd’hui je devais me débrouiller toute seule, comme une grande. Au même moment, mon odorat envoyait un message à mon cerveau, sur un tout autre sujet :

« Mmmh Ca sent bon ici, tu prépares quoi de bon ? » me rappelant également d’un autre détail précisé dans un échange de texto, je repris en plongeant ma main dans mon sac, ressortant une tablette de chocolat « Tiens, comme promis » et sans vraiment m’en rendre compte, je lui lâchais une interrogation, qui pouvait avoir l’effet d’une bombe :

« Sam, si tu devais choisir entre l’amour ou l’amitié, tu ferais comment pour choisir ? T’aurais pas peur que l’un détruise l’autre ? »

Tenue Olivia
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