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 A la recherche de la vérité (PV Carry <3)

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MessageSujet: Re: A la recherche de la vérité (PV Carry <3)    Lun 8 Déc - 13:04

Il fallait l'avouer, en fouillant dans le dossier de ce type qu'elle ne pouvait pas s'encadrer, elle s'attendait à mieux. Elle s'attendait à des choses qui lui ferait comprendre pourquoi elle avait tant cette impression de le connaitre ou au moins de l'avoir déjà vu. Mais rien. Absolument rien qui ne pouvait lui mettre la puce à l'oreille. Oui, il avait vécu en Angleterre mais elle, hors-mi ses grands-parents paternels qui avaient une maison et une énorme fortune sur les terres britanniques, elle ne connaissait personne. Et ce n'était pas ce qui gâchait ma vie. Si elle avait même pu ne pas connaître son père et même ses grands parents, ça n'aurait pas été un problème pour elle, très honnêtement. M'enfin, on choisi ses amis mais pas sa famille. C'était un fait. M'enfin là n'était pas le sujet. Déçu, elle reposa le dossier. Le pire, c'était qu'il la narguait cet enfoiré. « Et oui, je suis un personnage lambda, comme tout le monde, un élève X parmi tant d’autres, je pensais que tu le savais déjà. En quoi je suis important ? Ça c’est une toute autre histoire, c’est moi qui le décide, et je pense être suffisamment important pour qu’une gamine de ton genre veuille fouiller mon dossier dans l’espoir d’en savoir plus. » Lambda ? Pire, il était inintéressant. Elle commençait à avoir vraiment l'impression d'avoir fait tout ce chemin pour rien. Mais ne rien laissé paraître était important. Carry cachait donc sa déception. Elle le fixait. Cet abruti affichait un grand sourire satisfait. Franchement, elle ne savait pas ce qui la retenait de lui coller deux baffes ... Elle soupira. Oui, il n'avait pas tord totalement tord. Il l'intéressait au point que, selon lui, elle risque sa scolarité ... Il l'intéressait suffisamment pour qu'elle entreprenne des recherches sur lui. Elle l'avouait. Intéresser n'était peut être pas le mot exact mais du moins, il l'intriguait.

Les voilà ensuite revenu sur la mise en danger de la scolarité de la brunette. Oui, surement que les apparences étaient trompeuses mais à la réflexion, avait-elle vraiment la tête de quelqu'un qui se soucie de  son avenir dans un établissement de bourge ? Non, du moins elle espérait que non. L'adolescent ne cessait de déclarer qu'il pouvait à tout moment la faire plonger et ça c'était un truc qui tenter franchement Carry. Ce jeune avait plus de bouche qu'il n'avait de couilles. Alors oui, le provoquer et lui proposer d'appeler son cher grand frère, c'était tentant. Elle ne s'en privait d'ailleurs pas le moins du monde. Elle savait pertinemment qu'il ne le ferait jamais parce que oui, quoi qu'il pouvait dire, elle savait très bien que ce n'était pas son frère lui même qui l'avait envoyé ici. D'ailleurs, elle en une une confirmation partielle.   « Et je dirais que malgré mon envie de te voir te faire coller ou autre, j’ai une envie plus forte, poussée par ma curiosité maladive : savoir ce que tu es vraiment venue foutre ici. Parce que j’imagine qu’il y a plus que ça pas vrai ? Ou alors t’as juste envie de faire de ce lieu ta bibliothèque perso, remplaçant les bouquins de littérature par des dossiers d’élèves. Ce qui serait étrange je ne te le cache pas. » Mais oui, bien évidemment, sa bibliothèque personnelle pourquoi pas.
Le plus normalement du monde, elle finit par l'ignorer, s'installait de nouveau dans le fauteuil et entamait une nouvelle lecture, tout aussi peu intéressante que la première. Les gens de ce lycée avait beau se donner des grands airs, leurs petites vies étaient pires qu'ennuyeuse. Elle survolait les pages tout en continuant de s'adresser à Sasha. Les deux ne cessaient pas de s'envoyer des pics, tel un vieux couple qui s’ennuie enfermé dans son vieil appartement. Non vraiment. On aurait dit des gosses.

Tandis qu'il commençait la lecture du dossier de Carry tout en le commentant comme elle avait fait avec le sien, quelque chose l'interrompt dans sa lecture. D'un bond, elle se lève, se dirigeant vers le dossier en cours de lecture. « Bah quoi ? J’ai dis quelque chose qu’il fallait pas ? Quelque chose que t’ignorais à ton propre sujet ? » Non, pas vraiment, mais il était précisé dans son dossier qu'elle avait fugué et ça, ça l'agaçait un peu beaucoup. Son père n'avait pas pu s'abstenir de le préciser de sorte à lui coller l'étiquette d'adolescente instable. Si seulement les gens savait. Elle se décidait pourtant de ne pas commenter mais quand il demandait si elle avait de la famille en Angleterre, elle trouva cela louche. « Comment tu sais ça toi ? » Son ton avait monté. « Bah parce que comme tu l’as bien lu toute à l’heure, je viens d’Angleterre et je connais une famille Chainsaw là-haut des potes à mes parents je crois. M’agresse pas, si tu crois que j’en ai quelque chose à foutre de toi au point d’aller te traquer sur le net tu rêves ma pauvre. T’es parano ou quoi ? C’était juste une question comme une autre. » Des potes ? Ces parents fréquentaient vraiment de telles antiquités ? Et beeeeeeeeh ! Pas étonnant qu'il soit celui qu'il était si ses parents étaient en mesure de fréquenter les têtes de cons qu'étaient ses grands-parents. M'enfin, quelques explications s'imposaient. En quelques phrases, Carry expliquait que c'était des gens de sa famille s'ils parlaient tous les deux des mêmes. Enfin, elle enchaîna sur les interminables réceptions que ces bourges organisaient et auxquelles elle était conviée ou forcée d'aller. Puis, elle évoqua le gamin. Le décrivant et le comparant à l'adolescent qui se tenait face à elle.

Pourquoi avait-elle l'impression que ce qu'elle avait dit l'avait perturbé ? Les yeux de Sasha s'étaient écarquillés. Tellement qu'on aurait pu penser qu'ils allaient être projeté en dehors de leur orbite à chaque seconde ... Il avait bugué. Ne disait plus rien. Il la fixait comme s'il l'analysait. Puis, elle se rendit compte. « Merde, mais tu lui ressemble en fait. Je suis sûre que vous devait avoir presque la même tête maintenant ! S'il le faut t'es lui, hein ! Ahahaha, ce serait trop le comble de l'ironie ! Non, mais de toute façon c'est même pas possible. Il était beaucoup trop adorable et attentionné avec moi pour avoir le caractère que tu as maintenant ! Et puis, en plus, lui, il s'appelait ... Il s'appelait ... Arf, j'm'en souviens plus ... ». Une minute, deux minutes, puis trois ... Plus aucun d'eux ne parlaient. Le jeune homme ne cessait pas une seule seconde de scruter la brunette. Celle ci ne déviait pas le regarde et au contraire en faisait de même pourtant, le moment devenait gênant. Jusqu'à ce qu'il se mette à rire. Ce gars avait un sérieux problème.

« C’est une blague pas vrai ? »
« De quoi tu ... »
«Non ça doit être une blague, c’est pas possible autrement. Ou alors c’est une putain de coïncidence. »

Perdue, Carry le regardait, gênée, commençant pourtant à comprendre.

« Quand j’étais petit, et encore maintenant, j’étais trainé tel un boulet dans des réceptions de tout genre, et mes parents aimaient tout particulièrement se rendre à ces dernières, les plus huppés, de quoi faire gravir leur notoriété en flèche. Et la famille Chainsaw nous recevait toujours avec un sourire plus faux tu meurs. Puis je me souviens qu’au début je m’ennuyais toujours comme un rat mort, et il y avait toujours cette petite fille, qui comme moi n’avait pas le choix, et au final on s’était bien amusé ensemble, mais ça ne peut pas être toi, pas vrai ? »

Carry ne pût alors retenir un mouvement de recul. Si au début face au jeune homme elle avait eu envie de rire, ce n'était plus du tout le cas, loin de la. Elle commençait à mettre les choses bout à bout et tout devenait clair. Comme si c'était une évidence. Comme si ça ne pouvait pas être autre chose. Elle comprenait et n'en revenait pas. Si elle l'acceptait, n'essayait pas de trouver une autre explication ou de mettre cela sur le dos du hasard, Sasha avait un peu plus de mal. Il pensait que c'était une blague et ce demandait comment, de toutes les façons, ils auraient pu se retrouver ici, à Wynwood à chercher l'un sur l'autre des renseignements. Il était vrai que quand on regardait de plus près la situation, tout cela semblait un peu tiré par les cheveux. S'il était vraiment celui qu'elle pensait qu'il était, il avait énormément changé. Elle se souvenait de lui comme d'un enfant adorable, avec qui comme tous les gosses elle avait joué à cache-cache dans l'immense baraque des vieux. Aujourd'hui, ils se détestaient et c'était tout de même le comble.

« J'aimerais que ce soit un hasard, ou même que ce ne soit pas ce qu'on pense parce que crois moi, si tu es lui, c'est une catastrophe de voir ce que tu es devenu ... Je suppose que tu vas dire la même chose de moi. Je me demande vraiment qu'est-ce qui a décidé qu'on allait se revoir et qu'on allait se détester ... Si je n'avais pas la mentalité que j'ai actuellement, peut être que j'aurai revu mon jugement sur toi ... J'arrive pas à savoir si ça me plaisir ou pas de te revoir ... Franchement. Qu'est-ce que tu fous ici ! C'est vraiment un truc de malade. »

Très vite, Carry ne savait plus trop quoi penser. Sa voix s'apaisa.

« Alors quoi ? C'est vraiment toi ... ? »

[spoiler=HRP] je m'excuse pour la qualité c'pas très long et je me suis un peu embrouillé, j'espère quand même que ça t'ira <3 [/spolier]

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MessageSujet: Re: A la recherche de la vérité (PV Carry <3)    Mer 29 Oct - 12:45

Vous ne vous êtes jamais dit que le monde était vaste, mais semblait à chaque fois si petit ? Petit dans le sens où quoique vous fassiez vous tombiez sur cette même personne, comme si y avait pas assez d’espace sur cette planète pour ne pas se croiser. Petit dans le sens où vous êtes contraint de vous la farcir dans les moments les plus improbables. Jamais ? Pourtant c’est exactement la question que je me posais en ce moment, comme si quoique je fasse je risquais de la voir là, avec son air hautain et détestable m’attendre. Et encore une fois, elle était là, vraiment là, avec ce même regard, cette même expression et cette même sympathie à mon égard « qu’est-ce tu fous là ? ». Intérieurement je rigole, parce que cette situation est quand même fortement risible ; deux jeunes qui ne se supportent pas et qui pourtant tombent toujours l’un sur l’autre. Par contre extérieurement, je suis loin de rire, sur mon visage se lit plus de surprise qu’autre chose, mêlé à de l’agacement. Parce que oui, je suis carrément agacé de la voir ici, pas comme si j’avais particulièrement envie de la voir en plus. Je n’avais jamais envie de la voir, parce qu’à chaque fois ça menaçait de finir en véritable bataille sanglante. Et ça avait beau être une fille, je n’étais pas décidé à perdre, vraiment pas, surtout face à un virus pareil.

Elle me pose sa fameuse question, celle que je peux aisément lui retourner, celle qui m’évite d’avoir à répondre pour le moment, celle qui devrait me faire peur si seulement elle venait de quelqu’un d’autre, le genre de question qui te dis « t’es foutu mon gars, t’es grillé » et là nous étions debout, plantés l’un en face de l’autre à nous rendre la pareille. Comme si notre bagarre se limitait à « c’est celui qui dit qui est » ou « c’est pas moi c’est lui » comme deux enfants, parce qu’au fond c’est ce que nous étions, même si elle voulait faire croire qu’elle était bien au-dessus de tout ça, et que le crétin dans l’histoire c’était moi, mais honnêtement elle était bien plus stupide que moi. Déjà de une, elle ne savait pas que j’étais le frère d’Eden, ce que même le plus autiste du lycée avait comprit, et de deux elle en avait comme rien à foutre alors que je pouvais à tout moment faire mon gros salaud. Bon certes, il allait falloir que je ruse avant, mais j’avais la balle dans mon camp autant lui faire comprendre de suite, histoire qu’elle arrête de faire la maline, surtout qu’elle n’était pour moi qu’une petite AP insignifiante, qu’elle retourne à ses instruments à vents et qu’elle arrête de se la jouer petite rebelle en devenir.

Au final, je finis par comprendre son plan, qui étrangement, encore une fois, était exactement celui que j’avais prévu en mettant les pieds ici dans ce grand bureau, aux baies vitrées qui donnaient une vue imprenable sur Miami. Elle voulait en savoir plus sur moi, et taquin, je lui fis une remarque qui ne lui plu pas puisque toute l’ironie du monde se ressentait dans sa voix. Je lui répondis par un simple sourire hypocrite, tout en pensant, que fort heureusement ce n’était pas réciproque. Comment ça pourrait l’être de toute manière ? Tout en elle m’insupportait, mais vraiment tout. A croire que nous étions destinés à ne pas nous entendre tous les deux. « C’est adorable ! J’attendais justement ta permission pour le faire, tu vois ! » « Je n’en doute pas une seule seconde. » Puis m’accoudais contre le mur, l’observant. Je n’avais que ça à faire de toute façon, la regarder éplucher ma petite vie écrite sur un dossier sans doute incomplet, donc à part ce qu’elle savait déjà, elle n’apprendrait rien de plus, ce qui au fond me satisfaisait, j’aurais au moins l’avantage de la voir afficher une mine de déception. Ce qui ne rata pas, puisque ce que contenait ce dossier ne l’intéressait guère, et au final je trouvais ça stupide qu’elle ait fait tout ce chemin pour rien, j’en venais presque à la plaindre. « Et oui, je suis un personnage lambda, comme tout le monde, un élève X parmi tant d’autres, je pensais que tu le savais déjà. En quoi je suis important ? Ca c’est une toute autre histoire, c’est moi qui le décide, et je pense être suffisamment important pour qu’une gamine de ton genre veuille fouiller mon dossier dans l’espoir d’en savoir plus. » Répondis-je le plus hautainement du monde, mon égo inconsciemment flatté. Bah oui, au fond ça me faisait plaisir de voir qu’elle avait manigancé une intrusion pour lire mon dossier. Je souris, fier comme un paon.

« Après tout, je suis peinée que tu penses ça de moi ... Tu crois vraiment que ça me fait quelque chose de savoir que ma scolarité est en péril ? Regarde-moi, mieux. Tu crois vraiment que je serais ici, si ça me faisait peur ? Réfléchis un peu. Allez, je sais que t'en crève d'envie. Appelle ton frère, dis-lui que y'a une intruse dans son bureau. Dis-lui-même de venir, et on verra si t'es vraiment la parce qu'il te l'as demandé. » « Hm non, tu n’as pas tout à fait tort, t’as plus de cran que tu en as l’air, je ne peux pas le nier. Néanmoins je ne pensais pas que tu en avais rien à foutre de ta scolarité à ce point… Comme quoi les apparences sont souvent trompeuses. » Je marque une pause, je suis presque bloqué face à ses paroles. « Appelle ton frère. » Je pourrais le faire, je le crie depuis toute à l’heure, mais si je le faisais je ne pourrais pas avoir le plaisir de lire ce fichu dossier. Je ne peux pas le faire, et surtout je serais sans doute grillé à mon tour, pris la main dans le sac et je ne voulais pas lui faire ce plaisir. Non, je ne pouvais pas. Voir ce sourire de satisfaction sur son visage : jamais ! « Et je dirais que malgré mon envie de te voir te faire coller ou autre, j’ai une envie plus forte, poussée par ma curiosité maladive : savoir ce que tu es vraiment venue foutre ici. Parce que j’imagine qu’il y a plus que ça pas vrai ? Ou alors t’as juste envie de faire de ce lieu ta bibliothèque perso, remplaçant les bouquins de littérature par des dossiers d’élèves. Ce qui serait étrange je ne te le cache pas. » Je fais mine d’être vraiment intéressé, alors qu’en réalité, j’en ai bien rien à foutre de savoir pourquoi elle est là, je veux juste dissiper les faits, la blouser un peu, lire son dossier et me tirer comme j’étais venu.

En tout cas, ça semble marcher, elle bronche sans trop poser de questions et s’installe à la chaise du grand patron, prête à entamer une nouvelle lecture. L’occasion est trop belle, je la charrie mais me rapproche dangereusement des nombreux casiers qui me font face. Pour une fois Sasha, utilises ton cerveau, trouves un moyen de lire sans te faire griller. « Un massage ? Et puis quoi encore ? Tu ne veux pas que j’aille te décrocher la lune tant qu’on y est ? » Elle m’énervait, mais bon fallait faire avec, et puis elle devait me connaître à force, elle devait savoir que je ne l’aimais pas, et puis bon c’était réciproque, et ce depuis notre toute première rencontre. Désormais collé au casier, je lui propose de lire son dossier en échange d’avoir lu le mien. Bon pourri l’excuse, mais j’ai pas trouvé mieux et ça marchait comme sur des roulettes, je pouvais m’avouer satisfait. D’une main j’ouvre le tiroir et d’une autre je les feuillette jusqu’à tomber sur celui qui m’intéresse et le tire de là. Carry Chainsaw, voyons voir ce que tu caches. Je commence à lire, tandis qu’elle est plongée dans sa lecture, bien qu’une phrase la tire de sa concentration. D’un bond elle se lève et vient lire ce qu’il y a d’écrit. « Bah quoi ? J’ai dis quelque chose qu’il fallait pas ? Quelque chose que t’ignorais à ton propre sujet ? » Je pouffais la laissant faire, avant de lui demander si elle avait de la famille en Angleterre, seul point qui me tracassait vraiment dans cette histoire. « Comment tu sais ça toi ? » « Bah parce que comme tu l’as bien lu toute à l’heure, je viens d’Angleterre et je connais une famille Chainsaw là-haut des potes à mes parents je crois. M’agresse pas, si tu crois que j’en ai quelque chose à foutre de toi au point d’aller te traquer sur le net tu rêves ma pauvre. T’es parano ou quoi ? C’était juste une question comme une autre. » Ses réactions étaient presque démesurées et je commençais clairement à me poser des questions. Elle connaissait cette famille aussi, ça puait un peu du cul cette histoire. Finalement, je la laissais parler et ce qu’elle raconta commença à clairement me tourmenter. « Putain c’est de la famille à toi en plus ? » Comme je vous disais, le monde est parfois si petit que les coïncidences semblent surnaturelles. « Obligée de suivre mon petit papa, dans ces foutues réception à la con. Heureusement que y avait ce gamin avec moi, à partir d'un moment parce que sinon, j'aurai très bien pu sauter du premier étage, tellement c'était barbant. D'ailleurs, je me demande ce qu'il est devenu. C'était un gars bien, un enfant sympa avec moi, pas comme ... Toi, par exemple. »

Mes yeux auraient pu sortir de leurs orbites à ce moment précis. Je n’en revenais pas, ce que j’entendais me faisait peur. Enfin pas peur, j’ai la trouille, mais comment pouvait-elle avoir subi la même chose que moi chez cette famille pourrie, et se trouver face à moi maintenant ? Les souvenirs remontaient à la surface peu à peu, et un grand malaise s’installa. C’était quand même pas elle ? Non ça ne pouvait pas être elle, vu la garce que c’était devenu, ça ne pouvait pas être elle… Encore une coïncidence, oui Sasha ce n’est qu’une coïncidence. Cependant, plus elle en rajoutait plus je me figeais au point que le temps qui passait semblait durer une éternité. Mes yeux étaient plantés dans les siens, comme si pour moi c’était un véritable OVNI. Je n’en revenais pas, et je ne savais même pas quoi dire. Le pire était que ça confirmait mes doutes, et que cette fille, cette Carry n’était pas si inconnue à mes yeux, mais je n’arrivais pas et ne voulais pas croire que c’était elle en fait.

Finalement après de longues secondes de silence, je me mis à rire, nerveusement. « C’est une blague pas vrai ? » Je passais ma main dans mes cheveux. « Non ça doit être une blague, c’est pas possible autrement. Ou alors c’est une putain de coïncidence. » Je me perdais dans mes propres pensées et commençais à faire les cent pas dans la pièce. « Quand j’étais petit, et encore maintenant, j’étais trainé tel un boulet dans des réceptions de tout genre, et mes parents aimaient tout particulièrement se rendre à ces dernières, les plus huppés, de quoi faire gravir leur notoriété en flèche. Et la famille Chainsaw nous recevait toujours avec un sourire plus faux tu meurs. Puis je me souviens qu’au début je m’ennuyais toujours comme un rat mort, et il y avait toujours cette petite fille, qui comme moi n’avait pas le choix, et au final on s’était bien amusé ensemble, mais ça ne peut pas être toi, pas vrai ? » Je la regardais désormais, sous le choc. « Comment un hasard a pu faire que je te retrouve ici de toute façon ? » J’essayais de comprendre, me voilant la face, ça ne pouvait être que ça de toute façon. Carry et cette petite fille étaient la même personne.
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MessageSujet: Re: A la recherche de la vérité (PV Carry <3)    Dim 5 Oct - 18:56

Franchement, ça ne pouvait pas tomber plus mal. De touts ceux qui auraient pu avoir la même idée qu'elle, il fallut que ce soit lui. Lui cet abruti, lui ce pourri gâté, lui ce Pi Sigma de merde. Beh ouais ... De tous les élèves, il fallut que ce soit ce Sasha.. Le Sasha de la cafétéria. Le Sasha du chocolat chaud. Le Sasha qui avait foutu en l'air une de ces nombreuses journées en la prenant pour sa bonne. Un connard par définition... Ce n'était pas trop, trop compliqué. Le mot lui correspondait parfaitement. Ce type était un trou du cul. Un vrai de vrai. Un de ceux qui ne changent pas et qui vous emmerdent tout au long de votre existence quand ils sont dans votre entourage. Heureusement pour elle, ils ne se voyaient que très rarement. Et c'était quand même trop. Mais visiblement, si elle était de cet avis, ce n'était pas le cas du destin ou de toutes les conneries dans ce genre. Sinon, pourquoi se seraient-ils retrouvés l'un avec l'autre comme ça, dans ce lieu improbable, hein... D'ailleurs la question, elle n'était pas la seule à se la poser puisque très vite, de son air totalement désagréable le brun lui demanda ce qu'elle foutait là... Non mais, monsieur était gonflé quand même. La question se retournait facilement et Carry ne se gêna pas de le lui faire savoir. Elle ne l'aimait pas et n'allait pas faire semblant. Lui non plus d'ailleurs... Ils se regardaient sans se lâcher. C'était comme à celui qui craquerait en premier. Les enfants appellent ça des combats de n'oeils... Des enfants... C'était exactement ça. Deux gosses sur un terrain de sable.
À savoir à qui reviendrait la dernière bille... Et ce schéma se renforça quand tout simplement, le jeune homme déclara :

« Ce que je fous là ? Le directeur, c'est mon frère, et tu dois bien être la seule dans tout Wynwood à ne pas le savoir. Manque de pot, il m'a demandé de lui rendre un service, et qui je croise ? Une fouineuse.
Vraiment, t'as pas de chance, tomber sur le frère du dirlo, qu'est-ce qu'il en penserait s'il savait ça, je serais bien curieux de le savoir.
»

Le frère du directeur... Comment un homme si important dans l'établissement pouvait avoir un frère aussi stupide, aussi con et prétentieux ? Franchement, la question pouvait se poser sérieusement. Une des seules qui ne le savait pas ? Possible, et alors ? Elle, elle n'était pas comme toutes celles qui voulaient tout savoir de lui sous prétexte qu'il a une belle gueule, ou sous prétexte qu'il est le frère du dirlo, justement... Non, vraiment. L'Australienne n'était pas ce genre de profiteuse ou autre. Pas du tout, dommage pour le gamin... Gamin, oui, exactement ! Un gamin ... À l'écouter, ce serait dommage que le directeur soit mis au courant de la petite intrusion. Oh... Monsieur menace... Bien bravo ! On aurait dit un gosse de dix ans qui n'avait trouvé de mieux que de "menacer"... Comme si, Carry, elle, avait peur... Peur d'être prise la main dans le sac, peur de se faire virer. Pff... Il était vraiment nul. Enfin, elle, elle n'en avait strictement, rien à foutre. Franchement, il pourrait téléphoner sous son nez à son "frérot", qu'elle ne bougerait pas d'un poil quand même. Dans le genre "je m'en fous de tout", la brunette était au top. D'ailleurs, le fait qu'il soit arrivé n'allait en aucun cas foirer ses plans. Loin de là. Elle était là pour savoir qui il était, et elle ne se garda pas de le lui faire savoir. « Des infos sur moi ? Dis donc, je savais pas que t'étais tombé raide dingue de moi. » Raide dingue de lui ? Mais oui, bien évidemment. "Beh, tu vois ! Tout fini, un jour par ce savoir ! Je suis démasquée ... Je sais que ce n'est pas réciproque, je suis tellement triste à cause de ça ...». Ironie du jour, bonjour. « Et qu'est-ce que tu veux savoir ? Je croyais que c'était déjà tout vu : un simple fils de riche qui pète plus haut que son cul. Je t'assure tu perds ton temps, mon dossier t'apprendra rien, mais j'ai envie de voir la déception sur ton visage, va-y ouvre le fichier. » Oui, un fils de riche prétentieux, était une description parfaite, mais il y avait quelque chose d'autre. Quelque chose qu'elle voulait savoir. Et qu'elle ne finirait pas apprendre, à coup sûr. «C'est adorable ! J'attendais justement d'avoir ta permission pour le faire, tu vois !» Elle lit. Elle lit, mais rien. La vie du jeune homme défile entre ses mains. Elle commente. Se trouve des points communs avec lui, comme autant de différence, mais rien.

Excellente question. L'abruti se demandait ce qui l'intéressait au point que selon lui, elle risque sa peau à Wynwood. Risquer sa peau ? Hilarant. Franchement, ce n'était pas elle que ça dérangeait de se faire virer, temporairement ou définitivement. Ça, il n'avait pas l'air de le savoir. À sa question, elle ne répondit rien. Juste un sourire qu'il avait pu entrevoir, à peine. « Ca doit être vraiment important en tout cas pour que tu oses entrer dans la salle sacrée du grand chef de Wynwood. » «Important ? Tu plaisantes, j'espère ? J'ai comme l'impression, vu ce qu'il y a la dedans, que rien te concernant n'est important ... »
Il croit qu'elle va s'en aller. Mais non. Il rêvait. Ce n'était pas lui, qui allait l'effrayer. Elle était bien décidé à rester et l'incita même à faire comme si elle n'était pas là. « Ce que j'attends ? Rien. Je suis juste surpris que malgré tout, malgré tout ce que tu risques, malgré le fait que tu joues avec ta scolarité, tu préfères rester ici à éplucher les dossiers sous mon nez. T'es un peu suicidaire, pas vrai ? Ou tu veux juste me prouver que t'es pas une trouillarde ?» « Après tout, je suis peinée que pense ça de moi ... Tu crois vraiment que ça me fait quelque chose de savoir que ma scolarité est en péril ? Regarde-moi, mieux. Tu crois vraiment que je serais ici, si ça me faisait peur ? Réfléchis un peu. Allez, je sais que t'en crève d'envie. Appelle ton frère, dis-lui que y'a une intruse dans son bureau. Dis-lui-même de venir, et on verra si t'es vraiment la parce qu'il te l'as demandé.» Oui, elle avait des doutes. Si vraiment, il n'avait rien à se reprocher, vu la relation qu'ils avaient, il n'aurait pas hésité une seule seconde à la faire plonger. Or, il n'en avait rien fait. C'était louche.
Mais en tout cas, pas suffisamment pour l'inquiéter. Bien au contraire.

Très innocemment, Carry s'installa sur le grand fauteuil du patron, posa ses pieds sur le bureau et décida de feuilleter un autre dossier, sans pour autant se désintéresser totalement de l'adolescent qui se tenait près d'elle, même si elle en avait l'air. Elle bouquinait tranquillement. Enfin ... Elle survolait le dossier, puisqu'il n'avait aucun intérêt pour elle. Si elle avait su, elle aurait plutôt pris le dossier d'Ugo ou celui de Sean pourquoi pas. Là, elle s'ennuyait. Mais c'était sans compter sur l'autre pour la distraire. « Et madame se croit chez mamie. Bien la vie ? Tranquille ? Tu veux peut-être un thé ? » «Ah, mais parfais ! Carrément, et un petit massage aussi non ? Ce serait adorable de ta part ! » « Bon, je te propose un marché. T'as fouillé dans mon dossier, et je suis rancunier. Du coup, je vais faire de même avec ta merveilleuse petite vie, histoire qu'on soit quitte. Mais à cela, je m'engage de ne rien dire à mon frère, et bien évidemment toi aussi. Quoique je ne t'imagine pas assez conne pour te vanter à tout le monde que tu as fouillé dans le bureau du dirlo. Ça te va ? Puis comme ça, ça nous donnera une bonne raison de ne pas nous entre-tuer, comme tu le dis si bien. » Franchement, qu'il fasse hein. Elle savait que s'il ne le faisait pas maintenant, il aurait tout le loisir de le faire plus tard. Alors, soit. Qu'il fasse. D'un geste de la main, elle lui fit comprendre qu'elle acceptait la proposition. Elle fut même presque tentée de lui proposer de s'asseoir comme si elle était véritablement chez elle.

Tandis qu'elle continuait à lire, ses oreilles entendaient les paroles du jeune homme. « Famille riche... Née en Australie. Putain ça me dit quelque chose. Chainsaw, Australie. Cours à domicile... blabla, rien à foutre... Partie de chez elle... Bref, rien d'intéressant non plus. » Interruption. Il y avait vraiment écrit ça dans son dossier ? Il était vraiment précisé qu'elle était partie de chez elle ? Sérieux ? Elle allait réagir, mais n'en eut pas le temps. « Tu connaîtrais pas des Chainsaw qui habitent en Angleterre ? » Okay ... C'était quoi cette question ? Il ne pouvait pas la fermer deux minutes ? Refermant le dossier qu'elle tenait, elle le posa sur le bureau sans même prendre la peine de le ranger et se leva pour aller regarder dans son propre dossier. Oui, il y était vraiment inscrit qu'elle avait fugué de chez elle. Connard d'enfoiré. Son père avait bien pris soin de mentionner sa fuite. Pourquoi ? Pour la faire passer pour une gamine instable ? Abruti. S'il croyait que ça aurait cet effet, il était vraiment nul. Pour cela, il aurait fallu qu'il mentionne son année et demi de débauche à traîner dans les rues de Sydney puis celle de Miami. Il aurait fallu aussi qu'il parle de son séjour à l'hôpital, après une overdose. Mais il ne connaissait tellement rien d'elle, tellement rien de sa vie, qu'il n'avait pas pu remplir ce dossier correctement. Père indigne.

Des Chainsaw en Angleterre ? Okay, comment il savait ça lui ? Après un rapide coup d'oeil, elle s'aperçut que ce n'était pas mentionné dans son dossier. Donc, oui, la question se posait : comment savait-il cela ? « Okay ... Là, ça devient chelou. Comment tu sais ça, toi ? T'as carrément fait des recherches poussés sur moi, via internet ou quoi ? Bien sûr que je connais des Chainsaw en Angleterre, y'a la maison principale des parents de mon géniteur ... Qu'est-ce que ça peut te faire, au pire ? » Elle le fixait, le regard interrogateur, en l'attente d'une réponse, mais la sienne n'a pas eu l'air de lui suffire. Elle soupire. « Bon, d'accord. Pour être plus claire et plus compréhensible, au cas où t'aurai pas compris, mes grands-parents, ceux du côté de mon ... Père, on va dire ça comme ça, vivent en Angleterre, durant certaines périodes de l'année. Ouais, malheureusement, y'a des fois, pendant quelques mois où ces deux vieux venaient squatter à la résidence de Sydney, où moi je vivais -un enfer, soit dit en passant-. Puis, y avait des fois, où monsieur-et-madame-j'exhibe-mon-argent-et-je-me-la-pète organisaient des réceptions où monsieur et madame tout le monde n'étaient pas invité. Ah non, ça non. Y'avait que la crème de la crème. Le summum du summum. Les plus fortunés, les plus riches. Ceux avec qui faire des affaires rapportaient le plus. Et bien évidemment, j'étais conviée également. Obligée de suivre mon petit papa, dans ces foutues réception à la con. Heureusement que y avait ce gamin avec moi, à partir d'un moment parce que sinon, j'aurai très bien pu sauter du premier étage, tellement c'était barbant. D'ailleurs, je me demande ce qu'il est devenu. C'était un gars bien, un enfant sympa avec moi, pas comme ... Toi, par exemple. » Après un moment d'absence perdu à expliquer et à raconter à moitié ce qu'il voulait entendre, ou ce qu'elle penser qu'il voulait entendre, elle s'intéressa de nouveau à lui. « Il était brun, aux yeux bleus, enfin, clairs ... J'me souviens plus trop ... Un peu comme toi en fait. Ouais, la même tête, en plus jeune et plus aimable aussi ... » Elle s'interrompt. « Merde, mais tu lui ressemble en fait. Je suis sûre que vous devait avoir presque la même tête maintenant ! S'il le faut t'es lui, hein ! Ahahaha, ce serait trop le comble de l'ironie ! Non, mais de toute façon c'est même pas possible. Il était beaucoup trop adorable et attentionné avec moi pour avoir le caractère que tu as maintenant ! Et puis, en plus, lui, il s'appelait ... Il s'appelait ... Arf, j'm'en souviens plus ... »
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MessageSujet: Re: A la recherche de la vérité (PV Carry <3)    Lun 8 Sep - 0:32

La seule chose qui m’effrayait dès à présent, c’était me faire prendre la main dans le sac, et par Eden serait la cerise sur le gâteau. Encore si sa secrétaire revenait d’un coup, prétextant avoir oublié quelque chose, et reviendrait dans le bureau de mon frère, j’arriverais à négocier, lui trouver un mensonge bien gros, et tout passerait comme une lettre à la poste. Mais mon frère était bien moins stupide, et bien moins naïf que cette vieille chouette décérébrée. Alors qu’elle pourrait gober la pire de mes excuses, lui il m’empêcherait de la sortir, sachant éperdument que j’allais trouver un prétexte à ma présence ici. Je n’avais pas le droit d’être là, je le savais, et lui aussi, surtout que pour une fois il ne m’avait rien demandé et j’étais là illégalement. Enfin, c’était peut-être un peu fort comme terme, pour désigner ce que je faisais, puisque mon but était de vérifier un dossier et non le voler, mais violer la vie privée d’une personne était déjà un acte criminel en soi, ce qui signifiait que j’étais en train de jouer au hors-la-loi. Quelle brillante analyse inspecteur Sasha, mais ça n’aidait en rien de m’arrêter là-dessus, puisque de toute évidence j’étais seul, et que je n’avais vraiment rien à craindre. Enfin, c’est ce que je croyais, parce que quand j’ouvris la porte, je fis une découverte surprenante. Ce n’était pas mon frère qui était là debout devant le casier à dossier, mais belle et bien une jeune fille, qui se trouvait être Carry par le plus grand des hasards. Celle pour qui j’étais venu ici, celle pour qui j’avais planifié ce plan depuis des jours déjà. Prête à passer à l’acte, ma présence l’interpelle néanmoins, l’obligeant à se retourner, et la confrontation commença. Je ne pus m’empêcher de lui demander ce qu’elle foutait ici, même si je risquais fort d’avoir le droit à un retour cinglant.

Retour qui ne se fait pas attendre, et en même temps à sa place, ma réplique aurait été la même, mais contrairement à elle j’avais des arguments bétons pour la remettre à sa place bien comme il fallait. Par exemple. Mon frère est le directeur, donc ma présence ici pouvait venir d’une demande de sa part. Ce ne serait pas la première fois, ni la dernière qu’il me demanderait d’aller chercher un truc dans son bureau parce qu’il avait une réunion importante. Elle me toise, et doit certainement penser tout un tas de choses déplaisantes, et je m’empresse donc de lui répondre pour lui clouer le bec. « Ce que je fous là ? Le directeur c’est mon frère, et tu dois bien être la seule dans tout Wynwood à ne pas le savoir. Manque de pot, il m’a demandé de lui rendre un service, et qui je croise ? Une fouineuse. » Dis-je hautain. « Vraiment, t’as pas de chance, tomber sur le frère du dirlo, qu’est-ce qu’il en penserait s’il savait ça, je serais bien curieux de le savoir. » Ajoutais-je pour faire monter la tension, et par pure provocation. Malheureusement pour moi, j’étais là pour la même raison qu’elle probablement, et je devais jouer la comédie jusqu’au bout, quitte à partir et devoir revenir un autre jour. Elle foutait en l’air tous mes plans, et alors que j’allais lui lancer l’ultime pique, et partir tel un voleur pour la mettre dans la merde jusqu’au cou, elle me fait comprendre qu’elle cherchait des infos sur moi, et je me fige, soudainement intéressé. « Des infos sur moi ? Dis donc, je savais pas que t’étais tombé raide dingue de moi. » Répondis-je moqueur. « Et qu’est-ce que tu veux savoir ? Je croyais que c’était déjà tout vu : un simple fils de riche qui pète plus haut que son cul. Je t’assure tu perds ton temps, mon dossier t’apprendra rien, mais j’ai envie de voir la déception sur ton visage, vas-y ouvre le fichier. » La défiais-je m’accoudant au mur, alors qu’elle commençait à lire. J’entendais défiler ma vie, quelques remarques sur mon comportement en cours, bref, ma vie, ce dont j’étais déjà au courant. Je souris, mesquin, puis la vois refermer le dossier. « Tu vois, je te l’avais dis, rien à voir. Seulement, je me demandais, qu’est-ce qui t’intéresses à mon sujet au point de risquer ta peau à Wynwood ? » J’étais intrigué, bien que je sois dans la même situation qu’elle actuellement. Mon but en venant ici était d’en savoir plus sur elle, découvrir des failles et les exploiter, comme un bon gros salaud le ferait, comme je le ferais en quelque sorte, puisque j’étais un gros connard, et je l’assumais. « Ca doit être vraiment important en tout cas pour que tu oses entrer dans la salle sacrée du grand chef de Wynwood. » M’amusais-je à lui rappeler, sachant pertinemment que je pouvais à tout moment appeler la sécurité, faire mon batard et la faire virer temporairement, voir avoir l’occasion de lui dire bonjour tous les matins, en passant devant la salle de colle. Mon sourire s’agrandit, cette option était franchement pas mal.

Mon regard est fixé sur elle, et toute mon attention également. Elle referme le dossier, et continue à me regarder de haut, mais n’a pas l’air décidé à partir, ce qui m’étonne, alors qu’elle savait dorénavant qu’elle risquait gros avec moi en sa présence. On était en mauvais termes, et je n’étais pas assez gentil pour me retenir de faire la grosse balance parfois. Je pouvais être une bombe prête à exploser à tout instant, prête à appuyer sur le bouton SMS de mon iPhone et prévenir Eden en deux millièmes de secondes, et non elle restait là, bien décidée à continuer ses petites recherches. « Ce que j’attends ? Rien. Je suis juste surpris que malgré tout, malgré tout ce que tu risques, malgré le fait que tu joues avec ta scolarité, tu préfères rester ici à éplucher les dossiers sous mon nez. T’es un peu suicidaire, pas vrai ? Ou tu veux juste me prouver que t’es pas une trouillarde ? » Pour moi, la dernière solution me paraissait être la bonne, puisqu’en bonne fouineuse qui se respecte, elle prit possession des lieux, et s’installa comme un pacha sur le fauteuil, prête à poursuivre sa petite lecture, comme si elle ne lisait qu’un vulgaire journal, avec son café du matin. « Et madame se croit chez mamie. Bien la vie ? Tranquille ? Tu veux peut-être un thé ? » Lui demandais-je désabusé, avant de me diriger à mon tour vers les casiers. J’avais eu une idée. « Bon je te propose un marché. T’as fouillé dans mon dossier, et je suis rancunier. Du coup je vais faire de même avec ta merveilleuse petite vie, histoire qu’on soit quitte. Mais à cela je m’engage de ne rien dire à mon frère, et bien évidemment toi aussi. Quoique je ne t’imagine pas assez conne pour te vanter à tout le monde que tu as fouillé dans le bureau du dirlo. Ca te va ? Puis comme ça, ça nous donnera une bonne raison de ne pas nous entre-tuer, comme tu le dis si bien. » J’attends sa réaction, puis pioche dans la pile de dossiers. Carry Chainsaw. Le nom me dit étrangement quelque chose, mais je n’y fais pas plus attention que ça, puisque je m’empresse d’ouvrir le fichier, tandis qu’elle est concentrée sur sa propre lecture. « Famille riche… Née en Australie. Putain ça me dit quelque chose. Chainsaw, Australie. » Marmonnais-je, poursuivant ma lecture. « Cours à domicile… blabla, rien à foutre… Partie de chez elle… Bref, rien d’intéressant non plus. » Moi qui pensais en apprendre plus, pourtant son nom, il trotte dans ma tête, je suis persuadé de l’avoir déjà entendu quelque part. « Tu connaitrais pas des Chainsaw qui habitent en Angleterre ? » Ca me perturbe, et étrangement je n’arrive pas à me souvenir, pourtant j’ai une impression de déjà vu. C’est extrêmement dérangeant, et j’espère que sa réponse m’aidera.

HRPG: Encore désolée pour le retard ._.
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MessageSujet: Re: A la recherche de la vérité (PV Carry <3)    Lun 28 Juil - 18:04

Là, s'en était trop. Une fois, deux fois, trois fois, c'était suffisant. Ce type de la cafétéria-là. Elle l'avait déjà vu quelque part, avant. Avant de renverser son chocolat chaud sur son t-shirt tout propre, avant de le croiser à l'anniversaire de Paytah, et même avant de l'apercevoir en train de défilé comme une pédale à la soirée qui regroupait tous les abrutis de première qu'étaient les Pi Sigma et les Eta. Oui, il lui était familier. Elle n'était pas folle. Carry n'était pas folle. Ce type, dont elle ne savait qu'une chose, son prénom, la connaissait. De près ou de loin, ils se connaissaient, les deux, et elle voulait savoir. Elle voulait savoir qui était-ce connard de service qui était capable de la faire chier, en étant seulement dans la même pièce qu'elle. Parce que oui, rien que sa présence la dérangeait. Le fait que ce type respire le même air qu'elle, mange les mêmes choses qu'elle, écoute ou dise les mêmes choses qu'elle, ça la gênait. Ça l'emmerdait. Ça la dégouttait. Ce gars était un véritable débile, imbu de lui-même, qui s'adorait, se pomponnait. En gros, tout ce qu'elle détestait. Mais vraiment tout. Un connard, quoi. Mais ça ne pouvait pas s'arrêter là. Elle voulait savoir qui il était, parce que, même si elle ne pouvait pas l'encadrer, elle y pensait, ça la travailler. Et elle en avait marre, franchement. Il n'en valait pas la peine, donc autant boucler ça au plus vite. Et une semaine avant ce jour, elle avait eu une idée.
Traîner vers les bureaux de la direction, n'était pas une mince affaire. Loin de là. Non pas que ça lui faisait peur. Non, pas du tout. Il y avait juste un obstacle. Un seul et unique. Cette femme-là.

Assise constamment à son bureau, à pianoter sur son clavier d'ordinateur, à remplir des papiers, à écrire sur des post-it, à faire des allers et retour toutes les vingt minutes entre sa chaise, la machine à café ou le bureau du principal. Qu'est-ce qu'elle devait être agaçante. Franchement. C'était tout ce qu'elle inspirait à Carry. De l'agacement. En fait, elle la fatiguait. Vraiment. De l'observer, de la voir faire, ça fatiguer la brunette. Mais c'était le prix à payer. Pendant trois jours, elle s'était pointé près des locaux aux alentours de quinze heures. Et c'était suffisant. Suffisant parce que cette secrétaire, était réglée comme une horloge. À croire qu'elle avait un réveil, ou une alerte dans la tête. Chaque jour, aux mêmes heures, elle faisait les mêmes choses. Elle tapait des trucs à l'ordi pendant à peu près quarante-cinq minutes, puis elle entrait dans le grand bureau où elle ne restait pas plus de cinq à dix minutes. Quand elle ressortait, elle prenait un café, dans l'autre salle, y restait six, sept minutes, le temps de le boire à la fenêtre, et revenait poser son postérieur sur sa chaise, jusqu'à ce qu'elle finisse ce qu'elle avait à faire. Et s'en allait, en éteignant les lumières et en refermant la porte derrière elle, bien à clefs, vers dix-sept heures trente, dix-huit heures. Le hic était là. Elle prenait soin de tout bien fermer. Elle vérifiait même plusieurs fois, avant de détaler. Et bidouiller une serrure, c'était trop risquer. Enfoncer la porte aussi, ma foi.
Seule solution, s'incruster quand tout était ouvert, donc, quand la jeune dame était là. Risqué, mais préférable. Au pire, si elle se faisait prendre, elle n'aurait qu'à dire qu'elle souffre de trouble psychologique, ou encore assurer qu'elle ne savait pas ce qu'elle faisait là. Débile, mais parfois, ça marchait. Et cette fille, n'avait pas l'air très intelligent non plus. Il n'y avait qu'à l'écouter au téléphone. Oui, oui, la surveiller comportait d'entendre les coups de fil qu'elle passait à ses copines et ça, Carry s'en serait bien passé.

Le grand jour, si on pouvait parler de grand, était arrivé. Elle allait entrer dans le bureau du grand patron de Wynwood, et tout ça, sans regret ni appréhension. C'était pour la bonne cause, c'était pour se débarrasser une bonne fois pour toutes de ce doute permanent. Pas que ça l'empêcher de vivre, mais se dire qu'elle le connaissait sans savoir réellement ça la gonflait, et elle voulait savoir.
D'un œil concentré, elle guettait rapidement les alentours pour vérifier que personne ne traîner dans le coin, puis, quand la secrétaire allait chercher son fameux café, Carry se leva, ouvra discrètement la porte vitrée et traversa le couloir jusqu'à la porte concerné.
Sans certitude qu'elle soit ouverte, la brunette baissa doucement la poignée et poussa. Ouf. Un soupir de soulagement s'échappait d'elle une fois qu'elle se trouvait dans la pièce enfin close. Rapidement, elle fit le tour de la salle. Pas le temps de traîner, il fallait faire vite. Elle pouvait se faire prendre à n'importe quel moment. Ce n'était pas parce que la jeune femme de l'autre côté de la porte avait un planning précis qu'il ne pouvait pas en être modifié.

Ouvrant un tiroir après l'autre, la jeune fille espérait tomber sur ce qui se rapprochait le plus d'un ensemble de dossiers scolaire. Et bingo ! Un gros tiroir métallique, bizarrement ouvert, contenait tout un tas de pochettes cartonnées, avec pour autocollant, le nom de tous les élèves de sophomore year. Et merde ... . Ce n'était pas le bon emplacement. Le prochain tiroir devait sans doute être le bon. Et effectivement, bingo ! Senior Year. Tous les dossiers étaient là. Classés par confrérie. Pi Sigma. Il fallait qu'elle cherche Sasha, un certain Sasha, oui. C'est fou, le nombre d'abrutis que comptait cette confrérie, oui, vraiment impressionnant. Le dossier d'Ugo était là, lui aussi. Mais même si elle aurait bien aimé jeter un œil, elle n'avait pas le temps.
Sasha, Sasha, Sasha .. Bim ! Sasha !
À l'instant même où elle allait se saisir de ce qu'elle cherchait, la porte s'ouvrit. Pensant d'abord que c'était la secrétaire, Carry se redressa, un regard innocent qu'elle allait poser sur l'intrus quand ... " J'peux savoir ce que tu fous là ? " Alors là, c'était le summum du summum. "Je te retourne la question ...", marmonna Carry, avant d'écouter la suite de ce que l'autre débitait déjà. Si si, on lui avait déjà dit de ne pas fouiner dans la vie des autres, mais là, c'était un cas de force majeur, donc. Et puis ... Au pire, c'était pareil pour lui qu'est-ce qu'il foutait dans le bureau du principal celui-là ! Qui ça ? Et bien, le type de la cafétéria. Oui, il était là, devant elle. Planté dans l'encadrement de la porte à la fixer de son regard plein de reproches.

"C'est bon t'as fini ... Tu n'as pas changé depuis la cafèt' hein ? Ah, au fait, ton t-shirt, ou le truc horrible que tu portais là, il n'est pas parti à la poubelle j'espère ... T'es un peu gonflé de me demander ce que j'fais là, tu ne crois pas ? J'peux te retourner la question, tu sais. Tu n'es pas trop bien placé pour parler hein. Mais tu sais quoi, en fait, j'cherchais des informations sur toi ... Beh ouais, j'suis sur qu'on se connait, et puis, si ce n'est pas le cas, je trouverais bien un ou deux trucs embarrassant à ton sujet, au pire ..."

Un sourire des plus agaçants sur les lèvres, elle se baissa vers le tiroir et en extirpa le dossier qui l'intéresser. Sasha B. Cobb. Sur le coup, le nom ne lui disait franchement rien, elle se pinçait la lèvre, en signe d'insatisfaction. "Alors ...". En l'ouvrant, elle faisait face à toutes ses informations privées. "Sasha Benedict Cobb, né le ... 8 septembre 1996 en Angleterre. Troisième fils de la famille, éduqué à domicile ... Comme moi, tiens. Ok ... Ensuite ... Gosse de riche .. Bon, ça, j'm'en doutais un peu, hein. Ton dossier, scolaire ... Oulà ... Ce n'est pas très brillant tout ça ... Turbulent, agité ... Et beh, on dirait pas à te voir comme ça ... T'as débarqué pour ta deuxième année de lycée, hm, okay ... Parents mutés, d'accord ... Ce n'est pas très intéressant tout ça. Je n'ai pas appris grand chose sur toi, là. "

Pendant qu'elle parlait, commentait ce qu'elle lisait, elle lui jetait des petits coups d'œil aussi désagréable que séduisant. Quelqu'un avec qui elle était en bons termes les auraient vu du bon côté, mais avec lui, ce ne serait pas le cas. Refermant d'un coup, le dossier, totalement sans utilité, elle le questionna. "Beh alors, qu'est-ce que t'attends ? Tu comptes rester planté là longtemps, fait comme si je n'étais pas là, hein. J'vais en profiter pour fouiner dans d'autre dossier. On est quand même capable de rester dans la même pièce sans s'entre-tuer si ?" Ça ce n'était pas si sûr. D'une manière désinvolte, elle posa ses fesses sur le fauteuil de bureau, extirpa un dossier au hasard qui portait le nom de Nathan McCoy, s'installa confortablement et ouvrant sa veste, appuya ses jambes sur le grand meuble de bois. Tant qu'à faire, autant être à l'aise, hein !

Spoiler:
 

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MessageSujet: A la recherche de la vérité (PV Carry <3)    Dim 27 Juil - 18:39

En ce moment, ça m'énervait. Je la croisais tout le temps, et à chaque fois dans des situations où j'étais loin de l'attendre. Et du coup ça m'énervait, parce que je ne savais toujours pas qui était cette chieuse. De qui je parle? Et bien vous savez la fille que j'avais malencontreusement rencontré à la cafétéria, pour une histoire de chocolat chaud, qui se prénomme Carry, et est la fille la plus contradictoire que je connaisse? Bah c'est elle la chieuse. Elle s'auto-proclame anti-péteux populaires, mais vient à notre soirée, et semble avoir plus d'amis PS qu'elle puisse bien l'affirmer. Contradictoire je vous dis. Seulement je ne sais rien d'elle, et là ça coince, j'ai horreur d'être dans l'ignorance totale. Mais personne dans mon entourage semblait la connaitre, du coup j'étais livré à moi-même, à m'en tirer avec mes propres moyens.

J'aurais pu très bien la stalker, mais j'avais horreur de perdre mon temps à suivre quelqu'un d'aussi inutile et dénué d'intérêt qu'elle. Du coup j'en venais au plan B, le plan de secours, celui que je ne suis qu'en tout dernier recours. Et là j'avais plus le choix. J'étais pas bien fier d'en venir à ce point, et Eden allait certainement me passer un putain de savon s'il l'apprenait, mais lui demander reviendrait à avoir une réponse sans doute négative, pour cause "d'infos confidentielles" qui ne me regardent pas. Du coup, aux grands maux, les grands moyens, il allait falloir que je me la joue discretos.

Au courant de ses horaires, et en possession de sa clé de bureau qu'il m'avait confié une fois pour un service -et que j'avais oublié de lui rendre-, j'avais toutes les cartes en main pour m'en sortir. Une excuse du béton, tout se jouait en ma faveur, il me fallait juste frapper au bon moment, pour avoir le plus de temps possible. J'avais l'impression de me la jouer mission impossible, mais il en coutait de ma curiosité parfois trop exagérée. J'étais un fouineur, j'aimais chercher des indices sur les gens, les utiliser à mes fins, et les faire chanter par la suite. Parfois, recourir à la violence ne servait à rien, il suffisait de deux trois menaces, deux trois infos compromettantes et le tour était joué. Et si ça se trouvait j'allais peut-être en trouver des vertes et des pas mûres au sujet de la demoiselle, ce qui me motivait davantage à jouer au petit voleur.

Dans ma chambre, je regardais une dernière fois ma montre Diesel, et fin prêt je sortais, sans laisser un mot à Paytah. Il y avait juste son chien, qui vint vers moi pour se coller à ma jambe, en pleurant. Je secouais ma jambe. « Dégage putain, j'suis pas Paytah, et tu vas ruiner mon jean. » Le pire c'est que ce truc moche perdait ces poils, blancs, et mon jean était noir. En plus cette boule de poil puait la mort. Je déteste vraiment les animaux, mais bon, j'étais pas totalement sans coeur, et en règle générale, Paytah le tenait relativement à l'écart.

Une fois dans la salle commune, j'y trouvais plusieurs Pi Sigma qui jouaient à Call Of en ligne. Je ne voulais pas les déranger, et fis le moins de bruit possible, mais l'un d'eux m'interpela.

« Toujours à la recherche d'infos sur ta juliette? » Il fallait dire que j'avais questionné pas mal d'entre eux au sujet de Carry, mais aucun n'avaient su me répondre. « Tu rigoles c'est pas sa juliette, il veut juste se la faire. » « Que les choses soient bien claires, je ne me fais pas n'importe qui, et surtout pas ça. » M'emportais-je. « Non je la cherche parce qu'elle a causé du tort en insultant la confrérie, ça vous va? » « M'ouais. » Ils avaient pas l'air super convaincus, mais je m'en fichais, à l'heure actuelle, j'avais d'autres choses à faire que m'égosiller sur mes confrères qui prenaient un malin plaisir à me taquiner au sujet de mes relations, notamment en vue de ma dernière copine en date.

Je m'éclipsais donc du bâtiment des Pi Sigma, et me dirigeais l'air de rien jusqu'au bâtiment administratif que je commençais à bien connaitre avec mes nombreuses allers et venues. Entre mes visites chez mon frère, et celles beaucoup moins joyeuses avec l'ancien dirlo, on pouvait dire qu'en un an j'avais fini par faire le tour. Entre mes crasses, mes idées farfelues pour semer la zizanie, je commençais à savoir où me rendre exactement. Certes, c'était pas ma plus grande fierté, mais on en tirait des avantages inestimables. Tout le monde me connaissait, et même si je n'étais qu'un sale garnement, j'étais sur qu'au fond ils m'aimaient bien. Moi je leur en faisais baver, mais qui aime bien châtie bien, pas vrai?

Je traversais donc la cour et une fois dans le couloir, je toquais à la porte du bureau, la secrétaire m'accueillit, alors qu'elle était sur le départ. « Bonjour » Elle leva la tête. « Oh c'est toi Sasha, j'imagine que t'as une course pour ton frère. Je dois y aller, je te fais confiance pour refermer derrière moi, d'accord? » J'acquiesçais, simplement. Première étape franchie, à moi les dossiers. J'appuyais donc sur la poignée, et alors que je pensais me retrouver seul, la fille en question, Carry était déjà là, le nez plongé dans les dossiers. Je regardais derrière moi, et fus étonné de constater que la secrétaire l'avait laissé rentrer, ou alors elle avait profité d'un moment où elle était partie se faire un café.

« J'peux savoir ce que tu fous là? » Lui demandais-je mauvais. « On t'as jamais dis de ne pas mettre ton nez dans les affaires des autres? » Bon ok, c'est pour ça que j'étais venu, mais bon. « Comme quoi, y a pas que salir les habits des gens que tu sais faire, mais fouiller dans leur vie privée. » Mon ton était rempli de reproches, et en même temps elle m'emmerdait d'être là, alors que je pensais être tranquille, j'allais pas pouvoir m'exécuter comme prévu.

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