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 Sadness, Dog and Regrets on the Beach with the Sun

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MessageSujet: Re: Sadness, Dog and Regrets on the Beach with the Sun    Dim 31 Aoû - 2:08

Paytah ∞ Elena
Je suis quelqu'un d'émotif. Cela me vient de ma mère. Elle l'est aussi.
Je suis très sensible et il suffit d'un regret, d'une nouvelle triste ou de la mort de quelqu'un pour que je fonde en larmes et pleure comme une madeleine.
Je sais qu'un homme ne doit pas pleurer. Je suis déjà timide, alors être émotif, ça ne m'aide pas trop.
Quand Ty est mort, je n'ai pas pleuré. J'avais déjà pleuré avant, quand il me faisait ses dernières recommandations. Quand il s'est fait tirer pour la deuxième fois dessus, je n'ai pas pleuré. J'ai plutôt paniqué. J'ai appelé au secours.
Quand on m'a annoncé la mort de mon cousin, j'ai pleuré. Quand je suis allé décrocher les punaises du poster de Twillight, j'ai pleuré. Quand j'ai lu les deux lettres de Ty qui m'étaient adressées et son testament, j'ai pleuré. Quand j'ai ouvert la mallette pleine de costumes de stip-teaseur de Ty, que j'ai ôté le double-fond et que j'ai découvert des millions et des millions de dollars, j'ai pleuré.
Quand j'ai fais mon discours à la chapelle le jour de son enterrement, j'ai pleuré. Quand j'ai jeté les cendres de Ty dans la mer, j'ai pleuré. Quand j'ai découvert Joy j'ai pleuré aussi.
Quand Joy n'a plus jamais voulu me revoir, j'ai pleuré.
A la seule pensée de Ty je pleure.
Je regrette tellement ce que j'ai fais ! Ô si je pouvais revenir en arrière !
Je n'aurais jamais désobéi à Ty. JAMAIS.
Au moins, Elena ne me prendrait pas pour un responsable.
D'ailleurs, lorsque je lui ai dit que je ne la conseillais pas de me frapper, elle me dit : « Oulala, que j'ai peur... ». Je lui jetai un regard noir. Elle ne me croyait pas capable de me défendre.
« Je suis ceinture noire de Karaté. Ty m'a appris le Karaté. Mais l'élève à dépassé le maître ! Je suis meilleur que Ty, alors fais gaffe ! », me contentais-je de lui lancer en guise d'avertissement. Je lui disais en quelque sorte de rester où elle était et de ne pas essayer de me frapper.

Je la remerciais en Lakota puis fis la traduction. La rebelle leva son pouce en l'air (une chose que je faisais souvent), mais paraissait le faire de façon hypocrite. Je la regardais en levant mes sourcils. Les visages pâles sont vraiment des hypocrites ! En gros la sœur de confrérie de mon propre cousin se moquait pas mal de ce que je lui disais.
Je ne pense pas que Ty serait content si il voyait ça.
Lorsque je lui demandais pourquoi elle ne m'appréciait pas et que je protestais que je n'étais pas l'assassin de Ty, Elena resta silencieuse. Je lui jetai un regard noir. Pourquoi ne me disait-elle rien ? Je n'allais pas la manger !
La Sigma Mu m'expliqua cependant après que je lui ai demandé ce qu'était Ty pour elle, que mon cousin était un ami, un frère de confrérie. J'hochais la tête lorsqu'elle eut fini de parler de Ty. Puis, elle me dit : « Et ne t’attends pas à ce que je te raconte toute ma vie. ». Amusé, je lui rétorquais que sa vie ne m'intéressait pas. Je m'en moquais bien comme de ma première chaussette !
Froidement, Elena qui était pourtant si gentille lors de mon anniversaire, me lança : « Parfait ! Alors qu’est-ce que tu fais à continuer de me parler ? Arrête de me poser des questions inutiles, ça ne mène à rien. ».
Elle termina sa cigarette puis la jeta sur le sable avant de l'écraser.
Puis, elle me dit en guise d'adieu : « Aller, ne te noies pas trop dans tes larmes ».
Quel beau jeu de mots!
J'esquissais un petit sourire timide. La SM prit ses affaires, remit ses lunettes de soleil , se leva et donna une tape sur la tête avant de secouer la tête.
Je la regardais, étonné. Elle devait me trouver pitoyable à coup sûr. Mais j'en avais rien à faire. Je n'avais pas à avoir honte : je portais toujours le deuil de mon cousin, de mon ami, de mon frère : Ty Noah Swan. Il était après tout un Yellow du côté maternel.
Je n'avais pas honte de pleurer. Elena comprendra lorsqu'elle perdra quelqu'un de cher. Je préférais être sensible que d'être insensible comme elle.
Elle ne comprenait pas.
Elle ne savait pas ce que c' était de perdre un membre de sa famille.
La jeune-fille s'en alla, me laissant avec Eureka. Je la regardais s'en aller, la suivant du regard. Lorsqu'elle eut disparu de mon champ de vision, je soupirais puis me levais. J'allais tristement et lentement commander une glace à la cacahuète. Une fois que j'eus pris le cornet, j'allais m'installer tout près des vagues.
Yeux rivés sur les vagues, je me mis à manger ma glace.
Ty était mort. Il était mort pour moi. Il m'avait en quelque sorte donné la vie.
Alors la vie continuait. Il fallait que je sorte de ce deuil...mais à mon rythme.
« Ouaf ! Ouaf ! »
« Tu veux un peu de glace Eureka ? »
Mon chiot remuait la queue en regardant mon cornet.
Je souris et je lui mis un peu de glace sur le sable. Elle remua la queue et mangea le morceau de glace.
Je m'allongeais sur le sable, fermais les yeux et repensais à cette journée et surtout à ma rencontre avec Elena.
Je me souvins alors d'une de ses phrases qui m'avait marqué : «   Arrête de t’apitoyer sur ton sort, relève la tête et arrête de pleurer comme une fillette, Ty mérite mieux que ça ! »
J'ouvris les yeux.
Le ciel était bleu azur et des nuages blancs parsemaient cette étendue bleue.
 Quoi que je devienne...Si je meurs ….sois fort. Ne sois pas triste. Je t'interdis de pleurer quand je serais mort.
Je fis un sourire.
Je le serais Ty, je te le promets.

Fin pour Paytah et Fin du RP.
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MessageSujet: Re: Sadness, Dog and Regrets on the Beach with the Sun    Sam 30 Aoû - 14:39



Sadness, dog and regrets on the beach with the sun
« Paytah et Elena »

Après qu’il me dise qu’il ne se laissera pas ronger par la culpabilité, je lui assène :

« Et bah c’est bien ! Bonne résolution ! On va enfin pouvoir se balader sur la plage sans entendre des reniflements ! Bien, bonne avancée ! Aller, et que j’entende plus parler de toi, la prochaine fois je n’hésiterais pas à t’en coller une. »

« Je ne te conseille pas de me frapper... »

Répond-il. Je laisse s’échapper un rire jaune.

« Oulala, que j’ai peur ! »

Il finit par me dire un truc bizarre que je ne comprends pas mais à vrai dire, c’est pas bien grave. Enfin, il décide quand même d’éclairer mes lanternes :

« Pilamaye veut dire merci en Sioux Lakota. »

Je lève un pouce, l’air de dire ʺc’est coolʺ. Il me demande ensuite ce que Ty représentait pour moi avant que son cleb vienne me faire chier. Je m’apprête à l’envoyer balader quand Paytah le récupère, heureusement pour lui. Je lui conseille de garder son toutou près de lui s’il ne veut pas ne plus jamais le revoir. Il me fait un sourire absolument faux. Je crois bien qu’il ne m’apprécie pas plus que je ne l’apprécie lui, tant mieux, ça m’évitera de me le coltiner. Il a dû enfin saisir que je ne le portais pas dans mon cœur car il lâche :

« Pourquoi tu es désagréable comme ça avec moi ? Je n'ai pas tué Ty ! Je ne suis pas responsable ! Enfin je veux dire...ce n'est pas moi qui est tiré ! »

J’ignore son commentaire, ce crétin ne comprend rien. En même temps comment pourrait-il comprendre ? Je me lève et allume une clope que je fume face à la mer. Puis je reviens sur sa question précédente :

« Ty était un ami, un mec de ma confrérie quoi. Et ne t’attends pas à ce que je te raconte toute ma vie. »

Il hoche la tête comme les petits chiens à l’arrière des voitures, vous savez ces choses absolument hideuses ? Puis quand j’ai fini de parler, il affiche un sourire en coin en arquant un sourcil. Je me retiens de rire.

« Tu n'y es pas du tout ! Ta vie ne m'intéresse mais alors là absolument pas ! »

« Parfait ! Alors qu’est-ce que tu fais à continuer de me parler ? Arrête de me poser des questions inutiles, ça ne mène à rien. »

Je termine ma clope que j’écrase avant de la jeter.

« Aller, ne te noies pas trop dans tes larmes »

Je ramasse mon sac que j’avais posé à mes pieds et remets mes lunettes de soleil. Je lui colle une petite tape sur le haut du crâne puis secoue légèrement la tête de droite à gauche, il est pitoyable, vraiment. Je reprends mon chemin comme si rien ne s’était passé, souhaitant simplement ne plus croiser ce gars sur ma route. Je ne marche pas très longtemps avant de décider de faire demi-tour pour rentrer chez moi. Oui, ça faisait très longtemps que je n’étais pas sortie et c’est vrai que ça fait plutôt du bien de respirer un peu d’air frais. A partir d’aujourd’hui je vais essayer de sortir le bout de mon nez au moins un peu tous les jours, ça m’aidera peut-être. Une fois de retour chez moi, j’enlève chapeau et lunettes de soleil, pose mon sac, vais prendre une bouteille de vodka dans le petit placard où je les range puis m’installe sur le canapé, pieds sur la table basse devant moi, et regarde la télé, sans pour autant prêter attention aux images qui défilent devant moi. Je me dis finalement que cette journée aurait pu être pire, que je m’en suis plutôt bien sortie malgré l’autre boulet. Enfin, c'est ce que je me disais avant que le téléphone sonne.
Fin pour Elena

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MessageSujet: Re: Sadness, Dog and Regrets on the Beach with the Sun    Mer 27 Aoû - 23:11

Paytah ∞ Elena
Alors que je voulais lui dire quelque chose, Elena m'aboya : « Quoi encore ? ». Je lui jetais un regard à demi-triste à demi-noir puis murmurais que je n'allais pas me laisser ronger par la culpabilité.
Sur un ton ironique mais en même temps sérieux la Sigma Mu me lança : « Et bah c’est bien ! Bonne résolution ! On va enfin pouvoir se balader sur la plage sans entendre des reniflements ! Bien, bonne avancée ! Aller, et que j’entende plus parler de toi, la prochaine fois je n’hésiterais pas à t’en coller une. ».
J'aussais un sourcil. Mais elle se prenait pour qui pour me parler ainsi ? Sa mère ? Sa sœur ?
« Je ne te conseille pas de me frapper... », me contentais-je de lui dire, la mettant en garde.
Je faisais en effet du Karaté. C'était Ty qui avait été mon professeur. Je me suis ensuite inscrit au club de Karaté de Miami lorsque je suis arrivé dans cette nouvelle ville. Ty étant mort, mon professeur était Mr Wasabe. Ce dernier était très fier de moi, voyant en moi un bon karateka. Je suis plus fort que Ty dans cet art martial. Ça doit être dû au sang Chinois qui coule dans ses veines. J'ai en effet des ancêtres Chinois très lointains.
Je compte pratiquer d'autres arts martiaux bientôt et me lancer dans les compétitions.
Je n'avais donc pas peur d'Elena. C'était une fille et je ne frappais jamais les filles en général, sauf les garçons manquées ou celles qui voulaient vraiment se battre avec moi. Mais si la sigma mu me cherche, elle me trouvera !

Je remerciais néanmoins la rebelle en Lakota. Elle ne comprenait pas, je le lisais dans ses yeux. Je lui expliquais : « Pilamaye veut dire merci en Sioux Lakota. ». J'étais obligé de préciser Sioux, au cas où elle ne savait pas ce qu'était un Lakota. Avec le mot Sioux, elle voyait tout de suite de quel peuple je voulais parler.
J’essayais ensuite de lui demander quelque chose, mais je n'y parvins pas à cause de ma timidité. Pourtant, la jeune-fille me pressa. Je réussis à lui demander qui était Ty pour elle.
En même temps, mon caniche s'approcha d'Elena et monta sur elle. Je m'empressais de récupéré Eureka avant que l'SM ne la transforme en sac à main sur place. Les paroles de la blondinette confirma mes soupçons : « Tiens ton cleb ça serait gentil sinon tu risques de plus le voir très longtemps ». Je lui fis un sourire jaune et timide.
Quelque fois, je me sentais un Sioux-Pomme : rouge à l'extérieur mais Blanc à l'intérieur. Meika avait raison. Je copiais les Blancs. C'était vraiment horrible parce que je les copiais et je les critiquais ensuite.
Je ne suis pas un Visage Pâle alors pourquoi faire comme eux ? Miami Vice me tenait dans ses filets. J'étais trop habitué à fréquenter les boites et les bars la nuit. J'étais trop habitué à cotoyer les Blancs. J'étais devenu menteur et hypocrite. Mais avec mon secret, j'étais bien obligé de devenir comme cela.
Je voyais qui étais Elena sans même la connaître : une fille dont il valait mieux ne pas rester sur son chemin. Elle agissait avec moi comme si j'étais fautif de quelque chose, comme si c'était moi qui avait tué Ty.
J'avais ma part de responsabilité dans cette histoire mais ce n'était pas moi qui avait dit à Ty de me suivre la nuit et de me sauver. Je ne lui avais rien demandé !
Elena m'agressait comme si j'étais le fautif. Elle ne m'aimait pas trop, je le sentais. Pour elle j'étais le responsable.
Je ne comprenais pas son accusation silencieuse. Elle n'osait pas me le dire en face, mais par son comportement avec moi et son regard, je sentais que j'étais pour elle le responsable de la mort de mon cousin.

Je lui demandais alors : « Pourquoi tu es désagréable comme ça avec moi ? Je n'ai pas tué Ty ! Je ne suis pas responsable ! Enfin je veux dire...ce n'est pas moi qui est tiré! ».
Puis, la Sigma Mu répondit enfin à ma question, me disant que Ty était pour elle un ami et un frère de confrérie. J'hochais la tête silencieusement. Mais elle ajouta : « Et ne t’attends pas à ce que je te raconte toute ma vie. ».
J'arquais un sourcil puis fis un sourire en coin avant de répliquer : « Tu n'y es pas du tout ! Ta vie ne m'intérresse mais alors là absolument pas ! ».
C'était vraiment la dernière chose au monde que je voudrais savoir en ce moment.
Je posais mon regard sur mon chiot et je la caressais en souriant. Ce chien était un vrai trésor !
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MessageSujet: Re: Sadness, Dog and Regrets on the Beach with the Sun    Ven 22 Aoû - 15:49



Sadness, dog and regrets on the beach with the sun
« Paytah et Elena »

Après ma dernière réplique, il relève la tête et essuie ses larmes en reniflant. Je lève les yeux au ciel, un vrai gamin je vous jure ! Non mais il n’a pas honte ! C’est ridicule. Enfin bon… je n’ajoute pas un mot, prête à le voir se remettre à pleurer dans deux minutes de toute façon. Son cleb qui nous tourne autour depuis tout à l’heure vient se coucher aux pieds de son maitre. Il a arrêté de renifler et regarde droit devant lui. Parfait, il arrêtera de me casser les oreilles ! De toute façon je ne suis pas là pour le consoler. Il n’est pas le seul à avoir tenu à Ty. On ne peut pas dire que je le connaissais très bien mais il me faisait rire et puis on s’est quand même bien marrés ensemble. C’est con qu’il soit parti, trop tôt, pour sauver ce Paytah en plus qui n’a aucun intérêt. Oui, ça me rend triste, surtout en ce moment où tout le monde s’en va, de manière définitive ou non, et où d’autres reviennent, pour le meilleur et pour le pire. En même temps, tristesse c’est un peu le maitre mot du moment… Et contrairement à certains, je ne me laisse pas abattre, enfin pas trop. Je m’apprête à me relever et à reprendre mon chemin tranquille, débarrassée de ce gamin, continuer à marcher sur cette plage bondée de touristes ou de gens qui s’amusent tout simplement quand il se tourne vers moi. Je ne peux m’empêcher de grogner :

« Quoi encore ? »

« Non, je ne vais pas me laisser ronger par la culpabilité toute ma vie. »

Dit-il d’un ton qui annonce tout le contraire.

« Et bah c’est bien ! Bonne résolution ! On va enfin pouvoir se balader sur la plage sans entendre des reniflements ! Bien, bonne avancée ! Aller, et que j’entende plus parler de toi, la prochaine fois je n’hésiterais pas à t’en coller une. »

Je me ré apprête à me lever mais il n’a pas l’air d’avoir fini. Il me dévisage avant d’ajouter :

« Pilamaye ! »

Euh pardon ? Moi pas parler ta langue tu sais ? Bah, je n’y fais pas attention, ça doit être un remerciement ou je ne sais quoi, peut-être même une insulte, j’en sais rien et en fait, je n’en ai rien à faire. Il se tourne vers son caniche qu’il fixe comme un demeuré. J’ai l’impression qu’il veut encore dire quelque chose donc j’attends… Mais ça ne vient pas.

« C’est bon t’as fini ? »

Moi qui espérais partir, je n’aurais pas dû attendre parce que du coup il saisit l’occasion pour qu’on se tape la discut’, ce dont je n’ai pas du tout envie, non, je n’ai pas envie de parler avec lui.

« Qui était Ty pour toi ? Tu as l'air touchée par sa mort...même si tu tentes de peut-être le cacher. »

En même temps, sa bête qui s’est levée s’approche de moi et commence à me renifler. Non mais je te gêne pas non plus ! Je suis sur le point de la prendre par la peau du coup et la dégager sans délicatesse quand mèmère la récupère, anticipant sûrement ma réaction.

« Tiens ton cleb ça serait gentil sinon tu risques de plus le voir très longtemps »

Je reviens sur ce qu’il disait avant. Qu’est-ce qu’il me demandait déjà ? A oui ! Ty pour moi parce que j’ai l’air touchée par sa mort même si j’essaye de le cacher. Ah ah ! Il me fait rire celui-là ! Il ne comprend rien ! Si seulement il n’y avait que la mort de Ty ! Ce serait la belle vie si j’ose dire ! Je me lève et sors mon paquet de clopes de mon sac. Je m’en allume une, prenant mon temps et fume sans m’occuper de lui, il doit d’ailleurs se demander s’il va avoir une réponse un jour ou l’autre. Finalement, à peu près au milieu de ma clope, je me décide à lui répondre, le regard sur l’horizon.

« Ty était un ami, un mec de ma confrérie quoi. Et ne t’attends pas à ce que je te raconte toute ma vie. »
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MessageSujet: Re: Sadness, Dog and Regrets on the Beach with the Sun    Jeu 21 Aoû - 16:55

Paytah ∞ Elena
Elena ne comprenait pas.
Elle ne savait pas la vérité.
Elle croyait que je pleurais pour rien.
Je réussis à articuler à la Sigma Mu qu'elle ne comprenait rien. Elle n'était pas là que je sache le 11 Juillet à 1h00 du matin !
Mais la jeune-fille me répondis d'un ton colérique : «J’en sais bien assez pour savoir que tu devrais arrêter de chialer comme ça. Je ne connaissais peut-être pas Ty aussi bien que toi, je ne sais peut-être pas tout ce qu’il s’est passé, mais ce que je sais, c’est que s’il te voyait comme ça, il serait bien déçu d’être parti pour toi. Quel gâchis… ».
Je lui lançai un regard noir. Comment pouvait-elle dire ça ? Si Ty le voyait comme ça, il lui dirait certes de cesser de pleurer, mais il ne serait pas déçu d'être parti pour son petit cousin préféré. Ty m'avais sauvé la vie, ce n'était pas pour rien.
Je déclarais à Elena que je ne pleurais pas comme un bébé.
Les mots de Ty lors de la terrible nuit me revint en mémoire : « Ecoute moi...Il y a quatre grands posters dans ma chambre. Pirates des Caraïbes, un loup, une moto, et Twillight. Enlève une des punaises qui les retiens, et entre le mur et le poster, tu découvrira des lettres. Distribue les à tous les destinataires. Il y en a deux pour toi. Sous mon lit, dans la mallette de mes costumes de stripteaseur, il y a un double fond. Tu y découvrira toutes ma fortune avec mon testament. Je te lègue tout mon argent. Ecoute, ne fais pas de conneries...Je ne veux pas que tu devienne comme moi !
Ton secret... Débarrasse toi de ton secret...Je t'en supplie ! Il est lourd à porter....Tu es trop jeune. Tu n'a que 16 ans ! Quoi que je devienne...Si je meurs ….sois fort. Ne sois pas triste. Je t'interdis de pleurer quand je serais mort. Dis à Alma que...que je l'aime beaucoup. Suis bien mes instructions...Pay...Paytah ne pleure pas je t'ai dis ! 
»
Sois fort. Ne sois pas triste. Je t'interdis de pleurer. Paytah ne pleure pas je t'ai dis !

Mais la voix d'Elena me tira de mes souvenirs. Elle ironisa sur le fait que je disais ne pas pleurer. Elle me raconta ce que je savais déjà : que je pleurais tous les jours, ce qui me surpris puisqu'elle ne vivait quand même pas avec moi pour le savoir. Elle était très douée pour savoir ce que je faisais de mes journées depuis le décès de mon cousin. Son ton était bien ironique, mais je gardais le silence. Je me rappelais des mots des lettres de Ty : « Paytah. Je t'écris cette lettre avant que j'aille te chercher. Je sais que tu es en danger. Je viens te sauver. [...]Je souhaite que tu réussisse ton année. Je souhaite que tu t'en sortes de la misère. Je souhaite que tu sois un bon PS, un bon populaire, et que tu réussisse ta vie en tous points. Bonne scolarité à WHS. [...] ».
Je me revis courir avec Ty dans les rues sombres de la nuit glaciale de Miami pour échapper aux dix truands armés jusqu'aux dents. Je revis ensuite l'enterrement et le lâcher de cendres. Ty m'avais dit avant de mourir : « Quand je serais mort, je ne veux pas être entérré. Je ne veux pas qu'on voit que je ressemble à Taylor Lautner.
(J'avais pouffé de rire tellement sa connerie était drôle)....Alors tu demanderas à m'incinérer. J'ai tout préparé...au cas où une mort subite me prendrais. Tu jetteras mes cendres dans la mer. C'est mon dernier souhait. ».
A ce moment là, j'étais encore naïf, croyant que Ty ne serait pas mort. Lui il savait que Dawn l'aurait tué. Pas moi. Je croyais que la balle dans la jambe aurait suffit. He bien non. Je croyais que Ty s'en serait sorti. Je croyais qu'on rentrerais tranquille à la maison. He bien non.
Cet imbécile de Dawn, qui n'était autre que l'ex chef de gang de Ty, décida de tirer la deuxième balle. Ty avait juste eu le temps de me murmurer : « Sois sage ! » et de me faire un sourire.
Je me rappelais du bruit du coup de feu. Je me souvenais de la fuite des bandits. Je me revoyais attrapant mon portable et composant en tremblant le numéro d'urgence, le 911. Je me rappelais que ma batterie m'avait (comme par hasard lâché). Je me revis, me levant et courir à toutes jambes partout dans la rue plus bas, vers une autre rue animée avec beaucoup de monde. Je me souvenais de mon moment de panique et de mon cri suppliant à un groupe de passants: «  Je vous en supplie, je vous en prie ! Venez vite ! C'est...C'est mon cousin ! Il va mourir ! Venez je vous en prie ! Je ne veux pas qu'il meurt ! Appelez une ambulance ! ».
J'avais eu de l'espoir. Je croyais que Ty survivrais. J'étais trop optimiste ! J'avais cru que même si il avait reçu une balle près du cœur qu'il s'en sortirait. Je ne savais pas qu'il l'avait reçu dans le cœur à cette époque. Mais hélas, je m'étais carrément trompé sur toute la ligne.
J'avouais à Elena que Ty était mort par ma faute, mais avec froideur, la Sigma Mu me déclara que les regrets ne ramèneront pas Ty. Je le savais bien, mais le poids de la culpabilité pesait encore sur mon âme et je n'étais pas encore prêt à me pardonner moi-même. Quelques semaines plus tard, je serais prêt...prêt à repartir du bon côté.

Je me rappelais du lancer de cendres et alors, je m’effondrais et éclatais en sanglots, en présence d'Elena. Je ne savais pas qui était Ty pour elle. Surement un frère de confrérie....mais on dirait qu'il avait compté pour elle, puisque cette dernière s'accroupit à mes côtés après avoir soupiré, puis m'avait dit d'un ton plus calme : « Sèche tes larmes merde ! C’est quoi ton problème, tu vas te laisser ronger par la culpabilité toute ta vie ? On fait tous des conneries, croit moi, et si on faisait tous comme toi personne ne s’en sortirait ! ».
Quoi que je devienne...Si je meurs ….sois fort.

Je me rappelais ensuite des paroles de Joy, la Khi Omicron qui m'avait tapé dans l'oeil. Elle m'avait dit : «  Tu .. tu sais ce n'est pas ta faute. Si Ty as fait ça c'est seulement pour te protéger parce que il t'aime il est mort pour te dire qu'il t'aime tu dois te dire que c'est le plus cadeau qu'il t'est fait, en fait il t'as ''redonner'' la vie. Alors maintenant ne te remet pas en question, Ty as fait ça parce que tu es jeune tu dois encore en profiter alors fait ce qu'il aurait toujours voulu que tu fasse, amuse toi et chaque choses que tu fait pense à lui. ».
J'ouvris mes yeux puis je relevais lentement la tête. Je reniflais puis essuyais mes larmes de mes yeux et de mes joues. Je soufflais un instant en fermant les yeux, ignorant pour l'instant Elena. Mon chiot Eureka s'approcha de moi et se coucha à mes pieds. Je déglutis en regardant droit devant moi, la mer et les touristes sur la plage.

Puis je tournais la tête vers Elena qui avait l'air aussi triste que moi de la mort de Ty et levais mes grands yeux sombres et innocents vers elle.
Je ne pleurais plus et mes yeux étaient secs. Mon visage était néanmoins triste, mais j'étais calme. Repenser aux mots de Ty et de Joy, méditer sur ceux d'Elana m'avaient fait du bien et m'avaient apaisé.
« Non, je ne vais pas me laisser ronger par la culpabilité toute ma vie. », dis-je tout bas sans force et conviction. J'étais trop abattu pour l'instant pour dire haut, fort et avec fermeté que je n'allais pas me laisser ronger par la culpabilité. Il ne manquerait plus qu'Elena me demande de le faire !
Puis, je dévisageais la blondinette un long moment avant de dire : « Pilamaye ! ».
Je savais très bien qu'elle ne savais pas ce que Pilamaye voulait dire, mais si elle était intelligente, elle comprendrait dans mon ton que je la remerciais en Lakota.
Je restais un moment silencieux, yeux rivés sur le pelage de mon caniche, avant de tourner le regard vers Elena et de lui demander : « Qui était Ty pour toi ? Tu as l'air touché par sa mort...même si tu tente de peut être le cacher. ».
Eureka se leva, s'approcha d'Elena et renifla ses pieds et ses mains avant de remuer la queue. Elle grimpa sur Elena et je m'empressais de la récupérer avant que la rebelle ne lui fasse quelque chose, sait-on jamais.
Je posais mon chien sur mes genoux, puis, tournais la tête vers Elena, attendant sa réponse, levant un sourcil et plongeant mon regard vide, sombre mais qui, si seulement on regardait bien, laissait apparaître quelques lueurs de feu dans mes yeux, se mêlant au brun de mes iris.

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MessageSujet: Re: Sadness, Dog and Regrets on the Beach with the Sun    Mar 19 Aoû - 14:59



Sadness, dog and regrets on the beach with the sun
« Paytah et Elena »

Je lui crache d’un ton froid et agressif :

« Arrête de t’apitoyer sur ton sort, relève la tête et arrête de pleurer comme une fillette, Ty mérite mieux que ça ! »

Il relève la tête vers moi, les joues trempées par les larmes. Il me dégoute, quelle faiblesse… Il articule dans une sorte de croassement au milieu de ses pleurs de bébé :

« Pourquoi tu dis ça ? Tu ne sais pas ce qui s'est passé ! »

Je le fusille du regard en retroussant ma lèvre supérieure, montrant mes crocs. Je lui répond d’un ton brusque :

« J’en sais bien assez pour savoir que tu devrais arrêter de chialer comme ça. Je ne connaissais peut-être pas Ty aussi bien que toi, je ne sais peut-être pas tout ce qu’il s’est passé, mais ce que je sais, c’est que s’il te voyait comme ça, il serait bien déçu d’être parti pour toi. Quel gâchis… »

Je sais que mes paroles sont dures et pas obligatoirement faciles à avaler mais c’est comme ça que je le ressens. En le voyant comme ça, une vague de colère est montée en moi, peut-être parce que je dois évacuer. Ce n’est pas que lui mais il va tout se prendre sur le dos et franchement, je n’ai aucun scrupule, j’ai besoin de gueuler et je n’hésiterais pas à gueuler sur lui. Il baisse les yeux et pleurniche un :

« Et je ne pleure pas comme une fillette. »

Je retiens une envie de le prendre par les épaules et de le secouer pour qu’il se réveille.

« Non absolument pas, ça se voit d’ailleurs, tu n’es pas du tout en train de pleurnicher depuis tout à l’heure. Enfin depuis tout à l’heure, depuis des jours et des jours ! Ça se voit, tu prends bien sur toi, t’es fort, tu honores la mémoire de ton cousin, tu vas de l’avant, ouais tout ça, c’est bien. En effet t’es tout sauf une fillette. »

J’ai lâché ça d’une voix cinglante et s’il ne saisit pas l’ironie, je ne sais vraiment plus quoi faire pour lui, il est décidément perdu. Il prend une grande inspiration et lève les yeux vers moi. Je le fixe d’un regard plein de haine. Il semble rassembler le peu de courage qu’il a, je m’attends à ce qu’il se reprenne un minimum, il prend un air qui semble vouloir dire qu’il s’apprête à avouer quelque chose de la plus haute importance.

« Si Ty est mort...c'est de ma faute. Mais je regrette. Je regrette tellement ! »

C’est pathétique, vraiment. D’un ton plus ennuyé qu’autre chose, je continue :

« Les regrets ne le ramèneront pas, ça ne mène à rien. »

Et c’est reparti, ce graaaaand courageux se remet à pleurer. Il se laisse glisser le long du palmier auquel il était adossé et éclate littéralement en sanglots. Je soupire, exaspérée. Je prends une grande inspiration en essayant de me calmer. Je m’accroupis à côté de lui et enlève mes lunettes de soleil. Je lui dit plus calmement mais toujours pas gentiment (c’est pas parce qu’il pleure que mon opinion sur lui va changer) :

« Sèche tes larmes merde ! C’est quoi ton problème, tu vas te laisser ronger par la culpabilité toute ta vie ? On fait tous des conneries, croit moi, et si on faisait tous comme toi personne ne s’en sortirait ! »

Et je suis bien placée pour parler. Contrairement à lui je ne me suis pas laissée bouffée par ça, dans ces moments-là faut se relever, pas rester à terre à attendre un nouveau sale coup de la vie.
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MessageSujet: Re: Sadness, Dog and Regrets on the Beach with the Sun    Ven 8 Aoû - 17:48

Paytah ∞ Elena
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Je pleurais amèrement en repensant à la fois où j'avais jeté les cendres de Ty dans la mer. Ça avait été dur, très dur. Mais pourtant je l'avais fais. Il le fallait. C'était les dernières volontés de Ty.
Soudain, alors que j'essuyais mes larmes, une ombre se fit devant moi. Je levais les yeux et je vis Elena, la blondinette qui était venue à mon anniversaire et à l'enterrement de Ty (mais qui s'était faite discrète). Elle était vêtue toute de noir.
Je rebaissais la tête tandis que d'autres larmes coulaient sur mes joues.
Après s'être avancé vers moi elle me lança froidement: «  Arrête de t’apitoyer sur ton sort, relève la tête et arrête de pleurer comme une fillette, Ty mérite mieux que ça ! »
Je levais la tête, le visage baigné par les larmes. D'une voix étranglée je lui demandais : « Pourquoi tu dis ça ? Tu ne sais pas ce qui s'est passé ! ».
Je rebaissais les yeux et déglutis avant de renifler. « Et je ne pleure pas comme une fillette. ».
Ty m'avais demandé lors de son agonie de ne pas pleurer lorsqu'il mourrait. Mais j'avais pleuré quand même et je continuais toujours.
Elena ignorait que c'était de ma faute que mon cousin était mort. C'était vraiment de ma faute, et bien plus que tout le monde le croyait. Beaucoup plus !
J'avais désobéi à Ty, je m'étais attiré des ennuis....et il en avait payé de sa propre vie pour me sauver. Une balle dans la jambe, puis une autre dans le cœur.
Ty mérite mieux que ça !
C'est vrai qu'il ne méritait pas mes larmes : il m'avait dit que je ne devais pas pleurer sur lui et que je devrais être fort. Mais je ne pouvais pas l'être. C'était mon cousin !
J'avais pourtant, de son vivant, souhaité sa mort, voulant même le percuter avec mon pick-up tellement je détestais son côté bisexuel. Mais au fond, je n'aurais jamais voulu qu'il ne meure. Maintenant, il me manquait et j'aurais voulu qu'il soit là pour pouvoir l'embêter. Mais hélas, ce qui était fait était fait et il fallait que je m'y fasse, que j'aille de l'avant.

Prenant une grande inspiration, je levais de nouveau les yeux vers Elena, qui me fixait d'un regard haineux. Je ne savais pas pourquoi elle avait un tel regard.
Rassemblant mon courage et ma franchise, j'avouais à Elena : « Si Ty est mort...c'est de ma faute. Mais je regrette. Je regrette tellement ! ».
Les larmes revinrent.
Je me laissais glisser contre le palmier et j'éclatais en sanglots, repensant à cette terrible nuit où Ty Noah Swan avait perdu la vie.
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MessageSujet: Re: Sadness, Dog and Regrets on the Beach with the Sun    Mar 5 Aoû - 12:46



Sadness, dog and regrets on the beach with the sun
« Paytah et Elena »

J’ai pas le moral aujourd’hui. Allongée sur un canapé, face au plafond, une cigarette à la main, seule dans cette immense maison. Je commence d’ailleurs à me sentir bien trop seule, malgré mes passages fréquents à Wynwood. A vrai dire, je ne sors pas énormément. Depuis que nous sommes en vacances, je ne vois presque plus personne, j’ai chopé la crève, puis l’anniv de ce mec, là, le cousin de Ty, qui, franchement, ne cassait pas trois pattes à un canard, même si ça m’a permis de voir des gens un minimum, et la mort de Ty quoi. J’ai appris, en plus, que mon cousin, Kyle, partait de WHS. Il est déjà en Californie en fait. Je ne sais pas pourquoi il est parti là-bas, sans rien dire. J’ai l’impression d’être abandonnée par tous. Même Alex est partie en vacances et ne me donne presque plus de nouvelles. De toute façon, je vois tout de manière négative en ce moment. Du coup je passe la plupart de mon temps à faire des tours en rond chez moi, à broyer du noir, à fumer, plus que jamais. Comme c’était pour Kyle que j’avais diminué ma consommation de clopes, maintenant plus rien ne me retiens. J’occupe mes journées en m’entrainant à la guitare, mettant en pratique les cours de Sean, un peu de piano aussi mais je tourne en rond, j’ai essayé de dessiner mais je n’ai pas la patiente, pas l’envie. Je ne sors même plus pour faire de footing. En fait, je dors, je mange, je fume, je redors, je refume, je tourne en rond en fumant... Le soir je sors parfois pour aller boire un coup, mais seule, ça vaut pas grand-chose. Puis je suis pas du genre à noyer mon malheur dans les bars. Une bouteille de vodka ou deux à la maison font l’affaire. Je suis pas trop revenue à la drogue quand même mais je sais pas vraiment comment ça va évoluer. Quand je me regarde dans un miroir, j’ai peine à me reconnaitre. Des cernes cerclent mes yeux, mes cheveux n’ont pas été coiffés depuis un moment, je me fringue avec ce qui me tombe sous la main et puis surtout, mes yeux sont bien plus sombres que d’habitude. Je me dis qu’il faut que je me reprenne en main mais je n’ai pas le courage. En fait, j’ai un peu peur de retomber dans ma déprime. Mes vieux démons n’ont jamais cessé de me tourner autour alors dès qu’ils ont une occasion de revenir à l’assaut… Et puis il n’y a pas qu’eux qui n’ont jamais cessé de me tourner autour, autre raison pour laquelle je sors peu. Tout ça, toutes ces emmerdes qui s’empilent, font remonter à la surface mes vieilles blessures, ma tristesse, ma solitude et donc mon agressivité. Je me protège plus que jamais de tous. Mon masque, qui avait un peu fondu ces derniers mois, a repris de la force, beaucoup. Je pense que pleurer un bon coup pour tout évacuer serait mieux mais je retiens, toujours et encore, tout pour moi. J’accumule tout ça au fond de moi parce que je pense être assez forte pour le supporter. Je me trompe peut-être…

Je me lève, tirant une dernière bouffée sur ma clope avant de l’écraser dans un cendrier déjà plein. Je traine des pieds jusqu’à une fenêtre. Je peux y voir mon reflet qui m’effraie. Je fais semblant de n’avoir rien vu et observe le jardin. Les feuilles des palmiers sont remuées par un vent léger alors qu’un grand soleil brûlant éclaire tout de ses rayons dorés. C’est bizarre comme la météo ne colle pas à mon humeur… Je me laisse glisser au sol et reste, assise sur le sol froid, face à cette fenêtre où le fantôme de moi-même me regarde. Bouge toi Elena, bouge toi ! Imagine si… je sais pas qui moi ! Si quelqu’un te voyait dans cet état ! Tu fais peur, vraiment, tu fais peur. Arrête de te laisser aller comme ça, ça t’apporte rien de toute façon. Alors lève toi, sors, va quelque part, respirer un peu d’air. Positive, va de l’avant ! Merde hein ! Aller ! Debout ! Je n’ai pas envie d’écouter ma conscience et pourtant, je sais qu’elle a raison, que je devrais faire tout ça… Et là, une toute petite vague d’énergie me traverse. Toute petite mais j’en profite, je m’y accroche, comme à une petite lumière dans l’obscurité. Je me lève et monte quatre à quatre les marches menant à ma chambre. Je file sous la douche pour me réveiller un peu. Douche froide, c’est efficace. En sortant, je me coiffe, me maquille, m’habille correctement avec un short et un top noirs (de toute façon c’est ma couleur du moment) puis cherche de quoi aller faire un petit tour sur la plage à savoir lunettes de soleil, chapeau, sandales et un sac ou je fourre un paréo, de la crème solaire, un bouquin, mon paquet de clopes avec un briquet, mon portable, mon casque et mon Ipod ainsi que pleins d’autres choses inutiles. En soi, je n’ai pas beaucoup plus le moral que tout à l’heure mais au moins, je suis un minimum motivée à sortir. Pourquoi la plage ? Parce que c’est pas trop trop loin de chez moi et qu’il fait beau. Puis ça me changera les idées. Bon par contre pas de maillot de bain, je suis pas encore à ce stade de motivation non plus, faut pas abuser. Je redescends dans le hall d’entrée et croise mon regard dans un miroir : je suis déjà plus présentable. Sans plus réfléchir (car si je réfléchis trop, ma bonne résolution va tomber à l’eau), je passe la porte et me dirige vers la plage de Miami.

J’arrive sur le sable chaud. Il y a pas mal de monde alors je reste en bordure de plage, à l’ombre des palmiers. Je sens que l’énergie qui m’a traversée tout à l’heure commence déjà à s’évanouir. Je regarde autour de moi d’un regard un peu vide, pour vérifier qu’il n’y a personne que je connais. C’est bon, pas de problème pour ça. Je commence à marcher, lentement, le long de la dernière rangée de palmiers. Je me force à respirer un peu d’air pur et bloque tout le bruit environnant pour rester calme. La foule me rend malade et encore plus irritable, je la fuie au maximum. Je continue à marcher quand un sale cleb vient trainer dans mes pattes. Un espèce de toutou à sa mèmère qui doit appartenir à une vieille du coin.

« Casse toi saloperie ! »

Dis-je en lui filant un coup de pied. Le truc jappe de manière pitoyable et s’enfuie la queue entre les pattes. Je soupire et suis la bête du regard. Elle va rejoindre son propriétaire, qui, finalement, n’est pas une mémé mais un mec pas plus vieux que moi. Le cleb aboie puis pose ses pattes sur son propriétaire qui dit un truc puis rie. Je ne prête plus attention à ce magnifique couple et me remet en marche. En fait, étant donné que le gars est appuyé contre un palmier, je me rapproche de lui et son toutou. Et plus je m’approche, plus sa tête me dit quelque chose. Plus que de me dire quelque chose, je le reconnais : Paytah, le cousin de Ty, lui, celui à cause de qui j’ai perdu mon ami, mon frère de confrérie, bref, Ty. D’ailleurs il se met à chialer comme une fillette. C’est quoi son problème ? A un moment il rit avec son chien et deux secondes plus tard il fond en larmes ! Je n’ai pas vraiment de mal à trouver la raison de ses larmes, sûrement son cousin. Il renifle et essuie ses yeux d’une main. Je le regarde d’un regard un peu haineux et me rapproche de lui.

« Arrête de t’apitoyer sur ton sort, relève la tête et arrête de pleurer comme une fillette, Ty mérite mieux que ça ! »

Je ne voulais pas le dire tout fort mais c’est sorti quand même, d’une voix dure et froide, tranchante comme la lame d’un couteau. Je me suis arrêtée à côté de lui. Je sens mon propre dégout pour lui émaner de moi, mes yeux le fusillant. Je ne peux pas m’empêcher de lui en vouloir, surtout en ce moment, où j’en veux à presque tout le monde, pour lui, c’est encore pire. Je mets sur lui toute la faute car pour moi, il n’y a pas d’autre coupable dans la mort de mon ami et la manière qu’il a de s’apitoyer sur son sort comme ça me met hors de moi.

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MessageSujet: Sadness, Dog and Regrets on the Beach with the Sun    Jeu 24 Juil - 15:31

Paytah ∞ Elena
Ils m'ont dit de sortir, de me changer les idées. Qui ça ils ? He bien Nina, Sasha...
Alors c'est ce que j'essaie de faire tous les jours et tous les soirs. La journée, je traîne dans Miami, et le soir je vais en boîte ou je reste pépère dans un bar à boire de la bière. Je me suis habitué au goût de l'alcool. Je bois pour cacher ma tristesse, pour oublier, pour combler ce grand vide que j'ai depuis la mort de mon cousin que-je vous le rappelle- détestait. Cette haine n'était pas vraiment une haine, puisqu'au fond, nous nous aimions toujours comme des frères , mais nos égo nous empêchaient de nous l'avouer. Mais lorsqu'il sentait la mort approcher , Ty me demanda pardon et moi de même et nous nous avouâmes que cette haine n'était qu'une façade et que nous nous aimions toujours comme deux cousins super proches, tellement proches qu'on dirait des frères. Nous nous resconscilliames donc in-extremis. Je pense que si nous nous étions pas réconciliés à temps, je n'aurais pas survécu à la disparition de mon cousin.
Depuis la mort de Ty je n'ai plus envie de rien. Il me semble que le temps s'est arrêté, s'est mis en pause. Je n'ai plus aucune ambition : je suis indifférent. Tout va de travers depuis que Ty m'a soufflé : «Sois sage » et qu'il a fermé ses petits yeux en souriant. Je n'ai presque plus de vie sociale, ma sœur adorée Matoskah ne répond plus à mes Tweets, Joy ne me parle plus, je m'ennuie, et je me demande sans cesse si je suis un PS. Je broie du noir. C'est comme si j'étais en dépression ou dans une crise d'adolescence.
Je passe mes journées à me morfondre et à me ressasser la nuit où Ty a perdu la vie pour me sauver.
Je souffre en silence. J'ai l'impression d'être seul au monde. J'ai l'impression que la vie ne vaut presque pas la peine d'être vécue. Moi, si optimiste, j'étais devenu...étrange.
Mes cheveux ont poussés un peu plus -normal, ils poussent très vite- et je ne les comprend plus. Je ne prend pas la peine de me coiffer vraiment comme avant. Je ne porte que des vêtements sombres. Mon visage est triste, je pleure souvent, et je ne souris plus. Ma joie de vivre est finie.

C'est ainsi que je suis là, debout contre un palmier, cheveux décoiffés par le vent, vêtu d'un jean noir, d'un t-shirt gris et d'une chemise bleue marine, chaussé de converses noires et portant mon crucifix, mes bracelets, ma montre et 3 boucles d'oreilles noires, yeux plissés observant les vagues.
Je me sens vraiment abandonné. Je me sens seul, terriblement seul...
« Wouaf ! Wouaf ! »
Mes yeux bruns se baissent et je vois Eureka, le petit chiot femelle blanc que j'ai trouvé hier dans la rue. Elle est super chouette, très gentille, joueuse, câline et obéissante. Elle m'obéit au doigt et à l'oeil. Je l'ai emmenée ce matin chez le vétérinaire pour la vermifuger, lui mettre une puce à son nom et la soigner. J'ai acheté ensuite des croquettes, deux bols (un d'eau et un autre pour les croquettes), un collier rouge avec son nom dessus, un petit couffin, une laisse, des jouets, des petits bonbons pour chien, une brosse, une serviette de bain, des savons spécial poil brillant et un petit manteau pour l'hiver.
Je l'ai lavée, brossée et je lui ai mis son collier.
C'est cet animal au poil frisé qui me remonte le moral puisque tout va mal niveau amis. Je pousse un soupir en repensant à Joy. Comment ais-je pu lui mentir deux fois en la regardant droit dans les yeux ? Je suis si désolé de l'avoir trahi. J'aurais voulu revenir en arrière, mais hélas, c'est IMPOSSIBLE ! Comme pour l'histoire avec Ty...Je l'ai vengé c'est vrai, son assassin est derrière les barreaux à présent avec ses acolytes, mais je ressens toujours une pointe de culpabilité en moi.
Je me sens coupable ! Je me rappelle de Ty qui m'a poussé pour que je ne meurre pas de la 1ere balle. Je me souviens de son sourire qui est resté sur son visage, de ses yeux que j'ai été obligé de fermer et de mon moment de panique totale. Si j'avais écouté Ty, je n'aurais pas rencontré ces bandits, ils ne m'auraient pas tabassés ni menacé de mort, Ty ne s'en serait pas mêlé, il n'aurait pas pris ma défense et nous ne serions pas obligés de courir dans la rue, Ty n'aurait pas fini sur le goudron avec une balle dans la jambe, il ne m'aurait pas donné ses derniers conseils, puis, il n'aurait pas reçu la balle dans le cœur, je n'aurai pas couru partout pour demander de l'aide et je n'aurais pas entendu la phrase terrible du médecin.
Je m'en veux tellement !

Eureka pose ses deux pattes sur moi. Je m'accroupis et la prend dans mes bras.
« Qu'est-ce qu'il y a ? Hm ? », fis-je en la regardant. Pour toute réponse, la petite chienne me lècha le visage, ce qui me fit rigoler malgré-moi.
Je la caressais ensuite, puis je levais la tête vers la mer. Quand je voyais la mer, je repensais au jour de l'enterrement où j'avais jeté les cendres de Ty dans la mer.
Brusquement, les larmes revinrent, et je m'empressais de les essuyer rapidement, pour que personne ne vienne me demander la cause de mes pleurs et de mon malheur.
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