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 ∞ Bad Wolf [Azraël]

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MessageSujet: Re: ∞ Bad Wolf [Azraël]   Dim 5 Oct - 19:21

BAD WOLF
C'était donc beaucoup moins perchée que je revoyais Az. On avait même fini par devenir de très bons potes. Amis même, si j'ose dire. S'il n'était pas trop tôt pour mettre un titre pareil à notre relation, qu'en savait-on et qu'importait. On pouvait discuter de tout et de rien comme on pouvait aussi traîner ensemble sans dire un mot. Ça me suffisait amplement pour appeler ça de l'amitié. Et comme pour Kim, ça justifiait parfaitement que je me permette quelques conseils qui, vis-à-vis d'autres personnes, paraîtraient déplacés. En ce jour, j'étais bien partie pour entamer ce genre d'hostilités avec lui et on commençait d'ailleurs par du lourd. En effet, j'avais, il y a de ça deux ou trois jours peut-être, eu le malheur de surprendre une scène des plus déconcertantes.

Mon nouvel ami se faire emballer par Docteur Porter. Alors non, qu'ils ne soient pas du même âge n'est pas ce qui me choque. Qu'ils soient du même sexe, ça je m'en balance, étant moi-même aussi bien attirée par les hommes que par les femmes - même si pour ces dernières, j'ai mis un peu de temps à m'y faire et que si Sky n'avait pas été sur ma route, je n'aurais probablement pas fait mon coming out, incomplet cependant car ma mère croit encore que je plaisante quand j'aborde "vaguement" le sujet. Non, moi, ce qui me perturbe, c'est qu'il s'agisse du médecin scolaire. Un employé du campus. C'est quasi la même chose pour moi que s'il s'agissait d'un des professeurs. Ça ne se fait pas ! Si ça se trouve, c'est le doc qui lui forçait la main. Et si ce n'était pas le cas, il(s) pourrai(en)t avoir des ennuis quand même. Porter pourrait être viré - même si cela m'importe moins - et Az renvoyé et placé dans un centre de jeunes. Ou... Que sais-je ? Puis merde, c'est chelou de se taper un vieux du personnel scolaire. Surtout... Surtout le père - présumé - de Sky.

Sky, cette bombasse. Je ne savais même plus de quand datait notre dernière conversation. Ni notre dernier baiser. Probablement d'une soirée. Sûrement comme un réflexe, pour goûter une nouvelle fois, pour se souvenir de ce qu'on a perdu. Elle, certainement pour me tester, encore. Je ne saurai jamais si je l'aurais réellement intéressée. Du moins, au delà du côté "j'ai dépucelé et initié une jeune fille timide". Oui, j'ai été timide mais ça, c'était avant. Tout comme moi, je ne saurai jamais si j'ai vraiment aimé Sky ou si ce n'était que de la pure admiration. Elle m'impressionne toujours autant, seulement je ne lui montre plus du tout. Depuis, j'ai collectionné les aventures de courte durée donc ce n'est pas seulement physiquement qu'elle m'intrigue, je l'ai bien compris. Mais voilà, depuis ma discussion avec le docteur, je me surprenais souvent à penser à elle. Curieux, non ?

Mais revenons-en à mon petit loup blanc. Je l'ai cherché partout du regard, aujourd'hui. Ce n'était qu'une fois arrivée à la cantine que je trouvai. Je n'étais pas à l'aise cependant, il fallait qu'on en cause. Je suis même persuadée qu'il s'en doutait et m'attendait au tournant car, je m'étais barrée assez tôt pour que le docteur ne me voit pas mais pas assez pour que l'amoureux des murs ne me loupe.

« Yo' Az ! Lançais-je, faussement nonchalante. J'espère qu'on va pas nous larguer de la purée kaki sur nos plateaux, ce midi. Pas que je meure de faim mais autant manger potable. » Un début de conversation IKEA, vous savez, pour meubler. Le sujet était bien trop délicat pour l'aborder de but en blanc et puis, je n'allais certainement pas balancer la sauce là, comme ça, au milieu de nos camarades et près de oreilles, bien plus qu'attentives qu'on ne pouvait le croire, de nos cantinières - pires commères encore que les élèves Eta Iota et plus bavardes encore que la vieille concierge constamment postée à sa loge. Une cantinière, ça ne restait à son poste que jusqu'à la fin du service repas. Des milliers de personnes passaient les voir chaque jour, et une fois les gamelles vidées les tables et cuisines nettoyées, ça se promenait dans le campus. Enfin, quand ça n'avait pas comme second job de nettoyer les chiottes et couloirs de celui-ci. Les ragots entendus dans les toilettes étaient sûrement les plus croustillants. Bref, je passerais à l'interrogatoire qu'une fois m'être assurée qu'aucun mur n'avait d'oreille.

« Au pire, je t'offre un truc à grailler en ville. » Suggérai-je à Azraël en sous entendant au passage que je voulais m'éloigner de cette foule beaucoup trop familière et indiscrète. Bien que tout ceci ne m'empêcherait aucunement de lui parler une fois pour toutes de ce qu'il s'était passé. Non, non, non, il n'y avait aucun moyen d'y échapper, seulement là, je lui offrais l'occasion d'en parler plus tranquillement et sans se faire griller pour tous les petits curieux.


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MessageSujet: Re: ∞ Bad Wolf [Azraël]   Sam 20 Sep - 19:03

J'ai dit assis, tu t'es assis, et t'as souris avec un air d'évaporée. T'as l'air tombée d'un nuage, mais t'es encore en train de flotter pas vrai ? T'es un peu sous l'eau alors, un peu sous l'eau. T'entends tout toi dit ? Tu comprends tout ? Cette vie à la con et le sens qu'on peut penser y trouver, toi t'y piges quelque chose ? Parce que j'y comprend tellement rien, c'est juste un enchevêtrement de pensées, un enchevêtrement de creux, de vides et de non sens. Ca n'a pas de sens, faut croire. Peut être que pour toi ca en a un. Toi tu vois des araignées roses à pois se suspendre à la lune et danser la macarena, est-ce que ca a du sens ? Tu m'réponds comme a l'armée ou comme si j'étais un prof, "oui m'sieur!" et ca me fait grimacer. Tu sais, j'pense que les profs c'est un peu une race a part, dans le genre qui se reproduit en éprouvettes tu vois ? C'est la seule explication plausible, la seule qui soit logique. J'ai une théorie des races, j'pense tu vois qu'il y a des gens comme ca, les héros, les minables, les sans cerveaux, les pauvres d'esprits, les clochards en costard. Tu vois, j'y crois à ca et j'te l'expose dans le détail, un autre soir, assis a l'envers sur un banc pendant qu'on balance le pain de la cantine aux canards.

Elle fixe ma peinture, puis mon haut, et mes mains, et j'ai une idée stupide, une idée con. je me penche et son nez recoit une petite dose de jaune. Elle me fait de grands yeux mais je suis pas bien sur qu'elle s'en soit seulement rendue compte. Elle est rigolote.

« Y'a pas d'quoi ! Tu graffes souvent ? »

Si tu savais. On peut dire ca, oui, souvent. Enfin, plus tellement. Je te regarde sans rien dire d'abord. Puis je me rend compte que t'en parler a toi, ca me dérange pas. Je ne vais pas pour autant te raconter le 11 septembre, tu me l'as pas demandé, puis je te connais pas, et c'est pas forcément un sujet que j'aime bien. Ca a tendance a jeter un froid, balancé comme ca en détour de conversation.

"Ouais, enfin moins maintenant, mais c'étit tout les soirs y'a pas si longtemps". Avant que je le croise et qu'il me percute comme un putain de camion. La c'est sur, je graphe moins. Je vis plus, aussi. Ils sont rigolos tes tiffs. En fait, t'es une rigolote. Voilà.

« C'est drôle, peu de personnes osent toucher mes dreads. Beaucoup trouvent ça dégueu. »

"J'trouve ca cool, et je trouve pas ca moche. Ca te va bien." Je comprend ce qu'elle veut dire mais avoir des dreads ca veut pas dire ne pas se laver le crâne. C'est un peu comme être con ou simplement pas avoir de cerveau. J'ai pas trop besoin de lui demander a quelle confrérie elle appartient. J'pense comme ca qu'elle va me répondre "je suis des têtes brûlées moi m'sieur." Mais bon faut être poli pas vrai ?

"Je m'apelle Azraël et toi ? T'es dans quelle confrérie ?" Je lui tend pas la main, je trouverais juste ca con. Je me cale sur les marches, les coudes sur une de celles qui est derrière moi. Il fait bon ce soir, il fait pas froid, c'est un temps parfait pour foutre le nez dehors. Ma dreadeuse est d'accord, parce qu'elle tarde pas à faire pareil.

"Eh dis tu pense quoi de la place du mur dans la société ?" Elle fait des yeux de hiboux. "Ben tu sais un mur, il doit en voir des choses, obligé de subir sans pouvoir se barrer."

C'est vrai quoi. Pense un peu au mur de Berlin qui c'est fait marcher dessus, et le mur, là, qui sert a rien, meme pas dans une construction, juste un support à taggs. Et on part dans un putain de débat, comme ca, sur les murs. C'est fun est parfaitement inutile. Ca dure. Je m'endors a moitié alors j'en roule un autre, elle dit pas non, et je joue a mon jeu préféré : "LA REGARDE ! Un poiiiisson" Et je mime le poisson sans oxygène avec la bouche, elle se marre, et c'est a son tour de chercher une forme dans les étoiles. Et puis on rentre, quand même, parce qu'il faut bien. Sauf que je me réveille avec quelqu'un sous mon lit. Elle me regarde bizzarement, et moi aussi, puis on se fout à rire. Mon lendemain est lumineux.

Et ca se passe, comme ca, bonjour/bonjour. On se voit peut durant la semaine qui suit, mais nos sourires s'accrochent, parce qu'on a pas beaucoup parlé, pas vraiment parlé mais je sais qu'on est amis, c'est très simple et aussi con que ca, parce que je crois que ca coulait tellement de source, quand j'ai posé mon cul sur la marche de pierre c'était déjà fait. Elle patiente pour se barrer du lycée. Je lui propose une glace. Et je sens son regard. A lui. Sur ma nuque. Je fais comme si je n'avais rien vu et je l'entraîne. Une glace, le toit, j'ai trop fumé ou trop bu, je lui raconte en quelques mots le 11 septembre, sans m'étaler. Elle me raconte aussi un peu d'elle même, et on continue comme ca. Je ne lui parle pas de lui, oh non. Mais j'ai pas besoin. Parce qu'elle est déjà entre nous sans le savoir.



Enfin voilà, toujours est-il que j'ai pas forcément envie de parler de ca avec toi mais j'ai pas tellement le choix. Donc je te vois arriver, les mains dans les poches, l'air de t'en foutre alors que tu t'en fous pas et je fais une grimace.
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MessageSujet: Re: ∞ Bad Wolf [Azraël]   Mer 6 Aoû - 15:36

BAD WOLF
« Assieds-toi ! »

M'a dit l'amoureux du mur en agrippant la manche de ma veste pour que je m'exécute.

« Oui m'sieur ! »

Disais-je en rigolant. À l'heure qu'il était, je ne pouvais de toute façon pas être sérieuse. Mon regard se reposait sur la peinture de l'homme silhouette. C'était abstrait ou alors c'est la drogue qui faisait déjà trop effet. Si je n'oubliais rien - et ça j'en doute - je reviendrai le matin pour vérifier. Mais c'était très coloré, pour sûr. Lui aussi, il était peintuluré sur le pull, un peu à la tête mais surtout sur ses mains. Ses mains, c'était inévitable. Maintenant, je voulais lui serrer la main pour avoir de jolies couleurs. On peut être bleue, monsieur ? Une stromphette dreadée ! Ce serait drôle, non ? Moi j'ai un rêve : aller en Inde pour la fête des couleurs. Ouais m'sieur !

« Merci. »

« Y'a pas d'quoi ! Tu graffes souvent ? » Disais-je en lui tendant mon petit décontractant en herbes et papier qu'il prenait sans hésiter. Son autre main, elle, s'aventura dans ma chevelure, attrapant l'une des dreadlocks.

« C'est drôle, peu de personnes osent toucher mes dreads. Beaucoup trouvent ça dégueu. »

Et je pesais mes mots. D'ailleurs une nana du lycée voulant à tout prix me relooker, avait surtout en tête de me faire une nouvelle coupe, signifiant par là que les dreads ne devraient pas exister. J'avais tendance à penser qu'elle se foutait royalement de ma gueule. Or, elle, était convaincue de pouvoir me faire changer d'avis, déterminée qu'elle était, cette Eta Iota. Elle pensait sincèrement pouvoir faire de moi une nouvelle recrue Eta Iota, tandis que moi, je m'acceptais telle que j'étais, j'assumais mes choix vestimentaires, capillaires et surtout, SURTOUT, mon choix de confrérie se portait sur celle des Khi Omikron, plus vulgairement appelés les têtes d'ampoule.

« Tu graffes souvent, dis ? »

Les questions sortaient, elles étaient banales mais on ne pouvait pas parler de grand chose dans cette situation, sans compter que mon état n'était pas des plus clairs, je risquais fort de me répéter. Je devais certainement loucher un peu aussi. On se connaissait pas, pas même de vue. Mais je sentais qu'on traînerait facilement une heure devant ce mur même si l'on avait pas grand chose à se dire. On fumerait, on contemplerait le mur, on bafouillerait. On aurait l'air idiots, surtout moi et on s'en foutrait. Surtout moi.

Mais je sentais que ce type là, je le reverrais.
Oui, je le reverrai, pour sûr. Cependant, je n'imaginais pas une seule seconde le contexte de notre prochaine rencontre. Encore moins celui de celles qui viendraient ensuite...


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MessageSujet: Re: ∞ Bad Wolf [Azraël]   Mar 29 Juil - 16:31

Nuit dégagée, dans le genre un peu fraîche, mais claire, la lune est presque pleine, les nuages sont allés se faire voir ailleurs, et on voit les étoiles. C'est la beauté d'une ville en bord de mer. Parce que Miami est une grande ville, et comme toutes les grandes villes, elle est polluée. Faut pas se leurrer. Mais le vent de la mer fait une trouée dans le nuage opaque qui devrait la recouvrir. Il souffle en haute altitude, ce vent là, et repousse la chappe maronnasse et peu appétissante de pollution loin dans les terres. En gros Miami pollue et envoie sa pollution aux autres. C'pas merveilleux ? Mais je m'en balance, parce que tout ce qui m'importe, c'est qu'on y voit très bien. Un peu trop bien même, alors il me faudra éviter les endroits un peu trop voyants, parce que je ne tiens pas à me faire griller. Exit le toit des immeubles, ou je ne serais qu'une silhouette noire apposée sur le tissu bleu sombre de cette nuit, et donc trop repérable. Exit égalemment le métro. Bien qu'il soit à l'arrêt, ce genre de nuits incite les jeunes a sortir, et il est de notoriété public que les allées du moyen de transport préféré des citadins sont envahies par la jeunesse alcoolisée et droguée quand il fait clair comme ce soir. Et j'aime pas la jeunesse. Encore moins alcoolisée et droguée. C'est quoi l'interêt de ses soirées étudiantes, picoler jusqu'a tomber, jusqu'à s'en rendre malade, celui qui boit le plus a gagné ? C'est d'un ridicule. Je n'ai pas beaucoup d'amour propre il est vrai. Mais j'en ai plus que ca.

Je déambule, mains dans les poches de la veste a capuche qui ne me quitte jamais. Le coton pas très épais suffit pourtant à me protéger du froid. Nous sommes après tout a deux doigts de l'été. Alors. Eviter le centre, éviter les bars. Ne pas aller trop loin non plus du lycée pour pouvoir rentrer suffisament tôt, sans avoir a emprunter le métro du matin. Je déteste prendre le premier métro pour rentrer a l'université. Le petit jour est déjà là a ce moment, et se faufiler jusqu'à l'internat est très compliqué. Vraiment très compliqué. La dernière fois que je me suis amusé a ca, j'ai eu la grande chance de terminer à l'infirmerie. Hors, je pense que c'est un endroit a éviter. Pour quelques temps du moins. Je traîne. Et j'observe le musée. Musée dédié a la seconde guerre mondiale. On nous bassine encore et toujours avec ce grand drame. Mais on ne nous parle pas du 11 septembre. Non, bien sur. C'est parfaitement silencieux, et dans le noir. J'observe l'espace, c'est surement surveillé. Ce genre d'endroit est souvent muni d'un gardien de nuit.

Alors j'observe, en avancant, en silence. Je me faufile. Je ne met pas longtemps a trouver l'entrée la plus praticable pour des personnes qui souhaiteraient entrer par effraction. Et comme souvent, c'est le toit. Je décide de monter. L'escalade est relativement facile, parce que je n'ai plus trop de courbatures. Parce que c'est plus facile que d'escalader une facade d'immeuble. C'est plein de jolies fioritures. J'observe la porte de toit, protégée par un bête cadenas. Comme d'habitude. On part trop souvent du principe que personne ne sera assez taré pour escalader la facade, manquer se rompre le cou une bonne vingtaine de fois. Non, personne n'est assez débile. Je m'en tire pas trop mal. Quelques bleus, quelques écorchures, mais rien de grave. Tant mieux. Ca m'évitera sans doute de me faire trépaner par je-sais-qui. J'entre. Je tague. Je ressort. Comme une ombre. Un peu soulagé. Un peu mieux. Il est 3 heures du matin. Il est temps de rentrer.

J'étale la peinture qui est sur mon pull avec les doigts. Avec une sorte de plaisir jubilatoire infantile. Et j'entre dans le campus. Je me dirige sans but, la main refermée sur la bretelle de mon sac a dos. Je passe devant les gradins. Je m'arrète. Je les regarde. Il y a un mur, un mur blanc cassé, qui est l'un des quatre du petit débaras ou on range les outils de sport. Un petit dernier pour la route. On verra bien. Ce n'est pas forcément l'idée du siècle, des pions tournent sur le campus pendant la nuit pour attraper les clowns dans mon genre. Mais voilà. Il y a un mur. Il y a le mur. Et ce mur me parle. Oui oui, je suis fou. Un peu. Mais j'ai bien envie de le repeindre. Il est tout blanc et très triste d'être sans couleur. Dire que je n'ai pas bu.

« Hey ! »

... Ah ben voilà. Je savais bien que ca devait arriver. Je range la bombe de couleur dans mon sac, sans me presser. Et je me retourne, près a décamper. Elle est pas loin de moi. Parce que je la discerne plutot bien. Je l'ai dit, cette nuit est claire. C'est une étudiante qui me fait face. Lunettes de vues. Une grande fille élancée. Qui marche un peu de travers. L'odeur de la beuh me pique les narines.

« C'est pas trop mal ce que tu fais. Une taffe ? »

Je la regarde qui approche encore et je lui fais signe de ne pas bouger. Je pose mon sac à dos par terre et je le rejoind en quelques pas. Bouge pas, si tu tombes et que tu meurres, déjà se serait la mort la plus con du monde, et en plus, en plus, franchement, j'ai pas envie de finir en prison. Ca ira, merci. Je m'assois sur le muret, près de toi. Et je te tire la manche. "Assied toi" Et nous voilà assis. Tu vois pas forcément tout ce que j'ai pu peindre de là, mais c'est pas grave. Ca n'a pas de sens. Un enchainement de couleurs, de formes. Juste pour me défouler. Cette peinture ne veux rien dire. Ca ne veux pas forcément toujours dire quelque chose. Parfois, c'est juste un besoin. Comme ca. D'exterioriser un sentiment. Tu t'assois, et tu me tend le tube de papier. Je l'attrape sans rien dire, et je le regarde se consumer un peu. Puis je me décide à tirer dessus. J'ai déjà fumé en soirée. Mais généralement, j'évite, parce que ca me rend fou. Enfin. Plus que ce que je le suis déjà. Pourquoi j'accepte, alors que j'aurais pu juste dire non merci, tourner les talons et aller dormir ? Je ne sais pas. Cette façon d'osciller comme une noyée sur la marche peut être. Va savoir. J'attrape une de tes dreads, entre le pouce et l'index. Ca, ca m'a toujours fasciné.

"Merci"
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MessageSujet: ∞ Bad Wolf [Azraël]   Jeu 24 Juil - 14:23

BAD WOLF
« Si tu pouvais voyager dans le temps, où irais-tu ? »

M'a un jour demandé Rayen. À cette époque, je lui aurais répondu au temps de Cléopâtre et des premières pyramides ou bien des millions d'années dans le futur, par curiosité, car qui peut savoir à quoi ressemblera notre planète si loin dans l'avenir. On pourra faire des hypothèses scientifiques ou avoir énormément d'imagination, personne ne verra ce qu'il en sera réellement. C'est probablement pour ce genre de questions, entre autres, que j'aime regarder la série Doctor Who.

Maintenant, si je devais répondre à cette question, je dirais plutôt que j'aimerais revenir au moment où j'ai annoncé à mes amies que je partirais de San Francisco. À la place, je ne leur dirais pas, je couperais totalement le contact et je ne me sentirais plus obligée de me disputer avec Kim par téléphone, ni de rassurer constamment Rayen sur le fait que non, je ne l'ai pas oubliée. Je suis un putain de paradoxe, j'ai besoin de me sentir sans contrainte mais en même temps, je ne peux m'empêcher de revenir vers elles de m'accrocher, de me prendre la tête. Et tout ça, à des centaines de kilomètres d'elle. On s'engueule davantage depuis mon départ, curieux, non ?

Mais les machines à remonter le temps n'existent pas.
Du moins, pas celles qui permettent de retourner physiquement en arrière ou de sauter les étapes pour aller loin dans l'avenir. Cependant, il y a des moyens de se trimballer la cervelle dans l'espace temps. L'imagination, évidemment. Les rêves où tout est possible mais on contrôle absolument rien. L'alcool, la drogue et le sexe. Pour ce dernier, c'est simple. N'avez vous jamais remarqué à quel point le temps passait vite ? Ce soir là, j'avais choisi l'alcool et la drogue. J'avais passé la soirée dans un bar du centre ville, fait la connaissance de nombreuses personnes dont je me souviendrai jamais les noms. Le barman avait laissé son écran sur la chaîne sportive mais, je serais bien incapable de vous dire de quel sport, de quel match il pouvait s'agir. Ce dont je me souviens c'était que les gens étaient très enthousiastes, bien plus que lors de la Coupe du Monde de football. Du baseball, peut-être.

Peu importe. Une fois bien pleine et lassée de la foule, je me redirigeai vers le campus sans la moindre idée de l'heure qu'il pouvait être. Je n'avais pas encore de chambre à l'internat mais, je me voyais mal rentrer chez mes parents en pleine nuit dans l'état dans lequel je me trouvais. Non pas parce que je craignais leur réaction et leurs remontrances mais plutôt parce que ce n'était pas à Miami même et que je n'allais pas prendre le risque de conduire.

Au bout d'un certain nombre d'incalculables minutes, je me retrouvais le cul posé dans les gradins d'un des terrains de sport, j'ignore lequel. Je m'allumais un dernier pét, pour la route avant de dormir, je ne savais encore où. Squatter la chambre d'un camarade, peut-être. Entrer en douce et m'excuser le lendemain. Ou alors, je peux aussi bien rester ici, il y a de la place même si ce n'est pas très confortable. Ou...

Mes pensées furent interrompues par la vue d'une silhouette s'approchant d'un mur. Oui, un mur. Un mur en bas des gradins. Un mur blanc, pas tout à fait blanc, un peu sale mais la nuit, on voyait pas tant la saleté, on voyait un mur noir bleuté. La silhouette tenait quelque chose dans sa main, une chose assez grosse, cylindrique.
Elle visait le mur, elle en voulait au mur.

« Hey ! »

Disais-je pour attirer l'attention à la silhouette, qui n'était peut-être que le fruit de mon imagination. La silhouette ne semblait pas m'entendre ou m'ignorais tout simplement. Je me demandais bien ce qu'elle pouvait faire et ce qu'était la chose dans sa main, j'espérais que ce ne soit pas une arme mais vu la forme c'était impossible de deviner. Je le voyais faire des gestes face au mur alors je descendais quelques marches pour m'approcher mais avec prudence. Qui savait ce que j'allais trouver en bas.

Une fois à deux marches du fameux mur, ce qui était une silhouette devint un être humain de sexe masculin, cheveux très courts avec une bombe de peinture dans la main. Il tagguait le mur. Il y avait pas mal de couleurs, ça semblait joli de là où j'étais mais ce que j'avais ingurgité depuis le début de la soirée devait probablement ajouter de l'effet aux dessins.

« C'est pas trop mal ce que tu fais. Une taffe ? »


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