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 Bambi et Zac || Before I met you, I never knew what it was like to be able to look at someone and smile for no reason (passé)

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MessageSujet: Re: Bambi et Zac || Before I met you, I never knew what it was like to be able to look at someone and smile for no reason (passé)   Ven 12 Déc - 23:09



before I met you, I never knew what it was like to be able to look at someone and smile for no reason


BAMBI & ZACCHARY


- Are you so blind that you don't even understand that I love you, Zacc?

Je me mets à pleurer, les larmes brouillent ma vue, je ne vois plus rien, je ne sais même pas où il est, je ne vois même pas ce qu'il fait. C'est horrible. Je déteste être faible comme ça. J'ai toujours été la plus forte de ma famille, je tenais bon quand tout allait de travers, surtout pour Fawn. J'étais son pilier, je le suis toujours. Mais on ne peut pas rester fort indéfiniment. On craque forcément au bout d'un moment. En même temps, ce n'est de la faute de personne, je savais que j'aurais dû me méfier. Je m'étais jurée de ne pas tomber dans son piège, malheureusement c'est ce que j'ai fait; mais alors, s'il ne m'aime pas, ce n'est pas de l'amour, puisque c'est forcément réciproque. Alors c'est quoi? Si ce n'est pas ça, qu'est-ce que c'est? Qu'est-ce qui peut faire aussi mal?

Je le sens s'approcher lentement de moi, je le sens hésitant, il ne sait pas quoi faire. Je trouve ça mignon. Et mes larmes redoublent d'intensité à cette pensée. Il me serre alors gauchement dans ses bras. Je frissonne. Ses bras tremblent. Je ne sais pas ce qu'il se passe, mais j'ai l'impression qu'il s'excuse. C'est réconfortant de savoir qu'il est quand même là pour moi. Mais ne dit-on pas aussi que l'on reconnaît le véritable amour lorsque la seule personne qui pourrait vous consoler est justement celle qui vous a fait mal? Je chasse ces pensées. Ça ne sert à rien de remuer le couteau dans la plaie, Bambi. Je sanglote encore un moment, voulant à tout prix arrêter le flot de larmes et effacer ce moment aussi bien de ma mémoire que de celle de Zacc. Je finis enfin par me calmer, et je commence à reculer de l'emprise de Zacc, mais il parle:

- I think that... I was blinded by the fact... I thought you wouldn't like me as much as I... do. I need you Bambi. I love you too.

Il se rapproche encore de moi et me prends par la taille. Je sens mon souffle s'accélérer, mais je n'ose pas le regarder dans les yeux, alors il me prend doucement par le menton et soulève mon visage vers le sien. Il ancre ses yeux dans les miens. Je sais ce qui a suivre, mais je suis trop faible pour l'en empêcher. Mes yeux se ferment tout seuls et je sens mon corps crier son nom, demander plus de proximité, ma chaleur corporelle augmente et je sens mes joues s'enflammer. Je n'en peux plus d'attendre, d'être si loin de lui. Quand enfin nos lèvres se touchent, j'ai l'impression d'être enfin libérée. Et aussi l'étrange impression d'avoir toujours un trou béant à la place du cœur. Je ne ressens rien en l'embrassant. Je ne suis tombée amoureuse que de la façon dont il me traitait, de son physique et de ses belles paroles. Et encore, "tomber amoureuse" est peut-être un bien grand terme. Si je ne ressens plus rien, c'est peut-être que j'a pris conscience du fait que je ne l'aimais pas, ou alors tout simplement que mon cœur est détruit et que je ne peux plus rien sentir.

Je me retire de son étreinte et le regarde dans les yeux, désolée d'avoir à le blesser, même si je ne pense pas que ce soit le cas:

- Zacc... Ça ne veut pas sortir. I'm so sorry. I'm not going to explain it during hours. I simply don't believe you, or can't, or whatever you wanna call it. I don't think it's a good idea anyway. I mean, you live in Australia, we're so far apart, so different. Just... Believe me. I'm sorry.

J'ai beaucoup d'autres raisons si jamais il ne me croit pas. Mais il ne résiste pas. Je reste encore un moment à le regarder, à graver dans ma mémoire les traits de son visage, à me remémorer tous les moments magiques qu'on a vécus ensemble. Je ressortirai plus forte de cette épreuve. C'est une étape de la vie. J'aurais appris des choses, j'aurais mûri, mais je ne regrette rien. Je lui souris, histoire de lui faire comprendre que je le pardonne et même que je le remercie. Je le remercie de m'avoir fait vivre un conte de fées mais je le remercie aussi de m'avoir montré qu'il faut se méfier des hommes. Je pivote sur mes talons et rentre chez moi, sans un regard en arrière.

Fin pour Bambi

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MessageSujet: Re: Bambi et Zac || Before I met you, I never knew what it was like to be able to look at someone and smile for no reason (passé)   Dim 30 Nov - 11:44

- I was worrying ‘bout you. I’m sorry for bein’ such a jerk. I shouldn’t have said that. I hope you could forgive me… Please ?...


Je m'en voudrais presque d'être aussi égoïste à ce moment précis, tellement ça m'a l'air facile. Elle est si gentille la petite Bambi. Elle me rend la tâche si facile, elle est si douce et innocente que la culpabilité me brûle les doigts. Si j'avais une âme... Mais ce n'est pas mon genre. Plus je grandis, plus je ressens les effets à long terme de mon enfance. Les coups redoublés ont eu raison de mon corps, mais certainement pas de mon esprit. Je me suis sans cesse endurci, pour ne plus avoir à souffrir, que ce soit physiquement ou mentalement. Parce que si j'ai été ce petit garçon au regard dur, mauvais, c'était pour me protéger. Et protéger Liam. Aujourd'hui, je ne préserve plus que les apparences. Histoire qu'on me foute la paix et qu'on ne creuse pas plus profond. Et si j'ai envie de réellement penser ce que j'essaie de te dire, Bambi... ce n'est pas le cas. Tu ne me fais rien d'autre qu'un effet physique passager, une sorte de chaleur dans le ventre que je traduirais par de l'excitation. Dieu sait que j'aimerais pouvoir donner plus, mais ce n'est pas pour moi. Je ne mérite pas et ne veux pas de tout ça. Et quand je te regarde, quand je vois tes yeux se remplir d'espoir eh bien... Ca me manquerait presque, cette sensation. Mais pour que quelque chose nous manque, encore faut-il l'avoir vécu, non ?
Elle me repousse, et j'hausse un sourcil, surpris. Une vraie tigresse, celle-là. Elle m'agace un peu, à force, mais puisqu'il n'y a qu'elle à des kilomètres et que bon, je n'ai pas vraiment le temps d'en choisir une autre, il faudra que je m'y fasse. Dieu ne m'a pas fait patient, malheureusement. Je m'attends encore à une de ses lubies et prend un air blessé. Dans une autre vie, j'ai du être une femme, parce que je simule très bien. C'est presque une seconde nature, un instinct animal qui m'a permis de me débrouiller jusqu'à présent. Je sais passer du rire à la tristesse en une seconde, et le mieux est que je n'ai absolument aucun remord. Je l'écoute donc débiter son discours féministe en me balançant d'un pied à l'autre, les yeux baissés au sol :

- No, Zacc. I'm not that type of girl. I'm not your type of girl. I'm sorry. I know you don't mean any harm. But I don't want to be destroyed again. You understand, right?

- Not my... (Je me marre) Don't be ridiculous. I DON'T HAVE a type. I... I really like you, that's all !
- Are you so blind that you don't even understand that I love you, Zacc?


J'espère maîtriser mes émotions aussi bien que d'habitude, mais ça me fout un coup. Je pensais bien qu'elle passait du bon temps avec moi, mais amoureuse ? Eh merde. C'est un véritable casse-tête, cette histoire. J'aurais pas pu en choisir une autre, bordel ? J'ai vraiment un sacré problème avec les femmes. Et en plus elle est vierge. J'ai envie de me foutre des baffes. Mon DIEU quoi. Elle a les yeux rivés sur moi, dans l'attente de quelque chose, mais je ne sais pas vraiment quoi. Et ça y est, elle craque et se met à pleurer. Oh putain, on fait quoi dans ces cas-là. Je me mord la lèvre et m'approche d'elle, peut-être un peu gauche, et la serre dans mes bras. Je sens les sanglots la secouer et mes bras tremblent, mais je la laisse s'épancher sur ma poitrine. Ca dure un peu, mais je me reprends vite et lui dis doucement :

- I think that... I was blinded by the fact... I thought you wouldn't like me as much as I... do. I need you Bambi. (Je me rapproche encore, et l'attrape par la taille) I love you too.


Je relève doucement la tête de la jeune fille, et la regarde droit dans les yeux pour lui faire comprendre ce que je vais faire. Et je l'embrasse doucement, du bout des lèvres.
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MessageSujet: Re: Bambi et Zac || Before I met you, I never knew what it was like to be able to look at someone and smile for no reason (passé)   Mar 21 Oct - 23:02



before I met you, I never knew what it was like to be able to look at someone and smile for no reason


BAMBI & ZACCHARY

- You wanted to talk?

Je me pointe comme ça, out of the blue, sans prévenir. Je suis blessée. Je ne sais pas trop comment ni pourquoi, mais je sais que se faire traiter comme un objet n'est jamais très agréable. A vrai dire, je croyais être tombée amoureuse. Ha. Si c'était aussi simple, on n'en serait pas là. Ce type a réussi à me rendre amère et aigrie, vieille avant l'âge, incapable de voir les bons côtés de la vie. Je lui en veux. Peut-être pas autant qu'à moi, qui ait été aussi naïve au point de tomber dans son piège. Pourtant, ça se voyait. Il est sublime, bien foutu, aguicheur, dragueur, et tu croyais qu'il en pinçait vraiment pour toi? Ma pauvre, t'es vraiment bien loin de la vérité. Il cherchait juste une autre conquête, un autre cœur à briser, une autre vierge à dépuceler.

Je croise les bras sur ma poitrine, dans une attitude protectrice et défensive. Je suis sur mes gardes, et pas prête à retomber dans ses bras, pas tout de suite, voire même jamais, ce serait mieux pour moi. En le voyant, je sens mon cœur se briser en mille morceaux, je les sens se détacher lentement de leur emplacement et tomber dans un abîme sans fond, ne laissant derrière eux que la douleur de ne plus les sentir là. C'est atroce. Ça fait mal, tellement mal. Je grimace, les larmes au bord des yeux. Mais je ne suis pas au bout de mes surprises.

- You came out of your cave just to see me ? So nice of you…

Il me sourit. Je n'en reviens pas. Mes yeux s’écarquillent au point où je les sens sortir de mes orbites. Après tout ce qu'il m'a fait, il a le culot de me dire ça? Dites-moi que je rêve! J'ai envie de le baffer.

- Are you serious? I didn't "come out of my cave", thank you very much. If you don't like Canada and wildlife, that's your problem, not mine. It's not because I like nature and animals that I live in a cave. Ever wondered that the cave might be where you live? Anyway, I just wanted you to explain your behavior, but you don't seem very enclined to do so...

Alors que je tourne les talons, je l'entends me rappeler. Sa voix est suppliante. Mon cœur se déchire, je n'en peux plus, c'est atroce. C'est horrible d'aimer quelqu'un qui vous détruit. C'est horrible de l'aimer à ce point.

- I was worrying ‘bout you. I’m sorry for bein’ such a jerk. I shouldn’t have said that. I hope you could forgive me… Please ?...

Sa main caresse ma joue et je me sens succomber. Ses paroles rallument la flamme de l'espoir, et si?... Je me reprends très vite en main. C'est impossible, ce qu'il me dit ne sont que des mensonges. Je frappe sa main -pas très fort parce que je manque de persuasion, mais bon, c'est le geste qui compte. Je recule de quelques pas et je le regarde, incrédule:

- No, Zacc. I'm not that type of girl. I'm not your type of girl. I'm sorry. I know you don't mean any harm. But I don't want to be destroyed again. You understand, right?

Mon regard a dévié vers le sol. Je sens que je suis au bord des larmes. Pourquoi est-ce qu'il s'acharne à vouloir me séduire? Pourquoi est-ce qu'il ne comprend pas ce qu'il se passe juste sous ses yeux? Pourquoi ne veut-il pas comprendre que je m'attache à lui, beaucoup trop? Je relève les yeux vers lui. J'aimerais voir une quelconque blessure dans ses yeux face à mon refus, une blessure autre que charnelle, une blessure profonde et véritable, une blessure du cœur et de l'âme. Mais j'en suis incapable; des larmes brouillent ma vue et glissent le long de mes joues.

- Are you so blind that you don't even understand that I love you, Zacc?

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MessageSujet: Re: Bambi et Zac || Before I met you, I never knew what it was like to be able to look at someone and smile for no reason (passé)   Ven 10 Oct - 14:01

Je ne suis pas le genre de mec à m’embarrasser avec des non-dits. Les trucs romantiques, je garde ça sous le coude pour obtenir ce que je veux en cas de refus catégorique, mais généralement les femmes s’en foutent. On leur témoigne un peu d’attention, du genre « Oh, tu es splendide dans cette robe ma belle », ou bien « J’adore la couleur de tes yeux… ». Ces conneries fonctionnent pour des couillonnes romantiques. Pour les vraies femmes, un bon « Tu es vraiment sexy/excitante/bandante » fonctionne (selon le degré d’intimité, barrez la mention qui ne convient pas. J’adore les « soyez doux et mignons » des magazines, alors qu’en bandant comme un chien en la matant elle est déjà presque prête à se laisser sauter. Les femmes. Créatures dites inaccessibles, belles aux fantasmes inavoués… Elles aiment aussi qu’on les malmène un peu, histoire de se faire désirer. J’essaie de me dire que tu es comme ça, Bambi, de te voir comme une autre, parce que si je m’avoue vaincu, je sais bien que j’aurai du mal à me séparer de toi, et surtout de te briser le cœur, vu qu’il n’y a aucune possibilité que ça se passe un jour entre nous. Ce sera un coup d’un soir. J’ai soigné le tableau, je t’ai séduite, et mes efforts seront récompensés. Ou du moins, c’est ce que j’espère, la tête sur tes genoux. Mon projet tombe cependant vite à l’eau…

- How could you? (Elle me pousse tellement fort que je bascule par terre) Do you really expect me to believe your lies? Do you seriously think I'm that stupid? You're not a virgin, you lier! You just wanted to use me! You disgusting piece of shit! Get away from me, I never want to see you again! Ever!


Et merde, Zac. T’aurais peut-être pu y aller plus en douceur. Bon, au moins, plus de question à se poser. Enfin, si, quand même. Rester sur un échec, c’est pas mon truc. Je m’allonge sur le banc et soupire. Encore une soirée de foutue. Et dire que j’ai annulé ma séance jacuzzi sexy avec une des femmes de chambre pour libérer la place pour Bambi… Je m’asseois et prends mon téléphone :

- Liam, c’est Zac. Tu peux rentrer à l’hôtel, c’est bon, ce soir c’est mort.
- T’as encore fait ton malin ?
- M’en parle pas. Tu veux la chambre pour emmener une meuf ?
- Tu sais bien que non. Je garde les fraises et le champagne, si ça te dérange pas.
- On se mangera ça devant la TV. A toute.


Liam n’a pas le même genre de « loisirs » que moi. Pour lui, les femmes viennent d’un univers surnaturel, irréaliste, et ne servent pas vraiment dans sa propre vision de l’avenir. Tant pis pour lui, je m’en tape assez pour deux. Je sens que cette soirée sera loooongue… Très longue. Et je n’aurais que des fraises, du champagne et des bonbons au sirop d’érable pour me consoler.

Cinq jours plus tard

Je l’ai appelée des dizaines de fois. Laissé quinze messages sur son répondeur, une bonne vingtaine de SMS. Elle n’a pas répondu. Faut dire que j’y étais allé au culot, y’avait qu’une chance sur deux pour que ça passe ! Mais j’étais tombé sur la petite farouche, une sauvageonne du fin fond du Canada qui avait refusé une bonne partie de jambes en l’air juste pour le fun. Parions donc sur sa virginité ! J’avais néanmoins continué mes attaques sans merci, par ennui et par volonté de gagner. Elle a reçu des fleurs, des cadeaux au café, et j’y passais mes matinées depuis des jours. Si bien que ce jour-là, j’en ai eu marre d’attendre. Assis là, je me disais, « arrête, cherche plus… c’est mort ». Et là, qui vois-je ?

- You wanted to talk?
- You came out of your cave just to see me ? So nice of you… (Je lui souris néanmoins) I was worrying ‘bout you. I’m sorry for bein’ such a jerk. I shouldn’t have said that. I hope you could forgive me… (Je m’approche et lui caresse la joue du bout des doigts, baissant la tête vers elle) Please ?...


Je la regarde avec un air implorant, espérant qu’elle va me pardonner et accepter un petit baiser de pardon. Histoire de reprendre là où nous en étions !


HRP : J'abrège un peu pour faire avancer le truc ;)
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MessageSujet: Re: Bambi et Zac || Before I met you, I never knew what it was like to be able to look at someone and smile for no reason (passé)   Jeu 2 Oct - 22:44



before I met you, I never knew what it was like to be able to look at someone and smile for no reason


BAMBI & ZACCHARY

- I'm not letting got. Not now. Not tomorrow. Not ever.

- Bambi... I... need to go see if my brother is okay and... If I keep kissing you like that, I'm afraid that he's gonna be alone for many hours... I... I like you so much I want to keep you with me like forever ! But I need to be a good brother to him...I see you tomorrow, okay sweetie ?

Je me recule, le regarde, puis souris. Je sens mes joues rosir. Je me sens tellement débile. Qu'est-ce qu'un gars comme lui peut avoir à faire d'une ado comme moi? Qu'est-ce qui l'intéresse tant en moi? Je me sens tellement jeune, naïve, sans expérience. Je hoche la tête et lui dis:

- Fine. No worries. Good night, see you tomorrow.

Il m'embrasse une dernière fois en se relevant et disparaît à l'intérieur de l'hôtel sans un regard en arrière. Je reste quelques instants encore assise sur les marches froides du perron, comme une andouille. Je fixe le sol devant moi et je ressasse tout ce qu'on vit, tout ce que je pense. Je sais que je suis en train de me perdre, de plonger dans un trou de dépendance, mais rien n'y fait. Je murmure, dans l'air froid de la nuit québécoise:

- Je t'aime...

Deux jours plus tard

J'ai fait visiter encore des recoins plus ou moins connus de ma ville à Zacc. On passe des moments magiques et je suis sur un petit nuage. Peut-être que mes parents ont bien fait de me donner le nom d'un personnage de Disney, parce que je vis un conte de fée. J'étais peut-être destinée à ça, qui sait?

Aujourd'hui, on s'est arrêtés dans les plaines d'Abraham après avoir visité la colline Parlementaire. On est assis sur un banc, Zacc a la tête sur mes genoux et ma main dans la sienne quand il se relève et me dit:

- Sweetheart... I thought about it and... Our story is so special! I think that... You're the one I want for my first time. I know it sounds fast but even when I'll be back in Australia, I know I'll think about you. I... I love you. Would... Would you spend the night at my hotel with me?

Je suis sous le choc. Mon cerveau ne marche plus, et quand l'information arrive, tout ce que je peux me dire avec effroi c'est que c'est ce qu'il voulait depuis le début. Des milliers de réparties me passent par la tête, mais tout ce que je réussis à murmurer, c'est:

- How could you?

Je le repousse violemment par les épaules avant de me lever précipitamment du banc.

- Do you really expect me to believe your lies? Do you seriously think I'm that stupid? You're not a virgin, you lier! You just wanted to use me! You disgusting piece of shit! Get away from me, I never want to see you again! Ever!

Je lui balance les mots à la figure en hurlant, mais je sais que ça ne lui fera aucun effet. Il s'en fiche. Une de plus ou de moins, qu'est-ce que ça fait? Et puis, c'est un dragueur, c'est pas comme s'il allait regretter. Je tourne les talons, sors mon skate de mon sac et pars le plus vite possible, laissant libre cours à mes larmes dès que je suis hors de vue.

Cinq jours plus tard

J'ai passé un weekend seule dans la forêt pas loin de Québec, avec juste une tente, de quoi manger et me changer et mon appareil photo pour me calmer. J'ai pu pleurer seule avec seulement les oiseaux comme réconfort. On aurait dit qu'ils ne chantaient que pour moi. Je me suis ressourcée, mon cœur s'en est plus ou moins remis et je suis ressortie plus forte de cette épreuve. Je pensais que c'était derrière moi, que Zacc allait laisser tomber maintenant que j'avais clairement dit que je ne voulais pas de ça.

En rentrant, ma jumelle m'a informé que mon portable avait sonné h24 depuis que j'étais partie. Je m'en suis excusée et je me suis empressée de supprimer tous les messages, appels manqués et messages vocaux que Zacc m'avait laissés pendant ces deux jours d'absence. Ce qui ne m'a pas empêché de me poser des questions. C'est horrible comme l'amour peut être la pire des tortionnaires et la plus agréables des compagnes. A ce moment-là, c'était plus le premier choix.

Et puis, je n'ai pas pu m'empêcher de retourner au café. Je restais dans l'ombre. Mais je le voyais quand même. Il faisait livrer des fleurs, des chocolats, des cartes, et mêmes des sucreries qu'on avait achetées ensemble. Il restait un petit moment assis à une table en terrasse puis repartait. Il appelait. Incessamment. Il laissait des SMS, des messages vocaux, m'implorant de l'écouter, de le pardonner, et toutes ces sornettes qui vous font tellement douter du fondement de votre haine. Parce qu'au fond, la haine que je ressens n'est-elle pas de l'amour bafoué?

Et puis, cinq jours après l'incident des plaines d'Abraham, je me décide à sortir de l'ombre. Il vient de soupirer à sa table, se lève et remercie le serveur. Je m'approche de lui doucement, un air de défi sur le visage.

- You wanted to talk?

Tenter le diable n'est jamais une bonne chose. Je voulais affronter le problème, mais voilà que ses iris chocolat me font littéralement fondre. Et merde, c'est pas bon ça... Je croise mes bras et le fusille du regard. Mais surtout, je tente de me raisonner: je suis là pour savoir pourquoi il a fait ça et ce qu'il veut maintenant. Je ne dois pas retomber dans son piège. Quel qu'en soit le prix.

Tenue de Bambi quand elle vient à ta rencontre au café


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MessageSujet: Re: Bambi et Zac || Before I met you, I never knew what it was like to be able to look at someone and smile for no reason (passé)   Mar 2 Sep - 18:12

Les fleurs, la sensiblerie… Les femmes adorent ça. Je n’ai jamais compris pourquoi en fait. J’aime bien les fleurs, mais dans des jolis champs ou des jardins… Les femmes les préfèrent en vase. Il faut dire que près de chez moi, on a peu de jolies fleurs qui poussent, ce sont des fleurs robustes qui supportent le désert… Des fleurs comme moi. Toi, tu es du genre à être cueillie, choyée jusqu’à ce que tu fanes et qu’on te sèche pour te priver de ta liberté jusqu’au bout. Mais tu m’attires, comme un papillon de nuit vers la lumière. Quelle idée de s’approcher si près de ce qui nous ressemble pas, au risque de se brûler les ailes ? J’aime bien Bambi, mais je sais que notre aventure, aussi sympathique qu’elle soit, se finira bientôt. On sera à des milliers de kilomètres… Mais autant en profiter pendant qu’on le peut encore ! Je lui souris gentiment, du genre « Ah bon, tu aimes ? » mais intérieurement je pense « Ouais, je sais, toutes les mêmes… Elle semble surprise que je l’emmène au Cochon Dingue. Pourtant, c’est presque gratuit, c’est indécent de payer si peu. Nous mangeons plutôt bien, en dépit des regards appuyés de certains couples. C’est vrai que d’habitude, je les préfère plus vieille, et vu ma taille et mon physique, on pense que je suis majeur. Je n’ai pas l’habitude de sortir une « ado »… Elle a l’air ravie, et ça me fait plaisir au fond. Elle est tellement… adorable. Je suis souriant et gentil, comme toujours.
Cette journée se termine bien, entre deux visites, balades dans Québec, au doux bruit de l’appareil photo de Bambi. Je pose, je fais le con, mais je sais bien que quand je rentrerai elle sera triste et finira peut-être par les brûler. Et je l’oublierai avec une ou deux ou plein d’autres femmes. Et ouais, je suis comme ça, moi. Je la suis en l’enlaçant, je la serre contre moi, réalisant à quel point le temps passera vite, maintenant. Il faut que j’en profite. La nuit tombe, et on se rapproche de l’hôtel. Je la sens bien agitée, nerveuse, et je comprends qu’il va se passer un truc. Merde, Liam. Il est encore dans la chambre, mon frère… Je peux pas le virer comme ça… On se pose sur les marches et je l’embrasse, la câline gentiment. Elle s’accroche à moi comme si elle allait se noyer, je ne sais pas sur quel pied danser. Elle me regarde avec des étoiles dans les yeux, je la serre contre moi. Il est temps que je parte, d’une manière ou d’une autre. Elle me rattrape :

- I'm not letting got. Not now. Not tomorrow. Not ever.


Je l’embrasse encore, et je sens que mon corps s’échauffe… Les frissons sur ma peau s’amplifient, et je sais que c’est pas bon signe. Si on continue comme ça, elle va passer sa (sûrement) première fois sur ces marches glacées. Je m’écarte doucement et tente une approche un peu usée et sentimentale, mais qui marche toujours :

- Bambi... I... need to go see if my brother is okay and... If I keep kissing you like that, I'm afraid that he's gonna be alone for many hours... I... I like you so much I want to keep you with me like forever ! But I need to be a good brother to him...I see you tomorrow, okay sweetie ?


Un peu plus tard, après mon explication avec Bambi, je rentre dans l’hôtel et monte dans la chambre. Liam est sur le lit et regarde Watchmen. Il sait que je déteste ce film, il a profité de mon absence pour se faire plaisir... Avec un tas de trucs à manger. Il tourne la tête vers moi d’un air distrait :

- Alors, ta journée ?
- Ca craint, j’ai pas pu voulu conclure je suis sûr que c’est une vierge, je le sens pas… je lui ai dis que tu es la et que jetais vierge (je me marre, et Liam aussi. Cest un mensonge énorme)
- Tu veux la chambre ? Appelle-la !
- Non, pas ce soir. Je te dirai quand elle sera prête.
- Papa et Maman sont a un gala de charité si ca t'intéresse... La chambre d'a côté est vide.
- Merci frérot. En attendant, va squatter au SPA, s’il te plaît.
- D’accord. Amuses-toi bien !


Sans un mot de plus, Liam se lève. Ce p’tit gars comprend tout. Je prends le téléphone et compose le numéro de la boutique. Dix minutes plus tard je descends chercher un costume plutôt classe mais décontracté et je vais m'installer au bar. Il n'y a pas grand monde mais il suffit que j'expose ma montre de luxe et une jeune femme s'approche en remuant les hanches. 25 ans a tout casser. Elle fait semblant de s'intéresser a moi, je fais le gars qui croit être le plus chanceux du monde. Un jeu de séduction vieux comme le monde. Dix minutes et un martini plus tard, elle monte dans ma suite et nous passons la nuit a débattre de la solidité du lit...

Deux jours plus tard...

Voila bientôt 5 jours que je connais Bambi. Elle est vraiment mignonne, a rougir pour un rien et a être si embarrassée pour un baiser... Il faut dire que la petite chose qui se profile entre nous deux est agréable, mais le charme sest rompu quand elle ma suggéré de passer la nuit ensemble. Ok, ca me ferait plaisir, mais pour une fois qu'il y avait tellement plus que ca... Je pensais qu'elle défendrait sa virginité avec honneur. Au lieu de ca, elle a gagné le droit de coucher avec moi mais c'est tout ce qu'elle aura. Je n'ai pas envie de me prendre la tete avec une relation a distance, en plus. Mais comme je suis un gars bien, je vais lui faire croire jusqu'au bout que cest ma première fois et lui faire vivre un moment merveilleux avant de partir. Elle ne saura jamais rien, si ce nest que je ne lai jamais rappelée. Rien de très douloureux ni insurmontable, vu la distance qui nous séparera. Elle m'oubliera vite dans les bras d'un autre.

Aujourd'hui, nous nous sommes posés près d'une mare, sur un banc. La tête sur ses genoux, une main dans la sienne, j'ai les yeux fermés et j'écoute les canards. Elle m'a fait visiter la ville, je lui ai payé plusieurs restaurants... Je crois qu'il est temps. Je me relève et lui souris :

- Sweetheart... I thought about it and... Our story is so special! I think that... You're the one I want for my first time. I know it sounds fast but even when I'll be back in Australia, I know I'll think about you. I... I love you. Would... Would you spend the night at my hotel with me?


Je glisse dans ma demande un soupçon d'espoir. J'espère qu'elle va craquer sinon Liam va m'en vouloir de lavoir mis dehors. J'embrasse Bambi avec douceur pour la persuader qu'elle fait le bon choix.
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MessageSujet: Re: Bambi et Zac || Before I met you, I never knew what it was like to be able to look at someone and smile for no reason (passé)   Mar 2 Sep - 10:04



before I met you, I never knew what it was like to be able to look at someone and smile for no reason


BAMBI & ZACCHARY

- Come on, let's go!

- Okay then… I follow you. And this is for you.

Il me tend des roses absolument sublimes qui ont dû lui coûter un bras. Je respire leur odeur subtile mais envoûtante en fermant les yeux. Quand je es rouvre, un sourire immense illumine mes traits.

- Oh my God, thank you so much, that's adorable! You shouldn't have!

Je regarde le bouquet tendrement avant de le mettre délicatement dans ma besace. Je l'emmène ensuite dans le Quartier du Petit Champelain, que je fréquente souvent. Il est tranquille et tellement beau! Et puis il recèle de nombreux trésors, dont un qu'il m'offre, un fabuleux pendentif en améthyste. Il me dit que c'est sa pierre de naissance. Je lui promets de ne pas la quitter avant qu'on se retrouve. Assis sur les marches de Break Neck Steps, il me dit:

- This town is really nicer than I thought... Thanks for all the visits. Il m'embrasse tendrement sur les lèvres et je rougis de plaisir. And now it's noon, so I'll take you to a restaurant. I found a great one on the map and it's not really far. Le… Le Con…Cochon Dinde. No, Cochon Dingue. Sounds good, right ?

- Are you serious? Le Cochon Dingue? But... But... I mean, that's expensive. I can't accept that.

Je suis incrédule qu'il me propose un restaurant. Je n'ai que 15 ans, et on n'invite pas une fille de 15 ans au resto! Mais je n'ai pas envie de l'offenser. Après tout, s'il me fait autant de cadeau et qu'il reste à l'hôtel le plus cher de Québec, il ne doit pas venir d'une famille modeste. Surtout vu le coût du billet Australie-Québec. Du coup, je me laisse convaincre, et on mange un repas à tomber par terre dans un cadre très romantique. Je vois plusieurs couples adultes nous jeter des regards amusés ou attendris. Je rougis et souris tant je suis heureuse.

On passe le reste de l'après-midi à flâner et je prends plus de photos que jamais. En réalité, c'est souvent ici que je viens m'amuser avec mon appareil. Les jeux de lumière, la nature, les vieilles pierres, tout est si romantique et photogénique que je ne peux pas m'empêcher de tout prendre en photo. A chaque coin de rue, je tire Zacc par la main pour lui montrer quelque chose, ou pour lui dire de m'attendre pendant que je prends un chat assis sur le bord d'une fenêtre.
HRP:
 

La nuit commence à tomber peu à peu. On est assis côte à côte sur un banc en pierre dans une ruelle. Les vitrines s'allument, les passants commencent à se prendre à la magie nocturne du Quartier du Petit Champelain. La tête sur l'épaule de Zacc, je ferme les yeux et je respire les odeurs délicieuses du crépuscule.

- We should get going.

On se lève à regret et on marche main dans la main jusqu'au château qui surplombe Québec. Cette bâtisse est tellement magnifique. Je trouve ça un tantinet dommage qu'elle soit maintenant un hôtel. Sur les marches, on s'embrasse, mais je ne veux pas partir. Je suis trop bien avec lui. Je me presse plus fort contre lui, c'est ma bouée de sauvetage, je ne le lâcherai pas. Je me serre toujours plus fort, voulant me fondre complètement en lui. Mes mains forment des poings autour du tissu de son t-shirt, et mes doigts sont tellement serrés que les jointures sont blanches. Quand je sens qu'il veut se reculer, je murmure:

- I'm not letting got. Not now. Not tomorrow. Not ever.

Un sourire se forme sur mes lèvres tandis que je l'embrasse encore et encore.

HRPG:
 


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MessageSujet: Re: Bambi et Zac || Before I met you, I never knew what it was like to be able to look at someone and smile for no reason (passé)   Jeu 21 Aoû - 12:59

Le silence. Le vide. Ces choses que l’on pense si négatives mais qui pourtant ont leur part de charme, parfois. On savoure le silence quand on vit dans le bruit, l’assourdissant monde qui nous entoure et nous étouffe. On apprécie le vide car on peut s’en approcher dangereusement et décider de ne jamais y tomber. A cet instant précis, au milieu du Canada, dans les bras de cette jeune femme, toutes les sensations m’envahissent avec douleur... La crainte, la joie, la tendresse. Tout se bouscule et se mélange dans ma tête au moment où je m’apprête à faire le premier pas vers elle. Va-t-elle reculer, me fuir ? Mes yeux la supplient de ne pas partir, mon cœur semble vouloir exploser ma cage thoracique pour rejoindre le sien. Toutes ces choses qui prennent possession de mon corps sont tellement nouvelles pour moi. J’en suis surpris, inquiet, émerveillé. Je me sens sous l’emprise d’un charme qui a tout l’air d’une pilule de GHB. Une pilule qui a pour visage celui d’une fille de mon âge, avec de beaux et longs cheveux si doux, un visage adorable et des yeux à vous crucifier sur place… Pourtant, quand je pose les lèvres sur les siennes, toute cette pression dans mon crâne, la douleur qui s’empare de mon corps, qui en demande toujours plus… Tout ce rideau de pensées s’écroule lourdement pour laisser place à un silence rassurant, doux, un vide dont je me délecte. Plus rien ne se met entre nous, la douceur de cet instant est sans limite. Du bout de la langue, je peux sentir le désir nous consumer, nous tirailler alors que je la prends contre moi. Elle est petite mais tellement belle, j’ai envie de la garder contre moi et de faire un rempart de mon corps pour que personne ne la voie comme je la vois. Ses lèvres ont un goût de sirop d’érable, et je souris en repensant à notre journée à deux.
Je sens qu’elle aussi savoure chaque seconde de ce baiser, elle s’accroche à mon t-shirt, et je sens qu’elle commence à m’exciter. Merde. Je recule, mais elle s’avance, et m’agrippe, me rapprochant. Je suis à deux doigts de lui dire que je dois filer, un peu mal à l’aise, quand son portable vibre. Sauvé.

- I... I'm sorry, I have to answer, it's important !
- Yeah, no problem, answer it, lui répondis-je avec un sourire, en passant la main dans mes cheveux.
- Oui Maman... Oui... Oui je rentre, j'ai juste trouvé un ami et je lui ai fait faire le tour des fortifications... Oui, on est encore dessus... D'accord, je le raccompagne et je rentre... Je ne sais pas si on se reverra, peut-être demain, mais il est en vacances, alors... Oui, allez, bisous, à tout de suite.


Pendant qu’elle téléphone, j’essaie de me calmer en pensant à plein de choses désagréables. Mamie, croûtes, bébé, crottes… Rien n’y fait. Je me trémousse en essayant de ne plus penser à ses lèvres, son corps… Mais que voulez-vous, elle se trouve devant moi. Elle finit son appel et je lui souris :

- I think I understood a few words… « Maman » is Mummy, « ami » is friend, right ? And “vacances” is vacation ? So if I get it right, you told you mum that one of your friends – which I suppose is me – is in vacation here and that you’re with him ?
- That was my... Mom. She's anxious, and she wants me to go home. So, I'm so sorry, I have to bring you back to your hotel. I hope you don't mind.
- (Je ris et regarde ma montre) Oh God, you should be home, right ? So sorry, sweety, I should have let you go earlier…


On repart vers mon hôtel sans rien dire. Un peu gênés, un peu rouges, mais souriants. Elle me laisse devant la porte, avec son numéro et nous convenons d’un rendez-vous. Je lui laisse un baiser sur les lèvres, un autre sur le front, avant de la quitter avec un sourire et un clin d’œil. En rentrant, je m’écroule sur mon lit, à côté de Liam, mon frère. Il est allongé sur le dos et lance une balle au plafond, sa seule occupation en ce moment. Il pourrait se faire engueuler, si nous n’étions pas au Fairmont… Les parents avaient réservé la suite Frontenac à deux chambres pour que nous ayons de l’intimité. Je pourrais donc y inviter Bambi… ? J’étais en train de rêvasser sur le lit, quand Liam s’adressa à moi sans même tourner la tête :

- Alors, cette visite au pays des autochtones ?
- Etonnamment intéressante.
- Tu as fait quoi ? T’es parti toute la journée. J’ai du squatter le SPA et la salle de muscu, avant de regarder un film pourri qui passait sur le câble… Les gens parlent bizarrement ici, en plus…
- Ca va, c’est agréable de temps à autre…
- T’es malade… En plus il gèle au pays des caribous, c’est abusé ! (Il vit mon sachet) Ah, tiens, tu ramènes des sucreries ? C’est pas ton genre… T’y a goûté au moins ?
- (Les yeux fermés, je souris en repensant à Bambi, son rire, les photos…) Oui… Et c’était super…


Cette nuit-là, je dormis comme un bébé, et mon corps trahissait encore ma nuit agitée sous la couette avec Bambi. Mais les rêves ne sont pas la réalité ! Je me levai en vitesse et me douchai. L’eau chaude sur ma peau me fit frissonner de plaisir. Qu’est-ce que c’est agréable le matin… Je sortis de ma douche et me dirigeai vers l’armoire. Décontracté mais sexy. Faut que je trouve un truc sympa à me mettre… Mais je trouve pas. Le genre de dilemme qui arrive à une femme, d’habitude… Mais pour une fois, c’est moi qui soupire en m’adossant à mon dressing. J’appelle Liam, qui débarque en souriant :

- Avoue. T’as un rencard. Tu peux rien me cacher, frérot !
- Bon, ok, t’as raison, j’ai rencontré une nana. Elle est superbe, et j’ai rien à me foutre sur le dos…
- Tu me dois cinq dollars pour le mensonge d'hier... Attends, j’ai une chemise qui peut t’aller…


Liam a toujours eu un sens de la mode que j’envie. Je suis plu traditionnel, t-shirt et jeans de marques avec des pompes italiennes, ou costards chics. Il me sort unechemise à carreaux noirs et blancs. Très chic. Avec un jean noir et des converses, je fais tout à fait décontracté, beau gosse même. Je souris, remerciant Liam d’une bourrade dans le dos. Il part en riant et me laisse me parfumer. Il croit que je ne me rends pas compte qu’il est en train de dévorer mes friandises au sirop d’érable, le cochon ! Dans le genre pas discret… J’embarque mon portefeuille, mes clefs et laisse Liam devant une comédie romantique à deux balles. Parfois, je m’interroge sur son orientation sexuelle, bien qu’il soit parfaitement hétéro…J’arrive dans la rue et regarde autour de moi. Je suis pratiquement certain de pouvoir m’y retrouver… Dix minutes plus tard, je suis au café où nous nous sommes rencontrés la veille. J’ai embarqué le bouquet de roses de l’hôtel, et l’attends impatiemment. Elle débarque quelques minutes plus tard, hors d’haleine, et court vers moi avec un grand sourire. Elle est vraiment trop adorable, comme ça. Elle a mis une robe blanche, légère, une veste bleu clair et un foulard corail. Elle est superbe, femme-enfant de mon cœur. Je lui souris et lui tend la main qu’elle prend dans la sienne.

- Hi, dit-elle, essouflée. Today, we're gonna visit the Quartier du Petit Champelain. Come on, let's go!
- Okay then… I follow you. And this is for you (Je lui donne les roses)


Et nous partons, main dans la main, à la découverte de cette ville merveilleuse qu’est Québec. Le quartier où elle m’emmène dévoile des secrets incroyables. Elle me présente une fresque qui a été réalisée sur une maison, et qui représente la vie du quartier. Puis nous nous baladons entre les différentes boutiques, où je lui offre un petit pendentif en améthyste, ma pierre de naissance. Elle me montre le grand escalier du quartier, Break Neck Steps, où nous asseyons un moment.

- This town is really nicer than I thought... Thanks for all the visits... (Je me tourne vers elle et l’embrasse tendrement) And now that's noon, so I take you to a restaurant. I found a great one on the map and it's not really far. Le… Le Con…Cochon Dinde. Non, Cochon Dingue. (Je ris de ma piètre expérience en français) Sounds good, right ?
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MessageSujet: Re: Bambi et Zac || Before I met you, I never knew what it was like to be able to look at someone and smile for no reason (passé)   Jeu 31 Juil - 20:37



before I met you, I never knew what it was like to be able to look at someone and smile for no reason


BAMBI & ZACCHARY

Je ne peux pas m'arrêter de contempler ses abîmes marrons, tout en me demandant comment je me suis retrouvée ici. Qu'est-ce qu'il va m'apporter de plus, ce bellâtre d'Australie? Pourquoi moi, alors qu'il doit avoir des milliers de minettes bien golées en bikini qui lui courent après? Et surtout, pourquoi dois-je avoir des sentiments pour lui alors que tant d'autres existent, plus près de chez moi et peut-être moins "machos dragueurs"?

Toutes ces questions et ces doutes se brisent comme une lame sur les rochers quand nos lèvres se touchent. Une tendresse insoupçonnée se dévoile quand sa bouche chaude se pose sur la mienne. Ce baiser doux, lent et éphémère laisse mon envie inassouvie. J'en veux plus. Je pose mes mains sur ses épaules, tandis que les siennes trouvent mes omoplates et qu'il dépose un nouveau baiser sur mes lèvres, celui-ci plus sensuel et pressant. Mes mains se serrent sur ses épaules, mes doigts enserrant le tissu de son t-shirt. Je soupire d'aise.

Je sens qu'il se recule, mais mes doigts remontent dans ses cheveux et l'attirent plus contre moi. Il est tellement grand par rapport à moi que je dois me mettre sur la pointe des pieds, mais c'est loin d'être désagréable. D'un coup, mon téléphone vibre et je suis obligée de me détacher de Zac, à contrecœur. Je regarde l'écran: c'est ma mère.

- I... I'm sorry, I have to answer, it's important, dis-je à Zac, un peu essoufflée. Oui Maman... Oui... Oui je rentre, j'ai juste trouvé un ami et je lui ai fait faire le tour des fortifications... Oui, on est encore dessus... D'accord, je le raccompagne et je rentre... Je ne sais pas si on se reverra, peut-être demain, mais il est en vacances, alors... Oui, allez, bisous, à tout de suite.

Je raccroche et je me tourne vers mon "ami", contente qu'il fasse noir pour qu'il ne voie pas le feu me monter aux joues. J'espère qu'on se reverra. Et surtout, qu'il n'y aura aucun malaise entre nous. J'ai encore plein de choses à lui montrer, et j'ai envie de les faire partager. Ca fait tellement longtemps que je n'ai pas eu quelqu'un à trainer dans la ville! Et le mieux, c'est que Zac me suit sans poser de questions, semblant même apprécier ce qu'on voit et fait.

- That was my... Mom. She's anxious, and she wants me to go home. So, I'm so sorry, I have to bring you back to your hotel. I hope you don't mind.

Je fais une petite moue, mais il ne proteste pas, et on se met en route après qu'il m'a dit où il loge. Le retour est un peu bizarre, on ne parle pas beaucoup mais ce n'est pas entièrement désagréable. Une fois devant l'hôtel, je lui donne mon numéro de portable ainsi que l'adresse du café où nous nous sommes rencontrés. Je l'invite à revenir demain pour voir une autre partie de Québec, rougissant un peu au passage. A ma grande surprise, il m'embrasse, puis rentre dans l'hôtel sans se retourner. Je rentre chez moi, et reste éveillée un bon moment avant de trouver le sommeil, touchant distraitement mes lèvres, comme si elles gardaient l'empreinte de celles de Zac. Je finis par sombrer dans un sommeil sans rêves.

Le lendemain, dès que mon réveil sonne, je saute de mon lit. C'est une belle journée, et il fait bon. Je m'habille en vitesse, hurle à ma mère que je sors pour la journée et qu'elle ne dois pas s'inquiéter, et manque de sprinter jusqu'à notre lieu de rendez-vous. Et s'il n'était pas là? J'agrippe mon sac qui contient mon appareil photo plus fort pour me donner de la chance. J'inspire à fond puis sors de la ruelle où j'étais pour arriver sur une place pavée, où je vois de suite le café en question. Je suis extrêmement soulagée en voyant Zac, lui fais un grand sourire en agitant la main, puis m'empresse de le rejoindre.

- Hi, dis-je, un peu hors d'haleine. Today, we're gonna visit the Quartier du Petit Champelain. Come on, let's go!

Je l'attrape par la main et le traîne après moi dans les ruelles, avant d'arriver audit quartier.

HRPG: Désolée, je me suis un peu laissée emporter. Dis-moi si je modifie quelque chose!


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MessageSujet: Re: Bambi et Zac || Before I met you, I never knew what it was like to be able to look at someone and smile for no reason (passé)   Lun 28 Juil - 11:59


- Avec plaisir, dit-elle en français.


Cette jolie jeune femme a l’air d’apprécier le numéro de charme élaboré depuis des années. J’avais pu le tester de nombreuses fois à Sydney, où les femmes ne sont pas farouches, bien au contraire. S’exhiber en maillot sur la plage est presque un sport national, chez moi. D’un autre côté, là où je vis… Les quartiers riches sont inondés de belles nanas qui ont toujours trop chaud aux fesses, étrangement. Allez chercher des bombes pareilles ailleurs, vous pouvez toujours rêver. Elles préfèrent l’odeur de l’argent, des belles maisons et des chirurgies gratuites. Tout à fait dégueulasse de mon point de vue, mais très pratique pour un plan cul gratuit. Des bombasses, qui te reluquent en se penchant en avant, balançant leurs cheveux de droite à gauche en se léchant les lèvres. Tout le contraire de Bambi, qui était un peu candide, mignonne et gentillette. Cette femme à l’allure de gamine m’intriguait. Elle se donnait des airs un peu farouches, mais elle fondait dans mes yeux. Le genre de fille qui vous remonte l’ego en moins de deux. Si elle n’avait pas été à moitié française, j’aurais pu l’impressionner avec quelques mots de langues étrangères, mais là, c’était du suicide assuré. Nous nous levons presque au même moment, et je sens une légère hésitation de sa part. Normal, je la drague depuis dix minutes alors qu’elle me connaît depuis onze. Le sourire rassurant sur mon visage eut l’air de la calmer un peu, puisqu’elle finit par accepter mon offre.

- Sure. Just let me get my things real quick. (Elle prend ses affaires avec agilité et j’en profite pour regarder ses formes appétissantes) Now follow me, please (sourire moqueur). I thought we could start by going on the city's fortifications... Well, just follow me.


A ce moment-là, elle aurait pu m’emmener au bout du monde, je l’aurais suivi en hochant la tête avec le regard vide. Oui, oui, je te suis. Montre-moi comment on survit dans ce trou paumé dont je n’ai absolument rien à foutre. Des remparts, allons donc. Je la suis avec une conviction apparente, bien que je ne sois pas le genre de gars à apprécier une randonnée dans une ville de moins de 600.000 habitants. Soit 7 fois moins que chez moi, soit dit en passant. Mais elle avait l’air contente de me montrer ce dont elle était fière, alors je la suivais comme un petit chien content, en remuant la queue. Je n’étais pas pressé de toute façon, et j’avais emmené assez d’argent pour faire un voyage de deux semaines en Europe, alors autant profiter des « merveilles locales ». Bien que les autochtones me terrifient, je m’aventurai donc avec la belle jeune femme dans la ville de Québec. La vue était superbe, c’était indiscutable. Les vieilles pierres s’érigeaient en des ponts, des tours et des murs incroyables, et très hauts. Heureusement, le vertige ne faisait pas partie de mes phobies, j’ai donc pu profiter de ce moment avec la jeune femme. Nous prîmes même une photo de nous deux, avec derrière la vue sur la ville. Elle me raconta l’histoire de la ville, et je l’écoutai en prenant un air d’étudiant studieux. Oui, elle était intéressante. Et surtout passionnée. J’aime les filles passionnées. Surtout au lit. Elle m’emmena à la citadelle en continuant ce récit, qui avait pour effet de me rendre muet. Quand bien même j’aurais eu des questions, elle y répondait à la phrase d’après. J’étais subjugué par sa beauté. Elle m’emmène ensuite dans un musée, le genre de truc qui me dégoûte généralement. Des expositions sont en place sur des panneaux, on peut regarder un documentaire relatant l’histoire de la ville… Je suis surpris d’apprécier autant ce tour de la ville. Généralement, on passe nos vacances à ne rien faire, où à sourire bêtement dans des galas de charité. Autant dire que le dépaysement est total, ici. En sortant du musée, je souris bêtement, mais du fond du cœur.

- Last visit and then I'll leave you alone, I promise.
- Oh, God. Don’t say it like it was annoying! I’m having a pretty good time here. With you.


Et aussi incroyable que cela puisse paraître, c’est vrai. Je m’éclate. Et pourtant, généralement, le mot musée me fait fuir, et marcher me soûle (HRP : Ouais, et dire que tu vas perdre ta mobilité, idiot). Elle m’emmène dans une sorte de boutique-bistrot, qui recèle des trésors de sucreries. Je n’ai jamais goûté au sirop d’érable, et j’entre dans ce temple presque divin pour les amateurs avec une pointe de gêne. Je prends mon courage à deux mains et prend une petite coupelle en plastique que me tend une vendeuse. Je la considère d’un air suspect avant de goûter. Oh putain, c’est sucré, mais qu’est-ce que c’est bon ! J’entends le flash crépiter, et je ris en voyant Bambi me photographier. On prend des photos de nous deux en train de faire n’importe quoi, goûtant tous les produits, faisant des grimaces… Le trip total. Je ressors de la boutique avec des sachets remplis, un pour chacun de mes proches et deux pour moi. Sans déconner, c’est pas facile à trouver des sucreries au sirop d’érable en Australie ! Et puis, même si je pourrais en faire importer, les acheter avec Bambi c’était tellement plus fun. Je souris, tout content de mes achats. On marche encore un moment, et on arrive aux fortifications. La nuit est tombée, et les lumières douces inondent les bâtiments engloutis par l’obscurité. Le silence est de mise, et nous marchons côte à côte.

- I guess I have to bring you back to your hotel then...


J’ai envie de lui dire que non, que nous sommes bien, là, tous les deux, mais ça n’apporterait rien. Parce que même si on passait la nuit à parcourir la ville, on se retrouverait sûrement au matin. Parce que je brûlais d’envie de la revoir, encore et encore, avant que l’avion ne m’emmène au loin. Parce que son sourire me faisait un drôle d’effet, que son ton sérieux me touchait, que son rire me transcendait. Alors oui, d’une certaine manière, pour mieux se redécouvrir, il aurait fallu qu’elle me ramène. Mais je ne pouvais pas la laisser là, comme ça, après une soirée pareille. Après une journée de rêve. Une journée qui partait bien pour devenir ennuyeuse, avant qu’elle ne me rencontre et qu’elle change ma vision du monde (monde se résumant à cette ville, ndlr). Elle tourne la tête vers moi et je le ressens. Je ressens ce vide, cette décharge qui passe entre nous, qui nous rapproche et nous éloigne à la fois. Je trépigne, silencieux, mais j’ai envie de la toucher, de l’embrasser. Mais pour une fois, je n’y arrive pas. Quelque chose me retient. J’inspire brutalement et prends une décision. Je me tourne vers elle, m’approche lentement en levant son visage vers moi. Elle se noie dans mes yeux, je me noie dans les siens. Mes lèvres sont à quelques centimètres des miennes, distance rassurante mais douloureuse. Je brise les barrières qui nous séparent et l’embrasse doucement. Un petit baiser, tendre, du bout des lèvres, qui veut tout dire. Et un autre, un peu plus long, plus pressant. Je passe ma main gauche, derrière son dos, et la pose avec douceur sur ses omoplates. Je suis transporté, vidé et plein d’énergie à la fois. Mon Dieu, qu’est-ce qu’elle est belle.



HRPG: Zac va un peu s’attacher mais pas trop, ca reste un gros macho séducteur. Mais voilà, j’ai entamé le kiss, à toi de jouer ;)
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MessageSujet: Re: Bambi et Zac || Before I met you, I never knew what it was like to be able to look at someone and smile for no reason (passé)   Jeu 17 Juil - 8:13



before I met you, I never knew what it was like to be able to look at someone and smile for no reason


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- Beautiful... Je lève les yeux au ciel. Im just an average girl. Yeah, I come from here, I've lived here my whole life. I really love it, though. I don't think I could live anywhere else. And since you seem to be a tourist who knows nothing about my amazing city, would you like a guided tour?

- Average. That’s a point of view, I guess.

Aussi bizarre que ça puisse paraître, j'ai envie de lui mettre mon poing dans la figure. Ce sentiment soudain me prend de court et j'ai un léger mouvement de recul. J'identifie quand même ce qui vient de me choquer. Il n'a pas fait comme tout le monde et insisté sur son compliment. Non, il a laissé couler, il s'est mis de mon côté pour ne pas me blesser. Mais il a fait tout le contraire. Je me sens comme une enfant privée de son cadeau de Noël, le seul depuis des années. Comme si un vide soudain s'était ouvert dans mon estomac. Je suis blessée, et déçue de représenter si peu à ses yeux. Ce n'est pourtant pas mon style d'habitude. Je me demande si c'était vraiment une bonne idée de sortir de ma chambre ce matin...

- Mmh… Sure, I wanna know more about the city, 'cause even if I’ve been here for like… a week, I didn’t go anywhere else but my hotel and some stupid investors' parties. I’m getting bored, smiling for no reason to dummies. I wish I could go back to Sydney… It’s so amazing, you know. The sea, the waves, the sun… The warmth. Here I’m feeling so cold my skin could freeze. Sorry if I’m insulting your city. Would you be my guide, please ?

Son numéro de séducteur est décidément bien rodé. Mais je ne me laisserai pas prendre au piège. Je vais jouer le jeu. Et, qui sait, peut-être tombera-t-il dans son propre piège? Même si, bon, il ne faut pas trop rêver non plus. Il est un peu hors-concours pour moi. Je ris à sa remarque, et décide de profiter au maximum de cette journée.

- Avec plaisir, dis-je en français.

Il paye les verres, et je le remercie, puis il se lève et me tend la main pour m'aider à en faire de même. Je reste un instant perplexe. La prendre et faire comme si je n'étais qu'une possible amie? Ou ne pas le faire et éveiller l'instinct de prédateur présent chez lui? Sa voix me tire de mes pensées.

- So, ready ?

- Sure. Just let me get my things real quick. Je me penche, glisse mon sac sur mon épaule et mon skate sous mon bras, et me lève. Now follow me, please (sourire moqueur). I thought we could start by going on the city's fortifications... Well, just follow me.

Tout un programme me trotte dans la tête. Je sais déjà ce que je veux qu'il voie, qu'il apprécie, qu'il comprenne et qu'il découvre. Je suis comme une petite fille excitée, limite Anna quand elle fait découvrir son traîneau à Kristoff dans "La reine des neiges". Oui, bon, pas terrible comme rapprochement mais on fait ce qu'on peut. N'empêche que mon programme risque de prendre du temps et de l'argent, mais je lui dirai ça à la fin de la journée. Pour le moment, je compte bien profiter.

En premier lieu, une petite balade sur les fortifications nous permet de profiter de vues à couper le souffle, et je fais le plein de photos tout en lui racontant l'histoire de Québec dans les grandes lignes. On descend ensuite faire une visite de la citadelle qui plairait à n'importe quel garçon en manque de rêves de soldat. Là, je lui raconte vite fait l'histoire du lieu, contée des centaines de fois par mon père, passionné par l'histoire militaire de ma ville natale. Il y a beaucoup de musées par ici, mais je décide de rester ludique et simple avec le Musée du Fort qui nous prend une demi-heure à tout casser et retrace toute l'histoire du Québec. Une fois sortis de celui-ci, je me tourne vers Zac et lui dis:

- Last visit and then I'll leave you alone, I promise.

Je me mords la lèvre et le traine dans les Délices de l'Erable. Je papillonne d'endroit en endroit, touchant et goûtant à tout, sortant occasionnellement mon appareil photo. Je prends même quelques photos de Zac sur le vif, en train de manger du sirop d'érable ou de faire des têtes bizarres. Je m'amuse comme une folle, et je rigole beaucoup, ça me fait tellement de bien de relâcher la pression. On sort des Délices avec des sacs pleins de sucreries, et on repart sur les fortifications, alors que la nuit est tombée. C'est...sublime.

- I guess I have to bring you back to your hotel then...

Mais j'ai pas envie. J'ai pas envie qu'il parte. J'ai pas envie de le laisser. J'ai pas envie que ça se finisse, pas comme ça en tout cas. Mon regard s'est plongé dans les lumières de la ville qui s'étend à nos pieds. J'ai passé une si bonne journée... J'aimerais qu'on continue à faire des journées pareilles jusqu'à ce qu'il reparte à l'autre bout du monde. Je m'en fous si je commence à m'attacher et si lui se fiche totalement de moi. Je suis heureuse, bordel, qui aurait cru que c'était si simple? Le bonheur, au final, c'est juste ça? Passer une journée avec quelqu'un qu'on apprécie à faire des choses banales et intéressantes? Je décroche mes yeux du port de lumière devant moi et les tourne vers les abîmes bruns de mon voisin.

HRPG: Meuh non, c'était bien! J'avais juste une question, tu comptes dire que Zac s'attache ou pas du tout? J'espère que ça te va, je voulais faire avancer l'action sachant qu'on doit caser plusieurs jours voire semaines dans un RP, et puis je trouvais ça bien. J'espère que c'est pas trop long et qu'il n'y a pas trop de liens x) Si tu veux rajouter des dialogues pendant les visites ou si tu as des questions, n'hésite pas! (tu peux initier un kiss si tu veux mdr). Et enfin, dis-moi si quelque chose ne te va pas. Voilà


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MessageSujet: Re: Bambi et Zac || Before I met you, I never knew what it was like to be able to look at someone and smile for no reason (passé)   Mer 16 Juil - 13:17

La jolie Canadienne me fascine. C’est comme une longue chevauchée à cheval, semée d’embûches et de faux pièges. Elle sait comment manier la cravache, me surprenant au passage par la délicatesse qu’elle use pour ses propos presque secs. Elle me renvoie mon compliment sur le mot mademoiselle en un quart de seconde en pleine tête, et le jeu commence à beaucoup m’amuser. Elle n’a pas l’air étonnée par mon numéro de charme, et j’attribue cela au fait que plus d’un homme a du se casser les dents sur son corps de déesse. Elle sait comment faire ravaler sa fierté à un homme, et j’aime la voir se débattre contre moi, les joues roses et la répartie cinglante. Apparemment, mon petit faon acculé n’aime pas les compliments, et j’entrevois déjà une nouvelle approche qui la rendrait moins farouche. Elle lève les yeux au ciel :

- Beautiful.... Im just an average girl. Yeah, I come from here, I've lived here my whole life. I really love it, though. I don't think I could live anywhere else. And since you seem to be a tourist who knows nothing about my amazing city, would you like a guided tour?



Une fille comme les autres. Peut-être, en un certain sens. Tu es une sorte de trophée de guerre pour moi, une future victime de mon amour des femmes. Mais ça, je ne te le dirai pas. Parce que pour l’instant, tu craques sur l’idée même qu’un bel inconnu comme moi puisse avoir un coup de sang pour une fille comme toi. Mais je ne peux pas t’en vouloir. Une carrure pareille, un sourire parfait… Je dois avouer que même moi, je tomberais bien amoureux de moi. Un peu égocentrique ? Non, réaliste. Ce voyage au pays des caribous méritait donc vraiment le détour. Elle avait apparemment vécu ici toute sa vie. Je ne peux pas lui reprocher de ne pas avoir vu le monde, sans mon beau-père je vivrais dans les rues de Sydney. Mais Québec semblait si froide, austère… Les pays froids me changeaient de mon pays tellement caliente, aux plages et aux déserts somptueux.

- Average. That’s a point of vue, I guess. Mmh… Sure, I wanna know more about the city, ‘cause even if I’m here for like… a week, I didn’t go anywhere else but my hotel and some stupid investors parties. I’m getting bored, smiling for no reason to dummies. I wish I could go back to Sydney… It’s so amazing, you know. The sea, the waves, the sun… The warm. (Je frissonne) Here I’m feeling so cold my skin could freeze. (Je ris) Sorry if I’m insulting your city. Would you be my guide, please ?


Je lui posai la question avec un léger sourire, pour ne pas la mettre mal à l’aise. J’avais envie de mieux la connaître, histoire de mieux cibler ma proie. Parce que c’est ce qu’elle était. Ma proie. Se débattant entre mes griffes de prédateur affamé (c’est le cas de le dire), elle n’avait aucune chance si je trouvais son point faible. Je bus d’un trait le jus d’ananas que le serveur m’apporta et lui donnai un billet de 10. Il pouvait garder la monnaie. Je me levai et tendis la main à la belle Bambi :

- So, ready ?


HRP : Désolée, c'est pourri !
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MessageSujet: Re: Bambi et Zac || Before I met you, I never knew what it was like to be able to look at someone and smile for no reason (passé)   Mar 15 Juil - 17:57



before I met you, I never knew what it was like to be able to look at someone and smile for no reason


BAMBI & ZACCHARY

Il me propose un verre, alors qu'il voit très bien que j'en ai déjà un. Je comprends tout de suite le type de personne qui se tient devant moi. Et il ne faut surtout pas que je tombe dans son piège. Je vais essayer de lui faire comprendre que je sais qu'il me drague mais que je ne suis pas une fille facile. Quoique le jeu promet d'être intéressant.

- Thanks for offering a drink, but -je montre mon verre- I already have one. And it's Mademoiselle, I'm not married.

- My offer still stands. I’m planning to stay a little longer with you, so one drink won’t be enough, don’t you think ? Il me lance un clin d'œil et flash un sourire digne d'une pub Colgate. Il semble réfléchir un moment puis lâche: Mademoiselle… That sounds hot.

Il se passe une main dans les cheveux, ce qui veut dire qu'il est mal à l'aise, même s'il le fait passer pour un geste sexy (et il y réussit vachement bien) (oubliez ce que je viens de dire). Je hausse les sourcils, surprise. Pas parce qu'il me drague ouvertement et bien comme il faut, pas parce que je viens de voir la lueur du désir embraser ses yeux, mais par son manque de culture et de respect de la langue française. Je les fronce légèrement avant de répliquer, sans animosité dans la voix juste une sorte d'incompréhension mêlée de surprise.

- It's a title, not something I just invented to make myself more appealing. Anyway. So... You're a tourist, then. Where d'you come from?

- Spotted ! Yeah, I’m on vacation, coming from Sydney, Australia. My parents told me that this city was amazing and all, but actually, I’m stuck at my hotel with my little brother, waiting for the trip to end… So I thought I could go for a walk and, you know, you’re thinking ‘bout something and then… I got lost. That must sound stupid, right ? Il se repasse la main dans les cheveux tout en se mordant la lèvre et je fonds littéralement, même si j'essaye de ne rien laisser paraître. But I’m glad I met such a beautiful girl on my way… I think you might come from here, right ? Your accent sounds really Canadian, if I can say so. You’re living here ?

- Beautiful... Je lève les yeux au ciel. Im just an average girl. Yeah, I come from here, I've lived here my whole life. I really love it, though. I don't think I could live anywhere else. And since you seem to be a tourist who knows nothing about my amazing city, would you like a guided tour?

Je lui souris, taquine, mais mon offre est sérieuse. En fait, deux raisons se cachent derrière. D'une, je ne veux pas qu'il parte tout de suite, j'apprécie sa compagnie, et c'est la première fois depuis bien longtemps que je m'amuse à ce point avec quelqu'un. Et de deux, je ne veux pas lui proposer de retourner à son hôtel et ainsi lui faire croire que je suis une fille facile qui grimpe dans le lit de n'importe qui. Non merci.


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MessageSujet: Re: Bambi et Zac || Before I met you, I never knew what it was like to be able to look at someone and smile for no reason (passé)   Mar 15 Juil - 10:16

- Why, hi Zac. I'm... Bambi.


Bon, ok, ma tentative pitoyable de français, à défaut d’être sympathique et bien réalisée, l’a fait rire. Pas plus mal. Ne dit-on pas « femme qui rit, à moitié dans ton lit » ? Ce voyage à la con au pays des caribous n’était pas super motivant. Mes parents avaient justifié ça par « tu verras, c’est super joli là-bas ». Au final, entre deux soirées avec des investisseurs pour la boîte de mon beau-père, j’étais laissé à l’hôtel avec mon frère, qui lui profitait de ce bon temps pour lire. Mon petit Liam n’était pas du genre à sortir de sa bulle, et des fois, je l’enviais. Moi, j’étais incapable de rester sans bouger, sans sortir, sans draguer plus de cinq jours. Faut dire que j’ai un physique de rêve. Un bon mètre 93 de muscles et de sex-appeal, une belle gueule carrée, des cheveux bruns désordonnés mais d’une façon sexy et un sourire à faire fondre la banquise. Non pas que je sois légèrement vantard, mais sérieusement, je suis une bombe sexuelle. Ce qui me permet d’avoir des rendez-vous hot avec la plupart des nanas de mon campus. Faut dire que sortir avec LA star de foot US du campus, c’est quand même la classe. Ici, je n’avais pas encore testé ma côte de popularité, alors se balader en ville et draguer des mi-françaises/mi-anglaises c’était le pied. Ca donne un petit côté exotique, sensuel que je n’envie pas aux autres des européennes, mais on va faire avec. La petit Bambi – mon petit faon tout mignon – ne semblait pas si insensible à mon charme, d’après les légères colorations de ses joues. Dis-le que je te plais, ma belle.

- Thanks for offering a drink, but -je montre mon verre- I already have one. And it's Mademoiselle, I'm not married.
- My offer still stands. I’m planning to stay a little longer with you, so one drink won’t be enough, don’t you think ? (clin d’oeil, sourire taquin) Mademoiselle… That sounds hot.


Son sourire me fait de l’effet, je le dissimule en ramenant mes cheveux vers l’arrière d’une main experte. Ou devrais-je dire « sexperte ». La petite Bambi avait l’air d’apprécier mon numéro de charme, et de mon côté je m’amusais comme un petit fou. Ses longues jambes seraient bientôt autour de mes hanches, mes mains sur ses fesses, et qui sait peut-être plus. J’avais envie de faire durer le plaisir, pour une fois, de savourer le sourire gêné, les joues roses et les petits tics nerveux de langage. Vas-y, bébé, continue, ça me plaît. Un sourire carnassier, affamé tente de se frayer un chemin sur mon visage, mais je le réprime pour laisser un sourire éclatant de sextitude.

- So... You're a tourist, then. Where d'you come from?
- Spotted ! Yeah, I’m on vacation, coming from Sydney, Australia. My parents told me that this city was amazing and all, but actually, I’m stucked at my hotel with my little brother, waiting for the trip to end… So I thought I could go for a walk and, you know, you’re thinking ‘bout something and then… I got lost. That must sound stupid, right ? (repasse la main dans mes cheveux en me mordant la lèvre) But I’m glad I met such a beautiful girl on my way… I think you might come from here, right ? Your accent sound really Canadian, if I can say so. You’re living here ?


Le serveur apporta la note, mais je ne le regardai pas. J’avais les yeux plongés dans ceux de Bambi, tentant de capter son regard aux longs cils troublés. Regarde-moi, ma belle… Montre-moi que tu as envie de m’embrasser, juste parce que je te dis que tu es belle et que tu es sexy à crever… Donne-moi les raisons de te séduire. Je m’adressai au serveur sans le regarder.

- Garçon… Pineapple juice, please. Merci.



HRPG: J’adore les dialogues en anglais ! Contente que mon post t’aies fait rire ;) pour l’anglais, je me débrouille, mais j’ai pas encore atteint le niveau que je veux mdr. Mais toi aussi, t’es douée ^^

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MessageSujet: Re: Bambi et Zac || Before I met you, I never knew what it was like to be able to look at someone and smile for no reason (passé)   Ven 11 Juil - 22:17



before I met you, I never knew what it was like to be able to look at someone and smile for no reason


BAMBI & ZACCHARY

- Je peux vous aider?

Je pose la question en français, comme une pauvre cruche. S'il a besoin de directions, il n'est sûrement pas du coin, et donc ne parle pas le français, ou alors très peu. Il m'a tellement surprise que je n'ai pas pensé une seconde. J'ai un peu lâché la seule phrase qui me passait par la tête. D'un coup, je suis devenue un légume.

- Bon... Bonne jour, Made...Madameuh ?

Il galère comme c'est pas permis et moi, je reste là, les yeux fixés sur le jeune homme. Il est grand, frileux d'après ses vêtements, apparemment pas prétentieux, et à tomber par terre. Enfin, d'après mes critères, en tout cas. C'est limite si j'enregistre pas ce qu'il me dit. Woah woah woah il se passe quoi là?

- Oh, fuck god. I hope you'll understand me, but my French is so freaking bad that I'd rather talk in English, if you don't mind.

La seule chose raisonnable que je trouve à faire c'est secouer négativement la tête. Je pourrais me frapper parfois. Surtout que je suis même pas sûre qu'il ait vu.

- Errr... I lost my way to my hotel, I was hoping you could tell me which path I should take. If you don't know, I can still buy you a drink. So, deal ? My name's Zac.

Je recouvre mes sens en un instant. Il est drôle, mignon et entreprenant. Je pense qu'on va bien s'entendre. Je lâche un petit rire, le premier depuis bien longtemps, puis réponds:

- Why, hi Zac. I'm... Bambi.

Je rougis légèrement. C'est la première fois que j'hésite à donner mon nom. La première fois que je le trouve débile et enfantin. La première fois où je donnerais tout pour avoir un prénom plus simple, plus classique. La première fois où j'en veux à mes parents de m'avoir donné ce foutu nom. D'habitude, il ne me dérange pas plus que ça, ce n'est qu'un prénom, après tout. Mais là, d'un coup, je ne veux pas être jugée.

- Thanks for offering a drink, but -je montre mon verre- I already have one. And it's Mademoiselle, I'm not married.

Je lui fais signe de s'asseoir, un sourire plaqué sur mon visage. Je n'arrive pas à l'effacer, c'est bizarre comme sensation. Surtout que ça fait un moment que j'ai vraiment souri à quelqu'un. Je sens le feu me monter aux joues sans savoir pourquoi. Graah, qu'est-ce qui m'arrive?

- So... You're a tourist, then. Where d'you come from?

Curiosité, quand tu nous tient... J'ai remarqué qu'il avait un accent adorable, et j'aimerais en savoir un peu plus à son sujet. Et le serveur choisit pile ce moment-là pour apporter l'addition.

HRPG: J'ai laissé les dialogues en anglais, je trouvais ça marrant et original, mais si tu veux que je change, y a pas de problème. Tu as un très bon niveau d'ailleurs, et ton post m'a fait rire aux larmes.


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MessageSujet: Re: Bambi et Zac || Before I met you, I never knew what it was like to be able to look at someone and smile for no reason (passé)   Ven 11 Juil - 19:38

Sydney, Australie
Janvier 2013


- Zacchary Michael Durden ! Liam Scott Porter !! Je vous ai dit au moins QUINZE fois, si ce n’est plus, que vos caleçons devaient être mis dans le panier à linge et non sur le sol !
- Oui m’man.
- Si votre grand-mère voyait ça ! Elle doit se retourner dans sa tombe !
- Oui m’man (on se marre)
- Bande de mal élevés… Je vais le dire à votre beau-père ! (La porte claque) CHRIS, viens là !
- Oui chérie…
- Toi aussi ?! Vous allez tous me tuer, bande de petits ingrats ! (Porte qui claque à nouveau)


Une scène de ménage habituelle dans la famille Logan-Porter-Durden. Ma mère, Lisa Joy Porter-Logan (elle avait donné son nom à Liam parce que comme mon père était parti, elle ne voulait pas que Liam subisse le même sort et garde le nom d’un abruti), détestait la femme de ménage que Chris Logan (notre beau-père) avait engagé il y a deux mois. Selon elle, il restait toujours des taches quand elle nettoyait la cuisine, le linge n’était pas bien repassé, les toilettes étaient trempées… Elle trouvait toujours une bonne excuse pour garder son rôle de femme au foyer. Bien que cela fasse bientôt 5 ans qu’elle était mariée avec lui, elle n’arrivait toujours pas à se plier aux règles d’or des riches :

1 – ne jamais faire le ménage soi-même, ça salit les mains
2 – lesdites mains doivent voir une esthéticienne une fois par semaine
3 – les cheveux subissent le même sort
4 – ne rien faire est bon pour la santé. Sauf quand il s’agit de tennis, de golf ou de soirées caritatives.

Pour elle, nous avions vécu dans la rue, et c’était une épreuve formatrice, nous ne devions pas nous abaisser à devenir des fils à papa, entretenus par un héritage particulièrement conséquent. Ce mariage lui avait déjà beaucoup coûté… En effet, quand elle avait rencontré notre beau-père, toute sa famille lui disait qu’il était fou d’épouser cette barmaid qui allait le plumer jusqu'au cou, qu’il allait tout perdre et qu’elle ne l’aimait pas. Pourtant, presque 10 ans après leur rencontre, il aimait toujours autant Lisa, et elle le regardait avec des yeux emplis de tendresse… bien qu’elle n’aime pas qu’il se range du côté de ses garçons. Liam et moi étions pliés en deux sur mon lit, en entendant Maman pester… On aimaie bien la taquiner, et elle se prenait souvent la tête pour rien. Liam et moi étions comme des frères jumeaux, bien qu'on ait deux ans d'écart. Non pas par une quelconque ressemblance physique, mais par notre attachement l'un envers l'autre.
Mon petit frère a 2 ans de moins que moi. C'est quelqu'un de discret, très timide et introverti. Le contraire de moi. Quand il était enfant, ma mère craignait qu'il ne soit autiste, tant il détestait le contact humain et rejetait les gamins de son âge. Mais moi, je savais que ce petit garçon était juste un gamin effrayé, comme moi, par les mauvais traitements que nous avions subi. Sa discrétion est sa manière de se protéger. Et quand j'ai compris ça, je me suis mis à bien m'occuper de lui, à jouer avec lui, à le défendre... C'était mon meilleur ami, mon double. Même si nous n'étions que demi-frères. Les années ont passé depuis les cours d'école, mais nous sommes restés très proches, surtout quand il s'agissait de plaisanter ensemble. Mais Liam ne m'avait jamais suivi dans mes délires alcooliques ou dans les drogues et les soirées orgiaques. Et je remerciais le ciel tous les jours parce qu'il n'était pas fait pour cette vie-là.
Je venais juste de rentrer de l'école militaire ce jour-là, et Chris nous avait dit qu'il devait nous parler au déjeuner. Maman avait préparé un sauté de poulet aux épices, un plat délicieux qu'elle maîtrisait à la perfection. Nous étions tous attablés, y compris Chris (ce qui est un événement extraordinaire, lui qui n'est presque jamais là), quand il s'adressa à nous :

-Bon, les enfants... Nous avons discuté avec votre mère par rapport à vos vacances de cette année. On se disait que, pour changer, nous pourrions partir un peu au frais, au lieu d'aller se griller la carcasse sur une plage (il adore parler comme un djeun's...Oh malheur)...

-Quand tu dis frais, c'est frais comment ? Demanda mon frère
-Frais comme le Canada !
-Mais...mais... Qu'est-ce que tu veux qu'on y fasse, au Canada ? Balbutiai-je. -Y'a rien là-bas...
-Plein de belles choses. De toute façon, vous n'avez pas vraiment le choix.


Ville de Québec, Québec, Canada
Été 2013


- Y fait froid.
- Zac, ne sois pas de mauvaise foi, il fait quand même 22°C, me dit ma mère
- Et alors ? On est en été et moi j'aime le soleil. Il fait FROID.
- Quel mauvais caractère. Tu commences à m'agacer, va te balader.
- Tant mieux.


Je suis d'humeur grognonne, mais je ne supporte pas le vent, l'air frais, presque printanier. En Australie, l'humidité, la température sont si différentes, qu'ici je me sens hors du temps. Et je déteste ça. Je déteste perdre le contrôle. Et je déteste mon beau-père, accessoirement. Je sors de l'hôtel et commence mon périple dans la ville. Techniquement, ça ressemble à n'importe quelle ville. C'est gris, plein de bâtiments et puis... Et puis voilà. Il y a des touristes partout, avec des appareils photos, des gamins qui hurlent et chahutent, des bébés qui gazouillent... Je déteste l'humanité toute entière. Oui, troquer des filles en maillots de bain sexy contre ça, ça me dépasse. Et en plus de ça, je rate l'école sportive d'été de foot US. Chris m'avait prévenu que l'année prochaine j'allais devoir changer de comportement, mais je commençais à me refaire une santé à l'école militaire. Une fois toutes mes addictions éradiquées, j'ai pris le temps de me demander ce que je voulais faire, et j'avais trouvé : le foot US. J'étais plutôt bon, et en 2 ans j'avais fait des progrès considérables. De quoi aller dans une fac prestigieuse, si je gérais ma dernière année.
J'étais en train de me balader, sans prendre garde au chemin que je prenais. Au bout d'une demie-heure, je rencontrai une difficulté majeure : je m'étais perdu. Très malin, Zac, très malin. Au coin de la rue, un café. Je m'y dirigeai pour demander mon chemin. Mon regard s'arrêta sur une fille à une table. Elle était grande, avec de longs cheveux châtains, des jambes de deux kilomètres de long, avec un petit short et un t-shirt à manches longues. Elle me fit frissonner : elle n'avait donc pas froid ?! Planqué dans mon sweat et mon jean, je crevais de froid. Elle sirotait un jus de pommes d'un air absent. Un skate rose (je déteste le rose) et un sac l'entouraient. Un sac qui contenait un gros appareil photo. Oh, une artiste. Mignonne en plus. Je m'avançai vers elle, lentement, me préparant à l'aborder. Elle lève les yeux vers moi et me dit :

- Je peux vous aider?


Oh mon Dieu la poisse, une française. Manquait plus que ça. Je parle pas le français. Enfin, si, mais tellement mal que je pourrais l'insulter avec un sourire, en croyant la complimenter. Je tentai néanmoins de créer une sorte de communication valable :

-Bon... Bonne jour, Made...Madameuh ? Oh, fuck god. I hope you'll understand me, but my French is so freaking bad that I'd rather talk in English, if you don't mind. Errr... I lost my way to my hotel, I was hoping you could tell me which path I should take. If you don't know, I can still buy you a drink. So, deal ? (Sourire) My name's Zac.
Traduction : Insulte pas jolie. J'espère que tu me comprendras, mais mon français est tellement mauvais que je préfère parler en anglais, si ça ne te dérange pas. Euuuh... J'ai perdu mon chemin vers mon hôtel, j'espérais que tu pourrais me dire quel chemin je devrais prendre. Si tu ne sais pas, je peux toujours te payer un verre. Alors, ça te dit ? Mon nom est Zac.
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MessageSujet: Bambi et Zac || Before I met you, I never knew what it was like to be able to look at someone and smile for no reason (passé)   Ven 11 Juil - 7:50



before I met you, I never knew what it was like to be able to look at someone and smile for no reason


BAMBI & ZACCHARY

Ville de Québec, Québec, Canada
Été 2013


Aujourd'hui, j'ai décidé de sortir de ma chambre et d'aller voir un peu la société et les gens qui vivent dans ma ville natale. C'est l'été, il fait beau, je devrais peut-être parler à autre chose que des animaux, mon appareil photo ou les images collées sur chaque centimètre carré des murs de ma chambre. Québec est une ville très touristique toute l'année, même si c'est souvent pire en hiver. Je m'habille donc en quatrième vitesse, attrape mon skate et le sac contenant mon appareil photo au passage et sors de la maison. Oui, j'ai pris mon skate et oui, Maman n'aime pas ça, mais depuis que je me suis ouvert le tibia droit, c'est quand même plutôt rare.

Je parcours les rues de la ville, profitant intensément du soleil sur ma peau et du vent qui fouette mes cheveux. J'ai oublié de les attacher. Tant pis. Je m'arrête de temps en temps pour prendre des photos. Le plus souvent, ce sont des détails qui retiennent mon attention: une fleur aux couleurs plus vibrantes que les autres, de la peinture qui s'écaille sur un volet en bois, la lumière qui projette des tâches sur les pavés. Certains n'y verraient que des choses banales, mais c'est ce qui me plait le plus. Ça me ressemble, en quelque sorte.

Au bout d'un moment, je commence à avoir soif. Comme je suis très douée et qu'on ne change pas ses bonnes habitudes, j'ai oublié de prendre une bouteille d'eau. Heureusement, j'ai quand même mon portefeuille. Je m'approche d'un petit café que je connais vaguement pour y avoir été quelques fois et m'installe sur une table, au soleil. Je soupire d'aise, et pour la première depuis bien des mois, je suis heureuse. Avant que je ne puisse m'enfoncer d'avantage dans des souvenirs douloureux, le serveur vient prendre ma commande, qui est un simple verre de jus de pomme.

Je sirote tranquillement le liquide ambré tout en triant les photos que j'ai prises tout à l'heure. Je remarque qu'une ombre se projette sur moi et je lève les yeux, portant ma main droite en visière. Une silhouette masculine se découpe contre le soleil, et si c'est seulement le décor ou quelque chose d'autre qui lui donne un air d'ange damné, je ne sais pas. Je masque rapidement mon trouble, essayant de le faire passer pour de l'étonnement, et je demande:

- Je peux vous aider?


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