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 Je vais t'apprendre à t'habiller correctement, paysanne [ft. Héra]

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MessageSujet: Re: Je vais t'apprendre à t'habiller correctement, paysanne [ft. Héra]   Jeu 24 Juil - 19:32






Elle n’aurait pas dû accepter, parce que déjà, à la base, rien qu’en l’ayant vu, Carry avait trouvé cette robe toute aussi moche, ou peut-être moins, que la précédente et première. Mais quand bien même, après avoir rechigné quelques secondes, elle n’avait pas lutté longtemps à la proposition de l’inconnue. Valait mieux pas. En fait, plus elle aurait résisté, plus l'autre aurait pu voir les larmes qu'elle retenait toujours, et c'était fortement à éviter. L'australienne ne voyait aucun intérêt, ni utilité à ce que la blondinette découvre ses petites faiblesse. Ça ne lui servirait à rien, ça ne servirait à aucune d'elle. Pas vraiment convaincue, mais forcée de le faire si elle voulait la paix, Carry se glissa dans la robe, beaucoup plus travaillé que le torchon de plus tôt. Un truc violet et noir, assez sympa enfin de comptes. Mais, quoi qu'elle en pensait, elle se sentait étonnamment plus confiante que lorsqu'elle portait le tissu gris. Pourtant, elle était encore plus hésitant, et passa d'abord la tête derrière le rideau avant de l'ouvrir totalement. Aussi gênée qu'elle était, elle faisait de son mieux pour ne pas le faire voir. C'était mieux, sinon la demoiselle qui l'examinait de ses yeux perçant ne passerait pas à côté d'une bonne et excellente remarque dont elle semblait être capable.

Se plaçant devant le miroir, la brunette s'observait intensément, dans un premier temps sans se soucier de la jeune fille puis enfin, la considéra, d'un regard rempli d'indifférence, parce que oui, elle s'en tapait de cette nana. C'était juste elle qui la collait depuis presque une demi heure. Et c'était pénible, oui. Ça la gonflait, oui aussi. Elle avait envie de partir sans rien acheter, oui, également. Partir et la planter là, oui, pourquoi pas. Mais elle ne pouvait pas, parce que ça voulait dire, se changer une nouvelle fois, ranger la robe et son cintre et se tirer en douce, sauf qu'elle aurait l'air franchement étrange, et c'était pas ce qu'elle souhaitait vraiment. Loin de là. Elle voulait juste la tranquillité, que cette inconnue se tire, fasse son shopping seule, sans continuer d'insister pour l'aider à s'habiller. Ce serait vraiment bien, mais trop beau pour être vrai ... D'un ton désintéressé, Carry jugea bon de s'adresser à elle, pour voir indirectement si elle comptait rester là encore longtemps. Elle avait pris soin de la nommer "madame-je-me-permets-de-conseiller-les-gens-que-je-ne-connais-pas" et ensuite, elle lui avait demandé son avis. Bien qu'elle faisait genre de s'en foutre, ça l’intéressait quand même un peu. Après tout, c'était son choix à elle, alors qu'est-ce qu'elle en pensait lorsque ce qu'elle avait proposé était porté par quelqu'un d'autre ?

A l'évocation du fameux "madame-je-me-permets-de-conseiller-les-gens-que-je-ne-connais-pas" la concernée avait pris l'initiative, seule de se présenter. Elle s'appelait Héra. Sur le coup, Carry trouvait ça original, puis après une pensée totalement idiote lui vint à l'esprit. Elle trouvait qu'Héra, bien que ce soit jolie, faisait très ... Dieux grecs, en fait. Oui, c'était complètement débile, et insensé, mais c'était pas faux. Rapidement, elle effaça cette idée de sa tête et se concentra plutôt sur ce qu'elle s'apprêtait à dire, oubliant même de dire qui elle, elle était. Tant pis, peut être que ça lui viendrait à l'esprit, ou peut être pas et Héra lui poserait la question. Sans perdre une seconde et la scrutant de son regard approbateur, la petite blonde s'était mis à tourner autour de l'australienne en la fixant et son regard insistant pouvait être carrément flippant. Carry détestait ça. Elle n'aimait déjà pas qu'on la regarde alors qu'on la fixe, à un tel point, c'était gênant. Plus que gênant, limite déstabilisant. Heureusement, elle savait cacher ses émotions plutôt bien, et elle faisait usage de son ... talent à l'instant même où la jeune fille en face d'elle levait les yeux vers son visage.

A une vitesse impressionnante, Héra avait fait son diagnostic, et Carry même si on n'y croyait que très peu, avait tout enregistré. Que ce que la demoiselle faisait ne serve pas à rien, tout de même. Pas de collant ou leggins, inutile. Des talons ? Non, pas de talons. L'australienne aimait bien mais là ... Elle préférait ses tropéziennes tout droit venues de France ou bien ces Dr Martens, mais pas de talons, seulement en soirée. Seulement en soirée, vraiment. Changer de coiffure ? Cela dit, la brunette se regarda furtivement dans le miroir, pour constater. Beh ... Pourquoi ? Il était bien ses cheveux non ? Un peu mal coiffés, certes, mais c'était toujours comme ça, alors bon ... Y'avait vraiment un problème avec sa coiffure. Oui, c'était trop désordonnée. Et surement d'autre chose mais par fierté, Carry préféra ne rien demander.
Cette jeune la faisait rire en fait, même sourire. Un petit sourire en coin, qu'elle n'essaya pas de cacher. Sa remarque comme quoi elle ne pouvait pas faire de miracle était drôle. Cette nana était tellement spontanée, à un tel point qu'elle se permit de demander "Kyle, c'est ton petit ami ?". Voilà, qui était dérangeant. Elle se mêlait de ce qui ne la regardait pas, mais d'un côté était-ce mauvais ? Carry l'avait mentionné, d'une façon spéciale alors, c'était normal qu'elle s'interroge ...

"Oh ... Non, c'est pas mon petit ami. C'est beaucoup plus important que ça. C'est un de mes frères, pourquoi ? Vouloir être jolie et discrète pour voir son frère, c'est interdit ?"

Pas interdit, non, mais ça pouvait paraître bizarre pour certain.

"Tu trouves ça bizarre ? Ça l'est surement un peu, ouais. Mais bon, j'veux pas qu'on s'fasse emmerder par des mecs en chaleur, tu vois l'genre ?"

Après avoir retiré la robe conseillé par Héra, Carry lança :

"Bon ... J'crois que je vais rien acheter finalement ... Ça te dis que je te paye un truc à boire ? J'ai pas été super agréable ... Oh et puis, j'te laisse pas l'choix, c'est le prix à payer pour m'avoir fait subir cette horreur !"

Rangeant les vêtements dans les rayons où ils avaient été pris, Carry sortie du magasin suivi de la petite blonde.

"Allez, j'te laisse choisir le café !"


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MessageSujet: Re: Je vais t'apprendre à t'habiller correctement, paysanne [ft. Héra]   Jeu 24 Juil - 12:02

Ah, ben voilà qui pouvait être un peu plus satisfaisant.

Lorsque la jeune fille sortit de la cabine, je compris tout de suite que quelque chose dans son regard avait changé. Quelque chose d'agréable à voir, oui, parce qu'il semblait que j'avais encore une fois tapé dans le juste en disant que ce Kyle machin serait plus heureux avec une nana jolie à ses côtés. Je ne savais pas qui était cette personne mais en tout cas cela fit visiblement un certain effet. Elle accepta la robe sans un sourire, mais pour moi cette acceptation était déjà une petite victoire. J'étais en train de me faire une copine. Mon sourire fit deux fois le tour de ma tête. Parce que je voyais bien que cette fille, même si au demeurant restait grognon et un peu insupportable, ben elle avait pris la robe. Et elle l'avait essayée. Elle avait fait tout ça comme ça, gratuitement, parce que j'avais trouvé les mots justes. J'étais persuadée que j'allais m'en faire une copine, c'était obligé. Parce que cette nana avait du répondant, et parce que j'aurais enfin une occupation autre que de compter le nombre de verres de vodka-citron que je buvais ; aider cette petite gonzesse à changer sa garde-robe pour ne plus ressembler à cette paysanne trouvée dans ce magasin comme un chien galeux sur le bord d'une route.

Je n'avais jamais été une Mère Théresa dans l'âme, mais je trouvais ce job assez gratifiant, une fois qu'on s'habituait à aider les personnes. Bon, là j'étais pas à Emmaüs, je le savais bien mais quand même, ça faisait plaisir. Parce que lorsqu'elle ressortit de la cabine d'essayage avec une moue, mon instinct aiguisé me dicta que oui, j'avais choisi la bonne robe. Mais il faudrait le reste de la panoplie, évidemment. Ma mère m'avait toujours appris à tracer ma route seule en piétinant quiconque se mettrait en travers de mon chemin. Par conséquent, je n'avais rien appris de la notion de gentillesse, de compassion, d'empathie. Tout cela c'était assez loin, pour moi. Mais lorsqu'elle me parla, je compris à quoi ça rimait tout ça. Pour se faire une copine il fallait fonctionner de cette manière. Je n'avais pas été très aimable avec elle dès le départ. Mais bon à ma décharge, elle était habillée comme un sac. Comment rester aimable avec une jeune fille incapable d'être belle alors qu'au demeurant, elle était dans le genre agréable à regarder ? ça me dépassait totalement. Elle sortit entièrement de la cabine, se regarda dans la glace, sous mon regard approbateur. Elle fit une moue. Puis deux. Puis trois, en se tortillant dans cette robe comme si sa peau allait fondre. BORDEL. Puis enfin, elle me regarda droit dans les yeux.


"Alors, madame-je-me-permets-de-conseiller-les-gens-que-je-ne-connais-pas, t'en pense quoi ? Personnellement, si je pouvais donner mon avis, ce qui n'a pas l'air d'être le cas, je trouve ce .. truc, tout aussi horrible que la robe de toute à l'heure, mais bon ..."

"Héra. Je m'appelle Héra."

Son ton est cynique, agacé, mais moi ça m'amuse. En fait, elle m'amuse depuis tout à l'heure alors que je l'énerve, je le sens bien. Mais je m'en fiche, parce qu'elle a fait l'effort de l'essayer, la robe, ça doit bien vouloir dire que dans le fond, elle m'aime bien. Je fis le tour de la jeune fille, observant et analysant dans les moindres détails tout ce qui était susceptible d'aller avec cette robe, et pourquoi elle lui irait aussi bien.

"Bon alors. Forcément, portée comme ça cette robe n'a rien d'extraordinaire. Seulement vois-tu..."

Je retirais ma parure noire et l'accrochais à la gorge de la jeune fille. C'était une parure de perles noire descendant en cascade jusqu'à la poitrine. Il lui manquait autre chose, bien sûr. Pas mal d'autre chose.

"Une parure met la tenue en valeur sans la faire devenir trop lourde. Ensuite, il te faut des talons hauts. Qu'ils soient plats ou aiguille, ça n'a pas d'importante, mais ça va te faire des jambes interminables, et ça réhaussera la robe. Pas de collants, pas de leggings. Et il faudrait que tu changes de coiffure mais bon je ne pourrai pas faire de miracles en une aprèm. Visiblement tu as un nombre assez conséquent d'années à rattraper en matière de bon goût."

Je prononçais la dernière phrase avec un sourire. Bien sûr qu'elle était jolie. Et c'était d'autant plus énervant qu'elle n'était pas foutue de se mettre en avant.

"Kyle, c'est ton petit ami ?"
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MessageSujet: Re: Je vais t'apprendre à t'habiller correctement, paysanne [ft. Héra]   Sam 19 Juil - 18:15








Le plus désagréable, c'était sans doute cette culpabilité. La culpabilité d'avoir trop parlé. Carry s'en voulait. Pourquoi est-ce qu'elle avait ouvert sa bouche. Certes, les nerfs avaient lâché, mais quand même. Cette inconnue n'avait en aucun cas besoin de savoir le pourquoi du comment l'Australienne voulait acheter cette robe. Ce n'était pas ces affaires, loin de là. Et puis, la brunette ne parvenait pas à comprendre pourquoi elle se mêlait de ce qui ne la regardait pas. Non vraiment, ce n'était pas son problème, si ? Non, bon et bien alors ? Qu'est-ce qu'elle attendait. Ce n'était pas elle qui allait porter la robe, du coup, il n'y avait aucun souci. Pourquoi elle faisait chier ? Ce n'était pas sa vie, pas ses oignons, alors qu'elle se casse. Merde.
Bien qu'elle n'ait rien dit pendant un moment, il avait fallu qu'un moment, ça pète. Et tout ça, le plus silencieusement du monde. Même si elle avait eu une envie folle d'élever la voix, elle n'en avait rien fait. Et elle avait bien précisé qu'elle n'avait aucunement envie de s'habiller comme une prostituée pour passer des après-midi avec son frère ou même les autres jours. Elle avait aussi ajouté qu'elle n'en avait rien à foutre du regard des gens, mais qu'elle ne voulait en aucun cas que son frangin ne les ressente, qu'il n'avait pas besoin de cela en ce moment.

Et c'était la goûte d'eau. Elle n'aurait pas pu la fermer non. Si elle s'était tus, les larmes ne lui seraient pas monter aux yeux, et elle n'aurait pas eu à se réfugier dans la cabine d'essayer pour éviter que la blondasse ne le remarque. Honnêtement, elle savait pertinemment que c'était raté. Le fait de se frotter les yeux n'était pas un geste anodin, et franchement, ça voulait tout dire. Tant pis. Ce n'était pas comme si elle avait vraiment versé la larmichette. Non, pas vraiment. Elles étaient restées dans son œil, mais elles avaient quand même été là. C'était un fait.
Dans la cabine, Carry pensait à son frère, et jeta un œil à son portable, voir s'il n'y avait pas de message ou autre. Rien. Ce gosse était véritablement un irresponsable. Il pourrait donner des nouvelles, dire s'il venait toujours. Pour avoir la certitude que tout allait bien, elle lui envoya un sms "Tout est Ok?" Puis soupira en rangeant l'appareil dans son sac. Puis elle remarqua. Elle remarqua ce silence étrange. Cette atmosphère tranquille. L'autre avait arrêté de jacasser. Merveilles ! C'était bien mieux comme ça, elle aurait dû se taire et tracer son chemin dès le début, c'aurait été mieux. Ça aurait évité tout ça. Toutes ces merdes, vraiment.

Se déshabillant petit à petit, la jeune fille se retrouva rapidement en sous-vêtements dans l'endroit clos. Fixant ce qu'elle s'apprêtait à acheter, elle confirma que c'était véritablement une horreur et de mauvaise qualité, qui plus était. Pour ce qui était de l'argent jeté par les fenêtres, l'autre n'avait, à ce niveau, pas tord. Mais bon, ça l'aurait aidé à passer inaperçu quand même. Dans cette immonde chose, les gens l'auraient ignoré, les mecs ne l'auraient pas regardé et c'était ce qu'elle voulait, plus que tout. Mais bon, peut être que dans la tenue qu'elle portait avant d'entrer dans le magasin, elle passerait tout autant inaperçus après tout ! Oh et puis .. Elle n'avait même plus envie de chercher de quoi se mettre ..

Là, à l'intérieur, derrière ce rideau, Carry se pensait enfin tranquille. Il lui était même venu à l'esprit que l'inconnue avait décampé, qu'elle s'était gentiment tirée, hors du magasin ou du moins à l'autre bout ... Et bien non .. Cette cruche était encore là. Et elle se montrait. De quel droit pointait-elle sa petite tête à l'intérieur de la cabine ?! Carry hallucinait, vraiment ! Cette nana était totalement barrée ! D'autant plus qu'elle se montrait pour conseiller quelque chose à se mettre à l'Australienne. Un instant, Carry pensait qu'elle se foutait de sa gueule, qu'elle la cherchait, mais même pas. A la vue de ce qu'elle lui proposait, l'Alpha rechigna.

"Attends, tu plaisantes, j'espère. Tu ne crois quand même pas que je vais ..."

Elle n'eut même pas le temps de terminer sa phrase que l'autre, déjà, se prononçait. Et c'était chiant à admettre, mais ce qu'elle disait n'était pas faux. Faire en sorte d'être belle, pour faire plaisir à Kyle, pour qu'il soit heureux de la voir, qu'il aille bien. S'il voyait sa sœur mal habillée, il pourrait penser qu'elle se néglige, qu'elle ne va pas bien du coup, comme l'autre disait, ça pouvait l'encourager à déprimer. Mais ça, ce qu'elle lui proposait, c'était encore plus moche que la robe grise à motif. Mais inutile de dire quoi que ce soit, Carry était persuadée que la petite blonde ne bougerait pas tant que l'Australienne ne sortirait pas vêtue de cette robe.
Résignée, elle l'enfila, non sans peine. Et comme pour précédemment, elle hésitait à sortir. Pourtant, derrière le rideau, à l'extérieur, quelqu'un s'impatientait, et franchement, ce n'était pas bien discret. Les ondes, l'aura qu'elle émettait pouvait se sentir à des kilomètres. D'une main décidée, ou du moins, c'était ce qu'il semblait, Carry tira le lourd tissu pour se laisser voir par la fille dont elle ne connaissait pas le nom.

"Alors, madame-je-me-permets-de-conseiller-les-gens-que-je-ne-connais-pas, t'en pense quoi ? Personnellement, si je pouvais donner mon avis, ce qui n'a pas l'air d'être le cas, je trouve ce .. truc, tout aussi horrible que la robe de toute à l'heure, mais bon ...

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MessageSujet: Re: Je vais t'apprendre à t'habiller correctement, paysanne [ft. Héra]   Ven 18 Juil - 17:17

Visiblement, j’avais affaire à une jeune fille sacrément susceptible.

Bon, on va passer sur la qualité de la robe, j’ai été suffisamment éloquente là-dessus. En fait je ne sais pas trop ce qui me gêne le plus. Le fait qu’elle porte ça ou bien qu’elle me jette des regard furieux à chaque fois qu’elle ouvre la bouche ? Et la reconnaissance, race de merde, tu en connais le descriptif ou pas ? Je songe un instant avec un sourire que tu dois tout à fait être le genre de meuf qui, le matin, ouvre son placard, et chope ce qui tombe. Je suis sûre que tu es bordélique. Va savoir pourquoi, peut-être que je me trompe complètement. Une chose est sûre, elle me pompe gentiment l’air. Après tout merde, je suis là pour la conseiller, moi. Alors qu’à la base je venais me trouver une nouvelle tenue pour MA gueule. Visiblement, cette nana était une forte tête, mais dans le genre chiante je l’étais aussi. Hors de question de me laisser marcher sur les pieds. Je sais, je sais que je t’emmerde. Le problème, tu vois c’est que j’en ai tellement rien à battre que ça me fait sourire. Mais genre vraiment sourire, la banane qui fait dix fois le tour de ma tête, tu vois. Parce que je m’en branle de ton avis, sincèrement. Parce que j’aime encore passer mon aprèm à te faire chier rien que pour te prouver que ça, bordel ça c’est de la merde. Je me mets à penser à ma mère. Ma mère qui aurait fait la même chose que moi, et subitement je m’en veux. A t’entendre, je ne vaux pas mieux que tous ces mannequins siliconés qui pensent tout savoir à propos de la mode. Elles ignorent seulement que ce n’est pas une affaire de fringues. La mode, est-ce que cela existe ? Non, pas dans mon cas. Un vêtement doit épouser le corps. Il doit être élégant. Raffiné. Et propre à chacune. Peut-être que cette horreur aurait été à quelqu’un d’autre, je n’en sais rien. Mais pas à elle, c’est tout ce que je sais. Sa fureur est difficile à contenir. Parce que je pense que j’ai touché un point sensible, tout simplement.

Elle murmure des mots de colère en me désignant une robe qui m’aurait, oui, certes, parfaitement été. Mais pas à elle. Elle la repose rageusement. Oui, je sais que c’est pas trop ton truc les fripes, ma poule mais il faut faire un effort, c’est comme ça. Et puis soudain ta voix tremble. Quelque chose ne va pas. Je sais que ça va bien plus loin qu’une simple dispute à propos de fripes, cette histoire. Il y a quelque chose qui m’échappe. Quelque chose qui se discerne dans le léger tremblement de ta voix. J’ai un peu du mal à saisir. Parce que c’est anormal. Parce que ça brûle. Là, dans tes yeux ça brûle, et j’ai du mal à saisir pourquoi. Tu me parles de Kyle, j’ignore même jusqu’à l’existence de cette personne. Ton mec ? Ou quelqu’un d’autre ? Qu’est-ce que ça peut représenter pour toi pour que cela te fasse pleurer ? Ou au moins t’essuyer les larmes, avant de me jeter un regard haineux et d’entrer dans la cabine. Que faire à présent ? Je sentis qu’il y avait quelque chose là-dessous. Quelque chose de grave. Quelque chose d’important. Alors je fis rapidement le tour des rayonnages, calmement. Puis entrais à nouveau dans la cabine. Peut-être avais-je été un peu trop loin ce coup-ci. Mais après tout c’était nécessaire, non ? Quoi, comment pouvait-elle être heureuse si elle s’habillait comme un gros tas de chiffons dégueulasse ? Il fallait qu’elle se sente bien dans sa peau. D’un geste, j’attrapais une tenue que je jugeais adéquate. J’avais le coup d’œil pour ces choses-là. Il fallait que je lui montre qu’elle n’était pas seule. Qu’elle devait comprendre que oui, ça avait de l’importance. Un tout petit peu d’importance. Alors je passais la tête par le rideau. Son regard furieux me suivit. Oui, je sais, tu as envie que je te foute la paix. Mais non, parce que je commence à être très curieuse, maintenant.

« Tiens. Avec ça, Kyle ou je ne sais qui te trouvera sans doute bien plus belle qu’avec ce que tu t’apprêtais à acheter. »


Elle proteste, mais je ne veux pas écouter. Je lui tends la robe.

« Si tu veux faire plaisir à quelqu’un, fais en sorte d’être belle. Quand quelqu’un va mal il aime à voir quelqu’un qui va bien. Que dirait cette personne si elle te voyait habillée comme une paysanne ? Ne serait-il pas plus heureux de te voir jolie ? »
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MessageSujet: Re: Je vais t'apprendre à t'habiller correctement, paysanne [ft. Héra]   Mer 16 Juil - 18:44







Cette fille ... Enfin, cette blondasse toute de noir vêtue était véritablement pénible.

Fallait l'avouer, Carry avait beau faire tous les efforts du monde pour l'ignorer, elle n'y parvenait pas. Après tout, c'était un peu compliqué quand on avait prés de soit quelqu'un incapable de la fermer. Beh ouais ... Cette inconnue n'arrivait pas à tenir sa langue cinq minutes. Impossible. Un vrai moulin à paroles. À mauvaises paroles. Elle ne savait dire rien d'autre que des critiques, et des critiques et encore des critiques. Elle était casse-couilles. Il n'y avait pas d'autres mots. Cette nana ne savait sans doute faire que ça. Bon, l'Australienne était mal placée pour parler parce que, si pour elle, ce n'était pas des critiques, elle n'hésitait jamais à se montrer méchante et froide verbalement alors ... Mais de toutes façons, elle préférait largement ça. Même s'il lui arrivait de critiquer, elle ne s'occupait jamais, jamais, jamais des affaires des autres. Ce que faisait d'ailleurs la demoiselle. De quoi se mêlait-elle ? Non, mais vraiment. Qu'est-ce que ça pouvait lui foutre que la brunette porte une robe plus ou moins horrible ? Ce n'était pas elle qui était à l'intérieur, si ? Ce n'était pas elle qui voulait passer inaperçue, non ? Bon, beh alors. Qu'elle s'occupe de son cul, se répétait sans cesse Carry pour tenter de garder son calme lui plus possible.
Si elle n'avait rien dit un temps, il avait fallu qu'elle intervienne au bout d'un moment. Non, ce que disait l'autre ne l'atteignait pas le moins du monde, mais elle n'était pas venue dans ce magasin pour se coltiner une pseudo-conseillère de mode ou relookeuse. Elle voulait juste s'acheter un truc discret pour éviter de s'attirer les regards d'hommes à l'affût pendant qu'elle accorderait du temps à son petit frère.

Elle avait tenu un moment hein ! Vraiment, c'était inhabituel ! Quoi, dix minutes ? Peut-être quinze à essayer de ne pas entendre l'autre sans rien dire, puis considérablement agacé par ses ... Conseils, elle l'avait ouvert. Plutôt froidement, l'Alpha Psi avait clairement fait comprendre à "Madame, je commente" qu'elle n'avait pas besoin de son aide, qu'elle ne l'avait pas sonnée et que si jamais, elle avait besoin d'un coup de main, ce qui n'aurait jamais été le cas, elle lui aurait fait signe. Il ne faut pas rêver. Carry n'en avait strictement rien à taper de comment elle s'habiller. Les vêtements n'étaient rien d'autre qu'une couverture. Un truc sur quoi les gens se basaient ... Un point de vue extérieur pour la population qui vous cataloguait selon vos fringues. "Mini-jupe, t'es une pute. Jean, t-shirt, t'es un garçon manqué. Sarouel, t'es un hippie qui se défonce." Préjugés. Pauvres cons ...
Mais bon, elle, elle n'était pas du genre à s'en soucier, et justement, cette robe était parfaite pour éviter ce genre de comparaison, au pire, elle allait être qualifiée de mémère comme disait une certaine personne ou bien de nana sans gout et tarée pour avoir envie de porter ça, comme disait aussi, si bien cette même personne. Mais franchement, elle n'avait que ça à faire ? Surtout qu'elle s'épuisait toute seule là ! Et encore, elle levait sa main idiotement genre "Je viens en paix." Paix de mon cul ouais ... Inutile de préciser que Carry mourrait d'envie de sortir cette petite réflexion à l'emmerdeuse mais bon. Mieux valait s'abstenir. Répondre serait lui donner trop d'importance, et elle n'en méritait aucune, honnêtement.

Après sa remarque inutilement bien placée, elle s'approcha de l'Australienne se saisissant d'un volant et le remonta. Q-Q-Quoi ? "Hey, mais qu'est-ce que tu fais !" Ca avait été instinctif, un peu plus et elle se retrouvait en sous-vêtement devant toutes les personnes présentes dans le magasin et toutes celles qui passaient à l'extéireur. Quel con avait eu l'idée de mettre les cabines et le miroir prêt des larges baies vitrées de la boutique ? Si elle l'apprenait ... Merde.
D'un mouvement brusque, elle balaya la main de l'inconnue qui tenait toujours la robe. Non mais pour qui se prenait-elle ? "Coutures industrielles donc fragiles, le tissu est mal coloré donc ça va déteindre horriblement, et le rouge là hm ? Sur les fleurs. La couleur est tellement dégueulasse qu'on dirait que tu as des fuites menstruelles et que ça a taché. Et je suis désolée chérie, mais quand on fait un 95B, on ne met pas de bustier."
Du coin de l'œil, la brunette jeta un vague regard sur les coutures. Bon, ouais, elle n'avait pas tort. Quant aux couleurs ... Ouais, peut être ... À sa dernière phrase, Carry eut le réflexe de regarder sa poitrine. Beh quoi, c'était quoi le souci.

Le souci ? Cette robe était définitivement horrible, et même si dès le départ, l'Australienne le savait, elle s'en rendait encore plus compte après l'inspection de la fille blonde qui d'ailleurs, était en train d'analyser les alentours, d'inspecter vaguement les rayons ... Oh non, non, non ! Si elle envisageait de lui conseiller une tenue et de la forcer à l'essayer, c'était hors de question ! Elle n'était en aucun cas une poupée qu'on s'amuse à habiller et à qui on fait essayer tout un tas de trucs ! Jamais de la vie !
S'apprêtant à le lui faire savoir, elle n'en eut pas le temps, puisque déjà, la "blablatrice" rouvrait là bouche. "Il y a trois tonnes de trucs qui t'iraient au moins cinquante fois plus que ça et qui seraient de meilleure qualité. Je ne sais pas si tu aimes foutre ton argent par les fenêtres mais c'est ce que tu t'apprêtes à faire. Déjà parce que cette robe est dégueulasse, ensuite parce qu'elle a été faite par des Chinois, le contraire serait étonnant. On ne t'a jamais appris à t'habiller ou quoi ? "

"Et toi, on t'a jamais appris à fermer ta gueule ? Non parce que, si c'est le cas, t'as pas retenu comment faire. J'vais te le dire clairement, tu m'emmerdes. C'est bon, c'est assez limpide pour toi ? C'est rentré dans ta petite tête ? J'en doute, alors je te le répète. Dégage, vas voir ailleurs ! Regarde, cette femme, là-bas, vas l'aider, la conseiller ! Mais à moi, fous moi la paix. Je sais très bien que c'est plus que moche, même pas qualifiable en fait. Je sais très bien que des pauvres petits cons de Chinois ont galéré à nous pondre cette merde. Mais quoi ? Tu crois vraiment que je vais mettre ça ?! -elle attrape un cintre qui supporte une robe noire- Si c'est ton style, ce n'est pas le mien. J'ai aucunement envie de m'habiller comme une putain pour passer des après-midi avec mon frère, ou même les autres jours ! J'en ai rien à foutre du regard des gens, mais je ne veux pas que Kyle le ressente, il a pas besoin de ça en ce moment !"

Même si sa voix sonnait durement, elle était restée dans un volume sonore relativement bas. Sans s'en rendre compte, elle s'était laissée un peu emportait. Avait-il, vraiment, était utile de dire tout ça ? Sur son frère ... Non, et elle s'en voulait. Pourquoi l'inclure là-dedans ? D'ailleurs, ne devait-il pas l'appeler ? Se frottant les yeux pour empêcher les larmes montées subitement de couler et espérant que ça ne se voit pas, elle reposa le cintre, et sans un mot rentra une nouvelle fois dans la cabine pour remettre ses fringues de départ. Finalement, elle n'allait rien acheter. Cette fille venait de lui faire passer l'envie.

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MessageSujet: Re: Je vais t'apprendre à t'habiller correctement, paysanne [ft. Héra]   Lun 14 Juil - 0:07

Elle me jette un regard courroucé, et là je comprends rapidement que j’ai tapé dans le mille.

Parce qu’en fait, porter un truc pareil relèverait presque du masochisme, au point où ça en est. Déjà, ça ne lui fait aucune forme. Aucun avantage. Elle est mignonne, bordel ! Faudrait qu’elle voie ça comme un service rendu, parce que je ne fais de conseils à personne en règle générale. Je me contente seulement d’acheter mes fringues avec goût, en prenant soin de jeter un regard dédaigneux à la poufiasse devant moi qui a pris un pantalon bien dégueulasse. Mais là je sais pas, je crois que ne rien dire aurait été, tout bonnement et tout simplement, au-dessus de mes forces. Parce que ce truc c’est juste une HORREUR, merde. Juste. A croire que le type qui a créé ça était misogyne, parce qu’une femme n’aurait jamais pu avoir l’idée d’un motif aussi immonde. A moins qu’elle se pique à la farine, et encore. Elle me fusille du regard, la petite, parce que ça l’emmerde que j’intervienne comme ça, tout simplement, et parce qu’au travers de ses jolis yeux j’entends les milliers d’insultes qu’elle profère à mon encontre mais qu’elle ne dira jamais. J’ai une pensée émue pour ma mère à ce moment-là, parce que même si elle a le Q.I d’une chèvre, elle au moins m’a appris à acheter des fringues que je pourrais mettre dans la rue sans me faire traiter de déchet de la société. Apparemment, on ne peut pas en dire autant d’elle. Alors mon regard la fixe, de haut en bas, en silence. Un silence légèrement embarrassant parce je sais qu’elle a très envie de m’envoyer chier dans les grandes largeurs mais elle ne le fait pas parce que dans sa tête, ça chauffe. Et moi j’ai rien à dire, parce que tout ce que je voulais lui communiquer je le lui ai dit en la traitant de mémère. Et encore j’ai pas ajouté l’adjectif « grosse » devant, histoire de ne pas chercher le bâton pour me faire battre.

Bref, au bout d’un moment de réflexion, comme ça, elle décide d’ouvrir la bouche. Bon, okay, je l’ai un peu cherché, mais sa réaction déclenche chez moi un petit rire nerveux. Parce que je viens de me faire envoyer promener chez les Grecs, mais je m’en fiche parce que je sais que j’ai raison, et je n’ai aucune envie de m’énerver. Une paysanne pareille ne mérite pas qu’on se bourre le mou avec elle, si ? Il fallait que je fasse une bonne action, c’était un peu ma croix rouge à moi, m’voyez. Il était hors de question que je la laisse se balader dans la rue avec ça. Mon rire s’intensifia encore à mesure qu’elle parlait et j’en vins à le regretter, parce que je ne me moquais pas d’elle. J’étais seulement amusée de la situation, c’était tellement cliché de me faire agresser par une nénette, comme ça, alors qu’après tout je lui rendais service non ? Fallait voir la gueule de la robe pour y croire, on aurait découpé grossièrement un rideau pour se le foutre sur le cul ça aurait eu le même effet. En fait je me demande si ça n’aurait pas même été plus sexy que ce machin informe, là. Je plaçais ma main sur ma bouche pour étouffer mon rire, le regard brillant d’une certaine malice. L’envie de boire me quitta un instant. Au profit d’une envie d’aider cette nana, que je ne connaissais… Absolument pas. Je levais une main en signe de paix, un sourire rieur encore imprimé sur le visage, quelques larmichettes perlant sur mes joues un peu rosies.

« On se calme, poulette ! Justement, tu as besoin d’aide. Faut être tarée pour avoir envie de se balader avec ça, tu vois. »


J’attrapais le volant de la robe entre le pouce et l’index, et le soulevais légèrement. Je lui fis un signe de main pour regarder dans ma direction. Bon, allez, j’allais lui expliquer POURQUOI ce truc était un crime contre l’humanité. Parce que c’était moche, oui, bon c’était une affaire convenue. Elle-même devait sans doute en avoir conscience que c’était atrocement laid, donc inutile d’insister là-dessus. Mais même la finition puait la merde. Sans dec, il n’y avait rien, STRICTEMENT RIEN à tirer de ce gros tas de fripes, à moins d’en faire des chiffons pour les poussières, et encore.

« Coutures industrielles donc fragiles, le tissus est mal coloré donc ça va déteindre horriblement, et le rouge là hm ? Sur les fleurs. La couleur est tellement dégueulasse qu’on dirait que tu as des fuites menstruelles et que ça a taché. Et je suis désolée chérie mais quand on fait un 95B on ne met pas de bustier. »


Je jetais un œil autour de moi. J’aurais pu lui trouver quelque chose mais j’avais un peu la flemme, en fait. C’était déjà assez difficile de trouver pour moi. Alors pour elle ? Il faudrait y passer un moment et je sentais qu’elle serait très chiante pour consentir à passer cet exercice. Il faudrait donc, pour le moment que je lui explique seulement en quoi cette robe était une infâmie. Je me redressais donc, un peu confiante parce que je savais que j’allais encore me faire envoyer paitre, ça se voyait dans ses jolis yeux noisette. Mais il fallait quand même que j’intervienne, pour le bien de l’humanité.

« Il y a trois tonnes de trucs qui t’iraient au moins cinquante fois plus que ça et qui seraient de meilleure qualité. Je sais pas si tu aimes foutre ton argent par les fenêtres mais c’est ce que tu t’apprêtes à faire. Déjà parce que cette robe est dégueulasse, ensuite parce qu’elle a été faite par des chinois, le contraire serait étonnant. On ne t’a jamais appris à t’habiller ou quoi ? »


Bon, là j’y allais un peu fort. Mais elle m’amusait, et j’avais bien l’intention de jouer encore quelques minutes.
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MessageSujet: Re: Je vais t'apprendre à t'habiller correctement, paysanne [ft. Héra]   Sam 12 Juil - 13:11







Hésitante quant au fait de sortir de la cabine pour se regarder dans le miroir, Carry décida tout de même de s’aventurer à l’extérieur. Après tout, il n’y avait aucune honte à essayer un vêtement ! Bien au contraire, mais la jeune fille voulait éviter les commentaires barbants des vendeuses qui, même si ce que vous portez vous va affreusement mal, vantent les mérites des fringues immondes ainsi que leur bienfaits sur votre silhouette. L’australienne détestait ça, et ne se gênait pas de le faire comprendre. Elle prenait, comme toujours, son ton froid et distant. Elle parlait sèchement avec ces femmes qui faisaient tout pour qu’elle achète. C’était pénible, cette presque obligation d’être désagréable. Mais bon, ce n’était pas comme si ça l’embêtait. Etre méchante et hautaine était dans sa nature alors ! C’était comme une habitude, c’était elle, voilà tout. Rien ne la changera. Ni son frère, ni sa mère et encore moins un homme. Jamais de la vie. Jamais, jamais, jamais un homme ne la changera. C’était hors de question. Elle s’était toujours dit et juré qu’elle ne modifiera jamais son comportement par rapport à un con, pour souffrir après. Il n’y avait qu’à regarder sa mère et son père … Elle l’aimait hein, au début et puis, quand elle s’est retrouvée enceinte de ce connard, celui-ci est devenu odieux, dénigrant envers elle. Il lui aura tout fait, et lui fera tout. Il l’a fait cocu, et la fera encore un bon moment. C’était clair. Carry ne pouvait pas se l’encadrer.

La robe qu'elle avait décidé d'enfiler était grise, à motif rouge, orange, à première vue floral. En fait, si elle l'avait choisi, c'était pour sa discrétion, rien de plus, rien de moins. Elle cherchait de quoi passer inaperçu, et elle pensait avoir trouvé. Postée devant le miroir, elle frotta les plis inexistants du bas de la robe, et fixa chacun de ses mouvements dans le miroir. Autant le dire, elle était plutôt satisfaite. Avec ça, impossible d'attirer le regard des autres, si ce n'était celui d'une ou deux vendeuses qui comptaient venir lui parler. Elle allait pouvoir se balader tranquille sans se sentir observée ou carrément bouffée des yeux par une bande de mecs en chaleur. Car oui, ça lui arrivait, et même si parfois, ça la flattait, ce n'était pas le cas à certains moments.

Pendant qu'elle regardait son reflet en long, en large et en travers, elle vit du coin de l'œil, une nana blonde, d'à peu près son âge, s'approchait d'elle, un air désapprobateur. Carry le savait, elle allait avoir le droit à une réflexion de mauvais goût qui, soit dit en passant, n'était pas nécessaire. Se retournant face à l'inconnue quelque peu agacée, la brunette ne put rien dire puisque l'autre la devançait déjà. « Heu... Dis-moi, c'pour un carnaval que tu as choisi cette robe ? ». Honnêtement, la réflexion était bien trouvée, et arracha même un sourire moqueur à l'Alpha. Non, mais vraiment. Elle venait de se rendre compte que c'était exactement le genre de chose qu'elle aurait pu sortir elle-même. Mais là n'était pas la question. Le sujet, c'était la robe, cette espèce de truc gris qui avait, on ne savait trop comment, tapé dans l'œil brun vert de l'Australienne. Après sa remarque, l'inconnue étire ses lèvres d'un sourire que Carry n'aimait pas, un sourire légèrement moqueur mais aussi extrêmement narquois. Cette fille, elle n'allait pas l'aimer.

Elle décida donc de l'ignorer. Et retournant à son reflet, se regarda deux fois plus attentivement. Elle pensait qu'en l'ignorant, l'autre allait se lasser et partirait, mais non. Ce ne fut pas le cas. Elle restait plantée là, à la regarder, à penser des tas de choses désagréables sur cette robe, des choses aussi désagréables et mauvaises que l'Australienne pensait elle-même sur le même sujet. Cette robe, n'était pas particulièrement jolie, mais c'était discret, pile ce qui lui fallait.
Alors, franchement, elle n'en avait clairement rien à foutre de l'avis de cette fille qu'elle ne connaissait ni d'Adam, ni d'Eve, mais l'autre ne comprenait pas.
" Non parce que bon, si c'est un cadeau pour ta grand-mère, je peux comprendre, mais si c'est pour toi, je te conseille vivement de t'abstenir. À moins que tu veuilles que ton nouveau surnom, ce soit « mémère ». "
Là, c'était la goûte d'eau qui faisait déborder le vase.

"Bon écoutes ... Je ne sais pas qui tu es, ni ce que tu me veux, mais je me fous, totalement de ce que tu penses de ce truc, okay ? T'es quoi ? Styliste ? Relokeuse ? Non, je ne pense pas, donc tu seras gentille de me foutre la paix, je ne t'ai rien demandé. Mais t'inquiètes, si j'ai besoin d'aide, je te ferai signe."

Sourire. Allez, dégage, connasse pensa-t-elle.

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MessageSujet: Re: Je vais t'apprendre à t'habiller correctement, paysanne [ft. Héra]   Mer 9 Juil - 14:05

J’avais une putain de sale gueule de bois.

Non pas que ça me gêne spécifiquement, il fallait le dire, j’avais l’habitude, mais il été prévu que je sorte et franchement, j’en avais aucune envie. Malheureusement, une de mes valises avait mystérieusement disparu dans le gouffre des aéroports, à Miami ; et il fallait absolument que je m’achète de nouvelles fringues, parce que là, c’était plus possible. Mes vieilles fripes ne me convenaient pas, et puis de toute manière, si je n’avais pas une tenue pour chaque jour de l’année, ça ne le faisait pas, mais alors pas du tout. Lorsque je sortis de mon lit ce matin-là, je sentis que je n’allais pas passer une bonne journée. Ça résonnait dans mon crâne, tout simplement, et j’avais mal partout. J’avais seulement besoin de changer d’air, et aussi de prendre un café bien corsé. C’était malin, ça, de se racer toute seule dans sa chambre, pour oublier. Oublier quoi ? Même moi je n’en avais aucune idée. J’éprouvais seulement ce besoin, presque compulsif de m’en mettre plein la tronche parce que ça faisait du bien, tout simplement. Ça m’aidait à oublier que je vivais dans une famille de dégénérés, une famille brisée qui me bouffait purement et simplement la vie. Ma mère m’avait encore appelé la veille, pour me dire qu’elle me filait du pognon, comme ça. Non pas que cela me déplaise, mais ça me faisait un peu tiquer quand elle me demandait « si je travaillais bien à l’école » alors que nous étions au mois de juillet. C’était désespérant. Et mon père était aussi con, c’était blasant. Lui en revanche ne me donnait pas la moindre nouvelle. Il se contentait de me virer de l’argent, un peu n’importe quand en me demandant rapidement par mail si ça allait, et puis basta. Le tout jonché de fautes d’orthographe.

C’était curieux, cette impression presque malsaine d’être une enfant perdue, qui ne savait pas vraiment ce qu’elle voulait. Parce qu’enfant je n’avais eu aucun repère. Ce n’est pas un mensonge quand on dit que le monde du show-business est envahi par les congénitaux, et les gros consanguins. Mes parents étaient d’une stupidité qui dépassait l’entendement, et n’avaient aucun sens des réalités. C’était pour cette raison que j’avais dû me faire toute seule toute ma courte existence, pour cette raison que je buvais presque tous les soirs en cachette, pour que personne ne remarque que cette gamine studieuse et belle n’était en vérité qu’une vieille pochtrone dégueulasse et paumée, tout simplement paumée. Putain, voilà ça me mettait les nerfs en pelote rien que d’y penser. Je pensais que j’étais capable de m’occuper de moi, mais en fait ? Qu’est-ce que je pouvais faire, au final qui justifie tous mes actes ? Avant de partir, je me surpris à regarder un instant par la fenêtre. Si Miami possédait un soleil radieux chaque jour de l’année, cette ville était laide, tout simplement laide, comme un décor en carton-pâte qui me séparait d’une réalité matérielle dont j’avais cruellement, violemment besoin. Je n’avais que dix-huit ans mais j’avais surtout l’impression d’en avoir six. Parce que même Nicolas n’était plus là. Même Nicolas, avec ses grands yeux noirs et ses cheveux bruns très, le portrait craché de papa. Qui me récupérait chaque soir dans Paris, complètement bourré et apprivoisait sa petite sœur pour qu’elle ne file pas du mauvais coton. Mais c’était un peu trop tard, voire beaucoup. C’était seulement de la douleur. Juste une douleur sourde. Je n’en pouvais plus parce que ça faisait mal de me sentir aussi trahie par ma propre famille. Et à cela, je ne connaissais que trois remèdes : l’alcool, le joint et le shopping compulsif.

Habillée sobrement tout de noir, lunettes Chanel vissées sur la tête, mes Louboutin aux pieds, et des cachets en poche histoire d’éviter que ce mal de crâne ne me suive jusqu’à la fin de la journée, parce que c’était bien parti. Un petit coup de parfum rapido, un chewing gum pour effacer l’haleine du matin mêlée à l’alcool, une cigarette et en avant. J’étais une belle jeune femme, et je le savais parfaitement, je l’assumais jusqu’au bout des ongles. Bien que je n’utilise que peu cet atout pour séduire, j’appréciais le regard des hommes sur mes formes, parce que ça me flattait, tout simplement. Ça me prouvait que finalement j’avais pas été finie à la pisse, comme mon père me le disait auparavant quand il avait un coup dans le nez après un match. D’ailleurs, il avait sans doute dû m’appeler Héra après un bon verre de whisky derrière la cravate, parce que plus cul comme nom, tu meurs, sans déconner. Bref, après un passage rapide devant les boutiques de luxe, une moue affligée devant certains tailleurs et paires de chaussures, je finis par rentrer dans un magasin relativement prometteur, avec des robes qui semblaient avoir été taillées rien que pour moi. En poussant la porte, je me surpris à jeter un œil aux personnes présentes dans la salle ; et l’une d’entre elles retint mon attention, près des cabines d’essayage parce que vraiment, non, pire faute de goût vaut mieux te jeter dans le caniveau tout de suite, mémère.

Je n’avais même pas eu le temps de jeter un coup d’œil dans les rayonnages, parce que ça me choquait, en fait, concrètement. C’était quoi cette merde ?! Mais elle voulait ressembler à quoi, exactement cette gonzesse, à une grosse bouboule de 80 ans ou bien à un tapis oriental ? Parce que cette robe, c’était juste la quintessence de la dégueulasserie. J’ignorais ce qu’elle avait l’habitude de porter sur elle, mais ça c’était juste à gerber, concrètement. Ma cervelle de petit pois m’invita à aller lui parler histoire de lui enlever ça tout de suite parce que ça c’était vraiment mais alors VRAIMENT un crime. J’eus une courte hésitation, parce qu’après tout je ne la connaissais pas cette fille, pourquoi est-ce qu’elle m’écouterait ? En plus, elle souriait devant le miroir, boudinée dans ce truc affreux. Ça ne ressemblait à RIEN. Juste à rien. Si, à un rideau de douche à la limite, ou à la litière du chat. Ça m’aurait presque redonné envie de picoler, tiens. Il y avait des tonnes de trucs sympas dans ce magasin, mais il avait fallu qu’elle choisisse la pire merde qu’un couturier ait pu sortir. Je suis sûre que le mec avait dû sniffer avant d’imaginer une robe pareille.

Je fis un pas vers la jeune fille, avec un air désapprobateur vissé sur le visage. Bon, certes je n’étais pas sensée m’en mêler, mais merde quoi. Je ne pouvais pas laisser un tel crime se produire, il en était hors de question. Elle se tourna vers moi, visiblement agacée. Elle savait sans doute que j’allais lui faire une remarque… Et ça n’allait pas louper, voilà voilà.

« Heu… Dis-moi, c’pour un carnaval que tu as choisi cette robe ? »


Je lui adresse un sourir mi-narquois, mi-amusé. Parce que je sais qu’elle va s’énerver, alors autant rester zen.

« Non parce que bon, si c’est un cadeau pour ta grand-mère je peux comprendre, mais si c’est pour toi je te conseille vivement de t’abstenir. »


En plus, elle était sacrément jolie cette petite.

« A moins que tu veuilles que ton nouveau surnom ce soit « mémère ». »

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MessageSujet: Je vais t'apprendre à t'habiller correctement, paysanne [ft. Héra]   Lun 7 Juil - 14:01





Je vais t'apprendre à t'habiller correctement, paysanne.


Honnêtement, elle ne savait pas ce qui lui prenait. Carry ne comprenait pas ce qui lui arrivait, et c'était surement ce qui l'embêtait le plus, mais aujourd'hui, par ce temps magnifique, elle se surprenait à avoir l'envie motivée d'aller en ville et de faire les magasins. Normal, pour une jeune femme, non ? Et bien non, pas du tout ! Carry n'était pas du genre à aimer faire les boutiques, loin de là, elle détestait ça, elle perdait un temps fou, puisque souvent, rien ne lui plaisait, mais aujourd'hui, elle allait faire un effort. En fait, durant toute la nuit, elle s'était mise en tête qu'elle devait le faire, pas pour elle, mais pour Kyle, son petit frère. Il était venu sur Miami pour la voire, juste elle. Et dieu seul savait à quel point l'Alpha aimait ses frères. Dieu seul savait à quel point elle pensait à Antoine, toujours sur son lit d'hôpital. Kyle était venu avec les parents lors de la remise des diplômes, mais il n'était resté que deux jours, deux petits jours, dont un qu'il avait passé loin d'elle. Là, ce n'était pas deux misérables journées, c'était une semaine entière, et Carry comptait bien en profiter ! Elle pensait déjà à ce qu'elle pourrait lui acheter. Tout ce qu'il voudrait ! Pour eux, la jeune fille était particulièrement généreuse, juste pour eux.

Après s’être levée, lavée et habillé le plus banalement du monde, c’est-à-dire un short bleu et un débardeur blanc à motif, ainsi qu'un chapeau qu'elle aimait bien, la brunette portable en main, pianotait sur le clavier un message à l'intention de son frangin, lui disant qu'elle passait le chercher devant l'hôtel où il logeait dans une dizaine de minutes. Cela fait, elle empoigna son sac US qu'elle plaça sur son épaule droite, attrapa une veste qu'elle fourra dedans, au cas où et sorti, sans prendre soin de fermer à clef. Il était hors de question d'être en retard, pas pour Kyle. Marchant à vive allure dans le bâtiment des Alpha, elle ne prêta même pas attention à qui elle croisait, elle ne pensait qu'à son frère. Elle n'avait aucune envie d'avoir droit aux questions stupides habituelles, du genre "Comment ça va ?" ou encore "Alors, bien dormi ? ". Tout cela n'était qu'une perte de temps, rien de vraiment très intéressant qu'elle détestait subir, chaque jour. Ça avait d'ailleurs le don de l'agacer, de la mettre de pires humeurs qu'elle ne l'était déjà. Mais aujourd'hui, rien ne pouvait l'énerver, rien du tout. Même pas la tête de con sur qui elle avait renversé son chocolat chaud à la cafétéria quelque mois plus tôt. Non, même pas lui .. (Sasha)

Son IPhone sonnait, mais elle ne l'entendait pas. La musique dans ses oreilles était trop forte. Et pourtant, elle aurait dû décrocher, son frère voulait lui dire quelque chose d'important. Il voulait la prévenir qu'elle aille sans lui faire les boutiques qu'il la rejoindrait une heure plus tard. Mais ça, elle ne pouvait pas le savoir. Heureusement qu'après avoir patienté six minutes en bas de l'hôtel, elle avait songé à jeter un œil à son smartphone ... En écoutant le message vocal, ses lèvres dessinèrent un sourire. Elle n'avait aucune idée de ce qu'il avait de si important à terminer, mais elle ne lui en voulait pas, elle n'avait pas le temps pour ça. Il était trop précieux pour qu'elle le sermonne, elle devait prendre soin de lui. Poussant un court soupire, elle se dirigea en direction des boutiques, et entra dans une au hasard. À peine avait-elle mis un pied à l'intérieur qu'elle était déjà blasée. Ça promettait. À bien y réfléchir, si elle continuait comme ça, elle risquait de finir au skate park avec le gosse plutôt qu'à arpenter les rayons à la recherche de son bonheur qu'elle ne trouvera jamais ... Jamais ? Ne lui avait-on jamais appris à ne jamais dire jamais ?


Sans enthousiasme, Carry visita, un, puis deux, puis trois magasins, sans réellement regarder les articles que chacun proposait. Ça ne l'intéressait pas, et elle n'essayait même pas de faire semblant, c'était sans doute ça le plus grave. Le pire, c'était quand une vendeuse à l'apparence soignée s'approchait d'elle un joli sourire aux lèvres et demandait "Je peux vous aider mademoiselle ? ". Que faire dans une telle situation ? Parfois, l'Australienne faisait tout simplement comme si elle n'avait pas entendu et lâchait un "Pardon ?" et d'autre fois elle disait sèchement, sans le faire réellement exprès, ou pas "Est-ce que j'ai l'air d'avoir besoin d'aide ?" ... La brunette, n'était, en définitive, pas quelqu'un d'agréable, vraiment pas. À éviter, à la laisser se débrouiller, à la laisser seule. C'était le mieux pour eux, et pour elle ! Mais certain ne comprenait pas ...

C'était décidé ! Encore une boutique, et après elle abandonnait ! Ça faisait près de trois quarts d'heure qu'elle errait sans but dans les allées remplies de fringues sans rien trouver d'assez bien à son gout. Certes, elle était compliquée niveau vêtement, mais quand même pas à ce point ! Il devait y avoir un problème quelque part, comme un complot contre elle ! Tous les gens présents dans ces endroits, cachaient ce qui était susceptible de lui plaire pour la gonfler. À cette pensée, elle soupira. Comme pouvait-elle avoir des trucs comme ça, en idée ... N'importe quoi. C'était juste impossible, d'autant plus que là, juste devant ces yeux, une robe au ton gris, à motif rouge attira son attention. D'un geste lent, elle chercha sa taille qu'elle trouva. Un petit trente-huit. C'était plutôt fin. Avant de l'acheter, elle préférait quand même l'essayer, histoire d'être certaine, et donc se dirigea vers la cabine. Enfermée à l'intérieur de celle-ci, elle se déshabilla pour ensuite se faire glisser dans ce qui pouvait être son unique achat de la journée. Manque de pot, le miroir se trouvant à l'extérieur, elle du sortir pour se regarder. Et elle n'en avait pas trop envie, autant le dire. Mais elle était obligée. Sortant discrètement pour éviter d'attirer le regard, et se plaça face à son reflet et observa. Longtemps. Avant d'être interrompu par cette blondasse, qui, visiblement, ne semblait pas vouloir la complimenter. C'était certain.


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