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 Je peux m'assoeir avec toi? Paytah & Zac

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MessageSujet: Re: Je peux m'assoeir avec toi? Paytah & Zac   Lun 1 Sep - 11:32

Je déteste parler de mes jambes, et je pense que Paytah l’a compris, il se contente de me regarder avec son air de chien battu quand je lui dis que ma jambe est incurable. Je n’ai généralement pas envie de m’étendre sur le sujet, surtout que la plupart des gens à WHS sont déjà plus ou moins au courant (merci les infos locales, qui ont diffusé les images de ma voiture éclatée pendant une semaine, vu qu’ils n’avaient pas d’autres choses intéressantes à raconter), et j’évite d’en parler aux nouveaux. Surtout que s’il a un minimum du tempérament de son cousin, il en parlera à ceux qu’il croisera… D’ailleurs je peux constater par moi-même de ses griefs avec Ty, puisque son visage se transforme, agacé. Je ne sais pas ce qu’il pense à ce moment-là, mais je suis bien content de ne pas être dans sa tête ! Ty m’avait dit que Paytah av ait très mal réagi suite à l’annonce de sa bisexualité. Effectivement.

- Si je le connais....Tu parles que je le connais ! C'est mon cousin. La sœur de mon père est sa mère. Elle est morte quand Ty avait deux ans. J'ai rencontré Ty en 2010. Il venait souvent à la réserve de Cheyenne River pour enquêter sur sa mère et apprendre à connaître sa famille du côté maternel, sa famille Amérindienne. Il m'a enseigné le Karaté, la mécanique. On s'entendait bien mais depuis qu'il a annoncé qu'il était Bi, je le déteste !


Je me contente d’un air un peu surpris, du genre « ah bon ? Je savais pas ! », histoire qu’il ne se prenne pas la tête avec moi. J’ai pas que ça à faire de me prendre le chou avec un jeune petit con et ses problèmes de famille… J’apprends que Ty a perdu sa mère, la tante de Pay, et qu’il cherchait des infos sur elle. Ils s’entendaient bien avant. Mais la sexualité de Ty avait tout changé. Je le comprends, sans le comprendre. Il a du se sentir trahi de ne pas être au courant avant, et être proche d’un homme et apprendre qu’il aime les hommes c’est… Je ressens un frisson rien que d’y penser. Forcément, Paytah a du se poser des questions sur leur relation, quand bien même ils sont cousins ! C’est vrai que c’est compréhensible. Mais quand même… Après tout ce qu’ils ont vécu… Je regarde ma montre : j’ai bientôt cours. Je le dispense mes conseils qu’il écoute d’un air attentif. Il me parle de son entrée chez les PS.

- Je suis un Pi Sigma à l'essai et je dois faire mes preuves. C'est très dur parce que je manque d'expérience, mais, je sais que j'y arriverais ! On ne m'a pas encore bizuté mais je sens que la mission qu'on va me confier sera difficile. Je ferais de mon mieux.
- Ah ben ça… Les PS sont réputés pour faire des bizutages plutôt salés !
- Tu as une copine ou tu es plutôt du genre une fille tous les soirs comme mon affreux jojo de cousin ?
- Euh… (Je baisse les yeux et les fronce) C’est un peu compliqué. Euh… Je dois y aller, on en reparlera ok ?


Je lui souris et me lève en prenant mes affaires. Je n’ai pas fini mon repas, mais j’ai l’estomac en vrac. Un mois que je n’ai pas de nouvelles de Keziah, la première femme avec qui j’envisage sérieusement une relation. J’en souffre beaucoup, mais c’est ainsi. Elle a fait son choix, et moi de même. Je vais de l’avant, on verra bien. Je sors de la cafétéria et me dirige vers ma salle de classe, histoire de bosser un peu…


[FIN]

HRP : J’ai pas écrit grand-chose, vu qu’on le clôture ^^ je l'ai marqué pour l'archivage, faudra juste mettre terminé dans le titre ;)
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MessageSujet: Re: Je peux m'assoeir avec toi? Paytah & Zac   Jeu 28 Aoû - 16:09

Dans la famille, les deux qui sont joyeux c'est ma grande sœur Matoskah, Ty et moi. Je pense que nous avons pris ce côté chez Melissa Tala Yellow Swan, la petite sœur de mon père et la mère de Ty. Ma tante était quelqu'un de très joyeuse, rieuse et souriante. Ty, Matoskah et moi nous tenons d'elle. Ty est quelqu'un de très hyperactif qui aime faire l'idiot pour qu'on le remarque et amuser tout le monde. Matoskah est tout le temps joyeuse, souriante, amicale et serviable. Et moi...Je suis toujours souriant et je rigole souvent. Faut dire que mon sourire ne laisse pas indifférent. Mon sourire c'est une de mes particularités. Je n'ai pas besoin de faire des yeux de Chat Potté ni un sourire de Cheschire comme le fait Ty. Moi je fais juste mon sourire craquant et j'obtiens tout ce que je veux.
Mon père, Ehawee, Lootah et Ehwakan ne sont pas des personnes très joyeuses. Ils sourient et rigolent bien sûr mais ils sont plus sérieux et ont plus le visage sombre. Ma mère sourit aussi, mais les as du sourire et du rire c'est Ty, moi, et puis Matoskah.

Lorsque je fis allusion à mon orgueil avec une phrase, Zac me mit en garde, me prévenant que mon orgueil pourrait un jour se retourner contre moi. J'haussais les épaules en souriant. Cela ne me faisait pas peur. Tous mes défauts se retournaient contre moi : l’orgueil, la prétention, le narcissisme, la naïveté, la façon dont j'étais facilement manipulable, ma timidité et le mensonge que j'utilisais à cause de mon secret.
J'étais un garçon en or : j'avais de bonnes qualités, j'étais talentueux, j'étais mignon, j'étais apprécié. Mais pourtant, les seuls défauts que j'avais me pourrissaient la vie. Ty était un raté-né. Il s'en est sorti en réussissant à se faire une réputation. Celle-ci quoi que mauvaise lui sert et il est toujours prêt à se faire des amis. Il est très filou et n'est pas Sigma Mu pour rien. Ce qui compte pour lui c'est la débauche totale.
Moi, son petit cousin, je ne suis pas comme ça. Même l'alcool je ne veux pas en toucher ! Je me suis même tapé la honte devant les Pi Sigma à l'Event en disant que je voulais du jus d'orange, mais tant pis. Je suis pas comme Ty. Ty est pessimiste mais moi je suis optimiste. Nous sommes cousins mais différents...bien que des points communs nous rassemble.

Zac m'expliqua ensuite que ses jambes étaient abîmées et qu'on ne pouvait plus rien faire pour lui. Cela m'attristais un peu à vrai dire. Je fis une petite moue désolée et je lui jetai un regard compatissant.
Le Sigma Mu me dit après que je me sois exclamé qu'il était un SM comme Ty : « Ah, tu connais Ty ? On s’est rencontrés sur la plage il y a quelques temps. Il est sympa, mais un peu trop survolté. Je n’ai pas l’habitude d’être avec des gens… trop actifs. Tu vois ce que je veux dire ! ».
Je roulais des yeux lorsque j'entendis le nom de mon cousin. Je le déteste cet imbécile ! Il aurait mieux fallu qu'il n'est jamais existé ! Bon c'est vrai, il m'a enseigné le Karaté mais...je le déteste ! Comment peut-il être un gay ? Rien que d'y penser, j'ai envie de vomir. Il me dégoûte ! Il est la honte de la famille Yellow et en plus des Swan ! Ty est un bon à rien. Il ne fait jamais rien de bon...Jamais. Pas même une action héroïque. Pour faire des bêtises, il est le champion !
Il se vente d'être entré dans un gang, d'être allé dans des boîtes de gays et d'être tous les soirs dans les bras d'une fille ! Moi j'aurais eu honte à sa place ! Je le déteste ! Je le hais ! Des fois j'aimerais bien qu'il meure !
« Si je le connais....Tu parles que je le connais ! C'est mon cousin. La sœur de mon père est sa mère. Elle est morte quand Ty avait deux ans. J'ai rencontré Ty en 2010. Il venait souvent à la réserve de Cheyenne River pour enquêter sur sa mère et apprendre à connaître sa famille du côté maternel, sa famille Amérindienne. Il m'a enseigné le Karaté, la mécanique. On s'entendait bien mais depuis qu'il a annoncé qu'il était Bi, je le déteste ! »., expliquais-je à Zac, le visage sombre.
Je demandais ensuite conseil à Zac pour m'intégrer dans le lycée, étant nouveau et n'ayant pas Ty pour m'aider (puisque je lui ai interdit de m'aider et de me parler à Wynwood).
Le Sigma Mu me conseilla d'éviter les embrouilles et de rester discrets. Il me dit même : «  Enfin, ça dépend de ta personnalité. J’étais très populaire et grande gueule, mais j’assumais et je pouvais me défendre contre n’importe quel type d’attaque. Je me suis fait les bons alliés, et même en couchant à droite à gauche, presque aucun ennemi. Mais c’était avant l’accident. Maintenant je fais profil bas et aucun problème. Tu verras avec le temps, rester dans l’ombre c’est agréable. Personne pour se moquer ou te montrer du doigt… ».
En gros, il fallait rester dans l'ombre. Mais pour un populaire, c'était risqué. Les populaires devaient se montrer au contraire !
J'écoutais avec respect les conseils du jeune-homme. Je lui dis à la fin de son explication : « Merci. Je vais faire de mon mieux. ». Je lui fis un sourire de grenouille, puis, je continuais de manger. Nous discutions tout en mangeant.
Alors que je mangeais mes céréales, le brun me demanda : « Tu t’es bien installé chez les PS ? T’as déjà été bizuté ? ».
Je fis un petit sourire modeste puis je le mis au courant de la situation : « Je suis un Pi Sigma à l'essai et je dois faire mes preuves. C'est très dur parce que je manque d'expérience, mais, je sais que j'y arriverais ! On ne m'a pas encore bizuté mais je sens que la mission qu'on va me confier sera difficile. Je ferais de mon mieux. ».
Comme nous abordions le sujet des filles, je demandais au jeune SM : « Tu as une copine ou tu es plutôt du genre une fille tous les soirs comme mon affreux jojo de cousin ? ».




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MessageSujet: Re: Je peux m'assoeir avec toi? Paytah & Zac   Mar 19 Aoû - 12:16

Le gamin que j’avais face à moi n’avait absolument rien en commun avec Ty. Ce qui me désolait un peu. Je préférais le grand sourire, le côté hyperactif et la bonne humeur de son cousin. Son côté égocentrique m’agaçait un peu. Je ne comprenais pas trop comment un mec aussi timide pouvait se sentir supérieur, alors que sérieusement, y’avait pas de quoi en faire un plat. Il avait une belle gueule certes, mais son caractère le desservirait un jour, surtout face à des mecs bien mois sympathiques que moi. Mais ce n’était absolument pas mon problème. Bien au contraire. Je me demandais comment on pouvait vivre avec quelqu’un comme lui, le genre à vous rabacher vos erreurs pour se sentir constamment en contrôle… J’avais vécu plus ou moins ça durant mon enfance, avec mon enfoiré de beau-père. La vie ne nous a jamais gâtés, ma mère et moi. Mère célibataire et reniée à 17 ans, elle m’avait élevée avec bravoure, malgré la venue au monde de Liam, malgré les coups sous lesquels elle s’écroulait tous les soirs… Parce que cet homme, ce connard, avait décidé que son ego valait bien mieux que son job pourri dans une société de transport. Alors pour se soulager après une journée de brimades au boulot, il buvait, encore et encore, à en vomir, avant de battre ma petite maman. Je voyais dans son regard que ce sadique prenait son pied à la voir souffrir. Tout simplement parce que ça lui prouvait qu’il avait encore des couilles. Et pourtant, il n’avait que son ego brisé comme moteur. Je détestais penser à tout ça, mais en regardant ce jeune, un peu trop prétentieux, je l’imaginais, des années plus tard, à se morfondre sur son sort et à se venger sur ceux qui daigneraient l’aimer. Et Ty aura sûrement déjà abandonné la bataille. Parce qu’il est difficile d’aimer, de donner des années durant à quelqu’un qui refuse l’affection. On le vit mal. Et Dieu sait ce que j’ai vécu avant de l’apprendre…

- Oh tu sais, tu ne crois pas si bien dire...
- Fais gaffe. Un jour ça finira par se retourner contre toi. Je parle en connaissance de cause…
(…)
- Pourquoi tu dis ça ? Qu'est-ce qu'elles ont tes jambes ? (Il me mettait mal à l’aise…) Excuse-moi. Mais je voudrais bien te connaître moi aussi. Je suis nouveau dans le coin et je suis plutôt timide. C'est un grand effort que je fais pour te parler, alors...excuse-moi si je...parle trop.
- C’est pas que tu parles trop, mais disons que… mes jambes sont abîmées, c’est tout.
(…)
- Oh c'est dommage! Excuse-moi mon indiscrétion, mais...Pourquoi tu n'en fais plus ? Et puis...c'est quoi Linebacker ?
- Mes jambes ne sont pas qu’abîmées visuellement. J’ai eu un gros accident qui… m’a empêché de continuer ma carrière. Pour l’instant c’est définitif, mais certains kiné ont de l’espoir… (Je levai les yeux au ciel) J’y crois qu’à moitié, pour être honnête. De toute façon, c’est fait, c’est tout. Le temps que je retrouve mon niveau, même si je m’en remets… Je serais déjà à l’université.
(…)
- Tu es un SM et un SY comme Ty ? He bien !!!...Quel coïncidence !
(Je décidai de faire l’ignorant, même s’il était impossible d’ignorer un quelconque lien de parenté entre les deux ados)
- Ah, tu connais Ty ? On s’est rencontrés sur la plage il y a quelques temps. Il est sympa, mais un peu trop survolté. Je n’ai pas l’habitude d’être avec des gens… trop actifs. Tu vois ce que je veux dire !
(…)
- Comment peut-on se faire une place dans ce lycée ?
- Déjà, en évitant de te créer des embrouilles et en restant discret. Enfin, ça dépend de ta personnalité. J’étais très populaire et grande gueule, mais j’assumais et je pouvais me défendre contre n’importe quel type d’attaque. Je me suis fait les bons alliés, et même en couchant à droite à gauche, presque aucun ennemi. Mais c’était avant l’accident. Maintenant je fais profil bas et aucun problème. Tu verras avec le temps, rester dans l’ombre c’est agréable. Personne pour se moquer ou te montrer du doigt…


Et je parlais d’expérience ! Le bal de promo m’avait foutu une sacrée claque. Entre la baston avec Curtis et la prise de tête avec Kezy… J’avais mis du temps à m’en remettre, d’autant qu’après mon accident j’avais tout fait pour qu’on arrête de me montrer du doigt et qu’on me regarde de travers… Ca avait échoué lamentablement. Keziah avait de toute manière quitté la ville et ne semblait pas revenir. J’avais un pincement au cœur en y pensant, elle ne répondait pas à un seul de mes messages…Elle avait sûrement décidé de retrouver les chevaux, le ranch et de profiter des soleils couchant sur les montagnes qu’elle aimait tant. Elle me manquait un peu. Parfois un peu trop…

- Tu t’es bien installé chez les PS ? T’as déjà été bizuté ?

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MessageSujet: Re: Je peux m'assoeir avec toi? Paytah & Zac   Mar 22 Juil - 17:41

-J'ai demandé à être un PS. J'ai aussi postulé pour être un AP, mais on ne m'a pas encore répondu. Je pense que je suis un AP caché. C'est moi l'artiste de la famille avec un grand A. Je suis le meilleur ! 
- D’accord… Haha, c’est un trait familier chez les PS, l’amour propre… Quand ils entrent dans la confrérie, je crois qu’on rajoute « Modeste » après le prénom… (Il rit) T’y aurais une belle place…(Il fit un sourire) Je te taquine t’inquiète.

Je ne savais pas si je devais rire ou acquiescer, car le Wynwoodien avait raison. J'étais vraiment...très égocentrique, égoïste, prétentieux, fanfaron quand je pouvais et extrêmement narcissique. Mes chevilles pouvaient enfler d'un coup, mon ego me rattrapait toujours. Ce défaut me gâchait très souvent la vie et on me le reprochais souvent. Je me trouvais le meilleur, le plus cool, le plus mignon, le plus fort, le plus drôle, le plus...le plus tout. Les superlatifs étaient mes alliés. J'aimais me comparer à Ty et trouver que j'étais le plus mieux que lui, le plus cool des Yellow. C'était vraiment déprimant pour mon entourage. Je sais que cet égocentrisme est mal, mais je n'y peut rien, j'y baigne dedans depuis que je sais dire « papa », « maman », enfin presque. Depuis mes 4 ans je me trouve « le plus mieux ».
Du coup, j'entrais bien dans la catégorie des PS avec cet esprit égoïste. Souvent, l'égoïsme me jouait des tours et je voyais l'impact du mal que je faisais autour de moi à cause de cela. Être égoïste, c'est pas toujours bien !
Je répondis donc au brun : « Oh tu sais, tu ne crois pas si bien dire... ».
Puis, je remarquais qu'il était complexé de ses jambes, alors je lui affirmais que ses jambes étaient très bien, mais il ne l'entendait pas de cet avis, ce qui me fis encore plus froncer les sourcils : « Pourquoi tu dis ça ? Qu'est-ce qu'elles ont tes jambes ? ». Sérieux, je ne voyais pas.
Puis nous parlâmes passions, et j'arrivais à lui demander si il était un RK. Il avait tout le profil.
Le jeune trouva que je posais beaucoup trop de questions, alors je m'empressais de dire : « Excuse-moi. Mais je voudrais bien te connaître moi aussi. Je suis nouveau dans le coin et je suis plutôt timide. C'est un grand effort que je fais pour te parler, alors...excuse-moi si je...parle trop. ».
C'était Ty le bavard, pas moi. Je ne parlais presque jamais et j'étais toujours à l'écart.
Cependant, le brun qui ressemblait à un sportif, me répondit : « Moi… Le foot US. J’en ai fait quelques années. Et oui, j’étais RK et CB. Linebacker. Mais j’ai arrêté. Et niveau passions, ça s’arrête là. ».
Le foot US je n'y comprenais vraiment rien. Ce n'était pas du tout mon truc. C'était quoi un Linebacker ? Ty aurait pu m'expliquer le foot américain puisqu'il était un Quaterback à Sydney et RK à WHS ! Quel égoïste tout de même ! Quoi que...C'est vrai que je lui ai formellement interdit de m'expliquer quoi que ce soit du fonctionnement de WHS et de m'adresser la parole. Ty n'observe pas trop le fait de se taire en ma présence, mais par contre, il me laisse sans informations sur le lycée. L'autre jour, je me suis perdu dans les couloirs parce que je ne trouvais pas la salle de musique.
« Oh c'est dommage! Excuse-moi mon indiscrétion, mais...Pourquoi tu n'en fais plus ? Et puis...c'est quoi Linebacker ? », demandais-je en plissant les yeux tellement, qu'ils disparurent presque.
Je ressemblais tant à un Asiatique en même temps...Des fois, je me demande si je n'ai pas un ancêtre Chinois.
Je demandais ensuite le nom du brun. Celui-ci me répondit qu'il s'appelait Zac, plus précisément Zac Durten. Il était un Sénior Year et un Sigma Mu comme Ty.
« Tu es un SM et un SY comme Ty ? He bien !!!...Quel coïncidence ! », m'exclamais-je.
Je pris ensuite des bouchées de céréales au chocolat après avoir pré-découpé mes pancakes à la confiture de fraise pour plus tard. Je boirais le jus d'orange en dernier.
«Comment peut-on se faire une place dans ce lycée ? », demandais-je en relevant la tête.
J'étais nouveau, un peu perdu dans cette école de Visages Pâles et je ne savais pas comment 'me fondre dans la masse'. Tout le monde me regardait sans arrêt, comme si au moindre faux pas, ils se jetteraient sur moi pour me tabasser. C'était l'impression que j'avais des regards des autres. Ce lycée était étrange et je devais essayer de m'affirmer pour ne pas me faire écraser par les autres, surtout par les populaires !
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MessageSujet: Re: Je peux m'assoeir avec toi? Paytah & Zac   Ven 18 Juil - 12:28

Je pensais à ce que m’avait dit Ty sur son cousin. Sa haine, son dégoût qu’il ne comprenait pas. C’est difficile de créer des liens familiaux, contrairement à ce que l’on croit. Ce n’est pas quelque chose de facile, de naturel. Je ne dis pas qu’on ne peut pas aimer les gens de sa famille, juste qu’ils sont plus compliqués à aimer qu’un inconnu. Parce qu’on a grandi avec, qu’on les connaît, qu’on sait de quoi ils sont capables. On peut être déçu d’un comportement parce qu’il ne correspond pas à nos attentes, on peut être blessé parce qu’il ne fait plus attention à nous, on rêve de leur ressembler… Et parfois on tombe de haut. C’est un peu différent entre frères/sœurs et cousins, parce que lorsque l’on ne vit pas sous le même toit, la distance est d’autant plus grande. Loin des yeux, loin du cœur. J’aurais aimé en avoir, des cousins, c’est pour ça que secrètement, j’envie un peu Ty. Il ne se rend pas compte de la chance qu’il a d’avoir une famille plus nombreuse que la mienne. Non pas que je n’aime pas ma mère, ou Liam, mais ce sont mes seuls repères en ce qui concerne la famille. J’aurais voulu vivre de grands repas de famille, des rires échangés, du temps passé ensemble autour de plats délicieux. Nous n’étions que trois, et à part les grandes réceptions de mon beau-père, nous n’avions pas vraiment été réunis en famille depuis longtemps. Il faut dire que nous avions passé du temps sans manger, quand nous vivions dans la rue. C’était difficile. Je me souviens encore de la sensation qui m’envahissait à chaque fois que je sentais que les bruits de mon estomac allaient être bruyants. J’avais tellement peur que ma mère l’entende et qu’elle se sente mal de ne pas pouvoir faire quoi que ce soit… Alors je faisais du bruit. Je chantais, jouais avec mon frère. Et aujourd’hui, des années après, j’y repense en mangeant un bon pancake dans un lycée de Miami. Franchement, l’évolution est hallucinante. Je peux remercier le ciel de nous avoir donné cette chance. Dommage, je ne suis pas croyant. Du tout.

- J'ai demandé à être un PS. J'ai aussi postulé pour être un AP, mais on ne m'a pas encore répondu. Je pense que je suis un AP caché. C'est moi l'artiste de la famille avec un grand A. Je suis le meilleur !
- D’accord… Haha, c’est un trait familier chez les PS, l’amour propre… Quand ils entrent dans la confrérie, je crois qu’on rajoute « Modeste » après le prénom… (Je ris) T’y aurais une belle place…(Je souris) Je te taquine t’inquiète.


Quoique… Je pensais bien ce que j’ai dis sur les PS. Les rares que je connaisse sont tous des mecs du genre « Me décrire en un mot ? Moi ? La perfection ». On ne peut pas leur en vouloir, on ne choisissait pas un PS pour ses aptitudes intellectuelles. Plutôt pour leur belle gueule et leur popularité. J’aurais pu en devenir un, en arrivant ici. Un mec sexy, BCBG, riche et populaire… Mais mon attirance accrue pour le sport avait fait de moi un très bon RK. Je ne regrettais pas mon choix, cette confrérie m’avait vraiment aidé à avancer. Pourtant, en revenant à Wynwood après l’accident, quelque chose s’était cassé en moi. Et je ne parle pas de mes os, qui effectivement, étaient en miettes. Non, je ne pouvais juste plus être entouré de sportifs, quand bien même je les appréciais en tant que personne. Les entendre parler entraînement, course, toutes ces choses que je ne ferai plus à cause de mes blessures… Ca m’avait achevé. J’avais été très gentiment accepté chez les SM, où j’essayais de recréer mon environnement de manière plus positive et de me construire un avenir stable, même si la première partie était plus corsée que la deuxième. C’est difficile de se refaire des amis quand on a peur que les gens ne soient attirés que par la vision noire de mes cicatrices et de mon histoire. Les gens sont friands de ce genre de détails sordides, à essayer de savoir si tu te souviens de la douleur, de la vue des blessures et tout et tout. J’avais envie de hurler « mais mêlez-vous de vos putains de fesses ! ». Malheureusement, j’étais trop poli pour les envoyer balader. Sauf le p’tit Paytah.

Je n’avais jamais eu d’affinités pour les activités artistiques. Non pas que je n’étais pas intéressé, mais je n’avais jamais eu ce doigté, cette facilité à peindre, écrire, jouer d’un instrument. Quand on est pas doué… Je déteste perdre, comme tout bon sportif qui se respecte. Alors pratiquer une discipline qui ne m’est pas naturelle, me tromper, devoir recommencer… Qu’on se moque de moi, qu’on parle de mes erreurs… Non, merci, je peux m’en passer. J’ai trop besoin d’arriver à faire les choses bien, d’être constamment dans le contrôle de la situation. Je laissais ce genre de choses aux gens comme Paytah. Quelque chose m’étonnait d’ailleurs dans son caractère. Son côté si timide, très artiste… Et son double, complètement narcissique, un vrai PS. Je me demandais qui finirait par accepter ce gars-là au sein de sa confrérie. En soi, ça ne me surprenait qu’à moitié, vu le caractère complètement allumé de Ty, son cousin ne pouvait pas être bien calme et posé. Sinon, je n’aurais pas compris du tout.

- Pourquoi tu ne veux pas que je dessine tes jambes ? Elles sont très bien !
- Continue de manger, au lieu de dire des bêtises…

Je levai les yeux au ciel avec un sourire, rangeant mes jambes sous ma chaise. Il était un peu trop curieux, là. Je devais le faire changer rapidement de sujet. Je n’aurais pas du dire ça. C’est malin, Zac, réfléchis quand tu parles, espèce d’abruti…

- Il n'est jamais trop tard pour bien faire! Tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir !


Il souriait, et j’aurais eu envie de dire qu’il avait raison, mais je n’arrivais pas à le penser. J’avais trop perdu pour croire en un espoir futile. Mais son sourire réchauffait le cœur, au moins.

- J'ai d'autres passions tu sais...la moto, les filles, les animaux...Quelles sont tes passions à toi ? Tu fais un sport ? Parce que...tu as l'air d'être un sacré sportif avec ta musculature ! RK, je suppose ?
- Dis donc, t’en poses des questions… (Je mangeai un bout de pancake) Moi… Le foot US. J’en ai fait quelques années. Et oui, j’étais RK et CB. Linebacker. Mais j’ai arrêté. Et niveau passions, ça s’arrête là.
- Comment t'appelles-tu ?
- Zac. Zac Durden. Je suis en SY, un SM. Voilà.


C’était un peu réducteur, mais ma vision des choses, de moi-même n’allait pas plus loin. J’avais hâte de voir quel genre de questions indiscrètes notre nouvel aventurier allait oser lancer. S’il était fait dans le même bois que Ty, j’avais pas fini de parler. Je mangeai un autre morceau de pancake, qui commençait à refroidir.
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MessageSujet: Re: Je peux m'assoeir avec toi? Paytah & Zac   Ven 11 Juil - 15:54

Je me présentais à l'inconnu. Il semblait attentif à ma présentation. Cependant, il ne m'avait pas dit son nom. C'est pourquoi, je le lui demanderais tout à l'heure.
Il me demanda alors que je prenais ma cuillère, de lui parler de moi. Je ne savais pas quoi dire, alors je présentais en gros ce que je faisais dans la vie (à part essayer d'entrer chez les PS).
Artiste, je l'étais. Ma sœur Matoskah m'encourageait à faire un album et à signer avec une maison, mais je n'osais pas. Ce monde là me faisait un peu peur, et puis, j'étais beaucoup trop timide pour ça.
Mais l'Art m'aidait à vaincre ma timidité et à dire ce que je n'arrivais pas. L'Art me sauvait un peu la mise.

Je plongeais ma cuillère dans le bol de céréales quand la voix du jeune-homme me tira de mes pensées sur mon art : « D’accord. Un artiste. Je t’aurais plus vu PS, mais serais-tu un AP caché ? ». Je relevais la tête et vis le sourire qu'il me fit. Sourire que je lui rendis.
J'émis un petit rire avant d'avouer : « J'ai demandé à être un PS. J'ai aussi postulé pour être un AP, mais on ne m'a pas encore répondu. Je pense que je suis un AP caché. C'est moi l'artiste de la famille avec un grand A. Je suis le meilleur ! »
C'était la vérité. Ma mère faisait de la guitare, Matoskah aussi (c'était moi qui avait été son professeur). Je passais plus mon temps -outre à étudier comme un intello- à dessiner, peindre, écrire des chansons, gratter à la guitare.
On pourrait me qualifier de KO, tant j'étais le meilleur en classe de la famille et le meilleur de la Réserve. Étudier était ma priorité avant toute choses. Mais mon, apparence de Beau Gosse camouflait mon côté studieux.
« Un portrait… Pourquoi pas. Tant que tu dessines pas les jambes, je pense que ce sera plus une œuvre d’art qu’une vision d’horreur ! »
Je lâchais la cuillère dans le bol de lait et arrêta l'inconnu dans son rire pour lui demander :  « Pourquoi tu ne veux pas que je dessine tes jambes ? Elles sont très bien ! ».
J'aurais bien voulu jeter un œil sur les jambes de l'élève pour voir ce qu'elles avaient de si mauvais pour ne pas être dessinées. Ce n'était qu'un dessin après tout. Pourtant, je reportais fidèlement la réalité sur le papier, détaillant avec soin les moindres recoins.
Le Wynwoodien s'exclama : « T’en fais des choses, pour ton âge. Si j’avais eu plus de passions… »
Ses yeux se perdirent dans le vague, et il me fit brusquement penser à Ty. Ça lui arrivait fréquemment, puisqu'il partait dans des pensées ou des souvenirs tout le temps. Le jeune devant moi semblait regretter le passé. C'est pourquoi je lui dis: « Il n'est jamais trop tard pour bien faire! Tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir!». Je fis un grand sourire avant d'ajouter:
« J'ai d'autres passions tu sais...la moto, les filles, les animaux...Quelles sont tes passions à toi ? Tu fais un sport ? Parce que...tu as l'air d'être un sacré sportif avec ta musculature ! RK, je suppose ?»

Je pris ma cuillère et je pris une bouchée de céréales au chocolat, que je mâchais doucement, avant de demander à celui qui me faisait face et dont je ne savais toujours pas le nom : « Comment t'appelles-tu ?».
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MessageSujet: Re: Je peux m'assoeir avec toi? Paytah & Zac   Ven 11 Juil - 14:35

Le jeune Paytah s’asseoit à ma table avec la méfiance que l’on pourrait attendre d’un petit animal au milieu de la savane. Logique. Les gens d’ici aiment bien regarder les petits nouveaux qui entrent dans la cafétéria. Ils peuvent finir dans nos confréries, alors on leur témoigne un peu d’intérêt. Personnellement, je n’étais pas le genre de mec à fixer un nouvel arrivant, puisque j’avais plutôt mal vécu mes deux arrivées ici. La première parce que je venais de quitter Sydney contre ma volonté pour un nouveau pays, une nouvelle ville et un lycée que je n’avais pas choisi… La deuxième parce que les gens me connaissaient déjà, ou du moins me reconnaissaient, et qu’ils fixaient mon corps avec stupéfaction, du genre « mais comment peut-on être aussi bête pour se planter en voiture et infliger ça à son propre corps » ? Alors pour leur information, moi non plus, je n’avais toujours pas trouvé la réponse à leur question…Tout ça pour dire que ce petit jeune, avec ses airs de bestiole affolé, me faisait sourire. Il avait l’air encore jeune, néanmoins il allait avoir du succès s’il jouait bien ses cartes à WHS…

- Enchanté. Je suis très jeune en effet. J'ai 15 ans et je suis en Somophore Year A.
Je viens du Dakota, dans la Réserve de Cheyenne River. Je suis un pur Sioux Lakota de la tribu des Hunkpapas.


Quinze ans… L’âge que j’avais quand ma mère m’a chopé en pleine soirée, entouré de coke et de nanas à poil. L’âge auquel j’avais fini à l’école militaire. Où j’avais découvert le foot US, mes capacités de jeu, et développé mon potentiel. Quinze ans. Ca ne faisait que trois ans, et pourtant, c’était tellement loin dans mon esprit… J’avais à faire avec un petit jeune, ce qui me changeait des gens de mon âge, complètement rongés par leurs démons. Paytah avait l’air foncièrement gentil, peut-être un peu naïf, ou alors c’était une facade, un peu de timidité qui cachait un vrai mec. Je me demandai vaguement dans quelle confrérie il allait atterrir. « Mou » comme il était, il ne serait pas un RK. Pas assez athlétique, ou alors j’ai loupé une étape. S’il avait autant de caractère que Ty, et un background comme lui, il finirait chez nous, les SM. Mais vu sa belle gueule, j’aurais plutôt dit un petit PS. Ouais, une belle gueule avec un petit sourire comme ça, ça finit chez les beaux gosses écervelés.

- Je ne sais pas vraiment quoi dire sur moi. (Il rit) He bien...Je suis un artiste. Je chante, compose mes propres chansons, joue de la guitare électrique et acoustique, dessine, peint et...c'est tout. Je suis très doué dans les portraits. Si tu veux je t'en ferais un. A part ça...Je fais de la moto, du karaté... je vais bientôt avoir 16 ans et passer mon test de conduite.
- D’accord. Un artiste. Je t’aurais plus vu PS, mais serais-tu un AP caché ? (Je souris) Un portrait… Pourquoi pas. Tant que tu dessines pas les jambes, je pense que ce sera plus une œuvre d’art qu’une vision d’horreur ! (Je ris, un peu tout seul à comprendre ma blague, mais je m’en fous) T’en fais des choses, pour ton âge. Si j’avais eu plus de passions… (Mes yeux se perdirent dans le vague)
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MessageSujet: Re: Je peux m'assoeir avec toi? Paytah & Zac   Ven 11 Juil - 13:05

J'attend.
J'attend la réaction et la réponse de l'inconnu en face de moi. Tout le monde me regarde. Non parce que je suis un beau gosse -bien que ce soit le cas-, mais parce que je suis nouveau. Depuis mon arrivée, tout le monde a les yeux braqués sur moi. Même ici, à la cafétéria, en ce beau matin, tout le monde me fixe.
Je commence par me présenter au gars de la table. Le jeune me regarde d'un œil amusé et interressé.
Je m'apprête à lui répondre, mais bien sûr, ma Timidité légendaire me rattrape bien vite, ce qui me fait précipiter mes paroles et qui me coince totalement. Me voilà donc incapable de prononcer un mot de plus, et totalement paniqué. Je reprend mon souffle sans oublier une inspiration, et je demande à l'inconnu si il veut bien que je m'assois à sa table.
Dans les films, on montre toujours des nouveaux qui veulent essayer de s’asseoir à la table des élèves, mais qui se font toujours virer et railler. Je croise mes doigts derrière mon dos, mais à ma grande surprise, le jeune plutôt baraqué, pousse la chaise en face de lui et accepte ma demande.
Je pose mon plateau sur la table, puis le remercie tout en m'asseyant. J'avance la chaise plus près de la table, quand soudain, la voix du brun me demande de lui parler de moi. Il ajoute même que je l'intéresse. Vraiment ? Je le regarde les yeux écarquillés. Il ne me connaît pas mais je l’intéresse...Étrange. Suis-je aussi parfait que ça ? Aussi mignon ? Aussi cool ? Aussi classe ? Aussi captivant ?
Pensez ce que vous voulez, je sens que mes chevilles enflent, mais, et alors ?
Je fais glisser ma capuche qui était sur ma tête et je commence par prendre ma cuillère.
J'espère pour lui qui n'est pas de la même catégorie que mon cousin...Ce serait vraiment dommage de commencer une relation haineuse, à peine arrivé à sa table.
«Enchanté. Je suis très jeune en effet. J'ai 15 ans et je suis en Somophore Year A.
Je viens du Dakota, dans la Réserve de Cheyenne River. Je suis un pur Sioux Lakota de la tribu des Hunkpapas.
 »
Changer de refrain, et vite !
Pour me présenter, je dis toujours cette phrase. C'est un peu énervant. Je ne tiens pas à préciser que j'ai un lien de parenté avec celui qui est célèbre dans tout le lycée. D'ailleurs, à peine arrivé, j'ai déjà entendu de bien bonnes sur lui et ça me fait vraiment pitié !
«Je ne sais pas vraiment quoi dire sur moi. », fis-je ensuite, m'adressant de nouveau à l'inconnu, avant de pouffer de rire. « He bien...Je suis un artiste. Je chante, compose mes propres chansons, joue de la guitare électrique et acoustique, dessine, peint et...c'est tout. Je suis très doué dans les portraits. Si tu veux je t'en ferais un. A part ça...Je fais de la moto, du karaté... je vais bientôt avoir 16 ans et passer mon test de conduite. »
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MessageSujet: Re: Je peux m'assoeir avec toi? Paytah & Zac   Mer 9 Juil - 15:20

Encore une nuit de cauchemars. Une fraction de secondes qui repasse, en boucle et en boucle. Le choc, la lumière… Les cris dans la nuit noire, les gens qui parlent fort, bien trop fort… Et cette putain de douleur qui m’envahit, me broie comme une vulgaire poupée de chiffon. J’ai l’impression que ma tête va imploser, que ma jambe… Ma jambe. Je ne sens plus ma jambe ! J’ai envie de hurler, mais l’étau de mes mâchoires ne se desserre pas sous la douleur. J’ai terriblement froid, comme si les ombres allaient engloutir ce qui reste de moi. Je n’ai pas envie de disparaître. Je veux rester dans la lumière. Aidez-moi ! Je suis coincé !... J’appelle en vain, du fin fond de mon esprit, mes cordes vocales sont sèches comme le désert. Je n’arrive pas à bouger, comme le lendemain d’une mauvaise cuite où on a tellement mal partout qu’on jure qu’on ne recommencera plus. Mais… Comment j’en suis arrivé là ? Vicky… Elle était là, et puis elle n’est pas là, et oh mon Dieu, je pue l’alcool. Est-ce que j’ai bu ? Est-ce que je suis dans ma voiture ? Et ce truc-là… C’est… Un arbre ? Oh mon Dieu. SORTEZ-MOI DE LA !! VICKY ! J’ai mal… Venez me chercher… Appelez ma mère, appelez Liam… Je veux rentrer chez moi… A l’aide… Je meurs…

- Non… non… NOOOON !


Je me réveillai en sursaut, crispé et en sueur, le cœur au bord des lèvres. Je venais de hurler, mais je ne savais même pas pourquoi. J’avais encore du faire ce rêve. Mon accident. Encore et encore. Comme si je n’avais pas à en subir quotidiennement les conséquences. Ma jambe était de nouveau enflée, résultat d’un trop plein de marche hier soir. Quand on force sur un muscle abîmé… Je parvins à la poser au sol dans un ultime effort, et m’assit sur le lit. Vache, qu’est-ce que j’ai mal ce matin. A force de la subir, la douleur semblait s’intensifier jour après jour. J’avais des anti-douleurs, mais en prendre trop risquait de me rendre addict. Alors j’essayais d’en prendre le moins possible. Je me levai, tant bien que mal, et me dirigeai vers la salle de bain. Il n’y avait pas mes colocs de chambrée à cette heure-ci. Je ne m’étais toujours pas mis avec quelqu’un de ma confrérie définitivement, j’attendais de connaître quelqu’un. A part la partie de paintball, je ne m’étais jamais vraiment mêlé aux trucs de la confrérie. Et si j’attends l’event, j’ai pas fini d’attendre. Alors autant prendre les choses en main… Ty aurait été un chouette camarade de chambre, mais bon. Il était déjà pris.

Je me mis sous la douche, après avoir observé ma tête dans le miroir. Une tête de déterré, comme tous les matins du genre, avec réveil en sursaut et cœur qui bat à 400 à l’heure. Le nouveau moi. L’eau coula le long de mon corps comme une pluie d’été, chaude et trop glacée à la fois, revigorante et désagréable. Je déteste me doucher le matin, mais après une nuit pareil, j’étais dans un sale état. L’eau chaude apaisait mes douleurs, même si c’était éphémère. Je fermai les yeux, essayant de me rappeler mon arrivée ici. Fier comme un coq, un dragueur écervelé de première, avec une rancune tenace et un penchant pour les blondes à gros seins. Même si au final, j’avais plutôt bien géré mon coup avec certaines filles de WHS, je ne m’en sentais pas moins un gros débile. Parce qu’à la base, j’étais là pour le foot US, et que j’avais gâché ma chance. Ce qui ne m’empêchait pas de regarder les entraînements discrètement… Mais qui me privait à jamais d’une carrière professionnelle dans ce sport. Et d’une certaine manière, de ma confrérie d’origine, les RK.

En sortant de la douche, je me sentais encore plus pâteux qu’au réveil. Comme si une masse m’avait complètement broyé. Quel début de journée magique. J’enfilais rapidement un jean et un polo blanc avec des rayures noires et sortis de la chambre. Le couloir était désert, les rares personnes debout étant à la cafétéria. Je m’avançai péniblement vers le bâtiment. J’allais sûrement boiter comme un vieux cochon toute la journée, alors autant affronter le regard des autres. Malgré les mois qui ont passé depuis mon accident et mon retour ici, les gens s’arrêtèrent de manger pour me regarder brièvement. C’est clair que c’est pas tous les jours que l’ancien joueur des Cannonballs qui s’est foutu en l’air tout seul vient manger à la cafète – ironie quand tu nous tiens. Je mange généralement seul, les autres préférant s’éloigner un peu, voire à manger à l’autre bout de ma table, de peur de se prendre un regard incendiaire. Et puis, rares étaient les gens que je pouvais considérer comme mes amis, ici. Je n’étais encore qu’un inconnu au bataillon.

Je m’assis à une table avec une pomme, deux pancakes et du sirop d’érable, avec un petit café, s’il vous plaît. Aujourd’hui, peu de monde à la cafète, et après un regard vers moi, ils se détournèrent. Je pus enfin me détendre et manger normalement. Alors que j’attaquais mon pancake bien chaud, un p’tit truc d’un mètre 70 environ s’approcha de moi. Il avait la peau cuivrée, des petits yeux qui avaient l’air de sourire tout le temps, des cheveux noirs… Une tête de Ty, en gros. Ca devait être le cousin dont il m’a parlé, Paytah, si je me souviens bien. Il m’avait dit que c’était un beau gosse, il n’avait pas menti. Un regard franc, gentil, mignon. Un peu féminin, mais pas déplaisant. Il n’avait pas encore la carrure d’un CB, mais bon, s’il le voulait il pourrait être mieux musclé, sans doute. Je me contentai de le fixer d’un air blasé, un peu épuisé et complètement à l’ouest :

- Salut ! Je m'appelle Paytah. Je suis nouveau ici. Je...


J’essayai d’esquisser un sourire accessible. J’allais pas le bouffer, le louveteau, mais il avait l’air tout stressé. C’était mignon, cette petite timidité, face à la grande gueule de Ty. J’en venais presque à douter qu’ils soient de la même famille.

- Oui, j’avais cru remarquer.
- Je peux m'installer ici avec toi ?
- Pas d’objection.


Je poussai la chaise en face de moi pour qu’il comprenne que j’acceptais. J’étais peut-être de mauvais poil, mais rarement de mauvaise compagnie. Le p’tit bout me faisait presque pitié, tout mimi qu’il était. Il allait se faire bouffer s’il ne surveillait pas ses fesses. Parole d’ex-joueur et d’ancien RK. Mais il avait une bonne tête, ce serait sûrement le chouchou de mesdames. Je me demandai naïvement s’il était bi, lui aussi. Peut-être en fait. Qui sait. Je lui fis un vague sourire et commençai l’interrogatoire en règle :

- Alors… Paytah ? Tu viens d’où ? Je suppose que t’es un peu plus jeune, t’es en quelle classe ? Parle-moi un peu de toi…Tu m'intéresses.
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MessageSujet: Je peux m'assoeir avec toi? Paytah & Zac   Ven 27 Juin - 20:36

La sonnerie de mon portable retentit.
Il était l'heure de se lever.

Je repoussais la couette tout d'abord, puis j'ouvris mes yeux. Je me demandais un instant où j'étais, puis je me rappelais que j'étais dans ma chambre pour ceux qui étaient en attente de confréries.
Je ne savais même pas quelle confrérie me prendrait. J'espérais les Pi Sigmas de tout mon cœur. Je voulais rejoindre leurs rangs.
Ma main attrapa le portable posé sur la table de chevet. J'allais sur Twitter et j'envoyais un tweet à mon père.

Paytah Yellow
Hello papa ! Aujourd'hui je suis tout seul car Ty est en Australie depuis quelques temps. Ça me fait des vacances:). J'espère que tout le monde va bien là bas. Bisous. @Sam Yellow

Je bondis sur mes pieds et allais me préparer. Après avoir enfilé un pantalon noir, un t-shirt blanc et un sweat gris, je mis mes 4 piercings noirs (les rondes et les boucles) sur mes deux oreilles, puis je mis des bracelets noirs, bleus et marrons à mes poignets. Je laissais mes cheveux naturels, en arrangeant seulement ma frange.
J'allais ensuite à la cafétaria, capuche sur la tête.

Je ne connaissais personne dans ce lycée à par Ty. J'avais croisé quelques PS cool et une EI qui avait l'air sympa , mais c'était tout. Il faut dire que j'étais très timide ! Je n'arrivais pas à aborder les autres.
Je lu le menu, puis je me servis en céréales au chocolat, en jus d'orange et en pancakes avec de la confiture de fraises. Je pris mon plateau et j'observais la salle. Tout le monde semblait être assis par rapport à leurs affinités et à leurs confréries. Je repérais une table où il n'y avait qu'une seule personne, un jeune-homme brun baraqué. Je m'approchais de lui et je posais mon plateau sur la table.
J'enlevais ma capuche, et je fis un sourire au jeune inconnu. Je pris une grande inspiration, repoussant un peu ma timidité légendaire.
« Salut ! Je m'appelle Paytah. Je suis nouveau ici. Je... ». Je pinçais mes lèvres. Je commençais à paniquer. J'étais peu doué à l'oral. Le stress monta. Je ne savais plus trop quoi dire. J'avais trop précipité mes paroles. J'avais un blocage.
L'inconnu me regardait. Il avait l'air sympa. Je pris une autre inspiration et je repris : « Je peux m'installer ici avec toi ? ».
Je croisais les doigts derrière mon dos, espérant de tout mon cœur qu'il ne connaissait pas Ty Noah Swan. Je ne voulais pas qu'il sache que Ty était mon cousin. J'espérais que je ne ressemblais pas à Ty pour que l'inconnu ne me pose pas la question. Or, je savais que j'avais des ressemblances avec Ty : les cheveux noirs de jais, la forme de derrière la tête, la façon de marcher, la peau mate et les dents blanches.

Je refis un sourire, montrant mes dents éclatants. Je voulais que tout se passe bien avec l'inconnu et qu'il m’accueille à sa table. Je désirais me faire des amis ici. Or, je n'en avais pour l'instant aucun !
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