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 Take my hand, I'll teach you to dance |Pv Caro|

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MessageSujet: Re: Take my hand, I'll teach you to dance |Pv Caro|   Lun 30 Juin - 14:08

Durant toute mon enfance, je n’avais jamais su ce que c’était, de vivre dans un monde de privilégié. Après avoir vécu dans la rue, mangé des restes dans les poubelles et parfois jeûné pendant des jours, tout me paraissait noir, difficile comme les nuits d’hiver glacées. Mon beau-père nous avait ensuite emmenés dans un beau monde lumineux, plein de feux d’artifices, de paillettes et de rêves réalisables. Notre maison n’avait plus rien d’un carton, il y avait un escalier de marbre clair, des sols étincelants, des terrasses et balcons partout… Et la mer. Avant, nous n’allions pas à la mer, parce que Maman disait que les gens là-bas mettaient des maillots de bain, et que nous n’avions que peu de sous-vêtements à dépenser futilement. Alors on allait seulement sur le sable, observant l’étendue bleue comme si elle allait nous engloutir. Et puis on m’apprit à nager, alors que j’avais 10 ans, on m’a appris à surfer… Et dès que j’ouvrais les yeux, toute la transparence de l’architecture de la maison me rappelait à l’océan. En toute simplicité.
Mais cette vie-là venait avec le reste, les soirées de gala, des expositions vivantes d’horreurs symbolisées par des courbettes et du léchage de culs en règle. On disait du bien de la robe de Mrs. D, on ne tarissait pas d’éloges sur M. S, on donnait du « vous » aux partenaires de golf, et on insultait et enculait tout le monde par derrière. Parce que ce monde soi-disant « de la haute », ces puritains n’étaient qu’une bande de chaudasses et de connards, prêts à tout pour montrer aux autres que leur queue est la plus longue et leur femme la plus belle. Ce qui donnait un sacré boulot aux chirurgiens esthétiques de la région. Heureusement, Maman, avec sa tendresse et son caractère bien trempé avait réussi à s’intégrer à ce boulot sans y perdre des plumes, sans même avoir besoin d’une seule de ces foutues injections de Botox. Mais Liam et moi n’avons pas longtemps assisté à ces réunions d’intérêt médiocre. Lui, beaucoup trop introverti pour être à l’aise en public, moi trop extravagant pour passer inaperçu.
J’avais été invité à cette « super soirée tu verras » par un ancien ami qui travaillait à l’occasion ici, mais il avait apparemment oublié de me dire qu’il avait perdu son emploi il y a peu et qu’il ne serait pas là. Autant dire qu’à part mon verre de Chianti, je n’avais rien à foutre là. Il y avait du monde de tous bords, mais c’était essentiellement des gosses de riches (ou moins riches) qui cherchaient un coup d’un soir. C’est pour ça que, machinalement, quand j’ai percuté la nana de WHS, je pris le temps de la détailler, histoire d’avoir au moins vu quelque chose d’agréable pour mes yeux ce soir-là. Son chemisier clair mettait ses formes en valeur, tout comme cette superbe jupe avec des escarpins noirs, le genre qui vous donne des jambes à rallonge. Maquillée avec élégance, comme il se doit dans ce genre de soirée.

- Ce ... ce n'est pas à vous de vous excuser, c'est moi qui n'a pas regardé où je marchais. Mes vêtements n'ont rien, et de toute façon si c'était le cas, ce n'aurait vraiment pas été grave ! Ah euh ... oui, je suis à WHS et je suis nouvelle ... vous ? Un verre ? Non non non ... En tout vas, ça doit être bien vrai que vous êtes un bon compagnon de soirée, vous êtes vraiment charmant.


Elle avait l’air vraiment mal à l’aise, c’était le genre de choses qui me faisait indubitablement craquer chez une femme. J’avais envie de sourire, mais je me retins pour éviter de la mettre mal à l’aise. Ce petit bout de femme était adorable. Il fallait vraiment que j’arrête de craquer sur des blondes, clairement.

- On peut dire que je suis un nouveau, d’une certaine manière… (Je baissai les yeux en me mordant la lèvre) Laissez-moi vous offrir un verre, ça me ferait plaisir. (Regard en coin, sourire étincelant) En tout cas, merci pour le compliment, vous êtes adorable. Je m’appelle Zac. Et vous ?


Je me dirigeai vers le bar, l’entraînant dans mon sillage. Un groupe nous empêcha de passer, et je la plaçai devant moi pour la protéger des bousculades d’ivrognes de début de soirée. Arrivé devant le bar en marbre, j’esquissai un sourire dissuasif à deux mecs voulant s’asseoir et qui nous offrirent leurs tabourets. Tout cela avec discrétion, ne pas effrayer une femme étant le but de la manœuvre. Le serveur s’adressa à nous rapidement, et je commandai un nouveau verre de Chianti. Je me penchai vers Caro, le bruit couvrant presque ma voix.

- Que puis-je vous offrir ? Faites-vous plaisir, je fête une bonne nouvelle !

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MessageSujet: Re: Take my hand, I'll teach you to dance |Pv Caro|   Ven 27 Juin - 21:49

Take my hand, I'll teach you to dance

icons (c) guitarissimo

On m'avait invitée, il y a quelques semaines, à cette fameuse soirée. "La soirée la plus chic", à ce qu'il parait. Je n'ai pas osé refuser, par politesse, même si j'aurais évité de me mêler à ce genre de soirée. Ce n'est pas vraiment ma tasse de thé d'être entourée de personnes. Nous sommes dix-huit heures, et je ne sais pas quoi mettre. J'essaie plusieurs robe, ainsi que plusieurs haut chic et jupes. Tout ce que j'essayais était certes beau, mais on voyait trop ma taille de guêpe. Je ne voulais pas que les gens s'imaginent que je suis anorexique ou je ne sais quoi. J'ai perdu trop de poids. Je ne voudrais en aucun cas voir Mme Sentro. Même si à mon avis, elle sera là. Mme Sentro me connait de vue. Avant, ma tante et sa soeur allaient souvent se balader. Sentro doit bien voir la différence entre avant et après. Bref. Je trouve enfin une jupe noire, taille haute. Je prends également un haut chic beige, avec des détails dorés. Pour les chaussures, le choix est vite fait. Escarpins noirs. Pour le maquillage, je cache d'abord ma grande cicatrice avec du fond de teint, puis de la poudre. Je n'hésite pas à mettre du fard à paupière brun clair avec des tons irisés. Je me maquille ensuite d'un trait fin d'eye-liner. Et c'est tout. Je mets aussi du baume à lèvres. Je ne toucherais pas à mes cheveux, car j'ai la flemme, en rentrant, d'avoir à enlever toutes les épingles à cheveux, etc. Il est déjà dix-neuf heures trente, et le temps que j'arrive là-bas, il sera aux alentours de vingt heures et plus.
Je sors de l'immeuble, avec une veste, et me dépêche de prendre un taxi. Le trajet est plutôt court, (normalement), mais il y a eu de gros bouchons dans la grande avenue. J'ai eu un léger retard. En bas du fameux immeuble où se déroulait la soirée, un garde du corps regardait les personnes une par une. Nous devions aussi lui présenter l'invitation. Il m'a laissé passer après quelques minutes seulement. Je pris l'ascenseur, en compagnie de charmants garçons, avant d'arriver, après vingt-six étages. Je m'avançais timidement jusqu'au bar, et je pris un panaché. Sérieusement, je me demandais ce que je faisais ici. Je regardais les autres personnes bien vêtues en train de rigoler, de s'éclater. Moi j'étais seule, au bar, en train de boire un foutu panaché qui d'ailleurs n'était pas terrible. Je me lève pour admirer la vue, mais soudainement, quelqu'un me percute. Je regarde, étonnée. C'était un jeune homme, habillé d'un costard, qui devait sûrement vouloir reprendre un verre.

Oh, pardon, excuse-moi. Je suis très maladroit et euh... J'ai pas tâché tes vêtements au moins ?! Désolé... Tu... T'es pas à WHS ? T'es nouvelle non ?... Eh bien, si tu veux, je peux te payer un verre, en guise de consolation ? Je ne suis pas un mauvais compagnon de soirée, paraît-il.

Je le regarde, timidement. Je me sentais tout gênée, et j'avais sûrement un peu rougis. Je regardais ailleurs, en cherchant mes mots ...

- Ce ... ce n'est pas à vous de vous excuser, c'est moi qui n'a pas regardé où je marchais. Mes vêtements n'ont rien, et de toute façon si c'était le cas, ce n'aurait vraiment pas été grave ! Ah euh ... oui, je suis à WHS et je suis nouvelle ... vous ? Un verre ? Non non non ... En tout vas, ça doit être bien vrai que vous êtes un bon compagnon de soirée, vous êtes vraiment charmant.
codage par palypsyla sur apple-spring
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MessageSujet: Take my hand, I'll teach you to dance |Pv Caro|   Ven 27 Juin - 19:28






On ne prend jamais le temps. Je ne me souviens pas de la dernière fois que cela m'est arrivé. De m'asseoir quelque part, sans téléphone, sans écouteurs et iPod, sans rien d'autre que moi, mes états d'âme et ma solitude. Quand j'étais un petit garçon, je me souviens des pleurs de ma mère en pleine nuit, quand nous avions quitté la caravane et que nous dormions dans des cartons. Liam et moi avions le grand, avec le réfrigérateur dessus. Maman avait pris celui avec le lave-linge. Il était plus petit, mais elle disait qu'elle était heureuse comme ça. Alors on était contents, avec mon frère. Et ces nuits-là, ces nuits sans lune où le noir envahissait nos cœurs, nous nous serrions l'un contre l'autre en priant pour que Maman arrête de pleurer. Et je m'isolais dans mon monde. Un monde sans couleurs, parce que je n'avais connu que le gris et sa tristesse. Un monde sans animaux, puisque mon beau-père avait tué notre petit chien. Un monde sans lumière, qui me terrifiait, mais dont l'obscurité cachait peut-être la sortie du tunnel. J'y croyais, en cet espoir futile de gamin. J'y ai cru longtemps, jusqu'à ce que le rose revienne aux joues de ma Maman, quand elle est rentrée du travail. Jusqu'à son mariage avec mon fortuné nouveau beau-père. Jusqu'à ce qu'on entre dans le palais qu'est notre nouvelle maison. Et peu à peu, j'ai arrêté de prendre le temps. J'enchaînais les soirées, les activités scolaires, para-scolaires, les rave parties, les danseuses exotiques... J'ai pu vivre un rêve éveillé pendant de longues années.

Il faut dire qu'être un joueur de football américain en jeune espoir national, ça fait rêver. L'Australie comptait sur moi pour parfaire ma technique et aller en international, représenter mon insulaire pays. Et c'est en arrivant à Wynwood que je comptais repartir sur de bonnes bases. Mais comme on le dit si bien, les habitudes ont la vie dure, et en plus, après avoir vécu l'enfer, je pensais avoir tout les droits sur mon futur. Mais la vie est une bonne mère, elle vous apprend vite à vous calmer quand vous sortez du droit chemin. Et je l'avais fait, au sens propre comme au figuré. Il avait fallu une soirée, une de trop, pour que je sorte de la route dans des embardées d'enfer qui m'avaient broyé la jambe comme des dents avec un chewing-gum. Et en ouvrant les yeux à l'hôpital, après avoir appris la nouvelle... Avant même que les sédatifs purent agir, je me disais inlassablement : « Mais... Je n'ai pas eu le temps. Je n'ai pas pris le temps... ». Encore aujourd'hui, je revis sans cesse ces moments de douleurs, puisque les médicaments n'ont presque plus d'effet sur les douleurs résiduelles qui m'accompagneront jusqu'à la fin de ma vie. Je pourrais faire le casting pour le Bossu de Notre-Dame, je marche aussi gracieusement que Quasimodo. En échange de ma vie humaine, j'ai perdu ma vie professionnelle. Si ce n'est pas ironique...

Il m'aura fallu du courage, des corones pour revenir à Wynwood. Gâcher mes chances comme ça, pour une soirée, c'était trahir mon équipe, les Cannonballs, ma confrérie de sportifs, les RK, mais aussi ma famille, mes amis et tous ceux qui, ici bas, croyaient en moi. J'avais eu envie de mourir, plusieurs fois. Mais au moins, j'avais toujours une jambe, bien qu'elle soit parcourue de cicatrices immondes, violacées qui me rappelaient chaque jour ce que j'avais envie d'appeler « la punition divine ». Comme si je pouvais oublier la douleur, le regard des autres et ma honte. Les gens dans les couloirs me reconnaissaient, chuchotaient sur l'article qu'ils avaient lu dans le journal du lycée sur mon accident, s'arrêtaient de parler... C'était agaçant. Ils avaient fini par arrêter, mais avec le scandale du bal du lycée... Il faut dire que Curtis et moi n'avions pas fait dans la dentelle pour les beaux yeux de Keziah. Aujourd'hui, elle était reparti quelques temps dans son Etat d'origine, et je ne savais toujours pas comment interpréter nos moments ensemble. C'était trop rapide, éphémère. J'avais besoin de ma solitude, m'enterrer dans ma douleur encore un moment. Mais je n'osais pas lui dire.

Toujours est-il que ce soir-là, assis dans ce bar de Miami, contemplant les bâtiments, maisons et piscines de la ville de Miami. Le soir était doux, je me trouvais sur la terrasse du Juvia, un bar-restaurant superbe sur les hauteurs de la ville. Cet endroit avait ouvert il y a peu de temps, et la clientèle était variée : riches investisseurs invités par des entrepreneurs pour conclure un contrat, jeunes couples en quête de l'endroit parfait pour une demande en mariage, touristes... Et des gars comme moi, qui n'étaient pas légalement autorisés à boire mais dont le porte-feuille rempli et le mètre 90 passé faisaient reculer certains serveurs. Toujours est-il que j'étais assis sur une chaise en osier, confortablement installé, éclairé par de douces lumières posées sur les tables teck, avec mon verre de chianti. Je n'étais pas trop vin, d'habitude, mais la mélancolie change les habitudes. Oui, je n'avais pas pris le temps. Mais personne ne le prend, n'est-ce pas ? Je regardai les gens courir dans la rue, en bas, comme de petites fourmis que j'aurais pu écraser sans même forcer. Mais le monde est ainsi fait. On ne peut que regarder les gens courir à la recherche du bonheur, personnifié par un sac à main, une voiture, un amant ou que sais-je. Pour ma part, je me contentais de les regarder et de me dire que je n'étais qu'une fourmi au milieu d'une fourmillière sans reine, désorganisée. Je fermai les yeux, troublé. Je n'avais pas pris le temps... de vivre. C'était tellement injuste, et je ne pouvais en vouloir qu'à moi-même.

Le soleil s'était éclipsé depuis un moment maintenant, mais l'heure n'avait aucune espèce d'importance ici. Je n'étais plus rien, et ça, même la chaleur de l'été ou la froideur de l'hiver n'y changeraient rien. Je me levai, histoire d'aller déguster mon chianti à l'intérieur, dans ces tons de bois blancs usés et magnifiques, sur le bar en marbre d'où je pourrais fixer les serveurs et les couples que j'envie. En me tournant, je regardai mon verre, vide, me rappelant qu'il fallait que je repasse commande, quand je percutai une jeune femme. Blonde, grande et gracieuse, avec des jambes fines et un tatouage sur l'épaule droite qui me fit frissonner. J'adore les tatouages. Moi-même, j'en possède quelques uns. Elle me disait vaguement quelque chose, mais je buguais un instant.

Oh, pardon, excuse-moi. Je suis très maladroit et euh... J'ai pas tâché tes vêtements au moins ?! Désolé... Tu... T'es pas à WHS ? T'es nouvelle non ?... Eh bien, si tu veux, je peux te payer un verre, en guise de consolation ? Je ne suis pas un mauvais compagnon de soirée, paraît-il.


Je souris gentiment. J'inventais complètement la dernière phrase, mais au moins ça détendait l'atmosphère. Je me souvenais de mes premiers pas à Wynwood, et d'un côté, ça me manquait un peu. Oui, la nouveauté, le gars sympa qu'on apprend à connaître, pas le boiteux de service. Bon, ce soir, il faut reconnaître que Quasimodo avait fait des efforts. Un beau costume noir, avec une chemise noire et blanche originale (résultat sexy garanti sans cravate), des chaussures noires cirées avec des semelles marrons... Oui, la grande claaaasse. Et cette tenue dissimulait bien mes blessures. J'invitai la jeune femme à me suivre, en souriant, la main tendue vers elle.
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