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 How to not make friends 101 || Sasha

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MessageSujet: Re: How to not make friends 101 || Sasha   Sam 13 Sep - 23:35


C'était comme si chaque petites imperfections de la route faisait bondir mon coeur hors de ma poitrine. Le son de la friction des roues contre l'asphalte me faisait frissonner. Pourquoi avais-je acceptée de coudrier? J'étais loin d'être prête pour tout ça. C'était à peine si j'étais prête pour sortir de chez moi et confrontée ce malheureux monde. Mes mains moites glissaient lentement sur le volant. Les paroles de la chanson qui jouait à la radio rebondissait contre les parois de mon crâne. Je tentais de les fredonner doucement pour me relaxer et ma technique fonctionna au bout de deux refrains. Je me servais de tous mes sens.

J'avais peur.

J'espérais que nous serions bientôt arriver. Je voulais retourner dans mon lit au plus vite. C'était le seul endroit où je me sentais vraiment bien. Je monta le son de la musique un peu plus fort pour enterrer mes pensés. Pour enterrer ses voix qui voulaient me rappeler l'accident. Je voulais les faire taire à jamais. Soudainement, la camionnette devant moi freina d'un coup sec et me prit par surprise. J'appuya sur les freins illico. J'avais envie de fermer les yeux, mais ce n'est pas se que j'appel être prudent sur la route. J'étais figée de terreur. Le seul son que j'entendais était celui de la musique. Cette douce mélodie qui empêchait mon coeur de s'arrêter. Et puis un klaxon. Fort et agressant. Puis un autre, beaucoup plus long et plaintif. Les autos derrières moi s'impatientaient et je n'attendis pas le prochain pour appuyer sur le gaz et me ranger sur le bord. Mon coeur cognaient contre mes côtes et je sentais les larmes monter à mes yeux. Les klaxons, le bruit des roues et la musique qui jouait en arrière plan. Je commençais à avoir des visions beaucoup trop clairs. J'en avait mal à la tête. J'avais des hauts le coeur. Le front sur le volant, je ferma mes yeux tellement fort que j'en eu mal. Des larmes brulaient mes joues. Je voyais du sang sur la route et le regard vide de Tomy. Le regard sans vie de Tomy. Je me voyais entrain d'essayer d'appeler les secours et puis je me voyais lui prendre la main quelques secondes avant l'accident. Mes souvenirs n'étaient pas en ordre. Ils étaient comme un puzzle à quoi on avait arracher des parties et les avais mit au mauvais endroits. Chaque fois que la cassette se répétait, les images devenaient plus clairs et surtout plus vraies. J'en oubliais même la voix de Sasha. Comment une simple promenade avait pu me faire autant de mal?

Je commençais à cogner mon front sur le volant pour que ça arrête. Je commençais même à le chuchoter. "Arrête, arrête, arrête…" Ma tête se fracassait sur le volant de plus en plus brutalement et ma voix suivait le rythme. Sasha devait penser qu'il était en compagnie de la pire des tarées. Il devait penser que j'étais une schizo qui allait bientôt l'attaquer. Je me mis presque à crier et me taper le crâne avec mes mains. "Je veux que ça arrête!"
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MessageSujet: Re: How to not make friends 101 || Sasha   Lun 8 Sep - 2:34

C’est fou ce qu’un être humain peut éprouver comme sentiments, et passer de l’un à l’autre sans transitions. Et ce qui était encore plus fou, c’est que je me retrouvais à disserter là-dessus. Pourtant, c’était la seule chose qui m’occupait à dire vrai, non pas que la présence de cette fille m’indiffère à ce point, mais je me rendais compte à quel point je pouvais passer du mec qui était venu se vider l’esprit, à celui cynique, à celui gentil, à celui je m’en-foutiste. Enfin, fallait dire que l’alcool qui coulait dans mes veines n’était pas innocent non plus. Mon verre me faisait de l’œil, et ça n’était pas mon premier, et je peinais à me retenir d’en commander encore et encore, pour me mettre dans un état déplorable, oublier et repartir de bon pied le lendemain. Comme si de rien n’était. C’était un peu mes moments de faiblesses à moi, où fallait me laisser seul généralement. Et je dis généralement parce que c’était quelque chose de rare avec tous les curieux, et toutes les filles en chaleur dans les bars qui profitent d’un mec un peu seul, qui paraît inoffensif. Fausse route mes poulettes, je suis tout sauf inoffensif, malgré mon côté totalement abattu, je peux même être pire que d’habitude. Enfin, heureusement pour moi, même si cette jeune fille est un peu curieuse, et trop à poser des questions, alors que j’aimerais périr en paix, elle ne semble pas non plus être totalement conne et s’éloigne des clichés des filles que j’aurais sans doute envoyées balader depuis bien longtemps.

Pourtant celle-là, je finis pas rentrer dans la conversation, m’intéressant vaguement à elle. On commence de toute façon par les banalités d’usage, et dire que je m’appelais Sasha et que j’étais Pi Sigma était loin de me boucher le trou du cul, alors j’avais fini par lâcher l’info comme si c’était devenu une habitude de commencer par là. En tout cas, c’est clair qu’elle est nouvelle, elle ne semble pas trop savoir ce que c’est, et tant mieux d’ailleurs, elle retournerait vite d’où elle vient. Néanmoins cette ignorance me fait sourire. « Lambda, on dit Lambda. » Dis-je un peu moqueur, sans que ça soit forcément méchant. « Toi, on dirait que t’as pas encore bien au courant au sujet des confréries, tout ça. » Mais n’ajoute rien, si elle voulait en savoir plus, elle saura bien demander comme une grande, et puis me lancer dans une explication digne d’un prof dans un état pareil me semblait infaisable. Autant demander à un espagnol de vous expliquer ça aboutirait au même résultat.

Finalement, je la vois bien décidée à me fausser compagnie, mais moi j’ai un problème. Je suis venu en bagnole, et conduire maintenant était comme creuser ma propre tombe. Et même si je n’avais pas envie de l’admettre, elle était la seule censée à qui j’aurais le minimum de confiance à confier ma bagnole pour me permettre de survivre un jour de plus dans ce monde de fous. Du coup, je tente le tout pour le tout, et à mon plus grand étonnement, elle accepte, plutôt facilement, malgré les quelques minutes de blanc, où son regard était planté dans le mien. Soit elle me prenait pour un demeuré, soit elle réfléchissait à comment faire en sorte que je ne la viole pas, parce que je pouvais très bien être un détraqué sexuel. Mais je n’étais pas dans sa tête, dur de juger. Du coup, dans un effort je me levais de ma chaise, légèrement déséquilibré, flanchant sur mes deux jambes, puis l’invita à me suivre jusqu’à ma voiture garée en face. Avec du recul, je me rendis compte que je m’étais vraiment garé comme une merde, mais soit, je m’en foutais. Arrivés au niveau du véhicule, je lui tendis les clés et m’installais côté passager, alors qu’elle devait certainement analyser la voiture sous toutes ses coutures. « C’est une voiture. Ca n’existe pas là d’où tu viens ? » Dis-je pour la charrier, alors qu’elle grimpa à son tour, face au volant, pas franchement rassurée. « Attends, t’as le permis au moins ? » Demandais-je d’un coup, alors que j’étais sur le point de boucler ma ceinture. Apparemment oui, ce pourquoi je finis ce que j’étais en train de me faire et me cale sur mon siège. Je n’ai pas l’habitude d’être là, et même si je venais de confier ma voiture à une parfaite inconnue, je n’étais pas si paniqué que j’aurais pu le penser. L’effet alcool, sans doute.

Elle finit par démarrer, et nous voilà élancés, à vitesse de mamie atteinte d’Alzheimer, ayant perdue toute trace du code de la route dans sa mémoire. Je ne dis cependant rien, le proverbe était bien là pour confirmer que qui va lentement, va surement, mais tout de même. Les voitures nous dépassent, et même moi j’irais plus vite à pied. J’hésite à râler alors qu’elle a gentiment accepté une proposition totalement irraisonnée d’un mec bourré, mais me retient, m’accrochant néanmoins au siège, alors que des klaxons surviennent de partout, et qu’elle venait de mettre un coup de volant brutal, me faisant valser comme les chiens à l’arrière des voitures. Je souffle, je respire, et ne dis rien alors qu’elle met la musique. Tout de suite, ça me calma, et je retrouvais mon rythme cardiaque normal, jusqu’à ce qu’elle arrive enfin à se détendre, nous faisant rouler à un rythme tout à fait acceptable, et beaucoup moins soporifique qu’avant. Je commençais enfin à me détendre, chantonnant les chansons qui passaient à la radio, comme un mec qui tentait de décuver en passant le temps. Sauf qu’évidemment, un connard fini freina sec juste devant nous. Bons réflexes néanmoins, elle finit par piler, et ma tête manqua de s’empaler sur le tableau de bord. Je me relève rapidement, aucun dégât à déplorer, mais Marguerite semble effondrée. « Et c’est bon y a rien, t’inquiètes, c’est juste cette caravane, encore un con qui a eu son permis dans un paquet de Kelloggs. » Mais ça ne la rassure pas pour autant, elle quitte la route et se stationne au premier endroit qui vient, et se met à sangloter sans raison.

La situation actuelle était tout à fait irrationnelle. Moi pour consoler les gens, j’étais déjà nul de base, alors consoler des gens sans savoir ce qui leur arrivait, c’était encore plus dur. Néanmoins je ne pouvais pas rester les bras ballants. Je posais ma main sur son épaule. « Hey ça va pas ? Qu’est-ce qu’il se passe ? » En fait, c’est tout ce que j’arrive à dire, parce qu’au fond je ne sais pas quoi dire dans ces situations, je ne suis pas le roi des mots, où plutôt des mots qui sont destinés à réconforter quelqu’un. Pour les envoyer balader, oui, mais le reste on s’éloignait de mes capacités. « Si c’est pour le coup de frein de toute à l’heure, je t’assures qu’il faut pas t’en vouloir pour ça, on a rien, tout va bien. » Tentais-je tout de même, même si je doutais qu’un tel incident soit du genre à mettre dans un tel état une fille comme elle, qui ne semblait pourtant pas susceptible au premier coup d’œil.


HRPG : Désolée pour le retard .___.
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MessageSujet: Re: How to not make friends 101 || Sasha   Lun 28 Juil - 15:42


Je ne comprenais pas comment j'avais pu faire pour me rendre jusqu'ici, jusqu'à ce siège douteux. Bien sûr, je suis venue à la marche, mais ma question, pour être plus précise, est pourquoi ne suis-je pas entrain de jouer confortablement du piano dans ma chambre avec la chemise de Tomy sur les épaules. Chaque jour, elle perd un peu de son odeur et je regagne en espoir et vie. Ces deux dernières années, on a pas cessé de me répéter que la vie est pour les vivants. À chaque fois, je souris et je leur dis qu'ils ont raisons. La seule chose est que dans ma tête, je les envoie chier. Ils n'ont aucune idée de se que c'est de perdre leur âme soeur. Peut-être que c'est vrai que je suis faible quand je regarde toutes ces veuves qui ont survécus, souriante. C'est surement de cette façon qu'on garde le bon nombre d'humain sur Terre. Dieu sépare les faibles des forts. Je regardais cet homme, Sasha, et je ne pouvais deviner s'il était faible ou que ce soir était particulier. J'espérais pour lui qu'il n'était pas faible. C'est à chier être faible en premier lieu à cause des regards de pitié des autres. Je voudrais être un phoenix. Ça semble si facile pour lui. Dès qu'il n'est plus capable de rester en vie, il part en fumée et renait plus fort et beau que jamais. Dommage, je ne suis ni un oiseau, ni une créature mythologique ce que met probablement mes chances à 0.

Lorsqu'il nomma sa confrérie, je me dis que je devrais me renseigner parce que je n'avais aucune idée dans quel sorte de confrérie il était. "Eum… LanbDa, j'crois…" Il continuait de parler, mais je ne répondais plus. Je comptais me lever et partir d'une seconde à l'autre de un parce qu'il était presque minuit et demi donc j'avais le droit de retourner chez moi et de deux parce que ce Sasha semblait être loin de vouloir avoir une discussion sur ces problèmes ou sur quoi que se soit d'autre vu la façon donc il parlait. Mes fesses levés à quelques millimètres du banc, prête à partir. Je me retourna vers lui quand il me demanda de le reconduire. En voiture. J'avais mon permis, mais ça faisait au moins un an et quelques mois que je n'avais pas conduit. On avait faillit m'enlever mon permis, mais ma mère avait refuser. Et hop, une autre querelle de famille entre papa et maman! Je le regardais, avec quelques secondes de décalage beaucoup trop longues pour avoir l'air normal. "Eum, pourquoi pas?" dis-je d'une petite voix. Il était temps que j'affronte mes peurs. Tomy était mort part accident. C'était un accident. Il n'avait aucune chance que ça se reproduise ce soir. La gorge serrée, je le suivis jusqu'à sa voiture. Elle était très belle, se qui m'angoissa d'avantage. Il me passa les clés. Je respira un bon coup, puis les inséra et les tourna pour partir le moteur. Mes doigts étaient tous crispés autour du volant. Chacun de mes muscles semblaient contractés. Je suais presque et mes paupières ne flanchaient pas. Nous étions sur la route, à la vitesse minimal et toutes les autres voitures nous dépassaient. Une d'elle passa très proche de nous et je donna un coup de volant pour se tasser même si elle ne m'aurait surement pas accrocher. Une symphonie de klaxon suivit ma maladresse, mais aucun accident n'eut lieu. Sasha n'était pas mort, je n'étais pas dans le coma et la voiture n'avait aucune égratignure. Je fis un rire mal à l'aise à Sasha et mit un peu de musique de radio pour me détendre. Il m'avait dit qu'il habitait avec sa confrérie et je savais où se trouvait Wynwoodhs donc je n'aurais qu'à lui demander des indications une fois là-bas. Quelques minutes passèrent et je me relaxa. J'allais maintenant à la vitesse maximal. Tout se passait bien jusqu'à se que la caravane devant moi frêne sans raison. En fait, il n'avait juste pas vu la lumière rouge, mais pour moi, à cet instant, c'était un sans raison. Je freina à mon tour, mais le son de mes roues sur l'asphalte ramena des flashs de mon accident. Je lâcha un cri et prit ma tête dans mes mains. Je voyais la tête de Tomy en sang, et la scène de l'animal se reproduisait encore et encore et encore et encore. Partout où je regardais, je voyais des flashs blancs et j'avais le vertige. La lumière tourna verte et comme je ne décollais pas, un klaxon me ramena les idées en place. Je donna un coup de gaz et me stationna sur le bord. J'accota mon front sur le volant, oubliant l'existence de Sasha et me mit à pleurer.
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MessageSujet: Re: How to not make friends 101 || Sasha   Mar 22 Juil - 0:01

Blu <3 ∞ Sasha
How to not make friends 101
Bon pour la sincérité, on repassera, et malgré le sourire que j'arborais, elle ne semblait pas me croire du tout, ça se voyait, elle ne gobait pas un seul de mes mensonges. En même temps faut dire, un type complètement torché, seul dans son coin, déjà y a de quoi se poser des questions. On vient pas se bourrer la gueule seul, à moins qu'on cherche absolument à oublier quelque chose. Et j'étais bien placé pour le savoir, des types comme ça y en a tous les jours, et je les critiquais sans cesse fut un temps. Mais me voilà à leur place, à me retrouver dans un état lamentable, tentant de faire croire à la première venue que j'allais à merveille. M'enfin, seul un simple d'esprit aurait acquiescé et m'aurait fichu la paix, mais elle semblait vraiment vouloir savoir mon état actuel, ce que je ne m'expliquais pas par contre. Personnellement, si elle était à ma place, je l'aurais laissé dans son coin, pas franchement du genre à me soucier des autres en temps normal, mais fallait croire que pas tout le monde n'était comme moi.

Malgré tout, je continue la conversation, et comme j'étais un habitué des lieux, je savais qu'elle devait être nouvelle. Peut-être pas dans le coin, mais nouvelle dans le bar. Cependant, alors que je lui avais posé une question toute simple, elle me fait presque sa biographie. Elle s'appelle Marguerite, et comme par hasard, elle entre à Wynwood à la rentrée.

Wynwood, le nom de l'école c'est Wynwood, lui dis-je. C'est le bahut où je vais.

Et puis comme il n'y avait pas eu assez de coïncidences jusqu'à présent, elle sera en plus dans ma classe à la rentrée. Décidément, Miami était une ville bien trop petite à mon goût, je croisais trop de gens du lycée, pas moyen de renouveler mes relations avec des étrangers, vraiment pas moyen.

Et je sais pas si c'est le destin, mais je passe en Senior également, faut croire qu'on sera amené à se revoir, donc tu finiras bien par savoir qui je suis, du coup je vais me présenter aussi. Moi c'est Sasha, adjoint des Pi Sigma. Quelle confrérie t'as choisi?

Pitié pas Khi Omicron, pitié pas Khi Omicron. Enfin quoique j'étais bête, ces débiles ne mettent jamais les pieds dans un bar comme celui-ci. Même s'ils veulent se socialiser, ils ne viendront jamais dans un endroit comme ça. Je sais c'est super cliché, mais ils en pensaient pas moins de nous, alors je ne faisais que rendre la monnaie de leur pièce. Pour eux on était des crétins finis, parce qu'évidemment il était impossible qu'on puisse avoir un cerveau dans notre confrérie, quel préjugé... Parce que la plupart s'en sortaient aussi bien, juste qu'on ne le montrait pas. Mais ça c'était trop dur à faire entrer dans leur petite tête de binoclards ambulants.

Et bingo, je suis pas originaire de Miami, comme quoi même après un an passé ici, mon accent me lâche pas, dis-je amusé. Je suis anglais, j'ai vécu à Oxford avant que mes parents décident de soudainement déménager ici en Août dernier. Mais bon c'est pas le plus important, et toi tu viens d'où?

Bon à vrai dire j'étais pas en état de faire comme elle, essayer de déterminer une origine dans ses dialogues et tout le reste, vu que j'avais déjà un mal fou à discerner ce qu'elle me racontait. Je ne me concentrais que sur ses lèvres, qui bougeaient, et le son qui semblait provenir de loin, puis la musique suffisait amplement à me perdre totalement.

Ma dernière remarque sembla lui déplaire, mais peu m'importe j'étais pas là pour être gentillet avec, si je devais venir à vexer, je le ferais, je la connais pas, et puis j'étais pas du genre à me gêner. Du coup, je ne dis rien, et attendais simplement une réponse, mais comme prévu, elle ignora et ne répondit qu'à la seconde, concernant l'alcool, qu'elle n'appréciait guère.

Chacun son truc, dis-je juste indifférent. Indifférent, c'était le mot pour me décrire à l'heure actuelle. A dire vrai, je ne prends plus autant plaisir qu'avant à épater toutes les filles qui m'entourent, maintenant je m'en fiche comme de l'an 40 et je les trouve même lourdingue à me coller. Bon ça a pas l'air d'être son cas, mais disons que là tout de suite, j'aurais préféré être seule, et j'espérais qu'elle ne tarde pas à décamper, ce pourquoi je ne lui montrais pas plus d'intérêt qu'à une mouche. Et bien, va faire du piano, ne te fais pas prier, lui dis-je simplement. Si elle savait ce que ce genre d'info m'importait, elle se serait retenu de m'en faire part. En même temps, j'étais devenu chiant ces derniers temps. J'avais envie de rien, et tout m'emmerdait, alors venant d'une inconnue c'était pire. Par contre, c'est pas ici que tu trouveras un piano, pour ça faut que t'ailles voir ailleurs, lui dis-je, par contre comme je m'y connais pas en musique, faut demander à quelqu'un d'autre.

En gros, ça voulait dire, me parle pas de musique, je suis loin d'être fan de ça, surtout pas de classique. Mon truc c'est l'électro, le hip hop et le rap, donc loin d'être du style qu'elle doit jouer, donc si c'était pour me faire écouter une petite berceuse ou je ne sais quoi, qu'elle oublie. Cependant, je comptais bien profiter un peu de sa présence, en vu de mon état, et parce que con comme je suis j'étais venu en voiture. Dis? T'as le permis? Je peux te demander un service? Lui demandais-je ensuite, parce que vois-tu je suis venu en voiture, mais je tiens à la vie, donc tu pourrais me ramener au lycée? lui demandais-je tapotant sur ma poche pour faire retentir les clés. Et promis après je fais ce que tu veux, considère ça comme une façon de te remercier, dis-je tout naturellement. Maintenant, à voir, soit elle avait pas le permis, et j'étais cuis d'office, soit elle l'avait et elle ne voulait pas aider un pauvre guignol comme moi, soit elle acceptait, et là je pouvais m'attendre à tout venant d'elle. Je la connaissais pas, je ne savais pas comment elle était, du coup j'ignorais ce qu'elle aurait à me demander par la suite, mais ça c'était surprise.
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MessageSujet: Re: How to not make friends 101 || Sasha   Sam 5 Juil - 16:58

[quote="Marguerite Reed"]

Je le sentais, ce garçon n'allait pas bien. Son sourire de deux secondes et demi n'avait certainement induit personne en erreur. Je connaissais trop bien cette expression pour que qui que se soit me fasse croire que tout était parfaitement normal. Plus le temps passait, plus le garçon semblait accumuler le taux d'alcool dans ses veines. Je ne sais pas pourquoi je m'attardais sur son cas. Pour toutes ces fois où je croisais des gens avec la sale tête, je ne leur parlais pas plus. Vous savez, dans les films, il y a toujours ce cliché du garçon qui rencontre une fille, sur un bar comme nous par exemple, et l'un des deux aborde l'autre pour une raison totalement débile juste pour lui parler. Et ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants. Seulement, je ne suis pas la fille spéciale qui tombe spécialement en amour avec ce jeune homme plus que spécial dans un bar tout à fait loin d'être spécial, mais qui le sera pour nous comme ce sera l'endroit où nous nous serons rencontrés. Dans ces romances exagérées, tout semble au public très spécial et très unique. Mais moi, je n'ai rien de tout. Je suis la fille avec la bouteille d'eau avec un ou deux amis dans l'arrière plan qu'on voit une seconde en tout petit derrière la fille principale. J'aime mieux me dire que je représente la réalité qu'un rêve qu'on vend aux petites filles pour leur faire croire que les contes de fée se réalisent parfois. Parce que c'est faux. Rien de tout ça n'existe, c'est vous qui décidez si vous rendez une relation spéciale ou non. Après tout, le garçon aurait pu ne jamais rappeler la jeune fille et il n'y aurait pas eu d'histoire. Mais il l'a fait. Il voulait une chose spéciale alors il a attrapé sa chance.

Je ne veux rien de spécial avec le mec à mes côtés. La seule raison pour laquelle je lui est demandé si tout allait bien est parce que je suis curieuse. Et que ma soirée était jusqu'à date un tantinet ennuyante.

C'est de cette façon qu'il réengagea la discussion; "T'es nouvelle?" Je repris une gorgée dans ma bouteille et releva ma tête vers lui. "Euum, je m'appel Marguerite. J'suis arrivée à Miami il y a un mois j'crois. Je suis supposée rentrer à l'école de Miami en Senior A l'an prochain. Wynjesaispastropquoi." Je fis une courte pause en me tournant sur mon siège pour regarder les gens se dandiner sur une musique horrible. Encore une fois, rien de vraiment spécial. "De la façon donc tu parles, j'imagine que t'es pas nouveau. Mais tu dois pas venir d'ici, t'as un accent, non?" Je l'avais un peu remarqué même avec l'énorme musique qui boumait derrière nous. Il venait surement d'Angleterre. Ah l'accent Anglais! De quoi faire tomber n'importe quelles filles. Dommage qu'il est tombé sur moi.

À sa prochaine réplique, je fronça les sourcils. Ce sous-entendu était plus que repoussant. Toutefois, je suis à Miami maintenant, j'imagine que je dois m'attendre à se que tout le monde pense que je baise le premier qui vient. Ça peut paraître stupide, mais je n'ai jamais repassé à l'acte depuis la mort de Tomy. C'est arrivée une ou deux fois que j'avais l'occasion, mais directement après le premier baiser, je m'enfuyais. Une partie de moi avait l'impression de le tromper, qu'il me regardait de là-haut. Alors, j'arrivais chez moi et je pleurais toutes les larmes de mon corps. Parfois, je cassais quelques assiettes ou je brulais des choses. Ce n'était même pas une surprise pour moi quand lis m'ont remis en centre de psycho. Le pire était de voir ma mère ne plus être capable d'être forte et ma soeur pleurée. Personne n'avait demandé que ça arrive. La seule fois où j'ai vu ma mère pleurée dans toute ma vie était la première fois où je fus mit dans ce centre. Elle avait une fille folle et dépressive qui avait tenté de se tuer. Plus rien ne serait pareil et elle le savait. Et c'était de ma faute et je le savais.

Quoi qu'il en soit, je ne fis que répondre à la première question. "J'aime pas vraiment boire." Suivit un petit moment de silence et je respira doucement. "J'ai envie de faire du piano." Je ne sais pas pourquoi je prononçais ces mots, mais je l'ai tout de même fait. C'était rien d'anormal, c'est seulement que quand je jouais du piano, j'avais l'impression d'être en parfaite harmonie. Mon piano était l'extension de mon corps. Il avait un peu le même effet que Tomy avait sur moi et à ce moment précis, j'aurais seulement voulu le serrer dans mes bras.
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MessageSujet: Re: How to not make friends 101 || Sasha   Ven 4 Juil - 13:16

Blu <3 ∞ Sasha
How to not make friends 101
Que dire ? Déception. Je crois que c’est le mot parfait pour décrire ma situation actuelle. La déception. Et pas une petite, du genre ça va passer demain et tout ira mieux, du style j’ai loupé un film au cinéma, ou un mec peut pas venir à une soirée, non là je dirais le genre de déception qui laisse un goût amer dans la bouche et qui donne envie de se cloitrer chez soi pendant des semaines. J’essaie de me ressaisir, mais la nouvelle a été un tel coup dur pour moi, que j’ai bien du mal à m’en remettre, alors que c’est loin d’être mon genre. Enfin, pour le moment, je ressens plus de la trahison, ou un sentiment négatif, relativement haineux, mais je sentais que ça allait s’atténuer pour laisser place à de la déprime total. Or, c’était bien la première fois que ça m’arrivait.

La raison ? Elle est simple. Blu. Enfin, en y pensant, je devrais plutôt être heureux, m’imaginer passer du bon temps avec elle. Aller voir les Skrillex, un truc similaire. Mais non. L’autre jour, voilà qu’elle m’appelle pour rompre. Premier choc. Puis après, plus rien, silence radio complet, la voilà partie pour je ne sais où. Un Adieu, pas même un au revoir, je ne la reverrais jamais. Du moins, c’était comme ça que je l’avais perçu.

Au début, ça n’avait semblé être qu’une bonne grosse blague, type poisson d’avril méga en retard, mais même pas. Du coup, deux jours j’étais juste silencieux en train de me demander si c’était une blague, puis là j’étais tout simplement énervé. Réaction première. Si on me demandait un pardon, je n’étais pas sur de pouvoir l’accorder, et encore même sans être rancunier, j’aurais bien du mal à digérer une telle nouvelle, qui m’avait littéralement brisé en deux. Au fond, Kovu avait raison : avoir une copine ça craint. Valser de droite à gauche, c’est plus amusant, pas d’attache, et plus de déception. Voilà, c’est ça. Redevenir un vrai PS. Tout le monde nous traite de goujat, mais finalement, c’est plus facile comme ça, personne ne souffre, ou presque. Mais dans ces cas-là, ça m’importe bien peu.

Allongé sur mon lit, je regarde le plafond. Il fait nuit, les chiffres digitaux s’affichent sur le plâtre blanc, il est vingt-trois heures, et je n’arrive pas à trouver le sommeil. Je me tourne encore deux trois fois, puis capitule. Il faut que je sorte, que je boive un bon coup, pour oublier rien que cette nuit. Du coup, je file prendre une bonne douche, et reviens dans ma chambre pour me préparer, me parfumer, me coiffer, m’accorder, tout ce qu’il faut pour que je sorte d’ici impeccable, irréprochable, même si à elle seule ma tête voulait dire : Zombie en approche. Impossible de me décrocher un sourire.

Porte feuille dans la poche arrière de mon jean, je sors du bâtiment des Pi Sigma, et fait tournoyer autour de mon doigt la clé de ma voiture, une des seules présentes sur le parking. J’appuie sur le bouton, la lumière de mes phares clignote, et je m’installe au volant. J’enclenche la marche arrière, et pars sur les chapeaux de roues, direction le centre ville de Miami. Je regarde les enseignes, et finis par tourner à la dernière minute dans une ruelle, et me gare en créneau, non loin d’un bar que je fréquente que quand j’ai envie d’être seul, et que je sais que personne de Wynwood ne viendra m’emmerder.

Je ferme la voiture, et me dirige, retroussant mes manches de blaser, vers l’entrée, ou le videur ne fait attention à rien. Il a l’air shooté naturellement. Il me salue, un sourire niais, et je lui réponds vaguement, histoire de ne pas le mettre en colère, et rentre à l’intérieur de la structure, avant de m’installer à un siège du bar. L’ambiance est au beau fixe, les gens matent le foot, certains font des parties de cartes, ou de billards. Basique. Mais moi, je n’ai pas l’humeur à la fête, alors je commande cash un shooter de vodka pour commencer, et l’avale cul sec avant de demander un vodka-coca, qui risque de déjà durer plus longtemps.

Le temps passe, les aiguilles tournent, et j’en suis à mon troisième verre. Affalé sur la table, le bras tendu, et la main serrée sur mon verre, on dirait un mort vivant, mais le barman, commercial, continue à accéder à mes demandes, et a senti que j’avais un porte monnaie plutôt fourni. Merci papa, maman.

Tout ce qu’il y a autour de moi est flou, la musique semble lointaine, et même le cri du barman semble provenir d’une planète voisine. Ma tête tourne, mais je continue de garder ma joue collée contre le bar, en espérant que ça passe.

Euum, ça va? T'as pas l'air bien..

Une voix féminine. Elle semble s’adresser à moi. La silhouette difforme, je plisse les yeux. Une jolie blonde, elle est là, semble inquiète.

Hein ? Quoi ? Non, je vais très bien, dis-je en levant mon pouce en l’air, un grand sourire sur les lèvres.

Quiconque autour aurait pu deviner que c’était faux ce que je racontais. Je n’allais pas bien, et surtout j’avais un peu bu. Un peu beaucoup. Mais je ne me souvenais pas du nombre de verres, j’avais très vite arrêté le comptage.

T’es qui ? Jamais vu avant. T’es nouvelle ? Demandais-je, de façon la plus audible possible.

Et comme la chance est avec moi, et à chaque fois que je rencontre quelqu’un dans un bar à un rayon de dix kilomètres de Wynwood, c’est un élève qui y étudie. Comme quoi les coïncidences sont nombreuses, mais j’espérais au moins que pour une fois ça se passe différemment. Juste pour dire que tout ne ressemble pas toujours. Je me redresse avec difficulté, et regarde ses mains : une bouteille d’eau.

De l’eau ? Sérieux ? Tu viens ici pour boire de l’eau ? M’étonnais-je. A moins que tu ne sois pas venu pour ça ? Demandais-je ensuite.

Sous-entendus ou pas, à vous d’en juger, je ne préfère rien dire, et laisser l’objectivité à d’autres.
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MessageSujet: How to not make friends 101 || Sasha   Mar 24 Juin - 20:24


"J'ai 19 ans, je suis capable de m'occuper de moi-même maman!" Les traits de ma mère ne bronchèrent pas d'un millimètre. En deux secondes, elle se fit une toque serrée sur le dessus de la tête, puis ouvrit le garde-robe en face de l'énorme porte de chêne et me tendit une veste. "Tu m'as promit que si on changeait de ville, tu sortirais au moins une fois par semaine." Je ne répondis rien, prit la veste et sortit en claquant la porte. C'est supposé être le contraire. C'est supposé être moi qui veut sortir et elle qui m'empêche. J'ai jamais demandé cette foutue vie. Je serais supposée être avec lui, dans ses bras, à New York. Maintenant, l'idée simple de retourner là-bas me donne des cauchemars. Je sortis deux petits comprimés de ma poche que j'avala d'un trait. Ça devrait m'aider que doc a dit, mais doc dit beaucoup de choses vous savez. C'est de cette façon que je me retrouvais sur le trottoir à marcher vers nul part, suivant les constellations et le gré du vent. J'enfila ma veste par-dessus mon chandail serré noir rentré dans mes jeans taille haute. Le son de mes convers sur la chaussé suivait le rythme des battements de mon coeur. Une voiture passa rapidement à côté de moi. Elle tourna le coin. Je fis de même. Toutes ces maisons étaient immenses et sans âme. Je ne sais pas combien de temps j'ai marché. Assez pour commencer à avoir mal aux pieds alors je suis simplement entré dans le premier bar que je croisa dans le centre ville de Miami. C'était un peu vieillo, mais sympathique. Je m'assis au bar et commanda une bouteille d'eau sous le regard du barman qui se demandait surement pourquoi venir dans un bar pour boire de l'eau. Je n'aime pas l'alcool.

Après trente minutes, le bar commença à se remplir. Un garçon aux cheveux frisés s'assis près de moi et commanda quelque chose à boire. Je lui fis un sourire par politesse. Les minutes passèrent et les gens semblaient en rencontrer d'autres. Je devrais peut-être texter Sean pour qu'il vienne me chercher. Ce serait peut-être déjà mieux que de rester dans ce bar minable à regarder des inconnus s'amuser et comme je peux pas rentrer chez moi avant au moins minuit…

Je remarqua alors que le gars à côté de moi ne semblait pas dans son assiette. Sean m'aurait tout de suite dit que tout inconnu est un ami potentiel et qu'on a qu'à commencer une discussion comme je l'ai vu faire avec un tas de fille. "Euum, ça va? T'as pas l'air bien.."
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How to not make friends 101 || Sasha
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