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 The dreams in which I'm dying are the best I've ever had- Ty & Zacchary

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MessageSujet: Re: The dreams in which I'm dying are the best I've ever had- Ty & Zacchary   Mar 15 Juil - 10:05

Le rp se termine avec un coup de téléphone pour Zac, il quitte la salle et ne revoit plus Ty avant sa mort.

Fin.
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MessageSujet: Re: The dreams in which I'm dying are the best I've ever had- Ty & Zacchary   Mer 9 Juil - 15:00

Lorsque je parlais de Keziah, Zacchary s'exclama : « Tu connais Kezy… Excellent. (Il fit un sourire.) Cette nana a vraiment un truc, tu trouves pas ? Elle est magique, gentille, magnifique. Mais je ne sais pas si c’est de l’amour, je veux pas m’engager, regretter et la blesser. Je pense que tu vois ce que je veux dire ! ». J'hochais la tête et dis : « Oui je vois totalement ce que tu veux dire !! Je ne vois pas quel truc elle a...Je pense que tu es vraiment amoureux d'elle. Moi je vois Kéziah comme une fille normale, enfin sans plus quoi ! ».
Zacchary me rappelait moi quand j'étais in love de Kendall. C'était la même chose ! Je rêvais d'elle tout le jour. Mais là, c'était Zac qui avait le même truc que moi, pour Kenzy. « Tu es amoureux d'elle à fond ! », répétais-je.
Puis, pour plaisanter, Zac dit que j'étais vieux. Je surenchéris : « Oui et fier de l'être haha ! ».
Une fois que nous fûmes au bar, nous commandâmes puis nous bavardâmes. Je lui avouais la Vérité que je n'avais jamais dite auparavant de vive voix face à face avec quelqu'un, et même de ma soirée où je fus abusé.
Ça par contre, je ne l'ai raconté à personne, même pas à Mikah !
Zac fût contre ce que m'avait fait mon père adoptif, m'expliqua la différence entre attirance entre un seul mec et tous les mecs.
« Je pense que tu as raison...Je ne suis pas attiré par tous les mecs, mais par quelques-un. J'ai été attiré par 4 mecs seulement dans ma vie contre plus de 10 filles. Je pense que mon attirance pour les gars s'arrête là..."
Car à part Mikah, je n'aimais plus aucun mec.
Le SM s'étonna de ma polygamie. J’acquiesçais : « Oui, deux à la fois. Quand j'avais 14 ans, Willow avait été mise au courant par mes camarades trop bavards. J'ai eu une discussion très mouvementée avec elle, puis j'ai cassé. Ashley de Wynwood ? Elle ne sait pas. Mais je ne l'ai plus revue depuis que j'ai lui ai avoué ma bisexualité ! ».
Quand je parlais de mon ennemi, Zac me dit :
« Non ?! McCoy ?! Excellent ! Ce type-là, je lui dois une droite. Bien qu’on ait été ensemble chez les Cannonballs, il m’a accueilli ici comme une merde, parce qu’on s’est rentrés dedans à la cafète et que j’ai renversé son plateau sans faire exprès. Il est bidon ce mec. Mais franchement, si tu lui as dit ça, je te respecte ! ». Le brun se mit à rire et je le rejoignis, me moquant de Nathan. « Bien fait  le coup du plateau !
Nath est un gros con égoïste qui ne veut qu'on voit que lui ! Je sois me venger de lui, mais je ne vois pas comment. Soraya et Mike aussi... Ces trois là sont mes ennemis jurés. Je les déteste !
», réussis-je à dire une fois que j'eus arrêté de rire à gorge déployée.
Puis je continuais de confier ma double vie à Zac, qui réussit à me dire que personne ne devait me juger et que ma vie privée n'appartenait qu'à moi. Mon frère de confrérie m'écoutait attentivement.
Puis, je revins sur ses questions. Zac me répondit : « Ben…Oui. Je ne me suis jamais posé la question, en soi. Je pensais qu’on le savait dès qu’on grandissait un peu. Mais apparemment, ce n’est pas forcément le cas. Et si je ratais quelque chose, en fait ? »
Je posais ma main sur mon menton et fis : « Mmh...faudrait voir. Il faudrait que tu te pose la question sérieusement. ».
Je n'arrivais pas à imaginer Zac gay ou bi. Keziah était faite pour lui !
« Ca vient de toi, au fond de toi. Tu te vois plus quoi ? Sortir avec une fille ou sortir avec un mec ? Ou les deux ? »
« Ben… Naturellement, je suis sorti avec des filles. Mais je suppose qu’il y a des mecs mignons, pour peu que j’y prête de l’attention. J’en sais rien, je ne me suis jamais demandé ça… »
Si il ne s'était jamais demandé, il fallait qu'il le fasse un jour, puisque qu'il ne savait pas. Au moins une fois dans sa vie. Moi je m'étais posé trop de fois la question.
« Il faudrait que tu te le demande. »
Ce fut ensuite de Paytah et de mon dégout dont il fut le sujet. Zacchary supposa que mon dégout n'était pas physique et que je savais pas où j'en étais.
C'était bel et bien vrai : je ne savais plus où j'en étais. Je ne savais plus ce que je voulais. Je ne savais plus : j'étais perdu ! Mais il fallait que je me demande ce que je désirais, comme me l'avait dit Zacchary.
Puis, nous parlâmes de la haine que me vouait Paytah. Zac fit une nouvelle hypothèse très plausible : mon cousin ne me détestait pas, mais il voulait s'affirmer sans que je ne sois avec lui. Je me rappelle encore de l'interdiction de mon cousin lors de son arrivée à WHS : « Je ne veux pas que tu me fasse visiter, je me débrouillerais très bien sans toi ! ».
« On ne déteste jamais quelqu’un de sa propre famille. A moins qu’il ne te fasse du mal… »
« Mmmh, tu sais...Je pense qu'il veut mon malheurs. Il est déterminé à me rendre la vie impossible... »
Zac ferma ses yeux et sembla plonger dans ses souvenirs. Je plongeais dans les miens également, repensant à Paytah petit qui m'admirait.
J'étais son modèle, son frère, son protecteur, son meilleur ami. Il me copiait, et je lui apprenais de bonnes choses comme la mécanique, le Karaté, la conduite des motos et des voitures.
Mais depuis la sortie des Malheurs de Ty-Ty, il me voyait d'un œil différent, il me détestait. Il ne voulait plus m'adresser la parole.

J'étais de toute façon rejeté et largué par la vie : j'étais orphelin, meurtri, triste, rebelle et moqué.
Je mangeais ma glace et la fini rapidement.
Puis je suggerais : « Tu devrais t'engager avec Keziah. Je pense sincèrement que ça pourrait marcher avec elle ! Fonce, vas-y ! Vous allez trop bien ensembles en plus ! ».
Je fis un sourire à Zacchary. Un sourire sincère.
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MessageSujet: Re: The dreams in which I'm dying are the best I've ever had- Ty & Zacchary   Lun 7 Juil - 10:15

- Oui, Liam c'est un très beau prénom...


En un instant, les yeux fermés, je retournai à Sydney. Je repensais à mon petit bout de frère, ce petit garçon aux cheveux bruns dorés, sa moue inchangée depuis qu’il est tout petit. Je me souvenais du jour où ma maman, et je n’avais que 2 ou 3 ans à l’époque, m’avait expliqué que dans son ventre grandissait mon petit frère. Je ne savais pas trop ce que ça voulait dire, on vivait encore dans un petit appartement, je n’allais pas à l’école, alors quand elle me disait ça, j’imaginais que j’allais avoir un comme moi. Un petit garçon. On était heureux, à ce moment-là. Avant que maman emménage avec le méchant. Quand Liam est né, il n’avait pas de papa. Mais ce n’était pas grave, moi non plus je n’avais pas de papa. J’ai donc décidé d’être son papa à lui. C’était un petit bébé, minuscule, mais très vite il devint un bébé gentil, souriant. J’adorais prendre ses petites mains dans les miennes, à peine plus grandes. Et maman a rencontré un monsieur, elle disait qu’il était sympa, on est allés dans sa caravane. Il était bizarre, nous parlait mal. On s’est vite rendu compte qu’il était pourri de l’intérieur, ce type-là. Et quand il frappa maman pour la première fois, j’ai entendu le petit Liam hurler, un cri inhumain que je n’entendis plus jamais. Et mon bébé sourire, que j’avais protégé de mes petites mains, de mes petits bras, ce bébé-là ne sourit plus jamais. Et d’un côté, je le comprenais. Aujourd’hui, Liam est très introverti, très calme et peu causant. Il ne me ressemble pas vraiment, moi qui ai toujours été très extravagant. Mais moi, je surmontais l’enfance par le rire, lui par le silence. Mon bébé sourire.
Quand j’ai eu mon accident, je me rappelle qu’il était là, tous les jours, aux côtés de maman. Il me regardait en silence, les yeux troublés par un voile de tristesse. Il avait compris, bien avant que les médecins ne le confirment, ma carrière était finie. C’est peut-être à ce moment-là, ou un peu plus tard, que j’ai compris ce que Liam avait de différent : l’empathie. Il était capable de comprendre et d’absorber la souffrance des gens, de les rendre souriants, mais il était incapable d’en faire autant. Il porte le monde entier sur ses épaules. Et c’est à partir de ce jour que je me suis rendu compte que je respectais mon frère à un point insoupçonné. Ce frêle garçon de 15 ans, complètement anéanti par une vie qu’il ne comprend qu’à travers la douleur des autres. Et quand il avait fallu que je rentre à Miami, j’avais eu la chance de revoir une rareté : un sourire de sa part. Mon grand Liam. Tu grandis tellement vite, et tellement loin.

- C'est clair que c'est vraiment abusé !


Il me sortit de ma rêverie familiale. Quand je repensais à cette soirée, je me trouvais stupide. Tout avait si bien commencé ! J’étais arrivé tranquillement, bien content avec un peu de coke et un grand sourire planqués dans un costard à 3000 dollars. Kezy avait tout de suite attiré mon regard, dans sa robe rose pâle, très ouverte au niveau de ses cuisses, que j’embrassais avidement une semaine auparavant. J’avais terriblement envie d’elle, comme ça, mais j’avais merdé. Attendre une semaine pour contacter une nana, en général, c’est pas bon signe. Mais je m’étais senti tellement bien avec elle, pendant cette nuit paradisiaque, que je me sentais coupable. Et si je tombais amoureux, aussi vite ? Je ne voulais pas m’engager, pas comme ça, surtout avec une jambe en vrac. Imaginez qu’on arrive en soirée, moi chancelant, boîtant… « Ah, ben t’es venu avec Quasimodo ? » Je ne voulais pas la mettre mal à l’aise, entre elle et moi il y avait un monde, un physique de mannequin contre un « truc » complètement HS.

- Attend, attend, deux secondes là. Tu es entrain de me dire que tu aime Kéziah ? C'est...C'est avec elle que Curtis a couché ? Mais...mais What the F*ck ? (Il secoua la tête) Curtis, curtis, curtis... Je connais Keziah, elle m'enseigne l'équitation. C'est une fille bien et...vous allez super bien ensemble. Si tu l'aimes, vas-y fonce, n'hésite pas !...Mais...Je te comprend. Moi aussi je suis comme toi : j'arrive pas à rester en couple. Je fini toujours par rompre avec quelqu'un. Quand je suis célib', je me dis qu'il faut que je sois en couple et quand je suis en couple, je me dis qu'il faut que je sois célib'.
- Tu connais Kezy… Excellent. (Je souris) Cette nana a vraiment un truc, tu trouves pas ? Elle est magique, gentille, magnifique. Mais je ne sais pas si c’est de l’amour, je veux pas m’engager, regretter et la blesser. Je pense que tu vois ce que je veux dire !
- Tu as 17 ans ? Cool ! Vive la jeunesse ! Profites-en, les années passent vite ! Moi j'ai 19 ans, mais je considère que j'en ai 20 vu que l'année à basculé pour 2014 !
- En fait t’es un vieux quoi ! (Je ris)


Ty avait l’air content que je lui paie un coup. En soi, je m’en fichais, un cocktail et une glace, je ne vais pas perdre les dizaines de milliers d’euros sur mon compte en banque. Et puis, vu que j’étais majeur en Australie, ce n’était plus qu’une question de temps avant que je ne récupère une partie de la fortune de beau-papa. Celui-ci me demandait beaucoup, ces temps-ci, vu que j’avais échoué en foot. Je redoublais, mais pour lui ça signifiait excellent niveau scolaire, égal Harvard. Comme si j’allais finir là-bas, vu mes résultats pitoyables. J’en étais encore à me demander si j’aurais le courage de réviser pendant l’été. Entre les events des confréries, surtout celle des SM, notre super confrérie à Ty et moi, et la plage… Je n’allais pas passer beaucoup de temps penché sur des livres.
Nos glaces arrivèrent, et près un instant d’hésitation, Ty se lança dans une explication plus qu’explicite.

- He bien...Je n'ai pas toujours été attiré par les gars. J'étais hétéro avant. Mais, quand j'ai eu 14 ans, j'ai...basculé du mauvais côté. J'ai craqué sur un mec. Bob Little, un mec de mon club de Karaté. C'est venu, d'un coup, comme ça, sans que je ne sache pourquoi. J'ai grave paniqué. Je ne voulais pas être Bi, alors j'en ai parlé avec mon père adoptif, Mr Loïc Wolf. Mais, il a refusé de m'aider. Il m'a dit que je devrais sortir avec Bob. Le truc c'est que mon père adoptif était lui aussi Bi. Tous les gens à qui j'ai raconté cette histoire, disent que c'est parce que mon père adoptif était Bi que je suis devenu comme ça. C'était inconscient où un truc du genre.
- Je pense surtout que ce type-là est complètement fêlé, si tu veux mon avis. Tu es qui tu es, c’est à toi de prendre ce genre de décision. Et puis, c’est pas parce que tu craques sur UN mec, que tu es bi. Si tu es attiré par LES mecs, là, c’est plus ambivalent, effectivement.
- Je n'ai jamais pardonné à Loïc ce coup. Son refus. J'ai écouté le conseil de Mr Wolf. Je suis sorti avec Bob. Il était gay, comme Mikah. J'ai du apprendre à subir les moqueries et les regards des autres. En même temps je sortais avec Willow Brown, une fille. En gros, j'étais polygame...un peu comme maintenant avec Ashley et Mikah.
- T’es sérieux ? Deux à la fois ? C’est trop hallucinant. Et elles sont au courant, ces nanas-là ?
- Mais après j'ai du rompre avec les deux car j'en avais assez ! J'ai été la risée de mon école parce que j'étais Bi. Les Wolf m'ont envoyé dans un autre établissement et j'ai caché ma bisexualité jusqu'en Avril 2014, c'est à dire cette année. Je suis donc redevenu hétéro quelques temps. Je voyais des mecs en cachette, je suis allé dans des boîtes de gays cette année...Et je suis sorti avec Mikah Low. Mais je n'en peux plus. Je ne veux plus être un gay. Je souffre trop ! Je te passe mes tics de gays et la fois où j'ai dit à Nathan McCoy qu'il était mignon. (Il rit)
- Non ?! McCoy ?! Excellent ! Ce type-là, je lui dois une droite. Bien qu’on ait été ensemble chez les Cannonballs, il m’a accueilli ici comme une merde, parce qu’on s’est rentrés dedans à la cafète et que j’ai renversé son plateau sans faire exprès. Il est bidon ce mec. Mais franchement, si tu lui as dit ça, je te respecte ! (J’en riais à m’en fendre les côtes)
- Certains croient que j'ai déjà couché avec des mecs...C'est faux évidemment...
- Là encore, ta vie privée ne concerne que toi. Personne n'a a te juger !
- Enfin pas tout à fait parce que... (Soupir)...Je me suis fais piégé en boîte de gays. Un mec m'a dragué et drogué et...j'ai malheureusement fini avec lui sans que je ne le sache, car la drogue m'a fait tout oublier. Je me suis réveillé dans un appart avec des cafards. OH BOY ! Je m'en souviens encore ! Je ne me rappelle que quand le mec me draguait et que quand je me suis réveillé. Entre les deux, c'est le trou noir.


Si j’avais su, je ne lui aurais pas posé la question au départ. Le pauvre. Je n’avais jamais eu à subir ça, mais rien que d’y penser j’avais mal au cœur. Parce que non seulement, il se cherche toujours sexuellement, mais en plus on a abusé de lui, de son corps, de sa gentillesse et de son sourire. Rien que d’imaginer le malade qui a pu lui faire ça, mes poings se serrent. J’avais déjà empêché plus d’une situation de ce genre, parce qu’on les reconnaît ces connards, ces enfoirés de pervers qui droguent leurs victimes. Je bus une longue gorgée de mojito, qui heureusement pour moi était bien chargé en rhum, ce qui détendait mes nerfs progressivement. Ma jambe ne me faisait plus souffrir, ou du moins j’essayais de ne pas y penser. Ce qui me faisait mal, c’était de voir Ty, les yeux perdus dans le vague, qui pensait à ce qui lui était arrivé. Comme moi, quelques instants plus tôt, relatant mon accident de voiture. On se ressemblait bien plus que ce que je pensais. Deux hommes ayant vécu un traumatisme, blessés dans leur ego, physiquement aussi, cherchant à se trouver, l’un sexuellement, l’autre mentalement. Oui, on se ressemblait énormément.

- C'est pas plus mal... Depuis ce jour, je ne vais plus en boite de gays, j'ai trop peur de me refaire piéger! Je t'avais dis que je ne vis que des malheurs ! Voilà tu sais tout. Bon, c'est vrai, Alma te le diras, j'ai déjà emmené des mecs dans ma chambre. Mais, ça n'a jamais été plus loin que des préliminaires. Mais je crois qu'Alma croit que j'ai franchis le cap. Oh boy, je t'assure que j'oserais jamais faire ça. Ça me fait trop flipper ! Pas même avec Mikah ! Oh Boy !


Il en riait, et d’une certaine manière, je ne savais pas si je devais rire aussi, alors je me contentai de sourire, un grand sourire. Je n’avais jamais imaginé le sexe entre deux hommes. Tous les gars que je connais et qui ont déjà vu des vidéos ou ce genre de trucs disent que c’est « sale », mais d’un côté le porno hétéro me fait le même effet, alors est-ce aussi excitant, plaisant qu’avec une femme ? Et qu’appelle t-on des préliminaires, chez les gays ? Est-ce qu’ils se font des bisous ? Des caresses ? Des fel… trucs avec la bouche ? Mon Dieu, en fait, à part avec les nanas, je ne savais pas grand-chose sur la sexualité des autres. Je ne me suis jamais posé la question parce que je ne me sentais pas concerné, je n’ai jamais vraiment regardé un homme comme une personne avec qui je pourrais être intime. Non pas que ça me dégoûte, mais je ne pensais pas que ça pouvait me toucher. Tant qu’on ne connaît personne qui aime les personnes du même sexe, on se dit « Ca n’arrive qu’aux autres, ils le savent dès qu’ils naissent ». Mais après en avoir parlé avec Ty, j’avais de sérieux doutes. Et si en moi se cachait un homme que je ne connaissais pas ?

- Comment ça tu ne sais pas ? Sais pas quoi ? Comment ça tu ne t'es pas demandé ce que tu voulais ? Tu ne sais pas si tu dois être hétéro, Bi ou Gay, c'est ça ?
- Ben…Oui. Je ne me suis jamais posé la question, en soi. Je pensais qu’on le savait dès qu’on grandissait un peu. Mais apparemment, ce n’est pas forcément le cas. Et si je ratais quelque chose, en fait ?
- Ca vient de toi, au fond de toi. Tu te vois plus quoi ? Sortir avec une fille ou sortir avec un mec ? Ou les deux ?
- Ben… Naturellement, je suis sorti avec des filles. Mais je suppose qu’il y a des mecs mignons, pour peu que j’y prête de l’attention. J’en sais rien, je ne me suis jamais demandé ça…
- Moi je sais que, j'ai trouvé des gars vraiment trop sexy. Mon cousin Paytah est trop sexy. Mais, si il m'entend il va ma truicider. Alors je le dis, il n'est pas encore là ! (Il rit). Nan plus sérieusement, j'ai trouvé des gars sexy mais là je...je ne sais pas...Je...J'ai comme un rejet, un dégoût....Mais dans un sens, j'ai toujours...cette attirance. Et je ne comprendrais jamais pourquoi. Je veux casser avec Mikah pour trouver une fille, mais je l'aime toujours. C'est vraiment trop nul !
- J’ai pas encore rencontré ton cousin, mais je verrai déjà (je ris). Tu sais, à mon avis, ton dégoût n’est pas physique. A mon avis, inconsciemment tu ne sais pas où tu en es, et ton corps te dit « Ecoute, prends le temps d’y réfléchir, t’es pas prêt ». Mais si tu veux vraiment que ça marche, tu verras, la solution t’apparaîtra toute seule. Enfin, je pense, pour ce que j’en sais.
- Paytah...me déteste. Paytah c'est mon cousin, il doit venir à WHS très bientôt. Je lui ai dis que je ne suis plus Bi tout à l'heure par Instagram, mais...il ne me croit pas ! Alors...je ne sais plus quoi faire...
- A mon avis, ce n’est pas une question d’être bi ou non. Tu es qui tu es, peu importe qui t’attire. Peut-être que t’es un mec qui aime les femmes, mais qui a une attirance irrépressible pour certains mecs. Et ce n’est pas être totalement bi, n’est-ce pas ? Pour Paytah, je ne le connais pas, mais je suis certain qu’il ne te déteste pas. Il est peut-être un peu jaloux, il voudrait peut-être se rapprocher de toi, je n’en sais rien. Laisse-lui le bénéfice du doute. S’il est plus jeune, il a certainement le besoin de s’affirmer, sans être identifié à toi, tu penses pas ? On ne déteste jamais quelqu’un de sa propre famille. A moins qu’il ne te fasse du mal…


Je fermai les yeux un instant, me rappelant de la première fois où j’avais senti la ceinture en cuir de mon premier beau-père s’abattre sur mon dos. La brûlure vive, intense, m’avait coupé le souffle. J’avais voulu mourir, pour qu’il arrête de me blesser, juste parce que j’avais renversé un peu de bière sur le sol en la lui apportant. Je n’avais que 4 ans. Je ne comprenais pas. Ma mère était partie faire les courses, et quand elle est rentrée, elle a longtemps pleuré en me serrant contre elle. Liam n’était qu’un bébé. Et s’il s’en prenait à lui, je serais trop faible pour le défendre. Voilà ce que je pensais pendant que maman pansait mes blessures. Je deviendrai plus fort et jamais on ne fera de mal à maman ou mon bébé-sourire. 14 ans plus tard, j’étais assis dans un bar avec un pote de confrérie, en train de parler de nos choix, nos doutes et nos passés respectifs. J’avais de nombreuses cicatrices qui montraient que la vie ne m’avait pas fait de cadeaux. Mais celles de Ty se lisaient surtout dans son regard. Un regard perdu, comme celui d’un petit garçon qui cherche sa mère dans un centre commercial. Un regard violent, de celui qui a subi des injustices. Un regard doux, qui ne demande que compréhension et amour.
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MessageSujet: Re: The dreams in which I'm dying are the best I've ever had- Ty & Zacchary   Jeu 3 Juil - 22:49

Après que nous eûmes parlé Zac et moi, nous partîmes nous dégourdir les jambes. Je proposais à Zac de l'aide pour marcher (en effet, je l'avais bien fait pour Mikah!!), mais il refusa. Je baissais la tête, puis lui demandais si on pouvait l'opérer. A cela, sa réponse fut négative et m'attrista. C'était à cause d'un os minuscule qui se mettait dans un de ses nerfs. Décidément, Zac était un véritable malchanceux -si je peux me permettre!-.
Je lui souhaitais du courage, mais le jeune brun me déclara que c'était surtout une question de mental cette affaire. Moi je sais que si je deviens invalide, je ne le supporterais PAS !

Je proposais ensuite qu'on aille boire un coup et s'offrir une glace. Zac accepta, précisant qu'il avait besoin d'un mojito. Je lui souris et je baissais les yeux, replongeant dans mes pensées peu joyeuses. Je devais chercher Paytah très bientôt ! Il ne me portait pas dans son cœur. C'était vraiment dommage !
Zac me suivait lentement mais surrement. Je le remerciais de ses paroles réconfortantes, puis, je fis une blague complètement naze et inutile sur son prénom. Mais Zac m'apprit que... « Y’a aussi la vie de palace de Zac et Cody, vieil inculte ! » -J'hochais la tête en murmurant : « Ah oui c'est vrai ! »- mais aussi que son prénom était le diminutif de Zacchary. Il ajouta que son frère s'appelait Liam, en ajoutant que c'était différent mais chouette également.
Je confirmais ses dires : « Oui, Liam c'est un très beau prénom... »...Je vois bien Paytah s'appeler ainsi ! Liam Yellow en plus, ça sonne bien ! Je lui suggérerais ce prénom, quand il voudra changer de nom tant je lui fais honte !

Puis, je remerciais Zac de m'avoir conseillé. Il me répondit que c'était normal. Ouep. C'est normal d'aider son frère de confrérie. Les SM étaient ma famille, puisque je n'en avait plus aucune ayant perdu mes parents et ayant été rejeté par ma seule famille restante, les Yellow.
Puis, je lui demandais depuis combien de temps il était chez les SM et pourquoi la dispute entre Curtis et lui avait eu lieu. Mon frère de confrérie me répondit : « 
Euh… Ben je suis revenu y’a un mois et demi, bientôt. Et c’est à ce moment-là que j’ai changé de confrérie. Je me voyais pas rester chez les RK dans cet état… Et le bal… (Il émit un rire qui était nerveux) Ben… Curtis a couché avec la nana que j’aime bien. Et il est venu faire le malin devant nous. Ca m’a fait voir rouge, si tu vois ce que je veux dire. C’est pas plus mal qu’il soit parti, d’ailleurs. »

Oh...C'était donc ça l'histoire ! Curtis quand même ! Toujours près à régler ses conflits avec les poings. Mon vrai alter-ego. Comment peut-on se disputer pour une fille ? Pour un coup d'un soir... ? Quoi que, c'est Curtis qui a eu tord ! Tout de même ! C'est comme si Paytah aimait une fille et que je couchais avec elle. Wow ! Il me tuerait je pense !
J'hochais la tête et souffla : « C'est clair que c'est vraiment abusé ! ».
J'allais ensuite me baigner, et je revins en déclarant à mon frère SM que l'eau était excellente. Il acquiessa en riant après m'avoir sourit, ce qui me fis étrangement penser à Paytah.
Puis, nous continuâmes notre chemin. Je m'amusais à faire des saltos et à sauter partout : c'est bien connu je suis un super-actif !!

Je me retournais et lui demandais son âge puis si il avait une nana. Si il n'en avait pas, je me ferais un plaisir de l'aider à en trouver une. Je dois absolument conseiller à Paytah de sortir avec Jewel ou Joy si il vient à WHS.
« Euh… (Il rit en passant sa main dans ses cheveux) Y’a la nana que j’aime bien, Keziah… On s’entend bien, mais c’est un peu compliqué. Je suis pas le genre de mec à se poser, être en couple… Mais je sais pas… Depuis mon accident, sortir et draguer me semble… difficile. Futile. Blasant. Je ne saurais pas quel mot utiliser. Ma vie d’avant me manque, alors je ne réfléchis pas au monde autour. Et j’ai 17 ans. Mais… J’ai une question… Comment ça se passe, je veux dire… T’as toujours eu cette attirance pour les hommes ? Je ne sais pas, je ne me suis jamais vraiment demandé ce que je voulais en fait… »

Je lui fis le signe stop, puis je lui fis : « Attend, attend, deux secondes là. Tu es entrain de me dire que tu aime Kéziah ?  C'est...C'est avec elle que Curtis a couché ? Mais...mais What the F*ck ? ». Je secouais la tête en murmurant : « Curtis, curtis, curtis... » puis je poussais un soupir. Je repris par : « Je connais Keziah, elle m'enseigne l'équitation. C'est une fille bien et...vous allez super bien ensemble. Si tu l'aimes, vas-y fonce, n'hésite pas !...Mais...Je te comprend. Moi aussi je suis comme toi : j'arrive pas à rester en couple. Je fini toujours par rompre avec quelqu'un. Quand je suis célib', je me dis qu'il faut que je sois en couple et quand je suis en couple, je me dis qu'il faut que je sois célib'. ».
Je fis une grimace. Puis je commentais : « Tu as 17 ans ? Cool ! Vive la jeunesse ! Profites-en, les années passent vite ! Moi j'ai 19 ans, mais je considère que j'en ai 20 vu que l'année à basculé pour 2014 ! ».

Puis, sa question me revînt en mémoire. Sa phrase en suspens aussi.
Je gardais le silence, réfléchissant bien à la question de Zacchary.
Nous arrivâmes au bar et nous installâmes.
L'ex CB pris la carte et la lu, fis sa commande puis me la passa. Il me dit ensuite : «Prends ce que tu veux, je paie. » Je m'exclamais : « Wow ! Merci mec ! ». Je voulais refuser et payer, mais je me rappelais que je n'avais pas de sous.
Je commandais un cocktail et une glace à la fraise puis je redéposais la carte sur le comptoir. On nous servit les commandes, et je plissais mes yeux en cherchant mes mots, tout en plongeant ma cuillère dans le verre de glace.
« He bien...Je n'ai pas toujours été attiré par les gars. J'étais hétéro avant. Mais, quand j'ai eu 14 ans, j'ai...basculé du mauvais côté. J'ai craqué sur un mec. Bob Little, un mec de mon club de Karaté. C'est venu, d'un coup, comme ça, sans que je ne sache pourquoi. J'ai grave paniqué. Je ne voulais pas être Bi, alors j'en ai parlé avec mon père adoptif, Mr Loïc Wolf. Mais, il a refusé de m'aider. Il m'a dit que je devrais sortir avec Bob. Le truc c'est que mon père adoptif était lui aussi Bi. Tous les gens à qui j'ai raconté cette histoire, disent que c'est parce que mon père adoptif était Bi que je suis devenu comme ça. C'était inconscient où un truc du genre.
Je n'ai jamais pardonné à Loïc ce coup. Son refus.
J'ai écouté le conseil de Mr Wolf. Je suis sorti avec Bob. Il était gay, comme Mikah. J'ai du apprendre à subir les moqueries et les regards des autres.
En même temps je sortais avec Willow Brown, une fille. En gros, j'étais polygame...un peu comme maintenant avec Ashley et Mikah.
Mais après j'ai du rompre avec les deux car j'en avais assez !
J'ai été la risée de mon école parce que j'étais Bi. Les Wolf m'ont envoyé dans un autre établissement et j'ai caché ma bisexualité jusqu'en Avril 2014, c'est à dire cette année. Je suis donc redevenu hétéro quelques temps. Je voyais des mecs en cachette, je suis allé dans des boîtes de gays cette année...Et je suis sorti avec Mikah Low. Mais je n'en peux plus. Je ne veux plus être un gay. Je souffre trop ! Je te passe mes tics de gays et la fois où j'ai dit à Nathan McCoy qu'il était mignon.
(Je pouffais de rire).
Certains croient que j'ai déjà couché avec des mecs...C'est faux évidemment...Enfin pas tout à fait parce que... (Je poussais un énorme soupir)...Je me suis fais piégé en boîte de gays. Un mec m'a dragué et drogué et...j'ai malheureusement fini avec lui sans que je ne le sache, car la drogue m'a fait tout oublier. Je me suis réveillé dans un appart avec des cafards. OH BOY ! Je m'en souviens encore ! Je ne me rappelle que quand le mec me draguait et que quand je me suis réveillé. Entre les deux, c'est le trou noir.»

J'arrêtais mon monologue pour boire un peu de ma boisson rouge. « 
C'est pas plus mal... », ajoutais-je en faisant tourner la boisson dans le verre et en plaquant ma langue contre ma joue, relevant en même temps le regard vers Zac, avant d'hausser les épaules.
«Depuis ce jour, je ne vais plus en boite de gays, j'ai trop peur de me refaire piéger!  Je t'avais dis que je ne vis que des malheurs ! Voilà tu sais tout.».
Je fis une pause, puis, je repris : « Bon, c'est vrai, Alma te le diras, j'ai déjà emmené des mecs dans ma chambre. Mais, ça n'a jamais été plus loin que des préliminaires. Mais je crois qu'Alma croit que j'ai franchis le cap. Oh boy, je t'assure que j'oserais jamais faire ça. Ça me fait trop flipper ! Pas même avec Mikah ! Oh Boy ! ». Je me mis à rire en secouant la tête.
Je commençais ma glace, puis je désignais Zac du menton en fronçant les sourcils : «Comment ça tu ne sais pas ? Sais pas quoi ? ». Je plissais mes yeux, fixant l'SM. « Comment ça tu ne t'es pas demandé ce que tu voulais ? ». Fronçant mes sourcils de plus belle, je demandais : « Tu ne sais pas si tu dois être hétéro, Bi ou Gay, c'est ça ? ».
Nouvelle cuillère de glace.
«ça vient de toi, au fond de toi. Tu te vois plus quoi ? Sortir avec une fille ou sortir avec un mec ? Ou les deux ? Moi je sais que, j'ai trouvé des gars vraiment trop sexy. Mon cousin Pyath est trop sexy. Mais, si il m'entend il va ma truicider. Alors je le dis, il n'est pas encore là !
(J'émis un rire). Nan plus sérieusement, j'ai trouvé des gars sexy mais là je...je ne sais pas...Je...J'ai comme un rejet, un dégoût....Mais dans un sens, j'ai toujours...cette attirance. Et je ne comprendrais jamais pourquoi. Je veux casser avec Mikah pour trouver une fille, mais je l'aime toujours. C'est vraiment trop nul ! »
Je repris de la glace.
«Paytah...me déteste. Paytah c'est mon cousin, il doit venir à WHS très bientôt. Je lui ai dis que je ne suis plus Bi tout à l'heure par Instagram, mais...il ne me croit pas ! Alors...je ne sais plus quoi faire... »

Je ne savais pas pourquoi Zac m'avait posé cette question. Mais, il avait eu raison de me la poser. Son hésitation était par contre étrange. Je ne l'imaginais mais alors là, pas du tout gay ou Bi ! Lui, ce qu'il lui fallait c'était sa Keziah, et j'étais sûr que ça allait marcher entre eux !



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MessageSujet: Re: The dreams in which I'm dying are the best I've ever had- Ty & Zacchary   Mer 2 Juil - 14:11

Il m’est facile (plus ou moins) d’évoquer mon passé. Pour moi, c’est un espace-temps isolé, j’essaie de compartimenter et de me dire que c’est arrivé à quelqu’un d’autre. Et c’est comme ça que, d’une certaine façon, j’essaie de survivre. Mais ce n’est pas toujours simple. Encore ce matin, j’avais souffert à m’en sortir les yeux des orbites. Je savais que, désormais, c’était mon quotidien, mais quelque chose se brisait en moi à chaque crise, comme si j’espérais vainement m’en sortir tous les matins. Mais encore une fois, ce n’était que de l’espoir. Je me réveillais en sueur, parfois en pleurs, rêvant de passer à autre chose, de supplier Dieu d’arrêter de me punir pour une seule petite erreur. Alors oui, c’était facile pour moi d’en parler d’une manière détachée, parce c’était une façon de survivre à la colère, la douleur. Les gens ne comprennent pas forcément la douleur, du moins la douleur chronique. On ne peut pas avoir constamment mal. Pourtant, j’étais la preuve du contraire. En soi, être loin de tout et de ma famille me permettait de ne pas les faire culpabiliser, c’était déjà ça…

- Sy...Sydney ? Tu... tu viens de là bas ? Oh Boy ! Oh Boy !!!



Le nom de la ville où j’avais grandi l’avait fait réagir. Je levai les yeux, l’air surpris, et il m’expliqua les raisons de son excitation soudaine. Ce type était sacrément… vif.


- J'y ai vécu dès deux ans jusqu'à mes 16 ans ! C'est mes parents adoptifs qui ont déménagés là bas quand après qu'ils m'aient adoptés. On aurait pu se croiser mais c'est trop cool ! (Un silence s’installa, mais je ne le brisai pas) Désolé mec, je t’ai coupé, continue.


Effectivement, d’une certaine manière ça aurait pu être cool. Mais nous ne nous serions sûrement pas croisés, à moins que tu ne traînes sur des plages fortunées, dans des soirées privées et autre genre de machins ennuyeux dans lesquels je fourrais plus ma b*te que mon nez. Néanmoins, un détail me marqua. Il avait été adopté. Soit il avait eu la « chance » de perdre ses gentils et adorables parents et d’être recueillis par des personnes compréhensives, soit il avait eu la « chance » d’avoir des parents drogués, complètement cramés qui le frappaient et le violaient et avait été recueilli par des gens en manque de thunes qui le gardaient sans s’en occuper. Vu son caractère enjoué, je supposai la première de mes deux pensées. Mon séjour dans la rue m’avait appris beaucoup de choses. Notamment que la plupart des fugueurs sont issus du deuxième cas, et que leurs espoirs pour l’avenir se limitent à un trottoir ou la vente/consommation de drogues. J’avais eu de la chance que ma mère ait survécu à mon beau-père. Sinon, j’aurai fini comme ceux que l’on a laissés derrière en quittant nos cartons.
J’essayais d’imaginer un garçon aux cheveux noirs comme jais, avec la peau caramel cuivré, son sourire à toute épreuve et son débit de parole qui frise la vitesse du TGV. Et je me souvenais de moi, le petit garçon sale qui ne souriait presque pas, de peur qu’on ne s’en prenne à lui, sa mère ou son frère. Oui, nous avions vécu dans la même ville, mais nous n’avions certainement pas vécu les mêmes galères. Moi dans la rue, lui avec la perte de ses parents. Et aujourd’hui nous étions tous les deux sur une plage de Miami à partager les traumatismes que nous avions tous deux vécus.

- C'est vrai que c'était une sacré connerie ! Tu as beaucoup souffert...J'espère que tu retrouveras le bonheur que tu mérite !


J’avais envie de lui sourire et de lui dire que j’y croyais aussi, que ça irait, mais d’une certaine manière je ne pouvais l’affirmer. Ma vie avait été tellement chaotique, énervante, frustrante par certains moments… Comment pourrais-je croire en un avenir qu’on m’avait enlevé alors que je ne suis encore pas adulte ? Ty avait encore tellement de choix possibles, et le temps de décider s’il serait ingénieur, animateur ou coach sportif, que sais-je. Moi, ma vie se résumait à des questions sans réponses et à des drogues sur ordonnance. Pas super glorieux, y’a pas à dire. Quand je me levai, je vis Ty me regarder de loin. Il s’était un peu éloigné, pensant que je suivrai, mais non. Il me rejoignit en trottinant et me demanda, sympathique :

- ça va ? Enfin je veux dire ? Tu as besoin d'aide pour marcher ?


J’eus envie de l’envoyer balader avec une petite blague, mais j’avais peur qu’il le prenne mal. C’est drôle, quand quelqu’un voit que vous avez mal et que vous lui dites en rigolant « ca va, j’ai quand même une deuxième jambe », ou « t’inquiète, je t’ai pas attendu pour me déplacer seul », il prend la mouche et fait la gueule. Comme si c’est lui qui souffrait et qu’on se moquait de lui. Mais non, un peu d’humour, ça n’a jamais tué personne.

- Mais, on ne peut vraiment rien faire pour toi ? On peut pas t'opérer ?
- On pourrait. J’ai un bout d’os qui a tendance à se foutre dans un de mes nerfs, le souci c’est qu’il est minuscule, on ne le repère pas bien au scanner. Ils ne veulent pas risquer d’endommager mon nerf en le cherchant dans ma jambe. C’est pas plus mal.
- Courage !
- C’est pas une question de courage, juste de mental…
- ça te dirait qu'on aille dans le bar de la plage ? Enfin...si il est ouvert!
- Pourquoi pas. J’ai bien besoin d’un mojito.


Je le suivais, bien que je sache où était le bar. J’y avais peloté une ancienne conquête, qui d’ailleurs n’avait plus donné de nouvelles. Je me demandais vaguement ce qu’elle devenait, sans plus. C’est vrai qu’à part Kezy, je n’avais pas eu trop le temps de draguer. Et puis elle et moi, c’était encore trop compliqué pour y mettre des mots. Copains de lit, compagnons d’un soir… Couple ? J’avais horreur de cette définition. Dès que je devenais trop mielleux, je finissais par devenir presque méchant. Et je n’avais pas envie de briser l’équilibre fragile de notre relation.

- Merci. Tu m'as donné de l'espoir. Merci Zac...Au fait, Zac c'est le diminutif de quoi ? Sauf si tu t'appelle Zac tout court comme dans La Vie de Croisière de Zac et Cody...Ah ! Ah ! Ah ! Ah ! Ah ! Ah !
- Y’a aussi la vie de palace de Zac et Cody, vieil inculte ! Mais non, c’est juste Zacchary. Je connais pas l’origine du prénom, mais ma mère a toujours aimé ce prénom. Mon frère s’appelle Liam. C’est différent, mais c’est chouette aussi…
- Nan je plaisante. Merci beaucoup de m'avoir consolé. C'est très gentil de ta part.
- C’est normal.
- Tu es dans la confrérie depuis combien de temps ? Je ne t'ai jamais vu. Enfin...sauf au bal. C'est toi qui t'es bagarré avec Curtis, mon alter-ego...enfin...il est partit celui là...Je me demande bien pourquoi...(Je soupirais de nouveau.). Je me mêle peut-être de ce qui ne me regarde pas mais, pourquoi vous vous battiez ?
- Euh… Ben je suis revenu y’a un mois et demi, bientôt. Et c’est à ce moment-là que j’ai changé de confrérie. Je me voyais pas rester chez les RK dans cet état… Et le bal… (Je ris un court instant) Ben… Curtis a couché avec la nana que j’aime bien. Et il est venu faire le malin devant nous. Ca m’a fait voir rouge, si tu vois ce que je veux dire. C’est pas plus mal qu’il soit parti, d’ailleurs.
- Attend moi là.


Il se désapa juste devant moi, et les yeux faillirent me sortir de la tête. Euh, pourquoi pas. Il sautait partout, nageais, criais… J’avais envie de mourir de rire, et la nostalgie m’envahit peu à peu. J’aurais pu le faire aussi, mais je n’arrivais pas à suivre ce géant cinglé qui courait dans tous les sens. Alors je le regardais rire et faire des vagues au clair de lune. Il revint, complètement trempé, et remit ses affaires. Il me tendit son téléphone, que je mis dans ma poche.

- Tu aurais pu venir ! L'eau était excellente ! Bon alors, tu viens, on va boire un coup et manger une glace !


Je souris et acquiesçai en riant. Décidément, ce type était cinglé, mais il était drôle. Nous nous étions rapprochés du bar, lui en faisant des saltos, moi en marchant à mon rythme. J’avais du mal à comprendre son côté lunatique, vu que j’étais du genre à ruminer pendant des heures avant de changer de sujet. Mais en un sens, c’était rafraîchissant.

- Au fait, t'a quelle âge toi ? Et t'a une copine ?
- Euh… (Je ris en me passant la main dans les cheveux) Y’a la nana que j’aime bien, Keziah… On s’entend bien, mais c’est un peu compliqué. Je suis pas le genre de mec à se poser, être en couple… Mais je sais pas… Depuis mon accident, sortir et draguer me semble… difficile. Futile. Blasant. Je ne saurais pas quel mot utiliser. Ma vie d’avant me manque, alors je ne réfléchis pas au monde autour. Et j’ai 17 ans. Mais… J’ai une question… Comment ça se passe, je veux dire… T’as toujours eu cette attirance pour les hommes ? Je ne sais pas, je ne me suis jamais vraiment demandé ce que je voulais en fait…


Nous arrivons au bar et entrons, laissant ma question en suspens. Il y avait des box, près de la plage, et nous nous installons là, à l’écart des autres personnes. Je demandais la carte, et le serveur (un jeune con qui avait l’air d’avoir 15 ans) nous la tendit. Je pris un mojito et un sorbet passion-framboise, avant de tendre la carte vers Ty.

- Prends ce que tu veux, je paie.

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MessageSujet: Re: The dreams in which I'm dying are the best I've ever had- Ty & Zacchary   Jeu 26 Juin - 22:08

J'avais demandé à Zac qu'est-ce qu'il avait fait pour arrêter sa carrière du jour au lendemain, il me raconta ce qui s'était passé. Il avait été un sportif, un très bon sportif. Il était défenseur des Cannonballs. Au mot Cannonballs, je repensais aux mois où je faisais partie de cette équipe.
Zac avait commencé sa carrière à Sydney. Au mot Sydney, je ne pus m'empêcher de le couper et de m'exclamer : « Sy...Sydney ? Tu... tu viens de là bas ? Oh Boy ! Oh Boy !!! ». Mon cœur avait loupé un battement. J'étais un peu ému, et je repris : « J'y ai vécu dès deux ans jusqu'à mes 16 ans ! C'est mes parents adoptifs qui ont déménagés là bas quand après qu'ils m'aient adoptés. On auarit pu se croiser mais c'est trop cool ! ». Je parlais en souriant, puis je m'excusais : « Désolé mec, je t 'ai coupé, continue. ». Je redevins attentif.
Le foot c'était sa vie, son domaine, sa passion. Il s'entraînait dur pour être le Best du Best. Son beau père l'avait envoyé ici à WHS pour qu'il puisse être meilleur, surtout dans le pays du foot US.
Mais arrivé ici, il a voulu profiter de la vie : s'amuser. Alcool, filles, drogue, sexe.  Ça me rappelle un peu moi tout ça... !
Le 14 Fevrier, jour de la fête des Cannonballs et jour ou j'ai demandé en mariage Kendall avant qu'elle ne me largue pour l'Espagne à cause de sa mère et que je ne tombe en dépréssion, Zac a fini bourré mais voulait avoir la fille qu'il avait invité dans son lit. Mais la miss à refusé. Tu m'étonnes !
Il faut jamais demander à une fille de monter dans sa caisse après s'être bourré ! Tu pers toutes tes chances ! Moi si jamais je suis bourré, je propose ma caisse comme chambre. Et ça marche toujours ! En plus elle est luxueuse ma caisse. Bon, revenons à nos moutons !
Zac a donc conduit tout saoul. Et il a eu un malaise ! Et donc, il a eu un accident !! Il a fait des tonneaux après avoir frappé dans la barrière de sécurité et a attérit dans un arbre. Ce récit de l'accident me faisait penser à l'accident de mon père qui avait causé la mort de celui ci et de ma mère, et qui avait failli me tuer. La raison avait été la même : l'alcool, toujours l'alcool ! Maudit breuvage ! Or, je suis un alcoolo depuis mes 16 ans....
Mon frère de confrérie a donc eu la jambe broyée, un traumatisme crânien, et les côtes cassées (le pauvre ! J'aimerais pas être à sa place!). Il a malheureusement appris qu'il ne pourrait plus jamais courir et que marcher serait difficile pour lui. En plus de son accident, il a du affronter sa mère et sûrement le regard des autres. Il s'est bagarré et a redoublé...Oui pour le coup, il avait 'foiré' comme il disait lui-même !
Le brun avait conclu par ces phrases : « Tu sais, je t’envie. J’aimerais pouvoir avoir ta chance de continuer ta vie sans être obligé de penser au passé dès que je me lève, que je me voies dans une glace… ». Je poussais un soupir triste. Je l'avais écouté avec attention.
« C'est vrai que c'était une sacré connerie !, commentais-je, Tu as beaucoup souffert...J'espère que tu retrouvera le bonheur que tu mérite ! ». Je lui fis un sourire d'encouragement.
Le pauvre. Je n'avais pas à me plaindre. Pour moi le passé était passé, comme disait la chanson de La Reine des Neiges. Mais pour lui, le passé revenait constamment. C'était son pire cauchemar.

Je proposais qu'on bouge un peu, histoire de s'enlever des fourmis dans les jambes.
Zac se leva et se mit à marcher doucement. Je mis mes mains dans mes poches et l'observais un instant. Il avait encore des séquelles. Pauvre Zac !
Je le rejoignis en courant car je l'avais laissé partir devant moi et il avait pris de la distance.
« ça va ? Enfin je veux dire ? Tu as besoin d'aide pour marcher ? »
Son état m'inquiétait. Il avait mal, ça se voyait. J'avais de la peine pour lui. Je n'avais même pas remarqué que j'avais un propre frère de confrérie qui boitait. Il me faisait penser à Kurt Booker, dont j'avais été touché aussi.
« Mais, on ne peut vraiment rien faire pour toi ? , demandais-je avec une once d'espoir, On peut pas t'opérer ? »
Je poussais un énorme soupir et je posais ma main sur son épaule. « Courage ! »
ça devait pas être facile pour lui tous les jours !!!
« ça te dirait qu'on aille dans le bar de la plage ? Enfin...si il est ouvert! », proposais-je avant de lui faire un petit sourire. Puis, tout en continuant notre chemin sur le sable fin, près des vagues, je lui dis : « Merci. Tu m'as donné de l'espoir. Merci Zac...Au fait, Zac c'est le diminutif de quoi ? Sauf si tu t'appelle Zac tout court comme dans La Vie de Croisière de Zac et Cody...Ah ! Ah ! Ah ! Ah ! Ah ! Ah ! »
Je me mis à rire en baissant la tête, puis je la relevais et mes yeux taquins croisèrent ceux de Zac.
« Nan je plaisante. Merci beaucoup de m'avoir consolé. C'est très gentil de ta part. »
Je demandais ensuite : « Tu es dans la confrérie depuis combien de temps ? Je ne t'ai jamais vu. Enfin...sauf au bal. C'est toi qui t'es bagarré avec Curtis, mon alter-ego...enfin...il est partit celui là...Je me demande bien pourquoi...(Je soupirais de nouveau.). Je me mêle peut-être de ce qui ne me regarde pas mais, pourquoi vous vous battiez ? ».
J'étais curieux. Oui, très curieux. Et je voulais bien être ami avec Zac.
Attention, je vous vois venir : vous croyez que je le séduit ou je sais pas quoi ? Vous êtes vraiment dans l'ERREUR !!! Je ne veux vraiment plus être un gay ! Et puis, j'ai déjà mon Mikah. Il faut que je sépare avec lui d'ailleurs... Et le plus vite possible ! Le plus vite sera le mieux !
« Attend moi là. »
J'avais une envie énorme d'aller dans l'eau.
Je me déchaussais, ôtais mon portable et le confiais à Zac-lui faisant une totale confiance-, enlevais mon t-shirt blanc et l'abandonnais sur la plage, puis remontais les pans de mon pantalon . Une fois cela fait, je me mis à courir dans la mer, bras levés en l'air, en hurlant : « YAHOOOOUUUU ! », comme quand j'étais plus jeune, à Sydney.
Et je me baignais dans la mer noire au clair de lune. J'adorais vraiment trop la mer. Je plongeais même dans l'eau, fis la planche, riais aux éclats, bref : je m'amusais quoi.
Puis je revins auprès de Zac, tout mouillé et riant.
Je remis mes chaussettes et mes chaussures, je pris mon t-shirt que je jetais sur une de mes épaules au lieu de le remettre et je demandais à Zac de garder pour l'instant mon telephone car j'étais encore mouillé.
«Tu aurais pu venir ! L'eau était excellente ! », fis-je ne riant.
« Bon alors, tu viens, on va boire un coup et manger une glace ! »
Je courrus devant Zac et je me mis à faire des saltos arrières et à courir partout avant de faire une bonne dizaines de roues. Ma mère Melissa Tala Yellow, la Sioux, faisait aussi des roues d'après les dires de son frère, mon oncle Sam.
J'avais retrouvé ma joie et ma bonne humeur et ça c'était l'essentiel !
Je revins auprès de Zac et je lui demandais : « Au fait, t'a quelle âge toi ? Et t'a une copine ? ». Je lui demandais surtout si elle avait une petite-amie pour savoir si je lui ferais le coup comme à Kurt, à qui j'avais juré de lui donner une copine, car avec son handicap, il ne trouvait personne.
Moi, il fallait que je me remette à chercher une fille, et il fallait aussi que je trouve une fille respectable à mon cousin Paytah, si il venait réellement à WHS.
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MessageSujet: Re: The dreams in which I'm dying are the best I've ever had- Ty & Zacchary   Mar 24 Juin - 10:17

Ca m’avait presque paru trop facile de parler à Ty de ses propres sentiments. Comme si j’avais déjà ressenti ça. Ok, je pouvais prétendre que je comprenais sa déception face aux gens, à ses sentiments. J’avais toujours été en retrait de ce que les autres pensaient, bien que je donne l’image du type cool, populaire. Je m’étais toujours demandé si j’avais fait les bons choix, si ma vie était déjà toute tracée. Je pouvais très bien comprendre ses questions, parce que je m’étais posé les mêmes, dans d’autres circonstances. Ty me ressemblait bien plus que je ne voulais le reconnaître. Mon passé trouble me perturbait autant que lui, bien que je n’avais pas été assez âgé pour m’en souvenir. Etais-je de bon conseil ? Je n’en savais rien. Pourtant, quelque chose me dit que je n’étais pas loin de la vérité. Une question me taraudait alors que je lui parlais de sa relation avec Mikah. Etais-je vraiment prêt, moi aussi, pour une relation avec Keziah ? N’était-ce pas trop rapide, éphémère ? Etait-elle prête à supporter la douleur que je vis au quotidien, mon caractère exécrable, mon cœur en miettes de pain ?
J’essayais de me rappeler ce qui m’avait rendu si indécis en amour. La peur terrifiante de mon deuxième beau-père ? Ma difficulté à tenir aux gens ? Mes relations longues distances ? Je ne me souvenais pas avoir été un jour aussi impliqué qu’avec Keziah. Je me rappelais des courbes de son corps, bougeant en rythme avec le mien, ses gémissements tendres, sa peau douce comme la soie… Décidément, j’ai du mal à me passer d’elle. Mais là encore, était-ce une preuve de faiblesse ?
En tout cas, peu à peu, Ty retrouva des couleurs, et un sourire.


- Merci Zac. Tu as fais quoi pour finir ta carrière du jour au lendemain ? ...
- Ah… La question qui tue. Je ne sais pas si tu es arrivé à Wynwood avant que je parte… J’étais un des meilleurs défenseurs de l’équipe des Cannonballs, sans vouloir me vanter. J’avais commencé ma carrière à Sydney, où je suis né. J’ai eu une… enfance difficile, le foot a été mon moyen de rédemption. Pendant des années, je me suis battu pour devenir plus fort, plus rapide…Mais je n’étais jamais satisfait. Mon beau-père m’a envoyé ici pour que je continue mon entraînement à « l’américaine », comme il le dit si bien. Sauf qu’il n’avait pas prévu que je serais aussi con. Quand je suis arrivé ici, j’ai considéré que j’étais en vacances. Les filles, l’alcool, la drogue… J’en ai profité à fond. J’ai été masseur au PSC, vu que j’étais RK, j’ai pu me faire certaines des plus belles nanas du campus… C’était le pied. (Je soupirai en fermant les yeux) Le 14 février dernier, à la Saint-Valentin, j’ai invité une nana à sortir. On est allé dans un bar branché du centre-ville et on a enchaîné les alcools forts. Vers 2h du matin, j’ai voulu rentrer pour me la faire. Elle a refusé de monter dans ma caisse vu que j’étais mort saoul. Elle a pas eu tort, en soi. Environ 2kms après, j’ai eu un malaise. J’ai tapé dans la rambarde de sécurité (j’avalai ma salive, la boule au ventre) et j’ai fais quelques tonneaux avant d’atterrir dans un arbre. J’ai eu la jambe complètement broyée, brisée en quatre morceaux, des côtes cassées et un trauma crânien. Je me suis réveillé à l’hôpital avec ma mère qui m’a annoncé l’état de mon corps. Ils ont du me mettre sous calmants, mon cœur a failli lâcher sous la pression. J’ai appris que je ne marcherai plus jamais comme avant, que je ne pourrai plus courir et que la douleur serait sûrement à vie. Tout s’est écroulé. J’ai eu beaucoup de mal à m’en sortir, j’ai failli y passer plus d’une fois. Je croyais que le pire serait de rentrer ici la tête haute. Mais non. Après le bal, j’ai du affronter ma mère, et la déception était tellement grande… Entre mes blessures, la bagarre, mon redoublement… J’ai foiré mec. Complètement foiré… Tu sais, je t’envie. J’aimerais pouvoir avoir ta chance de continuer ta vie sans être obligé de penser au passé dès que je me lève, que je me voies dans une glace…


Je me levais avec lui et acquiesçai quand il proposa de bouger. Je marchai lentement, histoire de garder l’équilibre. La douleur était supportable, par moments. Mais la seule douleur qui me faisait mal, quoi qu’il arrive et malgré les médicaments, c’était celle de mon cœur qui me demandait de me pardonner. Je n’étais pas encore prêt à vivre à nouveau comme avant, et je ne serai plus jamais le même, de façon certaine. Mais devrais-je arrêter d’y croire pour autant ?
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MessageSujet: Re: The dreams in which I'm dying are the best I've ever had- Ty & Zacchary   Ven 20 Juin - 15:57

Je pouvais facilement passer d'une émotion à une autre. Mes amis le savaient. A l'anniversaire de Curtis, je pleurais sur mon sort à cause de Kendall, mais deux secondes plus tard à peine je me suis écrié : « Allez les amis on fait la fiesta !!! », tout joyeux et souriant. C'est comme ça que je suis.
C'est pour ça que j'ai tourné le film d'action Juste Pour Un Champs de Maïs.
Donc là, je pleurais depuis que je me suis assis sur la plage jusqu'à ce que je parle à Zac, que je me confie. A peine eus-je fini de parler que je souriais déjà.
Zac trouva que j'étais étrange car il se mit à rire, puis il réussit à me dire, couché sur le sable : « Désolé, mais là, tu m’as tué. Tu es passé d’une émotion à une autre tellement vite…  vite… ».
J'hochais la tête silencieusement. Le jeune SM répondit ensuite à ma demande de conseil : « Pour te répondre… Je ne connais personne qui soit vraiment heureux et en adéquation avec sa vie. On aura toujours un truc qui nous dérangera, nous fera souffrir… Je suis le mieux placé pour te l’affirmer… (Il ferma ses yeux un instant, semblant revoir sa vie défiler devant ses yeux) Je ne pense pas qu’on puisse détester quelqu’un. On aime dire des ragots, critiquer gratuitement, mais c’est de la jalousie mal placée. Ok, t’es bi, et alors ? Je veux dire, c’est peut-être difficile de « choisir » un côté ou un autre, mais pense à tous ceux qui te critiquent. Eux n’ont pas le courage de reconnaître qu’un jour ils se sont posé la question, eux qui n’ont pas les couilles de te le dire en face, eux qui ne vivront jamais tout ce que toi, tu as eu la chance d’expérimenter. Une bande de frustrés, voilà ce que c’est. Pour Mi…Mikah ? Je pense que tu as déjà fait ton choix, mais que tu dois assumer ce que tu penses vraiment. Tu n’es pas prêt ? Alors laisse-le partir. On ne retient pas quelqu’un alors qu’on est pas prêt à entamer une relation stable. Surtout si lui en veut plus. Et si ça peut te rassurer, on a tous fait des conneries qu’on veut effacer, moi le premier. Regarde-moi , j’ai 17 ans et j’ai foutu ma vie et ma carrière en l’air pour une soirée de beuverie. Tu penses que ce que tu as fait est irréversible ? Tu ETAIS dans un gang, tu AS VECU des rumeurs mal placées, et c’est moche. Mais le truc à retenir, c’est que tu as dit ça au passé. Tu as vécu ça, et tu n’en seras que plus fort. Personnellement, tout cette merde fera partie de moi jusqu’à la fin de mes jours. Alors ne t’inquiète pas, la vie est moche, mais on s’en fout. On continue… ».

Il me fit un sourire et je tournais la tête vers les vagues. Je me mis à réfléchir aux paroles qu'il venait de me dire.
Il avait raison : j'avais des amis même si presque toute l'école était contre moi. Zac n'avait pas tord : Mike, Soso, Nath', Nina...C'étaient des jaloux au fond. Ils voulaient juste me pourir la vie parce qu'ils aimeraient être à ma place, mais était trop égoïstes et égocentriques pour le reconnaître. Mon cousin Paytah était malheureusement dans cette voie lui aussi...
Quand à Mikah, c'est vrai que je n'étais peu être pas prêt pour lui. Je n'étais PAS prêt pour lui. Le pauvre. Je voulais juste vivre ma vie librement, un peu comme ma colloc'.Je n'étais même pas prêt à rester Bi. Nan nan nan c'était fini. J'avais suivi le fichu exemple de Loïc, et voilà où j'en étais.
He bien c'était terminé ! J'avais demandé de l'aide à 14 ans, personne n'avait voulu m'aider, alors j'allais m'aider tout seul. De toute façon j'étais orphelin par deux fois.
Si j'aimais Mikah, je devais le laisser. Je n'étais pas le type idéal pour lui. La preuve : depuis la séance des dédicaces, on ne s'était plus revu.
Il souffrait de notre relation car il se sentait coupable de plein de choses dont il n'était pas du tout responsable à mon sujet. Et moi je souffrais de le voir souffrir. Mon amour pour lui avait peu à peu disparu. Il ne restait plus que l'amitié. J'étais tous les jours un peu plus convaincu de devenir un hétéro avec « une vie bien rangée », car chaque jour les mecs me répugnaient.
Le SM avait une nouvelle fois raison : des conneries, tout le monde en fait. Surtout les SM.
Zac avait raison : le passé était passé. Ce qui était fait été fait. Ce n'était pas la peine de revenir sur le passé, surtout les erreurs qu'on a pu faire.


J'étais un peu plus rassuré. Je fis un sourire à Zac et lui dit : « Merci Zac. ». Mais j'étais un peu triste pour mon frère de confrérie maintenant : il avait dit que toutes ses bêtises allaient lui rester à vie. Je me demandais en bon curieux, ce qu'il avait pu faire comme bêtise dans la soirée de beuverie pour avoir fini sa carrière. Et puis quelle carrière au juste ?
Vous voyez, je vous l'ai dit : on ne connaît pas assez nos frères de confréries !!!
Plissant un peu mes yeux, je demandais : «Tu as fais quoi pour finir ta carrière du jour au lendemain ? ... ». Et puis surtout quelle carrière ?
Zac était un type baraqué, alors ça devait être une carrière sportive. A moins que ce ne soit une carrière de chanteur, de cascadeur, de mannequin, de...plein d'autres choses !

J'attendis qu'il me raconte à son tour ses conneries. Puis, je me levais et je secouais mes habits couverts de sable.
« ça te dis qu'on bouge ? », demandais-je, ayant assez de sentir des fourmis dans mes jambes.
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MessageSujet: Re: The dreams in which I'm dying are the best I've ever had- Ty & Zacchary   Ven 20 Juin - 9:28

Soyons honnêtes. Je ne suis ni un type intelligent, ni un gars particulièrement doué avec les visages. Reconnaître Ty était du pur hasard, ou du pur talent, dans mon cas. Quand il me confirma qu’il était bien celui que je pensais, je faillis sauter au plafond en gueulant « Ouaaiiiis, j’en étais sûr !!! »… Mais vu la situation, heureusement que je sais m’abstenir. Je n’étais pas encore assez intégré dans la confrérie pour me permettre ce genre de familiarités, surtout avec Ty que je venais de rencontrer et qui pleurait comme s’il avait perdu un proche. Il a peut-être perdu sa mère ?... Je ne sais pas vraiment comment agir avec les gens qui pleurent, ça a toujours été mon point faible. Ma mère appelait ça « le complexe du super-héros », en rigolant. Mais c’est vrai, je déteste voir les gens malheureux, elle la première. Me sentir impuissant face à la douleur qui consume un autre être humain me fait mal. Appelez ça de l’empathie, de la débilité, comme vous le voudrez, mais ça m’est insupportable.

Apparemment, lui aussi avait passé une sale journée, d’après le hochement de tête que me fit Ty. Il ne cessait de pleurer, et je me retins de lui tapoter le dos gentiment en lui disant « Là, là… », comme une mère qui essaie de calmer son enfant qui a fait une mauvaise chute à vélo. Même si je savais qu’au final, toute la compassion du monde ne changerait pas les êtres humains, puisqu’ils sont programmés pour être et rendre malheureux. Mais je ne pouvais pas les juger, je suis taillé dans le même bois. Je ne peux pas dire que mon enfance m’ait rendu heureux, que mon adolescence tourmentée me faisait sourire en y repensant et aujourd’hui, rien ne me console de tout ce que j’ai perdu. On ne se rend compte qu’on a ce qu’il faut pour être bien (notez la nuance avec heureux) que quand tout est fini.

Aujourd’hui, je me posais plein de questions, sur mon avenir comme mon passé. Avais-je fait les bons choix, quand à mon orientation ? Est-ce que retaper mon année allait m’aider, vu les lacunes monstre que je me tapais ? Je ne pouvais pas espérer mieux de l’avenir actuellement. Ma rééducation portait ses fruits (d’une manière ou d’une autre je marchais un peu mieux qu’un vieillard ivrogne), j’avais passé un peu de bon temps avec une nana d’enfer (qui avait couché avec un autre, mais vu notre relation compliquée, on ne peut pas lui en vouloir), j’avais au moins retrouvé Wynwood High même si j’avais du abandonner le foot US. One step at a time, dirait ma mère. Et puis, que pouvait me réserver le futur qui soit pire que ce que j’ai déjà vécu ?

- C'est pas ma journée le pire... C'est ju...juste qu...que j'en ai marre d...d...de ma vie. T'inquiète, tu ne pourra rien y faire...Ma vie est naze depuis que je suis né...C'est juste que...j'aimerais ne plus être ce que je suis, mais je ne sais pas si j'y arriverais...Tout le monde à Wynwood me déteste ! Tu as du t'en apercevoir avec toutes ces rumeurs et...et...aussi dans le journal...On a parlé d'une séance de dédicace qui...qui a mal tourné. Tout le monde me déteste. Ils ne savent pas q...qui je suis au fond. He bien j'en en ai marre ! Tu comprend ? Tu n'y est pour rien et...je sais même pas pourquoi je te dis ça Zac...Mais j'aimerais que tout change. J'aimerais arrêter d'être....d'être B...B...I : je ne veux pas être quelqu'un c...comme ça, j'aimerais arrêter de...d...de sortir avec Mikah mais j'ai p...p...peur de le blesser....Je voudrais arrêter de fumer...Arrêter toutes...Toutes mes conneries...J'ai é...été dans un gang....J'ai...J'ai fais tellement de conneries que je ne les compte m...même p...plus....ç...ça doit être parce que je suis superactif...J'aimerais être q...quelqu'un de meilleur, quelqu'un de bien....Quand j'étais avec Kendall, j'y étais presque arrivé. Et puis quand elle est partie, ça a empiré ! Ça a empiré ! Que dirait ma mère si elle me voyait dans cette état ? Elle s'en retournerais dans sa tombe si tu vois ce que je veux dire !


Le temps s’est légèrement arrêté. Ouais, d’aaaaccord. Ca va être difficile de le calmer, le bonhomme. Il avait l’air complètement secoué. J’essayais d’assimiler toutes les informations. Que tout le monde à Wynwood le déteste, je ne pense pas. On ne peut pas détester quelqu’un avec un caractère solaire comme le sien. On pouvait le trouver un peu soûlant, une fois de temps en temps, mais il est drôle à sa manière. Ok, il y avait eu des conneries racontées par la Voice, mais ça, qui ne l’avait pas vécu ? Moi y compris d’ailleurs. Après, qu’il soit bi… Il fallait que j’y réfléchisse plus longuement. Même si personnellement, je ne m’étais jamais posé la question, je pouvais comprendre que c’était particulièrement perturbant pour ceux qui se remettent en question. Trouver un équilibre, choisir le côté qu’on préfère… c’est difficile. Parfois, c’est un choix non négociable, on aime les filles ou les garçons, point. Parfois, c’est ambiguë. On aime un individu, quelque soit son sexe. Ca, je pouvais l’admettre. Il me parla de son passé, de ses peurs, ses conneries… Je compris des noms que je ne connaissais pas, Mikah, Kendall… Et de sa mère disparue. Je restais silencieux, les yeux rivés sur le sable fin. Il avait besoin de se défouler, d’en parler. Je ne pouvais qu’approuver et le comprendre. Moi aussi, il m’avait fallu du temps pour me libérer, crier ma rage, ma douleur. Ses larmes cessèrent de couler, et peu à peu les spasmes s’espacèrent. Je lui laissai le temps de parler.

- Oh Boy ! Je ne pleure plus ! Wow ! Je me sens mieux… Merci de m'avoir écouté. J'ai été très sérieux dans mes paroles. T'aurais pas un conseil à me donner ?

Après avoir pleuré pendant près de dix minutes en me racontant des trucs durs, le type se mettait à me sourire comme s’il posait pour Freedent White, en me demandant des conseils ? D’abord interloqué, je levai un sourcil en me demandant s’il avait un trouble de la personnalité multiple. Oui, ce n’était pas impossible, vu comme ça. Puis je finis par trouver ça marrant. Je me mis à être secoué de spasmes, mort de rire. J’essayais de rester sérieux, mais il m’avait tué. Après quelques minutes de rire, je m’arrêtai, les larmes aux yeux, la main sur le ventre, allongé dans le sable.

-Désolé, mais là, tu m’as tué. Tu es passé d’une émotion à une autre tellement vite… (Je soupirai) Pour te répondre… Je ne connais personne qui soit vraiment heureux et en adéquation avec sa vie. On aura toujours un truc qui nous dérangera, nous fera souffrir… Je suis le mieux placé pour te l’affirmer… (Je fermai les yeux un instant) Je ne pense pas qu’on puisse détester quelqu’un. On aime dire des ragots, critiquer gratuitement, mais c’est de la jalousie mal placée. Ok, t’es bi, et alors ? Je veux dire, c’est peut-être difficile de « choisir » un côté ou un autre, mais pense à tous ceux qui te critiquent. Eux n’ont pas le courage de reconnaître qu’un jour ils se sont posé la question, eux qui n’ont pas les couilles de te le dire en face, eux qui ne vivront jamais tout ce que toi, tu as eu la chance d’expérimenter. Une bande de frustrés, voilà ce que c’est. Pour Mi…Mikah ? Je pense que tu as déjà fait ton choix, mais que tu dois assumer ce que tu penses vraiment. Tu n’es pas prêt ? Alors laisse-le partir. On ne retient pas quelqu’un alors qu’on est pas prêt à entamer une relation stable. Surtout si lui en veut plus. Et si ça peut te rassurer, on a tous fait des conneries qu’on veut effacer, moi le premier. Regarde-moi (Je désignai mon corps d’une main), j’ai 17 ans et j’ai foutu ma vie et ma carrière en l’air pour une soirée de beuverie. Tu penses que ce que tu as fait est irréversible ? Tu ETAIS dans un gang, tu AS VECU des rumeurs mal placées, et c’est moche. Mais le truc à retenir, c’est que tu as dit ça au passé. Tu as vécu ça, et tu n’en seras que plus fort. Personnellement, tout cette merde fera partie de moi jusqu’à la fin de mes jours. Alors ne t’inquiète pas, la vie est moche, mais on s’en fout. On continue…
Je lui souris, rassurant.
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MessageSujet: Re: The dreams in which I'm dying are the best I've ever had- Ty & Zacchary   Jeu 19 Juin - 20:05

Tandis que je pleurais, je sentis une main tapoter mon épaule.
« Hey, mec, t'es sûr que ça va ? ».
Je reniflais pour toute réponse, gardant les yeux sur la mer.
« T'es Ty, je crois ? Moi c'est Zac. On a joué au paintball l'autre jour, avec les SM. Euh... »
Je tournais la tête vers celui m'avait parlé. C'était un SM effectivement. Je l'avais croisé dans les couloirs de la confrérie vite fait. C'était celui qui avait été viré du bal avec Curtis et Keziah. C'est vrai que je l'avais revu aussi le jour du paintball .
Je réussis à balbutier ces quelques mots : « Oui je suis Ty... ». D'autres larmes venaient. Je pleurais comme une fontaine, c'était horrible ! Je DETESTE pleurer ! Je trouve que ça fait pas viril.

Zac qui avait baissé les yeux, les releva vers moi et me fit un sourire avant de me dire : « Journée de merde ? ».
Comment il le sait ?
Le visage baigné de larmes, j'hochais la tête. Je pris un mouchoir qui traînait dans ma poche et me mis à moucher.
Mais une fois que j'eus rangé mon mouchoir dans ma poche, je refondis en larmes.
J'en avais juste assez de tout ça! De toutes ces histoires. Mais je ne pouvais pas rester assis éternellement sur cette plage à pleurer, surtout devant quelqu'un, et en plus un frère de confrérie ! Je ne connaissais pas Zac.
Comme à peu près tout le monde dans la confrérie en fait ! Je connaissais juste Alma...Et encore ! Je la connaissais juste en tant que Sex-friend. Je ne savais pas qui elle était réellement au fond. Par exemple, je savais même pas quel était sa musique préférée ou son plat favori.
Je connaissais Mike juste parce qu'il m'avait gueulé dessus aux Everglades avec Soraya la Sorcière, parce que tous les deux m'avaient pris en flagrant délit d'un baiser avec Mikah Low.
Lila, je l'avais aperçu quelques fois. Je connais par contre Elena. C'est une amie. Mais, on s'était rencontrés d'une façon étrange : j'ai failli l'écraser avec ma voiture !!! Louis m'avait sauvé la vie lorsque je m'étais coupé au cutter après que Kendall Ciara Cruz, mon ex, m'est quitté pour l'Espagne. Eric était mon pote de conneries. C'est nous qui avions jeté un pot de peinture bleu indélébile sur le prof de Maths.
C'était tout ceux que je connaissais.

Me rendant compte que j'étais secoué de spasmes violents et que je n'expliquais pas à zac pourquoi je pleurais, je lui expliquais avec des mots entrecoupés de sanglots, mon corps secoué par des spasmes violents, tout en le reggardant : « C'est pas ma journée le pire... C'est ju...juste qu...que j'en ai marre d...d...de ma vie. T'inquiète, tu ne pourra rien y faire...Ma vie est naze depuis que je suis né...C'est juste que...j'aimerais ne plus être ce que je suis, mais je ne sais pas si j'y arriverais...Tout le monde à Wynwood me déteste ! Tu as du t'en apercevoir avec toutes ces rumeurs et...et...aussi dans le journal...On a parlé d'une séance de dédicace qui...qui a mal tourné. Tout le monde me déteste. Ils ne savent pas q...qui je suis au fond. He bien j'en en ai marre ! Tu comprend ? Tu n'y est pour rien et...je sais même pas pourquoi je te dis ça Zac...Mais j'aimerais que tout change. J'aimerais arrêter d'être....d'être B...B...I : je ne veux pas être quelqu'un c...comme ça, j'aimerais arrêter de...d...de sortir avec Mikah mais j'ai p...p...peur de le blesser....Je voudrais arrêter de fumer...Arrêter toutes...Toutes mes conneries...J'ai é...été dans un gang....J'ai...J'ai fais tellement de conneries que je ne les compte m...même p...plus....ç...ça doit être parce que je suis superactif...J'aimerais être q...quelqu'un de meilleur, quelqu'un de bien....
Quand j'étais avec Kendall, j'y étais presque arrivé. Et puis quand elle est partie, ça a empiré ! Ça a empiré !
Que dirait ma mère si elle me voyait dans cette état ? Elle s'en retournerais dans sa tombe si tu vois ce que je veux dire !
 ».

J'avais parlé. J'avais dit tout ce que je ressentais. Et tout en parlant, sans me rendre compte, j'avais cessé mes pleurs, mes spasmes avaient cessés, mes tremblements aussi et les sanglots dans ma voix grave et douce avaient cessés.
J'étais redevenu calme.
J'essuyais mes yeux puis je fis : « Oh Boy ! Je ne pleure plus ! Wow ! Je me sens mieux... ». J'adressais un sourire à Zac, un sourire éclatant de blancheur comme dans les pubs colgate (d'ailleurs j'en ai fais une ! Regardez les pubs après le journal TV de Miami ou après les films ! (j'en ai fais une aussi pour Gilette Fusion)), montrant mes canines pointues.
« Merci de m'avoir écouté. J'ai été très sérieux dans mes paroles. T'aurais pas un conseil à me donner ? », fis-je plus sérieusement.
Je regardais Zac droit dans les yeux, espérant qu'il me donne la solution miracle, plongeant mes yeux noisettes aux éclats de la lumière de la lune ses yeux bruns.
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MessageSujet: Re: The dreams in which I'm dying are the best I've ever had- Ty & Zacchary   Jeu 19 Juin - 17:57

INDICE !!



Certains jours ressemblent à des rayons de soleil. Chauds, joyeux, réconfortants. D’autres sont comme des jours de pluie, ils collent à la peau, puent la mort et rendent malheureux. Je ne me souvenais pas vraiment de ma vie d’avant, étrangement. Je ne me souvenais pas d’avoir connu un jour solaire. Depuis tout petit, je m’étais demandé où était ma place dans le monde où je vivais, pourquoi ma maman n’était pas heureuse, pourquoi son « copain » lui faisait mal parfois. Alors j’avais longtemps pensé, pensé à ce que serait ma vie s’il y avait du soleil. Si mes rêves devenaient la réalité, et si je rendais ma maman heureuse. Alors j’ai travaillé, longtemps je me suis entraîné pour devenir le fils parfait. Pas le fils doué en tout, mais celui qui au moins réussissait dans un domaine et qui n’avait besoin de personne pour être un champion. Ma jeunesse fougueuse avait eu des limites dès que mon beau-père était entré dans le jeu, mais grâce à lui je devins un homme à l’école militaire. Ca vous forge le caractère, très certainement, mais ça vous donne aussi une grandeur d’âme. Une perception différente de la vie, de soi-même… J’avais ainsi connu le foot US, qui devint ma passion.

Dans l’histoire typique des contes de fées, quand une femme est sauvée d’une brute, et que l’homme qu’elle aime (ici, son fils sans complexe d’Œdipe) se bat pour elle, généralement ça se termine bien. Mais nous ne vivons pas de magie et de rêves, et je n’étais pas assez fort pour rendre ma mère aussi heureuse que je l’aurais voulu. Depuis le jour où nous avions quitté notre première maison, son regard vers moi n’a jamais plus été le même. Parfois, elle se penchait sur mon lit en murmurant « mon pauvre garçon, mon pauvre chéri », comme si j’allais tomber en cendres sous ses yeux. Mais je ne sais toujours pas pourquoi. Toujours est-il qu’en partant vers les USA, je pensais sincèrement donner un autre sens à ma vie. Il faut croire que la vie est une salope qui aime bien jouer avec mes nerfs. Après avoir retrouvé un amour de vacances, intégré l’équipe des Cannonballs où je m’étais fait ma place, joué des coudes et scellé des amitiés, je m’étais retrouvé broyé sous ma chère voiture de sport. Quand je vous dis que la vie est une salope…

Il paraît que le destin est programmé, et dans mon cas, je pense que c’était mérité. Mais quand à l’hôpital on m’annonça que tout ce dont j’avais rêvé était parti en fumée, j’avais fait un souhait, un vœu profondément ancré dans mon cœur : laissez-moi mourir. Rien n’avait jamais eu de sens, et ce n’est pas avec des médicaments et une jambe handicapée à vie que j’allais trouver un sens à ma vie. Alors autant en finir tout de suite. J’avais attendu longtemps que la mort vienne me chercher au fond de mon lit. Des jours, des semaines peut-être. Mais l’anorexie ne m’avait pas encore tué quand ma mère me somma de me remuer et de survivre, pour pouvoir repartir à Miami… Quelque chose dans sa voix a brisé ma volonté d’abandonner, et je me suis battu. Me voilà quelques mois plus tard, sur une jambe et demie, dans mon lit de la confrérie Sigma Mu.

On était en début de soirée, j’avais froid, d’une certaine manière. Je tremblais jusqu’aux os, me souvenant de l’accident qui avait projeté ma carrière aux oubliettes. Ca suffit. Il faut que j’avance, d’une manière où d’une autre. Je me levai, serrant les dents face à la douleur qui envahit toute ma jambe droite. Et dire que ce n’était que le début… Le début de la fin. Je sortis de ma chambre, savourant le courant d’air qui suivait la pluie… « Après la pluie, j’entends toujours le ciel pleurer »… Je souris en me souvenant de cette chanson qui me rappelait mes années folles en Australie. En parlant d'Australie... J'avais envie de revoir un paysage familier, quelque chose qui me ramènerait près de chez moi, d'une certaine manière... De ma maison. Je fermai les yeux, repensant à la brise salée de Sydney, aux rires émerveillés des enfants qui courent dans l'eau, aux cris des adolescentes qui s'arrosent... Mon chez-moi me manquait cruellement. Je marchai lentement, mais sûrement vers la plage de Wynwood, où j'avais déjà échoué plusieurs fois depuis mes premiers pas en Amérique. Ma jambe me faisait mal, mais étrangement cette douleur semblait presque saine maintenant que je me dirigeais vers un endroit en particulier. Je pris mon temps, histoire de ne pas déguster non plus, mais j'arrivai à la plage de Wynwood. C'était une plage comme toutes les plages de Miami. Sable blanc, eau turquoise, même si un peu sale comparée aux eaux sur lesquelles je surfe... surfais.

Je pensais être seul à errer sur cette plage, surtout après 21h30. Mais le destin me surprit une fois de plus. Un peu plus loin, sur ma droite se trouvait un jeune gars de mon âge environ. Il avait la peau d'une couleur caramel, des cheveux noirs comme jais qui lui tombaient un peu sur le front. Sa carrure ne m'impressionnait pas à côté de la mienne, mais il était assez baraqué pour éveiller mon intérêt. J'avais déjà vu ce gars quelque part. Mais oui, au paintball ! Il me semblait aussi connaître son nom. Taylor ? Simon ? Tyler ? Non, c'était Ty. Il avait l'air d'être un gars sympa. Un peu bruyant et gesticulant à mon goût, mais je suis un mec compliqué. J'avais entendu des rumeurs sur lui par la Voice, sur sa bisexualité, mais je n'y croyais qu'à moitié, puisqu'elle avait aussi dit que j'étais adepte de triolisme (bon, ok je le suis, mais avec deux femmes, pas un homme et une femme voyons). J'hésitai un instant à le perturber, il avait des écouteurs sur les oreilles. Mais d'un autre côté, il avait la gueule d'un gars qui a passé une journée de merde, et j'aurais bien pris un verre avec lui. Je m'approchai lentement mais sûrement, ma jambe perturbant mon équilibre, puis je m'assis dans le sable. Il avait la tête baissée, mais je voyais des larmes tomber sur ses vêtements... Oulaaaa... Déjà moi qui suis rarement à l'aise en société ! Je remuais un peu avant de me décider à tapoter sur son épaule :

- Hey, mec, t'es sûr que ça va ?


J'avais pris un ton compatissant, le genre de voix que je déteste mais qui, je dois l'avouer, était adaptée à la situation.

- T'es Ty, je crois ? Moi c'est Zac. On a joué au paintball l'autre jour, avec les SM. Euh...


Ca y est, le moment gênant où je me retrouve cloué par un silence débile. Je fermai les yeux en m'insultant intérieurement. Stupide, stupide, stupide. Puis je relevai les yeux et souris :

- Journée de merde ?
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MessageSujet: The dreams in which I'm dying are the best I've ever had- Ty & Zacchary   Jeu 19 Juin - 15:14

J'avais passé une extrême mauvaise journée. Tout d'abord ce matin, dès que je me suis réveillé, j'ai déchiré en deux le poster de Twillight. Ensuite je suis allé voir Mr Açores et je l'ai supplié d'arrêté mon emploi. Il m'a dit : « Désolé Ty, je ne peux pas. Tu es un bon élément. Tu es obligé de rester et assurer ton emploi. » . Je lui ai supplié : « Monsieur, je veux arrêter. Ce boulot ne me plaît plus du tout ! ». Mais sa réponse fût : « Il fallait y réfléchir avant. Tu reste ! ». Je reçu en plus de sa réponse négative, un claquement de porte et la fumée toxique de son moteur.
Ensuite, la pluie est tombé. Or, je déteste la pluie, surtout quand ça mouille mes cheveux. Du coup, le gel que j'avais pris mon temps pour mettre à disparu.
Après, je suis allé parler à mon psy de mon problème de Bi (oui car j'aimerais ne plus l'être). La séance s'est terminé en quasi-bataille. Du coup, je suis allé voir ma deuxième psy. Finalement, elle m'a demandé ce que je désirais vraiment. J'ai du tout lui ré-expliquer de A à Z et je lui ai dit que j'aimerais bien redevenir hétéro car bi ça me prend la tête. Elle a réfléchit un moment, puis elle m'a dit : « Soit vous acceptez d'être Bi, soit vous êtes hétéro avec une vie bien rangée. ». J'ai répété : « Une vie bien rangée. ». On arriva à la conclusion que je ne voulais pas être Bi, mais que mon père adoptif m'avait fait tomber dans ce piège.
Bref.
Ensuite, la pluie est de nouveau tombée pour ma plus grande joie (ironie). Je suis allé direct dans un bar. Je me suis saoulé en repensant à ma vie et j'ai pris la décision de ne plus être Bi de redevenir hétéro. Car au final, je n'ai aimé que 3 garçons de ma vie sur 10 filles et je n'ai jamais...enfin bref voilà quoi.
Bob et Matt' ça n'avait pas duré. Et Mikah...Et Mikah... oh boy, n'en parlons pas !
Je repartis sous la pluie à pied, marchant dans les rues de Miami comme un renégat. Je m'ennuyais, j'étais triste.

J'allais jusqu'à Wynwood et une fois que j'eus franchi le portail, la pluie cessa. Super !
Tout énervé j'entrais dans le bâtiment de ma confrérie et j'allais prendre une douche, puis je m'endormis sur mon lit, vêtu de mon peignoir blanc.
Quand je me réveillais, c'était déjà la nuit. Je me levais et allais m'habiller vite fait avec un t-shirt blanc et un pantalon noir. Je chaussais mes baskets, puis, je fermais la porte de ma chambre à clé.
Cheveux au naturel et frange retombant sur mon front, bracelet en petits fils laines de Meika au bras, casque sur les oreilles, j'écoutais sois-disant le match de foot de la coupe du monde de Brésil, mais en fait, j'étais ailleurs.
Je repensais à ma vie, aux Yellow, à la haine que me portait mon cousin Paytah, à ce que m'avaient dit Meika et Mikah, aux paroles de Mike et de Soraya aux Everglades, à Alma, à ma malchance, à mes parents adoptifs décédés, à Ashley ma sois-disant petite-amie dont je n'avais plus aucune nouvelle, à Joy, à Carry, à Curtis et à maman.
Je ne regardais pas où j'allais. J'étais arrivé à la plage, face à la mer. Il n'y avait quasi personne. Il était 21 heures 42. Je me laissais tomber sur le sable fin et je ramenais mes jambes contre ma poitrine, puis j'enroulais mes bras autours d'elles. Le match continuait. Il y avait eu un but.
Mes yeux me piquaient, mais pourtant, je regardais les vagues. J'adorais la mer depuis tout petit. Et pour cause ! J'avais été élevé à Sydney !
Je baissais la tête.
Elles vinrent.
Doucement.
Une par une.
Elles tombèrent sur mon bras.
Elles coulaient le long de mes joues.
Des larmes.

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