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 Mettons un peu de couleur dans la vie des gens [ft Elena♥]

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MessageSujet: Re: Mettons un peu de couleur dans la vie des gens [ft Elena♥]   Jeu 24 Juil - 16:05



Mettons un peu de couleur dans la vie des gens!
« Nastya et Elena »


Voyant la flotte qui commence à envahir la pièce, Nastya lâche un :

« Super, je crois qu’on va être bonnes pour faire le ménage. »

Ce à quoi je rétorque qu’au contraire, la flotte dissimule toute trace de passage.

« Tu regardes trop de séries, meuf. Les lycées ont pas de détecteurs d’empreintes ou je ne sais quoi. Fin … je crois. »

Je souris puis rétorque avec un clin d’œil :

« Tu sais, ici on sait jamais. Avec tout le fric qu’ils ont, ils peuvent investir dans tout et n’importe quoi. »

« De toute façon j’ai pas envie de me casser le cul à faire ma conchita, t’as raison. »

« Exaaaactement ! Non mais oh, c’est pas notre boulot ! Si on fout la merde, autant ne pas le faire à moitié ! »

Tout en parlant, je me dirige vers la deuxième machine avec ma petite boite de poudre rouge à la main. Je la déverse dans la machine après avoir inondé encore un peu plus la pièce. Puis, contente de cette nouvelle coloration, m’exclame :

« Et de une tomate, une ! A ton tour ! »

« Quelque chose me dit que ça va leur couper l’appétit »

Je laisse s’échapper un rire un peu sadique. Effectivement, je doute que notre petite blague soit beaucoup appréciée par nos victimes du jour. Nas’ continue notre petite tache en teintant de bleu la troisième machine. Pendant ce temps-là, j’enlève mes chaussures et lui conseille de faire de même afin d’éviter, d’une, d’être trempées, et de deux, d’être suspectées. Elle approuve et s’exécute. L’utilité d’être en short : pas de pantalon trempé de flotte ! Mon amie se met alors à exploser de rire. Un sourire s’imprime sur mon visage quand, entre deux rires, elle sort un :

« Ah ah c’est quand même comique comme situation. Han, je sais ! »

Je la regarde d’un air interrogateur alors qu’elle fourre ses mains dans les poches de son short, à la recherche de je ne sais quoi. Elle finit par en sortir son Iphone.

« Photo souvenir ? »

Je vois enfin où elle veut en venir. Je lui souris.

« Evidemment ! Excellente idée ! »

Nous nous rapprochons, sortons nos sourires les plus diabolique et… Selfie ! Magnifique ! Deux demoiselles pieds nus à patauger dans une laverie inondée avec des machines toutes colorées en train de tourner derrière. Si c’est pas sublime ça ! Je ne peux me retenir de rire à mon tour. Elle range son portable et sors un paquet de clopes avant de s’assoir sur une des machines.

« Tu crois que c’est abuser si on fume ici ? »

« Oui c’est abuser mais je crois qu’on s’en fout complètement surtout ! »

Elle prend une clope qu’elle allume. Je lui fais signe de m’en passer une que j’installe entre mes lèvres en attendant qu’elle me file du feu. Une fois nos deux cigarettes allumées, Nas’ me balance une autre boite de poudre que je rattrape à une main.

« ‘Ton tour, El' »

Me lance-t-elle de son perchoir. Je retourne la boite dans ma main pour admirer la couleur, indiquée pas une petite bande qui tranche sur le fond marron neutre du récipient. Oh, du rose, ma couleur préférée, couleur de ces chères EI que j’aime tant ! Je tire sur ma clope avant de rejoindre la machine suivante. Je répète les mêmes gestes, remplissant encore un peu la pièce d’eau, puis renverse cette jolie poudre sur le tas de fringues. J’éclate de rire en remarquant que le contenu de cette machine appartient à un jeune homme bien viril. Il va légèrement perdre sa crédibilité là je pense ! Ken devient Barbie ! Je me relève et me tourne vers mon amie en libérant de la fumée dans l’air. Elle est en train d’inspecter l’avant dernière boite. Encore deux boite et deux machines, à croire que c’était fait exprès ! Nas’ descend de la machine où elle était assise et se dirige vers l’avant dernière machine, un grand sourire sur les lèvres. Elle me présente la boite :

« Des pigments. La base de la vraie teinture, t’as vraiment du flair ! »

« He he, et ouais, ça sert d’avoir une mère artiste ! »

C’est vrai qu’en plus de rendre super bien en peinture, ce type de pigments, hyper puissant, est parfait pour tout ce qui est teinture. A une lettre près en même temps… Mon alliée du jour transforme la personne suivante en gothique avec du noir bien sombre. Pendant ce temps-là, je m’empare de la dernière petite boite. Du vert. Faut pas qu’on la gâche, la dernière ! J’aurais bien envie de faire une petite bataille de poudre colorée mais ça serait sûrement pas très bon pour nos propres fringues alors on va éviter. Je l’ouvre délicatement puis lance à Nastya :

« Viens ici toi ! »

Elle s’exécute, me faisant confiance (encore heureux !). Je pose la boite verte sur la machine la plus proche et plonge mes index et majeurs des deux mains au milieu de la poudre. Je me retourne vers mon amie.

« Bouge pas surtout, t’inquiète je ne vais pas te massacrer tes fringues. »

Je pose mes deux doigts de chaque main sur ses joues pour tracer deux petites lignes parallèles en peinture de guerre. Je renouvèle l’opération sur mes propres joues puis lui annonce :

« Vooooiiiila ! C’est mieux comme ça ! »

Puis voyant sa tête, je m’empresse d’ajouter :

« T’inquiète, ça part sur la peau, mais utilise pas d’eau sinon c’est la fin, rien de liquide sinon ça dissout les pigments et ça les imprime dans ta peau et c’est très galère à faire partir ! Par contre si tu frotte un peu avec un coton ou je ne sais quoi, ça part niquel. »

Puis je me mets à rire. La situation part de plus en plus en cacahuètes ! J’ouvre la dernière machine.

« Prête ? »

Je renverse la poudre verte puis relance un programme court. Voilà, toutes les machines ont eu le droit à leur teinture ! Je sors à mon tour mon portable et enlève ma clope de ma bouche.

« A mon tour, moi aussi je veux un petit souvenir de notre belle connerie ! »

Je me rapproche de ma pote et prends la photo. Quelles belles guerrières de la couleur nous faisons !

« Par contre pour ta machine à toi, je pense qu’il va falloir reporter ça à un autre jour ! »
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MessageSujet: Re: Mettons un peu de couleur dans la vie des gens [ft Elena♥]   Ven 11 Juil - 18:45

« Ah ah, ouais vas-y, ça vaut mieux. » Lança Elena.

Voilà qu’Elena et moi, deux jeunes étudiantes de Wynwoodhs, nous apprêtions à nous enfermer de notre propre chef dans la laverie de notre lycée, affichant un air semi sadique, semi moqueur. J’avais croisé mon amie quelques minutes plus tôt dans le couloir, boites de couleurs dans les mains. C’est alors qu’elle m’avait lancé le défi de mettre de la couleur dans la vie des gens, en teintant les différentes machines de la pièce. Avant de pénétrer dans la pièce et de mettre à exécution mon plan, je m’assurais qu’il n’y avait personne, ce qu’Elena approuva.

« Zone sécurisée ? »

« Oui, c’est bon on est seules. Attends ! Vaut mieux fermer la porte à clé.» Je tourne le verrou. « Voilà. »

Maintenant que je m’étais assurée qu’on ne risquait pas de se faire prendre en flagrant délit (je venais d’arriver et ce lycée était mon seul moyen d’échappatoire, par rapport à ma famille et à son mode de vie), je me retournais vers mon amie, qui m’ébouriffa les cheveux.

« C’est bien, tu progresses ma puce ! »

Je la dévisageais, lui lançant un regard noir, énervée. « Ma puce » n’était pas un surnom que j’appréciais, bien au contraire, et que « ma protectrice » m’appelle par ce petit nom ridicule m’énervait au plus haut point. Cependant, je vis qu’elle souriait, ce qui me confirma qu’elle plaisantait. Bien sûr, je le savais.

« Je ne peux que progresser avec une blonde comme mentor, Elena. »

Rétorquais-je avant de lui donner un petit coup de coude amical, taquine.
Cette dernière déposa les petites boites de poudre de couleur sur une machine, alignées avant de me lancer la première. Je choisis le jaune, pour m’en débarrasser, et ainsi « garder le meilleur pour la fin », que je déversais dans la première machine. Oups, petit problème technique. Lorsque j’ouvris le tambour avant de déposer la teinture, après avoir galéré à arrêter la machine, une petite quantité d’eau se déversa, manquant de m’arroser au passage. Je m’écartais rapidement et lâchais un juron. Je lâchais le contenu de la première petite boite sur les vêtements, avant de la refermer rapidement et de la relancer sur un programme court, lâchant un petit « Voilà » de satisfaction. J’avais le « smile » comme disaient les gens ici, heureuse de notre plan sadique très divertissant.

Je retournais auprès de mon ainée, lui proposant de choisir une boite, à son tour.

« Merci très chère ! »

Elle choisit le rouge, couleur des SM il me semble, et donc de sa confrérie. Peut-être la future mienne, qui plus est. Tout dépendrait d’un certain … conseil ou se réunissait les chefs et recruteurs de confrérie, me semblait-il avoir entendu.


« Non mais tu rigoles ? La flotte, ça dissimule tous les indices ! On laisse la pièce un peu inondée et on se carapate vite fait après pour ne pas se faire choper. »

« Tu regardes trop de séries, meuf. Les lycées ont pas de détecteurs d’empreintes ou je ne sais quoi. Fin … je crois. » « De toute façon j’ai pas envie de me casser le cul à faire ma conchita, t’as raison. »

Elena se dirigea vers la deuxième machine, l'ouvrit en attendant que l’eau se déverse puis met la poudre rouge dans l’engin.

« Et de une tomate, une ! A ton tour ! »

« Quelque chose me dit que ça va leur couper l’appétit » Lançais-je cynique, en faisant allusion à la tomate.

Cette fois-ci, j’optais pour le bleu, m’avançant vers la troisième machine. Je répétais une nouvelle fois mes gestes, plaçant le bleu primaire sur des vêtements qui, il me semblait devaient appartenir à une fille sûrement du style bimbo ou pute, à voir ses sous-vêtements. Toujours hilare, je me retournais de nouveau vers mon amie qui était en train d’enlever ses chaussures. Elle avait raison, mieux fallait se déchausser et même remonter les bouts de tissus qui trainaient, patauger tout le reste de l’après-midi en semant de l’eau partout risquait d’être chiant, et louche, qui plus est.

« Nas’, je te conseille d’enlever tes shoes, parce que les chaussures qui grincent à cause de la flotte pour passer inaperçue, c’est pas le top. »

« Ouais, t’as raison. »

J’entrepris donc d’enlever mes converses et de les déposer à côté des godasses de la blonde, me retrouvant pieds nus dans un pédiluve assez peu commun. Etant donné que je portais un short et un débardeur, je n’eus pas besoin de remonter un quelquonque pantalon. D’un coup, je partis d’un fou rire.

« Ah ah c’est quand même comique comme situation. Han, je sais ! »

Je me mis à trifouiller dans les poches de mon mini-short à la recherche de mon Iphone, une petite idée derrière la tête. Une fois trouvé, je me rapprochais d’Elena et lançais :

« Photo souvenir ? »

Je pris la photo, puis rangeais mon portable dans ma poche, tout en ressortant un paquet de clopes.

Une nouvelle fois, je lui demandais, ironique :

« Tu crois que c’est abusé si on fume ici ? »

Question purement rhétorique, bien évidemment. Ce n’est pas comme si j’allais me gêner, je l’avais déjà fait dans la salle d’attente du bureau du directeur, lorsque j’étais restée enfermée avec l’autre petite pétasse. En fait, la question était plutôt « T’en veux une ? » déguisée en … Voilà. Confortablement installée sur une machine, j’allumais une clope, tout en lançant une boite de poudre rose à mon amie.

« ‘Ton tour, El' »

Respirant la fumée de ma clope, je comptais les boites qui restaient. 2. Vert et noir. Je choisis la boite noire, plus par instinct que par goût, et l’ouvrais, prenant le temps de détailler la boite et son contenu. Cela ressemblait aux pigments qu’on utilisait en peinture, rien d’étonnant si cela sortait de la salle de dessin, tandis que les boites arborait un marron assez neutre, avec une petite barre de couleur indiquant ce qu’il se trouvait à l’intérieur. Je lis les précautions, indications enfin ce que vous voulez, d’emploi, ce que personne ne faisait jamais, ce qui me renseigna quand même assez. Diabolique. Voilà comment qualifier notre plan.

En effet, le petit texte indiquait que le pigment tâchait, et mettait en garde l’utilisateur. A priori ça ne partait pas non plus au lavage. Heureusement, j’ai enfin de dire. Si tout marchait comme prévu, chacun des propriétaires du linge présent se retrouverait avec une nouvelle couleur fétiche. L’information disait que le produit pouvait également servir de teinture, c’était donc parfait.
Je m’avançais vers l’avant dernière machine, l’affligeant de noire, puis retournais près de mon amie blonde, sourire triomphant aux lèvres en lui montrant la boite.

« Des pigments. La base de la vraie teinture, t’as vraiment du flair ! »
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MessageSujet: Re: Mettons un peu de couleur dans la vie des gens [ft Elena♥]   Mer 2 Juil - 18:07



Mettons un peu de couleur dans la vie des gens!
« Nastya et Elena »


Je commence à exposer mon plan à Nastya, qui a l’air de ne pas percuter tout de suite. Elle me regarde avec de grands yeux et me pousse à expliciter mon idée de génie. Quand elle comprend enfin, elle affiche un sourire diabolique.

« Tu ne m’en crois pas capable ? Punaise, c’est une pu**** de bonne idée, on va se marrer ! »

Je lâche un rire amusé. Nous nous dirigeons vers la laverie. Devant la porte, mon amie me stoppe d’un geste, puis, avec un clin d’œil, lâche :

« Attends deux secondes, je sécurise la zone. »

« Ah ah, ouais vas-y, ça vaut mieux. »

C’est vrai que ce serait bête de se faire choper en flagrant délit. Faire des conneries ça me dérange pas, je m’en fiche totalement, même à la rigueur si je me fais choper, ça m’importe peu mais je ne voudrais pas attirer d’ennuis à Nastya et puis, mine de rien, je me suis pas mal rapprochée de certaines personnes ici, ça serait con de me faire virer maintenant. Elle entre donc dans la laverie, l’air de rien, son panier de linge sous le bras. Elle vérifie chaque recoin, puis, une fois assurée qu’il n’y a personne, pose son panier et me rejoins. Je rentre dans la pièce et ferme la porte derrière moi.

« Zone sécurisée ? »

« C’est bon on est seules. Attends ! Vaut mieux fermer la porte à clé. » Elle tourne le verrou « Voilà.»

J’ébouriffe ses cheveux gentiment, puis, la charriant :

« C’est bien, tu progresses ma puce ! »

Je me doute bien que ça va l’énerver que je dise ça mais c’est pas pour la casser, j’espère qu’elle le sait. Je lui souris. Bah non au contraire je veux la pousser à s’éclater, qu’elle soit heureuse, alors si je la cassais à côté… Je dispose les petites boites de couleur sur une des machines.

« A toi l’honneur ! Choisi une couleur ! »

« Débarrassons-nous du jaune d’abord. Je hais cette couleur, surtout aussi … jaune. »

Nastya se dirige vers la première machine.

« Machine une, couleur une, ça me parait logique. » Elle a l’air de galérer « Comment on arrête cette connerie ? Ah … »

Bon bah elle a trouvé. Elle appuie sur un bouton et ouvre la porte du tambour, laissant se déverser deux tonnes de flotte. Elle s’écarte sur le côté pour ne pas se faire tremper en lâchant un « Merdeee ! » très classe. Une fois le flot un peu calmé, elle ouvre la boite de poudre jaune qu’elle vide sur les vêtements en cours de lavage. Elle referme la machine puis la lance sur programme court.

« Voilàà ! J'ai hâte de voir la tête que fera le futur canari ! »

Elle sourit autant que moi. Nous sommes diaboliques !

« Elena, je t’en prie … Fais ton choix. »

« Merci très chère ! »

Je m’avance vers ma rangée de boites. Mon choix se porte sur le rouge. Couleur des SM en plus, c’est ma petite signature. En attendant, Nastya observe la flaque qui s’étend à nos pieds :

« Super, je crois qu’on va être bonnes pour faire le ménage. »

« Non mais tu rigoles ? La flotte, ça dissimule tous les indices ! On laisse la pièce un peu inondée et on se carapate vite fait après pour ne pas se faire choper. »

Je me poste devant la deuxième machine que j’arrête et ouvre, déversant à mon tour une bonne quantité d’eau par terre. Une fois un peu dispersée, je m’accroupis devant le tambour et ouvre la boite de poudre rouge que je déverse sur la pile de fringues. Elle fond presque instantanément sur le tissu encore mouillé, répandant sa belle couleur rouge sang. Je referme la porte et lance à mon tour un programme rapide.

« Et de une tomate, une ! A ton tour ! »

Pendant que Nastya s’occupe de la troisième machine, j’entreprends d’enlever mes shoes. Bah ouais, l’eau commence peu à peu à envahir la pièce et des shoes mouillées pile quand la laverie est inondée, c’est un peu louche. Je les pose sur une autre machine, histoire qu’elles restent un minimum au sec, et me retrouve pied nus. La situation la plus improbable au monde : en train de teindre les fringues des gens, dans un lycée de gosses de riches, pieds nus, la pièce à moitié inondée… Mais qu’est-ce que je me marre !

« Nas’, je te conseille d’enlever tes shoes, parce que les chaussures qui grincent à cause de la flotte pour passer inaperçue, c’est pas le top. »
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MessageSujet: Re: Mettons un peu de couleur dans la vie des gens [ft Elena♥]   Dim 29 Juin - 23:44

Lorsque je m’étais levée ce matin-là, je n’aurais surement pas pu imaginer de faire ce que je m’apprêtais à faire. Non pas que ce soit dangereux, ni héroïque, ni encore nécessaire, non rien de tout ça. Juste … diabolique. Une connerie poétique, subtile, maligne, et en même temps tellement distrayante. Elena avait vraiment eu un éclair de génie sur ce coup ! Il me tardait tellement de voir la tête de ces élèves, quand ils allaient découvrir notre petite surprise ! Une flopée d’émotions qui, j’en suis sûre, ne manquera pas de nous offrir une crise de fou rire. Surprise. Consternation. Tristesse. Colère. J’espérais bien que Wynwoodhs se souviendra de ça, si minime soit la connerie.

Panier de linge toujours sous le bras, j’interpellais la fille blonde platine à l’autre bout du couloir, Elena. Celle-ci me salua à son tour, tandis que je m’avance à sa rencontre.

« Nastya ! »

Même si ça ne se voit pas tout le temps, je suis une fille plutôt bien élevée, ce pourquoi je lui demande de manière quasi automatique si elle allait bien.

« Bah super écoute, et toi ? »

« Légèrement sur les nerfs, j’ai croisé un gros lourd sur le chemin mais à part ça, la forme ! » Lui dis-je, sourire aux lèvres.

« Oh, joli soutif mademoiselle ! » Commenta la blonde, taquine.

Dans un premier temps j’eus envie de continuer son petit jeu, de lâcher un petit commentaire. Puis je me rétractais, captant que c’était la seconde fois en moins de 10 minutes que l’on s’emprenait à ma lingerie. Quel était le problème ? Etais-je la seule à laver mes vêtements, dans ce monde de crados ? Je veux bien comprendre que c’est assez bizarre de ce balader dans les couloirs du lycée un samedi avec un panier de linge sous le bras, mais après tout, faut bien non ? Les autres se lèvent la nuit pour faire ça ? Enfin, je jette un coup d’oeil à ce fameux soutien-gorge qui fait fureur, cherchant ce qu’il avait de différent. Rien, parfaitement normal. Bien.

« Ah ouais, je vais faire ma petite lessive. »

« J’avais cru comprendre ça ! »

Soudain, mon amie semble avoir eu un éclair de génie. Pour la première fois depuis que je l’ai interpellée aujourd’hui, je remarque les petites boites de poudre colorées qu’elle brandit. Je la regarde en faisant de gros yeux, signe que je ne comprenais pas, et même qu’elle me paraissait folle.
Regarde ce que j’ai trouvé en salle de dessin. Des poudres de toutes les couleurs, le genre de truc hyper colorant qui tâche bien.

« Et … ? » L’encourageais-je, ne voyant pas ou elle voulait en venir.

Ce qui m’étonnait également, c’est qu’elle venait de la salle de dessin. Je dois dire que je ne lui connaissais pas une certaine passion pour l’art, ou même tout simplement le dessin. A première vue, Elena n’était pas ce genre de vie plutôt rêveuse en train de dessiner à ses heures perdues.

« Je suis sûre que t’es même pas capable de mettre un peu de couleur dans la vie des gens… »

Je fronce les sourcils, puis souris. Elle venait de me défier. Quoiqu’elle attende de moi, mon honneur était en jeu, et avant tout, mon désir de croquer la vie à pleine dents. Je commençais à la connaitre –un peu-, et je lisais dans ces yeux que ce qu’elle allait me proposer s’avérait … croustillant. Je ressentis néanmoins, juste un instant, un léger sentiment d’offense, de honte. Et si elle me voyait vraiment comme une gamine qui parle plus qu’elle n’agit ? Venait-elle de me sous-estimée ? Immédiatement, je chassais cette idée de mes pensées pour en revenir à la conversation, à l’écoute.

« Une couleur par machine. »
Elle désigna la laverie d’un signe de tête.

Je souris presque jusqu’aux oreilles, comprenant enfin ou elle voulait en venir. Diabloque. Intelligent. Un plan terrible, un paint-ball des machines à laver ! Tee-shirt, jeans, débardeurs et sous-vêtements, accrochez-vous bien au vanish, les conquérantes de la couleur colonisent votre terne vie !

« Tu ne m’en crois pas capable ? Punaise, c’est une pu**** de bonne idée, on va se marrer ! »


Ma « pseudo protectrice », parce qu’on sait toutes les deux que nous sommes capables de nous débrouiller, éclate de rire. Ah ah, je devais m’y attendre, elle n’attendait que ça, que je marche dans son plan. Son défi n’était qu’une manière d’entrer en jeu. Retrouvant pleinement ma bonne humeur, je la traine jusqu’à la laverie en la tirant par le bras de ma main libre, avant de la stopper à l’entrée.

« Attends deux secondes, je sécurise la zone
, ironisais-je tout en lui donnant un clin d’œil. »

J’avançais nonchalamment, panier à linge sous le bras, vérifier que nous étions seules. Je ne tenais pas spécialement à être prise en flagrant délit, surtout que j’avais pas mon diplôme de teinturière et que j’arriverai jamais à faire gober ça à Cobb. Le pire, ça voudrait dire que je devrais retourner dans son bureau et, non merci trop de mauvais souvenirs. Un mauvais souvenir, l’affaire d’une après-midi enfermée dans la salle d’attente avec cette salle peste d’Alyssia.

Après avoir vérifié dans tous les recoins, je déposais mon panier sur une des machines et rejoignis Elena.

« C’est bon on est seules. Attends ! Vaut mieux fermer la porte à clé.
Je tournais le verrou et … »« Voilà.»

La blonde dépose, alignées, les petites boites de couleur sur une des machines, et se tourne vers moi.

« A toi l’honneur ! Choisi une couleur ! »


« Débarrassons-nous du jaune d’abord. Je hais cette couleur, surtout aussi … jaune. »Je marque une pause, à la recherche de ma première victime de machine. « Machine une, couleur une, ça me parait logique. Comment on arrête cette connerie ? Ah … » J’appuis sur le bouton stop, et ouvre le tambour. « Merdeee ! » Je me jette sur le côté, évitant l’eau qui coulait. Une fois l’eau en surplus sortie de la machine, j’ouvre la boite contenant la poudre de couleur jaune et la déverse sur le tas de vêtements. Je referme la « porte » et lance sur un programme court. « Voilàà », m’exclamais-je, sourire aux lèvres. «J'ai hâte de voir la tête que fera le futur canari !»

Je retourne vers la machine ou se trouvaient les autres boites et me tournait vers mon amie, toujours souriante :

«Elena, je t’en prie … Fais ton choix.»


Attendant qu’elle décide de la couleur qu’elle souhaitait utiliser, je constatais-la –grande- flaque d’eau devant la machine numéro une, et soufflais. «Super, je crois qu’on va être bonnes pour faire le ménage.
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MessageSujet: Re: Mettons un peu de couleur dans la vie des gens [ft Elena♥]   Dim 22 Juin - 0:27



Mettons un peu de couleur dans la vie des gens!
« Nastya et Elena »


Je suis dans la salle de dessin, assise à une table, penchée sur bloc de feuilles, blanches à la base, mais que mon crayon noircit par endroit pour créer des formes. Je laisse ma main me guider. Au bout d’un petit moment, je repose le crayon puis m’arrête, satisfaite de mon ʺoeuvreʺ. Un oiseau, en vol. Je suis dessus depuis le début d’après-midi. Allez savoir pourquoi, après le déjeuner, j’ai eu une soudaine envie de dessiner. C’est pour ça que je me suis rendue ici, et, seule dans la salle, j’ai fouillé un peu partout pour trouver le strict minimum, à savoir un bloc et un crayon. Je suis aussi tombée sur des poudres colorées. Je les ai prises, pour donner de la couleur à mon dessin, je me suis dit que ça pouvait rendre bien, mais finalement, je le trouve parfait comme ça. Je détache la feuille du bloc, la plie délicatement puis la range dans la poche de mon short. Je vais ensuite ranger tout ce que j’ai pris… Attends, non, j’ai bien envie de garder ces poudres de toutes les couleurs. Je sais pas à quoi ça pourra me servir mais au pire je trouverais bien un truc marrant à faire avec ! Je quitte la salle, plusieurs petites boites de poudre dans les mains.

Alors que je me dirige vers le bâtiment des SM, j’entends une voix que je reconnais vite crier :

« Elennnaaa ! »

Je me retourne pour voir Nastya. Je lui souris puis attends qu’elle me rejoigne. On s’est rencontrées il y a pas longtemps, elle vient d’arriver à Miami. Elle a beaucoup bougé d’après ce que j’ai compris. Enfin je l’aime bien cette petite ! Je l’ai un peu prise sous mon aile, mais je ne veux pas trop lui montrer non plus, elle est comme moi, elle pense qu’elle en a pas besoin.

« Nastya ! »

« Comment tu vas ? »

« Bah super écoutes, et toi ? » Je remarque le panier de linge qu’elle porte sous le bras « Oh, joli soutif mademoiselle ! »

Je lui lance un sourire taquin.

« Ah ouais, je vais faire ma petite lessive. »

« J’avais cru comprendre ça ! »

Et là, ne me demandez pas pourquoi, mais j’ai une vision, une idée de génie, une ampoule qui s’allume dans ma tête. Je brandis mes petites boîtes pleines de poudre colorée :

« Regarde ce que j’ai trouvé en salle de dessin. Des poudres de toutes les couleurs, le genre de truc hyper colorant qui tâche bien. »

Elle me dévisage, l’air de ce demander pourquoi je lui dis ça.

« Je suis sûre que t’es même pas capable de mettre un peu de couleur dans la vie des gens… »

Je désigne la laverie d’un signe de tête.

« Une couleur par machine. »

Je souris de toutes mes dents. Je sais très bien qu’elle en sera capable ! Ahlala, je sens qu’on va bien se marrer ! Comme attendu, elle démarre tout de suite :

« Tu ne m’en crois pas capable ? Punaise, c’est une pu**** de bonne idée, on va se marrer ! »

Je lâche un rire. Bah oui, c’est pas parce que c’est ma p’tite protégée qu’on ne peut pas faire de conneries ensemble ! Surtout que c’est pas la dernière dans le domaine ! Je lui fait signe de me suivre et me dirige vers la laverie. Nous entrons dans la pièce. Je dépose les boites en ligne sur une des machines.

« A toi l’honneur ! Choisi une couleur ! »
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MessageSujet: Mettons un peu de couleur dans la vie des gens [ft Elena♥]   Mar 17 Juin - 20:37

C'est drôlement dangereux de s'attacher à quelqu'un, c'est incroyable ce que ça peut faire mal. Rien que la peur de perdre l'autre est douloureuse. C'est moche de guetter un signe de quelqu'un pour se sentir heureux...
Mettons un peu de couleur dans la vie des gens.
Ella Maillart a dit : "Je sais, d'expérience, que courir le monde ne sert qu'à tuer le temps. On revient aussi insatisfait qu’on est parti. Il faut faire quelque chose de plus." Et je suis d’accord avec elle. Pour apprécier quelque chose, il faut apprendre à le connaitre, le parcourir, de pages en pages, de kilomètres en kilomètres ou tout simplement avoir le temps de le tester. Et c’est cela que mes parents n’ont jamais compris : voyager c’est une chose, mais changer de nation tous les ans, s’en est une autre. De tous les Etats dans lesquels j’ai mis les pieds, dans tous les quartiers que j’ai habité, l’Angleterre restera les deux ans les plus mémorables de ma vie. La preuve, j’y pense à chaque instant, mais ce que j’espère encore plus que ce que je pense, c’est apprécier Miami 10x plus que ce que j’ai aimé Londres. Trouver mon point de fuite, de repère pour être sûre de toujours avoir un chez moi, quoiqu’il arrive.

Je pensais tellement à la vie que j’avais pu avoir là-bas que ma chambre ne se rangeait pas. J’attrapais un tee-shirt et le balançait dans le panier à linge, avant de ranger mon livre de langue dans mon armoire. Par chance, ou pas malchance (on ne le savait jamais, dans ces cas-là) je vivais seule dans cette chambre sommaire, dans le bâtiment des lambdas en attendant d’avoir ma confrérie. D’ailleurs, il se pouvait très bien que je reste ici, si ni les RK ni les SM ne m’acceptaient chez eux.

Comme tous les samedis, je rangeais ma chambre de fond en comble et emmenais mon linge à laver, habitude que j’avais déjà prise depuis longtemps. La différence notable à quand je vivais avec papa et maman, c’est qu’il n’y avait pas de femme de ménage qui passait, ni de machine à laver quelques pièces plus loin. C’est pour cela que j’allais devoir, après avoir finis de ranger ma chambre et après être allée à l’entrainement, qui était dans 30 minutes, sortir du bâtiment des lambdas, panier de linge sale dans les bras. Pour ma première semaine ici, j’espérais ne rencontrer personne qui s’autoriserait une remarque désobligeante, cela m’éviterait de lui coller une gifle dans la tronche.

Après une petite demie heure de sport national intensif, à savoir le rangement de chambre, je fis à la va-vite mon sac et emportais mes patins avec moi, pour me rendre à la patinoire. C’est mon entraineur préféré, d’origine russe qui me suivait depuis petite, avec qui je m’étais entrainée, puis qui avait dû me lâcher, et m’avait enfin reprise en Angleterre, tout ça à cause de nos déménagements incessants qui m’attendait. Un homme d’une soixantaine d’années, moustachu aux cheveux blancs qui paraissait plus sévère au premier abord qu’il ne l’était vraiment. Au fond, il avait un cœur d’or, quand on savait le trouver. Je n’étais pas encore habituée à le voir ici, aux USA, lui qui n’est jamais allé plus loin que l’Europe. Ce n’était pas plus tard qu’hier soir que j’avais appris la nouvelle, ce pourquoi ce sera mon premier vrai entrainement en tant que résidante américaine.

Dans l’ensemble, l’entrainement se passa très bien. Vladimir était très content de moi, et avait pu se rendre compte de lui-même que mon déménagement brutal à Miami n’avait eu aucun effet néfaste sur mes performances de patineuse, et que je n’en étais que plus heureuse de ne plus avoir mes parents sur le dos. Ce qui le mit le plus en joie, et qui réussit même à lui arracher un de ses rares sourires, c’est qu’il espérait bien me refaire concourir incessamment sous peu dans une catégorie bien supérieure, à une petite marche du haut niveau. A cette réflexion, je m’étais contentée de répondre avec un sourire enjoué, mais au fond de moi, je rayonnais. Si le patinage était sans aucun doute une de mes raisons de vivre, le haut niveau était mon plus beau rêve. Heureuse, je raccrochais mes patins et salua Vladimir, avant de m’éclipser pour rentrer à Wynwoodhs, ou j’avais encore beaucoup de choses à faire.

Ma chambre désormais rangée et mon entrainement terminé, je m’avachis sur le lit et sortis une clope de mon paquet. A l’aide d’un briquet, je l’allumais tout en jouant avec la fumée, à faire des formes géométriques. Un cercle, une serpentine, la fumée se propageait tout comme l’odeur dans ma chambre, sans aucune réaction de ma part. A vrai dire, je m’en foutais complètement de ce que j’avais le droit de faire ou pas, de toute manière je le ferais. Puis qui se permettrait de venir me casser les pieds en m’ordonnant d’éteindre ma clope ou d’aller fumer dehors ? Personne, je ne savais même pas si les gens savaient que j’habitais ici.

Clope finie, panier à linge prêt, je fermais ma chambre à clé et partit en direction de la laverie. Moins de monde qu’en semaine dans les couloirs, normal, nous étions samedi après-midi. Comme je l’avais deviné, une petit débile s’amusa à m’accoster :

Ouhouh, superbe lingerie ! S’exlama-t-il en essayant d’attraper un de mes sous-vêtements.

Dégage de là ou tu vas le regretter, crétin.

Doucement, ma jolie …

Hors de moi, je laissais le panier de linge à mes pieds et attrapais mon emmerdeur à la nuque, et, d’une main, le maitrisait grâce au point sensible qui se trouvait au milieu de la nuque.

Méfie-toi des apparences, dorénavant. On ne sait jamais qui se cache derrière son masque … Lui chuchotais-je doucement. Dégage, tout de suite !

Je ne lui laissais pas le temps de débarrasser le parquet, puisque je m’en allais d’un pas assuré vers la laverie, mon linge sous le bras. J’étais de nature rancunière, mais pas du genre à conserver ma mauvaise humeur toute la journée, ce pourquoi, lorsque je vis Elena dans le couloir à côté de la pièce que je cherchais, je l’interpellais :

Elennnaaa !

Je me dirigeais vers elle, contente de la voir. J’avais rencontré la blonde lors de mon deuxième jour, et je m’étais très vite entendue avec elle, j’y étais déjà « attachée ». Dans un sens, je pensais que c’était réciproque, qu’elle essayait de me « protéger » un peu, même si elle ne le montrait pas.

Comment tu vas ? Je marquais une pause. Ah ouais, je vais faire ma petite lessive.

Visiblement, tout le monde se faisait un plaisir de me le faire remarquer, à croire qu’ici, personne ne lavait jamais ses vêtements. Mais cette fois-ci, j’espérais bien ne pas avoir à montrer mes quelques talents de « self défense » improvisée.

La blonde me défia sur le ton de la rigolade, ce a quoi je rétorquais, légèrement véxée:

Tu ne m’en crois pas capable ? Punaise, c’est une pu**** de bonne idée, on va se marrer !

Je passais la main dans mes cheveux, remit ma casquette Obey (à l’envers), et me retournais, suivis d’Elena, direction la laverie.
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Mettons un peu de couleur dans la vie des gens [ft Elena♥]
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