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 Comment réviser l'histoire devant un bon film |Pv Trey| TERMINE

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MessageSujet: Re: Comment réviser l'histoire devant un bon film |Pv Trey| TERMINE   Dim 30 Nov - 12:36

Trey avait vécu quelque chose que je pense avoir vécu avec Kezy. De l'amour, pur et simple, des moments de rire et d'affection. Essayer de se distraire avec des meufs n'y changerait absolument rien, je ne retrouverai plus cette tendresse, cette joie avec quelqu'un d'autre. Et puis, c'est facile de se dire qu'il y en aura d'autres quand on est comme Trey, beau et bien fait. Un mec comme moi n'arrivera jamais à avoir une créature de rêve sans contre-partie. Là, c'est le départ de Keziah, la femme que j'aime. Et demain, qu'est-ce que ce sera ? Je n'ai pas envie de le découvrir. Trey a toujours sa belle KO en tête, et je m'efforce de le réconforter, même si je doute qu'il arrive un jour à l'oublier. Je peux comprendre ses réticences, c'est une règle essentielle chez les RK, même si elle a du briser plus d'un homme. Sans doute un dirigeant amoureux qui n'a pas eu ce qu'il voulait et qui prive les autres du bonheur, qui sait.
Nous passons donc la soirée à discuter avec nos pizzas et nos bières, à refaire le monde. Un monde où les KO et les RK pourraient s'envoyer en l'air sans être lésés, un monde où Kezy ne serait pas partie sans prévenir, un monde où nous serions heureux, tout simplement.

(HJ : C'est un mini-rp, pour la simple et bonne raison que la situation de Zac a énormément évolué et que je pense qu'on devrait sûrement refaire un autre avec sa nouvelle vie ! Smack !)

Fin du RP (<3)
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MessageSujet: Re: Comment réviser l'histoire devant un bon film |Pv Trey| TERMINE   Ven 19 Sep - 12:12

« Chaude comme la pire des vodkas », j'adorais l'expression, qui me fit d'ailleurs rire lorsque mon camarade me l'indiqua, en parlant de Kath', une Rho Kappa qu'il avait fréquentée lorsqu'il en était encore un, lui aussi. Je terminai mon histoire sur la fille de la bibliothèque, ponctuée par les commentaires amusés de Zacch'. Je lui parlai ensuite de Carry, l'Alpha Psi, et de ma technique du pseudo alcoolique qui tombe dans son lit totalement « par hasard », parce qu'il s'est trompé de chambre. Oups.

« Bah, c’est une technique comme une autre, j’ai bien réussi mon coup à Sydney en m’habillant en stripteaseur pompier et en allant dans une soirée de nana genre « Y’a le feu dans vos culottes, je dois sortir ma lance à incendie ! »…, me répondit-il, ce qui me fait éclater de rire.
Trop fort, 'faut que je la note celle-là ! »

Je lui parlai ensuite de Marguerite, la Lambda au corps de rêve, voir même pire que ça. La fille qui te ferai déchirer ton caleçon en une érection, tellement elle est bonasse. La fille aux pires lèvres de suceuse que j'avais jamais vue. Pure bombe, je mourais d'envie de me la faire, et tant pis pour sa non-Confrérie.

« Marguerite… Ça me dit pas grand-chose. Faut dire que les Lambdas, c’est pas ma came. Je vise des EI, cette année, mec ! Que des bonasses, des salopes sur pattes ! Tu m’enverras des photos, hein ?
Bah attends, Marguerite aurait fait une Eta Iota parfaite mon gars ! J'te promets, j'essayerai de prendre un snap de sa bouche... t'as juste envie d'y glisser ta bite, sérieux !, répondis-je le plus sérieusement du monde. Et toi, ça te manque vraiment pas ? »

Suite à ma question, le Sigma Mu baissa la tête un instant. Je me demandais ce qu'il pouvait bien penser, en cet instant. Comment est-ce que, moi, je le prendrais si je me retrouvais dans sa situation ? Le sport, c'était toute ma vie. Je ne savais faire que ça. Quand je pensais à mon avenir, je m'imaginais footballeur professionnel, ou à la limite Coach. Quelque chose dans le domaine. Et avec une jambe en moins, c'était bien entendu impossible. Pour les filles, ça devait être moins contraignant, mais quand même, l'égo en prend un coup quand on est diminué comme ça. Et Dieu seul sait à quel point celui de Zacch' était gros comme le cul de la vache Sandrine de mon cours d'anat'. Il y avait peut-être encore moyen de jouer sur le côté « vas-y passe au-dessus, j'suis qu'un pauvre handicapé »... mais... nan, ça ne m'aurait pas satisfait non plus.

« Si, ça me manque. Enfin, ça me manquait, je pense. Entre mon accident, la rééducation, j’ai pas vraiment eu le temps de penser à tout ça. Y’a eu des moments difficiles. Je pensais réellement à me foutre en l’air une bonne fois pour toutes.
Ah merde, vieux...
Entre mes rêves de carrière qui tombent en miettes, ma démarche, mon corps… C’était juste trop dur à assumer. Quand je suis revenu ici, je pensais m’enterrer dans un trou et ne plus en sortir. Et j’ai recommencé à fumer, à boire…
Mauvais plan, marmonnai-je entre mes dents en l'observant en coin.
Et un jour, sur un toit, une petite blonde. Belle, drôle… On a pas vraiment « baisé », tu vois ? On a fait l’amour. C’était glauque. Effrayant.
J'vois c'que tu veux dire... le genre « gerbi-gerbant », hein.
Et je me suis réveillé plutôt content. Y’a eu des embrouilles par la suite, mais je pense que j’ai envie que ça continue. C’est… différent…Ouais… Différent.
Tu vas la revoir, alors ? Une fille de Wynwood ?, lui demandai-je, curieux et content pour lui.
Tu as eu ça, avec ton allemande ? Pourquoi ça s’est fini ? » me dit-il ensuite, ce qui me fit soupirer.

Avec Scarlett, ça aurait pu durer beaucoup plus longtemps que ça, parce qu'elle m'acceptait comme j'étais et me rendait meilleur. Je l'aimais, et il m'arrivait même parfois de me demander si ce n'était pas toujours un peu le cas. Dans ma vie, les femmes, je ne les avais jamais oubliées rapidement. La pire preuve de ce que j'avance avait été Willow, ma cousine d'adoption. Elle m'avait obsédé pendant des années, à partir de mes 9 ou 10 ans... même le fait qu'elle me fasse envoyer en centre pour mineurs délinquants à sa place n'avait pas vraiment réussi à m'ôter ce que je ressentais pour elle de la tête. Cela c'était juste teinté d'une douce envie de vengeance, que je n'avais finalement pas assouvie, puisqu'elle s'était excusée. De l'histoire ancienne. Ensuite, j'avais rencontré Marissa, qui m'avait une bonne fois pour toute réconcilié avec ma cousine. Elle était ma première vraie copine, et j'avais été malheureux super longtemps quand ça s'était terminé entre nous. De ma faute, évidemment. Tout comme avec Scarlett... à croire que je gâchais toujours tout, quand quelque chose de bien m'arrivait et qu'une chouette fille croisait ma route.

« Tu veux dire, est-ce que je l'aimais ? Ouais, à fond. J'l'ai quittée quand j'ai appris qu'elle était une Khi Omikron, ce que j'ignorais jusqu'à ce qu'elle me demande de venir la chercher un jour dans sa Confrérie. T'as été un Rho Kappa, tu sais aussi bien que moi qu'on ne sort pas avec les Khi... du coup, voilà, fis-je en haussant les épaules et en essayant de garder un air zen. Je l'ai pas fait de gaieté de coeur. En fait, ça m'a carrément fait mal. J'crois que si un jour elle change de Confrérie, j'me précipite chez elle et je lui fais l'amour contre la porte avant même qu'elle soit refermée ! ... Ta petite blonde, là... tu crois que tu pourrais l'aimer ? Parce que si oui, fonce mon pote. Y a que les filles qu'on aime qui peuvent nous changer et nous faire devenir des mecs biens. Et c'pas gagné ! »

C'était la première fois que j'avouais à quelqu'un que Scarlett me manquait – même si je l'avais fait de manière détournée, ici, mais tout de même – et cela me fit un certain bien. Je n'aurais jamais imaginé que Zacch' puisse être le genre de mec avec qui avoir une conversation sérieuse comme ça. Comme quoi, tout arrive. Il devait sans doute se dire la même chose pour moi.

« Bon c'pas tout ça, vieux, mais ta pizza va refroidir ! »
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MessageSujet: Re: Comment réviser l'histoire devant un bon film |Pv Trey| TERMINE   Ven 19 Sep - 9:57

Je ne suis pas vraiment du genre sentimental. Enfin, si je le suis, c’est certainement pas devant les copains. Mais avec Trey, c’est comme retrouver un ami d’enfance. J’en ai peu, d’ailleurs, c’est un de mes défauts. J’ai du mal à m’attacher, à être vraiment honnête, sincère. Ma mère pense que ça me vient de mon enfance, après tout ce qui s’est passé avec mon beau-père. Que je suis moins réceptif, plus inquiet. J’avoue que je me pose rarement la question, vu que personne n’ose m’en parler. Cela dit, mes collègues CB n’ont pas besoin de « t’es mon meilleur ami ! » version bisounours, tant qu’on se soutient et qu’on se passe la balle correctement, qu’on partage des troisièmes mi-temps de folie et qu’on baise tous bruyamment. Pas tout en même temps, bien sûr. Trey va être déçu de voir à quel point ma vie sexuelle est un désert aride. A deux trois choses près, je suis un moine. Super excitant, n’est-ce pas ?

- T'es pas devenu gay, quand même ?
- Manquerait plus que ça ! (J’éclate de rire) Presque un moine, mec, un MOINE.
[…]
- Hahaha, mais j'me suis calmé mon cher ! Enfin... il parait. J'suis sorti plusieurs mois avec une allemande, mais tu le savais ça non ?
- Pas vraiment, tu sais, j’étais un peu à l’hosto, je suis revenu qu’y a un mois…
- Après elle, j'ai plus vraiment cherché. Enfin, « Junior » a fini par réclamer sa petite baise hein, alors j'en ai sauté quelques-unes depuis, mais rien que des connasses stupides et sans aucun intérêt. Ah ! Il y en a même une, tu sais comment je l'ai pêcho ?!
- Vas-y, excite-moi !
- Mon gars, elle était à la bibliothèque. Je passais devant, j'l'ai vue par la fenêtre et sérieux, j'te raconte pas la paire de loches. Un décolleté... jusque là !
- Oh mon salaud…
- Bref, je rentre dans la bibliothèque, et cash j'lui propose de la prendre contre un rayonnage. Elle a dit oui ! Une vraie salope !
- Mon cochon, y’a que toi pour avoir des opportunités pareilles ! Bon, avec Kath c’était un peu le même genre, je suis rentré dans sa chambre et BAM ! Je l’allonge en dix pauvres minutes. C’était franchement un bon coup, soit dit en passant… Chaude comme la pire des vodka !
- Et la semaine passée, j'ai essayé de changer un peu d'air et de me faire une Alpha Psi.
- Quelle idée… (Je tire la langue, taquin)
- Tu sais, le genre de fille inaccessible et trop bien pour un mec comme moi, qui le sait et te le fait bien sentir ? J'ai failli la sauter dans la piscine des connards de Pi Sigma. Dommage, elle avait décidé que débarquer à 5 heures du mat' dans sa chambre en faisant semblant d'être alcoolique, c'est pas une bonne technique !
- Bah, c’est une technique comme une autre, j’ai bien réussi mon coup à Sydney en m’habillant en stripteaseur pompier et en allant dans une soirée de nana genre « Y’a le feu dans vos culottes, je dois sortir ma lance à incendie ! »…
- Ma prochaine cible sera la bonne. Je vise Marguerite Reed, une bombasse chez les Lambda, je sais pas si tu situes ?
- Marguerite… Ca me dit pas grand-chose. Faut dire que les Lambdas, c’est pas ma came. Je vise des EI, cette année, mec ! Que des bonnasses, des salopes sur pattes ! Tu m’enverras des photos, hein ? (Je ris, en lui tapant gentiment sur l’épaule)
- Et toi, ça te manque vraiment pas ?


Je baisse le yeux, un peu surpris par la question. Est-ce que mes frasques sexuelles me manquent ? Oui, carrément. Autant je peux sniffer de la coke, fumer des joints mais m’en passer, autant le sexe est une drogue dont le sevrage est plus ardu. Mais ma résistance tient surtout au fait que mon physique me paraît difficile à assumer tant il est disgracieux. Allez voir une belle nana couvert de cicatrices, abîmé de partout… Si elle ne vous voit pas comme James Bond ou GI-Joe, y’a fort à parier qu’elle vous dise gentiment non merci. Sauf que, quand on a un ego aussi puissant que le mien, un refus est souvent inacceptable. Je prends une nouvelle bière et me rassoit sur le canapé. Le film tourne toujours, mais je n’entends plus vraiment le son. Je réfléchis. Je repense à mes aventures sexuelles dans mon pays natal, les nanas que je me suis faite à Wynwood… Y’en a eu un paquet. Et pourtant, il n’y en a qu’une qui m’a vraiment marqué. Je la connais depuis quoi, deux semaines, et elle m’a complètement retourné. J’ai foutu la merde au bal de promo pour elle, j’ai craqué pour son sourire… Elle vient juste de partir revoir sa mère chez elle, dans le ranch familial. Je n’ai pas de nouvelles, mais j’attends. Je ne sais pas, à ce moment précis, que je ne la reverrai jamais.

- Si, ça me manque. Enfin, ça me manquait, je pense. Entre mon accident, la rééducation, j’ai pas vraiment eu le temps de penser à tout ça. Y’a eu des moments difficiles. Je pensais réellement à me foutre en l’air une bonne fois pour toutes. Entre mes rêves de carrière qui tombent en miettes, ma démarche, mon corps… C’était juste trop dur à assumer. Quand je suis revenu ici, je pensais m’enterrer dans un trou et ne plus en sortir. Et j’ai recommencé à fumer, à boire… Et un jour, sur un toit, une petite blonde. Belle, drôle… On a pas vraiment « baisé », tu vois ? On a fait l’amour. C’était glauque. Effrayant. Et je me suis réveillé plutôt content. Y’a eu des embrouilles par la suite, mais je pense que j’ai envie que ça continue. C’est… différent… (Je baisse les yeux, inclinant la tête) Ouais… Différent. Tu as eu ça, avec ton allemande ? Pourquoi ça s’est fini ?

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MessageSujet: Re: Comment réviser l'histoire devant un bon film |Pv Trey| TERMINE   Mer 17 Sep - 11:11

Nous parlions des Cannonballs, et j'eus droit à un superbe portrait de Matthew, made by Zacchary : un peu arrogant, le genre sarcastique mais sympa. « Un peu » ?! Ouais, il l'était carrément ce petit con, d'autant qu'il était également Chef des Rho Kappa et qu'il avait complètement pris la grosse tête depuis. Entre ses cours ici, la fac en Arizona ou je ne sais où, on le voyait de moins en moins.

« Je pensais bien que j'allais te manquer, vieux, mais si les choses étaient autrement, tu sais que je serais en train de m'entraîner au lieu de bouffer de la pizza... Et si vous gagnez de Championnat, je te paie une soirée de rêve, ma poule !
Bah pour ça, on repassera ! Tu me la paieras l'année prochaine » lui répondis-je, sans savoir que je quitterais bientôt Wynwood, les cours et l'équipe pour m'engager dans l'armée des semaines plus tard.

Zacch' laissa échapper un rire et se pencha pour attraper les bières sur la table. Il m'en tendit une, que j'acceptai bien entendu avec plaisir, et nous trinquâmes. Au bout de quelques secondes, je ne pus m'empêcher de rompre le silence qui s'était installé pour dire à mon ancien coéquipier que nous l'aurions accueilli avec plaisir et sans aucune trace de pitié s'il était revenu chez les Rho Kappa.

« Et même si je le voulais, je serais pas à l'aise, tu le sais bien... Y'a eu trop d'histoire, et rien que de marcher c'est un supplice pour moi... Je peux boire, ouais, mais j'ai plus envie de rien. Même pas de femmes, pour te dire...
Ah ouais, merde, à c'point là » m'étonnai-je en arquant un sourcil.

Zacch' et moi avions toujours été très portés sur les minettes en chaleur, je fus donc étonné qu'il m'avoue cela.

« T'es pas devenu gay, quand même ? » lui demandai-je, en plaisantant pour essayer de détendre un peu l'atmosphère qui était devenue trop sérieuse à mon goût.

Je lui demandai ensuite ce qu'il regardait avant que je ne débarque avec ma livraison.

« Oh, je déprimais devant Forrest Gump... Tu préfères un bon porno avec des MILF ?, me demanda-t-il en riant.
Un bon porno ouais, mais j'préfère la catégorie moules pas fraîches, répondis-je sur le même ton. Et plus sérieusement, m'impose surtout pas une vision de seins pendants mec, on s'rait plus potes après ça. Les « Big Tits » bien fermes c'est mieux pour une femme !
D'ailleurs, en parlant de femme, raconte-moi les dernières aventures de Trey le barbare ! Tes histoires scabreuses commençaient à me manquer !
Hahaha, mais j'me suis calmé mon cher ! Enfin... il parait. J'suis sorti plusieurs mois avec une allemande, mais tu le savais ça non ? Après elle, j'ai plus vraiment cherché. Enfin, « Junior » a fini par réclamer sa petite baise hein, alors j'en ai sauté quelques-unes depuis, mais rien que des connasses stupides et sans aucun intérêt. Ah ! Il y en a même une, tu sais comment je l'ai pêcho ?! Mon gars, elle était à la bibliothèque. Je passais devant, j'l'ai vue par la fenêtre et sérieux, j'te raconte pas la paire de loches. Un décolleté... jusque là, fis-je en descendant ma main jusqu'à mon nombril pour illustrer mes propos. Bref, je rentre dans la bibliothèque, et cash j'lui propose de la prendre contre un rayonnage. Elle a dit oui !, m'esclaffai-je. Une vraie salope ! »

J'espérais que mes petites histoires distrairaient un peu Zacch', à défaut de me distraire réellement moi-même. Je reposai ma bière sur la table et étendis les jambes.

« Et la semaine passée, j'ai essayé de changer un peu d'air et de me faire une Alpha Psi. Tu sais, le genre de fille inaccessible et trop bien pour un mec comme moi, qui le sait et te le fait bien sentir ? J'ai failli la sauter dans la piscine des connards de Pi Sigma. Dommage, elle avait décidé que débarquer à 5 heures du mat' dans sa chambre en faisant semblant d'être alcoolique, c'est pas une bonne technique, ajoutai-je en haussant les épaules. Ma prochaine cible sera la bonne. Je vise Marguerite Reed, une bombasse chez les Lambda, je sais pas si tu situes ? »

Nous discutâmes de mes aventures sexuelles, si on peut dire ça, encore un petit moment... au bout duquel je finis par être vraiment intrigué par les siennes.

« Et toi, ça te manque vraiment pas ? » m'étonnai-je, puisque je l'avais bien connu avant son accident et que nous étions faits dans le même moule, pour ce qui était des nanas.
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MessageSujet: Re: Comment réviser l'histoire devant un bon film |Pv Trey| TERMINE   Ven 22 Aoû - 17:17

Ca me fout les boules que Trey soit aussi en rogne à cause de mon départ des RK. Je ne peux pas dire que je ne le comprends pas. Cette confrérie avait énormément compté pour moi, j’y avais fait mon entrée à Wynwood, j’avais connu mes premiers amours (Kath notamment), mes premiers ennemis (Nathan McCoy par exemple)… La confrérie des sportifs. J’étais né pour être dans cette confrérie, le sport était devenu ma raison d’exister, de m’exprimer… Le foot US était tout un art que j’avais mis du temps à apprivoiser. Mais je m’y étais fait, je m’étais battu pour devenir le linebacker de Sydney, et je me suis mis à rêver de tellement plus… De professionnel, d’argent, de bonheur… Que des illusions. Et dans cette confrérie, Dieu sait qu’il y en avait, des illusions. Des jeunes qui se croyaient à la hauteur alors qu’ils ne passaient pas leur temps à s’entraîner. Tout mon temps libre passait là dedans, avant. Dans ça et dans les filles. Au sens propre et figuré. Mais jamais je n’aurais perdu mon temps dans l’alcool ou la drogue, à part quand en fin de saison, ou… Ou le soir de mon accident. Peu de temps après, quand j'avais osé retourner à Wynwood High, j'avais senti le regard plein de pitié de mes camarades quand j'étais entré dans la confrérie. Ce n'était pas méchant ni rien, mais rien que le fait qu'ils me voient comme celui qui a tout perdu me brisait complètement le cœur. Tout ce chemin parcouru, toutes ces souffrances, tout ce temps passé à m'entraîner d'arrache-pied... Tout ça pour une foutue soirée avec une belle gonzesse... La honte mec, la honte... J'avais tellement bien évolué dans cette confrérie pourtant... Mes camarades me respectaient, en tant qu'homme et que sportif, et j'étais un de leurs frères. D'où la peine de Trey. Il n'avait pourtant pas vu ce déballage de conneries, les gens qui faisaient la queue pour porter mon sac, les reportages sur mon accident où des abrutis inconnus au bataillon venaient témoigner de leur amour pour moi... Ces choses-là, contrairement à tout ce que j'avais vécu, les moments les plus difficiles de ma vie... C'était insupportable. Jamais je ne m'étais senti aussi bas que terre.
Chez les SM, c'était différent. Personne ne s'attendait à ce que je me lève en m'exclamant « Oh, c'est qu'une jambe après tout... On fait une partie de basket en fauteuil ? »... Je souffrais trop pour refaire quoi que ce soit. Mais pas physiquement, mentalement. Se dire que rien, rien ne sera jamais plus comme avant. Mes sensations sont nouvelles, complètement inhibées quand la douleur s'installe. Je me sens difforme, inhumain. Mon corps est devenu étranger. Et Trey qui secrètement devait penser que je reviendrai... C'est raté. Il me parle de son stage de maths, et je le félicite pour son entrée en université. Il en a de la chance. Au moins il sait ce qu'il veut faire. Personnellement, je n'en sais rien, c'est donc pas plus mal que je repique mon année. J'ai envie d'apprendre de nouvelles choses, de progresser, malgré mon niveau catastrophique... Je ne peux que l'envier.

- Pour l'équipe... je dirais qu'on va bien. Matt' est passé Capitaine, il m'a titularisé à deux postes. C'plus pareil sans toi, ils m'ont collé une bande de croquettes pour m'assister dans le rideau de défense, la galère. Enfin, à part ça c'est cool. On gagnera peut-être le Championnat, cette année. Qui sait ! 
-Matt, capitaine ? Ouais, ça se tient. Il est bon, ce mec-là, même s'il se souvient jamais des prénoms. Un peu arrogant, le genre sarcastique, mais sympa. J'suis content que tu sois sur deux postes, ça te fera un peu bosser, va ! (Je ris en lui tapotant l'épaule) Je pensais bien que j'allais te manquer, vieux, mais si les choses étaient autrement, tu sais que je serais en train de m'entraîner au lieu de bouffer de la pizza... Et si vous gagnez de Championnat, je te paie une soirée de rêve, ma poule !


Je ris en prenant ma bière sur la table. Bien fraîche. Je lui en tends une en souriant et nous trinquons. Un petit silence s'installe, qu'il rompt rapidement.

- Tu sais, personne ne t'aurait accueilli avec pitié si tu étais revenu... Il est toujours temps de changer d'avis... non ? Après tout, c'est pas une histoire de performance. Le sport, c'est un état d'esprit. Si t'es encore capable de picoler et que t'as encore les couilles d'en vouloir, tu sais que t'es le bienvenu !
- Je suis revenu quelques jours mais... Quand t'es dans un milieu où tout le monde a la même passion, et que tu te fous en l'air consciemment quand tu t'en sors bien dans ton domaine... Les gens qui ont des difficultés à atteindre ton niveau t'en veulent un peu quoi... Et même si je le voulais, je serais pas à l'aise, tu le sais bien... Y'a eu trop d'histoire, et rien que de marcher c'est un supplice pour moi... Je peux boire, ouais, mais j'ai plus envie de rien. Même pas de femmes, pour te dire...
- Tu matais quoi avant qu'je débarque ? 
- Oh, je déprimais devant Forrest Gump... Tu préfères un bon porno avec des MILF ? (Je ris) D'ailleurs, en parlant de femme, raconte-moi les dernières aventures de Trey le barbare ! Tes histoires scabreuses commençaient à me manquer !
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MessageSujet: Re: Comment réviser l'histoire devant un bon film |Pv Trey| TERMINE   Mar 19 Aoû - 22:52

Quand Zacch' leva la main, comme pour me dire de garder la monnaie, je sentis s'installer une espèce d'aura du « qui va faire le plus pitié à l'autre » : le mec qui livre des pizzas parce qu'il a pas de thunes, ou celui qui en a mais qui n'a plus de jambe. Délicat... et je n'avais certainement pas envie de rentrer dans ce délire là. Je pris la monnaie, en le remerciant comme je l'aurais fait avec n'importe quel client. Plutôt que de m'éterniser, je lui demandai ce qu'il foutait chez les SM, au lieu d'être avec nous chez les RK. Pour moi, ça me semblait évident. Même si je perdais tout usage de mes jambes, je resterais dans ma Confrérie, parce que ce n'est pas qu'une question de force physique et de performance sur un quelconque terrain. C'est aussi une mentalité, mentalité qu'on peut avoir même en chaise roulante. D'ailleurs, il existe bien du sport paralympique, non ? C'était bien la preuve qu'il aurait dû rester des nôtres, plutôt que de venir moisir ici chez les pseudos rebelles.

« C’est… un peu compliqué. Depuis mon retour de Sydney, j’ai pas la patate, et je peux pas dire que voir des sportifs s’entraîner, parler de tout ça autour de moi soit… salvateur. J’ai besoin de ne plus… de lâcher prise, tu vois ? Ici, peu importe les coups de sang, et… peu importe qui j’étais. Je suis désolé… Ça me fait chier aussi » me répondit-il d'un air qui me sembla plein de regrets.

« Je vois ».

Peu importait qui il était, ici... c'était justement cela qui faisait notre force à nous autres, Rho Kappa : nous l'avions connu au sommet, avions appris à le respecter, à l'intégrer dans notre famille. Même avec une jambe en moins, il restait un frère et jamais il n'aurait vu de pitié dans nos yeux. En tout cas, il n'en verrait pas dans les miens. Être handicapé n'était pas une excuse. Rien n'était une excuse, tout est dans le moral et la force de notre volonté. A croire qu'il n'avait peut-être pas saisi aussi bien que je le pensais un de nos principes.
J'ôtai ma casquette, puisque j'avais fini journée, et Zacch' m'invita à entrer. Je restai un instant sans rien dire, le fixant durement... puis me décidai à accepter son invitation. Après tout, j'allais peut-être pouvoir faire réagir mon ancien coéquipier. Je le précédai dans la pièce, le nouveau Sigma Mu me suivit en fermant la porte derrière nous. Il posa ma livraison sur l'espèce de table de jardin qui trônait dans la pièce, sous mon regard attentif. Je le voyais marcher difficilement. Je demandai comment ils allaient, sa jambe et lui, tout en laissant tomber dans un vieux canapé défoncé.

« Comme tu le vois, pas top. Je suis revenu y’a quelques temps. Je repique mon année, j’ai perdu ma bourse… Et ma jambe… Eh bien, comment dire. La rééducation a été longue, je suis encore des cours pour ma coordination, vu que je boite comme un bossu, et je ne pourrai certainement plus courir. Ah, et je souffre en permanence. Rien de très joyeux !
En effet.
Et toi, ton stage ? Comment va l’équipe ?
C'était un stage de maths, t'affoles pas. Pourri, évidemment, mais le dirlo voulait que j'relève ma moyenne, histoire de garder ma place dans l'équipe. J'ai pas vraiment eu l'choix, et du coup j'ai réussi à avoir mon année et je rentre à l'université à la rentrée. En sports, évidemment, j'suis trop con pour faire autr'chose, toute façon ».

Par contre, j'avais quand même choisi un cours en option, à la fac de sciences : l'anatomie. Je vous laisse deviner pourquoi. Je tus ce point, pour le moment, préférant répondre à la deuxième partie de sa question.

« Pour l'équipe... je dirais qu'on va bien. Matt' est passé Capitaine, il m'a titularisé à deux postes. C'plus pareil sans toi, ils m'ont collé une bande de croquettes pour m'assister dans le rideau de défense, la galère. Enfin, à part ça c'est cool. On gagnera peut-être le Championnat, cette année. Qui sait ! »

Je m'étirai et regardai le plafond. Cette pièce était miteuse, les SM vivaient vraiment comme des pouilleux. Chez nous, c'était le bordel en permanence, mais on ne pouvait pas non plus parler de délabrement.

« Tu sais, personne ne t'aurait accueilli avec pitié si tu étais revenu » lâchai-je tout d'un coup. « Il est toujours temps de changer d'avis... non ? Après tout, c'est pas une histoire de performance. Le sport, c'est un état d'esprit. Si t'es encore capable de picoler et que t'as encore les couilles d'en vouloir, tu sais que t'es le bienvenu ».

Il s'il ne le savait pas avant que je le lui dise, maintenant il était au courant.

« Tu matais quoi avant qu'je débarque ? » enchaînai-je ensuite, en désignant la télévision d'un coup de menton dans l'air.
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MessageSujet: Re: Comment réviser l'histoire devant un bon film |Pv Trey| TERMINE   Mer 18 Juin - 9:53

Est-ce que vous avez déjà été face à un fantôme de votre passé ? Ca fait un peu bizarre. Comme si on vous donnait un coup derrière la tête et qu’un frisson vous envahissait jusqu’à la moelle. C’était à la fois grisant et terrifiant. On ne peut pas dire que Trey en soi me faisait peur, mais l’idée même de revoir des gens qui m’avaient connu au sommet de mon art, qui m’avaient vu courir, plaquer des bonhommes plus larges que moi… Les regarder dans les yeux et leur dire « Ah oui, au fait, t’es au courant, je me suis bourré la gueule le jour de la Saint-Valentin et j’ai fini dans le décor avec ma superbe voiture de luxe… Et puis ma jambe est un poids mort douloureux depuis, donc j’ai arrêté la seule chose qui me donnait du potentiel. Et toi, alors, tu deviens quoi ? » J’avais honte d’être devenu comme ça, d’être une loque humaine, broyé de l’intérieur par les regrets que je m’imposais afin de ne jamais oublier ce qui arrive quand on se surestime. Je n’étais rien de plus qu’un être humain, et mes cicatrices, qu’elles soient visibles ou dissimulées au fond de moi. Je ne peux pas dire que mon retour à Wynwood avait été particulièrement désagréable, malgré tout. Quand bien même je m’étais muré dans le silence chez moi, en Australie, ici je n’avais pas pu me mettre suffisamment à l’écart pour ruminer. Entre les cours, les rencontres impromptues, je n’étais jamais resté aussi peu seul. Ma chambre, je la partageais avec des gars qui, comme moi, attendaient d’avoir un camarade de chambre. Je ne leur parlais pas plus que ça, mais ils avaient l’air de bien le vivre, alors peu m’importait.
Ici, au moins, pas trop de déceptions. A Sydney, mes amis m’avaient vu grandir, devenir la star du lycée, celui qui avait déjà un avenir tout tracé, et qui serait célèbre et blindé de thunes avant même d’avoir le genou en vrac. Ils s’attendaient à me voir revenir en héros et sur mes deux jambes, pas en avion médicalisé, à moitié broyé par un tas de tôle contre un arbre. La pitié se lisait sur tous les visages que j’avais croisés, et je ne pouvais plus vivre comme ça. Ici, au moins, les gens me connaissaient moins, et même si la pitié me suivait du regard, je pouvais vivre presque normalement. Me bourrer la gueule gratuitement avec des gars que je rencontre dans des bars, faire l’amour passionnément avec une nana qui me ressemble, me faire virer du bal de promo… Oui, une vie presque normale. Et dans cette vie presque normale, je mangeais aussi de la pizza devant Forrest Gump, et j’étais livré par l’un des meilleurs offensive linemen que j’ai connu (HJ : numéro 69, étonnant… ! mdr). La vanne, quand même. Et on ne peut pas dire que le t-shirt rouge du « Pronto Pizza » ne lui sied pas. Je savais quel était le prix des études, surtout quand on s’en sort difficilement du côté financier. Ma mère s’était saignée aux quatre veines quand j’étais gosse pour nous assurer, à mon frère Liam et à moi, une éducation et un foyer. J’avais fait la manche, mangé dans les poubelles… Si elle n’avait pas trouvé mon beau-père, elle travaillerait encore dans un bar miteux pour nourrir Liam. Et je ne serais pas allé aux USA. Ou bien, si j’avais eu la chance d’avoir une bourse d’étude, je n’aurais pas déconné en bagnole, je serais resté chez moi pour réviser et gagner l’estime de ma mère. Je n’aurais pas foutu ma vie en l’air. Mais tout est relatif, et avec des « si », on referait le monde.
Tout ça pour dire que j’étais planté devant Trey, plutôt content de le voir. C’était un peu étrange de le payer, mais il avait fait sa course, et en plus de ça, il méritait son salaire. C’était un type bien, et je m’en voulais d’avoir perdu les deux liens qui nous connectaient : les RK et les Cannonballs. Bien que je lui fis un sourire, il avait l’air à la fois surpris et énervé de me voir là. Je pouvais le comprendre. Mon passage des RK au SM s’était fait rapidement, et je ne pouvais pas vraiment l’expliquer. Ma personnalité avait changé, je n’étais plus le mec qui voulait en imposer un max, qui draguait à tour de bras et qui faisait du foot comme un bolosse. Il me serra la main comme s’il voulait me broyer la main, et je m’efforçais de ne pas grimacer.

- Je ne suis parti que 2 semaines, pour un stage… enfin, on s’en tape. Qu’est-ce que tu fous chez les SM ?! (Il me tendit ma pizza ) Tiens… c’est 14 dollars.


La rumeur disait qu’il avait pété la gueule à un type dans un bar, qu’il était à l’hosto et que Trey était recherché par la police. Je m’étais fié à mon instinct en me disant qu’il n’était pas ce genre-là (le mec qui se bat, peut-être, mais pas au point de foutre quelqu’un sérieusement dans la merde et de finir avec une ligne sur son casier judiciaire), et qu’il était parti pour une tout autre raison. Je n’avais pas voulu en savoir plus, j’étais bien placé pour savoir que les rumeurs ici sont bidons et qu’elles blessent plus que nécessaire. Son ton, froid, me demandant pourquoi je suis chez les SM me fit réfléchir. Oui, pourquoi ? Pourquoi j’avais préféré rester chez les rebelles, me terrer dans mon trou et ne plus en sortir ? C’était une bonne question. Mais le pire était de constater que j’y avais trouvé ma place. Je lui rendis la monnaie, levant la main pour dire « Je m’en fous, garde-la » et je lui répondis, gêné :

- C’est… un peu compliqué. Depuis mon retour de Sydney, j’ai pas la patate, et je peux pas dire que voir des sportifs s’entraîner, parler de tout ça autour de moi soit… salvateur. J’ai besoin de ne plus… de lâcher prise, tu vois ? Ici, peu importe les coups de sang, et… peu importe qui j’étais. Je suis désolé… Ca me fait chier aussi.


Il ôta sa casquette, et je compris que j’étais sa dernière livraison. Je l’invitai à entrer d’un mouvement de bras, le suivant avec la pizza. Je fermai la porte et la posai sur la table de jardin pourri que les colocs avaient installée avant mon arrivée.

- Comment tu vas ?... Et ta jambe ?
- Comme tu le vois, pas top. Je suis revenu y’a quelques temps. Je repique mon année, j’ai perdu ma bourse… Et ma jambe… (J’eus un rire jaune, baissant les yeux sur l’évidence) Eh bien, comment dire. La rééducation a été longue, je suis encore des cours pour ma coordination, vu que je boite comme un bossu, et je ne pourrai certainement plus courir. Ah, et je souffre en permanence. Rien de très joyeux ! (Je levai les yeux au ciel) Et toi, ton stage ? Comment va l’équipe ?
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MessageSujet: Re: Comment réviser l'histoire devant un bon film |Pv Trey| TERMINE   Mar 17 Juin - 16:58

Les examens étaient terminés, enfin ! Cela signifiait pour moi la fin de la galère devant mes cours, et la reprise des fêtes avec les Rho Kappa. On ne m’avait pas beaucoup vu en sortie, ces dernières semaines, car le Dirlo avait menacé de m’expulser de l’Equipe de Foot US si je ne remontais pas ma moyenne. J’avais donc du taper un gros coup dessus pour y arriver. Tellement gros que j’avais même passé 2 semaines de « stage » pour les cancres en maths, pas loin de Miami mais assez pour que je doive louer une chambre. Du coup, j’avais usé de l’argent complètement inutilement, il fallait que je rattrape le coup. Pour ce faire, j’avais dégoté un petit boulot de livreur de pizza en scooter. Je n’étais pas très bien payé, mais assez pour ce que c’était et en plus, je pouvais garder le scoot’ en dehors du boulot. Selon le patron, se déplacer avec faisait de la pub à sa pizzeria. J’allais certainement pas m’en plaindre, d’autant qu’il payait l’essence. C’était mon deuxième soir seulement, et ma dernière livraison approchait. Vêtu du tee-shirt rouge « Pronto Pizza », je zigzaguais entre les voitures pour arriver à temps. Et après, je rentrerais dans ma Confrérie, mon chez moi. Cela tombait bien, je devais livrer les SM, ce n’était pas loin. Je n’étais pas gêné le moins du monde par le fait de me retrouver dans cette situation chez les rebelles. Aucun d’entre eux n’aurait osé se foutre de ma gueule, de toute façon, ils auraient eu trop peur de se faire défoncer. Je descendis du scooter et ôtai mon casque, pour le remplacer par la casquette de la pizzeria. La dernière pizza dans la main, j’entrai chez les SM. On m’indiqua la bonne porte et je toquai, en me demandant qui j’allais trouver à l’intérieur. Avec un peu de chance, c’était une nana ultra sexe qui avait commandé cette pizza maxi bœuf avec supplément fromage – j’avais de l’espoir, avec un choix bien viril comme celui-là –, et elle ne serait pas contre l’idée de faire de moi son dessert. En attendant qu’on m’ouvre, je songeais aux nanas de la Confrérie, que je connaissais de vue pour la plupart. Je me serais bien fait la meilleure amie de McCoy, Leannah. Ou Alma, encore une fois… un sourire se dessina sur mes lèvres tandis que je pensais à elle et à la soirée qu’on avait passée tous les deux avec Shayna. Mon premier et unique plan à trois, un bon souvenir… même si Shayna en question s’était révélée être la cousine de cette conne de Salma. Bref, je m’égarais et la porte allait s’ouvrir d’une seconde à l’autre. Je repris mon sérieux… et découvris quelqu’un que je ne connaissais que trop bien : Zacchary Durden. Il me tendait un billet de 20 en souriant, ce niais. J’avais presque envie de lui coller sa pizza dans le nez : qu’est-ce qu’il faisait chez les Sigma Mu ?! Un instant, nos sourires disparurent. Nous devions être aussi surpris l’un que l’autre. Mon ancien camarade de foot – nous formions une super équipe, imbattables sur le terrain – se reprit le premier et retrouva le sourire, en me tendant la main. Je passai le carton de sa pizza dans ma main gauche et lui serrai la main, peut-être un peu plus fort que nécessaire. Vous savez, histoire de montrer que c’est moi le mâle dominant.

« Trey ! Ca alors… Je croyais que tu avais quitté Miami ? T’es revenu ?! Ravi de te voir, vieux frère ! » me salua-t-il.

Je restai silencieux un instant, et mon regard s’attarda sur sa jambe un instant. Il avait quitté Miami à cause d’un accident, je le savais… mais je ne savais pas qu’il était revenu. Loin des Rho Kappa, sa première Confrérie. Finalement, je plantai mes yeux dans les siens.

« Je ne suis parti que 2 semaines, pour un stage… enfin, on s’en tape. Qu’est-ce que tu fous chez les SM ?! » lui répondis-je, en sentant une certaine amertume dans ma voix.

Je ne comprenais pas qu’il ne soit pas revenu chez nous, tout simplement parce que tous les membres de la Confrérie l’auraient accueilli avec plaisir, même s’il ne jouait plus au foot. On était une grande famille avant tout, non ? Lui, au moins, je pensais qu’il l’avait compris et cela me décevait de le voir chez les rebelles. Je lui tendis sa pizza.

« Tiens… c’est 14 dollars » annonçai-je en attrapant son billet, avant de lui rendre la monnaie.

Puis, comme mon service était fini, j’enlevai ma casquette et la fourrai dans la poche arrière de mon bermuda.

« Comment tu vas ? » demandai-je, avant d’enchainer : « Et ta jambe ? »

J’étais vraiment dégoûté de le voir dans cette Confrérie, j’avais autant l’impression de parler à un traitre qu’à un ami. C’était quelque peu déroutant, mais il allait falloir que je m’y fasse… et que je décide s’il était ami ou ennemi, après tout ce temps.
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MessageSujet: Comment réviser l'histoire devant un bon film |Pv Trey| TERMINE   Mar 17 Juin - 15:18

21h. Affalé dans mon lit, je potasse un exam d’histoire que je n’aurai de toute façon pas. Je m’étais déjà résigné à redoubler, parce que mes notes frôlaient le zéro absolu. Beaucoup de personnes de ma classe avaient réussi leur année, et je me sentais un peu blasé de me retrouver presque seul en Senior Year une année de plus. En soi, je n’avais pas à m’en faire pour mon avenir, j’étais héritier d’une fortune colossale, mais je ne voulais pas vivre à la solde de mon beau-père jusqu’à sa mort. Il serait encore capable de se cryogéniser pour pouvoir me manipuler tranquille jusqu’à mes 50 ans. Avant, j’avais un avenir tout tracé grâce au foot US. Je ne dépendais de personne, sinon de moi et de mes performances sportives. Maintenant, je galérais à me demander si je connaissais tous les présidents des USA et si la Prohibition avait duré 24 ou 36 ans. J’étais tombé bien bas.
Je baissai le regard vers ma jambe, posée sur un coussin. Je ne portais qu’un t-shirt et un vieux short, ce qui me permettait de poser les yeux sur ce qui m’empêchait de réaliser mes rêves. De longues estafilades  roses et légèrement boursouflées parcouraient ma cuisse, mon genou et mon mollet, vestiges du travail des médecins après mon accident. Si je ne me souvenais pas trop de l’impact (l’alcool aidant), je me rappelais du constat du médecin. Ma jambe avait été complètement lacérée par la carcasse de la voiture, brisée à trois reprises et, bien sûr, je ne remarcherai certainement plus comme avant. Au départ, je pensais comme tous les patients « Il dit ça, mais il n’en sait rien. Si je m’y mets à fond, ça ira ». Mais ça n’avait pas été le cas. La dépression m’avait mis au fond du trou, dont seul l’espoir de revenir à Wynwood, loin des regards de pitié de ma famille, avait été salvateur.
La rééducation avait pris son temps, vu que les blessures avaient été infectées et mal cicatrisées. Mais aujourd’hui, je pouvais me vanter de pouvoir m’appuyer sur ma jambe et de ne pas totalement avoir l’air d’un boiteux bourré. Certes, la douleur me rendait peu sociable, et la peine encore plus inaccessible, mais je faisais des efforts pour aller mieux. A grands coups de médicaments sur ordonnance. Ou pas.

Après avoir ressassé tout ça, et révisé assez d’histoire pour pouvoir la reconstituer avec des pinces à linge, je décidai de faire une pause avec un bon film et une pizza. Je pris le flyer qu’on m’avait distribué deux jours avant et passai un coup de fil. Une maxi bœuf, avec un supplément fromage. La base, quoi. Le serveur m’annonça qu’elle arriverait dans vingt minutes. Je regardai ma montre, il était 21h40. J’avais le temps de démarrer le film, certainement. Après avoir hésité un long moment pour un film à la demande, je finis par choisir Forrest Gump.
J’aimais bien ce genre d’histoire dramatique, avec des personnages perturbants, qu’on ne peut classer dans aucune catégorie. C’était ce qui représentait le plus mon état d’esprit actuel, et je ne pouvais nier qu’il y avait un air de ressemblance entre le personnage magnifiquement interprété par Tom Hanks et moi, l’handicapé de service avec la volonté de devenir quelque chose, quelqu’un. Affalé sur le canapé que j’avais installé avec les autres gars de la chambre (partis pour une soirée bar/pute et rock’n’roll), je regardai le film, les yeux rivés sur l’écran.


- La vie c’est comme une boîte de chocolats, on ne sait jamais sur quoi on va tomber.


J’étais bien d’accord avec ça. La porte sonna, et sans me presser, je pris mon porte-feuille et commençai à chercher un billet à tendre au livreur. Le battant s’ouvrit, et, les yeux sur mes billets de 100 dollars, je ne vis pas le gars en face de moi. Je pris un billet de 20 et lui tendis en souriant. C’est là que je vis Trey, en face de moi, en tenue. Il n’avait pas changé, avec son regard de tueur qui vous volerait votre nana en 2-2, et il semblait encore plus balèze et musclé qu’avant. Il avait du s’entraîner. Contrairement à moi. Je fus partagé entre claquer la porte et aller me shooter à coup de médocs pour ne pas reconnecter avec la réalité ou lui faire un bon accueil, en ami retrouvé. J’optai pour la seconde solution. Trey m’avait aidé à m’intégrer dans la confrérie, et sans lui, j’aurais eu du mal à m’intégrer avec les Cannonballs. Je lui tendis la main, tout sourire :


- Trey ! Ca alors… Je croyais que tu avais q
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